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Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

Alpinisme - Dent d'Herens - 4171 m

Apoutsiak — � alpinisme, 4000, Les 100 plus belles, Anne, Valais

Encore un hold up estival. Le GPS nous a ramené dans le bon chemin, notre sens de l'orientation a fait le reste. Refuge bondé au départ avec le même objectif que nous, nous fumes les seuls au sommet !

 

P1090600Dent d'Herens face Nord, vue de la Dent Blanche

 

 

 

 

Topo

 

Refuge Aosta

 

La montée est annoncée en 4-5 heures, la descente est longue aussi (c'est plat !) 14 km aller !

 

Du barrage de Place Moulin (1920 m env) suivre la piste qui longe la rive droite du lac des Places de Moulin, rejoindre Par Raye et son refuge (de Praraué (2010 m). Poursuivre le long du torrent Buthier (belles cascades) et passer devant l'arbre Magnfique (plus de500 ans) Vers 2200 m ça monte enfin pour erjoindre une sorte de Delata à 2400 m par des dales équipées (balisage - cairn), balisage, rejoindre le refuge Aosta 2781 m

 

Dent d'Herens


Du refuge , descendre sous le refuge 50 m (sentier) et rejoindr le pied de la morraine. Remonter la morraine (cairns) puis sentier jusqu'au glacier sous la tête de valpelline (3000 m ) chausser les crampons et remonter au mieux le glacier passer sous le Tiefmatenjoch. Sur le glacier des Grandes Murailles, opérer un grand mouvement enveloppant en gros droite gauche en direction de l'épaule de la Dent d'Herens et obliquer vers 3700 m en direction de la petite facette Ouest. Passer la rimaye au mieux et rejoindre à gauche l'éperon rocheux à gauche du couloir (cairn) ( ne pas s'élever dans le couloir) Remonter les pentes de mauvais rocher (très mauvais rocher) et rejoindre l'arête Ouest. De là par la pente de neige puis du rocher de bonne qualité (équipé de broches scellées tous les 20 m, rejoindre l'antécîme puis par des rochers aériens mais solides, le sommet. 4171 m

 

Descente


par le même itinéraire, possibilité de faire un rappel dans en haut de la facette en rocher pourri !

 

Topo, carto, fichier GPS


 

 

Dent d'Herens fichier GPS au format GPX

 

Récit

 

Mon frère, Thib, fait de la montagne tous les 4 ans. Et oui, il habite en Guadeloupe, ne passe en France que tous les 2 ans, et ne gravi les cîmes des alpes qu'une fois sur deux...

J'avais un cahier des charges précis : une course technique mais courte et oui, la dernière fois nous avions fait la petite Verte, il voulait rester dans le thème... Et j'avais ce qu'il lui fallait : la Dent d'Herens, technique... mais pas court. Je voulais me faire plaisir...

Thib parraissait un peu inquiet de la durée de la course, mais étant donné que j'étais le chef, il n'avait qu'un avis consultatif et non décisionnel à donner.

Nous récupérions Anne au train au Fayet et l'équipe de 3 partaient à l'assaut de cette géante à cheval entre le valais et le Val d'Aoste.

 

Les virages de la Valpelline avalé ainsi que le pique nique au bord du parking, nous attaquons le long plat le long du lac des Places de Moulin.L'ambiance est bonne, nous regrettons les VTT que j'avais commandé à Thib... trop compliqué. C'est plat, et ça aurait bien roulé !

Bref nous passons par le refuge de Prarayé, puis l'arbre Magnifique, puis les cascades se font admirer. Nous opérons une judicieuse pause, puis repartons. Thib est lopin devant, Anne un peu derrière, et je joue les capitaines Haddock loin derrière (voir Tintin au Tibet). Je les vois gambader loin devant.

Nous parvenons au delta 200 mètres sous le refuge. regroupement général et je repasse devant pour maitriser mes troupes. Quelques pas rocheux avec cable et voilà le refuge avec quatre tête de Maures, j'apprendrais plus tard que le gardien aime la Sardaigne.

 

Thib est heureux ça va être la première fois  qu'il prend la demi pension, ses papilles gustatives sont en émoi... Il bave !

Je monte bouquiner et m'endors j'ai pourtant essayer d'éviter mes impossible de résister. Un guide fort sympatique aide Anne a réparer ses crampons, il nous a donné une belle leçobn d'humanité. Malheureusement, je n'ai pas eu la présence d'esprit de prendre ses coordonnées. Nous discutons et voilà le repas.

 

Thib est pressé de déguster les mets. Et hop, les couverts (en plastique) arrivent... Déception, discussion sur l'écologie, "De la place de l'homme dans cet environement", du coût de retraitement des déchets...  Puis le repas, Anne râle de l'absence de rabe et des portions congrues. Thib lance "c'est comme à la cantine !" Bref, tournée de déception générale ! Et zou, les assietes à la poubelle et les alpinistes au lit.

 

Le lendemain matin, lever 3 heures. Déjeuner aux biscottes (pas de pain) mes deux accolytes font une mine déconfite, près rapidement je les attends dehors. Je ne sais pas ce qu'ils font, une à une, les cordées partent. Même la gardienen qui me dit, vous ferez attention aux chiens , qu'ils ne sortent pas, sinon, ils vont nous suivre. bref, nous sommes les derniers  à quiter le refuge vers 4 h-10. Nous descendons vers la morraine et rattrapons rapidement une cordée anglophone, vue leur technique, ils n'iront pas en haut, le guide les promène, me dis je ! Morraine, sans doute un peu trop à fond, nous rattrapons les autres cordéees qu glacier. Crampons corde casque piolet, c'est parti, en file indienne, toutes les cordées. Un peu lente à mon goût, je décide de dépasser, mes dans les lacets, ma manoeuvre n'est pas très adroite et les cordées se chevauchennt, il n'y a que peu d'espace entre deux pour passer ( je m'excuse auprès des autrescordées, à postériori, pour mes manoeuvres pas forcement judicieuses...) Un replat, une cordée part vers la voie normale, les autres vers le Tiefmattenjoch, j'ai décidé de me contenter de la voie normale, le ciel est bouché il y a pas mal de vent et l'arête risque d'être inconfortable. Ma décision sera la bonne, 30 minutes plus tard, les cordées redescendront du col pour nous suivre, trop de vent sur l'arête Ouest.

Gros coup de barre pour moi, je décide de laisser Anne devant (parti trop rapidement sans doute dans la morraine puis sur le glacier...) Le brouillard nous englobe, jour blanc, avec à voir, la trace et Thib devant moi. Pause vers 3800 m et scrutage de GPS, Oh, mais nous ne sommes pas au bon endroit, nous sommes en direction de l'épaule !

 

Nous quittons la trace au GPS en direction de la base de la facette ouest. Le GPS indique notre position, je guide Anne poursuivre la trace qui me semble opportune, elle répond au doigt et à l'oeil...

Sous la rimaye, je décide de passer à droite, un passage me semble solide. Anne toujours devant, s'execute, ça tient, une langue de neige joint les deux lèvres. Puis il faut traverser tout à gauche au dessus de la rimaye. Thib peine par moment, la pente est un peu raide, nous sortons sur une arête secondaire. Anne poursuit devant en trouvant un itinéraire correcte dans du rocher super pourri. qulques cairns jalonnent l'itinéraire en dale et vires éboulités. Peu agréable. Thib est un peu fatiqué. Nous finissons par monter trop haut. Je vois Anne qui s'échine dans un passage improtégeable.. Je fais redescendre tout le monde et trouve une vire qui nous ramène sur l'arête Ouest. Thib décide de jeter l'éponge et de nous attendre. Je lui conseille de se construire un muret en pierre pour se protéger du vent. Nous filons, dans le brouillard vers le sommet, laissant le fréro dans le froid ! Le rocher devient réellement agréable à gravir et bien protégeable. Je suis repassé devant et je profite enfin de l'escalade. Anne suit sans problème. Je reperds parfois l'itinéraire aux traces de crampons laissés sur les rochers. Un passage aérien, il était mentionné sur le topo et voilà l'antécîme. Rien de très difficile, juste rester un peu concentré sur la fin de l'arête assez aérienne. D'un coup, la pente redescends, le GPS inidque le sommet à moins de 10 mètres. Nous y sommes ! Dans le brouillard !

 

Devant nous devrait se dresser le fier Cervin et son arête du Lion, mais là, rien, tout est blanc. Ni l'Obergabelhorn, ni la Tête Blanche, ne reste qu'Anne et moi sur ces morceaux de caillou. nous sommes heureux mais, il faudra revenir, pour la vue !

