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  • Agathe et Marie Ledoux raquetes à neige Suchet
  • Rimaye du castor cordée d'alpinistes
  • P1000269-2

Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 14:37

 

 

 

 

P1010437

 

 

 

 

 

Topo

 

Bordierhütte 2886 m

De Gasenried au dessus de Grächen (se garer sur la petite place)

Emprunter la route qui part dans le vallon puis le sentier (panneau Bordierhutte)

Passer au point 1930 m

Rejoindre l'alpage de l'Alpja en traversant la moraine Ouest.

Remonter l'alpage en suivant le sentier d'été (point 2407 m puis 2707 m CNS)

traverser le glacier au mieux (ni trop près des crevasses au nord, ni trop près des séracs au sud)

Remonter un bastion rocheux en passant soit par le chemin d'été (escaliers main courante) soit à ski !

Et rejoindre la cabane Bordier - Bordierhutte 2886 m

 

Nadelhorn 4327 m 10

De la Bordierhütte remonter les premières pentes qui mènent à un goulet  sous le point 3211 m. Monter le couloir entre les rochers et les séracs De là remonter le Riedgletscher .

2 options passer par l'Ulrichshorn (3925 m) pour rejoindre le Windjoch (3850 m)

ou rejoindre directement le Windjoch.

de là l'arête mène au sommet du Nadelhorn , 50 derniers mètres un peu technique (rochers PD)

 

Carto fichier GPS


Fichier GPS au au format GPX

 

Récit

 

Stéphane m'appelle, pour me faire une suggestion de course

Steph "Je te propose le Nadelhorn"

Moi : "Moi, ça m'amballe pas je préférerais faire le Fletschhorn ! mais en traversée face nord voie normale, je ne suis pas capable de descendre la face Nord à ski !"

Steph" Ah ben non, moi si je remonte la face, je veux la descendre !

Le Rimpfischhorn alors   ?"

Moi : "Déjà fait"

Lui : "Le Dom ?"

Moi : "Déjà fait en été avec la traversée Taschhorn Dom"

Lui : "l'Aletschhorn ?"

Moi : "Déjà fait !

           Bon ok on va faire le Nadelhorn... "

Flûte moi qui voulait faire le Fletschhorn et sa face qui m'attend !

 

Vendredi, rendez vous est pris à Vallorbe, ça tombe bien, c'est sur mon chemin et nous partageons la route jusqu'à Gasenried, lieu de mes exploits en hélicoptère ... On pique nique à la voiture et hop, skis sur le sac, c'est parti pour 600 m de portage, là, ce qui est bien, c'est qu'il n'y a pas d'espoir de chausser avant !

Bon, c'est une habitude, je ne suis pas en forme, où ce sont les autres qui sont trop en forme, bref, après l'humiliation de Anne, c'est humiliation par Stéphane, et je sens que ça av durer tout le week-end ...

Passage tortueux sous un sapin puis montée raide. Pour atteindre le plateau de l'alpja.

Enfin, nous chaussons, dans une neige un peu pourrie et sale, et on remonte pour rejoindre le glacier. Belle traversée pour atteindre le "pied du refuge". Bon ben contrairement à il y a2 mois, il n'y a plus de neige, donc portage sur la partie technique. On rechausse au dessus de la Via Ferrata et on arrive au refuge  avec, pour ma part une pensée pour Steph (pas celui là, l'autre, celui qui est moins solide.)

Opération recherche de bois (en faisant extrêmement attention), malheureusement les bûches sont énormes et on ne trouve pas de scie ni de hache dans le refuge. On se contentera du stock.

Soirée classique en refuge , Steph me régale avec ses pâtes à la tomate (plus un excellent gruyère) on décide de partir si les conditions sont là pour la Nadelgratt (Diruhorn, Hohbärghorn, Stecknadelhorn, et Nadelhorn, 4 4000 à la journée, voilà qui est intéressant... On trouve un topo dans le refuge, je calcule le timing (qui sera serré...) j'enregistre le topo dans mon cerveau aux capacités limitées et commme dirait ma grand-mère : zou,  au lit !

 

2 h 40, le réveil sonne, vers 3 h 25 nous sommes sur les skis.  La neige est rapido hyper dure et on prend une pente un peu raide, couteaux, puis à pied. On accède un peu merdiquement au glacier. On repart pour le passage clef : une sorte de couloir  raide (45°) en bordure de glacier. Ca passe !

On rechausse les skis au dessus, et on est sur le superble plateau face aux 4000. Il y a plein de nuages sur l'Oberland et le Balfrin est déjà dans les nuages ! On décide de laisser tomber les 3 4000 et de se contenter du Nadelhorn. On veut assurer ! On décide de passer par l'Ulrichshorn. Lever de soleil magnifique , puis on se retrouve dans le brouillard sous le sommet. On le shunte pour descendre sur le Winjoch. Début de la loooongue arête. A pied, skis sur le sac, bien lourd ! Vue magnifique sur la très enviée face nord de la Lenzpitze... Et vent à gogo, bien désagréable sur la longueur !  On fini par poser les skis, je n'avance pas (faudrait que je m'habitue , à chaque course , c'est comme ça !)  On se rejoint pour la partie finale, je passe devant, ça va me permettre de sauver l'honneur, s'il en reste. Le rocher est solide (ou bien solidifié par le froid et la neige) Quelques hésitations sur l'itinéraire à suivre, mais je me fais plaisir sur cette partie un peu technique. Voilà le sommet, bon , il y a assez peu de place, on se cale de part et d'autre de la croix avant de filer. La descente, c'est moins fatiguant. On rechoppe les skis, et je me fais une bonne contracture à la cuisse dès le premier virage... Et l'avantage, c'est qu'à chaque virage à gauche j'aurais mal à la cuisse ! La neige est de la poudre lourde,  Steph file vers la rimaye tandis que je me dirige vers le Windjoch à droite. Erreur, grave erreur, je me retrouve sur de la glace bein raide avec une pente encore plus raide en dessous, dominant la rimaye... la position est bien inconfortable...  Ça faisait longtemps que je n'avais pas stressé à ce point !

Hésitation, tentative de conversion pourrie, amont... avale... déchausser ?. Finalement, je recule de quelques mètres et me lance, le virage passe... houf (virage à gauche, celui qui fait mal à ma cuisse droite...)! Steph a bien du rigoler de mes hésitations, mais poliment, il n'a rien dit ! C'est ça le respect !

On file sur le glacier en neige transfo excellente pour retrouver le haut du couloir et notre dépôt de matos.

Et là, c'est le drame, je me rends compte que j'ai bien perdu un friend !, il n'est pas au dépôt, nous descendons le couloir et j'espère le trouver au pied de celui ci, je l'aurais perdu en mettant les skis sur le sac à la montée. Malheureusement il n'y est pas. Vidage intégral du sac... Nada, je décide de passer au refuge, ce qui me prive d'une belle descente, et m'octroie un portage de 20 minutes avec via ferrata  sans compter une courte remontée sans peaux.

