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Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

Vanoise

Ski de randonnée : Grande Motte - 3653 m

Apoutsiak — VanoiseSki de randonnéealpinisme

Grâce au Covid, la station de Tignes est fermée, l'occasion d'aller gravir ce joli sommet ( toujours dans le froid)

 

Vidéo :

Topo :

Se garer au bout de la route du Val Claret - parking à droite, 2105 m.

Partir plein sud sous le télésiège des Lanches. Au bout du vallon prendre la pente qui part vers l'Est avant de revenir au Sud, on parvient au sommet du télésiègedes Lanches  en bordure du glacier de la Grande Motte.

Rester sur le glacier de la Grande Motte à flanc avant de remonter à l'ouest du téléskis du Rosolin. On longe alors le Téléski de Champagny et, assez élégamment on pourra aller chercher le haut des téléskis des 3500 (3423 m)

De là, traverser le glacier pour rejoindre le haut des installation de Tignes. Contourner la barre rocheuse par le Nord et venir buter sur la face Nord, la pente se redresse (45 ° - 80 m environ) jusqu'au sommet.

 

Descente par le même itinéraire, on pourra éviter la remontée du glacier de la Grande Motte en passant par la station terminale du funiculaire

 

101 sommets à ski
101 sommets à ski

101 sommets à ski

Récit :

Après la Grande Sache la veille, qui nous avait donné du fil à retordre, nous avions passé une nuit réparatrice à Seez, tout cela avant de reprendre les hostilités

J'entends du bruit dans la pièce à coté, il est 5 h 10, mon réveil n'a pas sonné... heureusement qu'on a fait la technique du double réveil... Bref, petit dej', embarquement du matériel, nettoyage de l'appart, on est dans la voiture avant la fin du couvre feu, dans le respect des gestes barrières, toujours !

Pendant que je termine ma nuit sur le siège passager, Bastien enchaînes les virages dans la Tarentaise endormie. Ma tête se fracasse à chaque virage à gauche dans le plastique de la poulie de ceinture de sécurité. Je supporte en revanche mieux, les virages à droite, qui m'envoie dans le vide intersiège. Le vide intersiège, c'est comme le vide intersidéral, mais c'est entre les deux sièges !

Bref, on avance à vive allure sur la route dégagée. Voilà déjà le barrage du Chevril, les lacets s'enchaînent et on se retrouve sur le parking de Tignes Val Claret, quasiment vide, c'est ça aussi, l'effet Covid, on est en pleine vacances scolaires, il devrait être plein !

Il fait nuit, il fait froid, on s'équipe, on met les peaux et on chausse à la sortie du parking, tout est calme.

Début de montée, le village éclairé est joli vu de dessus, on profite de l'ambiance. Je fini par quitter la trace qui a été faite dré dans le pentu en moto neige pour tracer de beaux virages dans la poudreuse, bien moins profonde que celle d'hier.

Le seul regret, ces pylônes qui viennent gâcher le paysage. Derrière, le Dôme de la Sache prend déjà le soleil, superbe !

Ski de randonnée : Grande Motte - 3653 mSki de randonnée : Grande Motte - 3653 mSki de randonnée : Grande Motte - 3653 m
Ski de randonnée : Grande Motte - 3653 mSki de randonnée : Grande Motte - 3653 mSki de randonnée : Grande Motte - 3653 m

Au dessus, virage à gauche moins raide, Bastien passe devant. Comme souvent, il a la soquette légère. Je le suis à distance. Le vent se lève, le paysage est vraiment chouette, le Mont Blanc, les Grandes Jorasses, le Valais, c'est superbe  !

Nouveau changement de direction, virage à droite, on se retrouve dans une trace de raquettes, trop raide, avec pleins de petits virages, mais toujours moins dure à suivre que de continuer à faire la trace. Pas très agréable, on se retrouve sur plateau au dessus , au ras du glacier de la Grande Motte. Je propose une pause, Bastien me rétorque "plus tard"...

Ski de randonnée : Grande Motte - 3653 mSki de randonnée : Grande Motte - 3653 mSki de randonnée : Grande Motte - 3653 m
Ski de randonnée : Grande Motte - 3653 mSki de randonnée : Grande Motte - 3653 mSki de randonnée : Grande Motte - 3653 m

... et "plus tard", il y a du vent, du froid et tout de suite moins l'envie de faire une pause. On aurait du faire la pause tout de suite. Légère descente sur le glacier de la Grande Motte balayé par le vent. Le soleil de Février rend l'ambiance glaciale mais superbe.  Bastien pense qu'il y aura moins de vent à la jonction des glaciers, j'ai de gros doutes, un col à gauche, ça me parait être l'endroit idéal pour les courants d'air. Et par moins 15...

10 minutes plus tard on a rejoint le soleil, sous le col, il fait méga froid. La pause est courte, je sors les gros gants (c'est rare !) A droite, la Grande Casse est magnifique avec son couloir des Italiens, gravi en solo il ya 4 ou 5 ans...

On repart à gauche, le glacier est plein de vaguelette créée par le vent.  Voilà un replat, on tire à gauche des remontées.

Voilà l'Albaron et le Charbonnel, superbes ! Que de bons souvenirs.

 

Ski de randonnée : Grande Motte - 3653 mSki de randonnée : Grande Motte - 3653 mSki de randonnée : Grande Motte - 3653 m
Ski de randonnée : Grande Motte - 3653 mSki de randonnée : Grande Motte - 3653 m
Ski de randonnée : Grande Motte - 3653 mSki de randonnée : Grande Motte - 3653 m

Le sommet est encore loin mais en vue. Bastien est à fond. Je suis à mon petit rythme 5 minutes derrière. Le vent nous balaye la tronche régulièrement, et je suis bien. Un peu un sport de maso, l'alpinisme ! J'adore cette ambiance. Je commence à étudier l'accès au sommet, il y a risque 3 d'avalanche. L'idée serait de prendre dans la face Nord puis de tirer par l'arête. A droite on voit une belle accumulation, elle est dans le raide, on ne devrait pas avoir tendance à y aller trainer nos spatules. Le haut avant l'arête parait raide. Bastien m'attend au pied de la difficulté finale.

On fait le point...

On décide de partir pour l'arête. Bastien part en direction de la plaque, il n'est pas dans le raide, Je me dis que j'aurais déà fait ma conversion depuis longtemps, quant la plaquez part, 50 mètres devant nous. Bastien est face à moi, je lui gueule de se retourner, une jolie petite plaque à vent a été déclenchée à distnace. Elle vient terminer sa course sur la piste bleue (?) juste en dessous...impressionnant quand même. Il n'aurait pas fallut qu'il y aie du monde en dessous.

On poursuit à gauche, hésitation, la plaque nous a refroidi...

Bastien revient, je lui propose d'aller voir à l'arrivée du téléphérique, voir ce que ça dit de l'autre coté.

Ski de randonnée : Grande Motte - 3653 mSki de randonnée : Grande Motte - 3653 mSki de randonnée : Grande Motte - 3653 m
Ski de randonnée : Grande Motte - 3653 mSki de randonnée : Grande Motte - 3653 mSki de randonnée : Grande Motte - 3653 m
Ski de randonnée : Grande Motte - 3653 mSki de randonnée : Grande Motte - 3653 m

On arrive à l'épaule. Bastien me dit qu'il renonce à aller plus haut. Moi j'irai bien voir la suite, juste pour voir. Je ne suis pas venu pour monter juste en haut des remontées mécaniques, j'avoue !

Il me donne le feux vert pour y aller... Alors go, j'enfile mes crampons , prends mon piolet et file. Je crois qu'il ne reste que 100 m, en fait, il en reste 200 !  je descends puis me retrouve dan la pente, je retrouve un peu de neige glacée qui a vu le nuage du Sahara il y a 10 jours, puis il faut tracer dans de grosses congères au plus safe. Je me débrouille assez bien, le rythme est bon, le passage est un peu raide. Après une nouvelle épaule en neige, voilà un replat, je le remonte puis vient buter sur une barre rocheuse. La suite est plus raide, 45 ° en neige dure. Je contourne la barre par la gauche et remonte. En gros, une minute de montée, une pause pour affiner l’itinéraire. En 10 minutes je rejoins l'épaule, attention à la corniche !  Le vent balaye cette fin d'arête, il fait -15°C environ, et je suis bien. Je reste concentré sur les derniers mètres la Grande Casse, superbe, est en face ! Summit ! J'adopte la technique du gars qui ne traine pas. il caille ! : 3 photos, une petite vidéo et retour.

Ski de randonnée : Grande Motte - 3653 mSki de randonnée : Grande Motte - 3653 mSki de randonnée : Grande Motte - 3653 m
Ski de randonnée : Grande Motte - 3653 m

Et hop, dans l'autre sens, l'arête, la petite facette, la petite descente. Je vois Bastien et lui fait un grand signe du piolet, de loin.  Je poursuis dans le partie raide, en avançant d'un pas rapide. Cinq minutes plus tard, je rejoins Bastien, qui n'a pas eu trop froid contrairement à mes prévisions, il s'est protégé du vent  grâce à la cahute des pisteurs.

Je me remets en mode ski, on repart vers le bas. On crois assez vite des skieurs dans l'autre sens (oui jusque là, on était tout seul ! ) On leur livre quelques infos concernant les conditions pour la fin (pas trop non plus, on n'est pas Amazon !)

Et zou, on attaque la pente, "pas si pire". Je parviens à trouver de petits filons de bonne neige ! La descente est rapide, il y a du monde dans cette grande combe finale sous le téléphérique. A son pied on décide de continuer tout droit vers la station du funiculaire, petit élan, puis je décide de quitter les skis tandis que Bastien remonte à ski. Bilan match nul, on arrive presque en même temps en haut.

Ski de randonnée : Grande Motte - 3653 mSki de randonnée : Grande Motte - 3653 mSki de randonnée : Grande Motte - 3653 m
Ski de randonnée : Grande Motte - 3653 m

on repart vers le bas, la neige est légèrement transfo, bien agréable à skier, on enchaine les virages, de combes en combes, on a quitté le glacier.  On aborde le dernier rush, on retrouve deux anciens de 70 ans qui skient comme des Dieux, des Belfortains tout heureux d'être là ! Le papy godille comme un pro !!!

Voilà la station, objectif, déchausser au plus prêt de la voiture.

Il fait ultra chaud, je suis en tenu "de sommet", il y faisait moins quinze... pas très adapté.

Reste plus qu' à ranger le matos et à rentre, le superbe week-end est terminé !

Ski de randonnée : Grande Motte - 3653 mSki de randonnée : Grande Motte - 3653 m
Ski de randonnée : Grande Motte - 3653 mSki de randonnée : Grande Motte - 3653 m

Vidéo : ski de randonnée - Dôme de la Sache - 3588 m

Apoutsiak — VanoiseSki de randonnéealpinismevidéo - Les vidéos d'Apoutsiak

Ascension

Ascension du Dôme de la Sache depuis la Gurraz (Sainte Foy Tarentaise)

par le refuge de Turia

et le glacier de la voie normale

vent tempétueux lors de la montée au sommet et neige profonde. On a fait plus une tranchée qu'une trace

Presque trop de neige à la descente

ascension avec Bastien

 

 

Vidéo : Ski de randonnée : La Grande Motte - 3653 m

Apoutsiak — VanoiseSki de randonnéealpinismevidéo - Les vidéos d'Apoutsiak

Ascension de la Grande Motte depuis Tignes Val Claret

par le glacier de la Grande Motte

Année Covid 19, remotnée mécanique fermée, le rêve.

Sommet en crampons, beaucoup de vent, neige béton sur la fin

Magnifiques vues sur la Grande casse (entre autre)

avec Bastien

 

 

Alpinisme : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 m

Apoutsiak — alpinismeVanoiseRandoTrail

Une course à l'écart des sentiers battu. Bon forcement, le rocher n'y est pas excellent, par contre les paysages sont magnifiques : Aiguilles d'Arves - Meije, Barre des Ecrins, et magnifique vue sur l'Etendard à la fin !

Aiguille de Laisse

Aiguille Noire

Dôme de la Cochette

Cîme de la Cochette

 

Vidéo

Topo

Du Col de la Croix de fer ( parking) 2065 m

 

Aiguille de Laisse

Prendre le sentier qui part à l'ouest et qui remonte "le vallon" (carte IGN). Possibilité de couper les virages de la piste. Passer le col des Tufs 2525 m et redescendre vers le Grand lac Bramant (contournable à l'est ou à l'ouest (refuge de l'Etendard dans ce cas sur le chemin)

Rejoindre le col Sud des lacs (2476 m ) et longer le lac Blanc par l'Ouest. Un peu avant la fin du lac, remonter les pentes  (barres rocheuses, absence de sente) puis par des Dalles faciles, rejoindre le pied de l'aiguille de Laisse (en restant à l'est de celle ci) puis par une sente le sommet 2879 m

Aiguille Noire

De l'aiguille de Laisse, poursuivre sur l'arête puis en son versant Ouest au mieux (rocher instable par endroit) rejoindre le pied de l'aiguille noire, puis par des gros blocs instables gagner le sommet 2997 m

Dôme de la cochette

Partir Sud ouest et gagner facilement le Dôme de la cochette 3041 m.

Cimes de la Cochette

On redescend au col de l'Oeil des rousses avant de remonter vers le point 3102 m, puis par des dalles, remonter au mieux vers le sommet (escalade jamais difficile, rocher plus solide, tirer à gauche pour rejoindre le sommet 3239 m.

