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Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

Alpinisme

Alpinisme - Tête Blanche 3429 m (Mont blanc)

Apoutsiak — alpinismefamilleAgatheMarieLouisMassif du Mont Blanc

 

Course familiale de l'année avec Sandrine, Agathe Marie et Louis.

 

 

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Vidéo

 

 

 

 

 

 

Topo

 

Au Tour : télécabine de la Balme

Télésiège du Charamillon

 

Emprunter le sentier qui longe le Bec du Picheu à flanc et suivre le sentier qui rejoint la morraine du glacier du Tour puis le refuge Albert 1er (2782 m)

 

Du refuge (départ derrière le refuge)

Remonter de quelques dizaines de mètres puis suivre les cairns à flanc qui mènent au glacier (repérage la veille bienvenue !)

Du glacier, contourner le Signal reilly par le Nord puis suivre l'itinéraire du col du Tour, contourner le point 3238 m par le Nord  et poursuivre en direction de Tête Blanche , quelques rochers faciles terminent l'ascension.

 

Fichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX

 

 

 

 

 

Récit


Premier jour de vacances pour tout le monde et après la route nous voilà au Tour pour un pique nique improvisé !Tout le monde dans les oeufs puis sur le télésiège de la Balme où un vent frais nous accueille. Bilan, nous démarrons dans la foulée ! Agathe et Louis filent devant, tandis que j'aide Marie qui a toujours un peu peur du vide en début de séjour (il faudra la voir 15 jours plus tard dans la Via Ferrata du Plateau d'Assy ... sans les mains sur les passerelles )

Première pause à hauteur du glacier, les photographes en herbe mitraillent, la maman se repose, tandis que le père (ci présent) décrit les sommets cols et glaciers à un auditoire peu attentif !

Nous repartons pour rejoindre la morraine du glacier (que j'avais remonté plusieurs fois avec Thib depuis le bas, mais c'est une autre époque) Petit gout de mou sur la morraine (classique) avant de rejoindre le refuge albert 1er !

 

Tandis que ma progéniture se prélasse, je file pour une reconnaissance où je rencontre un alpiniste de Montbeliard (dont j'ai oublié le prénom, toutes mes excuses) qui reconnait ma voix et me dit qu'il m'a vu sur internet... Enfin, la reconnaissance du public ! Mieux vaut tard que jamais !

Nous faisons une petite reconnaissance de l'itinéraire pour rejoindre le glacier  tout en papotant alpinisme, on ne se refait pas !

 

De retour au refuge, je retrouve mon groupe à la sieste, nous attendons le repas avec impatience !

 

Le repas fut excellent, et Louis est embauché pour la vaisselle ( c'est lui qui s'est proposé !) Ce fut la mascotte du refuge d'un soir, bon souvenir pour tout le monde.

 

 


Coucher de soleil en papotant avec un guide.

Après c'est les Dents et au lit avec le fameux débat classique avec ou sans fenêtre ouverte ? Favorable à une solution de compromis, et grand diplomate dans l'âme , je propose fenêtre entrouverte, mais un Belliqueux habitant de la perfide Albion obtient gain de cause, fenêtre ouverte avec le froid et surtout le bruit de la cascade dans mes oreilles, j'ai la chance d'avoir la couchette à coté de la fenêtre ! ( l'Anglais a lui des boules quies achetées au refuge, je l'ai vu !)

Bilan, je vais rejoindre les miens, de l'autre coté du dortoir, où on n'y dort serré, mais loin du bruit !

 

5 heures, réveil, Départ 5 h 45, Nous filons sur les rocher qui permettent de gagner le glacier. Corde baudrier crampons piolet, je me tape d'équiper toute la troupe et c'est assez long, nous partons, avec une autre cordée , c'est un peu le souk : dépassement raté, sans animosité. Ca grimpe, tout le monde suit. Le Chardonnet nous surplombe, la Verte nous fait des clins d'yeux. Petite pause sur les rocher en face du départ du couloir de la Table, au loin une cordée se lance dans ce qui reste de couloir ? (peut être est ce pour l'arête de la Table ...)

 

Nous poursuivons, quelques plaintes parviennent au premier de cordée qui tel  un guichetier borné ne tient compte de rien, ni des douleurs du métatarse de Marie, ni des ampoules d'Agathe ou de Louis !  Nouvelle pause  réparation d'ampoule, ah, le guichetier tient enfin compte de ses clients ! Nous repartons pour la partie finale, un peu de rocher pour finir, je mets un point d'honneur à aller jusqu'au sommet (un poil scabreux) sous le regard noir de ma douce colombe qui désaprouve ce choix tactique.

Je fais le cake en me dressant debout sur le rocher du sommet (faux bien leur montrer qui c'est le chef) Et hop on repart pour la descente.

Marie qui se souciait de sa capacité à faire le chemin inverse trotte sans probleme, la peur du vide est partie ! Nous opérons une nouvelle pause au pied du couloir de la table. La suite c'est une rapide descente pour sortir du glacier, ensuite ça galope jusqu'au refuge !

Salade (en fait taboulet) et reblochonade, gavage integral ! accompagné de sodas pétillants (à défaut de champagne), et oui, les enfants ont battus leur record avec 3429 m (ça ça a de l'importance pour Louis, mais les filles s'en foutent un peu ...)

Et nous quittons Albert 1er pour une descente vers le  col de Balme, interrompue par deux marmottes qui virvoltent dans les talus escarpés. Voilà ce qui manquait pour une sortie réussie !

 

Photos

 

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Départ du village du Tour

 

P1020587Cairn (construit par Agathe et Louis...)

 

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Pour monter à albert 1er c'est pas compliqué !

 

 

P1020596Rencontre avec le glacier du Tour - la pause !

 

P1020598Au détour du sentier

 

P1020603Repérage en direction du glacier... suivre les cairns !

 

P1020613Le glacier du Tour

 

P1020624La Verte (ma verte ?)

 

P1020625Le Chardonnet

 

P1020637Départ, sur le glacier

 

P1020640La verte joue à cache cache...

 

P1020653Sous le sommet

 

P1020665Sommet

 

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P1020681Pause à la descente

 

 

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Couloir de la Brèche  des Aiguilels du Tour - attention sortie difficile...

 

P1020693Sortie du glacier

 

P1020708Ecolde de glace sur le glacier du Tour !

15 Jours dans la Vallée de Chamonix été 2011

 

Alpinisme

 

Tête Blanche 3429 m depuis Albert 1er

 

Mont Blanc 4810 m à la journée depuis le nid d'Aigle

 

Traversée des Aiguilles Crochues

 

 

Escalade

 

Via Corda alpina des Mottets - sur les sentes des Chamois

 

 

 

Randonnée

 

Balcon Nord : L'index - lac blanc - col des Montets

 

Enorme Balcon sud : La para - les glaciers - le Plan de l'Aiguille - Signal Forbes - Montenvers 

 

 Sur les traces des dinosaures d'Emosson

 

 

 

Alpinisme - Mont Blanc - Arête des Bosses à la journée !

Apoutsiak — Mont BlancMassif du Mont Blancalpinisme

 

 

Je n'étais pas certain d'être capable de tenir la distance

le temps était annoncé beau, et la petite famille en vacances aux Houches avait besoin de repos ! Donc tentative sur le Mont Blanc à la journée en passant par le Gouter.

 

Vidéo


 

Topo :

 

Téléphérique de Bellevue aux Houches

TMB (train du Mont Blanc Nid d'Aigle 2372 m

 

Du Nid d'Aigle poursuivre pendant 200 m en direction du refuge du Nid d'Aigle puis prendre le sentier au Nord-Est qui longe les Rognes et passe à proximité de la barrquaque forrestière des Rognes

De là Sud Est sur l'éperon qui descend de Tête Rousse 3187 m (passage au refuge facultatif)

Traverser le glacier de Tête Rousse et rejoindre le Grand Couloir que l'on traverse la suite c'est le long de l'éperon qui borde au Sud le grand Couloir pour rejoindre le refuge du Gouter (3817 m) (cables)

Tirer au Sud sur l'arête de l'Aiguille du Gouter et remonter les pentes du Dôme du Gouter

Passer sur l'épaule Nord du Gouter et rejoindre le col des Dômes puis le bivouac Vallot (4362 m)

De là remonter l'arête des Bosses , passer le long de l'éperon de la Tournette et rejoindre le sommet 4810 m

 

Note : on est souvent à l'abrit coté Italien !

 

Voir également ici pour le topo

 

Fichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX

 

 

 

 

Récit

 

Tout débute comme souvent par une mauvaise nuit, vais je supporter l'altitude? y aura t'il de sournoises crevasses ? le grand couloir sera t'il en bonne condition, une chute de pierre est si vite arrivée...  Je calcule et recalcule le timing serré : 2 h Tête Rousse, 2 h le Gouter, 2 h vallot, 2 h le sommet maxi, ça fait 8 heures de montée, pour la descente, je n'ose pas calculer... mais ça devrait passer...

ainsi je me lève tôt pour glandouiller et partir vers 7 h 30 de l'appart en direction du téléphérique de Bellevue. Être dans la première benne voilà mon objectif ! Ca fonctionne, la benne est pleine d'alpiniste

dont le but est le Gouter (puis le Mont Blanc). en haut de Bellevue  ça passe, j'ai le premier train qui nous déverse vers 8 h 25 au Nid d'Aigle !

 

En 1 minute je suis parti, pour une longue ascension ( 8 h 26) . Il y a beaucoup de vent au sommet, avec des nuages qui persistent sur le dôme et le Mont blanc. C'est pas gagné, et dans le doute, ça m'arrangerait presque, je serais tôt à la maison... Un but au Dôme serait honorable.

Je monte à environ 600 m /h parfois un peu moins, devant un gars me largue tout doucement ... derrière c'est la meute des alpinistes, mais ils sont déjà loin ! Je croise un premier bouquetin...

Je me fourvois dans le replat au niveau de la barraque forrestière des Rognes et retrouve la trace. Je croise alors les premiers alpinistes à la descente, la mine déconfite,  sans doute des butteurs , la météo semble compliquée sur le Dôme du Gouter... On verra bien !

Je parviens au niveau de Tête Rousse où je m'occtroie une première pause, pour mettre les crampons. Il est 9 h 50 ! Et je repars, je traverse le glacier de Tête Rousse , tout équipé d'instruments pour éviter la formation de la poche d'eau !

Je quitte ce monde de technologie pour les affres du Grand couloir, ou "couloir de la mort"... Stress... Je  croise une cordée dont le guide a fait enlever aux clients leur crampons, et qui, sur la neige gelée montrent bien des difficiltés à descendre le glacier !

Je traverse le Grand couloir en crampon  avant de les enlever puis c'est la longue remontée vers le goûter ! Il y a à présent des cordées à croiser et parfois à dépasser ! je poursuis mon ascension, je sais que le plus dur ça sera au dessus de 4000 !

je me trompe à un moment sur l'éperon, en prenant trop sur celui ci et non à gauche ce qui me vaut un petit passage d'escalade non prévu dans le topo ! Faudra faire gaffe à la descente !

Ca poursuit, je dépasse des cordées hyper lentes ce qui me fait souvenir de ma première ascension en 1992 avec Mathieu et Sandrine, mon experience bien moindre, nous avencions nous aussi à 2 à l'heure avec la crainte de nous faire refuser du refuge ! Mathieu avait même parlé de Bivouac !

Bref , je file, j'essaie de croiser et de dépsser sans gener, me voilà au gouter  il est 11 h 20 environ, j'ai encore la pêche et le temps est en train de tourner au beau. Il y a du vent sur la terrasse, je décide d'entrer dans le refuge pour me reposer et manger un petit peu !

A peine mon sac ouvert et une barre dans la bouche un gardien m'interpelle en Français puis en Anglais pour me signaler que je ne dois pas entrer avec mon piolet et mes crampons , moi, la bouche pleine, je lui barragouine que je ne fais que passer, (en gros ça fait bruch mulluch pacchhééch) Il comprends (il a l'habitude de parler toute les langues !), je m'excuse et peux finir mon festin !

 

15 minutes plus tard, c'est reparti, crampons aux pieds,je passe devant le bivouac interdit (mais toujours utilisé !) le futur refuge du gouter, je suis un poil dessus, les travaux ne sont pas hyper avancés !) et retrouve la civilisation avec le groupe électrogène et l'odeur de bricolage à proximité de celui ci !

 

devant moi un autre solitaire m'ouvre la route, il n' y a plus beaucoup de cordée sur la montagne ! Lentement je rattrappe l'autre alpinist et le dépasse, le rythme est beaucoup plus lent à présent : 300 - 400 m /h, pas une grosse surprise pour moi, au dessus de 4000 m je sais qu'on ne fait plus de 600 m / h !

Ca grimpe doucement, j'évite soigneusement les zones plus crevassées ! voilà l'épaule du Dôme , le col des Dômes , dire que j'ai bivouaqué là en 2005... et Vallot

 

J'attaque les bosses dans la foulée sans rentrer dans Vallot, tout se passe bien, je passe la Grande bosse puis la Petite, c'est toujours aussi beau ! je laisse un baton après la bosse pour finir avec le piolet ! Ca remonte. Par étourderie, mon deuxième baton glisse dans la face nord et par chance s'arrête 10 mètres plus bas ! Je décide de descendre le chercher, de quoi tester mes crampons light et mon piolet light ! Ca passe, je récupère mon précieux bâton et remonte ! (ça fait un peu de dénivelé en plus dès fois qu'il en manque !)

Je reprends ma route, la sangle du bâton sur le bras !

Je croise une dernière cordée qui m'annonce que je serais seul au sommet

Je passe à proximité de l'éperon de la Tournette ou le Malabar princesse est venu s'abîmer, dernier raidillon, dernière arête, lonnnngue et voilà le sommet ! Yes ! Il est 15 h 05

Je profite du sommet, seul ,  il y a des nuages, mais le temps n'est pas menaçant. Un choucas virevolte dans le vent.

J'envoie un SMS à Sandrine en écrivant 7 (et oui c'est mon 7ème Mont Blanc), à sa réception, il parrait qu'elle n'a pas compris tout de suite !)

ca va être cahud pour avoir le dernier train... Je file , rejoin vallot puis le col des Dômes et sa longue remontée vers l'épaule du Dôme. Puis descente du Dôme pour rejoindre le gouter, bon , à priori, je n'aurais pas le téléphérique, pour le train c'est peut être jouable...

 

Descente du gouter, je dépsse pas mal de cordée en perdition, je me perds trop à gauche dans la descente (à l'inverse de la montée) rocher pourri, désagréable (bêtement : en suivant une cordée) Je file, je surveille le grand couloir qui n'a pas l'air de trop dégueuler (2 grosses chutes de pierre seulement durant ma descente ) Je traverse, à fond mais pas trop, il faut rester concentrer, pas de probleme. Je file dans l'abribus en face du Nid d'Aigle. Pause, j'ai loupé le train , c'est sûr ! le soleil commence à descendre, c'est beau, je grignotte et me déshabille avant de repartir, ça va être long la descente jusqu'aux houches !

Je descends, et me rends compte que je vais à peine plus vite qu'à la montée (voir pas !) je croise des alpinistes en retard (rares) et des alpinisets pas pressés, ils montent au Mont Blanc en bivouaquant à 200 m du Nid d'Aigle (il leur faudra sans doute 4 jours pour atteindre la cîme. Je rejoins le Nid d'Aigle avec 50 minutes de retard pour le train, et suis les rails, croise un dernier bouquetin.. Il me semblait qu'il y avait u sentier le long du TMB, en fait on ne trouve que du ballast ! et c'est dûr pour les pieds. C'est long, voilà bellevue, je file par les chmins VTT que je connais, j'arrive en haut des Houches à 21 h 45, appelle Sandrine pour qu'elle vienne me chercher, à 22 h je suis dans mon bain, quelle journée !

 

Photos



 

 

 

 

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Bionnassay vu de l'aiguille du Goûter

 

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Les Bosses

 

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Les Bosses et le Mont Blanc

 

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Heureux au sommet

 

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Le Maudit

 

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Mon piolet (light) Corsa Nanotech

 

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Le Maudit et l'Aiguille du Midi

 

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Les Bosses et le Dôme du Gouter

 

 

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Les Bosses et le Dôme

 

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Cordées sur les Bosses

 

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Le refuge de Tête Rousse et l'Aiguille de Bionnassay au retour

 

15 Jours dans la Vallée de Chamonix été 2011

 

Alpinisme

 

Tête Blanche 3429 m depuis Albert 1er

 

Mont Blanc 4810 m à la journée depuis le nid d'Aigle

 

Traversée des Aiguilles Crochues

 

 

Escalade

 

Via Corda alpina des Mottets - sur les sentes des Chamois

 

 

 

Randonnée

 

Balcon Nord : L'index - lac blanc - col des Montets

 

Enorme Balcon sud : La para - les glaciers - le Plan de l'Aiguille - Signal Forbes - Montenvers 

 

 Sur les traces des dinosaures d'Emosson

 

 

 

La suite arrive... laissez moi un peu de temps...

Apoutsiak — alpinisme

En attendant quelques photos...

 

(photo - 11 juillet 2011 - Mont Blanc à la journée)

Articles des différentes courses disponibles dans la semaine

 

 

 

 

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Alpinisme : Arête Mettrier Dômes de Miage 3674 m

Extrait du guide Vallot de 1947

 

".... La pente se redresse de plus en plus, jusqu'à une extrême raideur en haut. La fin est très délicate, si l'arête faitière était pourvue de corniche la situation deviendrait scabreuse."

 


 

 

 

Topo :

Montée au refuge de Plan Glacier 2690 m
Du parking de la Gruvaz 1090 m traverser le torrent et remonter la piste 4X4 qui permet de rejoindre les Chalets de Miage 1559 m ( la piste passe par Maison Neuve et à proximité du chalet du Truc . traverser les paturages de Miage (1586 m) attention, sente parfois peu visible. Remonter jusqu'à la cascade de droite et suivre le sentier "morainique" qui vers 2000 m traverse un couloir et rejoint une seconde moraine. Sur le haut (2550 m 2600 m virer à droite pour atteindre une petit moraine qui permet par une traversée expo de gagner le refuge de Plan Glacier 2680 m

Dômes de Miage arête Mettrier variante Lenoir
Descendre dré dans le pentu (névé) sous le refuge pour rejoindre Plan Glacier et le plateau du glacier de Miage (2530 m ), que l'on traverse en direction du bas du couloir Lenoir.
Remonter le couloir  Lenoir (45° env) et passer la Rimaye.
Le couloir rejoint l'arête Mettrier proprement dite. Elle se remonte au mieux sur son fil, parfois à droite, parfois à gauche ... A vous de choisir le meilleur chemin . Attention rocher parfois délité. La pente se redresse dans le final pour atteindre 50°C Le passage de corniche peut s'avérer délicat.
De là le sommet oriental s'atteint par l'arête (versant Tré la tête : Corniche) 3673 m.

