Non, je ne vais pas tenter l'arête Kuffner ce week end ! Il y a 3 semaines, j'ai joué au chat et à la souris avec la météo pour
atteindre dans des conditions délicates la cîme du Petit Combin !
Si tant est qu'on puisse appeler cîme un sommet aussi plat !
Bref, il y a 3 semaines, la sortie s'était terminée humide (et mes plans de départs révisés à la baisse : voir l'épisode précédent !)
Tandi que je travaillais comme un forcené, le temps se remettai au beau pour les 2 Week ends suivants, en gros depuis 3 semaines
(ou forcemment mes faibles disponibilités ne me permettaient aucune sortie) voilà qu'un week end de deux jours arrive, un possible Cervin, un grandiose Weisshorn (pléonasme) et la météo tourne au
mauvais, me laissant une fois de plus dans le désarroi.
Suis je donc Maudit ? (à lire avec emphase...)
Ce week end, je ne jouerais pas avec la météo, et ne serais donc pas le seul à sortir une voie correcte en dépit des prévisions
et précipitations ! C'est le regard plein de larme que je tape ces quelques ligne... Ce coup là la sais on estivale me semble terminée, va falloir vérifier le fart des skis !
Je mets la météo de météo chamonix.org ci dessous, afin d'illustrer mon propo :
Prévisions pour le Samedi 8 Octobre
2011
Temps encore très nuageux avec des ondées plutôt localisées à l’Arc Jurassien et aux Préalpes
Vaudoises. Flocons vers 1000 mètres, 1500 mètres en soirée. Ailleurs, seulement une ou deux gouttes.
Isotherme 0°C stable puis en hausse vers 2300 mètres la nuit suivante.
Températures maximales en basses
vallées : 13 à 15°C.
Vent de Nord-Ouest assez fort en altitude.
Temps restant nuageux la nuit suivante. En seconde partie de nuit, retour de précipitations,
à caractère orographique. Quelques gouttes en vallées mais pluie ou neige plus continue sur les hauts reliefs. Neige remontant vers 2000 mètres.
Tendance du Dimanche 9 Octobre
2011
Temps très nuageux à couvert. Rares trouées en vallées. Sur le relief, les pluies sont
intermittentes avec une limite de la neige qui s’élève encore, jusque vers 2400-2500 mètres.
Isotherme 0°C vers 2700 mètres puis 3000 mètres le soir.
Cet article est bien entendu à prendre au second degré
!
Se garer à la gare de vallorbe ou en face de l'église Catholique un peu en dessous (parking)
Descendre jusqu'à l'Orbe que l'on traverse sur une passerelle (Foregs) revenir plein sud sur la route sur une centaine de
mètres avant de prendre la première à gauche. On rejoint alors une usine de plastique derrière laquelle se trouve un sentier. Rejoindre l'Orbe que l'on longe donc rive droite jusqu'au Viaduc
(montée) traverser le Viaduc (passerelle en dessous) et redescendre versant opposé. Suivre la petite route rive gauche qui rejoint un barrage, suivre le sentier qui descend et rejoint le Saut du
Day (la plus belle vue es en rive gauche à mi hauteur de la cascade !)
descendre alors au pied de la cascade et emprunter la canalisation qui passe sous celle ci pour admirer la vue versant opposé.
Revenir sur ses pas.
Poursuivre rive gauche (pisciculture) et rejoindre l'usine de l'île (cabane de pêche)
traverser la passerelle et suivre le sentier au ras de l'eau (Il y a une déviation en place, la traversée par les passerelles au
ras de l'eau se fait sous la responsabilité du (des) randonneurs. Joli passage !
Le sentier longe l'Orbe jusqu'au village des Clées.
Passer sous le petit pont pour aller admirer les marmittes
Attention ça glisse, mais là aussi c'est magnifique !
Revenir en arrière pour prendre la route qui monte toujours rive droite et la quitter pour un sentier à gauche (balisage
tourisme pedestre) Rejoindre la passerelle bleue.