La suite est un peu impressionante mais le rocher reste plutôt solide sur l'arête. Redescendre cette arête un peu effilée et gagner un collet puis par une pente douce rejoindre le deuxième sommet 3240 m

redescendre alors  à la Brèche de la cochette. redescendre vers le glacier par des rochers Ultra pourris puis par des dalles (avec un peu de rocher pourri dessus... ben oui, c'est le thème !

Descendre au mieux le glacier en restant  rive gauche (pas de crevasse. Rejoindre le plat du glacier de Saint Sorlin et le sentier d'accès au glacier.

Retour par l'itinéraire de montée

 

note : pour la sortie du glacier, avec le réchauffement, il a été nécessaire de traversée de bons torrents de déversement des lacs glacières par deux fois

 

total 23.5 km et 1520 m de déniv

F+

Topo : Dôme et Cîmes de la Cochette

Topo : Dôme et Cîmes de la Cochette

Récit

Veille de course. Nous sommes en vacances en famille, à Saint Sorlin avec ma mère, mes 2 frères, ma sœur, leurs époux et les enfants. Je fais un briefing  peu ragoutant. J'annonce du rocher pourri et pas mal d'imprévu.

Bilan, seule Sandrine m'accompagnera...

6 h 30 , on quitte la parking du col de l'Etendard. J'ai juste une petite corde, j'ai laissé les crampons et le casque à l'appart, volontairement : "light is beautifull"

Il fait froid, ce matin, et on avance rapidement. Comme d'hab, Sandrine est en forme,  on attaque les premiers lacets du col des Tufs, et elle me largue !...  Je monte à mon rythme, mon heure viendra !

Col des Tufs, le soleil s'est levé, mais l'arête à l'Est ne nous laisse pas en profiter.

On redescend au lac, que l'on a déjà longé il y a 4 jours lors du trail de l'Etendard ... Une marmotte nous accueille tout sourire au bout du lac. On poursuit  de l'autre versant sur le lac suivant. Et je commence à inspecter les pentes au dessus du lac, il va falloir s'y engager. Je suis sensé trouver une sente, mais je ne vois rien, et on est presque au bout du lac.

Bout du lac, je pars à droite, dans une pente d'herbe entre deux barres, Sandrine me suit, perplexe. Je cherche à progresser vers le haut, sans que nous soyons en difficultés. Je tire à droite, à gauche, cherchant à trouver la faille dans l'itinéraire. Bon, l'inconvénient c'est que je ne vois pas le sommet, je finis par sortir le GPS pour affiner ma position. Il faut aller plus à gauche...

On se retrouve dans des grandes dalles, facile, Sandrine apprécie moins, de dalle en dalle, on se retrouve dans un joli canyon en neige avec le sommet en point de mire. Bon, on est en chaussure de trail, et , malgré les semelles de compet, ben ça ne tient pas grand chose sur la neige dure !

Une courte descente, on fini par trouver une sente qui nous amène au sommet ! Petite pause, Sandrine s'arrêtera là !

 

Alpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 mAlpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 mAlpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 m
Alpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 mAlpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 m
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Alpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 m
Alpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 m
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Alpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 m
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Alpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 m
Alpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 m
Alpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 m
Alpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 m

Je poursuis seul, sur une arête d'abord facile puis  qui se complique. Au départ, je reste sur le fil avant de basculer versant ouest, je me retourne pour faire signe à Sandrine qui est toujours au sommet de l'aiguille de Laisse. Versant ouest, c'est plus facile, mais le rocher est pourri, méfiance. Je finis par rejoindre le pied de l'aiguille noire. Une pyramide de rocher pourri, Sandrine a bien fait de faire demi-tour !

Je progresse au mieux, tout bouge sur les 100 derniers mètres.  Ça grimpe dur, mais je parviens au sommet ! Petite pause avant d'enchainer, une courte descente puis une montée peu difficile  et je rejoins le dôme des Cochettes. Au loin, j’aperçois une cordée, qui descend dans le vallon à gauche. Je ne sais ni d'où ils viennent ni où ils vont.

La suite est plus longue, descente tranquille, puis ça se complique, une zone de rochers raides à droite, un névé qui, en chaussures de rando, ne poserait pas de problème. J'opte pour la seconde option, et je note  que les chaussures de trail, même de qualité, c'est de la m.... sur la neige ! Difficile de taper pour qu'elles ancrent dans la neige un peu dure. Je progresse prudemment (autant que je peux, et c'est peu) glissade interdite ! Dès que je peux, je rejoins les rochers. Je commence à stresser pour la descente : Comment va être la descente de la Brèche, si je rencontre un névé raide, je serai obligé de faire demi tour et de me taper  des heures d'escalade en plus.  Bon, je n'y suis pas encore, on verra bien sur place !

Je me fraye un passage au milieu des dalles. Ça grimpe bien, et je ne m'en sors pas trop mal.  Je rejoins alors le plateau sommital, passage entre deux rochers et voici le sommet.

Alpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 mAlpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 mAlpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 m
Alpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 mAlpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 m
Alpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 mAlpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 m

La suite semble très technique, l'arête est effilée, et ça semble grimper dur. Je me lance, le rocher est solide sur l'arête, je progresse tranquillement vers le col qui sépare les deux sommets de la cime des Cochettes. Une fois au col, je remonte vers le second sommet (et dernier de la journée)

La vue est magnifique, la Meije, le Rateau, et même la barre des Écrins qui me fait un clin d’œil; Plus proche et magnifique, l'Etendard et son glacier trop sec, une cordée à mi pente louvoie entre les crevasses.

Après une petite pause, j'attaque la descente, qui devrait être le Crux de cette balade. La descente de la brèche de la cochette. Bon déjà dans la descente entre le sommet et la Brèche, je suis mis dans l'ambiance : le rocher va être pourri. J'arrive à la brèche, où il y a plein de relais avec sangles et cordelettes (sans doute pour l'hiver à ski, parce que là....)

Et j'attaque la descente de la Brèche , par chance par de névé, par contre, un tas de caillou instable bien incliné, avec des gros blocs. Attention aux chevilles, aux chutes de pierre, aux glissades. Je progresse lentement mais efficacement vers le bas, louvoyant pour trouver le meilleur passage. Dernier stress : le glacier, j’espère que ça ne sera pas trop raide et pas trop en glace.  Je descends sur les rochers au mieux pour trouver la portion de rocher la moins raide. Un petit saut et me voilà sur celui ci. C'est gagné ! Plus qu'à redescendre à la voiture (qui est EXTRÊMEMENT loin ! )

 

Alpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 m
Alpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 m
Alpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 m
Alpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 m
Alpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 m
Alpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 m

A présent attention aux éventuelles crevasses. Bon, la partie est en glace vive, et il n'y en a pas. Et pour le coup, les chaussures de trail adhèrent bien à cette vieille glace crouteuse (et non pas cette vieille gale crouteuse..., rien à voir !)

Je descends en longeant la rive gauche, retrouve des névés. Je dois alors couper  à droite, dans des dalles raides de bord de glacier. Un poil merdique, mais je m'en sors et retrouve le glacier.

Je descends jusqu'au plat du glacier de Saint Sorlin. Le plus grand du coin (C'est pas le glacier du Géant ni l'Aletschhorn non plus ! )

Suite en petit footing sur glacier, pour gagner un peu de temps. je redescends, vers le front du glacier et le monde. Je commence à croiser quelques personnes juste avant la sortie. Quelques touristes en mal d'aventure progressent sur le front.

Moi, je suis à deux doigts de le quitter, une touriste l’averti : c'est très boueux juste là. Moi, le Grand alpiniste, je ne vais pas écouter le conseil d'une touriste. Bim je  saute, de tout mon poids je m'enfonce dans la fange ! La basket est recouverte d'une substance visqueuse marron ! Bien joué !

Je poursuis, les lacs glacières ont formé des torrents, les passages à gué sont recouverts par l'eau. Je dois traverser.  Les pieds dans l'eau. 20 m dans l'eau froide et rebelote un peu plus loin. Ça séchera en avançant ! Il y a un monde de fou. Les gens viennent randonner jusqu'au glacier ( à juste titre, c'est beau !) Derrière moi, je vois que le temps change. L'Etendard prend des couleurs superbes, mais menaçantes. Il ne faut pas trainer, on va se prendre une bonne rabasse !

Et je galope (c'était prévu), quand je dis, je galope, tout est relatif, je courrotte serait un terme plus adapté.  Je dépasse les randonneurs, qui n'ont pas l'air de s’inquiéter de la tournure de la météo, certains continuent de monter. A ma gauche, un rideau de pluie, sur le sentier c'est sec. Je fais une pause pour mettre une veste de pluie. il se met à pleuvoir dru, à peine la veste enfilée.  Il grêle  un peu. L'Etendard est dans les vapes. Je progresse vite, un lac, puis l'autre. J'attaque la remontée au col des Tuffes. La pluie s'est arrêtée.

Dernière descente. J'avoue que mon corps est fatigué. L'ongle pété qui vient taper dans la chaussure à chaque pas. Un trailer (un vrai) me laisse sur place ! Je poursuis en prenant la piste plutôt que de couper par le sentier raide. Mes muscles et mon ongle trouve ça plus sympa.  Le col est à deux pas. Je trottine jusqu'à lui. Pour le retour : le stop, Sandrine a pris la voiture pour redescendre. A la 3ème voiture, une vacancière me prend.

15 minutes plus tard, je suis sous ma douche... repos !

 

 

Alpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 mAlpinisme  : Traversée des Arêtes de la Cochette 3240 m
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Vidéo : alpinisme - Cîmes de la Cochette

Apoutsiak — Vanoisealpinismevidéo - Les vidéos d'Apoutsiak

refuge de l'Etentard

Aiguille de laisse

Aiguille noire

Dôme de la Cochette

Cimes de la cochette

Brèche de la Cochette

 

Ski de randonnée : Traversée de l'Albaron 3637 m (Evettes Averole)

Apoutsiak — VanoiseSki de randonnéealpinisme

Après un but à la face Nord de la Grande Ciamarella

Le projet suivant est la traversée de l'Albaron

Sommet que j'ai gravi deux fois, chaque fois avec un frangin !

Seb la première fois, par le versant Averolle

et Thib la seconde par le versant Evettes

Je ne pars donc pas dans l'inconnu...

 

Vidéo

Topo

Depuis le refuge des Evettes (2590 m)

Descendre au Plan des Evettes (plutôt en rive droite) et mettre les peaux pour traverser le long plat du Plan des Evettes

Remonter le glacier en rive droite et remonter vers la Muraille d'Italie, on passe à droie de celle ci avant de remonter les pentes à l'applomb du sommet,  vers 3250 partir au sud et remonter les pentes de la Selle de l'Albaron. Remonter l'arête de l'Albaron au mieux, il faut parfois descendre dans les pentes Ouest et gagner le sommet 3637 m

Descente versant Averolle

J'ai réalisé deux petits rappels que j'ai du équiper vers le petit kairn au nord du sommet (pile à la jonction entre la face Est Rocheuse et le glacier des Grands Fonds). Désescalade : 8 m,  Premier rappel, 7 m second rappel 12 m.  (Premier rappel sur Cordelette, second rappel sur sangle, corde à simple en place, oui je n'avais pris que 20 m...

Il y a une linge équipée 20 à 30 m sur la gauche, mais je n'ai pas trouvé le départ (mal cherché) je ne peux en dire plus.

Descendre le glacier en passant au sud du Dôme des grands Fonds, sortir du glacier en rive droite puis descendre au mieux vers les Pécherses puis route pour descendre à Averolle

 

Ski de randonnée : Traversée de l'Albaron 3637 m (Evettes Averole)
Ski de randonnée : Traversée de l'Albaron 3637 m (Evettes Averole)

Récit

Après la journée (TRÈS) humide d'hier, décollage un peu plus tard aujourd'hui, lever 4 h pour un départ à 4 h 30. Je ne sais pas trop dans quoi je me lance, il y a des nuages sur l'Albaron alors que les Ciamarella me narguent... Je connais le chemin, je ne sais pas encore si je vais à la pointe Francesetti ou sur l'Albaron.

Je descends sur le Plan des Evettes et je mets les peaux

A un moment donné, il faut bien se décider, à gauche, la pointe Francesetti est bien dégagée. A droite, l'Albaron est dans les nuages, fort logiquement, j'opte pour l'Albaron, à quand cette fameuse thèse sur la prise de décision (j'ai déjà fait la Francesetti, et je n'ai jamais fait la traversée, j'Albaron reste un sommet mythique pour moi, je passais mes vacances à Bessans tous les 3 ans dans ma jeunesse !)

Bref après avoir longuement hésité tout en avançant, je finis par partir pour l'Albaron. Je retrouve mes traces de la veille, bien nettoyée par la pluie, je remonte sous le plateau de la muraille d'Italie. Une partie plus raide, il y a encore des traces. Puis plus grand chose. Les traces partent à gauche vers un sommet méconnu, étonnant ! Je n'ai pas de rythme ce matin, j'ai l'impression de souffler comme un bœuf. une petite pente raide me cuit, puis ce sont les coulées d'avalanche qui m'achèvent. Elles sont énormes, et il m'est impossible de prendre un rythme dans les gros blocs de neige. Je finis par poursuivre en crampons après, et effectivement , je progresse mieux, même si mes guiboles s'enfoncent de temps en temps profondément.
Une fois au dessus des coulées, je remets les skis, c'est raide, mais ça passe. Il faut tracer dans le pentu, mais je progresse et je reviens vers le col dont je n'ai pas le nom sous la selle de l'Albaron.

