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Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

Alpinisme

Alpinisme : Aiguille du Tour - par le couloir de la Brêche

Apoutsiak — alpinismeSki de randonnéeMassif du Mont BlancRaid à ski
Lever de soleil face Nord aiguille d'Argentière
 
Lever de soleil sur l'aiguille d'Argentière, Sebastien et Alexandre

Topo

Difficulté : AD I (perso je mettrais AD + !!!)

Du bivouac de l'Envers des Aiguilles Dorées , gagner le col du Pissoir par le col Droit ou la fenêtre de Saleina. Ce col peut également être atteind du refuge de Trient (plus proche)
Descendre le col du Pissoir ( PD 45°) si la descente est délicate, passer par le col du Midi des Grands pour rejoindre le pied du Couloir

On peut également atteindre le pied du col du Pissoir par le refuge Albert 1er (c'est le plus rapide)

Du pied du couloir, remonter ce couloir par les passages les plus évidents (voir récit ci dessous) relais sur bequets ou sur broches. Au sommet du couloir, un bloc coincé barre le passage, c'est le Crux de la voie, difficilement protégeable (friends à droite, piolet coincé au dessus) en bourrinant un peu ça passe, attention, au rocher branlant dans ce petit couloir... (bequet au dessus correct pour relai)
On atteint alors une pente de neige qui mène à la brêche.
De la brêche, atteindre le sommet Nord par l'arête facile ! ou redescendre par le couloir Est 
 
Aiguille du Tour couloir de la Brèche Brieuc
En montant à la fenêtre de Saleina en ski de randonnée  


Météo

Beau, se couvrant par des lenticulaires sur la Verte et sur le Mont Blanc... sans conséquence...

Conditions

Couloir en bonnes conditions nous etions partis pour faire une goulotte en face Nord de l'aiguille Nord mais... pas de glace

Récit de la course

Lever à 4 h 30 pour un départ un peu avant le lever du soleil...
Magnifique sur l'aiguille d'Argentière, la Grande Lui et le Chardonnet.
Nous passons par la fenêtre de Saleina en neige (très) dure donc.
Puis nous partons vers le col du Pissoir tandis que Sebastien et Alexandre nous quittent pour l'arête de la Table.
 
 
Lever de soleil sur l'aiguille d'Argentière



Nous laissons les skis au col du Pissoir pour descendre au pied du couloir du Pissoir
de là, nous traversons  à droite pour trouver une hypothétique goulotte en face Nord de l'aiguille Nord, et là , rien, pas la trace de glace... ah si, très haut une goulotte de 40 cm de large sur plus de 100 de haut, ça n'est pas la bonne, elle est infaisable, nous décidons de filer vers le couloir de la Brèche.
 
Acceder au couloir trop à droite, le crux de la voie ?

Nous remontons la pente qui butte sur  un passage en glace entre deux rochers. Brieuc s'y essaie, et redescends, je décide de contourner l'obstacle par la droite, mais je me retrouve sur une dalle recouverte de Neige. Je redescends également. Brieuc retente "son" passage et passe. Il monte alors dans l'axe du couloir mais ça ne passe pas, je lui conseille d'aller faire un relai sur un gros bloc plus à gauche, il traverse la pente de neige et m'assure.

Je pars pour la deuxième longueur, en neige, droit au dessus du bloc , en rive droite du couloir, puis je traverse vers le couloir dans un mixte plutôt neigeux vers le centre du couloir je remonte encore quelques mètres pour faire un relai sur broche au centre du couloir.

Brieuc me rejoint pour une longueur qui parrait délicate. Il remonte le couloir au dessus de moi puis part à droite sur de la glace (le couloir oblique à droite) et rejoint la glace sous une barre rocheuse puis remonte pour faire un relai sur bequet en rive gauche.

A mon tour de passer devant pour un passage en glace, relai sur broche en rive droite. (4ème longueur) 
 
Aiguille du Tour couloir de la Brèche Crux pas lo
 
dernière longueur raide en neige avant le bloc coincé (à gauche)
 
Ensuite, c'est un couloir de neige qui se redresse de plus en plus sans moyen d'assurage. Brieuc parvient à un bloc coincé, qu'il ne parvient pas à passer, je le rejoins. Hésitation... Pas moyen d'assurer, je regarde à droite, la niege légère porte peu et le haut du couloir ets à 50 - 55 °.
Différentes tentatives se soldent par des échecs, je mange de la glace en grande quantité, vive le casque !!!, Dommage qu'il n'existe pas de modele pour la main gauche ...
Brieuc peste, je l'encourage, il pause un friends et parvient à coincer  derrière le bloc. Il bourrinne, et passe "ça engage", il parvient à grimper en opposition en haut de ce passage.

A mon tour, je décide d'y aller franco, le passage me parraissait plus facile avant , quand je donnais des conseils à Brieuc... "place ton pied là, prends la prise ici.." En fait, il n'y a pas grand chose pour se tenir, et la neige sur laquelle on débute a tendance à partir. Je me lance dans du dry tooling, et c'est l'echec, le piolet glisse, je stresse et redescends au départ. Je cale mes crampons , et monte difficilement, je récupère le friends, puis le piolet que je laisse pendouiller devant moi, je me redresse, la dificulté reste continue, je tache de planter mon piolet gauche dans une toute petite plque de glace, et le droit ??? je cherche à le planter dans une petite plaque de glace à droite... trop petite... je croise alors avec le gauche... trop compliqué... Et cette prise de main là, elle a l'ai pratique ! Et là, la prise que je tiens viens en arrière, je crie, le bloc me vient dessus, je vois la corde que se tend le piolet gauche tient dans la petite plaque de glace, je me retrouve avec l'enorme bloque devant les jambes, je réussis à  le laisser passer, et je l'entends débarouler la pente pendant de longues secondes..., je regarde alors son ancien emplacement, , c'est net ! je bourrine encore un peu mais les difficultés sont passées, Brieuc me prend en photo à la sortie du passage comme si on sortait d'une bouche d'égout. Je suis à bout de souffle épuisé par cette longueur délicate nerveusement. Nous remontons alors à la brêche de l'aiguille du tout par une pente de neige tranquille.

La montée au sommet est une promenade où il faut rester concentré, nous  retrouvons Sebastien et Alexandre qui terminent l'arête de la Table et échangeons nos parcours.

Retour alors au pied de l'aiguille du Tour puis délicate descente vers le col du pissoir dans 40 cm de soupe ! Je crois que j'ai entendu Brieuc pester (pour une fois que j'avais la forme...)
De là, descente sur le glacier du Trient et remontée au col Droit ( sans les peaux...) puis descente du col Droit vers le Bivouac des Plines.

Aiguilles du Tour glacier du Trient
Long retour sur le plateau de Trient vers le col Droit ...


Au bivouac, sensation étrange, un accident ayant eu lieu dans le couloir Barbey à l'aiguille d'Argentière que nous progetions éventuellement pour le lendemain, ils pensaient que c'etait nous qui nous étions faits prendre...  L'impression d'être un mort vivant dans leur regard à notre arrivée au refuge.
Cette nouvelle nous a refroidi, une plaque à vent etant parti au dernier quart de la voie, les alpinistes ont du faire une sacrée dégringolade. En fait j'apprends 2 jours plus tard que la corniche du sommet a cassé et n'aurait fait qu'un blessé (conditionnel bien sûr !). S'il n'y a qu'un blessé c'est une bonne nouvelle !



Cette nouvelle calme nos ardeurs, je pense à ces alpinistes que nous avons observés de la pente , en bas, de loin,  le matin alors que nous nous dirigions vers la fenêtre de Saleina, les pensants mots ou gravements blessés. L'idée d'aller gravir le couloir Barbey le lendemain, même si la pente est purgée  est écartée, alors que cette même idée nous emballais il y a 24 heures...  Nous sommes tout pensifs dans le bivouac

 
Vidéos
 


message personnel : Sebastien , je n'ai pas retrouvé ton couteau (ni ma crème solaire d'ailleurs)



 

Alpinisme : Traversée des Monts Roses

Apoutsiak — alpinismeRaid à skiValaisMonts RosesZermatt
 
 

Réalisée en Juillet  2003 avec le CAF de Besançon

Pour info, comme chacun sait, l'été 2003 a été le plus chaud depuis bien longtemps, les rimayes sont bien ouvertes (rimaye du nez du Liskamm en glace et vertical sur quelques mètres) et les sommets en bras de chemise, voir les photos au sommet de la pointe Dufour...

Les photos sont disponibles dans un meilleur format dans l'album photo alpinisme

Premier jour - Monte Rosa Hütte

depuis le Gornergratt, la Nordend et la Pointe Dufour, point culminant des Monts Roses et de la Suisse et deuxième sommet des Alpes... année sèche


Le premier jour est consacré au couteux voyage... on n'a rien sans rien.
D'abord de chez vous à Tasch (parking) puis en train de Tasch à Zematt
Enfin en train à Crémaillère pour rejoindre ke Gornergrat à 3135m
Vu classique de Zematt sur le Cervin !

Topo : dpuis le Gornergratt   il s'agit de rejoindre le Gorne rgletcher puis de le traverser pour rejoindre la MonteRosa hütte à 2795 m.( L'itinéraire doit prendre 1 h 1 h 30 vu de 5 ans plus tard !)




Castor et Pollux vus depuis la Monte Rosa Hütte Le Lyskamm ouest et le tourmenté GrenzGletscher  


  Cervin face Est Dent d'HerensLa face Est du Cervin - triangle isocèle ?


Deuxième jour - Monte Rosa Hütte - cabane Marguerita
Nordend pointe Dufour



Attention : c'est la plus longue journée de ce périple (environ 12 heures )
De Monte Rosa Hütte il s'agit de remonter jusqu'à Plattje (3277 m), un passage assez complexe entre les crevasses  s'en suit ! puis il suffit de suivre la trace jusqu'au Sattel - 4359 m( on a essayé de faire la Nordend, mais des crevassses de 15 mètres de large nous ont barré le chemin !
Ensuite, un peu d'escalade en III à 4000 pour atteindre le sommet par l'arête !
De là, il faut redescendre  vers le Grenzsattel 4453 m pour attaquer  la Zumsteinpitze (4563 m). La montée est sèche, il faut rester ver l'arête et ne pas partir à droite. puis passage au col Gnifetti avant de rejoindre la cabane Marghuerita sur la punta gnifetti, bonne courte galère pour l'atteindre ( nous sommes arrivés à 18 h, les autres cordées à 23 h 30 une cordée d'Autrichiens à 2 h du mat.