Traversée des arêtes
Revenir au col des Dômes 3564 m puis traverser les 3 Dômes 3633 m - 3666 m et  3670 m .

Descente par le glacier d'Armancette
Du dernier Dôme rejoindre le col de la Bérangère, puis traverser le glacier d'Armancette en direction de la barre en face rive droite, (crevasses) longer la base de l'éperon et rester à flanc pour partir au Nord en direction de la pointe de Covagnet. prendre le vallon au Sud de la pointe de Covagnet (direction Ouest) , rejoindre le lac d'Armancette 1673 m puis les Contamines (La Frasse) par le GR Tour du Mont Blanc

Récit

Ce matin là, je me réveille tranquillou à 8 heures, pour partir pour les Contamines, je passe à Cham prendre un chausson aux pommes à la boulangerie Riberou de Cham, et là, c'est le drame ! pas de chausson aux pommes ce jour ! Je devrait me contenter d'un croissant. Fut ce un signe ?

Deuxième étape à la supérette de la sortie de Cham pour acheter de l'Isostar et une grosse demi heure plus tard, je suis à la Gruvaz. Je me prépare tranquillement, économisant les vivre de course et la bouffe au maximum... grace erreur que je devrais regretter !
9 heures, je suis en piste sur le chemin de 4X4, sous les hurlements des tronçonneuses et les grincements des sapins à l'agonie. Les engins de débardage vrombissent, pour le calme des alpages on repassera, on regretterai presque le casque antibruit !
Je m'éloigne la douce odeur du sapin coupé en progressant vers le haut. L'altimètre indique 500 - 600 m / h, tout va bien ! Voilà déjà les chalets des Miage et l'imposante arête mettrier est déjà en vue... mais loin ! Comme la première fois lors de ma montée à Durier pour la traversée de l'aiguille de bionnassay, je me plante sur le plateau des chalets de Miage, je retrouve la trace au GPS assez rapidement et suit fidèlement la sente, j'ai un sale souvenir  de mes pérégrination au milieu des Vernes avec Laurent !
courte pause à la cascade, j'hésite même à prendre une douche pour épater la caméra, on ne se refait pas !  Je repars sur cette longue moraine, et décide de m'arrêter vers midi à minimum 2200 m !

Ça grimpe, quelques marmottes me font le spectacle, ça fait du bien , question moraine , c'est monotone. L'arête mettrier et la face Nord des Dômes sont pesants, serais je à la hauteur de la trace, il va falloir sans doute tracer et du bas ça parait difficile. Je me souviens des conquérants de l'inutile, je ne sais plus si c'est lachenal ou Terray qui disait : Une face, de loin, ça parait impossible, du pied, ça parrait facile et dedans , c'est toujours dur (ou à peu prêt ça)

Je traverser un grand névé, je suis le premier à passer depuis un certain temps, il n'y a pas de trace récente. Deuxième moraine et pause casse croûte aux Oméga 3, spécial dédicace à Jean-Louis neiss mon kiné préféré, grand combattant  des tendinites (bon, pour la guerre contre les tendinites, c'est un peu comme dans la guerre de 100 ans, il y en a deux et ça dure longtemps...) Repas léger, de toute façon, ce soir, je fais une orgie, le gardien m'a confirmé qu'il montait et j'ai pris la demi pension.
La montée continue, le sentier est bon, il y a de plus en plus de neige, je trace un peu par endroit.
sous le refuge, il y a beaucoup de neige , soupe, j'essaie de tracer sans mouiller mes groles ! pas aisé quand on s'enfonce jusqu'aux genoux ! je rejoins la dernière morraine avant le refuge (enneigée elle aussi) puis une dernière traversée en neige permet d'acceder au refuge plaquer contre la paroi rocheuse.
Je pénetre dans l'antre et étale mon barda avant de trouver un bon bouquin sur le dopage dans le cyclisme de Philippe Gaumont ( pour la petite histoire, j'ai monté Crimes et chatiment de Dostroïevski qui me suit depuis le début de la semaine, mais je n'ai du en lire qu'une 30aine de page depuis le début de la semaine ... Il m'a suivi sur le Rimpfischhorn et l'Alphubel ....).

J'entends l'arrivée de deux alpinistes.  Nous nous saluons et ils m'annoncent que le gardien ne vient pas ! Ouh la looose ! Pas de bouffe et je n'ai rien amené ! Il les a appelé alors qu'ils étaient à mis chemin pour leur annoncé qu'il ne montait pas ! Pas coool. Et moi qui au départ l'avait appelé juste pour savoir s'il y avait du gaz et l'accès à l'eau au refuge ! sachant qu'il montait , j'ai voulu lui (et me) faire plaisir en prenant la demi pension !
nous faisons l'inventaire de la bouffe sur place : un maigre bout de fromage, du lait en poudre, quelques sachets de thé et du beurre sans doute rance !
C'est pas aujourd'hui qu'on va faire bombance.
Nous nous  organisons. et papotons (des histoires de montagne étonnant non ?)
Le repas du soir arrive, nous partageons nos victuailles à 3 (je n'en ai pas beaucoup mais bon) Finalement , le beurre est correct (il fait 6°C dans le refuge donc il est relativement bien conservé !)
et c'est le ventre pas complètement plein que nous nous couchons !
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2 h 30 le lendemain ,Christian est déjà debout, j'émerge lentement . Nous déjeunons et bous préparons. Je pars devant pour la descente vers le glacier. La neige est croutée et on s'enfonce allègrement. Nous nous regroupons sur les moraines pour éviter de nous envoyer des pierres. Sur le glacier , je largue mes deux acolytes, ils auront bien le temps de me rattraper !  J'arrive au pied de la face et du couloir de la variante Lenoir.  Je sors mon deuxième piolet et c'est parti. Je commence à  penser que je vais tout tracer , ça va être dur, d'autant que les premiers pas dans le bas du couloir me laissent plein d'incertitude : neige croûtée sur fond inconsistant, on s'enfonce parfois profondément !
Je parviens sous la rimaye, je fais une pause ravitaillement.  Christian et Patricia me rattrapent, Christian me propose de passer devant, ainsi que de m'encorder pour passer la rimaye ! J'accepte, le passage de rimaye se passe sans problème, je me décorde ensuite et Christian continue de tracer, d'un bon pas pour moi, c'est sûr que derrière , c'est grand confort. Je profite de ma position et me dis que le solo, c'est pas vraiment ça, mais c'est tellement agréable. je redoute un peu le moment où je vais me retrouver devant.
Je propose à Christian du bout des lèvres de le relayer, mais il poursuit... Tant mieux.
Nous trouvons l'arête Mettrier après le couloir. Il y a quelques passages rocheux jamais très difficile mais souvent le rocher est pourri, donc méfiance. Nous opérons une pause ravitaillement. Je m'assois sur l'arête, les deux pieds dans le vide face à la vallée ! "On n'est pas bien là ?" .
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On repart et c'est Patricia qui demande rapido une pause elle fait de la tachycardie. Flûte. Patiemment elle essaie d'autoréguler le problème ! Nous finissons par repartir, mais ça n'est plus la grande forme du couloir Lenoir ! Christan est toujours devant.  Je reste derrière. Nouvelle pause santé ! Je décide de passer devant pour tracer un peu . Christiian envisage d'appeler l'hélico, mais Patricia me semble bien motivée pour aller jusqu'en haut !
Je poursuis seul en les surveillants du coin de l'oeil, assez rapidement, je m'aperçois qu'ils sont repartis.
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Il y a beaucoup de neige à présent , le soleil fini par se lever sur l'arête superbe, j'opère une pause lunette et repars. La pente se redresse, j'essaie de choisir les meilleurs passages (en neige) malheureusement dans du mixte une maladresse laisse filer une pierre, heureusement mes successeurs ne sont pas dans l'axe du caillou et je continue.
Je vois que je suis à hauteur du col des Dômes, il ne doit pas rester grand chose ... une centaine de mètres grand maximum ! C'est raide, mais la neige est bonne, le souffle un peu court !  J'essaie de faire 20 pas sans pause, mais je ne parviens qu'à en faire entre 10 et 15 !  Je profite des derniers mètres, pente à 50°, en neige. J'arrive à la corniche que je défonce maladroitement. Ca passe ! Grande joie à la sortie de l'arête. Je pause mon sac et file vers le sommet Oriental  que j'atteints rapido avant de redescendre !
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J'attends Patricia et Christian à la sortie de l'arête. Ils sont heureux, ça se voit, et content que je les aie attendu ! Nous ferons route commune pour la suite.

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Après la pause, nous partons vers les Dômes.  Je suis devant, à chaque Dôme, je fais une pause  photo et film alors en attendant que Patricia et Christian arrive. La pêche est là bien agréable.
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Vue magnifique !
Dernier Dôme, nous nous encordons pour la descente sur Armancette (sans repasser par la Bérangère et les Conscrits ) Neige croûtée, dur d'avancer, mais on y arrive. Je pilote Christian de loin, connaissant bien l'itinéraire !
Christian et moi aurons droit à notre trou... sans panique, nous en sortons.  Après le glacier d'Armancette longue pause déshabillage avant une ramasse délicate dans la neige humide... et profonde ! beurk !Nous nous séparons une fois sous la pointe de Covagnet, signe de la fin des difficultés d'Orientation.

Enfin, la neige est terminée vers 2300 m je trouve quelques vagues cairns et une sente, que je finis par perdre. Je croise un troupeau de bouquetins mâles peu farouches, et voit au loin un sentier bien marqué. Je file dans sa direction. Il est raide et descend sur le lac d'Armancette où des milliers de têtard ont éclos, impressionnant !
On rejoint alors un bon gros sentier  puis une piste qui ramène à la Frasse puis les Contamines. Un coup de stop à la première seconde de stop me ramène au pied de la Gruvaz et je remonte à pied au parking

Une magnifique journée
Une magnifique rencontre
Une magnifique Course

Je crois que j'ai laissé mon âme sur l'arête Mettrier !



Photo
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Partie Rocheuse de l'arête Mettrier

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l'Aiguille de Bionnassay

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Vue du haut ( en face col et arête du Tricot)

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Lever de soleil

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Vue du haut ... C'est plus raide !

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Sortie

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Patricia avant la corniche

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Patricia et Christian sur les Dômes

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Les Dômes de Miage - traversée

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Devant la magistrale aiguilel de Bionnassay et le Mont Blanc

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L'Aiguille de Bionnassay

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Traversée des arêtes

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Descente sur le glacier d'Amancette

P1020459Au dessus du col de la Bérangère
Et pour finir : extraits du guide Vallot :
la Chaine du mont Blanc I Mont Blanc tré la tête
édition Arthaud
par le Groupe de Haute montagne L. DEvies - P. Henry - J. Lagarde
Janvier 1947

Mettrier 1Mettrier 2Mettrier 3Mettrier 4Mettrier 5
Version musicale de la vidéo :

Ski de randonnée : Rimpfischhorn 4199 m

Apoutsiak — Ski de randonnéealpinisme4000ValaisStephZermatt

 

Topo
 
Montée  à la Täschhütte 2701 m
En voiture, de Täsch, traverser le village et prendre à gauche une petite rue qui monte à l'Est. La suivre jusqu'à Täschalp et Ottafe 2205 m. Pour info, il y a un refuge de l'Europaweg à täschalp !
Remonter la piste de 4x4 qui longe les paravalanches de Rotbach puis la piste qui part à flanc sous la Wissgrat. Prendre le sentier qui raccourci la piste ! toujours à flanc . Par un petit sentier en lacet atteindre le refuge !
 
Rimpfischhorn
de Täschhutte remonter vers Chumibodmen (sentier quand il n'y a plus de neige !) et poursuivre vers la partie gauche de l'alphubelgletscher.
remonter vers 3450 m au "sommet" du Vorder wand.
 De là, 80 m de descente bien négociée permettent de rejoindre le glacier de Mellich à ski (Mellich gletscher)
Remonter le glacier en passant sous les 2 éperons 3550 m puis 3650 m avant de passer sous al face Nord Rejoindre le Rimpfischsattel (Crevasses... Grosses sur le haut), lieu du dépot des skis.
Vu du sattel, il y a deux couloirs,  à droite d'un gros éperon. Remonter le couloir de gauche sur les 2 /3 puis basculer à gauche vers la face Nord (III) Remonter un second couloir au mieux (relais en place à contrôler !) et gagner l'antécîme puis le sommet du Rimpfischhorn 4198,9 m par une aérêt aérienne puis des rochers faciles !
Descente
Par le même itinéraire.
ou :
Variante , pour éviter la remotnée sur l'alphubelgletscher on peut descendre  le mellichgletscher puis rejoindre la morraine et le sentier (en rive droite) passer sous le point 2731 m puis suivre le sentier à flanc avant de remonter à la Täschutte (en fait c'est pas très rentable, mais vu qu'on l'a fait, je la propose...
 
Carto Fichier GPS
 
 
Récit
 
Comme souvent, tout commence à Martigny, sur l'aire du Grand Saint Bernard. Et zou, dans la voiture de Steph avec armes et bagages, direction Täsch. On merdouille un peu pour trouver la route de Täschalp, puis remontée jusqu'à l'alpage. Position gros portage, ski sur le sac, bouffe et matos d'alpi. Heureusement, il n'y a qu'une heure de marche.  Je pars devant, et file comme le vent, la forme a l'air là ... (à suivre) Refuge en vue, marmottes à foison, tout va bien.
Dans le refuge d'hiver, c'est grand confort, poëlle, buches, eau à volonté, toilettes 3*, Rien à redire !
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Le lendemain matin, parès une nuit torride (oui, on avait mis plein de buches au couchage et ça avait chauffé... ), réveil 3 h 15 ! A 3 h 45 nous sommes en route , skis sur le sac, pour atteindre la mise en place des skis une heure plus tard. La lune nous offre un spectacle magnifique, elle, joue à saute Cervin au milieu de la nuit !
 
C'est parti pour une longue journée de ski !Il fait toujours nuit mais la lune nous éclaire bien !  Couteaux en place, une première pente un peu raide, je laisse choir mon baton (et oui, je ne suis pas trop bien réveillé) ce qui me permet de me taper une courte descent een escalier puis une motnée (et oui, il y avait des rochers à cet endroit là !)
 
On repart, les pentes sont tranquilles à présent. Je file devant petit papillon, qui, comme il se doit... papillonne ! Je fais une pause vers 3450 m en Haut de Vor der Wand (je ne sais pas ce que ça veut dire, c'est dommage ..) Steph me rejoint, on hésite puis on opte pour la traversée coté opposé pour descendre vers le Mellich gletscher. Bon choix ! Ca passe, mais la neige est hyper dure, et les virages vibrants ! Puis nous suivons des traces qui partent rive gauche, ça devient raide! je pars en éclaireur à pied. Je vois des traces de crampons en bas ! Ca doit être par là. Crampons piolet et ski sur le sac, c'est parti. Je passe devant, c'est raide (45 - 50) mais ça passe. Je trouve une longue de neige plaquée que je descends, Steph me suit à distance. Petit pas sur reglette (en crampons) ... grand pas sur reglette (là, Steph a moins aimé ! pour terminer par Grand pas sur  reglette, nappée de gravillons instables (là, il n'arien dit, mais je crois qu'il ma m'audit !) Perso, je m'en suis assez bien tiré, je coterais ça présomptueusement IV en crampon sur dale ... (peut être présomptueux)
Nous rechaussons les skis, pour voir un peu plus loin que notre passage etait parfaitement évitable ! en passant au centre de la langue glacière ! comment perdre une grosse demi heure pour faire 25 m de descente !
Ca repart, sur le grand glacier de Mellich
Ca monte doucement sous le soleil bien agréable.
Nous opérons une pause restauration sous le deuxième éperon.
Ensuite c'est sous la magnifique face Nord que nous progressons. Il faut faire la trace, nous nous partageons la tache. Et c'est Steph qui gagne le droit de passer DANS la crevasse en premier (et oui, il y a une crevasse où il faut passer à l'intérieur ! Bon il  a déjà des vielles traces et c'est rassurant, mais je trouve plutôt bien que Steph passe en premier ! Courageux mais pas téméraire en fait !  De toute façon , Steph avec ses 45 kilo, il ne doit pas lui faire bien mal à la crevasse, et ça ne garantie  en rien  un passage aisé pour moi !
Bon ça passe, c'est spectaculaire (et ça fera de belles images pour ma vidéo ;-)
La suite, c'est une remontée tranquille vers le Rimpfischsattel, le temps se couvre. On déchausse et on s'encore pour remonter un couloir à la neige inconsistante. Je trace avec parfois de la neige jusqu'au cuisse (ah oui, il faut préciser ici, que pour un petit alpiniste, je suis plutôt grand ! (deuxième précision : par la taille, pas par le talent la grandeur...) Fin de cette double précision ! et suite du récit. Bref, je progresse devant dans une neige profonde et dure à tracer. Je bagarre. Steph me signale de prendre à gauche au deux tier du couloir comme indiqué dans le topo, je pensais que c'etait au premier tiers, mais Steph a le topo inscrit dans les neurones. Et hop, un passage rocheux tout en adhérence (du IV ?) je maitrise, et Steph merdouille, c'est pas son jour, ça doit être  des passages typés GRAND ! Dans l'action il perd un gant que je vois filer sur le névé puis par dessus une barre rocheuse !  On poursuit, il passe devant pour un peu d'escalade et une traversée puis remotnée de couloir en face Nord.  Vien alors l'antécîme (je suis repassé devant ) il termine par l'arête finale et le sommet. quand j'y arrive, on est dans le brouilalrd et on voit juste l'antécîme dommage.  
redescente, Steph passe devant, je suis, on est toujours dans le brouillard. Crux de la voie, je repasse devant, joli pas d'escalade (au retour comme à l'allé ) Steph choisi un autre itinéraire qui passe également. On retrouve le couloir, ca descend rapidement dans de bonnes conditions. On finit par se décorder et se donner rendez vous aux skis !
en bas du couloir git le gant de Steph. On le récu^père et s'est parti pour la descente. On contourne la grande crevasse par le bas puis c'est la déception, on s'attendait à trouver une poudreuse légère, et la neige est diffcile às kier et crouter ensuite. Avant de devenir TRES croutée !
On décide de descendre par le glacier de mellich avant de retrouver un sentier pour le retour au refuge. On parvient à skier une neige légèrement transformée par plaque, presque agréable. 3000 m sortie du glacier, skis sur le sac, gros tas de caillou, morraine immonde, bienvenue  en mai 2012 avec du ski de rando maxi portage ! Heureusement chamois et bouquetins sont de la partie pour ega yer ma descente !
Ca roule, je surveille Steph dans le retro qu'il ne loupe pas les passages clefs !
Ensuite c'est une traversée sur sentier à flanc avant de remonter par un sentier raide vers la Täschhutte  et ses marmottes ! J'ouvre la porte,il est 18 h , -> 14 h 15 dehors ! content de retrouver notre logi, son poëlle  et son confort !
 