 

Nous faisons rapidement demi tour, afin que Thib n'attende pas trop La désescalade est relativement facile. Je l'appelle, il me répond, nous finissons par nous repérer visuellement 100 m au dessus de lui. Il a eu froid mais ça va, pour se maintenir en vie il a fini la boite de Bastogne sur laquelle je lorgnais, le chien ! Nous repartons vers la facette. et on organise un rappel pour démarrer la descente (thib aime les rappels, ça lui fera plaisir...) Et hip, nous filons un peu au GPS vers le bas de la pente pourrie. Quelques rochers dégringolent en dépit de nos précautions. Passage au dessus de la rimaye sans problème et nous décidons de suivre les traces directes qui passent dans les crevasses au lieu de remonter pour les éviter. Et ça passe, 1/2 heure de gagner ! Nous voilà presque sortis du glacier. La morraine, un peu de ramasse et voilà le refuge.

Nous buvons un coup et c'est parti pour la looooonnnngue descente. Le lac fut  bien long, nous en sommes même venus à calculer le nombre de jour necessaire à son remplissage pour passer le temps, et on est arrivé à un chiffre improbable !

 

Et le lac s'est terminé et le parking est arrivé ouf, juste à rentrer à la maison !

 

Merci et bravo à Thib et Anne !

 

Photos

P1090473

Anne et Thib au départ

 

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Vaches à la plage !

 

 

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Thib à la pause

 

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Le refuge Aosta, bon accueil

 

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Le matin sur le glacier, départ un peu rapide de ma part...

 

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La plupart des cordées à l'attaque du Tiefmattenjoch

 

P1090500

Sortie du glacier sous la facette Ouest

 

 

P1090502A l'approche du sommet - pas le grand beau

 

P1090504

Petite mine au sommet ! et nuages !

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Anne dans le dédale

 

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Thib, position peu accadémique, Anne veille !

 

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Sur le glcier, satisfait

 

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Machoires mangeuses d'hommes

 

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Le drapeau de la Sardaine à têtes de Maure flotte

 

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Thib

 

 

P1090522Anne

 

 

 

 

 

 

 

 

Vidéo

 

Alpinisme - Dent Blanche - 4357 m

Apoutsiak — � alpinisme, 4000, Les 100 plus belles, Anne, Thibault, Valais

Pour une belle course, ce fut une belle course... J'avais estimé nos chances d'échec, la veille, à 98 % (avec la météo déplorable que nous avions eu le samedi) , nous avons tapé dans les 2 % restant !

 

 

 

 

 

P1090605Cervin et Dent d'Herens

 

Topo

 

AD IV (escalade III ou IV)

 

Refuge de la Dent Blanche

 

Depuis le parking de Ferpècle 2828 m, prendre la route de gauche et la quiter un peu plus hazut, panneau, un sentier monte dans la forêt. Suivre alors le sentier qui monte en direction Est (raide, régulier efficace et permet d'atteindre l'alpage de Bricola (2415 m) De là, poursuivre Sud Ouest le long du ruisseau de Bricola pour rejoindre la morraine droite du glacier des Manzettes (sentier) Traverser sous le glacier (cairns et poteaux indicatifs) puis remonter les dales (ou névés) cairn pour rejoindre le Roc Noir (3105 m). De là par des éboulis (cairns) et une pente finale en neige on rejoint le refuge de la Dent Blanche (3507 m)

 

Dent Blanche

 

 

Du refuge, partir derrière celui ci et suivre les cairns (pas toujours évident) qui mènent aux pentes de neige de là Wandfluelücke, rejoindre la base de l'arête Sud en rocher facile  et la suivre jusqu'à un petit collet en neige 3887 m

Contourner versant Ferpècle le petit sommet 3907 sur la CNS et rejoindre la base du Grand gendarme 4097 m. Ce gendarme se contourne par la gauche, rejoindre un couloir (goulotte facile) et le remonter (broches scellées) puis escalade pour rejoindre l'arête.

Le second gendarme se contourne par la droite à flanc puis sur l'arête secondaire. On peut passer directement par son sommet, mais c'est plus long)

Le troisième gendarme se contourne par la gauche : traversée un  peu expo (à protéger quelques spits) puis belle escalade directe derrière le gendarme.

La suite est plus aisée : une succession de passages rocheux et de pentes de neige jusqu'au sommet. 4357 m

 

Descente

 

 

Par le même itinéraire : rappels conseillés pour le troisième gendarme et le Grand Gendarme.

Possibilité d'en faire sur le second gendarme, mais plus rapide de redescendre versant Est à pied !

 

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L'arête Sud de la Dent Blanche

 

 

carto fichier GPS

 

Dent Blanche - fichier GPS au format GPX

 

 

 

 

 

 

Récit :

 

Dernirèe sortie des vacances, nous quittons Luthézieu avec Anne au petit matin pour rejoindre Ferpècle au fond du val d'Herens en passant par les originales pyramides d'Euseignes !

 

A Ferpècles, il fait un froid de canard, nous pique niquons avant de partir vers midi. Anne a mis les gants, je garde la polaire. Rapidement nous nous élevons, le moral est bon, le sentier dénivèle bien et avec un peu de chance nous ne mettrons pas les 6 heures annoncées par le topo ! Nous rejoingons l'alpage de Bricola, une fine bruine nous y accueille. Une cordée nous rejoint. Il nous annonce qu'il a neigé 15 cm au refuge et que le sommet est compromis (ils ont téléphoné au refuge et interrogé les gens qui descendaient). Mon moral en prend un coup ! se taper 6 heures de montée pour se prendre un but... J'avance avec moins d'entrain. Nous rattrapons un couple, qui nous suit sur la morraine du glacier des Manzettes, la visibilté est réduite, le brouillard nous a englouti ! Dans les cairns, ils disparaissent derrière nous. Nous faisons une courte pause pour mettre nos Goretex, il neigeotte. Passage des dales (je me gauffre sur une zone verglacée) puis névé, heureusement que c'est bien balisé ! puis dernier névé sans visibilité, nous allons des tripoteau à l'autre, ils osnt espacés d'une 30 aine de mettre, c'est, en gros la visibilité. Nous arrivons au pied du refuge sans le savoir, seul l'altimètre m'indique que nous ne sommes pas loin ! Nous grimpons dans les rochers et le voilà, tout est givré et le vent soufle, ambiance hivernale. Nous pénétrons dans le refuge déjà bien plein, où la gardienne autoritaire mais sympatique nous accueille. De toute façon, avec toute la neige tombée, ça sent le but à plein nez, j'exprime mes doutes à Anne et estime nos chances de succès à 2 %. ca tombe bien, on sera plus vite rentré !

 

Soirée bouquinage et étirements. Un excellent repas et au lit !

 

P1090556

 

Réveil 4 heures.

 

Au sortir du refuge, il fait super beau, nous assistons au coucher de lune ! puis, dans le froid et la neige raiche tombée hier, nous progressons dans les rochers. fourvoyages  en suivant une cordée, nosu nous retrouvons sur une dale merdique. Anne la passe magistralement "pourquoi ne passes tu pas par l'écaille ?" je suis tout peneau (aux deux sens du terme). Pente de neige facile pour rejoindre le col, le soleil se lève, les cordées font la pause pour en profiter. Le Cervin et la Dent d'Herens sont magnifiques, le ciel s'embrase ! Nous repartons, nous sommes la 3ème cordée. personne ne speed pour ne pas faire la trace. et on rejoint un deuxième collet après des rochers faciles, nouvelle petite pause. Passage près des corniches, magnifque. Nous approchons du grand gendarme, imposant.Ca bouchonne, nous observons la première cordée qui penne à progresser. L'attente est longue et froide. Puis, c'est un peu la guerre des cordées. Le couloir est parfois occupé par deux cordées en parallèle, je déteste. Je pause régulièrement des points et, pour ne pas perdre de temps, je repère  où la cordée précédante en a mis. Un friends, une sangle. Les relais sont solides. Anne me suit sans problème. Il y a juste surpopulations aux relais et dans la voie. C'est Cosmopolites, des catalans, des Norvégiens, des Suisses (Allemands) des Français...  Dans la guerre de la progresion, nous sommes un peu dépassés, et au sortir du gendarme, 5 cordées nous précèdent. Nous décidons de suivre les Espagnols qui respectent le topo en contournaant le gendarme par la droite dans du mixte facile. Les guides sont sur le second gendarme. ca passe relativement facilement et se protège bien. Le second gendarme est avalé que voilà que ça bouchonne au pied du troisème, et ça bouchonne à fond. La traversée a l'air technique, tout le monde enlève les crampons. Et c'est parti, un friend, une sangle... Relai au pied d'un passage rocheux. J'aide un client à enlever son friend, ça faisait 5 minutes qu'il se battait avec son gants pour le sortir... Je le suis, il peste, bourrinne  et hésite à chaque instant. Je le suis, plutôt à l'aise dans cette escalade bien protégée, il y a quelques spits judicieusement placés. Plaisir de l'escalade. Anne grimpe tranquille, avec le soleil, on se réchauffe un peu. Nous sommes hyper en retard, avec les "bouchons". Je discutte avec un catalan de la course. Il ne reste plus de difficulté. Nous rejoigons le sommet avec une joie et une émotion perceptible, près de 7 heures ont été nécessaire pour y parvenir. Grignotage, photos et départ pour la descente. Nous dépassons rapidement la cordée de suisse Allemand. Et rejoignons les rappels du 3ème gendarme. C'est encore un peu la course, 2 cordées nous précèdent. Je décide de nous décaler à droite. puis pour la traverser vers le second gendarme c'est un peu les cordées imbriquées. Je déteste. On a du y perdre un friend !!!