Grosse grosse journée !



Long louvoyage dans le labyrinthe de crevasses vers 3300 mètres, je crois qu'on a perdu prêt d'une heure à cet endroit... Votre serviteur au Sattel 4359 mètres, on a laissé tombé la Nordend : crevasses trop grosses ( et c'est rien de le dire )
Breithorn Cervin fglaciers des Monts Roses

Le Breithorn Cervin et l'Obergabelhorn depuis la pointe 
Nordend depuis la pointe Dufour
Zumsteinspitzedepuis lea Dufourspitze
Du sommet il reste juste :
1°) à descendre au Grenzsattel ( AD+ 1 h)
2°) à remonter auZumsteinspitze ( 100 m de deniv positif à 45°)
3°) redescendre au col Gnifetti pour remonter à la cabane margherita, les deux dernières montées calment un peu !!!
Total denivelé de la journée : 2051 mètres !!!
La vierge du sommet
Sommet de la pointe Dufour Monts Roses
Zumsteinspitze et pointe Dufour Monts Roses
Il faisait chaud au sommet 4634 m tout de même, même pas froid ! on y est resté une heure...
je n'ai pas mis de photos de nous à la cabane le soir, on voit qu'on est très fatigué... pas là !
Le soir ,il a fallu attendre les autres cordées et leur frontales qui ont , pendant un temps bien long, disparues à la descente de la pointe Dufour, derrière la Zumsteinspitze


13-Zumsteinspitze le dernier coup de cul

Le truc qui m'a tué : quand on arrive au Grenzsattel,
court raidillon pour gagner la Zumsteinspitze
Tout est dans la tête !!!

Troisième jour : cabane Marguerita - cabane Gnifetti
traversée des Monts Roses proprement dite la journée des 5 4000 !

Traversée des Monts Roses panoramaLes 4000 des Monts Roses depuis le Nez du Lyskamm - Naso del Liskamm


Journée cooool, après celle de la veille... Toute en descente ou presque!
En virevoltant par 4 ou 5 4000

  • Parrotspitze 4436 m
  • Ludwigshöhe 4341 m
  • Schwartzhorn ou Corne Nero 4321 m la seule partie un peu technique de la journée : 35 mètres à 40° avec un  départ en glace
  • Balmhorn 4167 m bivouac Cristo Del Vette sur cet ilot rocheux au milieu du glacier, avec un monumental Christ.
  • Pyramide Vincent 4215 m
  • Ne pas oubler la Punta Giordani 4046 m... nous l'avons fait ... oublié... pour les 82 4000 faudra repasser !
avant de descendre sur Gnifetti

Si on est trop fatigué par la journée de la veille, on peut choisir l'un ou l'autre des sommets, tous indépendants les uns des autres.

Journée de "récup".

Nez du Miskamm rimaye delicate
Premier sommet de la journée la Parrotspitze dans le brouillard les rimayes etaient impressionnantes mais passaient relativement bien

 

Guide au sommet- Schwartzhorn

Mon préféré dans la série, le Schwartzhorn ou Corno nero, qui a un peu plus de caractère. Une cordée débouche au sommet. Pour les observateurs, c'est la photo du fond de ce blog (un peu travaillée il est vrai ...) Corno Nero depuis la Ludwigshöhe
Schwartzhorn vue-sur-la ludwigshohe
Ludwigshohe vue-sur-le-schwa-llaume-Ledoux-Apout
Depuis le sommet du Corno Nero, la Ludwigshöhe et sa rimaye, au fond, la pointe Dufour Corno Nero Rimaye délicate glace puis pente à 45 °
Pyramide Vicent vue du Balmhorn
Le Balmhorn, îlot perdu au milieu du glacier La débonaire piramide vincent vue depuis le Balmhorn, à gauche la pointe Giordani. qu'on a pas vu...





 
Quatrième jour : refuge Gnifetti - refuge Quintino Sella
Traversée du Lyskamm : le mangeur d'homme

Pour nous, la météo n'etait pas bonne, on s'est contenté du naso del Lyskamm ou nez du Lyskamm. ( j'ai réalisé la traversée en 2007)

Pour le Lyskamm, ganer de Gnifetti le Lisjoch ( crevasses)
puis suivre l'arête, jusqu'au sommet (magnifique) 4527 m
Delà, toujours par l'arête en neige (quand en bonnes conditions) et quelques courts passages de rocher (max III) on gagne le sommet Ouest 4479 m avant de redescendre

Nez du liskamm rimaye delicate
2003 : montée au Nez du Lyskamm,
la rimaye est devenue un passage technique
à ne pas négliger... on a broché !

  Nez du Liskamm montée
montée au dessus du refuge Gnifetti

Arrivée au refuge Quintino sella
Descente dans un petit brouillard vers le refuge Quintino Sella



A quelques mètres prêt on est arrivé
 il est seulement midi 7 et l'après midi
s'annonce malheureusement fraîche...

Cinquième jour : refuge Quintino Sella - refuge des Guides d'Ayas
Castor et  Pollux



Comme on avait "loupé" la traversée du Lyskamm, on a fait le Lyskamm Ouest avant de se faire Castor puis Pollux lors de cette ème journée.

Depuis Quintino Sella, la montée au Lyskamm ouest est évidente si la face sous le sommet est en glace, possibilité de passer par les rochers)
De ce premier sommet, retour au Felikhorn ou l'on suit l'arête jusqu'au Castor ( corniches)
Descente alors vers le zwillingsjoch ou passo di Verra que l'on ne rejoint pas ( à la descente pente de neige raide parfois en glace au dessus et vers la rimaye)
Contourner la base de Pollux par le Sud et "attaquer " l'ascension par son flan ouest ( sur ma vieille carte de 1970 il est en neige, en pratique en 2003, c'est du petit rocher plus ou moins pourri). Il y a quelques sentiers qui se perdent... Dans mon souvenir, peu précis, on ne s'est pas perdu alors qu'on etait jamais sûr de nous ! il faut prendre tout le temps un peu direction Nord.
De toute façon, à un moment il vous faudra trouver une sorte de Via Ferrata pour alpinistes physiques ! vous serez au bon endroit. Une dernière pente de neige vous conduira au sommet !
Descente par le même itinéraire jusqu'au refuge des Guides d'Ayas. ( crevasses)

Note : les 100 plus belles il est écrit qu"'il est possible de rester sur l'arête frontière jusqu'au sommet de Pollux, mais il est préférable de tirer un peu à gauche (ouest)", je ne sais pas si la montée par l'arête frontière est encore possible aujourd'hui...
Liskamm ouest depuis castor

Castor et Pollux Monts Roses lever de soleil
Première ascension de la journée et premier
lever de soleil depuis le Liskamm ouest, vue sur Castor et Pollux
les jumeaux (Zwilinge pour les Germanophones)

Sommet du Liskamm ouest, vue sur le sommet Est, de gauche à droite : la Nordend, la pointe Dufour, la Zumsteinspitze, la cane Margherita et la Ludwigshöhe

Le sommet du Castor - Castore et son arête

Rimaye du castor cordée d'alpinistes
Cordée du CAF en légère difficulté- passage de la rimaye du Castor


Vierge du Pollux devant le Castor
Vierge de Pollux (antécîme) et Castor, 3ème sommet de la journée


Descente de Pollux un peu via ferrata...
"bourrineurs de tous les pays... unissez vous !"

Sixième jour : refuge des Guides d'ayas - petit Cervin

Traversée du Breithorn

Magnifique arête du Breithorn corniches
Conditions difficiles en 2003 pour l'accès à l'arête. Pas de neige, des Rimayes infranchissables , en glace, bref on a perdu un peu de temps avant d'y acceder. On aurait sans doute mieux fait de monter d'abord à Roccia Nera...

On est passé sous Roccia Nera au lever du soleil, et, n'etant pas specialiste de la liste UIAA des 82 4000 on a "mesquiné" ce sommet, pour essayer de gravir le Breithorn oriental. Entre la rimaye béante, les pentes de glace, on est parvenu à se hisser entre l'antécîme du sommet est et le sommet est au pris d'un rappel et de passages bien merdiques, Christian a assuré !
De là, le sommet Est ne présente pas de difficulté. Un peu de glace (beaucoup) dans la descente vers  le Breithornzwilinge où les cordées en provenance du téléphérique arrivent. Les 3 ressauts permettant d'atteindre le Breithorn central ne sont pas très difficile ( du III+)
Puis, c'est la magnifique arête  entre le sommet central et le sommet ouest à déguster sans modération.

On retrouve le monde  dans la descente du Breithorn Ouest, je crois qu'on a mis 20 minutes à rejoindre le téléphérique depuis le sommet ( à vérifier)

confirmation : le Breithorn ouest est vraiment un sommet facile... se mefier tout de même des 2-3 crevasses assassines !


 Breithorn oriental Zermatt
petit matin sous Roccia Nera Le Breithorn Oriental et le sommet central
Vue depuis le sommet oriental vers les parcours des jours précédents
D'un Breithorn à l'autre
Fier sur l'arête du Breithorn
Le sommet oriental vu depuis de Breithornzwilinge pas peu fier entre le sommet central et le sommet occidental où nous retrouverons ...  le MONDE !
Breithorn Occidental
Vue sur la voie normale du Breithorn ouest le groupe du CAF de Besançon- Merci

Périple terminé, en Juillet 2003, un gros éboulement obligeait la commune de Zermatt à "fermer" le Cervin, au moment où nous devions partir pour la traversée, dommage, la forme, l'acclimatation, le compagnon de cordée (Christian) et la météo.




Informations pratiques

Coordonnées des refuges

Monte Rosa Hütte : 0041 27 967 21 15
Cabane Margherita : 00.39 0163 91039
Refuge Gnifetti : 00 39 0163 78015
Refuge Quintino Sella :
00 39 175 94 943
Refuge des guides  du Val d'Ayas : 39 0125 308083

bivouac : Cesare e Giorgio volante
bivouac de secours : bivouac Cristo del Vette




Options et variantes :

Etait prévu 2 jours de plus : une étape de transition pour rejoindre le refuge Carrel et un dernier jour avec en "apothéose" la traversée du Cervin.

