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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 15:56

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 13:46

Konkordiahütte Blatten par l'Äbeni Flue

Dernier jour du raid à ski en Oberland

Après 4 4000, la fin d'ascension se fera avec des semelles en plomb et un souffle d'asthmatique...

Topo

De la Konkordiahütte, gagner la Konkordiaplatz, que l'on traverse vers l'ouest.

Remonter le Grosser Aletschfirn

Virer à droite, Nord après les points 3227 m et 3463 CNS pour rejoindre l'Äbeni flue firn.

Louvoyer entre les crevasses 3400 3500 m pour gagner le plateau glacière puis la grande pente Ouest de l'Äbeni flue. 3962 m

Carto fichier GPS

Fichier GPS de l'Äbeni flue au format GPX

Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m

Récit

 

Dernier jour du raid, et dernier jour de cette semaine à 4000 après la Nordend, la pointe Dufour, le Gross Grünhorn , et la Jungfrau, le programme a été bien rempli.

Dernier reveil de type Orangina par François, je me retrouve dans la salle à manger à mâchonner mes tartines de beurre qui ce matin ont du mal à passer.

Décollage, et drnière descente pour rejoindre la Konkordiaplatz.

Balais des frontales, je tente quelques photos, et certaines sont assez réussies.

Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m

c'est parti pour 6 ou 7 km de plat, presque comme chaque jour. Nous rattrapons un goupe d'anciens, ils doivent être 7 ou 8. Sous l'Aletschhorn, c'est très beau. Comme d'hab, Yves et François prennent les devants, comme d'hab', je lambine derrière. Je scrute ma montre, 2 heures qu'on a quité le refuge et 65 m dénivelé positif... UN RECORD !

Enfin ça monte, Yves se calle derrière moi, il se dit fatigué, et trouve mon rythme à sa guise. Nous montons tranquillement tandis que François file comme le vent. Passage entre les crevasses, je me retrouve à nouveau seul derrière. On va bientôt rejoindre le monde en provenance d'Hollandiahütte.

quelques crevasses plus tard, je propose à Yves et François de laisser les sacs pour les 300 derniers mètres, proposition qui rencontre l'approbation générale. Ca fait du bien je commençais à montrer de gros signes de lassitude.

Quel plaisir de skier sans sac !

Et pour une fois je suis devant, avec Yves et François à 30 cm de l'arrière de mes skis, parfois ça touche, je ne dis rien mais n'en pense pas moins !

Sans sac la dernière pente est relativement vite absorbée, voilà le sommet, joli panorama sur les 4000 environnants.

Il est temps de descendre. C'est parti pour une jolie descente de ce sommet qui est ... tout moche ! (ben oui c'est une dépose d'héliski, ça n'aide pas, pourtant on n'a pas trop été dérangé. )

On retrouve , les sacs, et les faux plats (descendants)

La Hollandiahütte devant nous, nous décidons de pique niquer au col. Et Yves m'offre les tant attendues sardines à la tomates, excellent mais tachant !

Je partage mon repas avec quelques choucas.

Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m

Puis c'est la descente, à fond, vers Blatten, tout se passe bien, nous descendons en rive droite alors que nous sommes montés en rive gauche. Nous amusant à la vue de nos traces, perdues dans le brouillard à la montée, on a presque tourné en rond... Quelques faux plats plus tard (ben oui, c'est ça l'Oberland), un peu de canard, des skis qui collent, nous arrivons à Fafleralp. Sous le soleil, les randonneurs arrivent nombreux. Et lambinent au soleil. La route est à présent complètement dégagée et une navette est mise en place. Nous la prendrons (10 CHF !) Ça économise 5 km de portage. Nous descendrons avec les musiques traditionnelles Suisse en fond sonore

La balade est finie, je me retrouve dans la 206 SW avec mes fix dans la joue et un bâton dans les flancs, mais ça, c'est une autre histoire (voir épisode 1)

Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 12:33

Dernier 4000 de ce massif de l'Oberland qu'il me reste à gravir (si l'on excepte le Schreckhorn et le Lauteraarhorn qui sont un peu excentrés)

Topo

Pour rejoindre la cabane Konkordiahütte depuis Blatten et la Lötschenlücke voir ici

Jungfrau

Nous la décrirons depuis la Konkordiahütte. Il est également possible de rejoindre la voie normale depuis le Jungfarujoch et le train

De Konkordiahütte descendre les escaliers menant à la Konkordiaplatz (2 km)

"Remonter" le Jungfraufirn (plutôt plat) en rive gauche puis le traverser (2 km 500)

