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Alpinisme - Tête Blanche 3429 m (Mont blanc)

Publié le par Apoutsiak

 

Course familiale de l'année avec Sandrine, Agathe Marie et Louis.

 

 

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Vidéo

 

 

 

 

 

 

Topo

 

Au Tour : télécabine de la Balme

Télésiège du Charamillon

 

Emprunter le sentier qui longe le Bec du Picheu à flanc et suivre le sentier qui rejoint la morraine du glacier du Tour puis le refuge Albert 1er (2782 m)

 

Du refuge (départ derrière le refuge)

Remonter de quelques dizaines de mètres puis suivre les cairns à flanc qui mènent au glacier (repérage la veille bienvenue !)

Du glacier, contourner le Signal reilly par le Nord puis suivre l'itinéraire du col du Tour, contourner le point 3238 m par le Nord  et poursuivre en direction de Tête Blanche , quelques rochers faciles terminent l'ascension.

 

Fichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX

 

 

 

 

 

Récit


Premier jour de vacances pour tout le monde et après la route nous voilà au Tour pour un pique nique improvisé !Tout le monde dans les oeufs puis sur le télésiège de la Balme où un vent frais nous accueille. Bilan, nous démarrons dans la foulée ! Agathe et Louis filent devant, tandis que j'aide Marie qui a toujours un peu peur du vide en début de séjour (il faudra la voir 15 jours plus tard dans la Via Ferrata du Plateau d'Assy ... sans les mains sur les passerelles )

Première pause à hauteur du glacier, les photographes en herbe mitraillent, la maman se repose, tandis que le père (ci présent) décrit les sommets cols et glaciers à un auditoire peu attentif !

Nous repartons pour rejoindre la morraine du glacier (que j'avais remonté plusieurs fois avec Thib depuis le bas, mais c'est une autre époque) Petit gout de mou sur la morraine (classique) avant de rejoindre le refuge albert 1er !

 

Tandis que ma progéniture se prélasse, je file pour une reconnaissance où je rencontre un alpiniste de Montbeliard (dont j'ai oublié le prénom, toutes mes excuses) qui reconnait ma voix et me dit qu'il m'a vu sur internet... Enfin, la reconnaissance du public ! Mieux vaut tard que jamais !

Nous faisons une petite reconnaissance de l'itinéraire pour rejoindre le glacier  tout en papotant alpinisme, on ne se refait pas !

 

De retour au refuge, je retrouve mon groupe à la sieste, nous attendons le repas avec impatience !

 

Le repas fut excellent, et Louis est embauché pour la vaisselle ( c'est lui qui s'est proposé !) Ce fut la mascotte du refuge d'un soir, bon souvenir pour tout le monde.

 

 


Coucher de soleil en papotant avec un guide.

Après c'est les Dents et au lit avec le fameux débat classique avec ou sans fenêtre ouverte ? Favorable à une solution de compromis, et grand diplomate dans l'âme , je propose fenêtre entrouverte, mais un Belliqueux habitant de la perfide Albion obtient gain de cause, fenêtre ouverte avec le froid et surtout le bruit de la cascade dans mes oreilles, j'ai la chance d'avoir la couchette à coté de la fenêtre ! ( l'Anglais a lui des boules quies achetées au refuge, je l'ai vu !)

Bilan, je vais rejoindre les miens, de l'autre coté du dortoir, où on n'y dort serré, mais loin du bruit !

 

5 heures, réveil, Départ 5 h 45, Nous filons sur les rocher qui permettent de gagner le glacier. Corde baudrier crampons piolet, je me tape d'équiper toute la troupe et c'est assez long, nous partons, avec une autre cordée , c'est un peu le souk : dépassement raté, sans animosité. Ca grimpe, tout le monde suit. Le Chardonnet nous surplombe, la Verte nous fait des clins d'yeux. Petite pause sur les rocher en face du départ du couloir de la Table, au loin une cordée se lance dans ce qui reste de couloir ? (peut être est ce pour l'arête de la Table ...)

 

Nous poursuivons, quelques plaintes parviennent au premier de cordée qui tel  un guichetier borné ne tient compte de rien, ni des douleurs du métatarse de Marie, ni des ampoules d'Agathe ou de Louis !  Nouvelle pause  réparation d'ampoule, ah, le guichetier tient enfin compte de ses clients ! Nous repartons pour la partie finale, un peu de rocher pour finir, je mets un point d'honneur à aller jusqu'au sommet (un poil scabreux) sous le regard noir de ma douce colombe qui désaprouve ce choix tactique.