Pour le second gendarme, je décide d'éviter les rappels et de descendre à pied, à priori, ça doit être plus rapide. Anne execute mes ordre et part à gauche alors que les cordées montent pour les rappels. La descente n'est pas très difficile, et par cette manoeuvre, nous nous retrouvons tout devant. La cliente du guide Français nous rejoint. Le brouillard aussi, le mauvais temps arrive. Rappels du premier gendarme en parrallèle avec le guide et la cliente française Corinne. Bonne ambiance. Nous nous rééquipons et repartons devant. Il n'y a plus de grosse difficulté, mais plein de petites ! C'est assez long, mais on se voit progresser, même si on ne voit pas grand chose. Au col, nous sommes dans le brouillard complet, devant, Ane suit les traces, je contrôle au GPS. Tout va bien. Il neige. Nous remerdouillons au dessus  du refuge en passant par une petite vire expo bien givrée. Nous pénétrons dans le refuge en héros ! 4 heures pour redescendre, nous avons enfin tenu le timing. La gardienne s'inquiete un peu de la situation et des conditions, nous sommes la première cordée à rentrer, il en reste 6 au dessus ( les autres ont rebroussé chemin !) Nous discuttons des conditions dans un anglais approximatif avec des autres cordées qui vont le tenter demain. Un thé de marche  3 gateaux et nous repartons pour la descente dans le mauvais temps. Nous croisons le guide et sa cliente qui arrive quant nous démarrons. Grand mauvais : vent neige et jour blanc. Les poteaux cairns seront bien utile. Je décide d'utiliser les névés au maximum pour de belles parties de ramasse (parfois sur les fesses), avec le gros avanatage de descendre sans trop d'effort. Anne, toujours en forme me suit sans problème. Enfin, nous sommes sous lea couche nuageuse et ça fait du bien d'avoir un peu de visibilité. La suite, c'est à fond ou presque, dans la morraine et sur les sentiers pour rejoindre la voiture vers 19 heure 30 après 2 h 38 de descente ! Le reste est assez long, rentrer à la maison en passant par mes parents...  Trèèèèès long

 

Belle course Merci Anne !

 

Photo

 

P1090543Anne au départ à ferpècle - frais !

 

P1090548

Arrivée à l'Alpage de Bricola, on commence à être dans les nuages

 

P1090552

Roc Noir - Hivernale au 25 Juillet

 

P1090558Le refuge givré à notre arrivée

 

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Lever de soleil sur la Dent d'Herens

 

P1090567

Anne devant le Cervin

 

 

P1090569

Monts Roses et Cervin

 

P1090575

Breithorn et Cervin (arête de Zmutt)

 

P1090576

La Dent d'Herens sur laquelle nous etions il y a 3 jours...

 

P1090578

Anne

 

P1090580

Cordée - Corniche

 

 

P1090583Cervin

 

P1090589

Sous l'imposant premier gendarme

 

P1090592

Dans le premier gendarme, le couloir goulotte

 

P1090593

Dent d'Herens

 

P1090595

Le premier gendarme vu du dessus

 

P1090596

traversée du second gendarme par la droite

 

P1090597Traversée du second gendarme directe (ou à droite on voit une cordée)

 

P1090600Dent d'Herens

 

P1090602Fin des difficultés

 

P1090605

Cervin et Dent d'Herens

 

P1090607

Weisshorn et Zinalrothorn

 

P1090610

Le sommet

 

P1090612

Au sommet

 


P1090619

Anne, rappel du premier gendarme, tiens il y a du brouillard...

 

P1090621Et le mauvais arrive...

 

 

 

 

Dent Blanche 4357 m - Dent d'Herens 4171 m

Apoutsiak — � alpinisme

Toutes les photos sont ici

 

 

En attendant la suite ( les récits et les vidéo ...)

Les vidéos d'Apoutsiak - par massif

Apoutsiak — � vidéo - Les vidéos d'Apoutsiak


Massif du Mont Blanc

 

Aiguille Verte 4122 m couloir Couturier Avril 2010

 

Aiguille Verte - Couloir Whymper - Avril 2007


Le Mont Blanc 4810  m Juin 2009


Ski de rando : Dômes de Miage - Armancette - Mars 2009


Arête Gallet Mont Dolent


Eperon Migot aiguille du Chardonnet  Juin 2009


Lex Blanche Face Nord Ouest - Juillet 2008


Tour Ronde 3792 m Couloir Gervasutti Avril 2010


Goulotte Mitsunori Shigi - Comba Maudite Avril 2010


Traversée des pointes Lachenal 3613 m Septembre 2008


Dômes de Miage couloir Est - Juillet 2008

 

Dômes de Miage - Traversée -  Juin 2007

 

Aiguille d'Argentière - Couloir en Y Avril 2007


Face Nord de l'aiguille de Tré la Tête - Juillet 2008


Grande Lui - Mai 2008


Aiguille du Tour couloir de la Brêche - Mai 2008


Aiguille du Midi - arête des Cosmiques 3842 m Septembre 2008


Goulotte Vogler Face Nord  Aiguille du Midi Janvier 2005

 

Petite Aiguille Verte - Août 2007

 

Le Mont Blanc pour les nuls

 

Traversée Midi Plan


 

 



Valais (Suisse)

 

Dent Blanche 4357 m Juillet 2010

 

Dent d'Herens 4170 m Juillet 2010

 

Traversée du Lyskamm Juillet 2007

 

Le ZinalRothorn 4221 m  Rothorngratt - Octobre 2009


Traversée du Grand Combin - Combin de Valsorey - Juin 2009

 

Alphubel par la Rottgratt et Traversée Taschhorn Dom 2008


Blanc de Moming 3638 m - Octobre 2008


Mammouth (traversée) 3219 m Octobre 2008

 

Weissmies Strahlhorn Fluchthorn Allalinhorn - Juin 2007

 

Ski de rando au col du Simplon - Mai 2006


Oberland (Suisse)

 

Raid sur le glacier d'Aletsch : Gross Hinter Fiescherhorn Avril 2009


Le Mönch 4107 m Nollen Septembre 2009


Ski de rando : traversée Wildhorn - Wildstrubel - Avril 2009


Wildhorn - Mars 2009


 

Grand Paradis (Italie)

 

Grand Paradis 4061 m ski de rando Mai 2010


 

Vanoise

 

Pointe de la Réchasse 3212 m Juillet 2009


 

Massif des Ecrins Oisans

 

Coulor Piaget Agneaux - Mai 2007

 

Jura


Chasseron ( Jura) en raquettes et ski de rando ( Jura ) Décembre 2008 Janvier 2009


Mont Suchet en raquette à neige Février 2009


Autres Massifs (reste du monde...) 

 

 

 Monte Cinto Corse - randonéne alpine - Juillet 2010


Pointe de Chalune - ski de rando - Février 2010

 

Tête de Bostan - ski de rando - Février 2010


 

Vidéo : raid sur le glacier d'Aletsch - Gross Fiescherhorn

Apoutsiak — � vidéo - Les vidéos d'Apoutsiak
Avril 2009 avec Matthieu et Mathieu

Vidéo : traversée du Grand Combin

Apoutsiak — � vidéo - Les vidéos d'Apoutsiak
Juin 2009 avec Jean-Marc

André Sol - Une bouteille à la mer.

Apoutsiak — � humeur

http://www.lacouleurduvin.ch/cms/upload/image/paysage/bouteille_a_la_mer.jpgCela fait un moment que ça me démange, lancer une bouteille à la mer (internet), afin de remercier cet instituteur incroyable que j'ai eu au CM1 ( Ben oui, j'utilise ce blog à des fins personnelles !... détournement de blog  !)


Bref en CM1, dans mon école de Bry sur Marne (94) (école la Pépinière) je suis tombé sur un nouvel instit incroyable, André sol ! Il nous a fait passé une année extraordinaire avec en point d'orgue, 3 semaines en classe Verte près de Gap (là aussi pour l'endroit exact, j'ai oublié le nom !). Nous avions randonné dans cette belle région, je me souviens des demoiselles coiffées, de la neige,  et des parties de Thèque entre autre !


