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But à l'Aiguille du Jardin et à la Grande Rocheuse

Publié le par Apoutsiak

Deux sommets peu connus, mais en fait ce sont deux 4000 un peu techniques des alpes (4035 m et 4102 m) . L'idée était de montée au Couvercle puis de gagner le Col Armand Charlet par le couloir du col (un couloir parallèle au Whymper à la Verte. De là, à droite pour l'aiguille du jardin, puis retour au col pour gagner à gauche, la Grande Rocheuse.

Puis ç'aurait été rappel puis Aiguille Verte et retour par le Whymper

ou

descente directe dans le Whymper

ou

descente par le col Armand Charlet le couloir

Mais rien ne s'est passé comme prévu

But à l'Aiguille du Jardin et à la Grande Rocheuse

Topo

Accès au refuge du Couvercle

Depuis le Montenvers.

Prendre le sentier qui mène aux échelles du Montenvers qu'il faut bien entendu redescendre. Attention au pierrier délité en bas de celles ci.

Remonter la mer de glace et gagner la jonction avec le glacier de Leschaux. Gagner le refuge soit par les échelles des Egralets (pour ceux qui aiment le gaz ils vont être servis) et la morraine du glacier de Talèfre

Soit par la rive gauche du glacier (à droite donc) par la Pierre à Béranger. Rocher pourri et moraine parpinante. C'est la solution choisie en ce 25 mai 2014

Accès aux sommets

Du refuge du Couvercle, gagner le pied du couloir (c'est le même itinéraire que pour gagner le pied du Whymper), il faut suivre la rive droite du glacier en longeant la base du Moine , de la Nonne et de l'évêque. Passer le Whymper, c'est le couloir suivant La Rimaye se situe à 3530 m.

Remonter le couloir jusqu'au col Armand Charlet 3998 m.

A droite sommet de l'aiguille du Jardin avec 5 à 10 m de mixte : 4035 m

A gauche sommet de la Grande Rocheuse en neige.

Descente soit par le Whymper soit par le couloir (attention pour la seconde solution, désescalade)

But à l'Aiguille du Jardin et à la Grande RocheuseBut à l'Aiguille du Jardin et à la Grande RocheuseBut à l'Aiguille du Jardin et à la Grande Rocheuse

Récit

 

Mercredi, mail de Jeff, qui me propose une sortie ce Week-end, voilà une proposition qui ne se refuse pas.

Il me propose une goulotte au Grand Capucin puis un couloir Rebuffat à la Tour Ronde.

Je valide.

Puis mon esprit s'envole vers les 4000, et je repère l'aiguille du Jardin et la Grande Rocheuse qui doivent être en condition (et oui, le Whymper a été fait la semaine dernière et il l'est et le couloir d'accès possède la même orientation)

Jeff me répond qu'il y a trop de neige. (il pensait que je proposais l'arête du Jardin). Alors là, je sors les arguments chocs, les photos de chaque aiguille glanées sur internet pour lui montrer qu'en haut au pire il y a 10 - 15 m de mixte. Et à mon grand étonnement, mes arguments font mouche.

Vendredi, la voiture pleine, direction Chamonix, en faisant étape à la Fully en suite pour me tester sur un kilomètre vertical (que je parcours en une heure environ, loin des 32 minutes du vainqueur de 2013 ...) puis je vais me ruiner au Vieux Campeur, il y a pas mal de matos à changer...

But à l'Aiguille du Jardin et à la Grande RocheuseBut à l'Aiguille du Jardin et à la Grande RocheuseBut à l'Aiguille du Jardin et à la Grande Rocheuse

7 h 45, Samedi, Jeff est ponctuel comme une horloge astronomique, ça tombe bien, moi aussi, nous filons au Montenvers, et choppons le train de 8 h 30, blindé, (oui, c'est le premier train, rempli d'alpiniste en partance pour la mer de glace et sa fameuse école ( la high school of the ice see) et des hindous qui souhaite voir la mer de glace dans le brouillard (ils vont être servis)

Le train nous dégueulle à 1913 m, et nous nous mettons sur les rails du sentier, direction les échelles. Ça réveille,avec les skis sur le sac, c'est un bonheur. Je repense aux Droites, gravies l'été dernier et ce fameux retour à 20 h 30 jusqu'en bas dans la vallée, ben oui, à 20 h 30, il n'y a plus de train.

Mer de glace, pleine de cailloux. Ben on est pas prêt de skier. Je me demande même si c'est une bonne idée de les avoir emmené...

Finalement, sur un replat, on chausse. Jeff a pris ses skis d'approche, je suis avec mes skis de rando classiques. Au retour, ils vont souffrir...

On traverse un torrent grâce à un rocher-pont, nous voilà sur la rive droite. Tout va bien, j'ai déjà faim ! Après avoir bien insisté je réussi à glaner une modeste pause ravitaillement sur la moraine entre le glacier de Leschaux et la mer de glace. Ouf.

Nous louvoyons dans la morraine pour optimiser le ski et parvenons à remonter le glacier jusqu'au bas du glacier de Talèfre. Il faut déchausser pour gravir des rochers, où rien ne tient ! Quel bonheur. Le Nirvana du skieur alpiniste, un sac hyper lourd (ben oui, y a la bouffe, le matos, la corde de 60 m pour les rappels, deux piolets techniques) les skis sur le sacs, et sous les pieds, Ô joie, de jolies rochers ronds, et aucun d'entre eux ne décide de rester en  place ! Vous ajoutez un bon petit soleil qui vous tape sur le crâne, et vous retrouvez ainsi la bonne ambiance du bas de la moraine de la Pierre à Béranger.

Un peu plus haut, on retrouve la neige, pour gagner du temps on ne met pas les skis. Ca se remonte bien, mais on essaie de rester à l'abrit des chutes de pierre à droite. La pente se redresse, quelques chutes de pierre. L'une d'elle traitresse, feint un rebond à gauche avant de repartir à droite, droit dans mon épaule. "Outch ! " Bon, rien de grâve, la douleur  n'est pas importante, mais je suis pressé de quitter ce passage.

But à l'Aiguille du Jardin et à la Grande Rocheuse

Voilà le sommet de la moraine, un peu de rochers (toujours un peu instable) et voilà la neige. On peut remettre les skis pour une grande traversée du glacier de Talèfre. Je me retrouve devant, à tracer au mieux entre les bandes sans neige. Quelques déchaussages en rive droite et nous gagnons le refuges du Couvercle dans un dernier raidillon tout en soupe.

Un bon pique nique, une bonne sieste (2 heures ! ben oui la nuit va être courte on a prévu de se lever à minuit et demi). Vient ensuite la corvée d'eau, il faut aller chercher l'eau sous le nouveau refuge. Après avoir un peu cherché, nous trouvons une cascade. Nous remplissons à moitié les bidons du refuge avant de remonter. Deux techniques s’affrontent : moi, le bidon en main en guise de bâton, ça fait une trace bizard et ça tue un peu le dos, Jeff : le bidon accroché au sac à dos en son sommet, le déséquilibrant à tout moment. Bilan, on a bien trempé les peaux qui étaient sèches, mais on a de l'eau pour un régiment, ça devrait suffire pour les 7 personnes au Couvercle ce soir.

Soirée sympathique, repas à 18 h 30 avec deux souris entre les jambes... dont la résidence se situe dans les couchettes du bas de notre petit dortoir, à 19 h 30 nous sommes dans les dortoirs. Dur de s'endormir quand il fait grand jour, que les 5 autres alpinistes discutent dans la pièce à coté, de planche de surf, de voyage en Norvège, de Fjord, d'aurore boréale. Moustiques ou pas. "J'hésite entre ça et la bringue avec des potes dans les pays de l'est !" La Croatie... Bon ça fait toujours rêver.

But à l'Aiguille du Jardin et à la Grande Rocheuse

Minuit quinze, je contrôle fébrilement l'heure, plus qu'un quart d'heure à dormir. je crois que j'ai tout de même dormi. Minuit trente, j'éteins le réveil après la première sonnerie, je réveille Jeff et jette un coup d’œil fébrile par la fenêtre. On voit des étoiles. Oui, le premier réflexe de l’alpiniste, le matin, c'est de regarder le ciel pour savoir s'il fait beau. On déjeune en silence, à la bougie (oui, l'alpiniste aime le XVIIIème siècle, époque bénie où il n'y avait pas d’électricité, où l'on s'éclairait à la bougie). On échange quelques mots, en silence (notez que ça n'est pas facile !). On s'équipe, et on quitte le refuge aussi silencieusement que possible... La première porte claque et la seconde grince comme celle d'un vieux manoir hanté (désolé pour les autres occupants, mais à 20 h hier soir ils n'ont pas arrêté EUX AUSSI de faire des aller retour, et on a nous aussi profité de ces deux doux bruits.