J'aborde la pente raide à ski dans une zone non travaillée par les avalanches. Plus je monte, plus c'est raide, et je ne trouve pas mon rythme, incroyable d'avoir si peu la pêche, je m'arrête à chaque conversion, prétextant une recherche d'itinéraire pour faire la pause. Je finis par enlever les skis 30 m sous la selle, et hop crampon, je remonte jusqu'à celle ci pour une pause ravito.

Je retrouve une vielle trace, malheureusement la flotte n'a rien arrangé et je m'enfonce dans la trace. Impossible de trouver un rythme et d'être sûr de l'appui ! J'avance donc sur l'arête elle parrait immense , les nuages masquent le sommet.

Ski de randonnée : Traversée de l'Albaron 3637 m (Evettes Averole)Ski de randonnée : Traversée de l'Albaron 3637 m (Evettes Averole)
Ski de randonnée : Traversée de l'Albaron 3637 m (Evettes Averole)Ski de randonnée : Traversée de l'Albaron 3637 m (Evettes Averole)Ski de randonnée : Traversée de l'Albaron 3637 m (Evettes Averole)

Un gendarme se contourne par la gauche, désescalade, puis dalle, puis nouvelle désescalade, les skis raclent le rocher, mon pantalon aussi, flute, il a craqué ! ça remonte de l'autre coté, dans une neige semoule, pas cool, ça sent le but, mais je suis têtu ,je me retrouve sur l'arête, si longue.

Je ne me souvenais pas qu'elle était si longue, cela fait 21 ans que je suis passé ici avec Thib, mon souvenir a complètement oublié la longueur de l'arête. Ca me ferait presque déprimer.

Les traces m'aident à ne pas hésiter. Je ne pers pas trop de temps à tergiverser lors des prises de décisions concernant l'itinéraire. Le sommet ne s'approche pas.

Je reste concentré, des deux cotés la pente est raide. Les passages en neige sont relativement faciles. Ceux en rocher ne sont pas compliqués mais il faut rester concentré, la neige masque parfois les prises.

Le brouillard se lève, j'aperçois le sommet... loin ! très loin !

Je ne m’arrête pas, je trace, je m'enfonce, je grimpe et je finis par déboucher à une centaine de mètres du sommet, plus qu'un passage en neige facile d'une centaine de mètres.

100 mètres de neige croutée pour m'achever, parfois tu t'enfonces, parfois tu tiens en surface, épuisant ! mais je parviens au sommet, dans une ouate malheureusement. Pas de vue sur le cirque, pas de vue sur les Ciamarella, pas de vue sur le Charbonnel.

 

Ski de randonnée : Traversée de l'Albaron 3637 m (Evettes Averole)
Ski de randonnée : Traversée de l'Albaron 3637 m (Evettes Averole)Ski de randonnée : Traversée de l'Albaron 3637 m (Evettes Averole)

Je grignote et je file repérer. il y a un cairn au nord, sans doute pour indiquer le départ de la descente. Je descends quelques mètres, plus bas, c'est chaud. Impossible d'aller plus loin sans rappel. Je remonte, je repère un peu plus loin, malheureusement il n'y a plus aucune trace.

Je reviens au kairn pour faire quelques photos. Et Je file, je sors mon matos, petit inventaire : sangles; cordelettes (celle que je transporte en fond de sac depuis plusieurs années), corde, 2 X 20 m en 7 mm celle que je viens de m'acheter à Intersport à Besançon, la semaine dernière, une corde légère que tu peux emmener partout. et un couteau pour récupérer de la cordelette si possible...

Je redescends et installe un premier rappel, je pars, tout se passe bien et je me retrouve environ 7 m plus bas sur une petite vire. En dessous, c'est vertical, voir plus. Et je ne vois pas de trace d'équipement, aucune cordelette, pas de plaquette...  Je trouve un béquet qui semble tenir. J'évacue un bloc qui menace de tomber et je prépare mon rappel, concentré. 2 minutes plus tard, j'entends un bruit bizarre. Le bloc en tombant dans la face Est a déclenché une belle avalanche que j'observe du dessus !

J'installe ma corde, et là, c'est le drame, elle ne touche pas le sol. il manque entre 1 et 3 m.

Deux solutions s'offrent à moi : soit descendre puis sauter les derniers mètres, soit, plus sécurit, descendre sur un brin et sacrifier ma corde.

Et j'opte, prudemment, pour la seconde solution. J'installe la corde, la noue au relai, la coupe (bouhouhou, ça fait mal de couper sa corde toute neuve).

Le départ est tendu, j'avoue que mon stressomètre est bien monté. Une corde fine, un relai sur un point, un dévers. Ça passe, je me rappe un peu les mains au passage mais c'est bon. Me voilà dans le vide je descends les 13 mètres est me retrouve à la jonction entre la face Est  rocheuse et le glacier. Je descends quelques mètres. Ma corde restera là, pendue dans le vide, on ne voit qu'elle, elle pendouille au vent le long de la paroi.

Et je trouve le bon passage, une 20aine de mètres plus à droite. Dommage, du haut j'avais mal cherché.

 

il y a 30 ans, pour mon premier Albaron, le sommet ne nécessitait que moins de 10 m de grimpe facile. Le glacier a considérablement baissé. Ça a tout bien compliqué !

 

Ski de randonnée : Traversée de l'Albaron 3637 m (Evettes Averole)Ski de randonnée : Traversée de l'Albaron 3637 m (Evettes Averole)Ski de randonnée : Traversée de l'Albaron 3637 m (Evettes Averole)

Je redescends un peu puis chausse mes skis dans une neige bien humide. Et c'est parti pour une belle descente, le sommet est dans les nuages, en dessous, la visibilité est bonne. Je pars à gauche puis reviens sur la droite sous le Dôme des Grands Fonds. Je retrouve des traces de gens à pied ! Ça me permet d'avoir une ligne à suivre. Les virages s'enchainent et je passe sous la moraine où nous avions bivouaqué avec Seb.

il faut commencer à se concentrer pour optimiser la descente sans déchausser; Je pars en rive gauche du vallon. Un passage en rocher skis au pied. puis j'enchaine, au dessus d'une cascade.  J'ai repéré une sorte de filon. En bas, je vois une quinzaine de randonneurs dans le vallon. J'évite de skier au dessus des torrents, la neige est soupe, pas envie de transpercer la couche. Me voilà dans le vallon, je rattrape les derniers randonneurs, puis le groupe, avant de filer vers le bas où il faut rapidement déchausser..

Skis sur le sac, c'est parti pour la descente, sur le chemin puis sur le sentier qui coupe les virages. Des marmottes m'observent attentivement. J'avance. Il pleuvine. le Charbonnel, gravi il y a deux ans, cache son sommet dans les nuages. Je commence à observer la route d'Averolle voir l'état du trafic et s'il y a lieu d’espérer pour mon stop à venir. Je vois deux voitures qui montent... espoir. Si elle monte c'est qu'elle vont redescendre. Encore quelques centaines de mètres. Je vois une voiture passer dans mon sens, je sais que c'est vain mais je fais un signe des fois qu'elle s'arrête. Une 30 aine de mètres, une seconde voiture passe, la loose, impossible de l'arrêter. Flûûûûte ! Petite pause pour me désaper, le soleil est revenu. Et me voilà sur la route à faire du stop, mais faire du stop sur une route sans voiture, c'est déprimant !!! Pas une voiture ne passe. J'avance, je sais que j'aurais plus de chance sur la route de Bonneval. Là voici, je me place à l'ombre sous un arbre. et une camionnette de la DDE finit par s'arrêter. Zou direction Bonneval, j'y dépause mon matos à l'office du tourisme, nouvelle séance de stop, un Bonnevalien me prend et me remonte à l'Ecot, fin du périple. 3 belles journées isolé dans cet magnifique cirque des Evettes, pour la face Nord de la Grande Ciamarella, il faudra revenir...

Ski de randonnée : Traversée de l'Albaron 3637 m (Evettes Averole)Ski de randonnée : Traversée de l'Albaron 3637 m (Evettes Averole)Ski de randonnée : Traversée de l'Albaron 3637 m (Evettes Averole)
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Ski de randonnée : But à la Face nord de la grande Ciamarella - Pointe Tonini - 3327 m

Apoutsiak — Ski de randonnéealpinismeVanoisebut

La face Nord  Grande Cimarella fait partie des voies de ma "Todoliste"

Mon rêve

Elle a été gravie il y a 5 jours et serait en bonne condition, alors GO !!!

 

Vidéo :

Topo

Refuge des Evettes :

Depuis l'Ecot, remonter au mieux le chemin d'été, et  gagner par le col des Evettes (2561 m), le refuge du même nom 2590 m.

Face Nord de la Grande Ciamarella

Depuis le refuge des Evettes

Descendre à flanc à droite du cirque (ouest) et gagner le plan des Evettes (plat !) le poursuivre jusqu'au glacier des Evettes que l'on remonte en rive droite puis suivre la direction du col Tonini (3327m) la pente est plus raide sur le haut, corniche possible.

Traverser vers le pied de la face nord que l'on remonte au mieux (non parcourue) à prioiri, 50 55°, en condition en juin

La Pointe Tonini est accessible en 10 minutes à ski puis à pied depuis le col Tonini

Retour depuis la Ciamarella

N'étant pas un maître en ski de pente raide ,je comptais redescendre vers le refuge Gastaldi (Sud) avant de remonter au passage Collerin puis redescendre vers la vallée d'Averolle via le refuge d'Averolle.

Ski de randonnée : But à la Face nord de la grande Ciamarella - Pointe Tonini - 3327 mSki de randonnée : But à la Face nord de la grande Ciamarella - Pointe Tonini - 3327 mSki de randonnée : But à la Face nord de la grande Ciamarella - Pointe Tonini - 3327 m

Pas de pote disponible, et pas envie d'emmener un inconnu dans un plan qui pourrait être galère, je pars donc seul vers la vallée de la Maurienne où j'ai passé pas mal de vacances dans ma jeunesse. J'arrive donc à l'Ecot en fin d'après midi, oui, ma petite femme a voulu que nous fassions un petit footing ensemble ce matin, je ne suis pas en avance...

Je me charge pour 3 jours avec les skis sur le dos, et c'est parti pour la montée aux Evettes.

D'abord le sentier, parsemé de ruisseaux qui coulent, car il fait chaud puis quelques névés, le sentier n'est plus accessible, je grimpe au mieux. Je croise mes derniers randonneurs (les derniers avant 3 jours !) et je rejoins le col, enneigé, sans les skis, de peur de mouiller les peaux, ça m'évitera une galère demain...

Voilà le refuge, je bouffe, je profite du paysage de ce cirque des Evettes toujours  magnifique et je me couche... à 7 h 30 (je crois que c'est mon record !)

 

Ski de randonnée : But à la Face nord de la grande Ciamarella - Pointe Tonini - 3327 m
Ski de randonnée : But à la Face nord de la grande Ciamarella - Pointe Tonini - 3327 m
Ski de randonnée : But à la Face nord de la grande Ciamarella - Pointe Tonini - 3327 mSki de randonnée : But à la Face nord de la grande Ciamarella - Pointe Tonini - 3327 m
Ski de randonnée : But à la Face nord de la grande Ciamarella - Pointe Tonini - 3327 mSki de randonnée : But à la Face nord de la grande Ciamarella - Pointe Tonini - 3327 m

Réveil à 3 h 30, départ à 4 h 12, j'ai pris tout le matos pour faire la traversée. L'idée est de faire la face nord de la Grande Ciamarella aujourd'hui avant de filer vers le Grand Paradis, pour la face nord de celui ci ensuite... (elles sont en condition, les retours d'internet semble parfait)

Je pars donc confiant, même si le ciel est gris. Bon à 3 h du mat, tu ne sais jamais bien à quoi t'en tenir, tu vois qu'il y a des nuages, mais impossible des les distinguer, est ce le gentil petit cumulus ou le sombre nuage d'orage ?  Impossible à dire...

Le début se fait dans une neige pleine de trous (sans doute liés à la pluie) Bien désagréable, mais la descente est courte et rapide, il faut déjà remettre les peaux pour le long plat.

Oui, il est long, ce plat qui permet de rejoindre le pied du glacier des Evettes. Je finis par retrouver une vielle trace et atteindre le glacier. Je mets les couteaux par sécurité, la pente devient raide  et la neige est dure par endroit.

Je me fais une belle trace dans la partie raide, les conversions s'enchaînent, le ciel s'éclaircit. Il y a des nuages, pas mal de nuages. Je reste optimiste...

Après un replat, la trace passe dans les coulées d'avalanche de la petite Ciamarella, il y a des traces de pas, le regel est mauvais, je parviens à enfoncer mon bâton dans celle ci. Mauvais présage. Des Corbeaux noirs planent à proximité, pas bon, ne manquerait plus qu'un chat noir et une échelle, mon sort serait joué !

Ski de randonnée : But à la Face nord de la grande Ciamarella - Pointe Tonini - 3327 mSki de randonnée : But à la Face nord de la grande Ciamarella - Pointe Tonini - 3327 m

Je remonte au mieux les pentes du Col Tonini, louvoyant dans les coulées d'avalanche.

la pente se redresse. Je quitte les skis et les mets sur le sac je rejoins le col après un dernier mètre un peu raide. Le ciel est bouché. Mais je poursuis et rejoins le pied de la face à ski.

