Le Petit Alpiniste Illustré
by Apoutsiak
Les vidéos d'Apoutsiak - par massif
Massif du Mont Blanc
Aiguille Verte 4122 m couloir Couturier Avril 2010
Aiguille Verte - Couloir Whymper - Avril 2007
Le Mont Blanc 4810 m Juin 2009
Ski de rando : Dômes de Miage - Armancette - Mars 2009
Eperon Migot aiguille du Chardonnet Juin 2009
Lex Blanche Face Nord Ouest - Juillet 2008
Tour Ronde 3792 m Couloir Gervasutti Avril 2010
Goulotte Mitsunori Shigi - Comba Maudite Avril 2010
Traversée des pointes Lachenal 3613 m Septembre 2008
Dômes de Miage couloir Est - Juillet 2008
Dômes de Miage - Traversée - Juin 2007
Aiguille d'Argentière - Couloir en Y Avril 2007
Face Nord de l'aiguille de Tré la Tête - Juillet 2008
Grande Lui - Mai 2008
Aiguille du Tour couloir de la Brêche - Mai 2008
Aiguille du Midi - arête des Cosmiques 3842 m Septembre 2008
Goulotte Vogler Face Nord Aiguille du Midi Janvier 2005
Petite Aiguille Verte - Août 2007
Valais
(Suisse)
Dent Blanche 4357 m Juillet 2010
Dent d'Herens 4170 m Juillet 2010
Traversée du Lyskamm Juillet 2007
Le ZinalRothorn 4221 m Rothorngratt - Octobre 2009
Traversée du Grand Combin - Combin de Valsorey - Juin 2009
Alphubel par la Rottgratt et Traversée Taschhorn
Dom 2008
Blanc de Moming 3638 m - Octobre 2008
Mammouth (traversée) 3219 m Octobre 2008
Weissmies Strahlhorn Fluchthorn Allalinhorn - Juin 2007
Ski de rando au col du Simplon - Mai
2006
Oberland (Suisse)
Raid sur le glacier d'Aletsch : Gross Hinter Fiescherhorn Avril 2009
Le Mönch 4107 m Nollen Septembre 2009
Ski de rando : traversée Wildhorn - Wildstrubel - Avril 2009
Wildhorn - Mars 2009
Grand Paradis
(Italie)
Grand Paradis 4061 m ski de rando Mai 2010
Vanoise
Pointe de la Réchasse 3212 m Juillet 2009
Massif des Ecrins Oisans
Coulor Piaget Agneaux - Mai
2007
Jura
Chasseron ( Jura) en raquettes et ski de rando ( Jura ) Décembre 2008 Janvier 2009
Mont Suchet en raquette à neige Février 2009
Autres Massifs (reste du monde...)
Monte Cinto Corse - randonéne alpine - Juillet 2010
Pointe de Chalune - ski de rando - Février 2010
Tête de
Bostan - ski de rando - Février 2010
Vidéo : raid sur le glacier d'Aletsch - Gross Fiescherhorn
Vidéo : traversée du Grand Combin
André Sol - Une bouteille à la mer.
Cela fait un moment que ça me démange,
lancer une bouteille à la mer (internet), afin de remercier cet instituteur incroyable que j'ai eu au CM1 ( Ben oui, j'utilise ce blog à des fins personnelles !... détournement de blog
!)
Bref en CM1, dans mon école de Bry sur Marne (94) (école la Pépinière) je suis tombé sur un nouvel instit
incroyable, André sol ! Il nous a fait passé une année extraordinaire avec en point d'orgue, 3 semaines en classe Verte près de Gap (là aussi pour l'endroit exact, j'ai oublié le nom !). Nous
avions randonné dans cette belle région, je me souviens des demoiselles coiffées, de la neige, et des parties de Thèque entre autre !
Durant cette année, nous avons, entre autre, construit un magnifique biplan en balsa (le mien était rouge, je crois comme celui du baron Von Richthofen (lui parcontre, c'etait un triplan )
Bref, je profite de mon blog pour lancer un cyber remerciement à André Sol. En plus, comme mon blog est bien référencé google, l'article devrait sortir bien placé sur le moteur de recherche !...)
Si tous les instits pouvaient être comme lui...
MERCI !
La Grande Casse - 3855 m
Il y a 150 ans, le 8 Aôut 1860 exactement, Etienne Favre, Michel Croz et William Mathews (avec peut être George Bonney , révérent et géologue de la perfie Albion, mais les auteurs n'en sont pas sûrs, il aurait fait la Grande Sassière avant et le Viso après , mais aurait sans doute shuntée la princesse de la Vanoise) atteignent le sommet de la Savoie, la grande Casse par la voie évidente des Grands Couloirs : un grand Couloir de neige (et de glace en fin de saison) incliné à 40 45 ° peut être un poil plus ...
Cette voie deviendra la voie normale d'ascension de ce sommet !
150 ans !
Face Sud de la Grande Casse - vue depuis le sommet de la Réchasse
A.Messimy et Jean-Jacques Blanc graviront le couloir Messimy (à droite des Grands Couloir) qui donne directement sur la Pointe Mathews. le 23 Août 1894. ( Messimy avait vécu un drâme sur lesp entes de la Grande Casse en 1892, la cordée de 4 militaires s'étaient perdue dans le brouillard, dans les pentes raides et 2 militaires décèdent, tandis que Messimy est parti chercher les secours)
Le 6 Août 1897 , c'est la petite face Nord qui tombe sous les coups de piolet (Droit !) de Joseph Amiez et des frères Puiseux ( ceux là même qui ont donné leur nom à la Brèche Puiseux dans le massif de Chamonix !)
La Face nord directe ou couloir des Italiens est gravie le 6 Août 1933 (en l'honneur de la naissance de mon père !) par deux Italiens : A Bonacossa et L Binaghi !
Grande Casse, les grands Couloirs, face Ouest - coucher de soleil
En Mai 1996, je m'inscris dans l'histoire, on n'est jamais mieux servi que par soit même, je décide de partir à l'aventure à ski. Départ de Plan du Lac au dessus de Termignon, je rejoins le refuge du Col de la Vanoise. Au refuge, je rencontre des skieurs avec lesquelles nous décidons de faire cordée commune. Le lendemain, le temps est maussade et nous ne ferons que quelques virages dans les pentes de la Réchasse. Au refuge, je rencontre une amie de ma cousine Claire. Le 3ème jour, nous remontons une nouvelle fois vers le glacier de la Vanoise, dans le brouillard. et rejoignons la pointe du Dard 3206 m. Paysage magnifique, le soleil se lève au dessus d'une mer de nuage et la Grande Casse nous éblouit, magnifique.
Retour au refuge pour une 3ème nuit, mes compagnons de cordée repartent et le gardien me convainc de tenter la Grande Casse le lendemain, elle est en excellente condition !
Je me laisse tenter, pour moi, la Grande Casse, c'est un peu la quintessence de l'alpinisme, il n'y a aucun sommet de difficulté supérieure atteignable pour le commun des mortels ! Seuls les fous vont au delà et ils sont peu nombreux ! Au refuge, deux jeunes à l'attirail fournit projette la petite face Nord puis de filer faire le Charbonnel en Haute Maurienne. Ils avalent deux grosses boites de conserve de ravioli, je suis impressionné, l'effort et la technique nécessaire à gravir ces faces doivent être proportionnels à la taille des boites !