L'itinéraire peut également être réalisé dans l'autre sens, l'inconvénient de ce sens là est de se prendre la GROSSE difficulté (technique mais surtout physique) dès le deuxième jour. Pour le reste, ça s'enchaîne assez bien.




Mes pensées  vont vers François Dupety et ses amis qui disparaissaient sous le Mont Blanc tandis que je parcourais cet itinéraire.
"Là haut, le vent sera notre récompense !"

Raid à ski - Grande Casse - Mai 1995

Apoutsiak — Ski de randonnéealpinismeVanoiseLes 100 plus belles
Après l'article de Louis Bolon, celui-ci va parraître bien fade... (cf Grande Casse 1923)

72 ans plus tard, j'ai marché dans ses traces.


Malheureusement, je n'ai pas fait des photos aux même endroits que lui, une fois de plus, les mienne sont moins bonnes, par contre, j'ai des photos du sommet, pas lui ! Aurait il pris un but à la Grande Casse. Par contre, il a des photos du sommet du Mont Pourri, alors que je n'en ai point, mon appareil photo (celui de mon père) étant tombé en rade !!!) Bref un partout, la balle au centrez, voici mes modestes photos.

Grande-Casse-Topo.jpg

Le Topo :

J1 : Départ de Termignon, entre deux eaux et montée au refuge du col de la Vanoise le premier jour
J2 : temps pourri, glandouillage dans le refuge !
J3 : le temps pourri se lève dans la journée, direction la pointe du Dard par l'épaule du Mont Pèlve
J4 Grande Casse par les Grands Couloirs, il faut avouer que je n'ai pas skier les 400 m de couloir à 40 dont les 100 derniers à 45 ! Chacun connait mon modeste niveau ! et retour.

Après ce week-end là, j'ai failli arrêter la montagne, sentiment de pleinitude jamais retrouvé !

 

 
Au sommet de la pointe du Dard - J3
Poupoutsiak, fier comme Artaban ! La Corniche de la Pointe du Dard et la Grande Casse  
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La Grande Casse et le glacier des Grands Couloirs à Gauche, la Grande Motte à Droite
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Sur la Grande Casse J4
Lever de soleil sur les glaciers de la Vanoise : Mont Pelve et pointe du Dard
Glaciers de la Vanoise vus de la Grande Casse leve
Sommet de la Grande Casse La Grande Casse et le Glacier des Grands Couloirs
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Du sommet, vue sur le Mont Blanc
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Un jour il faudra que je pense à aller gravir la face Nord ou le couloir des Italiens.


 

Le Pic de Néouvielle - voie normale

Apoutsiak — alpinismeRando
Lac d'Omar et lac d'aubert

pic-de-n--ouvielle-le-sommet----droite-et-le-ramougn-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.jpg
A droite, le sommet du pic de Néouvielle

Le topo


Tout d'abord, acceder au lac d'Aubert, que l'on peut etteindre en voiture avant 9 h du mat ou en navette après, une autre solution consiste à se garer au barage d'Oredon et à y monter par les laquettes (1 heure environ) Remarque : la refuge d'Oredon est un refuge 3 étoiles : douches, couchettes confortables et Tartiflette délicieuse !

Remonter le sentier en direction de la Hourquette d'Aubert. Nous ne sommes pas allés jusque là, nous avons coupé par les gros blocs en redescendant légèrement Sud Ouest. Puis remonter les pentes pierreuse et parfois herbeuse en direction de la brèche de Chausenque (2790m). Peu de cairns sauf sur la fin (sans doute était on à côté de l'itinéraire...)
Prendre alors les névas s'il y en a qui remonte  vers le sommet que nous avons contourné par l'est avant de l'atteindre.

Nous somme s redescendus par la voie normale, commune au départ avec la voie de montée puis il faut bifurquer vers la Crête des Barris d'Aubert avant de rejoindre à flanc, l'itinéraire de montée au pas du gas que l'on redescend pour retouver la digue du lac d'Aubert

3 h 40 de montée environ pour 950 mètres (pauses comprises)

pic-de-n--ouvielle-le-lac-d-omar-lochness-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.jpg
Lever de soleil dans  le brouillard

pic-de-n--ouvielle-louis-Ledoux-descente-en-ramasse--photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.jpg
Descente en ramasse
La Course

Et bien voilà, premier 3000 pour louis, avec prêt de 1000 mètres de déniveler, il n'est même pas arrivé fatigué (je  me suis même demandé à un moment s'il n'allait pas me larguer...) Pourtant cette course (rando) n'est pas facile pour un enfant, avec ses gros blocs sur lesquels il faut faire des grands pas.

Nous sommes partis dans le brouillard puis au dessus (magnifique) avant de passer sous la Hourquette d'Aubert. J'ai navigué au nez un moment (il faut avouer que j'avais oublié la carte à la résidence suite à quelques manoeuvres compliques la veille), bref, mon nez, que l'on pourra pompeusement nommer "sens de l'orientation" ne m'a pas trompé, nous avons fini par trouver de petits cairns discrets, puis des plus gros.
J'ai encordé Louis pour les passages sur les névés (surtout le premier légèrement en dévers sur neige dure).  Le sommet fut une belle récompense, Louis étais fier de lui, et moi aussi, je ne sais pas le quel de nous deux l'était le plus ?


pic-de-n--ouvielle-louis-Ledoux-pause-salvatrice--photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.jpg
Petite pause


Descente vers la digue et le lac d'Aubert


pic-de-n--ouvielle-louis-Ledoux-au-sommet-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.jpg
Au sommet

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Fiers


Louis a adoré la descente en ramasse, j'ai trouvé un peu longue la traversée pour rejoindre la digue, mais nous sommes arrivés en forme à la voiture. (on est même allé faire de l'accrobranche avec Marie et Agathe après)

Les Conditions

Entre Lochness et Guadeloupe...

Remarques particulières

Bref, pour emmener un enfant de 5 ans  à 3000 avec 1000 mètres de déniveler, un enfant en forme et très motivé, ce qui fut le cas IL EN REDEMANDE LE BOUGRE !!!


Photos

pic-de-n--ouvielle-2-le-lac-d-omar-lochness-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.jpg
Au départ, le Lochness

pic-de-n--ouvielle-louis-Ledoux-au-sommet--guadeloupe-ilet-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.jpg

retour en Guadeloupe

La Corniche de l'aiguille de Bionnassay

Apoutsiak — alpinismeMont BlancMassif du Mont Blanc

Et oui, la Corniche de l'aiguille de Bionnassay s'est effondrée, je crois que c'etait début Juillet, mais il se peut que ça soit fin Juin.
Nous y etions passés  l'an dernier avec Laurent, magnifique passage, mythique si l'on peut dire sans grosse difficulté mais un peu exposé à mon avis ( une des lignes de rupture de la Corniche passait bien en dessous de la trace) 

Voilà donc la corniche avant son effondrement.

AVANT
travers_e_de_l__aiguille_de_bi-_de_bionnassay_img_9310-7c79.jpgLa Corniche - spectaculaire

travers_e_de_l__aiguille_de_bi-dome_du_gouter_img_9309-1423.jpg
vue depuis le sommet de l'aiguille de Bionnassay

travers_e_de_l__aiguille_de_bi-e_de_bionnassayimg_9314-4827.jpgAiguille de Bionnassay vue depuis le piton des Italiens Septembre 2006 photo Guillaume Ledoux


Un internaute de camp to camp a rentré la course le 16 Juillet, : Dominique Ravot, je lui ai demandé d'avoir ses photos pour les publier, il me les a gentiment envoyé, les voici.
 Au revoir la corniche...

APRES
07-D--j---un-bout-de-fait.jpg 08-Un-peu-plus-loin----a-sent-le-gaz.jpg
Y'en a plus !!! mais , y a déjà un début de reformation...
09-L-int--grale-de-l-ar--te-avec-Bionassay-au-fond.jpg

Pour info, j'ai vu d'autres photos depuis et il me semble qu'elle est déjà en formation.



Je repense au déferlement médiatique qui a suivi les incidents sur le Dôme du Gouter et sur Bionnassay, l'occasion de faire le point. Mes pensées vont aux familles des disparus.
Quelques précisions : pour les deux jeunes, perdus puis retrouvés, partis en ski de rando pour le Mont Blanc avec le materiel adequat, ils avaient la pelle et se trouvaient à un endroit creusable un jour ou c'etait creusable (le Dôme du Gouter c'est parfois en neige toute dure increusable...) Sur Bionnassay, une fois que l'on se trouve sur l'arête, pas d'échapatoire (le retour par les rochers peut être possible mais très délicat, de l'autre côté il faut rejoindre le piton des Italiens et  la route des aiguilles grises (très crevassée) ou le Dôme du Gouter très pommatoire. La course est engagée (la cotation III de camp to camp est peut être sous évalué, on peut toujours discuter, techniquement, c'est une AD pas hyper difficile !)

Le jour de l'accident, nous etions partis pour le Weisshorn ( course d'arête également AD), la météo annonçait le changement temps assez tardivement. Notre méforme et quelques soucis d'organisation nous ont fait renoncé avant les difficultés. Mais si nous avions été en forme sans merdouillage de sac et de corde, nous aurions sans doute "engager les difficultés" après le Bishorn et subi le vent fou furieux qui s'est mis à souffler peu après notre renoncement !
Sur Bionnassay, la neige est dure en général et il quasiment impossible de creuser (surtout avec un piolet) On ne peut pas comparer les deux accident dans deux conditions totalement différent, à Bionnassay, on ne peut que subit le déchaînement des éléments. Malheureusement. 
Quel solution aurais je adopté. Oui, il se pourrait qu'un jour je me retrouve dans cette situation : mauvaise météo ou mauvaise interprétation de celle-ci. Sur Bionnassay, connaisasant à présent  cette montagne, j'aurais tenté un repli stratégique vers Durier, on de descendre vers le glacier des Aiguilles grises pour faire un igloo par là. Je pense que remonter vers le Dôme du Gouter est trop périeux pour être envisagé. Mais heureusement, je n'etais pas à leur place, je n'ai pas eu à faire de choix. Et peut être que la violence des éléments leur interdisait tout mouvement (c'est malheureusement sans doute le cas) avec impossibilité de "s'enterrer" pour se protéger du vent et du froid.

Je pense à eux.