La chance est avec moi, je le trouve au pied de la table , à l'endroit où je les avais mousquetonné le matin , bingo, le passage au refuge ne sera pas vain !

Je rejoins Steph, puis c'est le retour dans une neige pourrie comme rarement, une soupe profonde et infâme, qui demande beaucoup de cuisses pour sortir les skis !

Quand je pense à la poudreuse qui siégeait là lors de notre passage avec Steph. Grosse galère aujourd'hui avec juste une envie d'enlever les skis et de les mettre sur le sac. Nous croisons les cordées qui montent, les saluant poliment. Portage sur l'alpage d'alpja et descente au poadcast d'au coeur de l'histoire" et j'aperçois Gasenried, le petit village où l'hélico m'a posé 2 mois plus tôt.

Retour à la voiture. Douchage sous la fontaine, je téléphone à ma routeuse météo de femme, qui m'annonce beau pour les 2 prochains jours en Valais (pas dans le massif du Mont Blanc ) un coup de fil à l'hospice du Simplon pour réserver une chambre pour la nuit et leur demander les conditions sur le Fletschhorn (qu'ils ne connaissent pas), c'est pas grâve , je vais aller voir la face ! De Visu

 

Je pose steph à la gare de Visp et fil vers mon Destin !

 

 

Photos

 

P1010406

La Bordierhütte

 

 

P1010419

Coucher de soleil depuis la Bordierhütte - Hohbärghorn et Stecknadelhorn

 

 

 

  P1010421Hohbärghornzoom

 

P1010437

 

Lever de soleil sur la nadelhorn et le Stecknadelhorn

 

 

P1010447

L'arête depuis le Ulrichshorn

 

P1010454

 

Face Nord de la lenzpitze

 

 

P1010455L'arête du Nadelhorn

 

 

P1010468Proche du sommet

 

 

P1010472

Sommet du Nadelhorn

 

 

P1010490

Nadelhorn, Hohbärghorn et Stecknadelhorn

 

 

 

 

 


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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 15:43

Magnifique course sur l'un des plus gros "non 4000 !" J'en rêvais !

 

 

 

 

P1010556

 

Topo

 

De Egga remonter la Route du Rossbodelstafel

Se garer au plus haut (pour nous 1900 m) attention, zone avalancheuse l'hiver !

 

Remonter la combe qui mène au Griessernu Gletscher et la basculer plein Sud vers le col où se situe le Fletschhornbivouac ou bivouac Piero de Zen

(9 places)

 

Du bivouac longer le Rossbodegletscher puis gagner le pied de la face.

Passer la rimaye

remonter la face 700 m environ 45° au départ 50° ensuite en passant à droite des rochers

Sortir sur l'épaule

Gagner par l'arête puis le replat le sommet, le bon est à droite !

 

P1010642 générique 2

 

Retour

Par le même itinéraire sir les conditions le permettent (solution adoptée)

Par la breitloibgratt (arête Nord Est) qui part du sommet 3927 m CNS, descendre jusqu'à 3300 m environ puis rejoindre le bivouac par le glacier

Par la voir normale du Fletschhorn sur la Weissmieshutte Kreuzboden et Saas Grund (problème : le retour à la voiture = 70 km)

 

 

 

Carto fichier GPS

 

Fichier GPS au foramt GPX

 

 

Récit :

 

Ce 3900 m me faisait languir depuis longtemps !

je l'avais repéré lors de notre séjour à l'hospice du Simplon. Du sommet du Boshörn , la vue est magnifique ! Je savais que lorsque la face serait en conditions, il fallait aller la gravir. J'avais repéré sur une photo de camp to camp une face en neige datant de 15 jours, les conditions étaient là !

 

Début de Week-end à la recherche d'un partenaire de cordée, pour les partenaires habituels, ça tombe à l'eau, annonce sur C2C et skitour, Stéphane viendra avec moi sur le Nadelhorn Vendredi et Samedi, pour Dimanche Lundi, je ne parviens pas à trouver quelqu'un (failli partir avec le boss de skitour quand même...)

Au retour du Nadelhorn, j'appelle mon Yan Giezendanner personnel : ma femme, elle m'annonce beau Dimanche, et beau mais voilé Lundi, c'est décidé , je tente le coup.

Je file à l'hospice du Simplon ou le chanoine me fait comprendre qu'il y aura du portage. Je discute avec un journaliste de 24 h (je crois ) pendant le repas du soir, skieur de randonnée, nous passons un bon moment à table.  Je profite du lieu et de la douce nuit (8 h au lit, 11 h de dodo ! ) me remet quelque peu en forme pour les 2 jours à venir.

J'étudie fébrilement toutes les hypothèses : celle qui tient la corde c'est de gravir la face Nord pour redescendre sur Saas Grund  et ses trotin'herbes (monstertrotti), avec un gros souci, revenir en stop au col du Simplon (et à la voiture..., loin de tout  ) Je prévois 3 ou 4 h de retour. Je découvre dans le topo du CAS une arête, la breitloibgrat (Nord Est) qui est en rocher pourri mais permet de revenir au bivouac en été en 2 h 30 (et éviterait le grand retour)

Dernière option, redescendre par la face Nord.

 

Bon, ce matin, ça commence mal,  je me plante de chemin à Egga, et remonte une route à la C... pour me retrouver dans un alpage à 2000 m d'altitude, et me rendre compte, que je ne suis pas au bon endroit. (moi qui me suis moqué d'une fille en Nemo qui se plantait sur une piste à 4X4 dans la semaine ;-)  )  Redescente, et remontée, 1/2 h de perdu et 15 à 20 voitures garées sur le bord de la route (1900 m environ) , il me semble que le bivouac fait 9 places ... Stressss, ils dorment où tout ces gens !

On est déjà une dizaine à se préparer à la voiture...

 

Je démarre rapido, et oublie la carte sur le siège de la voiture (ben oui, je l'avais sortie pour trouver le BON départ) Je récupère au bout de 10 minutes un névé,  et croise un groupe de Suisse Allemand qui m'expliquent qu'ils ont tenté la face Nord mais que le brouillard les a fait s'arrêter à mi pente. Je poursuis, dans un brouillard peu épais, je pense que je suis le premier. Tout va bien. Derrière moi 2 italiens rencontrés à l'hospice, Fabio et Andréa.

Un court déchaussage et les Italiens me rattrapent. Nous progressons ensemble un moment. Ils font une pause, je poursuis et m'arrête sur un rocher du glacier (Griessernudgletscher)  faire une pause. J'entends l'eau, je décide d'en récupérer, ça sera ça de moins à faire fondre. Et hop, plus de 3 litres dans le sac ! Et hop, je repars, mais gros coup de fatigue dans la remontée vers le bivouac. Le temps se couvre. Andréa et Fabio sont une dizaine de minute devant moi. Et je peine avec mon lourd fardo !

