by Apoutsiak
Alpinisme
Alpinisme - Dent d'Herens - 4171 m
Encore un hold up estival. Le GPS nous a ramené dans le bon chemin, notre sens de l'orientation a fait le reste. Refuge bondé au départ avec le même objectif que nous, nous fumes les seuls au sommet !
Dent d'Herens face Nord, vue de la Dent
Blanche
Topo
Refuge Aosta
La montée est annoncée en 4-5 heures, la descente est longue aussi (c'est plat !) 14 km aller !
Du barrage de Place Moulin (1920 m env) suivre la piste qui longe la rive droite du lac des Places de Moulin, rejoindre Par Raye et son refuge (de Praraué (2010 m). Poursuivre le long du torrent Buthier (belles cascades) et passer devant l'arbre Magnfique (plus de500 ans) Vers 2200 m ça monte enfin pour erjoindre une sorte de Delata à 2400 m par des dales équipées (balisage - cairn), balisage, rejoindre le refuge Aosta 2781 m
Dent d'Herens
Du refuge , descendre sous le refuge 50 m (sentier) et rejoindr le pied de la morraine. Remonter la morraine (cairns) puis sentier jusqu'au glacier sous la tête de valpelline (3000 m ) chausser les crampons et remonter au mieux le glacier passer sous le Tiefmatenjoch. Sur le glacier des Grandes Murailles, opérer un grand mouvement enveloppant en gros droite gauche en direction de l'épaule de la Dent d'Herens et obliquer vers 3700 m en direction de la petite facette Ouest. Passer la rimaye au mieux et rejoindre à gauche l'éperon rocheux à gauche du couloir (cairn) ( ne pas s'élever dans le couloir) Remonter les pentes de mauvais rocher (très mauvais rocher) et rejoindre l'arête Ouest. De là par la pente de neige puis du rocher de bonne qualité (équipé de broches scellées tous les 20 m, rejoindre l'antécîme puis par des rochers aériens mais solides, le sommet. 4171 m
Descente
par le même itinéraire, possibilité de faire un rappel dans en haut de la facette en rocher pourri !
Topo, carto, fichier GPS
Dent d'Herens fichier GPS au format
GPX
Récit
Mon frère, Thib, fait de la montagne tous les 4 ans. Et oui, il habite en Guadeloupe, ne passe en France que tous les 2 ans, et ne gravi les cîmes des alpes qu'une fois sur deux...
J'avais un cahier des charges précis : une course technique mais courte et oui, la dernière fois nous avions fait la petite Verte, il voulait rester dans le thème... Et j'avais ce qu'il lui fallait : la Dent d'Herens, technique... mais pas court. Je voulais me faire plaisir...
Thib parraissait un peu inquiet de la durée de la course, mais étant donné que j'étais le chef, il n'avait qu'un avis consultatif et non décisionnel à donner.
Nous récupérions Anne au train au Fayet et l'équipe de 3 partaient à l'assaut de cette géante à cheval entre le valais et le Val d'Aoste.
Les virages de la Valpelline avalé ainsi que le pique nique au bord du parking, nous attaquons le long plat le long du lac des Places de Moulin.L'ambiance est bonne, nous regrettons les VTT que j'avais commandé à Thib... trop compliqué. C'est plat, et ça aurait bien roulé !
Bref nous passons par le refuge de Prarayé, puis l'arbre Magnifique, puis les cascades se font admirer. Nous opérons une judicieuse pause, puis repartons. Thib est lopin devant, Anne un peu derrière, et je joue les capitaines Haddock loin derrière (voir Tintin au Tibet). Je les vois gambader loin devant.
Nous parvenons au delta 200 mètres sous le refuge. regroupement général et je repasse devant pour maitriser mes troupes. Quelques pas rocheux avec cable et voilà le refuge avec quatre tête de Maures, j'apprendrais plus tard que le gardien aime la Sardaigne.
Thib est heureux ça va être la première fois qu'il prend la demi pension, ses papilles gustatives sont en émoi... Il bave !
Je monte bouquiner et m'endors j'ai pourtant essayer d'éviter mes impossible de résister. Un guide fort sympatique aide Anne a réparer ses crampons, il nous a donné une belle leçobn d'humanité. Malheureusement, je n'ai pas eu la présence d'esprit de prendre ses coordonnées. Nous discutons et voilà le repas.
Thib est pressé de déguster les mets. Et hop, les couverts (en plastique) arrivent... Déception, discussion sur l'écologie, "De la place de l'homme dans cet environement", du coût de retraitement des déchets... Puis le repas, Anne râle de l'absence de rabe et des portions congrues. Thib lance "c'est comme à la cantine !" Bref, tournée de déception générale ! Et zou, les assietes à la poubelle et les alpinistes au lit.
Le lendemain matin, lever 3 heures. Déjeuner aux biscottes (pas de pain) mes deux accolytes font une mine déconfite, près rapidement je les attends dehors. Je ne sais pas ce qu'ils font, une à une, les cordées partent. Même la gardienen qui me dit, vous ferez attention aux chiens , qu'ils ne sortent pas, sinon, ils vont nous suivre. bref, nous sommes les derniers à quiter le refuge vers 4 h-10. Nous descendons vers la morraine et rattrapons rapidement une cordée anglophone, vue leur technique, ils n'iront pas en haut, le guide les promène, me dis je ! Morraine, sans doute un peu trop à fond, nous rattrapons les autres cordéees qu glacier. Crampons corde casque piolet, c'est parti, en file indienne, toutes les cordées. Un peu lente à mon goût, je décide de dépasser, mes dans les lacets, ma manoeuvre n'est pas très adroite et les cordées se chevauchennt, il n'y a que peu d'espace entre deux pour passer ( je m'excuse auprès des autrescordées, à postériori, pour mes manoeuvres pas forcement judicieuses...) Un replat, une cordée part vers la voie normale, les autres vers le Tiefmattenjoch, j'ai décidé de me contenter de la voie normale, le ciel est bouché il y a pas mal de vent et l'arête risque d'être inconfortable. Ma décision sera la bonne, 30 minutes plus tard, les cordées redescendront du col pour nous suivre, trop de vent sur l'arête Ouest.
Gros coup de barre pour moi, je décide de laisser Anne devant (parti trop rapidement sans doute dans la morraine puis sur le glacier...) Le brouillard nous englobe, jour blanc, avec à voir, la trace et Thib devant moi. Pause vers 3800 m et scrutage de GPS, Oh, mais nous ne sommes pas au bon endroit, nous sommes en direction de l'épaule !
Nous quittons la trace au GPS en direction de la base de la facette ouest. Le GPS indique notre position, je guide Anne poursuivre la trace qui me semble opportune, elle répond au doigt et à l'oeil...
Sous la rimaye, je décide de passer à droite, un passage me semble solide. Anne toujours devant, s'execute, ça tient, une langue de neige joint les deux lèvres. Puis il faut traverser tout à gauche au dessus de la rimaye. Thib peine par moment, la pente est un peu raide, nous sortons sur une arête secondaire. Anne poursuit devant en trouvant un itinéraire correcte dans du rocher super pourri. qulques cairns jalonnent l'itinéraire en dale et vires éboulités. Peu agréable. Thib est un peu fatiqué. Nous finissons par monter trop haut. Je vois Anne qui s'échine dans un passage improtégeable.. Je fais redescendre tout le monde et trouve une vire qui nous ramène sur l'arête Ouest. Thib décide de jeter l'éponge et de nous attendre. Je lui conseille de se construire un muret en pierre pour se protéger du vent. Nous filons, dans le brouillard vers le sommet, laissant le fréro dans le froid ! Le rocher devient réellement agréable à gravir et bien protégeable. Je suis repassé devant et je profite enfin de l'escalade. Anne suit sans problème. Je reperds parfois l'itinéraire aux traces de crampons laissés sur les rochers. Un passage aérien, il était mentionné sur le topo et voilà l'antécîme. Rien de très difficile, juste rester un peu concentré sur la fin de l'arête assez aérienne. D'un coup, la pente redescends, le GPS inidque le sommet à moins de 10 mètres. Nous y sommes ! Dans le brouillard !
Devant nous devrait se dresser le fier Cervin et son arête du Lion, mais là, rien, tout est blanc. Ni l'Obergabelhorn, ni la Tête Blanche, ne reste qu'Anne et moi sur ces morceaux de caillou. nous sommes heureux mais, il faudra revenir, pour la vue !
Nous faisons rapidement demi tour, afin que Thib n'attende pas trop La désescalade est relativement facile. Je l'appelle, il me répond, nous finissons par nous repérer visuellement 100 m au dessus de lui. Il a eu froid mais ça va, pour se maintenir en vie il a fini la boite de Bastogne sur laquelle je lorgnais, le chien ! Nous repartons vers la facette. et on organise un rappel pour démarrer la descente (thib aime les rappels, ça lui fera plaisir...) Et hip, nous filons un peu au GPS vers le bas de la pente pourrie. Quelques rochers dégringolent en dépit de nos précautions. Passage au dessus de la rimaye sans problème et nous décidons de suivre les traces directes qui passent dans les crevasses au lieu de remonter pour les éviter. Et ça passe, 1/2 heure de gagner ! Nous voilà presque sortis du glacier. La morraine, un peu de ramasse et voilà le refuge.
Nous buvons un coup et c'est parti pour la looooonnnngue descente. Le lac fut bien long, nous en sommes même venus à calculer le nombre de jour necessaire à son remplissage pour passer le temps, et on est arrivé à un chiffre improbable !
Et le lac s'est terminé et le parking est arrivé ouf, juste à rentrer à la maison !
Merci et bravo à Thib et Anne !
Photos
Anne et Thib au départ
Vaches à la plage !
Thib à la pause
Le refuge Aosta, bon accueil
Le matin sur le glacier, départ un peu rapide de ma part...
La plupart des cordées à l'attaque du Tiefmattenjoch
Sortie du glacier sous la facette Ouest
A l'approche du sommet - pas le grand beau
Petite mine au sommet ! et nuages !
Anne dans le dédale
Thib, position peu accadémique, Anne veille !