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A gauche, Septembre 2006, à droite, Juillet 2007, la Corniche est déjà en train de se reformer.

Traversée du Lyskamm (Est Ouest) La mangeur d'Homme

Apoutsiak — alpinisme4000ZermattValaisMonts RosesJean-MarcLes 100 plus belles
La vidéo :


 

Le Topo


Montée à Gnifetti :
rejoindre la Punta Indren puis  passer à flanc sous la Punta Giordani  (l'un des deuls 4000 qu'il me reste à gravir dans le coin...) remonter la vire (cables échelles en bois) pour atteindre un plateau et remonter jusqu'au grand refuge Gnifetti (ambiance bien meilleur dans le refuge qu'il y a 4 ans, même si ça ressemble un peu à une usine !

On peut également partir du refuge  Margueritta et descendre vers le Lyskamm (le refuge  peut s'atteindre par une magnifique traversée de la pointe Dufour mais ça c'est une autre histoire)

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Le refuge Gnifetti

Traversée du Lyskamm

Rejoindre le col des Lys au nord du refuge Gnifetti ( environ 1 heure 1 heure 30) puis ataquer l'arête (45°)  qui s'applani.  avant de se redresser pour rejoindre le sommet Est (un mètre de rocher à la fin !!!) poursuivre l'arête qui redescend vers selle entre les deux sommets  puis en petite vaguelette (quelques passages rocheux dont un en III à priori toujours facile) rejoindre le sommet ouest.
Le sommet ouest se descend dans la pente ou par les rochers (dans certaines conditions (glace) c'est plus facile)
Attention aux corniches notamment dans la montée au Lyskamm Est
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L'antécîme du Lyskamm Est vue de l'Ouest
traversée du Lyskamm alpinistes

Vue de l'arête depuis le Lyskamm Est
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Cordées sur coup de crayon
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A quelques encablures du Lyskamm Ouest

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Passage rocheux (III ?) avant le Lyskamm Ouest

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Descente du Lyskamm ouest


Le Récit

La question du jour était faut il avoir des anneaux à la main lorsqu'on progresse sur un arête ou il y a des corniches. Etant moi même farouchement opposé à cette technique, les débats furent élevés. Helmuth, adepte de l'école Suisse, etait favorable aux anneaux ainsi que Jean-Marc (qui envisagerait aux dernières nouvelles de s'expatrier chez les Helvetes). Soit disant qu'avoir des anneaux à la main, permettrait de sauter en cas de corniche cédant de l'autre côté de l'arête !!! Et si c'est le premier de cordée qui tombe avec son tour mort, il fait la chute, les anneaux à la main le bras en l'air !!!
Finalement nous n'avons pas réussi à nous mettre d'accord, mais ça nous a bien occuppé, Helmuth m'a promis de demander aux instenses Suisse, des détails sur cette méthode. Moi je persiste : Tout corde tendue COURT !

Bref, le récit : parti de bonne heure, (vers 4 heures je crois) de Gnifetti nous remontons en dormant vers le Lisjoch. Premier raidillon puis spectacle magique sur cette magnifique arête en conditions idéales ce jour là : pas un mètre de glace, rocher tip top. 3 heures pour atteindre le sommet Est. La traversée ne prend pas une heure, il y a avait beaucoup de cordée sur l'ensemble de la course.

Descente sans problème vers le refuge Quintino Sella. Enormement de monde sur le Castor (des centaines de personne)

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Dernières pentes avant le Lyskamm Est

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Vue depuis le Lyskamm Ouest

Helmyuth vanPottelberg Guillaulme Ledoux Jean-Marc


Au sommet du Lyskamm Ouest
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Descente du Lyskamm ouest


Conditions :

Excellentes : tout en neige attention c'etait il y a 3 semaines
J'ai trouvé la course presque trop facile (sans doute grâce aux conditions)

Quelques photos


Montée à Gnifetti




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Cordée sur l'antécîme du sommet Est

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Sur l'arête

Traversée du Lyskamm Cervin

le sommet Est et le Cervin

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Cordée sur l'arête


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Vue depuis le sommet vers l'Est : le Lisjoch

Traversée Taschhorn Dom

Apoutsiak — alpinismeZermattValais4000Les 100 plus belles
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Le Taschhorn et le Dom vus de l'alphubel
Le Topo

Accès au Mischabeljochbivouac :
On peut atteindre ce petit bijou en remontant le glacier qui vient de Tasch. Helmuth a eu la bonne idée de nous faire passer par l'alphubel et la Rotgrat, itinéraire plus technique mais réellement intérêssant. Attention , neige soupe en cas de descente tardive de l'alphubel, course PD.

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Le Taschhorn et le Mischabeljoch bivouac
La course :
du Mischabel joch bivouac attaquer l'arête légèrement à droite et remonter  celle ci en restant sur le fil en prenant garde aux corniches (petites pour nous) jusqu'au sommet du Taschhorn (3- 4 heure) Rocher correctTravers--e-Taschhorn-Dom-L-ar--te-du-TAschhorn-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.JPG
Sur l'arête du Taschhorn - lever de soleil , on apperçoit Juraj
de là, descendre vers le col situé entre le Taschhorn et le Dom : le Domjoch. Attention, rocher dallé, recouvert de neige pour nous. Nous avons débuté la descente en partant versant Tasch (Ouest)   puis en rattrapant l'arête un peu plus bas, ce qui nous a évité des difficultés dans la partie supérieur (descente au Domjoch : entre 1 h 30 et 2 h 30)
Travers--e-Taschhorn-Dom-le-Taschhorn-depuis-le-col--photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.JPG
Le Taschhorn vu du Domjoch

Il faut alors remonter sur le Dom, le rocher est glabalement pouri avec des passages très pourri, sauf peut être dans la partie supérieur (dernier quart) ou il est juste un peu pourri. Rien ne tient, même les grosses prises. Le rocher est correct versant Oust (on y est que rarement) et mauvait côté Saas (Est) , et oui, c'est là ou on grimpe. Rocher typique Oisans même si on y est pas !
On gimpe sur le fil de l'arête, les difficultés se contournent versant Saas, sauf dans la partie supérieur (100 derniers mètres où l'on bascule dans les pentes de neige versant Tasch.
Attention chutes de pierre !
Taschhorn Dom

 
Le Dom
 
Travers--e-Taschhorn-Dom-le-TAschhorn-depuis-le-Dom-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.JPG
Le Taschhorn vu du sommet du Dom

traversée Taschhorn Dom Corniche lever de soleil 
Corniche du Taschhorn au lever du soleil
Le récit

Après une nuit passée dans le sympatique Mischabeljochbivouac, nous sommes partis dans la nuit vers le Taschhorn. Moi qui aimme les marches d'approche en bon sentier pour terminer ma nuit en dormant debout, j'ai été servi : début de l'escalade 3 minutes après avoir quitté le bivouac. Le rocher fut bon  dans la montée au Taschhorn et les corniches peu aggréssives. (3 h 30)
Arrivés au sommet, nous hésitons, il n'y a pas de trace vers le Dom. Juraj un slovaque en solo, passe devant nous, un cordée de guide est encore devant, en fait, elle a continué, nous décidons de poursuivre. La descente vers le Domjoch est très enneigée. Elle se passe pour moi en compagnie de Patrick Bérault, l'ange de l'arête. Il faut rester concentré, le terrain est difficile. Nous mettrons 1 h 50 à rejoindre le col. Courte pause (c'est la première vraie pause) Nous repartons vers le Dom. A notre grand étonnement, le rocher est hyper pourri et homogène : pas de surprise à attendre, il est tout du long bien pourri. Helmuth se frai un passage dans ce dédale de kairn géant. Nous rejoignons l'arête neigeuse sous le Dom puis le sommet sous les feux de l'appareil photo de Juraj qui nous précède. (3 h 10 pour la montée au Dom) Grande émotion au sommet du Dom, puis il faut attaquer la descente vers la Dom hütte un peu longue mais en pleine forme puis la longue descente vers Randa...
Taschhorn Dom Helmuth escalade
 
Helmuth dans le rocher pourri du Dom

Sous le Dom (photo Juraj Arnold)

Remerciements

A Helmuth et Stijn mes deux partenaires de cordée (camp to camp une fois de plus)
A Juraj et ses photos
Au guide du Mercantour et son client du Sud qui on mis du sucre dans notre tisane (et fait la trace la veille jusqu'au TAschhorn)
Au guide Suisse et ses clients Neuchatellois qui ont fait la trace presque toute la journée, même si les premiers contacts avec ce guide ont été un peu difficile.
A la cordée de l'UCPA rencontrée à la descente avec qui j'ai papoté en chantant Piaf !
Aux parisiens qui nous ont pirs en stop à Randa, pet oui, parfois , les parisiens , ils sont quand même sympas.
A Patrick Berault qui ne m'a pas quitté pendant la course.




Les photos inclassables


Le Mischhabel joch bivouac : un bijou
Taschhorn Dom alphubel Strahlhorn allalinhorn Rimp

Lever de soleil sur le Strahlhorn, l'allalinhorn, le Rimpfischhorn et la Nordend

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Juraj sur l'arête du Taschhorn


Nous arrivons au sommet du Dom (photo Juraj Arnold)
Travers--e-Taschhorn-Dom-sommet-du-Dom-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.JPG
Au sommet du Dom (photo Juraj Arnold )

Alphubel par la Rotgrat (arête Ouest)

Apoutsiak — alpinisme4000ZermattValaisLes 100 plus belles

alphubel-par-la-rotgrat--panorama-les-monts-roses.JPG 


 
Le topo
montée au refuge : depuis Taschhalp remonter le sentier qui mène à la cabane de Tasch : Taschhütte

Le sommet :
Passer derrière le refuge (au dessus des toilettes) et suivre le sentier   qui contourne l'arête ouest (direction Nord) et remonter ce sentier  jusqu'à l'altitude 3195 m cairn, et petits cairns un peu partout (étonnant !) Gagner alors la wiesgratt et remonter celle ci, le rocher est plutôt bon sauf en son milieu, grimper rive droite pour éviter les difficultés)

On rejoint alors la Rottgratt au point 3637 m

Il faut alors parcourir l'arête qui alterne entre des passages en neige et des bastion rocheux (pas de III voir III + ) on contourne la fin des difficultés par les pentes de neige (45 °) puis vers le sommet. description détaillées sur camp to camp
alphubel par la rotgrat : l'arête vue du dessus photo guillaume ledoux apoutisak
l'arête vue du "dessus" on voit plus la neige que les passages d'escalade, mais il y a plus d'escalade !
alphubel par la rotgrat : escalade en III III sup Helmuth photo guillaume ledoux apoutsiak
Helmuth dans ses oeuvres !
Alphubel Rotgrat escalade Stijn Helmuth
 Va t'il nous trouver un passage technique de derrière les fagots ?

