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Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis

Publié le par Apoutsiak

Pointe de Blonnière - ski de randonnée

Pointe de Blonnière - ski de randonnée

Une jolie combe dans des conditions pas top avec Louis

 

Vidéo :

Topo :

 

Se garer au parking de Comburce 1187 m

remonter la piste qui longe le Nan de la Blonnière jusqu'à 1353 m puis le sentier au dessus en rive droite jusqu'à 1700 m environ. ensuite deux choix, soit tout droit au dessus vers le point 2369 m et tourner à droite pour retrouver l'axe du sommet soit en virant  rive gauche de la combe et de gagner le sommet par la gauche.

un peu d'escalade sur la fin (fastoche)

 

Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis

Récit

 

On avait décidé de se faire une petite sortie "famille" avec Louis

Et vu les conditions, je pensais que la pointe de Blonnière était plus adaptée car moins raide que le trou de la Mouche, le projet initial.

Bref, on se retrouve vers 10 h sur le parking complètement verglacé de Comburce. deux voitures arrivent, on part les premiers, sur un bon rythme (trop bon rythme ?).  Assez rapidement il faut déchausser, et les deux filles nous rattrapent. Puis finissent par nous dépasser au déchaussage suivant, il y a vraiment peu de neige en ce mois de février. Un gars en solo fini par faire de même , nous voilà tranquille. A présent la neige est en continu, on sort de la forêt, et on se retrouve sur la piste en neige béton.  5 minutes plus tard, au dessus, c'est même verglacé et en vaguelette. Je finis par conseiller à Louis de déchausser pendant que je vais batailler. Je l'attends, quand il me rejoins à un endroit plus propice, il a deux plaies , il a du se blesser dans les fixations. Ca saignotte, rien de grave, juste du désagréable.

Il  remet les skis et on repart. On passe sous le Coillu à Bordel qui faisait parti des options, mais on a laissé tombé l'idée hier soir. Louis réussi quelques conversions, en rate d'autre. Il s'inquiète de la distance qui le sépare du sommet. Je surveille l'altimètre qui ne monte effectivement que très lentement, sans lui faire part de mes observations ! une courte pause avant de repartir. Son rythme ralenti, son moral aussi, j'essaie de l'encourager. Il me propose de nous arrêter sur une antécîme, je parviens à le remotiver. Je lui trouve des objectifs accessibles, on divise la montée au morceau, on vise un rocher, en général à 10 minutes et quand on y parvient, on prend un autre objectif accessible. (C'est la méthode que j'utilise lors des galères en haute montagne, en arrivant à l'objectif, je visualise mentalement une coupe de champagne !)

On progresse et on rejoint le soleil... Ou l'inverse. Courte pause, on regarde deux gars descendre du sommet. on sait que la neige va être pourri à la descente, dommage. On fini par accéder au dépôt des skis; reste 5 minutes d'escalade facile.

 

Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis

Louis arrive bien fatigué. On mange, on discute. Je fais quelques photos avant de repartir. On rejoint le dépot des skis. et on repart. Moi devant, Louis me suit. Le neige est bien dure et traffolée.

En plus ça n'est pas homogène !

On fini par trouver le rythme et enchainer les virages et on rejoint le pied du Coillu, puis la piste. Le reste est facile, la neige presque bonne, légèrement revenue. On rejoint la voiture avant de rentrer à l'appart.

 

Une belle journée ensemble !

 

 

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Ski de rando : Trou de la Mouche

Publié le par Apoutsiak

Trou de la Mouche
Trou de la Mouche

Trou de la Mouche

par la combe du Grand crêt

ou j'ai tracé la combe la plus courue du monde !!!

 

Ski de rando : Trou de la Mouche
Ski de rando : Trou de la Mouche

Topo

Depuis le parking des Confins, rejoindre la combe deu Grand Crêt et venir en rive droite sous le Paré de Joux. Remonter cette rive droite avant de basculer vers la rive gauche après la grotte

Basculer à nouveau en rive droite pour retrouver la pente finale du trou de la mouche

 

la pente est assez raide et permet de gagner le Trou  de la Mouche

 

Descente par Paccaly

Les plus forts emprunteront la pente raide à gauche du trou, les moins forts descendront à droite vers le passage du père pour chausser. Ensuite ça passe un peu partout, en rive gauche c'est tout bon et un petit peu plus raide.