Sur le glcier, satisfait
Machoires mangeuses d'hommes
Le drapeau de la Sardaine à têtes de Maure flotte
Thib
Vidéo
Alpinisme - Dent Blanche - 4357 m
Pour une belle course, ce fut une belle course... J'avais estimé nos chances d'échec, la veille, à 98 % (avec la météo déplorable que nous avions eu le samedi) , nous avons tapé dans les 2 % restant !
Topo
AD IV (escalade III ou IV)
Refuge de la Dent Blanche
Depuis le parking de Ferpècle 2828 m, prendre la route de gauche et la quiter un peu plus hazut, panneau, un sentier monte dans la forêt. Suivre alors le sentier qui monte en direction Est (raide, régulier efficace et permet d'atteindre l'alpage de Bricola (2415 m) De là, poursuivre Sud Ouest le long du ruisseau de Bricola pour rejoindre la morraine droite du glacier des Manzettes (sentier) Traverser sous le glacier (cairns et poteaux indicatifs) puis remonter les dales (ou névés) cairn pour rejoindre le Roc Noir (3105 m). De là par des éboulis (cairns) et une pente finale en neige on rejoint le refuge de la Dent Blanche (3507 m)
Dent Blanche
Du refuge, partir derrière celui ci et suivre les cairns (pas toujours évident) qui mènent aux pentes de neige de là Wandfluelücke, rejoindre la base de l'arête Sud en rocher facile et la suivre jusqu'à un petit collet en neige 3887 m
Contourner versant Ferpècle le petit sommet 3907 sur la CNS et rejoindre la base du Grand gendarme 4097 m. Ce gendarme se contourne par la gauche, rejoindre un couloir (goulotte facile) et le remonter (broches scellées) puis escalade pour rejoindre l'arête.
Le second gendarme se contourne par la droite à flanc puis sur l'arête secondaire. On peut passer directement par son sommet, mais c'est plus long)
Le troisième gendarme se contourne par la gauche : traversée un peu expo (à protéger quelques spits) puis belle escalade directe derrière le gendarme.
La suite est plus aisée : une succession de passages rocheux et de pentes de neige jusqu'au sommet. 4357 m
Descente
Par le même itinéraire : rappels conseillés pour le troisième gendarme et le Grand Gendarme.
Possibilité d'en faire sur le second gendarme, mais plus rapide de redescendre versant Est à pied !
L'arête Sud de la Dent Blanche
carto fichier GPS
Dent Blanche - fichier GPS au format GPX
Récit :
Dernirèe sortie des vacances, nous quittons Luthézieu avec Anne au petit matin pour rejoindre Ferpècle au fond du val d'Herens en passant par les originales pyramides d'Euseignes !
A Ferpècles, il fait un froid de canard, nous pique niquons avant de partir vers midi. Anne a mis les gants, je garde la polaire. Rapidement nous nous élevons, le moral est bon, le sentier dénivèle bien et avec un peu de chance nous ne mettrons pas les 6 heures annoncées par le topo ! Nous rejoingons l'alpage de Bricola, une fine bruine nous y accueille. Une cordée nous rejoint. Il nous annonce qu'il a neigé 15 cm au refuge et que le sommet est compromis (ils ont téléphoné au refuge et interrogé les gens qui descendaient). Mon moral en prend un coup ! se taper 6 heures de montée pour se prendre un but... J'avance avec moins d'entrain. Nous rattrapons un couple, qui nous suit sur la morraine du glacier des Manzettes, la visibilté est réduite, le brouillard nous a englouti ! Dans les cairns, ils disparaissent derrière nous. Nous faisons une courte pause pour mettre nos Goretex, il neigeotte. Passage des dales (je me gauffre sur une zone verglacée) puis névé, heureusement que c'est bien balisé ! puis dernier névé sans visibilité, nous allons des tripoteau à l'autre, ils osnt espacés d'une 30 aine de mettre, c'est, en gros la visibilité. Nous arrivons au pied du refuge sans le savoir, seul l'altimètre m'indique que nous ne sommes pas loin ! Nous grimpons dans les rochers et le voilà, tout est givré et le vent soufle, ambiance hivernale. Nous pénétrons dans le refuge déjà bien plein, où la gardienne autoritaire mais sympatique nous accueille. De toute façon, avec toute la neige tombée, ça sent le but à plein nez, j'exprime mes doutes à Anne et estime nos chances de succès à 2 %. ca tombe bien, on sera plus vite rentré !
Soirée bouquinage et étirements. Un excellent repas et au lit !
Réveil 4 heures.
Au sortir du refuge, il fait super beau, nous assistons au coucher de lune ! puis, dans le froid et la neige raiche tombée hier, nous progressons dans les rochers. fourvoyages en suivant une cordée, nosu nous retrouvons sur une dale merdique. Anne la passe magistralement "pourquoi ne passes tu pas par l'écaille ?" je suis tout peneau (aux deux sens du terme). Pente de neige facile pour rejoindre le col, le soleil se lève, les cordées font la pause pour en profiter. Le Cervin et la Dent d'Herens sont magnifiques, le ciel s'embrase ! Nous repartons, nous sommes la 3ème cordée. personne ne speed pour ne pas faire la trace. et on rejoint un deuxième collet après des rochers faciles, nouvelle petite pause. Passage près des corniches, magnifque. Nous approchons du grand gendarme, imposant.Ca bouchonne, nous observons la première cordée qui penne à progresser. L'attente est longue et froide. Puis, c'est un peu la guerre des cordées. Le couloir est parfois occupé par deux cordées en parallèle, je déteste. Je pause régulièrement des points et, pour ne pas perdre de temps, je repère où la cordée précédante en a mis. Un friends, une sangle. Les relais sont solides. Anne me suit sans problème. Il y a juste surpopulations aux relais et dans la voie. C'est Cosmopolites, des catalans, des Norvégiens, des Suisses (Allemands) des Français... Dans la guerre de la progresion, nous sommes un peu dépassés, et au sortir du gendarme, 5 cordées nous précèdent. Nous décidons de suivre les Espagnols qui respectent le topo en contournaant le gendarme par la droite dans du mixte facile. Les guides sont sur le second gendarme. ca passe relativement facilement et se protège bien. Le second gendarme est avalé que voilà que ça bouchonne au pied du troisème, et ça bouchonne à fond. La traversée a l'air technique, tout le monde enlève les crampons. Et c'est parti, un friend, une sangle... Relai au pied d'un passage rocheux. J'aide un client à enlever son friend, ça faisait 5 minutes qu'il se battait avec son gants pour le sortir... Je le suis, il peste, bourrinne et hésite à chaque instant. Je le suis, plutôt à l'aise dans cette escalade bien protégée, il y a quelques spits judicieusement placés. Plaisir de l'escalade. Anne grimpe tranquille, avec le soleil, on se réchauffe un peu. Nous sommes hyper en retard, avec les "bouchons". Je discutte avec un catalan de la course. Il ne reste plus de difficulté. Nous rejoigons le sommet avec une joie et une émotion perceptible, près de 7 heures ont été nécessaire pour y parvenir. Grignotage, photos et départ pour la descente. Nous dépassons rapidement la cordée de suisse Allemand. Et rejoignons les rappels du 3ème gendarme. C'est encore un peu la course, 2 cordées nous précèdent. Je décide de nous décaler à droite. puis pour la traverser vers le second gendarme c'est un peu les cordées imbriquées. Je déteste. On a du y perdre un friend !!!
Pour le second gendarme, je décide d'éviter les rappels et de descendre à pied, à priori, ça doit être plus rapide. Anne execute mes ordre et part à gauche alors que les cordées montent pour les rappels. La descente n'est pas très difficile, et par cette manoeuvre, nous nous retrouvons tout devant. La cliente du guide Français nous rejoint. Le brouillard aussi, le mauvais temps arrive. Rappels du premier gendarme en parrallèle avec le guide et la cliente française Corinne. Bonne ambiance. Nous nous rééquipons et repartons devant. Il n'y a plus de grosse difficulté, mais plein de petites ! C'est assez long, mais on se voit progresser, même si on ne voit pas grand chose. Au col, nous sommes dans le brouillard complet, devant, Ane suit les traces, je contrôle au GPS. Tout va bien. Il neige. Nous remerdouillons au dessus du refuge en passant par une petite vire expo bien givrée. Nous pénétrons dans le refuge en héros ! 4 heures pour redescendre, nous avons enfin tenu le timing. La gardienne s'inquiete un peu de la situation et des conditions, nous sommes la première cordée à rentrer, il en reste 6 au dessus ( les autres ont rebroussé chemin !) Nous discuttons des conditions dans un anglais approximatif avec des autres cordées qui vont le tenter demain. Un thé de marche 3 gateaux et nous repartons pour la descente dans le mauvais temps. Nous croisons le guide et sa cliente qui arrive quant nous démarrons. Grand mauvais : vent neige et jour blanc. Les poteaux cairns seront bien utile. Je décide d'utiliser les névés au maximum pour de belles parties de ramasse (parfois sur les fesses), avec le gros avanatage de descendre sans trop d'effort. Anne, toujours en forme me suit sans problème. Enfin, nous sommes sous lea couche nuageuse et ça fait du bien d'avoir un peu de visibilité. La suite, c'est à fond ou presque, dans la morraine et sur les sentiers pour rejoindre la voiture vers 19 heure 30 après 2 h 38 de descente ! Le reste est assez long, rentrer à la maison en passant par mes parents... Trèèèèès long
Belle course Merci Anne !
Photo
Anne au départ à ferpècle - frais !
Arrivée à l'Alpage de Bricola, on commence à être dans les nuages
Roc Noir - Hivernale au 25 Juillet
Le refuge givré à notre arrivée
Lever de soleil sur la Dent d'Herens
Anne devant le Cervin
Monts Roses et Cervin
Breithorn et Cervin (arête de Zmutt)
La Dent d'Herens sur laquelle nous etions il y a 3 jours...
Anne
Cordée - Corniche
Sous l'imposant premier gendarme
Dans le premier gendarme, le couloir goulotte
Dent d'Herens
Le premier gendarme vu du dessus
traversée du second gendarme par la droite
Traversée du second gendarme directe (ou à droite on voit une cordée)
Cervin et Dent d'Herens
Weisshorn et Zinalrothorn
Le sommet
Au sommet
Anne, rappel du premier gendarme, tiens il y a du brouillard...
