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Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

Trail des Monts de Gy 2011 - le 6 Mars 2011 !

Apoutsiak — Trail des Monts de Gy

 

 

teasing du trail 2011 !

 

Trail des Monts de Gy 2011

Départ Dimanche 6 Mars 2011

à Gy (70 Haute Saône) Bourgogne Franche Comté

2 distances 10 km et 700 m de déniv et 27 km et 700 m de déniv

Attention : pas d'inscription sur place le jour de la course !

 

plus d'infos : les chauffe la semelle

Weissmieshütte - 2726 m refuge gardé

Apoutsiak — Refuges - bivouacs et cabanesValais

2726 m

Tel : 00 41 27 957 25 54

 

Refuge gardé : 165 places

Refuge d'hiver : 16 places tout confort ( couvertures bois poele et ustensiles de cuisine)

 

Vue imprenable sur les 4000 de Saas Fee !

 

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Accès

De Saas Grund, prendre le téléphérique pour Kreutzboden (2397 m ) ou rejoindre ce lieu par la piste ou les sentiers. De là remotner le sentier qui mène droit vers le refuge  (Est Nord Est)


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Accès au refuge depuis Kreutzboden (en arrière plan le Fletschhorn et le Lagginhorn !)

 

Courses

 

Fletschhorn voie normale

Lagginhorn 4010 m

Weissmies

et la traversée des 3 ... loooon gue arête !

 

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"Le Couturier, c'est mythique, mais c'est sans intérêt ! "

Apoutsiak — humeur

Jean-François Séchet - Avril 2010 19 heures (Refuge du Couvercle)

paraîtrait que Catherine Destivelle aurait confirmé (source : Jean-François Séchet) au conditionnel, ce fut le seul témoin !


Aiguille Verte

 

 

 

 

LE Couloir Couturier

 

 

 

 

J'ai trouvé, dans le guide Vallot un descriptif plus enchanteur de cette course :

 

Dans le Guide Vallot tome III de 1949 :

 

Aiguille Verte par le couloir Couturier

 

 

H.B. Washburn avec Georges Charlet, Alfred Couttet, André Devouassoux, 2 Septembre 1929, suivant la variante.

L'itinéraire direct dit couloir Couturier a été ouvert par Monsieur Couturier avec Armand Charlet et Jules Simond, le 1er Juillet 1932.

Le couloir Couturier a été gravi 24 fois à notre connaissance, par des cordées avec guide françaises et suisse et par des cordées sans guide autrichienne, françaises et suisses. On y compte deux ascensions solitaires : E Stofer , 1er juillet 1932; G. Michel; 30 juin 1935. Itinéraire glaciaire grandiose et difficile, peut être le plus bel itinéraire de face de l'Aiguille Verte. Il ne doit être emprunté que par bonnes conditions, qu'on rencontrera le plus souvent en début de saison. Les pentes sont très raides : 51 ° sur les 200 premiers mètres, 55 ° sur les 300 mètres suivants , 45 ° ensuite !

 

C'est quand même autre chose ce commentaire !

 

Aiguille-Verte-copie-1.jpg

Scarpa Triolet GTX - le droit de réponse

Apoutsiak — humeur

suite à l'article "Comment bousiller des Scarpa triolet en 8 jours", Nicolas du groupe Scarpa a souhaité un droit de réponse : 

 

Droit de réponse :

Je représente la société Scarpa sur la France et me permet de vous répondre concernant les différents soucis que vous avez rencontré avec notre ancien modèle Triolet GTX.

Sachez que ce modèle a été le plus vendu en France pendant  de nombreuses années, en 2009 le nombre de SAV sur cette chaussure représentait à peine 1% des ventes totales en France. Ce modèle a été remplacé en 2010 par la Triolet pro GTX, modèle plus évolué qui adopte un nouveau bloc semelle plus confortable et plus précis.

La Triolet est le Best Seller Scarpa, les pratiquants la plébiscite pour son confort et sa polyvalence, de plus le fait qu’elle soit fabriquée en Italie lui confère une qualité de finition supérieure.

Néanmoins il est possible que vous soyez tombé sur un produit défectueux auquel cas nous aurions pu le remplacer immédiatement.

 

Nous espérons que vous apprécierez notre nouveau modèle. Nous restons à votre disposition  si vous ou un autre visiteur de ce site souhaite avoir des informations complémentaires sur Scarpa et/ou un modèle en particulier.

 

Bien cordialement

 

nicolas

Alpinisme : Lagginhorn - 4010 m

Apoutsiak — alpinisme4000EnguerranLes 100 plus bellesValais

Nos projets étaient plus ambitieux, mais les conditions et la météo de la semaine nous ont fait revoir notre copie, tout s'est terminé sur le lagginhorn avec une magnifique descente en Monster Trotti à la fin (trotineherbe )

 

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Topo

 

Depuis Saas Grund, rejoindre Kreutzboden 2397 m en téléphérique (ou à pied si c'est fermé)

De là, remonter soit le sentier soit la piste qui mène à la WeismiesHütte 2726 m

 

De la Weismieshütte, rejoindre la pise qui par vers vers le Nord au dessus du refuge pour atteindre le torrent, de là rejoindre la morraine du Lagginhorn gletscher puis prendre pied sur le "résidu" de celui ci. Le remonter  en arc de cercle vers la droite et rejoindre l'arête vers 3400 m . On remonte alors l'arête par le fil ou par son versant Sud (plus technique et plus esthétique par le fil) plus facile en général par le versant sud. Une dale couchée en II obligatoire ! On rejoint une pente de neige à proximité du sommet.

 

Descente par le même itinéraire.

 

Carto Fichier GPS

 

Lagginhorn Fichier GPS au format GPX

 


 

Récit

 

J'avais des projets ambitieux ! Je voulais faire la traversée Lauteraarhorn Schreckhorn, les 2 4000 les moins connus des alpes ! Course engagée, le refuge est à 6 -7 heures de marche de Grindelwald et nous comptions bivouaquer ! La météo étant moyenne et la course enneigée, Enguerran me proposa de faire la Kuffner, et il ne fallait pas longtemps pour me faire changer d'avis. Les jours passsaient et avec eux les précipitations augmentaient, je connaissais les affres d'une attente au realis à 4000 en automne. Peur du froid et du but, beaucoup de neige tombée, je proposais le Lagginhorn, 4000 "facile" qui avec de la neige devait juste nous opposer quelques résistances.

 

Je retrouvais Engue à Martigny et nous faisons la route vers Saas Grund.

 

De là, téléphérique vers Kreutzboden et zou en route pour le refuge. Une petite heure et nous voilà sur place. C'est un peu court et nous décidons de poursuivre pour voir la tête de la suite.  Nous partons sans bouffe, sans eau et sans matos... et c'est parti dans la bonne ambiance.

Assez rapidement, j'ai faim. Et quand j'ai faim, je n'avance plu... Enguerran me fait une théorie fumeuse sur l'efficacité du rendement en lipide. Mais je connais ma bioch. En absence de glucides le cycle de Krebs s'arrête laissant place à l'Hélice de Lynen, qui permet de pompersur les lipides certe, mais avec des effets secondaires et un mauvais rendement ! Effets secondaires : étourdissement, troubles nerveux ....

Le drâme guette. Nous avons passé la morraine raide et enneigée. Au loin Enguerran file, je compte ses pas : il en fait 2 quand j'en fais un , et vu que je marche dans ses traces, je ne me peux pas compter sur la taille de mes pas pour limiter la casse !  Il file comme le vent. Au départ j'envisageais presque d'aller au sommet à l'arrache, un joli hod up. Mais là, mon estomac crie famine, c'est insupportable. Nous poursuivons sur le glacier. Quand Enguerran se retourne je croise mes bâtons au dessus de ma tête, signe de mon abdication ressemblant terriblement à Napoléon à Fontainebleau. Fin de règne difficile, direction sainte Hélène et son climat hostile !

Pour moi point de Sainte Hélène mais un retour relativement rapide au refuge, havre de paix. Gouter (J'ai dévoré, bien entendu) puis, le bide bien rempli je me suis étalé sur une couche pour dormir. 18 h 15, réveil pour préparer le repas (et oui, je ne suis qu'un ventre). Saucisses lentilles et autres victuailles sont vites ingurgitées ! Nous nous lançons dans un feux qui nous réchauffe puis au lit pour une bonne nuit, réveil à 5 h 30.

 

Bonne nuit réparatrice. Je finis enfin par me caler le bide au petit déjeuner ! Vers 6 h 10 nous sommes sur le départ. Nous rejoingnons, la morraine, le glacier où nous nous encordons devant un magistral lever de soleil ! Puis nous remontons jusqu'à l'arête où nous laissons les bâtons. L'arête est en rocher correct et Enguerran a décidé de passer par le fil alors que souvent en contrebas, c'est plus facile. Je bataille dure sur les dales aux fines fissures et aux grâtons lichenés. Devant il galope. Pour définiri Enguerran, je dirais que c'est une sorte de Jeff, qui lui même est un sournoi croismeent de Burgener et de Khomeiny, le sourire en plus ! Rencontré sur les pentes du couloir Piaget aux Agneaux nous avions gravi la Verte 2 jours plus tard par le Whymper. Bref, c'est un chic type qui ne recherche jamais la facilité. Et moi , au bout de la corde, j'en chie alors que si j'étais devant, je m'assurerais tranquillement qu'il n'y a pas de passages plus aisé à proximité avant de me lancer... ( et il y en aurait, j'en ai vu...)

Ainsi, je grimpe, enfin quand je dis je grimpe on pourrait parler de reptation, j'essaie de faire bonne figure dans ces passages que Engue survole. C'est là toute la différence entre quelqu'un qui va passer l'aspi et le commun des mortels, je fais parti de cette deuxième catégorie  !