Durant cette année, nous avons, entre autre, construit un magnifique biplan en balsa (le mien était rouge, je crois comme celui du baron  Von Richthofen (lui parcontre, c'etait un triplan )


Bref, je profite de mon blog pour lancer un cyber remerciement à André Sol. En plus, comme mon blog est bien référencé google, l'article devrait sortir bien placé sur le moteur de recherche !...)


Si tous les instits pouvaient être comme lui...


MERCI !

 

Claire Santoni Dômes de Miage

La Grande Casse - 3855 m

Apoutsiak — � alpinisme, Vanoise, Les 100 plus belles, Ski de randonnée, humeur

Il y a 150 ans, le 8 Aôut 1860 exactement, Etienne Favre, Michel Croz et William Mathews (avec peut être George Bonney , révérent et géologue de la perfie Albion, mais les auteurs n'en sont pas sûrs, il aurait fait la Grande Sassière avant et le Viso après , mais aurait sans doute shuntée la princesse de la Vanoise) atteignent le sommet de la Savoie, la grande Casse par la voie évidente des Grands Couloirs : un grand Couloir de neige (et de glace en fin de saison) incliné à 40 45 ° peut être un poil plus ...

Cette voie deviendra la voie normale d'ascension de ce sommet !

 

150 ans !

 

 

Grande Casse - Face SudFace Sud de la Grande Casse - vue depuis le sommet de la Réchasse

 

A.Messimy et Jean-Jacques Blanc graviront le couloir Messimy (à droite des Grands Couloir) qui donne directement sur la Pointe Mathews. le 23 Août 1894. ( Messimy avait vécu un drâme sur lesp entes de la Grande Casse en 1892, la cordée de 4 militaires s'étaient perdue dans le brouillard, dans les pentes raides et 2 militaires décèdent, tandis que Messimy est parti chercher les secours)

 

Le 6 Août 1897 , c'est la petite face Nord qui tombe sous les coups de piolet (Droit !) de Joseph Amiez et des frères Puiseux ( ceux là même qui ont donné leur nom à la Brèche Puiseux dans le massif de Chamonix !)

 

La Face nord directe ou couloir des Italiens est gravie le 6 Août 1933 (en l'honneur de la naissance de mon père !) par deux Italiens : A Bonacossa et L Binaghi !

 

Grande Casse - face OuestGrande Casse, les grands Couloirs, face Ouest - coucher de soleil

 

En Mai 1996, je m'inscris dans l'histoire, on n'est jamais mieux servi que par soit même, je décide de partir à l'aventure à ski. Départ de Plan du Lac au dessus de Termignon, je rejoins le refuge du Col de la Vanoise. Au refuge, je rencontre des skieurs avec lesquelles nous décidons de faire cordée commune. Le lendemain, le temps est maussade et nous ne ferons que quelques virages dans les pentes de la Réchasse. Au refuge, je rencontre une amie de ma cousine Claire. Le 3ème jour, nous remontons une nouvelle fois vers le glacier de la Vanoise, dans le brouillard. et rejoignons la pointe du Dard 3206 m. Paysage magnifique, le soleil se lève au dessus d'une mer de nuage et la Grande Casse nous éblouit, magnifique.

Retour au refuge pour une 3ème nuit, mes compagnons de cordée repartent  et le gardien me convainc de tenter la Grande Casse le lendemain, elle est en excellente condition !

Je me laisse tenter, pour moi, la Grande Casse, c'est un peu la quintessence de l'alpinisme, il n'y a aucun sommet de difficulté supérieure atteignable pour le commun des mortels ! Seuls les fous vont au delà et ils sont peu nombreux ! Au refuge, deux jeunes à l'attirail fournit projette la petite face Nord puis de filer faire le Charbonnel en Haute Maurienne. Ils avalent deux grosses boites de conserve de ravioli, je suis impressionné, l'effort et la technique nécessaire à gravir ces faces doivent être proportionnels  à la taille des boites !

 

Dans l'après midi un groupe d'italien téméraires se lancent dans la descente à skis sous les yeux de tous les alpinistes présents au refuge. Le second skieur, loupe un des premier virages en haut des Grands couloirs. Il ne parvient pas à s'arrêter et prend rapidement de la vitesse. Le gardien le suit à la jumelle, on le voit bien à l'oeil nu, je suis tétanisé" par le drame qui se joue devant mes yeux, je vois mon futur premier mort en montagne tandis que le gardien à l'accent savoyard lance :

"Il ne va pas se faire mal, il va tomber dans les blocs !" Effectivement, au bout de 400 m l'italien disparaît dans des blocs de neige, puis on voit quelques chose bouger, il s'est relevé ! J'en suis tout étonné, miracle ! Et toujours plus miraculeux, il finira la descente à ski comme si de rien n'était !

 

Le lendemain, je suis le premier en action ( facile, en hors sac...) Je rejoins sans difficulté le pied du glacier de la Grande Casse !  Dès les premières pentes raides, bien avant le Grand Couloir lui même, je laisse les skis (on ne se refait pas) et poursuis en crampons. Après le premier coup de cul, la pente s'adoucit, je la remonte jusqu'au pied du Grand Couloir. Et c'est parti pour 400 m à 40 - 45 ° en neige, je trouve ça presque trop facile. Il fait grand beau. J'arrive au col entre le sommet et la pointe Mathews, c'est fait, de là, le sommet, Grande joie. D'autres alpinistes me suivent. Quelques photos, un peu d'eau une barre et je suis sur le retour, je veux descendre avant que ça ne se réchauffe.  le couloir se descends tranquille , je retrouve mes skis et le refuge. Heureux !

Retour à la voiture dans une neige soupe inskiable (on trouve les excuses qu'on peut).

De retour chez moi, je décide d'arrêter l'alpinisme. J'avais atteint mon Nirvana et aucune course ne pourrait être plus belle.  Décision de courte durée malheureusement pour ma dulcinée. C'est la première et seule fois que je prendrais cette décision !

 

Grande Casse face Nord - la ReineGrande Casse face Nord depuis la pointe de Bellecôte

 

Les autres tentatives, il y en a eu peu : nous avons passé nos vacances d'été 2009 à Pralognan, et je suis passé au bureau des guides avec pour objectif le couloir des Italiens, "Pas en condition !"

Cette année, était prévu un joli stage au CAF de Besançon avec en course d'application :traversée des Aiguilles de la Vanoise pour la course de Rocher et couloir des Italiens à la Grande Casse pour la course de Glace, en plus elle était en condition. Pour arriver en forme, je suis monté au col du Dard le premier jour puis au Grand Paradis pour peaufiner mon acclimatation !

En redescendant du Grand Paradis, à Pont, je décide de rappeler Christian organisateur du stage qui m'annonce que celui-ci est annulé !  C'est vrai que la météo était un peu pourrie mais bon ! Et c'est avec une grande déception que je me suis rentré !

 

Grande Casse - face NordGrande Casse face Nord, lever de soleil depuis la pointe de Bellecôte

 

Bon, je sais, on n'est passé de la Grande à la petite (toute) petite histoire mais bon, je n'ai pas pu m'empêcher !

 

 

 

 

Source Wikipedia

 

 

 

Vidéo : Aiguille du Chardonnet éperon Migot

Apoutsiak — � vidéo - Les vidéos d'Apoutsiak
Sommet : Juin 2009

Alpinisme : Traversée Midi-Plan descente sur le Requin

Apoutsiak — � alpinisme, Massif du Mont Blanc, Les 100 plus belles, jeff

Une magnifique course d'arête ! Après deux buts, un avec Thib au Rognon du Plan et un  autre avec pas mal de monde (Anne, Jean-Marc, Matthieu et Steph) nous avons remis le couvert !

 

Vidéo en bas de l'article

 

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Topo

 

Depuis l'aiguille du Midi (3842 m), suivre l'arête qui part Nord Est et rejoindre le col du Plan : 3475 m Contourner le point 3532 versant Ouest (Chamonix) puis par l'arête et rejoindre un deuxième col sans nom sur la carte IGN De là, toujours versant Chamonix remonter un couloir qui amène au Rognon du Plan. Contourner un bastion par l'Est  rejoindre l'arête et tirer un rappel (équipé - 20 m environ) désescalader en traversée pour trouver un second rappel (60 m) possibilité de faire des rappels intermédiaires.

Traverser le col supérieur du plan 3573 m et remonter en direction de l'aiguille du Plan. Attaquer versant Sud escalade en III sup pour rejoindre le sommet (3673 m).

 

Descente sur le refuge du requin.