Le récit

Au départ, nous avions prévus de faire la Lentzpitze et le Nadelhorn. Mais Stijn  avait décidé d'emmener  Helmuth qui avait déjà fait la face Nord, bref, il fallait trouver un plan B. Hésitation : Zinalrothorn et  face Nord de l'Obergabelhorn, loupé, refuge complet, Bilan , nous montons à Taschhütte pour la Rotgrat de l'alphubel puis la traversée Taschhron Dom.
Helmuth et Stijn (2 Belges résidants en Suisse) ont une caisse d'enfer et  ils discuttent pendant la montée au refuge tandis que je souffle dur, résidu de la montée au Bishorn sans doute.

Le lendemain réveil à  2 h 30  je dors sur le sentier menant à la Wiesgrat, dans les pas de mes deux accolytes, Helmuth, gentiment fait la trace (sur le sentier ) lentement. Nous arrivons à la base de l'arête dans un  désert de caillous où des centaines de cairn ont poussé, impressionnants dans la frontale on dirait un cimetière naturel....
Nous nous encordons pour l'ascension de la  Wiesgrat, en bon rocher à mon goût et très agréable  à gravir. Au dessus, nous chaussons les crampons pour les passages en neige. L'escalade est parfois physique, surtout lorsqu'Helmuth s'amuse à nous tester dans un passage  légèrement  en dévers avec un bloc coincé branlant à la sortie !!! (je te l'assure  il y avait un passage  beaucoup plus facile quelques mètres à droite... et tu l'avais vu !). chouette escalade puis pentes de neige à 45° pour sortir.

Grand beau au sommet

Nous sommes redescendus vers le magnifique et confortable mischabeljoch bivouac

La vidéo :

 
 
 
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Le Taschhorn

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Le Rimpfischhorn et son arête Nord


Alphubel Rotgrat Monts Roses
vue du sommet de l'alphubel : une cordée et les monts Roses (Pointe Dufour Lyskamm...)
  
Alphubel Rotgrat Stijn Helmuth
Helmuth et Stijn sur la fin devant le Cervin, la Dent d'Herens,  le Mont blanc et la Dent Blanche

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L'Allalinhorn et sa voie normale

Alphubel Rotgrat Taschhorn Dom

Stijn et Helmuth devant le Taschhorn et le Dom

Guillaume Ledoux alphubek rotgrat


Apoutsiak au sommet

Mischabeljochbivak vue par la fenêtre CErvin
Vue depuis le Mischabeljoch bivouac

Bishorn voie normale (ou but au Weisshorn...)

Apoutsiak — alpinisme4000butValais
L'ascension du Weisshorn 2012  par l'arête Est

Bishorn-weishorn-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak--montagne-vu-rotgrat-alphubel.JPG
Weisshorn et Bishorn vus de l'alphubel

Le topo :
Depuis la cabane de Tracuit, suivre la trace et les cordées (nettes en général, je dis en général, parce que nous, on est parti les premiers et avec le vent il n'y avait plus de trace, mais l'itinéraire est évident ) jusqu'au sommet du Bishorn. Pour le Weisshorn, c'est plus compliqué, mais je vais avoir du mal à vous faire un topo, on s'est arrêté au Bishorn.
Weisshorn bishorn vus de Tracuit 

Le récit :
La semaine d'alpi devait commencer fort : objectif : le Weishorn par le Grand Gendarme.
J'en ai profité pour emmener le spécialiste du Bishorn , j'ai nommé Laurent Bollis !!! Il a fait ce sommet il y a 3 semaines

Petite caisse pour monter à Tracuit avec Laurent en 3 heures 30. Je le laisse batiffoler avec les vaches d'Herens.  en marchant lentement.

Nous nous sommes lever tôt le 2ème jour : 2 h 30 ou 3 heures alors que les cordées pour le Bishorn se levaient à 5 heures. Laurent  fait son sac vitesse escargot puis nous cramponnons vitesse super escargot avant d'emmeller la corde : voilà comment manger une demi heure 3/4 d'heure !
une cordée avec guide nous laisse sur place dans la montée vers le col, ils partent pour la face Nord du Bishorn. La météo semble correcte, mais quelques nuages font leur apparition. Nous ne sommes vraiment pas en forme. Laurent fait la trace tandis que je peine derrière, dans un état de fatigue extrême. J'essaie de profiter de chaque pause pour dormir un peu. Le vent  a recouvert les traces de la veille et Laurent doit faire la trace , j'ai du mal à le suivre. Nous arrivons au Bishorn, exténués en prêt de 4 heures (alors qu'il en faut d'habitude 2 h 30) La météo a tournée : gros vent sur l'arête du Bishorn + petite forme = BUT : nous n'irons pas plus loin. Laurent fulmine, il est venu ici il y a 3 semaines... Les premières cordées de Bishorneur ne sont à qu'à quelques minutes derrière nous, quel méforme ! Je pense qu'on a fait un leger mal des montagnes, pas grave, mais étonnant !

Laurent a décrété qu'il ne gravirait pas cette montagne par cette arête ! SAit il que le Grand Gendarme fait parti de la liste des 82 4000 décrétée  par l'UIAA (voilà ce qui devrait lui faire changer d'avis !)


Le spécialiste du Bishorn fulmine devant les cordées de néophytes

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vue du Weisshorn depuis le Bishorn le Grand Gendarme

Weishorn grand gendarme
La fin de l'arête du Weisshorn et la face Nord (neigeuse)

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Les difficultés présentent sur l'arête et le Grand Gendarme
Bishorn Weisshorn Grand GendarmeLes même difficultés vue de Tracuit

Weisshorn possibilité tracuit Possibilité de monter par la face Nord de ce col qui permet de shunter le Bishorn
 Weisshorn Bishorn lever de soleil
Lever de soleil depuis l'alphubel sur le Weisshorn et le Bishorn

remarque de Fabrice de Skyandsummit : le grand Gendarme ne fait en réalité pas parti de la liste des 82 4000. voili voilà...

semaine autour des Monts Roses : exceptionnelle

Apoutsiak — alpinisme
Je suis en train de mettre en place les liens, d'ici Dimanche tout sera activé ... pour l'ensemble des articles, cliquez ici


Dimanche 22 : montée aà la cabane de Tracuit avec Laurent
Lundi 23 : but sur le Weisshorn, nous nous contentons du Bishorn F (déjà gravi à ski) problème de météo et d'acclimatation

Weisshorn-Bishorn-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak-refuge-de-tracuit.jpg

Weisshorn Bishorn lever de soleil



Mardi 24 : Je retrouve Stijn et Helmuth à Tasch, nous montons à tasch hütte
Mercredi 25 : Alphubel par la Rotgratt et descente sur le Mischhabeljoch bivouac (AD)


Jeudi 26 : traversée Taschhorn Dom (D)

Taschhorn-Dom-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak-allalinhorn-monts-roses.jpg
Taschhorn-Dom-vus-de-l-alphubel-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak-allalinhorn-monts-roses.jpg

Vendredi 27 Helmuth et moi retrouvons Jean-Marc à Martigny, nous passons par le Tunnel du Saint Bernard pour rejoindre Gressonney, et, de là, la cabane Gnifetti
Samedi 28 : traversée du Lyskamm  Est Ouest (la mangeur d'homme) AD et descente sur le refuge Quintino Sella

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Travers--e-du-Lyskamm-monts-roses-margueritta--photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.jpg

Dimanche 29 : montée au bivouac du dolent
Lundi 30 but sur le Dolent, l'objectif etait une nouvelle fois l'arête Gallet : il a plu toute la nuit, descente dans la bruine et le brouillard.


Et voilà le travail

à suivre !!!

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Allalinhorn ski de randonnée depuis Britannia hütte

Apoutsiak — Ski de randonnée4000ValaisalpinismeJean-Marc

Mittelallalin tempête de neige

 

 

 

 


 

 

 

 

Le topo :

Allalinhorn 4027 m voie normale depuis Britannia hutte
Rejoindre les remontées mécaniques de Felskinn et traverser le tunnel de là, deux solutions : pour les feignants, vous prenez le métro alpin, pour les autres descendez vers le Nord jusqu'à 2870 mètres environ. Mettre les peaux et remonter la piste en direction de la station de Mittel Allalin au mieux sans aller jusqu'à la station. Prendre ensuite à flanc sur la rive droite du glacier

Les conditions :

Neige dure le matin
Glacée à certains endroits sur les (maudites) pistes de Saas Fee avec des boules de glace
Croutée jusqu'au col avant une relativement bonne poudreuse sous le sommet (un peu lourde selon Jean-Marc)
la croute sous le col demandait un ski leger pour ne pas la percer
en dessous de 3400 mètres, neige transfo légèrement revenue (10 - 11 h) jusqu'à 2900 m

La course :

Lever 4 heures, c'est le Grand Beau, c'est la première fois depuis le début de la semaine ... Nous chaussons les skis pour revenir de la cabanne Britannia vers Felskinn, la station du téléphérique.  La neige est dure, le chemin est balayé de coulées d'avalanches qui rendent la progression difficile (je haie ces départs rugueux)  ! Nous traversons à la frontale les tunnels de la station  pour ressortir de l'autre côté remettre les skis et redescendre vers 3870 mètres.

Il faut remonter les pistes de ski... Couteaux, pas couteaux... hésitation, finalement, je fais sans... puis je les mets, avant de les enlever. La piste est dure, nous passons par une piste creusée aux murs de neige impressionnant. Dernière photo au lever du soleil, la batterie de l'apparreil photo est vide, la Taschhorn et le Dom magnifiques !

Toujours les pistes de ski, c'est moche, des pelleteuses pour boucher des crevasses, des pistes tracées au Bulldozer dans le glacier. Tout est gelé, glacé ! Des boules de neige dure rendent difficile notre progression. Jean-Marc peste... et moi aussi. Courte pause avant de sortir de ce passage peu sympathique sous un pylone de remonte pente...

