Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Alpinisme : Traversée des Breithorn - Roccia Nera

Publié le par Apoutsiak

...ou presque

Mais pas très grave, j'avais déjà gravi les 2 derniers sommets durant l'été 2003 !

La course est magnifique .

Topo :

 

Se garer à Saint Jacques peu poser un problème les week end de beau temps...

Pour le reste parking en face de l'église ou plus haut.

 

 

Refuge des Guides du Val d'Ayas

 

de Saint Jacques (1689 m), suivre l'itinéraire balisé 7

Remonter le sentier qui rejoint Plan de Veraz (2050 m) puis plus haut le lac bleu (2215 m) pause obligatoire

Traverser le pont et suivre toujours le sentier 7, laissez la première moraine tranquille !... et par la seconde (bon sentier , rejoindre le refuge Mezzalama (3004 m).

Pour mémoire, quand le refuge n'est pas gardé, les toilettes sont crades et à priori il n'y a pas d'eau à proximité (ni neige)

Du refuge Mezzalama, prendre le sentier qui aprt sur la morraine et rejoint des barres rocheuses. Le balisage jaune est très esplicite il suffit de le suivre. Ca n'est jamais dur. Rejoindre le glacier sous le refuge Guide Val d'Ayas. traverser le bas du glacier et remonter les éboulis (cairns) qui permettent de gagner un collet sous le refuge (collet à l'est du refuge) La suite est faite de corde et d'escaliers en bois) évident juqu'au refuge des guides du Val d'Ayas - 3420 m

 

Refuge d'hiver : 20 places environ, gaz, matériel de cuisine couverture

confort 3*

Neige à proximité

On regrette juste, les toilettes fermées !

 

Roccia Nera

De refuge d'Ayas, remonter un peu au dessus du refuge puis prendre pied sur le glacier (crevasses) se diriger d'abord en direction Nord Est puis sur la rampe Est nord Est qui mène sous le col entre Castor et Pollux (crevasses toujours).

Longer la base du pollux et gagner le pied de Roccia Nera sous le Schwartzhor. Deux possibilités : soit passer par le bivouac Rossi et Volante (3787 m)

soir par un petit couloir rejoindre les pentes supérieurs de Roccia Nera

On remonte ces pentes assez facilement pour atteindre le sommet (35 °).

Roccia Nera 4075 m

 

Traversée des Breithorn

De Roccia Nera suivre l'arête (corniches) et rejoindre par des rochers peu difficile le sommet du gendarme (jumeau Est du Breithorn - 4106 m)

Par un rappel (annonce 20 m on a utilisé une corde de 60 m utile pour la deuxième partie de la course) on gagne le col et l'on remonte des pentes de eneige pui par une escalade relativement facile on gagne le jumeau ouest du Breithorn 4139 m

Trouver le rappel à l'ouest sous le sommet (un pas de désescalade un peu technique)

En un ( 2*30) ou deux rappels (2*20) gagner le glacier. Suivre l'arête pour buter sous le sommet 4159 m

 

La suite (non parcourue ce jour) Remonter les 3 ressauts en ce maintenant plutôt à gauche de l'arête dans des dièdres en III (possibilité pour le premier de monter sur l'arête IV)

Du sommet de la partie rocheuses suivre l'arête jusqu'au Breithorn ouest 4164 m

 

Descente

Par le grand glacier di Vera jusque sous le Castor (attention quelques montées et beaucoup de crevasse

Puis par l'itinéraire de montée.

 

 

 

 

 

Récit

Pas de partenaire de dispo pour cette course, je me tourne donc vers Camp2camp. Au départ on était 2... puis 3, puis 4 quand Ovidiu s'est proposé de venir avant de se retrouver à 2 après quelques annulations. C'est la joie des rencontres internet... Je retrouve Gianluca, un italien installé en Suisse à Aigle (ça tombe bien , c'est sur ma route) on file par le col du Grand Saint Bernard vers la vallée d'Aoste (deux raisons à cela : 1°) la route du rand Saint Bernard est très jolie - 2°) le tunnel est à mon goût un peu cher et vu que je suis un petit peu rapiat...)

Bref Gianluca l'estomac dans les talons quand on arrive à Aoste mais il ne perd rien pour attendre, 30 kilomètre plus loin on remonte la route tourmentée du Val d'Ayas. Gianluca sait se tenir, il tiendra jusqu'à Saint Jacques.

Bon, à Saint Jacques, c'est un peu le Bronx. Impossible de se garer, on monte au dessus du village puis on redescend vers l'immense parking 30 places du centre ville, pour trouver LA place : une voiture quitte son stationnement. Ouf !

On pique nique, on s'équipe et on décolle. Et qui a la corde... C'est bibi ! Me suis encore fait avoir. Gianluca se charge des lourds Friends et des 4 dégaines... J'oubliais les sangles.

Bref on décolle

Je ploie sous mon fardeau tandis que Gianluca virevolte. En plus il faut papoter et j'ai le souffle court. Ca monte assez rapidement mais je sais qu'à la descente on va morfler : des racines, des "escaliers de pierre", on ne va pas rigoler...

Gianluca me fait l'apologie du magnifique lac bleu. Je m'attends au meilleur, le reflet du glacier dans ses eaux profondes. Quand enfin on y arrive, je trouve un lac vert avec environ 200 personnes sur ses bords et pour tout reflet l’affreuse moraine. On y fait une pause. Au moins je comprends pourquoi le parking au village était complet... Ils sont tous là !!!

On repart, Gianluca m'explique que la première fois qu'il était venu il avait voulu monter vite au refuge en prenant la première moraine. La mauvaise... Grosse galère pour rejoindre le sentier sur la deuxième moraine sous le refuge Mezzalama.

On marche, deux techniques s'opposent : la mienne : sans pause jusqu'au refuge, Gianluca, des pauses tous les 100 m de dénivellation pour l’acclimatation. On se retrouve presque en même temps au refuge Mezzalama. Je visite des toilettes dans un état catastrophique et fais le tour du propriétaire. La pause est courte et on repart.

Je galope dans les passages rocheux, traverse le bas du glacier, en profite pour faire le plein d'eau dans un ruisseau glacière et file sous le refuge. Et me fourvoie. Oui messieurs dames, je me suis fourvoyé dans un pierrier immonde. Pas un bloc ne tenait, pas une pierre pour retenir l'autre. Et pourtant, je n'étais pas loin de la trace. Gianluca est derrière, il m'indique le bon chemin quand je tombe dessus. Je repars vers le haut. Quelques rustiques échelles, quelques salvatrices mains courantes m'amènent au refuge.

Première étape terminée.

Il y a du monde.

A peine arrivé, je m'attelle à la tache, recherche de neige pour faire de l'eau et faire bonne figure par rapport aux autres cordées. Oui, si on veut que tout se passe bien, il y a intérêt à ce que chacun mette de l'huile dans les rouages : il n'y a que 4 "feux" et nous sommes une bonne 15aine...

Mais il faut le dire, tout se passe bien, on mange assez rapidement. Un couple me reconnait. "On se connait me lance t'il ?" Moi, je me doute que c'est grâce au blog... "Apoutisak, c'est çà ?" et oui, bingo. "Ah, je croyais que vous étiez Suisse !" me lance sa femme un poil déçue quand elle apprend que je suis Franc Comtois. Le repas se passe bien, leur guide nous raconte ses exploits : il a fait le tour du monde en courant, en 5 ans à 12 km/h. Il lance des chiffres à la cantonade que mon cerveaux n'a pas le temps d'analyser, ça me fait voyager un moment, mais j'ai quand même mal aux jambes pour lui !

Nous sommes les premiers couchés et je suis le premier à dormir, lever demain à 4 h

Montée au refuge des Guide du Val d'Ayas via Mezzalama
Montée au refuge des Guide du Val d'Ayas via Mezzalama
Montée au refuge des Guide du Val d'Ayas via Mezzalama
Montée au refuge des Guide du Val d'Ayas via Mezzalama
Montée au refuge des Guide du Val d'Ayas via Mezzalama
Montée au refuge des Guide du Val d'Ayas via Mezzalama
Montée au refuge des Guide du Val d'Ayas via Mezzalama
Montée au refuge des Guide du Val d'Ayas via Mezzalama

Montée au refuge des Guide du Val d'Ayas via Mezzalama

4 heures, le réveil sonne, je me lève aussi discrètement que possible et rejoins la petite salle à manger. Déjeuner et préparation. Je sors du refuge et attends Gianluca qui tarde à arriver. Nous partons, la neige est tout de suite là, on s'élève un peu avant de prendre pied sur le glacier et ses énormes crevasses. Gianluca veut faire des nœuds sur la corde. J’obtempère, mais in petto, je me dis que l'intérêt des nœuds est de freiner la chute dans la crevasse, certes, mais que pour remonter, avec les nœuds, , ça ne sera pas un sinécure (en mouflant ou en remontant). On progresse, en louvoyant. Gianluca se moque de moi, j'ai pris une étoile au dessus du Castor pour une frontale, on peut toujours rêver. la route est longue, il faut passer au pied de ce Castor avant de repartir à gauche, On n'avance pas très vite mais c'est notre rythme.