La Grande Casse - 3855 m
Il y a 150 ans, le 8 Aôut 1860 exactement, Etienne Favre, Michel Croz et William Mathews (avec peut être George Bonney , révérent et géologue de la perfie Albion, mais les auteurs n'en sont pas sûrs, il aurait fait la Grande Sassière avant et le Viso après , mais aurait sans doute shuntée la princesse de la Vanoise) atteignent le sommet de la Savoie, la grande Casse par la voie évidente des Grands Couloirs : un grand Couloir de neige (et de glace en fin de saison) incliné à 40 45 ° peut être un poil plus ...
Cette voie deviendra la voie normale d'ascension de ce sommet !
150 ans !
Face Sud de la Grande Casse - vue depuis le sommet de la Réchasse
A.Messimy et Jean-Jacques Blanc graviront le couloir Messimy (à droite des Grands Couloir) qui donne directement sur la Pointe Mathews. le 23 Août 1894. ( Messimy avait vécu un drâme sur lesp entes de la Grande Casse en 1892, la cordée de 4 militaires s'étaient perdue dans le brouillard, dans les pentes raides et 2 militaires décèdent, tandis que Messimy est parti chercher les secours)
Le 6 Août 1897 , c'est la petite face Nord qui tombe sous les coups de piolet (Droit !) de Joseph Amiez et des frères Puiseux ( ceux là même qui ont donné leur nom à la Brèche Puiseux dans le massif de Chamonix !)
La Face nord directe ou couloir des Italiens est gravie le 6 Août 1933 (en l'honneur de la naissance de mon père !) par deux Italiens : A Bonacossa et L Binaghi !
Grande Casse, les grands Couloirs, face Ouest - coucher de soleil
En Mai 1996, je m'inscris dans l'histoire, on n'est jamais mieux servi que par soit même, je décide de partir à l'aventure à ski. Départ de Plan du Lac au dessus de Termignon, je rejoins le refuge du Col de la Vanoise. Au refuge, je rencontre des skieurs avec lesquelles nous décidons de faire cordée commune. Le lendemain, le temps est maussade et nous ne ferons que quelques virages dans les pentes de la Réchasse. Au refuge, je rencontre une amie de ma cousine Claire. Le 3ème jour, nous remontons une nouvelle fois vers le glacier de la Vanoise, dans le brouillard. et rejoignons la pointe du Dard 3206 m. Paysage magnifique, le soleil se lève au dessus d'une mer de nuage et la Grande Casse nous éblouit, magnifique.
Retour au refuge pour une 3ème nuit, mes compagnons de cordée repartent et le gardien me convainc de tenter la Grande Casse le lendemain, elle est en excellente condition !
Je me laisse tenter, pour moi, la Grande Casse, c'est un peu la quintessence de l'alpinisme, il n'y a aucun sommet de difficulté supérieure atteignable pour le commun des mortels ! Seuls les fous vont au delà et ils sont peu nombreux ! Au refuge, deux jeunes à l'attirail fournit projette la petite face Nord puis de filer faire le Charbonnel en Haute Maurienne. Ils avalent deux grosses boites de conserve de ravioli, je suis impressionné, l'effort et la technique nécessaire à gravir ces faces doivent être proportionnels à la taille des boites !
Dans l'après midi un groupe d'italien téméraires se lancent dans la descente à skis sous les yeux de tous les alpinistes présents au refuge. Le second skieur, loupe un des premier virages en haut des Grands couloirs. Il ne parvient pas à s'arrêter et prend rapidement de la vitesse. Le gardien le suit à la jumelle, on le voit bien à l'oeil nu, je suis tétanisé" par le drame qui se joue devant mes yeux, je vois mon futur premier mort en montagne tandis que le gardien à l'accent savoyard lance :
"Il ne va pas se faire mal, il va tomber dans les blocs !" Effectivement, au bout de 400 m l'italien disparaît dans des blocs de neige, puis on voit quelques chose bouger, il s'est relevé ! J'en suis tout étonné, miracle ! Et toujours plus miraculeux, il finira la descente à ski comme si de rien n'était !
Le lendemain, je suis le premier en action ( facile, en hors sac...) Je rejoins sans difficulté le pied du glacier de la Grande Casse ! Dès les premières pentes raides, bien avant le Grand Couloir lui même, je laisse les skis (on ne se refait pas) et poursuis en crampons. Après le premier coup de cul, la pente s'adoucit, je la remonte jusqu'au pied du Grand Couloir. Et c'est parti pour 400 m à 40 - 45 ° en neige, je trouve ça presque trop facile. Il fait grand beau. J'arrive au col entre le sommet et la pointe Mathews, c'est fait, de là, le sommet, Grande joie. D'autres alpinistes me suivent. Quelques photos, un peu d'eau une barre et je suis sur le retour, je veux descendre avant que ça ne se réchauffe. le couloir se descends tranquille , je retrouve mes skis et le refuge. Heureux !
Retour à la voiture dans une neige soupe inskiable (on trouve les excuses qu'on peut).
De retour chez moi, je décide d'arrêter l'alpinisme. J'avais atteint mon Nirvana et aucune course ne pourrait être plus belle. Décision de courte durée malheureusement pour ma dulcinée. C'est la première et seule fois que je prendrais cette décision !
Grande Casse face Nord depuis la pointe de Bellecôte
Les autres tentatives, il y en a eu peu : nous avons passé nos vacances d'été 2009 à Pralognan, et je suis passé au bureau des guides avec pour objectif le couloir des Italiens, "Pas en condition !"
Cette année, était prévu un joli stage au CAF de Besançon avec en course d'application :traversée des Aiguilles de la Vanoise pour la course de Rocher et couloir des Italiens à la Grande Casse pour la course de Glace, en plus elle était en condition. Pour arriver en forme, je suis monté au col du Dard le premier jour puis au Grand Paradis pour peaufiner mon acclimatation !
En redescendant du Grand Paradis, à Pont, je décide de rappeler Christian organisateur du stage qui m'annonce que celui-ci est annulé ! C'est vrai que la météo était un peu pourrie mais bon ! Et c'est avec une grande déception que je me suis rentré !
Grande Casse face Nord, lever de soleil depuis la pointe de Bellecôte
Bon, je sais, on n'est passé de la Grande à la petite (toute) petite histoire mais bon, je n'ai pas pu m'empêcher !
Alpinisme : Traversée Midi-Plan descente sur le Requin
Une magnifique course d'arête ! Après deux buts, un avec Thib au Rognon du Plan et un autre avec pas mal de monde (Anne, Jean-Marc, Matthieu et Steph) nous avons remis le couvert !
Vidéo en bas de l'article
Topo
Depuis l'aiguille du Midi (3842 m), suivre l'arête qui part Nord Est et rejoindre le col du Plan : 3475 m Contourner le point 3532 versant Ouest (Chamonix) puis par l'arête et rejoindre un deuxième col sans nom sur la carte IGN De là, toujours versant Chamonix remonter un couloir qui amène au Rognon du Plan. Contourner un bastion par l'Est rejoindre l'arête et tirer un rappel (équipé - 20 m environ) désescalader en traversée pour trouver un second rappel (60 m) possibilité de faire des rappels intermédiaires.
Traverser le col supérieur du plan 3573 m et remonter en direction de l'aiguille du Plan. Attaquer versant Sud escalade en III sup pour rejoindre le sommet (3673 m).
Descente sur le refuge du requin.
Un rappel de 60 m permet de rejoindre la base de l'aiguille du Plan (relai sous le sommet)
Descendre le glacier de l'envers du Plan au mieux : gros louvoyage entre les crevasses ! passer sous le point 2865 m et rejoindre le du requin : 2516 m
Carto fichier GPS
à venir
Récit
Le programme
Encore une bonne grosse journée ! lever à 4 heures de la maison ,je retrouve Jeff Catherine et Céline à 7 h 1/2 à Cham. Queue pour les billets pour le téléphérique, nous ratons la première benne, nous aurons la seconde. Et zoop nous voilà sommet de l'aiguille du Midi. L'obectif du Week-end : une goulotte dans le triangle du Tacul et la traversée Midi Plan. Il a pas mal neigé.
Jeff décide pour nous et nous partons pour Midi Plan en aller retour, les Cosmiques nous attendent nous avons réservé en demi pension, quel luxe !
Tout va bien Madame la marquise, il fait grand beau, c'est magnifique !
Et c'est parti, il y a du monde, nous descendons l'arête Nord de l'aiguille, je suis encordé avec Catherine et
j'enprofite fimer Jeff et Céline un peu derrière. Une cordée de 3 est loin devant nous, l'arête est magnifique, c'est un régal. Au col du Plan tout va bien, nous basculons au frais, versant
Chamonix, à l'Ombre. La traversée puis la remontée du couloir sous le Rognon du Plan se passent bien. Au loin, la cordée de 3 est déjà au sommet du Rognon, Céline est aux anges, pour une première
course... ( en fait, nous sommes tous aux anges) Au Rognon, nous rejoignons le sommet du bastion Rocheux qui donne accès au col Supérieur du Plan. Premier rappel, puis traversée en escalade mixte
et facile.Jeff équipe et je ferme la marche en désescalade. Nous rejoignons le deuxième rappel, il fait chaud et des chutes de morceaux de petites corniches nous menacent
gentiment...
La chaleur arrive et le programme change
Deuxième rappel, nous voilà sur la neige, bien soupe. Deux théories s'affrrontent, Jeff, veux longer la base du bastion, raide (et chargée) tandis que je propose de descendre sur le "replat" et de remonter tranquillement la pente (plus long, mais plus sécurit à mon sens) Jeff part avec 60 m de Corde, ça semble passer, il déclenche quelques petites coulées et rejoint le col supérieur du Plan. Nous le suivons bien espacés les uns des autres. Ne reste que la pente de neige sous le bastion final.
