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Ski de Rando : Petit Combin 3663 m par le glacier Pendant - Descente par le glacier des Follats

Publié le par Apoutsiak

Traversée Bourg Saint Pierre - cabane de Panossière

 

pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué... Plutôt que de monter à Panossière par le chemin normal, y acceder en se faisant un joli petit sommet au passage. Bon ça rajoute plein de difficultés et de dénivelés, mais ça offre une jolie course !

 

Vidéo

Topo :

Se garer au Nord de bourg Saint-Pierre en face de la station service (Notre dame de lorette sur la CNS) 1621 m

Remonter la piste qui part vers le nord et rejoindre le Creux du Mat. Poursuivre en direction du torrent d'Allèves.  Passer sous le Boveire d'en Bas 2227 m (Sud) . remonter la Combe de Lane puis virer à droite vers le glacier de Boveire. à 2900 m,  virer dans le couloir en contournant le point 2977 m CNS. Remonter le couloir plein nord avant de basculer vers l'Est dans un couloir secondaire (glacier pendant proprement dit).  Remonter le couloir pour parvenir à la crête; De là, on rejoint le Petit Combin à 200 m.

 

Descente : Par un mouvement enveloppant, rejoindre le glacier des follats que l'on descend surtout en rive droite dnas la seconde partie. traverser le glacier de Panossière avant de remonter sur la moraine qui mène à la cabane (bien visible)

Ski de Rando : Petit Combin 3663 m  par le glacier Pendant - Descente par le glacier des Follats Ski de Rando : Petit Combin 3663 m  par le glacier Pendant - Descente par le glacier des Follats
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Récit :

 

Je le savais...

Je le savais qu'en emmenant Thierry et Anne, j'allais en ch..... Ben oui, ils font du sport H24 ! Elle a passé son temps à aller deux fois plus vite que moi dans mes ascensions des 82 4000 (on a quand même 39 4000 en commun)  et Thierry est un ancien champion d’athlétisme...

Je le savais...

J'allais passer un sale quart d'heure. L'expression est mal à propos, c'est plutôt un sale 10 h ... et 10 h... C'est long !

 

Bref, covoiturage depuis Martigny pour rejoindre Bourg Saint Pierre "La Maudite" ... Ski sur le sac et c'est parti. Il n'y a pas un pêt de neige, on n'a pas fini de porter ...

Comme souvent, on papote. Poliment, mes deux acolytes me laissent devant. Pour faire le rythme, mais surtout pour ne pas me larguer en avançant trop vite. On traverse un torrent comblé par une avalanche et on rejoint le Creux du Mat. Pour l'instant , tout va bien ... Légère hésitation quant à l'itinéraire à suivre, heureusement, j'ai la carte dans ma poche, et zou on repart sur le bon chemin. 2000 m, voilà enfin la neige. Au début on marche dessus pensant qu'il va falloir déchausser. En fait il n'en est rien. on se fait une petite pause pour passer en mode ski. Il y a pas mal de nuages ce qui rend la montée plus facile, on évite le cagnard du printemps. Je trace pour l'instant devant mes deux champions : Duracell et Rantanplan. Bon ben Duracell, vous la connaissez. Rantanplan est le nouveau venu, un peu chien fou qui n'a peur de rien et qui peut suivre son maître pendant des kilomètres en plein désert sans se plaindre. (J'ai longuement hésité entre Rantanplan et Superman... Mais Superman est moins rigolo... NDLA)

 

Pause pique nique avant le couloir.

Pour moi, c'est une boite de filet de merlans à la moutarde. Tout ça en l'honneur d'Yves qui a passé son séjour en Ortles à en manger. J'agrémente ce poisson (Riche en oméga 3 pour les nutritionnistes) avec un petit excellent petit Reblochon, merci Anne et Thierry !

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On repart vers le haut, dans une neige bien dure et une pente raide. Anne galope devant Thierry qui la colle. Un an à peine qu'il fait du ski de rando, il se balade dans la pente, conversion après conversion... "Il est fort , ce Rantanplan ! " Je jette l'éponge, la pente devient trop raide pour moi, et je chausse les crampons. Thierry a la politesse de m'imiter, tandis qu'Anne galope vers le haut à ski. On se retrouve à deux, en crampons.  Thierry me laisse sur place, méditer sur l'importance de l'entrainement et la nutrition sur la performance... Faudra que je pense à perdre ces quelques kilos en trop... J'arrive bon dernier là ou Anne met les crampons.

On repart vers le haut avant une petite traversée pour rejoindre l'axe du couloir.

Resouci (ou souci derechef, ce qui est plus correct) de poids. Anne trace devant, Thierry passe derrière, et je laboure la trace en m'enfonçant jusqu’aux cuisses par moment... faudra vraiment que je pense à perdre ces kilos superflus... ( Je crois que je me suis trouvé un surnom : le laboureur.)

Et le laboureur, il a un gros défaut : même quand c'est tracé, il s'enfonce encore, et donc se fatigue même quand il est derrière.

On poursuit vers le haut. Quelques zones en neige méga dure, je parviens alors à suivre le rythme de mes deux partenaires, mais dès que c'est plus facile, je perd du terrain, alors qu'Anne se tape la trace !!! Les pauses sont rares, trop rares, je parviens à de rare moment à passer devant pour réaliser une photo ou une vidéo. Ça casse un peu le rythme, mais ça me permet de revenir (sournoisement je l'avoue) aux avant postes !

Il se met à neigeoter. On a bifurqué dans la seconde partie du couloir. Le tout fait prêt de 800 m, jamais hyper raide, mais tout de même un peu. Ça fait chauffer les mollets !!!

Et on avance, Duracell, l’infatigable, devant. Rantanplan à ses basques, Le laboureur est plus ou moins loin... derrière. Je vie ma vie d'alpiniste laborieux. On progresse, on passe à proximité de la glace du glacier pendant. Anne accélère... Ou c'est moi qui ralenti... La loi de la relativité s'applique sans doute ici.

Tiens en parlant de relativité, petit aparté, je vais vous expliquer un truc incroyable.

Imaginons que vous êtes dans un train...

Ce train fait le tour de la terre... (jusque là, tout va bien également)

Il accélère pour atteindre presque la vitesse de la lumière (299 792 458 m/s largement plus rapide que moi dans le couloir, je sais !)  Juste pour info, il n'atteint pas la vitesse de la lumière (c'est impossible). Si vous avancez dans le Wagon, dans le sens de la marche... Et ben le temps va ralentir.  incroyable non ! Et ben c'est ça la relativité. (en plus vous allez vieillir moins vite)

Fin de l’aparté, revenons en à nos moutons...

Je me retrouve derrière. Anne accélère. Thierry dans la roue (ils font beaucoup de cyclisme). Voilà un laboureur dépressif dans la trace. Je les vois qui rejoignent le goulet final. Le rythme ne faibli pas. Je monte à mon rythme et rejoins le haut du couloir, puis le plateau du petit Combin. Le vent nous accueille. Le plateau est verglacé par le vent. Je trace un peu devant, mais Thierry me dépasse et me laisse sur place. Anne a la gentillesse de faire les derniers mètres avec moi.

Sommet, Yes ! 2100 m de déniv tout de même dont 400 m de portage (pour cause d'absence de neige) et 800 m de portage couloir !

Je tente la roue du sommet comme à l'Elbrus ! et ça passe

Anne en fait de même, avec grâce !

 

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Après la séance photo, il faut penser à la descente. Et je reprends mon rôle de leader. Ben oui, je suis le seul à avoir étudié le topo. On se fait l'arête à ski avant de basculer. On a choisi de descendre par le glacier des follats, plus technique et plus direct (et surtout, je ne l'ai jamais descendu !!!)