On bifurque donc sous le Pollux puis on traverse le col. Il y a du monde au bivouac Rossi et Volante, deux cordées s quittent le refuge. Nous remontons un petit couloir qui nous amène aux pentes tranquilles de Roccia Nera. 30 minutes plus tard, nous arrivons sur l'arête et ses corniches. Nous croisons la deuxième cordée en provenance du sommet. et gagnons à notre tour ce sommet. Youhou. Courte pause, on s'en met plein les yeux, le paysage est superbe !

Roccia Nera
Roccia Nera
Roccia Nera
Roccia Nera
Roccia Nera
Roccia Nera
Roccia Nera
Roccia Nera

Roccia Nera

On repart en arrière, sur l'arête, on galope sur une arête de neige, puis sur du rocher engivré. Pas engivré sur quelques centimètres, plus de 50 cm de givre collé au rocher !!! Spectaculaire mais ça passe. On s’inquiète un peu pour la partie rocheuse du sommet central ! mais on n'y est pas encore !

Gianluca me fait remarqué que je lui demande en permanence si "ça va ?" et souhaite que je cesse. Je ne sais s'il souhaite que j'arrête de parler où s'il préfère que sa forme baisse sans que je m'en aperçoive ... De toute façon je continuerai à lui demander régulièrement son état...

Gendarme du Breithorn, on ne sait pas trop si ça compte pour une 4000, Gianluca me l'affirme, j'ai des doutes, mais on fait quand même une pause !

Sous le gendarme, on retrouve le second guide, qui nous indique qu'ils ont renforcé le relai pour le rappel. Pendant l'attente, je fais de superbes photos des cordées sur l'arête, une régal. Vient mon tour de descendre. C'est vertical et très impressionnant ! je ne m'attendais pas à un rappel si raide ! je rejoins Guianluca, on se réencorde et on repart sur les arêtes cornichées. quelques passages rocheux bien enneigés se laissent facilement traverser. Atteint le jumeau du Breithorn. Nouvelle pause sommet.

En bas on voit les cordées butées sur la partie rocheuse et faire demi tour. Mauvais présage.

Nouveau rappel, avec 60 mètres on est directement en bas pour se réencorder. Le passage neigeux est avalé. On décide de tenter de passer par l'arête (ou au moins de tenter) Gianluc apart devant. Mais assez vite il faut se rendre à l'évidence, il y a trop de neige, trop de givre pour passer par l'arête dans un temps correct si on veut être en bas ce soir.

On redescend sur l'arête de neige pour une pause (et réfléchir)

C'est vrai que j'ai fais les 400 qu'il me manquait et que je suis à présent un peu démotivés. En 2003 nous avions fait la fin de l'arête avec Christian Thiollot lors d'une traversée des Monts Roses avec le CAF de Besançon ! Gianluca me demande de finir l'arête en passant par le bas. Je me dis qu'il ne faut pas que je me la joue perso et accepte la proposition.

de Roccia nerra au breithorn central
de Roccia nerra au breithorn central
de Roccia nerra au breithorn central
de Roccia nerra au breithorn central
de Roccia nerra au breithorn central
de Roccia nerra au breithorn central
de Roccia nerra au breithorn central
de Roccia nerra au breithorn central
de Roccia nerra au breithorn central
de Roccia nerra au breithorn central

de Roccia nerra au breithorn central

On observe en bas les cordées traversées les crevasses, un vrai dessin de Samivel. Je vois l'alpiniste fier qui traverse sans émotion, le peureux qui hésite à chaque pas, le résigné qui s'attend à la sanction suprême. Vu du haut, c'est vraiment beau !!!

A notre tour de jouer les passes crevasses. Et qui joue le bizuth suicide ? C'est bibi ! Je suis la trace pour traverser une énorme crevasse.

Une courte pause nous permet de décider de laisser tomber l'idée de remonter sur les sommets suivants : trop long. Je décide de "couper" pour rejoindre la trave qui nous ramènera sous Castor.

Mais couper, ça veut dire passer à travers un champs de crevasses récemment bien enneigé. Je m'engage donc, prenant garde aux lignes des crevasses lointaines. C'est chaud mais ça passe, on rejoins la trace.la trace monte et descend afin d'éviter les zones de crevasses. Ca use. Il faut remonter vers castor. Gianlica peine un peu. on croise la cordée du guide du tour du monde et de ses clients. On papote un peu avant de repartir chacun de notre coté : eux vers le proche et confotable téléphérique, nous, vers la lointaine vallée d'Ayas. ! On n'est pas rendus !

Enfin voilà le Pollux. On bascule dans la descente ,on louvoie encore dans les crevasses et on retrouve le refuge. Pause !

les crevasses à la descente
les crevasses à la descente
les crevasses à la descente
les crevasses à la descente
les crevasses à la descente

les crevasses à la descente

Gianluca refait son sac, et c'est rien de le dire, il met des plombes ! mais avec le sourire ! alors comment dire, je suis obligé d'attendre. On file dans la descente au bout d'un bon quart d'heure. Pause à Mezzalama puis pause photo pour les bouquetins, puis pour les marmottes ! On a toujours deux techniques différentes : Gianluca fait plein de petites pauses mais il marche assez vite, moi je marche longtemps s'en m'arrêter mais moins vite. bilan, je n'hésite pas à partir devant en attendant qu'il ne me rattrape.

Bref, je descends, et au loin j'observe de temps en temps Gianluca au dessus.

J'atteinds un vallon avec une piste. puis le sentier remonte sur la moraine, j'espère que Gianluca ne va pas louper le sentier. On s'est de toute façon donné rendez vous au lac bleu ! Je remonte la moraine et la suis sur la crête tout en regardant derrière mais je ne vois rien, j'ai pris trop d'avance. comme prévu je vais attendre Gianluca au lac. Tout en descendant, je regarde dans le rétroviseur. Toujours rien... Je décide de faire une pause avant le lac en vue de la moraine, je devrais le voir débouler assez vite. Les minutes passent, mais rien. Inquiétant. Je tente de l'appeler mais personne ne décroche (tu m'étonnes, ça appelait chez lui à Aigle en Suisse !!!)

Au bout de longues minutes, je décide d'avancer jusqu'au lac où je me fais héler ! C'est gianluca qui s'est trompé, il a pris la piste et se trouve au mauvais endroit. il me fait signe de nous retrouver plus bas. Je repars rassuré. Quand on se retrouve, je me moque de sa relation avec les moraines !

On poursuit vers le bas entres racines, pierres et escaliers. et voilà Saint Jacques, son église et son parking, à présent vide.

On range nos sacs et on repart sur les routes sinueuses italiennes, Gianluca n'a d’ailleurs pas apprécié les à-coups de ma conduite ... Italienne.

Faut dire qu'il n'aime rien Gianluca, il n'aime même pas que le Mont Blanc soit Français. Ça n'est pourtant pas moi qui le dit mais les excellentes cartes IGN !!!

 

 

 

Merci à Gianluca pour la jolie sortie

Salutation à Olivier et à sa compagne, de mon "fanclub", ravis de les avoir croisés là haut

Bonjour au Vosgien (du même groupe) dont je ne connais pas le prénom, mais avec qui j'ai partagé des idées de trails...

Je n'oublie pas le coureur de l'extrême : le guide Serge Roetheli. Il m'a fait faire le tour du monde en 5 minutes ! Rapide mais efficace. Par contre, je crois que j'ai fait une indigestion de chiffres, moi, le matheux !

A Catherine, croisée fugacement sur l'arête, les mystères d'internet (et camp2camp) nous ont permis de nous retrouver virtuellement !

Aux autres cordées croisées, les Belges et leur fondant au chocolat bien apétissant, il m'a fait salivé, les Français hésitants sur le bon refuge à choisir pour la nuit.

Bref, encore de belles rencontres là haut !

 

 

 

en descendant du refuge - bouquetins et marmottes
en descendant du refuge - bouquetins et marmottes
en descendant du refuge - bouquetins et marmottes
en descendant du refuge - bouquetins et marmottes
en descendant du refuge - bouquetins et marmottes

en descendant du refuge - bouquetins et marmottes

Voir les commentaires

Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable

Publié le par Apoutsiak

Sans doute les 4000 les plus techniques des alpes

Corne du Diable - 4064 m

Pointe Chaubert - 4074 m

Pointe Mediane - 4097 m

Pointe Carmen - 4109 m

Isolée - 4114 m

et Mont Blanc du Tacul - 4248 m

 

 

 

Vidéo

 

Topo

D+ IV + qq pas de V  

Juste un conseil, prenez un vrai topo, le dernier "4000 m peaks of the alps" (en anglais) est très bien fait !

En gros accès possible depuis les Cosmiques ou Torino

Décrit depuis les Cosmiques :

Rejoindre le pied de la pointe adolphe rey et remontez au mieux le glacier qui mène à la combe Maudite. Le mieux est de remonter le large couloir à gauche du couloir du col du Diable, passer la rimaye puis 40 m au dessus tirer à droite par une vire qui ramène au couloir. Le suivre jusqu'au col du Diable

Remonter en direction du col entre la Corne du Diable et la pointe Chaubert. Remonter la Corne du Diable (annoncé III + j'aurais dit IV bien tassé) jusqu'au sommet de la corne du Diable.

Retour en rappel dans la voie.

Remonter la pointe Chaubert par l'éperon (gazeux à souhait !) et rejoindre le sommet de la pointe Chaubert.