Dans l'après midi un groupe d'italien téméraires se lancent dans la descente à skis sous les yeux de tous les alpinistes présents au refuge. Le second skieur, loupe un des premier virages en haut des Grands couloirs. Il ne parvient pas à s'arrêter et prend rapidement de la vitesse. Le gardien le suit à la jumelle, on le voit bien à l'oeil nu, je suis tétanisé" par le drame qui se joue devant mes yeux, je vois mon futur premier mort en montagne tandis que le gardien à l'accent savoyard lance :
"Il ne va pas se faire mal, il va tomber dans les blocs !" Effectivement, au bout de 400 m l'italien disparaît dans des blocs de neige, puis on voit quelques chose bouger, il s'est relevé ! J'en suis tout étonné, miracle ! Et toujours plus miraculeux, il finira la descente à ski comme si de rien n'était !
Le lendemain, je suis le premier en action ( facile, en hors sac...) Je rejoins sans difficulté le pied du glacier de la Grande Casse ! Dès les premières pentes raides, bien avant le Grand Couloir lui même, je laisse les skis (on ne se refait pas) et poursuis en crampons. Après le premier coup de cul, la pente s'adoucit, je la remonte jusqu'au pied du Grand Couloir. Et c'est parti pour 400 m à 40 - 45 ° en neige, je trouve ça presque trop facile. Il fait grand beau. J'arrive au col entre le sommet et la pointe Mathews, c'est fait, de là, le sommet, Grande joie. D'autres alpinistes me suivent. Quelques photos, un peu d'eau une barre et je suis sur le retour, je veux descendre avant que ça ne se réchauffe. le couloir se descends tranquille , je retrouve mes skis et le refuge. Heureux !
Retour à la voiture dans une neige soupe inskiable (on trouve les excuses qu'on peut).
De retour chez moi, je décide d'arrêter l'alpinisme. J'avais atteint mon Nirvana et aucune course ne pourrait être plus belle. Décision de courte durée malheureusement pour ma dulcinée. C'est la première et seule fois que je prendrais cette décision !
Grande Casse face Nord depuis la pointe de Bellecôte
Les autres tentatives, il y en a eu peu : nous avons passé nos vacances d'été 2009 à Pralognan, et je suis passé au bureau des guides avec pour objectif le couloir des Italiens, "Pas en condition !"
Cette année, était prévu un joli stage au CAF de Besançon avec en course d'application :traversée des Aiguilles de la Vanoise pour la course de Rocher et couloir des Italiens à la Grande Casse pour la course de Glace, en plus elle était en condition. Pour arriver en forme, je suis monté au col du Dard le premier jour puis au Grand Paradis pour peaufiner mon acclimatation !
En redescendant du Grand Paradis, à Pont, je décide de rappeler Christian organisateur du stage qui m'annonce que celui-ci est annulé ! C'est vrai que la météo était un peu pourrie mais bon ! Et c'est avec une grande déception que je me suis rentré !
Grande Casse face Nord, lever de soleil depuis la pointe de Bellecôte
Bon, je sais, on n'est passé de la Grande à la petite (toute) petite histoire mais bon, je n'ai pas pu m'empêcher !
Vidéo : Aiguille du Chardonnet éperon Migot
Alpinisme : Traversée Midi-Plan descente sur le Requin
Une magnifique course d'arête ! Après deux buts, un avec Thib au Rognon du Plan et un autre avec pas mal de monde (Anne, Jean-Marc, Matthieu et Steph) nous avons remis le couvert !
Vidéo en bas de l'article
Topo
Depuis l'aiguille du Midi (3842 m), suivre l'arête qui part Nord Est et rejoindre le col du Plan : 3475 m Contourner le point 3532 versant Ouest (Chamonix) puis par l'arête et rejoindre un deuxième col sans nom sur la carte IGN De là, toujours versant Chamonix remonter un couloir qui amène au Rognon du Plan. Contourner un bastion par l'Est rejoindre l'arête et tirer un rappel (équipé - 20 m environ) désescalader en traversée pour trouver un second rappel (60 m) possibilité de faire des rappels intermédiaires.
Traverser le col supérieur du plan 3573 m et remonter en direction de l'aiguille du Plan. Attaquer versant Sud escalade en III sup pour rejoindre le sommet (3673 m).
Descente sur le refuge du requin.
Un rappel de 60 m permet de rejoindre la base de l'aiguille du Plan (relai sous le sommet)
Descendre le glacier de l'envers du Plan au mieux : gros louvoyage entre les crevasses ! passer sous le point 2865 m et rejoindre le du requin : 2516 m
Carto fichier GPS
à venir
Récit
Le programme
Encore une bonne grosse journée ! lever à 4 heures de la maison ,je retrouve Jeff Catherine et Céline à 7 h 1/2 à Cham. Queue pour les billets pour le téléphérique, nous ratons la première benne, nous aurons la seconde. Et zoop nous voilà sommet de l'aiguille du Midi. L'obectif du Week-end : une goulotte dans le triangle du Tacul et la traversée Midi Plan. Il a pas mal neigé.
Jeff décide pour nous et nous partons pour Midi Plan en aller retour, les Cosmiques nous attendent nous avons réservé en demi pension, quel luxe !
Tout va bien Madame la marquise, il fait grand beau, c'est magnifique !
Et c'est parti, il y a du monde, nous descendons l'arête Nord de l'aiguille, je suis encordé avec Catherine et
j'enprofite fimer Jeff et Céline un peu derrière. Une cordée de 3 est loin devant nous, l'arête est magnifique, c'est un régal. Au col du Plan tout va bien, nous basculons au frais, versant
Chamonix, à l'Ombre. La traversée puis la remontée du couloir sous le Rognon du Plan se passent bien. Au loin, la cordée de 3 est déjà au sommet du Rognon, Céline est aux anges, pour une première
course... ( en fait, nous sommes tous aux anges) Au Rognon, nous rejoignons le sommet du bastion Rocheux qui donne accès au col Supérieur du Plan. Premier rappel, puis traversée en escalade mixte
et facile.Jeff équipe et je ferme la marche en désescalade. Nous rejoignons le deuxième rappel, il fait chaud et des chutes de morceaux de petites corniches nous menacent
gentiment...
La chaleur arrive et le programme change
Deuxième rappel, nous voilà sur la neige, bien soupe. Deux théories s'affrrontent, Jeff, veux longer la base du bastion, raide (et chargée) tandis que je propose de descendre sur le "replat" et de remonter tranquillement la pente (plus long, mais plus sécurit à mon sens) Jeff part avec 60 m de Corde, ça semble passer, il déclenche quelques petites coulées et rejoint le col supérieur du Plan. Nous le suivons bien espacés les uns des autres. Ne reste que la pente de neige sous le bastion final.
Voilà l'escalade, le départ est assez évident. Un passage sur gratons en crampons au milieu puis c'est tout en
finesse que je grimpe les derniers mètres (en fin pas tout à fait en finesse, mais presque !) Voilà le sommet. Photos avec Catherine. Jeff réclame le départ pour la descente, et oui, les pauses, c'est toujours trop long. Céline montre quelques signes de fatigue, c'est sûr que pour une première course... Et en plus, c'est pas fini. Nous nous
rejoignons au pied du rappel, et là, 4 solutions s'offrent à nous :
1°) : Revenir sur nos pas sachant qu'il y a le bastion du Rognon du Plan avec son IV sup gavé de neige à franchir
et que c'est long !
2°) : Descendre un peu et gravir le Rognon du Plan par une pente de neige raide (bien trop fondue à mon gout ...)