Vu les conditions, je change de plan, je vais gravir la face Nord en aller retour, 2 grosses heures pour monter, 1 h 30 pour descendre. Je vais pouvoir laisser les skis et tout le matos en bas et aller ainsi plus vite.

Les nuages sont là, 100 à 200 m au dessus de moi. Je débute ma montée, rejoins la rimaye, qui est bouchée par une coulée d'avalanche, fastoche. ça se poursuit au dessus, 50° environ. Après 50 m je fais une première pause. Hésitation, mes pieds s'enfoncent profondément, je ne vois pas grand chose au dessus... Je creuse pour étudier la nivologie du jour, c'est vite vu, de la flotte, de la flotte et encore de la flotte... Zero regel nocturne et une neige imbibée d'eau. Je réfléchis, mais je poursuis, 30 m de plus. Je m'arrête. Et là, je me dis ,"quand tous les voyants sont au rouge, c'est qu'il est temps de redescendre ! " Et je repars dans l'autre sens., la descente est rapide, il faudra un jour relire les études sur la prise de décision.

Je pars vers l'Est pour voir la base de la face par curiosité et voir s'il y avait d'autres accès.

 

Ski de randonnée : But à la Face nord de la grande Ciamarella - Pointe Tonini - 3327 mSki de randonnée : But à la Face nord de la grande Ciamarella - Pointe Tonini - 3327 mSki de randonnée : But à la Face nord de la grande Ciamarella - Pointe Tonini - 3327 m

Puis je reviens sur mes pas. Je vais aller rejoindre la pointe Tonini  avant de renter au refuge des Evettes

Col Tonini atteint en 5 minutes, il gresilotte, le temps tourne. Je remonte les pentes tranquille de la pointe Tonini

Une norme bang retentit , l'orage. La vache, ça fait peur. Je poursuis vers le sommet qui est à 5 minutes, il pleut, la visibilité est réduite. Je laisse les skis et le sac pour les derniers mètres, un poil d'escalade facile voilà le sommet. Je ne m'éternise pas. Il pleut à torrent. Le retour va être pénible. Je redescends aux skis puis au col. Quelques mètres raides à pied avant de remettre les skis. La neige est lourde mais ça se skie. Le masque se couvre de gouttes de pluie, il faudra que je pense à inventer les essuie glace à masque !... Toutes les 30 secondes je passe ma main pour évacuer les gouttes et tenter d'y voir mieux.

Un îlot rocher, des traces à droite et à gauche, j'hésite, je suis plutôt engagé à gauche, je décide d'y passer alors que je pense être monté par la droite. Rapidement je me rends compte que c'est le mauvais coté, plus raide et avec des crevasses. Je fais quelques virages, laissant les crevasse aussi loin que je peux. Un poil de stress dans ces conditions difficiles... Je rejins la trace, les derniers virages avant le grand plat. Il va falloir pousser sur les bâtons. Je ne remets pas les peaux, elles sont trempées.

Il pleut des cordes. Je traverse les Plan des Evettes, puis ça remonte, j'essaie de remonter sans peaux, la neige collante et les skis mals fartés permettent de gagner de l'altitude puis je décide de finir à pied les derniers mètres.

Je reviens au refuge, les gouttières dégueulent des litres d'eau, je suis trempé.

 

Ski de randonnée : But à la Face nord de la grande Ciamarella - Pointe Tonini - 3327 mSki de randonnée : But à la Face nord de la grande Ciamarella - Pointe Tonini - 3327 m

L'objectif va être d'allumer le poêle,

Précision et petite aparté

Pour l’aparté, quand je suis arrivé hier au refuge des Evettes, il n'y avait pas de PQ dans les toilettes et je n’avais pas fait le plein, bref, il me restait deux feuilles. Mais, par chance, j'avais trouvé du papier journal pour le feu, papier journal que j'ai dédié à l'essuyage de mon postérieur (une feuille pour 3 jours , c'est peu mais ça devrait le faire). C'est beaucoup moins confortable, beaucoup moins efficace, mais c'est tout ce que j'ai !

Et le dilemme, c'est soit, garder mon papier comme PQ pour demain, soit l'utiliser pour allumer le feu

Et, j'ai trouvé la solution. La meilleur pour mon confort intime : je garde le papier pour mon arrière train et j'essaie d'allumer le feu avec mon Butagaz.

Et zou, me voilà dehors, bûches en main, tentant de faire bruler le bois humide.

Je guerroie de longues minutes.

Des que ça prend, je file au poêle

Ça ne part pas.

Je fais de nombreuses tentatives.

je ne suis pas bien doué doué....

Je désespère.

Je déprime.

Je fins par penser au suicide...

Dans tous les cas impossible de repartir demain vers le haut, sans avoir sécher tout mon matos, mes fringues, mes peaux...

Je finis par aller lire sur mon lit, congelé, de son coté, le feu finit par prendre, un peu tout seul.

Yeeeeeeeeeessssss !

Et zou, tout passe en mode séchage, et c'est la vie qui reprend.

Je vais enfin pouvoir faire des projets pour demain !

 

Le soleil revient, je me fais une petite sortie pour téléphoner, oui, il n'y a pas de reseau...

 

 

Ski de randonnée : But à la Face nord de la grande Ciamarella - Pointe Tonini - 3327 mSki de randonnée : But à la Face nord de la grande Ciamarella - Pointe Tonini - 3327 m
Ski de randonnée : But à la Face nord de la grande Ciamarella - Pointe Tonini - 3327 m
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Vidéo : ski de randonnée - Pic de l'Etendard 3464 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeVanoisevidéo - Les vidéos d'Apoutsiak

Départ dans le beau temps

Le mauvais en haut

Descente dans le jour blanc puis la tempête ...

 

Ski de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 m

Apoutsiak — VanoiseSki de randonnéealpinisme
Ski de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 m

Ce jour ou, un peu présomptueux, j'ai cru que je pouvais aller plus vite que la perturbation météo, alors qu'il fallait tracer dans une neige profonde...

Vidéo

 

Topo

De Saint Sorlin, se garer en haut du village

Remonter les pistes de skis, en remontant la Combe de la Balme puis au mieux, le col Nord des lacs. 2533 m

Partir direction sud (descente) et rejoindre le Grand lac puis le lac blanc et enfin le plat 2502 m

Poursuivre jusqu'au glacier de Saint Sorlin et remonter à l'ouest les pentes qui remontent en direction du col de la Barbarate. La pente se redresse (40 - 45°) , remonter au mieux vers le petit col puis l'arête rocheuse le sommet 3464 m.

 

Récit

 

Mauvaise nuit

Mauvaise nuit, celle qui te conseille de renoncer à ton périlleux projet. Oui, je veux aller à l'Etendard, oui, je suis seul, oui, il y a risque 3 d'avalanche... Je tourne les données dans tous les sens, pesant le pour et le contre. Ah oui, il y a du pour : je suis un  alpiniste expérimenté (bon ça je sais que ça n'est pas un énorme argument ...) . La plupart des pentes sont à moins de 30 ° et ne sont pas exposées (sauf sous le sommet) et , j'ai une terrible envie de gravir ce sommet... bon il faut avouer qu'il y a quand même pas mal de voyants au orange voir au rouge : Je suis seul, et il va sans doute falloir tracer l'intégralité du parcours jusqu'au sommet alors qu'il y a plus de 50 cm de poudreuse. Je suis seul et il y a un glacier à traverser. Et il y a une perturbation qui devrait arriver vers 13 h.

En gros tout va bien

Et bilan, je dors mal.

Mon cerveau, tel une machine à laver ressasse les différents éléments... sans trouver de solution.

Mauvaise nuit...

 

Il faut avouer que j'ai un passif avec cette montagne. Dans mes jeunes années, en 1993 (ou aux alentours) avec Franck un ami étudiant, nous avions envisagé le sommet "à la journée" depuis Lyon en ski de rando  ! Bilan : plat de pâtes à 11 h du soir, décollage, voiture, parking au col de la Croix de Fer et longue remontée de nuit pour atteindre le pied du glacier dans un brouillard à couper au couteau. On valide le but à 2700 m environ. Bilan retour, long plat, arrivée à la voiture, il neige, le col est officiellement fermé, aussi, nous ne trainons pas, de peur de se faire coincer...  Je suis crevé, je passe le volant à Franck dans la vallée, le reprend après Chambéry et m'endors tranquillement.

Il faut avouer que le bruit de la rambarde de sécurité à 110 km/h nous a bien réveillé.  Je me gare sur la bande d'arrêt d'urgence et constate les dégâts. On a l'impression qu'on a pris un obus à gauche de la voiture. Une bonne nouvelle : la voiture roule. On a eu du bol sur ce coup là, on aurait pu y rester... Le reste du voyage se passe bien , ben oui avec l'adrénaline à fond, tu ne dors plus !

 

Une deuxième tentative en automne, deux ans plus tard, se solde par un succès. Tentative  sans histoire, tout avait du bien se passer, ne me reste en souvenir que deux photos jaunies...

Fin de l'historique

Mauvaise nuit (oui c'est pour reprendre le récit)

Le réveil sonne, je venais de m'endormir. - 4 h 20

Hésitation.

Je décolle dans le petit appartement, essayant de ne pas réveiller Louis qui dort dans le canapé. Petit dej, matos - 4 h 50 je suis dehors. Je rejoins les pistes. Il fait frais, très frais (-13°C) Doudoune ET Goretex de rigueur ! Je suis parti et je vois au loin le premier obstacle : les dameuses sont en action dans la combe de la Balme. Je remonte dans leur direction. Ça m'ennuie de les croiser, aussi je décide de filer par la piste noire pour les éviter. Ça monte bien et je rejoins rapidement le haut du premier tronçon des télésièges. Je remonte une piste en biais puis décide de couper au dessus, la pente de la piste n'étant vraiment pas raide. Il faut déjà tracer dans une neige poudreuse assez profonde, traffolée par les passages de skieurs hors piste. Il fait grand beau et grand froid. L'effort me tient au chaud. Je remonte au mieux, observant  en bas les dameuses au travail. Leur phares sont tellement puissants qu'ils éclairent la montagne. Ça grimpe et je rejoins le sommet du télésiège. Petite pause toilettes (c'est ça l'avantage des pistes de skis). Il fait grand beau. La silhouette des aiguilles d'Arves se dégage. Un télésiège se met en route tout seul. Ambiance scoubidou quand il y a du suspens ! J'enlève mes peaux.

 

Ski de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 mSki de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 m
Ski de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 mSki de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 m
Ski de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 m

Petite descente sur la piste puis je quitte la civilisation. Je skie au mieux, dans le halo de ma frontale en direction du lac. Quelques virages plus loin, il faut déjà repeauter. Aussitôt dit, aussitôt fait, c'est plat , mais c'est rigolo (oui c'est rigolo quand tu en es au premier lac !) J'avance bien, au bout du lac une courte montée puis une petite descente m'amène au second lac.  Nouvelle traversée. Moins rigolote, mais ça passe. Au loin j'observe un lenticulaire sur la Meije, le mauvais temps va s'installer. Nouvelle montée, nouvelle descente, le "troisième" lac, en fait il doit s'agir un étang, mais avec toute cette neige, impossible de savoir comment c'est en été. Nouvelle montée et petite pause casse croûte. Le ciel grisonne comme mes cheveux. C'est ça, le mimétisme ! Je repars, et me rends compte qu'il faut encore descendre pour rejoindre le pied du glacier. Et je ne suis qu'à 2700 m !  La fatigue commence à se faire sentier. J'ai hâte que ça monte !  Qu'il est loin le pied de la montée. Le ciel commence à vraiment de bâcher. J'ai en tête l'heure de la perturbation : 13 h. Je sais que je suis en retard. J'ai mal calculer la taille du plat !

 

Enfin, ça monte. Mais je n'avance plus. Il neigeote. Je ne parviens pas à garder de rythme. Je finis par me poser sur mon sac. J'avale quelques barres avant de m'endormir... Bon, je n'ai pas fait une grosse nuit, le froid me réveillait toutes les 2 minutes, et au bout de 10 minutes, je suis reparti... Un peu mieux.

Remonter les pentes en gardant le rythme. Le ciel s'est bâché. Je vois le sommet, mais je ne vois plus le relief. J'ai choisi de remonter les pentes à proximité des rochers pour me donner des repères visuels. Et j'avance, lentement, mais j'avance. J'aurais bien aimé que quelqu'un prenne le relai à ce moment là. Mais en fait, je suis seul. Je ne sais pas si je vais aller jusqu'en haut, mais pour l'instant je continue. Plus je monte, plus je sens que la perturbation est là, bien active.  Je me retrouve au pied de la pente finale. Je remonte. les pentes. Pause mon sac, ça sera plus facile sans. Puis me retrouvant sur une zone de neige dure, je finis par laisser les skis. Je remonte la pente raide pour rejoindre le col. Un peu de rochers instables m'amène au sommet. Il fait dégueulasse, il y a juste le cairn à regarder. Je suis rarement resté aussi peu de temps sur un sommet. 

Il est aux environs de 13h et je suis très en retard ! Je sais que la descente va être longue. Je reviens en arrière, l'arête, la pente raide, mes skis, mon sac. Visibilité quasi nulle.

Ski de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 m
Ski de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 mSki de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 m
Ski de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 m
Ski de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 m
Ski de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 mSki de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 m

Il neige, le vent fait passer les flocons à l'horizontal !