On décolle, nuit d'encre. Jeff m'indique que sa frontale est faible, c'est assez finement joué de s'en rendre compte le matin d'une course où l'on décolle à 1 h 05 et où le soleil se lève vers 6 heures. Je me cale derrière lui pour l'éclairer et c'est parti. Première pente raide. Jeff a du mal, les chaussures d'alpi dans les skis d'approche sans couteau, c'est pas top ! Tandis que je virevolte derrière. (Ben oui, chaussures de ski, ski de rando et couteaux, LE bon choix technique)

But à l'Aiguille du Jardin et à la Grande Rocheuse
But à l'Aiguille du Jardin et à la Grande Rocheuse

Nous progressons, Jeff a l'air de vouloir longer la base de "l'éperon" Moine Nonne Évêque. Le souci c'est qu'il n'y a quasiment aucune trace. Je dois régulièrement mettre ma frontale "plein gaz" pour éclairer la montagne... ou presque. On avance, et je me trouve plutôt en forme car j'arrive à suivre Jeff relativement facilement... à moins que ...

La météo annoncée n'est pas parfaite et nous surveillons du coin de l’œil les nuages qui s'accrochent aux Jorasses ainsi qu'un hypothétique lenticulaire sur le Mont Blanc au loin. Dans le noir, rien n'est net. Jeff passe en mode crampons, il en a marre de se tordre les chevilles. 20 minutes plus tard, une pente raide me fait l'imiter. Il me dit qu'il n'a pas la caisse. C'est vrai qu'il a une sale gueule. M'enfin qui n'aurait pas une sale gueule en se levant à minuit 30 ?

Nous progressons, Jeff annonce le Whymper à notre gauche. On se croirait aux Louvres avec un guide conférencier des monuments de France, "à votre gauche, la Joconde de Léonard de Vinci" Sauf que dix minutes plus tard, je sors le GPS qui m'indique que 1°) on a pas atteint le pied du couloir Whymper et que 2°) on est trop haut. On opère un dépôt des skis, petite pause ravitaillement. Jeff a mal au ventre et à la tête. Qui a dit "alouette" ?

 

Nous poursuivons, toujours encordés, Jeff passe le pied dans une crevasse, je l'imite à mon passage alors que j'avais tenté la technique du gars qui se décale de deux mètres pour pas faire comme son prédécesseur... Rien de grave. La neige n'est pas régulière par moment et nous use quelques peu.

On passe sous le vrai Whymper, on contourne l'énorme éperon qui descend de la Grande Rocheuse et on commence à remonter ce qui nous semble être le couloir Armand Charlet.

C'est vrai que j'arrive à suivre Jeff facilement . Khomeiny serait il vieillissant ? Le Burgener haut savoyard serait il fatigué. La pente se raidi. La cordée s'élève vers la rimaye. Jeff s'affale pour une pause juste en dessous de celle-ci. Elle est béante, comme la gueule d'un cachalot affamé. Ça ne va pas. Jeff a froid, ses jambes tremblotte comme un alpiniste débutant, il a envie de vomir et la le mal de tête persiste.

Au dessus une énorme rimaye et un micro pont de neige me font comprendre que c'est le point de non retour. 500 mètres de couloir entre 45 et 55° nous attende si nous poursuivons.

J'essaie de réchauffer Jeff qui n'y  parvient pas . Je lui file un anti inflammatoire (automédication quand tu nous tient) Nous décidons qu'il est plus prudent de rebrousser chemin. Je suis hyper déçu, mais je sais que c'est la bonne décision. (J'enrage quand même car ça sentait bon le hold-up du week-end)

 

Ô Rage Ô désespoir...

 

 

3531 m 4 h du mat'

Nous rebroussons chemin, pour rejoindre les skis, au GPS, dans la nuit noir, on ne voit pas à 50 m même avec la frontale.

Puis c'est le skis, sur de la neige béton. Le bruit que font les skis sur la surface est insupportable, faudra que je pense à monter un casque antibruit la prochaine fois. Heureusement, ça se ski bien, mais ça durci les cuisses. On décide de descendre directement sans passer par le refuge. En jouant judicieusement on arrive à traverser de l'autre coté du glacier de Talèfre (quand je dis judicieusement , c'est relatif, il faut quand même pas mal pousser sur les bâtons mais ça aurait pu être pire...)

Descente, skis sur le sac, sur la moraine, avec les crampons sur le névé central puis sur les Rolling stones... Là, c'était pas la même musique... Mais je ne suis pas tombé. On se retrouve sur le plat du glacier de Leschaux. On file vers la jonction avec la mer de glace. On fait une pause sur la moraine. puis c'est ski sur glacier au programme avec pleins de petites pierre pour bien n.... (CENSURE) les skis. Mais bon j'avais pas envie de marcher. On essaie de trouver le meilleur passage à ski au milieu de ces cailloux. On fini par déchausser à porter des échelles. Je remonte les échelles, suant comme un boeuf et pensant à mes grands parents qui avaient le glacier au ras du Montenvers (ou presque), en plus, habilement, j'ai décidé de garder la Goretex, pour bien mariner dans mon jus. On pique un judicieux sprint pour avoir le premier train de 8 h 30... qui ne part ... qu'à 9 heures ! La pause au Montenvers passera vite. Premier train à la descente, seuls occupants. Nous dormons. A 9 h 30 nous sommes dans Cham. Il fait beau et ça m'énerve.

On a tout de même passé un bon moment, et ç'aurait pu être un hold up dont j'aurais été fier... CA n'est que partie remise.

But à l'Aiguille du Jardin et à la Grande RocheuseBut à l'Aiguille du Jardin et à la Grande Rocheuse
But à l'Aiguille du Jardin et à la Grande Rocheuse
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Ski de randonnée : Aiguillette des Houches - 2285 m

Publié le par Apoutsiak

Ski de randonnée : Aiguillette des Houches - 2285 m

Aiguillette des Houches 2285 m

 

Topo

 

Se garer au Bettey 1352 m au dessus des Houches (10 minutes de voiture environ)

parking avant le village.

De là, rejoindre le Plan de la Cry en remontant dans le village puis suivre le sentier qui amène au Chalets de Chailloux.

Passer par le point 1996 m carte IGN puis emprunter une direction ord Est . Remonter la dernière pente raide pour atteindre l'aiguillette des Houches (2285 m)

Ski de randonnée : Aiguillette des Houches - 2285 m

Récit :

 

Dernier jour de vacances aux Houches, je souhaite en profiter avec le sommet du village.

Je rejoins le parking, de nombreux raquettistes en provenance de la perfide Albion se préparent, ils suivent attentivement les conseils de leur accompagnatrice. Ils partent à gauche quand je pars tout droit, on ne se reverra pas !

Je remonte les hameaux enneigés impressionné par l'absence de voiture. Tout se fait à pied. La classe, mais je ne pense pas que Sandrine apprécierait...

Voilà le sentier, des traces de raquettes fraîches, 2 ou 3. Je remonte le sentier, à fond, 600 ou 700 m / h quand ça n'est pas trop plat. 3/4 d'heure plus tard, je rejoins d'autres anglais, ils sont deux, je les passe, à moi la trace. J'opère une petite pause avant les chalets de Chailloux. Puis me remets en route. Vigilant, il a neigé et les risques d'avalanche ne sont pas nuls. La visibilité est réduite.

J'opère une grande traversée. Je ne parviens pas à bien identifier e sommet, par contre de belles pentes dans lesquelles je n'aurais aucune confiance sous la crête à 2300.

Je décide de m'arrêter sur un petit col (qui s'avèrera se situer juste en aval du sommet de l'aiguillette 40 m environ en dessous au sud)

Les deux raquettistes m'ont suivi, et poursuivent vers le sommet.

La descente est bonne (à part au départ où je trouve un peu de croute) puis c'est la forêt sous les Chailloux, et je décide de couper le sentier. Par moment c'est un excellent choix, parfois, c'est une galère intégrale, avec la peur d'avoir à remonter... Forêts de sapins infranchissables qui fouettent le visage. Neige sans consistance qui fuit dans les pentes raides sous les skis. Du beau ski combat...

Bon il faut dire qu'avec le GPS, j'arrive plutôt à m'en sortir, mais je me suis tout de même bien battu.

Je file dans les hameaux vers la voiture.

Une jolie petite sortie en solo, à faire par beau temps, et jusqu'au sommet !

 

Ca compte comme un petit but quand même ...

 

 

Ski de randonnée : Aiguillette des Houches - 2285 m
Ski de randonnée : Aiguillette des Houches - 2285 m
Ski de randonnée : Aiguillette des Houches - 2285 m

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Ski de randonnée : pointe de Merdassier 2313 m

Publié le par Apoutsiak

Aravis

 

BLANC !

 

Topo :

 

Du col du Merdassier (1500 m)

Départ du bas des pistes

Remonter les pentes direction NNE pour gagner le bas de la paroi du Merdassier

passer entre les deux barres rocheuses puis tirer au Nord pour basculer à gauche au dessus et ganger le sommet

 

Récit :


BLANC

Après le roc des Tours du matin, je voulais bien rechausser  pour gagner cette fameuse pointe de Merdassier. La sieste terminé, je sors de l'appart. Il fait cradouille : il neigeotte et le plafond est bas, ça sent le jour blanc à fond. Je descends les pistes jusqu'en bas. Pour un repeautage à coté du téléski. C'est parti, je me dirige vers la gauche, je sens le plan galère.

Au départ, il y a plein de trace de descente, les gens du Merdassier dt de la clusaz font du hors piste là , par gravité.  J'arrive à la limitte du brouillard, hésitant à poursuivre, et je trouve une trace. Ca me remotive.  Je la suis et penetre dans le cotn, la ouate... Tout est blanc, un seul repere : la trace. Je la suis  meticuleusement, c'est mon seul espor de sommet, on n'y voit pas à plus de 15 mètres !