 

Vers 3700, la neige se fait plus abondantes et nous mettons les crampons et sortons le piolet. Cette aprtie est plus roulante, nous débouchons sur une pente de neige et de là le sommet. Panorama magnifique ! et Vent frais !

Courte pause, photo, eau, bouffe (et oui, encore)

Et nous attaquons la descente. Je suis devant et JE choisi l'itinarire, et comme par hasard, c'est beaucoup plus aisé (pas eu à poser un friend moi !)  Le climat est tendu, il y a l'adepte du sans crampon et l'autre ( je suis ce dernier) La discussion s'envenime. Je finis pas céder. Les semelles vibram glissent sur le rocher, elles doivent être gelées dessous c'est pas possible. La descente se poursuit, beausoup plsu en face Sud que la montée et beaucoup plus facile, fini les grâtons , les fissures fuyantes, les prises absentes, je choisi des rocs en béquets aiguisés pour les prises de main et des marches d'escaliers pour les pieds... Et ça descend. Même si je regrette mes crampons habitués au terrain mixte ! Passage de II sur la dalle couche rayée de fissure (comme sur le topo) et il n'y en a qu'une et pas 3 ou 4 comme nous avons fait à la montée. Voilà les bâtons  la descente se poursuit. Sur le glacier nous décordons et filons vers le refuge pour un casse croute rapide. Avant de redescenre au téléphérique.

 

Là, nous louons des monster Trotti ( J'en avais fait avec Agathe au Ballon d'Alsace ils appelaient ça de la trotineherbe, mais c'était dans les Vosges ici on est dans les Alpes sous les 4000, donc se sont des Trotinettes monstres !)

Descente d'Anthologie vers la vallée sur ces VTT à grosses roues avec les sacs sur le dos. En moins d'une demi heure, nous sommes à Saas Grund et après avoir bien batailler avec la machine à paiement du parking nous rentrons chez nous.

 

Merci Engue pour ces deux belles journées

 

Voir son récit ici !

 

Photo

 

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Depuis Kreuzboden : la Weismieshutte, le Fletschhorn et le Lagginhorn

 

 

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La Weismies hütte

 

 

http://img.over-blog.com/500x331/0/54/84/94/Debut-2010/Fin-2010/DSC08783.JPGApoutsiak au départ !

 

 

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La Weissmieshütte

 

 

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Coucher de soelil sur le Strahlhorn et l'Allalinhorn

 

 

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Fletschhorn et Lagginhorn au coucher du soleil

 

 

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Lever de soleil sur les Monts Roses, le Strahlhorn, le Rimpfischhorn et l'Allalinhorn

 

 

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La Face Nord Est de la Lenzpitze... miam !

 

 

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Le Taschhorn

 

 

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Dom des Mischhabel, Lentzpitze et Nadelhorn

 

 

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Au loin le Rimpfishhorn si cher à Sophie

 

 

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Dom, Lentzpitze et Nadelhorn

 

http://img.over-blog.com/500x331/0/54/84/94/Debut-2010/Fin-2010/DSC08818.JPGOn attend le lever du soleil...

 

 

http://img.over-blog.com/500x331/0/54/84/94/Debut-2010/Fin-2010/DSC08824.JPGDans les dalles en II... peut être en III...

 

 

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Ca grimpe, Enguerran suit l'arête

 

 

http://img.over-blog.com/500x331/0/54/84/94/Debut-2010/Fin-2010/DSC08819.JPGDevant les 4000 de Saas Fee

 

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L'arête et la dalle en II

 

 

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Depuis le haut

 

 

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Enguerran, toujours sur le fil

 

 

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Neige

 

 

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Sommet

 

 

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Le Weissmies tout proche

 

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Un joli but : il y a 3 ans, je m'étais arrêté sur l'antécîme à gauche du Weissmies, 50 m sous le sommet du Weissmies, la pente finale ne m'avait pas inspirée...

 

 

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Le sommet tout proche

 

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Enguerran, toujours sur le fil...

 

 

 

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A la montée, on a pris tout droit (là et au dessus !)

 

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devant les 4000 de Saas Fee

 

 

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Sous le refuge, dame Marmotte

 

 

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Et c'est parti pour les Monster Trotti !

 

 

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Enguerran

 

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A fond !

 


 

Vidéo

 

 

23 heures pour la Dent du Géant !

Apoutsiak — alpinismeMassif du Mont Blanc4000Les 100 plus belles

 ou : ne jamais emmener un BE d'escalade en alpi !

 

Mon partenaire de cordée C2C, Sébastien avait eu un souci, il s'était casé la cheville en faisant de l'escalade la veille, je me retrouvais sans partenaire pour cette dernière sortie de cette semaine chamoniarde, nous avions enchainé le Tour Noir et le Chardonnet par l'arête Forbes avec Philippe en 3 jours, j'avais profité de ma journée de repos pour randonner du coté du Brévent et trouver un partenaire de cordée à l'OHM.

Sur un cahier, j'avais donc laissé mes coordonnées, et tout avait fonctionné, au téléphone je voyais qu'il avait plus d'experience que moi (une grosse experience même) ayant gravi nombres de voies coté D à TD dans le massif, il m'annonçait la venue d'un troisième homme qu'il connaissait. rendez vous etait pris dans la soirée pour préparer la course du lendemain : la Dent du Géant !

 

Je les retrouve au camping et nous discutons et préparons la course en buvant l'apéro, Gilles fait les présentations, le 3ème homme, est un homonyme : Guillaume lui aussi, pas toujours pratique pour les manoeuvres de corde, mais facile à retenir !

 

Le matos est prêt, nous prendrons la première benne à cham demain !

 

Le lendemain matin, je me lève à 5 h 30 pour être à l'heure, il faut faire bonne figure, la benne est à 6 h 30 Je retrouve mes compagnons et nous grimpons dans l'une des premières bennes, tout va bien ! Arrivée à l'aiguille du midi, vers 7 heures, nous nous rendons compte que la première benne pour l'Helbronner est à 8 h 30 ! Et m.... 1 h 30 à glandouiller devant un magnifique lever de soleil ! je mitraille à fond regarcant les cordées partir vers le Tacul ou l'arête Midi Plan.

 

 

Montagne 5004 Montagne 5000

Profiter du temps à passer à l'aiguille pour mitrailler ...


8 h 30 Traversée du glacier du Géant en téléphérique, féérique et magnifique (sic)! Guillaume m'interroge, il se soucie de mes compétences en escalade et je lui réponds que ça devrait passer, au pire, je tirerais sur la corde ! Et oui, je ne suis pas un grand grimpeur !

Je sens que Guillaume a comme un doute  en ce qui concerne mes compétences, doute que je n'arrive pas à dissiper...

 

Montagne 5011

Montagne 5012

Depuis l'Helbronner - repérage de la face Nord de la Tour Ronde


Enfin l'Helbronner, il est déjà 9 heures, nous filons vers le glacier, je mets mes crampons et Gilles peste, il a pris les crampons de sa femme, qui ne peuvent se regler sans tournevis, il retourne à la gare de téléphérique se faire dépanner...

10 heures, ça y est on marche, le départ est cool, ça descend, je descends d'un bon pas le glacier et Guillaume, tel une fusée me dépasse et me largue. "Puré j'ai pas la caisse !" J'en ai peut être trop fait depuis le début de la semaine ... Après la descente vient le plat et la remontée, je le rattrape, tel le capitaine Haddock il est parti un peu vite...

 

Montagne 5015 Montagne 5017 Montagne 5019

 

Guillaume au départ - au milieu : Je me suis fait largué - A droite : la Dent du Géant avec le fin couloir de neige


Nous nous encordons et remontons le couloir neigeux sans trop de problème avant d'opérer une pause alimentaire au sommet de celui ci (bien avant la bien nommée salle à manger )

Motivé Guillaume décide de passer en tête il tient à inaugurer son tout récent Brevet d'escalade et à nous montrer son savoir faire ! Piètre grimpeur je le laisse faire, moi, j'adore grimper en second !


Et là, il faut savoir qu'à posteriori, j'ai pu apprecier le concept de dilatation de l'espace temps, car il devait être vers 11 heures à la pause et que nous avons du arriver vers 16 heures à la salle à manger soit 4 ou 5 heures pour gravir un truc qui en temps normal ne prend qu'une heure...

L'explication, il n'y en a pas vraiment, mis à part que notre BE d'escalade, désireux d'appliquer à la lettre son art, prenait un malin plaisir à pauser friends sangles et coinceurs partout , même dans des passages de II, réalisant des relais là où chacun grimpe en corde tendue. Et oui, on a grimpé en toute sécurité mais à quel prix ?

En plus des relais longs à réaliser et bien sûr longs à enlever (pour ceux qui l'ignorent les difficultés sur la Dent du Géant se situent dans la partie supérieure après la salle à manger et non là, nous avons un peu merdouillé l'itinéraire, chacun faisant confiance à l'autre pour emmener le topo, celui ci etait resté à Cham... !

Sur la fin, au lieu de prendre à droite par des rochers faciles nous avosn réussi à gravir des petites goulottes de glace pour rejoindre notre Nirvana, la salle à manger. 16 heures !

 

Montagne 5020Avant la salle à manger, on s'est un peu fourvoyé à gauche...

 

Que faire, Guillaume propose de redescendre dormir aux cosmiques pour faire le Mont blanc par les 3 Monts demain, je propose de poursuivre et de bivouaquer à l'arrache soit à la salle à manger soit à Torino au refuge, mais il ne faut pas trop rêver l'heure avancée ne laisse que peu d'espoir de trouver un toît pour la nuit si on passe par le sommet ! Ma solution l'emporte nous irons au sommet. Il y al à plein de cordées à la descente et je quête pour avoir de la nourriture (et oui, je suis parti ligth : 3 barres et 1 litre d'eau pour la journée... nous avions prévu de la faire à la journée cette Dent !) je récupère un saucisson un vilain bout de pain et 4 gateaux secs concassés qui ont sans doute plusieurs 4000 à leur actif !. Nous chaussons les chaussons et c'est parti pour l'escalade, la vraie, sur le bon vieux granit de chamonix.


