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Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

Alpinisme

Alimentation en montagne, ou comment passer un repas dont on se souvient toute sa vie. ou Apoutsiak sur l'Albaron

Apoutsiak — alpinismehumeurConseils Techniques

Non, nous n'avons pas bu un bon Saint Emilion, non, il n'y avait pas de vin jaune avec le fromage (pour information, la percée du vin jaune, c'est ce week-end à Salins les Bains dans le jura... fin de la partie pub !)

Bref, j'avais 18 ans, mon frère Seb, deux de moins ( je vous rassure, ça n'a pas changé... pas l'âge, l'écart, je suis presque deux fois plus vieux à présent...). Le projet d'ascension était l'Albaron.

 

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Donc, léger flash back, ce matin là, nous avions gravi la Levanna Occidentale à la journée au dessus du hameau de l'Echot après Bonneval sur Arc, nous étions 5 ou 6 ( il devait y avoir Mariek, ma soeur, Thib, Jérems, Nicolas) Bref, sans passer par le refuge de Carrot, nous avions pu atteindre le sommet sans nous fourvoyer. De retour en bas, nous avions decidé d'attaquer l'Albaron, sommet mythique pour nous à l'époque (tant qu'on avait pas  fait l'Albaron, on était pas un homme !). L'année précédente, j'avais échoué avec Jehanne, Damien et Emmanuel au niveau de la moraine du glacier, il s'était concerté, mais les nuages et le vent important les avaient décidés, j'étais trop jeune pour participer à la décision mais j'avais été bien déçu ! (Deuxième flash back)


Bref, Claude, mon père, nous monte sur la route au dessus de Vincendière (route déjà à l'époque interdite, mais comme on ne parlait pas à l'époque de pollution et d'écologie, je pense qu'on ne peut que peu me reprocher cette action malfaisante), bref, nous avons gagné une heure et sommes remontés jusqu'à la moraine du glacier. Nous remontons celle ci jusqu'environ 3000 mètres pour planter la tente (canadienne, je le précise, nous sommes en 1989, je ne crois pas que la tente igloo soit déjà inventée). Il doit être environ 18 heures, je propose à Seb de monter la tente , tandis qu'il préparerait le délicieux diner...


Déjà à l'époque féru de technologie, nous avons au programme un plat déshydraté dont le poids est hyper compétitif...  Tandis que je monte la tente, donc, Seb décide de changer la cartouche de gaz qui est vide. Seb a toujours eu un sens inné du bricolage, il enlève l'ancienne cartouche sans problème : 1°) dévisser le brûleur - 2°) enlever les 2 pattes - 3°) retirer la cartouche; et décide d'installer la nouvelle cartouche.


J'installe au fond de la tente le piquet.


Il prend la cartouche et l'enfonce directement  dans le pico du brûleur sans avoir lu le mode d'emploi (indiqué sur la cartouche, je le précise) qui prévoit de mettre les "pattes" avant de visser le brûleur. Bref, le gaz sous la pression part et brûle les mains de Seb ( qui, il faut le préciser, a déjà les mains brûlées, il a eu la bonne idée lorsqu'il avait un an de mettre ses mains sur la porte du four alors que celui ci était chaud... les séquelles sont encore là, demandez lui de vous montrer ses mains...) Enfin il se brûle, lâche le brûleur, je sors de la  tente et me rends compte du drame qui se noue, une fumée froide s'échappe de la cartouche, nous parvenons à endiguer le problème en installant les deux pattes... la cartouche est presque vide.


Nous sortons les allumettes, il n'en reste plus que quatre. Seb (que l'on surnommait plus souvent : le petit pyromane) se lance dans l'allumage du butagaz. Première allumette... ratée. Deuxième... encore ratée... troisième... trop humide. Nous gardons la quatrième allumette pour le lendemain matin et mangeons notre plat déshydraté froid. Et bien, ça croque sous la dent. Heureusement que nous avions un boite de Mont Blanc en dessert !!!


Le lendemain matin, la dernière allumette trop humide ne s'enflamera pas et le déjeuner sera mangé froid. Nous atteindrons le sommet de l'Albaron et deviendront enfin des hommes dignes de ce nom. Prêt de 20 ans après je me souviens encore de la cartouche percée et du dernier pas d'escalade avant le sommet.

 

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Pour la petite histoire, j'ai fait une tentative avec Sandrine, sans voiture, en plantant la tente au même endroit un ou deux ans plus tard, nous avons essuyé un orage mémorable, quittant la tente et ses piquets dressés vers le ciel pour éviter de nous prendre un éclair, ceux ci avaient la bonne idée de tomber au fond de la vallée d'Avérolle 1300 mètres plus bas vers le camping de Vincendière.