Voilà l'escalade, le départ est assez évident. Un passage sur gratons en crampons au milieu puis c'est tout en
finesse que je grimpe les derniers mètres (en fin pas tout à fait en finesse, mais presque !) Voilà le sommet. Photos avec Catherine. Jeff réclame le départ pour la descente, et oui, les pauses, c'est toujours trop long. Céline montre quelques signes de fatigue, c'est sûr que pour une première course... Et en plus, c'est pas fini. Nous nous
rejoignons au pied du rappel, et là, 4 solutions s'offrent à nous :
1°) : Revenir sur nos pas sachant qu'il y a le bastion du Rognon du Plan avec son IV sup gavé de neige à franchir
et que c'est long !
2°) : Descendre un peu et gravir le Rognon du Plan par une pente de neige raide (bien trop fondue à mon gout ...)
3°) : Descendre sous l'éperon du Rognon du Plan (jusquà 3100 m environ) et remonter vers l'aiguille du Midi et les
Cosmiques. Crevassé et un peu long surtout qu'on brasse comme des mabouls dans cette neige temps estimé pour atteindre le refuge 3-4 heures ( c'est ma solution, mais elle n'est pas validée
par tous)
4°) : descendre au refuge du requin (plus rapide !)
"Jeff, il est ouvert le refuge du requin ?"
"Oui - oui !"
"Ah bon !"...
La natation synchronisée, ou presque !
On brasse tellement que la solution 4 s'impose, d'autant que le refuge est ouvert ! La cordée de 3 qui nous précedaient n'a pas fait le sommet ils sont descendus directement sur le refuge du Requin depuis le col supérieur du Plan. Brass - Brass Brass ... nos deux cordées ont les pieds trempés ! Brass brass brass zwiiiiip (glissade). Bref, c'est tracé, mais on brasse à gogo. Tout le monde galère et la joie des premières heures a laissé place à l'envie de manger un bon boeuf bourguignon mitonné par le gardien...
Le refuge presque parfait !
Nous approchons du refuge, il n'y a pas l'air d'avoir une grosse animation. Une fois sur la terrasse, c'est sûr, il n'y a pas de gardien. Le soleil a la bonne idée de se coucher 3 minutes après notre arrivée, pour le séchage des affaires, on repassera ! Je pénètre dans l'antre, c'est ouvert, il y a au moins un local d'hiver. Je monte à l'étage, un dortoir vaste et bien ordonné, et une cuisine avec des feux , des gamelles et des spaghettis chouette on va pouvoir faire un festin ! Je cours annoncer la bonne nouvelle aux autres !
Catherine est un peu fatiguée et Céline est toute blanche. Nous nous installons dans le dortoir et mettons nos affaires à sécher, le plus impressionnant : les chaussures de Jeff retournée qui crée un fleuve d'eau dans le bâtiment !
Je retourne dans la cuisine pour faire fondre de la neige et ô surprise, il y a bien des feux du matos mais il manque ... la bouteille de gaz. Et là, c'est le drame. Pas de gaz = pas d'eau à boire, et pas de nourriture, je suis parti avec juste 10 barres pour 2 jours. Nos recherches dans et autour du refuge resteront vaines ! Il n'y aura pas de gaz pour ce soir !
Une longue soirée s'annonce... Céline fatiguée, s'est couchée, elle est malade; Catherine l'a imitée (mais pas
malade !) Je tente de soutirer à Jeff quelques victuailles (il a du jambon du pain et du gouda) et je décide de me nourrir d'un aliment original : le spaghetti pas cuit ! quand je dis pas cuit en
fait, je devrai préciser pas cuit du tout, cru ! Ca craque sous la dent puis il faut mâcher longuement avant de pouvoir avaler ( sinon il y a un fort risque de perforation stomacal !) La chambrée
profite longuement de mon repas ( ah oui, les spaghettis c'est bien, mais c'est long à mâcher ! ( l'avantage c'est que ça occupe) Je décide de préparer de l'eau pour la nuit et le lendemain, je
remplis toutes les casseroles de neige (ensuite, il suffit d'attendre que ça fonde).
Bref, après avoir bien quémandé j'arrive à obtenir de Khomeiny dans sa grande largesse, une demie tranche de gouda rance ! béni sois tu ô toi notre lumière quasi divine !
Ou un vovo croise un hélico !
Céline, malade file vomir aux toilettes, qu'elle n'atteindra pas, et laisse le précieux contenu de son estomac se déverser en chemin, à 2 mètres de son objectif ! Elle revient barbouillée de vovo, pas facile de se nettoyer sans eau ! Je compatis à son malheur et lui propose quelques délicieux spaghettis qu'elle refuse ! étonnant non ?
La nuit se profile, j'utilise des techniques d'endormissement américaines : le MP3 vissé sur les oreilles et quand
je sens que je m'endors, hop j'éteints tout et je m'endors. Bref, mon esprit vaquait dans les paysages traversés dans la journée quand j'entends un vrombissement sur la musique de Cure. Mon sang
ne fait qu'un tour, un hélico est en train d'atterrir à proximité du refuge. Le gardien ? ... Je saute du lit et file dehors et là, vision d'apocalypse : Céline est en train de vomir à genou,
prostrée sur le grillage de la terrasse du refuge et en face d'aile l'hélico pausé, les turbines hurlantes. Moment étonnant ! Deux gars du PGHM en sorte et viennent nous demander si nous
avons vu un ou deux espagnols en provenance de l'éperon Tournier. Tandis que Céline fini de recracher les morceaux je leur annonce que nous sommes seuls au refuge et que nous n'avons croisé
qu'une cordée de 3 sur Midi Plan. Ils repartent vers l'hélico, qui repart aussi sec vers la
vallée,nous nous retrovons seul. Jeff nous a rejoint en pagne ! La scène est étonnante. Céline
ravale les derniers morceaux de son ex dernier repas (bon appétit si vous êtes à table) et Jeff lance un "Ca va mieux ?" du plus bel effet ( il sait parler aux femmes Jeff !) .
Bref, endormissement deux le retour, Méthode américaine, MP3 Dodo.
Natation synchronisée 2 La vengeance !
Et le lendemain matin, réveil 5 heures. Ca n'est pas la motivation des grands jours. Chacun émerge, grignote une barre, deux pour ceux qui en ont les moyens. But du jeux du jour : Remonter au col du Midi faire une goulotte et rejoindre l'aiguille du Midi avant la dernière benne. Le temps est gris. Nous rechaussons nos chaussures humides après ce petit déjeuner frugal et en route pour l'aventure ! Les pieds sont frais ! C'est parti vers 6 heures 10. décollage. Aucun regèle nocturne, on brasse, ça commence bien. Jeff et Céline font une pause "eau" au passage d'une cascade, nous passons devant. Je trace. Je surveille les vilains séracs qui surplombent la trace. Tout à coup, gros bruit, un rocher est parti, je lève les yeux pour voir où il va tomber. Sur Catherine ! J'avance en avalant la corde, elle court vers moi, Je vois que ça va passer, mais 30 secondes plus tôt nous étions pîle dessous ! (enfin Catherine, il vaut mieux l'avoir en photo qu'encordée, c'est un peu miss poisse : une crevasse, c'est pour elle, une chute de pierre, c'est pour elle ! une rimaye a percer, c'est pour elle !)
Bref, remis de nos émotions, nous repartons. Je brasse un coup le pied tient en surface, un autre il s'enfonce, parfois profondément. Je n'ai, comme souvent le matin pas la caisse, alors qu'en Jeff me propose de passer devant, je laisse mon orgueil de coté et lui laisse faire cette tache ingrate ! Derrière, c'est beaucoup plus reposant ! Scounch scrounch font les crampons dans la neige à peine durcie par le mauvais regèl. Un coup je m'enfonce, un coup je reste en surface. Je regrette de ne pas avoir les skis ! Moi qui aime les départs matinaux tranquille où l'on peut dormir dans la trace, je suis servi. Je chantonne quelques airs d'opéra. Plus on monte, plus ca a regelé et plus on marche facilement, tant mieux. Catherine réclame une pause, elle sait y faire avec Jeff, elle menace de tomber dans les pommes en cas de "non pause "! . Et l'autre s'execute, sans sourciller. L'avantage, c'est que s'il y pause pour Catherine, il y a pause pour moi, et je pique un petit sieston un peu frais (la neige, ça refroidi son homme !)
Nous passons au bout de vallée blanche et par un mouvement enveloppant, revenons vers l'aiguille du Midi. Dernière pause, il est midi, nous mangeons nos dernières barres, il en restait. Il est trop tard pour aller tenter une goulotte nosu décidons de rentrer direct Nous remontons au col du Midi ou un groupe fait des exercices de mouflages au bord d'énormes crevasses. Voilà l'arête, Catherine veut faire une dernirère pause, nous nous réencordons court et voici l'arête finale, je suis canardé par les flashs (un classique à l'aiguille du midi) et voilà la grotte de glace il est 13 h 10. Quelques minutes plus tard, Céline et Jeff arrivent.
nous filons vers la benne où il y a une énorme queue. Ca bouchonne et je vais passer mon après midi dans les bouchons : presque 2 heures la voiture à l'arrêt sur l'autoroute en Suisse du fait d'un accident, et la sortie se fera en remontant l'autoroute à contresens.... Bouchon bouchon... Enfin bref, je suis bien rentré (un peu lentement) après ces deux belles journées de montagne !
Photo
L'album photo complet est ici - diaporama Midi Plan
Départ de l'aiguille du Midi - au loin l'aiguille du Plan
Devant le Dôme du Gouter
Après la descente, ça remonte !
Devant le Rognon du Plan et son couloir d'accès
Cordée sur le Rognon du Plan
vers le col du Plan
Dans le couloir obscure du Rognon du Plan
sortie du couloir
Le Rognon du Plan
Vue du sommet : au loin l'aiguille du Midi et le Mont blanc
Coucher de soleil sur la Tour Ronde depuis le refuge
L'aiguille Verte un peu bouchée au lever du soleil
Céline, dernière pause avant l'aiguille du Midi
Vidéo
Alpinisme : Semaine à Chamonix Avril 2010
19 au 25 Avril
L'ensemble des liens et des vidéo dans la semaine...