Rappels pour rejoindre le col entre la pointe Chaubert et la Médiane

On monte d'abord en ascendance à drotie puis on rejoint un dièdre. Le gravir en son centre puis tirer à droite sur l'éperon à mi dièdre (relais) On remonte l'éperon sur 10- 15 mètres avant de rebasculer à gauche dans le dièdre. Sangle pour réaliser la traversée du haut du dièdre. De là on remonte à gauche les pentes qui mènent à la Médiane.

Perso , j'ai trouvé la Médiane le sommet le plus technique !

Rappels puis ascension de la pointe Carmen (je ne me souviens plus très bien)

Rappel puis contournement de l'Isolée. Le début d'ascension de l'Isolée n'est pas sur l'arête mais 15 m en dessous (prisu) . En ascendance sur la gauche légèrement. On atteint le sommet et on redescend en rappel dans la voie. La suite est plus ou moins sur l'arête pour rejoindre la bastion final du Mont Blanc du Tacul

descente par la voie Normale du Tacul.

Récit

 

Première journée, décollage de la maison et route jusqu'à Chamonix, temps mitigé, très mitigé. Vers 10 h je pars du Col des Montets en mode trail pour me faire : la fin de l'UTMB. Malheureusement il fait gris, mais le parcours est super sympa, surtout quand n n'a pas 160 kilomètres dans les pattes...

Malheureusement, pas de vue, le temps reste bouché et je retrouve Cham sans trop de difficulté !

Retour en stop à la voiture, et retour à Cham pour quelques emplettes en vue de la course...

Je retrouve Yannick (Graziani, oui le grand, le très grand alpiniste... je ne fais d'ailleurs de la montagne qu'avec des très grands alpinistes...) à l'aiguille et en deux coup de téléphérique nous voilà à 3750 m, ça calme. Brouillard, l'arête de l'aiguille est complètement défoncée, une crevasse longitudinale impose de passer en versant Est.

On s'équipe et on décolle, dans la purée de pois, visibilité par moment 10 mètres ! Jour blanc ! Je parviens à suivre la trace relativement facilement. Par contre je ne reconnais rien, il ya des crevasses partout dans la première partie. Une courte montée, et nous voilà au refuge. 25 minutes d'approche pour le refuge, c'est raisonnable !

Petite séance d'étirements, excellent repas fait de lasagnes et de pana cota (miam miam) et au lit à 8 h, réveil à 3 h...

Je cauchemarde en me disant que je vais faire les aiguilles du Diable par la combe Maudite... Qui a dit mauvais présage...

Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable

3 h moins cinq, mon réveil sonne, dans le dortoir, ça fait déjà 10 bonnes minutes qu'il ya du remue ménage... Habillage expresse pour se retrouver à attendre 3 minutes devant la porte du réfectoire fermée, trop tôt (et pourtant j'avais visé court !) La porte s'ouvre. J'attends Yannick, il arrive 10 minutes plus tard, panne de réveil !!!

On déjeune au nutella avec du pain frais excellent !

Je m'équipe et file dehors filmer les cordées qui partent. Bizzarement elles n’apprécient pas les 1200 lumens de ma frontale pleine face. "Ah oui flûte" me dis je in petto. Finalement j'ai pas filmé grand chose pour ne pas les déranger. Dommage (Désolé Jules et Alexis...)

Yannick me rejoins, et on part au grand galop vers la combe Maudite. Quand je dis au grand galop, c'est au sens propre du terme, on est à fond. Au départ sur un terrain facile, puis entre d'énormes crevasses Ouhaou.

Arrivés en bas de la combe Maudite, sous la pointe Adolphe Rey, on repart vers le haut, D’abord quelques crevasses, pas trop technique, puis on en longe une plus grosse. Yannick hésite puis décide de passer à droite, le long de la pointe Adolphe Rey. Perso j'aurais suivi la trace, mais il a décidé que c'était la bonne solution. Et nous voilà sur des lames de crevasses à virevolter à droite à gauche, à contourner, à slalomer. Les trous sont énormes. Les passages délicats, quelques mètres verticaux en glace. Un pied à judicieusement placer entre deux trous, et le cauchemar annoncé de ne peut être pas trouver de solution de sortie par le haut (et de devoir tout se taper à reculons... Et pourtant au bout d'une demi heure riche en émotion (c'est rien de le dire) on se retrouve sur le plateau au dessus. Dire que je pensais que ça serait rando jusqu'aux aiguilles...

Et 5 minutes plus tard... c'est le Drame ! Une énorme crevasse nous barre la route. A gauche elle s'enfile dans un amas de séracs, à droite elle file jusqu'aux rochers. 10 mètres de large environ, même le meilleur sauteur en longueur du monde ne passerait pas (d'autant plus s'il a un sac à dos...) Purée, il va falloir tout redescendre. Yannick, lui croit en notre bonne étoile, et tel Moïse il avance vers le haut de la crevasse, le long des rochers... Infime espoir, ça passe, ça passe même facile, la crevasse se referme nous laissant passer. Après avoir ouvert les eaux, Moïse a refermé le pont de neige, permettant aux hébreux (nous) de traverser...

Bon dans l'opération , les deux autres cordées se retrouvent devant, on aurait peut être du passer à gauche, mais Yannick est trop sûr de lui pour que je mette en doute son choix. On poursuit au galop vers le pied du couloir.

C'est parti pour quelques mètres de couloir en neige. A l'approche de la rimaye, la cordée du dessus nous annonce "pierre !!!". On tire tous les deux à gauches, pensant que la pierre allait tomber à droite. Erreur, le frigo (petit mais frigo quand même) arrive à gauche, On repart en contre sens, laissant passer l'énorme bloc. Mais dans l'autre sens, il y a un petit bloc qui fuse au dessus de nos scalps. Fusé n'est pas touché, la cordée du dessus s'excuse, Yannick rale un peu, et on repart. On atteint le rocher. On décramponne et on file en traversée à droite rejoindre le bon couloir, quasiment vierge de neige.

Escalade facile, même si le rocher n'est pas bon. Il faut mille précaution pour ne pas faire partir de blocs. On progresse en parallèle avec la cordée de Jules et d'Alexis, mes éclairés du matin ! Pause au col du Diable, on va bientôt attaquer les choses sérieuses.

On repart vers le col entre la Corne et la pointe Chaubert. Hésitation, la corne fait elle partie des 4000, je ne sais plus, doute, Yannick me propose d'y grimper. J’accepte, ça m'échauffera; et il file tel un chat vers le sommet. Je me pelle un peu au relai. Mon tour vient, je décolle, sans sac (chouette !) le rocher est froid, mais la grimpe agréable et je rejoins Yannick au sommet de la Corne du Diable. Et de un !

Rappel, et on repart vers la pointe Chaubert. Jules et Alexis on shunté la Corne, et se retrouve donc, devant nous. Yannick part bille en tête. Je me retrouve derrière. Je sens qu'il veut rapidement dépasser. Escalade aérienne. J'ai mis mes gants de jardinage, fraichement achetés... erreur, ils sont élastiques et me coupent la circulation. Je ne sens plus mes doigts. Je les enlève rapido, mais c'est trop tard, j'ai déjà un bel onglet. Je rejoins tout le monde au sommet de la pointe Chaubert. Et de deux.

On file en rappel vers le col.

Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable

Et on repart. La Médiane, du bas, parait plus technique. Le départ est easy, mais ensuite ça se corse. Un dièdre peu prisu avec juste de quoi glisser un chaussure au fond du dièdre. Pas franc. Je me retrouve donc dans ce dièdre froid, quelque peu en difficulté. Peu de prise de main (ou je m'y prends mal) et les pieds qui ont tendance à zipper. Le froid qui me gèle les paluche et empêche une bonne préhension... Et ce qui devait arriver arriva... je zippe. Bon pas beaucoup. Bon petit coup de stress quand même. Je me reprends et repars. Négociant mieux le passage. S'en suit une traversée tout en finesse, sur la droite pour rejoindre le relai et l'arête.

La suite , c'est une dizaine de mètres sur cette arête aérienne avant de rebasculer dans le dièdre. Yannick y va tout en douceur pour traverser. Il retrouve l'autre coté et installe un relai au dessus. C'est mon tour. Le départ au dessus du relai un peu technique est facilement avalé. Puis il faut traverser. La sangle dans une main, je suis trop petit pour atteindre directement l'autre coté du dièdre (et pourtant le petit alpiniste est assez grand en réalité...) Je me retrouve en fâcheuse posture, tiraillé entre la "sangle main courante" et la paroi lointaine. La corde se tend, me permettant d’accéder au graal, je suis du bon côté.

Reste à remonter les derniers mètres vers la pointe Médiane. Je crois même avoir vu Yannick poser un genou dans l'un des passages. On se retrouve dans une sorte de tunnel. Après avoir pas mal hésité sur la technique à adopter, je finis par progresser en opposition sur les deux bord du passage. Ça frotte, ça fritte mais je progresse. et voilà enfin le sommet de la Médiane Ouf !

Les rappels pour descendre sont spectaculaires : en fil d'araignée, pleins gaz ! Ascension de la pointe Carmen, bien pointue, un poil physique et esthétique.

Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable

On refile alors en rappel vers l'Isolée. Que l'on contourne par la droite. La neige est bien présente à présent, ça change !