Je fais le cake en me dressant debout sur le rocher du sommet (faux bien leur montrer qui c'est le chef) Et hop on repart pour la descente.

Marie qui se souciait de sa capacité à faire le chemin inverse trotte sans probleme, la peur du vide est partie ! Nous opérons une nouvelle pause au pied du couloir de la table. La suite c'est une rapide descente pour sortir du glacier, ensuite ça galope jusqu'au refuge !

Salade (en fait taboulet) et reblochonade, gavage integral ! accompagné de sodas pétillants (à défaut de champagne), et oui, les enfants ont battus leur record avec 3429 m (ça ça a de l'importance pour Louis, mais les filles s'en foutent un peu ...)

Et nous quittons Albert 1er pour une descente vers le  col de Balme, interrompue par deux marmottes qui virvoltent dans les talus escarpés. Voilà ce qui manquait pour une sortie réussie !

 

Photos

 

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Départ du village du Tour

 

P1020587Cairn (construit par Agathe et Louis...)

 

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Pour monter à albert 1er c'est pas compliqué !

 

 

P1020596Rencontre avec le glacier du Tour - la pause !

 

P1020598Au détour du sentier

 

P1020603Repérage en direction du glacier... suivre les cairns !

 

P1020613Le glacier du Tour

 

P1020624La Verte (ma verte ?)

 

P1020625Le Chardonnet

 

P1020637Départ, sur le glacier

 

P1020640La verte joue à cache cache...

 

P1020653Sous le sommet

 

P1020665Sommet

 

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P1020681Pause à la descente

 

 

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Couloir de la Brèche  des Aiguilels du Tour - attention sortie difficile...

 

P1020693Sortie du glacier

 

P1020708Ecolde de glace sur le glacier du Tour !

15 Jours dans la Vallée de Chamonix été 2011

 

Alpinisme

 

Tête Blanche 3429 m depuis Albert 1er

 

Mont Blanc 4810 m à la journée depuis le nid d'Aigle

 

Traversée des Aiguilles Crochues

 

 

Escalade

 

Via Corda alpina des Mottets - sur les sentes des Chamois

 

 

 

Randonnée

 

Balcon Nord : L'index - lac blanc - col des Montets

 

Enorme Balcon sud : La para - les glaciers - le Plan de l'Aiguille - Signal Forbes - Montenvers 

 

 Sur les traces des dinosaures d'Emosson

 

 

 

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Alpinisme - Mont Blanc - Arête des Bosses à la journée !

Publié le par Apoutsiak

 

 

Je n'étais pas certain d'être capable de tenir la distance

le temps était annoncé beau, et la petite famille en vacances aux Houches avait besoin de repos ! Donc tentative sur le Mont Blanc à la journée en passant par le Gouter.

 

Vidéo


 

Topo :

 

Téléphérique de Bellevue aux Houches

TMB (train du Mont Blanc Nid d'Aigle 2372 m

 

Du Nid d'Aigle poursuivre pendant 200 m en direction du refuge du Nid d'Aigle puis prendre le sentier au Nord-Est qui longe les Rognes et passe à proximité de la barrquaque forrestière des Rognes

De là Sud Est sur l'éperon qui descend de Tête Rousse 3187 m (passage au refuge facultatif)

Traverser le glacier de Tête Rousse et rejoindre le Grand Couloir que l'on traverse la suite c'est le long de l'éperon qui borde au Sud le grand Couloir pour rejoindre le refuge du Gouter (3817 m) (cables)

Tirer au Sud sur l'arête de l'Aiguille du Gouter et remonter les pentes du Dôme du Gouter

Passer sur l'épaule Nord du Gouter et rejoindre le col des Dômes puis le bivouac Vallot (4362 m)

De là remonter l'arête des Bosses , passer le long de l'éperon de la Tournette et rejoindre le sommet 4810 m

 

Note : on est souvent à l'abrit coté Italien !

