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Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

3900 M

Liste des sommets de 3900 m des alpes

Apoutsiak — 3900 mhumeur
Agassizhorn - 3946m (à coté du Fisteraarhorn)

Agassizhorn - 3946m (à coté du Fisteraarhorn)

Ci dessous vous trouverez deux listes :

Une liste réduite de sommets de 3900 m des alpes

la liste Apoutsiak des sommets avec plus de 100 m de proéminence

la liste comporte 24 sommets :

Piz Palü 3900
Aiguille d'Argentière, 3901
Ortles 3905
Punta Margherita Mackenzie - grande muraille 3905
Gross Wannenhorn 3905
Klein Grünhorn 3913
Pic Sans Nom 3913
Mont Petit Paradis 3926
Aiguilles de Tré la Tête 3930
Trugberg 3933
Bietschhorn 3934
Piz Roseg 3937
Mont Pelvoux - Pointe Puiseux 3943
Agassizhorn 3946
Ailefroide Occidentale 3954
Grand Cornier 3962
Ebnefluh / Äbeni Flue 3962
Grivola 3969
Eiger 3970
Schalihorn 3974
La Meije - Grand Pic 3983
Gletscherhorn 3983
Fletschhorn 3993
Piz Zupò 3996

Concernant le Klein-grünhorn, il est possible qu'il sorte de la liste, je pense qu'il n' a pas 100 m de préoéminnence

Pour mémoire, j'en ai déjà gravi 19...

Face Nord du Fletschhorn - 3993 m - un ancien 4000

Face Nord du Fletschhorn - 3993 m - un ancien 4000

Et une liste élargie des sommets de 3900 m des alpes (de 3900 m à 3999 m)

cette première liste comprend 53 sommets

Klein Fiescherhorn 3900
Piz Palü 3900
Aiguille d'Argentière, 3901
Wellenkuppe, 3903
Ortles 3905
Punta Margherita Mackenzie - grande muraille 3905
Gross Wannenhorn 3905
Punta Perrazzi 3906
Ailefroide - Pointe Fourastier 3908
Aiguillettes du Tacul 3913
Klein Grünhorn 3913
Pic Sans Nom 3913
Aiguille Centrale NW de Tré la Tête 3917
Schneekupe 3921
Bellavista 3922
Ulrichshorn 3925
Mont Petit Paradis 3926
Ailefroide Centrale 3927
Aiguilles de Tré la Tête 3930
Aiguille Centrale SE de Tré la Tête 3930
Mont Pelvoux - Pointe Durand 3932
Trugberg 3933
Bietschhorn 3934
Piz Roseg 3937
Mont Pelvoux - Pointe Puiseux 3943
Piz Argient 3945
Agassizhorn 3946
La Meije - 3ème Dent 3951
Ailefroide Occidentale 3954
La Meije - 4ème Dent 3955
Grand Cornier 3962
Ebnefluh / Äbeni Flue 3962
Pointe S de Moming 3963
Grivola 3969
Jägerhorn 3970
Eiger 3970
Triangle du Tacul 3970
Piz Scerscen 3971
Rotalhorn 3972
La Meije - Doigt de Dieu (Pic Central) 3973
Schalihorn 3974
Calotte de Rochefort 3981
Aiguille Sans Nom 3982
La Meije - Grand Pic 3983
Pointe Pfan 3983
Gletscherhorn 3983
Adlerhorn 3988
Mont Mallet 3989
Piz Alv / Pizzo Bianco 3993
Fletschhorn 3993
Piz Zupò 3996
Grandes Jorasses - Pointe Young 3996
Pointe Durier 3997

30/53 ... #3900m-Projekt

La Meije - vue du Grand Pic - 3983 m

La Meije - vue du Grand Pic - 3983 m

Alpinisme : Schalihorn 3974 m

Apoutsiak — 3900 mValaisZermattAlpinismevidéo - Les vidéos d'Apoutsiak

Ascension du Schalihorn dans le cadre du 3900 m Projekt

Vidéo : ski de rando - Cima di Jazzi 3792 m - bivouac Citta di Luino et but à l'Alderhorn

Apoutsiak — vidéo - Les vidéos d'Apoutsiak3900 mZermattValais

Jour 1

Tentative sur le Jägerhorn , on s'arrête au Jägerjoch - Cimma di Jazzi 3792 m - Schwartzberghorn - Corno Nerro 3610 m et bivouac Citta di Luino - arrivé un peu explosé au bivouac !

Jour 2

Tentative sur l'Adlerhorn

but à 3700 m et descente sur Zermatt ( risque d'avalanche plus mauvais temps plus progression lente... très lente)

Vidéo : Alpinisme - Grivola 3969 m - arête des Clochettes et hélitreuillage

Apoutsiak — vidéo - Les vidéos d'Apoutsiak3900 mhumeurVal d'AosteAlpinismeAD

malheureusement, les conditions de la voie de descente etaient trop dangereuse pour envisager un retour en sécurité, on a préféré appeler les secours. Secours Très efficaces !

Errance sur le glacier d'Aletsch

3 jours de mauvais temps dans l'oberland bernois on etait parti pour des sommets de 3900 m J 1 : fiesch - fiescheralp - glacier d'aletsch - konkordiahutte J2 : Louwitor (était prévu le Gletscherhorn) J3 : Grunhornlucke (était prévu l'agassizhorn ou le gross wannenhorn) météo : nuageux, venteux, neigeux, pluvieux , gésil, tempête, jour blanc tout sauf du beau temps aventure avec Bastien et Benjamin

Amour et Haute montagne

Apoutsiak — humeur3900 m

C'était l'été dernier,

courant juin je crois,

Nous avions jeté notre dévolu sur le Fietschhorn, un joli sommet de 3900 m.

Comme souvent, tout commençait par une séance de co-voiturage avant de se garer sur le petit parking du Fietschhorntall. Les sacs étaient bouclés, comme d'habitude, Julien trainait et j'en profitait pour lui envoyer quelques perfides remarques sur sa vitesse de préparation. Nous étions rodés, et notre petit groupe s'élançait en direction de la Fietschhornhütte

Nous avancions, et comme souvent, je me retrouvais devant, mes deux partenaires savaient trop bien, qu'à mon rythme, il ne risquait pas de partir trop vite !!! Bref, nous remontions la forêt par un sentier raide avant d'opérer une courte pause, à mi-chemin, au niveau du torrent.