Cette montée est loooongue ! Je suis peu en forme. A l'approche du refuge, on croise un gros groupe de raquettistes, en crampons à la descente dans une soupe infâme, les raquettes sur le sac ! Ben là, faudra m'expliquer. Parce que pour ce foutre des bons coups de crampons dans les mollets. Ils s'enfoncent jusqu'aux cuisses. Bon courage à eux pour la descente. Au bivouac , Andréa m'accueille en me disant : "Nous sommes 3" il y a là Max, un autre Italien !  Il se met à neiger, ça doit être passagé me dis-je, ma Yann Giezendanner de femme me l'a prédit dans les entrailles de volailles, euh non, en consultant météo Suisse. Moi qui comptait glandouiller  au col au soleil, pour passer une vraie après midi montagne. Je me retrouve dans le refuge 9 places à 4, puis à 6, Ben et Fred, 2 Français nous rejoignent.

Pique nique, papottage (de montagne) lecture (Charly 9 de Teulé)  et écoute de poadcast (j'ai du retard avec mes émissions d'histoire) sont les occupations de l'après midi.

L'ambiance dans le refuge est excellent en dépit de la promiscuité, et oui, le bivouac Piero de Zen fait 10 m2 environ !

 

On se décide pour un réveil à 4 h ( enfin quand je dis, on, c'est les autres qui ont décidés, perso, je me serais levé un peu plus tôt, mais bon, à 1 , je ne suis pas la majorité, loin de là  !)

Dehors, c'est la tempête, on entent par moment la neige tomber sur le refuge, je rêve que mes skis s'envolent dans le vent (j'en ai cauchemardé toute la nuit ) tout en maudissant ma prévisionniste météo de femme, si j'avais su, je serais rentré à la maison hier soir... Mauvaise nuit. 4 heure, un réveil sonne, Ben et Max se lèvent les premiers. Intérieurement je me dis, de toute façon, il fait pourri, j'attends que le soleil se file et je rentre à la maison ! Je glandouille sous les couvertures. Max annonce : il y a un peu de nuages en bas et en haut ! Je décide de me lever tout de même pour me faire une idée. Déjeuner frugal pour moi, et départ assez lent. Lever de soleil devant le refuge sur la face. Il y a un vent assez fort par moment. 2 Suisses montés directement du bas sont déjà loin. Nous partons les uns derrière les autres sur le Rossbodegletscher. Le vent nous balaye le visage pleins de neige. Ben et Fred me rattrapent au pied de la face. Encore pas la grande forme. Je décide de laisser les skis au dessus de la rimaye, j'ai décidé de redescendre par la face ! Et c'est parti pour 700 m de couloir, 45 ° au départ 50 ° sur la fin. Je me souviens alors des paroles de Matthieu concernant le Couturier : " le Couturier c'est long, surtout sur la fin".

Rapidement, la colonne d'alpinistes se met en branle, et rapidement, C'est Ben qui fait la trace. Incroyable, il trace à une vitesse étonnante, aussi vite que moi, qui ne trace pas ! Je me retrouve derrière Max, puis juste derrière Ben et juste devant Andréa. L'ambiance est bonne, j'essaie de conserver un rythme régulier. La partie finale, comme prévue, est longue. On a l'impression d'être en haut, et en en fait ... on n'y est pas ! Mais ça grimpe. Ben sort sur l'arête, je le suis, puis Andréa.  Plus que 150 pour le sommet. C'est reparti. Ben file vers le sommet de gauche, je vérifie sur le GPS, le sommet est à droite. Je trace 100 m ( en distance, pas en dénivelé !) Et voilà le sommet. 3995 m  plus ou moins, sur la carte suisse c'est noté 3982, sur le GPS 3995 m sur camp to camp 3996 m...

Je garderais bien 3996 m comme ça un bon saut de 4 m et on est à 4000 !

 

Ben me rejoins sur le bon sommet, puis les autres arrivent, on se congratule, je ne traîne pas, je dois tout descendre à pied quand les autres sont à skis !

je rejoins l'épaule et m'engage dans la face. Le haut est un peu délicat. Puis ça progresse. Je me prends pas mal de glaçons quand ils passent à skis dans la face. Mais ça ne dure pas ils sont rapido dessous ! et impressionnants !  La descente est laborieuse mais je progresse bien. J'arrive au goulet, signe que j'en ai parcouru plus de la moitié, puis la fin est en grosse soupe, je descends les pieds, laissant glisser mes mains sur la neige. Voilà les skis, quelques virages et le bivouac est là. Max est en plein rangement, les autres sont déjà partis, il m'offre de l'eau, je grignote un morceau et charge le sac pour la descente à la voiture. Ça descend pas trop mal, même si le sac est lourd. Dernier déchaussage (de l'année, je pense ) 10 minutes de marche et voilà la voiture avant le long retour à la maison .

Quel beau week end de montagne !

 

Merci à mes 7 accolytes pour le bon moment passé là haut

Merci à ma Yann Giezendanner de femme pour ces prévisions météo imprécises mais qui ont donnée du sel à cette course 

 

Photo

 

P1010503Depuis l'hospice du Simplon, la face a fière allure

je commence à douter ...

 

P1010513En montant au bivouac, le Fletschhorn

 

P1010529Bivouac Piero de Zen ou Fletschhornbivouac et raquettistes

 

P1010533bivouac Piero de Zen

 

P1010537

Dans le bivouac, pour l'instant, on n'est que 4

 

P1010551Le matin

 

P1010553

Lever de soleil sur l'Italie

 

 

P1010556

Lever de soleil sur le Fletschhorn qui s'embrase

 

P1010561Au pied de la face

 

P1010564

Derniers moments à ski

 

 

P1010571

Une avalanche en provenance de l'arête Nord Est

 

 

P1010579

bas du couloir

 

P1010582

Andréa vers les rochers du milieu

 

 

P1010588

Caravane d'alpinistes

 

P1010602

On progresse mais il en reste toujours un peu (Andréa)

 

 

P1010604

Andréa

 

P1010606

A la sortie de la face - Andréa

 

P1010614

Sur le plateau sommital

 

 

P1010618

Le Lagginhorn, gravi avec Engué

 

P1010620

Les 4000 de Saas Feee et dont le Nadelhorn gravi avant hier !

 

P1010624

 

Ben sur un sommet, moi sur l'autre, les autres arrivent

 

P1010629

Summit

 

P1010632

Ben me rejoint

 

P1010641

En bas de la face (on voit les traces)

 

P1010650

Pas peu fier

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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 07:47

 

 

Nadelhorn 4327 m

Voie Normale

depuis la cabane Bordier

Avec Stéphane

 

 

 

P1010490.JPG

 

 

 

Fletschhorn 3995 m

face Nord Nord Est

Depuis le bivouac Piero de Zen

 

 

P1010642-generique-1.jpg

 

 

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Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 21:20

 

 

 

P1010276

 

 

 

 

Dernier grande journée de ce raid de 6 jours

 

Vidéo


 

 

Topo

 

29 km - deniv positif 1375 m - deniv negatif 2240 m - 8 h22.