3°) : Descendre sous l'éperon du Rognon du Plan (jusquà 3100 m environ) et remonter vers l'aiguille du Midi et les
Cosmiques. Crevassé et un peu long surtout qu'on brasse comme des mabouls dans cette neige temps estimé pour atteindre le refuge 3-4 heures ( c'est ma solution, mais elle n'est pas validée
par tous)
4°) : descendre au refuge du requin (plus rapide !)
"Jeff, il est ouvert le refuge du requin ?"
"Oui - oui !"
"Ah bon !"...
La natation synchronisée, ou presque !
On brasse tellement que la solution 4 s'impose, d'autant que le refuge est ouvert ! La cordée de 3 qui nous précedaient n'a pas fait le sommet ils sont descendus directement sur le refuge du Requin depuis le col supérieur du Plan. Brass - Brass Brass ... nos deux cordées ont les pieds trempés ! Brass brass brass zwiiiiip (glissade). Bref, c'est tracé, mais on brasse à gogo. Tout le monde galère et la joie des premières heures a laissé place à l'envie de manger un bon boeuf bourguignon mitonné par le gardien...
Le refuge presque parfait !
Nous approchons du refuge, il n'y a pas l'air d'avoir une grosse animation. Une fois sur la terrasse, c'est sûr, il n'y a pas de gardien. Le soleil a la bonne idée de se coucher 3 minutes après notre arrivée, pour le séchage des affaires, on repassera ! Je pénètre dans l'antre, c'est ouvert, il y a au moins un local d'hiver. Je monte à l'étage, un dortoir vaste et bien ordonné, et une cuisine avec des feux , des gamelles et des spaghettis chouette on va pouvoir faire un festin ! Je cours annoncer la bonne nouvelle aux autres !
Catherine est un peu fatiguée et Céline est toute blanche. Nous nous installons dans le dortoir et mettons nos affaires à sécher, le plus impressionnant : les chaussures de Jeff retournée qui crée un fleuve d'eau dans le bâtiment !
Je retourne dans la cuisine pour faire fondre de la neige et ô surprise, il y a bien des feux du matos mais il manque ... la bouteille de gaz. Et là, c'est le drame. Pas de gaz = pas d'eau à boire, et pas de nourriture, je suis parti avec juste 10 barres pour 2 jours. Nos recherches dans et autour du refuge resteront vaines ! Il n'y aura pas de gaz pour ce soir !
Une longue soirée s'annonce... Céline fatiguée, s'est couchée, elle est malade; Catherine l'a imitée (mais pas
malade !) Je tente de soutirer à Jeff quelques victuailles (il a du jambon du pain et du gouda) et je décide de me nourrir d'un aliment original : le spaghetti pas cuit ! quand je dis pas cuit en
fait, je devrai préciser pas cuit du tout, cru ! Ca craque sous la dent puis il faut mâcher longuement avant de pouvoir avaler ( sinon il y a un fort risque de perforation stomacal !) La chambrée
profite longuement de mon repas ( ah oui, les spaghettis c'est bien, mais c'est long à mâcher ! ( l'avantage c'est que ça occupe) Je décide de préparer de l'eau pour la nuit et le lendemain, je
remplis toutes les casseroles de neige (ensuite, il suffit d'attendre que ça fonde).
Bref, après avoir bien quémandé j'arrive à obtenir de Khomeiny dans sa grande largesse, une demie tranche de gouda rance ! béni sois tu ô toi notre lumière quasi divine !
Ou un vovo croise un hélico !
Céline, malade file vomir aux toilettes, qu'elle n'atteindra pas, et laisse le précieux contenu de son estomac se déverser en chemin, à 2 mètres de son objectif ! Elle revient barbouillée de vovo, pas facile de se nettoyer sans eau ! Je compatis à son malheur et lui propose quelques délicieux spaghettis qu'elle refuse ! étonnant non ?
La nuit se profile, j'utilise des techniques d'endormissement américaines : le MP3 vissé sur les oreilles et quand
je sens que je m'endors, hop j'éteints tout et je m'endors. Bref, mon esprit vaquait dans les paysages traversés dans la journée quand j'entends un vrombissement sur la musique de Cure. Mon sang
ne fait qu'un tour, un hélico est en train d'atterrir à proximité du refuge. Le gardien ? ... Je saute du lit et file dehors et là, vision d'apocalypse : Céline est en train de vomir à genou,
prostrée sur le grillage de la terrasse du refuge et en face d'aile l'hélico pausé, les turbines hurlantes. Moment étonnant ! Deux gars du PGHM en sorte et viennent nous demander si nous
avons vu un ou deux espagnols en provenance de l'éperon Tournier. Tandis que Céline fini de recracher les morceaux je leur annonce que nous sommes seuls au refuge et que nous n'avons croisé
qu'une cordée de 3 sur Midi Plan. Ils repartent vers l'hélico, qui repart aussi sec vers la
vallée,nous nous retrovons seul. Jeff nous a rejoint en pagne ! La scène est étonnante. Céline
ravale les derniers morceaux de son ex dernier repas (bon appétit si vous êtes à table) et Jeff lance un "Ca va mieux ?" du plus bel effet ( il sait parler aux femmes Jeff !) .
Bref, endormissement deux le retour, Méthode américaine, MP3 Dodo.
Natation synchronisée 2 La vengeance !
Et le lendemain matin, réveil 5 heures. Ca n'est pas la motivation des grands jours. Chacun émerge, grignote une barre, deux pour ceux qui en ont les moyens. But du jeux du jour : Remonter au col du Midi faire une goulotte et rejoindre l'aiguille du Midi avant la dernière benne. Le temps est gris. Nous rechaussons nos chaussures humides après ce petit déjeuner frugal et en route pour l'aventure ! Les pieds sont frais ! C'est parti vers 6 heures 10. décollage. Aucun regèle nocturne, on brasse, ça commence bien. Jeff et Céline font une pause "eau" au passage d'une cascade, nous passons devant. Je trace. Je surveille les vilains séracs qui surplombent la trace. Tout à coup, gros bruit, un rocher est parti, je lève les yeux pour voir où il va tomber. Sur Catherine ! J'avance en avalant la corde, elle court vers moi, Je vois que ça va passer, mais 30 secondes plus tôt nous étions pîle dessous ! (enfin Catherine, il vaut mieux l'avoir en photo qu'encordée, c'est un peu miss poisse : une crevasse, c'est pour elle, une chute de pierre, c'est pour elle ! une rimaye a percer, c'est pour elle !)
Bref, remis de nos émotions, nous repartons. Je brasse un coup le pied tient en surface, un autre il s'enfonce, parfois profondément. Je n'ai, comme souvent le matin pas la caisse, alors qu'en Jeff me propose de passer devant, je laisse mon orgueil de coté et lui laisse faire cette tache ingrate ! Derrière, c'est beaucoup plus reposant ! Scounch scrounch font les crampons dans la neige à peine durcie par le mauvais regèl. Un coup je m'enfonce, un coup je reste en surface. Je regrette de ne pas avoir les skis ! Moi qui aime les départs matinaux tranquille où l'on peut dormir dans la trace, je suis servi. Je chantonne quelques airs d'opéra. Plus on monte, plus ca a regelé et plus on marche facilement, tant mieux. Catherine réclame une pause, elle sait y faire avec Jeff, elle menace de tomber dans les pommes en cas de "non pause "! . Et l'autre s'execute, sans sourciller. L'avantage, c'est que s'il y pause pour Catherine, il y a pause pour moi, et je pique un petit sieston un peu frais (la neige, ça refroidi son homme !)