En 1997, nous sommes remontés sur l'Albaron avec Thib et Sandrine. Sandrine, un peu malade s'est arrêtée à la Selle (la bien nommée), nous avons profité du sommet avec Thib, et avons dévissé bêtement dans la descente. Trop sûr de moi, mais surtout trop sûr des capacités de Sandrine, j'ai voulu la mettre en confiance dans un passage en glace un peu raide. Je n'ai pas planté de broche (je les avais pourtant au baudrier) Thib était en dessous du passage, Sandrine s'est mise dans le baudrier... J'ai tenu... j'ai tenu, puis le piolet est sorti de la glace je suis parti  dos à la paroi, Nous avons glissé sur une quinzaine de mètres, sans que je n'éprouve aucune peur, je me demande même aujourd'hui si j'ai essayé de me retourner. La corde s'est tendue d'un seul coup. J'ai crié "ça va là haut !" Thib m'a répondu, "dépêche toi, c'est lourd ! " je me suis exécuté. Plus de peur que de mal, je n'hésite plus à planter une broche. Nous sommes redescendus, j'étais tout penaud. Mais vivant !  J'ai toujours un peu honte en repensant à cette histoire, j'ai vécu d'autres dévissages mais plus en position de "coupable", même une fois en position de sauveur, mais je crois qu'il faut rester humble face à la montagne (qu'est qu'elle est bête cette phrase, tant pis elle fait bien dans le style mea culpa).

 

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Sinon à part ça tout va bien, je vais bientôt sortir les peaux !

expedition de Lionel Daudet aux Kerguelen

Apoutsiak — alpinisme

Une Grand-Mère, les îles Crozet, les îles Kerguelen , une expé à vous de recoller les morceaux

carte îles Kerguelen

carte îles Crozet

îles Crozet

Pour beaucoup, vous ne le savez sans doute pas, votre petit Apoutsiak est le petit neveux d'un certain Monsieur Crozet, qui a découvert les îles du même nom, il y a un certain temps. Pour être plus exact, le capitaine ayant cassé sa pipe (enfin je le pensais, pour tout comprendre lire ci dessous l'histoire des îles Crozet), Monsier Crozet est devenu maîre à bord (après Dieu), il est tombé sur les îles , et là bingo, son nom passe à la postérité. Deuxième précision, on m'a toujours parlé du cousin de ma grand mère, mais j'ai l'intime conviction que ça n'est pas un cousin de première génération et que quelques générations nous séparent. ( les îles ont été découvertes en 1772)

les îles Crozet (merci Wiki) Histoire des îles

Les îles Crozet furent découvertes par l’expédition de l’explorateur français Nicolas Thomas Marion-Dufresne qui fit débarquer son second Julien Crozet sur l’île de la possession le 24 janvier 1772. Crozet prit alors possession de l’archipel au nom de la France. Le capitaine britannique James Cook nomma ces îles d’après Julien Crozet, ayant également donné son nom de Marion-Dufresne à l’île Marion, de l’archipel du Prince-Édouard.

Au début du XIXe siècle, les îles Crozet étaient souvent visitées par des chasseurs de phoques, provoquant leur quasi disparition vers 1835. Après cette date, la chasse à la baleine fut la principale activité menée autour de l’archipel, particulièrement par les baleiniers du Massachusetts, aux États-Unis.

Les naufrages , le navire français Tamaris coula et son équipage se réfugia sur l’île aux cochons. Ils attachèétaient fréquents aux abords des îles Crozet. Le chasseur de phoques britannique Princess of Wales coula en 1821 et les rescapés du naufrage passèrent deux ans sur les îles. En 1887rent une note à la patte d’un pétrel ; la note fut trouvée sept mois plus tard à Fremantle en Australie, mais les naufragés ne purent être sauvés. La fréquence des accidents maritimes autour des îles était telle que la Royal Navy y envoyait de temps en temps un navire (à intervalles de quelques années) pour récupérer d’éventuels survivants.