 

Rhônestock 3589 m

 

Départ de la trifthütte

descendre sur le glacier

Le remonter sur sa rive droite.

remonter les pentes du Wysse Nollen

rejoindre l'ObriTriftlimi sous le Wysse Nollen

traverser à flanc pour rejoindre le pied du Rhone stock

Par une jolie pente finale , gagner le sommet

 

Descente


descendre la pente finale du Rhonestock puis le glacier du Rhône apr sa rive gauche ! Rhone gletscher.

Quitter le glacier en rive gauche au niveau de l'eisgrotte et rejoindre l'hôtel du Belvedere 2271 m

Remonter la route du Furkapass (2429 m)

Puis descente sur le Tiefenbach (2106 m)

De là Realp en coupant les dernies virages 1540 m !

 


Carto fichier GPS

 

Tour du Dammastock au format GPX

 

 

Récit

 

Et bien voilà, nous y sommes, dernier jour du raid, et dernier jours à la Trifthütte. cette nuit, il m'est arrivé un truc bizarre, j'ai rêvé en Anglais (oui après la séance vaisselle de la veille en Nepalais Anglais  et Français, c'est tout ce qui pouvait m'arriver !)

Les autres groupes sont partis, et je me prépare doucement !

Un dernier "au revoir " à Irène et talak, et nous voilà dehors, grand beau et larme à l'oeil, discrète, on dira que c'est le vent !

Première descente  pour rejoindre le glacier, en neige dure,  je rejoins Anne pour mettre les peaux et les couteaux (les couteaux, c'est juste pour passer la première bosse)

C'est parti, elle a déjà pris 100 m d'avance, pas de répit pour moi !!! Je la suis. On a pris dans le plus raide et ce faisant on a dépassé les Allemands sans les voir. Bien groupés , bien ordonnés , les voilà qui nous rejoignent lors d'une pause photo. Le glacier est relativement plat, nous rejoignons les Espagnols, qui avancent tranquillement. Ici il me faut faire une aparté technique :

 

Aparté technique : différence entre civilisation : lorsque la pente se fait plus raide, deux solutions : Tout droit dré dans le pentu, tout debout sur les cales (solution du reste du monde)


Pente faible, nécessitant de nombreuses conversions mais beaucoup plus confortable : solution Française ("Une trace , ça se fait sans les cales de montées !" Mr X, CAF de Besançon ! ) La fameuse trace du Cafiste !


Bref, tandis que l'ensemble des groupes grimpent tout droit, nous on monte en zigzag  et ça nous parrait plus sympathique (et au moins aussi rapide !)

 

de toute façon, les groupes se séparent : Au loin, les Suisses se dirigent vers le Diechterhon, les Allemands partent pour passer le petit col et rejoindre les pentes du Galenstock, les Espagnols, derrière suivent les Suisses à bonne distance, nous filons vers le col du Wysse Nollen à gauche , seuls.

 

La montée se passe bien. J'ai un peu la pêche, nous avons une pensée émue lors du passage à l'endroit de la chute d'Anne de la veille. Les conversions se succèdent, je jette fréquemment un oeil sur la Trifthütte qu'on ne distingue plus bien , elle est déjà bien loin.

Co du Wysse Nollen, nous opérons une pause dédicace à Irène et Talak (voir vidéo) sous le vrombissement d'un hélicoptère de l'armée Suisse (au début on les a hué, on pensait que c'était des héliskieurs ....)

On repart à flanc pour une longue traversée, qui nous mène au pied du joli Rhonestock.

 

Je décide de faire une belle vidéo et laisse Anne partir devant et tracer (elle sait faire, elle a fait ça toute la semaine) Et je film près des 3/4 de la montée finale.

Après je me vois dans l'obligation de bourriner un peu pour la rejoindre au sommet. Heureux, pas de vent, grand soleil, on, se repose tranquille.

 

On est reparti pour la descente. Première partie en poudre raide, précisions ici que Wonderwoman m'a refusé l'autorisation de couper la trace ! "Une trace, c'est sacrée !" On a les idoles qu'on peut ... J'hésite, mais me méfiant du couroux Breton, je préfère virer à quelques encablures des traces de montée. Pas envie de tester l'ultimate vengeance ...

La suite est transfo  puis dure (un peu trop à mon goût)

On cherche un peu l'emplacement idéal pour descendre : une bonne partie du glacier est plate !

Et c'est là que je deviens le héros de l'histoire....

C'est mathématique !

ou plutôt physique

rappel : l'énergie cinétique : Ec = 1/2 mv2

étant donné que je suis près de 1 fois 1/2 plus lourd qu'Anne, sur le plat ou le faux plat, ... je gagne !

ENFIN !

après m'être fait humilié pendant 6 jours, voilà que je me retrouve devant.

je ne vous compte pas dans le calcul , la taille des bras (pour pousser sur les bâtons) et des jambes (pour le patineur)

Me voilà larguant wonderwoman sur les longs plats du glacier !

HOSANNA !!!

Nous progressons au cente, puis en rive gauche, dès qu'il y a un plat, je file (faut bien qu'elle voit qui s'est le plus fort ....)

 

Voilà la sortie du glacier (couverte d'un drap)

on remonte pour rejoindre l'hôtel du Belvedere cher à mon Grand père.

Repeautage, puis repérage de marmotte avant de se diriger vers le Furkapass

 

Anne râle, elle déteste le plat (je me délecte de ses paroles)

Elle fulmine ( je savoure),

peste ( je me complais...)

 

Au loin nous apercevons les Allemands, qui n'ont qu'un kilomètre d'avance.

Voilà le Furkapass

Nous basculons versant Realp et Andermatt, la route va être longue.

Nous rejoignons les suisses et opérons une courte pause.

Puis les rejoignons derechef, oui, il n'y a pas de trace et le traceur doit bosser, les autres suivent, glissant dans la trace. Nous prenons des relais, tranquillement, la descente va être très longue.

Les Suisses nous rejoignent.

Nous voilà nombreux pour les relais

Nous passons devant la Tiefenbach, où les Allemands vont dormir, et poursuivons vers Realp.

A présent , la route est damée. Je me tape une relais de la mort, mais vu que c'est damé, ça n'a plus d'intérêt.

on sort de la route pour le final. ça passe relativement bien pour passer les derniers virages et rejoindre Realp ! à ski !

 

Fin de ce superbe raid

nous reviendrons, au moins pour la Trifthütte !