La suite fut moins à mon avantage, lassés de mon rythme de Pachyderme, Julien et Abélard partaient devant, me laissant les observer de loin, incapable de les rattraper. Fort heureusement ils opéraient une pause sur un banc judicieusement placé à moins de 20 minutes du refuge.

Me restait le plaisir de reprendre mon poste de chef de meute, et de passer devant. Nous arrivions au refuge au milieu des moutons que je m'empressais de photographier, tant il rendait l'endroit buccolique !!!

Amour et Haute montagneAmour et Haute montagneAmour et Haute montagne

A l'arrivée à la Fietschornhütte, nous avons le plaisir d'être accueillie par la gardienne et son aide gardienne. Je suis assez surpris de cet accueil agréable (c'est assez rare que les gardiens viennent à notre rencontre) et je vois que l’œil d'Abélard n'est pas tombé insensible à la beauté de l'aide-gardienne.

Abélard, parlons en, il sort d'une rupture difficile de sa dernière compagne, les années avaient passés, leurs vies s'étaient séparées et l'amour étiolé.  Six mois étaient passés depuis de Lynn était partie, il ne s'en était pas encore remis, la blessure était là, elle suintait toujours.

Assis sur les bans en pierre, recouverts de peaux de bêtes (sans doute les jolis agneaux que nous avions croisé à la montée ferait la prochaine génération de peaux....) nous buvions une bière bien méritée (moi, un coca, je ne bois jamais de bière, mais je m'égare), et Heloïse l'aide gardienne vint discuter avec nous en anglais, son Français etant précaire. La discussion va bon train, Abélard, qui maitrise la langue de Shakespeare, ne se montre pas avare d'explication pour la jeune Suisse Allemande. Je quittais poliment mes amis pour aller faire une petite sieste (pour une fois qu'on arrivait tôt en refuge). Les discussions endiablées se poursuivaient sur la terrasse.

Quand j’émergeais de ma salvatrice méridienne, j'observais les cadavres de bouteille alignés sur la table

L'après midi avait été sympathique.

 

Amour et Haute montagneAmour et Haute montagne
Amour et Haute montagneAmour et Haute montagne

L'heure du repas était arrivé.

Avec notre cordée, il y avait celle d'un guide de la vallée, Suisse-Allemand et de son client. A table nous passions notre temps à nous mettre en boite, l'ambiance était bonne. Yolanda, la gardienne, était en cuisine, tandis qu' Héloïse était en salle. Salle où les discussions allaient bon train.

Avec Helmuth, le guide Suisse-Allemand, nous évoquons la propreté de ce refuge, et de ses toilettes qui sont incroyables (oui, je n'ai pas peur de le dire, ce sont les toilettes les plus incroyables des alpes, propreté, décoration... Je vous recommande les toilettes de la Fietschtallhütte !)

Ah oui, au passage, je suis repassé au présent de l'indicatif, c'est plus simple que l'imparfait (qui comme son nom l'indique, était.. imparfait... ) Bref, je retourne au récit.

Des toilettes, la discussion en vient à faire l'énumération des plus beaux bivouacs des alpes, et vu que nous avons une bonne petite expérience nous citons, le bivouac des bouquetins, le  Mischabeljochbiwak et ceux qu'on a un peu moins apprécié (souvent à cause du froid) comme le bivouac de l'Aiguillette ou le refuge Marc e Rosa sous la Bernina

Et là, nous évoquons, notre projet de réaliser la traversée Chamonix Zermatt par les bivouacs.

Et Helmuth de nous répondre que c'est un problème les gens qui ne payent pas leur nuitée (sous entendant au passage qu'on veut faire Cham-Zermatt par les bivouacs sans payer) Que lui, quand il arrive dans un bivouac ou un refuge non gardé, il fait la police... Bref, on n'a pas trop relevé les sous entendus (parce qu'on est polis et qu'on sait se tenir) mais on a quand même pas trop apprécié. En bref pour Helmuth, on est des Français donc on est des resquilleurs et c'est pour ça que certaines cabanes sont fermées complètement l'hiver, c'est pour éviter que des gens comme nous ne les vandalisent...

Bilan du repas, on a tout de même passé un bon moment : on a réussi à faire rigoler Helmuth, et ça, ça ne doit pas arriver tous les jours. Quant au client, il n'aura pas piper mot de la soirée.

Bonne ambiance non ?

Bref, Julien et moi on file se coucher pendant que Abélard papote encore avec son Héloïse.

Nous on glousse, parce qu'on a bien vu qu'il y avait un début de quelque chose...

Amour et Haute montagneAmour et Haute montagneAmour et Haute montagne
Amour et Haute montagneAmour et Haute montagneAmour et Haute montagne

Le lendemain matin, le réveil est tôt. Héloïse croise le regard énamouré de son Abélard, mais rien n'est fait. On a tous la tête dans le pâté, on décolle juste après Helmuth et son client.

Dans le halo de nos frontales, il faut suivre les marques blanches. Je suis devant et m’acquitte de ma tache. On taquine Abélard, qui joue les naïfs, "nan, il n'y a rien...")

on arrive au col du Fietschhorn.

Une petite traversée s'en suit avant une remontée dans la caillasse. L'ambiance est top, on se met à chanter des chansons d'amour, notamment "Gigi l'amoroso" qui a un grand succès. Abélard sort même son téléphone pour accompagner nos chants. Je ne sais pas si devant , au loin (oui parce qu'il est déjà très loin) Helmuth a apprécié nos chants non germaniques.

Et nous voilà à enjoindre Abélard de déclarer sa flamme, et Abélard d'hésiter

Pour la partie alpinistique (et oui le Fietschhorn ça grimpe un peu), on a mis Abélard devant, parcqu'Abélard, c'est notre référence en matière d'escalade. Et il dépote, le gaillard (Ca n'est pas qu'un Don Juan ...).

Et nous voilà encordés, un coup à gauche de l'arête, un coup à droite. On progresse lentement, mais on progresse. Hésitant à tout moment quant à l'itinéraire à prendre, Héloïse s'éloigne de nos pensées, mais peut être pas de celles d’Abélard.

On croise Helmuth, dans la descente, à fond. Il mouline son client plus vite que l'on ne peut l'imaginer. Le client passe, il peine à reprendre son souffle, Helmuth, qui connait chaque cailloux de la montagne, virevolte, tandis que nous, on n'est pas rendu, l'arête est longue.

Ils sont déjà loin , en bas, nous avons à peine eu le temps de les saluer.