La neige est correcte au début

Rantanplan, qui est, je le rappelle, débutant (ou presque) se débrouille comme un chef. Ça me dégoute, il est doué en tout : en athlétisme, en trail, en triathlon, en ski de rando (montée ET descente !); Il a réussi à se faire la descente, sans faire trop de dérapage !

Après la bonne neige, on se retrouve dans une neige hyper dure et trafolée bien désagréable à skier. Il faut contourner quelques crevasses.  J'ouvre la route. Le vent est bien là, un gros foehn annoncé pour les deux jours.

Derniers virages avant de rejoindre le grand glacier de Panossière. Gros schuss. Avec mon poids, j'assure. Les deux poids plumes ne font pas le poids (Ça a aussi ses avantages ...) Un peu de pousse bâton puis on remet les peaux pour remonter la moraine du refuge.

Et c'est bibi qui trace (pour une fois) Ne vous inquiétez pas, Duracell et Rantanplan sont bien calés dans mes skis !  on rejoint le haut de la moraine, puis ensuite le refuge.

Installation, courte sieste (il est 17 h quand on arrive au refuge) puis excellent repas avec spaghetti aux champignons. Seul regret, il n'y avait pas beaucoup de rabe. Et j'avoue que notre gourmandise... Ce qui m'a fait râlé : voir après le repas que certaines tablées n'avaient pas fini leur plat !... :-( J'avoue j'ai un peu enragé ...

 

Demain, l'objectif est le Tournelon blanc avant de rentrer en passant par le Combin de Boveire...

Une grosse journée en perspecive (mais peut etre un peu moins grosse ;-) )

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Raid à ski en Ortles : Jour 5 : dans la tempête

Publié le par Apoutsiak

Dernier jour dansen Ortles, après l'été des premiers jours et les sorties en T shirt, on se retrouve au coeur de l'hiver avec les galères qui vont avec ...

 

Vidéo

Récit :

Bon ben ce coup ci, la perturbation est là. Il a encore neigé toute la nuit. On descend lentement à la cuisine pour le petit dej. il y a de grosses accumulations autour du refuge. Celui ci grince sous les coups de boutoir du vent !

On glandouille, on étudie la suite, et on ne voit rien. Il était prévu de basculer sur MartellHütte, mais les pentes chargées vont nous empêcher de passer le col. On est coincé ici, la solution est sans doute vers le bas, rentrer à la voiture. Dommage, on avait prévu une superbe traversée par le haut le dernier jour : Du Monte Cevedale au  Palon de la Mare, il faudra revenir ...

 

Les heures passent à papoter, on en profite même pour revoir les mouflages...  à 11 h, je décide de faire une sortie vers le col du Zebru. Mes acolytes ne goutent pas de ce jeux là... Je partira seul. Je sors tout équipé, combinaison de combat. Ça bastonne dur. L'important : ne pas se perdre dans cette purée de poix. GPS en route obligatoire.

Je pars en direction du col, flocons à l'horizontal, je n'ai pas trop froid sous mes 36 couches de vêtements. Ambiance polaire. Je me retourne régulièrement, le refuge est balayé par les bourrasques, il disparait de ma vue de temps en temps. Impressionnant.

Je poursuis comme je peux, cherchant des repères visuels qui facilitent ma progression.  Par endroit, le vent a enlevé toute la neige. J'avance sur des pentes peu raides, hors de question de m'engager dans une pente dangereuse dans ces conditions. Le refuge est déjà loin, je ne le vois plus depuis longtemps. J'ai presque chaud, malgré cette météo dantesque.

La pente se redresse, j'ai fait près de 200 m de déniv. impossible de poursuivre par ce temps. J'enlève mes peaux et je fais demi tour

A présent il faut retrouver le refuge. Mes traces de montée ont disparu. Je regarde la trace sur le GPS, le refuge n'est pas non plus à 10 km...

Je tire sur la gauche, retrouve une zone légèrement rocheuse qui me sert de repère visuel, et je me retrouve à 500 m du refuge, toujours balayé par les vents. Je fais un détour vers les américains qui ont fait une sortie DVA, avant de rentrer, content de retrouver l'abri du refuge.

 

Raid à ski en Ortles : Jour 5 : dans la tempêteRaid à ski en Ortles : Jour 5 : dans la tempêteRaid à ski en Ortles : Jour 5 : dans la tempête

On décide de rentrer dans une heure. Tandis que Nath profite de sa grippe dans la chambre, on mange l'un une pizza, l'autre un gâteau. Puis on boucle les sacs, et c'est reparti dans le mauvais. Devant le refuge, un gars nous conseille de suivre les poteaux électriques (excellent conseil)

Visibilité nulle (toujours) je vois bien que mes associés veulent me laisser devant, me taper la trace et régler les problèmes de visibilité. Et je trace, il faut souvent pousser sur les bâtons dans cette descente. On d'un poteau à l'autre, c'est sans intérêt mais on progresse. Le vent se calme, par contre il neige à gros flocons. Chacun commence à s’inquiéter de savoir si on va pouvoir sortir du parking... Pour l’instant, il faut l'atteindre...

On enquille poteaux, et on arrive à proximité d'un pont. Au choix, suivre les poteaux (et descendre) , ou traverser le pont et remonter de l'autre coté. On choisi la seconde solution, par prudence. il faut remonter, en position ski, et tracer, la galère. C'est long et usant,  mais on y arrive. On attaque la descente, la visibilité est meilleur, on peut couper les virages et skier. malheureusement,  on commence à  toucher les cailloux, il n'y a pas une assez grosse sous couche, la loose jusqu'au bout, et c'est pas fini.

On retrouve la piste, la voiture n'est plus qu'à 500 m. Là voilà, je regarde avec inquiétude la route d'accès. Va t'on parvenir à remonter les 200 m ? Nath n'y croit pas. J'ai de l'espoir, je suis d'un naturel optimiste ...

 

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Raid à ski en Ortles : Jour 5 : dans la tempête
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Il neige toujours, la voiture est là. On range rapido les sacs et les skis, et zou on pellete autour de la voiture pour la dégager ( 50 cm de neige !). Yves installe brillamment les chaussettes. et zou grosse marche arrière sur le parking... Ça passe YES. Pour l'instant c'est plat ! Plus qu'à monter.

première tentative qui avorte au quart de la montée. C'est pas gagné. Je propose de pelleter la trace. Je me lance. Nettoyage de la trace de la roue gauche. Plié en deux sur ma pelle à neige, je pellete. Travaille harassant... Et tel Sisyphe, travail sans fin, il neige derrière moi !

J'enjoins Nath a s'occuper de la trace de route droite.  Elle fait 10 m et s'arrête ! J'en suis déjà presque à la moitié. En bas Yves peaufine l'installation des chaussettes.

Mon travail sans fin progresse. Ne reste qu'un quart du chemin à pelleter (avant de faire la seconde roue)

Yves fait une tentative qui échoue à plus de la moitié. Sans doute aurait il du attendre qu'on dégage la trace de la seconde roue. Maintenant c'est tout damé, ça va glisser...

Je termine la trace de gauche et attaque la droite par le haut jusqu'à la trace d'Yves (si vous n'avez pas tout compris, ça n'est pas grave) Plus d'une heure que je pellete. J'ai une technique assez efficace : je pellete 2 - 3 m puis je fais une pause. J'enrage quand je vois que Nath est en train de passer des coups de téléphone et de mettre des photos sur les réseaux sociaux... A deux on serait... calcul... 2 fois plus rapides non ?

Yves monte au refuge Forni, au dessus du parking, pour trouver de l'aide. A priori le chasse neige est passé il y a 1 h, il repassera dans 1 h 30 si tout va bien...