Remonter les pentes jusqu'au pied du point 3506 m

Remonter cette pente à 40° environ

puis remonter l'éperon pour gagner la rimaye du Rottalsattel

La passer et gagner le Rottalsattel 3885 m

Remonter l'arête puis traverser la pente de neige ou de glace pour gagner l'arête proprement dite. Remonter l'arête (mixte et la gauche de la pente de neige pour gagner le sommet de la Jungfrau (II III)

Carto fichier GPS

Fichier GPS de la Jungfrau au format GPX

Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m

Récit

Pour le récit de la journée précédente, voir ici, ascension du Gross Grünhorn

Les journées se suivent et se ressemblent, à une heure près. A 3 heure du matin, comme d'hab, je suis secoué comme un cocotier par François, classique et efficace, mais peu agréable quand on est en train de rêver qu'on farniente sur une plage de tahiti, bercé par le doux bruit des vagues et le chant des vahinés...

Le petit dej' est dur à avaler, je me remémore les paroles du gardien " la Jungfrau est en glace" m'a t'il affirmé quand je lui est parlé de notre projet. Et sur camp to camp, la dernière Jungfrau gravie portait les même mentions : GLACE

Je mâchonne mon pain comme une âme en peine.

Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m

Classique début de journée, les escaliers pour rejoindre le skis, les frontales sur le glacier puis d'un seul coup nous voilà seuls dans cette immensité. Les autres cordées vont ailleurs, mauvais présage. Je rumine en moi même, ça sent mauvais le but, cette glace à passer.

Mes deux partenaires me larguent c'est un classique, et nous avançons lentement, fourmis dans cette immensité. L'Oberland, c'est un peu , le petit Himalaya. C'est plat !

A un moment, François est loin derrière, il fait des photos. J'en suis tout éberlué. 3 minutes plus tard, il est déjà dans ma trace, même pas essoufflé... Trop fort

Il faut traverser le glacier, c'est interminable et voilà que ça monte sous le lever de soleil, magnifique, même les crevasses deviennent belles, avenantes, on s'y jetterai presque ... Le Mönch brile de mille feu. Le vent est là, la luminosité superbe. Nous louvoyons entre les crevasses surveillant au loin quelques skieurs en provenance du Jungfraujoch.

Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m
Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m

Nous laissons les skis sur le sac pour chausser les crampons dans la raide pente sous le point 3506 m. Chacun à notre tour nous faisons la trace pour atteindre l'épaule, où en nous retournant, nous pouvons apercevoir la meute qui monte à ski, avec ou sans couteau... chapeau.

On se cale dans la file, François de plaint des conversions exposées, c'est vrai qu'il ne faut pas s'en coller une en tournant. Mais les zones de conversion sont solides. Les groupes se mélangent, et voilà la rimaye nous laissons les skis pour l'aborder et rejoindre le col : le Rottalsattel. On remonte alors l'arête pour passer nue petite crevasse sans prétention (pour l'instant) puis voilà le passage en glace. Un guide suisse passe et nous laisse deux broches pour nous assurer (il les laisse avant tout pour ne pas avoir à les reposer à la descente) Je ne fais pas de chichi pour les utiliser. De l'autre coté, un peu de mixte, un peu de neige à 45°, de nouveau du mixte et voilà le sommet, Yes.

Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m
Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m
Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m

Nous entamons la descente, tranquille, le guide du sommet me lance : "Et vous laissez les vis à glace !", me suspecterait il de vouloir lui voler ses broches ? Je n'ose l'affronter et lui répond poliment "Euh, ... bien sûr que non, guide helvétique bien aimé, je vous remercie de nous avoir laissé utiliser ce précieux matériel, à nous, humbles alpinistes amateurs..."

Je vois dans son regard que si je n’exécute pas son injonction, il me rattrapera à ski et me défoncera personnellement la tronche à coup de piochon. De toute façon, je ne vais pas tenter le diable...

 

Nous croisons une alpiniste usé assise seule sur l'arête. Je lui demande "Ça va ?" elle me répond essoufflée " Juste un petit mal des montagne, ça va aller !" Un guide l'a laissé poiroter là afin d'emmener le reste du groupe au sommet. Et elle attend sagement .

 

Bon la descente s'opère tranquille, et nous profitons bien des broches, sans les gauler, on sait se tenir...

La petite crevasse de la montée s'est bien ouverte, elle nécessite déjà un bon petit saut pieds joints ... la rimaye s'est également ouverte et nécessite également un petit saut.

 

Nous voilà sur les skis, la neige est bonne, pas parfaite, mais bonne, le paysage de rêve. La pente raide est avalée à ski. Au pied, c'est pique nique, avec le groupe du guide Suisse à proximité, heureusement qu'on lui a laissé ses broches, on aurait retrouvé mon corps dans une des énormes crevasses voisines.