De là soit revenir en arrière pour reprendre le sentier rive droite
soit remonter rive gauche, prendre le sentier balcon (grottes) puis suivre la canalisation qui rejoint la centrale électrique du
pré du Moulin que lo'n contourne avant de redescendre rejoindre la rivière et la passerelle qui permet de passer rive droite.
On poursuit alors rive droite poru rejoindre le Chalet (Daim) et Orbe (à visiter)
Possibilité de retour à vallorbe en train, ou bus ou autostop !
Compter 6 heures (on peut mettre moins)
Possibilité de réaliser le parcours en VTT au prix de quelques portages !
Le Cervin, voilà l'objectif initial, ou le Weisshorn , à la rigueur, la météo implaccable nous a fait renoncé à la gloire ... et nous rabattre (ou plutôt me rabattre, car Anne a opéré un judicieux retrait des opérations) sur le Petit combin (précédé de la pointe de Boveire, voir épisode précédent ...)
ou...
Topo
Montée col de Lâne
Depuis Liddes : Soit depuis le point 1567m sous les Barmes (entre Liddes et Bourg Saint Pierre) Rejoindre le col par Morion, la Dreudze, le Coeur , Plan Palasuit, Ceux de Boveure, le point 2700m bivouac possible prêt du grand cairn au dessus. Puis le col de Lâne.
Depuis Lourtier : Par la cabane Brunet Sery et le Grand Charmotane.
Petit Combin 3663m
Du col de Lâne, traverser les 3 cols (et oui, le col de Lâne c'est 3 cols successifs) Le premier col se traverse par une vire versant N puis par une désescalade en terrain à chamois. Le deuxième se traverse sur le fil. Remonter ensuite l'arête NW en restant sur le fil ou en contournant les difficultés. Il y a 3 ressauts : un à 3214m le suivant à 3419m se contourne par la droite, le dernier vers 3506m soit se gravi directement (III+ IV) soit se contourne versant S (rocher délicat...) Rejoindre ensuite les pentes de neige issues de la face N, les derniers mètres se gravissent en crampons, pente à 35° sur 50m environ.
Durant la nuit, quelques averses de neige, et au loin, quelques éclairs éclairent la tente, pourvu qu'ils ne viennent pas dans le coin... Réveil à 5 h, oui, j'ai décide de flemmarder et j'ai besoin de repos après la journée d'hier...
Je passe la tête hos de la tente, il n'y a pas trop de nuage ( je me demande si je n'aurais pas préféré l'inverse) Petit déjeuner aux céréales avec très peu d'eau (économie...) vers 5h 30 je suis parti sur le sentier du col de Lâne. Le balisage permet de ne pas perdre le sentier repéré la veille. Je passe à la micro source préparer une bouteille d'eau pour la descente et rejoint le col.
Première difficulté traverser le col qui est composé de 3 cols entrecoupés de difficultés... Un cou versant Nord un coup sur le fil, une vire, ça passe... Je surveille du coin de l'oeil le massif du Mont Blanc emmitoufflé de nuages... C'est pas le grand beau.
Le début de l'arête est peu acceuillant : ébouli qui se termine par un bastion raide, en arrivant à la difficulté je trouve un petit couloir assez simple, ça grimpe. je vois qu'il pleut au loin à certains endroits, mais ici pas trop de nuages...
Le rocher est pourri par endroit, même les gros blocs bougent, se méfier à chaque prise, telle est ma devise... Voilà déjà le ressaut 3400 m m'ais en 5 minutes, je me retrouve dans le brouillard et, il se met à neiger... Dru ! avec du vent, je progresse encore 5 minutes mais il faut me rendre à l'évidence, dans ces conditions, il n'est pas prudent de continuer ! Je fais une vidéo et une photo souvenir, j'aurais déjà pas mal jouer... Je redescends un peu mais 20 m plus bas, le temps se lève, c'est presque le grand beau, courte hésitation et je repars vers le haut.
Le rocher à présent est enneigé, j'arrive au dernier ressaut avec un bastion plus délicat que les autres en III+ ou IV (enfin j'suis peut petre pas le meilleur grimpeur pour en juger) 20 m assez raide avec quelques vires. Je progresse lentement, pas le droit à l'erreur, heureusement dans ces parties, le rocher est bon.