En fait  quand je dis c'est parti, nous avons encore attendu une bonen heure et demie car à 16 heures lorsque vous montez pour la Dent du Géant vous croisez les cordées qui en descendent ! Bref,  après avoir vu des dizaines de personne descendre en rappel, un Italien se gauffer en pendule dans ce même rappel en enportant un bloc de 200 kg dans le vide (c'est dommage, ce bloc etait bien utile pour l'accès à la voie en remontant délicatement il y serait sans doute encore rester...) Bref nous partons entre deux cordées. Guillaume est toujours devant, et c'est long. Il équipe école : 1 poitn tout les 2 mètres, il ne va pas prendre de gros vol aujourd'hui. Je réussi à convaincre Gilles de passer devant, pour avancer ! Tout de suite, ça va mieux, et nous arrivons au pied des dalles Burgener, magnifique !

L'escalade est superbe, et je m'évertue à ne pas toucher la corde (dans le Vallot, pour la difficulté ils mettent : cotation D sans la Corde, AD en l'utilisant !) Derrière moi, Guillaume monte en tirant sur la corde et soufflant comme un boeuf (il fait préciser que sur la Dent du Géant, les Italiens ont installés une grosse corde qui permet à l'alpiniste qui le désire ou un peu "taquet" de se tirer dessus, révélant un éthique assez peu moderne de la montagne) , tandis que, une fois n'est pas coutûme, je virvolte sur le granit Chamoniard (enfin, je virvolte dans mon souvenir, je ne m'étais sans doute pas départi de ma technique : " t'es grand et t'as des grands bras, profites en !"

Montagne 5023

Montagne 5024

Les Dales - plaques Brugener, Gilles passe devant

 

 

 

Montagne 5025

Miam miam le bon granit bien solide

 

 

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Apoutsiak au relais - à droite, le Mont Blanc


Au relais nous dicutons, et je me rends compte que son experience Haute montagne se limite au Mont Blanc, par les 3 Monts ! Il  me fait par de ses craintes d'un orage, me montrant les gentils cumulus qui bourgeonnent au loin. Tout s'eclair dans mon esprit, la technique de grimpe, les relais, les protections rapprochées, le départ à fond le matin. Nous poursuivons, Guillaume nous enjoint à utiliser la corde pour aller plus vite , ce que nous évitons de faire, afin de conserver la pureté de l'escalade. Les injonctions se font plus vives, proportionnelle à ses craintes d'un hypothétique orage dont les prémices ne m'ont en aucun cas paru imminent,  je finis par m'executer à quelques mètres du premier sommet. De là quelques mètres nous séparent du second, mes deux partenaires ne veulent pas aller jusque là, dommage, d'autant plus que de toute façon on est dans les choux  point de vue timing, on n'est plus à 10 minutes prêt, il faudra bivouaquer, mais devant l'écrasante majorité, je m'incline ! Nous ne verrons  pas la vierge (ou de loin !) !

 

Montagne 5031 Montagne 5032 Montagne 5033

 

Au sommet, devant la Vierge, à droite, ve plongeante sur les arêtes de Rochefort

 

18 h Pour le retour il faut préciser un détail, Gilles s'est trompé, il n'a pris qu'une corde de 30 mètres ! Et pour des rappels, c'est long, très long ! Bref , à la descente comme à la montée, il faut faire des relais partout ! heureusement, la voie en est équipée ! Mais c'est long.

 

A 21 heures, nous sommes à la salle à manger, nous sommes bien seuls depuis longtemps sur la montagne et nous n'avons qu'une frontale pour 3, avec des piles toute relatives

Je propose à mes deux accolyes de dormir là, comme nous en avions convenu, mais nouveau changement de programme , ils veulent redescendre. C'est dommage, il y avait pleins de petis emplacements bien plats. Nous décidons donc de rejoindre Torino à LA frontale.

 

Montagne 5042

Ca se couche

 

Montagne 5043Mont Blanc au coucher du soleil


La descente ne se passe pas trop mal, mais à mi chemin, ils décident de s'arrêter au milieu de la paroie. Je leur propose de passer devant avec LA frontale mais rien n'y fait, nous bivouaqueront ! Nous nous abritons sous deux gros rochers, gardants nos casques et nos baudards nous nous assurons et nous installons pour une nuit bien inconfortable. J'aurais pourtant bien continué. 


Il faut ici préciser que qui dit course à la journée, dit bien entendu pas de tente ni duvet, pas de karimat non plu, confort minimal et nuit frisquette assurée.

Et qui dit course à la journée par beau temps dit : une carline, une polaire  et un blouson -> nuit TRES frisquette assurée !

Seul Gilles a une couverture de survie et un sommeil inégalable, il passera une nuit preque correcte, berçant de ses ronflements nos insomnies nocturnes

Au milieu de la nuit dans les vapeurs d'étoiles Guillaume se met à hurler, il a vu un spectre, c'est Gilles qui se levait pour pisser, bonjour le spectre, moi qui était au milieu de ma tranche de sommeil de 20 minutes, c'est râpé !Je dors donc par accout, c'est classique quand on a froid, 20 minutes de somnolence, 20 minutes de réveil. Trouver une position pas trop pire entre deux rochers pointsus, un dans le dos, un sous la cuisse... Petite nuit, froide, sans lune.

 

Vers 2 heures 20, la lune s'est levée et je sens que mes associés sont murs pour repartir, nous siommes tous pétrifiés de froid ! Je leur repropose donc de passer devant avec la frontale pour rejoindre Torino, et le froid a fait son effet, tout le monde pense que c'est la meilleur solution. Nous repartons donc au milieu de la nuit. Je retrouve le haut du couloir sans trop de difficulté (au pris d'un seul petit rappel). Nous décidons d'opérer un grand rappel pour descendre le couloir. Guillaume part le premier et ne nous attend pas quand il est au pied. Je passe le second et Gilles me rejoint. Nous remontons ensemble (juste avec Gilles) vers l'Hellbronner. Nous dépassons Guillaume qui ne souhaite pas qu'on l'attende.  Voilà enfin l'Helbronner, il est 5 heures 30, le jour point. Mais là, c'est le drâme, toute les issues sont cloisonnées, ça n'est pas comme à l'aiguille du Midi, on ne peut pas pénétrer dans la gare de téléphérique et le vent balaye la terrasse...  Nous trouvons une petite cahute où est logée la fraise l'hiver, nous commençons à nous serrer à deux dedans avec Gilles puis nous évacuons la fraise qui prend trop de place (et qui bouge ?) pour dormir du sommeil du juste en attendant l'ouverture des installations. Vers 7 heures 30, la station commence à s'animer et les portes s'ouvrent, Guillaume a préféré glandouiller sur la terrase et au froid plutôt que dormir, nous prenons une collation chaude au bar de la station avant de repndre l'Hellbronner puis le téléphérique de l'aiguille du Midi pour rentrer !

 

Montagne 5044Apoutsiak pas trop frais à 5 h du mat...

 

23 heures pour la Dent du Géant , qui dit mieux ?

 

 

Montagne 5046

Montagne 5050

 

La Dent nous nargue, et Guillaume a l'air plus à l'aise dans le téléphérique que sur la Dent !

 

 

Ascension réalisée en Août 2004 !

Les 3900 m !

Apoutsiak — humeur3900 m

panorama-Obergabelhorn-Dent-blanche-lever-de-solei

 

Et oui, nous faisons trop la course aux 4000, délaissant au passage de magnifiques courses à 3900 m !

 

Oberland
 

 

Ebnefluh  3962
Bietschhorn     3934m
Eiger     3970m
Gross Wannenhorn     3905m
Klein Grünhorn     3913m

Mont Blanc

 

Aiguille d'Argentière     3901m     
Aiguille Centrale NW de Tré la Tête     3917m     
Aiguille Centrale SE de Tré la Tête     3930m     
Aiguille Sans Nom     3982m     
Aiguille de Tré la Tête     3931m
Grandes Jorasses - Pointe Young     3996m
Mont Mallet     3970m     
    
Ecrins Oisans


Ailefroide     3955m     
Ailefroide Centrale     3927m     
Ailefroide Occidentale     3954m     
Ailefroide - Pointe Fourastier     3908m
La Meije     3983m
La Meije - 3ème Dent     3951m
La Meije - Doigt de Dieu (pic central)     3973m
La Meije - Grand Pic     3982m
Mont Pelvoux - Pointe Durand     3932m
Mont Pelvoux - Pointe Puiseux     3943m
Pic Sans Nom     3913m     

Grison


Piz Argient     3945m
Pizzo Palù     3900m
Pizzo Scerscen     3971m
Piz Roseg     3937m
Piz Zupò     3996m

Grand Paradis - Italie
 

 

Grivola     3969m

Ortler 3905 m



Valais
 

Adlerhorn 3988 m

Fletschhorn     3982m

Grand Cornier     3962m
Schalihorn     3974m

Ulrichshorn  3925 m

Jägerhorn 3970 m

 

Pour info, dans ma courte carrière, j'ai déjà gravi l'aiguille d'Argentière par deux fois (glacier du milieu et couloir en Y, l'aiguille Nord de Tré la tête. J'ai fait une tentative sur le Gross Wannenhorn avec le CAF de Besançon, et une sur le Trugberg mais il me semble que nous n'avions atteint que le sommet d'hiver....

Dans les Ecrins, j'ai fait l'Ailefroide Oreintale avec Thib, et le Pelvoux pointe Puisieux , la traversée de la Meije avec Claire (toutes les pointes miam !) (sans compter la Meije Orientale !