 

Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m
Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m

La descente se poursuit, les Suisses devant, les Français derrière. Le plat du Jungfraufirn nécessite un peu de poussage, mais pas trop. Je remets les peaux au pied de la Konkordiaplatz. Dépose des skis au pied des échelles. Et c'est reparti pour 120 m de montée. Un femme est en difficulté avec son guide au pied, visiblement elle a le vertige. Son guide finira par la grimper sur l'escalier en la tirant avec une sangle. Un petit quart d'heure plus tard, voilà le refuge, le soleil et la fonte d'eau pour nous réhydrater.

 

Plus qu'à retraverser la Lötschenlücke en passant par l'Abeni Flue... Mais ça , c'est le programme de demain !

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 07:52

Topo

De konkordiahütte 2850 m

Descendre les échelles et rejoindre la Konkordiaplatz. Partir au Nord et gagner la rive gauche de l'Ewigschneefäld (crevasses) . Gravir les pentes sous le Grunegghorn (crevasses) puis la rampe directement sous le Grunegghorn (séracs) Rejoindre l'arête au milieu (neige 45 °) puis la suivre jusqu'au sommet (II II+)

Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m

Carto fichier GPS

Fichier GPS au format GPX

Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m

Récit

 

Le récit de la veille : Montée à Konkordiaplatz au GPS et dans le brouillard par la Lötschenlücke (épique...)

 

Ce matin, je suis réveillé, secoué comme un cocotier ! c'est François, le responsable réveil du groupe qui s'applique à m'appliquer sa torture. 4 heures. Je me lève donc et descend à la cuisine où c'est l'effervescence. Pour le coup, on se lève une heure après les autres, l'objectif étant de bien laisser passer la perturbation.

Petit déjeuner dans le coltard, classique. Et zou, en piste... Escaliers pour descendre jusqu'au glaciers (nos 120 m biquotidiens !) un poil de ski à la descente, puis on peaute. traversée d'une partie de la Konkordiaplatz. puis virage à droite vers le glacier Ewigschneefäld. Deux cordées nous précèdent, une de 4 puis une de deux. La trace louvoie entre les crevasses mais ça passe bien.

Comme d'hab, je suis loin derrière Yves et François, mais au miracle, je dépasse la cordée de deux. Bon, j'ai longuement hésité à les suivre pour garder un bon rythme, mais l'occasion était trop belle. Oui, au cours de ces 6 jours de montagne, j'aurais dépassé !!!

Nous opérons une judicieuse pause au pied de la réelle montée vers le sommet. La cordée de 4 s'est encordée, nous restons libres... Ils restent devant, nous papillonnons derrière. Ça grimpe bien.

Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m
Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m
Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m

Nouvelle pause. Je remercie nos hôtes pour la trace, ils repartent devant. Mais peu après, François décide de dépasser. Un combat France Allemagne digne de la demi finale de coupe du monde de 82. Le duel Batiston-Schmumacher se rejoue à 4000 m . La finesse contre le gros bourrinage. En gros, nous, petites conversions élégantes mais fréquentes, eux, Dré dans le pentu, cale de montée au maxi de chez maxi, je me demande même s'ils n'ont pas voulu mettre une "raponse"... Pas une conversion.

Dans le combat, il y en a un qui souffre , c'est bibi.

Ben oui, il faut dépasser 4 skieurs d'un coup, qui avancent droit dans la pente donc relativement rapidement. Et vu que j'étais déjà au taquet... Devant François virevolte, Yves l'imite tandis que je souffre. Notre trace et la leur se confondent ce qui fait que nous nous gênons. Pas de quartier, C'est Verdun, ou le chemin des Dames qui se jouent ici sous le regard des séracs bien menaçants du Grunegghorn.

Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m

Voilà le col, François y opère un virage. Puis nous rejoignons les "casques à pointes" sous la rimaye. Ils se décordent. Et nous partons les uns après les autres. Pour la rimaye, c'est François qui est devant (le chef des Allemands, l'aurait judicieusement laissé passer à l'approche de cette perfide crevasse) Je lis dans le regard de François tout le désarroi à avoir à jouer le rôle de testeur de pont de neige. Je l'encourage avec Force (ben oui, ça m'évite à avoir à passer devant !)

Il hésite; se dresse sur le pont. et par un pas immense passe sur la lèvre supérieur. Je passe en troisième position, et c'est déjà de la rigolade ! Tout est admirablement bien tracé. Un peu de mixte dans les rochers et voilà l'arête. Et je ne sais pas par quel miracle, je me retrouve devant. Et je déroule dans ce mixte facile. Rapidement, je me retrouve loin devant les autres, tachant de choisir le passage le plus judicieux sur l'arête ou dans la face ouest.