 

Courte pause. Yannick décide de traverser directement pour rejoindre la voie. J'avais pourtant bien vu qu'il y avait peu de prises... Très peu de prises ! Le voilà en traversée. La corde passe dans un vieux piton. et délicatement, tendu sur la corde il me demande du mou au fur et à mesure, pour progresser en équilibre sur d'hypothétique grattons, et la corde qui le tiraille à l'opposé. Après 10 minutes d'un intense combat il a traversé. Je me propose de redescendre un peu pour reprendre un chemin qui me semble plus facile. Bingo, c'est facile, il y a plein de petites prises partout. Je rejoins le relai avec une rare maestria...

 

Yannick bascule alors de l'autre coté d'un feuillet et je ne vois pas la suite. Rien que le basculement a l'air technique.  Il fait toujours froid à attendre au relai. J'ai bien le temps de cogiter sur le passage qui semble bien technique.

Mais viens mon tour, je bascule sur l'autre versant, et retrouve quelques prises. Je remonte délicatement une vire ascendante. Ma progression est lente mais régulière. Je finis par arriver sous le relai, mais je chope une crampe... au petit doigt !!! étonnant non. A la fois une crampe à l'auriculaire, c'est facile à passer, il suffit de l'étendre ! Chose faite.

 

Après le relai, c'est plus simple, le sommet est atteint, on aura fait les 5 4000 des aiguilles du Diable, et l'isolée n'aura pas été si difficile que ça !

 

Descente en rappel, pour une jolie pause ravitaillement et longue remontée dans des passages en II et III vers le Tacul. J'ai l'impression de me trainer mais je ne m’arrête pas. Un petit passage à flanc, sur la neige , et voilà l'antécîme du tacul pour une nouvelle pause. On rejoint ensuite le Tacul en papotant. Mon deuxième Tacul, la dernirèe fois c'était il y a fort longtemps avec Sandrine !!!

 

Quelques photos avant de redescendre, et dépasser les cordées un peu lente...

 

Puis , c'est le passage grandiose entre les crevasses et les séracs de la face Nord du Tacul. Grandiose mais dangereux. On file vers le bas, laissant sur place des cordées dont on ne sait si elles montent ou descendent. Je suis heureusement surpris, il n'y a pas de passage technique, une sente de glace louvoie entre les différentes crevasses avec un parcours assez logique. En bas du Tacul on papote avec un guide que Yannick connait bien avant d'attaquer la trop longue remontée à l'aiguille.

 

Montée au train, sans s’arrêter, et voilà l'aiguille et l'arête bien défoncée. J'ai failli me crouter sur la glace dans le tunnel !!! Ç’aurait été dommage devant tant de publique !!!

 

Bilan : une magnifique course, bien technique pour moi

Merci Yannick !!!

 

 

 

 

Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable

Voir les commentaires

Randonnée : Le Balcon du Massif du Mont blanc - col du Sapin - col d'entre deux sauts - col de Malatra

Publié le par Apoutsiak

Traversée Courmayeur Saint Rhémy

27 km

2000 m de dénivelé

Topo :

Se garer à Villair au dessus de Courmayeur point 1433 m (auberge)

Remonter à l'alpage de Suche 1810 m (vue 3 étoile) puis poursuivre à flanc jusqu'à Curru (2005 m) avant de grimper jusqu'au col du Sapin (2436 m )

Descendre au Tsa de Secheron 2260 m avant de gravir les pentes du col entre deux Saults 2524 m

Descente en direction de Malatra Damon, traverser le ruisseau (pas de sentier) et rejoindre la sente en face qui mène au col de Malatra 2928 m

Descente par la Comba des Merdeux puis l'Arp du Jeux (il y a plusieurs options possible avant de rejoindre la gare de péage du tunnel.(en fait on rejoint juste après au niveau de la route du Col

Retour en stop simple sur Aoste

Randonnée : Le Balcon du Massif du Mont blanc - col du Sapin - col d'entre deux sauts - col de Malatra
Randonnée : Le Balcon du Massif du Mont blanc - col du Sapin - col d'entre deux sauts - col de Malatra
Randonnée : Le Balcon du Massif du Mont blanc - col du Sapin - col d'entre deux sauts - col de Malatra
Randonnée : Le Balcon du Massif du Mont blanc - col du Sapin - col d'entre deux sauts - col de Malatra
Randonnée : Le Balcon du Massif du Mont blanc - col du Sapin - col d'entre deux sauts - col de Malatra
Randonnée : Le Balcon du Massif du Mont blanc - col du Sapin - col d'entre deux sauts - col de Malatra
Randonnée : Le Balcon du Massif du Mont blanc - col du Sapin - col d'entre deux sauts - col de Malatra
Randonnée : Le Balcon du Massif du Mont blanc - col du Sapin - col d'entre deux sauts - col de Malatra
Randonnée : Le Balcon du Massif du Mont blanc - col du Sapin - col d'entre deux sauts - col de Malatra
Randonnée : Le Balcon du Massif du Mont blanc - col du Sapin - col d'entre deux sauts - col de Malatra
Randonnée : Le Balcon du Massif du Mont blanc - col du Sapin - col d'entre deux sauts - col de Malatra
Randonnée : Le Balcon du Massif du Mont blanc - col du Sapin - col d'entre deux sauts - col de Malatra
Randonnée : Le Balcon du Massif du Mont blanc - col du Sapin - col d'entre deux sauts - col de Malatra
Randonnée : Le Balcon du Massif du Mont blanc - col du Sapin - col d'entre deux sauts - col de Malatra
Randonnée : Le Balcon du Massif du Mont blanc - col du Sapin - col d'entre deux sauts - col de Malatra

Voir les commentaires

Trail Rando au Mont Emilius - 3561 m

Publié le par Apoutsiak

Superbe belvédère sur la vallée d'Aoste

Voie normale

22 km

2030 m de déniv

Mont plus haut trail !!!

Trail Rando au Mont Emilius - 3561 m

Topo

 

Départ du parking du haut de la station de Pila 1900 m environ

Emprunter l'itinéraire 14 - 16 - 19 A qui amène à l'alpage de Chamolé, à la sortie du parking, l’itinéraire n'est pas facile à trouver. De là rejoindre le joli lac de Chamolé 2325 m (balisage 14 - 19 A) De là grimpette jusqu'au col de chamolé 2641 m.

De là descendre au lac d'Arbolle (sous le refuge 2495 m) et remonter le vallon d'Arbolle par l'itinéraire 14. Rejoindre le col des 3 Capucins par itinéraire 14 - 3242 m . Du col on rejoint le sommet du Mont Emilius en restant soit sur l'arête soit en versant Est (balisé cairn)

 

Retour :

Par le même itinéraire jusqu'au refuge d'Arbolle

Prendre ensuite l'itinéraire 14 qui mène au Vallon de Comboé (14) Passer au dessus du village de Comboé (faire très attention au chien !) et poursuivre jusqu'au col de plan fenêtre (itinéraire 20 et 16) poursuivre sur l'itinéraire 20 jusqu'à l'alpage de Chamolé puis reprendre l'itinéraire de montée pour rejoindre Pila

 

 

Condensé !

 

Super belvédère dans la vallée d'Aoste, gravi en mode trail.

 

2 remarques : impressionnant l'absence de neige jusqu'à 3500 m (seul 10 m à traverser un petit névé ... sur toute la balade) l'été caniculaire 2015 a laissé des traces !

 

Le chien au retour dans le petit hameau qui arrive une t'aboie dessus, avec le coeur qui s'emballe à plus de 150 bpm alors que j'étais hyper régulier... Arrivé à 1 m de moins, tous crocs dehors, il a fait demi tour !

Mont Emilius Randonnée trail
Mont Emilius Randonnée trail
Mont Emilius Randonnée trail
Mont Emilius Randonnée trail
Mont Emilius Randonnée trail
Mont Emilius Randonnée trail
Mont Emilius Randonnée trail
Mont Emilius Randonnée trail
Mont Emilius Randonnée trail
Mont Emilius Randonnée trail
Mont Emilius Randonnée trail
Mont Emilius Randonnée trail
Mont Emilius Randonnée trail
Mont Emilius Randonnée trail
Mont Emilius Randonnée trail
Mont Emilius Randonnée trail
Mont Emilius Randonnée trail
Mont Emilius Randonnée trail
Mont Emilius Randonnée trail
Mont Emilius Randonnée trail
Mont Emilius Randonnée trail
Mont Emilius Randonnée trail

Mont Emilius Randonnée trail

Voir les commentaires

Randonnée au Mont Chétif : 2343 m et lac Chécrouit - Le Belvédère du versant italien du Mont Blanc

Publié le par Apoutsiak

Montée possible soit en téléphérique soit à pied

Du col Chécrouit 1956 m redescendre vers Praz Neyron ou l'on découvre le sentier qui monte au Mont Chétif et plus loin à la vierge qui domine Courmayeur.

Mont Chétif 2343 m

Retour au col par le même itinéraire.