Nous passons au bout de vallée blanche et par un mouvement enveloppant, revenons vers l'aiguille du Midi. Dernière pause, il est midi, nous mangeons nos dernières barres, il en restait. Il est trop tard pour aller tenter une goulotte nosu décidons de rentrer direct Nous remontons au col du Midi ou un groupe fait des exercices de mouflages au bord d'énormes crevasses. Voilà l'arête, Catherine veut faire une dernirère pause, nous nous réencordons court et voici l'arête finale, je suis canardé par les flashs (un classique à l'aiguille du midi) et voilà la grotte de glace il est 13 h 10. Quelques minutes plus tard, Céline et Jeff arrivent.
nous filons vers la benne où il y a une énorme queue. Ca bouchonne et je vais passer mon après midi dans les bouchons : presque 2 heures la voiture à l'arrêt sur l'autoroute en Suisse du fait d'un accident, et la sortie se fera en remontant l'autoroute à contresens.... Bouchon bouchon... Enfin bref, je suis bien rentré (un peu lentement) après ces deux belles journées de montagne !
Photo
L'album photo complet est ici - diaporama Midi Plan
Départ de l'aiguille du Midi - au loin l'aiguille du Plan
Devant le Dôme du Gouter
Après la descente, ça remonte !
Devant le Rognon du Plan et son couloir d'accès
Cordée sur le Rognon du Plan
vers le col du Plan
Dans le couloir obscure du Rognon du Plan
sortie du couloir
Le Rognon du Plan
Vue du sommet : au loin l'aiguille du Midi et le Mont blanc
Coucher de soleil sur la Tour Ronde depuis le refuge
L'aiguille Verte un peu bouchée au lever du soleil
Céline, dernière pause avant l'aiguille du Midi
Vidéo
Les vidéos d'Apoutsiak
Afin de créer un peu plus de lisibilité, je viens de séparer la catégorie vidéo en 2 catégories distinctes
Les vidéos d'apoutsiak : qui proviennent de ma production personelle
et Mountains around the world, vidéo péchée sur le web, dont je ne suis pas l'auteur !
Dans la catégories les vidéos d'Apoutsiak :
Le Grand Paradis 4061 m ski de rando Mai 2010
Aiguille Verte 4122 m couloir Couturier Avril 2010
Tour Ronde 3792 m Couloir Gervasutti Avril 2010
Goulotte Mitsunori Shigi - Comba Maudite Avril 2010
Pointe de Chalune - ski de rando - Février 2010
Tête de
Bostan - ski de rando - Février 2010
Le ZinalRothorn 4221 m Rothorngratt - Octobre 2009
Le Mönch 4107 m Septembre 2009
Le Mont Blanc 4810 m Juin 2009
Eperon Migot aiguille du Chardonnet Juin 2009
But au Dolent par l'arête Gallet tentative n° 5 - Juin 2009
Traversée du Grand Combin - Combin de Valsorey - Juin 2009
Ski de rando : traversée Wildhorn - Wildstrubel - Avril 2009
Raid sur le glacier d'Aletsch : Gross Hinter Fiescherhorn Avril 2009
Ski de rando : Dômes de Miage - Armancette - Mars 2009
Wildhorn - Mars 2009
Chasseron ( Jura) en raquettes et ski de rando ( Jura ) Décembre 2008 Janvier 2009
Mont Suchet en raquette à neige Février 2009
Blanc de Moming 3638 m - Octobre 2008
Mammouth (traversée) 3219 m Octobre 2008
Traversée des pointes Lachenal 3613 m Septembre 2008
Aiguille du Midi - arête des Cosmiques 3842 m Septembre 2008
Goulotte Vogler Face Nord Aiguille du Midi Janvier 2005
Arête Gallet Mont Dolent - Victoire et Buts en tous genres (2007-2009)
Lex Blanche Face Nord Ouest - Juillet 2008
Dômes de Miage couloir Est - Juillet 2008
Face Nord de l'aiguille de Tré la Tête - Juillet 2008
Grande Lui - Mai 2008
Aiguille du Tour couloir de la Brêche - Mai 2008
Col du Chardonnet - Mai 2008
Petite Aiguille Verte - Août 2007
Weissmies Strahlhorn Fluchthorn Allalinhorn - Juin 2007
Dômes de Miage - Traversée - Juin 2007
Calotte des Agneaux couloir Barbey - mai 2007
Aiguille d'Argentière - Couloir en Y Avril 2007
Aiguille Verte - Couloir Whymper - Avril 2007
Vidéo : ski de rando au Grand Paradis - 4061 m
Ski de rando : Aiguilles Crochues - col du Dard 2834 m
Ou l'histoire du gars qui pensait que le téléphérique de la Flégère etait encore ouver le 9 Mai !
Attention, cet itinéraire est hyper avalancheux et un peu engagé surtout en début de saison et par mauvaises conditions (consulter le BRA et étudier attentivement l'itinéraire !)
Plus que du ski de rando, c'est plsu une aventure en montagne : beaucoup de portage, peu de descente, beaucoup de pousse bâtons, de montagne à chamois et un peu de galère...
Topo
Soit partir de la Flégère et de l'Index et rejoindre le refuge du lac Blanc
Soit, si le téléphérique est fermé, partir de Tré le Champ 1417 m
De Tré le Champ Prendre le sentier d'été our du Mont Blanc et passer sous l'aiguillette d'Argentière (enneigé, passage délicat pour sortir du couloir neigeux.
S'en suit une série d'échelles avant un nouvaeu grand névé. En haut du névé, retrouver des échelles enneigées (merdique) et rejoindre la Tête aux Vent Passer au dessus des lacs des Chézerys et rejoindre le refuge du lac Blanc (attention, l'hiver, il y a juste un local de secour avec table chaise et téléphone secours mais rien pour dormir)
Contourner le lac Blanc par la droite (rive gauche) (avalanches...) et remonter le vallon en direction du col du Belvédère.
Tourner direction Ouest en direction du col des Dards ou pousser vers l'aiguille Crochue 2834 m.
Descente :
Redescendre jusqu'au point 2498 m et prendre à flanc afin de contourner les lacs des Chézerys par le Nord (avalancheux !) Rejoindre le cairn 2053 m au lieu dit les Deviets et prendre la combe à flanc qui passe par les points 2053 m et 1945 m sortir en visant le sentier du Tour du Mont Blanc vers 1800 1900 m (la fin peut être délicate. Redescendre par le sentier (avalancheux ) vers le col des Montets (1430 m) et Tré le Champ 1417 m
Carto - fichier GPS au format GPX
Fichier GPS au format GPX Aiguilles Crochues
Attention, ce topo GPS ne passe qu'à une certaine époque de l'année , dans des conditions de neige et d'avalanche optimale !
Dénivelé : 1560 m 7 h 45
Récit
Premier jour de vacances, météo de mouise depuis une semaine, je décide d'aller me chauffer du côté de l'Aiguille du Dard, depuis la Flégère et l'Index, ça ne devrait pas me prendre trop de temps...
Bref, je pars tranquille de la maison et j'arrive vers 10 heures au pied du téléphérique qui est, ô surprise, fermé !
Je vois dans une autre voiture un gars qui observe mon désarroi... Que faier, je consulte la carte et rapidement, l'idée se fait, je garde l'onbjectif, en partant du bas. Je remonte vers le col des Montets et me gare à Tré le Champ. Je fais mon sac et je pars vers 11 heures. Le temps est gris menaçant, pas agréable du tout, mais, un avantage, pas trop chaud !!!