Cette escalade facile est un régal. Je me retourne de temps en temps pour attendre les autres.

l'arête est longue, mais pas trop.

Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m
Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m

Trop loin devant, j'opère une nouvelle pause, et en profite pour mettre ma doudoune. Le vent est bien présent sur l'arête. François me rejoint. Au loin Yves ferme la marche derrière les allemands, d'un geste du pouce il me fait comprendre que tout va bien !

Nous repartons, l'arête finale en neige. Un dernier collet avec de la neige pulvérulente va me proposer une petite résistance, comment le passer. Je commence par évacuer la neige poudreuse puis décide de descendre les crampons dans la raide face ouest. Ça passe, pas forcement esthétique, mais ça passe, et voilà le sommet.

François passe, assis sur les fesses, le court passage (voir vidéo) puis le premier allemand et tout le monde se rejoint au sommet.

Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m
Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m

Et voilà la descente. Nous sommes devant. Yves mène la danse, puis moi, et enfin françois qui assure chaque pas. L'arête passe bien, la pente raide au dessus de la rimaye aussi. La rimaye ne pause aucun problème , déjà les skis.

Enfin nous allons skier...

Alors là, il faut préciser que François, initiateur CAF Télémark, nous a venté depuis 48 heures les avantages du télémark au point que s'il y avait eu un point de vente sur la Konkordiaplatz, je me serais procuré le précieux matériel.

En pratique, il n'en est rien. A la moindre faute de quart, c'est chute en avant, et le visage de François est maculé de neige et de glaçons, stigmates des aléas de son sport !

Il faut reconnaître que le geste est élégant mais que la technique ne pardonne pas l'approximation, et avec cette neige... Notre François , tel Jésus sur le Golgotha, tombera au moins trois fois, sans Simon de Sirène pour venir l'aider...

Je décide à ce moment là, d’abandonner l'idée de me mettre au télémark et de conserver mes bons vieux ski de rando classiques !

Voilà le plat du glacier, pause pique nique bien sympa, avant de poursuivre vers Konkordiaplatz et ses mythiques échelles, à remonter pour la seconde fois !

 

 

 

Une grande pensée pour Erhard Loretan au cours de cette course !

 

 

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 20:12

Récit d'une soirée sans eau dans la voiture.

D'un trajet compressé au fond d'une berlinette...

Et d'une montée sous la pluie, la neige et le brouillard, où nous tirâmes trop à gauche... tel le professeur tournesol... "beaucoup trop à l'ouest !"

Topo

Se garer à Blatten (ou mieux à fafleralp si la route est ouverte !)

De Blatten, remonter la route jusqu'à Fafleralp.

De Flafleralp passer le pont un peu plus loin et remonter le vallon en rive gauche du torrent. Gagner le Langgletscher que l'on remonte pour atteindre la Lötschenlücke. de là redescendre versant ouest le Grosser aletschfirn pour rejoindre la Konkordiaplatz. 120 m d'escaliers permettent de rejoindre la tant attendue Konkordiahütte

Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte

Récit

Tout commence la veille. Je rentre de la double ascension Nordend Dufourspitze avec Cécile et Enguerran, et il me faut trouver un gîte.Il est plus de 18 h et j'ai la flemme de faire des bornes. Fort intelligemment j'ai anticipé le problème, j'ai mis un matelas dans ma voiture. La transformant en minicamping car à volonté !

Je me cherche un petit parking tranquille et après 15 minutes de quête, je trouve une jolie clairière au dessus de la vallée du Rhone. un avant goût de paradis.

Je prépare mon sac du lendemain et décide de me faire un repas, et là, problème : je n'ai pas d'eau. Et le gros de ma nourriture est de la nourriture déshydraté... bien joué ! (et  pas la moindre trace d'une petite trace de boite de conserve !

Bilan, au menu, ce soir, jus de pomme et apéritif, boite de pâté sans pain (ben oui, j'ai aussi oublié d'acheter du pain) Soupe de légumes (par chance j'avais amené de la soupe en brique) et boite de gateau en dessert (ça, je ne suis jamais à court de munition !)

Et au lit, en essayant d'éviter les crampes, la journée a été longue, et je suis peu réhydraté.

Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte

Le lendemain matin, réveil à 7 heures pour un rendez vous à 8, la nuit a été bonne, déjeuner, rangement, et décollage pour Sierre. Je retrouve Yves et François, un skitourien et un camp2campiste (C'est ça le double effet kisscool quand on met deux annonces !)