Je bascule au dessus, courte descente et une dernirèe ascension pour rejoindre la calotte glaciaire. Je mets les crampons et en 5 minutes je suis en haut.
Yes !
Il est 9 h et quart
Le Grand Combin est dans les nuages
mais le soleil est là.
Je reste 5 minutes à photographier et filmer.
La météo ne restera pas la journée au beau...
Début de descente, glacier, puis rochers, je décide de contourner le dernier ressaut par la gauche, ça passe, mais les vires sont en rocher (très) délité ! Ca rejoint le bas du ressaut mais il en reste un peu à désescalader ! C apasse, je poursuis vers le ressaut 3400 m part un peu trop sur la gauche , c'est assez tentant , il y a plein d'éperons rocheux sur la gauche et je sais qu'il faut tirer à gauche (l'arête se divise en deux à 3400 m)
Petit coup de GPS et me voilà dans le droit chemin !
Il se met à pleuvoir.
Rocher humide, glissant, j'ai du mal à retrouver les endroits où je suis passé à la montée ! heureusement ça passe un peu partout et par moment il y a une sente !
Ca glisse, il pleut tojujours. Voilà le col et la nouvelle traversée vers le col "randonnée", je ne retrouve même pas le dernier passage qui me permet d'acceder aux bâtons alors que celà fait 4 fois que j'y passe ! Dernière désescalade dans du rocher merdique et les voilà. A présent c'est la bonne pluie, je file vers le bas et retrouve la tente vers midi. Par chance il a arrêté de pleuvoir et je peux démonter la tente "au sec" même si elle est trempée !
Je décide de repartir dans la foulée, mes 20 kgs sur le dos...
Nouvelle pluie, je me gauffre dans les rochers mouillés (ça devait arriver...)
Je suis le balisage avec attention, le brouilalrd est là et la pluie forte commence à traverser les vêtements déperlants ! Je descends à mon rythme , sans excès. L'alpage du coeur arrive, je décide de le contourner par la droite pour éviter le Cerbère y résidant ! Discrètement je passe sans les sentes à vaches qui contournent l'alpage, afin de ne pas réveiller Brutus, chien de l'apocalypse , grand dévoreur de mollets devant l'éternel.
15 minutes plus tard, j'apperçois la queue d'un animal, un chien ou une chèvre. Flûte c'est un chien, il me repère, stressssse. Je le menace de mon bâton dans le but qu'il conserve ses distances ! Le proprio le rappelle, sans conviction. Je passe au dessus des deux chiens, Brutus grognant l'intru que je suis ! Je passe, et file sur le sentier sans demandé mon reste, dire que j'ai contourner l'alpage du Coeur pour rien ...
Tout se poursuit sous la pluie, les cuisses sont mouillées par la pluie battante, la descente est un peu longue à mon goût et surtout trop chargée !
Voilà la voiture, je suis assez fier de mes 2 jours, ça n'était pas gagné, et je suis passez entre les gouttes ... ou presque !
Je me change à la voiture avant de rentrer sous la pluie
Jolie rando Valaisanne un peu caillouteuse - nous appellerons ceci une randonnée alpine !
Topo
Départ depuis le hameau sous les Barmes entre Liddes et Bourg Saint Pierre sur la route du col du Grand Saint Bernard
Possibilité de rejoindre le pied des difficultés par Lourtier, la cabane Brunet et Pron Sery et le pied de l'arête Est (non décrit ici)
Montée
Du point 1567m en dessous des Barmes, prendre le sentier qui rejoint Morion (Balisage jaune) puis rejoint la Dreudze et le Cœur (attention aux chiens !) (Balisage jaune jusque là). Rejoindre le point 2341 Plan Palasuit par le sentier NE puis direction W Creux de Boveire (balisage blanc et Rouge jusqu'au col de Lâne , balisage efficace le sentier est parfois mal marqué) Avant de reprendre NNE pour rejoindre le col de Lâne 3033m. Remonter quelques dizaine de mètres à droite (balisage bleu blanc à présent ) descendre au N, Bien suivre le balisage, passage de barres rocheuses câbles barres scellées ! Une fois sur le plat, traverser le torrent et rejoindre au mieux l'arête E, gagner par de gros blocs le sommet.