 

Allalinhorn sur les pistes de Saas Fee

Et Bouffffff, neige à gogo, pentes lourdes à partir de 3400 m. Nous opérons unelongue traversée à flanc. Hésitation, passe t'on au dessus du petit sérac ou en dessous (nous aurons plus tard unediscussions à ce sujet : était ce un sérac ?) Finalement, je l'emporte, par dessous, les pentes qui se situent après ont l'air plus praticable, alors quau dessus c'était l'inconnu, et une possible  position délicate .... 
J'ai remis les couteaux, la neige est croutée dure, les skis l'effleurent, conversion, trace, conversion. Jean-Marc fait la trace, je suis encore un peu dans le pâté du fait d'une mauvaise nuit au refuge. Voilà le col.
Jean-Marc me dit  "Ca a l'air glacé, tu devrais laisser tes skis là, moi, je vais monter sur la bosse" Peu téméraire, je n'hésite pas, je laisse les skis en plant et chausse les crampons. La pente est glacée... sur 10 mètres... Je poursuis en me disant que le passage en poudreuse va être de courte durée, mais en fait non, il dure jusqu'à l'arête, Tant pis je continue comme ça , mais je vais louper une descente de rêve. Je m'enfonce dans la poudreuse mais je trace régulièrement, Jean-Marc trace à ski de son côté. La pente devient plus raide, il y a quelques passages de neige dure (enfin) Je sors mon piolet pour acceder à l'arête. Le vent froid participe à la fête, je trace jusqu'au sommet. De là, je vois nos amis Italiens qui font une pause sur le Strahlhorn avant de redescendre. La météo est en  train de tourner, de long cyrrhus voilent le ciel. La pause au sommet est de courte durée, nous redescendons. Je décide quant même de skier cette pente en poudreuse, je file au col, mets mes skis, laisse mon matos, et remonte à fond les manettes dans la trace de Jean-Marc. Sous l'arête, j'enlève les peaux et profite des cette neige du 18 Juin !

Des cordées arrivent au col. Nous redescndons délicatement sur la neige croutée (afin de ne pas percer la croute) Je récupère une chute bien entamée dans un virage un peu téméraire sur cette neige difficile à skier. Puis c'est la longue traversé vers Mittel allalin. Jean-Marc ne veut pas repasser par les pistes de ski et leurs boules de glace. Il aura tord, la neige est juste transformée, bien revenue et l'on peut aisément contourner les zones délicates. Les pentes sont raides mais agréables à skier. Je descends sans pause jusqu'en dessous du téléphérique de Felskinn. Je remets les peaux pour un petit quart d'heure de montée, en bourrant bien je devrais être avant lui au point de rendez vous. Je traverse les couloirs mais il est là, arrivé 10 minutes avant moi. 
Nous profitons du téléphérique pour redescendre, et traversons Saas Fee et une course de Roller.

Britanniahutte-photo-Gillaume-ledoux-bouquetins-apoutsiak.jpg
Allalinhorn voie normale Mittelallalin

 

Weismies par l'arête Sud Est

Apoutsiak — Ski de randonnéebutalpinismeValais

 

 


 

 

 

Le topo : 

Depuis Saas Almagel
Je suis parti en réalité avant Saas Almagel : vers Mosses, mais je pense qu'il y a moyen de faire plus court.
Il faut remonter le sentier dans la forêt en direction de .......
puis toujours en suivant le sentier , rejoindre le refuge 2890 m sous le Dri Horlini

Le deuxième jour, remontée les pentes du Zwischenbergpass puis prendre au nord (à gauche de l'arête)^pour passer le premier  mamelon avant de rejoindre la neige sur l'autre versant. 
Le but du jeux est de remonter le névé le plus haut possible pour rejoindre l'arête Sud Est. Ensuite il s'agit de suivre l'arête jusqu'à l'antécimes 3967 m (pas de II III max) puis de suivre l'arête neigeuse effilée puis les rochers jusqu'au sommet. 

Le retour peut se faire par la même voie ou par la voie normale (glacière)

Weismies-topo-photo--arete-sud-sud-est-ski-de-rando-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg


Les conditions

Il a plu toute la nuit (et neigé en altitude prêt de 30 cm) 
Aucun regel nocturne 
Névé sous l'arête en mauvaise condition (soupe profonde) , j'ai rejoint l'arête assez rapidement vers 3300 - 3400 m , il a fallu tracer l'arête de 3500 à l'antécîme 3967 m)
Les pentes de la fine arête menant au sommet me parraissant chargées, je ne m'y suis pas engagé

Weismies-arete-sud-sud-est-ski-de-rando--le-sommet-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg


Weismies-arete-sud-sud-est-ski-de-rando-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg


La course

Longue, la montée depuis Saas Almagel pour aller à l'almagellerhütte. Quelques bouquetons avant le ...........
Pas un brin de neige, il a fallu porter les skis jusqu'au refuge (même 100 m encore le lendemain !)
Au refuge, accueil au marteau piqueur, agrandissement en cours, le refuge d'hiver est ouvert ! Petit refuge en bois hyper confortable ou je fais la causette avec deux Anversois très sympathique avant deux heures de sieste.
et je me rends comte que j'ai oublié un sac de bouffe, ça va être dur du pointe de vue énergétique (pas de vivres de course, pas de gateaux, pas de dessert, juste le petit dej, de l'isostar et un plat déshydraté !

Le lendemain, à 4 heures, tout est bouché, à 7 heures, il semble que le temps se lève, je pars, on verra bien. Je chausse les skis  100 mètres au dessus du refuge et croise une cordée d'anglais qui redescends, (je saurais plus tard qu'ils auront stoppés à 3500 m sur l'arête, leurs traces en témoigne) Je gagne le col (en fait un peu trop à droite, j'ai du chausser les crampons pour le rejoindre et je laisse les skis. Je remonte l'arête puis gagne le grand névé à droite. La neige est soupe. Je décide de rejoindre l'arête. Puis je trace dans l'escalade facile mais enneigée de 3500 m à l'antécîme. Je suis assez fatigué par l'effort (et l'hypoglycémie je crois !) Arrivé à l'antécîme 3967 m je vois la courte arête effilée qui permet de gagner le sommet, elle est gavée de neige, je préfère renoncer !

Longue mais plus rapide descente de l'arête puis du névé vers le col. Je skie 300 mètres avant de redescendre les 1300 autres à pieds, les skis sur le sac vers le village !!!

 

 

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Bilan : skis inutiles pour cette course et pas de neige avant 3000 mètres du coté Est de la vallée de Saas Fee !

Semaine les 4000 de Saas Fee

Apoutsiak — Ski de randonnéealpinisme


différents articles et vidéos seront mis en ligne dans la semaine patience ! J'active les liens dès que possible.

 

 


 

 

 





Finalement la semaine s'est découpée comme suit , dans une météo difficile à décrypter:

Lundi : montée à l'Almageller hütte
Mardi : Weismies par l'arête Sud Sud Est - but sur l'arête finale à 60 mètres du sommet : arête effilée et surchargée en neige
Mercredi : repos... Vanil de l'Ecri et Vanil Noir en rando alpine avec Laurent
Jeudi : montée à Britannia Hütte depuis
 Saas Fee à pied avec le matos sur le dos (dont les skis...) avec Jean-Marc
Vendredi : temps pourri, brucheronnage à Britannia et ascension de l'arête au dessus du refuge et gestion du standard téléphonique du refuge...
Samedi : Strahlhorn et Fluchthorn dans une PEUF de rêve
Dimanche : Alalinhorn


pour voir les différents compagnons de cordée, reportez vous à l'apouts'trombinoscope !



Je n'ai pas gravi : la Lentzpitze par la face Nord (trop de neige), la traversée sur le Nadelhorn (pareil), la face Nord de l'Obergabelhorn (même raison) et le Zinalrothorn (vous comprendrez pourquoi) ! Mais, j'ai fait du ski le 18 Juin dans une peuf du tonnerre de Dieu !

couloir en Y Aiguille d'Argentiere

 


 

 

 

 

 

 

 

Le refuge d'Argentiere est complet les Dimanche et Lundi à cause des départs pour Chamonix Zermatt, le gardien m'a expliqué cet adage, tant pis, nous bivouaquerons sur le glacier. Un léger coup de Montevers à 16 h l'après midi, une descente dans une neige dure lourdement chargé (tente, duvet , karimat) nous traversons rapidement le glacier d'Argentière et décidons de bivouaquer pied du refuge (un peu avant en réalité en bas du glacier du milieu.

Sympathique soirée avec Rémi de Camp to camp a admirer ce cadre impressionnant

La nuit fut bonne, le réveil à 3 h 30 sonne (en fait c'est le portable de Rémi, ma montre n'avait plus de pile et ne voulait plus sonner)

Départ vers le col du Tour Noir, il fait nuit noire, la neige est hyper dure, Rémi bataille avec ses skis (ses peaux ne sont pas parabolliques et il n'a pas de couteau), il fini par céder : il met les skis sur le sac et installe et met ses crampons.  Je l'attends afin de rester en visuel. Une petite erreur d'itinéraire nous fait gagner la rive gauche du glacier mais une traversée nous permet de gagner le pied du couloir en Y.

Je laisse à Rémi la lourde charge de passer en tête, il est sans doute meilleur grimpeur que moi... et nous envisageons de monter par les rochers à droite du couloir. Finalement, nous décidons d'aller voir l'état de la rimaye. Elle passe bien, à gauche. Il  faut ensuite traverser à droite. C'est alors le crux de la voie : une zone mixte  avec un peu de galce sur un peu de rocher. Remi protège, un friends, une broche un relai, et nous passons. Je passe devant pour une deuxième, courte longueur et fais un relai sur bequet en rive gauche : moins élégant que sur broche mais efficace. Ensuite, c'est tout corde tendu à 6 mètres jusqu'à l'arête avec quelques pauses bien méritées. Il faut monter le grand escalier bien tracé en neige dure. Nous faisons une pause à l'intersection des deux branches du Y avant de repartir dans celle de droite. La sortie est comme le couloir magnifique, vue sur les courtes les droites, la Verte. L'arête finale nous mène au sommet, sans vent, réellement agréable. 