Mon Objectif : le Fletschhorn, soit par sa magnifique face nord soit en point de départ d'une longue traversée avec bivouac vers le Weismies en passant par le Lagginhorn, 2 4000... désolé ! L'autre objectif : un raid dans la Bernina avec le Piz Palu ET la Bernina !

 

La liste est sans doute (très) incomplete, je me suis basé sur le fichier C2C en enlevant les sommets hors alpes. Aucun souci pour en rajouter ! N'hésitez pas à me contacter ! (Merci à Laurent et Moorkpour l'amélioration de la liste)

 

Pour info les 3 sous 4000 sont

Le Piz Zupo : 3996 m

La pointe young aux Grandes Jorasses... dur 3996 m

et la sacrosainte Meije 3983 m

 

vue_du_sommet_du_boschhorn_-_le_fletschorn.jpg

Rando : Traversée -Du Suchet au Chasseron par les Aiguilles de Baulmes

Apoutsiak — RandoJuraChasseron

La Randonnée d'Etienne.

 

Cette rando, celà faisait longtemps que je la projetait . Le Week end s'annonçait beau, petite hésitation quant à l'objectif, il fallait en profiter. Et ce fut à la hauteur de mes esperances. Avec une nuit à la belle étoile au sommet du Suchet...

 

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Topo

 

J1: 7 km - 550 m - 2 heures

Entre les Fourgs - Suchet

 

Se garer à Entre les Fourgs et remonter la piste Forestière qui passe sous le téléski de la Piagrètte (1140m) Poursuivre jusqu'au point 1206 m. Prendre à doite puis de nouveau à droite au point 1278 m (les Jacquemets). Après un  virage, (vers le Sud Est)  poursuivre le sentier vers le point 1299 m Citerne et passer la frontière Franco suisse marquée par un ancien muret de pierre (attention absence de seniter sur une centaine de mètres, prendre à flanc en descendant légèrement dans la Combe du Commun. Rejoindre la ferme de la Poyette (1331m) et remonter l'arête (derrière le mur antichar)  qui amène à la Croix du Suchet 1554 m puis le sommet du Suchet 1588 m

 

J2 35 km - 1420 m positif - 1820 m negatif

Suchet, Aiguillons de Baulmes - Chasseron

 

Repartir vers le Sud pour trouver le passage dans al falaise Ouest du Suchet (panneau) attention, le sentier est mal marqué au départ, il faut prendre sur la droite) puis rejoindre la ferme de Grange Neuve (1356 m), de là, traverser les alpages pour rejoindre la route qui mène au col de l'Aiguillon. Au point 1284 m prendre à droite puis emprunter le sentier qui mène à l'Aiguille de Baulmes (1559 m) Croix.

Traverser les Aiguilles de Baulme, passer au col des Murs et rejoindre le Mont de Baulmes d'en Haut. Redescendre à Culliairy, la Sagne (1037 m) et Sainte Croix.

Traverser la petite ville en direction des Replans et prendre le sentier après le virage 1104 m. Suivre cette ligne de "crête" qui remonte sous le Cochet (1385 m), passe prêt de la Casba, les  Avattes (1458 m) , les Petites Roches (1583 m) et rejoindre le sommet du Chasseron par la Crête (1606 m)

 

Retour à Sainte Croix par le même itinéraire. De Sainte Croix prendre la Route des Gittes, rejoindre la Gitte Dessous (1239 m) puis la Gîte Dessus 1289 m et poursuivre jusqu'au col de l'Aiguillon 1293 m (un sentier coupe avant le point 1320 m)

 

De là, tout droit par le Bramafan vers le refuge de la Queue (1028 m) remonter quelques mètres la vallée de la Jougnena, puis un dernier effort permet de remonter le long du ruisseau du Petit Nerveau, rejoindre le point 1093 m, la ferme Palzard e entre les Fourgs !

 

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Récit

 

Je travaillais le Samedi, bref, départ tardif , nous en profitons pour faire 3 courses dans notre magasin de sport détesté puis direction Entre les Fourgs, il est déjà 18 heures. Début de balade classique : nous hésitons entre montée au Chalet Piagrette et prendre dans le flanc sur la rotue Forestière, nous décidons d'assurer (déjà pris 3 buts en hiver  en passant par le dessus !

 

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A la combe du commun, à la frontière Franco Suisse, le sentier disparait, je le fais à l'instinct (et au GPS, le sentier est marqué dessus !!!) et nous retrouvons le chemin un peu plus loin, il y a 100 mètres de libre, pour randonneur en manque d'inspiration ! Les Cloches des vaches suisse nous accueillent, c'est beau et bruyant ! Plusqu'à remonter vers le suchet, sommet que deteste (d'habitude) Sandrine, mais là , tout va bien. Nous arrivons à la Croix alors que le soleil commence sa descente infernale vers l'horizon. puis nous retrouvons le sommet ,il faut faire vite, ça va se coucher, nous trouvons un joli emplacement pour dormir (choix fait en fonction du vent, de la platitude de l'endroit et de l'absence de son de cloche perceptible...) après un bon repas fait de plats déshydraté... Coucher de soleil magnifique. Et nuit trempée par la rosée et éclairé par une lune ardente !.

 

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A 6 heures, le jour point. Et nous partons, les Chamois jouent sous la Croix du Chasseron, nous ne nous attardons pas. Je prends une gamelle au départ dans les herbes humides sur les rochers... Ca glisse ! mai ça passe. Nous retrouvons d'autres chamois après Grange Neuve puis traversons des troupeaux de vaches. Nous remontons vers les Aiguilles de Baulmes avec la technique chacun à son rythme, Moi devant et Sandrine derrière... La vue est magnifique ! Toutes les Alpes du Nord et le Jura !

 

 

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La descente vers le Mont de Baulme est longue puis c'est l'arrivé sur Sainte Croix. sandrine a de grosses ampoules, elle decide de ne pas faire le Chasseron. Je file à fond les manettes (800 m/h) et passe aux Petites Roches puis au sommet du Chassero, il y a du monde . Midi, un SMS, 3 pattes de fruit et c'est reparti. Je rejoins Sainte croix puis Sandrine qui m'attends à la Gitte Dessus (longue la route de la Gitte Dessus !)

 

 

Nous poursuivons vers le col de l'Aiguillon où nous retouvons le matos laissé là. l faut alors rejoindre la Jougnena avant une dernirèe montée et un looooong plat avant Entre les Fourgs ... 42 km, un marathon, en 9 h 09. Les derniers kilomètres furent un peu difficile !

En pensant à Etienne qui nous a accompagné tout au long de la rando !

 

Photos

 

 

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Sous le Suchet avec un planeur au dessus de sommet

 

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Sandrine

 

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Les deux sommets du Suchet

 

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sandrine devant la Dent de Vaulion

 

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Les Aiguilles de Baulmes et au loin le Chasseron, c'est pour demain !

 

 

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Méditation Suchetienne en attendant que ça chauffe !

 

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Derniers rayons !

 

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Vue du bivouac

 

P1090722Lever de soleil sur le Mont Blanc

 

 

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Observation de chamois

  P1090727Les Aiguilles de Baulmes et le Mont de Baulmes

 

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Chamois

 

P1090735Aiguille de Baulmes

 

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Vue sur le Suchet avec à droite Entre les Fourgs - c'est déjà loin et c'est pas fini !

 

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Nous deux...

 

P1090736Mont Blanc et Suchet !

 

P1090744L'arête

 

P1090757Chasseron devant les Aiguilles de Baulme et le Suchet (sous le nuage)

 

P1090762Sommet du Chasseron plus qu'à revenir...

 

P1090768Sainte Croix et ses fourmis

 

 

P1090772Il n'est pas conseillé de traverser TOUS les parcs

 

P1050091Le choix du bivouac doit se faire en fonction de la présence des vaches et de leurs cloches en l'absence de boules quies !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rando en hommage à Etienne Bolon, mon oncle, qui l'avait réalisée en son temps, mes pensées vont vers toi... 

Le refuge Aosta 2781 m

Apoutsiak — Refuges - bivouacs et cabanes

Refuge Aosta 2781 m


Tel 0039 0165 73 00 006

Capacité 30 places


 

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Refuge  situé au fond de la vallée de Valpelline donnant accès à la Dent d'Herens

 

 

Accès routier

Rejoindre Aoste par le tunnel du Mont Blanc. Prendre la route du col du Grand Saint bernard et bifurquer rapidement en direction de valpelline et Bionaz, remontée la route jusqu'au parking du lac des Places des Moulins : 1950 m.

 

Accès au refuge.


Du parking du barrage des Places des Moulins, suivre la rive droite du lac (route non goudronnée) et rejoindre Praz Raye (2010 m) 4 km ! De là suivre le sentier qui "longe" le torrent de Buthier.et monte lentement jusqu'à un replat type delta du nil, toute proportion gardée. Suivre les cairns qui partent lutôt à droite dans les barres rocheuses (chaînes) et de là le refuge. 2781 m

Remarque : S'il n'y a que 830 m de dénivelé, il faut compter 14 km de distance entre le parking et le refuge : c'est long et souvent plat ! Compter 4 heures environ !

 

Courses possibles :

 

Dent d'Herens voie normale

Dent d'Herens par le Tiefmattenjoch

Col de la Division pour rejoindre la cabane de Berthol, celle des Bouquetins ou la cabane de la Dent Blanche, Zermatt et Arolla !

 

Accueil sympatique, les portions nous ont parrues un peu juste lors de notre passage. Couverts en plastique !

 

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  Au départ du lac des Place de Moulin... 4 h 30 !