Après 1923 et l’affirmation de sa souveraineté, la France administre les îles Crozet comme une dépendance de Madagascar, mais elles deviennent un district des Terres australes et antarctiques françaises en 1955. En 1961, une première mission a lieu sur l'île de la Possession. En 1963, la base permanente est construite au-dessus du site de Port-Alfred, elle reçoit en 1969 le nom d'Alfred Faure (chef de la première mission). À l’heure actuelle (42e mission en 2005), la station possède une équipe de 18 à 30 personnes suivant la période de l’année et les scientifiques y réalisent des recherches en météorologie, biologie, géologie, magnétisme terrestre et sismographie

En gros, ça n'a presque rien  a voir avec le sujet, mais tout de même, pas loin (vu d'ici des îles Crozet, il y a les Kerguelens, et sur les Kerguelens, il y a un sommet qui s'appelle le Mont Ross. Une expé est en train de tenter de le gravir et de faire une magnifique traversée d'arêtes... expé composée entre de Lionel Daudet, Sebasstien Foissac, Philippe Pellet, Emmanuel Cauchy et Véronique Grilleau-Daudet . Bon courage à eux, il me semble que la météo sur les Kerguelens ne laisse que de brèves fenêtres météos et qu'il y a toujours beaucoup de vent (pour une course d'arête...)

Le Grand Ross et le Petit Ross

Pour info : vous retrouvez le récit de cette expé sur les sites suivants. Bravo à eux et bon courage.

http://yannick.michelat.free.fr/Telross.htm

http://alpinisme.blogs.liberation.fr/mon_weblog/

 

Dessin animé : Bernard à la montagne

Apoutsiak — alpinismeVidéo - Mountains around the world

 

 

 

Agathe, Marie et Louis ont adoré !... moi aussi !

But au Dolent par l'arête Gallet

Apoutsiak — alpinisme

La montée au bivouac du Dolent est une montée sans histoire. Départ de la Fouly, le sentier est magnifiquement balisé jusqu'au bivouac (balises rouges et blanches) et très bien tracé, quelques passages avec des échelles et des chaînes, rien de bien difficile. Nous avons mis 2 heures 1/2.

Partis à 9 heures du matin, nous en avons profité pour faire un petit repérage : nous sommes montés jusqu'à 2900 mètres, le glacier au dessus présente des passages entre 40 et 45° en glace, nous avons trouvé un couloir en rocher délité que nous comptons prendre le lendemain : base du couloir : 2910 m. La voie classique prend des vires à 2830 m qu'il est difficile d'atteindre : 1 "saut" de 1 mètre avec réception sur du rocher "sans trop de prises..."

Nous redescendons contents de nos découvertes.

Couloir classique : 2850 mètres - difficilement accessible 1 mètre avec réception délicate...

2910 m : Solution tentée mais délicate : rocher extrêmement délité.

Mauvaise idée !

Passage à 40-45° en glace : la solution à adopter en fin de  saison . Attentino aux ponts de neige.

Nous retrouvons une autre cordée "camp to camp" : David et Frédéric, nous discutons tout l'après midi dans ce magnifique bivouac.

Il pleut toute la nuit...

Le lendemain matin, à 5h30, il pleut encore, je laisse dormir les martiens. à 7 h 10, il ne pleut plus, je saute au sol et entreouvre la porte, ça n'est pas le grand beau, mais il y a du ciel bleu. Nous décollons à 8 h 10. 5 minutes plus tard, sur le glacier, Laurent merdouille quelque peu l'art de la manoeuvre ( et oui, tu aurais pu remplir ta gourde la veille....  ;-) ), Frédéric et David passent devant.  Nous les suivons 5 minutes en arrière. Il décident de passer par le glacier alors que nous tentons notre couloir en rocher délité repéré la veille. Laurent meilleur grimpeur passe devant, il  me balance la moitié de la montagne sur le casque... Nous décidons de rebousser chemin et de suivre les deux futurs aspis. Petit raidillion à 40° (peut être 45°) en glace, puis il faut louvoyer entre les crevasses. Il y a maintenant 40 cm de neige sur le glacier. Merci à David et Frederci pour la trace. Un pont de neige est impressionnant : 5 mètres de lond sur 1 m 50 de large sur 2 d'epaisseur ... stresss ... Comme dans un dessin de Samivel, la trace est magnifique et louvoie d'un pont de neige à l'autre.

Nous regagnons la rive droit du glacier. 50 mètres d'escalade facile, je réussi à casser mes lunettes en me cognant le casque contre un rocher... Nous arrivons à un petit col, il neige. Nous regardons , DAvid et Frédéric qui ont bien plus d'esxperience que nous, batailler avec la montagne , le rocher est completement recouvert de neige, dry tooling ! Nous les observons de longues minutes, ils avancent extrêmement lentement. Le sommet est bouché, il reste encore prêt de 700 m d'ascenssion, l'arête finale à 50° sera peut être trop chargé, il faudrat alors redescendre ce passage en mixte délicat. Ne pas se mettre dans une situation inconfortable ou délicate.