Et nous on grimpe, on grimpe même dur. Ça n'est jamais extrême, mais chute interdite. Une petite arête à plat, puis ça se redresse fort, Abélard maitrise l’itinéraire et l'assurance des ses deux piètres compagnons de cordée. on finit par rejoindre l'arête Nord puis 10 minutes plus tard, le sommet, top.

On fait une petite pause à l'abri du vent coté Est.  Ca fait du bien de faire une pause au milieu des rafales.

Amour et Haute montagneAmour et Haute montagneAmour et Haute montagne
Amour et Haute montagneAmour et Haute montagne
Amour et Haute montagneAmour et Haute montagne

Le retour est long, très long

d'autant plus qu'on se fourvoie

Au lieu de rester sagement coté Sud, on décide de passer par le Nord,

descente d'un amas d'éboulis raide et dégueulasse, où au moindre pas de travers, tu envoies une grosse pavasse dans la tête de ton précédent de cordée (qui gueule forcément)

On descend pas à pas le couloir. S'en suit une traversée le long d'une dalle, pas de prise de main, les pieds dans un pierrier raide. Je ferme la marche, je n'en mène pas large. Je me hisse délicatement, pas après pas. et sors, ouf, le versant nord de l'arête est vraiment à déconseiller.

Mais là n'est pas le propo...

Nous poursuivons l’interminable descente, à la désescalade, succède le pierrier délicat, et Julien manque de me broyer d'une pavasse de belle taille. Seule la chance, et non une esquive toute personnelle que j'aurai sorti de ma botte, me permet d'être là  pour vous narrer la suite des événements.

Reste à traverser le petit glacier pour rejoindre le col. Abélard, qui, au départ souhaitait absolument descendre dans la foulée dans la vallée, reste moins sur de sa position. Cela fait longtemps que j'ai décidé de dormir au refuge...

Nous passons le col, je pars devant, tandis que Julien et Abélard discutent... d'Amour.

 

 

Au loin, j'aperçois un alpiniste qui monte sur le sentier, il vient sans doute repérer le départ pour demain.

Je poursuis ma descente, et me rends compte que ça n'est pas un alpiniste, mais Héloïse qui vient à notre rencontre. Incroyable, c'est la première fois qu'une gardienne vient à moi après une course ! Enfin quand je dis moi, je me doute bien que je ne suis pas sa cible...

Je la salue à son approche, et nous discutons en attendant mes deux partenaires, de la course, de la météo et de mille choses insignifiantes.

Julien et Abélard arrivent. Petit compte rendu, et Julien me lance, "ben nous, on va y aller" !

Et nous y allons,

laissant Héloïse et Abélard face à leur destin.

Retour au refuge pour une pause apéro.

Abélard, qui d'habitude est le plus rapide d'entre nous, mettra un temps vraiment très long à parcourir ces derniers mètres, Héloïse n'y est sans doute pas pour rien...

Voilà le repas

Ce soir nous mangeons avec Isidore, un Suisse de la Gruyère sourd comme un pot mais réellement sympathique . Il nous raconte ses périples de grand randonneur dans les alpes. Héloïse est de nouveau au service, mais elle n'a pas la tête à sa... Elle amène la salade mais oublie la sauce. L'ambiance est bonne, très bonne. On voit les amoureux tous troublés; et on s'en amuse. Les discussions sont pleines de sous entendus...

Yolanda nous a prévu une fondue et je m'attache à ce qu'elle mange avec nous (Yolanda elle a des principes, notamment de ne jamais manger avec des clients) elle fini par venir s'assoir à la table pour déguster la fondue, qui, en Suisse, ne s'accompagne pas que de pain, mais également de pomme et de pomme de terre.

On entonne des chansons d'amour, accompagné de nos smartphones. Yolanda nous fait découvrir les standards Suisses Allemands, et nous , notre reine à tous : Mylène Farmer.

Isidore monte se coucher, la soirée continue, endiablée, la musique, les chants... à 10 h 00, Yolanda coupe l'enceinte, et oui, il est noté partout que le silence doit se faire à 10 h , et même si Isidore est sourd comme un pot, hors de question de ne pas respecter la règle, on est en Suisse Allemande ici !!!

Les discussions se poursuivent, moins fort et sans musique. L'alcool coule un peu à flot pour délier les langues. Quelle soirée. On finira par aller nous coucher, Abélard montera dans le dortoir, tard, bien tard....

Le lendemain matin, on n'a pas mis de réveil. J’émerge lentement. Abélard est déjà parti. Je descends le raide escalier qui descend du dortoir. Je vais à la porte du refuge, il pleut averse, et là, à gauche, sur le banc, juste une couverture sur les cuisses, je vois Héloïse et Abélard discuter, devant le déluge...

So romantique

Je file déjeuner. Isidore me raconte son accident, alors qu'il descendait un col de la Gruyère à vive allure de nuit, il chute... Impossible pour lui de se relever alors qu'il se trouve dans le bas coté. Il me racontera sa peur de la mort dans l'attente des secours... il n'arriveront que bien plus tard, quand les chiens de la ferme voisine auront détecté sa présence. J'ai ressenti l'angoisse qu'il avait eu, l'attente interminable,  rien qu'à la narration de son histoire, les trémolos dans la voix, et la larme au coin de l’œil.

Isidore boucle son sac, un vieux sac des années 70 en cuir, impressionnant. il chausse son chapeau à plume et part vers le bas, il y a une accalmie.

Nous bouclons également les nôtres, saluons Yolanda et la remercions, avant de quitter le refuge, Héloïse se joindra à nous pour la descente.

Et nous voilà partis dans l'humidité de cette journée maussade

Il est à noté que j'aurai beaucoup parler avec Julien pendant cette descente, tandis qu'on aura peu vus Héloïse et Abélard, qui n'arriveront que bien plus tard à la voiture...

 

Épilogue :

Un été a passé

Un bel amour

Puis l'automne est venu, l'amour s'est étiolé... envolé

Ça rester pour Julien et moi, un moment incroyable en refuge

 

 

Ah, l'Amour !

Les noms des personnages et les lieux, ont été falsifiés.

Les photos sont sans AUCUN rapport avec la course décrite.