J 1 - Lundi - Rosablanche depuis Siviez (Valais)
J2 -Mardi - Téléphérique et nuit dans la station de téléphérique des grands montets
J3 -Mercredi
AiguilleVerte couloir Couturier but
Goulotte Mitsunori Shigi - calotte de la Brenva
Montée et nuit au bivouac de la Fourche
J4 - Jeudi - Tour Ronde par le couloir Gervasutti
Descente de la vallée Blanche, retour à Chamonix à pied !
J5 - Vendredi : Traversée col des Aiguilles Crochues - col de Bérard
Chamonix Vallorcine par les Aiguilles Rouges
J 6 - Samedi : Aiguille Verte , couloir Couturier, descente par le Whymper
Nuit au couvercle
J7 - Dimanche : Couvercle Montenvers par le glacier de Leschaux
Vidéo : Tour Ronde - Couloir Gervasutti
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Semaine chamoniarde :
Tentative sur la Verte Nuit à la fourche
Tour Ronde, couloir Gervasutti Vallée Blanche
Traversée des Aiguilles Crochues
Aiguille Verte couloir Couturier - descente par le Whymper
Les vidéos sont inclues
dans les articles
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Alpinisme : Aiguille Verte 4122 m - couloir Couturier
LA Montagne !
S'il y a une monatgne à gravir dans la vie, c'est celle ci !!!
4122 m
1000 m D IV
Vidéo en bas de l'article !
Topo :
De la gare de téléphérique des Grands Montets, descendre la piste qui part au Nord sur 50 m, longer les faces Nord en passant sous le couloir Chevallier, la Tête Carré, le couloir Cordier ( ne pas trainer, séracs) et rejoindre en remettant les peaux la rimaye du coulor Couturier.
Skis sur le sac, remonter le couloir et sortir sur la calotte à droite avant de rejoindre le sommet.
Descente : Rejoindre le col de l'aiguille Verte entre le sommet et l'Aiguille de la Grande Rocheuse
De là, enchainer les rappels (en rive gauche) Je crois que le topo annonce 19 rappels, il me semble qu'on en a tiré beauxoup moins ! Corde de 2 X 60 souhaitable. Tirer en permanence plus à gauche pour se retrouver au sommet des goulottes. Le passage de Rimaye est specataculaire. Remettre les skis (les meilleurs skieront le couloir Whymper) et descendre le refuge du Couvercle en restant à proximité des Contreforts du Moine (crevasses)
Carto Fichier GPS
Fichier GPS au format GPX Aiguille verte couloir Couturier Whymper
1110 m de déniv +
Récit :
Après un but en début de semaine, nous revoici avec pour objectif, l'aiguille Verte...
6 h du mat, je suis déjà réveillé ( et oui, une semaine de montagne et on se lève de bonne heure naturellement !) Nous nous préparons tranquillement, avant de partir à Argentière et passer à la boulangerie pour déjeuner. Parking des grands Montets, il y a déjà du monde, mais nous sommes efficaces et dans les premiers de la queue pour les billets. Malheureusement pour nous, des alpinistes ont déjà leur billet et shunte cette queue... Enfin la caissière mal lunée ouvre son estanco, nous prenons les billets et ô malheur, il y a déjà plein de monde dans la queue pour la première benne. Mon sang ne fait qu'un tour, il faut sauver la course, et je m'inserre dans la file en une position qui me garantie, je pense la première benne... ( Bref, pas en bout de queue... J'ai honte, mais les autres, ils partaient pour Chamonix-Zermatt alors la première ou la deuxième benne, ça ne leur changeait pas grand chose !)
Quant tout à coup nous retrouvons Catherine qui part faire le passage d'Argentière et le Col du Tour Noir puis les champions du monde de But : Steph et Matthieu. Nous papotons, et Matthieu conclue : "Les 200 derniers mètres m'ont paru très longs !" Ils partent chercher leur billet avec pour objectif le col du Passon.
Une Benne - Lognan
Une Benne - les grands Montets. 9 h 00
Descente des escaliers mise en place des skis, et c'est parti. Passage sous les séracs du Cordier... rapido... Une cordée se dirige déjà vers la Verte. Nous mettons les peaux, en regardant derrière combien ont eu la même idée
Une cordée me rejoint. Jeff part devant, à fond, et je prends un petit rythme, il fait déjà chaud et je n'ai qu'une carline et ma polaire sur le dos. Je sens que Jeff veut se retrouver devant dans la voie...
Voilà la rimaye, il faut chausser les crampons. Je bois, je grignotte une barre, et hop en position montagne. Je parle à un Français en Anglais ( par habitude, il y a tellement d'étrangers dans ce massif ... Note : cette phrase n'est pas à prendre au premier degré !, je pensais que c'etait un italien et je ne parle pas l'Italien. ) Nous remontons à la rimaye. qui est quand même bien ouverte et en neige friable. Une cordée passe, puis Jeff se lance, un bloc de neige bascule dans la rimaye, mais Jeff s'élève, c'est mon tour. J'ancre les piolets le plus loin possible, puis m'élève, ça passe. Et c'est parti pour 1000 m à 50 °... Le soleil est bien là, des spins drift dévalent la face. La Verte vie. Un peu trop... quelques glaçons dévallent les pentes. Ils filent à vive allure et sifflent aux oreilles. Je monte régulièrement, la forme est là, tant mieux. Un alpiniste en solo nous dépasse. Nous arrivons à un passage en glace. Des morceaux de glacent continuent de dévaler la pente, ça siffle, je me demande quelle est là probabilité de s'en prendre un. Sans avoir le temps de terminer le calcule, je m'en prends une dans le casque ! puis plus tard dans le bras. Jeff repars pour cette portion de 60 m en glace grise. J'ai pour mission de ne pas perdre de broches ! Ca passe tout seul. Un gos bloc rocheux stresse l'ensemble des cordées dans sa chute, 2 italiens en contrebas ont dû avaoir une belle frousse. J'aspire de mes voeux le moment où on ne sera plus sur l'autoroute des objets volants de la Verte, protégés par les rochers et rive droite. Jeff fait un relai, les Italiens nous rejoignent, et je tape un brin de causette. Les cordées sont maitenant bien espacées (on s'est fait dépassé au relais !), et il est plus agréable de grimper. Courte traversee sous la glace et j'exige une pause. Je me fais engueler par l'Ayatollah, je mets trop de temps à macher mes barres de céréales ! Nous repartons. C'est un peu monotone mais j'essaie de profiter de chaque instant, je suis dans ce mythique couloir. Jeff ralentit, et je me demande si ça baisse de régime est dûe à une méforme ou à une adaptation de son rythme à mon rythme. Question sans réponse ! Nous partons sur la droite rejoindre la calotte, la vue change et la pente diminue ( on peut se tenir debout). Et Jeff fait une nouvelle pause ! alors que le sommet est en vue, quelle générosité !
Plus que 50 m, et ça passe, enfin le sommet. Toujours aussi beau avec une des plus belle vue des Alpes !!!
Nous retrouvons d'autres cordées avant d'attaquer la descente. d'abord la petite arête de neige qui permet de rejoindre le col puis la queue pour les rappels, au soleil ! C'est notre tour, les nuages montent, et assez rapidement nous nous retrouvons dans le brouillard. Jeff part devant, et je le rejoins à chaque rappel où Khomeiny me met la pression pour aller le plus vite possible. Vache dessus, vérification des pitons, sangles, mousquetonnage la corde ad oc à tirer.... En 2 h 30 nous sommes au pied, passage de la rimaye en rappel assez impressionant (je me prends une douche de neige). Puis nous chaussons les skis pour rejoindre le refuge du Couvercle, l'occasion de dépasser 3 cordées (2 à pieds et une en skis courts) qui galère dans la neige profonde !Voilà le refuge du Couvercle, il est 19 h 30. Jeff me rejoint. Nous entrons dans cet abri surchauffé (il fait au moins 40°C) et surbooké : nous serons une 30aine pour 22 places ! Le refuge est bondé, il y a du matos partout, des sacs, du matos pendu, des affaires mises à sechés, des casseroles bouent sur le poële.
Nous nous déshabillons et prenons notre repas du soir avec les deux jeunes de la Grande Rocheuse. Puis directions le dortoir où la température doit osciller entre 35 et 40 °C ! Je m'immisce entre deux personnes (ce qui etait prévu) l'une d'entre elle me fait bien comprendre son mécontentement ! Mes deux épaules touchent chacune d'entre elles, que puis je faire de mieux ?. Et là, je prends la décision de la soirée : Stilnox ND + boule quies et vive la nuit sereine. Rendez vous le le lendemain à 7 h !!! ( bon, ça n'es que la deuxième fois que je prenais du Stilnox, je ne le conseille pas, mais là, c'était situation extrême)
Le lendemain donc, le dortoir est presque vide quand je me réveille et j'entrevois Jeff en train de nettoyer le refuge , balai en main ! Nous déjeunons, Bref prend un sac de bouteilles de gaz tandis que j'emmène quelques bouteilles et quels quelques bouteilles de gaz dans mon sac. Le refuge esera toujours un peu moins crade après notre passage.
Jeff pars, nous traversons le glacier de Talèfre, et là, c'est le drame : Jeff se gaufre et le sac de bouteille de gaz explose dans la chute, et la douzaine de bouteilles de gaz part dans la pente verglacée ! Kim Jong Il est désorienté, lui, le seigneur des neiges, étoile d'or du Virage sauté, est tombé et a laissé échapé son butin !
Je propose " Bon, ben maintenant on n'a plus au'à jouer à la chasse aux oeufs !" J'en ramasse trois en haut du couloir, le reste nous attend sagement à la jonction avec le glacier de Leychaux ! Nous récupérons l'ensemble de la poubelle, et c'est parti pour la mer de glace au petit matin. Nous remontons au Montenvers par le chemin d'été (inutile d'aller cherchers les bennes fermées). Au Montenvers, l'ambiance est bonne, café coca, puis nous montons dans le train. Par la fenêtre je reconnais Bruno mon cousin et Catherine, nous discuttons pendant toute la descente et Bruno nous ramène en voiture à Argentière (merci !)
Et voilà pour cette belle journée
Merci à Kim Jong Il qui a conclue la course par cette phrase : " C'est une course à faire, mais c'est sans intérêt
!" Ca m'a vexé ! Je n'ai même pas osé lui dire ...