S'ils n'étaient pas là, le demi tour s'imposerait... Hésitations...

Nous décidons de redescendre. Sage décision à mon avis.  Nous desescaladons les rochers et reprenons le passage de Samivel. Le pont de neige étroit et la galce un peu raide. Nous retrouvons la soucoupe rapidement. Petite pause pour refaire le sac, puis une heure de descente pour retrouver la voiture.

Il me semble que c'est seulement mon deuxième but de l'année après le Roffelhorn, mais poursuivre aurait été à mon avis imprudent. On reviendra...

Bravo à Frédéric et David qui ont réussi la traversée en 12 heures.

La vidéo suivra dans quelques jours.

 

La montagne sera encore là l'année prochaine !

 

 

Alpinisme Aiguille de Bionnassay - 4052 m

Apoutsiak — alpinismeMont BlancMassif du Mont Blanc4000Les 100 plus bellesAD

 

 

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  • Montée au refuge Durier 2375 m - 6 heures
  • Montée à l'aiguille de Bionnassay : 3 h 30
  • Dôme du Gouter Mont Blanc : 1 h 30
  • Sommet du Mont Blanc : température 5°C vent nul : O km/h - 4 personnes !
  • Visibilité ***

Pour info : Fermeture du refuge Durier ce lundi du refuge du Gouter dans 15 jours (26 Septembre) dernier TMB 16 h 35 - Derniere benne de téléphérique pour l'aiguille du midi 17 h 30

 

10 heures , Samedi 9 Septembre Parking de la Gruvaz. C'est le départ, j'ai le sac sur le dos, mais il y a un problème, mon dos est mouillé. Je ressort mon sac, enlève mon camelback... il est percé. Pour changer, je monterais avec une gourde. Nous discuttons pendant ce temps avec deux belge qui montent aussi à Durier. Nous passons par les chalets des Miage, nous paumons sous les barres rocheuses retouvant le sentier après avoir longé un torrent dans une végétation abondante...  Le sentier remonte alors une (très) longue morraine ( sur laquelle nos pique-niquons  qui mène au refuge de plan glacier. (seconde pause). De là nous traversons le glacier de Miage  pour rejoindre la base de l'éperon qui mène au col de Miage. Et là c'est  une longue montée pour arriver au refuge Durier (3369m) - 2350 m de deniveler.

Bonne ambiance dans le refuge qui est complet. L'organisation est impeccable et l'ambiance est bonne. Tout le monde fait la même course, c'est normal, il n'y a que ça à faire du refuge Durier...

Nuit Blanche (ou presque) -  dur.

le refuge Durier 3369 m

3 h 30 Dimanche 10 Septembre Refuge Durier 3369 m

 Lever déjeuner préparer, nous quittons le refuge vers 4 h 15, c'est la pleine lune, les piles preque vide de ma frontale éclaire juste mes crampons. Nous remontons les douces pentes de neige émaillée de parties rocheuses qui mène à la parti rocheuse.

Nous quittons les crampons (ce qui à mon avis est la bonne solution) avant d'attaquer l'escalade ( 15 20 mètre à droite de l'arête Sud dans une fissure de 5 mètres environ.  Je bourrine un peu pour faire le premier pas (d'après Laurent il y avait une prise pied droit que je n'ai pas vu) coincement du bras, coincement du genou dans la fissure. Bref je passe. Le reste de l'escalade est plus facile dans un rocher délité... Méfiance, même les bequets solides ne le sont pas ! Nous rattrapons la cordée précédente composée de Phil et de Raph (de camp to camp) qui grimpent en crampons, ça m'a l'air beaucoup plus merdique... Au relais nous discuttons. Pour info, il faut plutôt rester à proximité de l'arête plutôt que de partir à droite. Nous sortons cette escalade, rechaussons les crampons pour aller au sommet après 3 h 30 de montagne. Le paysage est magnifique, le soleil n'est pas lever mais le jour est là.

Nous attaquons la descente vers le col de Bionnassay, il faut passer le long de la magnifique coniche. Je pensais avoir affaire à une arête très effilée, elle ne l'est pas tant que ça.  Au col, il faut de nouveau remonter vers le Piton des Italiens puis le Dôme du Gouter avec un faux plat d'anthologie avant d'atteindre le sommet...