 

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  Le refuge est à droite de la photo (en haut de la morraine)

 

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refuge Aosta

 

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refuge Aosta

 

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  Le drapeau de la Sardagne reigne ... le gardien en serait fada

 

 

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Le Refuge vu du haut


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Le refuge vu de la morraine

 

 

 

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Lac des Places de Moulin

 

Vidéo refuge Aosta

 

Rando : Creux du Van 1463 m - Gorges de l'Areuse

Apoutsiak — RandofamilleJuraAgatheMarieLouis

 

CreuxduVan Panorama 2

 

Magnifique boucle entre falaises et gorges avec potentiellement une faune importante. Randonner hors saison, c'est mieux !

 

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Le Creux du Van

 

Topo

 

De Noraigue, (parking à coté de la caserne) passer à coté de la ferme brocante "vers chez Joly" 746 m et rejoindre les Oeuillons 1014 m. Emprunter alors le sentier des 14 Contours et rejoindre le Pertuis de Bise (1374 m) Poursuivre en longeant la falaise (sentier) et passer au Soliat 1465 m. Rejoindre le haut de la falaise. Avant le Grand Vy, prendre à gauche le chemin qui descend vers le Creux du Van proprement dit, passer à la Fontaien Froide et rejoindre la ferme Robert (972m). De là, suivre le balisage jaune qui emmène vers les Gorges de l'Areuse (651 m) et le saut de Brot avec un joli pont. Remonter alors l'Areuse qui longe par moment la voie ferrée et retrouver Noraigue

 

Carto - fichier GPS

 

Extrait CNS

carte.jpg

 

 

Récit

 

Nous sommes partis tôt, pour revenir tôt et voir mon beau frère et ma belle soeur avant de partir. Bref, après la route, nous sommes sur le départ à 7 heures. Montée plutôt rapide jusqu'à l'Oeuillons. Nous admirons les jeunes daims à la course amusante en opérant une pause petit dej bienvenue pour moi (j'aivais une de ces dale !!!)

Nous repartons dans les pentes. Le ciel menace, et ça fini par tomber. Nous nous abritons sous un arbre en attendant que ça passe puis repartons dans la bonne ambiance, Sandrine et Louis ouvre la marche, je suis avec Agathe et Marie.

 

P1040993Vue du Pertuis de Bise

 

Au Pertuis de Bise, c'est magnifique, la falaise apparait. Il y a encore peu de randonneurs. Nous poursuivons sur limpressionnate crête avant de bifurquer vers le Soliat (on allait quand même pas rater le sommet !) Courte pause au mileiu des vaches avant de repartir vers la falaise et ses méandres. Pour les bouquetins il faudra repasser. nous avons pourtant bien scruté la paroie...

 

P1050024Dans les Gorges de l'Areuse

 

C'est l'attaque de la descente, glissante, nous rejoignons une table qui sera fort utile poru notre pique nique.  Ca file vers le bas et nous rejoignons la ferme Robert ou nous profitons de l'exposition sur la faune. De là, la descente se poursuit vers les gorges de l'Areuse, magnifique, ainsi que la remontée vers Noraigue le long de ces biefs et barrages esthétiques. Retour un epu fatigué à la maison, la belle soeur est déjà partie. Se serait on lever tôt pour rien?

 

Photo

 

 

P1040995Le Dôs d'âne

 

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Creux du Van

 

 

P1090649En montant vers le Soliat - dans le Vent sur le Van

 

P1090660Louis, Agathe et sandrine

 

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Le Creux du Van et le Dos d'âne

 

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Dos d'âne

 

P1050031les barageounets en remontant l'Areuse

 

P1090665La rando comme on l'aime...


Creux du Van


 

Corse : Mini Mare Monti - du golfe de Porto à Galéria

Apoutsiak — RandofamilleAgatheMarieLouis

 

Porto, Girolata, Galéria, des nom qui font rêver... Magnifique rando avec différentes variantes entre 0 et 800 m. Profiter d'un bon bain de mer après une belle rando !

 

 

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Topo

 

J1 : Curzu Girolata

 

Départ de Curzu : Traverser le village et le remonter, passer à proximité de l'église et poursuivre (balisage orange deu Mare e Monti) à gauche. Le sentier est évident et remonet pour rejoindre un collet sous le Capu di Curzu (852 m)

suivre l'arête qui passe par le Capu di Linu 622 m et bascule par un sentierassez raide vers le Bocca a Croce (col de la Croix) route - bar. De là, on emprune le sentier du facteur qui permet de rejoindre la cal du Tuara (plage - 0 m baignade obligatoire)

De là, à l'extrémité Nord de la Plage, emprunter le Tra Mare e Monti (et laisser le sentier du facteur) pour rejoindre le point 165 m, vue imprenable sur la baie de Girolata, descente avec magnifiques points de vue.

Girolata, 0 m plage sur le chemin du facteur un peu au Sud

La plage de Focaghia n'est pas très agréable.

Gîte le Cormoran confort ++

Gîte la cabane du Berger confort spartiate : cabanes avec toît en taule non isolées ( attention par temps chaud !)Resto *** par contre.

 

J2 Nous vous recommandons la visite de la Scandola (réserve naturelle) en bateau, possibilité d'excusion depuis Girolata.

 

J3 : Girolata Galeria

De Girolata, traverser le village en le remontant et prendre le chemin qui part au dessus de la plage de Cavone. Remonter vers le Muzzellu (rien à voir avec les Vuvuzellas !) puis rejoindre le Bocca di Fuata 452 m. De là, le sentier suit la crête avec de beaux points de vue sur Girolata ! Il rejont la Punta Di A Literniccia en passant par la Borne 784 m

De la Punta Linterniccia, c'est plein Nord (avec des lacets). Contourner le CApu a Ruja par l'Ouest et descendre dans le vallon, suivre le ruisseau de Tavulaghiu puis soit le petit murer à droite, soit traverser le ruisseau pour rejoindre Galéria et la mer 0 m.

 

Baignade obligatoire !

 

 

Retour en stop, attention, c'est assez long, la route tourne pas mal !

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour le reste quelques photos et le souvenir d'une belle et chaude rando !

 

Photo

 

P1080805Départ : la montée au dessus de Curzu

 

P1080811Vue sur la plage de Tuara et le golfe de Galéria - la Scandola

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Marie et Louis arrivent à la plage Tuara

 

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Trop Chaud, dure, la remontée pour basculer entre la plage de Tuara et Girolata (14 h...)

 

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La plage de Tuara

 

P1080868Girolata

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Girolata - village de pêcheurs

 

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Girolata - vue du début d'étape entre Girolata et Galéria

 

P1090030Girolata

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Galéria est encore loin...

 

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En descendant vers le golfe de Galéria

 

 

P1090070Fin de rando, Louis sur la plage de Galéria

 

Randonnée : le Monte Cinto 2706 m Nord en famille

Apoutsiak — RandoCorsefamilleAgatheMarieLouis

Conquérir le Toît de l'île des Maures, c'était ce que j'avais regretté de ne pas avoir fait lors de notre GR20 en 2001.

 

cintoMonte Cinto - retour à la voiture

 

 

 

 

 

Topo

 

Bivouac du lac d'Argentu

 

De la station d'Ascu (parking en face du gîte) prendre le sentier qui part au Nord du parking  et contourne la petite crête (ne pas prendre le GR20 !) Suivre le sentier dans la forêt à flanc Traverser le torrent par la passerelle le torrent Tighiettu  (1488 m) puis remonter sentier dales (points rouges et cairns) pour rejoindre une zone ou le sentier devient cayouteux. Passer sous le Capu Borba. De là soit remonter à droite dans les sentier d'éboulis vers le lac d'Argentu, soit passer par le Bocca Borba 2207 m et rejoindre le lac d'Argentu par un court passage d'escalade facile.

Plusieurs emplacements de bivouac disponibles.

 

Monte Cinto

 

Partir par le sentier Sud Sud Est en direcrection du point 2522 m (on passe en dessosu de la barre. Bien suivre les cairns et points rouges !, la voie fait un S pas évident. De là remonter au mieux vers la pointe des Eboulis, on accède àç la crête à l'Est de celle ci. De là on pense poitns rouges, on vit points rouges, on respire points rouge jusqu'au sommet. La trace passe au début un peu par la crête avant de basculer plus longuement versant Sud et de terminer par le sommet logique, vive les points rouges (et les cairns !)

 

P1090390Coucher de soleil depuis le bivouac

 

Carto fichier GPS

 

 

 

 

Récit

 

J'avais prévu le Monte cinto en famille pour conclure notre périple Corse, ne restait qu' à mettre en oeuvre le proet en évitant toute galère. Premier problème, l'eau, sur Camp to Camp un internaute m'avait affirmé "pas d'eau potable au dessus de 1500 m !" Nous partirons chargés de l'eau pour 2 jours et pour 5 ! Chacun ayant un sac selon ses moyens, je me chargeais comme une mule, ainsi que sandrine. Louis portait une charge respectable, Agathe et Marie un peu moins.

10 à 12 litres de flotte etaient répartis dans les sacs, en plus de la bouffe, des fringues, des duvets tente et karimats !

 

Au départ, j'étais persuadé que l'itinéraire etait commun avec celui du GR 20. Les enfants étaient fier de marcher sur ce mythique sentier, mais rapidement je déchantais, le GPS m'indiquait un sentier plus à gauche. Nous décidons de couper, et après une traversée boisée dense et raide difficile, nous rejoignons le bon sentier sous l'oeil étonné de grimpeurs en marche d'approche.