 

 

 

Photo

 

P1010214

Les Allemands bien groupés dans la première partie de la montée

 

P1010231

Diechterhorn

 

P1010236

Anne sous le soleil (et le Wysse nollen)

 

 

 

P1010247

L'armée Suisse en maneuvre sur le glacier du Rhône

 

 

P1010275Anne la traceuse

Pente finale du Rhônestock

 

P1010282Du Rhônestock, vue sur le Sustenhorn

 

 

P1010287

Anne, sommet du Rhônestock

 

 

P1010288

La magnifique pyramide du Galenstock

 

 

P1010291Tiefenstock et Galenstock

 

P1010293Le dammastock 3630 m

 

P1010295Vue sur l'oberland et le Finsteraarhorn

 

P1010300Le Sustenhorn

 

P1010303La bonne équipée !

 

P1010307Le Galenstock

 

P1010323L'hôtel du Belvedere : glacier du Rhône

 

P1010327Traces de marmotte

 

P1010336Les hôtels délaissés

 

P1010346Traceuse

 

P1010348

Pas traceur !

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Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 16:46

La journée des 4 sommets:

Diechterhorn : 3389 m

Tieralpistock : 3388 m

Dammastock : 3630 m sommet du massif ! et source du Rhône !

Wysse Nollen : 3398 m

 

Une belle journée de montagne

et une belle soirée au refuge

 

P1010181-2

Raid à ski en Dammastock : les liens

 

Jour 1 : Goschenen - Chenelalphütte

 

Jour 2 : Chenelalphütte Sustenlimi Tiberglihütte

 

Jour 3 : Mittler Tierberg 3311 m


Jour 4 : Tiberglihütte Trifthütte par la Tierberglucke et le Steinhushorn 3121 m

 

Jour 5 : 4 sommets : Diechterhorn 3389 m -Tieralplistock 3383 m - Dammastock 3630 m - Wysse Nollen 3398 m

 

Jour 6 : Trifthütte Realp par le Rhonestock 3589 m et le Glacier du Rhôn

 


 

Om mani padme hum

Om-Mani-padme-hum.jpg

 

Vidéo

 

 

 


 

 

Topo

 

Pour les 4 sommets : 21 km 100

1925 m de dénivelé

8 h 50

 

Diechterhorn 3389 m


depuis la Trifthütte

Rejoindre la glacier de Trif (Triftgletscher)  et mettre les peaux

rester rive droite du glacier jusqu'à 2900 m

remonter les pentes Est du Diechterhorn on arrive à une antécîme dépot des skis

il faut alors remotner l'arête au mieux ! On arrive alors au sommet secondaire

 

Pour le bon sommet , traverser versant Sud avant l'épaule et remonter au mieux au sommet principal (non réalisé )

 

Diechterhorn Tieralpistock 3388 m


Redescendre en passant sous le Diecterlimi (en gros l'objectif est de conserver l'altitude 3200 m

traverser sous le sommet (raide) et remonter sur le Tieralpistock que l'on peut traduire par montagne à vache !!! ( le sommet d'alpage pour animaux)


Tiealpistock Dammastock 3630 m


redescendre vers le Undri Trifltimi 3081 m

puis descendre sur le glacier du Rhone plein Est jusqu'à l'altitude 3000 m

 On remet les peaux direction Est Nord Est vers le Dammastock, le sommet s'atteint en prenant l'arête à gauche !

 

Dammastock Wysse Nollen 3398 m

 

Du Dammastock redescendre sur le glacier du Rhône et prendre à flanc

passer sous le Schneestock et l'Eggstock et gagner le Wysse Nollen

 

descente

 

gagner l'Obritriftlimi

Descendre Ouest Nord Ouest sur l'obre triftchessel, on rejoint alors l'inéraire de montée et le refuge.

 

Carto fichier GPS

 

Ficher GPS du raid en Dammastock au format GPX

 

Récit

 

Nous sortons du refuge et enfin, voilà le soleil. Ca débute par une descente en nege dure, et oui, le matin à 2500 , il gèle ! On remet les peaux ,et Anne est à fond ! genre 250 pas à la minutes !  Dès que je fais une photo ou une vidéo , je perds 30 secondes que je mets une heure à rattraper. Nous voilà sur le glacier et j'ai un peu peur, on a décidé d'enquiller 3 ou 4 sommets assez éloignés et vu que la caisse n'est pas là cette semaine, je sens que ça va être dur, d'autant plus que ma Wonderwoman de partenaire ne semble pas disposée à limiter ses ambitions.

Le premier sommet va être un bon test, les pentes du Diechterhorn on l'air tranquille. Nous sommes seuls sur ces immenses glaciers, Talak et Irène nous surveillant sans doute du coin de leurs yeux bienveillants depuis le refuge. Il fait beau, un poil de vent, c'est agréable. Wonderwoman trace, je me cale à quelques encablures, pour l'instant tout va bien ! Mes peaux ont été réencollées grâce à la colle d'Irène au refuge, ça ne devrait pas poser de problème !

Nous progressons assez rapidement vers le sommet ( 500 m/h à vue d'altimètre)  je peine un peu sur les 100 derniers ! Voilà l'antécîme.

Il faut poser les skis, je décide de mettre les crampons, Anne part, bille en tête, sans ! Là voilà virovelant avec le rocher. Mais je vois qu'elle merdouille, sans crampons on est moins a l'aise dans la neige...  alors elle s'evertue à rester sur le rocher (c'est ça les grimpeurs...) Bon elle finie par passer  et atteindre le sommet.

A mon tour, en crampons, c'est "finger in the noose !" ! je galope dans la neige profonde. Anne me fait un petit film souvenir sur le sommet ! Et à l'arrivée, nous nous rendons compte , que le sommet du Diechterhorn est un peu plus loin, 1 ou 2 m de plus mais inaccessible en suivant l'arête ! Nous décidons de nous contenter de notre sommet !

Pause sans vent avec une vue magnifique sur l'Oberland. bous retrouvons les skis, et c'est parti pour une courte descente avant repautage ! pour une traversée expo.


Anne part devant (comme toujours), je décide de la laisser traverser, m'octroyant une bonne pause repos tranquille !

Je l'ententds pester dans la neige profonde, "puré j'avance pas..." " Quelle galère  !!!!" et quelques jurons que je ne  peux reproduire ici !

Les 100 ou 200 m de distance passés, je la rejoins , ça remonte, on arrive au sommet pour une bonne pause pique nique, midi approche. J'ai plus la caisse que les jours précédent  pour les 4 sommets, ça devrait le faire !

 

Nous redescendons et basculons sur l'immense glacier du Rhône (moins grand que le glacier d'Aletsch mais quand même !)

On repeaute, et c'est reparti pour 600 m de montée monotone !!! En bon scientifique je décide de diviser la montée  en 3 parties de 200, sablant le champagne mentalement  lorsque chaque partie est achevée. Anne réalise des conversions régulières, je me décide à calculer le nombre de pas entre chaque conversion ( environ 50), le dénivelé (environ 5 m) et me met à réaliser des calculs improbables, le nombre de conversion jusqu'au sommet (vertigineux, ( j'en ai parlé à Anne , je crois bien qu'elle m'a pris pour un Maboul !!!) Je pense à plein d'autres choses, bien entendu, pour m'occupper l'esprit, un conseil (comme dans "man versus wild", le mieux est de penser à des choses positives : la famille, les amis, les bons moment.... pour garder le moral !!!)