Ma trace a déjà presque disparu. Dans le jour blanc, je tombe à l'arrêt !  Je règle le GPS sur chemin retour. Ça fait longtemps que j'ai abandonné mon projet de redescente par la Cime de la Valette. Ç’aurait été plus rapide mais ne connaissant pas l'itinéraire, je vais bêtement tenter de revenir sur mes pas.

Grâce au GPS , je finis par retrouver ma trace. Que je suis comme je peux. Tout est blanc , et un mince liseret gris me l'indique.  La descente s'achève. Il faut à présent pousser sur les bâtons et retracer.  Mes traces de montée sont complètement effacées.  Je poursuis comme je peux. quand il faut remonter, je tente sans remettre les peaux. Mais mes skis sont bien fartés et ça ne passe pas ! je glisse en arrière en m'épuisant. Je finis par remettre mes peaux, pour 5 minutes, avant de les enlever, redescendre et les remettre à nouveau. Je garde le moral, je sais que je vais y arriver. Mais c'est long. A présent, je garde les peaux. Je traverse les lacs, tout est blanc. Je retrace en gardant le cap . Dernier lac. Il faut à présent remonter au col Nord des lacs.

Je remonte comme je peux. Il y a juste une centaine de mètres, mais c'est long, il faut encore tracer !

Je parviens au col, et j'y suis accueilli par un vent à décorner les bœufs. Rafales de neige.  J'enlève les peaux comme je peux. Les skieurs passent à proximité, sans trainer. Je pars vers le bas, mais je me croute à l'arrêt. Je décide de mettre mon masque de ski (oui, depuis le jour, j'ai juste une paire de lunettes) Ça ne marche pas, j'ai tout de suite de la buée. Visibilité quasi nulle. Les skieurs skient en convoi, je décide de faire pareil, ça fait une repère visuel. Vu que je n'ai plus de masque ni lunettes, je me prends plein de neige dans les yeux. C'est la tempête mais je sais que je suis bientôt à l'appart. La combe de la Balme est avalée. Je coupe par un petit hors piste pour finir. Et je rentre juste pour le gouter. Le contraste est saisissant entre le temps dehors et la chaleur de l'appart. Je me déséquipe en soufflant et en racontant mon périple.

 

Quelle journée ! plus de 10 h dehors !

Alpinisme : pointe de Charbonnel - 3752 m

Apoutsiak — alpinismeVanoiseLes 100 plus belles

Où, comme un saumon,je suis remonté à la source, à ma source...

3 Jours de montagne

Jour 1 : Pointe de la Réchasse - Pointe du Dard depuis Pralognan

Jour 2 :Couloir des Italiens - Grande Casse

Jour 3 : Charbonnel - face Nord

Alpinisme : pointe de Charbonnel - 3752 m

Vidéo

Topo

Se garer dans la vallée d'Averole, juste avant le village de Vincendière

Prévoir un départ tôt afin de se taper les 2000 m de dénivelé sans souci !

Il y a également possibilité de bivouaquer durant la course (mais il y a peu de replat)

Du parking, avancer un peu sur la rout eet prendr le pont qui permet de gagner l'autre rive du torrent d'Averole. Le suivr en direction de Bessasns sur quelques centaines de mètres puis prendre à la bifurcation, le sentier qui monte à gauche.

Au bout de cette piste, il faut trouver le sentier qui part plutôt à droite et pénètre dans le bois (le sentier n'est pas évident à trouver de nuit mais prendre le temps de le trouver vous evitera de nombreuses galères et vous fera gagner du temps) il remonte entre le ruisseau de charbonnel et le ruisseau de chanaillon avant de basculer n traversée vers la gauche vers 2300 m

Traversée de ruisseaux coulées d'avalanches expo et raide , le matin le couple crampon piolet peut s'avérer utile.

Après le sentier de Charbonnel, le sentier poursuit toujours en ascendance à gauche pour ramener au pied d'un raidillon (en neige pour moi) passage à 45 ° qui amène à une rampe en faux plat (2700 m - 3100 m)

Tirer à droit pour rejoindre le plateau supérieur (45° 100 m)

De là remonter les longues pentes débonnaires qui amènent sous le sommet. La rimaye se contourne par la gauche (glace possible) on passe sous les rochers sommitaux pour y accéder par l'arête à droite

Alpinisme : pointe de Charbonnel - 3752 m

Récit

Préambule

J'ai passé pas mal de vacances de mon enfance à Bessans en Vanoise. Tous les 2 - 3 ans nous louions le 3ème étage de la maison de Madame Personnaz, une femme qui me semblait hors d'âge à l'époque, pour des vacances à la montagne. La maison est celle qui donne sur la place du village en face du Calvaire de Bessans

Bref, j'ai baigné dans le monde du Diable ...

Nous nous louions à Bessans, et nos cousins, les Bolon, louaient à Bonneval sur Arc, 5 km plus au nord, le village parfait, tout en pièr eet en toit de Lauze. Les Bolon, pour nous, c'était des héros. Il faisait des randos mieux que nous, de l'alpinisme parfois et de l'escalade au col de la Madeleine ou aux rochers d'Averole.

On avait la chance que nos parents avaient la bonne idée de nous faire participer à des activités communes, et pour moi, c'était un délice.

A l'adolescence, Jacques (le père) et Emmanuel, l'ainé, ont commencé à m'emmener faire de l'alpinisme, mon rêve. On a commencé par le Mont Seti depuis l'Echo, depuis le bas, Une escalade en rocher pourri, avec des vires délicates (enfin elle m'avait paru délicate à 16 ans !)

Forcement en haut, je fus fier comme Artaban !

En fin de séjour, ils programmaient l'Albaron, le Graal d'un séjour là bas... Je me portais candidat et ma candidature fut retenue ! Youpi. Arrivés sur la moraine du glacier, vers 3000 m, un vent important et des nuages pressés, nous ont fait faire demi tour. C'est avec une grosse amertume que je fis demi tour, mais ce ne fu que partie remise...

1 ou 2 ans plus tard, nouvelles vacances à Bessans, Je pars avec mon frère Seb, pour l'ascension du sommet des sommets :l'Albaron. Bivouac épique sur la moraine du glacier et sommet dans une météo merveilleuse. C'est sans doute là que je suis devenu alpiniste (avant de devenir montagnard à la verte )

Je suis revenu dans le coin avec mon autre frère , Thibault et ma petite femme, pour gravir l'Albaron par les Evettes en 1997, puis je ne suis pas revenu en Haut Maurienne, laissant au passage, le seigneur des lieux : le Charbonnel !

Dans un coin de mon esprit, je gardait en tête cette ascension. La programmait à ski lors d'un raid annulé entre Albaron et Face Nord de la Grande Ciamarella. Je le gardais tout le temps dans un coin de ma tête. Mais la haute Maurienne ,c'est loin, quand on habite la Franche Comté...

Alpinisme : pointe de Charbonnel - 3752 m

Récit proprement dit ;-)

Fin de l'introduction, longue mais nécessaire pour comprendre l'attractivité de ce sommet pour moi. Je me retrouve à Bessans, où je fais un mini pelerinage sur la place, retrouvant au passage la maison de Madame Personnaz, le diable sur la fontaine (je ne sais pas s'ilétait là à l'époque, l'église et la chapelle Saint Antoine.

Je passe à l'office du Tourisme (oui, je n'ai pas la carte, j'ai juste le fichier GPS à ski !). Je leur parle de mon projet , et à peine le mot Charbonnel prononcé, il me pousse à aller au bureau des guides alors que je leur demandait juste de regarder la carte... Je sais au pays des Diables, cette montagne maléfique fait peur... L'officienne finit par me sortir la top 25 qui va bien, et en 20 secondes chrono, je mémorise le début de l'ascension, j'ai potassé un topo la veille au refuge du col de la vanoise, et je compte mémoriser la fin de visu , ce soir.

Après 3 courses dans le village je me retrouve à lancien camping dans la vallée d'Averole, et à 17 h 30 (le 24 juin) le soleil est déjà couché !

Je repère l'itinéraire du haut, les vires et les passages qui me semblent logiques.

Je passe mon début de soirée à chercher ma cuillère/fourchette dans la voiture et ses bagages (en fait elle est restée à la maison)

Je prépare mon matos, le repas, mon lit dans la voiture

Je dine et au lit , il est 19 h 30 et je suis crevé (oui, j'ai fait le couloir des Italiens aujourd'hui en partant à 2 h ce matin !!!) je m'endors dans la foulée !!!

Le réveil est resté sur 2 h (volontairement)

Alpinisme : pointe de Charbonnel - 3752 mAlpinisme : pointe de Charbonnel - 3752 m

2 h du mat, ça sonne

J'émerge

Je déjeune dans le noir , la lune est levée mais de l'autre coté de la crête du Charbonnel, je serais à l'ombre. Je range ma voiture et la la déplace de 500 m jusqu'au départ.

C'est parti.

Frontale, Nuit.

D'abord une piste, fastoche, je l'avais repéré sur la carte hier. en haut, plus rien, j'hésite à prendre l'éperon de gauche, ou l'éperon de droite, ou bien même dans la coulée d'avalanche. J'opte pour la coulée, mauvaise idée, je parviens à des barres... Je décide de basculer à gauche. Et là, c'est l'horreur, c'est raide, pleins d'arbres couchés par les avalanches, sur un terrain instable, moussu, terreux, avec quelques barres en travers pour complexifier l'itinéraire... Je galère. La malédiction des Diables de Bessans. 1 h de galère dans la forêt vierge. sans savoir si je vais déboucher au bon endroit. Sur le GPS, je voi s bien la trace de ski, 100 m à droite, dans la coulée d'avalanche, mais en cette saison, c'est trop tard, ça ne passe plus !

La galère s’atténue, je suis à présent sur des vernes. peu pratique mais un peu moins rapide et un peu moins raide. Je progresse. Plus facilement. Je me retrouve enfin au niveau du resserrement. Je mets les crampons et sors le piolet. La coulée d'avalanche est bien dure et bien sale, je progresse facilement jusqu'à l'étroiture. Je saute un trou le long des rochers et me retrouve au dessus, je remonte les pentes u peu raide de la coulée. Je sais qu'il faut sortir sur l'éperon de gauche. Je reperds une faiblesse dans le rocher, une sorte de vire. Je sors du névé, enlève les crampon set me lance dans la traversée, expo. Les prises de mains et la vire est déversantes ! Le sac même s'il est léger , me tire en arrière. Stresserais je ? Une goutte de sueur perle sur mon frond, elle glisse sournoisement vers ma paupière pour bien m'imbiber l’œil dans ce moment critique. La sensation désagréable de sel sur ma cornée est une torture, et mes bras tétanisés sur la roche ne peuvent aller frotter l’œil douloureux. J'avance les pieds en hésitant, testant chaque prise, et me rendant compte que le rocher, ici, n'a pas changé... Il est toujours aussi pourri (ça se saurait, s'il y avait du granit de Chamonix en Vanoise ...

Je grimpe en ayant l'impression de laisser des passages quasiment infranchissables à la descente, des aller sans retours... Sensation désagréable, mais on verra bien

Enfin, le pied est placé, je dépasse mon centre de gravité, également appelé ma masse, et le mot est sans doute mieux choisi, vers la gauche, et je passe, je rejoins l'arbuste visé. La suite, c'est raide, mais c'est plus facile. Je louvoie entre des barres rocheuses, tandis que ma frontale montre des signes de faiblesses. Et la lune qui ne se levera pas, elle m'aurait bien été utile ... J'imagine les gens, là bas, dans la vallée, voir la petite frontale progresser dans cette immense face !

Plus j'avance, plus c'est facile, je m'attache juste à contourner les barres rocheuses, souvent par la gauche. Par contre, pas de sentier, c'est seulement du terrain herbeux à chamois (ou à vache pour les péjoratifs)

La frontale fini par ne plus éclairer, ...

Flûte

La visibilité est réduite, mais le soleil point et ça passe

D'ailleurs je finis par trouver un sentier !!! incroyable sur cette montagne si peu fréquentée... Des hommes ont tracé un sentier. Malheureusement je le trouve 50 mètres avant de trouver la neige... on a la loose oui on ne l'a pas !

Alpinisme : pointe de Charbonnel - 3752 mAlpinisme : pointe de Charbonnel - 3752 m

Je chausse et je fais le plein d'eau sur le petit torrent attenant. Déjà 1000 m de parcourus en 3 h ce qui est correct compte tenu des difficultés rencontrées.

Je démarre sur le névé, qui se raidit en une petite gorge à 45 ° en neige dure, impeccable, je me retrouve sur la première longue rampe en neige. D'abord la neige est pourrie, puis un peu moins, mais il faut tracer ! Je progresse tranquillement tandis que le soleil se lève, le feignant, pendant que moi, ça fait 3 h que je marche !

De virages en virages je parviens pas loin des séracs, , je repère le passage pour accéder au plateau supérieur, et m'engage dans cette portion. La neige s'enfonce un peu mais pas trop. Je contourne une barre rocheuse avant d'attaquer tranquillou le couloir. Ça se remonte bien, un petit 45°, en haut, un filet d'eau m'accueille, j'en profite pour boire contre la roche, un régal, je sais qu'il va en falloir, de l'eau, aujourd'hui !