Tout est BLANC, sans doute un peu trop blanc...

A un moment j'apperçois une falaise à droite, puis une autre à gauche. Je m'imagine sur la carte que j'ai laissé à l'appart, de toute façon, il est hors de question  de quitter la trace, sous peine d'être presque perdu ( oui, je dis presque parce que j'ai le GPS en poche) Je repere les altitudes des points critiques pour la descente. Plus que 150 m , je commence à esperer le sommet quant la trace s'arrête, visiblement les gens sont redescendus. Je ne vois rine au dessus, impossible de poursuivre sans cette trace.

Je depeaute et me lance dans la descente, bêtement, suivant ma trace mètre après mètres alors que la poudreuse est là !

Mais on ne voit pas la pente, impossible d'enclancher un virage correctement.

je me retrouve sous le brouillard, je peux enfin envoyer, je rejoins la piste qui ramène au col du Merdassier, fin de la sortie degourdissage de jambes !

 

Carto fichier GPS

 

Photo

 

DSC00809.JPGPerdu !

Jour Blanc pointe du Merdassier

 


 

Vidéo :

 

ben , il n' y en a pas, il n'y avait rein à voir !

 

 


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ARAVI6Sommets

6 Sommets en 7 Jours


Lundi : Trou de la Mouche

Mardi : Pointe de la Blonnière  - Coillu à Bordel - Etale

Jeudi : Pointe de Chombas

Vendredi matin : Roc des Tours

Vendredi après midi : Pointe de Merdassier

Samedi : Tête d'Auferrand

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Cervin

Publié le par Apoutsiak

... ou presque ...

 

Vidéo

 

 

 

 

Carto fichier GPS

 

à venir (ou disponible sur simple demande dans le formulaire contact !)

 

Cervin-suite.jpg

 

Cervin carte topo 1922Topo du Cervin , Guide des Alpes valaisannes volume II 1922

pour le topo écrit voir en bas d'article

 

Récit

 

Après m'être bien défoncé les ongles de pied sur le Weisshorn, le réveil est difficile sur la camping de Randa.

Je décide de réaliser la technique quand on a les ongles des  pouces de pieds cassés : les élastoplaster avec leur voisin  !

Bon j'ai encore un peu mal, mais ça devrait passer. De toute façon il est hors de question de changer d'objectif : c'est traversée du Cervin ou rien (j'ai pourtant essayer de placer un petit Obergabelhorn mais bon)

 

On rejoint notre parking préféré, un petit coup de stop et nous voilà à Täsch le train, puis le téléphérique (hyper long !) J'en profite pour téléphoner à ma  routeuse météo préférée, la Yahn Gizendanner des alpinistes de seconde zone : ma femme ! "Jeudi, cumulus dans l'après midi orageux ensuite..." je lui fait répéter plusieurs fois les infos afin de m'assurer que la météo est un peu floue... De toute façon on est déjà à moitié parti.

Arrivés au Matterhorn paradise (sic) qui n'a de paradise que le nom, étant donné qu'on est entouré d'énorme filets qui gâchent complètement la vue, la journée commence par 400 m de descente jusqu'à la testa Grigia par des pistes de ski d'été au milieu des dameuses et des pelleteuses occupées à boucher des crevasses et à retenir des séracs ?!?Arrivés à la testa Grigia  nous pique-niquons. Anne entame la descente sur Plan Maison à pied par le col Theodule, je me paie un téléphérique pour soulager mes pieds. La vue sur le Cervin est très impressionnante ! De Plan Maison un panneau indique refuge du Duc des Abruzzes 2 heures. De là, il parait hyper loin ! Je file , les jambes ne vont pas trop mal, la douleur au niveau des ongles est supportable sauf lorsque je tape un caillou ....

 

P1020329

 

Je compte les moraines : 3, le premier passage à gué est sport, le torrent coule plein pot, il est déjà 16h ! en face de moi le public des randonneurs est nombreux , à attendre un faux pas et une chute dans les eaux glaciales, je m'en sors assez bien !  J'apprendrai plus tard qu'Anne n'a pas réussi à le passer, elle a du remonter le torrent et perdre 20 minutes pour l'obstacle...

La suite sous la face sud du Cervin se passe bien, même si la vue de l'arête du Lion me tétanise un petit peu. Je parviens au luxieux refuge du Duc des Abruzzes (ou Orionde) où la chambre dispose d'une salle de bain attenante avec douche dont je profite avec délectation en attendant Anne.

Point météo avec notre routeuse.

 

Le repas est à la hauteur du refuge, succulent

et c'est parti pour une bonne nuit de récup avant les choses sérieuses !

 

P1020374

  La Croix Carrel

 

Lever 7 h , départ 7 h 30, sous un beau soleil matinal ! Nous rejoignons rapidement la Croix Carrel, hommage au premier vainqueur de l'arête du Lion, décédé à cet endroit là.  Nous poursuivons jusqu'à un couloir, casque de rigueur. L'ambiance est bonne, j'essaie de faire bonne figure derrière une Anne toujours en grande forme (est il nécessaire de le préciser) Nous dépassons des alpinistes en petite forme, en croisons d'autres qui ont butés (en général vers le pic Tyndall à cause de la glace)  et sont sur le retour. Un peu de neige, du rocher pourri, et voilà le col du Lion avec vue imprenable sur la face nord !!! La pause est courte il y a du vent. Nous poursuivons vers le haut, escalade facile, puis un peu plus technique, les premières cordes fixes. Anne m'épate en les évitant soigneusement, j'ai essayé, puis me suis dit que ça serait plus simple avec.

Nous arrivons à un impressionnant ressaut vertical d'une dizaine de mètres ! On s'encorde (enfin) Anne part devant avec la même politique : pas de corde fixe. Elle commence à se plaindre , le rocher serait froid. Moi j'ai annoncé la couleur dès le départ, ça sera AVEC corde fixe. Puré le père Carrel, il était sacrément balaise !

Pendant ce temps Anne a posé le premier point, elle passe sous la corde fixe et se retrouve dans une position inconfortable, la corde au dessus de son sac. Je l'écoute pester contre la température du rocher et la lourdeur de son sac, à croire que j'ai rempli le mien d'hélium...

Elle se repose sur un point, fini, pour mon plus grand bonheur par utiliser la corde, je jubile ! Elle prétexte le sac, le froid, elle repart et sort.Quel plaisir de voir qu'elle rejoint le camp des nullos qui utilisent la corde, je ne suis plus seul !

 

P1020423

Dans les cordes fixes

 

C'est mon tour, j'attaque la paroie bille en tête, en tirant sur la corde, au premier point je suis tout essoufflé, les avant bras tétanisés. Je poursuis de point en point, le souffle court, les bras durcis par l'effort ! Moi qui pensait qu'avec la corde, c'était rando ! Je me demande même si ça n'est pas plus difficile ! Je passe devant pour la longueur suivante, plus facile et attends Anne au dessus. Le refuge est juste au dessus perché ! Un névé et le voilà. Nous pénétrons dans l'antre et 2 espagnols nous accueillent avec un Lituanien !

Nous papotons, les espagnols ont fait le sommet et sont arrivés hier à 2 h du mat au refuge... ils s'apprêtent à descendre.

le refuge est un taudis et Anne décide de remettre tout en ordre. Avec en numéro 1, gérer la vaisselle qui est nombreuse et intégralement dégueulasse ! Je file casser de la glace devant le refuge, et la mettre à bouillir, Anne se lance dans une énorme vaisselle, les gens sont des porcs ! Je m'affecte au nettoyage du reste du refuge avec dans l'ordre les tables, triage des poubelles, nettoyage astiquage puis balais, s'en suit un pliage des couvertures , tache pour laquelle j'engage le lituanien qui s'avère assez doué (jusque là, il nous avait observé un peu interloqué !)

Anne s'est attaqué au tri de la nourriture, conservant les denrées non périssables, lançant par dessus bord les produits périmés ou immangeables, laissant ainsi les choucas faire bombance au risque de s'exploser la panse !

 

Le refuge propre a un aspect coquet, mes premiers alpinistes qui arrivent sont impressionnés et Anne leur fait savoir l'état dans lequel nous l'avons trouvé et le temps qu'il nous a fallu pour nettoyer. (plus de 2 h 1/2 de nettoyage tout de même !)

tel un Cerbère elle surveille chacun afin que notre havre de paix , le reste, au moins jusqu'à notre départ ...

Et je peux vous dire que la plupart des alpinistes n'ont pas mouvetés...

 

P1020445

  Les nettoyeurs de l'extrême

On fait un peu peur

 

Voilà le repas, nous sommes nombreux, et c'est cosmopolites, des Français (des pyrénéistes pour être plus précis) des Allemands, des Espagnols, des Lituaniens, des Anglais, des Suisses... 

 

Au lit avec 1/2 comprimé  pour bien dormir, l'autre moitié étant pour Anne. Une demi heure plus tard, on se prend un fou rire, aucun de nous ne dort !!! Discretos, je prends un deuxième demi comprimé pour me rendre compte à minuit qu'Anne ne dort pas, elle non plus !Quelle efficacité, faudra que j'en parle à mon pharmacien !