 

Nous redescendons par le glacier du Milieu (à 45°) en bonne condition, nous restons rive gauche (en neige dure) Passés la rimaye (juste après le goulet du couloir) , l'un de nous à l'excellente idée de mettre les skis. Sur neige dure, dans la pente, rien de plus aisé, pour faire un ski dans une neige trafollée dure. Bilan de l'opération : une longue traversée à droite en descendant et un virage puis une longue traversée à gauche - une conversion, retour à droite vers la rimaye (qui passe à droite en descendant) Ouf. Les pentes au soleil ne sont pas transformées, le ski est fatigant.

Une zone de crevasses necessite de réaliser quelques virages précis. Puis la neige est ENFIN transformée. Je lache quelques beaux virages. Voilà la tente.

Démontage et départ pour une traversée du glacier d'Argentière et une descente en bonne condition sur Lognan. Les pistes du bas de la station sont fermées, nous les empruntons. 2 déchaussages et une bonne chute dans le la soupe de compet nous ramène à Argentière puis à Chamonix ou une bonne glace nous attend ... merci Carole.

Je file sur Vieu retrouver Yvanne et jérémie après un symptahique apéro chez Arnaud et Isabelle avant de filer vers le sauvage Oisans le lendemain matin

Une jolie entrée en matière pour cette semaine d'alpi.

A suivre

  

PS : Rémi, je n'ai pas tes coordonnées pour t'envoyer les photos !

 

couloir Whymper - Aiguille Verte

 

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Vidéo :


 

Topo :

 

Accès au refuge du Couvercle

 

Par l'aiguille du Midi : A ski, descendre la vallée blanche jusqu'à la jonction avec le glacier de Leschaux

Remonter le glacier de Leschaux jusqu'au pied du glacier de Talèfre.

L'été on remonte par les Echelles des Egralets puis sur la morraine

L'hiver on remonte soit rive droite, soit rive gauche (sous la pierre à Béranger ) pour rejoindre le refuge.

 

Aiguille Verte

 

Du refuge du Couvercle remonter le glacier de Talèfre en longeant sa rive droite  (sous l'aiguille du Moine, la Nonne et l'Evêque).

Rejoindre la rimaye 3460 m environ

Elle se remonte à droite ou à gauche (si ça ne passe pas à droite)

 

regagner un  petit couloir/ goulotte  à droite (rive gauche) Le remonter.

Remonter ensuite jusqu'à 3650 m environ et traverser à gauche pour rejoindre le couloir principal (Attention : ne pas monter trop haut !)

De là, remonter jusqu'au col entre l'aiguille Verte et l'aiguille de la Grande Rocheuse

L'arête finale permet de gagner le sommet

 

Descente :

par le même itinéraire

En désescalade ou en rappel

Rappels conseillés : 60 m

Vérifier les relais !

 

Conseil : partir tôt (vers minuit une heure du matin) pour être vers 6-7 h au sommet et avant 11 h à la rimaye: le couloir est exposé Est et parpine dur assez tôt !

 

 

 

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Récit :

 

Après une bonne nuit au bien nommé gîte "la montagne", nous prenons le Train du Montenvers. De là, redescente en oeuf vers le glacier puis 280 marches avant de nous retrouver sur la mer de glace.

 



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Nous allons croiser les skieurs qui font la vallée blanche pendant l'ensemble  de la première heure, petit à petit Engue est loin devant, il me largue une fois de plus. Pause à l'embranchement du glacier du géant et du glacier de Leychaux. Nous ne déchausserons que 2 fois pour  passer la jonction mer de glace-Leychaux. Puis nous choisissons de monter en rive droite du glacier de Talèfre (bon choix !) avant de redescendre le refuge du Couvercle (malheureusement un peu un taudit : poubelles à gogo, cartouches de gaz, chiottes inutilisables ...) Pourtant c'est l'un des plus beau refuge que je connaisse pour la vue  et l'ambiance !

 

 

Objectif du jour : la Verte par le couloir Whymper. Lever à 0 h 30, départ à 1 h 10, je demande à Engué de m'attendre, il prend son pas de pachyderme (il ne peut pas faire plus lent !) et je dors en le suivant, 3 autres alpinistes suivent à 5 minutes, l'un d'eux à une frontale qui nous éclaire puissamment !. Je profite de la "trace" d'Engué pour finir ma nuit en suivant ses skis. En 1 h 50 nous sommes sous la rimaye, les skis resteront là, nous nous encordons pour passer celle ci.

Nous remontons donc la partie gauche de la rimaye puis c'est une longue traversée. Nous nous sommes encordés et j'ai tendance à monter le long des rochers (suis je réellement bien réveillé)  je me mets un peu au "taquet" avant d'attaquer les goulottes, légèrement en glace par endroit, dur dur à 3 h du mat dans le halo de la frontale. Quelques passages de mixte, je suis Engué, juste devant la cordée de 3 avec Guide qui ont l'air ravi de la qualité de la neige, moi je trouve que c'est moins bon qu'au Piaget ou au Y !

 

 

Alpinisme 0625

 

Bref nous remontons des couloir un piolet, un pied, un piolet , un pied. Nous rejoignons enfin le couloir central (Whymper ) par une dernière traversée à gauche .

  La neige y est, je trouve, pas parfaite, il faut vérifier les ancrages, ça prend du temps. Une fois n'est pas coutume, j'arrive à suivre Engué ( je ne sais pas si il m'attend ou s'il est fatigué ;-) )

 


200 mètres encore à taper les pieds et les mains, le jour commence à poindre. Nous sortons sur l'arête. Quelques photos, 5 minutes d'arête facile et voilà le sommet, je ralentie pour profiter des derniers mètres quel bonheur d'être là.

Je mitraille le magnifique lever de soleil sur le massif du Mont Blanc.  Moment de bonheur indicible

Il est 7 heures, moins de 6 heures du refuge au sommet.

 

 

Alpinisme 0627

 

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Nous redescendons et croisons l'autre cordée au col. Échange amusant, nous attaquons la descente. Après 150 mètres de cramponnage usant nous décidons de continuer en rappel. Engue passe en premier, pendant qu'il descend, je me prépare (prussik) , dès que le rappel est libre, je termine l'installation, je vérifie le rappel à tirer , je me dévache et je pars. Je le rejoins, me vache, il comment à avaler le rappel, je l'aide, il repart. 11 fois environ ! 4 heures de descente pour terminer sous la rimaye. Le soleil tape, il fait hyper chaud dans les Gore Tex XCR. Cuisson maximum, bonne ambiance. L'autre cordée nous suit. La descente s'effectue calmement.

Alpinisme 0636-2 rappel dans le whymper

 

 

Dernier rappel, Engué me conseille de ne pas rester sous la rimaye, je descends donc rapidement le rappel au moment de la rimaye (impressionnante) et me brûle la main (pas grave !) .

 

 

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Je décide de faire un film et quelques photos de l'autre cordée. Je me décale pour ne pas prendre d'éventuels chutes de pierres  déclenchés par eux. Un film, un vidéo, j'entends pierre, ça passe à ma gauche puis à ma droite, en fait les pierres viennent de plus haut, du couloir en lui même, en voulant éviter un risque j'en ai pris un autre, moins évident mais tout autant dangereux, je file sans demander mon reste. Courte pause après la fin des hostilités. Plaisir du ski : 1/4 d'heure pour rejoindre le Couvercle et un casse croûte très apprécié. L'autre cordée nous passera leurs vivres, merci à eux nous en avons bien profité ( le jambon entre autre, le fromage...)

Engué a mal dormi (ça fait deux nuit presque blanche avec la nuit de la souris au couloir Piaget !) J'essaie de le convaincre de faire les Droites le lendemain par des moyens plus ou moins catholiques (négociation du tarif des photos, pression psychologique...) Rien n'y fait.


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Le lendemain après une excellente nuit nous redescendons  vers la mer de glace. Quelques films, quelques photos, nous découvrons un lac glacière en rive droite de la mer de glace ! Puis c'est la remontée escalier oeufs. Et la descente vers Chamonix en train.

Retour à la maison fatigué mais heureux et en pleine forme

je pensais que Rebuffat avait dit : "C'est à la Verte qu'on devient alpiniste !"  En fait , avant la Verte on est alpiniste, à la Verte on devient montagnard ! Je vais relire les 100 plus belles pour confirmer cette phrase !

 

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P1000433-2 panoram sommet verte bassin d'argentiere

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alpinisme 0633

 

 

Vidéo

 

 

couloir Piaget calotte des Agneaux

 


 


 

 

 

 

Après le couloir en Y, je retrouve à Vizille Enguerrand, Victor et Simon en face du chateau. Assez compliqué pour se retrouver etant donné le peu de place dans les parkinds...

Direction le Casset. Puis c'est le départ. Au début, je cherche à suivre les 3 Grenoblois, mais au bout de 20 minutes, je décide de laisser faire la nature, je lache prise et les laisse partir devant, on verra bien.

Je les retruve au lac pour mettre les skis. Ils repartent, me larguent de nouveau. Engue en faisant la trace avance largement plus vite que moi. Nous remontons vers le col d'Arsine, je suis impressionné par leur rapidité. C'est ça des Grenoblois !

Nous arrivons au refuge qui est en fait une cabane pastorale. 8 lits, une cuisine sommaire, une odeur de brûlée (je pense que des randonneurs frigorifiés ont du essayer de faire du feu dans la cabane) de l'humidité au sol avec des flacs une odeur de moisir l'accompagnant. Bonne ambiance, nous essayons d'aérer notre futur logis, les discussions portent sur l'itinéraire à adopter le lendemain matin pour tracer au plus court vers le couloir Piaget.

La nuit vient, nous nous couchons vers 8 heures, Enguerant choisi un matelas sans trou de souris, tou va bien. A minuit, dans un demi sommeil, la bouche pâteuse, je décide de me lever pour boire. Je farfouille pour trouver ma frontale l'installe sur mon chef et allume... Ca détalle le long des murs das un mini brouhaha. Je bois, me recouche. Mes oreilles en eveil : ça grignotte, ça galoppe, ça détalle, une orde de souris habite la bergerie, la deuxième partie de nuit s'averera plus difficile que la première. Au réveil, nous constaton les dégats, elles ont entamé la poubelle, le sachet de soupe, le trognon de pomme sous le lit d'Engue et ont essayé vainement d'ouvrir mon tupperware avec mes céréales (3 petites crottes en atteste !!!) !