Un rappel de 60 m permet de rejoindre la base de l'aiguille du Plan (relai sous le sommet)

Descendre le glacier de l'envers du Plan  au mieux : gros louvoyage entre les crevasses ! passer sous le point 2865 m  et rejoindre le du requin : 2516 m

 

Carto fichier GPS

 

à venir


Récit

 

 

Le programme


Encore une bonne grosse journée ! lever à 4 heures de la maison ,je retrouve Jeff Catherine et Céline à 7 h 1/2 à Cham. Queue pour les billets pour le téléphérique, nous ratons la première benne, nous aurons la seconde. Et zoop nous voilà sommet de l'aiguille du Midi. L'obectif du Week-end : une goulotte dans le triangle du Tacul et la traversée Midi Plan. Il a pas mal neigé.


Jeff décide pour nous et nous partons pour Midi Plan en aller retour, les Cosmiques nous attendent nous avons réservé en demi pension, quel luxe !

 

Tout va bien Madame la marquise, il fait grand beau, c'est magnifique !


Et c'est parti, il y a du monde, nous descendons l'arête Nord de l'aiguille, je suis encordé avec Catherine et j'enprofite fimer Jeff et Céline un peu derrière. Une cordée de 3 est loin devant nous, l'arête est magnifique, c'est un régal. Au col du Plan tout va bien, nous basculons au frais, versant Chamonix, à l'Ombre. La traversée puis la remontée du couloir sous le Rognon du Plan se passent bien. Au loin, la cordée de 3 est déjà au sommet du Rognon, Céline est aux anges, pour une première course... ( en fait, nous sommes tous aux anges) Au Rognon, nous rejoignons le sommet du bastion Rocheux qui donne accès au col Supérieur du Plan. Premier rappel, puis traversée en escalade mixte et facile.Jeff équipe et je ferme la marche en désescalade. Nous rejoignons le deuxième rappel, il fait chaud et des chutes de morceaux de petites  corniches nous menacent gentiment...

 

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La chaleur arrive et le programme change


Deuxième rappel, nous voilà sur la neige, bien soupe. Deux théories s'affrrontent, Jeff, veux longer la base du bastion, raide (et chargée) tandis que je propose de descendre sur le "replat" et de remonter tranquillement la pente (plus long, mais plus sécurit à mon sens) Jeff part avec 60 m de Corde, ça semble passer, il déclenche quelques petites coulées et rejoint le col supérieur du Plan. Nous le suivons bien espacés les uns des autres. Ne reste que la pente de neige sous le bastion final.


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Voilà l'escalade, le départ est assez évident. Un passage sur gratons en crampons au milieu puis c'est tout en finesse que je grimpe les derniers mètres (en fin pas tout à fait en finesse, mais presque !) Voilà le sommet. Photos avec Catherine. Jeff réclame le départ pour la descente, et oui, les pauses, c'est toujours trop long. Céline montre quelques signes de fatigue, c'est sûr que pour une première course... Et en plus, c'est pas fini. Nous nous rejoignons au pied du rappel, et là, 4 solutions s'offrent à nous :

 

1°) : Revenir sur nos pas sachant qu'il y a le bastion du Rognon du Plan avec son IV sup gavé de neige à franchir et que c'est long !

2°) : Descendre  un peu et gravir le Rognon du Plan par une pente de neige raide (bien trop fondue à mon gout ...)

3°) : Descendre sous l'éperon du Rognon du Plan (jusquà 3100 m environ) et remonter vers l'aiguille du Midi et les Cosmiques. Crevassé et un peu long surtout qu'on brasse comme des mabouls dans cette neige  temps estimé pour atteindre le refuge 3-4 heures ( c'est ma solution, mais elle n'est pas validée par tous)

4°) : descendre au refuge du requin (plus rapide !)

 

"Jeff, il est ouvert le refuge du requin ?"

"Oui - oui !"

"Ah bon !"...

  La natation synchronisée, ou presque !


On brasse tellement que la solution 4 s'impose, d'autant que le refuge est ouvert ! La cordée de 3 qui nous précedaient n'a pas fait le sommet ils sont descendus directement sur le refuge du Requin depuis le col supérieur du Plan. Brass - Brass Brass ... nos deux cordées ont les pieds trempés ! Brass brass brass zwiiiiip (glissade).  Bref, c'est tracé, mais on brasse à gogo. Tout le monde galère et la joie des premières heures a laissé place à l'envie de manger un bon boeuf bourguignon mitonné par le gardien...

 

Le refuge presque parfait !


Nous approchons du refuge, il n'y a pas l'air d'avoir une grosse animation. Une fois sur la terrasse, c'est sûr, il n'y a pas de gardien. Le soleil a la bonne idée de se coucher 3 minutes après notre arrivée, pour le séchage des affaires, on repassera !  Je pénètre dans l'antre, c'est ouvert, il y a au moins un local d'hiver. Je monte à l'étage, un dortoir vaste et bien ordonné, et une cuisine avec des feux , des gamelles et des spaghettis chouette on va pouvoir faire un festin ! Je cours annoncer la bonne nouvelle aux autres !

 

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Catherine  est un peu fatiguée et Céline est toute blanche. Nous nous installons dans le dortoir et mettons nos affaires à sécher, le plus impressionnant : les chaussures de Jeff retournée qui crée un fleuve d'eau dans le bâtiment !

 

Je retourne dans la cuisine pour faire fondre de la neige et ô surprise, il y a bien des feux du matos mais il manque ... la bouteille de gaz. Et là, c'est le drame. Pas de gaz = pas d'eau à boire, et pas de nourriture, je suis parti avec juste 10 barres pour 2 jours. Nos recherches dans et autour du refuge resteront vaines ! Il n'y aura pas de gaz pour ce soir !

 

Une longue soirée s'annonce... Céline fatiguée, s'est couchée, elle est malade; Catherine l'a imitée (mais pas malade !) Je tente de soutirer à Jeff quelques victuailles (il a du jambon du pain et du gouda) et je décide de me nourrir d'un aliment original : le spaghetti pas cuit ! quand je dis pas cuit en fait, je devrai préciser pas cuit du tout, cru ! Ca craque sous la dent puis il faut mâcher longuement avant de pouvoir avaler ( sinon il y a un fort risque de perforation stomacal !) La chambrée profite longuement de mon repas ( ah oui, les spaghettis c'est bien, mais c'est long à mâcher ! ( l'avantage c'est que ça occupe) Je décide de préparer de l'eau pour la nuit et le lendemain, je remplis toutes les casseroles de neige (ensuite, il suffit d'attendre que ça fonde).

 

Bref, après avoir bien quémandé j'arrive à obtenir de Khomeiny  dans sa grande largesse, une demie tranche de gouda rance ! béni sois tu ô toi notre lumière quasi divine !  

 

Ou un vovo croise un hélico !


Céline, malade file vomir aux toilettes, qu'elle n'atteindra pas, et laisse le précieux contenu de son estomac se déverser en chemin, à 2 mètres de son objectif ! Elle revient barbouillée de vovo, pas facile de se nettoyer sans eau !  Je compatis à son malheur et lui propose quelques délicieux spaghettis qu'elle refuse ! étonnant non ?

 

La nuit se profile, j'utilise des techniques d'endormissement américaines : le MP3 vissé sur les oreilles et quand je sens que je m'endors, hop j'éteints tout et je m'endors. Bref, mon esprit vaquait dans les paysages traversés dans la journée quand j'entends un vrombissement sur la musique de Cure. Mon sang ne fait qu'un tour, un hélico est en train d'atterrir à proximité du refuge. Le gardien ? ... Je saute du lit et file dehors et là, vision d'apocalypse : Céline est en train de vomir à genou, prostrée sur le grillage de la terrasse du refuge et en face d'aile l'hélico pausé, les turbines hurlantes. Moment étonnant ! Deux gars du PGHM  en sorte et viennent nous demander si nous avons vu un ou deux espagnols en provenance de l'éperon Tournier. Tandis que Céline fini de recracher les morceaux je leur annonce que nous sommes seuls au refuge et que nous n'avons croisé qu'une cordée de 3 sur Midi Plan. Ils repartent vers l'hélico, qui repart aussi sec vers la vallée,nous nous retrovons seul. Jeff nous a rejoint en pagne ! La scène est étonnante. Céline ravale les derniers morceaux de son ex dernier repas (bon appétit si vous êtes à table) et Jeff lance un "Ca va mieux ?" du plus bel effet ( il sait parler aux femmes Jeff !) .

 

Bref, endormissement deux le retour, Méthode américaine, MP3 Dodo.

 

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Natation synchronisée 2 La vengeance !