Finalement, Nath ayant trop froid, Yves lui propose d'aller au refuge Forni, je lui aurais bien proposé de pelleter un peu : ça réchauffe...

Nouvelle tentative, échec, la chaussettes gauche est broyée.

Il neige tellement qu'il faut re-dégager la trace (déjà 20 cm de poudreuse se sont déposés depuis notre arrivée !) Sisyphe ! 1 h 30 que je passe ma vie avec ma pelle à neige...

Je motive Yves pour qu'on dégage la trace à 2; Et c'est parti !

Quand un gros 4X4 Land Rover avec des chaînes à l'avant et à l'arrière vient depuis le haut. Je décide d'aller lui demander de l'aide. En fait, c'est un taxi italien. "Les chaussettes : La mierda" ! Ils nous conseille d'aller à 20 km d'ici d'acheter des chaînes , et de nous ramener.

Ok pour nous Et c'est parti, Forcement avec le 4X4 et les 4 chaînes, ça passe tranquille. Mais pas rapide. Il descend prudemment, mais ça glisse quand même, la quantité de neige est impressionnante.

Dès que je suis monté dans le 4X4, j'ai eu froid, jusqu'alors, tout allait bien. La neige qui me recouvrait à fondu, je suis trempé, et vu qu'il ne fait pas très chaud...

40 minutes plus tard on est au garage. Le garagiste n'a que des chaînes assez chères à proposer. On n' a pas le choix.  On les prend et on remonte. Re-40 minutes plus tard, on arrive au parking. Le taxi nous aide à mettre les chaînes (il est même super efficace); je suis transi de froid et laisse tout le monde s'affairer.

Enfin, on est prêt, on remercie notre taxi (et on le paye) et go pour la loooooongue route.http://alpinisme.over-blog.net/-2

 

pelletage à Forni...

C'est Yves qui prend le premier relais. Il avance prudemment et assez vite on se retrouve derrière un chasse neige.

Arrivé au village, il passe la conduite à Nath

Et Nath, elle ne conduit pas.... elle pilote !  Un vrai mec; Elle gueule derrière le camion Slovène qu'elle ne parvient pas à dépasser. Elle dépasse à des endroits plus que dangereux. Elle roule à fond, coupe les virages

J'ai l'impression de retrouver notre chauffeur de l'Elbruz .

"J'ai peur !!!"

Yves, derrière, est circonspect : c'est sa voiture.

Nath et Yves enlève les chaînes dans un tunnel, j'avoue, je suis congelé, je ne suis pas sorti de la voiture.

Un vrai rallye que cette descente vers Milan.

Je tente de papoter avec Nath, qui n'entend rien, elle a une oreille complètement bouchée ...

Yves reprend alors la conduite avant de me la repasser après la mégapole.

D'un coup, tout le monde s'endort. Et je me fais l'autoroute Milan Turin, seul éveillé dans la voiture. Yves reprend le volant dans la montée au Grand saint Bernard. Surprise dans le tunnel. Il est possible qu'on soit arrêtés pendant une demi heure ! Pas cool...  Heureusement, la pause ne dure que 10 minutes.

On laisse Yves à Martigny, et je dépose Nath à Aigle avant de retrouver ma Franche comté.

Fin d'une jolie semaine

Il faudra revenir !

 

FIN

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Ski de rando : But au Gran Zebru - 3851 m (Koenigsspitze)

Publié le par Apoutsiak

Ah, le sommet des rois... le Grand Zèbre, ce sommet devait marquer l'apogée de la semaine, la perturbation est venue jouer avec nous. Je crois qu'elle a gagné

 

vidéo

Topo

Depuis le rfuge Pizzini, remonter en direction du gros bastion rocheux évident au Nord. Le contourner par la droite ou par la gauche (on est passé par la gauche et ça m'a paru plus court.

Rejoindre le pied du couloir

Couloir 40-45° qui mène en 200 m au col : Paso di Bottigla

De la remonter en longeant les rochers à main gauche puis remonter la face (50°) pour gagner un petit couloir qui permet de mener au sommet

Note : les 200 derniers mètres n'ont pas été parcourus.

topo du grand Zebru - en vert : non parcouru :-(

topo du grand Zebru - en vert : non parcouru :-(

Récit

Nous avons négocié un réveil à 6 h 30 (logiquement c'est 7 h) j'esperais secrètement devancer la perturbation annoncée dans la journée. Nath restera au refuge (elle a la grippe) on retrouve ainsi l'équipe de choc, à 7 h 30 devant le refuge, globalement nuageux avec quelques percée de soleil.

cette nuit, il a bien neigé, et le vent n'a rien arrangé : il y a de grosses accumulations et plus aucune trace sur le glacier. Il va falloir tracer... Et je m'y colle. Et zou, comme un dessin de Samivel, je m'amuse à faire une trace élégante (c'est important) Je louvoie, de droite, de gauche, essayant de faire une trace logique et esthétique. Le soleil joue avec les nuages, nous offrant de jolies perspectives. Le sommet du Gran Zebru, objectif du jour, reste sous la bonne garde d'un gros nuage.

 

Le sommet, venons en, j'adore son nom : En Italien, Gran Zebru : le Grand Zebre. J'imagine le magnifique animal, broutant au sommet. Avec la tranquilité liée à l'absence de Lion. J'espère juste que nous pourrons le voir.

Son nom Allemand est un appel : Koenigsspitze : le pic des Rois. Bon ben, on est les rois, le pic est là bas, il n'y a plus qu'à s'y rendre et ainsi faire la synthèse. On y sera à notre place.

Ski de rando : But au Gran Zebru - 3851 m (Koenigsspitze)Ski de rando : But au Gran Zebru - 3851 m (Koenigsspitze)
Ski de rando : But au Gran Zebru - 3851 m (Koenigsspitze)Ski de rando : But au Gran Zebru - 3851 m (Koenigsspitze)Ski de rando : But au Gran Zebru - 3851 m (Koenigsspitze)

Je trace, je trace, mais je sais que je vais devoir traver la partie alpinisme. J'ai donc l'idée saugrenue, de laisser passer Yves, afin qu'il joue aussi dans la neige fraiche. Grave erreur, comme d'hab, je me retrouve largué, et bien entendu déprimé. Classique. Bon  il fait une  pause et m'attend, je repasse devant avant de refiler me mistigri de la trace. La fin est raide, la neige ultra-dure avec une fine couche de poudreuse dessus. Le temps tourne, le soleil a filé, ne reste  que le plafond nuageux et le vent... Bien présent. C'est pas gagné. La remontée au pied du couloir est un peu galère, les appuis mal assurés.

Ski de rando : But au Gran Zebru - 3851 m (Koenigsspitze)Ski de rando : But au Gran Zebru - 3851 m (Koenigsspitze)Ski de rando : But au Gran Zebru - 3851 m (Koenigsspitze)

Dépôt des skis, crampons, piolet, baudrier encordement.

Je sais que j'ai pris les crampons light, à la voiture, j'ai hésité, crampons classiques sans souci, ou les light avec un souci de réglage... J'ai choisi la légèreté, il va falloir assurer. Jeremotne le couloir, dans la tempête, on se fait balyer par le vent, il neige un peu. A mi couloir, je perds mon crampon gauche, j'avais bien vu deux minutes avant qu'il y avait un souci, mais je pensais , j'esperais que ça tiendrait. Je le refixe. Mais je n'ai plus confiance, je bascule en rive droite du couloir essayant pr là d'éviter le vent. Echec.  Il faut régler le crampon. Tout est compliqué dans la tempête : enlever le sac et le crampon, sortir le couteau suisse, trouver le tournevis et dévisser, tout ça dans une pente à 45°. Le tout dans le vent et les bourrasques de neige... Je dévisse, tour après tour, sans gants !