Dehors on entend la pluie et la tempête... moyen, enfin, à la Meije avec Claire on avait eu un orage la nuit et le lendemain, c'était passé !

2 h, mon  Ibère voisin se lève et vient se recoucher, c'est mauvais signe...

3 heures, mon alti sonne, l'Ibère m'interrompt et me dit "lot's of snow and ice !"

Bon en gros, il a neigé et verglacé ! et pour le Cervin, c'est mort !

Anne veut aller voir d'elle même, elle revient , dépitée !

 

P1020435          P1020463

  La veille  ...                                                                            ...  Le lendemain

 

5 h 30 on se réveille, j'ai annoncé à Anne la couleur, on file les premiers pour ne pas bouchonner dans les rappels !

On déjeune et on file. Tout le monde a la tête des mauvais jours , Anne la première !

dehors tout est blanc, et verglacé, c'est sûr que c'est mort !

On attaque la descente bien merdique, de la neige sur 2 à 3 mm de glace sur le rocher. Le terrain est méconnaissable et je suis mal réveillé. Je pétouille les premiers mètres. On arrive à la première corde, complètement verglacée.

Anne a déjà mis en place le rappel, elle file avec un tronche digne des grognards de Napoleon au passage de la Berezina ! " Libre" c'est mon tour, j'enchaîne, la montagne est blanchie par la neige, les crampons crissent sur le rocher en perçant la gangue de glace, il fait froid, nous sommes emmitouflés comme une hivernale alors qu'hier nous sommes montés en short !

Second rappel, avec passage du "mur" vertical ! Nous enchaînons facilement. Je stresse au rappel de la corde, je n'ai pas envie de remonter la paroie et la corde verglacée afin la  décoincer. La vue est magnifique. Au 5ème rappel (environ) nous désecaladons quelques mètres et retrouvons le col du Lion. Une porcherie lui aussi, des alpinistes ont bivouaqué là cette nuit et laissé tout en plan : bouteille d'eau, couverture de survie... Nous nettoyons le col avant de poursuivre. Anne est toujours devant, à fond, l'humeur maussade (quoique maussade, ça n'est pas tout à fait le bon terme, elle a l'humeur massacrante en fait ! )

 

P1020475

  Col du Lion

 

J'essaie de tenir le rythme avec mes ongles qui détestent la descente. cherchant vainement à retrouver la croix Carrel, nous la loupons, en venant du haut, difficile de la trouver !

 

Voilà le refuge du Duc des Abruzzes où nous opérons une courte pause (pour laisser les déchets des autres...)

Puis c'est le départ pour le col Theodule. Je pensais que nous l'avalerions mais en fait c'est super long ! Dans les montées Anne me largue, et je refais en parti mon retard sur les plats. Il y a de la distance, et c'est moche ! Oui, les pistes de ski, l'été, c'est moche ! Voilà le col, qui est très moche, c'est la graduation de la mochitude !

On bascule sur le glacier en Suisse. Glace humide, sorbet, torrent glacière, soupe.

Nous contournons la face Nord du Cervin et je crois observer son oeil un brin moqueur ! C'est vrai qu'avoir passer 3 jours sur la montagne sans sommet, c'est pas mal !

Nous rentrons penaud le long des téléskis d'été qui ne fonctionnent plus depuis un moment !

Voilà la station la station de Trockener Steg, mètre étalon dans ce qui peut se faire de plus moche ! des cailloux broyés , du béton armé en veux tu en voilà, des téléskis, des télésièges et des câbles de téléphériques. Ce coin de glacier a perdu tout son charme.

 

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Trockerner Steg : c'est moche

 

Nous prenons un dernier coup d'aspirateur à porte monnaie en prenant nos tickets retour. Et hop, dans les oeufs, puis traversée de Zermatt à pied avec pèlerinage au cimetière puis train puis stop et enfin courte marche pour retrouver la voiture !

 

Merci Anne pour ce beau périple

Et ce qu'il y a de bien, c'est que le Cervin reste dans les trucs à faire !

 

Photo

 

P1020315Le Cervin vu de Matterhorn paradise

 

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Vue de Plan Maison : l'arête du Lion

 

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le breithorn et le petit cervin

 

P1020359Coucher de soleil

 

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Coucher de soleil et lever de lune

 

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le refuge Orionde - refuge du Duc des Abruzzes

 

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Anne

 

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La Croix Carrel

 

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Sous le Cervin

 

 

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Aux abords du col du Lion

 

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La Dent Blanche, le sommet de l'été passé !

 

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Le Lion et la Dent d'Herens

 

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Dans les cordes fixes

 

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Dans les cordes devant le lion et le col du Lion

 

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Cabane Carrel

 

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Anne a encore le sourire, pas de panique, ça va passer !

 

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Les cordes du réveil

 

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les Espagnols dans la descente du refuge

 

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Nettoyage du gourbi

 

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5 h 30, il a neigé

 

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Le beau temps est pourtant là !

 

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Dent d'Herens

 

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Anne au col du Lion

 

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Trockener Steg

 

Cervin 1

Cervin 2

 

Cervin 3Cervin4

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Nadelhorn depuis Bordierhütte: But et hélicoptère !

Publié le par Apoutsiak

Le sommet paraissait tout cuit

Ça s'est terminé en 3 minutes d'hélico, retour à la voiture

 

3 Jours en Valais

 

Mont Rogneux 3083 m

Bordierhütte pour une tentative sur le Nadelhorn et descente en hélico

Traversée duVélan : couloir central - voie normale

 

 

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Topo

 

Bordierhütte 2886 m

De Gasenried au dessus de Grächen (se garer sur la petite place)

Emprunter la route qui part dans le vallon puis le sentier (panneau Bordierhutte)

Passer au point 1930 m

Rejoindre l'alpage de l'Alpja en traversant la moraine Ouest.

Remonter l'alpage en suivant le sentier d'été (point 2407 m puis 2707 m CNS)

traverser le glacier au mieux (ni trop près des crevasses au nord, ni trop près des séracs au sud)

Remonter un bastion rocheux en passant soit par le chemin d'été (escaliers main courante) soit à ski !

Et rejoindre la cabane Bordier - Bordierhutte 2886 m

 

Nadelhorn

De la Bordierhütte remonter les premières pentes qui mènent à un goulet  sous le point 3211 m.

De là remonter le Riedgletscher .

2 options passer par l'Ulrichshorn (3925 m) pour rejoindre le Windjoch (3850 m)

ou rejoindre directement le Windjoch.

de là l'arête mène au sommet du Nadelhorn 4327 m 10

 

Récit

 

Tout avait pourtant bien commencé...

 

J'avais rejoint Steph à martigny et nous avions fait route commune à bord de ma bat-mobile vers Grächen, entre Saas Fee et Zermatt (en gros) Arrivé sur une place en cul de sac, nous nous décidons  à prendre la carte, "ah oui, en fait le départ c'est pas Grächen mais Gasenried, on est allée trop loin ! 4 km plus loin, on se retrouve sur la microplace de Gasenried, et on commence à s'équiper.

"T'as de la crème solaire ?"

"Je crois pas ! "

Vérification

"Ben non !"

Je suis déjà bien cramé du fait du Rogneux de la veille, et c'est pas très malin de se recramer la tronche...

Bon on remballe le matos, direction Grächen, le retour, où on trouve un microtube de crème solaire tout a fait adapté à la sortie.

Retour à Gasenried

Deuxième préparatif, bon, je suis un peu lent, Steph est prêt un quart d'heure avant moi, désolé pour l'attente.

Il fait grand beau !

c'est parti, pour du portage.

 

On papote un peu puis chacun prend son rythme, dans ses pensées. Je suis un peu devant, luttant avec dame nature et ses sapins dont les branches viennent perturber mon ascension : les skis se bloquent, je peste, recule, me plie en deux et repars. Bon , Steph, pour le coup il est avantagé, et par sa taille et par celle de ses skis !

Le sentier est plus raide, nous traversons une combe où 3 chamois m'observent et voilà le lieu de mise en place des skis après une heure de portage.

On discutte, j'explique à Steph les différentes options : soit le Nadelhorn, soit Ulrichhorn Balfrin et on peut descendre soit dans la vallée de Saas, soit direct à Gasenried en passant par un col.

Steph passe devant pour remonter l'énorme morraine. Ensuite c'est sur le fil de la morraine, pas genial. Nous finissons par redescendre dans le vallon, où tout est plus simple.

On fait une petit pause au pied de la montée.

 

Je sens Steph un poil fatigué (ou c'est moi qui suis en super forme), je me cale donc dans ses skis pour ne pas prendre trop d'avance. Je fais quelques photos et quelques films, la neige est poudreuse, ça s'annonce tip top pour la descente. Les conversions (parfois ratée, on ne se refait pas ) s'enchaînent (et pourtant j'essaie de m'appliquer !)

Je finis par passer devant, faisant une pause baudrier juste avant le glacier.

traversée du glacier entre les énormes séracs  à droite et les énormes crevasses à gauche, vu de dessus, la trace passe au bon endroit, mais je suspecte qu'en revenant en plein été , je sois un peu moins affirmatif !