Photo
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Ski de randonnée : Alphubel 4206 m

Apoutsiak — Ski de randonnéealpinisme4000ValaisZermattSteph

 

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Topo

De la Täschhutte atteinte par l'itinéraire décrit ici (2701 m)
Enprunter le sentier qui part à droite  puis remonter les pentes  qui mènent à Chummibodmen (sentier quand il n'y a plus de neige) Rejoindre l'alphubelgletscher et prendre la branche de droit een montant.  La suite s'est en écharpe (pente un poil raide) pour  rejoindre l'alphubeljoch 3772 m.
Tirer plein nord pour atteindre les pentes sous le point 3860 m Remonetr au mieux les pentes raides et exposés (séracs - crevasses) qui montent à l'est de l'antécîme 4188 m de l'alphubel  puis par l'ar$ête facile rejoindrel e sommet (4206 m
descente : par le même itinéraire !

Carto fichier GPS



Récit

Après les 14 h d'action de la veille, j'avais les jambes un peu lourde au réveil à 3 h 15 ! Décollage plus lent, nous sortons du refuge vers 4 h 10 et je me mets dans les pas de Steph sur le sentier , pour finir ma nuit ! Ca grimpe rapidment (nous connaissons) pour rejoindre Chummibodmen et nous pouvons enfin mettre les skis. Lever de soleil magnifique ensuite, je passe mon temps à faire des films et des photos, c'est magnifique, trop beau comme disent mes enfants, l'expression s'y prette ici ! Steph en profite pour me larguer !  Je me retrouve à 5 minutes .  Petite pause et rattroupement du groupe (de 2 !) et ça repart, nouvelle photo et nouveau largage, les même causes occasionannt les mêmes  conséquences !  Petit passage raide, je rejoins Steph le soleil nous éclaire pour atteindre le col et c'est bô !
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Courte pause, nous décidons de prendre au mieux à flanc pour rejoindre la partie finale, je suis devant pour cette traversée qui semble crevassée (vue du dessus ...) Au pied Steph passe devant, j'ai les grosses jambes avec le long parcours de la veille, mais je ne le sens pas motivé pour tout tracer ... Bizarement je me retrouve devant dans la partie raide, sous les séracs et sur les crevasses.. étonnant non ? Quel curieux hazard. En plus, je suis à l'agonie donc je n'avance pas, et bizarrement, Steph ne me rattrappe pas ! ... Je trace au mieux, le sérac au dessus de la tête, désagréable... Enfin je quitte la partie exposée pour poursuivre entre les crevasses, pas compliqué, mais il ne faut pas glisser, le paysage est magnifique : Fletschhoprn, Lagginhorn, Weissmies, Strahlhorn, Rimpfischhorn, Allalinhorn et à droite ,le Taschhorn, un bon souvenir pour moi ! Steph ne me rejoint pas, j'arrive sur l'arête, magnifique jusqu'au sommet où une nouvelle croix a pris place ! (il y a m^me les noms des sponsors en dessous...)
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Steph me rejoint, Nous ne passerons pas la journée au sommet pourtant l'endroit est agréable et pas trop venté.
Début de la descente, ça passe, la neige est correcte, nous enchainons les virages dans la transfo correcte, il faut profiter de cette , sans doute , dernière course à ski de l'année !
Nous décidons de traverser à flanc pour éviter de repeauter, et bingo, ça passe jusqu'au col sans souci. La suite, c'est plaisir garantie dans une neige excellente, Nous rejoignons Chummibodmen où il faut commencer à viser pour skier (viser entre les rochers) Pour la fin ce sont des lichettes de névés... avec plus ou moins de déchaussage (en fonction de la volonté de protection de la semelle des skis). Nous quittons les skis à 15 minutes du refuge !
Dernier repas avant d'aller au jardin des Oliviers sur la terrasse du refuge ! avant une descente portage agrémentée de marmotte vers Täschhalp, en moins d'une heure, nous sommes en bas !
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Photo

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Lever de soleil sur le Cervin et la Dent d'Herens
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De la Roccia Nera au Breithorn
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Steph et le Rimpfischhorn
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Le Rimpfischhorn
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Steph
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L'alphubeljoch

P1020281Allainhorn Stahlhorn et Rimpfischhorn  - crevasse sous le sommet

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Le Cervin s'embrume... par l'Italie bien sûr !
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Le Täschhorn
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Arrivée au sommet
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Descente - Steph

P1020324Marmotte aux aguets sur le chemin du retour !

Ski de randonnée - Balmhorn 3699 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeOberlandalpinismeJean-Marc

 

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Topo

 

 

De l'hôtel Shwarenbach 2060 (atteint par l'itinéraire décrit dans la sortie Rinderhorn) partir au Nord de la cabane pour rejoindre le sentier d'été (cairn)  longer la base du flanc ouest du chli Rinderhorn.   passer une petite moraine et à flanc entrer dans le vallon (légère descente pour atteindre le fond du vallon. Remonter le vallon (Bas du Schwartzgetscher) peu raide. Al'altitude 2800 m le glacier fait un virage à gauche (en montant ) à 90 ° . Poursuivre alors (Nord Est ) (lautre solution et de remonter directement le col au sud et de gravir la Zackengrat, arête aérienne mais facile (d'après Jean-Marc !)

 

Remonter le glacier au mieux, vers 3200 m il y a un bombement de glace (genre sérac débonnaire). Deux solutions : le remonter à pied à droite et gagner directement l'arête, où le remonter à ski à gaucje (raide) et traverser au dessus de celui ci pour rejoindre l'arête.

Suivre alors l'arête jusqu'à l'antécîme 3667 m puis le sommet du Balmhorn 3698 m

 

Carto Fichier GPS

 

au format GPX

 

Récit :

 

Nuit sereine, avec boules quies dans la Schwarenbach, et le matin à 4 h 30 on bouge, en fait on devait se réveiller à 5 h 15 mais Jean-Marc et moi étions réveillé à 4 h 30... Les Grands esprits se rencontrent ! Et, nous décidons, de nous recoucher. bref, je me fais un petit coup de mp3 et à 5 heures, on se lève finalement !

Pour tout vous dire, au départ, on voulait faire un peu grasse mat en se levant à  7 heures. Mais quand nous étions allés voir le gardien pour lui indiquer notre objectif et notre désir de réveil, il nous avait dit : pour le Balmhorn, départ 6 heures ! Nous n'avions pas osé négocier...

 

Fin des considérations sur les horaires du réveil

 

P1010834Berghôtel Schwarenbach

 

Bref, copieux petit déjeuner avalé, ski sur le sac , départ 6 heures - 10 ! Nous partons à flanc à pied tandis qu'une autre cordée tente de mettre les skis pour contourner les zones caillouteuses. Après 10 minutes de portage, nous chaussons, nous voilà devant. Jean-Marc trace dans une neige merdique, je suis, tranquille !

 

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Une petite moraine nécessite de déchausser quelques mètres, sans problème. Descente un peu merdique dans le vallon du glacier Noir (Schwartzgletscher) Jean-Marc se fait une belle chute, et oui, les couteaux , à la descente, c'est pas toujours génial !

 

P1010841Court portage

 

On se retrouve avec une meute à nos trousses : 3 jeunes qui arrivent du bas. 4 Valaisans à fond dré dans le pentu et 3 autres suisses de Genève qu'on avait rencontré au refuge !

Nous opérons une pause dépot de matos pour la descente ! Et on repart. Les jeunes sont devant. Les Valaisans, à fond de train nous déposent. Je m'amuse à voir les deux groupes se tirer la bourre ! C'est à qui se retrouvera premier en haut de chaque cote, chacun prenant un itinéraire différent entre deux ! Je reste avec Jean-Marc.

 

P1010846-copie-1.JPGCa se tire la bourre dès le matin

 

P1010856Les Valaisans partent vers le col !

 

Malheureusement au virage du glacier, les Valaisans tirent direct vers le col et l'arête, tandis que les jeunes partent à gauche, comme nous ! Flûte, la compet prend fin ici !  Moi espérait m'occuper l'esprit en les regardant se tirer la bourre ...

La luminosité est belle, la remontée du glacier longue, il y a de la distance !

 

Courte pause, nous repartons. Voilà la partie raide du glacier, je passe devant, Jean-Marc me conseille de tirer à gauche. Les jeunes, eux, ont pris à droite pour déposer les skis et rejoindre l'arête. A gauche, c'est raide, mais à priori, ça passe à ski. il faut tout tracer dans une neige à la consistance variable : de très dure à semoule en passant par de la croûte : couteaux obligatoires. L'itinéraire a ceci de bucolique qu'il faut remonter entre une coulée d'avalanche et une pente verglacée... conversion tous les 10 mètres quand tout va bien ! Je peine, essayant de choisir au mieux l'itinéraire, le lieu de la conversion suivante et trouver le bon moment pour faire la traversée au dessus du sérac !

Au dessus du sérac, c'est raide (toujours) , expo (ben oui, on est au dessus du sérac) et en neige béton (ça s'est au cas ou j'aurais pu être à l'aise). En bref, j'ai pas aimé ! Je me suis même CENSURE dessus ! Mais comme la solution etait d'aller de l'avant, et bien, je suis allé de l'avant, et en quelques coups de couteaux, je suis arrivé de l'autre coté, sur l'arête, au soleil.

P1010872Le Rinderhorn sur lequel nous étions hier...

 

Là, je rattrape deux des valaisans de l'arête. Ils repartent tandis que je fais une courte pause grignotage, Jean-marc est de l'autre coté du glacier au prises avec le sérac ! Je fais quelques photos avant de repartir. Je rejoins les deux valaisans dont l'un est à l'agonie (je l'avais un peu prédit en bas du glacier à Jean-Marc : il me semblait déjà en sur-régime !

Nous échangeons quelques mots courtois, puis il me laisse passer. Je rattrape son prédécesseur et remonte l'arête dans ses pas. Le paysage est magnifique, l'arête au dessus du ciel et par moment un paysage lointain : le Valais, l'Oberland, j'ai même aperçu les Grandes Jorasses ! Enfin, voilà l'antécîme, le sommet est à 5 minutes. Courte descente puis petite montée. Je rejoins les Jeunes qui se préparent à descendre la face nord et les valaisans tout d'étoiles parés (l'un d'eux a même monté un drapeau du Valais !)

Grignotage, photo, profitage de la vue (néologisme, je sais !)

 

P1010879L'arête finale (et les deux valaisans)

 

P1010880-copie-1.JPGLe sommet

 

Au bout de 20 minutes, je décide de faire un tour à l'antécime, Jean-Marc ne devrait pas tarder à y être, et de toute façon, je verrais tout le haut de l'itinéraire de là !

J'y file, Jean-marc est à quelques encablures de là. Il me rejoins. In a un peu peiné dans la partie finale. (manque de globules ?

 


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Nous enlevons les peaux et filons vers le bas. Les nuages lèchent l'arête. Nous hésitons : soit descendre par le couloir de droite (à gauche à la descente) soit traverser la pente en haut raide) et descendre le glacier rive droite. Je préférerais la première solution, Jean-Marc la seconde... nous partirons à droite... Grande traversée, la pente devient raide, très raide ! Avec 300 ou 400 mètre de raide en dessous. La neige est dure. Je le sens pas le premier virage...  Dérapage. Bon, ça, je maîtrise, mais j'aime pas bien quand je peux toucher la pente avec ma main sans me pencher... Pas tomber pas tomber. Dérapage ski droit amont ! Jean-Marc me conseille de ne pas engager de virage sur le haut, et je suis ce conseil avec application !

"C'est l'entraînement pour la nord Est" me crit il ! Mais moi, la Nord Est, je ne compte pas la faire ! (tout au moins à la descente !)

Ca y est, je tourne (enfin !) C'est raide, je suis raide sur mes jambes, les épaules tournées vers le haut, crispé comme tout, je vous frais vous y voir, là, c'est pas skiii boy du tout, c'est pas la poudreuse du ballon d'Alsace au mois de décembre (c'est pas la même pente non plus !)

 

Ça y est, j'enchaîne les virage, toujours un peu crispé mais j'enchaine plus ou moins, concentré. J'apprivoise la pente (ou c'est elle qui m'apprivoise, je ne sais pas) La neige à présent n'est pas homogènes, trafolée dure en dessous, avec une couche de poudreuse hyper fine par endroit et un peu de croûte. Les sorties de virage sont un émerveillement, une surprise à chacune d'elle ! Tu m'étonnes que je suis crispé. L'avantage c'est qu'à présent on est le long du sérac et qu'il y a moins de distance du bas de la pente raide.  Je suis Jean-Marc comme je peux. La pente est à présent raisonnable mais la neige est trop dure. Les cuisses sont durcies par l'effort. On tourne tout en puissance..; De toute façon, la finesse, c'est pas mon fort. Nous décidons d'opérer une courte pause, récupération des cuisses ! Nouveau grignotage (je taxe l'excellent saucisson de Jean-Marc !) Puis nous repartons pour une portion transformée juste comme il faut jusqu'au virage du glacier ou ça se complique... On rencontre des zones de soupe infâme ou le ski s'enfonce d'un coup. Chacun cherche LA trace. Jean-Marc est rive droite du glacier pendant que je traque rive gauche (en face nord) espérant y trouver de la poudre non transformée. Échec, je suis dans la soupe légèrement croûtée, difficile à skier. Et rejoins Jean-Marc qui m'annonce avoir trouvé un filon rive droite. effectivement, en rive droite c'est tout bon, mon analyse du manteau neigeux n'était donc pas pertinente...

 

ca skie un peu mieux dans le canyon géant. Nous retrouvons notre matos déposé le matin. A présent, nous allons passer au ski combat : objectif : descendre le plus bas possible à ski ! Et le spécialiste... C'est moué !

Je passe devant pour un premier déchaussage judicieux, remonter de quelques mètres une moraine  pour accéder à un névé qui ce matin m'avait l'air intéressant !

effetivement, ça a l'air pas mal. Jean-marc fait quelques cabrioles, je skie prudemment mais efficacement. La neige est correcte, mais il'ny a pas toujours beaucoup de place pour skier avec de nombreux obstacles.  Je bascule sur un cone d'avalanche, en redescends,  neige soupe à gogo, Déchaussage sur une dizaine de mètres pour rechausser dans l'énorme soupe,  nous sommes presque en bas, inespéré.  Nous traversons un torrent avant de rechausser pour une partie de ski de fond combat et ranger le matos définitivement ! le dernier névé nous a amené au milieu de la plaine, sur le plat.

 

Nous regagnons la piste  et remontons tranquillement au téléphérique discutant de nos futurs projets... En haut des hardes de skieurs de rando et de surfers s'apprêtent ànous prendre le relais. Que de monde !

 

Un petit coup de téléphérique et nous nous séparons sur le parking.

 

Merci Jean-Marc pour se beau Week end !

 

Photo

 

P1010851Vue du bas du glacier

 

P1010889Vue du sommet : l'Oberland

 

 

 

Ski de rando - Bernina - Fuorcla da la Sella - Refuge Marco e Rosa

Apoutsiak — Ski de randonnéeBerninaStephSophieRaid à skialpinisme

Topo


De la cabane  Coaz 2610 m Remonter les pentes au dessus du refuge (Sud Ouest) et gagner le Vadret da Roseg. Le remonter en traversée en passant sous la barre dont le sommet est coté 3075 m sur la CNS. Sur le Vadret da la Sella remonter les pentes peu raides et gagner la Fuorcla da la Sella 3275 m.

De là descendre sous le point 3243 m puis Nord sur le Vedretta di Scerscen Superior et ganer le pied du couloir qui mène au Fuorcla crast'Agüzza. Remonter le couloir (rimaye - pente 45 - 50°) et gagner le col de là, le refuge Marco e Rosa (3597 m)

 

Déniv ascendant 1225 m

Déniv descendant 280 m

Distance  10 km 400

 

 

Fichier GPS Carto

 

Téléchargement trace GPS au format GPX du raid en Bernina

 

 

Fichier VisuGPX de la journée

 

Récit



 

Le jour du fameux couloir Sud Est !

 

5ème jour de notre raid en Bernina

 

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Le but du jeux de ce jour était simple : rejoindre le refuge Marco e Rosa

 

La veille au soir, Steph s'était montré sceptique : le couloir d'accès au refuge risquait de prendre le soleil et d'être ainsi avalancheux donc impraticable ! Stress lors du repas du soir, pression, adieu pour moi la traversée des Tschimels et du piz Sella que j'envisageais avant de gangner le refuge.

Pourtant le couloir me semblait sud ouest bordé par un éperon qui devait sans doute le protéger des affres du soleil !

 

La partie ne me parraissait pas gagner, steph semblait douter de nos capacités à réussir.

Le lendemain, bran le bas le combat et hop c'est parti derrière un groupe de Suisse Allemand qui monte à la Bernina directement sans s'arrêter à Marco e Rosa.

 

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Nous les suivons à distance même si dans mon fort intérieur, il me semble qu'il serait judicieux de les garder en point de mire. Une pause pose de couteaux... une autre dépose... une nouvelle pause. Bref, on se fait larguer par les casques à pointe au rythme régulier. J'ai adopté ma technique favorite au sortir de l'oreiller : dans les traces de Sophie, à une spatule.

 

Nous progressons en dépit des pauses techniques, Steph papillonnait derrière... Je ne sais pas ce qu'il y a d'intéressant derrière, mais Steph a tendance à y passer  son temps (peut être du miel... ou plutôt du Nectar... va savoir !)

A un moment, je ne sais plus comment ça c'est passé, je me suis retrouvé devant, rien d'extraordinaire mais bon, quand je suis devant, depuis le début du raid, j'avance à mon rythme, et mon rythme, est quelque peu plus rapide que celui de Steph et Sophie...  Et j'avance, sous les magnifique calotte du Piz Roseg, sous les Tschimels et le piz Sella qui me narguent ...  longeant les crevasses, la fin de la montée est en faux plat , un trèèèès long faux plat. Je parviens à avoir en point de mire nos amis helvétiques.