 

Voir également ici pour le topo

 

Fichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX

 

 

 

 

Récit

 

Tout débute comme souvent par une mauvaise nuit, vais je supporter l'altitude? y aura t'il de sournoises crevasses ? le grand couloir sera t'il en bonne condition, une chute de pierre est si vite arrivée...  Je calcule et recalcule le timing serré : 2 h Tête Rousse, 2 h le Gouter, 2 h vallot, 2 h le sommet maxi, ça fait 8 heures de montée, pour la descente, je n'ose pas calculer... mais ça devrait passer...

ainsi je me lève tôt pour glandouiller et partir vers 7 h 30 de l'appart en direction du téléphérique de Bellevue. Être dans la première benne voilà mon objectif ! Ca fonctionne, la benne est pleine d'alpiniste

dont le but est le Gouter (puis le Mont Blanc). en haut de Bellevue  ça passe, j'ai le premier train qui nous déverse vers 8 h 25 au Nid d'Aigle !

 

En 1 minute je suis parti, pour une longue ascension ( 8 h 26) . Il y a beaucoup de vent au sommet, avec des nuages qui persistent sur le dôme et le Mont blanc. C'est pas gagné, et dans le doute, ça m'arrangerait presque, je serais tôt à la maison... Un but au Dôme serait honorable.

Je monte à environ 600 m /h parfois un peu moins, devant un gars me largue tout doucement ... derrière c'est la meute des alpinistes, mais ils sont déjà loin ! Je croise un premier bouquetin...

Je me fourvois dans le replat au niveau de la barraque forrestière des Rognes et retrouve la trace. Je croise alors les premiers alpinistes à la descente, la mine déconfite,  sans doute des butteurs , la météo semble compliquée sur le Dôme du Gouter... On verra bien !

Je parviens au niveau de Tête Rousse où je m'occtroie une première pause, pour mettre les crampons. Il est 9 h 50 ! Et je repars, je traverse le glacier de Tête Rousse , tout équipé d'instruments pour éviter la formation de la poche d'eau !

Je quitte ce monde de technologie pour les affres du Grand couloir, ou "couloir de la mort"... Stress... Je  croise une cordée dont le guide a fait enlever aux clients leur crampons, et qui, sur la neige gelée montrent bien des difficiltés à descendre le glacier !

Je traverse le Grand couloir en crampon  avant de les enlever puis c'est la longue remontée vers le goûter ! Il y a à présent des cordées à croiser et parfois à dépasser ! je poursuis mon ascension, je sais que le plus dur ça sera au dessus de 4000 !

je me trompe à un moment sur l'éperon, en prenant trop sur celui ci et non à gauche ce qui me vaut un petit passage d'escalade non prévu dans le topo ! Faudra faire gaffe à la descente !

Ca poursuit, je dépasse des cordées hyper lentes ce qui me fait souvenir de ma première ascension en 1992 avec Mathieu et Sandrine, mon experience bien moindre, nous avencions nous aussi à 2 à l'heure avec la crainte de nous faire refuser du refuge ! Mathieu avait même parlé de Bivouac !

Bref , je file, j'essaie de croiser et de dépsser sans gener, me voilà au gouter  il est 11 h 20 environ, j'ai encore la pêche et le temps est en train de tourner au beau. Il y a du vent sur la terrasse, je décide d'entrer dans le refuge pour me reposer et manger un petit peu !

A peine mon sac ouvert et une barre dans la bouche un gardien m'interpelle en Français puis en Anglais pour me signaler que je ne dois pas entrer avec mon piolet et mes crampons , moi, la bouche pleine, je lui barragouine que je ne fais que passer, (en gros ça fait bruch mulluch pacchhééch) Il comprends (il a l'habitude de parler toute les langues !), je m'excuse et peux finir mon festin !

 

15 minutes plus tard, c'est reparti, crampons aux pieds,je passe devant le bivouac interdit (mais toujours utilisé !) le futur refuge du gouter, je suis un poil dessus, les travaux ne sont pas hyper avancés !) et retrouve la civilisation avec le groupe électrogène et l'odeur de bricolage à proximité de celui ci !

 

devant moi un autre solitaire m'ouvre la route, il n' y a plus beaucoup de cordée sur la montagne ! Lentement je rattrappe l'autre alpinist et le dépasse, le rythme est beaucoup plus lent à présent : 300 - 400 m /h, pas une grosse surprise pour moi, au dessus de 4000 m je sais qu'on ne fait plus de 600 m / h !