 

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11 h 15 Dôme du Gouter

De là, je file vers le Mont Blanc, à fond, il faut absolument que nous ayons le TMB de 16 h 35 ( le derniere) Je maintiens le rythme à 8 m/ minutes au minimum. Je passe Vallot, puis la Grande et la petite bosse, je fatigue un peu vers 4600 mètres avant de reprendre l'ascension du dernier raidillon et de la longue arête, qui me parraît plus longue que d'habitude ( elle doit faire au moins 300 mètres) Le sommet, il fait beau, je suis juste en polaire , pas un brin de vent et il y a juste 4 personnes. Quelques photos, je bois un coup avant de me lancer à corps perdu dans la descente. Je depasse deux Franc Comtois, nous échangeons quelques mots, puis je file, la remonter du Dôme du Gouter est toujours aussi galère. Je bascule toujours à fond vers l'aiguille. Je croise les belges qui sont très  content de savoir que je suis allé au Mont Blanc. Je rejoint Laurent qui est descendu avec Sandrine et Christophe et qui m'attend.



 

 

Petite pause dans une parfaite odeur d'urine venant des toilettes du refuge.  10 minutes plus tard nous quittons le refuge pour filer vers le TMB. Pas de problème, inutile de mettre les crampons, il y a encore plus de cables que l'année dernière (c'est mon impression), je commence à maitriser la descente du gouter, pour une fois je ne me suis pas trompé, en restant bien sur l'arête. La traversée des Grands couloirs n'est qu'une formalité ( sèche - cable imprenable) puis la descente jusqu'au Nid d'Aigle est bien longue. Nous y parvenons à 15 h 45.

nous retrouvons Sandrine, Christophe, François et son ami belge à la gare. Le TMB s'ébranle à 16 h 50, nous papotons durant la lente progression du train. Sandrine, aimablement nous prend en stop pour nous ramener au parking de la Gruvaz sous la pluie.

 

 

 

 

 

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 Merci à Laurent, compagnon de cordée fort sympathique. et à bientôt pour remettre ça ( la Dent Blanche par exemple). Promis, je vais m'améliorer en escalade...

Merci à Sandrine qui nous a racourci le retour à la voiture

Merci à François, Christophe, Raph, Philippe  et les autres pour la bonne ambiance au refuge et  tout au long de la course

Topo photo : Petite Aiguille Verte

Apoutsiak — alpinismeMassif du Mont BlancThibault

Mardi 15 Août : comme prévu , la fenêtre météo est là, étant donné les conditions météo, nous ne sommes pas partis sur les pentes avalancheuses du Mont Blanc du Tacul ( et bien m'en a pris, une avalanche s'est déclenchée sur les pentes du Tacul le 19 Août, 4 jours plus tard...) et nous contenterons de la Petite Aiguille Verte.

Nous prenons la benne de 7 h 30 dans laquelle nous sommes seuls, je suis étonné mais serein. Du sommet des Grands Montets, nous appercevons 3 cordées remonter le glacier, elles ont du bivouaquer au niveau de la benne, bon esprit, il fait -7°C en haut et il y a 40 cm de fraiche.

Nous remontons rapidement les pentes tranquilles pour rejoindre les 3 cordées au niveau de la rimaye, elles décident de faire demi tour. J'attaque la passage, la rimaye présente un pont de neige suivi d'une courte traversée sur 5 mètres en glace avant de remonter sur 7 mètres environ un passage raide , toujours en glace. 20 mètres plus haut, je fais un relai sur un bequet. Malheureusement, Anne-So (ma future belle soeur ) ne passe pas, je redescends le délicat passage et nous la redescendons aux "Grands". Deuxième chance, seule une cordée est devant nous mais le téléphérique dégorge de volontaires pour le sommet. Avec Thib, nous rejoignons l'arête. Un peu d'escalade, jamais très difficle (le plus dur est un passage en III sup, mais avec la neige, on a du mal à voir les prises, je grimpe parfois sans gants, un peu d'onglet après les passages ! Le rocher est en général excellent !

Le sommet est atteint, la descente va être presque aussi longue avec le croisement des cordées qui montent. Il y a de tout, des guides qui braillent, sur leur clients, des guides qui sont sympas, d'autres moins, certains donnent des conseils, d'autres pas... Il y a un peu trop de monde à mon goût, mais je n'avais qu'à gravir un sommet moins ... téléphérique !

De retour en bas, nous décidons  de faire de l'école de neige et un peu de rocher sur l'arête qui part en direction de la petite Aiguille Verte. C'est une réussite, le rocher y est quelque peu pourri, mais l'arête amusante.

16 h 30 il faut reprendre la benne pour retrouver le plancher des vaches et aller manger une délicieuse tartiflette chez les Bret !

Le Mont Blanc et les Aiguilles de Chamonix depuis les Grands Montets

La vengence est un plat qui se mange froid et au pied des pistes !