Le sommet approche plus que 120 m, je m'occtroie une petite pause vidéo photo réhydratation, les nuages bourgeonnent sur les sommets... ca accroche. Devant je vois que wonderwoman montre des signes de faiblesse, est ce possible. Quelques conversions plus tard, je la vois même s'arrêter pour reprendre son souffle ! Moi qui pensait que ça ne pourvait pas arriver ! Alleluya !

Bon elle arrivera quand même à fond au sommet.

Les nuages nous englobent, il y a encore un peu de soleil pour nous tenir chaud.

sommet Du massif, le Dammastock et sa croix.

 

On attaque alors la descente dans le brouillard , ça faisait longtemps. je guide les opérations, on se fie aux photos de carte (oui on a perdu la carte il ya 2 jours, depuis on fait des photos de carte pour se repérer !) Quand le soleil se lève, on fait le point et on affine avec le GPS ! Ca marche pas trop mal. On arrive sous le Wysse Nollen, sommet en glace sculté par le vent , étonnant, ambiance particulière avec le brouillard à coupé au couteau qui nous entoure. Finalement , c'est jour blanc au sommet.

On ne traine pas, il faut descendre, on attend une vague eclaircie, Anne part alors qu'on y voit rien, j'hesite à enclancher le premier virage, elle m'engueule, bon je fais mine de me décider à l'enclancher mais dans la pente et le jour blanc... Finalement discretos, quand elle a le dos tourné, je fais une legere traversée vers les rochers qui me permettent d'imaginer la pente et d'enclancher ce fameux premier virage en toute sécurité. Et là je me rends compte du problème du ski de rando avec un super héros : non content de skier à fond à la montée, il skie à fond également à la descente ! Puré, j'ai les cuisses en feux, on ne s'arrête jamais ! (si c'etait moi, on s'arrêterait deux fois plus ....)

Bon la neige est bonne et on peut se lacher, il faut tout de même faire gaffe aux énormes crevasses !

Ma petite wonderwoman préférée décide de faire des figures et j'ai même le droit à un salto avant,  qui, il me semble , était peu contrôlé, se terminant dans la poudreuse 10 mètres plus bas avec de la neige au large ....

bon il faudra quelques minutes à l'heroïne pour se mettre en état de marche (la neige dans les lunettes posait quelques problème )

Nous voilà sous le refuge.

On repeaute, les autres groupes sont déjà là, on a vu leurs traces sur le Steinhushorn

Nous arrivons commes des héros (même moi)

Les espagnols nous offrent un peu de soupe (super sympa)

on leur expique notre périple et les rares difficultés rencontrées (quand je dis rare, c'est plutôt aucune !)

Le renard vient même prendre de nos nouvelles, mitraillage en règle pour ma part , il n'avait qu'à pas poser... (mon troisière renard après celui de la Schwarenbach et celui du Chasseron !

 

Nous rangeons nos affaires, et nous reposons une demi heure

Puis c'est une extraordinaire soirée qui s'en suit

Irène et Talak nous ont réservé leur meilleur table !

Repas délicieux puis vaisselle en compagnie de Anja ! où l'on a rit en multilingue ! Anglais, Français, allemand, Népalais et même Russe !!!

Merci pour l'accueil inoubliable !

 

J'ai eu de mal à m'endormir, c'est la première fois de ma vie que je rêvais en anglais !!!

 

 

Petit lexique franco nepalais

 

Namaste : Bonjour      नमस्ते

Hanahanous : Bon appetit

danyabaad : Merci : दन्यवाद

Lasso : santé

Dhérai Raamro : très bienधेरै राम्रो

eau : pani

PauroTi : pain पाउरोटी

 

Photo

 

 

P1010042départ au pied du refuge

 

P1010052

Le Wyse nollen sous le soleil

 

P1010054

crevasses et séracs

 

P1010064

Diechterhorn : le final

 

 

P1010067Diechterhorn, le final du final !

 

P1010072Diechterhorn, oups , le sommet d'à coté est un peu plus haut...


P1010073Diechterhorn : vue sur le Steinhushorn

 

P1010074

Tieraplistock

 

P1010097

Tieralpistock, vue sur le Diechterhorn

 

 

P1010101Anne a le pied lourd !

 

P1010109

Wonderwoman au mode ski (méfiez vous, ça fait mal aux cuisses ...)


P1010129Dommet du dammastock

 

P1010131Dammastock


P1010144Votre serviteur dans le jour blanc (cette seamin là, on a eu notre dose !)

P1010156

ca se lève


P1010177The fox of the refuge !

 

 

P1010187

Ambiance détendue !

 

P1010191

 

Pose !

 

P1010200Avec Irène et Talak, soirée géniale !


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Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 11:19

Tres belle traversée entre les deux refuge pour rejoindre l'une des cabanes les plus isolée des alpes : la Trifthütte

 


Raid à ski en Dammastock : les liens

 

Jour 1 : Goschenen - Chenelalphütte

 

Jour 2 : Chenelalphütte Sustenlimi Tiberglihütte

 

Jour 3 : Mittler Tierberg 3311 m


Jour 4 : Tiberglihütte Trifthütte par la Tierberglucke et le Steinhushorn 3121 m

 

Jour 5 : 4 sommets : Diechterhorn 3389 m -Tieralplistock 3383 m - Dammastock 3630 m - Wysse Nollen 3398 m

 

Jour 6 : Trifthütte Realp par le Rhonestock 3589 m et le Glacier du Rhôn

 

 

Topo

 

20km 800 - 1820 m deniv + 2125 m deniv -

8 h

 

De la Tierberglihütte (2795 m) , partie Ouest Sud Ouest en direction de la Tierberglucke (2986 m)

descendre dans le couloir Zwischen Tierbergen (un peu raide au départ) jusqu'en bas.

Attention, les vielles cartes marquent un glacier , mais à présent c'est un lac au fond de la vallée !

traverser en amont du lac (entre le lac et le glacier)

Remonter directement en face un couloir à proximité d'une cascade. Jusqu'au Trift Tälli

prendre alors Sud pour rejoindre le Sacklimi.

Les pentes Est du Steinhushorn vous accueillent, elles sont tranquille jusqu'au sommet 3121 m

De là redescendre le glacier jusq'au replat du Triftgletscher. Le traverser au mieux : à gauche des crevasses à droite, des séracs !!!

Par un petit collet rejoindre le pied de la Trifthütte  que l'on attient facilement ( 100 m de monté tout de même !)