 

toute ressemblance avec des personnages existants serait purement fortuite

Vidéo : Alpinisme - traversée Petit Paradis - Grand paradis 4061 m

Valsavarenche

Refuge Chabod

Petit Paradis - Piccolo Paradiso 3926 m

Grand Paradis - gran Paradiso 4061 m - Vierge

Refuge Victor Emmanuel

Pont

 

Avec Yannick Graziani et Benjamin

Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m

Apoutsiak — alpinisme3900 mSki de randonnéeMassif du Mont BlancAD

Branche de Gauche

Descente par le glacier du Milieu

Une magnifique course, j’adore ces paysages !

pour la première journée : col d'Argentière voir ici

pour la branche de droite, un vieil article ici

Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m

Vidéo :

 

Topo

 

Du refuge d'Argentière, partir derrière le refuge et remonter la moraine du glacier des Améthystes. Rester en rive drotie du glacier et rejoindre le pied du couloir. Passer la rimaye et basculer par un passage mixte : rocher + glace en ascendance à droite qui permet de se retrouver dans le couloir proprement dit (c'est le crux de la voie !)

Remonter le couloir au mieux (en son centre ça passe bien !)

50 - 55 °

Au 2/3 du couloir le dilemme : branche de gauche ou branche de droite. (la branche de droite ressemble au début du couloir)

La branche de gauche est moins marquée. La remonter et sortir sur l'arête de Flèche Rousse. A noter : la branche de gauche prend relativement tôt le soleil !

L'arête de Flèche Rousse est plus large après la jonction, 2 pas de mixte facile et on rejoint par l'arête le sommet 3901 m

ATTENTION aux CORNICHES.

Descendre sur l'arête Nord Ouest pour rejoindre le col entre la pointe ouest et le sommet principal (CORNICHE)

Descendre le glacier du milieu ( 45°) en haut, étroiture rimaye. Puis le glacier (crevassé l'été !) Rejoindre le glacier d'Argentière puis sa rive gauche et les pistes de Lognan !

Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m

Récit :

 

Deuxième journée de montagne. Et vu la aftigue de la veille, j'ai dormi comme un bébé. A 5 h 10, la frontale d'Alex vient me sortir de ma torpeur. La nuit a été bonne. Je file en bas dans la salle hors sac pour déjeuner. Je me gave de biscuits accompagnés de Thé. On s'équipe et à 6 h 10 nous sommes dehors, le froid est vif, je dois dégager la glace de mes skis.

On est parti, J'ai mis les couteaux, Alex n'en a pas et se cale dans mes skis. Derrière la cordée de Jules (3 skieurs) , qui a le même objectif que nous nous tallonne. Le départ est un peu verglacé puis ça s'améliore.  Nous, on trace dans un peu de poudreuse tassée.  Je fini assez rapidement par enlever les couteaux.

L'un de nos poursuivant a bien la caisse, il nous rattrape avant d'attender ses deux compères. On remonte le glacier du Tour Noir tranquillement, essayant d'échanger, mais sovuent, le vent emporte nos paroles ...

Arrivés au pied du couloir, c'est le regroupement général. Les Juliens passent devant tandis que nous nous équipons complètement. Nous les repassons sous la rimaye. Alex grimpe le Crux de la voie. il grimpe comme un cabri. Vient mon tour. J'ancre le crampon gauche dans une fine couche de glace. Le droit vaguement poser sur une micro prise. Le piolet droit mord dans un chouilla de glace, le gauche est coincer dans une fine fissure. Je m'élève, pas envie de me retrouver dans la perfide rimaye, qui m'attentd patiaemment 20 m^tres plus bas. Objectif principal : réancrer les piolets plus haut. Mais la neige est inconcistante. Les Juliens doivent bien rigoler de me voir en si facheuse posture. Pourtant, calmement, je parviens à trouvr une zone où l'accroche est meilleur, le piolet gauche fini par tenir, je laisse le piolet droit et me pousse sur une prise à hauteur de ma hanche. Je m'élève, certe pas beaucoup, mais je m'élève ! Je trouve deux précaires prises pour mes pieds, j'ancre mon pilet gauche, le droit, et me voilà au dessus des difficultés. Voilà l'axe du couloir, je rejoins Alex et on repart.

Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m

Au départ, tout va bien, la progression est rapide, la neige est dure, on ancre les pointes avant, ça tire un peu les mollets mais on avance bien. Puis la neige devient croutée. Elle tient puis s'effondre sous nos pas. Nous faisons des relais. Quand on est devant, on galère, quand on est derrière on virevolte... mais les relais reviennent vite. Objectif de celui qui trace : trouver les veines de neige dure, pas évident à identifier. Au loin, les Juliens merdouillent, on les voit à peine en haut du Crux.

Je réalise quelques images. Les relais se succèdent. quand je suis devant, je me demande si je fais autant d'effort qu'Alex. Je lui passe le relai épuisé. Chacun notre tour nous faisons un bel effort.

Au loin les Juliens ont du rebrousser chemin, on ne les voit plus !

Voilà le centre du Y, nous décidons d'y faire une pause avant de nous engager pour al branche de gauche. Nous grignotons en regardant les Juliens monter. Ils sont quasiment sur nous, profitants de notre trace !!! Incroyable. On est montés comme des escargots !

On repart pour la Branche de Gauche, esperants qu'il feront le même choix afin de partager la lourde tâche de tracer ! D'autant plus que les premiers mètres sont une vrai galère : neige hyper croutée !

Nous les voyons arriver à la jonction... et repartir pour la branche de droite. Et flûte !

Je reprends le relai, c'est galère, je me fixe des objectifs simples et faciles à atteindre : être à hauteur du prochain rocher qui est 15 m devant moi. Le soleil est là il et cogne ! Je progresse, faisant des pauses tous les 15 - 20 pas. Gros effort dans cette neige. Alex repasse, mon tour revient bien assez vite d'autant plus qu'il décide de faire une nouvelle pause. Je décide de progresser vers le haut sans trop l'attendre, il prendra le relai quand il me rejoindra.

Je conserve ma technique du petit objectif : choisir un point de repère en bord de couloir pas trop éloigné, je rejoindre avant d'en choisir un autre. Avec une pause dès que je sens que je suis trop dans le dur ! La technique fonctionne, je me retrouve à une dizaine de mètres de l'arête, on tient le bon bout. Alex me rejoint à ce moment là, comme un bolide, je le laisse gravir les derniers mètres. Il se retrouve à califourchon sur l'arête, le passage du cheval blanc !

Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m

On opère une courte pause sur l'arête de Flèche Rousse, avant de poursuivre vers le haut. Les Juliens sont au loin sur l'arête à la sortie du couloir de Droite : match nul pour el temps de montée ! On progresse rapidement vers le sommet. Superbe, à gauche , les faces Nord du bassin d'Argentière, à droite, le Valais Suisse, le dolent, les Jorasses, le Mont Blanc, j'ADORE !!!