 Danger crevasses

Aiguilles Rouges du Dolent : pointe Kurz

Apoutsiak — alpinismeMassif du Mont Blanc

Bon, je pense que j'ai eu l'idée de cette course un peu tard pour la saison 2006, mais je me vengerais en 2007, le tout étant d'arriver au sommet avant Yannick Graziani (c'est peut être déjà râté !!!). Il ne me reste plus qu'à mémoriser ces photos qui montrent la pointe Kurz sous toutes ses coutures. (me manque sans doute une photo vue du fond du bassin d'Argentière, au pied du Dolent!)

 Quelques photos de la pointe Kurz pour vous faire une idée :

Face Sud Ouest :

 Depuis le glacier d'Argentière, à gauche le Tour Noir, à droite la pointe Kurz et le col d'Argentière entre les deux

Vue de l'Ouest

Depuis le col d'Argentière on distingue la pointe Kurz à gauche au milieu des nuages

Vue de l'Ouest en montant vers le Tour Noir : le Dolent et la pointe Kurz à droite

Face Est :

 les aiguilles rouges du Dolent avec la pointe Kurz à gauche. Je pense que l'on voit l'arête finale de la voie normale à gauche. (à vérifier sur place )

Face Sud Ouest 

avec la pointe Kurz et le Dolent vus des Grands Montets

Vue du sommet du Dolent : Topo photo pointe Kurz, sommet il me semble bien peu parcouru, ça sent le mauvais rocher !!!

J'ai trouvé un nouveau topo grâces au Piu dans le bouquin du Club Alpin Suisse :


"... De la rimaye une courte pente de neige mène aux rochers du couloir de gauche que l'on remonte jusqu'à une cheminée marquant la limite entre des rochers gris et jaunes visibles de loin. Cette cheminée dominée par des blocs surplombants est assez facile avec de la neige, difficile par verglas et les années très sèches où l'on se trouve devant un ressaut de 4m. sa sortie donne accès à une selle de neige, extrémité du grand couloir précité, que l'on remonte lui-même, ou les rochers brisés de sa rive droite, jusqu'à l'arête S, aigüe et rocheuse, qui mène au sommet"

PD, 5h du refuge.

 

sites à consulter : Val Ferret et Mermod

Trouver un compagnon de cordée n'est pas chose aisée !

Apoutsiak — alpinismehumeur

Une fois de plus, je cherche un partenaire de cordée pour le 14 au 17 Août. Une annonce sur camp to camp comme d'hab il y a 5 jours. Une Sophie m'appelle, bon niveau technique, pas de souci (tu m'étonnes, elle m'aurait presque emmener faire la Kuffner), avant d'annuler pour une raison valable, me laissant dans le désespoir...

Donc, pour ceux que ça intéresse, je propose

J1 montée à Durier

J2 Traversée de l'aiguille de Bionnassay Mont Blanc Cosmiques (Si timing serré, redescente dans la vallée au Dôme du Gouter)

J3 Traversée des Aiguilles d'Entrèves (comme dans le dernier Montagne magazine sur les course en IV !!!) Nuit à Torino

J4 traversée des Arêtes de Rochefort jusqu'à la calotte de Rochefort et si possible descente par le Mont Mallet, apparament ça passe encore, on verra dans 8 jours. Dans le cas contraire retour à par le téléphérique de l'Helbronner

Bref, niveau AD indispensable, si vous êtres intérêssés, contactes moi par mail ou mettez un commentaire à ce post. A ce jour ces 3 courses sont toujours en condition...

J'ai un peu l'impression de lancer une bouteille à la mer...

Topo photo pointe Kurz (3680m)

Apoutsiak — alpinisme

Et voilà le travail : le topo photo de la pointe Kurz vue du Dolent.

On voit le couloir de neige (à 45°dans le topo)

J'ai peur que le couloir ne soit plus en condition en été (surtout les été secs)

A faire : téléphoner au gardien du refuge d'Argentière.

 

Le topo : Neige Glace Mixte de François Damilano aux editions JM Editions : Couloir SW, cotation :  I PD (A. Barbey et Louis Kurz avec Justin Bessard et Joseph Simond, 12 Août 1988)

Remonter le glacier des Rouges du Dolent jusqu'au pied de la face Sud Ouest de la Pointe Kurz. Remonter la pente puis revenir à droite pour remonter le couloir. Escalader l'étroiture qui forme une cheminée (neige ou glace). Prendre pied sur une selle neigeuse, continuer par le couloir qui aboutit à l'arête Sud. Suivre l'arête aiguë jusqu'au sommet.