C'est long, Yves, poli, ne me fait aucune remarque, alors que j'ai déjà cassé ces crampons, sur l'arête de la Bérangère aux Dômes de Miage, au plus mauvais moment.

Je dévisse, tout en essayant de ne pas sortir complètement la vis, il me faudrait alors retrouver le pas de vis, et dans ces conditions, ce serait alors mission impossible. Enfin j'y suis, je sers le  crampons de un cran... Et je revisse. J'y suis, je réenclenche la talonnière du crampon. ca force mais ça passe; Pourvu que rien ne casse à présent. Ça serait dommage de prendre un but maintenant...

 

On poursuit vers le haut et on rejoint le col, dans le vent, devant nous la Grande Face du Mont Zébru apparait en partie, oui , nous allons pénétrer dans les nuages.

La suite se fait le long des rochers, à gauche de la grande pente de neige; Un passage assez raide mais pour l'insntant on voit bien les traces . Il neige à gros flocons, avec le vent, parfois à l'horizontale !

Ski de rando : But au Gran Zebru - 3851 m (Koenigsspitze)Ski de rando : But au Gran Zebru - 3851 m (Koenigsspitze)Ski de rando : But au Gran Zebru - 3851 m (Koenigsspitze)

Au dessus la trace part dans la face, en diagonale. J'arrive à la suivre, même si je dois tout retracer, la neige est bien présente et bien accumulée. J'avance, je sais qu'il ne reste pas grand chose, 200 250 m tout au plus, une grosse heure pour arriver au sommet. Malheureusement, il n'y a plus de trace. Je poursuis droit vers le haut. Je me prends une première spindrift, je sais que la fac est énorme, attention à une éventuelle accumulation. J'avance tout en cogitant. Je ne vois plus rien, 10 m tout au plus. Brouillard vent et neige .  Je n'ai que les lunettes de soleil, mais j'y vois assez bien. Je réfléchis à la situation, je me retourne, je vois Yves  qui me demande ce qu'on fait ? Bon ben quand on est deux à se demander si c'est raisonnable, c'est sans doute qu'il est temps de faire demi tour. Pas envie de se prendre la montagne sur la tronche, pas envie de galérer pour retrouver la trace à la descente, sachant que delà, ça ne va déjà pas être simple.

Les rabasses de neige sont là pour nous aider dans notre choix si ça n'avait pas déjà été fait.

Demi tour donc. en dessous, plus de trace dans cette pente à 50°; On perd de l'altitude relativement rapidement en essayant de trouver le petit couloir le long des rochers à main gauche. Je scrute le GPS, les lunettes me gênent, je les soulève, erreur, le givre les envahie et me défonce les yeux. Bon pour la parie GPS on est à 10-15 m de la trace... Yves repère l'entrée du couloir, le reste ne demande plus de s'orienter.  La descente le long des rochers est difficile, mes lunettes se remplissent de buée. Quand je les ôte, je me prends la neige en plein sur la cornée. Les conditions sont difficiles. on rejoint le  col. De là, on galope dos à la pente dans le couloir pour rejoindre nos skis.

 

Toujours le vent, toujours la neige, mais le brouillard est au dessus. A nous la poudreuse. On est vite sur les skis, premier virage, sous la douce poudreuse, de la glace travaillée par le vent. Et bim, le ski qui se coince. Et boum arrêté , et vlan... par terre ! Je bascule lourdement à gauche et tombe sur mon bâton.  Pile sur la plaie qui avait du mal à cicatriser suite à un gros soleil en VTT il ya 15 jours. J'ai mal au bras... J'ai mal à l'épaule. La neige est pourrie. Flûte ! Je me redresse... contus !

Je repars prudemment dans la pente, en fait la neige est dégueulasse dans le raide, je vois qu'Yves galère à ma gauche.  On se retrouve quand c'est moins raide, la neige est bien meilleur. C'est agréable. Nos jolies traces de ce matin on complètement disparue.

Le sommet du Grand Zèbre reste dans les nuages. Retour au refuge, le temps s'est un peu calmé. Je passe voir le gardien lui annoncer notre mauvaise fortune.

On passe le reste de l'après midi à papoter, à bouquiner, à dormir, à reagrder les groupes arriver ou partir du refuge.

Et la soirée à manger le délicieux repas gargantuesque des gardiens.

Le gardien nous a proposé soupe de carotte ou gnocchi

Au départ on souhait, Yves et moi , gouter les gnocchi, mais le gardien nous fait comprendre que..

va pour la soupe de carotte.

Bilan : une soupe à tomber par terre, et, bien entendu, des gnocchi ... avec du rabe .... et ce ne fut que l'entrée ! Bon on a accompagné tout ça d'un bon vin rouge de la vallée. La vie est belle !

 

 

 

Ski de rando : But au Gran Zebru - 3851 m (Koenigsspitze)Ski de rando : But au Gran Zebru - 3851 m (Koenigsspitze)Ski de rando : But au Gran Zebru - 3851 m (Koenigsspitze)

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Raid à ski en Ortles Jours 3 : Monte Pasquale 3553 m - Monte Cevedale 3769 m

Publié le par Apoutsiak

Deuxième belle grosse journée de montagne, comme je les aime.

 

Vidéo

Raid à ski en Ortles Jours 3 : Monte Pasquale 3553 m - Monte Cevedale 3769 m

Topo

Monte Pasquale 3553 m :

Depuis le refuge Cesare Branca, remonter le vallon Nord Nord Est au dessus du refuge en direction du col Pasquale.

venir buter contre la partie raide

Remonter la base de cette partie raide puis prendre le couloir de gauche

Plusieurs choix s'offrent à vous.

1°) Rester dans le couloir le plus à gauche pour déboucher juste sous le Monte Pasquale.

2°) rebasculer dans le couloir de droite et sortir au col à gauche. De là, longer la base des rochers sur 50 m avant de remonter un petit couloir qui permet d’accéder à un plateau qui mène assez logiquement au sommet

3°) Accès direct au Monte Cevedale en montant au col de droite puis remonter l'arête du Monte cevedale, traverser à gauche (pente raide parfois en glace) et rejoindre la voie Normale du Monte Cevedale

 

Monte Cevedale 3769 m

Du col Pasquale, redescendre sur le plateau à 3200 m du Monte Cevedale

Remettre les peaux, remonter le glacier assez raide 35° (voir un peu plus) vire à droite sous la barre rocheuse qui coupe la pente, puis remonter en direction de l'arête (séracs et crevasses à main droite) Du dépot des skis, on longe l'arête versant Sud  puis sur le fil sur les 100 derniers mètres (facile quand tracé ...)

 

Descente :

Par le même itinéraire jusqu'à 3200 m puis évident pour rejoindre le refuge Pizzini

 

Raid à ski en Ortles Jours 3 : Monte Pasquale 3553 m - Monte Cevedale 3769 mRaid à ski en Ortles Jours 3 : Monte Pasquale 3553 m - Monte Cevedale 3769 mRaid à ski en Ortles Jours 3 : Monte Pasquale 3553 m - Monte Cevedale 3769 m
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Récit

 

Les départs en Italie sont tardifs... Oui, avec un réveil à 7 h, il n'est que 8 h quand tu te retrouves sur la terrasse du refuge ski aux pieds. Tout le monde est dehors, personne ne démarre, finalement, on se décide, on sera devant.  Et notre petit groupe s’élève au dessus du refuge, avec un groupe de 4 derrière. Je mène les hostilités , imprimant un classique rythme, lent mais régulier.  La vue est superbe sur les sommets atteints hier : Pizzo Tresero et Punta San Matteo. Les appareils photos en ont vibré de plaisir !