Ca grimpe doucement, j'évite soigneusement les zones plus crevassées ! voilà l'épaule du Dôme , le col des Dômes , dire que j'ai bivouaqué là en 2005... et Vallot

 

J'attaque les bosses dans la foulée sans rentrer dans Vallot, tout se passe bien, je passe la Grande bosse puis la Petite, c'est toujours aussi beau ! je laisse un baton après la bosse pour finir avec le piolet ! Ca remonte. Par étourderie, mon deuxième baton glisse dans la face nord et par chance s'arrête 10 mètres plus bas ! Je décide de descendre le chercher, de quoi tester mes crampons light et mon piolet light ! Ca passe, je récupère mon précieux bâton et remonte ! (ça fait un peu de dénivelé en plus dès fois qu'il en manque !)

Je reprends ma route, la sangle du bâton sur le bras !

Je croise une dernière cordée qui m'annonce que je serais seul au sommet

Je passe à proximité de l'éperon de la Tournette ou le Malabar princesse est venu s'abîmer, dernier raidillon, dernière arête, lonnnngue et voilà le sommet ! Yes ! Il est 15 h 05

Je profite du sommet, seul ,  il y a des nuages, mais le temps n'est pas menaçant. Un choucas virevolte dans le vent.

J'envoie un SMS à Sandrine en écrivant 7 (et oui c'est mon 7ème Mont Blanc), à sa réception, il parrait qu'elle n'a pas compris tout de suite !)

ca va être cahud pour avoir le dernier train... Je file , rejoin vallot puis le col des Dômes et sa longue remontée vers l'épaule du Dôme. Puis descente du Dôme pour rejoindre le gouter, bon , à priori, je n'aurais pas le téléphérique, pour le train c'est peut être jouable...

 

Descente du gouter, je dépsse pas mal de cordée en perdition, je me perds trop à gauche dans la descente (à l'inverse de la montée) rocher pourri, désagréable (bêtement : en suivant une cordée) Je file, je surveille le grand couloir qui n'a pas l'air de trop dégueuler (2 grosses chutes de pierre seulement durant ma descente ) Je traverse, à fond mais pas trop, il faut rester concentrer, pas de probleme. Je file dans l'abribus en face du Nid d'Aigle. Pause, j'ai loupé le train , c'est sûr ! le soleil commence à descendre, c'est beau, je grignotte et me déshabille avant de repartir, ça va être long la descente jusqu'aux houches !

Je descends, et me rends compte que je vais à peine plus vite qu'à la montée (voir pas !) je croise des alpinistes en retard (rares) et des alpinisets pas pressés, ils montent au Mont Blanc en bivouaquant à 200 m du Nid d'Aigle (il leur faudra sans doute 4 jours pour atteindre la cîme. Je rejoins le Nid d'Aigle avec 50 minutes de retard pour le train, et suis les rails, croise un dernier bouquetin.. Il me semblait qu'il y avait u sentier le long du TMB, en fait on ne trouve que du ballast ! et c'est dûr pour les pieds. C'est long, voilà bellevue, je file par les chmins VTT que je connais, j'arrive en haut des Houches à 21 h 45, appelle Sandrine pour qu'elle vienne me chercher, à 22 h je suis dans mon bain, quelle journée !

 

Photos



 

 

 

 

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Bionnassay vu de l'aiguille du Goûter

 

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Les Bosses

 

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Les Bosses et le Mont Blanc

 

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Heureux au sommet

 

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Le Maudit

 

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Mon piolet (light) Corsa Nanotech

 

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Le Maudit et l'Aiguille du Midi

 

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Les Bosses et le Dôme du Gouter

 

 

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Les Bosses et le Dôme

 

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Cordées sur les Bosses

 

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Le refuge de Tête Rousse et l'Aiguille de Bionnassay au retour

 

15 Jours dans la Vallée de Chamonix été 2011

 

Alpinisme

 

Tête Blanche 3429 m depuis Albert 1er

 

Mont Blanc 4810 m à la journée depuis le nid d'Aigle

 

Traversée des Aiguilles Crochues

 

 

Escalade

 

Via Corda alpina des Mottets - sur les sentes des Chamois

 

 

 

Randonnée

 

Balcon Nord : L'index - lac blanc - col des Montets

 

Enorme Balcon sud : La para - les glaciers - le Plan de l'Aiguille - Signal Forbes - Montenvers 

 

 Sur les traces des dinosaures d'Emosson

 

 

 

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3 Belles courses du Printemps

Publié le par Apoutsiak


 

 

Rimpfischhorn

ski de randonnée

 

 

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voici le diaporama photo

 

 


 

 

 

Alphubel

Ski de randonnée

 

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Ski de r a ndonnée : Alphubel 4206 m 

 

  le diaporama photo

 

 

 

 


 

Domes de Miage - arête Mettrier

alpinisme

 

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Arête Mettrier Dômes de Miage - descente par Armancette !


diaporama !