Lecture : Accident à la Meije

Apoutsiak — alpinismehumeur

 A lire absolument, surtout si l'on a gravi la Meije, ce magnifique roman d'Etienne Bruhl : accident à la Meije. C'est d'ailleurs plutôt une enquette policière en haute montagne, le récit est passionnant, vous y retrouverez tous les passages mythique : Pas du chat, cheval rouge, dalle des Autrichiens, couloir Duhamel...

Bref, maintenant que j'ai fait la traversée, je n'ai plus qu'à relire le livre. Je n'ai pas trouvé l'Hôtel Ducroz à La Bérarde, peut être est-ce l'hôtel Terraz. Internet ne m'a rien donné non plus. Si vous en savez plus ...

Alpinisme : Meije Orientale 3891 m

Apoutsiak — alpinismeMassif des Ecrins

Pour terminer ce périple sur la Meije, nous avons décidé de gravir la Meije Orientale avant de redescendre sur la Grave.

Repas gargantuesque au refuge de l'Aigle puis nuit dans le plafond, attention : pas d'isolement donc très chaud le soir et très froid la nuit, faire un stock de couverture en prévision des variations de température ( je me suis fais avoir) .

Le topo : remonter le glacier vers le Doigt de Dieu avant de bifurquer à gauche vers la grande oente qui donne accès à l'arête (bouchons au heures de pointe). La rimaye passe bien . Puis deux passages en rocher entrecoupés d'arêtes faciles et déjà le sommet... 1 h 30 pas mal. Je conseille de pousser sur la petite arête qui file au fond, la vue sur le doigt de Dieu y est plus impressionante...

10 minutes de pause,vue magnifique du Ventoux au Mont Blanc...

Descente : la descente reprend le même itinéraire qu'à la montée. De l'arête,  la descente sur le glacier se fait par un grand rappel de 50 m ou un de 25 à aller prendre plus bas ( rappels sur broches ou lunules équipés par le gardien de l'Aigle, qui souhaite que ses broches restent...) . Attention, les deux rappels n'arrivent que quelques mètres sous la rimaye, ne bourrinez pas trop les rimayes, pensez à ceux qui vont monter le lendemain...

De là, retour vers le refuge de l'Aigle .

Puis, c'est la longue descente sur la Grave...

 

Traversée de la Meije 3987 m : Grand Pic - Doigt de Dieu (refuge du Promontoire - refuge de l'aigle)

Apoutsiak — alpinismeMassif des EcrinsLes 100 plus belles3900 m

 Et non, vous ne rêvez pas, je l'ai fait !!! sommet mythique pour moi, avec ses passages importants : (crapaud-  pas du chat - cheval rouge - campement des demoiselles - glacier carré - couloir duhamel - dalle de Castelnau et impressionante dalle des Autrichiens (un peu dur le IV quand le rocher est hyper froid !)

Bref, une météo mauvaise la veille, mais de bonnes conditions sur place. Merci à Claire de m'avoir accompagné sur ce sommet.

Je conseille la nuit à l'Aigle, le gardien, le refuge et la bouffe sont exceptionnels !

 

Je mets le topo photo en ligne dès que je peux ( si quelqu'un a la photo de la face sud de la meije, ça m'arrangera, pour nous, il y avait du brouillard !)

 

Arrivé au refuge du Promontoire

météo : brouillard et pluie : j'ai bien cru prendre un but avec le regel nocturne : eau + regel = verglas

Sous le Grand Pic, zones de Verglas et neige sur certains rochers

 

 Le Doigt de Dieu vu du Grand Pic

remontée de la Brêche Zigmondy dans un couloir en neige et glace à l'aide des cables

 

12 h 30 après avoir quitté le refuge du Promontoire, après avoir coincés deux rappels sur 7 ou 8 installés , nous atteignons le refuge de l'Aigle ( refuge à l'ancienne, gardien **** bouffe**** BRAVO ! 

 

 

Mont Gioberney - pyramide des 4c

Apoutsiak — alpinismeMassif des Ecrins

Et un but un !

Topo : il s'agit de remonter vers le Gioberney par la voie normale, et à l'avant dernier pilier avant le sommet, de le remonter (je pense 2 longueurs en IV) avant de rejoindre soit l'arête Nord Est (III rocher très délité voir dangereux, un passage d'escalade intérêssant, ça dépent où on passe ) soit de récupérer la voie normale pour le sommet.