 

En file indienne, notre petite troupe avançait, Louis devant, les autres papottant dans la fraicheur matinale. Nous rejoignons la passerelle du Tighiettu. Là, techniquement, c 'est autre chose, le sentier est pointillé sur la carte IGN ! Un passage d'escalade, un sentier, un autre petit couloir ( que nous nommerons petit couloir Whymper en l'honneur de notre lapin qui le tient lui du Grand Edward Whymper et de son couloir à la Verte !) Bref après le petit , vient le moyen couloir Whymper., les enfants grimpes, les adultes alourdis par leurs sacs peinent. Nous décidons de faire une pause à la fin des passages techniques. Pause, je décide de gravir le petit sommet à proximité hisoire de me dégourdir... le dos, et oui, sans sac, c'est beaucoup plus agréable !

 

Nous repartons, l'ambiance est bonne, le soleil commence à chauffer. Sandrine est devant, elle se dirige vers le Bocca borba alors que j'aurais préféré suivr ele sentier de Monte cinto, tant pis, il et trop tard pour faire demi tour, nous irons donc vers le col. Rencontre avec d'autres randonneurs, nous nous dirigeons au GPS vers les lacs, un court passage d'escalade et voilà un premier lac. On remonte un peu et voilà le Lac d'Argentu, pile sous le Monte Cinto !

 

Nous aménageons la partie Nord Est du lac pour la tente et trouvons un lieu de bivouac pour ceux qui dormirons à la belle étoile. Je pleurs, il y a plein d'eau à proximité et nous avons monté de nombreux litres d'eau pour rien !!! Merci les conseils internet ! Nous pique niquons, et nous trampons les pieds, l'eau est trop froide pour nous baigner. Je décide de faire une aller retour au sommet, histoire de voir le terrain.

 

Départ vers 16 heures, je file avec un peu d'eau, une polaire, la carte et une barre ainsi que mon fidèle et utile GPS. Celui ci me recadre au pied de la pointe des Eboulis., je ne trouvais plus de points rouges. Le terrain est merdique mais ça passe un peu partout jusqu'à l'arête. De là, il faut vivre poitns rouges ! Je m'y tiens. e sentier monte et descend dans la face Sud. Un coup des gros blocs, un coup des vires, un coup une sente pourrie. 1 h 10 plus tard, je vois un énorme cairn , des emplacements de bivouac et le sommet, avec sa croix et des drapeaux de prière. 1 h 10 de montée !

 

J'appelle les enfants, le lac parrait si proche et je les vois le long du lac 400 m en dessous.Ils me répondent (moi qui déteste les gens qui crient en montagne !).

C'est l'heure de la redescente. Sans gros problème, je ne croise qu'un groupe au col près de la pointe des Eboulis qui va bivouaquer au lac de Cinto.

Il me faudra 1 heure pour rejoindre la tente.

 

Nous mangeons notre repas du soir  et au lit, les filles dorment sous la tente près du lac et je dors avec Louis à la belle étoile, la voute céleste nous servant d'abri ! Coucher de soleil magnifique avec les belles traces jaunes de la face nord du Cinto, inoubliable. Aidé d'un comprimé de Stilnox, je m'endors dans les bras de morphées ou du laboratoire ayant le brevet de ce médicament..., bercé par le piaillement des filles, au loin...

 

Le lendemain matin, 5 heures, le ciel est plus clair et ça m'a réveilé. Je me lève du bivouac et vois que la tente est allumé, je réveille Louis doucement. On s'habille, il y a eu du vent. Petit déjeuner fraicheur, rien de chaud mais des bonnes choses. Nous stockons le matos dans la tente. et c'est le départ. Il est environ 6 heures. Ca démarre tranquille dans ce ciel encore un peu sombre. Mais tout va bien, chacun raconte sa nuit, les filles ont subit le vent qui a fait claqué la tente toute la nuit... ( 60 km/h). Nous arrivons sous la pointe des éboulis,  je fais monter la troupe en rang serrés, et ça passe, ils ont l'habitude du terrain à chamois également appelé terrain merdique ! et nous rejoignons la crête des Eboulis dans le vent. Nous opérons une pause à l'abri dans la face sud avant de repartir. Les passages sur al crête sont impressionnant avecle vent ! Les louloutchs descendent parfaitement les zones de gros blocs sottant de l'un à l'autre comme de veiux alpinistes de retour de course ! Je reste près de Marie avec Agathe derrière moi, Louis, devant Sandrine qui ferme la marche.Nous restons plutôt groupé pour éviter les chutes de pierre et de se perdre dans ce dédale...  Les pas d'escalade sont rondement menés et voilà le sommet. Nous sommes seuls, avec le vent et les drapeaux de prière. Les enfants sont devant, les parents derrière, fiers !

 

La pause est courte, le vent nous vire nous croisons des  randonneurs et des trailers en goguettes. Les enfants attendent les remarques les concernants, ça leur fait toujours plaisir ! Nous rejoignons la pointe des Eboulis et la descendons. Des trailers pressé tentent de nous lapider, raté ! Mes remarques ne font pas mouche et les laissent énervés, moi aussi !

Revoilà la tente, un petit pique nique et une sieste que j'annonce limité, nous ne devons pas rater le bateau et la descente est longue... Tout le monde dort pendant que je fais les sacs en essayant de répartir les choses au mieux !

Ca sera toujours moins lourd qu'à la monéte, au moins 8 litres d'eau en moins !

C'est reparti, fourvoyage au départ en hésitant entre deux directions, on a pris entre les deux et c'etait trop au milieu, mais nous retrouvons la trace (grâce à mon génial sens del'orientation !) "Jamais vu autant de cailloux de ma vie !" peste Sandrine. Je l'avais pourtant prévenu : "la Corse, c'est un gors tas de cailloux où il fait trop chaud et les routes tournent tout le temps !" Résumé peu glorieux de cette magnifique île !

 

Sentier en éboulis, éboulis traversés de sentiers. Nous croisons deux anciens de 76 ans et partageons un bon moment, ils reviennent sur le cinto 30 ans après ! Belle forme !

Voilà les passages d'escalade, que nous avalons, un lézard puis une vipère prennent leur jambes à leur cou (surtout la vipère !) et voilà la passerelle, signe que la voiture n'est plus très loin. Pause cascade prévue, je trouve un accès au torrent pour rafraichir les pieds et tout fini un peu mouillé, on n'a pas pu résisté à l'envie de s'arroser !

 

On repart, je tempère Louis qui voudrait courir à la voiture tandis que Marie montre quelques signes defatigue derrière avec Sandrine. Voilà le dernier virage et le panneau Monte cinto devant lequel nous ne manquons pas de faire une photo au retardateur puis direction le bar  à la musqiue Corse où nous profitons de glaces et boissons ainsi que de l'ambiance "retour de randonnée".

 

 

Photo

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Départ sur le GR 20

 

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Fourvoyage personnel ! Tout le monde dans le maquis

 

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Le Cinto à gauche

 

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La passerelle du Thigiettu

 

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Ca grimpe

 

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Sous la Bocca Minuta

 

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Petit sommet perso, sans nom sur la carte

 

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Au Bocca Borba sous le Capu Borba

 

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Bivouac au lac d'Argentu

 

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Le Monte Cinto depuis l'arête - repérage du soir.

 

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Le Lac d'Argentu depuis le Monte Cinto, à droite, la tente.

 

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Sous la voute Céleste et devant le Chameau d'Agathe

 

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Vue du biouac

 

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Le Monte Cinto au lichen jaune

 

 

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La lune se lève (avant le vent)

 

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Jaunisse

 

P1090419Sommet du Monte Cinto, 8 h 20 - venté !

 

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Au loin, la mer !

 

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A proximit de la pointe des Eboulis, devant le Monte Cinto - Louis, Agathe et Marie

 

 

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Descente vers le Bocca Borba

 

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Au dessus du lac d'Argentu

 

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Lézard Corse

 

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Le Petit Couloir Whymper

 

 

P1090448Pause dans le Thigiettu

 

 

 

Vidéo

 

 

Alpinisme - Dent d'Herens - 4171 m

Apoutsiak — alpinisme4000Les 100 plus bellesAnneValais

Encore un hold up estival. Le GPS nous a ramené dans le bon chemin, notre sens de l'orientation a fait le reste. Refuge bondé au départ avec le même objectif que nous, nous fumes les seuls au sommet !

 

P1090600Dent d'Herens face Nord, vue de la Dent Blanche

 

 

 

 

Topo

 

Refuge Aosta

 

La montée est annoncée en 4-5 heures, la descente est longue aussi (c'est plat !) 14 km aller !

 

Du barrage de Place Moulin (1920 m env) suivre la piste qui longe la rive droite du lac des Places de Moulin, rejoindre Par Raye et son refuge (de Praraué (2010 m). Poursuivre le long du torrent Buthier (belles cascades) et passer devant l'arbre Magnfique (plus de500 ans) Vers 2200 m ça monte enfin pour erjoindre une sorte de Delata à 2400 m par des dales équipées (balisage - cairn), balisage, rejoindre le refuge Aosta 2781 m

 

Dent d'Herens


Du refuge , descendre sous le refuge 50 m (sentier) et rejoindr le pied de la morraine. Remonter la morraine (cairns) puis sentier jusqu'au glacier sous la tête de valpelline (3000 m ) chausser les crampons et remonter au mieux le glacier passer sous le Tiefmatenjoch. Sur le glacier des Grandes Murailles, opérer un grand mouvement enveloppant en gros droite gauche en direction de l'épaule de la Dent d'Herens et obliquer vers 3700 m en direction de la petite facette Ouest. Passer la rimaye au mieux et rejoindre à gauche l'éperon rocheux à gauche du couloir (cairn) ( ne pas s'élever dans le couloir) Remonter les pentes de mauvais rocher (très mauvais rocher) et rejoindre l'arête Ouest. De là par la pente de neige puis du rocher de bonne qualité (équipé de broches scellées tous les 20 m, rejoindre l'antécîme puis par des rochers aériens mais solides, le sommet. 4171 m

 

Descente


par le même itinéraire, possibilité de faire un rappel dans en haut de la facette en rocher pourri !