MAGNIFIQUE course !

 

 

 

Le tout sur 5 jours !

 

  Vidéo de l'arête Mettrier aux Dômes de Miage


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Alpinisme : Arête Mettrier Dômes de Miage 3674 m

Publié le par Apoutsiak

Extrait du guide Vallot de 1947

 

".... La pente se redresse de plus en plus, jusqu'à une extrême raideur en haut. La fin est très délicate, si l'arête faitière était pourvue de corniche la situation deviendrait scabreuse."

 


 

 

 

Topo :

Montée au refuge de Plan Glacier 2690 m
Du parking de la Gruvaz 1090 m traverser le torrent et remonter la piste 4X4 qui permet de rejoindre les Chalets de Miage 1559 m ( la piste passe par Maison Neuve et à proximité du chalet du Truc . traverser les paturages de Miage (1586 m) attention, sente parfois peu visible. Remonter jusqu'à la cascade de droite et suivre le sentier "morainique" qui vers 2000 m traverse un couloir et rejoint une seconde moraine. Sur le haut (2550 m 2600 m virer à droite pour atteindre une petit moraine qui permet par une traversée expo de gagner le refuge de Plan Glacier 2680 m

Dômes de Miage arête Mettrier variante Lenoir
Descendre dré dans le pentu (névé) sous le refuge pour rejoindre Plan Glacier et le plateau du glacier de Miage (2530 m ), que l'on traverse en direction du bas du couloir Lenoir.
Remonter le couloir  Lenoir (45° env) et passer la Rimaye.
Le couloir rejoint l'arête Mettrier proprement dite. Elle se remonte au mieux sur son fil, parfois à droite, parfois à gauche ... A vous de choisir le meilleur chemin . Attention rocher parfois délité. La pente se redresse dans le final pour atteindre 50°C Le passage de corniche peut s'avérer délicat.
De là le sommet oriental s'atteint par l'arête (versant Tré la tête : Corniche) 3673 m.

Traversée des arêtes
Revenir au col des Dômes 3564 m puis traverser les 3 Dômes 3633 m - 3666 m et  3670 m .

Descente par le glacier d'Armancette
Du dernier Dôme rejoindre le col de la Bérangère, puis traverser le glacier d'Armancette en direction de la barre en face rive droite, (crevasses) longer la base de l'éperon et rester à flanc pour partir au Nord en direction de la pointe de Covagnet. prendre le vallon au Sud de la pointe de Covagnet (direction Ouest) , rejoindre le lac d'Armancette 1673 m puis les Contamines (La Frasse) par le GR Tour du Mont Blanc

Récit

Ce matin là, je me réveille tranquillou à 8 heures, pour partir pour les Contamines, je passe à Cham prendre un chausson aux pommes à la boulangerie Riberou de Cham, et là, c'est le drame ! pas de chausson aux pommes ce jour ! Je devrait me contenter d'un croissant. Fut ce un signe ?

Deuxième étape à la supérette de la sortie de Cham pour acheter de l'Isostar et une grosse demi heure plus tard, je suis à la Gruvaz. Je me prépare tranquillement, économisant les vivre de course et la bouffe au maximum... grace erreur que je devrais regretter !
9 heures, je suis en piste sur le chemin de 4X4, sous les hurlements des tronçonneuses et les grincements des sapins à l'agonie. Les engins de débardage vrombissent, pour le calme des alpages on repassera, on regretterai presque le casque antibruit !
Je m'éloigne la douce odeur du sapin coupé en progressant vers le haut. L'altimètre indique 500 - 600 m / h, tout va bien ! Voilà déjà les chalets des Miage et l'imposante arête mettrier est déjà en vue... mais loin ! Comme la première fois lors de ma montée à Durier pour la traversée de l'aiguille de bionnassay, je me plante sur le plateau des chalets de Miage, je retrouve la trace au GPS assez rapidement et suit fidèlement la sente, j'ai un sale souvenir  de mes pérégrination au milieu des Vernes avec Laurent !
courte pause à la cascade, j'hésite même à prendre une douche pour épater la caméra, on ne se refait pas !  Je repars sur cette longue moraine, et décide de m'arrêter vers midi à minimum 2200 m !