Bref, pas de problème pour la montée jusqu'à la base de la pyramide, on a buté sur un manque de protection ( très difficile à protéger ce rocher) , bref on a contourné la pyramide par la gauche avant de rejoindre l'arête Nord Est par des vires  (rocher extrêmement pourri - typique oisans) (on la rejoint au niveau d'un grand gendarme) de là, une traversée neigeuse puis une ascension dans les rochers permettent de gagner le sommet (après toute les autres cordées).

Descente par la voie normale.

 

Les Bans - pilier Nord Est

Apoutsiak — alpinismeMassif des EcrinsLes 100 plus belles

Petite erreur d'itinéraire sur ce sommet des Bans, nous avions prévus le pilier Nord Est des Bans, et nous nous sommes trompés de pilier ( de toute façon, c'est Claire la responsable !) Bref au lieu de prendre le second pilier  à gauche du couloir des Bans nous avons pris le premier... En dépit des appels d'un guide pour nous annoncer notre méprise , nous nous sommes entêtés. en partant parla base du pilier, ce qui n'est pas facile , rimaye large ! un petit pas de 4 pour débuter l'ascension avant une succession de passages en II et en III. Le rocher est typique Oisans (expression tirée de François  de Camp to Camp) .

 Pour la descente, penser à prendre dans l'axe du cairn, et possibilité de faire un rappel de 50 mètres au dessus de la rimaye, évite de remonter vers la pointe de la Pilate

Si  vous tentez le pilier Nord Est, voilà de quoi éviter de vous méprendre: les photos topo !  Le vrai pilier Nord Est est en bon rocher, l'escalade y est aisée, le mauvais, le rocher est pourri !, niveau AD+ - D inf...

 

 

Oisans 2006 : Bans - Gioberney - traversée de la Meije

Apoutsiak — alpinisme

Ecrins 2006

Bans

Eperon Nord Est

Mont Gioberney

Pyramide des 4c

Traversée de la Meije

Grand Pic - Doigt de Dieu

Meije Orientale

 

les liens seront mis en place dans les 48 heures - avec mes excuses...

Topo photo Aletschhorn - 4195 m

Apoutsiak — alpinisme4000OberlandSki de randonnéeRaid à skiAnneJean-Marc

Topo-photo Gredetschjoch (utile également pour le Nesthorn et le Breithorn)

Apoutsiak — Ski de randonnéeOberlandalpinismeRaid à skiAnneJean-Marc

Après être descendu du refuge par les échelles (15 minutes) , on rejoint au mieux le glacier de Beich  que l'on remonte d'abord rive gauchge puis en son centre

 

vers 2900 mètres, la penste se redresse, (attention aux crevasses) et passe entre deux barres rocheuses (séracs) pour acceder au plateau supérieur sous le Breithorn (3400 m environ) Il faut alors prendre plein Sud pour rejoindre le Gredetschjoch

Un rappel équipé (50 mètres sinon on se retrouve au milieu du couloir, comme nous !) permet d'acceder au glacier de Gredetsch, il faut longer la barre rocheuse avant de descendre plein Sud et de tirer de nouveau à droite pour atteindre le vallon de Gredetsch (attention , à gauche en descendant : bares rocheuses), puis , c'est tout droit, le plus loins possible, jusqu'au tunnel (un peu plat...)

raid en Oberland : le topo

Apoutsiak — Ski de randonnéeOberland4000Raid à skialpinismeAnneJean-Marc

 

Image réalisé à l'aide du logiciel Google earth

J 1 : Départ et BettmerAlp pour rejoindre le Mittlealetschbiwak avec traversée (longue) du glacier d'Aletsch

J2 : Aletschhorn voie normale (par l'arête Est) (4193 m)

J 3 : Mittlealetschbiwak - Oberaletschhütte par le Vord Geisshorn (sans nom sur la carte Suisse - 3583 m)

J 4 : Oberaletschhütte - Mund par le Gredetschjoch (3508 m)

Glacier de Tré la tête - Dômes de miage - Lex Blanche - Aiguille des glacier - topos photos

Apoutsiak — alpinismeDômes de MiageMassif du Mont Blanc

- Le Glacier de Tré la tête vu du ciel  -

Montée au refuge des Conscrits en rouge

Mont Tondu en violet

Aiguille de Tré la Tête en Orange

Dômes de Miage et descente par Armancette en Jaune

Aiguille des Glaciers en rose

Merci aux Pius (voir le site) pour cette magnifique photo vue d'avion. voici un choix de course au départ des Conscrits (PD - AD max). Je n'ai pas mis la Lex blanche pour ne pas surcharger)

Topo photo aiguille de Tré la Tête depuis les Conscrits

Apoutsiak — alpinismeMassif du Mont Blanc
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