Et le lendemain matin, réveil 5 heures. Ca n'est pas la motivation des grands jours. Chacun émerge, grignote une barre, deux pour ceux qui en ont les moyens. But du jeux du jour : Remonter au col du Midi faire une goulotte et rejoindre l'aiguille du Midi avant la dernière benne. Le temps est gris. Nous rechaussons nos chaussures humides après ce petit déjeuner frugal et en route pour l'aventure ! Les pieds sont frais ! C'est parti vers 6 heures 10. décollage. Aucun regèle nocturne, on brasse, ça commence bien. Jeff et Céline font une pause "eau" au passage d'une cascade, nous passons devant. Je trace. Je surveille les vilains séracs qui surplombent la trace. Tout à coup, gros bruit, un rocher est parti, je lève les  yeux pour voir où il va tomber. Sur Catherine ! J'avance en avalant la corde, elle court vers moi, Je vois que ça va passer, mais 30 secondes plus tôt nous étions pîle dessous ! (enfin Catherine, il vaut mieux l'avoir en photo qu'encordée, c'est un peu miss poisse : une crevasse, c'est pour elle, une chute de pierre, c'est pour elle ! une rimaye a percer, c'est pour elle !)


Bref, remis de nos émotions, nous repartons. Je brasse un coup le pied tient en surface, un autre il s'enfonce, parfois profondément. Je n'ai, comme souvent le matin pas la caisse, alors qu'en Jeff me propose de passer devant, je laisse mon orgueil de coté et lui laisse faire cette tache ingrate ! Derrière, c'est beaucoup plus reposant ! Scounch scrounch font les crampons dans la neige à peine durcie par le mauvais regèl. Un coup je m'enfonce, un coup je reste en surface. Je regrette de ne pas avoir les skis ! Moi qui aime les départs matinaux tranquille où l'on peut dormir dans la trace, je suis servi. Je chantonne quelques airs d'opéra.  Plus on monte, plus ca a regelé et plus on marche facilement, tant mieux. Catherine réclame une pause, elle sait y faire avec Jeff, elle menace de tomber dans les pommes  en cas de "non pause "! . Et l'autre s'execute, sans sourciller. L'avantage, c'est que s'il y pause pour Catherine, il y a pause pour moi, et je pique un petit sieston un peu frais (la neige, ça refroidi son homme !)

 

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Nous passons au bout de vallée blanche et par un mouvement enveloppant, revenons vers l'aiguille du Midi. Dernière pause, il est midi, nous mangeons nos dernières barres, il en restait. Il est trop tard pour aller tenter une goulotte nosu décidons de rentrer direct  Nous remontons au col du Midi ou un groupe fait des exercices de mouflages au bord d'énormes crevasses. Voilà l'arête, Catherine veut faire une dernirère pause, nous nous réencordons court et voici l'arête finale, je suis canardé par les flashs (un classique à l'aiguille du midi) et voilà la grotte de glace il est 13 h 10. Quelques minutes plus tard, Céline et Jeff arrivent. 

nous filons vers la benne où il y a une énorme queue. Ca bouchonne et je vais passer mon après midi dans les bouchons : presque 2 heures la voiture à l'arrêt sur l'autoroute en Suisse du fait d'un accident, et la sortie se fera en remontant l'autoroute à contresens.... Bouchon bouchon... Enfin bref, je suis bien rentré (un peu lentement) après ces deux belles journées de montagne !

 

 

Photo

 

L'album photo complet est ici  - diaporama Midi Plan

 

 

P1040822Départ de l'aiguille du Midi - au loin l'aiguille du Plan


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Devant le Dôme du Gouter


P1040832L'arête


P1040838Après la descente, ça remonte !


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Devant le Rognon du Plan et son couloir d'accès


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Cordée sur le Rognon du Plan


P1040853col du Plan



P1040855col du Plan


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vers le col du Plan



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Dans le couloir obscure du Rognon du Plan



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sortie du couloir


P1040871au pied des rappels du Rognon


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Le Rognon du Plan



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Vue du sommet : au loin l'aiguille du Midi et le Mont blanc


P1040890avec Catherine au sommet

P1040891Magnifique arête


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Coucher de soleil sur la Tour Ronde depuis le refuge


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L'aiguille Verte un peu bouchée au lever du soleil


P1040917Céline, dernière pause avant l'aiguille du Midi

P1040925Sortie à l'aiguille du Midi

 

Vidéo

 

 


Les vidéos d'Apoutsiak

Apoutsiak — � vidéo - Les vidéos d'Apoutsiak

Afin de créer un peu plus de lisibilité, je viens de séparer la catégorie vidéo en 2 catégories distinctes
Les vidéos d'apoutsiak : qui proviennent de ma production personelle
et Mountains around the world, vidéo péchée sur le web, dont je ne suis pas l'auteur !

Dans la catégories les vidéos d'Apoutsiak :

 

Le Grand Paradis 4061 m ski de rando Mai 2010

 

Aiguille Verte 4122 m couloir Couturier Avril 2010

 

Tour Ronde 3792 m Couloir Gervasutti Avril 2010

 

Goulotte Mitsunori Shigi - Comba Maudite Avril 2010

 

Pointe de Chalune - ski de rando - Février 2010

 

Tête de Bostan - ski de rando - Février 2010


Le ZinalRothorn 4221 m  Rothorngratt - Octobre 2009

Le Mönch 4107 m Septembre 2009

Le Mont Blanc 4810  m Juin 2009

Eperon Migot aiguille du Chardonnet  Juin 2009

But au Dolent par l'arête Gallet tentative n° 5 - Juin 2009

Traversée du Grand Combin - Combin de Valsorey - Juin 2009

Ski de rando : traversée Wildhorn - Wildstrubel - Avril 2009

Raid sur le glacier d'Aletsch : Gross Hinter Fiescherhorn Avril 2009

Ski de rando : Dômes de Miage - Armancette - Mars 2009

Wildhorn - Mars 2009

Chasseron ( Jura) en raquettes et ski de rando ( Jura ) Décembre 2008 Janvier 2009

Mont Suchet en raquette à neige Février 2009

Blanc de Moming 3638 m - Octobre 2008

Mammouth (traversée) 3219 m Octobre 2008

Traversée des pointes Lachenal 3613 m Septembre 2008

Aiguille du Midi - arête des Cosmiques 3842 m Septembre 2008

Goulotte Vogler Face Nord  Aiguille du Midi Janvier 2005

Arête Gallet Mont Dolent - Victoire et Buts en tous genres (2007-2009)

Lex Blanche Face Nord Ouest - Juillet 2008

Dômes de Miage couloir Est - Juillet 2008

Face Nord de l'aiguille de Tré la Tête - Juillet 2008

Grande Lui - Mai 2008

Aiguille du Tour couloir de la Brêche - Mai 2008

Col du Chardonnet - Mai 2008

Petite Aiguille Verte - Août 2007

Weissmies Strahlhorn Fluchthorn Allalinhorn - Juin 2007

Dômes de Miage - Traversée -  Juin 2007

Calotte des Agneaux couloir Barbey - mai 2007

Aiguille d'Argentière - Couloir en Y Avril 2007

Aiguille Verte - Couloir Whymper - Avril 2007









Vidéo : ski de rando au Grand Paradis - 4061 m

Apoutsiak — � vidéo - Les vidéos d'Apoutsiak

 

La même, sans la musique, pour les non mélomanes...

Ski de rando : Aiguilles Crochues - col du Dard 2834 m

Apoutsiak — � Ski de randonnée, Massif du Mont Blanc, but

Ou l'histoire du gars qui pensait que le téléphérique de la Flégère etait encore ouver le 9 Mai !

 

Attention, cet itinéraire est hyper avalancheux et un peu engagé surtout en début de saison et par mauvaises conditions (consulter le BRA et étudier attentivement l'itinéraire !)

 

Plus que du ski de rando, c'est plsu une aventure en montagne : beaucoup de portage, peu de descente, beaucoup de pousse bâtons, de montagne à chamois et un peu de galère...

 

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Topo


Soit partir de la Flégère et de l'Index et rejoindre le refuge du lac Blanc

Soit, si le téléphérique est fermé, partir de Tré le Champ 1417 m

 

De Tré le Champ Prendre le sentier d'été our du Mont Blanc et passer sous l'aiguillette d'Argentière (enneigé, passage délicat pour sortir du couloir neigeux.

S'en suit une série d'échelles avant un nouvaeu grand névé. En haut du névé, retrouver des échelles enneigées (merdique) et rejoindre la Tête aux Vent Passer au dessus des lacs des Chézerys et rejoindre le refuge du lac Blanc (attention, l'hiver, il y a juste un local de secour avec table chaise et téléphone secours mais rien pour dormir)

 Contourner le lac Blanc par la droite (rive gauche) (avalanches...)  et remonter le vallon en direction du col du Belvédère.

 

Tourner direction Ouest en direction du col des Dards ou pousser vers l'aiguille Crochue 2834 m.