Photo :
10 heures : la Rimaye du Couturier
La même un peu (beaucoup) plus haut
Arrivée sur la Calotte de la Verte Jeff
Sur la calotte, au loin, le Grand Combin
Jeff à quelques encablures du sommet
Grandes Jorasses, Arêtes de Rochefort et Dent du Géant
Devant la Grande Rocheuse
Col des Jorasses et arête de Rochefort
D'un coté le Whymper , de l'autre, le
Couturier
Premier rappel, au col !
nième rappel, dans le brouillard
Sous la Rimaye : Grandes Jorasses et arêtes de
Rochefort
Le bien nommé (et bondé) refuge du
Couvercle
Le refuge du Couvercle avec au dessus à gauche, le bas du couloir Whymper
Vidéo
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Semaine chamoniarde :
Tentative sur la Verte Nuit à la fourche
Tour Ronde, couloir Gervasutti Vallée Blanche
Traversée des Aiguilles Crochues
Aiguille Verte couloir Couturier - descente par le Whymper
Les vidéos sont inclues dans
les articles
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Alpinisme : Tour Ronde - couloir Gervasutti - 3792 m
Tour Ronde 3792 m
300 m AD + II 50 °
Couloir Ouest de la Tour Ronde
Topo :
Depuis le pied de la Tour Ronde, dans la Combe Maudite, l'itinéraire est évident. en face Ouest, un couloir évident et large descent de la base sommitale.
Passer la rimaye et remonter le couloir ( 50°) Le couloir rectiligne s'incurve ves la droite en son sommet. L'itinéraire rejoint la sortie de la face Nord. Le bastion sommitale peut être contourné ou gravi directement par une cheminée en IV.
Carto - Fichier GPS
Récit
Après une mauvaise nuit au bivouac de la Fourche, nous décidons de faire la Tour Ronde par le Gervasutti avant de redescendre par la vallée Blanche, ma première ! (au départ nous devinos redomrir à la Fourche pour gravir en sus une ou deux goulottes).
Bref, nous quittons notre bivouac frisquet, remontons sur l'arête avant de descendre dans la Combe Maudite. De là nous filons au pied du couloir Gervasutti, à quelques encablures. Quelques conversions plus tard, nous sommes sous la rimaye. Skis sur le sac, crampons au pieds, Jeff, le briseur de pause, part devant. Tentative de passage de rmaye, hésitation, nouvelle tentative plus à droite, Jeff passe, et file faire un relai plus haut. C'est à Catherine. Je la suis, elle se positionne, quand c'est toute la lèvre inférieure de la crevasse qui cède sous son poids et descend de 50 cm. Catherine se retrouve assise sur un bouchon de neige qui s'est enfoncé de 50, les cramons dans le vide. Elle émet un cris strident qui met me mets en éveil. Je la hisse hors de sa facheuse position en précisant judicieusement à Jeff de rester corde tendue. Une fois revenue à sa postion initiale, le problème reste entier, il faut passr la rimaye, qui est bien entendu plus large qu'initialement... Finalement ça passe, je regrette un peu de ne pas avoir filmer la scène, qui aurait fait un malheur sur internet, mais je n'aurais pu tirer Catherine en arrière un appreil photo à la main !
Bref, avec mes Grandes guibolles, la rimaye passe relativement bien : un piolet ancré bien loin, pareil pour le deuxième, le crampon planter haut et hop je suis au dessus.
La suite, c'est comme un gigantesque escalier de neige dure, en condition impeccable. La forme est là, alors, ça va tout seul. Je parviens à faire quelques photos et quelques films dans le couloir sans que l'Ayatollah à la fatwa antipause qui nous sert de premier de cordée ne s'en rende compte ( Burgener, si tu nous entends ! ;-) )
Bref, ça monte, et je profite de ce couloir en condition, la vue est magnifique sur l'envers du Mont Blanc, la Blanche de Peuterey est superbe. Nous débouchons sur l'arête ou a lieu la jonction avec la face Nord, un peu de glace, puis Jeff décide de faire une pause sur le final en IV. Persuasif, je le dissuade de monter par là, il faudra revenir cherhcer les skis et la bouffe alors qu'un pause au seommt me plairait bien. Au sommet c'est bombance et sieste.
Nous attaquons la descente par la voir normale côté Est. Départ sur l'arête puis rapidement dans les pentes Nord. Ca passe relativement tranquille. Il faut juste faire attention dans ces pentes à 45 °
Sous la rimaye, nous chaussons les skis pur descendre la vallée Blanche, seuls, il est déjà tard ! C'est magnifique et jamais très raide. Catherine fatiguée, réussi à se gauffrer juste avant une montée, mal joué. Jeff joue les pros de la glisse au ras des crevasses. Les longs plats de la mer de glace nécessitent de pousser légèrement sur les bâtons. Voilà le bas du glacier, il va falloir remonter à pied au Montenvers et sans doute descendre à pied à Cham, le dernier train est sans doute parti.
Jeff nous gratifie d'une belle figure de style à la sortie du glacier en glissant sur la glace ! Nous rejoignons la grotte de glace et le sentier d'été enneigé qui remonte au Montenvers. Une autre cordée de 3 est là pour faire la pause, le dernier train est parti il y a une heure déjà. Catherine nous rejoint, elle aurait prféré dormir là ! Grosse déception. Nous amorçons la descente, chaussage, déchaussage 20 ou 30 fois, je ne sais plus, pour perdre 200 m à tout casser puis le sentier devient sans neige, reste la longue descente sur sentier et nous arrivons vers 20 h 30 au parking. Tentative de stop pour rejoindre l'Aiguille du Midi, échec, je la rejoins à pied !
Voilà deux journées bien remplies !
(le récit de la première des deux journées
Photo
Bivouac de la Fourche - Catherine
Début du couloir Gervasutti - Catherine et mon pied !
Catherine dans le couloir
Jeff à l'approche de la partie supérieure
Catherine dans la partie supérieure
Le Mont Blanc, et la Fourche depuis le sommet de la Tour Ronde
La Vierge du sommet, elle assure !
Sont'y pas bô devant la Blanche de Peuterey et le Mont Blanc
L'envers du Mont Blanc
L'Aiguille Verte nous nargue ( à sa droite, le couloir Whymper et la Grande Rocheuse
Catherine - vallée Blanche, devant la Tour Ronde
Enfin le Montenvers , plus qu'une heure 30 et nous serons à Cham !
Vidéo
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Semaine chamoniarde :
Tentative sur la Verte Nuit à la fourche
Tour Ronde, couloir Gervasutti Vallée Blanche
Traversée des Aiguilles Crochues
Aiguille Verte couloir Couturier - descente par le Whymper
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Calotte de la Brenva - Goulotte Mitsunori Shigi - 3701 m
Goulotte de 200 m - cotation AD+ II
Longue , longue , très longue journée qui a commencé dans les toilettes de la cabine de téléphérique des Grands Montets pour se terminer dans le frais et humide bivouac de la Fourche, perché au dessus de vide !
Catherine dans la goulotte Mitsuno Shigi
Topo :
On a fait 3 longueurs de 60 m ( au départ 60 - 65 °) avec glace grise puis pente à 50 - 55 ° Sortie par l'arête à droite en montant, jusqu'à la calotte. Descente en rappel premier rappel à droite en descendant.
Récit :
Longue longue journée qui débute loin de la calotte de la Brenva, au sommet du téléphérique des grands Montets.
La veille, je retrouve Jeff à Chamonix et nous rejoignons Argentière. Benne pour Lognan puis pour le sommet des Grands Montets où nous retrouvons deux alpinistes, un Belge et un Allemand, nous avons le même objectif, nous lever tôt et gravir la Verte par le couloir Couturier.
Première partie : et hop, un but pour débuter
Tout débute mal, le cabinier se braque quand Jeff lui demande où se trouve la salle pour bivouaquer. Bref, les gardiens de la gare de téléphérique nous laisse le choix : soit dormir dans la gare ( vent et température fraîche garantie ( -7°C) où dormir dans les toilettes, propres mais odorantes de la gare de téléphérique. Seul Jeff choisi la première solution.
Repas dans les toilettes, puis nuit pleine de phéromones, le réveil sonne à 1 h 30, je sors réveiller Jeff emmitouflé dans son duvet -50°C. Et nous filons vers 2 h 20 sous les pentes Nord de l'aiguille Verte. Pas de lune, on ne voit rien ( tiens je viens de faire un lapsus informatique, j'ai tapé nul au lieu de lune !) Nous passons sous le couloir Chevallier, la traversée est aisée, il a reneigé cette nuit, moi qui craint les pentes gelées à skier à 2 heures du mat, tout va bien. Nous distinguons vaguement le couloir Cordier, hésitons sous un couloir et descendons le long d'un éperon rocheux, avec les peaux, encordés, en position montée. La corde file soit, je vais trop vite, et elle se coince entre mes skis, soit je vais trop lentement et Jeff me tracte. Le tout se fin parfois par terre, soit par des gros coups de stress afin d'éviter de tomber. Nous distinguons une frontale au loin, nous filons. Rejoignons la cordée de trois. Quiproco, nous pensons être au pied du Couturier et nous finissons par comprendre que nous sommes au pied des Droites ( au pied du couloir Lagarde précisément) Ah les billes, ça s'annonce mal !
Nous repartons dans l'autre sens, et remontons vers la Verte. Une cordée en provenance du refuge nous rejoint. Le jour point ! Ca sent bon le bon gros but ! La cordée Germano Belge est dans la face 1 heure devant nous, visiblement elle avance assez lentement ( la neige tombée cette nuit) Les Italiens filent vers le pied de la face. Nous décidons d'abandonner la partie
Et là, c'est le but. Retour à la gare de téléphérique des Grands Montets pour récupérer nos duvets et la bouffe et dormir un peu avant une descente en neige dure jusqu'à Argentière. Avec Jeff, pas de pause, j'en ai eu plein les cuisses ! Vers 8 h 30 en bas, la première partie de la journée est terminée.