Petite pause papotage. Une cordée de loco repart pour le couloir Barbey, à peine ont ils faient 10 m qu'une corniche s'effondre, le sol vibre, plus de peur que de mal.

J'entame la descente à pied, le haut du glacier du milieu est trop raide pour moi ... Au début, je regrette un peu mon choix, c'est pas si raide, mais dans l'étroiture, je me dis que j'ai tout de même bien fait. Alex me rejoint à ski, lui !

Sous l'étroiture je remetes les skis et j'ai droit à mon petit moment de gloire, u ascensioniste me lance : "C'est toi qui fait des vidéos !" Et ben ouai !, ça en bouche un coin à Alex, et j'avoue que je ne suis pas peu fier...

Bon c'est pas le tout, il y a la descente, nous filons sur le glacier du milieu, J'ai un peu de mal à sortir le premier virage, mais une fois lancé, c'est parti. Le glacier est globalement bien bouché. La descente se fait bien.

On rejoint le glacier d'Argentière et sa longue traversée, avec un peu de pousse bâton en fin de plat On longe le glacier crevassé avant de rejoindre les pistes.

On hésite à couper lognan par les hors piste. Les virages s'enchaînent bien, je finis par enfourner un ski, et c'est la chute, la tête en avant. J'ai pas aimé, ça n'a pas déchaussé... Bon, ça m'a aussi calmé un peu.

On rejoint une noir qui ne secoue un peu avec nos gros sacs ! puis la rouge où nous filons pour rejoindre Argentière

Magnifique sortie, j'adore les points de veue depuis le Y

Merci alex

Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
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Ski de randonnée : col d'Argentière : 3552 m

Apoutsiak — 3900 malpinismeSki de randonnéeMassif du Mont BlancAD
Ski de randonnée : col d'Argentière : 3552 m

Ou : un concert au sommet !

Vidéo :

 

Topo

 

Du téléphérique des grands Montets (3230 m)

descendre plein nord sur le glacier des Rognons (attention crevasses !)

Rejoindre le glacier d'Argentière vers 2550 m

Remonter le glacier d'Agentière tout en le traversant tranquillement pour gagner le pied du glacier du Tour Noir (2700m )

Remonter le glacier du Tour Noir d'abord rive droite puis en rive gauche pour gagner le col d'Argentière 3552 m

Descente : par le même itinéraire

Possibilité d'enchainer avec le col du Tour Noir

Ski de randonnée : col d'Argentière : 3552 m
Ski de randonnée : col d'Argentière : 3552 m

Récit

 

Au puré la mauvaise nuit. A 2 h du mat, les yeux grands écarquillés, je uis encore en train de regarder le petit journal de la veille en replay...

5 h du mat le réveil sonne, Dur, moi qui suis un gros dormeur.

Je décolle vers 5 h 20 et zou dans la voiture, avec un ersatz de Redbull format XL pour me maintenir éveiller. C'est dégueulasse mais ça marche !

C'est le Grand beau, ma berline file sur les routes Franc Comtoises puis Suisse avant de rejoindre Argentière où je retrouve Alex.

Bon pour une obscure raison, je me tape de refaire deux fois mon sac, on se déleste de 24 €aux caisses avant de prendre le téléphérique, blindé de monde. Arrivés à Lognan, il ya encore plus de monde, bilan il faut patienter avant de pénétrer dans la cabine , où je pense que le cabiner a cherché à battre son record de personnes embarqués. Nous ne sommes plus des Sardines mais des Compressions de Cesar ! Le piolet de mon sac à dos traverse le tibia d'une jolies Anglaise, tandis qu'une skieuse plutôt agée se retrouve, sans touché terre, dans mes bras, le début de la lévitation. Enfin perso, j'eus préféré que ce fusse l'inverse...

Arrivé à 3200 m, le téléphérique vomi ses skieurs. Je suis estourbi par l'altitude. Je descends les escaliers et refait une fois de plus mon sac : j'ai eu la bonne idée de laissé la broche à glace d'Alex au fond !

On débute par une descente, malheureusement toute traffolée. Et avec les sacs lours, pas parfaite, mais on se fait tout de même plaisir !!!

 

Ski de randonnée : col d'Argentière : 3552 m

Arrivés en bas, on repeaute, et c'est parti pour la longue traversée du glacier d'Argentière. Sous un soleil de plomb. Nous rattrapons quelques gros groupes. Puis trouvons un joli endroit au pied du lacier du Tour noir, sur l'enneigée moraine pour pique niquer et laisser du matos.

Nous repartons le bide rempli. Je sens qu'Alex a la caisse alors que je ressens la fatigue de la nuit, c'est la sacro sainte heure de la sieste ... A mi montée je passe devant. Ne m’arrêtant que rarement pour de courts films et quelques photos. Je rattrape un Suisse, vraiment dans le dur. Il n'enchaîne pas 10 pas ! On discute et je décide d'attendre Alex. Il me rejoint, on repart. Je file devant . Je me décide d'essayer de rattraper qui sont une dizaine de minutes devant moi, et je viens mourir 10 mètres derrière leur spatule au col... Raté !

Bon, le paysage est magnifique, j'adore ce bassin d'Argentière, à la fois Grandiose et Austère ! Le Cervin et le Grand Combin coté Suisses, les faces Nord de l'autre cotée. Un guide nous fait un petit concert d'harmonica . génial, j'ai même vu des Choucas danser !!!

Ski de randonnée : col d'Argentière : 3552 mSki de randonnée : col d'Argentière : 3552 m

C'est l'heure de la descente. Dans la poudreuse : MIAM. Vraiment agréable dans cette neige. Les virages s’enchaînent et ça n'est jamais dur ! Paysage de rêve, grande neige, que demandé de plus.

Rapidement on rejoint la moraine, on recharge les sacs avant de remonter au refuge 10 minutes.

Le soleil glisse derrière les Droites.

L'aiguille du Jardin me fait un clin d'oeil, souvenir de l'été dernier ;-)

Béa, la gardienne du refuge vient nous accueillir. Superbe accueil bien que nous fûmes en hors sac !

Opération fonte de neige, on trouve une source bien compacte à proximité de la porte du refuge. On papote dans la salle hors sac avec une cordée catalon italienne ainsi qu'avec des Roumains. Je fais une micro sieste avant le repas. Pattes au jambon, manquait juste le fromage resté dans la voiture d'Alex...