On remplit rapido la voiture et c'est parti (sans doute un peu trop rapido) ... 5 minutes plus tard, je me rends compte que j'ai oublié mes chaussures de ski à la voiture. Demi tour, retour au parking pour récupérer mes précieux ustensiles. Ouf, j'étais parti sans le savoir pour un plan galère !

Je me retrouve à l'arrière d'une 206 SW avec une fixe low tech incrustée dans la joue gauche, un baton dans le flanc droit, avec deux inconnus à l'air patibulaire.

Le pilote ne dit mot (mais n'en pense pas moins) Le moteur vrombit à chaque sortie de virage, incrustant un peu plus les morts de la fix dans mon frêle épiderme. Je sers les dents en gémissant discrètement. Coté passager, François fait la conversation, j'essaie de rester courtois, supportant difficilement, la lame du piolet qui me lacère le mollet à chaque virage.

Les virages s'enchaînent, nous prenons de l'altitude, dans un coup de frein, je prend un sac à dos sur la tête, et les broches à glace , non protégée viennent me lacérer le coup. Plaisir du covoiturage alpin.A présent il pleut. Le Lötschentall blafard nous accueille. Pas un chat dans les rues de Blatten. Et la route de Fafleralp est fermée, bilan 5 km de plus et 300 m de déniv supplémentaire !

C'est glauque.

Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte
Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte
Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte

Nous voilà partis, les séances chaussage déchaussage se suivent régulièrement, il n'y a pas assez de neige sur la route. Il pleut, l'occasion de tester l'étanchéité de nos vêtements high tech en Gore tex XCR ! Avec la capuche, je suis au sec mais je n'entends rien . Sans, j'entends la conversation, mais je suis humide... Nous croisons une fraise, puis une deuxième qui travaillent ardemment au déneigement de la route.

C'est la guerre. Les fraises déneigent le peu de neige qu'il nous reste à skier. Au retour ça va être l'horreur. Voilà qu'elles se mettent à deux de front et nous poursuivent. J'hésite à me coucher sur la route et faire le sacrifice de mon corps afin d'arrêter ce carnage, JE VEUX redescendre à ski à la voiture. Je ne sais pas si c'est la pluie, ou la peur de me faire hacher par les Fraises puis déchiqueter et projeter dans le bas côté, mais je ne suis pas allé au bout de mon idée ...

A notre retour, 4 jours plus tard, la route sera dégagée, et il y aura un système de navette pour descendre à Blatten

Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte
Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte

Flafleralp, citée morte, pas un chat, on aperçoit de vieilles traces de ski de fond. Il pleut à grosse gouttes, et dire que la météo annonçait des AVERSES EPARSES ! La pluis est continue et forte. Nous poursuivons ce long chemin plat, elle est loin cette Lötschenlücke.

En fin au nième kilomètre, ça commence à s'élever. Je prends la tête alors que j'ai bien remarqué que j'étais le moins en forme. Après la pluie...  la pluie ET le brouillard. Jour blanc, les pentes sont faibles, il faut tirer tout droit en se jouant des irrégularités du relief. C'est ensuite François qui passe devant, il neige à présent.

C'est au tour d'Yves. Bon alors Yves, il a une particularité, il tire à gauche, et comme je vais moins vite, et que je suis souvent 30 mètres derrière (ou plus) je le vois bien que la trace vire à gauche. J'ai beau le "remettre dans le droite chemin, il part à gauche ( Je ne sais pas si c'est du à ses idées politiques , je ne lui ai pas demandé).

Bilan, à un moment, on se retrouve à 200 m de la trace , trop à gauche, c'est le GPS qui l'indique. Je prends les choses en main, mais mes 2 accolytes, ne veulent pas perdre d'altitude, On est toujours trop à gauche. Sur le GPS je vois qu'il devrait y avoir un éperon rocheux, que j'aperçois lors d'une rare éclaircie... GO GO vers l'éperon, et revoilà la trace.

C'est reparti, je garde ma place de dernier de cordée, toujours un peu derrière, il faudra un jour que je pense à partir avec des gros nuls, ça me changera !

Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte
Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte

Voilà le col, le ciel s'éclairci pour nous montrer, les sommets de l'Oberland. L'aletschhorn, gravi il y a près de 10 ans, le Gross Grunhorn, objectif du lendemain et les immenses glaciers. Au fond, le Finsteaarhorn, méconnu maître des lieux, gravi il y a près de 15 ans (mon premier 4000 du coin)

Tiens en parlant d'immense glacier, il faut descendre. Nous faisons de beaux virages dans cette fraîche poudreuse, et puis ... c'est tout... La pente s'aplani, et il faudra pousser sur les bâtons et prendre beaucoup d'élan pour avances. Que ceux qui n'ont pas farté lèvent la main. Nous sommes deux, seul François avance dans cette douce poudreuse.