Descente
Par le même itinéraire.
Bivouac
Bivouac possible vers 2750m à l'W du col de Lâne. En fin de saison problème d'accès à l'eau si absence de névé, une mini source est à proximité du sentier vers 2950m. sinon torrent de l'autre coté du col de Lâne (versant Est) à 1 heure ! (eau très minéralisée !)
carto - fichier GPS
Récit
Au départ , nous avions prévue une virée au Cervin, en traversée par l'arête du Lion ou au Weisshorn par l'arête Est, depuis le début de la semaine, la météo semblait affirmer qu'elle aurait le dessus avec un Week end foireux, Anne se désistait, elle ne voulait pas voir la débâcle, je changeais les plans pour un truc ou ça pouvait jouer : gravir la pointe de Boveirele Vendredi et le petit Combin le Samedi, le dimanche étant consacré à la chute de la pluie !
8 h 30 au dessus de Liddes gros sac (plus de 20 kg je crois) oui, j'ai une tente 3 places ... Et c'est parti sur le sentier qui grimpe efficacement ! je rejoins l'alpage du coeur ou un premier chien se met en position pour protéger les poules ! Je contourne l'obstacle, ainsi que le chalet et poursuit au dessus quand tout à coup, je vois un énorme chien déboulé, tous crocs dehors, Cerbère agressif, j'ai lu dans son regard, le souhait de m'arracher un membre ! Mon sang ne fait qu'un tour je le menace de mon bâton, ce qui ne ralenti pas sa course effrénée ; je décide de taper par terre avec l'un d'eux, il se brise , mais l'opération obtient du résultat, la course s'arrête nette, Pyram rebrousse chemin, tout en gardant en vue mes frêles mollets ! Je poursuit mon chemin, surveillé à distance par le molosse grognant, je décide de contourner cet alapge du coeur au nom peu adéquat !
La rando se poursuit, je perds par moment quelque peu le sentier (la sente devrais je dire) parfois peu marqué !
sous le poids, mon corps pli et je m'accorde une pause non prévue : courte sieste dans les chardons : bien agréable. Je repars pour trouver mon lieu de bivouac : vers 2750, dernier endroit sans trop de caillou, un muret a déjà été installé : Y a plus qu'à !
Je pause tout le matos inutile et poursuit vers le col de Lâne, repérant une micro source vers 3000 m ( la seul source dans le coin, à près de 40 minutes de la tente !
Au col de Lâne, l'idée de départ était de gravir l'arête Sud Est ! Comment décrire l'endroit... Un grand gendarme en dalle sur l'arête, plongeant sur une abîme à droite (au dessus d'un raide pierrier) et à gauche, ben la dalle qui descend 100 m sous le col avec quelques vires !
Je me décide pour tenter le coup à gauche ( à droite c'est impossible !)
Je prends une vire, puis une autre, rapidement je me rends compte que c'est assez engagé, surtout en solo... Je repère l'arête Est qui a l'air d'un gros tat de caillou, je vais perdre pas mal de temps, mais là au moins ça passera , retour au col de Lâne pour une nouvelle tentative, je redescends versant cabane Brunet, câbles, chaînes et tout le toutim pour perdre 150 m environ, en bas il y a un torrent à l'eau grisatre, j'en remplie ma gourde et la laisse là décanter ! (gros souci d'eau pendant les 2 jours !)
Je remonte le pierrier instable et gagne bien fatigué le sommet de la pointe de Boveire où je m'octroie une sieste (s'il y a bien un domaine où je suis champion, ce sont les siestes ! avec peut être la détection des hypothétiques fenêtres météo...)
Redescente à la bouteille, je bois l'élixir (en partie) et remplie derechef mon récipient !
Remontée au col de Lâne puis repérage de la base de l'arête des Avagères du Petit combin, ça sera fait pour demain matin dans la nuit...
Ca passe mais ça n'est pas si simple, du beau terrain à chamois, parfois merdique !