Quant tout à coup, l'un d'eux s'arrête, au milieu du glacier pour une envie pressente : grosse commission. Impossible d'éviter ce spectacle d'apocalypse, je ne souhaite pas m'arrêter, ça casserait mon rythme, et il est là, au milieu du glacier, c'est à peine si la trace ne passe pas entre ses jambes raffermies par les températures glaciales de l'aube. Si elle y passait, elle n'y passera plus.  Les reliquats de sa pause dégouteront les successeurs de ce trajet malodorant ! Bref, je fixe mes spatules tentant d'éviter du regard la désolante apparition, mais il faut bien faire une conversion, je ne vais pas skier les séracs et crevasses adjacentes. Et là, c'est le drame, je me retrouve face à l'homme qui vient de terminer et qui essuies ses skis qu'il a du embourber de matières fécales. Le geste maladroit il passe son piolet sur la peau de phoque maculée d'un étron.  La scène est insoutenable, je fixe mes spatules, la nausée n'est pas loin.

 

Tandis qu'il se refroque, je le passe à distance. Steph et Sophie ont, grâce à leur vitesse, évités ce théâtre. et me mets dans l'idée de rattraper ses deux compères. Le col est bien plat et je finis par les avoir à peine devant moi, Mais plus léger, l'acteur de tout à l'heure me dépasse et me dépose, me laissant presque seul à l'arrivée au col.

 

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Un petit sommet s'offre à moi, le lever de soleil m'attend à son apex ! Je monte, et mitraille la plaine. Sophie arrive au col, et me rejoint alors, je la mitraille dans l'aube aux couleurs magnifiques. Tout est beau à présent, je respire !

Steph loin, prend son temps, il nous attend au col et nous le rejoignons, pause bouffe et photos, les couleurs sont magnifiques.

 

Nous repartons ensuite sur le versant Est du col vers le bivouac Parravicini. Nous décidons alors de dépeauter pour traverser le Vedretta di Scerscen Superiore. Delà, on repeaute, comme d'hab, Steph traine un peu, je me demande s'il ne souhaite pas nous ralentir afin que les conditions du couloir ne se détériorent et ainsi avoir raison... "je vous l'avais bien dit ! ce couloir n'est pas en condition !"

 

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Dépôt des skis, à mettre sur le sac, crampons au pieds, piolet, encordés, et c'est parti, les Suisse Allemand sont au quart du couloir quand nous partons, ils progressent lentement.

au départ, je pensais gravir le couloir en solo, mais-une grosse rimaye le barre, ne souhaitant pas stresser ou me retrouver au fond, je décide prudemment de m'encorder avec les autres (j'aime bien ce prudemment, il met en valeur toute ma sagesse !!! liée sans aucun doutes à mes quelques cheveux blancs !)

Je pars devant, Sophie est au milieu et Steph ferme la marche, encordement court, spécial couloir 45 - 50 °, adapté !

Le bas du couloir est en traversée gauche droite, à flanc, plus ou moins tracé, ça passe. Après un changement de coté salvateur, oui, les alpinistes vous le diront, on aimme bien changer de coté de temps en temps, parce que sinon c'est désagréable et on finit par choper des crampes , ou les muscles qui tremblent...

 

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Bref, nous progressons main droite à présent main droite amont et la trace devient verticale sous la rimaye. Je commence à monter, dré dans le pentu. La rimaye est gentille, elle se laisse doucement caresser du crampon sans opposer de résistance, elle  se montre consentante et me laisse passer. Nos prédécesseurs ont installés au dessus de celle ci une bassine pour s'assurer, l'organisation germanique sans doute. Mes partenaires, plus petis que moi, présente quelques difficultés, le pas étant un peu large, mais la rimaye bien lunée , elle, les laisse la franchir sans opposer de résistance farouche. La suite est plus raide, 50° environ, dans une neige agréable, un peu dure, mais solide. Je retrace quelques marches quand je sens que Sophie fatigue (mais pas trop, faut pas exagéré quand même, je ne suis pas Burgener moi !). La tension monte entre mes deux compagnons de cordée quant la corde n'est pas correctement en place entre eux deux ! Nous finissons par sortir, au soleil du col. Sophie me pousse à continuer dré dans le pentu plutôt qu'à opérer une sortie à flanc dans la trace (qui aurait judicieusement permis à mes mollets de se reposer mais bon.. ce que femme veut ...  Je m'exécute donc. Je sens Sophie fatiguée, mais le refuge perché en bord de col est là !

 

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Nous voilà devant la porte du refuge d'hiver accueille par un vieil alpiniste de passage. A l'intérieur il fait frais, les 3 Suisses Allemands sont déjà en train de se préparer pour l'ascension de la Bernina. Je vide mon sac. Quand ils partent, je me demande si je ne dois pas regretter dene pas leur enquiller le pas. Les dés sont jetés comme dirait César devant le Rubicon ! Ben moi, je ne l'ai pas franchi le Rubicon, on verra le résultat demain !

 

Dans le refuge, la femme de l'autre qui nous a accueilli dehors, est tout habillée avec une couverture en plus pour se réchauffer... Il fait 1°C dans le refuge alors que le soleil donne !

 

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Dehors , lentement, doucement, mais incidieusement, le vent se lève. On n'a bien fait de ne pas y aller tout de suite, me dis je...

un hélico vient déposer au col deux héliskieurs , qui dévalent la pente en 3 minutes sous mes hués...

 

Nous nous étalons pour le pique nique, soupe au lardon y croûtons, miam, et je ne sais plus quel plat. Moi, après le repas gastronomique de la Diavolezza, je n'ai plus jamais retenu ce qu'il y avait dans mon assiette...

 

Courte sieste sous 5 couvertures, avec une en dessous, le matelas est hyper humide. Steph tente de se réchauffer prêt d'une fenêtre. Les conditions sont dures, mais pas insoutenables !

Les Suisse Allemand reviennent, fiers, leur tentative a été couronnée de réussite !  Sophie les interroge tel Klaus Barbie dans les prisons de Lyon... Nous savons tout, le vent, la trace easy, le timing sans problème, ça va la jouer tranquille ... si le vent baisse !

 

J'entends Steph et Sophie qui discuttent, elle lui fait part de ses doutes concernant sa capacité à atteindre le sommet, il la rassure, elle ne voudrait pas me faire butter, j'y tiens tellement à ce sommet, lui préférerai sans doute qu'elle vienne, c'est beau un petit 400 en amoureux, on dirait un peu des fiançailles.

Pourtant c'est vrai que ça me ferait Ch... de buter à deux doigts du sommet parcequ'une gonzesse a le vertige !!! oups excusez moi pour la digression au langage quelque peu familier !

 

Le vent est à présent hyper fort, il devient difficile de sortir du refuge (et d'en refermer la porte !) on tient à peine debout devant celui ci. Seul le coté Ouest du refuge  est un peu abrité du vent...

 

Dans le refuge, l'activité c'est préparer de l'eau en faisant fondre de la neige... Assez d'eau pour 3 personnes et pour 24 heures. Réchaud à fond et corvée de neige...

 

Le repas du soir arrive, la température à baisser, à 18 h 30 pétante, et après négociation (les tourteaux voulaient manger à 18 heures...) nous sommes à table. Poisson et riz Décathlon mode déshydraté ... un délice ! après une petite soupe... et au lit !

 

Nuit mode tempette de vent ! qui traverse les potentiels boules quies

-3°C au réveil... l'eau est gelée !

à suivre...

 

 

 

 

 

 

 

Raid à ski en Bernina 2011

 

Les liens au jour le jour

 

J1 : But au Munt Pers


J2 Piz Palü

cabane Diavolezza - cabane de Boval

 

J3 Piz Tschierva 

cabane de Boval - cabane Coaz

 

J4 Il Chaputschin

 

J5 Fuorcla da la Sella

cabane Coaz - refuge Marco e Rosa

 

J6 terrasses de Bellavista

refuge Marco e Rosa - refuge Marinelli

 

J7 Passo di Sasso Rosso

Refuge Marinelli - Alp Grüm 


Ski de randonnée - Piz Palü 3900 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeBerninaRaid à skiStephSophiealpinisme3900 m

 

Magnifique sommet à l'arête aérienne !

 

Topo

 

Du sommet des installations de la Diavolezza (2973 m) téléphérique, refuge Diavolezza dortoirs, gastronomie 3 étoiles !

Gagner le Vadret Pers 2757 m par une descente (hors piste balisé)

Mettre les peaux

Remonetr le VAdret Pers en direction du Vadret Pers palü, passer à l'ouest du point 3011 m. remonter au mieux le glacier (bande de crevasses- séracs  au milieu !) et gagner un replat avant la pente un peu plus raide qui mène à l'épaule du Piz Palü (rimaye) 3726 m ou l'on laisse les skis.

Remonter alors l'arête aérienne vers le premier sommet (3882 m puis le sommet principal 3900 m

 

Descente, par le même itinéraire jusqu'au Vadret Pers. Rejoindre alors le hors piste balisé, longer la rive gauche du glacier (crevasse) Sagl dal Vadert Pers et traverser le Vadret da Morteratsch (crevasses) remonter la morraine et gagner la cabane Boval 2495 m

 

1400 m ascension

1880 m descente

18 km distance

 

 

 

Carto GPS


Le fichier GPS de l'ensemble du raid en Bernina format GPX

 

Fiche visuGPX

 

Récit

 

Dans le brouillard et le jour blanc !

 

 

 

La journée l'annonçait... Beau toute la semaine sauf... le Lundi et , nosu étions Lundi !

Départ aux aurores de la Diavolezza, comme souvent je suis prêt rapido avec un petit déjeuner digne du repas de la veille : excellent  (avec croissants ...)

 

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Hésitation dès le départ sur l'itinéraire à suivre , mais finalement nous retrouvons le hors piste balisé qui ramène sur le glaicer (j'ai un peu de mal avec la notion de hors piste balisé, mais bon !) Bref, ce départ, pour moi, c'est le rêve : une piste hyper tracée, avec des énormes bosses et qui a eu la bonne idée de geler cette nuit !!!  et en plus ,c'est un peu raide ! Je me fais balader par les bosses qui décident pour moi, des virages, des tout droit, des basculement. Steph m'avait prévenu, mes nouveaux skis vibrent à haute vitesse. Ca n'est rien de le dire... Ils vibrent même à faibel vitesse. Tandis que Sophie file comme le vent, Steph lui s'applique à contourner chaque bosse pour offrir au spectacteur une courbe parfaite et une maitrise impeccable de son art ! le ski ! Bon, pour obtenir un bon résultat, Steph ne skie pas très vite et on arrête as de l'attendre... mais bon, il skie propore et fluide, lui !

 

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Vient alors une traversée pour rejoindre le plat du glacier avec des trous dans la traversée et, je finis par déchausser , avec mes fix TLT avec lesquelles je n'ai pas beaucoup skié (pour ne pas dire pas du tout)

(Pour le prophane, des fix TLT sont des fix de rando très légères mais qui sont assez merdiques à mettre en particulier sur neige dure ou verglacée et en dévers ce qui est le cas dans ce récit !)

 

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Revenons au récit

Je peste, je sue, il faut faire bonne figure le ski refuse de tenir à plat, je me tords les chevilles et les genoux afins que la chaussure et la fix soit dans l'axe, rien n'y fait. Steph et Sophie sont loin. Pétard de fix, avec mes bonnes vieilles silvretta, ça ne serait pas arrivé. Je finis par cahusser en tenant manuellement le ski. Au moindre déséquilibre je descends directement sur le plat du glacier... sans skier ! La chute menace ! Ouf, la technique fonctionne. Je me redresse , étourdi par mon séjour tête en bas, yeux fixés sur la fixe ! et repart doucement afin de ne pas recommencer la douloureuse experience ! Au loin, le Palü et ses pentes raides m'attend, le sourire au lèvre !

 

Plat du glacier (Vadret Pers) , peautage, c'est parti. pour la montée ! Nous restons grouper pour ce début d'étape, il fait encore beau, enfin quand je dis beau, il fait surtout encore "visible" : gris plafond à 3000 m et nous montons ... à 3900 m, c'est pas gagné. Dépot des ski, je fais un point GPS qui permettra de retrouver le matos dans un éventuel (probable ?!?) mauvais temps !

 

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Ca repart, je laisse Steph tracer devant, je me tiens à distance, le but pour moi est de ne pas bruler mes cartouches, je n'ai pas beaucoup fait de ski de rando cette année (la fauute au manque de neige dans le Jura !) et je ne connais pas ma forme ! Steph trace... lentement ! Je m'inquiete , ça doit être dur aujourd'hui ! Je le suis tranquillement, Sophie ferme la marche. Vers 3300 m il me propose de passer devant. Quand je dis poropose, je l'ai plutôt ressenti comme une imposition ! Parceque moi, je n'avais aucune envie de tracer, j'etais bien dans les roues, à glandouiller derrière dans la trace ! En plus, j'ai bien vu qu'on arrivait au passage entre les séracs, et je n'ai aucune envie de jouer au Bizuth suicide ! De mes états d'âme, je n'en fait pas part et je passe devant, essayant de faire une trace pas trop raide (oui, sophie m'a fait toute sa thorie sur les traces trop raides alors j'essaie de lui faire plaisir, comme ça elle dira du bien de moi dans son blog ...)

Bref, je trace, pas trop raide et j'arrive AU PASSAGE entre les séracs avec sans doute des crevasses... Ca passe relativemetn bien avec de bons gros séracs menaçants au dessus, mais le passage est relativement aisé. J'attends Steph et Sophie ensuite. Nous repartons sur des pentes plus cool pour une pause sous les pentes raides avant l'épaule où nous faisons une pause.

 

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Aprs la pause, tout se complique : visibilité réduite, pente raide, traces trop raides (y a pas que sophie q'aime pas les pentes trop raides !) Je suis Steph qui essaie de tracer dans une neige relaivement dure et raide !  Sophie est en dessous. Nous pénétrons dans le brouilalrd, par le dessous... Blanc est la couleur du jour, et nous sommes les seuls contrastes dans ce coton ! Steph me fait passer devant (encore !) flute, j'etais bien, derrière. Je finis par mettre les couteaux, ce ui rend facile cette dernièr partie. Au dessus, on ne voit rien, j'attends une éclairicie, pour voir l'épaule, la trace, les pentes grises de l'arête et pouvoir trouver le meilleur endroit pour acceder à celle ci ! Sophie et Steph me suivent, j'essaie de ne pas prendre trop d'avance pour ne pas les perdre (de vue !)

Passage un peu raide pour monter sur l'arête, les couteaux tiennent, voilà l'épaule et la base de l'arête, je déchuasse en attendans mes compagnons !

Mais que font ils, les minutes passent et je ne les vois pas. Je finis par sortir l'ARVA, 44 m... 46 m ... 44 m Ils n'avancent pas. Ils ont du déchausser  sous la rimaye et monter à pied (crampons piolet) Je les entends... et fini par les voir arriver quelques minutes plus tard...

 

Je m'encorde à eux au milieu ( moi qui déteste être aumilieu, je suis servi !) Etc'est parti, Steph part devant, dans les grosses marches de l'arête, rien de très difficile ! à gauche et à droite, le vide, enfin pas tant que ça, parce que le vide tombe rapidment dans le brouillard !

Sommet, nous nous congratulons et faisons une pause de courte durée, je prends le GPS pour vérifier, nous ne sommes qu'à l'antécîme Est 3882 m, 18 m sous le sommet ! Nous repartons vers le vrai sommet du Palü dans le blanc complet, GPS pour vérifier la direction et c'est reparti,  arête étroite puis plus large et voilà le sommet principal 3900 m. Thé de marche ... isostar... balisto.

 

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Et c'est parti pour la descente. Aucun problème, nous rejoingons l'épaule puis la rimaye ! Il faut rechausser, le vent s'est levé, il se met à neiger, une sorte de grésil  au départ puis des gros flocons, la visibilité est toujours réduite !

 

Comme à mon habitude, je pars derrière, ça permet de mieux distinguer le relief, les autres me servant de poitns de repère ...  Sophie est devant, nous suivons... Elle hésite, je suis sur de notre position nous vérifions au GPS où nous nous situons par rapport à l'aller... No problem... à part ce jour blanc qui nous empêche de bien distinguer la pente et de bien profiter de cette descente.  Je finis par passer devant... Et quand on est devant, c'est chasse neige obligatoire (ou presque)  pour absorber les ruptures de pentes en ne pas se faire surprendre ...  J'essaie d'enchainer quelques virages. Et pour l'entrée entre les séracs, c'est encore bibi qui s'y colle. Avec mon fidèle GPS, nous retrouvons notre chemin  comme le petit poucet avec ses cailloux !  Nous poursuivons dans les pentes, skions un peu quand la visibilité s'améliore et trouvons le matos, toujours au GPS.

 

Objectif suivant : rejoindre la cabane de Boval

Nous repartons, chargés comme des mules ! Je pars devant sur le grand glacier. au loin j'apperçois des skieurs. mon objectif, les reoindre, ils nous serviront de point de repère. Je file, et quand je me retourne, je vois qu loin que Sophie est tombé et que Steph est à son chevet. Elle est tankée comme une voiture du Paris Dakar sur une dune Marocaine. Steph, en Chevalier Servant, aide sa belle à se relever, usant de sa puissance et de ses connaissances en "manut" pour relever la belle !

Quand elle arrivera à moi, Sophie trouvera une bonne excuse : la fix serat mal reglée compte tenu du poids de son sac ! ( sans regler la fix, elle poursuivra le raid sans problème...)

 

Passage un peu crevassé, jonction entre deux glaciers (Vadret Pers et Morteratsch) Il faut repeauter pour gagner le refuge de Boval. Nous rencontrons un groupe anglophone (Ecossais Anglais et Americains qui viennent de buter dans la montée à Marco e Rosa) et partons juste derrière eux pour Boval !

Je file devant. je remonte la morraine et dans la descente un peu raide sur l'autre versant, je me prends une gamelle monstrueuse ! pile en face du refuge, que faire, rebasculer de l'autre coté de a morraine, me changer et repartir au refuge pour arriver incognito, mettre un loup, baisser les yeux lors de mon arrivée et essayer d'éviter lazzis et colibets .... J'opte pour cette dernière solution et les Britishs ont la politesse de ne pas hurler de rire en me voyant arriver. Steph et Sophie, par chance n'ont rien vu de mon exploit (ils étaient encore de l'autre coté de la morraine et la descendent prudemment... )  Le soleil est couché. Dans le refuge, nous retrouvons également 8 membres du CAF de Marseilles qui effectuenr également un raid en Bernina. Marseillais et écossais ont tenté de remonter le glacier de Morteratsch, mais les conditions n'étaient pas idéales avec la neige, ils ont du stopper à 3300 m environ et n'ont pas pu atteindre le refuge Marco e Rosa.