Longue traversée du glacier pour passer rive droite. Puis ça remonte sous le refuge. Je finis par prendre le chemin d'été fait d'échelles et de  mains courantes ! Sur le dessus, il faut tracer dans la neige profonde. J'attends Steph pour l'arrivée au refuge.  Derniers mètres, nous y voici. Je rentre faire une petite inspection, (après avoir préalablement enlevé mes groles, ça a son importance ...)  tout  a l'air nickel !

Je m'en retourne annoncer la bonne nouvelle a Steph.

Au loin 3 skieurs arrivent du haut, godillant avec plaisir !

 

Ils arrivent, nous prenons des nouvelles, ils viennent du Nadelhorn, Yes, la voie est tracée !

c'est long, les conditions à la descente ne sont pas top !

Ils nous refilent un peu de pain

Nous discutons de tout, mais surtout de la course, je les bénis intérieurement de tout avoir tracer. Ca va motiver Steph!

Ils nous quittent.

Nous observerons leur godille de l'autre coté du glacier.

Et hop 1 4000 de plus, c'est comme si c'était fait !

 

Je propose à Steph d'aller chercher du bois dans la cabane au fond du jardin (à 30 m) tandis que j'allume le feux. Pour le coup en un essai, le feux prend (ça doit être grâce aux leçons de "Man Versus Wild sur NT1"...). Je décide de faire fondre de la neige et rempli une première gamelle de neige , puis en prépare une deuxième.

Steph arrive, chargé de petite bûches.

"Il faut que tu viennes avec moi !"

Ca veut dire que je dois remettre mes groles...

Je rentre avec ma bassine pleine de neige.

Steph, derrière moi, lance les bûches dans l'entrée du refuge. Enfin je pense qu'il les lance.

Il s'assoit sur les escaliers, un peu livide

"Je me suis luxé l'épaule !" m'affirme t'il.

Je lui propose d'enlever son blouson pour voir, il a trop mal et me propose d'essayer de réduire la luxation.

Je m'exécute sans grande conviction. (Faut dire que j'en ai pas réduit beaucoup des luxations d'épaule humaine !)

Puré, exercice illegal de la médecine... Non , j'ai rien fait, je lui ai juste tenu le bras, c'est lui qui tirait pour se la remettre en place ! (Bon il faut avouer que c'est la troisième fois qu'il se la luxe alors il a un peu l'habitude : 1°) les Courtes 2°) Morzine, à VTT, 3°) Bordier Hutte, ici.

Il faut appeler les secours

Je m'en occupe, je prends le téléphone du refuge, ... pas de tonalité.

Pas de bâton sur mon portable

Ah si d'ici

112

"Bonjour, guillaume L....--------------" perte de réseau

Nouvelle tentative, à l'extérieur du refuge, stress, ça passe pas, un peu plus loin, enfin, ça passe !

Je finis par avoir une personne très compétente, Bordierhutte, oui, pas de vent, pas de problème pour se pauser, "je vous rappelle"

bon, là je sais que le compte à rebours est enclenché, l'hélico va arriver dans les 20 minutes, il faut tout ranger. J'ai mis Steph au chaud devant le poele, il me faut refaire les sacs (complètement vidé pour le mien). Action. Rangement maximum, mon sac, le sac de Steph, les bûches au large, en faisant gaffe au téléphone, il sonne, "l'hélico est en route" puré il faut sortir lui faire signe de notre position même si elle évidente. Vais je descendre avec eux ou seul . Il me faudra leur poser la question.

On entend déjà le rotor, je file dehors faire signe au pilote avec un beau Y !

 

Il fait un petit tour  pour repérer les lieux avant de se poser. Flûte, j'ai oublié de mettre mes gants et mon foulard dans mon sac, ils s'envolent ! Je les rattrape de justesse et les fourgue dans mon sac. Je fais signe aux deux secouristes  (un médecin et un secouriste) que Steph est à l'intérieur. Ils parlent en allemand avec quelques mots de français mélangé à un peu d'anglais. Je comprends qu'ils veulent savoir depuis combien de temps , je leur affirme "dreizehn, eu non dreizig minuten !" Ils tentent de réduire la luxation mais rine n'y fait, dehors l'hélico tourne toujours ! Ils expliquent qu'il faut descendre à l'hôpital de Visp, je leur demande si je monte avec eux, il m'explique que oui et qu'ils me déposeront à la voiture. Ils aident Steph à monter dans l'hélico, puis le secouriste revient chercher les skis, je me charge des deux sacs. La neige est croûtée et je me croûte dans les 20 mètres d'accès à l'hélico. Puis grimpe dedans à l'invite du pilote ! Décollage puis demi tour, le pilote me demande où je suis garé. Flûte, je ne me souviens plus du nom du village. Le GPS de l'hélico ne montre pas une carte assez grande, je sors celle de mon sac, et lui montre Gasenried, houf, petit coup de stress.

 

Echange de place avec le secouriste qui pause une voie IV à Steph , je me retrouve sur les sacs face au médecin admirant le paysage par la porte, on suit pile poil notre trace de montée. Tiens voilà Gasenried, et la voiture !, je me demande où il va me pauser ce pilote ??? Tout est en pente, et plutôt raide. Je vois qu'il vise un peu au dessus du village, la vue est belle. Il se pause, je descends et prends mon sac (il y a ma clef de voiture dedans !)

 

Je fais signe au pilote que c'est bon et la l'hélico repart au dessus de moi  puis file dans la vallée

C'est marrant, après c'est le silence.

Je me retrouve seul , en tenue de ski de rando (baudard et chaussure de ski) au dessus du village, avec les habitants et les touristes, attirés par le bruit qui n'ont d'yeux que pour moi. Voilà une arrivée discrète !

Je cherche à descendre au village, longeant les clôtures empruntant en court névé. Je lis dans les yeux d'une autochtone sa désapprobation ! On croirait que le village s'est stoppé pour mon arrivée !

Voilà la voiture.

Les gens me regardent comme une bête curieuse, ils aimeraient bien savoir la raison de mon héliposage !

Un groupe s'approche, me questionne, je ne sais plus comment on dit épaule en anglais...

Il y a une francophone, ça arrange tour, je leur fait un bref résumer des raisons de ma bruyante arrivée, leur précisant qu'il n'y a rien de grave !

 

Et hop je file dans ma voiture puis à l'hosto de Visp ou je retrouve Steph et son épaule luxée, de visu, c'est impressionnant !

Je me fais virer de la pièce par une médecin charmante, en anglais !

Bon, le défaut de cet hosto, c'est que peu de mon parle Français, mais sinon c'est assez bien organisé pour le reste (à part peut être la salle d'attente pour les accompagnants ou il y a 3 pauvres revues en suisse allemand !

Pour le reste, Ils ont remis l'épaule de Steph, on s'en est allé et il a fallu affronter le regard sombre de Sophie, en provenance du Buet, pas très contente de trouver sa moitié dans un état bien moins bon qu'elle me l'avait laissé.

Evitant les flammes du dragon, je réussi à déposer Steph et à me  sortir de ce dernier guepier, ,je file vers Bourg Saint Pierre la Maudite pour la suite du Périple sur le couloir central du Vélan !

 

Voilà pour mon deuxième coup d'hélicoptère après celui de l'armée ! Merci qui ? Merci Steph !

 

Merci aux membres de l'équipage d'Air Zermatt ainsi qu'à ceux de l'hôpital de Visp !

 

 

4 h 30 de montée - 2 ou 3 minutes de descente....

 

Photo

 

P1000610Départ de Gasenried, 1 h de portage

 

P1000614Ca y est on skie !

 

P1000616Le front de glacier du Riedgletscher

 

P1000621Ca grimpe

 

P1000624L'alpja

 

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Steph

 

P1000631La Bordierhütte

 

P1000638Bientôt le glacier

 

P1000640Crevasses

 

 

P1000643Traversée du glacier

 

P1000644Steph

 

P1000647La Bordierhütte

 

 

P1000655Arrivée au refuge - avant d'en repartir par les airs

 

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Raid à ski en Bernina - But au Munt Pers... ça commence mal !

Publié le par Apoutsiak

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Tout avait pourtant bien commencé

La météo pour la semaine était excellente et nous n'avions pas eu besoin d'utiliser notre plan B, un raid dans le Queyras. Je retrouvait Steph et Sophie à la station service de Wurenlos à proximité de Zurich et nous partions pour Saint Moritz. Je ne me souviens plus bien des conversations dans la voiture, mais nous avons du parler montagne... étonnant non ? Bref, nous arrons au pied du téléphérique de la Diavolezza. Tandis que Steph et Sophie font le plein de sous Suisses, je monte mes nouvelles peaux sur mes nouveaus skis : Des Dynafit Seven Summits Superlights équipés en TLT avec des peaux BD.

 

Il est midi, sur le parking, c'est le chantier, notre matos est éparpillé sur 2 ou 3 places, nous pique niquons et discutons de la suite. Mon programme prévoyait le Mont pers. Steph, n'est pas chaud, une face plein Sud et il fait très chaud ! Il compte attendre le forfait de 14 h 30 qui permettrait de skier une après midi pas trop chère... J'hésite à me faire une montée à fond sur les pistes , mais je trouve ça un peu tristoune... Bilan, on se décide pour le ski de piste. Caisse du téléphérique, Sophie montre ses talents en langue de Goethe , je me sens nul avec mes 9 ans d'Allemand et mes 3 mots de vocabulaires...