 

Descente :

Redescendre jusqu'au point 2498 m et prendre à flanc afin de contourner les lacs des Chézerys par le Nord (avalancheux !)  Rejoindre le cairn 2053 m au lieu dit les Deviets et prendre la combe à flanc qui passe par les points 2053 m et 1945 m sortir en visant le sentier du Tour du Mont Blanc vers 1800 1900 m (la fin peut être délicate. Redescendre par le sentier (avalancheux ) vers le col des Montets (1430 m) et Tré le Champ 1417 m

 

Carto - fichier GPS au format GPX

 

 

Aiguilles-Crochues.jpg

 

Fichier GPS au format GPX Aiguilles Crochues


Attention, ce topo GPS ne passe qu'à une certaine époque de l'année , dans des conditions de neige et d'avalanche optimale !

 

Dénivelé : 1560 m     7 h 45


Récit

 

Premier jour de vacances, météo de mouise depuis une semaine, je décide d'aller me chauffer du côté de l'Aiguille du Dard, depuis la Flégère et l'Index, ça ne devrait pas me prendre trop de temps...

 

Bref, je pars tranquille de la maison et j'arrive vers 10 heures au pied du téléphérique qui est, ô surprise, fermé !

Je vois dans une autre voiture un gars qui observe mon désarroi... Que faier, je consulte la carte et rapidement, l'idée se fait, je garde l'onbjectif, en partant du bas. Je remonte vers le col des Montets et me gare à Tré le Champ. Je fais mon sac et je pars vers 11 heures. Le temps est gris menaçant, pas agréable du tout, mais, un avantage, pas trop chaud !!!

Je remonte le sentier ski sur le sac et GPS en bandoulière, faisant le point panneau après panneau. Assez vite un peu de neige inskiable rend le sentier un peu délicat, mais sans plus. J'arrive dans le brouilalrd à l'aiguillette d'Argentière. Derrière celle ci, ça se corse, un petit couloir, une échelle à moitié sous la neige et un bout de névé mou qui parraît peu solide. Mes grandes jambes ( et oui, le petit alpiniste a des grandes jambes, ça vous en bouche un coin !) font fit de la difficulté, je passe mais je n'étais pas fier avant la difficulté. Je remonte les passages suivant déneigés donc facile jusqu'à un grand névé e un nouvau passage peu sympatique. Le soleil perce par moment le ciel gris.  Je chausse enfin les skis vers 2100 m. Il fait presque beau avant un nouveau retour des nuages. Je contourne par la droite l'accès au refug qui me parrait craignos.  Petite descente, et me voilà au refuge, temps gris, je décide de faire une pause et de voir si, si necessaire je peux y dormir. Déception, sur la porte, c'est précisé que ça n'est qu'un abrit de secours, et dedans, il n'y a que des tables, des chaises et une radio PGHM ! Pas de couverture donc pas de nuit ici !

Je grignote et repars, le contournement du lac, enneigé est un joli passage impresionnant. Puis c'est un long vallon tranquille. Je trace dans 30 à 50 cm de poudreuse un peu lourde, en pensant au wildhorn que nous avions tenté avec Steh et Jean-Michel l'année dernirèe, les 60 cm de poudreuse avaient eu raison de notre volonté d'atteindre le refuge ! Là, je suis seul, mais ça se trace. Le soleil n'est pas loin mais il fait gris. Je fais quelques points GPS. Je louvoie dans des pentes évitant les passages raides. J'arrive sous le sommet... alors, sommet ou aps sommet, la visibilité est réduite, mais je sens que les pentes d'accès à l'aiguille du Dard sont plus raides que celles du col. Allons y pour le col. Et hop m'y voici. De là, tentation, aller au sommet par l'arête. Je commence l'ascension mais une petite voix me dit  de renoncer (je sais, c'est moins classe ) ! ( ch'ui comme Jeanne d'Arc, j'entends des voix, mais elle ne m'annoncent pas d'aller voir Charles VII, juste de rebrousser chemin car le passage semble être verglacé et je suis seul, sans crampons et dans une météo de mouise) Je redescends donc  de ma tentative et me prépare dans el froid pour la descente. Jour Blanc. Désagréable pour enchainer les virages. Je prends poru repère ma trace et la suit plus ou moins, la gardant en visuel. Je décide d'éviter de descendre au refuge et ainsi d'éviter la remontée au dessus de celui ci. Donc, à flanc, pousse bâton. Je sors du brouillard pour une séance temps gris. Je fais une pause au dessus des lacs des Chézerys, je donne à Sandrine ma position et Matthieu m'annonce qu'il renonce pour le Grand Paradis. Avant même qu'il raccroche, une énorme bruit de tonnerre  vient de la Verte, je me demande comment il a fait pour ne pas l'entendre ! De toute façon, comme le dit si bien le capitaine Haddock, il est très dangereux de téléphoner pendant un orage !


Bref, petit coup de stress, le refuge n'est pas loin ( tout est relatif : 20 à 30 minutes tout de même) il faut speeder, je décide de descendre sans y passer. La neige, puis le grésil s'y mettent. Seuls 5 coups de tonnerre vont m'inquiéter. Je continue à flanc au dessus des lacs, mais je finis par me fourvoyer, déchaussage, passage à chamois, rechaussage. Je vise le cairn, sur la carte etle GPS, trop facile. Pour la suite, l'objectif est classique : skier le plus bas possible, une belle come part à flanc en dessous du sentier, je décide de la tenter, on verra bien pour rejoindre le sentier. Ca passe... Je gagne en distance. Malheureusement à quelques encablures du sentier il faut déchausser. Et là, c'est dales mouillées, névés détrempés où l'on s'enfonce et petis épineux accrochés à la montagne...

Bref, terrain d'aventure mais pas escalade : rando. Skis sur le sac, je travers allant d'une dale à un névé raide (mais pas trop, je les évite les passages trop raide) puis je traverse les épineux en m'accrochant aux grosses branches. Voilà une vieille trace, je la rejoins, ensuite c'est un peu plus facile. Il suffit de descendre en suivant le sentier et les nombreuses coulées d'avalanche qui le traversent. Il pleut à torrent. Ma nouvelle Goretex est parfaite mais l'ambiance n'est pas au bronzage  et à la farniente. Je bifurque avant le col des Montets en direction de Tré les Champs. Voilà enfin ma voiture. Il tombe des cordes, je pénètre dans l'habitacle en évitnat de tout tremper, ambiance humide et buée garantie. Je descends au gîte sécher homme et materiel avant la tentative sur le Grand Paradis


Belle journée aventureuse dans une météo disgracieuse.

 

Photos

 

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L'Aiguillette d'Argentière


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C'est pas le GRAND beau !


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Le refuge du lac Blanc


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Vue sur le refuge et un rayon de soleil...


Ski de rando : Grand Paradis 4061 m

Apoutsiak — � Ski de randonnée, Les 100 plus belles, 4000

Un joli hold up :

La montagne à moi tout seul, ambiance !


 

 


P1040533Le Ciarforon


Topo

 

Montée au refuge Victor Emmanuel : De Pont, tout au fond du Valasavarenche, pousuivre au Sud (à plat) jusqu'à un batiment assez long. Le sentier remonte en rive gauche du torrent (lacets secs !) puis sort de la forêt (avalancheux) Poursuivre en suivant les piquets et rejoindre le refuge par un mouvement enveloppant de la droite vers la gauche !

 

Grand Paradis

Partir au Nord du refuge pour contourner l'éperon Rocheux, et remonter au mieux les pentes qui mène au Glacier du Grand Paradis. Remonter à les pentes à droite  (Sud) du Schiena d'Asino Poursuivre Sud en direction du Bec de Moncorve et se diriger vers le col à sa gauche. Remonter les pentes à l'Est puis se diriger vers le sommet Nord. Passer au mieux la rimaye (une rimate se passe toujours au mieux) et rejoindre l'antécîme. Poser les skis et chausser les crampons et par quelques pas d'escalade (I et II) rejoindre le sommet et sa vierge 4061 m. Le dernier pas avant le sommet est assez expo ! Pour info : le vrai sommet se situe un peu plus loin ( 15 minutes d'escalade environ d'après le topo !)


Récit

 

Petit un historique. Matthieu m'avait gentiment proposé de se joindre à eux ( lui et l'autre Matthieu) et avait accepté d'envisager d'aller gravir la face Nord du Grand Paradis (leur projet initial etait la voie normale...) Finalament, la météo hyper pourrie de ces derniers jours nous laissait esperer seulement la voie normale... Et sur les pentes de la pointe du Dard, il m'apprend qu'il renonce à partir, trop de risque de prender un but. Je redescends tout en réfléchissant. Rentrer à Gy ou tenter un sommet. Je finis par me décidée, appeler le refuge Victorio Emmanuel, en cette saison il doit y avoir du monde ....