Un coup de nettoyage puis un peu de lecture (ah tiens faut que je vous dise, j'ai lu un bouqin rouge du refuge sur une fille qui fait l'Everst, et ben j'ai été choqué par sa micro liste de courses ! Aiguille de Toule, Tour Ronde, arête des Cosmique..., ok en Janvier , mais bon techniquement et endurancement, ça m'a paru vraiment light, c'est vrai que j'ai lu le bouquin en diagonale mais bon, en gros, elle fait l'Aconcagua et puis elle se dit, ben pourquoi pas l'Everest,et zou en trois tentative c'est bouclé !... fermeture de la parenthèse )

Bon bref, au bout d'une demi heure j’éteins la lumière et m'endors directement, ben oui, j'suis crevé !

Pour la suite : Couloir en Y à l'aiguille d'Argentière

Ski de randonnée : col d'Argentière : 3552 m
Ski de randonnée : col d'Argentière : 3552 m
Ski de randonnée : col d'Argentière : 3552 m
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Ski de randonnée : col d'Argentière : 3552 m
Ski de randonnée : col d'Argentière : 3552 m

Sur le fil à 3900 m - Piz Argient- Piz Zupo - Bellavista - Piz Palu

Apoutsiak — 3900 mBernina

Un projet un peu fou, pas trop, pour cette descente de la Bernina (en lien, la journée de la veille biancograt au Piz Bernina), se faire l'arête complète entre le refuge Marco e Rose, le Piz Argient et le Piz Palu

soit 9 sommets et 4 sommets de 3900 m

Le Piz Argient 3945 m

Le Piz Zupo 3996 m

Bellavista 3922 m

le Piz Palu 3900

(pour les 5 autres sommets : Bellavista 3890 - 3888 - 3799 m - Piz Spinas 3823 m - Piz Palu 3882 m)

Belle moisson non ?

Topo

 

Du refuge Marco e Rosa, partir plein Est en direction de la Fuorcla Cras Aguzza et contourner par le bas le point 3820 CNS (attention zone de crevasse et sérac à traverser.

Remonter les pentes du Piz Zupo, passer la rimaye de la face Nord et remonter la courte face Nord (50° - 100 m) pour gagner le sommet du Piz Argient (3945 m)

 

Du Piz Argient redescendre l'arête de neige effilée pour arriver au col et remonter la pente de neige puis l'arête mixte facile pour gagner le Piz Zupo : 3996 m

 

Du Piz Zupo : partir vers le Nord par l'arête mixte (PD) et rejoindre le col (pass dal Zupo 3840 ) Remonter les pentes mixte et de rocher parfois raide mais toujours facile et prisu qui permettent de gagner Bellavista (3922 m)

 

Les Bellavista se traversent par une belle arête de neige ( attention aux corniches)

Traverser les différents sommets et redescendre directement sur le col Fuorcla Bellavista 3688 m (descente en mixte, sans doute sente lorsqu'il y a moins de neige)

 

Du col remonter l'arête Ouest du Piz Spinas (PD) mixte. De celui ci redescendre et gagner par des pentes de neige facile le Piz Palu 3900 m. rejoindre le Palu oriental 3882 m avant de redescendre par une arête fine et impressionnante (cornichée) vers le col puis par le glacier très crevassé, rejoindre la Fuorcla d'Arlas. De là, suivre l'arête (cairn) et le sentier qui ramène à la Diavolezza. Juste avant celle ci prendre le GR au niveau du haut du télésiège. Suivre le sentier du télésiège et rejoindre la Diavolezza

Carto fichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX

Récit

5 h du mat, nous voilà dans la cuisine (vu qu'on n'a pas pu se lever avant !(voir récit de la Biancograt) ) déjeuner rapide et décollage. Dehors, ciel étoilé et bise fraiche. J'en profite pour faire quelques photos. Les premières cordées pressées de rejoindre la Diavolezza sont déjà parties. Notre programme est chargé, 9 sommets, dont 4 de 3900 m, une arête de 5 km environ, vaste programme et c'est moi qui en ai eu l'idée ! La journée va être longue.

On décolle, dans le noir. Je suis devant. On rattrape un groupe de cordée sur la trace. Je fais une pause "vidéo" pour leur laisser reprendre un peu le large. Passage entre les séracs et les crevasses sous le Crast Aguzza, puis "tic tac tic tac" on dépasse une cordée de 4 un peu lente avant de bifurquer à droite, objectif : Piz Argient. Je trace dans la croute : un pas... je m'enfonce, l'autre... Je m'enfonce. Usant. Au bout de 15 minutes, je pense avoir trouvé la solution judicieuse en laissant passer Anne devant. Mais Anne avec ses 50 kg toute mouillée, elle reste en surface et ne s'enfonce pas... Je réfléchis à une autre solution tout en marchant. je finis par utiliser celle du gars qui prend la trace de descente. Et je remonte le glacier en faisant des pas de plus d'un mètre mais sans m'enfoncer ! C'est pas l'idéal, mais c'est ce que j'ai trouvé de moins fatigant.

Sur le fil à 3900 m - Piz Argient- Piz Zupo - Bellavista - Piz Palu
Sur le fil à 3900 m - Piz Argient- Piz Zupo - Bellavista - Piz PaluSur le fil à 3900 m - Piz Argient- Piz Zupo - Bellavista - Piz Palu

 

Au départ j’avais prévu de gravir l'arête Est en aller retour mais la trace mène à la "petite" face Nord, solution tentante et élégante. Passage de rimaye, au dessus, neige dure avec glace à faible distance. Ca se laisse gravir, chute interdite pour chacun de nous on grimpe corde tendue mais nous avons confiance l'un dans l'autre. De toute façon, la face ne fait pas 100 mètres et ça se couche déjà. Voilà le sommet, le premier de la journée, ça fait à peine 2 h que nous sommes partis (1 h 45 pour être précis). La vue est superbe et impressionnante, on voit toute l'arête jusqu'au Palu, bien loin !

Piz Argient et Piz Zupo
Piz Argient et Piz Zupo
Piz Argient et Piz Zupo

Piz Argient et Piz Zupo

Sous le sommet du Piz Argient

Sous le sommet du Piz Argient

On repart sur l'arête Est, bien fine, nous rejoignons le col et repartons à l'attaque du Zupo (je déteste les termes guerriers dans la littérature de montagne mais là, c'est venu tout seul) Un poil de neige un peu raide puis du mixte facile sur l'arête et zoup voilà le deuxième sommet de la journée, trop facile (pour mémoire : 45 minutes Argient Zupo et 150 m de déniv +)

Courte pause, 15 minutes devant nous une cordée en provenance elle aussi de Marco e Rosa nous précède. elle a shunté le piz Argient (les nuls ...) ils filent !