 

En haut, nous laissons les sacs à la Divolezza et filons skier.

Alors que je skie à fond, je me fais dépasser par Sophie, genre, elle skie deux fois plus vite que moi, sans effort, alors que je bourrinne un max ! La scène se reproduit plusieurs fois, je m'enrhume dans ses courants d'air ! Je sens que je vais être à la ramasse toute la semaine moi !

 

Après 3 descentes, dernière remontée. Nous nous installons dans les dortoirs avant d'aller nous baigner dans une sorte de bain bouillonnant à ciel ouvert, avec vue sur le Pal¨, Bellavista et la Bernina ! Nous nous en donnons à coeur joie !

Nous sortons de ce bain que nous aurions plus souhaité en milieux de séjour mais bon...

Le Mont Pers et là , juste à coté, nous narguant, nous ne monterons pas dessus !

 

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Sophie se met prendre des notes pour son blog. Des quantités de notes astronomiques... Puré, je stresse, je prends la pression, moi qui ne note rien sur place et qui écris tout de mémoire, oubliant souvent des détails croustillants !

Je décide de lui demander quelques feuilles pour me donner une contenance ! Réellement juste une contenance, car elle ne me serivront qu'à faire un entonnoir  pour verser mon Isostar dans ma bouteille, le reste des feuilles restera vierge !

 

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Le repas gastronomique sera un grand moment. Avec une salade composée accompagnée de fromage grillé légèrement. D'une délicate soupe et d'un steack au beurre maître d'hôtel !

Nous sortons de table le bide au bord de l'explosion ! pour retrouver le dortoir et ses couvertures...

 

Ca commence mal, nous n'avons plus droit à l'erreur, nous ne sommes pas allés au Mont Pers !

 

Demain objectif le Piz palü, avec une méétéo annoncée mauvais pour Lundi, nous verrons bien...

 

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Raid à ski en Bernina 2011

 

Les liens au jour le jour

 

J1 : But au Munt Pers


J2 Piz Palü

cabane Diavolezza - cabane de Boval

 

J3 Piz Tschierva 

cabane de Boval - cabane Coaz

 

J4 Il Chaputschin

 

J5 Fuorcla da la Sella

cabane Coaz - refuge Marco e Rosa

 

J6 terrasses de Bellavista

refuge Marco e Rosa - refuge Marinelli

 

J7 Passo di Sasso Rosso

Refuge Marinelli - Alp Grüm

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Tentative et but au couloir hannibal au Vélan ! 3727 m

Publié le par Apoutsiak

Ski de randonnee 2010 5612

 

Léger but au Metailler la veille, la vengeance était de mise,  j'etais assez motivé pour réaliser un petit hold up : gravir le couloir Hannibal en Février et redescendre par la voie normale. monter à 3700 en cette saison, c'est rare !

Je voyais déjà le compte rendu sur camp to camp et sur skitour. Avec les commentaires élogieux et admiratifs.

"Il ne faut jamais vendre la peau de l'ours avant de ..."

 

 

 

Steph m'avait dit beau mais nuageux mardi, très beau mercredi et, nous étions mercredi. Nous pouvions engager la dernière guerre punique !

 

Réveil 4 heures


1 heure de route pour rejoindre Bourg Saint Bernard, Nous partons à la nuit noire. GPS en moins, ça évite de merdouiller l'itinéraire à 5 heures du mat dans le noir. Départ à la frontale avec en éclairage, la carrière de Bourg saint Pierre et son bruit permanent.

 

Matos au complet : 2 piolets, broches, crampons,casque, broches, corde... Nous somems lourdement chargés, il faut ce qu'il faut. On apperçois la lune , quelques étoiles, pas mal de nauges...  Steph monte à son rythme, je suis devant, (j'ai pas l'habitude, d'habitude, Steph, même quand il trace dans 40 cm de poudreuse, il me largue...) Bref, je surveille que l'on ne se perde pas de vue de frontale. Et je remonte la piste de ski fermée de bourg Saint Bernard. Pause technique au sommet  du tire fesse, le bien nommé. Il fait gris avec du grésil, ça sent le but, j'en fais part à Steph.... Qui a l'air plutot sur de lui. On verra au pied du couloir. La pente devient plus raide, la neige est inégale, poudreuse lourde par endroi et dure limite verglacée à d'autre. Il faut rester sur les parties non verglacées, c'est à dire à gauche d'un couloir ce qui necessite de faire des tonnes de conversions (oui, pour une fois, je n'ai pas pris mes couteaux pensant , à tort, que je n'ene aurais pas besoin !

 

Je vois en dessous que Steph fait une pause "couteaux" alors qu'il m'avait dit qu'il ne les prenait pas, le chien ! Cette portion ne s'arrêtera donc jamais. On ne voit plus la lune, ni les étoiles, tout est bleu, bleu mauvais temps avec du vent et la neige. J'attends Steph pour qu'il trace un peu, On pourrait aller à la pointe de Molenne, ça éviterait le but basique (c'est sophie qui lui a dit qu'il yavait un plan B) CA sera toujours ça.  Nous remontons. On aperçois à peine la paroie du Vélan. 2800 m  Nous sommes au niveau du glacier de Proz. La consigne, trouver un rocher pour faire une pause. Steph en trouve un (petit)... Nous voyons la pointe de Molenne sans beaucoup de neige, et vu que nous sommes sans beaucoup de motivvation, nous jetons l'éponge tel l'entraineur de Mike Tyson lors des derniers combats de celui-ci! Serions nous au crépuscule de notre carrière ?

Thé (de Steph) Lion et balisto accompagnés de dates. Doudoune, masque et c'est parti pour la descente dans le jour Blanc. La neige est agréalbe à skier mais on n'y voit pas grand chose. La descente se passe bien. Nous retrouvons la voiture à 10 heures. Et croisons pleins de randonneurs à ski qui partent !

 

On reviendra !

 

Ski de randonnee 2010 5610

C'est précisemment à ce moment là que nous avons fait demi tour ...

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Buuuuuuuuuttttt   !!!!

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Ski de rando : Aiguilles Crochues - col du Dard 2834 m

Publié le par Apoutsiak

Ou l'histoire du gars qui pensait que le téléphérique de la Flégère etait encore ouver le 9 Mai !

 

Attention, cet itinéraire est hyper avalancheux et un peu engagé surtout en début de saison et par mauvaises conditions (consulter le BRA et étudier attentivement l'itinéraire !)

 

Plus que du ski de rando, c'est plsu une aventure en montagne : beaucoup de portage, peu de descente, beaucoup de pousse bâtons, de montagne à chamois et un peu de galère...

 

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Topo


Soit partir de la Flégère et de l'Index et rejoindre le refuge du lac Blanc

Soit, si le téléphérique est fermé, partir de Tré le Champ 1417 m

 

De Tré le Champ Prendre le sentier d'été our du Mont Blanc et passer sous l'aiguillette d'Argentière (enneigé, passage délicat pour sortir du couloir neigeux.

S'en suit une série d'échelles avant un nouvaeu grand névé. En haut du névé, retrouver des échelles enneigées (merdique) et rejoindre la Tête aux Vent Passer au dessus des lacs des Chézerys et rejoindre le refuge du lac Blanc (attention, l'hiver, il y a juste un local de secour avec table chaise et téléphone secours mais rien pour dormir)

 Contourner le lac Blanc par la droite (rive gauche) (avalanches...)  et remonter le vallon en direction du col du Belvédère.

 

Tourner direction Ouest en direction du col des Dards ou pousser vers l'aiguille Crochue 2834 m.

 

Descente :

Redescendre jusqu'au point 2498 m et prendre à flanc afin de contourner les lacs des Chézerys par le Nord (avalancheux !)  Rejoindre le cairn 2053 m au lieu dit les Deviets et prendre la combe à flanc qui passe par les points 2053 m et 1945 m sortir en visant le sentier du Tour du Mont Blanc vers 1800 1900 m (la fin peut être délicate. Redescendre par le sentier (avalancheux ) vers le col des Montets (1430 m) et Tré le Champ 1417 m

 

Carto - fichier GPS au format GPX

 

 

Aiguilles-Crochues.jpg

 

Fichier GPS au format GPX Aiguilles Crochues


Attention, ce topo GPS ne passe qu'à une certaine époque de l'année , dans des conditions de neige et d'avalanche optimale !

 

Dénivelé : 1560 m     7 h 45


Récit

 

Premier jour de vacances, météo de mouise depuis une semaine, je décide d'aller me chauffer du côté de l'Aiguille du Dard, depuis la Flégère et l'Index, ça ne devrait pas me prendre trop de temps...

 

Bref, je pars tranquille de la maison et j'arrive vers 10 heures au pied du téléphérique qui est, ô surprise, fermé !

Je vois dans une autre voiture un gars qui observe mon désarroi... Que faier, je consulte la carte et rapidement, l'idée se fait, je garde l'onbjectif, en partant du bas. Je remonte vers le col des Montets et me gare à Tré le Champ. Je fais mon sac et je pars vers 11 heures. Le temps est gris menaçant, pas agréable du tout, mais, un avantage, pas trop chaud !!!