7 km 500 de poussette avec un sac énorme, quelle joie. Je suis pas prêt de remmener Yves, le spécialiste du ski de rando à la journée et du petit sac !

Grand plat, nous remontons sans peau au pied des échelles. Je décide de les parcourir à fond (chaque jour) En 12 grosses minutes, je suis au refuge.

Bon accueil du gardien. Opération fonte d'eau réalisée par François, perso je suis crâmé, fumé, demain, il y a encore un beau morceau : le Gross Grunhorn...

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 16:02

Bonne grosse course d'envergure.

Où j'ai fait l'erreur de partir avec deux pisteurs secouristes, Grenoblois qui plus est, bonjour les cuisses à la descente...

Topo

Accès au point de départ

Remonter le Mattertal en direction de Zermatt et se garer à Täsch, dans le grand parking bétonné à droite(il y a sans doute d'autres solutions)

Prendre le train Täsch Zermatt

A Zermatt prendre le train qui mène au Gornergratt et s'arrêter à Rotenboden : 2815 m

Montée au refuge

De Rotenboden il faut suivre le chemin d'été pour rejoindre le glacier (attention : portage tôt en saison pour info)

gagner le Gornergletscher (2500 m environ) et remonter les pentes en direction de la Monte Rosa hütte 2795 m

Montée aux sommets Nordend Dufourspitze

Du refuge Remonter l'untere plattje puis l'obere plattje pour gagner le glacier (3360 m )

Virer au nord Est puis passer au sud des rochers du point 3827 m CNS

Au nivaeu de Scholle CNS virer à gauche (nord est )

Vers 4200 m d'importante crevasses barrent le passage (j'ai pris un but à cet endroit là en 2003 ! )

Gagner alors le Silbersattel 4515 m

Nordend

Par l'arête au Nord et les rochers faciles gagner la Nordend 4609 m

Dufourspitze

Par le couloir au Sud (cordes fixes) gagner l'arête légèrement à l'ouest du sommet (croix) 4634 m

attention, il peut y a voir du monde dans le couloir et ça bouchonne.

Récit

Je retrouve Enguerran et Cécile à Sierre et nous voilà parti sur la route de Zermatt, même si la partie ascension est courte, la journée va être longue.

Je regrette déjà mon choix, partir avec deux pisteurs secouristes qui passent leur temps en altitude donc bien acclimatés me parait un choix peu judicieux. Je vais encore passer ma vie derrière.

Le parking est empli de grosses berlines allemandes, BMW, Audy, porsche, chacune vallant largement plus que le prix d'une maison, c'est aussi ça, Zermatt, on ne s'y sent pas forcemment le bienvenue. D'autant plus que nous circulons dans la petite 206 SW d'Engue, ou comment se faire remarquer dans ce monde de fric... Malheureusement, c'est aussi ça, Zermatt.

Train hyper confort, courte pause dans Zermatt où nous regardons le Cervin avec un peu de nostalgie. discutant du bon sens pour faire la traversée. Je reste persuadé que mon sens est le bon. Je ne crois pas avoir convaincu Engue...

Nouveau train, direction Gornergrat. Et voilà la station Rotenboden, tout le monde descend, en fait juste les alpinistes en mal de montagne. Pique nique sur un banc. Puis départ, il faut rapidement déchausser, la face pour rejoindre le glacier est plein sud et sèche archi sèche (comme les chaussettes de l'archiduchesse), zou, les skis sur le sac et nous descendons vers le glacier, c'est BEAUCOUP plus long que prévu, il y a même quelques passages de désescalade. Voilà le glacier, un peu de louvoiement en suivant la trace et on va pouvoir rechausser face à une superbe arche glacière.

Ski de randonnée - Monts Roses - Nordend 4609 m - Dufourspitze 4633 m
Ski de randonnée - Monts Roses - Nordend 4609 m - Dufourspitze 4633 m
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On peaute et on remonte. Vu que je fais des vidéos, je me fais larguer et j'ai du mal à savoir si c'est le fait de faire des vidéos ou une méforme chronique qui fait que je me retrouve derrière... mystère... nous croisons des raquettistes qui galèrent à fond pour descendre, vive le ski ! Voilà le refuge, , de l'extérieur pas très beau, mais je vais avoir une heureuse surprise à l'intérieur.

Et oui, dedans, tout est raffiné (enfin presque) en tout cas les petits dortoirs de 7-8 sont bien agréables et l’escalier qui fait le tour du bâtiment permet le séchage des affaires et une vue imprenable sur les sommets alentours...