 

Carto, fichier GPS au format GPX

 

Fichier GPS au format GPX Dammastock

 

 

 

 

 

Récit

 

 

 

 

 

Le vent vient en bourrasque frapper les murs du refuge. Emmitoufflé dans mes couvertures, je me prépare à une grace matinée bien méritée ! Je suis bien au chaud et somnole. Je sens le dortoir vide et suis parti pour profiter de ma couchette.

C'etait sans compter ma partenaire de cordée, la Attila du raid. Elle me secoue comme un vulgaire prunier ! au départ, je fais celuis qui n'a rien senti, mais la puissance de la Hune me fait comprendre que je dois mettre un terme à mes projets , il me faut me lever...

"C'est vraiement trop injuste !" murmurais je, la Hune me menaçait de son regard perçant. Je décidais  de me taire et d'ainsi proteger mon integrité physique ! Dans la cuisine, c'est déjà l'effervescence, je déjeune  tout à mes pensées de gros dodo.


Me voilà dehors... Le vent est là, il fait froid et il neige un peu. On a décidé de partir vers la Trifthütte, tandis que toutes les autres cordées se lancent vers le Sustenhorn, projet beaucoup moins ambitieux mais beaucoup plus accessible !!!

Et c'est parti. Je laisse la guerrière partir devant, oui, c'est la tradition chez les Huns, laisser toujours les guerrières devant. Le soleil est là, avec des nuages et un vent à décorner des boeufs ! Assez facilement nous arrivons au col (ben oui, il n'y avait que 200 m de déniv !)

On depeaute, mes peaux ont une sale gueuele, j'espere qu'elles recollerons en bas !

C'est parti, Anne ouvre, je suis, la visibilité n'est pas top, on a du mal à voir le relief, mais la neige est bonne. Le couloir est magnifique. Toute cette neige vierge rien que pour nous !

Après la bonne neige, vient la neige dure et rapidment la croute inskiable sur quelques centaines de mètres !

Puis c'est de nouveau la neige hyper dure, la pente se raidit sur le bas, et là, c'est le drâme, je ne sais pas ce qui s'est passé, mais après un virage, je me retrouve par terre (ou plutôt par glace) glissant vers le bas. Je sens que ça va s'arrêter,.. Non ça réaccelere, mon ski déchausse, je force mon bras et mon pied pour freiner, ça fonctionne. je freine Ouf ! Je me relève , appelle Anne, je n'ai rien, j'ai dévallé 20 mètres et me suis bien crispé pour m'arrêter sur cette neige vitrifiée raide ! Je n'ai pas perdu de matos !

 

Je rechausse, penaud, bien stressé par la chute.

Je vais assurer à fond (trop ?) pour la suite.

 

On rejoint le front du glacier par des passages en caillou un peu degueu à skier !

Pause entre le glacier et le lac, hésitation sur le chemin à parcourir et nous remontons en face !

Court passage à pied puis Anne file devant traçant le long de la cascade (De toute façon au cours du raide, j'ai pas tracé 1 mètre. De totue façon, Anne, c'est une sorte de superwoman en Goretex  !!!

Je vois ma peau gauche se détacher à l'avant de mon ski, plus on avance, plus de la neige s'insere, et plus elle se détache ... Comment celà va finir. Avec une peau merdique, pleine de neige et peut être un peu de méforme, Anne me largue.

On trace maintenant sous l'épaule, je laisse Anne finir la trace dans le raide et me restaure.

Je la rejoins et nous voilà sur l'épaule.

On pause un peu de matos en contrebas et on file vers le Steinhushorn. Ma peau droite commence à merder, je botte (enfin je pense que je botte, en fait, la peau est décollée à moitié et retournée, elle colle la neige sur 1/2 ski ! J'ai l'impression d'avoir des skis de 5 kg ! On rajoute peut être à ça mon poil de méforme.... J'essaie de garder à Anne à 3 conversion maxi. Mais wonderwoman elle n'a pas que ça a faire !  Je sais que le sommet n'est pas très loin , mais pour moi c'est un peu la galère, la berezzina quoi ( quoi que concernant la berezzina, j'ai appris recement que la Berrezinna n'en etait ps une, Napoléon avait réussi en fait à gruger les russes piur traverser ce fleuve, m'enfin, là c'est une autre histoire !!!) Fin de la parenthèse historique !

Voilà le sommet, enfin, ne restera que 100 ou 200 m de dénivelé pour la montée au refuge !

 

Après avoir cherché le bon sommet (oui, la crête est assez plate et ça devient une habitude pour nous de terminer au GPS) Nous nous lançons dans la descente.

La neige est super bonne, et nous opérons quelques pimbarolles bien agréable !

La pente est douce, comme je les aime.

On récupère le matos et on traverse le plat du glacier faisant quelques contours de crevasse !

Nous voilà au pied du refuge

On remet les peaux, ou ce qu'il en reste pour ma part. Anne retrace, je suis à quelques encablures.

La montée se passe bien.

La gardienne nous accueuille : "Bienvenue à Trifthütte, je m'appelle Irène !" avec un grand sourire qui fait du bien. Je le sens bien parti ce séjour à Trifthütte. Elle diparait et revient avec un verre de Rivella !  Coooool ! 10 jours qu'ils n'ont vu personne ! Nous saluons son mari, Talak, Nepalais !

Nous sympathisons rapidement et nous installons . La soirée sera excellente, on essaiera vaienement d'installer le GPS de Tallak sur l'ordi du refuge (1 h 1/2 à discuter en allemand Anglais et Français, sur les notices (en allemand) , les logiciels en allemand ou anglais, chercher le driver, verifier le pilote....

 

Un bon repas

 

Le renard du refuge, vient nous rendre visite

L'ambiance est geniale et je suis bien content de rester 2 jours dans ce petit  paradis !

 

Je réserve mon tour de vaisselle pour le lendemain !...

 

A suivre

 

 

Photo

 

P1000961Au petit matin, les cordées filent vers le Sustenhorn

Ca ne sera pas notre cas !

 

P1000966

En direction de la  Tierberlucke

 

 

P1000970Tierberglihütte

 

 

P1000981La Tierberglucke coté Est (descente) bien platrée

P1010013

Descente du Steinhushorn, la Trifthütte est en face

 

 

P1010016Le couloir sous la Tierberglucke vu des pentes du Steinhushorn

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 18:36

C'est ce jour là que nous avons atteint l'apogée de la météo de cette semaine : il a neigé toute la journée.

 

Vidéo

 

 

 

Raid à ski en Dammastock : les liens

 

Jour 1 : Goschenen - Chenelalphütte

 

Jour 2 : Chenelalphütte Sustenlimi Tiberglihütte

 

Jour 3 : Mittler Tierberg 3311 m


Jour 4 : Tiberglihütte Trifthütte par la Tierberglucke et le Steinhushorn 3121 m

 

Jour 5 : 4 sommets : Diechterhorn 3389 m -Tieralplistock 3383 m - Dammastock 3630 m - Wysse Nollen 3398 m

 

Jour 6 : Trifthütte Realp par le Rhonestock 3589 m et le Glacier du Rhôn

 

 

 

topo

 

6km 500 - 700 m de déniv 4 heures aller retour

 

de Tierberglihütte

Prendre la rampe qui monte sous le Gwächterhorn pour atteindre la Chelen lucker 3202 m et le Tierberglimi, de la gangner le Mittler Tierberg 3311 m

 


 

 

Fichier GPS au format GPX

 

Raid à ski Dammastock fichier GPS au format GPX

 

 

Récit

 

 

 

 

Après la pluie du premier jour, et la tempête du second, la journée était annoncée la pire de la semaine, à l'avance nous savions qu'elle serait longue !