En bas de la combe , soit prendre à flanc un sentier qui ramène à la ferme de paccaly, soit descendre puis remonter à cette même ferme.

de là, suivre la piste qui ramène au parking des Confins

 

 

Trou de la Mouche - la Clusaz - Aravis
Trou de la Mouche - la Clusaz - Aravis
Trou de la Mouche - la Clusaz - Aravis
Trou de la Mouche - la Clusaz - Aravis
Trou de la Mouche - la Clusaz - Aravis
Trou de la Mouche - la Clusaz - Aravis
Trou de la Mouche - la Clusaz - Aravis
Trou de la Mouche - la Clusaz - Aravis

Trou de la Mouche - la Clusaz - Aravis

Récit

 

Il faisait froid ce matin là, j'arrive au parking des Confins, désert, il faut dire qu'il est tôt, c'est notre dernier jour de vacances, et je m'octroie une dernière sortie ski de rando  avant notre départ programmé à 11h, Bref, il est 7 h et je suis seul.

Je m'équipe, je démarre, une fine pellicule de  neige est tombé, ils annonçaient 15 cm, s'il en est tombé 5 cm c'est le bout du monde.

je quitte donc les Confins et rejoins le faux plat en bas de la combe. Ca monte tranquillement, je prends le rythme, arrivé de l'autre coté, je me retourne et je vois 3 voitures garées à coté de la mienne, les poursuivants arrivent.  Je poursuis, plus je monte, plus il y a de poudreuse et il faut tracer, la trace est difficile à suivre par moment, le vent l'a masquée. Je surveille au loin un skieur beaucoup plus rapide que moi, qui devrait finir par me dépasser.

J'avance.

 

le skieur se retrouve en dessous de moi, il ne suit pas mon option et part à droite, je décide de rejoindre sa trace, je me retrouve derrière, il m'a dépassé, sans dépassement ! sans un mot. Cool, je ne vais plus avoir qu'à suivre...

 

Au début, je parviens à faire quelque peu illusion, le maintenant à portée de fusil. Mais le voilà dans un passage raide, bien verglacé, je sens que je vais fondre sur lui, il passe, c'est mon tour. Puré, c'est vraiment raide, et vraiment verglacé. Je bataille pour maintenir les skis sans déraper. Et je finis par sortir du passage, devant, il n'y a plus personne, il est déjà loin.

je me rends compte qu'il part à droite vers la Crête de Pelouse. Perso je pars à gauche, e je me remets à tracer. je m'applique à trouver les meilleurs passages, et je rejoins le pied du trou de la mouche. Je mets les couteaux, je sais que la partie finale est un peu plus technique.

Il n'y a plus de trace visible, et le peu de neige recouvre des endroits en neige béton un peu raide. Je me lance, et conversion après conversion, je m'élève !

La trace se passe plutôt bien. Quand je suis au 2/3 de la petite facette, j'aperçois un skieur en bas. Je vois qu'il se lance sans couteau

5 minutes plus tard ,je le verrais en pleine pente en train de les mettre... mauvaise anticipation. Je me retrouve sous le raidillon final, je finis par déchausser et mettre les crampons, je me retrouve au Trou, ça fait 2 bonnes heures de montée.

Grosse pause phot, c'est magnifique. Je file versant Paccaly et trouve le soleil. Je descends le passage du père tout en traçant et croise deux skieurs qui montent. On échange, je cahusse, et c'est parti.

Les 5 cm de poudre sont un régal. je descends la rive gauche de la combe enchainant les virages. Il y a des skieurs au large dans le sens de la montée !