 

Dans l'humidité de ma voiture, après avoir contacter SAndrine pour récupérer le numéro, je contacte le refuge. Et Je me décide de tenter le coup, au pire , ça m'occupera ! Les fenêtres météos se situent le matin si elles existent !

Je file me ravitailler et dormir au gîta avant de basculer sur l'Italie.

 

Réveil tranquille et départ pour Pont, que je rejoins vers 9 heures. Préparation et départ sous le soleil. Je chausse assez vite dans le sentier pour déchausser 150 m plus haut. Un peu de portage, un chamois qui siffel en nazillant, je rechausse les skis. Grosse chaleur, et grosse suée associée...  Petite pause au bout d'une heure 30. Je repars en suivant la trace un peu raide pour moi, les Italiens traceraient ils comme les Suisses ? Le Brouillard m'englobe, puis il se met à grésiler, je remets des couches de polaires... Je trouve le refuge au GPS  en tombant dessus, Le lac de Moncorve où nous nous etions baigné il y a 20 ans est gelé !

 

Ca n'est pas l'effervescence au refuge, le gardien vient me saluer. Je m'organise, il est midi, je pique nique, fait secher mes affaires, et me fait une après midi sieste bouquin dotn j'ai le secret...

 

Le tremps est gris maussade mais le soir,  le Ciarforon se dégage.

 

Je passe une nuit sereine dans ce refuge prévu poru 200 personnes où je suis seul !

 

Le lendemain matin, réveil 5 heures, départ, 5 h 40. C'est le Grand beau, même si on devine déjà qu'au loin, ça ne va pas durer ! Je regrette presque de ne pas être parti une heure plus tôt ! Je me remémore notre première ascension, Arnaud etait devant, sa puissante frontale navigait judicieusement de cairn en cairn dans ce pierrier infâm, l'hiver tout est plus simple, les pentes sont douces, il suffit de viser le glacier !

Je me remémore les consignes des gardiens, il faut rester à droite dans les deux passages raides. Je m'execute à l'approche du glacier. Je retrouve une vieille trace. Je trace dessus, elle me sert de repaire. Tout va bien, je surveille la mtéo, quelques sommets sont couverts de nuages au loin. Quelques petits nuages viennent lecher le sommet ud Grand Paradis. Après la première partie raide, c'est plat (ou presque) Je rejoins le deuxième passage expo ("toujours à droite") Je monte par les rochers, c'est raide, mais ça passe. voilà le Bec de Moncorve en objectif. J'avais fait une magnifique photo à l'époque, avec une cordée de 4 sur l'arête au lever du soleil juste à leur droite le Bec de Moncorve. Ca monte tranquille avant un dernier coup de cul. Voilà la rimaye, obstacle final. Je suis la trace qui passe à gauche dans une zone "saine" puis remonte à droite au dessus avant de rejoindre l'antécîme. Je déchausse. Crampons piolet et c'est parti pour l'escalade finale. Tout se passe bien, je dois tracers dans 30 à 40 cm de poudreuse, il faut parfois dégaer les prises. Passage un peu expo avant le sommet et voilà la vierge. Quelques photos, le bonheur de se trouver là alors que le but etait totut de même beaucoup plus probable. Je redescends aux skis. D'abord je skie cette excelletne poudreuse qui petit à petit devient croutée. Mais croute skiable. Je contourne la partie "mixte"  en skiant la pente juste à droite. et rapido je me retrouve sous le glacier. Le reste est en neige dure jusqu'au refuge. Le gardien vient me saluer, nous discutons. Il me conseile de partir pour rejoindre une combe bien au Sud, 20 personnes sont passées par là il y a deux jours, ça devrait être totu simple de suivre leur trave, il faut juste remonter 3/4 d'heure. Je suis convaincu, et je repars vers 11 heures. Le temps a tourné, le soleil a fait place aux nuages et un léger brouillard menace... Je remonte vers le pied du Ciarforon dans les temps prévu par le gardien ( 40 minutes...) j'enlève les peaux, et le jour blanc m'accueille pour la traversée à flanc suivi des traces... Galère : je ne vois ni le relief ni les traces correctement .  Je passe un sommet (Bec de monciaire) puis deux puis trois. Je vois les traces par moment. Je crois que c'est fini voilà la combe, mais en fait ue dernirèe morraine bien raide me barre la route. Les traces du groupe ont l'air bien merdique. Des éboulis  sont tombés de la morraine. Je décide de remonter cette morraine pour passer au pied de la montagne et de l'éperon comme conseillé par le gardien. Je prends les skis à la main et c'est en m'enfonçant jusqu'aux cuisses que je rejoins l'endroit... Galère. Le jour Blanc est toujourslà, je rechausse, descente à flanc dans ce passage raide? Dérapage. Voilà la combe puis plus loin les traces et enfin le soleil. fini le jour Blanc et ses galères, je finis à fond. Un peu de ski caillou pour descendre au plus bas. Puis je marche . Je retrouve un des gardiens en bas. Nous discuttons et je rejoins ma voiture où j'apprendrais que le stage du CAF auquel je devais participer est annulé dommage, la face Nord de la grande Casse et la traversée de l'aiguille de la vanoise etait au programme !


carto Fichier GPS


P1040506.JPGCarte du Grand Paradis


Fichier GPS du Grand Paradis au format GPX


Il manque juste un petit bout de la variante descente du refuge, le GPS s'est  éteint...

 

 

Le fichier skitour

 

Dénivelé :

Montée à Victor Emmanuel II : 760 m      2 h 26

Sommet : 1335 m 4 h 41

Variante : 300 m de montée et 1065 m de descente  2 h 26

2ème jour, total : 1635 m + et 2400 m de descente !

 

Photo



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Départ du Parking


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Chamois vindicatif


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Le refuge Victor Emmanuel II


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P1040512Le refuge




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Au coucher du soleil, tout se dégage



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P1040527Départ 5 h 40, à droite, le refuge


P1040531Lever de soelil sur le Val d'Aoste


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Le Ciarforon


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Au Sud


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Au sommet, la vierge à barbiche givrée



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Vue du sommet



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Autoportrait


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L'arête finale


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Le Crux ?



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Descente


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Le Bec de Moncorve


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Wizzzzzzzzz



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Jour Blanc pour le retour à Pont


P10405782ème autoportrait de la journée, presque au parking de Pont


Vidéo

 

 

Alpinisme : Semaine à Chamonix Avril 2010

Apoutsiak — � alpinisme

 

19 au 25 Avril

L'ensemble des liens et des vidéo dans la semaine...

 

J 1 - Lundi - Rosablanche depuis Siviez (Valais)

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J2 -Mardi - Téléphérique et nuit dans la station de téléphérique des grands montets


J3 -Mercredi

  

 

AiguilleVerte couloir Couturier but

Goulotte Mitsunori Shigi - calotte de la Brenva

Montée et nuit  au bivouac de la Fourche

 

 

 

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J4 - Jeudi - Tour Ronde par le couloir Gervasutti

Descente de la vallée Blanche, retour à Chamonix à pied !

 

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J5 - Vendredi : Traversée col des Aiguilles  Crochues - col de Bérard

Chamonix Vallorcine par les Aiguilles Rouges

 

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J 6 - Samedi : Aiguille Verte , couloir Couturier, descente par le Whymper

Nuit au couvercle

 

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J7 - Dimanche : Couvercle Montenvers par le glacier de Leschaux

Vidéo : Calotte de la Brenva - Goulotte Mitsunori Shigi

Apoutsiak — � vidéo - Les vidéos d'Apoutsiak

 

 

article complet ici

 

Semaine chamoniarde :


Rosablanche par Siviez


Tentative sur la Verte

Goulotte Mitsunori Shigi

Nuit à la fourche


Tour Ronde, couloir Gervasutti

Vallée Blanche


Traversée des Aiguilles Crochues


Aiguille Verte couloir Couturier - descente par le Whymper


Les vidéos sont inclues dans les articles


 

Vidéo : Tour Ronde - Couloir Gervasutti

 

Semaine chamoniarde :


Rosablanche par Siviez


Tentative sur la Verte

Goulotte Mitsunori Shigi

Nuit à la fourche


Tour Ronde, couloir Gervasutti

Vallée Blanche


Traversée des Aiguilles Crochues


Aiguille Verte couloir Couturier - descente par le Whymper


Les vidéos sont inclues dans les articles


 

Vidéo : Aiguille Verte 4122 m -Couloir Couturier

Apoutsiak — � vidéo - Les vidéos d'Apoutsiak, Aiguille Verte

 

Semaine chamoniarde :


Rosablanche par Siviez


Tentative sur la Verte

Goulotte Mitsunori Shigi

Nuit à la fourche


Tour Ronde, couloir Gervasutti

Vallée Blanche


Traversée des Aiguilles Crochues


Aiguille Verte couloir Couturier - descente par le Whymper


Les vidéos sont inclues dans les articles