Je m'étais donnée comme consigne "pas de sieste" pour bien dormir le soir, résultat, une heure de dodo dès que je me suis mis dans mon lit... râté. Je ressors pour assister à une énorme avalanche dans al face Nord du Liskamm, le souffle viendra jusqu'au refuge (voir la vidéo) poussant tout le monde à rentrer provisoirement ... (Engue qui dormait pensait que la météo avait tourné...)

Un bon repas et au lit !http://alpinisme.over-blog.net/article-18420342.html

Après un coucher de soleil d’Anthologie, ila réussi à passer derrière la Dent d'Herens avant de se coucher pîle entre cette dernière et le Cervin !

Ski de randonnée - Monts Roses - Nordend 4609 m - Dufourspitze 4633 m
Ski de randonnée - Monts Roses - Nordend 4609 m - Dufourspitze 4633 m
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Ski de randonnée - Monts Roses - Nordend 4609 m - Dufourspitze 4633 m
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Le lendemain, 3 h réveil, mal dormi, dans notre de 7 où nous dormions à 5, nous avons eu la chance d'avoir le ronfleur de l'extrême ! bilan, petite nuit. Cécile et Engue tardent à se préparer , je monte faire quelques photos du refuge de nuit. Puis, c'est parti. Le balai des frontales dans cette nuit noire est toujours un spectacle. On se fourvoie 5 minutes avant de retrouver le bon chemin. Les conversion s'enchaînent, les passages biens crevassés en plein été sont passés sans soucis.

Comment souvent, je me retrouve derrière. (2 - 3 minutes) Je sens la fatigue, j'avance à mon rythme. Je me fais une bonne pause "Thé de marche" (Marchthé en allemand) barres qui me revigore un peu. Nous abordons la zone 4200 m, réputée pour ses crevasses, nous nous encordons et poursuivons facilement vers le Silbersattel au milieu de ce dédale où la trace louvoie.

Voilà le col, j'ai repris du poil de la bête. Mon objectif, la Nordend paraît si proche, si on l’atteint, il ne me restera plus que la pointe Giordani, sommet que j'avais oublié en 2003 lors de mon premier passage ainsi que Roccia Nerra comme 4000 à gravir dans ce coin... Pas les plus difficile.

Crampons piolets nous voici partis pour l'arête qui est assez longue (500 m environ avec pleins de petits ressauts) un peu de glace par endroit, fait qu'il faut rester vigilants. Cécile n'a pas une grosse expérience mais elle s'en sort hyper bien. quelques pas d'escalades plus loin, nous sommes au sommet ! Yes, le 4ème sommet des alpes !

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Ski de randonnée - Monts Roses - Nordend 4609 m - Dufourspitze 4633 m
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Retour en arrière, toujours concentrés. Les passages un peu techniques se suivent. Tout à coup, devant moi, Cécile Zippe. Je tends la cordeau maximum, tandis que parfait réflexe, elle plonge son piolet dans la neige et la glace. Elle s'arrête 2m en dessous. Engue derrière a lui aussi planté sont piolet au cas où. Ouf, bon coup de stress qui se termine bien. Heureusement que nous étions "corde tendu court ... Je termine la descente au Silbersattel assez stressé par chaque bruit de crampon suspect... Il n'y aura pas d'autres alertes.

Au col je propose à Engue de monter à la pointe Dufour. c'est reparti, et c'est moins drôle... Il y a plein de monde, des cordes fixes et des cordées à croiser. On perd un temps fou. D'autant plus que cetains ascensionistes ne sont pas forcemment doués doués... Le métro aux heures de pointe !

Dans un couloir, nous sommes bloqués par les cordées descendantes. Je me fais allègrement saucé par les spindrifts des cordées au dessus. Je suis trempé, d'autant plus que ça dure 10 minutes un quart d'heure... Je repars transi de froid. On file vers l'arête. puis le sommet. J'ai préféré mon ascension par l'arête estivale (arête Est)

Nous redescendons, il y a moins de monde, donc ça passe mieux. Et retrouvons le Silbersattel et nos skis.

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C'est là que ça se complique pour moi, mes deux acolytes sur les planches à longueur de journée, ont des cuisses en bétons, que dis je, en titane.

Et c'est parti, pour une descente, qui va me chauffer les cuisseaux. Heureusement au départ, les zones crevassées, nécessitent des pauses repérages ou je peux me refaire. Malheureusement en dessous de 4200 m, ça ne dure pas. Moi qui aie l'habitude de faire des pauses "récup" toute les 30 secondes, je suis servi.