 

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Nous décidons de changer de programme et de traverser vers la cabane Coaz le lendemain en passant par le Piz Tschierva .

Steph a quelques soucis avec sa chaussures de ski. Il répare le tout à coup de piolet et de scotch Américain ! Ils sont forts, ces américains !

 

 

 

 

 

 

 

 

Raid à ski en Bernina 2011

 

Les liens au jour le jour

 

J1 : But au Munt Pers


J2 Piz Palü

cabane Diavolezza - cabane de Boval

 

J3 Piz Tschierva 

cabane de Boval - cabane Coaz

 

J4 Il Chaputschin

 

J5 Fuorcla da la Sella

cabane Coaz - refuge Marco e Rosa

 

J6 terrasses de Bellavista

refuge Marco e Rosa - refuge Marinelli

 

J7 Passo di Sasso Rosso

Refuge Marinelli - Alp Grüm

Ski de rando : Rosablanche 3336 m

Apoutsiak — Ski de randonnéealpinismeLouisfamilleValaisLes 100 plus belles

Rosablanche 3336 m

Traversée Verbier - Col des Gentianes - Siviez

 

 

 

 

 

Topo

 

Rejoindre le col des gentianes depuis Siviez ou Verbier en téléphérique

 

Du col des gentianes 2894 m - suivre la piste de ski qui part à l'Est et descendre dans le vallon de la Chaux.

Mettre les peaux pour remonter par la glacier de la Chaux au col de la Chaux 2940 m

Du col, dépeauter et rejoindre le lac du Petit Mont Fort en longeant le vallon à droite (quelques passages à plat !) 2750 m

Remettre les peaux  et contourner la tête de Momin pour rejoindre le col de Momin (3015 m)

 

REjoindre le glacier du Grand Desert (direction Est, légère descente sans dépeauter)  et remonter le glacier (crevasses) pour rejoindre l'arête Nord Est de la Rosablanche puis direction le sommet. On déchausse à quelques mètres de celui-ci !P1010091-2

 

Descente

Sur Siviez (Super Nendaz)

Descendre le galcier du Grand Desert rive droite

rejoindre les Grans Plans

Plan de la Gouille

La Chaux

Rive droite du lac de Cleuson

Traverser alors sous le barage et par un sentier rejoindre les pistes de nendaz et Siviez

 

Pour la Rosablanche depuis Siviez en aller retour c'est ici !

 

Récit

 

Ce matin là, je me suis réveillé sans réelle motivation. Sandrine me dit : " il fait beau, tu devrais aller faire la Rosablanche !" Comme c'est mignon ... Effectivement il fait grand beau. Agathe et Louis ne sont pas tellement motivé, je finis par décider Louis. Nous patons tous pour Siviez. Sandrine emmenne les filles en luge vers le lac de Cleuson alors que nous prenons le télésiège. Il fait beau, mais bigrement froid... Je gèle sur mon siège. Arrivé au téléphérique des gentianes, hésitation, un panneau indique "hors pistes fermés "! Nous verrons bien. Dans la benne 115 Sardines se font balancer d'un poteau à l'autre. Mais comme on est serré on amême pas besoin de se tenir, personne ne bouge ! D'où l'importance de bien remplir la benne !

Sortie de la cohue, nous nous retroubvons au col des gentianes. J'aide Louis a chausser. Oui, les Silvretta easy go, ne sont pas facile à mettre pour un enfant ! Et c'est parti pour une courte descente sur piste. Au départ bonne neige, puis quelques zones légèrement verglacées. Autour, c'est rempli de poudre... A suivre. Nous quittons la piste pour une traversée, l'itinéraire est tracé ! On peaute, J'équipe Louis qui part devant. Je le suis. La montée se passe relativement bien, il déchausse lors de manoeuvres hasardeuses, et je dois m'y coller pour remettre sa cahussure dans sa fix, tout ça dans la bonhumeur , sous le soleil et dans le froid. Arrivé au col, je m'occuppe de dépeauter, il monte un peu à droite du col en m'attendant. Le Rosablanche parrait hyper loin... Elle l'est ! Départ un peu raide mais sans problème. La poudreuse est exquise !  Nous prenons notre temps. Louis est content. Tout se passe bien. Il y a quelques passages à plat qui nécessitent de pousser sur les bâtons mais bon. nous atteignons le bas, il faut repeauter. Un sympathique randonneur en solo nous rattrappe. C'est reparti. Le paysage est magnifique : Grand Combin - Mont Blanc avec l'aiguille du chardonnet comme porte drapeau.

 

La montée devient plus raide, je retrace quelques virages plus doux pour mon chachou ! Le col de la Chaux est en vu avec son pique nique annoncé !

Louis est ravi ! Nous dévorons, il fait un peu froid mais ce coup ci la Rosablanche est en vue. Il faut monter un peu à droite du col avant de redescendre sur le glacier du Grand Désert. La fin va être longue. Nous papottons, chantons et discutons Record (et oui, la Rosablanche est plus haute que la pointe de la Réchasse ! )

 Petit coup de fil à Sandrine pour lui dire que nous serons en retard. Nous croisons un skieur qui descend enchainant les virages dans 40 cm de poudreuse ! Ca donne envie. Je retrace tout le haut pour louis, la trace est trop raide. Y en qui aime  tracer tout debout sur les cales de montées ! Ca m'occuppe ! Nous déchaussons et nous encordons. La fin  est facile mais avec un peu de gaz, louis est impressionné mais ça passe. Et voilà la fameuse Croix et le sommet ! Vue impériale sur la Dent Blanche, Le Cervin et la Dent d'Herens... un petit gout d'été dernier sur ces sommets !

 

Photos - vidéo et nous attaquons la descente.

Moi style petis virages, louis style tout droit dré dansle pentu ! Bonne ambiance. Le glacier est parfois plat, il faut pousser. Louis me gratifie d'une chute après avoir pris de l'éléan... au pied d'une remontée ! Il est blanc  de neige mais heureux.  Ca skie bien, nous sommes seuls. Les descentent succèdent aux plats. Il y a de plus en plus de traces ( et oui,il y a pleins de hors pistes qui descendent du Mont Fort !)

 

Nous rejoignons la prise d'eau au dessus du barage de Cleuson. Je file à vive allure et au sortir d'un virage 2 mètres de vide sous mes skis. Un trou !  Comme dans un bande dessinée je reste deux secondes en l'air avant de m'écraser comme une m.....

Je braille à Louis de s'arrêter avant le trou.Il s'execute.

En fait il s'agit d'une porte de la prise d'eau et je suis passé droit au dessus.

J'ai mal au pied et au bras mais rien de grave. J'aide Louis à mieux passer l'obstacle. sur le coté, c'est moins haut!

 

nous poursuivons le long du barage de Cleuson. Je reste devant pour réfrner les ardeurs de map progénitures. C'est un peu verglacé et je ne veux pas qu'il fasse le grand saut. Tout se passe bien. Sur le plat et le faux plat montant nous utilisons la métohde que nous employons depuis une heure dans ces conditions : nous nous encordons et je le tire tandis qu'il pour sur ses bâtons. Ca le fatigue moins.  Barage de Cleuson. Descente  par la route, un tunnel. Tracversée un peu dure vers les pistes de Nendaz. Et ski jusqu'à Siviez. Nous chopperons la navette de 17 h 30 pour rentrer à l'appart impecc

 

Une de mes plus belles journée de montagne !

 

Photos :

 

 

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Départ du col des Gentianes

 

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La Rosablanche est bien loin !

Col de la Chaux

 

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La Rosablanche et le col de Momin

 

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Le Grand Combin

 

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Sur un replat en descendant du col de la Chaux

 

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Lenticullaire sur le Grand Combin

 

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Le col de la Chaux versant Sud

 

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Panoramique Grand Combin

 

P1010118

En remontant vers le col de Momin

 

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Col de momin

sourire en vue de pique-nique

 

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Le glacier du Désert et la Rosablanche

 

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Sur la fin...

 

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Sous le sommet

 

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Dent Blanche

 

 

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Cervin et Dent d'Herens

 

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Grand combin et Combin de Corbassière

 

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Fiers !

 

P1010150Louis au sommet !

Alpinisme : Lagginhorn - 4010 m

Apoutsiak — alpinisme4000EnguerranLes 100 plus bellesValais

Nos projets étaient plus ambitieux, mais les conditions et la météo de la semaine nous ont fait revoir notre copie, tout s'est terminé sur le lagginhorn avec une magnifique descente en Monster Trotti à la fin (trotineherbe )

 

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Topo

 

Depuis Saas Grund, rejoindre Kreutzboden 2397 m en téléphérique (ou à pied si c'est fermé)

De là, remonter soit le sentier soit la piste qui mène à la WeismiesHütte 2726 m

 

De la Weismieshütte, rejoindre la pise qui par vers vers le Nord au dessus du refuge pour atteindre le torrent, de là rejoindre la morraine du Lagginhorn gletscher puis prendre pied sur le "résidu" de celui ci. Le remonter  en arc de cercle vers la droite et rejoindre l'arête vers 3400 m . On remonte alors l'arête par le fil ou par son versant Sud (plus technique et plus esthétique par le fil) plus facile en général par le versant sud. Une dale couchée en II obligatoire ! On rejoint une pente de neige à proximité du sommet.

 

Descente par le même itinéraire.

 

Carto Fichier GPS

 

Lagginhorn Fichier GPS au format GPX

 


 

Récit

 

J'avais des projets ambitieux ! Je voulais faire la traversée Lauteraarhorn Schreckhorn, les 2 4000 les moins connus des alpes ! Course engagée, le refuge est à 6 -7 heures de marche de Grindelwald et nous comptions bivouaquer ! La météo étant moyenne et la course enneigée, Enguerran me proposa de faire la Kuffner, et il ne fallait pas longtemps pour me faire changer d'avis. Les jours passsaient et avec eux les précipitations augmentaient, je connaissais les affres d'une attente au realis à 4000 en automne. Peur du froid et du but, beaucoup de neige tombée, je proposais le Lagginhorn, 4000 "facile" qui avec de la neige devait juste nous opposer quelques résistances.

 

Je retrouvais Engue à Martigny et nous faisons la route vers Saas Grund.

 

De là, téléphérique vers Kreutzboden et zou en route pour le refuge. Une petite heure et nous voilà sur place. C'est un peu court et nous décidons de poursuivre pour voir la tête de la suite.  Nous partons sans bouffe, sans eau et sans matos... et c'est parti dans la bonne ambiance.

Assez rapidement, j'ai faim. Et quand j'ai faim, je n'avance plu... Enguerran me fait une théorie fumeuse sur l'efficacité du rendement en lipide. Mais je connais ma bioch. En absence de glucides le cycle de Krebs s'arrête laissant place à l'Hélice de Lynen, qui permet de pompersur les lipides certe, mais avec des effets secondaires et un mauvais rendement ! Effets secondaires : étourdissement, troubles nerveux ....

Le drâme guette. Nous avons passé la morraine raide et enneigée. Au loin Enguerran file, je compte ses pas : il en fait 2 quand j'en fais un , et vu que je marche dans ses traces, je ne me peux pas compter sur la taille de mes pas pour limiter la casse !  Il file comme le vent. Au départ j'envisageais presque d'aller au sommet à l'arrache, un joli hod up. Mais là, mon estomac crie famine, c'est insupportable. Nous poursuivons sur le glacier. Quand Enguerran se retourne je croise mes bâtons au dessus de ma tête, signe de mon abdication ressemblant terriblement à Napoléon à Fontainebleau. Fin de règne difficile, direction sainte Hélène et son climat hostile !

Pour moi point de Sainte Hélène mais un retour relativement rapide au refuge, havre de paix. Gouter (J'ai dévoré, bien entendu) puis, le bide bien rempli je me suis étalé sur une couche pour dormir. 18 h 15, réveil pour préparer le repas (et oui, je ne suis qu'un ventre). Saucisses lentilles et autres victuailles sont vites ingurgitées ! Nous nous lançons dans un feux qui nous réchauffe puis au lit pour une bonne nuit, réveil à 5 h 30.

 

Bonne nuit réparatrice. Je finis enfin par me caler le bide au petit déjeuner ! Vers 6 h 10 nous sommes sur le départ. Nous rejoingnons, la morraine, le glacier où nous nous encordons devant un magistral lever de soleil ! Puis nous remontons jusqu'à l'arête où nous laissons les bâtons. L'arête est en rocher correct et Enguerran a décidé de passer par le fil alors que souvent en contrebas, c'est plus facile. Je bataille dure sur les dales aux fines fissures et aux grâtons lichenés. Devant il galope. Pour définiri Enguerran, je dirais que c'est une sorte de Jeff, qui lui même est un sournoi croismeent de Burgener et de Khomeiny, le sourire en plus ! Rencontré sur les pentes du couloir Piaget aux Agneaux nous avions gravi la Verte 2 jours plus tard par le Whymper. Bref, c'est un chic type qui ne recherche jamais la facilité. Et moi , au bout de la corde, j'en chie alors que si j'étais devant, je m'assurerais tranquillement qu'il n'y a pas de passages plus aisé à proximité avant de me lancer... ( et il y en aurait, j'en ai vu...)

Ainsi, je grimpe, enfin quand je dis je grimpe on pourrait parler de reptation, j'essaie de faire bonne figure dans ces passages que Engue survole. C'est là toute la différence entre quelqu'un qui va passer l'aspi et le commun des mortels, je fais parti de cette deuxième catégorie  !

 

Vers 3700, la neige se fait plus abondantes et nous mettons les crampons et sortons le piolet. Cette aprtie est plus roulante, nous débouchons sur une pente de neige et de là le sommet. Panorama magnifique ! et Vent frais !

Courte pause, photo, eau, bouffe (et oui, encore)

Et nous attaquons la descente. Je suis devant et JE choisi l'itinarire, et comme par hasard, c'est beaucoup plus aisé (pas eu à poser un friend moi !)  Le climat est tendu, il y a l'adepte du sans crampon et l'autre ( je suis ce dernier) La discussion s'envenime. Je finis pas céder. Les semelles vibram glissent sur le rocher, elles doivent être gelées dessous c'est pas possible. La descente se poursuit, beausoup plsu en face Sud que la montée et beaucoup plus facile, fini les grâtons , les fissures fuyantes, les prises absentes, je choisi des rocs en béquets aiguisés pour les prises de main et des marches d'escaliers pour les pieds... Et ça descend. Même si je regrette mes crampons habitués au terrain mixte ! Passage de II sur la dalle couche rayée de fissure (comme sur le topo) et il n'y en a qu'une et pas 3 ou 4 comme nous avons fait à la montée. Voilà les bâtons  la descente se poursuit. Sur le glacier nous décordons et filons vers le refuge pour un casse croute rapide. Avant de redescenre au téléphérique.

 

Là, nous louons des monster Trotti ( J'en avais fait avec Agathe au Ballon d'Alsace ils appelaient ça de la trotineherbe, mais c'était dans les Vosges ici on est dans les Alpes sous les 4000, donc se sont des Trotinettes monstres !)

Descente d'Anthologie vers la vallée sur ces VTT à grosses roues avec les sacs sur le dos. En moins d'une demi heure, nous sommes à Saas Grund et après avoir bien batailler avec la machine à paiement du parking nous rentrons chez nous.

 

Merci Engue pour ces deux belles journées

 

Voir son récit ici !

 

Photo

 

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Depuis Kreuzboden : la Weismieshutte, le Fletschhorn et le Lagginhorn

 

 

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La Weismies hütte

 

 

http://img.over-blog.com/500x331/0/54/84/94/Debut-2010/Fin-2010/DSC08783.JPGApoutsiak au départ !

 

 

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La Weissmieshütte

 

 

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Coucher de soelil sur le Strahlhorn et l'Allalinhorn

 

 

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Fletschhorn et Lagginhorn au coucher du soleil

 

 

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Lever de soleil sur les Monts Roses, le Strahlhorn, le Rimpfischhorn et l'Allalinhorn

 

 

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La Face Nord Est de la Lenzpitze... miam !

 

 

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Le Taschhorn

 

 

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Dom des Mischhabel, Lentzpitze et Nadelhorn

 

 

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Au loin le Rimpfishhorn si cher à Sophie

 

 

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Dom, Lentzpitze et Nadelhorn

 

http://img.over-blog.com/500x331/0/54/84/94/Debut-2010/Fin-2010/DSC08818.JPGOn attend le lever du soleil...

 

 

http://img.over-blog.com/500x331/0/54/84/94/Debut-2010/Fin-2010/DSC08824.JPGDans les dalles en II... peut être en III...

 

 

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Ca grimpe, Enguerran suit l'arête

 

 

http://img.over-blog.com/500x331/0/54/84/94/Debut-2010/Fin-2010/DSC08819.JPGDevant les 4000 de Saas Fee

 

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L'arête et la dalle en II

 

 

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Depuis le haut

 

 

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Enguerran, toujours sur le fil

 

 

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Neige

 

 

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Sommet

 

 

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Le Weissmies tout proche

 

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Un joli but : il y a 3 ans, je m'étais arrêté sur l'antécîme à gauche du Weissmies, 50 m sous le sommet du Weissmies, la pente finale ne m'avait pas inspirée...

 

 

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Le sommet tout proche

 

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Enguerran, toujours sur le fil...

 

 

 

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A la montée, on a pris tout droit (là et au dessus !)

 

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devant les 4000 de Saas Fee

 

 

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Sous le refuge, dame Marmotte

 

 

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Et c'est parti pour les Monster Trotti !

 

 

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Enguerran

 

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A fond !

 


 

Vidéo

 

 

23 heures pour la Dent du Géant !

Apoutsiak — alpinismeMassif du Mont Blanc4000Les 100 plus belles

 ou : ne jamais emmener un BE d'escalade en alpi !

 

Mon partenaire de cordée C2C, Sébastien avait eu un souci, il s'était casé la cheville en faisant de l'escalade la veille, je me retrouvais sans partenaire pour cette dernière sortie de cette semaine chamoniarde, nous avions enchainé le Tour Noir et le Chardonnet par l'arête Forbes avec Philippe en 3 jours, j'avais profité de ma journée de repos pour randonner du coté du Brévent et trouver un partenaire de cordée à l'OHM.