Tout aurait pu en rester là, mais Jeff n'est pas sans ressource, nous déjeunons dans un café, retrouvons Catherine qui était partie à notre rencontre au Couvercle. Queue pour la benne de téléphérique, où Jeff nous refuse le retour par le train du Montenvers, on descendra à pied ! Nous partons pour 3 jours, 2 nuits à la Brenva, Gros Sacs sur le dos !!! J'essaie de dormir un peu dans la queue du téléphérique, avec Jeff, tout moment de repos est le bienvenu !
L'aiguille Verte et le couloir Cordier - séracs !!!
Deuxième partie - Où le sac me fait passer un sale moment
Et zoup, en 20 minutes nous voici au sommet de l'Aiguille du Midi. Descente de l'arête à fond les manettes et nous descendons au pied de la Tour Ronde le soleil cogne. Nous repeautons. L'itinéraire remonte, je ploie sous le poids du sac. J'essaie de me mettre dans les pas de Catherine pour garder le rythme. Le soleil me cuit, je rêve d'une rimaye infranchissable pour éviter la goulotte et filer au bivouac pour manger et dormir. Nous pénétrons dans la bien nommée combe Maudite, à gauche, la Tour Ronde et son couloir Gervasutti devant les Goulottes de la Combe, à droite, l'arête Kuffner du Mont Maudit. Nous voilà au pied de la goulotte.
Nous laissons les skis et les sacs, et Jeff attaque le passage de la rimaye, qui contrairement à mes voeux, passe ! Jeff galope jusqu'au premier rocheux pauser un coinceur, attaque une partie raide en glace grise et pause son relais. Je laisse à Catherine le soin de s'occuper du matos, pendant que je fais des photos et des films. Ler fait d'avoir pauser les sacs me permet de grimper avec plaisir, je profite de cette ascension , les conditions sont bonnes. Les relais s'enchaînent sous les conseils avisés de Burgener, Jeff. Nous finissons la voie en corde tendue pour une courte pause , que je trouve bien méritée !
A peine en haut, Jeff est déjà dans la descente, à la recherche du premier relais pour les rappels. Et c'est parti et en 3 rappels nous sommes en bas, ou presque, il reste juste la rimaye à passer... mais ça passe, sans souci !
Jeff au départ de la voie Mitsuno Shigi
Dernière partie - Il faut retrouver la sûreté d'un abri, et ça monte encore !
Ô joie, nous retrouvons nos skis, et les SACS ! Remontée au pied du couloir donnant accès au bivouac de la Fourche( jusque là, c'est relativement plat ). Le couloir, est tracé par deux jeunes qui en sont à la moitié quand nous arrivons au pied.
Quel bonheur de rajouter les skis et les bâtons sur le sac pour 150 où 200 m de couloir à 45 °... Jeff file seul, je prends mon rythme et Catherine suit. Arrivé en haut, Je descends Jeff vers el bivouac, 10 m en contrebas, mais dont l'accès est malcommode, assurance sur champignon de neige. A mon tour de patienter, le temps que Catherine arrive et m'assure pour descendre, j'enjambe la barrière et me voilà sur la mini terrasse du bivouac. Je pénètre dans le mythique bivouac. Deux jeunes apprentis aspi sont là. et la soirée sera compliquée, à 5 dans ce bivouac pour 14, c'est déjà compliqué, humide et froid. Il faut récupérer de la neige sur la terrasse, et en faire fondre dans la petite casserole. C'est long et fastidieux !
Bonne ambiance, les "jeunes" comptent redescendre le lendemain, la face Nord de la Blanche de Peuterey, magnifique, n'est pas en condition pour être skiée ce qui était leur perjet initial !
Nuit froide et humide en dépit des couvertures du refuges ( nous n'étions que 5 !)
Voilà une bonne journée bien remplie !
Photos
Mont Blanc vu des Grands Montets
La Noire et la Blanche de Peuterey
Aiguille du Midi - arête des Cosmiques, partie supérieure de la vallée Blanche
Au loin, la Verte, la Grande Rocheuse et le couloir Whymper
La Tour Ronde et le couloir Gervasutti
Surfer dans le couloir Gervasutti
L'éperon de la Brenva au Mont Blanc
Vidéos
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Semaine chamoniarde :
Tentative sur la Verte Nuit à la fourche
Tour Ronde, couloir Gervasutti Vallée Blanche
Traversée des Aiguilles Crochues
Aiguille Verte couloir Couturier - descente par le Whymper
Les vidéos sont inclues dans les articles
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Ski de rando : Rosablanche depuis Siviez
3336 m
Jolie course de ski de rando avec pas mal de distance.
Attention au risque d'avalanche (contournement du lac de Cleuson par exemple !)
1635 m de déniv
PD S3
Topo
De Siviez, charmante bourgade au dessus de Nendaz (Sud de Sion) 1733 m
Prendre le chemin qui part à l'Est des instalations et remonter en diretion du lac de Cleuson. Sous celui ci possibilité d'emprunter l'échelle aérienne de l'EDS ou de poursuivre à ski.
longer le lac de Cleuson (2186m) par le coté Est. Poursuivre Sud Sud Est vers la combe des Grands Bandons puis Sud Ouest point 2697 m puis le lac 2783 m
rejoindre le glacier du Grand Désert (Sud) Le remonter et rejoindre l'arête Ouest sous le sommet. De là par l'arête on rejoint le sommet à pied.
Possibilité de couper la course en deux en dormant au refuge de Saint Laurent (2485 m) après le lac de Cleuson (1 h 30 de Siviez) (tel : 00.41 (0)27 288 50 05)
Descente : par le même itinéraire, possibilité de rejoindre les pistes de ski sous le lac de Cleuson.
Carto Fichier GPS Rosablanche
Fichier GPS au format GPX
Récit
Première sortie de la semaine, pour se mettre en jambe, départ à 3 heures de la maison, sur les skis vers 6 h 40. Départ dans le froid de l'hiver ( la semaine finira printanière !) Je remonte jusqu'au lac de Cleuson. Petit passage aérien sur ls échelles puis il faut longer le lac. Je déchausse une fois pour un passage en glace. Le parcours est bien plat. Courte pause au dessus du plan de la Chaux. Je croise un randonneur qui m'avait fait la trace jusque là et qui redescend... dommage, j'aurais bien suivi ses traces jusqu'au sommet. Voilà au loin le sommet, à droite, les hordes de randonneurs arrivant du Mont Fort. De mon côté du glacier, je suis seul. Je rejoins la trace autoroute, quelques virages, quelques conversion et on arrive au dépot des skis. Il y a foule. La Rosablanche est bien une classique. Le sommet est à quelques coups de piolet plus loin. Pause courte, je papote avec un organisateur participant à la patrouille des glaciers qui arrive et repart comme unavion (c'est sa dernière sortie avant la course). Et hop, la descente. La neige est assez bonen au départ , transformée sous le glacier avant d'être carrrément soupe sur le bas. Je merdouille un peu le passage sous le lac de cleuson et passe par des passages raides, mais ça passe et je rentre par les pistes de ski en rive opposée, la neige est tellement lourde qu'il faut pousser à la descente.
Jolie sortie un peu plate mais sauvage.
Photo
Vue sur le Mont fort et le Grand Désert
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Semaine chamoniarde :
Tentative sur la Verte Nuit à la fourche
Tour Ronde, couloir Gervasutti Vallée Blanche
Traversée des Aiguilles Crochues
Aiguille Verte couloir Couturier - descente par le Whymper
Les vidéos sont inclues dans les articles
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Abri bivouac Vallot - 4362 m

C'est un bivouac de secours
Localisation :
Situé au sommet des rochers foudroyés au dessus du col des Dômes (bivouac possible au col des Dômes, venté !)
Informations :
Pas de téléphone - ce bivouac est un bivouac de secours sur la voie Normale du Mont Blanc.
Il sert aux alpinistes fatigués et transi de froid qui montent depuis le refuge du Gouter ou les grands Mulets mais également et surtout pour les alpinistes en provenance des voies de l'envers du Mont Blanc.
Il y a un téléphone de secours.
Pas de matelat, quelques couvertures en mauvais état ni de matériel de cuisine
Il y fait hyper froid...
Evier la pause dans ces murs si la météo et la forme vous le permet
Ramasser vos ordures : c'est un taudis !!!
Possibilité de renconter des plaques de vomis gelées et des petits hommes verts (ou violets) à l'intérieur du bivouac. Pourtant Dieux sait s'il est esthétique ce bivouac sur son éperon !
Attention : l'observatoire Vallot, se trouve un petit peu en dessous sur les pentes des rochers foudroyés
Bivouac de secours sur la voie normale du Mont Blanc !
Photos :


Refuge Albert 1er - 2706 m
refuge 153 places
refuge d'hiver 30 places
Refuge avec une vue magnifique permettant de réaliser des courses diverses et variées !
Accueil impeccable compte tenu de la taille du refuge !
Demi pension 50 € 39 € avec carte CAF

Accès au refuge
été :
2 itinéraires possibles
Par la morraine !
1300 m de dénivelé
Partir du télécabine (pied) de la Balme et prendre le sentier des Granges, le seniter monte dans la pente des Esserins avant de rejoindre la morraine ( fenêtre du Tour) de là remonter la morraine jusqu'au refuge. (3 - 4 heures)
Par le col de balme.
Prendre le télécabine du Charamillon puis le télésiège du col de Balme
De là partir plein sud (sentier) sous la pointe du Charamillon et suivre le sentier Balcon qui passe sous la tête du Picheu. rejoindre la morraine au point 2484 m et le refuge par cette morraine. ( attention sentier exposé aux risques d'avalanches en présence de neige !)
( 1 h 30 - 2 heures)
hiver :
Par la rive gauche du glacier.
Du parking, traverser le village du Tour et gagner le torrent de Bisme.
Remonter les pentes en rive gauche du glacier ( à droite) et remonter à proximité du ruisseau du Plagnard.
Vers 2800 m ( sous le Bec Rouge inférieur) baculer Est puis nord ( le but est de contourner les crevasses par le haut, donc ne pas tourner trop vite ! ... ) Rejoindre la rive droite du glacier et le refuge.