Je remonte le sentier ski sur le sac et GPS en bandoulière, faisant le point panneau après panneau. Assez vite un peu de neige inskiable rend le sentier un peu délicat, mais sans plus. J'arrive dans le brouilalrd à l'aiguillette d'Argentière. Derrière celle ci, ça se corse, un petit couloir, une échelle à moitié sous la neige et un bout de névé mou qui parraît peu solide. Mes grandes jambes ( et oui, le petit alpiniste a des grandes jambes, ça vous en bouche un coin !) font fit de la difficulté, je passe mais je n'étais pas fier avant la difficulté. Je remonte les passages suivant déneigés donc facile jusqu'à un grand névé e un nouvau passage peu sympatique. Le soleil perce par moment le ciel gris. Je chausse enfin les skis vers 2100 m. Il fait presque beau avant un nouveau retour des nuages. Je contourne par la droite l'accès au refug qui me parrait craignos. Petite descente, et me voilà au refuge, temps gris, je décide de faire une pause et de voir si, si necessaire je peux y dormir. Déception, sur la porte, c'est précisé que ça n'est qu'un abrit de secours, et dedans, il n'y a que des tables, des chaises et une radio PGHM ! Pas de couverture donc pas de nuit ici !
Je grignote et repars, le contournement du lac, enneigé est un joli passage impresionnant. Puis c'est un long vallon tranquille. Je trace dans 30 à 50 cm de poudreuse un peu lourde, en pensant au wildhorn que nous avions tenté avec Steh et Jean-Michel l'année dernirèe, les 60 cm de poudreuse avaient eu raison de notre volonté d'atteindre le refuge ! Là, je suis seul, mais ça se trace. Le soleil n'est pas loin mais il fait gris. Je fais quelques points GPS. Je louvoie dans des pentes évitant les passages raides. J'arrive sous le sommet... alors, sommet ou aps sommet, la visibilité est réduite, mais je sens que les pentes d'accès à l'aiguille du Dard sont plus raides que celles du col. Allons y pour le col. Et hop m'y voici. De là, tentation, aller au sommet par l'arête. Je commence l'ascension mais une petite voix me dit de renoncer (je sais, c'est moins classe ) ! ( ch'ui comme Jeanne d'Arc, j'entends des voix, mais elle ne m'annoncent pas d'aller voir Charles VII, juste de rebrousser chemin car le passage semble être verglacé et je suis seul, sans crampons et dans une météo de mouise) Je redescends donc de ma tentative et me prépare dans el froid pour la descente. Jour Blanc. Désagréable pour enchainer les virages. Je prends poru repère ma trace et la suit plus ou moins, la gardant en visuel. Je décide d'éviter de descendre au refuge et ainsi d'éviter la remontée au dessus de celui ci. Donc, à flanc, pousse bâton. Je sors du brouillard pour une séance temps gris. Je fais une pause au dessus des lacs des Chézerys, je donne à Sandrine ma position et Matthieu m'annonce qu'il renonce pour le Grand Paradis. Avant même qu'il raccroche, une énorme bruit de tonnerre vient de la Verte, je me demande comment il a fait pour ne pas l'entendre ! De toute façon, comme le dit si bien le capitaine Haddock, il est très dangereux de téléphoner pendant un orage !
Bref, petit coup de stress, le refuge n'est pas loin ( tout est relatif : 20 à 30 minutes tout de même) il faut speeder, je décide de descendre sans y passer. La neige, puis le grésil s'y mettent. Seuls 5 coups de tonnerre vont m'inquiéter. Je continue à flanc au dessus des lacs, mais je finis par me fourvoyer, déchaussage, passage à chamois, rechaussage. Je vise le cairn, sur la carte etle GPS, trop facile. Pour la suite, l'objectif est classique : skier le plus bas possible, une belle come part à flanc en dessous du sentier, je décide de la tenter, on verra bien pour rejoindre le sentier. Ca passe... Je gagne en distance. Malheureusement à quelques encablures du sentier il faut déchausser. Et là, c'est dales mouillées, névés détrempés où l'on s'enfonce et petis épineux accrochés à la montagne...
Bref, terrain d'aventure mais pas escalade : rando. Skis sur le sac, je travers allant d'une dale à un névé raide (mais pas trop, je les évite les passages trop raide) puis je traverse les épineux en m'accrochant aux grosses branches. Voilà une vieille trace, je la rejoins, ensuite c'est un peu plus facile. Il suffit de descendre en suivant le sentier et les nombreuses coulées d'avalanche qui le traversent. Il pleut à torrent. Ma nouvelle Goretex est parfaite mais l'ambiance n'est pas au bronzage et à la farniente. Je bifurque avant le col des Montets en direction de Tré les Champs. Voilà enfin ma voiture. Il tombe des cordes, je pénètre dans l'habitacle en évitnat de tout tremper, ambiance humide et buée garantie. Je descends au gîte sécher homme et materiel avant la tentative sur le Grand Paradis
Belle journée aventureuse dans une météo disgracieuse.
Photos
L'Aiguillette d'Argentière
C'est pas le GRAND beau !
Le refuge du lac Blanc
Vue sur le refuge et un rayon de soleil...
Ski de rando : Grand Paradis 4061 m
Un joli hold up :
La montagne à moi tout seul, ambiance !
Topo
Montée au refuge Victor Emmanuel : De Pont, tout au fond du Valasavarenche, pousuivre au Sud (à plat) jusqu'à un batiment assez long. Le sentier remonte en rive gauche du torrent (lacets secs !) puis sort de la forêt (avalancheux) Poursuivre en suivant les piquets et rejoindre le refuge par un mouvement enveloppant de la droite vers la gauche !
Grand Paradis
Partir au Nord du refuge pour contourner l'éperon Rocheux, et remonter au mieux les pentes qui mène au Glacier du
Grand Paradis. Remonter à les pentes à droite (Sud) du Schiena d'Asino Poursuivre Sud en direction du Bec de Moncorve et se diriger vers le col à sa gauche. Remonter les pentes à l'Est puis
se diriger vers le sommet Nord. Passer au mieux la rimaye (une rimate se passe toujours au mieux) et rejoindre l'antécîme. Poser les skis et chausser les crampons et par quelques pas d'escalade
(I et II) rejoindre le sommet et sa vierge 4061 m. Le dernier pas avant le sommet est assez expo ! Pour info : le vrai sommet se situe un peu plus loin ( 15 minutes d'escalade environ d'après le
topo !)
Récit
Petit un historique. Matthieu m'avait gentiment proposé de se joindre à eux ( lui et l'autre Matthieu) et avait accepté d'envisager d'aller gravir la face Nord du Grand Paradis (leur projet initial etait la voie normale...) Finalament, la météo hyper pourrie de ces derniers jours nous laissait esperer seulement la voie normale... Et sur les pentes de la pointe du Dard, il m'apprend qu'il renonce à partir, trop de risque de prender un but. Je redescends tout en réfléchissant. Rentrer à Gy ou tenter un sommet. Je finis par me décidée, appeler le refuge Victorio Emmanuel, en cette saison il doit y avoir du monde ....
Dans l'humidité de ma voiture, après avoir contacter SAndrine pour récupérer le numéro, je contacte le refuge. Et Je me décide de tenter le coup, au pire , ça m'occupera ! Les fenêtres météos se situent le matin si elles existent !
Je file me ravitailler et dormir au gîta avant de basculer sur l'Italie.