Ils enchaînent les virages à toutes berzingues tandis que mes cuisses durcissent. Les filaments d'actine et de myosine ont consommé tout le calcium disponible pour se contracter, et souffrent du manque d'oxygène pour alimenter les filaments et permettre leur bon fonctionnement . Et si par manque de calcium , je me mettais à faire une éclampsie puerpérale, puré les médecins à l’hosto diraient : "on a jamais vu ça" et moi penaud qui tenterait de leur expliquer la cause de ma consommation de calcium... sous les lazzi et quolibets.

La descente ressemble à la montée, je suis derrière. En deux coups de cuillère à peau , le refuge est en vue. Nous opérons une courte pause avant de repartir vers Zematt.

Ski de randonnée - Monts Roses - Nordend 4609 m - Dufourspitze 4633 m
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La vitesse est la même. Des oups dans le bas des crevasses et des petits séracs du Grenzgletscher, puis un long plat (la vache, comme ils sont loin, ne pas s'en coler une, sinon il faudra pousser sur son long plat) Ça passe; un peu de pousse bâton. Puis un canyon impressionnant. Un énorme torrent, des parois verticales, un peu de neige dure au bord, et pas le droit de tomber, sinon, c'est la noyade assurée ! Heureusement, techniquement, ça n'est pas trop dur !

En dessous, ça s'aplanit, nous avons droit à un court portage de 5 minutes pour rejoindre la piste de ski. Puis c'est la descente en mode "ski de piste mais gros sac à dos vers Zermatt" . On déchausse, reste à traverser le village pour rejoindre la gare.

Et voilà comment gravir deux beaux sommets de 4000 m ( le 3ème et le 4ème plus haut des alpes ...)

Merci à Engue et Cécile

Ski de randonnée - Monts Roses - Nordend 4609 m - Dufourspitze 4633 m

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 07:16

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 09:33

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 16:37
Ski de randonnée : Aiguillette des Houches - 2285 m

Aiguillette des Houches 2285 m

 

Topo

 

Se garer au Bettey 1352 m au dessus des Houches (10 minutes de voiture environ)

parking avant le village.

De là, rejoindre le Plan de la Cry en remontant dans le village puis suivre le sentier qui amène au Chalets de Chailloux.

Passer par le point 1996 m carte IGN puis emprunter une direction ord Est . Remonter la dernière pente raide pour atteindre l'aiguillette des Houches (2285 m)

Ski de randonnée : Aiguillette des Houches - 2285 m

Récit :

 

Dernier jour de vacances aux Houches, je souhaite en profiter avec le sommet du village.

Je rejoins le parking, de nombreux raquettistes en provenance de la perfide Albion se préparent, ils suivent attentivement les conseils de leur accompagnatrice. Ils partent à gauche quand je pars tout droit, on ne se reverra pas !

Je remonte les hameaux enneigés impressionné par l'absence de voiture. Tout se fait à pied. La classe, mais je ne pense pas que Sandrine apprécierait...

Voilà le sentier, des traces de raquettes fraîches, 2 ou 3. Je remonte le sentier, à fond, 600 ou 700 m / h quand ça n'est pas trop plat. 3/4 d'heure plus tard, je rejoins d'autres anglais, ils sont deux, je les passe, à moi la trace. J'opère une petite pause avant les chalets de Chailloux. Puis me remets en route. Vigilant, il a neigé et les risques d'avalanche ne sont pas nuls. La visibilité est réduite.

J'opère une grande traversée. Je ne parviens pas à bien identifier e sommet, par contre de belles pentes dans lesquelles je n'aurais aucune confiance sous la crête à 2300.

Je décide de m'arrêter sur un petit col (qui s'avèrera se situer juste en aval du sommet de l'aiguillette 40 m environ en dessous au sud)

Les deux raquettistes m'ont suivi, et poursuivent vers le sommet.

La descente est bonne (à part au départ où je trouve un peu de croute) puis c'est la forêt sous les Chailloux, et je décide de couper le sentier. Par moment c'est un excellent choix, parfois, c'est une galère intégrale, avec la peur d'avoir à remonter... Forêts de sapins infranchissables qui fouettent le visage. Neige sans consistance qui fuit dans les pentes raides sous les skis. Du beau ski combat...

Bon il faut dire qu'avec le GPS, j'arrive plutôt à m'en sortir, mais je me suis tout de même bien battu.

Je file dans les hameaux vers la voiture.

Une jolie petite sortie en solo, à faire par beau temps, et jusqu'au sommet !

 

Ca compte comme un petit but quand même ...

 

 

Ski de randonnée : Aiguillette des Houches - 2285 m
Ski de randonnée : Aiguillette des Houches - 2285 m
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 09:32

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