Je ne perds pas de temps, je retrouve la piste en bas de combe qui permet d'éviter la petite remontée.

puis c'est plutôt plat, jusqu'au parking des Confins qui est quasiment plein, il va y a avoir du monde aujourd'hui dans les combes !

 

 

 

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Bonne Année 2017

Publié le par Apoutsiak

Avec comme chaque année une petite rétrospective de l'année 2016 en vidéo.

Une année riche, une année belle, comme je les aime !!!

Et pour ceux qui ont moins de temps, j'ai fait une version courte !

 

Bonne année 2017 à tous !

 

et la version courte :

Bonne Année 2017

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Bilan 2016

Publié le par Apoutsiak

A quelques jours de la nouvelle année, voici pour moi l'occasion de faire un petit bilan

 

Et pour moi, 2016, restera, l'année de l'ascension de mon 82ème et DERNIER 4000 : le Zinalrothorn !

La saison avait pourtant mal débuté avec une météo assez capricieuse, quelques sorties dans le Jura, puis d'autre à la Clusaz en Février, avant d'attaquer plus sérieux : le couloir en Y à l'aiguille d'Argentière (branche de gauche, j'avais déjà parcouru la branche de droite) puis le Morgenhorn dans le brouillard avec une belle chute en rimaye

Je suis également retourné au sources, sur les montagnes de mon enfance avec le couloir des Italiens à la grande casse en Solo suivi du Charbonnel au dessus de Bessans

La saison des 4000 est alors venue cet été avec une semaine folle, D'abord dans l'envers du Mont Blanc avec l'arête de Peuterey enchaîné assez bizarement avec l'arête du Brouillard puis le Schreckhorn et le Lauteraarhorn, tout delà en 6 jours seulement.

Le sprint final des 4000 était alors lancé. J'ai gravi le Mont Maudit en passant par le Mont Blanc en Septembre avant de terminer par le Zinalrothorn la jolie série.

3 semaines plus tard, je jetais mon dévolu (ou plutôt on jetait mon dévolu) sur la Goulotte Gabarrou Albinoni au Mont Blanc du Tacul.

 

Pour le reste, je continue à faire du trail  pour le plaisir, en entrainement mais également en compétition (Trail des Forts de Besançon, trail des Salines, Lyon Urban trail by night, Saintexpress)

Ainsi que l'ascension de quelques sommets du Jura dont je commence la "collection"

 

merci à tous mes partenaires de cordée : Alex, Gianluca, Yannick, Anne et Jeff.

 

Une belle , une magnifique année

Comme j'en souhaite à tout le monde...

Bilan 2016

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Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul

Publié le par Apoutsiak

Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul

Une magnifique goulotte

en condition, disons, ... , moyenne

Avec Jeff, mon Burgener

et une poudreuse de rêve pour l'approche à ski (en octobre !)

 

Vidéo

Oups, j’ai failli oublier le rappel que j’avais préparé sur le canapé de la maison, la voiture est pleine de matos avec les skis de rando, qui sont de sortie, une première pour moi un mois d’octobre…

Et zou, je file sur les routes de campagne en direction de Sallanche, et de son mythique Vieux Campeur. Je cherche des chaussures pour faire de la goulotte. Je vais direct au rayon, j’ai une bonne idée sur le modèle qui devrait me convenir, et là, c’est le drame, il n’y a pas ma pointure… J’essaie le 46… trop grand, j’essaie le 44… trop petit. J’essaie d’autres marques, mais ça ne va pas, je finis par inspecter l’arrière rayon du rayon, et là, les voilà, elles m’attendaient. Je les essaie parfaite. Il me semble que ce sont des chaussures d’occas, mais je n’en suis pas sûr, tant elles paraissent neuves !

C’est plié, je les embarque, je file au rayon pantalon (ben oui, à force de mettre des coups de crampons dans les bas de pantalon, il faut réinvestir de temps en temps, afin de ne pas grimper en loques… Et l’histoire se répète… je ne sais plus qui a dit ça, mais je place la citation : « L’histoire est un éternel commencement » Bon, c’était sans doute pour la grande histoire avec un grand H, mais ça fonctionne aussi avec la nano histoire avec un nano n !