Sur un cahier, j'avais donc laissé mes coordonnées, et tout avait fonctionné, au téléphone je voyais qu'il avait plus d'experience que moi (une grosse experience même) ayant gravi nombres de voies coté D à TD dans le massif, il m'annonçait la venue d'un troisième homme qu'il connaissait. rendez vous etait pris dans la soirée pour préparer la course du lendemain : la Dent du Géant !

 

Je les retrouve au camping et nous discutons et préparons la course en buvant l'apéro, Gilles fait les présentations, le 3ème homme, est un homonyme : Guillaume lui aussi, pas toujours pratique pour les manoeuvres de corde, mais facile à retenir !

 

Le matos est prêt, nous prendrons la première benne à cham demain !

 

Le lendemain matin, je me lève à 5 h 30 pour être à l'heure, il faut faire bonne figure, la benne est à 6 h 30 Je retrouve mes compagnons et nous grimpons dans l'une des premières bennes, tout va bien ! Arrivée à l'aiguille du midi, vers 7 heures, nous nous rendons compte que la première benne pour l'Helbronner est à 8 h 30 ! Et m.... 1 h 30 à glandouiller devant un magnifique lever de soleil ! je mitraille à fond regarcant les cordées partir vers le Tacul ou l'arête Midi Plan.

 

 

Montagne 5004 Montagne 5000

Profiter du temps à passer à l'aiguille pour mitrailler ...


8 h 30 Traversée du glacier du Géant en téléphérique, féérique et magnifique (sic)! Guillaume m'interroge, il se soucie de mes compétences en escalade et je lui réponds que ça devrait passer, au pire, je tirerais sur la corde ! Et oui, je ne suis pas un grand grimpeur !

Je sens que Guillaume a comme un doute  en ce qui concerne mes compétences, doute que je n'arrive pas à dissiper...

 

Montagne 5011

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Depuis l'Helbronner - repérage de la face Nord de la Tour Ronde


Enfin l'Helbronner, il est déjà 9 heures, nous filons vers le glacier, je mets mes crampons et Gilles peste, il a pris les crampons de sa femme, qui ne peuvent se regler sans tournevis, il retourne à la gare de téléphérique se faire dépanner...

10 heures, ça y est on marche, le départ est cool, ça descend, je descends d'un bon pas le glacier et Guillaume, tel une fusée me dépasse et me largue. "Puré j'ai pas la caisse !" J'en ai peut être trop fait depuis le début de la semaine ... Après la descente vient le plat et la remontée, je le rattrape, tel le capitaine Haddock il est parti un peu vite...

 

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Guillaume au départ - au milieu : Je me suis fait largué - A droite : la Dent du Géant avec le fin couloir de neige


Nous nous encordons et remontons le couloir neigeux sans trop de problème avant d'opérer une pause alimentaire au sommet de celui ci (bien avant la bien nommée salle à manger )

Motivé Guillaume décide de passer en tête il tient à inaugurer son tout récent Brevet d'escalade et à nous montrer son savoir faire ! Piètre grimpeur je le laisse faire, moi, j'adore grimper en second !


Et là, il faut savoir qu'à posteriori, j'ai pu apprecier le concept de dilatation de l'espace temps, car il devait être vers 11 heures à la pause et que nous avons du arriver vers 16 heures à la salle à manger soit 4 ou 5 heures pour gravir un truc qui en temps normal ne prend qu'une heure...

L'explication, il n'y en a pas vraiment, mis à part que notre BE d'escalade, désireux d'appliquer à la lettre son art, prenait un malin plaisir à pauser friends sangles et coinceurs partout , même dans des passages de II, réalisant des relais là où chacun grimpe en corde tendue. Et oui, on a grimpé en toute sécurité mais à quel prix ?

En plus des relais longs à réaliser et bien sûr longs à enlever (pour ceux qui l'ignorent les difficultés sur la Dent du Géant se situent dans la partie supérieure après la salle à manger et non là, nous avons un peu merdouillé l'itinéraire, chacun faisant confiance à l'autre pour emmener le topo, celui ci etait resté à Cham... !

Sur la fin, au lieu de prendre à droite par des rochers faciles nous avosn réussi à gravir des petites goulottes de glace pour rejoindre notre Nirvana, la salle à manger. 16 heures !

 

Montagne 5020Avant la salle à manger, on s'est un peu fourvoyé à gauche...

 

Que faire, Guillaume propose de redescendre dormir aux cosmiques pour faire le Mont blanc par les 3 Monts demain, je propose de poursuivre et de bivouaquer à l'arrache soit à la salle à manger soit à Torino au refuge, mais il ne faut pas trop rêver l'heure avancée ne laisse que peu d'espoir de trouver un toît pour la nuit si on passe par le sommet ! Ma solution l'emporte nous irons au sommet. Il y al à plein de cordées à la descente et je quête pour avoir de la nourriture (et oui, je suis parti ligth : 3 barres et 1 litre d'eau pour la journée... nous avions prévu de la faire à la journée cette Dent !) je récupère un saucisson un vilain bout de pain et 4 gateaux secs concassés qui ont sans doute plusieurs 4000 à leur actif !. Nous chaussons les chaussons et c'est parti pour l'escalade, la vraie, sur le bon vieux granit de chamonix.


En fait  quand je dis c'est parti, nous avons encore attendu une bonen heure et demie car à 16 heures lorsque vous montez pour la Dent du Géant vous croisez les cordées qui en descendent ! Bref,  après avoir vu des dizaines de personne descendre en rappel, un Italien se gauffer en pendule dans ce même rappel en enportant un bloc de 200 kg dans le vide (c'est dommage, ce bloc etait bien utile pour l'accès à la voie en remontant délicatement il y serait sans doute encore rester...) Bref nous partons entre deux cordées. Guillaume est toujours devant, et c'est long. Il équipe école : 1 poitn tout les 2 mètres, il ne va pas prendre de gros vol aujourd'hui. Je réussi à convaincre Gilles de passer devant, pour avancer ! Tout de suite, ça va mieux, et nous arrivons au pied des dalles Burgener, magnifique !

L'escalade est superbe, et je m'évertue à ne pas toucher la corde (dans le Vallot, pour la difficulté ils mettent : cotation D sans la Corde, AD en l'utilisant !) Derrière moi, Guillaume monte en tirant sur la corde et soufflant comme un boeuf (il fait préciser que sur la Dent du Géant, les Italiens ont installés une grosse corde qui permet à l'alpiniste qui le désire ou un peu "taquet" de se tirer dessus, révélant un éthique assez peu moderne de la montagne) , tandis que, une fois n'est pas coutûme, je virvolte sur le granit Chamoniard (enfin, je virvolte dans mon souvenir, je ne m'étais sans doute pas départi de ma technique : " t'es grand et t'as des grands bras, profites en !"

Montagne 5023

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Les Dales - plaques Brugener, Gilles passe devant

 

 

 

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Miam miam le bon granit bien solide

 

 

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Apoutsiak au relais - à droite, le Mont Blanc


Au relais nous dicutons, et je me rends compte que son experience Haute montagne se limite au Mont Blanc, par les 3 Monts ! Il  me fait par de ses craintes d'un orage, me montrant les gentils cumulus qui bourgeonnent au loin. Tout s'eclair dans mon esprit, la technique de grimpe, les relais, les protections rapprochées, le départ à fond le matin. Nous poursuivons, Guillaume nous enjoint à utiliser la corde pour aller plus vite , ce que nous évitons de faire, afin de conserver la pureté de l'escalade. Les injonctions se font plus vives, proportionnelle à ses craintes d'un hypothétique orage dont les prémices ne m'ont en aucun cas paru imminent,  je finis par m'executer à quelques mètres du premier sommet. De là quelques mètres nous séparent du second, mes deux partenaires ne veulent pas aller jusque là, dommage, d'autant plus que de toute façon on est dans les choux  point de vue timing, on n'est plus à 10 minutes prêt, il faudra bivouaquer, mais devant l'écrasante majorité, je m'incline ! Nous ne verrons  pas la vierge (ou de loin !) !

 

Montagne 5031 Montagne 5032 Montagne 5033

 

Au sommet, devant la Vierge, à droite, ve plongeante sur les arêtes de Rochefort

 

18 h Pour le retour il faut préciser un détail, Gilles s'est trompé, il n'a pris qu'une corde de 30 mètres ! Et pour des rappels, c'est long, très long ! Bref , à la descente comme à la montée, il faut faire des relais partout ! heureusement, la voie en est équipée ! Mais c'est long.

 

A 21 heures, nous sommes à la salle à manger, nous sommes bien seuls depuis longtemps sur la montagne et nous n'avons qu'une frontale pour 3, avec des piles toute relatives

Je propose à mes deux accolyes de dormir là, comme nous en avions convenu, mais nouveau changement de programme , ils veulent redescendre. C'est dommage, il y avait pleins de petis emplacements bien plats. Nous décidons donc de rejoindre Torino à LA frontale.

 

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Ca se couche

 

Montagne 5043Mont Blanc au coucher du soleil


La descente ne se passe pas trop mal, mais à mi chemin, ils décident de s'arrêter au milieu de la paroie. Je leur propose de passer devant avec LA frontale mais rien n'y fait, nous bivouaqueront ! Nous nous abritons sous deux gros rochers, gardants nos casques et nos baudards nous nous assurons et nous installons pour une nuit bien inconfortable. J'aurais pourtant bien continué. 


Il faut ici préciser que qui dit course à la journée, dit bien entendu pas de tente ni duvet, pas de karimat non plu, confort minimal et nuit frisquette assurée.

Et qui dit course à la journée par beau temps dit : une carline, une polaire  et un blouson -> nuit TRES frisquette assurée !

Seul Gilles a une couverture de survie et un sommeil inégalable, il passera une nuit preque correcte, berçant de ses ronflements nos insomnies nocturnes

Au milieu de la nuit dans les vapeurs d'étoiles Guillaume se met à hurler, il a vu un spectre, c'est Gilles qui se levait pour pisser, bonjour le spectre, moi qui était au milieu de ma tranche de sommeil de 20 minutes, c'est râpé !Je dors donc par accout, c'est classique quand on a froid, 20 minutes de somnolence, 20 minutes de réveil. Trouver une position pas trop pire entre deux rochers pointsus, un dans le dos, un sous la cuisse... Petite nuit, froide, sans lune.

 

Vers 2 heures 20, la lune s'est levée et je sens que mes associés sont murs pour repartir, nous siommes tous pétrifiés de froid ! Je leur repropose donc de passer devant avec la frontale pour rejoindre Torino, et le froid a fait son effet, tout le monde pense que c'est la meilleur solution. Nous repartons donc au milieu de la nuit. Je retrouve le haut du couloir sans trop de difficulté (au pris d'un seul petit rappel). Nous décidons d'opérer un grand rappel pour descendre le couloir. Guillaume part le premier et ne nous attend pas quand il est au pied. Je passe le second et Gilles me rejoint. Nous remontons ensemble (juste avec Gilles) vers l'Hellbronner. Nous dépassons Guillaume qui ne souhaite pas qu'on l'attende.  Voilà enfin l'Helbronner, il est 5 heures 30, le jour point. Mais là, c'est le drâme, toute les issues sont cloisonnées, ça n'est pas comme à l'aiguille du Midi, on ne peut pas pénétrer dans la gare de téléphérique et le vent balaye la terrasse...  Nous trouvons une petite cahute où est logée la fraise l'hiver, nous commençons à nous serrer à deux dedans avec Gilles puis nous évacuons la fraise qui prend trop de place (et qui bouge ?) pour dormir du sommeil du juste en attendant l'ouverture des installations. Vers 7 heures 30, la station commence à s'animer et les portes s'ouvrent, Guillaume a préféré glandouiller sur la terrase et au froid plutôt que dormir, nous prenons une collation chaude au bar de la station avant de repndre l'Hellbronner puis le téléphérique de l'aiguille du Midi pour rentrer !

 

Montagne 5044Apoutsiak pas trop frais à 5 h du mat...

 

23 heures pour la Dent du Géant , qui dit mieux ?

 

 

Montagne 5046

Montagne 5050

 

La Dent nous nargue, et Guillaume a l'air plus à l'aise dans le téléphérique que sur la Dent !

 

 

Ascension réalisée en Août 2004 !

Alpinisme - Dent d'Herens - 4171 m

Apoutsiak — alpinisme4000Les 100 plus bellesAnneValais

Encore un hold up estival. Le GPS nous a ramené dans le bon chemin, notre sens de l'orientation a fait le reste. Refuge bondé au départ avec le même objectif que nous, nous fumes les seuls au sommet !

 

P1090600Dent d'Herens face Nord, vue de la Dent Blanche

 

 

 

 

Topo

 

Refuge Aosta

 

La montée est annoncée en 4-5 heures, la descente est longue aussi (c'est plat !) 14 km aller !

 

Du barrage de Place Moulin (1920 m env) suivre la piste qui longe la rive droite du lac des Places de Moulin, rejoindre Par Raye et son refuge (de Praraué (2010 m). Poursuivre le long du torrent Buthier (belles cascades) et passer devant l'arbre Magnfique (plus de500 ans) Vers 2200 m ça monte enfin pour erjoindre une sorte de Delata à 2400 m par des dales équipées (balisage - cairn), balisage, rejoindre le refuge Aosta 2781 m

 

Dent d'Herens


Du refuge , descendre sous le refuge 50 m (sentier) et rejoindr le pied de la morraine. Remonter la morraine (cairns) puis sentier jusqu'au glacier sous la tête de valpelline (3000 m ) chausser les crampons et remonter au mieux le glacier passer sous le Tiefmatenjoch. Sur le glacier des Grandes Murailles, opérer un grand mouvement enveloppant en gros droite gauche en direction de l'épaule de la Dent d'Herens et obliquer vers 3700 m en direction de la petite facette Ouest. Passer la rimaye au mieux et rejoindre à gauche l'éperon rocheux à gauche du couloir (cairn) ( ne pas s'élever dans le couloir) Remonter les pentes de mauvais rocher (très mauvais rocher) et rejoindre l'arête Ouest. De là par la pente de neige puis du rocher de bonne qualité (équipé de broches scellées tous les 20 m, rejoindre l'antécîme puis par des rochers aériens mais solides, le sommet. 4171 m

 

Descente


par le même itinéraire, possibilité de faire un rappel dans en haut de la facette en rocher pourri !

 

Topo, carto, fichier GPS


 

 

Dent d'Herens fichier GPS au format GPX

 

Récit

 

Mon frère, Thib, fait de la montagne tous les 4 ans. Et oui, il habite en Guadeloupe, ne passe en France que tous les 2 ans, et ne gravi les cîmes des alpes qu'une fois sur deux...

J'avais un cahier des charges précis : une course technique mais courte et oui, la dernière fois nous avions fait la petite Verte, il voulait rester dans le thème... Et j'avais ce qu'il lui fallait : la Dent d'Herens, technique... mais pas court. Je voulais me faire plaisir...

Thib parraissait un peu inquiet de la durée de la course, mais étant donné que j'étais le chef, il n'avait qu'un avis consultatif et non décisionnel à donner.

Nous récupérions Anne au train au Fayet et l'équipe de 3 partaient à l'assaut de cette géante à cheval entre le valais et le Val d'Aoste.

 

Les virages de la Valpelline avalé ainsi que le pique nique au bord du parking, nous attaquons le long plat le long du lac des Places de Moulin.L'ambiance est bonne, nous regrettons les VTT que j'avais commandé à Thib... trop compliqué. C'est plat, et ça aurait bien roulé !

Bref nous passons par le refuge de Prarayé, puis l'arbre Magnifique, puis les cascades se font admirer. Nous opérons une judicieuse pause, puis repartons. Thib est lopin devant, Anne un peu derrière, et je joue les capitaines Haddock loin derrière (voir Tintin au Tibet). Je les vois gambader loin devant.

Nous parvenons au delta 200 mètres sous le refuge. regroupement général et je repasse devant pour maitriser mes troupes. Quelques pas rocheux avec cable et voilà le refuge avec quatre tête de Maures, j'apprendrais plus tard que le gardien aime la Sardaigne.

 

Thib est heureux ça va être la première fois  qu'il prend la demi pension, ses papilles gustatives sont en émoi... Il bave !

Je monte bouquiner et m'endors j'ai pourtant essayer d'éviter mes impossible de résister. Un guide fort sympatique aide Anne a réparer ses crampons, il nous a donné une belle leçobn d'humanité. Malheureusement, je n'ai pas eu la présence d'esprit de prendre ses coordonnées. Nous discutons et voilà le repas.

 

Thib est pressé de déguster les mets. Et hop, les couverts (en plastique) arrivent... Déception, discussion sur l'écologie, "De la place de l'homme dans cet environement", du coût de retraitement des déchets...  Puis le repas, Anne râle de l'absence de rabe et des portions congrues. Thib lance "c'est comme à la cantine !" Bref, tournée de déception générale ! Et zou, les assietes à la poubelle et les alpinistes au lit.

 

Le lendemain matin, lever 3 heures. Déjeuner aux biscottes (pas de pain) mes deux accolytes font une mine déconfite, près rapidement je les attends dehors. Je ne sais pas ce qu'ils font, une à une, les cordées partent. Même la gardienen qui me dit, vous ferez attention aux chiens , qu'ils ne sortent pas, sinon, ils vont nous suivre. bref, nous sommes les derniers  à quiter le refuge vers 4 h-10. Nous descendons vers la morraine et rattrapons rapidement une cordée anglophone, vue leur technique, ils n'iront pas en haut, le guide les promène, me dis je ! Morraine, sans doute un peu trop à fond, nous rattrapons les autres cordéees qu glacier. Crampons corde casque piolet, c'est parti, en file indienne, toutes les cordées. Un peu lente à mon goût, je décide de dépasser, mes dans les lacets, ma manoeuvre n'est pas très adroite et les cordées se chevauchennt, il n'y a que peu d'espace entre deux pour passer ( je m'excuse auprès des autrescordées, à postériori, pour mes manoeuvres pas forcement judicieuses...) Un replat, une cordée part vers la voie normale, les autres vers le Tiefmattenjoch, j'ai décidé de me contenter de la voie normale, le ciel est bouché il y a pas mal de vent et l'arête risque d'être inconfortable. Ma décision sera la bonne, 30 minutes plus tard, les cordées redescendront du col pour nous suivre, trop de vent sur l'arête Ouest.