Réveil tranquille et départ pour Pont, que je rejoins vers 9 heures. Préparation et départ sous le soleil. Je chausse assez vite dans le sentier pour déchausser 150 m plus haut. Un peu de portage, un chamois qui siffel en nazillant, je rechausse les skis. Grosse chaleur, et grosse suée associée... Petite pause au bout d'une heure 30. Je repars en suivant la trace un peu raide pour moi, les Italiens traceraient ils comme les Suisses ? Le Brouillard m'englobe, puis il se met à grésiler, je remets des couches de polaires... Je trouve le refuge au GPS en tombant dessus, Le lac de Moncorve où nous nous etions baigné il y a 20 ans est gelé !
Ca n'est pas l'effervescence au refuge, le gardien vient me saluer. Je m'organise, il est midi, je pique nique, fait secher mes affaires, et me fait une après midi sieste bouquin dotn j'ai le secret...
Le tremps est gris maussade mais le soir, le Ciarforon se dégage.
Je passe une nuit sereine dans ce refuge prévu poru 200 personnes où je suis seul !
Le lendemain matin, réveil 5 heures, départ, 5 h 40. C'est le Grand beau, même si on devine déjà qu'au loin, ça ne va pas durer ! Je regrette presque de ne pas être parti une heure plus tôt ! Je me remémore notre première ascension, Arnaud etait devant, sa puissante frontale navigait judicieusement de cairn en cairn dans ce pierrier infâm, l'hiver tout est plus simple, les pentes sont douces, il suffit de viser le glacier !
Je me remémore les consignes des gardiens, il faut rester à droite dans les deux passages raides. Je m'execute à l'approche du glacier. Je retrouve une vieille trace. Je trace dessus, elle me sert de repaire. Tout va bien, je surveille la mtéo, quelques sommets sont couverts de nuages au loin. Quelques petits nuages viennent lecher le sommet ud Grand Paradis. Après la première partie raide, c'est plat (ou presque) Je rejoins le deuxième passage expo ("toujours à droite") Je monte par les rochers, c'est raide, mais ça passe. voilà le Bec de Moncorve en objectif. J'avais fait une magnifique photo à l'époque, avec une cordée de 4 sur l'arête au lever du soleil juste à leur droite le Bec de Moncorve. Ca monte tranquille avant un dernier coup de cul. Voilà la rimaye, obstacle final. Je suis la trace qui passe à gauche dans une zone "saine" puis remonte à droite au dessus avant de rejoindre l'antécîme. Je déchausse. Crampons piolet et c'est parti pour l'escalade finale. Tout se passe bien, je dois tracers dans 30 à 40 cm de poudreuse, il faut parfois dégaer les prises. Passage un peu expo avant le sommet et voilà la vierge. Quelques photos, le bonheur de se trouver là alors que le but etait totut de même beaucoup plus probable. Je redescends aux skis. D'abord je skie cette excelletne poudreuse qui petit à petit devient croutée. Mais croute skiable. Je contourne la partie "mixte" en skiant la pente juste à droite. et rapido je me retrouve sous le glacier. Le reste est en neige dure jusqu'au refuge. Le gardien vient me saluer, nous discutons. Il me conseile de partir pour rejoindre une combe bien au Sud, 20 personnes sont passées par là il y a deux jours, ça devrait être totu simple de suivre leur trave, il faut juste remonter 3/4 d'heure. Je suis convaincu, et je repars vers 11 heures. Le temps a tourné, le soleil a fait place aux nuages et un léger brouillard menace... Je remonte vers le pied du Ciarforon dans les temps prévu par le gardien ( 40 minutes...) j'enlève les peaux, et le jour blanc m'accueille pour la traversée à flanc suivi des traces... Galère : je ne vois ni le relief ni les traces correctement . Je passe un sommet (Bec de monciaire) puis deux puis trois. Je vois les traces par moment. Je crois que c'est fini voilà la combe, mais en fait ue dernirèe morraine bien raide me barre la route. Les traces du groupe ont l'air bien merdique. Des éboulis sont tombés de la morraine. Je décide de remonter cette morraine pour passer au pied de la montagne et de l'éperon comme conseillé par le gardien. Je prends les skis à la main et c'est en m'enfonçant jusqu'aux cuisses que je rejoins l'endroit... Galère. Le jour Blanc est toujourslà, je rechausse, descente à flanc dans ce passage raide? Dérapage. Voilà la combe puis plus loin les traces et enfin le soleil. fini le jour Blanc et ses galères, je finis à fond. Un peu de ski caillou pour descendre au plus bas. Puis je marche . Je retrouve un des gardiens en bas. Nous discuttons et je rejoins ma voiture où j'apprendrais que le stage du CAF auquel je devais participer est annulé dommage, la face Nord de la grande Casse et la traversée de l'aiguille de la vanoise etait au programme !
carto Fichier GPS
Fichier GPS du Grand Paradis au format GPX
Il manque juste un petit bout de la variante descente du refuge, le GPS s'est éteint...
Dénivelé :
Montée à Victor Emmanuel II : 760 m 2 h 26
Sommet : 1335 m 4 h 41
Variante : 300 m de montée et 1065 m de descente 2 h 26
2ème jour, total : 1635 m + et 2400 m de descente !
Photo
Départ du Parking
Chamois vindicatif
Le refuge Victor Emmanuel II
Au coucher du soleil, tout se dégage
Départ 5 h 40, à droite, le refuge
Lever de soelil sur le Val d'Aoste
Le Ciarforon
Au Sud
Au sommet, la vierge à barbiche givrée
Vue du sommet
Autoportrait
L'arête finale
Le Crux ?
Descente
Le Bec de Moncorve
Wizzzzzzzzz
Jour Blanc pour le retour à Pont
2ème autoportrait de la journée, presque au parking de
Pont
Vidéo
Alpinisme : Semaine à Chamonix Avril 2010
19 au 25 Avril
L'ensemble des liens et des vidéo dans la semaine...
J 1 - Lundi - Rosablanche depuis Siviez (Valais)
J2 -Mardi - Téléphérique et nuit dans la station de téléphérique des grands montets
J3 -Mercredi
AiguilleVerte couloir Couturier but
Goulotte Mitsunori Shigi - calotte de la Brenva
Montée et nuit au bivouac de la Fourche
J4 - Jeudi - Tour Ronde par le couloir Gervasutti
Descente de la vallée Blanche, retour à Chamonix à pied !
J5 - Vendredi : Traversée col des Aiguilles Crochues - col de Bérard
Chamonix Vallorcine par les Aiguilles Rouges
J 6 - Samedi : Aiguille Verte , couloir Couturier, descente par le Whymper
Nuit au couvercle
J7 - Dimanche : Couvercle Montenvers par le glacier de Leschaux
Vidéo : Calotte de la Brenva - Goulotte Mitsunori Shigi
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Semaine chamoniarde :
Tentative sur la Verte Nuit à la fourche
Tour Ronde, couloir Gervasutti Vallée Blanche
Traversée des Aiguilles Crochues
Aiguille Verte couloir Couturier - descente par le Whymper
Les vidéos sont inclues dans
les articles
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Vidéo : Tour Ronde - Couloir Gervasutti
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Semaine chamoniarde :
Tentative sur la Verte Nuit à la fourche
Tour Ronde, couloir Gervasutti Vallée Blanche
Traversée des Aiguilles Crochues
Aiguille Verte couloir Couturier - descente par le Whymper
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Vidéo : Aiguille Verte 4122 m -Couloir Couturier
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Semaine chamoniarde :
Tentative sur la Verte Nuit à la fourche
Tour Ronde, couloir Gervasutti Vallée Blanche
Traversée des Aiguilles Crochues
Aiguille Verte couloir Couturier - descente par le Whymper
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Alpinisme : Aiguille Verte 4122 m - couloir Couturier
LA Montagne !