Bref, je trouve le modèle qui me plait, mais pas la taille. Bon, je ne vais pas vous décrire les tailles que j’essaie, afin de vous cacher le petit bidon (de secours) que je porte, mais je ne trouve pas ma taille.

Je prends la référence du modèle pour la commander par internet puis je file au rayon bâton, ben oui, faut que je réinvestisse, vu qu’avec Yannick on a eu la bonne idée dans laisser deux sur les pentes du Lauteraarhorn… Bref, je me retrouve à côté du vendeur spécialise S bâton, avec un client qui visiblement, n’a jamais fait de ski de rando, et je l’entends faire l’apologie du bâton deux brins en ski de rando, tandis que je m’évertue à regarder tous les modèles trois brins. Bon, ça fait un peu khon, mais moi, les bâtons, j’aime bien quand ça ne dépasse pas trop du sac à dos (en plus quand il y a orage, ça attire la foudre quand ça dépasse trop)

Je passe à la caisse, me déleste de quelques euros (voir un peu plus) puis je grignote un morceau dans une cafeteria et retrouve Jeff sur le parking de l’Intermarché.

J’enfourne tout mon matos dans son coffre (et un peu plus) et on file vers le tunnel du Mont Blanc et le téléphérique de l’Hellbronner. On peaufine les sacs, et on part pour la benne, skis et chaussures en main ! La magnifique benne nous emmène en altitude. Le temps est mitigé. On prend l’ascenseur, puis le grand couloir, et nous voilà au refuge, pas trop fatigués !!!

Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul

On s’équipe en mode ski et on part pour tracer le départ de l’itinéraire de demain, objectif, ne pas se perdre dans les crevasses du glacier du Géant au milieu de la nuit.

Il fait froid, avec pa mal de nuages, mais la visibilité est bonne, et la neige, assez rapidement, devient parfaite. Incroyable en plein mois d’octobre. On se méfie des perfides crevasses, justes masquées par cette fine poudreuse. Les virages s’enchaînent, on a la patate, l’impression de ne pas mériter ses virages faciles. Arrivés en bas, on met les peaux, on s’encorde et on remonte en direction de l’Aiguille du Midi.

A 18 heures, on décide de faire demi-tour, on n’aura pas tracé jusqu’au pied de la goulotte, mais le gros est fait, le reste ne devrait pas poser de grosses difficultés, il y a moins de crevasses.

On dépeaute, on se fait quelques virages pour rejoindre la combe, on repeaute, se réencorde, et on remonte en traçant, vers l’Hellbroner et le refuge Torino. On arrive juste à 19 heures, l’heure du repas, et ce soir, c’est repas Népalais, délicieux, bien que la sauce fut plus épicé que ce à quoi j’ai l’habitude, j’ai eu la main un peu trop lourde…

On file au lit vers 20 h 30, avec le réveil à 4 h…

Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul

4 h, j’entends vaguement le réveil de Jeff, mauvaise nuit, j’ai mis longtemps a trouver le sommeil. Déjeuner en tête à tête, on est les seuls à se lever à 4 h, les autres cordées ont mis le réveil à 7 h. Installés dans le couloir, sur une table basse avec des fauteuils, situation originale. On englouti la bonne pitance avant de filer.

Dehors, un bon grand froid nous accueille, j’ai les poils du nez qui frisent. Il fait grand beau ! On remonte la petite pente devant le refuge avant d’enlever les peaux, pour une descente dans la poudreuse, à la frontale ! La neige n’a pas changée, elle est toujours aussi délicieuse qu’hier !

J’essaie de m’écarter des linges des crevasses, je n’aimerais pas aller en explorer le tréfond. Le ski est bon, mais court. Il faut déjà repeauter, pour remonter de l’autre côté.

Et on remonte, les douces pentes, puis un peu plus raide. Une courte pause, je passe un peu devant pour les derniers mètres, nous voilà au pied de la Goulotte, c’est raide, très raide !

Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du TaculAlpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du TaculAlpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul

On passe en mode alpi, je laisse on enlève les skis, on enlève les chaussures de skis et on met les chaussures d’alpi, les fameuses achetées la veille au vieux campeur. Je rerègle les crampons, qui ne me semblent pas assez serrés. 2 piolets, et c’est parti, Jeff se lance, quand les 60 mètres de corde sont déroulés, je fais de même. Il passe la rimaye, vient mon tour, fastoche, un pas à droite, un autre vers le haut, une simple formalité. La pente est comme j’aime, raide mais pas trop, 55°, ça ne va pas durer. Ben oui, on pénètre dans un couloir peu large, et plus raide. 65-70°, Jeff progresse vite, tandis que je suis au relai, Il fait méga froid, et c’est plus un glaçon qui assure plutôt qu’un homéotherme. J’essaie de bouger régulièrement les doigts de pied et ceux des mains, pour y maintenir la circulation…

Je rentre à mon tout dans le goulot, tout se passe bien, ça n’est pas hyper raide, mais ça passe. Je rejoins Jeff. Il faut avouer qu’on a un peu froid. Une longueur de neige s’en suit, fastoche, d’un coup, le soleil se lève et nous réchauffe. Le bonheur du goulottiste ! Le sang épais jusqu’alors, se fluidifie. On se croirait sur la plage de Copacabana un soir d’été, bref, on a chaud, on est bien, manque juste les brésiliennes en maillot et tout serait parfait !

Mais ici, à part le soleil, il n’y a personne, à part deux gus accrochés à une pauvre plaquette.

La longueur de neige est passée, nous voilà à un passage clef. Il faut faire une traversée en rocher sur la gauche.

Jeff, part, tout en dry tooling (pour les ignares, le dry tooling est l’art de grimper avec ses piolets, mais sans neige, et sans les mains ! Un piolet trouve une microprise à gauche, un croisement de mains, je surveille chacun de ses gestes afin de pouvoir les répéter quand viendra mon tour… Ça a l’air fin et je ne sais si je vais être à la hauteur. Je le vois hésiter, je le vois progresser, doucement mais surement. Il dans sur la paroi, mi neige mi rocher, il nettoie la poudreuse pour dégager les prises, une petite traversée, il est passé, et installe un relai un peu plus haut. C’est mon tour, je ne suis pas serein, je me libère du relai, descend de quelques mètres pour attaquer par une portion facile, j’y ai repéré de bonnes prises pour les pieds, pour les mains on verra bien. Je glisse un piolet derrière mon sac à dos, je remonte à présent tout en traversant. Je trouve de fines prises, tout se passe pour le mieux, c’est avec les mains que j’avance, le piolet est plutôt gênant, il ne me sert à rien ! Le Dry tooling ça sera pour une prochaine fois. Une petite traversée, je trouve de bonnes prises pour les pieds et je rejoins Jeff.

 

Il repart, il a deux choix, soit de partir dans la goulotte de gauche, soit de rester sur la neige à droite, et il file à droite. Progression rapide au début, dans une neige toujours aussi fine. Il ralentit. Je le vois gratonner la roche, oui en fait, la belle portion en neige, s’avère en fait, une belle dalle recouverte d’une fine pellicule de neige. Jeff progresse lentement, il est entre 25 et 30 m au-dessus de moi, et pas un point, entre nous, chute interdit. Je stresse, je regarde le relai, qui me parait bien frêle, une seule plaquette, la seconde a été abimée par une chute de pierre, et là-haut, Jeff qui lutte avec les éléments. J’imagine déjà le relai exploser en cas de chute, je calcule mentalement le facteur de chute… bien supérieur à toutes les normes permettant de tenir.