Retour à la minisource où je refais le plein d'eau puis à la tente que je monte, il est déjà 17 h, j'ai fait plus de 2000 m de dénivelé aujourd'hui, je suis cuît !
Sieste, repas et gros dodo, bercé par le doux bruit des averses sur le toit de la tente ...
Photo
Le dolent fait le cake !
Le massif du Mont Blanc depuis l'alpage du Coeur, le mal nommé
La Pointe de Boveire et le col de Lâne
Aiguille d'Argentière et Chardonnet
Depuis le col de Lâne, l'arête envisagée au départ...
Au lieu dit, le Coeur, charmante chalet à 2200 m , le mal nommé , je me fais agresser par un chien tous crocs dehors ! le
Brutus n'a pas l'air de vouloir lâcher l'affaire, je le menace du bâton en tapant au sol, et en cassant mon bâton ! D'où l'utilité du bâton en rando/ alpinisme... Bref Pyram défendait son
logit, il me suit pendant encore 5 minutes, à distance respectable...
A la descente, je contournerais discrètement l'alpage du Coeur, pour retrouver 200 m plus bas, Brutus et son propriétaire,
toujours aussi vindicatif, mais la présence de l'autorité suprême calmant ses ardeurs (en plus je n'avais pas vraiment envie de casser un deuxième bâton ! (un beau détour pour rien)
L'Eau !
Lieu de bivouac paradisiaque au pied du col de Lâne versant Ouest (à 2750 m , mais avec un défaut majeur : l'absence d'eau : pas
le moindre petit névé, pas le moindre petit torrent ! Seul à 3000 m un micro ruisseau coule...
L'autre solution passer le col de Lâne redescendre versant Nord à 2800 et prendre de l'eau, pleine de terre (entre 0.5 cm et 1
cm de dépôt ...)
Bref l'eau fut un peu un souci.
Je n'ai pas encore le résultat de mes collectes et absorbtion ...
L'arête Est de la pointe de Boveire
Au départ , c'était l'objectif (en fait j'ai trouvé le topo dans un bouquin de 1922 !) pas trouvé le passage, j'ai du
redescendre versant Nord du col de Lâne pour récupérer l'arête Est, faisable ! Bilan de l'opération 2000 m de dénivelé Vendredi !
Le But
Samedi, 3400 m sur l'arête Nord Ouest du Petit Combin, tempette de neige alors que 5 minutes plus tôt le temps était
correct... Au bout de 5 minutes, tout est blanc, on n'y voit pas à 30 m, je décide de faire demi-tour, j'aurais bien joué !
Que Nenni, 20 m plus bas, ça se débouche, ça n'était qu'une averse passagère (mais quelle averse !), le temps paraît tenir... Je
retrouverais la pluie à la descente vers 3200 m !
Le film "The Art of Flight" a été produit par
QuickSilver, Red Bull Media House et Brain Farm Cinema, une maison de production spécialisée dans le cinéma « aérien ».Red Bullvient de créer une nouvelle division
média :http://www.redbullmediahouse.com
Les images sont superbes, bon ça reste du surf, mais c'est superbe !!!
Mark McMorris, 17 ans, snowboarder, réalise un énorme Triple Cork 1440 (soit
trois manœuvres inversées jumelées avec quatre rotations complètes latérale – la dernière née des plus grosses figures dans le snowboard), et l’a refaite pendant le
tournage à Aspen / Snowmass.
Une des nombreuses choses qui définit « The Art ofFlight » par rapport aux
autres films de sports extrêmes est l'intégration d'un scénario qui raconte les hauts et les bas des voyages dans les endroits les plus reculés. La Patagonie chilienne
Darwin Range, Alaska Range Tordrillo, Range WyomingSnake River, AspenColorado, les
Andes, et les montagnes de la Colombie britannique Kootenay, Revelstoke et Goat Range sont les étapes épiques de cette grosse
production.
Quelques déclenchements de plaques à vent pédagogiques (avalanches), l'occasion pour moi d'insister sur la trilogie ARVA-pelle-sonde mais surtout de prendre la météo et les conditions nivologiques avant de partir ce qui n'a pas du
être fait parfaitement lors du tournage ! (savoir renoncer, c'est important) Enfin, je conseille à tous d'utiliser l'excellente méthode de Munter (simplifiée pour les gens un peu
basique comme moi !) afin de déceler les "pentes à risque" ! Pas sûr que nos snowborders l'utilisent souvent !