Sur le plateau supérieur, la neige est deg, et quad je dis deg, , je n’exagère rien. Je pause le pied, craque la couche supérieure, avant de m'enfoncer dans la fange ... et je remets ça pour le pas suivant. L'exercice est difficile, j'essaie vainement de trouver des filons de bonne neige. Finalement plus je monte, meilleur c'est. Le plateau est grand, et long... Au loin, l'Albaron, la Ciamarella, à droite, la pointe de Ronce et la Pointe de Lamet. Il y a de al concentration mais un peu d'émotion dans chaque pas. Depuis le temps que j'en rêvais. Je sais que le sommet est a porté de fusil. Je repense à ses vacances à Bessans, ces petites ascensions, et ce sommet imposant qui m'attirait déjà. Et me voilà sur les pentes sommitales. Je croise une coccinelle à 3500 m , sans doute une tentative de record pour une coccinelle, mais la pauvre est dans un sale état. Après un examen clinique approfondi, je déclare l'individu décédée ! J'ai sans doute croisé la Mallory des coccinelles...

Je fais une dernière pause 200 m sous le sommet, histoire de récupérer, avant de repartir, sur la gauche de la Rimaye pour éviter les embrouilles. Un poil de glace au dessus, puis une dernièr pente en neige. je retrouve la neige, et la crête finale, Youp, me voilà au sommet. Emotion simple, je suis tout seul sur ce géant. Personne à la ronde, personne avec qui partager, et une longue descente qui m'attend. Je repense à ceux qui m'ont appris l'alpinisme, Jacques, Emmanuel, Jacques-Yves, Jehanne. A ceux qui vont être impressionné par cet blitz ascension. Je pense à Claire, à Etienne, à grand-père et grand-mère. Elle voit à présent comment je pratique l'alpinisme...

La pause est courte, je me lance dans la descente au galop.

Si à la montée, je parvenais à me tenir en surface, à la descente, je perce la couche de croute superficielle systématiquement, et l'effort est intense, je bloque même parfois les pointes avant des crampons pour sortir mon pied.

10 minutes après avoir quitté le sommet un hélico du PGHM vient tournoyer autour de moi avant de se pauser au sommet et de repartir faire des zig zag, sur l'Albaron et la vallée d'Averole, ...pas compris !

Alpinisme : pointe de Charbonnel - 3752 mAlpinisme : pointe de Charbonnel - 3752 m

Suite de la descente directe

dans la pente, d'abord peu raide sur la partie supérieure

puis dans la neige soupe dans le couloir à 45 °, pas de problème

Je poursuis sur la rampe, me méfiant des zones orangées ou je note rapidement que mes crampons se mettent à botter

Je retrouve le pied des névés prudemment pour récupérer de l'eau et opérer une petite pause . 1 petite heure pour descendre 1000 m !!!

Je repars en suivant le sentier, on verra bien. L'important est de ne pas le perdre en quand il passe sous les névés. Il part plutôt à flanc, perdant peu d'altitude et vient rejoindre le grand bassin avalancheux. Je le traverse prudemment, je ne voudrai pas traverser la neige et me retrouver dans al cascade dessous !

Le sentier poursuit sa course vers l'ouest, et croise un couloir d'avalanche, je ressors le piolet ! traversée courte mais expo, je retrouve le sentier en bas, et je continue, toujours plus à l'ouest. Dernier passage, encore un couloir, neige bien dure et assez raide. Je repère la sortie du sentier de l'autre coté. La couche de neige n'a pas l'ai épaisse mais ça doit passer. Je traverse à l'endroit que je juge le plus judicieux, et poursuit, je pense que les difficultés sont derrière moi !!!

Le sentier fini par se mettre à descendre, il est parfois un peu difficile à suivre, mais un œil entrainé, en plein jour ... Je profite du moment, la vallée est belle et la course réussie. Un passage sans sente, je le retrouve plus bas, pas de souci, la forêt traversée est dense, mais le sentier aide bien , je profite de ces instants, alors que d'habitude je suis presser de rejoindre la voiture, aujourd'hui ça n'est pas le cas. un coq de bruyère (je crois) s'envole devant moi, les fleurs sont multicolores, les odeurs me rappellent ma jeunesse.

Comme le saumont, je suis remonté aux sources !

Je rejoins la piste, là ou je me suis planté ce matin à 3 h du matin, ifficile de trouver l'entrée du sentier dans le noir; Je le saurais pour la prochaine fois, mais je doute qu'il y est une prochaine fois, le chemin est long et perilleux pour atteindre le sommet, mais sans réel intérêt technique, il y a peu de chance que je revienne, c'est un sommet qu'on ne gravi qu'une fois. après... qui sait ???

voilà la piste, le petit pont, je vois deux randonneurs, anciens, je les imagine m'acclamer, il n'en est rien, je rejoins la voiture, cest la fournaise, plus qu'à me changer, ranger et me rentrer, demain est annoncé le mauvais.

Je suis un saumon

reste la ciamarella et sa face nord...

Alpinisme : pointe de Charbonnel - 3752 m
Alpinisme : pointe de Charbonnel - 3752 m
Alpinisme : pointe de Charbonnel - 3752 m

Alpinisme - Grande Casse couloir des Italiens 3855 m

Apoutsiak — alpinismeVanoiseLes 100 plus belles

Couloir des Italiens descente par les Grands couloirs (voie normale)

3 Jours de montagne

Jour 1 : Pointe de la Réchasse - Pointe du Dard depuis Pralognan

Jour 2 :Couloir des Italiens - Grande Casse

Jour 3 : Charbonnel - face Nord

Alpinisme - Grande Casse couloir des Italiens 3855 m

Vidéo

Topo

Depuis le refuge du col de la Vanoise 2516 m, descendre vers le lac long et remonter la morraine du seuil de l'ouille. (2600 m) Gagner le glacier de la Grande Casse, le remonter et rejoindre le col de la Grande Casse 3091 m.

Remonter en diagonale les pentes qui permettent de gagner le pied du couloir des Italiens.

Le remonter 500 m (50°)

Passer le long du dérac, et sur le haut, le couloir tire à gauche, possibilité de sortir tout droit ou légèrement à droite.

De la crête on rejoint le sommet de la Grande casse 3855 m par l'arête.

Alpinisme - Grande Casse couloir des Italiens 3855 m

Récit

8 h, je suis déjà dans mon lit dans ce confortable nouveau refuge. Une alpiniste vient me voir et s'enquiert de mon projet. Je lui explique que mon but est de faire le couloir des Italiens , eux partiraient sur la petite face Nord. On échange sur l'heure du réveil. Je leur dis que pour moi ça sera 2 h, pour eux 2 h 30. A leur guise.

Je me couche

30 minutes plus tard, une cordée bruyante fait son apparition. Le dortoir Gypaète est en ébullition. Frontale bruits, discussions inutiles, tout y est. Je patiente. Les 3 finissent par se coucher, sans doute vont ils à la grande Casse par la voie normale.

2 h, le réveil me réveille brutalement ! D'autant plus que celui de la cordée de 3 sonne pile au même moment créant au passage une belle cacophonie. J’éteins le mien, mais le chef de cordée des 3 mais bien 2 minutes à éteindre le sien, j'entends les dortoirs voisins râler...

Je m'habille, c'est le Grand jour pour une grande course. Je file à la cuisine, où je retrouve la cordée de 3, un homme et deux filles, je dirai qu'il est le copain d'une des deux et que ce sont deux sœurs, mais ce ne sont là que de simples supposition. Tout le monde déjeune en silence (enfin me direz vous), je me surprends à observer leur bouilles encore endormis.

3 tartines, un bolle de chocolat, un verre de jus d'orange plus tard, je suis devant la porte, avec les deux filles, je me permets de leur demander leur projet, me permettant ainsi d'étancher ma curiosité

"La Réchasse" m'affirment elle

"Vous allez revenir avant le lever du soleil" leur affirmais je (et en plus sérieusement : Départ 2 h 40, montée 2 h descente 1 h ,retour au refuge à 5 h 40 !!! avant le lever du soleil

"On a un rendez vous à Cham à 14 h" m'affirma l'une des deux Donzelle

la classe

J'adorerai pouvoir dire cette phrase : J'ai un rendez vous à Cham

Mais je n'ai pas de dentiste à Cham

A la fois , habiter Cham et venir en Vanoise faire la Réchasse, il y a un truc qui m’échappe mais bon. Cham, c'est surfait !

Alpinisme - Grande Casse couloir des Italiens 3855 m
Alpinisme - Grande Casse couloir des Italiens 3855 mAlpinisme - Grande Casse couloir des Italiens 3855 m

Mais je m'égare et revenons à notre ascension. Ah oui, dans la nuit j'ai décidé de laisser le matos de ski au refuge et de monter à pied pour être light dans le couloir et dans la descente... je suis un piètre skieur.

Et c'est parti, je descends vers le lac ... RAS

Je remonte par des névés sur la moraine... C'est raide mais RAS

Je bascule sur le plat du glacier, et là, c'est le Drâme (avec l'accent d'M6 !)

Neige qui s'enfonce presque au mollet à chaque pas, avec une surface un peu dure histoire d'esperer à chaque fois que ça tienne.

Un pas...; je m'enfonce, un autre... je m'enfonce. Progression lente mais régulière.

J'avance.

J’aperçois la frontale de mes 2 acolytes du jour, au loin, derrière, je dois avoir 1/2 heure d'avance sur eux.

J'essaie de trouver les passages où la neige porte le mieux. Mais je suis toujours déçu.

C'est un peu la galère.

Je vois les deux autres me revenir dessus à vive allure.

J'enrage un peu quand je les suspecte de vouloir faire une pause alors qu'il pourrait me dépasser et me prendre le relai. Simple paranoïa. Je poursuis, il me rattrape, je les laisse passer. A eux de jouer, je suis crevé. Cette course sens le but à plein nez. Aucun regel nocturne. La face va être dangereuse. Le seul objectif à présent est d'atteindre le col et de regarder la face.

Ils tracent, et je parviens tout juste à aller à leur rythme alors que je suis dans les traces !!! Les premières heures m'ont bien entamées.

Le lever du jour point, on éteint les frontales, le rythme est lent , on arrive au col, 3 h pour faire 600 m de déniv : NUL !!!

On discute, on grignote et on décide d'aller voir le pied, juste pour voir.

Alpinisme - Grande Casse couloir des Italiens 3855 mAlpinisme - Grande Casse couloir des Italiens 3855 m

Je pars devant, Madame fait une pause technique, et monsieur m'emboite le pas. Vu la qualité de la neige, il finit par me rattraper, je le laisse passer un peu jusqu'à ce qu'il s'arrête.

Je repasse. je traverse sous les séracs et e voilà au pied du couloir, en bonnes conditions, la neige est dure.

OK, je me lance.

Et si c'était le hold up du jour

Moral au beau fixe, je progresse dans ce couloir de 500 m, me fixant, selon ma bonne vieille habitude, des objectifs atteignables facilement en opérant des pauses, bien, trop , régulièrement.

Je me retourne, mais je ne vois pas mes deux acolytes qui ont du rebrousser chemin.

En petit 1 atteindre les rochers, contourner la base par la gauche puis rejoindre en traversée le couloir proprement dit. traverser la coulée d'avalanche un peu verglacé puis remonter vers une nervure en neige. Essayer de ne pas s'arrêter jusqu'à elle, essayer, j'ai dit, j'ai fait au moins trois petites pauses. Objectif suivant, le sérac, qui sépare le bas , du haut du couloir et en marque la moitié. Je remonte, lentement, comme une fourmi, mais les couloirs comme ça, en condition quasi optimale, je sais faire, il faut juste prendre le temps. planter chaque piolet correctement puis monter chaque pied, trouver le bon rythme et éviter les pauses, qui chez moi sont trop fréquentes, mais c'est comme ça.

A gauche j'apperçois ce qui pourrait être une trace. Je me déporte pour voir ... Et oui, à 100 m de la sortie, je trouve enfin une trace de montée. Puré comme c'est confortable, il suffit juste de retaper les pieds. je suis monté 50 m à droite sans la voir !!!

Rien de grave , ça m'a fait du bien de tracer, et ça me fait du bien à présent de suivre. Un passage étroit, en ascendance à gauche, fait que je perds la trace. Je remonte, et hésite entre la sortie à gauche dans la neige et à droite , dans les rochers , mais plus courte. J'opte pour la droite, ça doit passer.

Je progresse dans du mixte relativement facile.

un peu de rocher enneigé sur lequel j'avance prudemmment, un dernier grand pas et me voilà sur la crête. Je retrouve une trace qui mène au sommet, cette courte portion me parait bien longue alors que je suis passé par là il y a 20 ans !

A présent c'est tracé, plus de difficulté.

10 minutes plus tard, me voilà au sommet.

Je fais quelques photos, envoie un MMS à Sandrine avec ma tronche dessus et engage la descente, il ne faut pas trainer, le soleil plombe et avec l'isotherme à 4600 m, ç apeut devenir galère dans les grands couloirs.

Alpinisme - Grande Casse couloir des Italiens 3855 m

Je file en suivant la trace, bizarre, elle suit la crête en direction du sommet de la petite face Nord

Je finis par filer à gauche pour passer en haut des Grands couloirs entre la Grande Casse et la pointe Mathews, logique. Puis je tire à droite, la neige est bonne, bien dure et cramponne facilement. Ca n'est pas si raide. Je descends pour me retrouver dans les coulées d'avalanche. Je tire au maximum à droite, c'est la consigne des gardiens. J’obtempère !

Au loin, je vois le refuge, et j'ai l'impression que tout le monde m'y surveille (en fait je me fous le doigt dans l'oeil, arrivé sur place, ils me demanderons d'où je viens !)