Jeff me lance « tu restes concentré ! », comme s’il y avait besoin de me le préciser, j’ai le cœur qui bat à fond, je vois ses piolets riper sur la roche, cherchant vainement une hypothétique prise. L fléchit, pour mettre son poids sur le bon appui. J’aspire à ce qu’il mette un point, mais je ne dis rien, je sais qu’il sait, qu’il sait qu’il n’a pas droit à l’erreur. Centimètre après centimètre, il grimpe, et pause une sangle sur un grand béquet, ouf, puis il poursuit à gauche, c’est plus facile, il est sorti. Je souffle, j’imagine que plus hait, il souffle aussi. C’est mon tour, je vais tenter le passage à gauche, ça ne peut pas être plus dur qu’à droite. Je rejoins la gorge, un peu de glace, mais qui cramponne bien, je passe un poil sur les rochers, il faut alors aller chercher le point à droite, je rejoins le relai. Quelle longueur !

Nous progressons ensuite sur un terrain plus facile, Jeff me fait passer devant pour rejoindre le pied d’une partie plus raide. La glace est pure, difficile à cramponner, je gravi une dizaine de mètres en glace, plante une broche (en trois coups, les deux premiers, je me suis retrouvé dans la roche et j’ai bien désaffuté la broche !) puis il faut aller chercher le relai, à droite, avec plein de neige sur les prises… invisibles. Je réussi à planter mon piolet gauche, je cherche alors une prise pour mon pied droit. Hésitation. Le pas est large. Je cherche une prise pour le piolet droit, rien, le rocher est fuyant. Non prisu. Je fais plusieurs tentatives, hésitant à basculer mon corps de la gauche vers la droite, de prises assurées, vers un inconnu. Je finis par réussir à poser le crampon droit, et bascule mon corps. Je suis passé. Je remonte la courte pente de neige pulvérulante et chope le relai. Jeff me rejoint.

 

le relai suivant est spectaculaire, la goulotte se redresse à 80° ! Jeff part, il est sûr de lui, brochant tous les 7-8 mètres. La longueur de 60 mètres est avalée, je ne le vois plus, le relai est bien loin. C’est mon tour. Je m’applique, la glace est bien dure, et je cherche à mettre mes ancrages dans ceux de Jeff. Viser la neige, éviter la glace, éviter la roche sous-jacente. Parfois le piolet fait dong, il rebondit sur la glace, sensation bizarre, désagréable.

Mais je progresse, c’est raide, mais on parvient à trouver des ancrages solides.

Je rejoins Jeff.

La longueur suivante, va nécessiter d’être fin, très fin. Il ya une fine pellicule de glace sur du rocher parfois apparent. Qui avait annoncé que ça n’était pas en condition.

Jeff part, je scrute chacun de ses mouvements. Il progresse lentement mais surement. Brochant régulièrement. Il danse sur la glace, m’envoyant au passage de grosses pavaces dans la tronche. C’est de la dance, mais ça reste quand même un bon grand sport de bourrin. Je passe mon temps à me recroqueviller afin d’éviter les multiples projectiles qu’il m’envoie. Après un long moment, il m’annonce qu’il est au relai. Je pars. « Il va falloir être fin » Voilà la phrase que je me répête dès le départ. J’essaie de trouver les ancrages de Jeff, la glace casse à chaque coup de piolet, j’aurais sans doute du affuter mes outils avant de me lancer dans cette grande aventure. Voilà la première sangle, puis la première broche, je tétanise les mollets, le temps de l’enlever. Grimper me fait du bien, ne pas rester sur place ce qui tétanise les muscles. Il faut rester concentré. Les ancrages ont peu profond, il faut trouver le bon emplacement pour placer chaque membre. 2ème broche, nouvelle tétanisation, enlever la dégaine, retirer la broche, remettre la dégaine, et la ranger sur le baudrier. L’opération n’est pas hyper longue, mais suffit à mon malheur. Je repars, visant les maigres traces laissées par Jeff. Et tout à coup, c’est le drame, mes lunettes deviennent intégralement remplies de buées. Je ne vois plus rien. En plein passage technique. Déjà que c’était compliqué avec deux yeux en bon état. Je me retrouve en semi nocturne. Je fais pars à Jeff de mon désarroi. Je plante mon piolet n’importe où, mais n’importe où, statistiquement, il ya de forte chance pour que ça n’ancre pas. Et ça n’ancre pas. Je finis par trouver un ancrage et progresser, mais c’est la galère. Dès que je me retrouve un peu stable, j’enlève mes lunettes et les glisse dans ma poche… Mieux, bien mieux. Je me remets à ancrer aux bons endroits. Jeff n’est plus très loin,

 

Je récupère une dernière dégaine, je me fais une petite traversée pleine de neige et le rejoins au relai.

Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul

Il m’annonce, « on va redescendre » Il ne reste que 2 longueurs.  Une en traversée facile (enfin qui parait facile) puis une fine goulotte, qui de loin ne parait pas tellement en condition. De toute façon, ça me va, je suis content d’être monté jusque-là. La dernière longueur m’a usée, physiquement et mentalement, j’avoue que je suis content de redescendre.

On ne traine pas, en position rappel et c’est parti… c’est long, 9 rappels environ. Où l’on repasse par les endroits techniques gravis il y a peu. Les deux dernières goulottes à 80°, le passage àoù Jeff s’est retrouvé sur la roche, les pentes de neige, et la goulotte du bas. Petit coup de stress, on voit qu’une avalanche a balayé le bas du couloir, pourvu que l’on retrouve notre matos… J’avais fait le dépôt en amont de la base u couloir, bingo, elle est passée bien en dessous.

Dernier rappel, dans l’étroit couloir. En bout de corde, rien, pas de Jeff. Est-il descendu ou l’ai-je dépassé en descendant trop vite. J’opte pour la première hypothèse. Je me vache au bout de la corde a rappelé et je descends. En bas de la goulotte, je vois que Jeff est déjà aux skis. Je redescends la pente à 55°, je passe la rimaye facile puis rejoins facilement les skis.

 

On quitte les chaussures d’alpi pour les chaussures de ski, et on file dans la vallée blanche. A la poursuite du soleil qui ne se laisse pas facilement approcher. On finit par filer jusqu’au lieu du peautage, dans une neige correcte ! Et on voit que c’est jouable de choper la benne, donc on ne fait qu’une petite pause, et c’est à fond pour remonter vers Torino.

Je pars devant, Jeff dans mes skis, les sacs bien lourds. Il faut arquer si on veut avoir la benne. J’ai beau arquer, je me rends compte qu’il va nous manquer 10 minutes un quart d’heure.

Il fait super beau, on aurait pu faire de superbes photos dans ce soleil d’automne… Mais non, on est à fond et on file. A droite, deux alpinistes de retour de course.

On arrive au replat, sous le téléphérique, je vois les agents qui appellent leurs clients. On s’organise, quand on arrive au refuge, Jeff file payer, tandis que je bondirais dans le couloir afin de demander à ce qu’ils nous attendent. On ira alors chercher le matos laissé au refuge. Jeff m’a passé, il arrive au refuge. Quand je le rejoins, il m’annonce que la porte est fermée… la loose. 16 h 20, c’est tôt ! On a 10 minutes de retard.

Direction le bar, pour une pause coca. Avant une petite sieste et un bon repas fort sympathique avec un guide du Mercantour.

Le lendemain, réveil à 7 h 30, il fait déguelasse, comme annoncé par la météo. Quand on sort du refuge, c’est la tempête de neige. Plein vent, pleine neige. Et si la benne ne tournait pas…

On déjeune tranquillement puis on range le matos. A 8 h 30, on se présente à la porte, elle est fermée. Ça sent la loose. On revient au refuge et on annonce aux autres cordées le problème. Tout le monde est dans l’attente, personne n’a envie de rester la perché dans le brouillard, que le mauvais temps cesse. Une autre cordée tente sa chance. C’est ouvert. On file dans le couloir, puis l’ascenseur rejoindre la benne. Qui nous ramène au plancher des vaches, où il pleut ! Forcement !

Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
Alpinisme : Goulotte Gabarrou Albinoni - Mont Blanc du Tacul
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