On maintient le rythme jusqu'au pied du col, la pente se redresse, l'occasion d'une petite pause ravito bienvenue.  On met les couteaux et on repart vers le haut. Le groupe de 4 qui nous a rejoint pour la pause, nous demande de ne pas faire une trace trop raide, et ça tombe bien, "c'est pas le genre de la maison" . En plus , la trace, et il faut dire qu'elle est parfaite, même si elle a été parfois couper sauvagement par des descendeurs.  Je suis donc la trace, Nath derrière moi, et Yves en serre fil. On est obligé de le mettre là, dans le cas contraire, il file devant et on ne le revoit plus !

 Bref, ça grimpe, 2 "collants pipettes" nous déposent dans la montée, sans couteaux, ils avancent à une vitesse supersonique.

Je les observe avec admiration : C'est raide et verglacé quand même.  Nath, voyant la pente, et la qualité de la neige, décide de monter à pied... Mauvaise idée. C'est désagréable à ski, mais ça passe. Avec Yves, on poursuit. La trace est moins nette, il faut plus assurer. Plus on monte, plus la pente est raide, les deux collants pipettes, toujours sans couteaux, parviennent à remonter un passage que tout le monde passe à pied ... Trop fort. Bon ben nous on met, plus classiquement les skis sur le sac, Yves prend ses crampons, j'y pars sans, 12 m à 45°, nous voici au col. Nos collants pipettes ont pris la direction du Monte Cevedale par l'arête. Il ne reste que 300 m, ça semble dans la poche.

Quand Yves arrive, il est moins optimiste. Nath est dans le dure en dessous. Elle ne souhaite pas monter au Monte Cevedale, et la pente en dessous semble bien pentue pour la skier.

Bilan, changement de programme, il faut aller à l'autre col, redescendre la partie raide, contourner un sommet rocheux au milieu du col et remonter de l'autre coté...

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Sitôt dit, sitôt fait, on se retrouve du coté du col qui permet de descendre plus facilement. On change d’objectif, on va essayer de faire monter Nath au Monte Pasquale. Un groupe avec guide monte à pied par l'arête. J'ai repéré un judicieux couloir un peu plus à droite en neige. Au dessus, c'est magnifique. par contre le manque de neige de ce début 2019 est flagrant, des portions de glaces apparents sans un centimètre de neige. Même avec les crampons ,c'est spectaculaire d'y marcher. On remonte jusqu'au sommet, où on retrouve un groupe de Français. Nath, en dessous, à retrouvé son Dom Juan, guide Italien. Ils sont déjà en train de faire des photos avant d'arriver au sommet. Vous la sentez la nouvelle idylle.

Au sommet, ben c'est la classique séance photo, Yves avec les chocolats aromatisés à l'alcool, Nath et son drapeau de lutte contre l'endométriose, et moi... sans rien.

Au loin, on voit des barbelés, stigmates de la première guerre mondiale et de la guerre des glacier entre les Autrichiens et les Italiens. Il y a même des baraquements sur certains sommets...
 

Raid à ski en Ortles Jours 3 : Monte Pasquale 3553 m - Monte Cevedale 3769 mRaid à ski en Ortles Jours 3 : Monte Pasquale 3553 m - Monte Cevedale 3769 mRaid à ski en Ortles Jours 3 : Monte Pasquale 3553 m - Monte Cevedale 3769 m

On redescend à pied au col. Puis on chausse les skis pour une partie raide. Tandis qu'Yves virevolte dans la raide face. Les deux champions du dérapage se font concurrence. J'ai juste un avantage par rapport à Nath, je vais un poil plus vite (mais ça ne se joue à pas grand chose)

Voilà la rimaye, sournoise (les rimayes sont toujours sournoises), avide de cher fraîche, mais maquée d'une fine pellicule de neige instable (enfin je n'en suis pas sûr, mais j'imagine) Bref dérapage avant, pour aller à ce qui semble le plus solide, Je me retrouve dans des gravillons, virage. Yves me gueule, "je t'avais dit de tourner avant" trop tard. La rimaye ne veut pas de moi, ça passe Nath met quelques minutes à nous rejoindre, elle suivra le bon itinéraire, elle.

On arrive à enquiller quelques virage que voilà déjà le lieu du divorce. On laissera là Nath qui descendra avec Dom Juan tandis que je parviens, difficilement, à convaincre Yves de monter au Monte Cevedale. Je fus même à deux doigts d'échouer.

Nath étant entre de très bonnes mains (trop) On repart vers le haut

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Bon, j'avoue, le temps est en train de tourner. Les nuages sont là, un peu plus haut, ils nous attendent. Et ça n'est pas très engageant. Je suis devant, Yves, derrière , vient régulièrement taper dans l'arrière de mes skis, je ne dois pas aller assez vite. Je fais quelques images , et Yves passe devant et fini par me larguer. Flûte... On bascule le long de grosses crevasses. A présent, il neige, pourvu qu'Yves ne se démotive pas (sa motivation n'était déjà pas énorme au départ) Mais non, je le vois  qui avance. On est dans le brouillard, la visibilité se réduit. Tout est blanc. la vue ne va pas être énorme au sommet. La trace d'Yves avec la neige s’efface. On est passé du beau temps au mauvais, en une heure...

 

Le dépôt des skis arrivent, il y a une 30 aine de skis là. Mais les cordées redescendent. Seul un groupe de 8 est en partance pour le sommet.  On laisse les skis et les sacs, n'emportant qu'appareil photos et équipés de piolet crampons.

Une énorme trace nous permet de suivre facilement le chemin du sommet. On passe la rimaye, le groupe est juste au dessus de nous, on les aperçoit quand les vagues de brume se dissipent un peu.

Dernière arête, on contourne un baraquement empli de neige et on rejoint les autrichiens au sommet. Dans le brouillard. On papote avec eux, ils partent. On ne fait pas long feux, un trou dans les nuages nous permet d'envisager la course du dernier jour entre ce sommet et le Palon de la Mare, mais on n'en est pas là...

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Descente...

Au bout de 5 minutes on rattrape les Autrichiens qui nous laissent gentiment passer. Puis on galope jusqu'aux skis. Visibilité nulle heureusement qu'il y a la trace. On ne perd pas de temps, et nous voilà à ski, la suite va  se faire au GPS, et je sens qu'Yves s'en remet complètement à moi. Moi qui deste skier dans le jour blanc, me voilà servi. Et pas la peine d'attendre les autrichiens, ils ne descendent pas par ici.

Je skie doucement, essayant de trouver d'hypothétiques traces, faisant le point sur le GPS bien régulièrement. La couche nuageuse ne doit pas être si longue que ça. J'essaie de retrouver quelques vagues repères notés à la montée. Le souci, c'est que les repères, ce sont des crevasses ou des séracs. Je propose à Yves de passer devant, pour me reposer un peu, il décline mon invitation. Dommage, je sens que je nous ai mis dans la mouise et que je dois nous en tirer.

Avec le GPS et les rares repère visuels, je parviens à progresser, et à passer sous les nuages... YES !

On y voit clair (ou presque)

Reste la grande pente, et moi, je dis, à grande pente, grande traversée, je commence par couper la pente pour trouver la meilleur neige... Ben non, neige dure et trafolée. Pas glop, mais ça passe, j’enchaîne les  virages, Yves aussi, on se retrouve à 3200 m, les difficultés derrière nous.