Je remonte le sentier ski sur le sac et GPS en bandoulière, faisant le point panneau après panneau. Assez vite un peu de neige inskiable rend le sentier un peu délicat, mais sans plus. J'arrive dans le brouilalrd à l'aiguillette d'Argentière. Derrière celle ci, ça se corse, un petit couloir, une échelle à moitié sous la neige et un bout de névé mou qui parraît peu solide. Mes grandes jambes ( et oui, le petit alpiniste a des grandes jambes, ça vous en bouche un coin !) font fit de la difficulté, je passe mais je n'étais pas fier avant la difficulté. Je remonte les passages suivant déneigés donc facile jusqu'à un grand névé e un nouvau passage peu sympatique. Le soleil perce par moment le ciel gris.  Je chausse enfin les skis vers 2100 m. Il fait presque beau avant un nouveau retour des nuages. Je contourne par la droite l'accès au refug qui me parrait craignos.  Petite descente, et me voilà au refuge, temps gris, je décide de faire une pause et de voir si, si necessaire je peux y dormir. Déception, sur la porte, c'est précisé que ça n'est qu'un abrit de secours, et dedans, il n'y a que des tables, des chaises et une radio PGHM ! Pas de couverture donc pas de nuit ici !

Je grignote et repars, le contournement du lac, enneigé est un joli passage impresionnant. Puis c'est un long vallon tranquille. Je trace dans 30 à 50 cm de poudreuse un peu lourde, en pensant au wildhorn que nous avions tenté avec Steh et Jean-Michel l'année dernirèe, les 60 cm de poudreuse avaient eu raison de notre volonté d'atteindre le refuge ! Là, je suis seul, mais ça se trace. Le soleil n'est pas loin mais il fait gris. Je fais quelques points GPS. Je louvoie dans des pentes évitant les passages raides. J'arrive sous le sommet... alors, sommet ou aps sommet, la visibilité est réduite, mais je sens que les pentes d'accès à l'aiguille du Dard sont plus raides que celles du col. Allons y pour le col. Et hop m'y voici. De là, tentation, aller au sommet par l'arête. Je commence l'ascension mais une petite voix me dit  de renoncer (je sais, c'est moins classe ) ! ( ch'ui comme Jeanne d'Arc, j'entends des voix, mais elle ne m'annoncent pas d'aller voir Charles VII, juste de rebrousser chemin car le passage semble être verglacé et je suis seul, sans crampons et dans une météo de mouise) Je redescends donc  de ma tentative et me prépare dans el froid pour la descente. Jour Blanc. Désagréable pour enchainer les virages. Je prends poru repère ma trace et la suit plus ou moins, la gardant en visuel. Je décide d'éviter de descendre au refuge et ainsi d'éviter la remontée au dessus de celui ci. Donc, à flanc, pousse bâton. Je sors du brouillard pour une séance temps gris. Je fais une pause au dessus des lacs des Chézerys, je donne à Sandrine ma position et Matthieu m'annonce qu'il renonce pour le Grand Paradis. Avant même qu'il raccroche, une énorme bruit de tonnerre  vient de la Verte, je me demande comment il a fait pour ne pas l'entendre ! De toute façon, comme le dit si bien le capitaine Haddock, il est très dangereux de téléphoner pendant un orage !


Bref, petit coup de stress, le refuge n'est pas loin ( tout est relatif : 20 à 30 minutes tout de même) il faut speeder, je décide de descendre sans y passer. La neige, puis le grésil s'y mettent. Seuls 5 coups de tonnerre vont m'inquiéter. Je continue à flanc au dessus des lacs, mais je finis par me fourvoyer, déchaussage, passage à chamois, rechaussage. Je vise le cairn, sur la carte etle GPS, trop facile. Pour la suite, l'objectif est classique : skier le plus bas possible, une belle come part à flanc en dessous du sentier, je décide de la tenter, on verra bien pour rejoindre le sentier. Ca passe... Je gagne en distance. Malheureusement à quelques encablures du sentier il faut déchausser. Et là, c'est dales mouillées, névés détrempés où l'on s'enfonce et petis épineux accrochés à la montagne...

Bref, terrain d'aventure mais pas escalade : rando. Skis sur le sac, je travers allant d'une dale à un névé raide (mais pas trop, je les évite les passages trop raide) puis je traverse les épineux en m'accrochant aux grosses branches. Voilà une vieille trace, je la rejoins, ensuite c'est un peu plus facile. Il suffit de descendre en suivant le sentier et les nombreuses coulées d'avalanche qui le traversent. Il pleut à torrent. Ma nouvelle Goretex est parfaite mais l'ambiance n'est pas au bronzage  et à la farniente. Je bifurque avant le col des Montets en direction de Tré les Champs. Voilà enfin ma voiture. Il tombe des cordes, je pénètre dans l'habitacle en évitnat de tout tremper, ambiance humide et buée garantie. Je descends au gîte sécher homme et materiel avant la tentative sur le Grand Paradis


Belle journée aventureuse dans une météo disgracieuse.

 

Photos

 

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L'Aiguillette d'Argentière


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C'est pas le GRAND beau !


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Le refuge du lac Blanc


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Vue sur le refuge et un rayon de soleil...


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Ski de Rando - Gouffre Jean-Bernard - lac des Chambres - bonne galère

Publié le par Apoutsiak

Une bonne journée de Galère : Pluie, neige, erreur d'itinéraire, portage, brouillard, but, chute, tout y était !

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Topo


Partir du parking du pied du Crêt
Rejoindre le point 844 puis les Grands Bois par la route forestière Au point 1236, traverser la rivière à droite (passerelle ou neige et suivre le sentier jusqu'au refuge de Folly Remonter au Gouffre Jean-Bernerd, les eaux froides, le lac des Chambres et le col des Chambres en erstant au fond du vallon...


Gouffre-jean-Bernard-carte-Haut-giffre-Allamands.jpg

Récit

J'avais prévu le hold up complet : Partir tôt le matin, remonter au sommet de la pointe de Pellegarde (2514m) passer au col des Chambres, de la pointe Rousses des Chambres et redescendre dans le vallon au Nord et la combe aux Puaires.
Je me levais tôt, prévoyant de débuter à la frontale et de ne pas rentrer trop tard... Vers midi e mettre les pieds sous la table... (pô bien !)

Je pars du parking du crêt et suis des traces de raquettes, rapidement, je vois que ça n'est pas le bon chemin, un coup de GPS et hop, revoilà le bon chemin et d'autres traces de raquettes. Je quitte les skis pour un portage., des barres rocheuses , les traces de raquetets sont là. Des chaînes, des barres rocheuses, c'est la galère. Trop tard pour rebrousser chemin. Je poursuis, il pleut ! Ca commence dur. Je chausse , déchausse, porte. Un coup de GPS et je retrouve enfin la trace, bilan : 150 m de dénivelé en 1 h 15 : efficace non. Je repars eà fond sur  la chemin forestier bien tracé. 500 m / h tout va bien, traversée de la rivière. Conditions idéales, trace facile.Il neige à présent. Et les peaux se mettent à coller ! et à botter ! Il faut en plus tracer en partie, la trace étant recouverte de neige fraîche !
Le rythme se ralentit, je passe sous le refuge de Folly. Je remonte a dessus, les traces sont moins nette, la visibilité réduite, il y a moins d'arbres, donc pas de répère visuel. Jour blanc ! Je perds les traces... les retouve. Je monte lentement. cherchant les traces comme point de repère. Je parviens à proximité du gouffre Jean-Bernard. Je ne vois rien. Ca se lève, le temps de repérer la suite de l'itinéraire. ça se recouvre. Je mange, j'attends de voir si ça va se redécouvrir. Je me pose la question de savoir qu'est ce qui est le facteur déclanchant de la décision de renoncer.
Et je renonce (sans avoir de réponse à la question précédente.

La neige est lourde et je ne vois pas grand chose. Je me sers de la trace de montée comme repère. Je passe au refuge de Folly puis retrouve le chemin forestier. La neige en bordure de sentier est croutée et la trace est rapide, j'ai les cuisses dures !
La descente s'opère. Je décide de descendre par le parking du pied du Crêt et de remonter par la route à ma voiture !
Il y a sur le bas des cailloux en travers du chemin. Un peu rapide, un caillou vengeur, et me volà par terre, le genou a tapé dans un autre caillou ! Aïe. Bouger le jambe... Se relever... ça va.  Retour au poitn 844, portage jusqu'à la route puis jusqu'à la voiture. J'arrive à 11 h à l'appart !

Une belle sortie bien galère !


Mon genou est ultra gonflé, un bel hématome qui mettra 3 jours à se résorber

Photo

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Vidéo


à suivre

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Alpinisme : Zinalrothorn 4221 m Rothorngrat - descente face Nord

Publié le par Apoutsiak


 

Arrivée sur l'arête, vue sur le magistral Obergabelhorn

Récit :


Tout avait pourtant bien débuté...


Quand je dis ça, je ne suis pas très précis, la semaine avait été chargée et un évènement  aurait pu annuler ce Week end alpin.  Pour résumer.. : Du boulot par dessus la tête, une journée à Paris pour le travail, une soirée à Epinal en formation et un tour de VTT  qui aurait pu mal finir : engagé sur un petit pont aux rondins de bois dans le sens de la marche, je bloque la roue avant et bascule dans le vide, pont 1 m 50 au dessus d'une dale rocheuse sur laquelle je tombe la tête la première... J'ai bien cru dans un premier temps avoir la mâchoire fracturée ou une dent en moins, seule la lèvre a mangé ( je sais, ça n'est pas la première fois), et j'ai perdu un verre de mes lunettes dans le flot du torrent, plus de peur que de mal.