Du col partir vers le lac Chécrouit par le sentier du TMB (monde en saison)

Mont Chétif - Lac Chécroït

Mont Chétif - Lac Chécroït

Randonnée au Mont Chétif : 2343 m et lac Chécrouit - Le Belvédère du versant italien du  Mont Blanc
Randonnée au Mont Chétif : 2343 m et lac Chécrouit - Le Belvédère du versant italien du  Mont Blanc
Randonnée au Mont Chétif : 2343 m et lac Chécrouit - Le Belvédère du versant italien du  Mont Blanc
Randonnée au Mont Chétif : 2343 m et lac Chécrouit - Le Belvédère du versant italien du  Mont Blanc
Randonnée au Mont Chétif : 2343 m et lac Chécrouit - Le Belvédère du versant italien du  Mont Blanc
Randonnée au Mont Chétif : 2343 m et lac Chécrouit - Le Belvédère du versant italien du  Mont Blanc
Randonnée au Mont Chétif : 2343 m et lac Chécrouit - Le Belvédère du versant italien du  Mont Blanc
Randonnée au Mont Chétif : 2343 m et lac Chécrouit - Le Belvédère du versant italien du  Mont Blanc
Randonnée au Mont Chétif : 2343 m et lac Chécrouit - Le Belvédère du versant italien du  Mont Blanc
Randonnée au Mont Chétif : 2343 m et lac Chécrouit - Le Belvédère du versant italien du  Mont Blanc

Voir les commentaires

Trail - Rando au Mont Fallère 3090 m

Publié le par Apoutsiak

Jolie sommet au centre de la vallée d'Aoste

Trail - Rando au Mont Fallère 3090 m

Topo

 

de Vétan dessus (1758 m) partir vers l'alpage de Thoules (balisage 13) . Partir à droite à flanc avant une montée raide à Verdjouan puis au refuge et au lac des grenouilles. Poursuivre vers le sommet du Mont Fallère par le petit col à l'est (balisage 8A 9 et 10) . Sommet un peu technique par l'arête.

Descente par le lac mort (un peu technique) puis par le Tsa de la Comba avant de retrouver l'itinéraire de montée (balisage 10).

La montée au refuge est agrémentée de sculptures de bois très réussie

Le refuge est magnifique

 

 

 

 

 

Trail - Rando au Mont Fallère 3090 m
Trail - Rando au Mont Fallère 3090 m
Trail - Rando au Mont Fallère 3090 m
Trail - Rando au Mont Fallère 3090 m
Trail - Rando au Mont Fallère 3090 m
Trail - Rando au Mont Fallère 3090 m
Trail - Rando au Mont Fallère 3090 m
Trail - Rando au Mont Fallère 3090 m
Trail - Rando au Mont Fallère 3090 m
Trail - Rando au Mont Fallère 3090 m
Trail - Rando au Mont Fallère 3090 m
Trail - Rando au Mont Fallère 3090 m

Voir les commentaires

Alpinisme en famille - Punta Giordani 4046 m

Publié le par Apoutsiak

Vous avez oublié de gravir un 4000 lors de votre passage dans les Monts Roses

Vous êtes en vacances dans la vallée d'Aoste

Allez gravir la Punta Giordani, un petit 4000 pas trop difficile, juste parfait pour une sortie alpi...

 

 

Vidéo

vidéo version smartphones et tablettes

Topo

Prendre le téléphérique à Stafal

Stafal - Gabiet - Passo del Salati - Punta Indren

De Punta Indren : rejoindre le glacier.

Remonter le glacier en restant en rive gauche le sérac se contourne par la droite en montant (pente à 35°, glace possible) Au dessus quelques crevasses avant le sommet 10 mètres en II

Course F - 800 m de dénivelé

la vidéo au format compatible avec les tablettes et les smartphones

Récit

 

Nous quittons notre havre de paix de Rumiod (Saint Pierre) assez tôt pour rejoindre Stafal et avoir la première benne. 1 h 1/2 plus tard, les virages du Val de Gressonney nous font remonter le petit déjeuner Valdotain.

On s'équipe et on file aux caisses du téléphérique. Un guide et ses clients nous dévisage de haut en bas. Je sens toute sa réprobation dans son regard. C'est dûr d'être une famille d'aventuriers.

L'ambiance est bonne, les enfants ont la pêche, et on se retrouve à 3200 m. On traverse les dalles qui nous séparent du glacier , on met les crampons et on s'encorde. Enfin quand j'écris on met les crampons, c'est surtout moi qui met les crampons, les enfants, eux me tendent juste les pieds avec les crampons dessus, afin que j'ajuste les lanières... 2 Cordées : j'ai pris les filles, tandis que Sandrine est encordée avec Louis (il a le plus d'expérience des 3).

On est parti et au bout d'un quart d'heure, Louis perd un crampon. Ca m’occupe. On navigue entre soleil et brouillard, la montée est un poil monotone avec un sentier un peu trop raide à mon goût.

On croise une cordée avec un guide Italien qui nous envoie un grand bonjour, LUI, valide l'expédition, ça fait plaisir !

Au bout d'une heure, les filles qui avaient décidé que le sommet serait rapidement avalé, me font un léger coup de calgon... Sommet trop loin. La glace vive permet de les reconcentrer et oublier leurs états d'âme.

On rejoint le bas d'une zone de crevasse où nous opérons une petite pause alimentation.

Dans la zone de crevasse on croise des cordées en provenance de Marguerita et de la pyramide Vincent. Il y a de la place, on progresse le long d'une grosse crevasse, spectaculaire mais sans danger.

Au dessus, on retrouve la neige et quelques crevasses transversales, dont l'une d'elle impressionne plus qu'elle n'est difficile. Tout le monde fait son grand pas, le moral est bon, le sommet tout proche... On passe la barre des 4000, c'est la fête ! puis nous rejoignons le pied des rochers finaux. Courte escalade, je bascule versant Nord, bien raide mais bien prisu ( et plus impressionnant) Marie passe sans problème et Agathe la suit. On se retrouve tous au sommet ravis !

Une cordée avec un guide et ses clients (suisses allemands) nous rejoignent.

Nous pique niquons avant d'aborder la descente. Les filles sont ravis et trouve que l'alpinisme à la descente, c'est facile. Les crevasses sont passés au pas de course. On retrouve la zone de glace. La cordée des filles (dont je fais parti) largue la cordée mixte. Et Agathe, décide de passer plus à droite (oui, je lui ai expliqué, qu'en montagne, ça passait souvent partout) Et voilà comment on se retrouve dans une zone de crevasse qu'on n'avait pas croisé à l'aller ! Mais comme annoncé : ça passe. Reste quelques mètres pour retrouver le rocher.

On se déséquipe pour retourner à la gare de téléphérique où des bouquetins nous attendent.

On en retrouvera la station du col Passo dei salati et on file vers le bas pour retrouver le bar, ses boissons fraiches et ses glaces !

Alpinisme en famille - Punta Giordani 4046 m
Alpinisme en famille - Punta Giordani 4046 m
Alpinisme en famille - Punta Giordani 4046 m
Alpinisme en famille - Punta Giordani 4046 m
Alpinisme en famille - Punta Giordani 4046 m
Alpinisme en famille - Punta Giordani 4046 m
Alpinisme en famille - Punta Giordani 4046 m
Alpinisme en famille - Punta Giordani 4046 m
Alpinisme en famille - Punta Giordani 4046 m
Alpinisme en famille - Punta Giordani 4046 m
Alpinisme en famille - Punta Giordani 4046 m
Alpinisme en famille - Punta Giordani 4046 m
Alpinisme en famille - Punta Giordani 4046 m
Alpinisme en famille - Punta Giordani 4046 m
Alpinisme en famille - Punta Giordani 4046 m
Alpinisme en famille - Punta Giordani 4046 m

Voir les commentaires

Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses

Publié le par Apoutsiak

et leur myriade de sommets

Pointe Young

Pointe Marguerite

Pointe Hélène

Pointe Magali

Pointe Croz

Pointe Whymper

Pointe Walker

Nous avons un peu explosé les timing pour la traversée. Mais ce fut un superbe voyage sur cette arête technique et engagée ! 2 bivouacs : un sur le sommet de la pointe Young, le second sur le sommet de la pointe Whymper et la rencotre avec Ueli Steck à 2 sommets de la fin sur la Walker !!!

Vous pouvez lire la première partie du récit : Traversée des arêtes de Rochefort ici !

Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses

vidéo version vimeo pour ceux qui ne peuvent pas lire la version youtube...

Topo :

 

La lecture d'un topo officiel me parrait indispensable sachant que

1°) on s'est complètement planté au départ de la Young

2°) les journées ont été longues et je n'ai pas imprimé dans l'ordre tous les passages.

Remarque : dans les topos, quand c'est écrit que ça déroule, méfiez vous, ça ne déroule jamais vraiment. Si c'est raide et technique, le rocher est solide, quand c'est moins technique, le rocher est pourri ! De toute façon , c'est long, c'est trèèèès loooong (sauf pour Ueli Steck !)

Bonne route !

 

1°) Pointe Young

Du bivouac canzio, trouver les deux premières longueurs qui permettent en ascendance à gauche de rejoindre un cirque qui amène par une cheminée tout à gauche du cirque en IV IV sup au sommet de la pointe Young

Bivouac Young : juste en contrebas (3m) derrière la pointe avec gaz à profusion mais possibilité de s'assurer facilement sur béquet pour la nuit

 

2°) Pointe Young - Pointe Whymper

Du sommet de la Young, redescendre à la brêche (désescalade et court rappel)

Remonter en face directement IV ce qui permet d'atteindre un second rappel qui ramène versant italien. On gagne alors le couloir qui est en face de la pointe Young (neige)

Remonter ce couloir (relativement facile) en haut , le couloir file à gauche, il ya une corde fixe qui ne set pas à grand chose, puis la fissure en IV IV sup permet de gagner une brèche, on contourne alors la pointe Marguerite par la face Nord et on atteint son sommet.