S'il y a une monatgne à gravir dans la vie, c'est celle ci !!!
4122 m
1000 m D IV
Vidéo en bas de l'article !
Topo :
De la gare de téléphérique des Grands Montets, descendre la piste qui part au Nord sur 50 m, longer les faces Nord en passant sous le couloir Chevallier, la Tête Carré, le couloir Cordier ( ne pas trainer, séracs) et rejoindre en remettant les peaux la rimaye du coulor Couturier.
Skis sur le sac, remonter le couloir et sortir sur la calotte à droite avant de rejoindre le sommet.
Descente : Rejoindre le col de l'aiguille Verte entre le sommet et l'Aiguille de la Grande Rocheuse
De là, enchainer les rappels (en rive gauche) Je crois que le topo annonce 19 rappels, il me semble qu'on en a tiré beauxoup moins ! Corde de 2 X 60 souhaitable. Tirer en permanence plus à gauche pour se retrouver au sommet des goulottes. Le passage de Rimaye est specataculaire. Remettre les skis (les meilleurs skieront le couloir Whymper) et descendre le refuge du Couvercle en restant à proximité des Contreforts du Moine (crevasses)
Carto Fichier GPS
Fichier GPS au format GPX Aiguille verte couloir Couturier Whymper
1110 m de déniv +
Récit :
Après un but en début de semaine, nous revoici avec pour objectif, l'aiguille Verte...
6 h du mat, je suis déjà réveillé ( et oui, une semaine de montagne et on se lève de bonne heure naturellement !) Nous nous préparons tranquillement, avant de partir à Argentière et passer à la boulangerie pour déjeuner. Parking des grands Montets, il y a déjà du monde, mais nous sommes efficaces et dans les premiers de la queue pour les billets. Malheureusement pour nous, des alpinistes ont déjà leur billet et shunte cette queue... Enfin la caissière mal lunée ouvre son estanco, nous prenons les billets et ô malheur, il y a déjà plein de monde dans la queue pour la première benne. Mon sang ne fait qu'un tour, il faut sauver la course, et je m'inserre dans la file en une position qui me garantie, je pense la première benne... ( Bref, pas en bout de queue... J'ai honte, mais les autres, ils partaient pour Chamonix-Zermatt alors la première ou la deuxième benne, ça ne leur changeait pas grand chose !)
Quant tout à coup nous retrouvons Catherine qui part faire le passage d'Argentière et le Col du Tour Noir puis les champions du monde de But : Steph et Matthieu. Nous papotons, et Matthieu conclue : "Les 200 derniers mètres m'ont paru très longs !" Ils partent chercher leur billet avec pour objectif le col du Passon.
Une Benne - Lognan
Une Benne - les grands Montets. 9 h 00
Descente des escaliers mise en place des skis, et c'est parti. Passage sous les séracs du Cordier... rapido... Une cordée se dirige déjà vers la Verte. Nous mettons les peaux, en regardant derrière combien ont eu la même idée
Une cordée me rejoint. Jeff part devant, à fond, et je prends un petit rythme, il fait déjà chaud et je n'ai qu'une carline et ma polaire sur le dos. Je sens que Jeff veut se retrouver devant dans la voie...
Voilà la rimaye, il faut chausser les crampons. Je bois, je grignotte une barre, et hop en position montagne. Je parle à un Français en Anglais ( par habitude, il y a tellement d'étrangers dans ce massif ... Note : cette phrase n'est pas à prendre au premier degré !, je pensais que c'etait un italien et je ne parle pas l'Italien. ) Nous remontons à la rimaye. qui est quand même bien ouverte et en neige friable. Une cordée passe, puis Jeff se lance, un bloc de neige bascule dans la rimaye, mais Jeff s'élève, c'est mon tour. J'ancre les piolets le plus loin possible, puis m'élève, ça passe. Et c'est parti pour 1000 m à 50 °... Le soleil est bien là, des spins drift dévalent la face. La Verte vie. Un peu trop... quelques glaçons dévallent les pentes. Ils filent à vive allure et sifflent aux oreilles. Je monte régulièrement, la forme est là, tant mieux. Un alpiniste en solo nous dépasse. Nous arrivons à un passage en glace. Des morceaux de glacent continuent de dévaler la pente, ça siffle, je me demande quelle est là probabilité de s'en prendre un. Sans avoir le temps de terminer le calcule, je m'en prends une dans le casque ! puis plus tard dans le bras. Jeff repars pour cette portion de 60 m en glace grise. J'ai pour mission de ne pas perdre de broches ! Ca passe tout seul. Un gos bloc rocheux stresse l'ensemble des cordées dans sa chute, 2 italiens en contrebas ont dû avaoir une belle frousse. J'aspire de mes voeux le moment où on ne sera plus sur l'autoroute des objets volants de la Verte, protégés par les rochers et rive droite. Jeff fait un relai, les Italiens nous rejoignent, et je tape un brin de causette. Les cordées sont maitenant bien espacées (on s'est fait dépassé au relais !), et il est plus agréable de grimper. Courte traversee sous la glace et j'exige une pause. Je me fais engueler par l'Ayatollah, je mets trop de temps à macher mes barres de céréales ! Nous repartons. C'est un peu monotone mais j'essaie de profiter de chaque instant, je suis dans ce mythique couloir. Jeff ralentit, et je me demande si ça baisse de régime est dûe à une méforme ou à une adaptation de son rythme à mon rythme. Question sans réponse ! Nous partons sur la droite rejoindre la calotte, la vue change et la pente diminue ( on peut se tenir debout). Et Jeff fait une nouvelle pause ! alors que le sommet est en vue, quelle générosité !
Plus que 50 m, et ça passe, enfin le sommet. Toujours aussi beau avec une des plus belle vue des Alpes !!!
Nous retrouvons d'autres cordées avant d'attaquer la descente. d'abord la petite arête de neige qui permet de rejoindre le col puis la queue pour les rappels, au soleil ! C'est notre tour, les nuages montent, et assez rapidement nous nous retrouvons dans le brouillard. Jeff part devant, et je le rejoins à chaque rappel où Khomeiny me met la pression pour aller le plus vite possible. Vache dessus, vérification des pitons, sangles, mousquetonnage la corde ad oc à tirer.... En 2 h 30 nous sommes au pied, passage de la rimaye en rappel assez impressionant (je me prends une douche de neige). Puis nous chaussons les skis pour rejoindre le refuge du Couvercle, l'occasion de dépasser 3 cordées (2 à pieds et une en skis courts) qui galère dans la neige profonde !Voilà le refuge du Couvercle, il est 19 h 30. Jeff me rejoint. Nous entrons dans cet abri surchauffé (il fait au moins 40°C) et surbooké : nous serons une 30aine pour 22 places ! Le refuge est bondé, il y a du matos partout, des sacs, du matos pendu, des affaires mises à sechés, des casseroles bouent sur le poële.
Nous nous déshabillons et prenons notre repas du soir avec les deux jeunes de la Grande Rocheuse. Puis directions le dortoir où la température doit osciller entre 35 et 40 °C ! Je m'immisce entre deux personnes (ce qui etait prévu) l'une d'entre elle me fait bien comprendre son mécontentement ! Mes deux épaules touchent chacune d'entre elles, que puis je faire de mieux ?. Et là, je prends la décision de la soirée : Stilnox ND + boule quies et vive la nuit sereine. Rendez vous le le lendemain à 7 h !!! ( bon, ça n'es que la deuxième fois que je prenais du Stilnox, je ne le conseille pas, mais là, c'était situation extrême)
Le lendemain donc, le dortoir est presque vide quand je me réveille et j'entrevois Jeff en train de nettoyer le refuge , balai en main ! Nous déjeunons, Bref prend un sac de bouteilles de gaz tandis que j'emmène quelques bouteilles et quels quelques bouteilles de gaz dans mon sac. Le refuge esera toujours un peu moins crade après notre passage.