Gros coup de barre pour moi, je décide de laisser Anne devant (parti trop rapidement sans doute dans la morraine puis sur le glacier...) Le brouillard nous englobe, jour blanc, avec à voir, la trace et Thib devant moi. Pause vers 3800 m et scrutage de GPS, Oh, mais nous ne sommes pas au bon endroit, nous sommes en direction de l'épaule !

 

Nous quittons la trace au GPS en direction de la base de la facette ouest. Le GPS indique notre position, je guide Anne poursuivre la trace qui me semble opportune, elle répond au doigt et à l'oeil...

Sous la rimaye, je décide de passer à droite, un passage me semble solide. Anne toujours devant, s'execute, ça tient, une langue de neige joint les deux lèvres. Puis il faut traverser tout à gauche au dessus de la rimaye. Thib peine par moment, la pente est un peu raide, nous sortons sur une arête secondaire. Anne poursuit devant en trouvant un itinéraire correcte dans du rocher super pourri. qulques cairns jalonnent l'itinéraire en dale et vires éboulités. Peu agréable. Thib est un peu fatiqué. Nous finissons par monter trop haut. Je vois Anne qui s'échine dans un passage improtégeable.. Je fais redescendre tout le monde et trouve une vire qui nous ramène sur l'arête Ouest. Thib décide de jeter l'éponge et de nous attendre. Je lui conseille de se construire un muret en pierre pour se protéger du vent. Nous filons, dans le brouillard vers le sommet, laissant le fréro dans le froid ! Le rocher devient réellement agréable à gravir et bien protégeable. Je suis repassé devant et je profite enfin de l'escalade. Anne suit sans problème. Je reperds parfois l'itinéraire aux traces de crampons laissés sur les rochers. Un passage aérien, il était mentionné sur le topo et voilà l'antécîme. Rien de très difficile, juste rester un peu concentré sur la fin de l'arête assez aérienne. D'un coup, la pente redescends, le GPS inidque le sommet à moins de 10 mètres. Nous y sommes ! Dans le brouillard !

 

Devant nous devrait se dresser le fier Cervin et son arête du Lion, mais là, rien, tout est blanc. Ni l'Obergabelhorn, ni la Tête Blanche, ne reste qu'Anne et moi sur ces morceaux de caillou. nous sommes heureux mais, il faudra revenir, pour la vue !

 

Nous faisons rapidement demi tour, afin que Thib n'attende pas trop La désescalade est relativement facile. Je l'appelle, il me répond, nous finissons par nous repérer visuellement 100 m au dessus de lui. Il a eu froid mais ça va, pour se maintenir en vie il a fini la boite de Bastogne sur laquelle je lorgnais, le chien ! Nous repartons vers la facette. et on organise un rappel pour démarrer la descente (thib aime les rappels, ça lui fera plaisir...) Et hip, nous filons un peu au GPS vers le bas de la pente pourrie. Quelques rochers dégringolent en dépit de nos précautions. Passage au dessus de la rimaye sans problème et nous décidons de suivre les traces directes qui passent dans les crevasses au lieu de remonter pour les éviter. Et ça passe, 1/2 heure de gagner ! Nous voilà presque sortis du glacier. La morraine, un peu de ramasse et voilà le refuge.

Nous buvons un coup et c'est parti pour la looooonnnngue descente. Le lac fut  bien long, nous en sommes même venus à calculer le nombre de jour necessaire à son remplissage pour passer le temps, et on est arrivé à un chiffre improbable !

 

Et le lac s'est terminé et le parking est arrivé ouf, juste à rentrer à la maison !

 

Merci et bravo à Thib et Anne !

 

Photos

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Anne et Thib au départ

 

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Vaches à la plage !

 

 

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Thib à la pause

 

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Le refuge Aosta, bon accueil

 

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Le matin sur le glacier, départ un peu rapide de ma part...

 

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La plupart des cordées à l'attaque du Tiefmattenjoch

 

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Sortie du glacier sous la facette Ouest

 

 

P1090502A l'approche du sommet - pas le grand beau

 

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Petite mine au sommet ! et nuages !

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Anne dans le dédale

 

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Thib, position peu accadémique, Anne veille !

 

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Sur le glcier, satisfait

 

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Machoires mangeuses d'hommes

 

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Le drapeau de la Sardaine à têtes de Maure flotte

 

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Thib

 

 

P1090522Anne

 

 

 

 

 

 

 

 

Vidéo

 

Alpinisme - Dent Blanche - 4357 m

Apoutsiak — alpinisme4000Les 100 plus bellesAnneThibaultValais

Pour une belle course, ce fut une belle course... J'avais estimé nos chances d'échec, la veille, à 98 % (avec la météo déplorable que nous avions eu le samedi) , nous avons tapé dans les 2 % restant !

 

 

 

 

 

P1090605Cervin et Dent d'Herens

 

Topo

 

AD IV (escalade III ou IV)

 

Refuge de la Dent Blanche

 

Depuis le parking de Ferpècle 2828 m, prendre la route de gauche et la quiter un peu plus hazut, panneau, un sentier monte dans la forêt. Suivre alors le sentier qui monte en direction Est (raide, régulier efficace et permet d'atteindre l'alpage de Bricola (2415 m) De là, poursuivre Sud Ouest le long du ruisseau de Bricola pour rejoindre la morraine droite du glacier des Manzettes (sentier) Traverser sous le glacier (cairns et poteaux indicatifs) puis remonter les dales (ou névés) cairn pour rejoindre le Roc Noir (3105 m). De là par des éboulis (cairns) et une pente finale en neige on rejoint le refuge de la Dent Blanche (3507 m)

 

Dent Blanche

 

 

Du refuge, partir derrière celui ci et suivre les cairns (pas toujours évident) qui mènent aux pentes de neige de là Wandfluelücke, rejoindre la base de l'arête Sud en rocher facile  et la suivre jusqu'à un petit collet en neige 3887 m

Contourner versant Ferpècle le petit sommet 3907 sur la CNS et rejoindre la base du Grand gendarme 4097 m. Ce gendarme se contourne par la gauche, rejoindre un couloir (goulotte facile) et le remonter (broches scellées) puis escalade pour rejoindre l'arête.

Le second gendarme se contourne par la droite à flanc puis sur l'arête secondaire. On peut passer directement par son sommet, mais c'est plus long)

Le troisième gendarme se contourne par la gauche : traversée un  peu expo (à protéger quelques spits) puis belle escalade directe derrière le gendarme.

La suite est plus aisée : une succession de passages rocheux et de pentes de neige jusqu'au sommet. 4357 m

 

Descente

 

 

Par le même itinéraire : rappels conseillés pour le troisième gendarme et le Grand Gendarme.

Possibilité d'en faire sur le second gendarme, mais plus rapide de redescendre versant Est à pied !

 

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L'arête Sud de la Dent Blanche

 

 

carto fichier GPS

 

Dent Blanche - fichier GPS au format GPX

 

 

 

 

 

 

Récit :

 

Dernirèe sortie des vacances, nous quittons Luthézieu avec Anne au petit matin pour rejoindre Ferpècle au fond du val d'Herens en passant par les originales pyramides d'Euseignes !

 

A Ferpècles, il fait un froid de canard, nous pique niquons avant de partir vers midi. Anne a mis les gants, je garde la polaire. Rapidement nous nous élevons, le moral est bon, le sentier dénivèle bien et avec un peu de chance nous ne mettrons pas les 6 heures annoncées par le topo ! Nous rejoingons l'alpage de Bricola, une fine bruine nous y accueille. Une cordée nous rejoint. Il nous annonce qu'il a neigé 15 cm au refuge et que le sommet est compromis (ils ont téléphoné au refuge et interrogé les gens qui descendaient). Mon moral en prend un coup ! se taper 6 heures de montée pour se prendre un but... J'avance avec moins d'entrain. Nous rattrapons un couple, qui nous suit sur la morraine du glacier des Manzettes, la visibilté est réduite, le brouillard nous a englouti ! Dans les cairns, ils disparaissent derrière nous. Nous faisons une courte pause pour mettre nos Goretex, il neigeotte. Passage des dales (je me gauffre sur une zone verglacée) puis névé, heureusement que c'est bien balisé ! puis dernier névé sans visibilité, nous allons des tripoteau à l'autre, ils osnt espacés d'une 30 aine de mettre, c'est, en gros la visibilité. Nous arrivons au pied du refuge sans le savoir, seul l'altimètre m'indique que nous ne sommes pas loin ! Nous grimpons dans les rochers et le voilà, tout est givré et le vent soufle, ambiance hivernale. Nous pénétrons dans le refuge déjà bien plein, où la gardienne autoritaire mais sympatique nous accueille. De toute façon, avec toute la neige tombée, ça sent le but à plein nez, j'exprime mes doutes à Anne et estime nos chances de succès à 2 %. ca tombe bien, on sera plus vite rentré !

 

Soirée bouquinage et étirements. Un excellent repas et au lit !

 

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Réveil 4 heures.

 

Au sortir du refuge, il fait super beau, nous assistons au coucher de lune ! puis, dans le froid et la neige raiche tombée hier, nous progressons dans les rochers. fourvoyages  en suivant une cordée, nosu nous retrouvons sur une dale merdique. Anne la passe magistralement "pourquoi ne passes tu pas par l'écaille ?" je suis tout peneau (aux deux sens du terme). Pente de neige facile pour rejoindre le col, le soleil se lève, les cordées font la pause pour en profiter. Le Cervin et la Dent d'Herens sont magnifiques, le ciel s'embrase ! Nous repartons, nous sommes la 3ème cordée. personne ne speed pour ne pas faire la trace. et on rejoint un deuxième collet après des rochers faciles, nouvelle petite pause. Passage près des corniches, magnifque. Nous approchons du grand gendarme, imposant.Ca bouchonne, nous observons la première cordée qui penne à progresser. L'attente est longue et froide. Puis, c'est un peu la guerre des cordées. Le couloir est parfois occupé par deux cordées en parallèle, je déteste. Je pause régulièrement des points et, pour ne pas perdre de temps, je repère  où la cordée précédante en a mis. Un friends, une sangle. Les relais sont solides. Anne me suit sans problème. Il y a juste surpopulations aux relais et dans la voie. C'est Cosmopolites, des catalans, des Norvégiens, des Suisses (Allemands) des Français...  Dans la guerre de la progresion, nous sommes un peu dépassés, et au sortir du gendarme, 5 cordées nous précèdent. Nous décidons de suivre les Espagnols qui respectent le topo en contournaant le gendarme par la droite dans du mixte facile. Les guides sont sur le second gendarme. ca passe relativement facilement et se protège bien. Le second gendarme est avalé que voilà que ça bouchonne au pied du troisème, et ça bouchonne à fond. La traversée a l'air technique, tout le monde enlève les crampons. Et c'est parti, un friend, une sangle... Relai au pied d'un passage rocheux. J'aide un client à enlever son friend, ça faisait 5 minutes qu'il se battait avec son gants pour le sortir... Je le suis, il peste, bourrinne  et hésite à chaque instant. Je le suis, plutôt à l'aise dans cette escalade bien protégée, il y a quelques spits judicieusement placés. Plaisir de l'escalade. Anne grimpe tranquille, avec le soleil, on se réchauffe un peu. Nous sommes hyper en retard, avec les "bouchons". Je discutte avec un catalan de la course. Il ne reste plus de difficulté. Nous rejoigons le sommet avec une joie et une émotion perceptible, près de 7 heures ont été nécessaire pour y parvenir. Grignotage, photos et départ pour la descente. Nous dépassons rapidement la cordée de suisse Allemand. Et rejoignons les rappels du 3ème gendarme. C'est encore un peu la course, 2 cordées nous précèdent. Je décide de nous décaler à droite. puis pour la traverser vers le second gendarme c'est un peu les cordées imbriquées. Je déteste. On a du y perdre un friend !!!


Pour le second gendarme, je décide d'éviter les rappels et de descendre à pied, à priori, ça doit être plus rapide. Anne execute mes ordre et part à gauche alors que les cordées montent pour les rappels. La descente n'est pas très difficile, et par cette manoeuvre, nous nous retrouvons tout devant. La cliente du guide Français nous rejoint. Le brouillard aussi, le mauvais temps arrive. Rappels du premier gendarme en parrallèle avec le guide et la cliente française Corinne. Bonne ambiance. Nous nous rééquipons et repartons devant. Il n'y a plus de grosse difficulté, mais plein de petites ! C'est assez long, mais on se voit progresser, même si on ne voit pas grand chose. Au col, nous sommes dans le brouillard complet, devant, Ane suit les traces, je contrôle au GPS. Tout va bien. Il neige. Nous remerdouillons au dessus  du refuge en passant par une petite vire expo bien givrée. Nous pénétrons dans le refuge en héros ! 4 heures pour redescendre, nous avons enfin tenu le timing. La gardienne s'inquiete un peu de la situation et des conditions, nous sommes la première cordée à rentrer, il en reste 6 au dessus ( les autres ont rebroussé chemin !) Nous discuttons des conditions dans un anglais approximatif avec des autres cordées qui vont le tenter demain. Un thé de marche  3 gateaux et nous repartons pour la descente dans le mauvais temps. Nous croisons le guide et sa cliente qui arrive quant nous démarrons. Grand mauvais : vent neige et jour blanc. Les poteaux cairns seront bien utile. Je décide d'utiliser les névés au maximum pour de belles parties de ramasse (parfois sur les fesses), avec le gros avanatage de descendre sans trop d'effort. Anne, toujours en forme me suit sans problème. Enfin, nous sommes sous lea couche nuageuse et ça fait du bien d'avoir un peu de visibilité. La suite, c'est à fond ou presque, dans la morraine et sur les sentiers pour rejoindre la voiture vers 19 heure 30 après 2 h 38 de descente ! Le reste est assez long, rentrer à la maison en passant par mes parents...  Trèèèèès long

 

Belle course Merci Anne !

 

Photo

 

P1090543Anne au départ à ferpècle - frais !

 

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Arrivée à l'Alpage de Bricola, on commence à être dans les nuages

 

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Roc Noir - Hivernale au 25 Juillet

 

P1090558Le refuge givré à notre arrivée

 

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Lever de soleil sur la Dent d'Herens

 

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Anne devant le Cervin

 

 

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Monts Roses et Cervin

 

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Breithorn et Cervin (arête de Zmutt)

 

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La Dent d'Herens sur laquelle nous etions il y a 3 jours...

 

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Anne

 

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Cordée - Corniche

 

 

P1090583Cervin

 

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Sous l'imposant premier gendarme

 

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Dans le premier gendarme, le couloir goulotte

 

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Dent d'Herens

 

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Le premier gendarme vu du dessus

 

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traversée du second gendarme par la droite

 

P1090597Traversée du second gendarme directe (ou à droite on voit une cordée)

 

P1090600Dent d'Herens

 

P1090602Fin des difficultés

 

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Cervin et Dent d'Herens

 

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Weisshorn et Zinalrothorn

 

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Le sommet

 

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Au sommet

 


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Anne, rappel du premier gendarme, tiens il y a du brouillard...

 

P1090621Et le mauvais arrive...

 

 

 

 

Dent Blanche 4357 m - Dent d'Herens 4171 m

Apoutsiak — alpinisme

Toutes les photos sont ici

 

 

En attendant la suite ( les récits et les vidéo ...)

La Grande Casse - 3855 m

Apoutsiak — alpinismeVanoiseLes 100 plus bellesSki de randonnéehumeur

Il y a 150 ans, le 8 Aôut 1860 exactement, Etienne Favre, Michel Croz et William Mathews (avec peut être George Bonney , révérent et géologue de la perfie Albion, mais les auteurs n'en sont pas sûrs, il aurait fait la Grande Sassière avant et le Viso après , mais aurait sans doute shuntée la princesse de la Vanoise) atteignent le sommet de la Savoie, la grande Casse par la voie évidente des Grands Couloirs : un grand Couloir de neige (et de glace en fin de saison) incliné à 40 45 ° peut être un poil plus ...

Cette voie deviendra la voie normale d'ascension de ce sommet !

 

150 ans !

 

 

Grande Casse - Face SudFace Sud de la Grande Casse - vue depuis le sommet de la Réchasse

 

A.Messimy et Jean-Jacques Blanc graviront le couloir Messimy (à droite des Grands Couloir) qui donne directement sur la Pointe Mathews. le 23 Août 1894. ( Messimy avait vécu un drâme sur lesp entes de la Grande Casse en 1892, la cordée de 4 militaires s'étaient perdue dans le brouillard, dans les pentes raides et 2 militaires décèdent, tandis que Messimy est parti chercher les secours)

 

Le 6 Août 1897 , c'est la petite face Nord qui tombe sous les coups de piolet (Droit !) de Joseph Amiez et des frères Puiseux ( ceux là même qui ont donné leur nom à la Brèche Puiseux dans le massif de Chamonix !)

 

La Face nord directe ou couloir des Italiens est gravie le 6 Août 1933 (en l'honneur de la naissance de mon père !) par deux Italiens : A Bonacossa et L Binaghi !

 

Grande Casse - face OuestGrande Casse, les grands Couloirs, face Ouest - coucher de soleil

 

En Mai 1996, je m'inscris dans l'histoire, on n'est jamais mieux servi que par soit même, je décide de partir à l'aventure à ski. Départ de Plan du Lac au dessus de Termignon, je rejoins le refuge du Col de la Vanoise. Au refuge, je rencontre des skieurs avec lesquelles nous décidons de faire cordée commune. Le lendemain, le temps est maussade et nous ne ferons que quelques virages dans les pentes de la Réchasse. Au refuge, je rencontre une amie de ma cousine Claire. Le 3ème jour, nous remontons une nouvelle fois vers le glacier de la Vanoise, dans le brouillard. et rejoignons la pointe du Dard 3206 m. Paysage magnifique, le soleil se lève au dessus d'une mer de nuage et la Grande Casse nous éblouit, magnifique.

Retour au refuge pour une 3ème nuit, mes compagnons de cordée repartent  et le gardien me convainc de tenter la Grande Casse le lendemain, elle est en excellente condition !

Je me laisse tenter, pour moi, la Grande Casse, c'est un peu la quintessence de l'alpinisme, il n'y a aucun sommet de difficulté supérieure atteignable pour le commun des mortels ! Seuls les fous vont au delà et ils sont peu nombreux ! Au refuge, deux jeunes à l'attirail fournit projette la petite face Nord puis de filer faire le Charbonnel en Haute Maurienne. Ils avalent deux grosses boites de conserve de ravioli, je suis impressionné, l'effort et la technique nécessaire à gravir ces faces doivent être proportionnels  à la taille des boites !