Ça grimpe, quelques marmottes me font le spectacle, ça fait du bien , question moraine , c'est monotone. L'arête mettrier et la face Nord des Dômes sont pesants, serais je à la hauteur de la trace, il va falloir sans doute tracer et du bas ça parait difficile. Je me souviens des conquérants de l'inutile, je ne sais plus si c'est lachenal ou Terray qui disait : Une face, de loin, ça parait impossible, du pied, ça parrait facile et dedans , c'est toujours dur (ou à peu prêt ça)

Je traverser un grand névé, je suis le premier à passer depuis un certain temps, il n'y a pas de trace récente. Deuxième moraine et pause casse croûte aux Oméga 3, spécial dédicace à Jean-Louis neiss mon kiné préféré, grand combattant  des tendinites (bon, pour la guerre contre les tendinites, c'est un peu comme dans la guerre de 100 ans, il y en a deux et ça dure longtemps...) Repas léger, de toute façon, ce soir, je fais une orgie, le gardien m'a confirmé qu'il montait et j'ai pris la demi pension.
La montée continue, le sentier est bon, il y a de plus en plus de neige, je trace un peu par endroit.
sous le refuge, il y a beaucoup de neige , soupe, j'essaie de tracer sans mouiller mes groles ! pas aisé quand on s'enfonce jusqu'aux genoux ! je rejoins la dernière morraine avant le refuge (enneigée elle aussi) puis une dernière traversée en neige permet d'acceder au refuge plaquer contre la paroi rocheuse.
Je pénetre dans l'antre et étale mon barda avant de trouver un bon bouquin sur le dopage dans le cyclisme de Philippe Gaumont ( pour la petite histoire, j'ai monté Crimes et chatiment de Dostroïevski qui me suit depuis le début de la semaine, mais je n'ai du en lire qu'une 30aine de page depuis le début de la semaine ... Il m'a suivi sur le Rimpfischhorn et l'Alphubel ....).

J'entends l'arrivée de deux alpinistes.  Nous nous saluons et ils m'annoncent que le gardien ne vient pas ! Ouh la looose ! Pas de bouffe et je n'ai rien amené ! Il les a appelé alors qu'ils étaient à mis chemin pour leur annoncé qu'il ne montait pas ! Pas coool. Et moi qui au départ l'avait appelé juste pour savoir s'il y avait du gaz et l'accès à l'eau au refuge ! sachant qu'il montait , j'ai voulu lui (et me) faire plaisir en prenant la demi pension !
nous faisons l'inventaire de la bouffe sur place : un maigre bout de fromage, du lait en poudre, quelques sachets de thé et du beurre sans doute rance !
C'est pas aujourd'hui qu'on va faire bombance.
Nous nous  organisons. et papotons (des histoires de montagne étonnant non ?)
Le repas du soir arrive, nous partageons nos victuailles à 3 (je n'en ai pas beaucoup mais bon) Finalement , le beurre est correct (il fait 6°C dans le refuge donc il est relativement bien conservé !)
et c'est le ventre pas complètement plein que nous nous couchons !
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2 h 30 le lendemain ,Christian est déjà debout, j'émerge lentement . Nous déjeunons et bous préparons. Je pars devant pour la descente vers le glacier. La neige est croutée et on s'enfonce allègrement. Nous nous regroupons sur les moraines pour éviter de nous envoyer des pierres. Sur le glacier , je largue mes deux acolytes, ils auront bien le temps de me rattraper !  J'arrive au pied de la face et du couloir de la variante Lenoir.  Je sors mon deuxième piolet et c'est parti. Je commence à  penser que je vais tout tracer , ça va être dur, d'autant que les premiers pas dans le bas du couloir me laissent plein d'incertitude : neige croûtée sur fond inconsistant, on s'enfonce parfois profondément !
Je parviens sous la rimaye, je fais une pause ravitaillement.  Christian et Patricia me rattrapent, Christian me propose de passer devant, ainsi que de m'encorder pour passer la rimaye ! J'accepte, le passage de rimaye se passe sans problème, je me décorde ensuite et Christian continue de tracer, d'un bon pas pour moi, c'est sûr que derrière , c'est grand confort. Je profite de ma position et me dis que le solo, c'est pas vraiment ça, mais c'est tellement agréable. je redoute un peu le moment où je vais me retrouver devant.
Je propose à Christian du bout des lèvres de le relayer, mais il poursuit... Tant mieux.
Nous trouvons l'arête Mettrier après le couloir. Il y a quelques passages rocheux jamais très difficile mais souvent le rocher est pourri, donc méfiance. Nous opérons une pause ravitaillement. Je m'assois sur l'arête, les deux pieds dans le vide face à la vallée ! "On n'est pas bien là ?" .
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On repart et c'est Patricia qui demande rapido une pause elle fait de la tachycardie. Flûte. Patiemment elle essaie d'autoréguler le problème ! Nous finissons par repartir, mais ça n'est plus la grande forme du couloir Lenoir ! Christan est toujours devant.  Je reste derrière. Nouvelle pause santé ! Je décide de passer devant pour tracer un peu . Christiian envisage d'appeler l'hélico, mais Patricia me semble bien motivée pour aller jusqu'en haut !
Je poursuis seul en les surveillants du coin de l'oeil, assez rapidement, je m'aperçois qu'ils sont repartis.
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Il y a beaucoup de neige à présent , le soleil fini par se lever sur l'arête superbe, j'opère une pause lunette et repars. La pente se redresse, j'essaie de choisir les meilleurs passages (en neige) malheureusement dans du mixte une maladresse laisse filer une pierre, heureusement mes successeurs ne sont pas dans l'axe du caillou et je continue.
Je vois que je suis à hauteur du col des Dômes, il ne doit pas rester grand chose ... une centaine de mètres grand maximum ! C'est raide, mais la neige est bonne, le souffle un peu court !  J'essaie de faire 20 pas sans pause, mais je ne parviens qu'à en faire entre 10 et 15 !  Je profite des derniers mètres, pente à 50°, en neige. J'arrive à la corniche que je défonce maladroitement. Ca passe ! Grande joie à la sortie de l'arête. Je pause mon sac et file vers le sommet Oriental  que j'atteints rapido avant de redescendre !
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J'attends Patricia et Christian à la sortie de l'arête. Ils sont heureux, ça se voit, et content que je les aie attendu ! Nous ferons route commune pour la suite.