Nous arrivons dans le crux de la journée, l'arête entre le piz Zupo et Bellavista, une arête mixte, jamais très difficile (cotée PD + il me semble dans les topos) Je reste devant. Sur le passage, je trouve un bâton pile sur l'arête. Son propriétaire a eu de la chance qu'il ne bascule pas dans une face... 10 minutes, plus tard, nous avons rattrapé la cordée de 3, ils n'avancent pas ! J'annonce notre trouvaille, il est heureux de retrouver son bâton (il ne s'était pas rendu compte de sa perte !) Je peux facilement lui demander de les dépasser ensuite. C'est fait en deux temps trois mouvements. Voilà le col (Pass dal Zupo) et la remontée vers Bellavista. Le rocher est bon et les passages assez évident. Un petit mur raide bien prisu offre une dernière difficilté et volà le sommet. Pause, les pieds dans la face Nord. Ca fait 1 h qu'on a quitté le Zupo !

Arrivée au Piz Zupo, aérien !

Arrivée au Piz Zupo, aérien !

Bellavista
Bellavista
Bellavista

Bellavista

Quelques BN plus tard, on fil sur une arête neigeuse genre Dôme de Miage mais en plus raide ! Elle est tracée, c'est facile, on déroule jusqu'au sommet suivant. La cordée de 3 arrive à ce moment là au sommet principal de Bellavista.

Les sommets s'enchaînent dans la bonne humeur, les paysages sont splendides. On a l'impression d'être tous seuls dans ce gigantesque paysage, l'autre cordée à 1 sommet derrière. Tous les autres ont filé, personne sur le Palu personne en dessous sur les terrasses de Bellevista. Samivel aurait été fier de nous !!! Nous sommes le paysage et j'aime cette sensation !

On se la joue , toute proportion gardée, à la Lionel Daudet, sur le fil de la frontière Italo-Helvétique pendant 5 km, une petite aventure à notre portée ! Au dernier Dôme de Bellavista, hésitation, contourner pour retrouver la voix des Terrasses ou se la tenter tout droit, direct sur le col (à la Dod... ;-) )

La deuxième option est la bonne on file vers le col des Bellavista (Fuorcla Bellavista)

Je sens que la montée aux Palu va me scotcher ! D'autant plus que je pensais virer en face Sud (comme en hiver) et gravir la pente à 45°, alors qu'il va falloir rester sur l'arête mixte avec un rythme bien irrégulier. Je repars sans enthousiasme derrière Anne qui comme à son habitude est en pleine forme (C'est pas pour rien qu'on l'appelle Duracell , surtout moi !)

Nous voilà dans les rochers. L'arête parait longue, le sommet bien loin ! Mais je grimpe, le rocher reste bon, agréable. Je ruisselle de sueur dans ma Goretex, et je négocie une pause "déshabillage et alimentation" ! Duracell dans sa grande bonté accepte en Maugréant : on va perdre du temps... Du temps sur quoi, je ne sais pas, on est attendu nul part ! En fait, on doit être des alpinistes pressés ! C'est pour ça qu'on doit aller vite (quand je dis, aller vite, tout est relatif !!!)

 

On repart et le premier sommet des Palu est vite atteint : Il s'agit en fait du Piz Spinas . Encore un peu de mixte pour atteindre un col, et voilà les pentes douces pour remonter vers le Palu Occidental : à 3900 m tout rond !

Les derniers mètres sont avalés un peu endormis. Et nous voilà au sommet dans un temps mitigé. On opère une longue pause photos et vidéo (oui, pour vous public, je rallonge les pauses, et ma partenaire m'engueule parce que c'est trop long...) (message pour Anne : je romance, bien entendu...)

Piz PaluPiz Palu

Piz Palu

Après la pause, l'arête entre les 2 Palu nous attend, vide omniprésent, nous jouons aux funambules sur la frontière. Déjà le sommet oriental puis la vertigineuse descente vers le col Fuorcla Pers Palu.

On rallonge l'encordement, j'ai souvenir de grosses crevasses au printemps, je vais être servi ! Anne devant, nous suivons la trace et traversons de gigantesque crevasse dans lesquelles il ne faudrait pas tomber... Mais souvenir était en dessous de la réalité.

Tout en marchant je repère la suite de la descente. J'ai prévu de passer par la cabane de Boval et ça va être bien bien long !

Les portions raides et crevassées succèdent aux portions plus planes et vis et versa. Quelques crevasses sont si expo que je ne m'attarde pas à les prendre en photo, pourtant elles étaient belles ! On file. En bas du glacier, à droite un col est attirant et proche (100 - 150 m de déniv maxi) et si de l'autre coté il ya vait un sentier. Malheureusement notre carte ne va pas jusque là. Je me doute que de l'autre coté on retombe sur le col de la Bernina et sa route, on peut juste espérer qu'il y a un sentier. Je l'espère doux et mou comme dans une forêt de Pin. Réunion de crise avec Anne dans un endroit non crevassé et à l’abri des chutes de pierre. pas facile sur le glacier de Pers.

"Est ce qu'on est des aventuriers oui ou non ? ", Je déclare Anne Abenteurerette (ma traduction d'aventurière), on va remonter vers ce col, au pire on devrait pouvoir gagner la Diavolezza ou revenir en arrière (pour info, ce col après étude de la carte, à la maison, c'est le Fuorcla d'Arlas)

On file vers le col, 20 minutes de marche facile sur glacier. On quitte le glacier et là, c'est comme à noël, on ne sait pas quel surprise va sortir du paquet cadeau... Die Überaschung !!! Les quelques pierres qui permettent l'accès au col sont gravies avec une tension particulière... et... Ben il y a plein de barres rocheuses impraticables et c'est hyper raide !!!

 

PERDU !

 

Par contre, il y a pas mal de zone de bivouac, on devrait facilement retrouver le sentier de la Diavolezza...

Pause déshabillage, et "rangeage" dans le sac, en mode corsaire T shirt gros sac.

C'est reparti direction la Diavolezza.