TravisRice recrute ses complices parmi les meilleurs snowboarders du monde, dont
JohnJackson, Mark Landvik, ScottyLago, NicolasMüller, DCP, JakeBlauvelt, PatMoore, JeremyJones, Mark McMorris et plus encore.
Pour le reste beau film, belles images, gros sauts... Impressionnant !
J'avais de grandes ambitions pour ce Week-end... Le Cervin, en traversée avec comme plan B, le Weisshorn (que j'ai même envisagé
au départ en traversée ! Et comme me l'a appris Philippe Dumont , éminent confrère et néanmoins amis, commençon par l'historique...
Eté 2003, la canicule, une sortie de 8 jours sur les arêtes des Monts Roses avec le Club Alpin Français de Besançon, avec comme point d'Orgue prévu : la traversée du Cervin. Grande
forme, acclimatation parfaite, partenaire de cordée idéal (Chrisitan Thiollot), et boum badaboum, la veille de notre arrivée sur site, nous apprenons au refuge qu'un éboulement sur l'arête du
Hörnli a fait "fermer" la montagne, ça doit être ça la montagne interdite...
Ete 2010, il y a un an, Cervin prévu, météo capricieuse, nous changeons l'objectif et nous contentons de la Dent Blanche (magnifique tout de même !)
Concernant le Weisshorn, une seule tentative, en Juillet 2007
avec Laurent, nous sommes partis tôt le matin avant toutes les cordées du Bishorn, et méforme de la cordée nou avons mis des plombes pour atteindre le Bishorn. Vent important au sommet et pêche
plus que moyenne, nous décidons de laisser tomber ! un joli but physique ...
Donc au début de la semaine, l'objectif était Traverse du Cervin Lion Hörnli ou Weisshorn arête Est
La météo annonçant le Dimanche pourri et le Samedi pas forcement beau (ah oui, j'ai oublié de préciser que j'ai le Vendredi
...), je décide de me concentrer sur le Weisshorn, peut être que la météo tournera au beau.
prévoyany un plan B soit du coté de la cabane de Moiry (Pigne de la Lé - pointe de Mourti - pointe de Bricola -Grand Cornier)
soit du coté du Petit Combin (bibouac puis pointe de Boveire - petit Combin !).
Anne qui vient de Paris est de moins en motivée au fuir et à mesure de l'évolution de la semaine et de la météo qui semble se
confirmer, ça fleurt bon le but !
ce matin (Jeudi) Anne m'annonce qu'elle ne vient pas, la météo annonce :
Demain vendredi : temps bien ensoleillé, quelques bancs de brouillard le matin sur le Plateau. L'après-midi, développement de cumulus sur le relief suivi en fin de journée,
d'averses ou d'orages isolés débordant parfois en plaine. En montagne, vent de sud-ouest modéré. Rafales possibles en cas d'orage jusqu'en plaine.
Samedi : encore quelques moments de soleil en début de journée avec une tendance au foehn dans les vallées alpines, puis de plus en plus nuageux et arrivée de pluies
localement orageuses à partir de l'ouest. Maximum 20 à 23°.
Et tandis que campt to camp affiches 3 traversées du Cervin cette semaine (et une Dent Blanche), je dois changer mes plans, la
traversée étant en excellente conditions selon les auteurs ... Suis vert !
Je décide de monter à la Pointe de Boveire vendredi et de bivouaquer sous le col de lâne
et d'essayer de monter samedi tôt au petit Combin par l'arête Nord Ouest (en partant tôt pour parriver au sommet avant la
perturbation (de toute façon, Dimanche pourri )
Testée sur Via Ferrata – courses rocheuses - (Traversée des Crochues) et Tête Blanche
: sortie alpinisme famille !
j’ai aimé:
la précision des chaussures
leur légèreté
qualité de la semelle Vibram
la partie grise me parait présenter des traces d’usure sans gravité mais bon je le
note.
pour le reste la partie “plastique” noire RAS comme pour le cuir orange !