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Après la pause, nous partons vers les Dômes.  Je suis devant, à chaque Dôme, je fais une pause  photo et film alors en attendant que Patricia et Christian arrive. La pêche est là bien agréable.
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Vue magnifique !
Dernier Dôme, nous nous encordons pour la descente sur Armancette (sans repasser par la Bérangère et les Conscrits ) Neige croûtée, dur d'avancer, mais on y arrive. Je pilote Christian de loin, connaissant bien l'itinéraire !
Christian et moi aurons droit à notre trou... sans panique, nous en sortons.  Après le glacier d'Armancette longue pause déshabillage avant une ramasse délicate dans la neige humide... et profonde ! beurk !Nous nous séparons une fois sous la pointe de Covagnet, signe de la fin des difficultés d'Orientation.

Enfin, la neige est terminée vers 2300 m je trouve quelques vagues cairns et une sente, que je finis par perdre. Je croise un troupeau de bouquetins mâles peu farouches, et voit au loin un sentier bien marqué. Je file dans sa direction. Il est raide et descend sur le lac d'Armancette où des milliers de têtard ont éclos, impressionnant !
On rejoint alors un bon gros sentier  puis une piste qui ramène à la Frasse puis les Contamines. Un coup de stop à la première seconde de stop me ramène au pied de la Gruvaz et je remonte à pied au parking

Une magnifique journée
Une magnifique rencontre
Une magnifique Course

Je crois que j'ai laissé mon âme sur l'arête Mettrier !



Photo
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Partie Rocheuse de l'arête Mettrier

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l'Aiguille de Bionnassay

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Vue du haut ( en face col et arête du Tricot)

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Lever de soleil

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Vue du haut ... C'est plus raide !

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Sortie

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Patricia avant la corniche

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Patricia et Christian sur les Dômes

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Les Dômes de Miage - traversée

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Devant la magistrale aiguilel de Bionnassay et le Mont Blanc

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L'Aiguille de Bionnassay

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Traversée des arêtes

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Descente sur le glacier d'Amancette

P1020459Au dessus du col de la Bérangère
Et pour finir : extraits du guide Vallot :
la Chaine du mont Blanc I Mont Blanc tré la tête
édition Arthaud
par le Groupe de Haute montagne L. DEvies - P. Henry - J. Lagarde
Janvier 1947

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Version musicale de la vidéo :

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