El Toreador

Mais je m'égare, revenons en au fait.
Je retrouve Jeff à Martigny et nous filons vers Zinal, la météo est bonne et la course en conditions, je me vois déjà couvert de Laurier de retour du Week end. La montagne, c'est trop facile.
Bon la première étape c'est la montée en refuge, et pour le refuge du Grand Mountet, c'est une saine occupation qui prend une bonne partie de la journée, les montagnes ayant été placée à trop grande distance du village... ( Avantage s'il en est, il y a moins de monde au refuge)
Bref, nous partons avec pour premier objectif de ne pas pique niquer trop tôt afin de couper la montée en deux parties égales. Je rêve d'une aire de pique nique moelleuse et je suis exaucé, sur une pente d'herbe, nous nous restaurons avant une petite sieste.

Alors là, il faut que je précise que j'ai commis ma première erreur du Week end : les sardines au citron. il est vrai que c'est très bon, ça n'est pas hyper facile à manger avec un couteau mais c'est très bon... Par contre, l'odeur ne va pas me lâcher pendant 2 jours, les doigt sente la marrée, à 4000 m d'altitude, c'est original !

Nous repartons, je profite de mon fumet et tente vainement de m'en débarrasser en me rinçant les doigts dans les ruisseaux . Le cirque du Mountet approche et son refuge. Nous sommes 3 arrivés au refuge, ça va être cool.

Le Mammouth

Je trouve un science et vie spécial mathématique, à priori thème peu passionnant ( en général au refuge, on lit Vertical quand on est un grimpeur et montagne mag quand on n'est pas doué, pour info, je suis abonné au deuxième, c'est tout dire !) mais j'y découvre des techniques de comptage ancestrale qu'il faudra que je vous conte...  ( Les Mésopotamiens étaient quand même de  sacrés bonshommes.




Sieste, bruit dans le refuge, en fait, nous serons 11. L'ambiance est bonne, nous partageons une excellente soupe avec des randonneurs belges ( qu'ils trouvent ici toute notre gratitude) d'autant plus que madame nous a fait notre vaisselle.  Il y a aura une cordée sur le Besso, deux cordées sur la voie normale du Zinalrothorn, 2 cordées sur la Rothorngratt (dont la notre).
L'ambiance est refroidie par l'arrivée d'une cordée  qui revient de notre objectif, il est déjà 19 heures, ils ont mis 9 heures à atteindre le sommet, leur commentaire: "ambiance hivernale" , voilà qui nous refroidi...

Je me couche en rêvant à la criée d'Etaple, à un gros chalutier dans le gros temps, à la pêche à la baleine, les Sardines font leur effet olfactif !

3 heures, Jeff se lève pour faire le feux, je le suis, petit dej, départ 4 heures. Il fait grand beau , cool, le ciel est étoilé.  Remontée de moraine, la lampe de Jeff a un faux contact, il fera l'approche dans le noir , je dois marcher devant ( c'est cool, il est obligé de me suivre, ça m'évite de prendre son rythme infernal.) Heidi et le slovaque son derrière, attirée par les effluves de Sardine ou par Monsieur Propre, on ne sait pas !
J'essaie de prendre le chemin idéal dans la moraine pour rejoindre le glacier. Jean-Luc et Sebastien, l'autre cordée ayant le même objectif que nous nous rejoignent. je pars devant. De toute façon, sur les glaciers tourmentés il y a rarement du monde pour marcher devant, sans doute la  taille des crevasses y est pour quelque chose. Jean-Luc nous fait remarqué que le temps a tourné, et oui, on ne voit plus les étoiles.  Nous partons, je file droit, puis incline  vers la droite pour aller sous les rochers 3327 m. Il neige, la frontale éclaire les flocons dans la nuit noire et j'ai du mal à anticiper le bon chemin. Une zone de crevasse. Chacun donne son conseil puis j'y vais. On louvoie ( dans les zones crevassées, on louvoie toujours.) Un grand pas, un pont de neige où l'on aimerait s'appeler Steph... Je butte sur un trou profond, demi tour. La cordée de Jean-Luc passe devant, je me retrouve dernier. La neige ne cesse pas, ça sent bon le but. mais nous poursuivons. Il faut tracer, je suis content d'être derrière, à flâner. Nous repérons le couloir et passerons par un itinéraire inédit : à gauche ! Ça passe( bravo Jean-Luc) et voilà le couloir. Nous passons la rimaye, un peu athlétique mais pas trop, puis c'est la remontée, la glace est pourrie et je suis content, je suis le seul à avoir monté deux piolets, confort ! Jean-Luc et Seb merdouillent dans cette mauvaise glace, je propose à Jeff de bifurquer dans le mixte bordant le couloir, bonne pioche, la progression se fait les doigts dans le nez ( ou plutôt les moufles, dans notre tenue !)

Couloir d'accès à l'arête

L'arête... plâtrée !

Jean-Luc


Jean-Luc dans la descente d'un gendarme

Au sortir du mixte nous les avons dépassés et ils on l'air crevé par leurs efforts, j'en profite pour les filmer, bel effort, voilà enfin le col, déjà 3 heures depuis notre départ .

La suite  commence bien des rochers faciles sur lesquels on galope jusqu'à la première difficulté. et en fait, ensuite, il n'y a que des difficultés et plus de rochers sur lesquels on galope... Des passages de III, de IV voir de V ( c'est pas moi qui le dit, c'est Jeff, il fait autorité en la matière !)  Et le rocher est bien enneigé ce qui ralentit la progression de manière importante. Nous contournons des gendarmes plus ou moins définis, soit sur le fil soit coté Mountet, coté le plus enneigé ! Le sommet est dans le brouillard. Nos deux cordées se suivent, Jeff, devant, autoritaire montre la voie, je suis en s'efforçant de refaire le geste parfait réalisé par mon premier, je bourrine dans certains passages pour avancer... Mais tout va bien, mis à part notre vitesse de progression trop lente. Nous n'avançons que rarement corde tendue. A un petit col, je décide d'aborder le problème avec Jeff, il est déjà 1 heures. " Jeff on fait quoi, soit on va au sommet et on rentre à point d'heure, soit on redescend tout de suite" ( sous point d'heure, ça voulait dire vers 1 heure ou 2 heure du matin en bas) Jeff, pensait, lui aussi, aborder le sujet, nous décidons de redescendre. Jean-Luc et Sebastien jettent l'éponge eux aussi. Nous disposons de deux cordes une de 60 et une de 30. Jean-Luc part le premier, trouve un bequet pour le rappel suivant, l'installe, Jeff le rejoint, je suis le 3ème et Sébastien me suit. Il faut préciser ici que Seb est  allemand et que la langue de Goethe n'ayant aucun secret pour moi, 9 ans d'allemand, ça se connaît, nous discutons en Anglais, et qu'il ne faut aucun contresens afin d'éviter les accidents !

Jeff - rappel

A chaque relais, je retrouve Jeff, qui file vers le bas, dès qu'il est en bas, je défaits le cabestan, récupère le mousquetons, attend Sebastien, le vache, récupère la corde ( qui parfois joue les cordes coincées) passe le noeud dans la cordelette, avale la corde, m'installe et repart.

7 rappels, tout s'est bien passé. le dernier au dessus de la rimaye. Jeff et Jean-Luc  me conseille, du dessus, on voit bien qu'elle est surplombante et j'aperçois des stalactites. je décide de la faire à la bourrin, à l'Apoutsiak . Je me lance  rapido en arrière et atterri en bas, je bloque la corde, mon pied perce le sol, mais tout est ok, j'ai évité les stalactites et suis descendu sans problème.
Sébastien arrive, il écoute les conseils des "anciens" , lui ! et le conseil est le suivant, baisser les fesses le plus bas possible et se lancer, et bien le pauvre Seb, il a mangé su Stalactite, sans casque en plus, je préfère Laaargement ma méthode de bourrin efficace !

Ca louvoie entre les crevasses

Nous récupérons les rappels, je mange de l'excellent Sandwitch de Jeff ( au rebloch ') et nous repartons. Descente rapide mais tranquille, observations des crevasses impressionnantes. courte pause à la sortie du glacier. La moraine, Jeff me largue, je sentais bien que ça le démangeait depuis hier... J'arrive au  refuge un peu fatigué, je sais que la descente à Zinal va être longue, il est déjà 16 h 30 !

Le refuge, enfin

Le temps de refaire le sac et c'est reparti, deux bouquetins sont apeurés par nos soins sous le refuge, puis une marmotte, un rouge queue et enfin un renard et nous voilà à Zinal, en 2 h 45 ! sans avoir traîné !

Je serais à 11 heure à la maison.

Bouquetin


Photos

Sommet du Zinalrothorn ( avec l'arête Sud ouest à droite )

Couloir d'accès à l'arête

Descente

"Louvoyage"

Louvoyage II, on voit la trace de descente à gauche

Début de descente sous le refuge



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