Dans les moins :
l’absence de débord avant pour les crampons automatiques (ça m’aurait permis de les tester sur des
terrains plus glaciaires !)
L’usure de la partie grise mentionnée plus haut
Je pense qu’elles sont plus typées “pied large”, et vu que j’ai un pied fin, je me suis coltiné des
ampoules (je ne mettrais pas ça sur le compte de la chaussure !)
La réponse de Nicolas Geydet - responsable Scarpa France
" Merci de votre retour précis sur nos chaussures qui je pense vous donne
satisfaction. Concernant le chaussant, c’est vrai que nous avons la réputation d’avoir une forme un peu plus large que nos concurrents d’où la formation d’ampoules si vous avez les pieds
fins…
Pour l’absence de rebord avant, c’est normal puisque cette chaussure est destinée à un
usage mixte (rocher et neige) et donc pour obtenir une meilleure précision en grimpe il ne faut pas de débord mais un contact direct sur la climbing zone. "
Une magnifique randonnée avec un itinéraire parfois inédit : La gare de téléphérique désaffectée de la para, celle des glaciers et sa vue magnifique sur le Mont Blanc, le Dôme du Goûter et le glacier des Bossons, puis le mythique Balcon Nord avec la traversée Plan de l'Aiguille Montenvers pour finir au signal Forbes
Rando 5 étoiles !
Superbes points de vue
Le circuit complet fait 21 km et 1700 m de dénvelé
possibilité de le scinder en 2 ou 3 (refuge du Plan de l'Aiguille - Hôtel du Montenvers)
Topo
Se garer un peu avant la gare de péage du tunnel du Mont Blanc (juste après la douane)
1274 m
Traverser le pont le long de la route et prendre le sentier (panneau la Para) Remonter se sentier et atteindre l'ancienne gare de téléphérique de la Para 1685 m (ancienne benne , ancien mécanisme, quelques beaux graffitis (pas tous !)
De là poursuivre au dessus et par le sentier rejoindre la gare de téléphérique des Glaciers (2414 m) (possibilité d'aller jusqu'au glacier des Bossons)
De la gare des glaciers, prendre le sentier qui mène à la moraine du glacier des Pélerins la descente de la moraine est très merdique, raide et en petit cailloux, elle nécessite un bon niveau technique ! Une fois sur le glacier (recouvert de pierre) gagner l'autre moraine, tout aussi merdique à remonter que celle que vous avez préalablement descendu !
De là, rejoindre la gare de téléphérique de Plan de l'Aiguille (2310 m) et le refuge du Plan de l'Aiguille
De là, emprunter le Balcon Nord, et le signal Forbes 2198 m avant de descendre sur le Montenvers (1909 m) de là Chamonix 1050 m on arrive au parking du Montenvers en face du cimetière !
Pour les personnes moins techniques possibilité de monter à la gare des glaciers en aller retour (sentier) évitant la délicate traversée du glacier des Pélerins)
Cette via Corda alpina permet une découverte du terrain d'aventure.
c'est relativement long (3-4 h)
descente 1 h
C'est bien équipé prévoir des sangles et quelques coinceurs ainsi que 8 dégaines
Difficulté 3c d'après le topo (j'ai juste l'impression d'avoir passé du IV (soit je ne suis pas passé au bon endroit, soit que
je n'ai pas le compas dans l'oeil concernant les cotations...)
Sommet 1619 m
Topo :
Pour rejoindre la voie
Se garer près de l'héliport des bois aux Praz de Chamonix. traverrszer l'Arveyron et suivre la piste qui part au Nord (sentier
de VTT) en haut de la piste, vous trouverez le départ
La via corda aboutit au chalet des Mottets, vue sur le reste de mer de glace. En fait, le parcours longe l'ancien glacier des
bois !
Les passages ont des noms charmants :
La montée des chamois
Le passage de la sabinette
Le vol du perfo
La vire au bouc et la traversée des italiens (90m, ne pas trop monter mais plutôt descendre légèrement à gauche)