Jeff pars, nous traversons le glacier de Talèfre, et là, c'est le drame : Jeff se gaufre et le sac de bouteille de gaz explose dans la chute, et la douzaine de bouteilles de gaz part dans la pente verglacée ! Kim Jong Il est désorienté, lui, le seigneur des neiges, étoile d'or du Virage sauté, est tombé et a laissé échapé son butin !
Je propose " Bon, ben maintenant on n'a plus au'à jouer à la chasse aux oeufs !" J'en ramasse trois en haut du couloir, le reste nous attend sagement à la jonction avec le glacier de Leychaux ! Nous récupérons l'ensemble de la poubelle, et c'est parti pour la mer de glace au petit matin. Nous remontons au Montenvers par le chemin d'été (inutile d'aller cherchers les bennes fermées). Au Montenvers, l'ambiance est bonne, café coca, puis nous montons dans le train. Par la fenêtre je reconnais Bruno mon cousin et Catherine, nous discuttons pendant toute la descente et Bruno nous ramène en voiture à Argentière (merci !)
Et voilà pour cette belle journée
Merci à Kim Jong Il qui a conclue la course par cette phrase : " C'est une course à faire, mais c'est sans intérêt
!" Ca m'a vexé ! Je n'ai même pas osé lui dire ...
Photo :
10 heures : la Rimaye du Couturier
La même un peu (beaucoup) plus haut
Arrivée sur la Calotte de la Verte Jeff
Sur la calotte, au loin, le Grand Combin
Jeff à quelques encablures du sommet
Grandes Jorasses, Arêtes de Rochefort et Dent du Géant
Devant la Grande Rocheuse
Col des Jorasses et arête de Rochefort
D'un coté le Whymper , de l'autre, le
Couturier
Premier rappel, au col !
nième rappel, dans le brouillard
Sous la Rimaye : Grandes Jorasses et arêtes de
Rochefort
Le bien nommé (et bondé) refuge du
Couvercle
Le refuge du Couvercle avec au dessus à gauche, le bas du couloir Whymper
Vidéo
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Semaine chamoniarde :
Tentative sur la Verte Nuit à la fourche
Tour Ronde, couloir Gervasutti Vallée Blanche
Traversée des Aiguilles Crochues
Aiguille Verte couloir Couturier - descente par le Whymper
Les vidéos sont inclues dans
les articles
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ski de rando : Tour des Aiguilles Crochues - col des Crochues - Bérard
Une classique dans les Aiguilles Rouges en ski de rando
Dénivelé 500 m pour 1500 m de descente !
Topo :
Départ des Praz de Chamonix
Prendre le téléphérique de la Flégère puis celui de l'Index puis le tire fesse qui amène sous le point 2578 m
Remonter les pentes du col des Aiguilles Crochues à ski, les derniers mètres à pied (raide 40-45°) 2704 m
Poursuivre Nord Est à flanc et longer le galcier des DArds, l'aiguille du Belvédère et la pointe Alphonse Favre pour parvenir à la combe d'Envers Bérard vers le point 2288 m
Repeauter et rejoindre le col de Bérard (2460 m)
Descente : Descendre la Combe à bérard jusqu'à proximité du refuge de la Pierre à Bérard (on peut rester en rive droite) puis le vallon de Bérard, plat (pousse bâtons) Attention zone hyper propice aux grosses avalanches, consulter le BRA avant de partir !
Rester autant que possible rive droite de la rivière, passer le longde la cascade de Bérard et rejoindre le village du Buet
Carto fichier GPS
Fichier GPS au format GPX
dénivelé : 380 m +
1525 m descente
2 h 34
Récit :
Jour de repos dans cette belle semaine, que faire... Je passe à l'OHM, mon premier projet est d'aller faire l'arête Mettrier aux Dômes de Miage et de descendre soit par Armancette soit sur les conscrits. Malheureusement un coup de fil à la compagnie des guides de Saint Gervais m'indique que le refuge de Plan Glacier est toujours sous la neige, Beaucoup de neige !!!
Je demande aux sympathiques dames de l'OHM, les condiotns dans les Aiguilles rouges, consulte la carte affichée au mur, et me décide pour le Tour des Aiguilles Crochues. Je file au Super U acheter un peu de bouffe et la carte, et fil au téléphérique de Planpraz ! A la caisse, après avoir hésiét, la caissière me fait remarquer que ça n'est pas le bon départ mais que je peux rejoindre l'Index. Rapide calcule, ça doit passer. et Je file téléphérique, descnte, télésiège, descente, nouvau téléphérique, nouvelle descente... et e parvins à l'Index, un télésiège m'emmène au sommet, et un téléski non inscrit sur la carte me fait gagner 100 m.
Je m'équipe et pars, premier mètre à ski, bien tracé, il a fait gris et la trace n'est pas en glace. Je monte à mon rythme au milieu d'autres randonneurs. La fin necessite de mettre les skis sur le sac pour 50 m , l'occasion de tester mon piolet cora nanotech, super léger !!!et dans la neige ,ça va impecc ( et il ne pèse rien sur le sac 250 g - merci Steph pour le conseil d'achat !)
Bref, je me retrouve au col des Crochues, je pique nique rapido et me lance dans la grande traversée à flanc, pas hyper intéressante skiement parlant ! et je repeaute pour rejoindre rapidement le col de Bérard ( il n'y a pas 1/4 d'heure de montée !!!)
Je retrouve deux randonneurs croisés aux Crochues. Je grignote et bois mon Coca judicieusement monté dans le sac ! Appréciable. Je me lance alors dans la descente sous le Buet. Passage au loin du refuge de la Pierre à Bérard ( bien à droite en fait) et long plat où les coulées d'avalanche sont impressionantes dans le vallon à Bérard ! Les traces restent en rive droite , un peu de ski combat en forêt, un passage en glace un peu merdique : traces de deux skis en glace, paroi en glace au dessus de la rivière sur 4 - 5 m !
Je parviens à la cascade sous laquelle on déchausse. Reste 10 minutes skis sur le sac et voilà le village du Buet ! Le train arrive, je cours vers la gare, il s'arête 20 secondes et ... repart, en dépit de mon sprint je ne peux que contacter mon échec, le train est reparti sans moi, et le prochain est dans 2 heures. Je décide de faire du stop, et ça marche : 2 voitures, deux randonneurs puis un Guide du Verdon et je me retrouve à Cham, je traverser la capitale de l'alpinisme à pied, gérant au téléphone la journée du lendemain : Jeff nous a prévu l'Aiguille Verte par le Couturier
A suivre Donc !
Photo
Au dessus de l'Index, vue sur l'Aiguille Verte la mer de Glace, et les grandes Jorasses
Vue du repeautage, le col des Aiguilles Crochues à
droite
Le Vallon à Bérard
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Semaine chamoniarde :
Tentative sur la Verte Nuit à la fourche
Tour Ronde, couloir Gervasutti Vallée Blanche
Traversée des Aiguilles Crochues
Aiguille Verte couloir Couturier - descente par le Whymper
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