Raid à ski en Ortles Jours 3 : Monte Pasquale 3553 m - Monte Cevedale 3769 mRaid à ski en Ortles Jours 3 : Monte Pasquale 3553 m - Monte Cevedale 3769 m
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Les grand schuss vont se succéder avec pour objectif, d'atteindre Pizzini au mieux, sans avoir à trop pousser. On fait peu de pause, on cherche à tout moment la meilleur trajectoire pour enrouler ce grand vallon glacière. Quelques petites remontées et voilà Pizzini

 

Nath sort nous accueillir (oui son chevalier servant est redescendu dans la vallée) Le refuge est nul : pas de téléphone, pas de WIFI

Mais Nath , il n'y a pas qu'internet dans la vie.

En fait le refuge est pas mal du tout, chambre de 6 pour nous 3, et nourriture 5 * (voir même plus) avec rabe à l'infini !

On a le temps de se poser, de faire secher, de se reposer avant de manger.

Demain, l’objectif, c'est le Gran Zebru, si la météo le permet, rien n'est moins sûr, la perturbation semble déjà là...

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Raid à ski en Ortles : Jour 2 Pizzo Tresero 3602 m et Punta San Matteo 3678 m

Publié le par Apoutsiak

Première grosse journée de ski

 

Vidéo

Raid à ski en Ortles : Jour 2 Pizzo Tresero 3602 m  et Punta San Matteo 3678 mRaid à ski en Ortles : Jour 2 Pizzo Tresero 3602 m  et Punta San Matteo 3678 m

Topo :

Pizzo Tresero

Depuis le refuge branca, rejoindre le bas du glacier et le traverser. contourner la pointe Isola Persa par un mouvement enveloppant. On se retrouve sur un grand plateau glaciaire que l'on traverse pour arriver sous la pointe San Giacomo. remonter la pente pour gagner un petit plateau puis par une pente raide, le pied de l'arête où l'on laisse les skis Gagner l'arête et la petite facette pour rejoindre le sommet.

 

Descente : par le même itinéraire jusqu'au plateau glaciaire que l'on traverse pour gagner le pied de l'éperon 2800 m

 

Punta San Matteo :

remonter la pente à gauche de l'épaule, puis virer dans la grande traversée vers le sud (séracs à gauche) ganger un collet et remotner vers la pente raide à main gauche. Laisser les skis pour 50 m à 45° (glace possible) on gagne le grand plateau sommital 3400 m . remettre les skis en direction de l'arête Sud est puis du sommet

 

descente : traverser complètement le plateau glaciaire de 3400 m et engager la descente dans un petit couloir avec à droite des séracs (raide) la descente est plus facile et évidente ensuite. Il faut gagner la rive droite du glacier de Forni puis longer le glacier pour revenir sous le refuge de Branca

 

2150 m de déniv pour les deux sommets

 

 

Raid à ski en Ortles : Jour 2 Pizzo Tresero 3602 m  et Punta San Matteo 3678 m
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Récit

Ce matin, grand beau, comme annoncé, objectif, le Pizzo Tresero, et , si la forme est là, la Punta San Matteo.

Pour la forme, on verra plus tard. On a réfléchi à une tactique, Nath, qui est fatiguée ne fera que le premier sommet, nous on continuerait sur le second, inch allah...

La neige est dure, on redescend 3 minutes la piste verglacée. Puis on met les peaux au milieu des troupeaux de skieurs. Tout est multinational, allemands, italiens, autrichiens, suisses, américains, anglais... Chaque groupe a son objectif, le départ est commun.

Et on démarre dans le troupeau, avec les couteaux sur cette neige verglacée.  On se retrouve dans une file de teutons (sans leurs casques à pointe...) Moi en tête de mon petit groupe derrière une dizaine de fiers chevaliers. A l'occasion d'une difficulté, Yves et Nath, s'engagent en dessous, dépassent une bonne partie de la file, tandis que, mouton de Panurge, je suis mes compagnons d'outre Rhin... Bilan , notre groupe est éclaté, son avant garde, bien avant (d'où son nom) et son arrière garde, c'est à dire moi, lambinant penaud derrière les teutons.  Bon à la pause suivante on les a tous laissé sur place, ça sentait sans doute trop la saucisse ( je sais, c'est facile, mas je suis lancé)

Dans le froid on remonte, un coup on met les couteaux, un coup on les enlève, la neige ne sais pas ce qu'elle veut (et nous non plus sans doute) Ça cliquette soit sur le baudrier soit sous les pieds, mais ça cliquette. Une pente un peu raide , précède un joli plateau. Une longue traversée est nécessaire pour en venir à bout ... pause...

 

Raid à ski en Ortles : Jour 2 Pizzo Tresero 3602 m  et Punta San Matteo 3678 mRaid à ski en Ortles : Jour 2 Pizzo Tresero 3602 m  et Punta San Matteo 3678 mRaid à ski en Ortles : Jour 2 Pizzo Tresero 3602 m  et Punta San Matteo 3678 m
Raid à ski en Ortles : Jour 2 Pizzo Tresero 3602 m  et Punta San Matteo 3678 mRaid à ski en Ortles : Jour 2 Pizzo Tresero 3602 m  et Punta San Matteo 3678 mRaid à ski en Ortles : Jour 2 Pizzo Tresero 3602 m  et Punta San Matteo 3678 m

Tout en haut, deux gars sont aux prises avec une pente qui semble bien raide. On ne sait pas si ça passe par là ou derrière, et derrière, on ne voit pas. Une goutte de sueur glacée glisse le long de mon échine Ça ne va pas être facile. Je vois dans le regard de Nath qu'elle n'en mène pas large, j'y lis même de la terreur. Un gros groupe navigue 10 minutes devant nous. Je pense les rattraper. Mais à l'arrière du notre, Nath montre des signes de faiblesses. Le dilemme : jouer les fiers à bras en accélérant (et tenter de rattraper le groupe qui nous précède), ou, plus en douceur, ralentir pour accompagner Nath et lui permettre de gagner le sommet.

J'hésite...

Et j'opte , un peu à contre cœur pour la seconde solution. Et là, je me rends compte que Nath est bien fatiguée. Plus que ce que je ne pensais. J’essaie de lui donner un rythme, mais, trop facilement je la largue.

 

Plus on s'approche de la pente raide et plus son moral baisse. C'est chaud. Elle s'effondre sur ses bâtons à chaque pause. Dur ! Je rejoins Yves qui a déjà son pronostic : "pas assez la pêche !". Pourtant j'y cois encore. Je crois que je suis le seul. Ni Yves, ni Nath ne sont optimistes.  On remet les couteaux ( pour la 10ème fois et j'attaque la pente raide et glacée. Il y a une fine trace. Je pars devant, pour "faire" le rythme.  Une conversion, deux conversion. Flûte, ils ont un virage de retard.  Je suis dans le pentu verglacé, plus question de patienter, je poursuis. Derrière je vois mes acolytes déchausser pour monter à pied. Pourtant, ça passe à ski.  Je poursuis pour sortir de la partie technique. Derrière ça galère, puis étant donné que je passe une épaule, je ne vois plus rien.

 

Et Yves arrive

"Nath a abandonné"

Dommage, il ne reste plus grand chose.

Tant pis, à nous le sommet. On remonte quelques mètres à ski.

Puis on troque les skis pour les crampons. Il fait chaud, Yves emmène un petit blouson en bandoulière... L’expérience...

On remonte une jolie arête puis une petite facette.

Et voilà le sommet, où, traditionnellement, Yves me laisse passer. Par tradition, il laisse passer "son" "guide"... Titre un peu ronflant, qui fait de moi un honnête usurpateur.

Arrivé au sommet, je me rends compte qu'il avait raison, je me retrouve comme un Khon, juste avec une carline, et juste ce petit vent frais qui te refroidit à la vitesse grand V.  Il a de l’expérience Yves, il enfile avec un grand sourire narquois son blouson, et me regarde me frigorifier au fur et à mesure que les minutes passent.