De là, c'est plus ou moins sur le fil, souvent raide, très expo et parfois technique pour atteindre la pointe Hélène. (2 gendarmes se passent par dessus, le troisième à droite)

De la pointe Hélène rocher pourri et plutôt en versant Italien pour rejoindre la pointe Croz

Terrain plus facile pour rejoindre la Whymper

Bivouac Whymper à 2 m du sommet en direction de la Walker (possiblement venté !) lever de soleil *****

 

3°) Pointe Whymper pointne Walker :

Rando glacière (ou presque) profitez en, c'est le seul moment ou ça déroule

 

4°) Descente

Attention : la descente est longue complexe, on n'est jamais arrivé sauf quand on trouve le refuge...

De la Walker revenir sous les rochers Whmpers et redescendre le long du sérac en longeant les rochers. 45 - 50° 300 m (chutes de pierre possible) poursuivre bien en bas des rochers les gravir, et descendre sur les rochers (rappels possibles) le long des rochers puis à droite pour rejoindre le glacier tourmenté(5-6 rappels) Le dernier rappel (tout en bas) permet de passer la rimaye. Traverser le glacier soit sous les séracs, soit au dessus pour rejoindre les rochers du reposoir.

Depuis les rochers, descendre plus ou moins sur la crête, et prendre la branche de droite en descendant (corde fixe attirante à gauche mais à mon avis merdique)

8 ou 9 rappels (évitables) permettent de rejoindre le pied du reposoir.

Ensuite c'est louvoyage dans les crevasses du glacier (au centre d'abord puis en rive gauche) Grosses crevasses, ambiance garantie !!!

On rejoint le refuge en suivant les cairns et la sente. Pour info le refuge boccalate est caché derrière la petite butte (il faut remonter une 10aine de mètres pour l'atteindre) il n'est visible qu'au dernier moment

 

5°) Descente du refuge

Sous le refuge on retrouve le sentier : attention au passage de barres et aux torrents. On retrouvera un bon sentier tardivement qui ramène à la civilisation - ouf !!!

Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses

Récit :

 

La première partie est ici : traversée des Arêtes de Rochefort : Torino Canzio

 

Je ne sais pas par où commencer, de peur d'en oublier : ce fut à la fois si long et si court à la fois, si intense. Je sais que partir de Canzio sera ma décision, mais quelle virée incroyable sur cette énorme montagne où l'on se sent si petits.

 

Bref, le réveil sonne à 5 h à Canzio, et à 6 h nous sortons de notre abri. J'ai mal dormi, mais la courte marche d'approche me réveille. On part dans le couloir, je précise à Anne mes doutes, mais elle a l'air sur d'elle... on sort à gauche du couloir, on enlève les crampons et c'est parti pour les longueurs. Au lieu de tirer à gauche comme je pensais le faire, Anne tire droit sur l'arête. On trouve des relais, c'est technique mais ça grimpe. Pourtant, je sais déjà qu'on est trop à droite. Anne m'affirme qu'il est possible de tirer directement par là, de toute façon on est lancés. Sauf que plus on grimpe, moins c'est évident. A présent, au dessus, c'est austère et surplombant, un rocher hyper compact et non prisu, on n'est plus dans le IV... Anne se lance quand même, mais la gravité à tôt fait de la ramener vers moi... Elle repart à l'attaque, dans une fissure mal commode. Elle a décidé de passer à coup de pédale, Gaston Rebuffat à ses plus belles heures. Elle est forte Anne en escalade, mais là, ça me parait bien chaud d'autant plus qu'il va falloir que je passe aussi. Un second retour au plancher des vaches marque la fin de ses nombreuses tentatives. On décide de partir en rappel pour tirer plus à gauche. Au bas du premier rappel, malgré la présence d'un second rappel, on décide d'explorer la vire enneigée à gauche.

 

Ça passe, on avance prudemment avant de retrouver un grand cirque enneigé sous le sommet. Pour moi c'est l'évidence , ça passe en face On rejoint le pied d'un couloir. Mais nous sommes maintenant pas mal entamés. Anne hésite quant à l'itinéraire à suivre. Elle tente tout ce qui est possible, on n'est plus du tout sur de l’endroit où l'on est. Elle tente à gauche, à droite, au centre. Après deux jolis pions, l'un où elle pendule en se ripant les mains, le suivant en faisant sauter le dernier friend. Déjà 3 coinceurs coincés définitivement, mon jeu va y passer... .Je décide d'appeler le PGHM pour lui faire part de notre situation (autant prévenir que guérir, il est déjà 16 h et je ne voudrais pas que la situation devienne critique) Le gendarme me décrit l'endroit où je me situe et m'indique la cheminée à gauche, celle que j'avais pisté dès le départ. Il me conseille soit de redescendre en rappel à Canzio, soit de poursuivre. ( Je suis aussi rassuré qu'il sache que nous sommes embarqués sur les Jorasses) Je suis ravi de savoir que nous sommes sur l'itinéraire. Le moral revient dans la cordée. Anne décide de partir sans sac dans le couloir. Nouvelles pédales pour le départ et Anne s'élève. Elle galope pour rejoindre un relai plus haut.

 

C'est mon tour, 3900 m, plein gaz, je fixe le sac d'Anne 4 m devant moi sur la corde. Opération bourrinage extrême sur les Grandes Jorasses. Il faut pousser le sac dès que je le peux et en même temps grimper dans du IV en grosse, complètement essoufflé par ce double effort !!! Le sac d'Anne rebelle et prend un malin plaisir à se coincer tout le temps. On essaie en braillant de synchronisé nos efforts. Pousser, hurler, grimper et recommencer pour gagner quelques décimètres. Simples fourmis sur cette montagne. Je finis par progresser, pestant contre le sac, ascension un peu galère, mais c'est le prix. Ca passe, l'escalade serait sympa sans le sac à pousser... Relai, j'arrive épuisé. Anne repart vers le sommet, sans doute la dernière longueur. En mixte. Je la suis. Je fais un stock de neige pour avoir de l'eau avant de passer au sommet. Le bivouac est superbe mais à l'ombre, 3 mètres sous le sommet. Anne y descend. Je me précipite quelque peu pour lui passer le sac de neige, et zou, tout se renverse... Bilan je dois repartir en chercher, 10 m de désescalade avant de remonter et de délicatement lui passer mon précieux chargement.

On se vache au sommet, on installe tout le matos sur les sangles arrimés aux nombreux bequets. On s'installe pour la nuit, on aura les pieds dans le vide, baudrier obligatoire. La neige fond dans le réchaud, on peut tranquillement étudier la suite de l'ascension, face à nous la pointe Marguerite nous attend. Demain on ne devrait pas se tromper. Mais la journée va être encore longue.

Trouver votre Apoutsiak préféré...
Trouver votre Apoutsiak préféré...

Trouver votre Apoutsiak préféré...

Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses

Nuit difficile mais pas catastrophique. J'ai réussi à allonger mes (grandes) jambes sur la vire. La presque pleine lune est venue nous éclairer, elle n'était pas obligée. On se réveille quand même reposés avec le jour qui poing ! Je m’occupe de l'eau. Le briquet ripe sur ma peau tout abimée par le granit des Jorasses. nos doigts ont pris cher. Mais le moral est bon. La météo a tourné, il fait un gris blafard ce matin... Les chaussures humides et froides accueillent nos petons...ambiance...

 

On démarre par une première longueur, Anne revient au départ de celui de la veille, on est bon pour en tirer une seconde tout en traversée. On rejoint l'anneau de rappel et on enquille (bon pour les manœuvres de corde on n'est pas les champions alors quand je dis qu'on enquille, l'opération d'installation a vite fait de prendre une bonne dizaine de minutes. De même que l'opération inverse qui consiste à se réencorder. On repart en face dans une longueur en IV ou l'on se fait plaisir avant d'entammer un gros rappel qui doit nous ramener au pied du couloir de la pointe Marguerite. Je laisse Anne aller au pied tandis que je rappelle le rappel (d'où son nom !) Tout va bien, on repart dans un couloir en neige étroit, au rocher parfois délicat... Premier relai. au second on opère une première pause casse croute avant les longueurs clefs : un dièdre avec un fissure. Anne grimpe, du bas, j'essaie de mémoriser quelques mouvements. c'est sûr, elle est efficace. C'est mon tour. La corde fixe est plus gênante qu'autre chose même si je finis par l'utiliser pour 2 pas.

Tout à coup, difficulté, je ne parviens plus à progresser, je ne trouve pas la solution... Temps de réflexion, Anne avait fait une jolie opposition avec le pied gauche assez loin, je me lance, ça passe, je progresse voilà déjà la brêche, je prends la place d'Anne au relai, un pied en face Nord l'autre en face Sud. ambiance.

Il s'est mis à neigeoté, la météo annonçait une perturbation dans l'après midi, elle est déjà là. Esperons que le rocher ne glisse pas trop ! En deux longueurs de mixte nous atteignons le sommet de la pointe Marguerite, il n'y a pas trop de place, on ne s'éternise pas.

Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses

La suite est annoncée aérienne, et on ne va pas être déçu, il y a du gaz partout même si on ne voit pas tout à cause des nuages. On avance corde tendu avec quelques points entre nous et quand ça devient plus technique on tire de vrai longueurs...