 

Topo, carto, fichier GPS


 

 

Dent d'Herens fichier GPS au format GPX

 

Récit

 

Mon frère, Thib, fait de la montagne tous les 4 ans. Et oui, il habite en Guadeloupe, ne passe en France que tous les 2 ans, et ne gravi les cîmes des alpes qu'une fois sur deux...

J'avais un cahier des charges précis : une course technique mais courte et oui, la dernière fois nous avions fait la petite Verte, il voulait rester dans le thème... Et j'avais ce qu'il lui fallait : la Dent d'Herens, technique... mais pas court. Je voulais me faire plaisir...

Thib parraissait un peu inquiet de la durée de la course, mais étant donné que j'étais le chef, il n'avait qu'un avis consultatif et non décisionnel à donner.

Nous récupérions Anne au train au Fayet et l'équipe de 3 partaient à l'assaut de cette géante à cheval entre le valais et le Val d'Aoste.

 

Les virages de la Valpelline avalé ainsi que le pique nique au bord du parking, nous attaquons le long plat le long du lac des Places de Moulin.L'ambiance est bonne, nous regrettons les VTT que j'avais commandé à Thib... trop compliqué. C'est plat, et ça aurait bien roulé !

Bref nous passons par le refuge de Prarayé, puis l'arbre Magnifique, puis les cascades se font admirer. Nous opérons une judicieuse pause, puis repartons. Thib est lopin devant, Anne un peu derrière, et je joue les capitaines Haddock loin derrière (voir Tintin au Tibet). Je les vois gambader loin devant.

Nous parvenons au delta 200 mètres sous le refuge. regroupement général et je repasse devant pour maitriser mes troupes. Quelques pas rocheux avec cable et voilà le refuge avec quatre tête de Maures, j'apprendrais plus tard que le gardien aime la Sardaigne.

 

Thib est heureux ça va être la première fois  qu'il prend la demi pension, ses papilles gustatives sont en émoi... Il bave !

Je monte bouquiner et m'endors j'ai pourtant essayer d'éviter mes impossible de résister. Un guide fort sympatique aide Anne a réparer ses crampons, il nous a donné une belle leçobn d'humanité. Malheureusement, je n'ai pas eu la présence d'esprit de prendre ses coordonnées. Nous discutons et voilà le repas.

 

Thib est pressé de déguster les mets. Et hop, les couverts (en plastique) arrivent... Déception, discussion sur l'écologie, "De la place de l'homme dans cet environement", du coût de retraitement des déchets...  Puis le repas, Anne râle de l'absence de rabe et des portions congrues. Thib lance "c'est comme à la cantine !" Bref, tournée de déception générale ! Et zou, les assietes à la poubelle et les alpinistes au lit.

 

Le lendemain matin, lever 3 heures. Déjeuner aux biscottes (pas de pain) mes deux accolytes font une mine déconfite, près rapidement je les attends dehors. Je ne sais pas ce qu'ils font, une à une, les cordées partent. Même la gardienen qui me dit, vous ferez attention aux chiens , qu'ils ne sortent pas, sinon, ils vont nous suivre. bref, nous sommes les derniers  à quiter le refuge vers 4 h-10. Nous descendons vers la morraine et rattrapons rapidement une cordée anglophone, vue leur technique, ils n'iront pas en haut, le guide les promène, me dis je ! Morraine, sans doute un peu trop à fond, nous rattrapons les autres cordéees qu glacier. Crampons corde casque piolet, c'est parti, en file indienne, toutes les cordées. Un peu lente à mon goût, je décide de dépasser, mes dans les lacets, ma manoeuvre n'est pas très adroite et les cordées se chevauchennt, il n'y a que peu d'espace entre deux pour passer ( je m'excuse auprès des autrescordées, à postériori, pour mes manoeuvres pas forcement judicieuses...) Un replat, une cordée part vers la voie normale, les autres vers le Tiefmattenjoch, j'ai décidé de me contenter de la voie normale, le ciel est bouché il y a pas mal de vent et l'arête risque d'être inconfortable. Ma décision sera la bonne, 30 minutes plus tard, les cordées redescendront du col pour nous suivre, trop de vent sur l'arête Ouest.

Gros coup de barre pour moi, je décide de laisser Anne devant (parti trop rapidement sans doute dans la morraine puis sur le glacier...) Le brouillard nous englobe, jour blanc, avec à voir, la trace et Thib devant moi. Pause vers 3800 m et scrutage de GPS, Oh, mais nous ne sommes pas au bon endroit, nous sommes en direction de l'épaule !

 

Nous quittons la trace au GPS en direction de la base de la facette ouest. Le GPS indique notre position, je guide Anne poursuivre la trace qui me semble opportune, elle répond au doigt et à l'oeil...

Sous la rimaye, je décide de passer à droite, un passage me semble solide. Anne toujours devant, s'execute, ça tient, une langue de neige joint les deux lèvres. Puis il faut traverser tout à gauche au dessus de la rimaye. Thib peine par moment, la pente est un peu raide, nous sortons sur une arête secondaire. Anne poursuit devant en trouvant un itinéraire correcte dans du rocher super pourri. qulques cairns jalonnent l'itinéraire en dale et vires éboulités. Peu agréable. Thib est un peu fatiqué. Nous finissons par monter trop haut. Je vois Anne qui s'échine dans un passage improtégeable.. Je fais redescendre tout le monde et trouve une vire qui nous ramène sur l'arête Ouest. Thib décide de jeter l'éponge et de nous attendre. Je lui conseille de se construire un muret en pierre pour se protéger du vent. Nous filons, dans le brouillard vers le sommet, laissant le fréro dans le froid ! Le rocher devient réellement agréable à gravir et bien protégeable. Je suis repassé devant et je profite enfin de l'escalade. Anne suit sans problème. Je reperds parfois l'itinéraire aux traces de crampons laissés sur les rochers. Un passage aérien, il était mentionné sur le topo et voilà l'antécîme. Rien de très difficile, juste rester un peu concentré sur la fin de l'arête assez aérienne. D'un coup, la pente redescends, le GPS inidque le sommet à moins de 10 mètres. Nous y sommes ! Dans le brouillard !

 

Devant nous devrait se dresser le fier Cervin et son arête du Lion, mais là, rien, tout est blanc. Ni l'Obergabelhorn, ni la Tête Blanche, ne reste qu'Anne et moi sur ces morceaux de caillou. nous sommes heureux mais, il faudra revenir, pour la vue !

 

Nous faisons rapidement demi tour, afin que Thib n'attende pas trop La désescalade est relativement facile. Je l'appelle, il me répond, nous finissons par nous repérer visuellement 100 m au dessus de lui. Il a eu froid mais ça va, pour se maintenir en vie il a fini la boite de Bastogne sur laquelle je lorgnais, le chien ! Nous repartons vers la facette. et on organise un rappel pour démarrer la descente (thib aime les rappels, ça lui fera plaisir...) Et hip, nous filons un peu au GPS vers le bas de la pente pourrie. Quelques rochers dégringolent en dépit de nos précautions. Passage au dessus de la rimaye sans problème et nous décidons de suivre les traces directes qui passent dans les crevasses au lieu de remonter pour les éviter. Et ça passe, 1/2 heure de gagner ! Nous voilà presque sortis du glacier. La morraine, un peu de ramasse et voilà le refuge.

Nous buvons un coup et c'est parti pour la looooonnnngue descente. Le lac fut  bien long, nous en sommes même venus à calculer le nombre de jour necessaire à son remplissage pour passer le temps, et on est arrivé à un chiffre improbable !

 

Et le lac s'est terminé et le parking est arrivé ouf, juste à rentrer à la maison !

 

Merci et bravo à Thib et Anne !

 

Photos

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Anne et Thib au départ

 

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Vaches à la plage !

 

 

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Thib à la pause

 

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Le refuge Aosta, bon accueil

 

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Le matin sur le glacier, départ un peu rapide de ma part...

 

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La plupart des cordées à l'attaque du Tiefmattenjoch

 

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Sortie du glacier sous la facette Ouest

 

 

P1090502A l'approche du sommet - pas le grand beau

 

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Petite mine au sommet ! et nuages !

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Anne dans le dédale

 

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Thib, position peu accadémique, Anne veille !

 

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Sur le glcier, satisfait

 

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Machoires mangeuses d'hommes

 

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Le drapeau de la Sardaine à têtes de Maure flotte

 

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Thib

 

 

P1090522Anne

 

 

 

 

 

 

 

 

Vidéo

 

Alpinisme - Dent Blanche - 4357 m

Apoutsiak — alpinisme4000Les 100 plus bellesAnneThibaultValais

Pour une belle course, ce fut une belle course... J'avais estimé nos chances d'échec, la veille, à 98 % (avec la météo déplorable que nous avions eu le samedi) , nous avons tapé dans les 2 % restant !

 

 

 

 

 

P1090605Cervin et Dent d'Herens

 

Topo

 

AD IV (escalade III ou IV)

 

Refuge de la Dent Blanche

 

Depuis le parking de Ferpècle 2828 m, prendre la route de gauche et la quiter un peu plus hazut, panneau, un sentier monte dans la forêt. Suivre alors le sentier qui monte en direction Est (raide, régulier efficace et permet d'atteindre l'alpage de Bricola (2415 m) De là, poursuivre Sud Ouest le long du ruisseau de Bricola pour rejoindre la morraine droite du glacier des Manzettes (sentier) Traverser sous le glacier (cairns et poteaux indicatifs) puis remonter les dales (ou névés) cairn pour rejoindre le Roc Noir (3105 m). De là par des éboulis (cairns) et une pente finale en neige on rejoint le refuge de la Dent Blanche (3507 m)

 

Dent Blanche

 

 

Du refuge, partir derrière celui ci et suivre les cairns (pas toujours évident) qui mènent aux pentes de neige de là Wandfluelücke, rejoindre la base de l'arête Sud en rocher facile  et la suivre jusqu'à un petit collet en neige 3887 m

Contourner versant Ferpècle le petit sommet 3907 sur la CNS et rejoindre la base du Grand gendarme 4097 m. Ce gendarme se contourne par la gauche, rejoindre un couloir (goulotte facile) et le remonter (broches scellées) puis escalade pour rejoindre l'arête.