En bas dans les boules des coulées, la galère commence, neige soupe, archi soupe, archi archi soupe. Quelle idée que cet isotherme à 4600 m dans cette année 2016 polaire ... Je m'enfonce parfois jusqu'aux cuisses, il faut m'arrêter pour sortir mes guiboles des trous. Gros effort. A la fois je m'y attendais; Je finis par sortir des coulées pour retrouver la trace... de raquettes ! je me tiens dessus, au début ça s'enfonce moins. Mais ça reste un exercice physique.

Depuis le refuge j'avais bien repéré l’itinéraire de descente mais avec les traces, ça va être easy !

Je longe les rochers, dans la soupe puis dans les passages raide, je me laisse glisser sur les fesses. Je m'arrête avant que les coulées de neige ne deviennent trop importante autour de moi.

Je progresse, les pieds trempés , forcement.

Un dernier couloir de débrit d'avalanche. Une sorte de rimaye au niveau d'une barre rocheuse nécessite un petit saut. Me voilà sorti.

Le reste est une balade de santé sur des névés un peu profond. Une petite mais trop longue remontée au refuge où je retrouve les gardiens en train de déjeuner.

J'apprends que la cordée de 3 sur la Rechasse a buté malgré son départ à 2 h du mat. Deux excuses annoncées : l'excès de vent ( je sais pas où ils l'ont trouvé) ou le MAM d'une des deux filles (sans doute plus probable)

Alpinisme - Grande Casse couloir des Italiens 3855 m

Un coca plus tard, il me faut redescendre

je file à ski, enfin, je file tout est relatif, il faut d'abord remonter au dessus u refuge skis au pied avant de basculer , mais remonter au dessus des zones rocheuses, enfin ça skie, en dévers, quelques virages, et je m'applique avant de m'arrêter, un groupe de 70 collégiens fait une pause au lac des vaches quand j'y arrive "trop bien les skis" et moi, je pense que pour le trop bien, c'est pas faux, mais 600 m de portage m'attendent, et ça, c'est moins "trop bien"

Je descends, j'assiste à un combat de gladiateur de marmottes. La descente est longue, mais passe bien. il fait une chaleur à crever, l'air est sec.

Voilà la voiture, une étuve, mais j'ai réussi, depuis le temps que je rêvais de faire les Italiens, c'est chose faite !

Ski de rando : Pointe de la Réchasse 3212 m et pointe du Dard 3206 m

Apoutsiak — VanoisealpinismeSki de randonnée

depuis les Fontanettes. (Pralognan la Vanoise)

3 Jours de montagne

Jour 1 : Pointe de la Réchasse - Pointe du Dard depuis Pralognan

Jour 2 :Couloir des Italiens - Grande Casse

Jour 3 : Charbonnel - face Nord

Ski de rando : Pointe de la Réchasse 3212 m et pointe du Dard 3206 m
Vidéo :
Topo :

Depuis les Fontanettes, rejoindre le lac des vaches soit par les piste (neige) soit par le sentier (en fin de saison)

tirer à droite (gauche orographique) et retrouver le refuge du col de la Vanoise (2516 m) .

Du refuge , tirer à flanc légèrement vers la droite et remonter le vallon du glacier ou le vallon qui mène au bord ouest de l'arête de la Réchasse (3044 m carte IGN)

De là longer le bord sud de l'arête et remonter les pentes sud de la Rechasse (3212 m) 40-45° par endroit

De la Réchasse redescendre sur le glacier de la Roche Ferran - 2 km de plat long !) et remonter lentement vers la pointe du Dard

descente par le même itinéraire en coupant directement vers le bord Oust de la Rechasse

Ski de rando : Pointe de la Réchasse 3212 m et pointe du Dard 3206 mSki de rando : Pointe de la Réchasse 3212 m et pointe du Dard 3206 m
Récit :

1°) De la difficulté de trouver un partenaire de cordée.

Bon quand tous vos partenaires de piscines ont piscine... (ou d'autres plans)

Je me tourne vers internet

Je trouve le post d'un anglais motivé par les 4000 dispo tout le temps, sauf à partir du moment où je le suis... Une canadienne se propose, puis se désiste à la suite d'une blessure au genou, la loose.

je poste à mon tour sur les sites internets dédiés à notre activité (skitour et camp2camp)

Un premier gars m'appelle et se rend compte que je suis un mauvais descendeur, ce qui ne lui sied pas

Un second gars se montre motivé, mais pas pour la Grande Casse, il veut faire le mont Blanc, mais je sais que je risque de galérer étant donné ma piètre acclimatation. Le couloir des Italiens m'attire comme un aimant, je sais qu'il est en condition.

La météo s'en mêle, mauvais regel nocturne dans les 3 jours (la loose, toujours)

J'hésite à me lancer vers le couloir, mais un post m'indique que ça peut jouer. Je peux toujours aller voir sur place. Et bien j'irai voir sur place.... malheureusement seul.

J'arrive à Pralognan à minuit trente.

Lever 5 h

Départ 6 h, dans la nuit, le sac bien lourd avec les piolets techniques, les crampons, les skis...

Je remonte le sentier d'été, la neige al'air loin, bien loin. D'après les infos que j'ai , je devrai pouvoir skier vers 2300 m, altitude du lac des vaches.

J'avance à un bon rythme, quant tout a coup, je me rend compte que mon dos est trempé. MERDE ! La poche a eau... Je vide mon sac et sort l'objet de mon courou. Je l'inspecte : pas de fuite. Je luiu presse dessus et me rend compte que le joint de fermeture fonctionne mal, ça fuit ! Je le sers plus qu'à fond, et il a l'air de fonctionner. Bon , j'ai le dos trempé, et presque plus d'eau... et j'ai perdu 10 minutes !

Je repars. Le soleil se lève petit à petit. je me remémore les balades avec les enfants (oui, nous avons fait la Réchasse il y a 6 ans en mode alpi !) Voilà le lac des vahces, effectivement, je peux skier. Je remonte les pentes sous l'aiguille de la vanoise et devant l'objectif du lendemain : la grande Casse. J'arrive au col de la vanoise. Le refuge est comme une île au miliueu de la neige avec une belle lumière.

Je quitte mon matos, pour faire une pause, déposer le matos inutile et faire le plein d'eau. Une gardienne au jolie minois m'accueille chaleureusement. Il y a des randonneurs à pied un pêu partout. Je fais un peu OVNI !

Ski de rando : Pointe de la Réchasse 3212 m et pointe du Dard 3206 m

Courte pause

Marmottes

et je repars vers le haut.

Deux randonneurs sont juste devant, je les dépasse.

Je déchausse pour retrouver une portion de neige continue.

ça monte assez raide et assez efficace et je finis par retrouver une trace de ski.

es couleurs sont superbes. je profite du moment, de cette course facile et sans pression.

Je rejoins alors le plateau du glacier de la Vanoise. Un peu de plat et voilà le pied du sommet. Je laisse du matos et me lance dans l'ascension. Quand ça devient raide, je mets les skis sur le sac. Mais je galère a fair eune trace dans une neige qui n'a pas regelée !!! Effort physique important pour gagner la crête, puis le sommet ! Youpi !

Descente à ski dans la facette, je reprends le matos pour remonter le plat glacier qui est le sien ! Ce glacier est fait pour les gens fort en méditation transcendantale, ce qui n'est pas mon cas (pourtant , je l'adore ce glacier depuis tout petit !)

2 km de faux plat, c'est long. Je finis par gagner le sommet de la pointe du Dard, croisant au passage une araignée et une coccinelle !!!

Derniers mètres et pause au sommet. Sur un sommet sur lequel je suis déjà monté... Il y a 21 ans ! Ça commence à dater ! Je vieilli !

Nouvelle pause où je fais des selfies pour les envoyer à ma dulcinée avec mon nouveau smartphone (oui, on m'a succombé à la technologie pour la fête des pères) Et c'est vrai que c'est rigolo de pouvoir envoyer des photos en live !)

Ski de rando : Pointe de la Réchasse 3212 m et pointe du Dard 3206 m
Ski de rando : Pointe de la Réchasse 3212 m et pointe du Dard 3206 m

Puis c'est la descente, enfin quand je parle de descente , tout est relatif, vu que la qualité de la neige étant : soupe, que la pente étant proche de zero degré, et qu'il faut pousser tout le temps pour gagner de précieux mètres...

Bon bref, c'est ce qu'on appelle de la descente, mais qu'on peut également appeler de la galère.

Je progressez lentement, mai je progresse.

Voilà enfin les pentes sous la Réchasse, plus raide.

Neige un peu lourde mais agréable à skier.

Je me fais plaisir. avant de gagner le refuge

Ses gardiennes et ses marmottes.

Grosse sieste,

Les marmottes gambadent

Le soleil darde

Les randonneurs passent dans une neige soupe à souhait

Bon repas et courte nuit, demain, j'ai mis le réveil à 2 h 00 !!!

Ski de rando : Pointe de la Réchasse 3212 m et pointe du Dard 3206 m
Ski de rando : Pointe de la Réchasse 3212 m et pointe du Dard 3206 m
Ski de rando : Pointe de la Réchasse 3212 m et pointe du Dard 3206 m

La Grande Casse - 3855 m

Apoutsiak — alpinismeVanoiseLes 100 plus bellesSki de randonnéehumeur

Il y a 150 ans, le 8 Aôut 1860 exactement, Etienne Favre, Michel Croz et William Mathews (avec peut être George Bonney , révérent et géologue de la perfie Albion, mais les auteurs n'en sont pas sûrs, il aurait fait la Grande Sassière avant et le Viso après , mais aurait sans doute shuntée la princesse de la Vanoise) atteignent le sommet de la Savoie, la grande Casse par la voie évidente des Grands Couloirs : un grand Couloir de neige (et de glace en fin de saison) incliné à 40 45 ° peut être un poil plus ...

Cette voie deviendra la voie normale d'ascension de ce sommet !

 

150 ans !

 

 

Grande Casse - Face SudFace Sud de la Grande Casse - vue depuis le sommet de la Réchasse

 

A.Messimy et Jean-Jacques Blanc graviront le couloir Messimy (à droite des Grands Couloir) qui donne directement sur la Pointe Mathews. le 23 Août 1894. ( Messimy avait vécu un drâme sur lesp entes de la Grande Casse en 1892, la cordée de 4 militaires s'étaient perdue dans le brouillard, dans les pentes raides et 2 militaires décèdent, tandis que Messimy est parti chercher les secours)

 

Le 6 Août 1897 , c'est la petite face Nord qui tombe sous les coups de piolet (Droit !) de Joseph Amiez et des frères Puiseux ( ceux là même qui ont donné leur nom à la Brèche Puiseux dans le massif de Chamonix !)

 

La Face nord directe ou couloir des Italiens est gravie le 6 Août 1933 (en l'honneur de la naissance de mon père !) par deux Italiens : A Bonacossa et L Binaghi !

 

Grande Casse - face OuestGrande Casse, les grands Couloirs, face Ouest - coucher de soleil

 

En Mai 1996, je m'inscris dans l'histoire, on n'est jamais mieux servi que par soit même, je décide de partir à l'aventure à ski. Départ de Plan du Lac au dessus de Termignon, je rejoins le refuge du Col de la Vanoise. Au refuge, je rencontre des skieurs avec lesquelles nous décidons de faire cordée commune. Le lendemain, le temps est maussade et nous ne ferons que quelques virages dans les pentes de la Réchasse. Au refuge, je rencontre une amie de ma cousine Claire. Le 3ème jour, nous remontons une nouvelle fois vers le glacier de la Vanoise, dans le brouillard. et rejoignons la pointe du Dard 3206 m. Paysage magnifique, le soleil se lève au dessus d'une mer de nuage et la Grande Casse nous éblouit, magnifique.

Retour au refuge pour une 3ème nuit, mes compagnons de cordée repartent  et le gardien me convainc de tenter la Grande Casse le lendemain, elle est en excellente condition !

Je me laisse tenter, pour moi, la Grande Casse, c'est un peu la quintessence de l'alpinisme, il n'y a aucun sommet de difficulté supérieure atteignable pour le commun des mortels ! Seuls les fous vont au delà et ils sont peu nombreux ! Au refuge, deux jeunes à l'attirail fournit projette la petite face Nord puis de filer faire le Charbonnel en Haute Maurienne. Ils avalent deux grosses boites de conserve de ravioli, je suis impressionné, l'effort et la technique nécessaire à gravir ces faces doivent être proportionnels  à la taille des boites !

 

Dans l'après midi un groupe d'italien téméraires se lancent dans la descente à skis sous les yeux de tous les alpinistes présents au refuge. Le second skieur, loupe un des premier virages en haut des Grands couloirs. Il ne parvient pas à s'arrêter et prend rapidement de la vitesse. Le gardien le suit à la jumelle, on le voit bien à l'oeil nu, je suis tétanisé" par le drame qui se joue devant mes yeux, je vois mon futur premier mort en montagne tandis que le gardien à l'accent savoyard lance :

"Il ne va pas se faire mal, il va tomber dans les blocs !" Effectivement, au bout de 400 m l'italien disparaît dans des blocs de neige, puis on voit quelques chose bouger, il s'est relevé ! J'en suis tout étonné, miracle ! Et toujours plus miraculeux, il finira la descente à ski comme si de rien n'était !