Un rappel va nous faire gagner du temps, on tente le rappel derrière béquet, qui forcement se coince et on perd un temps fou à remonter le décoincer et à trouver la bonne méthode pour descendre...

Rarement vu une ambiance pareil par endroit, le vide à gauche, le vide à droite, et quelques pises judicieusement cachées. Tout est gris, les nuages, Anne au loin qui parfois disparait soit derrière un rocher, soit derrière dans les nuages !

On passe deux gendarmes, on contourne le 3ème par la droite dans du rocher pourri, ça devient plus facile, mais franchement pourri, bilan, faut rester concentré. On monte on descend, on traverse, on fini par atteindre la pointe Croz, enfin l'une des pointes Croz, et vu que debout je suis au dessus des autres, je décrête que c'est le bon sommet (c'est même Anne qui me l'a confirmé !!!) On poursuit sur l'arête, le vent est important, il y a de plus en plus de neige, du mixte plutôt facile pour rejoindre la pointe Whymper  au moment ou le ciel se déchire, le beau temps devrait revenir. Il est déjà 18h, après avoir un peu hésité on décide de se poser là, il y a un bel emplacement de bivouac, on fera la Walker demain avant de redescendre...

Et, ô joie de l'alpiniste, quand t'as fini il y en a encore : il faut renforcer le bivouac par des pierres et de la neige, faire fondre de la neige pour avoir de l'eau, préparer le bivouac et sortir trois bonnes blagues pour bien rigoler... On fait quand même l'inventaire de nos victuailles, demain , on sera à sec !!!

Je pète mon thermarest au moment de l'essayage, bilan, je serai directement sur la neige, dommage ! (trop fragile )

Repas de luxe avec le butagaz qui travaille en mode léger, trop froid pour lui ! On finit avec une mousse au chocolat déshydratée succulente ! merci Anne !

Les nuages virevoltent, le vent est fort, mais le petit muret nous en protège un peu. Le coucher de soleil est splendide, on voit Courmayeur en bas dans al vallée, Nous sommes seuls perdus sur cette immense paroi, demain ça devrait se simplifier...

Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses

Au milieu de la nuit je sors la tête du duvet, magnifique nuit étoilée, deux étoiles filantes viennent traverser le ciel, bon présage ?

Je me recouche quelques minutes plus tard, tentant de dormir un peu.

Je m'endors forcement en fin de nuit

Quand je sors ma tête du duvet, le jour poin !

Il fait un temps glacial, nos mains abimées parviennent à appuyer sur le briquet pour démarrer le gaz ! C'est le grand beau. YES ! On glandouille dans les duvets en attendant l'eau chaude esperant retarder au maximum le moment où il faudra en sortir.

 

Au loin j'entend un hélico, il est sur les Jorasses. Et si c'était le pghm qui s’inquiétait pour nous Je décide de leur faire signe qu'ils ne gachent pas trop de kerosen pour nous. Je quitte mon duvet et enfile tant bien que mal mes groles gelées ! Bien agréable. Je me positionne sur le sommet de la Whymper, mais l'hélico cherche entre la pointe Marguerite et la pointe Hélène. Je vois qu'il tourne en rond. Je me décide à appeler le PGHM pour les prévenir que tout va bien... trouver le reseau, appeler avec des gros doigts fatigués. Avec les plaies qu'on a sur les mains, dès que l'on touche quelques chose, on saigne, pas pratique, bref, quelques gouttes de sans plus tard, j'ai le gendarme d'astreinte qui m'indique qu'ils ne cherchent personne, bilan, tout va bien, c'est pas pour nous... Et si c'était Ueli Steck ... Je sais qu'il zone dans le coin, et qu'il devrait passer par les Jorasses ces jours ci. L'hélico remonte jusqu'à nous et je distingue la caméra à présent. Peut être même qu'on sera sur le film (à moins qu'on soit coupé au montage...) Je fais signe que tout va bien, et rejoins Anne pour le déjeuner froid. On grignote quelques vivres on range avec difficulté le matos, nos doigs sont pas mal émoussés et on file, avec des réserves en eau minimale, le gaz refusant de fonctioner correctement par ces températures. On a les crampons, un peu de mixte avant la neige, un peu raide, un petiit col et une remontée douce vers la Walker : Wooliz, traversée terminée. Reste cette immense descente...

On redescend un peu quand on voit Steck déboulé au sommet de la pointe Whymper. Je le reconnais tout de suite à sa démarche efficace, il n'y a aucun doute. On l'encourage comme des spectateurs du tour de France, il nous rejoint. On papote, il nous offre un peu d'eau quand il apprend qu'on est parti léger (la classe) 2 h 30 pour faire Canzio Walker !!! on le laisse filer vers la Walker tandis qu'on entame la descente le long des rochers Whymper.

Pointe avant dans du 45 - 50° En neige d'abord, on entend l'eau sous le glacier, quand on a soif c'est une torture. Steck nous rejoint à mis pente du couloir. Il nous file quelques vivre de course. Et on discute topo, il repart, on le suit, mais il est déjà loin, Un peu de glace, on descend trop bas, il faut virer au dessus de la rimaye, pas mal de glace on tire une longueur en brochant ! Perte de temps en sécurité. Quelques pierres sifflent, il faut filer de là. On sort à hauteur des caméras qui filment les séracs. Et on se rend compte qu'on est trop haut trop tard, demi tour, il faut remettre les crampons et descendre plus bas, au plus logique devrait dire le topo !!!

Voilà le bon passage, on se met à tirer des rappels dès le premier relai, sans doute une erreur, on aurait pu desescalader, tant pis, on se lance.

On fini par trouver la cadence et au bout de 5 - 6 ou 7 rappels on se retrouve au dessus du glacier. Dernier rappel pour passer la rimaye. Je rejoins Anne on se réencorde et on file pour passer sous le sérac. Anne n'a plu de jus, elle n'avance pas et ça n'est pas le meilleur endroit. Je l'encourage dans la remontée sur l'autre rive. Un dernier passage un peu merdique pour quitter le glacier et gagner les rochers du reposoir, un peu d'escalade et voilà le reposoir, une belle dalle propice au bivouac, mais pas pour nous... On va tout de même se reposer et faire fondre de la neige pour boire. On vide les sacs de toute trace de nourriture ou presque. 3 dernière tranche de saucisson pour faire fête ! le repos fait du bien. On boit à fond, enfin le réchaud marche, il fait chaud ! Seul souci, je pensais qu'au reposoir on était sorti...

Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses

 

Et, le truc pas mal avec les Jorasses c'est que ça n'est jamais fini ! Alors que je pensais qu'au reposoir il fallait juste un petit quart d'heure de marche facile pour gagner le glacier, en fait, il faut louvoyer (pas trop technique quand même) sur la crête, hésiter quant à l'itinéraire à suivre, puis entamer des rappels, plein de rappel. Une cordée avec un guide et sa cliente nous rattrape. Et en 4 rappels nous passe, il faut dire que al technique est simple : le guide mouline sa cliente et que lui file en désescalade tel un cabri !!!

On se retrouve enfin au glacier après un nombre incalculable de rappel, Recramponage, réencordage, et on est reparti pour un louvoyage entre d'énormes crevasses ! Bon pour nous il suffit de suivre les traces. Pas dur ! on passe par une première zone bien impressionnante entre 2 ou 3 crevasses très proche. A présent il y a un peu de glace sur le glacier, il faut également faire attention à ne pas se gauffrer dans les quelques passages raides. Tiens en parlant de passage raide, une petite pente en glace à 45 ° sur 7-8 mètres puis une sorte de plongeoir avec une réception bien précise à faire, 2 m plus bas sur la lèvre inférieur de la crevasse. Anne se lance et lance un youhou à la réception. J'ai juste à l'imiter. Sans hésitation je m'execute, et me réceptionne sur les 40 cm2 propices ... on repart, encore des crevasses mais voilà la sortie du glacier. On rejoint le guide et sa cliente. Reste une petite rando pour rejoindre le refuge. On y arrive à 17 h et vu qu'on n'est pas pressé on décide d'y manger et d'y dormir..

On rêve de steak frites, de salades de pates ...

Bilan, refuge en mode hiver avec juste des sachets de sel, de sucre et des mini pots de confiture à la cerise. Pas de gros gardien barbu et sauvage pour nous materner, grosse déception !

On négocie avec le guide des nouilles chinoises en échange de l'usage de notre briquet ! (je crois qu'on n'y a pas perdu au change) De toute façon, mon estomac a du se rétrécir là haut : je n'ai plus faim !!! Je mangeotte et file au lit !

Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses
Alpinisme : Traversée Rochefort Jorasses : les Grandes Jorasses

Nuit pas géniale, sans doute ne suis je plus habitué au confort ...

Le réveil du guide nous sort du lit

Petit déjeuner frugal avant un grand rangement et le départ !

Et pour changer il faut rester vigilant : quelques barres rocheuses,, des cordes, du gravillon glissant, des traversées de torrent, pendant plus d'une heure le terrain demande de la concentration. On a gardé nos gants pour préserver nos mains défoncées. En bas on retrouve le sentier puis la Val Ferret Italien et plampaintieux

Séance de stop, ma pire en montagne depuis longtemps. Tout en marchant on fait du stop. Mais personne ne nous prendra , pas même 3 camionnettes vides de la compagnie des guides de Chamonix : pas classe et assez décevant ! Un italien fini par nous prendre et nous ramener au parking du téléphérique.