Après un peu de caillou de différentes tailles, nous retrouvons le sentier, croisons un mec avec un piolet, tétanisé par le vide , avec ce qui semblait être un guide... Qu'allait il faire ? On ne le saura jamais, mais on l'imaginait mal sur l'arête des Palu alors que sur le sentier ça semblait être un péril énorme pour lui. Puis nous rattrapons un groupe qui s’avéreront des "Via ferratistes". Malheureusement, j'ai la mauvaise idée de les suivre, pensant qu'ils rentrent à la Diavolezza, bilan 50 m de déniv de plus... Anne me maudit, in petto.

 

Je connais Anne, pas la peine de lui proposer le téléphérique, je sais qu'il faut redescendre à pied. Nous profitons d'un premier névé de la station pour partir en ramasse, puis je trouve les traces d'un GR. Nous l'empruntons. Deuxième névé, deuxième ramasse, je nargue Anne (ben oui, tout ma jeunesse a été passée à faire de la ramasse en Belledonne ou en Vanoise). je ne le sais pas encore, mais c'est une mauvaise idée. Piquée au vif, elle tente de me suivre ... et se ramasse (la technique porte si bien son nom). Elle glisse sur quelques mètres. Elle se relève en maugréant. Elle s'est un peu brulée. Je me fais agonir. Zut, elle n'avait qu'à pas me suivre... Je fais profil bas (comme avec le gardien de Marco e Rosa , voir épisode précédent)

L'orage passe, la descente est longue et agrémentée de (judicieuse ?) montée. J'avoue qu'on en a un peu plein les pattes. Je tente de négocier un échange de sac avec Anne, rien n'y fait, elle ne cède pas ! (pourtant je pense que j'y aurai gagné 4 ou 5 kilo...)

 

Le bas du téléphérique approche, je profte de ce retour à la civilisation pour prendre la météo auprès de ma routeuse météo : Sandrine (ma dulcinée). Ça reste toujours aussi incompréhensible que depuis 8 jours... Voilà la Diavolezza.

Et c'est parti pour une séance de stop. Un italien s'arrête et nous prend, il a une conduite à l'Italienne ! C'est à dire TRES sportive ! On est bien secoué pendant les 10 km de route, à peine le temps de voir la magnifique Biancograt entre deux virages. Les dépassements sont vifs, on se rabat en mode "queue de poisson rapide" ! L’estomac balloté, je sens l'acidité envahir mon arrière gorge. Heureusement Pontresina arrive vite et je n'aurais pas à repeindre l'habitacle... Le gars, sympa nous dépose à notre voiture. Je quitte le bolide avec joie tout en remerciant notre transporteur transalpin !

 

D'aucun affirment  que j'ai vomi dès qu'il a fait demi tour... D'autres pensent que c'est une légende !

 

Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m

Apoutsiak — OberlandSki de randonnéealpinisme3900 m

Konkordiahütte Blatten par l'Äbeni Flue

Dernier jour du raid à ski en Oberland

Après 4 4000, la fin d'ascension se fera avec des semelles en plomb et un souffle d'asthmatique...

Topo

De la Konkordiahütte, gagner la Konkordiaplatz, que l'on traverse vers l'ouest.

Remonter le Grosser Aletschfirn

Virer à droite, Nord après les points 3227 m et 3463 CNS pour rejoindre l'Äbeni flue firn.

Louvoyer entre les crevasses 3400 3500 m pour gagner le plateau glacière puis la grande pente Ouest de l'Äbeni flue. 3962 m

Carto fichier GPS

Fichier GPS de l'Äbeni flue au format GPX

Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m

Récit

 

Dernier jour du raid, et dernier jour de cette semaine à 4000 après la Nordend, la pointe Dufour, le Gross Grünhorn , et la Jungfrau, le programme a été bien rempli.

Dernier reveil de type Orangina par François, je me retrouve dans la salle à manger à mâchonner mes tartines de beurre qui ce matin ont du mal à passer.

Décollage, et drnière descente pour rejoindre la Konkordiaplatz.

Balais des frontales, je tente quelques photos, et certaines sont assez réussies.

Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m

c'est parti pour 6 ou 7 km de plat, presque comme chaque jour. Nous rattrapons un goupe d'anciens, ils doivent être 7 ou 8. Sous l'Aletschhorn, c'est très beau. Comme d'hab, Yves et François prennent les devants, comme d'hab', je lambine derrière. Je scrute ma montre, 2 heures qu'on a quité le refuge et 65 m dénivelé positif... UN RECORD !

Enfin ça monte, Yves se calle derrière moi, il se dit fatigué, et trouve mon rythme à sa guise. Nous montons tranquillement tandis que François file comme le vent. Passage entre les crevasses, je me retrouve à nouveau seul derrière. On va bientôt rejoindre le monde en provenance d'Hollandiahütte.

quelques crevasses plus tard, je propose à Yves et François de laisser les sacs pour les 300 derniers mètres, proposition qui rencontre l'approbation générale. Ca fait du bien je commençais à montrer de gros signes de lassitude.

Quel plaisir de skier sans sac !

Et pour une fois je suis devant, avec Yves et François à 30 cm de l'arrière de mes skis, parfois ça touche, je ne dis rien mais n'en pense pas moins !

Sans sac la dernière pente est relativement vite absorbée, voilà le sommet, joli panorama sur les 4000 environnants.

Il est temps de descendre. C'est parti pour une jolie descente de ce sommet qui est ... tout moche ! (ben oui c'est une dépose d'héliski, ça n'aide pas, pourtant on n'a pas trop été dérangé. )

On retrouve , les sacs, et les faux plats (descendants)

La Hollandiahütte devant nous, nous décidons de pique niquer au col. Et Yves m'offre les tant attendues sardines à la tomates, excellent mais tachant !

Je partage mon repas avec quelques choucas.

Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m

Puis c'est la descente, à fond, vers Blatten, tout se passe bien, nous descendons en rive droite alors que nous sommes montés en rive gauche. Nous amusant à la vue de nos traces, perdues dans le brouillard à la montée, on a presque tourné en rond... Quelques faux plats plus tard (ben oui, c'est ça l'Oberland), un peu de canard, des skis qui collent, nous arrivons à Fafleralp. Sous le soleil, les randonneurs arrivent nombreux. Et lambinent au soleil. La route est à présent complètement dégagée et une navette est mise en place. Nous la prendrons (10 CHF !) Ça économise 5 km de portage. Nous descendrons avec les musiques traditionnelles Suisse en fond sonore

La balade est finie, je me retrouve dans la 206 SW avec mes fix dans la joue et un bâton dans les flancs, mais ça, c'est une autre histoire (voir épisode 1)

Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
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