Nous avons déjeuné à 7 heures, et les minutes, que dis je , les secondes commençaient à s'egrener, très lentement. A 9 heures, il n'est que 8 heures. Je plonge dans mon bouquin, je sais que sans doute nous allons devoir rester  toute la journée dans le refuge. Dehors c'est la neige et le vent ! je surveille la pendule 8 h 17.... 8 h 18. Le temps a ralenti, ça va être long. Anne est comme un pile, "il me l'avait pourtant bien dit, François, de ne pas partir, lui, il le savait qu'il ferait mauvais" "Bon ben ça va !" me dis je in petto " on va le savoir que François c'est le meilleur et que moi je ne suis qu'une brêle juste bonne à emmener des gens prendre des buts ...." 8 h 19. Qui s'amuse à ralentir le temps dans le grand cosmos ??? Ils ont du voir qu'on allait passer la journée à rien faire, alors ils s'ont ralenti la course générale du temps, pour voir notre réaction à nous , pauvres mortels .... 8 h 20, je remonte au dortoir, dehors, il neige , il y a près de 40 cm de fraiche, visibilté.... 10 mètres, quand tout va bien !

Je bouquine, et finis par s'assoupir ( je vais pas vous décrire chaque minutes tout de même, ça serait trop long, d'autant plus qua ce furent de longues minutes.

Une bonne sieste avant le repas.

Le repas parlons, depuis hier, on a commencé à se rationnner, on a entamé les vivres de courses. A midi, c'est 20 grammes de fromage (un excellent Comté), 40 grammes de tomates séchées d'Anne (c'est pas bon mais bon , quand il n'y a que ça on en mange... et dire qu'elle apprend ça en lisant ces lignes...) et un mélange noix de cajou noisette....

Ca ne fut donc pas un grand gueueleton.

A notre grand étonnement, les différents groupes se préparent ( à redescendre ?) on se demande pourquoi ...

Même les espagnols, les moins téméraires d'après nous tentent une sortie, tandis que je pensais opérer une rentrée dans ma couchette...

Je vois qu'il filent vers un sommet proche, et propose à Anne de sortir. Le gardien nous conseille le Mittler Tierberg, comme les autres , plus facile pour surveiller toutes les cordées lui fis je remarquer !

Et nous voilà dehors, la visibilité est un peu meilleur, mais il y a du vent et il neige.

Nous partons , d'abord moi devant, avec Anne quasiement sur l'arrière de mes spatules. A l'occasion d'une pause photo, elle me dépasse et me largue, ça commence à devenir une habitude... Nous doublons les Espagnols dans une purée de poix. et croisons les 3 Suisses qui descendent déjà, n'ayant pas le temps  de leur passer commande, de toute façon on avait pas le catalogue !  (voici un sale jeux de mot sur les 3 Suisses....)

Nous poursuivons, devant il y a deux costaux qui font la trace dans 50 cm de poudre tassée... Nous les rejoignons vers 3100 m, visiblment ils font demi tour.

Je me retourne pour voir les Espagnols à 50 m de moi, à peine visible...

nous décidons de poursuivre vers le haut. Et oui, nous avons mon GPS (sans la trace, malheureusement je ne comptais pas aller sur cette bouse) mais avec le point GPS du sommet, ça, je ne le sais pas encore...

Anne trace, ben oui, elle est 10 fois plus en forme que moi, alors je ne vois pas pourqoui, je tracerai... Moi j'essaie de diriger les opératinos de l'arrière. Jour blanc total, et encore je suis derrière avec Anne comme repère visuel. Quelques grosses crevasses nous servent de repère (et quel repère...) puis une grosse barre de sérac au dessus de nous ... premier repérage à la carte pour voir où nous en sommes.  Nous voyons au lon une barre rocheuse, toute la difficulté consite à rejoindre le col en descendant un peu (mais pas trop) et au bon endroit.

Nous resortons al carte à son approche. Discussions, on se met d'accord sur la suite, mais au moment de ranger la carte, on la lache tous les deux. Elle fait ziiiiip sur la neige bien dure, ah oui, une carte dans une pochette plastique, ça fait ziiiiip sur la neige dure. On la voit disparaitre 10 mètres plus bas dans le blanc .... impossible de savoir si elle est allée très loin ou pas. Et M...., en plus on avait toute les cartes du raid  dans la pochette.

Bon on a eu le temps de mémoriser la suite, et en plus je me rends compte que j'ai le point du sommet sur le GPS.

On repart, J'essaie de guider Anne au GPS mais elle a tendance à ne pas aller droit. Ce qui m'oblige à lui faire prendre un 90° à gauche pour la remettre dans l'axe du sommet ( vous avez qu'à regarder sur le fichier GPS, vous verrez au niveau du col, une manoeuvre originale... En fait Anne elle a tendance à tourner à droite légèrement quand elle va tout droit !!!

Nous butons sur le bastion sommital. C'est parti pour la série de converson. On hésite, la pente est raide, mais nous finissons par arriver sur une crête sommitale. Un leger merdouillage plus loin, Anne arrive à ce qui semble être le sommet, je vérifier sur le GPS, c'est bien ça. Ca nous rappelle le sommet de la Dent d'Herens l'été dernier où nous avions vérifié que nous étions au sommet à l'aide du GPS (on savait pas si on était sur une antécîme...)

 

On fait une courte pause, heureux d'avoir atteint ce petit sommet.

 

et c'est parti pour la descente, on laisse les peaux pour la première partie

on rejoint le col en suivant un peu nos traces et beaucoup le GPS...

Puis, plus de trace. le vent a tout balayé

On remonte à hauteur du sérac pour enlever les peaux.

Puis c'est la descente pourrie dans le jour blanc  où on ne peut pas vraiment se lacher parce qu'on ne voit rien.

On en profite vraiement pas, mais on finit par retrouver les traces et le  refuge.

Ca nous aura occupé l'après midi, cette petite histoire, ça, c'est bien cool !

 

Soirée occupée au séchage du matos dont les peaux qui commencent à monter de grand signes de faiblesses au niveau de la colle....

 

P1000924

Au dessus du refuge


P1000933

Là , il faisait encore plus pourri que pourri

 

 

P1000934

Au sommet

 

P1000936

Au sommet

 

P1000938Cordée victorieuse, sous la neige

 

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