Je ne traine pas, de toute façon, Nath nous attend plus bas.  Et zou on file sur l'arête, on croise, puis on rejoint le dépôt des skis. On chausse, au début ça n'est pas trop raide.

Raid à ski en Ortles : Jour 2 Pizzo Tresero 3602 m  et Punta San Matteo 3678 mRaid à ski en Ortles : Jour 2 Pizzo Tresero 3602 m  et Punta San Matteo 3678 m
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Je ne traine pas, de toute façon, Nath nous attend plus bas.  Et zou on file sur l'arête, on croise, puis on rejoint le dépôt des skis. On chausse, au début ça n'est pas trop raide, je fais quelques virages, puis vient la pente raide. J'adopte la technique de "la grande traversée en dérapage qui permet d'essayer de trouver une hypothétique bonne neige" mais, comme à chaque fois, je ne trouve rien, c'est tout verglacé. Alors je me décide à réaliser quelques virages, priant à chaque virage de ne pas croiser les skis. Finalement ,on rejoint Nath, qui a galéré et à la montée, et à la descente, ne parvenant pas à trouve un terrain adequat pour chausser...

 

On repart vers le bas. La neige est meilleur, il fait beau. On se prépare à gravir le second sommet, auparavant, il faut traverser jusqu'au pied. Le grand plateau à fond puis je louvoie en tête entre de grosses crevasses, m’attendant à tout moment à tomber dans leur trefonds. Mais par chance, aujourd'hui, les ponts de neige tiennent . Ou peut être est ce mon immense expérience de la montagne ... Autant dire que j'ai eu de la chance, ou que le glacier n'avait pas faim.  Je suis passé, puis je me suis retourné pour voir si le sort n'avait pas décidé de prendre un de mes acolytes. Et ben non. On se retrouve tous ensemble, pour se séparer, Nath, vers le refuge, et nous pour le second sommet.

Nous décidons de surveiller Nath qui descend vers un autre skieur. Puis on repart vers le haut. Grosse journée. Plus de 2000 m de déniv annoncé avec un gros sac plein de matos technique. Le temps change, le ciel est voilé, il fait un peu moins chaud, et je fais une grossière erreur, je filme Yves et le laisse passer. Je ne le reverrai pas avant longtemps. Je me retrouve derrière, ... loin derrière... Tout seul presque. Il n'y a plus de skieur sur la montagne.  On remonte une grande pente avec de gros séracs à notre gauche, à priori, on devrait être  à l'abri d'une éventuelle chute. Pourvu que cet axiome soit vrai... Au loin, Yves est déjà sur un col, il a la gentillesse de m'attendre et de me laisser passer devant.  Je trace jusqu'à un passage raide. On chausse les crampons, et on file dans la pente raide. 50°, bien tracé.  Je suis devant, les skis d'Yves sur son sac, viennent me chatouiller le fondement. Dommage, ça n me grattait pas. Nous finissons par trouver la bonne distance, nous permettant d'éviter ce contact intime et rapproché. Oui, je sais tous qu'on a tous un petit coté homosexuel (à développer), et loin de moi l'idée d'avoir des propos homophobes, mais sache, cher lecteur, que je n'ai pas aimé ce doux frottement du ski, sur mes dessous en soie... Voilà, je tenais à faire cette importante mise au point... Mais je m'égare...

Raid à ski en Ortles : Jour 2 Pizzo Tresero 3602 m  et Punta San Matteo 3678 mRaid à ski en Ortles : Jour 2 Pizzo Tresero 3602 m  et Punta San Matteo 3678 m
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Revenons en à nos moutons... Tiens, en parlant de moutons, les nuages commencent à moutonner. La perturbation du milieu de semaine serait elle déjà là (on est lundi) On fini par se retrouver sur le plateau sommital, Yves saute dans ses skis, tandis que je trainaille derrière.  Le vent a défoncé le plateau, alternant zones dures et zones glacées. Aucunement régulier. Pas mal d'alpinistes sont montés en crampons, vu leurs traces, pourtant, le plateau est long et skiable. Yves est déjà sur l'arête. Comme le veut SA tradition, il m’attend sous le sommet, et j'arrive presque en tête en haut, pas tout à fait car je le filme...

Une sorte de grésil nous tombe dessus, accompagné d'un petit soleil et de quelques nuages, météo étonnante...

Yves me propose de partager sont Filet de merlans  accompagné de quelques chips en guise de pique nique

 

Pour la descente nous avons deux choix : soit descendre par la trace de montée, soit  essayer  de suivre la trace qui part tout au Nord (les traces sont nombreuses). On opte pour cette seconde solution qui pourrait nous éviter d'avoir à rechausser les crampons.

Et c'est parti pour traverser le plateau sommital , bien travaillé par le vent. Je finis par me crouter en butant un ski dans une congère verglacé, Congère 1... ski Zéro. Tel un mur elle a arrêté net, l'avancée de ma spatule !

On rejoint le haut d'un couloir raide, calé entre une barre de séracs et un éperon lui aussi raide. Yves se lance et virevolte. Je suis plus hésitant, au début , malgré l'exposition, je me fais quelques virages, puis c'est la technique du dérapage arrière sur plusieurs dizaines de mètres. Assez inélégant, je le reconnais, mais terriblement efficace pour perdre du dénivelé en pente raide quand t'as pas trop le niveau.

Bref, je descends la pente raide bien gelée sans aucun style. Je finis par enquiller un virage, puis un autre... Je perçois le regard moqueur d'Yves. Mais, j'enchaîne. Chaque virage te rapproche du refuge ! Ca deviendrait presque bon !

 

Raid à ski en Ortles : Jour 2 Pizzo Tresero 3602 m  et Punta San Matteo 3678 mRaid à ski en Ortles : Jour 2 Pizzo Tresero 3602 m  et Punta San Matteo 3678 mRaid à ski en Ortles : Jour 2 Pizzo Tresero 3602 m  et Punta San Matteo 3678 m
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Encore quelques virages, la pente est moins raide, je me lâche et c'est bon, même s'il y a des traces presque partout.  On traverse l'énorme cirque rapidement et on se retrouve  rive droite. Là, l'objectif est d'aller le plus loin possible sans pousser, sans tomber dans un trou en rive du glacier. Les pauses sont rares, juste quelques mots pour affiner l'endroit où l'on va passer. En gros, c'est à fond, il faut juste lever les skis au passage des rochers .

On regagne la piste où il faut remettre les peaux pour rejoindre le refuge à quelques encablures.

Je vois alors Yves, repartit à fond, il me laisse sur place, et rejoins un groupe de deux allemandes. Je le vois bouriner encore pour rattraper deux gars, peine perdu, il arrivera sur leurs talons... mais derrière eux !

 

Je monte assez rapidement (pour moi), je n'aurais qu'une allemande fatiguée à mon palmarès. Quand je déboule sur la bruyante terrasse Yves est déjà douché. Nath est en pleine discussion avec un beau brun ténébreux et ne semble pas insensible à son charme. Il porte beau, l'Italien , un magnifique buff Dynafit dans sa chevelure dense.

Ma présence ne semble en aucun cas perturber la discussion. Moi qui pensait arriver en jouant les héros, me voilà à ranger discrètement mes affaires. Ne reste qu'à lire un peu et c'est l'heure du copieux repas italien.

A suivre...