Le second gendarme se contourne par la droite à flanc puis sur l'arête secondaire. On peut passer directement par son sommet, mais c'est plus long)

Le troisième gendarme se contourne par la gauche : traversée un  peu expo (à protéger quelques spits) puis belle escalade directe derrière le gendarme.

La suite est plus aisée : une succession de passages rocheux et de pentes de neige jusqu'au sommet. 4357 m

 

Descente

 

 

Par le même itinéraire : rappels conseillés pour le troisième gendarme et le Grand Gendarme.

Possibilité d'en faire sur le second gendarme, mais plus rapide de redescendre versant Est à pied !

 

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L'arête Sud de la Dent Blanche

 

 

carto fichier GPS

 

Dent Blanche - fichier GPS au format GPX

 

 

 

 

 

 

Récit :

 

Dernirèe sortie des vacances, nous quittons Luthézieu avec Anne au petit matin pour rejoindre Ferpècle au fond du val d'Herens en passant par les originales pyramides d'Euseignes !

 

A Ferpècles, il fait un froid de canard, nous pique niquons avant de partir vers midi. Anne a mis les gants, je garde la polaire. Rapidement nous nous élevons, le moral est bon, le sentier dénivèle bien et avec un peu de chance nous ne mettrons pas les 6 heures annoncées par le topo ! Nous rejoingons l'alpage de Bricola, une fine bruine nous y accueille. Une cordée nous rejoint. Il nous annonce qu'il a neigé 15 cm au refuge et que le sommet est compromis (ils ont téléphoné au refuge et interrogé les gens qui descendaient). Mon moral en prend un coup ! se taper 6 heures de montée pour se prendre un but... J'avance avec moins d'entrain. Nous rattrapons un couple, qui nous suit sur la morraine du glacier des Manzettes, la visibilté est réduite, le brouillard nous a englouti ! Dans les cairns, ils disparaissent derrière nous. Nous faisons une courte pause pour mettre nos Goretex, il neigeotte. Passage des dales (je me gauffre sur une zone verglacée) puis névé, heureusement que c'est bien balisé ! puis dernier névé sans visibilité, nous allons des tripoteau à l'autre, ils osnt espacés d'une 30 aine de mettre, c'est, en gros la visibilité. Nous arrivons au pied du refuge sans le savoir, seul l'altimètre m'indique que nous ne sommes pas loin ! Nous grimpons dans les rochers et le voilà, tout est givré et le vent soufle, ambiance hivernale. Nous pénétrons dans le refuge déjà bien plein, où la gardienne autoritaire mais sympatique nous accueille. De toute façon, avec toute la neige tombée, ça sent le but à plein nez, j'exprime mes doutes à Anne et estime nos chances de succès à 2 %. ca tombe bien, on sera plus vite rentré !

 

Soirée bouquinage et étirements. Un excellent repas et au lit !

 

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Réveil 4 heures.

 

Au sortir du refuge, il fait super beau, nous assistons au coucher de lune ! puis, dans le froid et la neige raiche tombée hier, nous progressons dans les rochers. fourvoyages  en suivant une cordée, nosu nous retrouvons sur une dale merdique. Anne la passe magistralement "pourquoi ne passes tu pas par l'écaille ?" je suis tout peneau (aux deux sens du terme). Pente de neige facile pour rejoindre le col, le soleil se lève, les cordées font la pause pour en profiter. Le Cervin et la Dent d'Herens sont magnifiques, le ciel s'embrase ! Nous repartons, nous sommes la 3ème cordée. personne ne speed pour ne pas faire la trace. et on rejoint un deuxième collet après des rochers faciles, nouvelle petite pause. Passage près des corniches, magnifque. Nous approchons du grand gendarme, imposant.Ca bouchonne, nous observons la première cordée qui penne à progresser. L'attente est longue et froide. Puis, c'est un peu la guerre des cordées. Le couloir est parfois occupé par deux cordées en parallèle, je déteste. Je pause régulièrement des points et, pour ne pas perdre de temps, je repère  où la cordée précédante en a mis. Un friends, une sangle. Les relais sont solides. Anne me suit sans problème. Il y a juste surpopulations aux relais et dans la voie. C'est Cosmopolites, des catalans, des Norvégiens, des Suisses (Allemands) des Français...  Dans la guerre de la progresion, nous sommes un peu dépassés, et au sortir du gendarme, 5 cordées nous précèdent. Nous décidons de suivre les Espagnols qui respectent le topo en contournaant le gendarme par la droite dans du mixte facile. Les guides sont sur le second gendarme. ca passe relativement facilement et se protège bien. Le second gendarme est avalé que voilà que ça bouchonne au pied du troisème, et ça bouchonne à fond. La traversée a l'air technique, tout le monde enlève les crampons. Et c'est parti, un friend, une sangle... Relai au pied d'un passage rocheux. J'aide un client à enlever son friend, ça faisait 5 minutes qu'il se battait avec son gants pour le sortir... Je le suis, il peste, bourrinne  et hésite à chaque instant. Je le suis, plutôt à l'aise dans cette escalade bien protégée, il y a quelques spits judicieusement placés. Plaisir de l'escalade. Anne grimpe tranquille, avec le soleil, on se réchauffe un peu. Nous sommes hyper en retard, avec les "bouchons". Je discutte avec un catalan de la course. Il ne reste plus de difficulté. Nous rejoigons le sommet avec une joie et une émotion perceptible, près de 7 heures ont été nécessaire pour y parvenir. Grignotage, photos et départ pour la descente. Nous dépassons rapidement la cordée de suisse Allemand. Et rejoignons les rappels du 3ème gendarme. C'est encore un peu la course, 2 cordées nous précèdent. Je décide de nous décaler à droite. puis pour la traverser vers le second gendarme c'est un peu les cordées imbriquées. Je déteste. On a du y perdre un friend !!!


Pour le second gendarme, je décide d'éviter les rappels et de descendre à pied, à priori, ça doit être plus rapide. Anne execute mes ordre et part à gauche alors que les cordées montent pour les rappels. La descente n'est pas très difficile, et par cette manoeuvre, nous nous retrouvons tout devant. La cliente du guide Français nous rejoint. Le brouillard aussi, le mauvais temps arrive. Rappels du premier gendarme en parrallèle avec le guide et la cliente française Corinne. Bonne ambiance. Nous nous rééquipons et repartons devant. Il n'y a plus de grosse difficulté, mais plein de petites ! C'est assez long, mais on se voit progresser, même si on ne voit pas grand chose. Au col, nous sommes dans le brouillard complet, devant, Ane suit les traces, je contrôle au GPS. Tout va bien. Il neige. Nous remerdouillons au dessus  du refuge en passant par une petite vire expo bien givrée. Nous pénétrons dans le refuge en héros ! 4 heures pour redescendre, nous avons enfin tenu le timing. La gardienne s'inquiete un peu de la situation et des conditions, nous sommes la première cordée à rentrer, il en reste 6 au dessus ( les autres ont rebroussé chemin !) Nous discuttons des conditions dans un anglais approximatif avec des autres cordées qui vont le tenter demain. Un thé de marche  3 gateaux et nous repartons pour la descente dans le mauvais temps. Nous croisons le guide et sa cliente qui arrive quant nous démarrons. Grand mauvais : vent neige et jour blanc. Les poteaux cairns seront bien utile. Je décide d'utiliser les névés au maximum pour de belles parties de ramasse (parfois sur les fesses), avec le gros avanatage de descendre sans trop d'effort. Anne, toujours en forme me suit sans problème. Enfin, nous sommes sous lea couche nuageuse et ça fait du bien d'avoir un peu de visibilité. La suite, c'est à fond ou presque, dans la morraine et sur les sentiers pour rejoindre la voiture vers 19 heure 30 après 2 h 38 de descente ! Le reste est assez long, rentrer à la maison en passant par mes parents...  Trèèèèès long

 

Belle course Merci Anne !

 

Photo

 

P1090543Anne au départ à ferpècle - frais !

 

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Arrivée à l'Alpage de Bricola, on commence à être dans les nuages

 

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Roc Noir - Hivernale au 25 Juillet

 

P1090558Le refuge givré à notre arrivée

 

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Lever de soleil sur la Dent d'Herens

 

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Anne devant le Cervin

 

 

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Monts Roses et Cervin

 

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Breithorn et Cervin (arête de Zmutt)

 

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La Dent d'Herens sur laquelle nous etions il y a 3 jours...

 

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Anne

 

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Cordée - Corniche

 

 

P1090583Cervin

 

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Sous l'imposant premier gendarme

 

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Dans le premier gendarme, le couloir goulotte

 

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Dent d'Herens

 

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Le premier gendarme vu du dessus

 

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traversée du second gendarme par la droite

 

P1090597Traversée du second gendarme directe (ou à droite on voit une cordée)

 

P1090600Dent d'Herens

 

P1090602Fin des difficultés

 

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Cervin et Dent d'Herens

 

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Weisshorn et Zinalrothorn

 

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Le sommet

 

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Au sommet

 


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Anne, rappel du premier gendarme, tiens il y a du brouillard...

 

P1090621Et le mauvais arrive...

 

 

 

 

Dent Blanche 4357 m - Dent d'Herens 4171 m

Apoutsiak — alpinisme

Toutes les photos sont ici

 

 

En attendant la suite ( les récits et les vidéo ...)