 

Le lendemain, je suis le premier en action ( facile, en hors sac...) Je rejoins sans difficulté le pied du glacier de la Grande Casse !  Dès les premières pentes raides, bien avant le Grand Couloir lui même, je laisse les skis (on ne se refait pas) et poursuis en crampons. Après le premier coup de cul, la pente s'adoucit, je la remonte jusqu'au pied du Grand Couloir. Et c'est parti pour 400 m à 40 - 45 ° en neige, je trouve ça presque trop facile. Il fait grand beau. J'arrive au col entre le sommet et la pointe Mathews, c'est fait, de là, le sommet, Grande joie. D'autres alpinistes me suivent. Quelques photos, un peu d'eau une barre et je suis sur le retour, je veux descendre avant que ça ne se réchauffe.  le couloir se descends tranquille , je retrouve mes skis et le refuge. Heureux !

Retour à la voiture dans une neige soupe inskiable (on trouve les excuses qu'on peut).

De retour chez moi, je décide d'arrêter l'alpinisme. J'avais atteint mon Nirvana et aucune course ne pourrait être plus belle.  Décision de courte durée malheureusement pour ma dulcinée. C'est la première et seule fois que je prendrais cette décision !

 

Grande Casse face Nord - la ReineGrande Casse face Nord depuis la pointe de Bellecôte

 

Les autres tentatives, il y en a eu peu : nous avons passé nos vacances d'été 2009 à Pralognan, et je suis passé au bureau des guides avec pour objectif le couloir des Italiens, "Pas en condition !"

Cette année, était prévu un joli stage au CAF de Besançon avec en course d'application :traversée des Aiguilles de la Vanoise pour la course de Rocher et couloir des Italiens à la Grande Casse pour la course de Glace, en plus elle était en condition. Pour arriver en forme, je suis monté au col du Dard le premier jour puis au Grand Paradis pour peaufiner mon acclimatation !

En redescendant du Grand Paradis, à Pont, je décide de rappeler Christian organisateur du stage qui m'annonce que celui-ci est annulé !  C'est vrai que la météo était un peu pourrie mais bon ! Et c'est avec une grande déception que je me suis rentré !

 

Grande Casse - face NordGrande Casse face Nord, lever de soleil depuis la pointe de Bellecôte

 

Bon, je sais, on n'est passé de la Grande à la petite (toute) petite histoire mais bon, je n'ai pas pu m'empêcher !

 

 

 

 

Source Wikipedia

 

 

 

randonnée : Traversée de la pointe de la Vallaisonnay 3020 m

Apoutsiak — alpinismeVanoiseRando
Jolie rando, pleine de marmottes ( et de bouquetins dit on ...) Itinéraire assez sauvage dès que l'on est hors sentier.
F

 
marmotte en montant
Topo

Du parking du Laisonnay d'en bas au dessus de Champagny en Vanoise
Remonter le vallon de Champagny ( Marmottes à gogo)  pour erjoindre le refuge de la Glière  (1995 m)
 De là, passer au lac de la Glière avant de remotner vers la Croix des écuries. Passage à proximité du chalet des Gardes avant de prendre le sentier du col de la Grassaz. Laisser le sentier avant le point 2438 m et prendre le vallon de gauche au mieux en direction de l'arête. Une fois sur celle ci remonter les lapiaz au mieux ( II III)  passer au point 3002 et rejoindre le sommet de la pointe de la vallaisonnay 3020 m .

Descente : poursuivre l'arête (Ouest et Sud Ouest pour rejoindre le col de la Roche Noire 2870 m ( rocher délité)
prendre alors Nord nord Ouest la combe (névés) qui permet de rejoindre le Plan Serry. De là, le sentier ramène au refuge de Plaisance et au parking ( refuge du Laisonnay glace 3 étoiles)

Pour info  2 cairns sur l'ensemble de l'itinéraire hors sentier
                  Ne pas descendre au Nord avant d'avoir rejoint le col de la Roche Noire : barres rocheuses

 
Le Magnifique Panorama de la Pointe de la Vallaisonnay : Grande Motte, Grande Casse Epena Volnets Grand Bec

Carto profil fichier GPS


 

Fichier GPS pointe de la Vallaisonnay (format GPX) ( clic droit enregistrer sous)

Récit :

Arprès un départ tranquille, en famille pour aller pique niquer au refuge de la  Glières puis profiter du lac dela Glière ( on a eu pas mal de marmottes à éviter) Je décide de monter à la va vite  à la pointe de la Vallaisonnay. Après une première partie champêtre ( toujours autant de marmottes) la deuxième partie est plus minérale, un peu de rocher merdique avant de rejoindre l'arête et un magnifique Lapiaz ! ça passe, ça n'est jamais dur,le plus long est de rejoidnre le somemt un peu loin à mon goût.  De celui ci je décide de basculer côté Plaisance, je merdouille un peu au dessus du col, trop pressé de descendre dans le vallon. Je remonte  et passe par le col avant de m'engager. Le paysage est magnifique, des zones de rocher bleu, d'autre rouges orangées, d'autres noires, tout est bien ordonnée, quelques zones de mélanges de couleurs sont un régal pour les yeux. Je retrouve le Plan Serry verdoyant puis le refuge, le sentier me ramène, à fond au Laisonnay ou je retrouve Sandrine et les enfants ( je suis arrivé 5 minutes aavnt eux, victoire) pour une bonen glace !!!

Photos :

 
Zygène cendrée
 
Le refuge de la Glière
 
Face Nord de la Grande Casse
 
En haut des Lapiaz
 
Sommet de Bellecôte et Dôme des Pichères
 
Trou ...
 
En redescendant, le refuge de Plaisance devant le Grand bec
 
Papillon (Benthis Daphne ?)



 

Randonnée à Pralognan : traversée du petit Mont Blanc

Apoutsiak — RandofamilleVanoiseAgatheMarieLouis
Jolie randonnée sur un sommet original : blanc

Edelweiss

Topo

Se garer au parking des Prioux ( au début du parking à côté du village) ( refuge le Repoju)
Traverser le hameau des Prioux et emprunter le sentier qui part à gauche
Remonter le sentier qui se situe en rive droite du ruisseau des Prioux
et rejoindre le croisement 2124 m
De là à droite (Nord) pour passer à l'abri (inconfortable mais utile en cas de météo capricieuse) et le col du Mône  (2583 m)
Du col suivre le sentier sur l'arête dans le terrain blanchâtre qui permet d'atteindre le sommet du Petit Mont Blanc ( 2680 m) table d'orientation

Descente

Prendre le sentier qui part au Nord et qui passe au point 2371 m. De là, à droite (Est) toujours sur le sentier qui passe par les Saulces dans la réserve du Chardon Bleu ! poursuivre dans la forêt et rejoindre les Planes

On rejoint la voiture, en stop, ou à pied par la route ou par le sentier en rive gauche du torrent (GR 55)


Sommet du Petit Mont Blanc

Carto profil et fichier GPS




La légende du Petit Mont blanc

L'ami d'un copain m'a raconté cette histoire :
Un vieil homme, passionné de montagne, voulait un jour gravir une montagne, c'était une autre époque, les montagnes, n'avaient pas toute un nom, ni les cols d'ailleurs. Il parti un matin à l'assaut de celle qu'il avait pour objectif. Ce vieil homme tenait un salon d'esthéticien, personne n'est parfait.
Parti du hameau des Prioux, il avançait doucement, ses belles années étaient derrière lui, et il ne parvint pas au sommet dans la journée.  Il décidait de construire un abri à l'endroit où il s'était arrêté pour dormir. La fin de journée fut longue et il se coucha fort tard dans son abris de fortune.
Le lendemain matin, il reprit son chemin et atteint un col, qu'il decidait d'appeler col du Moine, en souvenir d'un de ses vieux amis, moine de son état et directeur de conscience de notre homme.

L'homme arrivait sur l'arête, et il découvrit une terre blanche comme nul par ailleurs. Esthéticien de son état, il décidait d'en remplir son sac à dos afin  d'en décorer les femmes dans la vallée, il ferait fortune grâce aux paillettes  de la montagne qu'il décidait d'appeler le  Mont Blanc, couleur de celle ci.
Ainsi chargé, il continua de monter, mais le sac était trop lourd. Il décida de redescendre sans voir le sommet. Arrivé au col du Moine,  il vida son sac de moitié, trop loura à porter. A son abris c'est une autre moitié du chargement qui est ainsi enlevé. Ainsi petit à petit, la fortune du vieil homme se dilapidait au fur et à mesure de la descente.
Arrivé aux Prioux, il ne restait qu'une poignée de paillette dans le sac à dos du vieil homme...

Il décida alors d'aller à la bibliothèque cartographique royale (BCR aujourd'hui IGN) afin d'entériner ses découvertes. A la BCR, les agents étaient débordés (déjà) et notre homme fut mal reçu ! On lui fit remplir un formulaire qui serait enregistré plus tard. Notre vieil homme, à la main malhabile précisa sur un croquis, la position du col du Moine et du  Mont Blanc, la main tremblante.

Quelques mois plus tard, peut être quelques années, les agents royaux, furent à jour pour enregistrer les documents du vieil homme.  Pour le Mont Blanc un problème se posait, un Mont Blanc avait déjà été enregistré plus au Nord. Les agents décidèrent d'appeler le Mont Blanc de Pralognan, Petit Mont Blanc, sa taille semblait effectivement inférieure à celle de son illustre aîné !
Pour le col du Moine, le vieil homme à l'écriture incertaine, avait effectivement très mal écrit. Ils ne parvinrent pas à déchiffrer correctement le manuscrit et ne retrouvaient pas les coordonnées de notre ascensionniste. Ils parvinrent à lire : col du Mone. De toute façon, personne n'irait vérifier.

Et tout ceci  permet de comprendre pourquoi le petit Mont Blanc et col du Mone s'appellent ainsi et pourquoi on ne met que très peu de paillettes et rarement sur le visage des jeunes filles ! ...

Photos

Grande Casse Grands Couloirs

Zoom sur le Grand Couloir

Chardon bleu a le bourdon !

Traversée du refuge de la Valette - lac et pic de la vieille femme

Apoutsiak — RandoVanoisefamilleAgatheMarieLouis
Belle traversée, des Prioux à Pralognan, descente par les  cascades.
Rando

En montant à la Valette devant le petit Mont Blanc


Topo :

Du parking des Prioux ( 1711 m)
Prendre le sentier qui part à l'Est et rejoindre le chalet des Nants (2192 m) De là poursuivre vers le refuge de la Valette (2590 m) De là , on rejoint le lac de la vielle femme (un peu à l'est)(2645 m)  et par une ascension sur sentier à moutons un peu raide le pic de la vielle Femme.

Descente
Partir  au Nord par le sentier qui descend le Roc du Tambour, passer sous le petit Marchet et par le pas de l'âne. Dans al forêt prendre le sentier à flanc qui passe par les cascades et rejoindre Pralognan par la piste de ski.



Topo carto profil fichier GPS




Fichier GPS au format GPX refuge de la Valette (clic droit enregister sous !)

Photos


Vaches Tarines

Grande casse Grands Couloirs

Refuge de la Valette

Les ânes de la Valette

Ancien refuge ?

En montant à la poitne de la Vieilel femme

lac de la vieille femme

Direction le Grand Marchet et la Grande Casse

Cirque


Randonnée Vanoise : cascade de la Vuzelle - Mont Chevrier

Apoutsiak — RandofamilleVanoiseAgatheMarieLouis
Jolie rando, entre cascade et petit sommet, idéal pour débuter des vacances



Topo


Depuis le village de Chambéranger au dessus de Planay sur la route de Pralognan la vanoise. Se garer sur le eptit parking  à l'entrée du village) et prendre le sentier à flanc ( panneau) Le début de l'itinéraire est assez plat, profitez en ! REjoindre une première cascade (on peut passser derrière !)(point 1250 m)  De là  poursuivre vers ce qui est noté cascade de la Vuzelle (étoile rouge sur la carte IGN) en fait, on ne voit rien, et remonter le sentier jusqu'à la fenêtre (prise d'eau) et la cascade proprement dite.
Il faut alors poursuivre par un sentier parfois difficile à suivre dans la pente herbeuse du Mont Chevrier. Au colet prendre à gauche pour rejoindre le sommet réel. 2038 m
Revenir sur ses pas et  prendre le sentier qui rejoint le couloir des Rossets (raide)
Puis le ravin de Leschaux Rejoindre alors les Grangs et Pralognan.

Topo profil fichier GPS




Fichier GPS au format GPX (clic droit enregister sous)

Récit

Nous partimes à 5, et grosse fatigue à la cascade. Je continue  seul jusqu'au Mont Chevrier pour rejoindre Praognan.
Belle traversée. (pour débuter des vacances)

Photos

Derrière la première cascade, votre serviteur !

La cascade de la Vuzelle

Idem


Vue du Mont Chevrier sur Pralognan, au fond le col de Chavière et Peclet Polset

Portfolio : Grande Casse - sous toutes les faces !

Apoutsiak — alpinismeVanoiseportfolio

1°) Grande Casse et Aiguille de la Vanoise



2°) Grande CAsse et aiguille de la Vanoise


3°) Le Grand Couloir au coucher du soleil


4°) Panorama


5°) Zoom sur le sommet au coucher du soleil


6°) Grande Casse vue des pentes du Petit Mont Blanc


7°) Face Nord de la Grande Casse


8°) Un poil surexposée !


9°) face Sud de la Grande Casse (vue de la Réchasse)


10°) Face Nord de la Grande Casse


 

 



 

 

 

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