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Raid à ski en Ortles - Jour 1 - Hésitations

Publié le par Apoutsiak

... Comme souvent

 

Vidéo

Topo

Accès routier

Route pour info

Martigny - saint Bernard - vallée d'Aoste - Turin - Milan - Bormio - Santa Caterina - Forni

Parking payant (à payer à la sortie de Santa Catarina di valfurna

Au dessus du parking, il y a le refuge Forni 2178 m

 

Topo à ski

Depuis le parking, remonter le vallon plein Est puis la piste qui permet de gagner le rifugio Branca 2493 m

Monte Branca

Depuis le refuge partir en direction du cole Pasquale tout en restant rive droite du vallon ( à gauche de la moraine en montant) remonter au mieux les pentes par un mouvement enveloppant (j'aime bien les mouvements enveloppants)

 rejoindre l'arête puis par celle ci, la cime branca 3100 m (non nommée sur certaines cartes) (c'est une antécîme du Monte Pasquale)

 

Raid à ski en Ortles - Jour 1 - HésitationsRaid à ski en Ortles - Jour 1 - HésitationsRaid à ski en Ortles - Jour 1 - Hésitations

Récit

 

Comme souvent, tour démarre par une hésitation.

la météo annonce une grosse perturbation sur les alpes en milieu de semaine, sauf ... les alpes du Sud. Ou partir, soit dans l'Ortles, le plan initial, pas mal de route, mais une découverte pour nous. Ou, le tour du Viso, météo meilleur, mais peu de neige dans le secteur. La semaine se passe à scruter les différents sites météos et à prendre des nouvelles de l'enneigement dans les coins les plus reculés des alpes.

Bilan , vu que tout le monde veut aller découvrir l'Ortles, on ira là bas, tant pis pour la perturbation, la météo a bien le temps de changer...

Présentation de Tout le Monde (j'aurais pu, du , commencer par ça) :

Nath, Suissesse, Skieuse de randonnée et alpiniste, pleine de projet d’expédition, c'est la première fois que nous allons skier ensemble (après une tentative avortée à la brèche Puiseux)

Yves, l'ancien du groupe, mais surtout, le plus rapide ! Impossible de suivre ses spatules quand il est à pleine vitesse.  Des dizaines de milliers de mètres de dénivelé chaque hiver... Nous avons déjà quelques jolis sommets ensemble : Tête Blanche, Dômes de Miage, Ruinette Pigne d'Arolla...

Dernier détail, l'heure de départ, oui, ce Week-end, c'est le changement horaire... Je veux quand même dormir un peu. Après avoir pas mal tergiversé, réveil à 3 h 30 ( 2 h 30 ancien horaire) , rendez vous à 5 h 45 chez Nath puis un peu plus tard à Martigny pour retrouver Yves. Courte hésitation, quand au choix de la voiture. On prend celle d'Yves... On le regretera... bien plus tard.

Raid à ski en Ortles - Jour 1 - HésitationsRaid à ski en Ortles - Jour 1 - HésitationsRaid à ski en Ortles - Jour 1 - Hésitations
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Et zou, c'est parti , sur les routes roulantes du col du Grand Saint Bernard, puis sur l'autoroute de la vallée d'Aoste. Peu avant Milan, Yves me passe le volant, pour la traversée de Milan, pas glop...  S'en suit la longue remontée vers Bormio, le long du lac de Come puis une vallée sans fin !  Je voudrais refiler le volant à Yves, mais pas de place e parking, je finis par me fair ela petite route d'accès au parking, raide, vertigineuse, tout fini par une descente raide sur 200 m, et voilà le parking, plein à rabord !

 

On pique nique rapidement, on s'équipe, on se chambre puis on fini par partir, la première journée est cool au niveau effort : 1 h 15 de ski annoncé ( 300 m de déniv)

Une montée en T shirt, sous le soleil, on ne le sait  pas, mais le retour sera bien différent... On ne le sait pas, parce qu'on n'est pas devin ! Et c'est pas plus mal (voir les épisodes suivants) Le refuge approche, quel bruit en arrivant sur la terrasse, on est bien en Italie !  Petite pause, le temps de laisser du matos. Avec Yves on veut faire un peu de déniv histoire de rentabiliser la journée et le beau temps. On part derrière le refuge (erreur mais c'est pas grave) on rejoint un petit plateau et on voit un joli sommet antécîme au loin, notre but. Au début de l'ascension, je suis devant, mais j'ai la mauvaise idée de faire une vidéo (pour CE blog) Yves, qui était sagement calé dans mes skis (tellement calé qu'il avait tendance à taper dedans). Grâve erreur, il part devant et file sans s'arrêter. Impossible de prendre son rythme. Je me prends une grosse claque. L’intervalle entre nous croit, je ne vois plus qu'un petit point au loin... La neige est soupe mais skiable.  Heureusement, Yves m'attend à l'arête, en fait, il a vu 3 chamois, autant vous dire que quand j'arrive, ils sont partis depuis longtemps. J'enrage !  Une petite arête un peu large, à ski puis un sommet tout plat, avec une jolie vue sur tous les sommets à venir !

Petite pause photo et repérage avant de redescendre. Mes premiers virages sont hésitants, je finis par me lâcher. La neige soupe se laisse apprivoisée. Par endroit elle a  déjà un peu regelé et n'est pas tant agréable à skier. Yves virevolte, moi, moins !

 

Les pentes se succèdent, les replat aussi, le refuge est déjà là. Derniers virages, on est accueilli par Nath. Juste le temps de se changer avant d'aller manger !

Ah oui, truc important, ici, tous les repas sont délicieux, quel que soit le refuge !

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J'aurais voulu faire un 4000 ...

Publié le par Apoutsiak

...Mais la météo en a décidé autrement.

 

Nath m'avait gentiment proposé d'aller dormir à Gnifetti, d'y manger des pâtes puis d'aller faire un 4000 à ski au dessus. Proposition alléchante ! J'avais hésité, c'était un peu loin, mais mon attirance pour les 4000 est toujours là.

Jeudi , je prends le bulletin des risques d'avalanche Suisse avant de m'engager. Risque 4 !!! :-( ... sur presque toute la Suisse.

Bref , c'est la loose. Vendredi, je ne sais pas par quel miracle, le bulletin redescends à 3, avec un risque marqué au dessus de 2000 m et de grosses accumulations dues au vent.

Je laisse tomber les 4000 des Monts Roses, je vais me contenter d'un petit Chasseron.

 

Aussi, je me fais un bon petit week end sport : 16 km de trail Vendredi au dessus de Vesoul.

Samedi, un joli Chasseron. Bon , je m'attendais à une poudreuse de neige, Ce fut une neige un peu humide qui m'a accompagnée.  Une fois que j'ai compris où il fallait skier, je me suis fait de belles descentes ... 1400 m de déniv et un joli soleil !

Et Dimanche, nous sommes montés à Nancy pour le semi marathon de Nancy ( tout ça pour être dans un bon sas lors de Marseille Cassis...) ( oui Sandrine a décidé que nous ferions Marseille Cassis cet automne...). J'avais pour objectif faire moins d' 1 h 30... Bon alors ma semaine sport à fond, plus un vent de face continu ( pourtant la course faisait des boucles mais j'ai eu l'odieuse sensation de courir en permanence face au vent ... ) la fin du semi étant dantesque : une énorme averse pendant les 20 dernières minutes (certains on eu la grêle). Bilan de mon plan d'entrainement catastrophique, de ces conditions météo peu favorables et de mon léger surpoids... 1 h 33 et 34 secondes. Bon, je me suis bien amusé, et ça me permettra de ne pas me mêler à la plèbe lors de Marseille Cassis !

Heureusement qu'il y a les semaines de garde pour récupérer !!!

J'aurais voulu faire un 4000 ...
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J'aurais voulu faire un 4000 ...
J'aurais voulu faire un 4000 ...
J'aurais voulu faire un 4000 ...
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