Après un petit déjeuner nous partons vers le Piaget en prenant une route assez directe, sans lune. Comme la veille, je ferme la marche à plus ou moins grande distance, il faut que je m'habitue. Je vois passer le casque de Simon dans le halo de la frontale, sans parvenir à l'atrapper, il devra redescendre le chercher (et sera une fois n'est pas coutume derrière moi !)

Au pied du couloir, regroupement général - piolets - crampons - skis sur le sac. Et c'est parti, je me retrouve rapidement dernier (original), Engue trace et me largue alors que je grimpe à 500 600 m/h, c'est dur ! Je fais une pause photo et rejoins le groupe à mi couloir, enfin une grosse pause. Engue repart, je parviens juste à suivre Victor, jusqu'au sommt du couloir. Vue magnifique sur les Ecrins ! Simon et Engué ont déjà filé vers la calotte. La neige est moins compacte il y a quelques passages de mixte. 40 minutes d'effort nous mènent au sommet dans le vent mais magnifique. 5 minutes de pause et il faut redescendre. Je rejoins mes skis au sommet du Piaget, et redescends à pied par la voir normale jusque sous la rimaye tandis que Simon, Engue et Victor ski le haut de la face.

Enfin quelques virages dans une excellente neige. Le bas de la face est en neige dure. Nous ontournons crevasses et séracs et nosu engageons dans un couloir secondaire ou Victor, téméraire chute alors qu'Engue et moi sommes descendus en crampons. Puis c'est la descente tranquille vers la "sourissière" d'Arcine !

La descente vers la voiture n'est qu'une formalité un peu soupe sur le bas avec 20 minutes de marche à pied en forêt, la neige s'arrête au petit lac.

Retour au gite la montagne à Chamonix dans l'après midi !

Semaine d'alpinisme entre l'aiguille d'agentiere (couloir en Y) , le couloir Piaget sur la calotte des Agneaux et le couloir Whymper de l'aiguille Verte

Apoutsiak — alpinisme

 

En attendant la création des articles correspondants (dans les jours qui viennent - les liens seront actifs sur les images), pour vous mettre en apetit, une photo prise du sommet de l'aiguille verte...

 

 

Je me dépeche d'écrire les articles... de mettre les photos et les vidéos en ligne...

 

Couloir en Y à l'aiguille d'Argentière, descente par le glacier des Grands Couloirs

 

VIDEO ICI

Couloir Piaget de la calotte des Agneaux (ou agneau blanc), descente par la voir normale

 

Vidéo Piaget

Couloir Whymper à l'aiguille verte

VIDEO WHYMPER

Le petit plus pour Victor : sa chute  !

 

Dès que j'ai lte temps , j'en mets un peu plus

 

 

 

 

 

Pointe de Vouasson - traversée Pralong Arolla -" frapper avant d'ancrer"

Apoutsiak — Ski de randonnéeValaisalpinisme

Longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue COURSE !!!

Pointe de Vouasson face Nord

où : frapper avant d'ancrer

Lever à 3 heures 30 - Départ de la maison 4 heures. Je retrouve Laurent et Alex à après Aigle. Nous remontons jusqu'à Pralong et redescendons petit déjeuner ( c'est la coutume des Franco-Suisse et des Quebeco-Suisse ...) Nous remontons à Pralong et nous garons sous le barrage de la Grande Dixence. L'objectif est la face Nord de la pointe de Vouasson.

Le départ est plat et permet des se chauffer, nous decidons de monter la les pentes du torrent de Merderé, encaissé et plus ou moins raide. Laurent est devant, loing devant en raquettes, je trace derrière et Alex me suit  un peu derrière. Laurent il galope tandis que nous conversons ( au sens de converser : faire des conversions ;-)  ) tous les 3 mètres. Une petite zone de glace nous oblige à déchausser avant un passage raide où il faut de nouveau déchausser) le surfer lui, est déjà loin !

Nous remontons ensuite les pentes plus douce en neige qui parrait excellente, les traces du surfer ne servent à rien, je dois tout refaire ! La fatigue commence déjà à se faire sentir ! Alex passe devant, et Laurent derrière. Nous rejoignons le bas de la face Nord, j'ai quelques prémices de crampes sur les dernières conversion.

Petite pause bien mérité.

Les skis sur le sac, les crampons aux pieds et les piolets en main nous repartons, un skieur à skié les deux tiers de la face avant de remonter lentement, on s'est même demandé s'ils ne nous attendait pas . Le début d'ascension est raide mais en bonne neige. Je chope tout de même des crampes aux adducteurs, Laurent, tel un père m'aide à faire des étirements, dans un e pente à 45°, accrochés au piolet, ça n'est pas facile. Je repars, derrière Laurent. Premier passage de glace vive sous 20 centimètres de neige inconsistante. Laurent peste, je l'imite. Les crampons ripent, les piolets necessitent 3 frappés avant d'ancrer... usant (frapper avant d'ancrer pas mal non). Heureusement, pas de crampe dans le passage, nous retrouvons la neige ferme, et mes crampes me retrouvent.

Nouveau passage en glace, en traversée à gauche, interminable. un ancrage lache , oui il faut préciser que la glace est quelque peu merdique, l'autre piolet n'est pas encore ancré, je ripe,  les crampons crissent juste le temps de me dire, "si je ne m'arrête pas tout de suite c'est la chute" (il y a déjà 150 mètres de face sous moije dois enrayer la glissade de suite). ping, bonne pioche ou bon ancrage plutôt. Je souffle, petit coup de stress. Nous repartons et regagnons une zone saine en rive droite du glacier (à gauche). Alex nous attend loin au dessus, Laurent est fatigué aussi. Nous rejoignons Alex. Nous "filons" vers le sommet, je suis loin derrière, usé mais content d'en venir à bout, celà fait bien 10 ans que je n'ai pas été dans un état de fatigue aussi avancé.

J'ai la lucidité de changer ranger mes piolets pour prendre mes batons pour les dernier mètres. Je rejoins mes deux accolytes au sommet. Après avoir longtemps hésité, il est clair que je ne suis pas en état de descendre la face Nord, je décide de descendre par la voie normale comme prévu au départ et de rejoindre Arolla. il est 17 h 15.

 

 

Il fait hyper froid, je quitte Laurent et Alex, la neige est hyper dure et je n'ai plus de cuisses. Je skie comme un porc, d'aucun diront "comme d'habitude" mais là, c'est pire !

C'est long et horrible, le soleil est couché, la neige traffolée dure, impossible d'enchainer 4 virages, je faire de multiples  courtes pauses pour récupérer.  Je bascule sous le refuge et là, c'est l'apothéose. Inskiable ! (ou peut être skiable, mais pour plus fort que moi !) Longue est la descente sur Arolla, je rejoins le petit lac , 8 chamois regardent le piètre skieur rejoindre la civilisation. Je déchausse sur 300 mètres. Je me bats avec mes skis pour rechausser sous les yeux ébobis d'un autre chamois.

Enfin le village de la Gouille, je me repause avant de rentrer au retaurant du lac bleu et profiter d'un chocolat. Il est 19 heures 15. Laurent et Alex arrivent une heure plus tard. Je tente quelques étirements, qui me provoquent des crampes Nous mangeons  un excellent ragout frites avec une salade d'endive et de champignon avant rentrer. Minuit pour le coucher... Fatigué !

Au programme du lendemain : la tour ronde par le Gervasutti - Motivés !

 

PS : je suis désoler, entre la partie bourrinage à ski et la partie bourrinage à piolets crampons, les crampes, le vent , le froid, l'envie de rentrer à la maison, je n'ai vraiment pas fait beaucoup de films et de photos !!!

La Tour Ronde 3792 m couloir Gervasutti - alpinisme

Apoutsiak — alpinismeMassif du Mont Blanc

 

La Tour Ronde

 

Récit de l'ascension 2010 par le couloir Gervasutti  photos et vidéo ici

 

 

 

 

 

couloir Gervasutti (couloir Ouest)

Première ascension : le 27 Juillet 1934 oar Renato Chabod et Giusto Gervasutti.

48 ° sur 250 mètres

De l'Aiguille du Midi, descendre vers le cirque Maudit et le pied du col Est de la Tour Ronde. Remonter le couloir jusqu'à l'épaule au pied du sommet (tour sommitale) que l'on contourne par le Nord pour atteindre le sommet par le versant Est.

Descente par la voir Normale

  

 

Tour Ronde Face Nord et Face Ouest

Tour Ronde Face Est

Face Nord de profil - au fond, le Mont Blanc

Face Nord de la Tour Ronde

Le téléphérique de l'Hellbronner

Tour Ronde et Mont Blanc

Face Nord de la Tour Ronde depuis l'aiguille du Midi, au premier plan les pointes Lachenal

  Photos prises depuis le téléphérique de l'Hellbronner lors de l'ascension de la Dent du Géant en Juillet  2003

  

 

  

  

  

  

  

 

 

Remarque : étant donné les conditions météo, le risque de gravir le couloir Gervasutti la semaine prochaine est extrêmement faible ( grosse quantité de neige déjà tombée + météo pourrie jusqu'à Samedi)

On se repliera peut être sur les pointes Lachenal ou l'arête des Cosmiques, ou peut être une jolie course de ski de rando dans les aiguilles rouges

Tour Ronde

Apoutsiak — alpinismehumeur

Quelques jours de vacances début Mars

Je comte les mettre à contribution pour gravir le couloir Gervasutti à la Tour Ronde s'il est en condition, avec descente de la vallée blanche ensuite ( vallée blanche que je n'ai jamais faite alors que je suis déjà monté une dizaine de fois à l'aiguille du Midi.

Le topo indique un couloir à 50 puis 45 pour se terminer par un ptit pas de IV au sommet, et le IV, ça me connait ...

Laurent, si tout va bien, devrait faire le partenaire idéal (même si je le sens vouloir descendre la face en surf..., alors qu'il est hors de question que je pause mes planches dans cette face). Nous ferions éventuellement une autre course, genre "Y" à l'aiguille d'Argentière, ou l'arête Metrier aux Dômes de Miage avec descente par le glacier d'Armancette (course qui sent la bonne galère compte tenu du déniveler : 2500 m )

 

Tout celà, bien sûr, si le sommet est en conditions. à suivre.

 

Départ du couloir Gervasutti

Le face Nord de la Tour Ronde

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