On défait les sacs et on se change avant de repartir pour de nouvelles aventures.

Mais déjà quelle aventure que ces magnifiques journées passées là haut !

 

 

 

MERCI ANNE !!!

Voir les commentaires

Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort

Publié le par Apoutsiak

Première partie d'un long périple

du refuge Torino au bivouac Canzio

 

 

La Vidéo

Topo

 

Montée au refuge Torino :

Téléphérique de l'Helbronner, panoramique, 2 tronçons (33 € l'aller simple) puis ascenseur en descendant 5 étages avant 100 m de galerie pour atteindre le refuge.

Traversée des arêtes de Rochefort

Du refuge Torino, partir derrière le refuge (coté galerie) et rejoindre le glacier.

Remonter en directino de la Dent du Géant en passant sous les aiguilles Marbrées et le col de Rochefort. Remonter le petit couloir ( rimaye - couloir à 45°) et atteindre un petit replat. De là, remonter vers la place du déjeuner en contournant le dernier gendarme par la droite.

De la place du déjeuner suivre l'arête en restant soit sur le fil soit versant Italien. On passe d'abord la corniche en restant bien à droite ( elle devrait céder incessamment sous peu) on remonte alors sur le fil de l'arête pour passer une première bosse puis une seconde (main courante à la descente de cette seconde) avant d'attaquer l'aiguille du Rochefort au mieux

sommet 4001 m

Redescendre versant Est le plateau en regard du Mont Mallet, puis passer un gendarme en mixte avant d'escalader le Dôme de Rochefort. Descente en mixte pour rejoindre la Calotte de Rochefort puis passages de gendarmes avant d’atteindre les 5 rappels qui ramène au col des Grandes Jorasses et au bivouac Canzio 3825 m

Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort

Récit

Premier jour, journée passée à attendre Anne sous la pluie à Courmayeur. Avec le tunnel du Mont Blanc qui bouchonne, son covoitureur a décidé judicieusement de faire le tour par Martigny. La situation paraissait au départ compromise pour avoir une benne dans la journée, s’éclaircit, on devrait avoir un peu de temps pour monter. Pourtant il pleut toujours...

Anne arrive, on prépare le matos (toujours sous la pluie) et on quitte le parking, lourdement chargé, (matos technique + bouffe pour 3 jours + bivouac !)

La gare de téléphérique est moderne et bien réussie et l'autochtone accueillant, on allège nos portefeuilles à la caisse et zou, c'est parti pour la Mont Blanc Skyway, malheureusement dans le brouillard, on en n'a pas profité ! Aujourd'hui c'est plutôt la Cloudway mais bon, on n'a pas le temps d'aller trouver les dirigeants  de la compagnie du Mont Blanc Italienne pour leur faire part de notre remarque.  Deuxième tronçon, puis visite de la gare supérieure, où nous profitons des écrans tactiles géants pour repérer nos futurs itinéraires sur de grandes photos. Il faut ensuite prendre l'ascenseur et traverser un long couloir pour trouver le refuge Torino. On se présente, on révise le topo, on mange dans le self (bof) avant de se coucher dans notre petite chambre individuelle. Voilà une première journée pas trop fatigante physiquement !!!

Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort
Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort
Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort
Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort
Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort
Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort
Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort

Le réveil sonne à 4 h , on sort du refuge vers 5 h 20, pétouillage dès le départ, on part sous le refuge, pas bon. Je l'avais pourtant bien dit qu'il fallait TOUJOURS faire le repérage de la marche d'approche le soir... On repart par au dessus et en 5 minutes on trouve facilement le glacier ! Encordement crampons et c'est parti, on dépasse rapidement l'autre cordée et on file vers le petit couloir. Rimaye avalée (et pourtant bien ouverte) puis couloir en 5 minutes. Tout va bien. Petite pause avant d'enchaîner. Au dessus, il ya 20 à 30 cm de neige fraiche déposée la veille ! 3 ou 4 cordée sont devant et ont bien marqué la trace.

C'est rando, dire que "le brevet d'escalade avait fait des relais dans cette portion roulante" ( voir 23 h sur la Dent du géant.)

Sur le haut quelques passages techniques. On se goure un coup de chemin (trop à droite). Il y a quelques grands pas à faire mais on fini par débouler à la salle à manger. Ca tombe bien, on va avoir du temps...

Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort

Au programme la Dent du géant, on enlève nos crampons et on part pour la file d'attente : 4 cordées plus une déjà engagée. Le soleil est là, je m’assoupis, assis sur un rocher peu confortable. La cordée nous précédant est une cordée de Français, nous papotons, j'ai juste l'impression qu'ils étaient partis pour les arêtes de Rochefort, mais devant l'absence de trace, il me semble qu'ils ont préféré aller vers le Monde. Moutons de panurges, il se retrouvent comme nous dans la queue. C'est long. Je dormiote. Au bout d'une heure et seulement une cordée de partie, j'annonce à Anne qu'il faut laisser tomber, on reviendra... Trop long. On retourne aux crampons, et on part, au total c'est prêt de 1 h 1/2 de perdu. D'autres cordées sont passé devant sur les arêtes de Rochefort. On attaque l'arête, c'est magnifique comme dans les livres, sauf que la grosse corniche présente une énorme crevasse qui présage d'une rupture de celle ci dans peu de temps.

En regard de la corniche on bouchonne, C'est le périph un Dimanche soir de retour de Week-end (de l'ascension) ou Fourvière pour les Lyonnais ! Deux cordées devant : un guide et ses 2 clients et 3 basques ou catalans ( je ne parle ni le basque, ni le catalan). Tout a l'air long au dessus et assez rapidement, Anne, ma Duracell préférée montre de gros signes d’impatience... Elle veut dépasser. L'endroit me parait inopportun et les cordées , encordées long sont à mon avis extrêmement difficile à passer, en plus , ça ne se fait pas... Je temporise et essaie de calmer mon dragon.On progresse hyper lentement passant beaucoup de temps arrêtés. Devant, ça brasse. Devant, ça fulmine. Je me demande même si à un moment, ça n'a pas craché du feu... Mais il est possible que j'ai rêvé...

Voilà la corde fixe. Anne peste devant la perte de temps, elle décide de passer à l'acte. Elle passe le dernier Catalan, je fais de même, baissant la tête , de honte de la scène qui est en train de se jouer. Mais je passe. Corde fixe, à la descente, je galope, c'est vrai qu'il n'y a pas vraiment de difficulté dans ces conditions. Je rattrape le second Catalan en faisant attention à "the rope" comme ce me fut précisé à mon passage. Contournement, escalade rapide, à 4000, je m'essouffle, voilà le premier Catalan au relais. C'est fait. On est passé mais ça a bien pris 10 minutes. On poursuit devant pour se retrouver assez rapidement derrière les deux clients du guide au pied de l'aiguille de Rochefort.

Il faut attendre, les Catalans, goguenards se retrouvent 10 mètres en dessous à attendre.

On repart et on passe par une manœuvre élégante les deux clients du guide. Escalade efficace pour atteindre le sommet de l'Aiguille de Rochefort en même temps que le guide. Premier 4000 de la série, on n'est pas en avance. Et pour le reste, il va falloir tracer !

Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort
Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort
Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort
Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort
Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort
Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort
Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort

Descente facile de l'aiguille de Rochefort pour gagner un plateau. puis un petit gendarme en neige présente une rimaye que nous passons facilement. Quelques gendarmes, un peu d'escalade peu engagée et voilà le Dôme de Rochefort, nouvelle pause et 2ème 4000. La course est longue, le col des Grandes Jorasses parait encore bien loin.

 

Je n'ai pas aimé la descente du Dôme. Les dalles recouvertes de neige ne m'inspirait pas confiance. Bref, petouillage monstre du grand alpiniste que je suis dans des passages faciles. Heureusement il n'y avait personne pour me voir , à part Anne qui galope devant... En fait, ces arêtes de Rochefort sont beaucoup plus longues que je ne le pensais quand on s'enfile toute l'arête.

Quelques gendarmes, un peu de grimpe, un ou deux rappels. puis une dernier passage rocheux nous amène au rappel. Et c'est parti, tout en hésitation quant à la ligne à suivre.

A droite ou à gauche de l'éperon, il y a des relais et des anneaux partout. Quelques feintes de coinçage de rappel, juste pour stimuler le palpitant. Stressss ! Mais ça passe. En bourrinant dur, le rappel vient. Et au bout de 5 rappels nous voilà au col des Jorasses, on se réencorde pour aller jusqu'à Canzio il est déjà 20 h 40.

 

Là, bonne nouvelle : il y a un petit lac juste devant le refuge. Petit lac gelé, mais en creusant avec une gamelle on trouve l'eau facilement. Quel luxe. On aura pas la corvée de fonte !!! Je m'attelle à remplir les bouteilles. Anne cuisine. Elle n'a pas son pareil pour vous cuire un plat déshydraté. On ne fait pas de vieux os, au lit, il est déjà tard et la journée de demain va être longue !

 

 

 

La suite : la traversée des Grandes Jorasses

Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort
Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort
Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort
Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort
Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort
Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort
Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort
Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort
Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort
Alpinisme : traversée Rochefort Jorasses - les arêtes de Rochefort

Voir les commentaires