 

Dans l'après midi un groupe d'italien téméraires se lancent dans la descente à skis sous les yeux de tous les alpinistes présents au refuge. Le second skieur, loupe un des premier virages en haut des Grands couloirs. Il ne parvient pas à s'arrêter et prend rapidement de la vitesse. Le gardien le suit à la jumelle, on le voit bien à l'oeil nu, je suis tétanisé" par le drame qui se joue devant mes yeux, je vois mon futur premier mort en montagne tandis que le gardien à l'accent savoyard lance :

"Il ne va pas se faire mal, il va tomber dans les blocs !" Effectivement, au bout de 400 m l'italien disparaît dans des blocs de neige, puis on voit quelques chose bouger, il s'est relevé ! J'en suis tout étonné, miracle ! Et toujours plus miraculeux, il finira la descente à ski comme si de rien n'était !

 

Le lendemain, je suis le premier en action ( facile, en hors sac...) Je rejoins sans difficulté le pied du glacier de la Grande Casse !  Dès les premières pentes raides, bien avant le Grand Couloir lui même, je laisse les skis (on ne se refait pas) et poursuis en crampons. Après le premier coup de cul, la pente s'adoucit, je la remonte jusqu'au pied du Grand Couloir. Et c'est parti pour 400 m à 40 - 45 ° en neige, je trouve ça presque trop facile. Il fait grand beau. J'arrive au col entre le sommet et la pointe Mathews, c'est fait, de là, le sommet, Grande joie. D'autres alpinistes me suivent. Quelques photos, un peu d'eau une barre et je suis sur le retour, je veux descendre avant que ça ne se réchauffe.  le couloir se descends tranquille , je retrouve mes skis et le refuge. Heureux !

Retour à la voiture dans une neige soupe inskiable (on trouve les excuses qu'on peut).

De retour chez moi, je décide d'arrêter l'alpinisme. J'avais atteint mon Nirvana et aucune course ne pourrait être plus belle.  Décision de courte durée malheureusement pour ma dulcinée. C'est la première et seule fois que je prendrais cette décision !

 

Grande Casse face Nord - la ReineGrande Casse face Nord depuis la pointe de Bellecôte

 

Les autres tentatives, il y en a eu peu : nous avons passé nos vacances d'été 2009 à Pralognan, et je suis passé au bureau des guides avec pour objectif le couloir des Italiens, "Pas en condition !"

Cette année, était prévu un joli stage au CAF de Besançon avec en course d'application :traversée des Aiguilles de la Vanoise pour la course de Rocher et couloir des Italiens à la Grande Casse pour la course de Glace, en plus elle était en condition. Pour arriver en forme, je suis monté au col du Dard le premier jour puis au Grand Paradis pour peaufiner mon acclimatation !

En redescendant du Grand Paradis, à Pont, je décide de rappeler Christian organisateur du stage qui m'annonce que celui-ci est annulé !  C'est vrai que la météo était un peu pourrie mais bon ! Et c'est avec une grande déception que je me suis rentré !

 

Grande Casse - face NordGrande Casse face Nord, lever de soleil depuis la pointe de Bellecôte

 

Bon, je sais, on n'est passé de la Grande à la petite (toute) petite histoire mais bon, je n'ai pas pu m'empêcher !

 

 

 

 

Source Wikipedia

 

 

 

Alpinisme : Traversée Midi-Plan descente sur le Requin

Apoutsiak — alpinismeMassif du Mont BlancLes 100 plus bellesjeff

Une magnifique course d'arête ! Après deux buts, un avec Thib au Rognon du Plan et un  autre avec pas mal de monde (Anne, Jean-Marc, Matthieu et Steph) nous avons remis le couvert !

 

Vidéo en bas de l'article

 

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Topo

 

Depuis l'aiguille du Midi (3842 m), suivre l'arête qui part Nord Est et rejoindre le col du Plan : 3475 m Contourner le point 3532 versant Ouest (Chamonix) puis par l'arête et rejoindre un deuxième col sans nom sur la carte IGN De là, toujours versant Chamonix remonter un couloir qui amène au Rognon du Plan. Contourner un bastion par l'Est  rejoindre l'arête et tirer un rappel (équipé - 20 m environ) désescalader en traversée pour trouver un second rappel (60 m) possibilité de faire des rappels intermédiaires.

Traverser le col supérieur du plan 3573 m et remonter en direction de l'aiguille du Plan. Attaquer versant Sud escalade en III sup pour rejoindre le sommet (3673 m).

 

Descente sur le refuge du requin.

Un rappel de 60 m permet de rejoindre la base de l'aiguille du Plan (relai sous le sommet)

Descendre le glacier de l'envers du Plan  au mieux : gros louvoyage entre les crevasses ! passer sous le point 2865 m  et rejoindre le du requin : 2516 m

 

Carto fichier GPS

 

à venir


Récit

 

 

Le programme


Encore une bonne grosse journée ! lever à 4 heures de la maison ,je retrouve Jeff Catherine et Céline à 7 h 1/2 à Cham. Queue pour les billets pour le téléphérique, nous ratons la première benne, nous aurons la seconde. Et zoop nous voilà sommet de l'aiguille du Midi. L'obectif du Week-end : une goulotte dans le triangle du Tacul et la traversée Midi Plan. Il a pas mal neigé.


Jeff décide pour nous et nous partons pour Midi Plan en aller retour, les Cosmiques nous attendent nous avons réservé en demi pension, quel luxe !

 

Tout va bien Madame la marquise, il fait grand beau, c'est magnifique !


Et c'est parti, il y a du monde, nous descendons l'arête Nord de l'aiguille, je suis encordé avec Catherine et j'enprofite fimer Jeff et Céline un peu derrière. Une cordée de 3 est loin devant nous, l'arête est magnifique, c'est un régal. Au col du Plan tout va bien, nous basculons au frais, versant Chamonix, à l'Ombre. La traversée puis la remontée du couloir sous le Rognon du Plan se passent bien. Au loin, la cordée de 3 est déjà au sommet du Rognon, Céline est aux anges, pour une première course... ( en fait, nous sommes tous aux anges) Au Rognon, nous rejoignons le sommet du bastion Rocheux qui donne accès au col Supérieur du Plan. Premier rappel, puis traversée en escalade mixte et facile.Jeff équipe et je ferme la marche en désescalade. Nous rejoignons le deuxième rappel, il fait chaud et des chutes de morceaux de petites  corniches nous menacent gentiment...

 

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La chaleur arrive et le programme change


Deuxième rappel, nous voilà sur la neige, bien soupe. Deux théories s'affrrontent, Jeff, veux longer la base du bastion, raide (et chargée) tandis que je propose de descendre sur le "replat" et de remonter tranquillement la pente (plus long, mais plus sécurit à mon sens) Jeff part avec 60 m de Corde, ça semble passer, il déclenche quelques petites coulées et rejoint le col supérieur du Plan. Nous le suivons bien espacés les uns des autres. Ne reste que la pente de neige sous le bastion final.


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Voilà l'escalade, le départ est assez évident. Un passage sur gratons en crampons au milieu puis c'est tout en finesse que je grimpe les derniers mètres (en fin pas tout à fait en finesse, mais presque !) Voilà le sommet. Photos avec Catherine. Jeff réclame le départ pour la descente, et oui, les pauses, c'est toujours trop long. Céline montre quelques signes de fatigue, c'est sûr que pour une première course... Et en plus, c'est pas fini. Nous nous rejoignons au pied du rappel, et là, 4 solutions s'offrent à nous :

 

1°) : Revenir sur nos pas sachant qu'il y a le bastion du Rognon du Plan avec son IV sup gavé de neige à franchir et que c'est long !

2°) : Descendre  un peu et gravir le Rognon du Plan par une pente de neige raide (bien trop fondue à mon gout ...)

3°) : Descendre sous l'éperon du Rognon du Plan (jusquà 3100 m environ) et remonter vers l'aiguille du Midi et les Cosmiques. Crevassé et un peu long surtout qu'on brasse comme des mabouls dans cette neige  temps estimé pour atteindre le refuge 3-4 heures ( c'est ma solution, mais elle n'est pas validée par tous)

4°) : descendre au refuge du requin (plus rapide !)

 

"Jeff, il est ouvert le refuge du requin ?"

"Oui - oui !"

"Ah bon !"...

  La natation synchronisée, ou presque !


On brasse tellement que la solution 4 s'impose, d'autant que le refuge est ouvert ! La cordée de 3 qui nous précedaient n'a pas fait le sommet ils sont descendus directement sur le refuge du Requin depuis le col supérieur du Plan. Brass - Brass Brass ... nos deux cordées ont les pieds trempés ! Brass brass brass zwiiiiip (glissade).  Bref, c'est tracé, mais on brasse à gogo. Tout le monde galère et la joie des premières heures a laissé place à l'envie de manger un bon boeuf bourguignon mitonné par le gardien...

 

Le refuge presque parfait !


Nous approchons du refuge, il n'y a pas l'air d'avoir une grosse animation. Une fois sur la terrasse, c'est sûr, il n'y a pas de gardien. Le soleil a la bonne idée de se coucher 3 minutes après notre arrivée, pour le séchage des affaires, on repassera !  Je pénètre dans l'antre, c'est ouvert, il y a au moins un local d'hiver. Je monte à l'étage, un dortoir vaste et bien ordonné, et une cuisine avec des feux , des gamelles et des spaghettis chouette on va pouvoir faire un festin ! Je cours annoncer la bonne nouvelle aux autres !

 

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Catherine  est un peu fatiguée et Céline est toute blanche. Nous nous installons dans le dortoir et mettons nos affaires à sécher, le plus impressionnant : les chaussures de Jeff retournée qui crée un fleuve d'eau dans le bâtiment !

 

Je retourne dans la cuisine pour faire fondre de la neige et ô surprise, il y a bien des feux du matos mais il manque ... la bouteille de gaz. Et là, c'est le drame. Pas de gaz = pas d'eau à boire, et pas de nourriture, je suis parti avec juste 10 barres pour 2 jours. Nos recherches dans et autour du refuge resteront vaines ! Il n'y aura pas de gaz pour ce soir !

 

Une longue soirée s'annonce... Céline fatiguée, s'est couchée, elle est malade; Catherine l'a imitée (mais pas malade !) Je tente de soutirer à Jeff quelques victuailles (il a du jambon du pain et du gouda) et je décide de me nourrir d'un aliment original : le spaghetti pas cuit ! quand je dis pas cuit en fait, je devrai préciser pas cuit du tout, cru ! Ca craque sous la dent puis il faut mâcher longuement avant de pouvoir avaler ( sinon il y a un fort risque de perforation stomacal !) La chambrée profite longuement de mon repas ( ah oui, les spaghettis c'est bien, mais c'est long à mâcher ! ( l'avantage c'est que ça occupe) Je décide de préparer de l'eau pour la nuit et le lendemain, je remplis toutes les casseroles de neige (ensuite, il suffit d'attendre que ça fonde).

 

Bref, après avoir bien quémandé j'arrive à obtenir de Khomeiny  dans sa grande largesse, une demie tranche de gouda rance ! béni sois tu ô toi notre lumière quasi divine !  

 

Ou un vovo croise un hélico !


Céline, malade file vomir aux toilettes, qu'elle n'atteindra pas, et laisse le précieux contenu de son estomac se déverser en chemin, à 2 mètres de son objectif ! Elle revient barbouillée de vovo, pas facile de se nettoyer sans eau !  Je compatis à son malheur et lui propose quelques délicieux spaghettis qu'elle refuse ! étonnant non ?

 

La nuit se profile, j'utilise des techniques d'endormissement américaines : le MP3 vissé sur les oreilles et quand je sens que je m'endors, hop j'éteints tout et je m'endors. Bref, mon esprit vaquait dans les paysages traversés dans la journée quand j'entends un vrombissement sur la musique de Cure. Mon sang ne fait qu'un tour, un hélico est en train d'atterrir à proximité du refuge. Le gardien ? ... Je saute du lit et file dehors et là, vision d'apocalypse : Céline est en train de vomir à genou, prostrée sur le grillage de la terrasse du refuge et en face d'aile l'hélico pausé, les turbines hurlantes. Moment étonnant ! Deux gars du PGHM  en sorte et viennent nous demander si nous avons vu un ou deux espagnols en provenance de l'éperon Tournier. Tandis que Céline fini de recracher les morceaux je leur annonce que nous sommes seuls au refuge et que nous n'avons croisé qu'une cordée de 3 sur Midi Plan. Ils repartent vers l'hélico, qui repart aussi sec vers la vallée,nous nous retrovons seul. Jeff nous a rejoint en pagne ! La scène est étonnante. Céline ravale les derniers morceaux de son ex dernier repas (bon appétit si vous êtes à table) et Jeff lance un "Ca va mieux ?" du plus bel effet ( il sait parler aux femmes Jeff !) .

 

Bref, endormissement deux le retour, Méthode américaine, MP3 Dodo.

 

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Natation synchronisée 2 La vengeance !


Et le lendemain matin, réveil 5 heures. Ca n'est pas la motivation des grands jours. Chacun émerge, grignote une barre, deux pour ceux qui en ont les moyens. But du jeux du jour : Remonter au col du Midi faire une goulotte et rejoindre l'aiguille du Midi avant la dernière benne. Le temps est gris. Nous rechaussons nos chaussures humides après ce petit déjeuner frugal et en route pour l'aventure ! Les pieds sont frais ! C'est parti vers 6 heures 10. décollage. Aucun regèle nocturne, on brasse, ça commence bien. Jeff et Céline font une pause "eau" au passage d'une cascade, nous passons devant. Je trace. Je surveille les vilains séracs qui surplombent la trace. Tout à coup, gros bruit, un rocher est parti, je lève les  yeux pour voir où il va tomber. Sur Catherine ! J'avance en avalant la corde, elle court vers moi, Je vois que ça va passer, mais 30 secondes plus tôt nous étions pîle dessous ! (enfin Catherine, il vaut mieux l'avoir en photo qu'encordée, c'est un peu miss poisse : une crevasse, c'est pour elle, une chute de pierre, c'est pour elle ! une rimaye a percer, c'est pour elle !)


Bref, remis de nos émotions, nous repartons. Je brasse un coup le pied tient en surface, un autre il s'enfonce, parfois profondément. Je n'ai, comme souvent le matin pas la caisse, alors qu'en Jeff me propose de passer devant, je laisse mon orgueil de coté et lui laisse faire cette tache ingrate ! Derrière, c'est beaucoup plus reposant ! Scounch scrounch font les crampons dans la neige à peine durcie par le mauvais regèl. Un coup je m'enfonce, un coup je reste en surface. Je regrette de ne pas avoir les skis ! Moi qui aime les départs matinaux tranquille où l'on peut dormir dans la trace, je suis servi. Je chantonne quelques airs d'opéra.  Plus on monte, plus ca a regelé et plus on marche facilement, tant mieux. Catherine réclame une pause, elle sait y faire avec Jeff, elle menace de tomber dans les pommes  en cas de "non pause "! . Et l'autre s'execute, sans sourciller. L'avantage, c'est que s'il y pause pour Catherine, il y a pause pour moi, et je pique un petit sieston un peu frais (la neige, ça refroidi son homme !)

 

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Nous passons au bout de vallée blanche et par un mouvement enveloppant, revenons vers l'aiguille du Midi. Dernière pause, il est midi, nous mangeons nos dernières barres, il en restait. Il est trop tard pour aller tenter une goulotte nosu décidons de rentrer direct  Nous remontons au col du Midi ou un groupe fait des exercices de mouflages au bord d'énormes crevasses. Voilà l'arête, Catherine veut faire une dernirère pause, nous nous réencordons court et voici l'arête finale, je suis canardé par les flashs (un classique à l'aiguille du midi) et voilà la grotte de glace il est 13 h 10. Quelques minutes plus tard, Céline et Jeff arrivent. 

nous filons vers la benne où il y a une énorme queue. Ca bouchonne et je vais passer mon après midi dans les bouchons : presque 2 heures la voiture à l'arrêt sur l'autoroute en Suisse du fait d'un accident, et la sortie se fera en remontant l'autoroute à contresens.... Bouchon bouchon... Enfin bref, je suis bien rentré (un peu lentement) après ces deux belles journées de montagne !

 

 

Photo

 

L'album photo complet est ici  - diaporama Midi Plan

 

 

P1040822Départ de l'aiguille du Midi - au loin l'aiguille du Plan


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Devant le Dôme du Gouter


P1040832L'arête


P1040838Après la descente, ça remonte !


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Devant le Rognon du Plan et son couloir d'accès


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Cordée sur le Rognon du Plan


P1040853col du Plan



P1040855col du Plan


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vers le col du Plan



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Dans le couloir obscure du Rognon du Plan



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sortie du couloir


P1040871au pied des rappels du Rognon


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Le Rognon du Plan



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Vue du sommet : au loin l'aiguille du Midi et le Mont blanc


P1040890avec Catherine au sommet

P1040891Magnifique arête


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Coucher de soleil sur la Tour Ronde depuis le refuge


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L'aiguille Verte un peu bouchée au lever du soleil


P1040917Céline, dernière pause avant l'aiguille du Midi

P1040925Sortie à l'aiguille du Midi

 

Vidéo

 

 


Alpinisme : Semaine à Chamonix Avril 2010

Apoutsiak — alpinisme

 

19 au 25 Avril

L'ensemble des liens et des vidéo dans la semaine...

 

J 1 - Lundi - Rosablanche depuis Siviez (Valais)

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J2 -Mardi - Téléphérique et nuit dans la station de téléphérique des grands montets


J3 -Mercredi

  

 

AiguilleVerte couloir Couturier but

Goulotte Mitsunori Shigi - calotte de la Brenva

Montée et nuit  au bivouac de la Fourche

 

 

 

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J4 - Jeudi - Tour Ronde par le couloir Gervasutti

Descente de la vallée Blanche, retour à Chamonix à pied !

 

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J5 - Vendredi : Traversée col des Aiguilles  Crochues - col de Bérard

Chamonix Vallorcine par les Aiguilles Rouges

 

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J 6 - Samedi : Aiguille Verte , couloir Couturier, descente par le Whymper

Nuit au couvercle

 

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J7 - Dimanche : Couvercle Montenvers par le glacier de Leschaux

Vidéo : Tour Ronde - Couloir Gervasutti

 

Semaine chamoniarde :


Rosablanche par Siviez


Tentative sur la Verte

Goulotte Mitsunori Shigi

Nuit à la fourche


Tour Ronde, couloir Gervasutti

Vallée Blanche


Traversée des Aiguilles Crochues


Aiguille Verte couloir Couturier - descente par le Whymper


Les vidéos sont inclues dans les articles


 

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