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Mont Blanc - 2002

Publié le par Guillaume Ledoux

L'aventure débute mal : j'ai une gastro du tonnerre, je suis coincé au lit à Luthézieu, avec une fièvre carabinée. Le tour de France passe à proximité, je n'ai même pas le courage d'aller voir les coureurs. J'essaie de suivre les nombreux conseils thérapeutiques de tous ceux que je croise ( dans le désordre : Geneviève, Grand-Mère, Jehanne, la pompiste d'Artemare... qui me conseil le pastis pur !, Sandrine ...)

Je décide de remonter à Gy , faire mon sac, avant de repartir pour Chamonix. Arrivé à la maison, je prépare tout, et plutôt que de profiter de mon lit, je repars vers 11 h du soir vers le Massif du Mont Blanc , "je dormirai dans la voiture.".

 

Mont Blanc Guillaume et Bruno - les BossesAvant les bosses

 

J'arrive au Fayet à 3 heures, et j'essaie de dormir dans la voiture, mais là, c'est l'échec, à 6 h , je tourne en rond dans les rues. Petit déjeuner vite avalé, je prends sans problème le premier TMB.

Lors de la pause de celui-ci, je rencontre Bruno, un Italien, et lui demande s'il est possible de faire cordée commune. Il me dit que ça l'arrange, il est avec 5 autres transalpins, nous ferons 2 cordées de 3. Dans le TMB, nous faisons les présentations, seul Bruno parle le Français, je parle avec les autres en utilisant mon anglais plus qu'imprécis !

 

Le Nid d'Aigle, c'es parti. je me sens relativement en forme en dépit de mes nuits blanches et de mes problèmes de santé. Nous pique niquons à Tête Rousse , une tradition chez  moi, partageant notre repas. Le grand couloir est sec de chez sec !, il reste un petit névé... que l'on ne touche pas pour traverser. La montée au goûter se fait sans problème pour moi. Grande première, je bivouaque au dessus du Goûter (ce qui est interdit aujourd'hui) Il faut creuser un trou dans la neige, instaler le duvet et la couverture de survie. Je prends une tisane avec Bruno, eux dorment au refuge . Je mange et me couche vers 20 heures au milieu de ce camping d'altitude hétéroclites, il a des polonais, des Anglais, des Russes...

1 h 40 j'ai peu dormi, je prépare mon déjeuner, toute mes affaires sont givrées, le réveil est difficile. J'ai du mal à avaler les céréales. Bruno a du mal à retrouver emon emplacement tant il y a de nouvelles tentes. Nous nous encordons et partons. La montée au Dôme est difficile pour moi : je suis crevé. Je dors sur mes bâtons dès que les cordées qui nous précèdent font une halte. Arrivé sous Vallot, je leur dis qu'il faut que je me repose. Nous pénétrons dans Vallot en crampons, je me couche sur la première place libre, et m'endors.

 

20 minutes plus tard, je me relève en pleine forme "on y va".. Et c'est reparti. L'arête des Bosses arrivent, mes Italiens fatiguent, l'autre cordée est loin devant. Plus de trace de fatigue, la sieste a été salvatrice. Ce n'est pas le cas de mes compagnons qui ont leur coup de barre. Je les motive afin qu'ils évitent les pauses inutiles : on ne retrouve pas son souffle à 4600 mètres. Dernier raidillon, dernière arête et voilà le sommet. Il fait foid, mais j'ai vu pire. Quelques photos, nous basculons côté Italien pour nous reposer. 10 minutesà profiter de la vue et du froid...

 

Mont Blanc - sommet- Guillaume Bruno et Jacques Mont Blanc sommet Guillaume et Jacques

Sommet du Mont Blanc

Apoutsiak - Bruno et Jacques

apoutsiak et Jacques

 

 

 

 

 

 

 Mont Blanc Vallot 2  Mont Blanc Guillaume et Bruno - Bionnassay  Mont Blanc Retour au bivouac Guillaume Fatigué
 Retour à Vallot, la sieste ! j'etais naze !  Entre Vallot et le Gouter devant l'aiguille de Bionnassay  Nouvelle sieste à mon bivouac!

 

 

 

Nous redescendons, je ressens quand même la fatigue. A Vallot, l'autre cordée nous attend, je profite de la pause pour dormir sur la neige. Direction mon bivouac... nouvelle sieste, je suis mort. Je ne retrouve pas les italiens à mon réveil. Je les cherche, et fini par en déduire qu'ils sont descendus. Je descends à fond, sans problème. Je les rertouveau Nid d'Aigele, malheureusement, je ne peux pas prendr le même TMB qu'eux. Nous nous saluons.

 

Je rentre satisfait de cette escapade.

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