Courses possibles
Aiguille du Tour - voie normale
Aiguille du Tour - couloir et de la Table
Aiguille du Tour - couloir de la Brêche
Aiguille du Chardonnet - arête Forbes
Aiguille du Chardonnet - éperon Migot
Aiguille de Purtscheler
Col du Passon
Col du Pissoir
3 cols ( col du Chardonnet - fenêtre de Saleina - col du Tour)
Carto - Profil fichier GPS

Mont Blanc : arête des Bosses - 3 Monts - Bionnassay

Mont Blanc par les 3 Monts - 2000
Montée au refuge du Gouter - bivouac - 2002
Mont Blanc par l'arête des Bosses 2002
Mont Blanc par l'arête des Bosses (bivouac au col des Dômes) 2005
Traversée Aiguille de Bionnassay Mont Blanc 2006
Traversée du Mont Blanc 3 Monts - Bosses - 2009
Mont Blanc - arête des Bosses à la journée 2011
Topo photo Mont Blanc
Matos à emporter
Vidéo : le Mont Blanc pour les Nuls

reste une ascension non décrite, celle de 1992...
randonnée : Traversée de la pointe de la Vallaisonnay 3020 m
F
marmotte en montant
Topo
Du parking du Laisonnay d'en bas au dessus de Champagny en Vanoise
Remonter le vallon de Champagny ( Marmottes à gogo) pour erjoindre le refuge de la Glière (1995 m)
De là, passer au lac de la Glière avant de remotner vers la Croix des écuries. Passage à proximité du chalet des Gardes avant de prendre le sentier du col de la Grassaz. Laisser le sentier avant le point 2438 m et prendre le vallon de gauche au mieux en direction de l'arête. Une fois sur celle ci remonter les lapiaz au mieux ( II III) passer au point 3002 et rejoindre le sommet de la pointe de la vallaisonnay 3020 m .
Descente : poursuivre l'arête (Ouest et Sud Ouest pour rejoindre le col de la Roche Noire 2870 m ( rocher délité)
prendre alors Nord nord Ouest la combe (névés) qui permet de rejoindre le Plan Serry. De là, le sentier ramène au refuge de Plaisance et au parking ( refuge du Laisonnay glace 3 étoiles)
Pour info 2 cairns sur l'ensemble de l'itinéraire hors sentier
Ne pas descendre au Nord avant d'avoir rejoint le col de la Roche Noire : barres rocheuses
Le Magnifique Panorama de la Pointe de la Vallaisonnay : Grande Motte, Grande Casse Epena Volnets Grand BecCarto profil fichier GPS
Fichier GPS pointe de la Vallaisonnay (format GPX) ( clic droit enregistrer sous)
Récit :
Arprès un départ tranquille, en famille pour aller pique niquer au refuge de la Glières puis profiter du lac dela Glière ( on a eu pas mal de marmottes à éviter) Je décide de monter à la va vite à la pointe de la Vallaisonnay. Après une première partie champêtre ( toujours autant de marmottes) la deuxième partie est plus minérale, un peu de rocher merdique avant de rejoindre l'arête et un magnifique Lapiaz ! ça passe, ça n'est jamais dur,le plus long est de rejoidnre le somemt un peu loin à mon goût. De celui ci je décide de basculer côté Plaisance, je merdouille un peu au dessus du col, trop pressé de descendre dans le vallon. Je remonte et passe par le col avant de m'engager. Le paysage est magnifique, des zones de rocher bleu, d'autre rouges orangées, d'autres noires, tout est bien ordonnée, quelques zones de mélanges de couleurs sont un régal pour les yeux. Je retrouve le Plan Serry verdoyant puis le refuge, le sentier me ramène, à fond au Laisonnay ou je retrouve Sandrine et les enfants ( je suis arrivé 5 minutes aavnt eux, victoire) pour une bonen glace !!!
Photos :
Zygène cendrée
Le refuge de la Glière
Face Nord de la Grande Casse
En haut des Lapiaz
Sommet de Bellecôte et Dôme des Pichères
Trou ...
En redescendant, le refuge de Plaisance devant le Grand bec
Papillon (Benthis Daphne ?)Cabane du Grand Mountet - 2886 m

Refuge :
Telephone : (00 41) 27 475 14 31
1200 m de dénivelé et 8 km environ 4 heures (pourinfo descente 2 h 45 sans trainer)
Looonnnngue montée, mais ça se fait.
Topo :
De Zinal ( 1675 m) , parking au bout du village, gratuit. remonter la piste après avoir traversé le torrent de la Navisence et la suivre jusqu'au pont ( 1908 m) Remonetr le sentier qui part à l'Est puis qui prend plein Sud à flan ( nombreuses montées et descentes) Poursuivre jusqu'au refuge. 2886 m
Remarque : attention en début de saiso, le sentier est avalancheux ! Prendre le chemin d'hiver par le glacier puis la morraine
équipement
refuge d'hiver : 50 places
bois, poëlle, vaisselle, eau en début de saison
Couette, boisson fraîche ( 4,50 CHF)
Tarif CAF CAS 21 CHF
Grand confort !
Courses possibles
- Alpinisme
Blanc de Moming
ZinalRothorn
Obergabelhorn
Dent Blanche, arête des 4 ânes
Mammouth
- A ski
Trifthorn
Pointe Durand
Zinalrothorn (épaule)
Remarques :
Une des plus belles vues des alpes
Bouquetins à proximité !
Photos :




Alpinisme : Zinalrothorn 4221 m Rothorngrat - descente face Nord
Arrivée sur l'arête, vue sur le magistral Obergabelhorn
Récit :
Tout avait pourtant bien débuté...
Quand je dis ça, je ne suis pas très précis, la semaine avait été chargée et un évènement aurait pu annuler ce Week end alpin. Pour résumer.. : Du boulot par dessus la tête, une journée à Paris pour le travail, une soirée à Epinal en formation et un tour de VTT qui aurait pu mal finir : engagé sur un petit pont aux rondins de bois dans le sens de la marche, je bloque la roue avant et bascule dans le vide, pont 1 m 50 au dessus d'une dale rocheuse sur laquelle je tombe la tête la première... J'ai bien cru dans un premier temps avoir la mâchoire fracturée ou une dent en moins, seule la lèvre a mangé ( je sais, ça n'est pas la première fois), et j'ai perdu un verre de mes lunettes dans le flot du torrent, plus de peur que de mal.
El Toreador
Mais je m'égare, revenons en au fait.
Je retrouve Jeff à Martigny et nous filons vers Zinal, la météo est bonne et la course en conditions, je me vois déjà couvert de Laurier de retour du Week end. La montagne, c'est trop facile.
Bon la première étape c'est la montée en refuge, et pour le refuge du Grand Mountet, c'est une saine occupation qui prend une bonne partie de la journée, les montagnes ayant été placée à trop grande distance du village... ( Avantage s'il en est, il y a moins de monde au refuge)
Bref, nous partons avec pour premier objectif de ne pas pique niquer trop tôt afin de couper la montée en deux parties égales. Je rêve d'une aire de pique nique moelleuse et je suis exaucé, sur une pente d'herbe, nous nous restaurons avant une petite sieste.
Alors là, il faut que je précise que j'ai commis ma première erreur du Week end : les sardines au citron. il est vrai que c'est très bon, ça n'est pas hyper facile à manger avec un couteau mais c'est très bon... Par contre, l'odeur ne va pas me lâcher pendant 2 jours, les doigt sente la marrée, à 4000 m d'altitude, c'est original !
Nous repartons, je profite de mon fumet et tente vainement de m'en débarrasser en me rinçant les doigts dans les ruisseaux . Le cirque du Mountet approche et son refuge. Nous sommes 3 arrivés au refuge, ça va être cool.
Le Mammouth
Je trouve un science et vie spécial mathématique, à priori thème peu passionnant ( en général au refuge, on lit Vertical quand on est un grimpeur et montagne mag quand on n'est pas doué, pour info, je suis abonné au deuxième, c'est tout dire !) mais j'y découvre des techniques de comptage ancestrale qu'il faudra que je vous conte... ( Les Mésopotamiens étaient quand même de sacrés bonshommes.

Sieste, bruit dans le refuge, en fait, nous serons 11. L'ambiance est bonne, nous partageons une excellente soupe avec des randonneurs belges ( qu'ils trouvent ici toute notre gratitude) d'autant plus que madame nous a fait notre vaisselle. Il y a aura une cordée sur le Besso, deux cordées sur la voie normale du Zinalrothorn, 2 cordées sur la Rothorngratt (dont la notre).
L'ambiance est refroidie par l'arrivée d'une cordée qui revient de notre objectif, il est déjà 19 heures, ils ont mis 9 heures à atteindre le sommet, leur commentaire: "ambiance hivernale" , voilà qui nous refroidi...
Je me couche en rêvant à la criée d'Etaple, à un gros chalutier dans le gros temps, à la pêche à la baleine, les Sardines font leur effet olfactif !
3 heures, Jeff se lève pour faire le feux, je le suis, petit dej, départ 4 heures. Il fait grand beau , cool, le ciel est étoilé. Remontée de moraine, la lampe de Jeff a un faux contact, il fera l'approche dans le noir , je dois marcher devant ( c'est cool, il est obligé de me suivre, ça m'évite de prendre son rythme infernal.) Heidi et le slovaque son derrière, attirée par les effluves de Sardine ou par Monsieur Propre, on ne sait pas !
J'essaie de prendre le chemin idéal dans la moraine pour rejoindre le glacier. Jean-Luc et Sebastien, l'autre cordée ayant le même objectif que nous nous rejoignent. je pars devant. De toute façon, sur les glaciers tourmentés il y a rarement du monde pour marcher devant, sans doute la taille des crevasses y est pour quelque chose. Jean-Luc nous fait remarqué que le temps a tourné, et oui, on ne voit plus les étoiles. Nous partons, je file droit, puis incline vers la droite pour aller sous les rochers 3327 m. Il neige, la frontale éclaire les flocons dans la nuit noire et j'ai du mal à anticiper le bon chemin. Une zone de crevasse. Chacun donne son conseil puis j'y vais. On louvoie ( dans les zones crevassées, on louvoie toujours.) Un grand pas, un pont de neige où l'on aimerait s'appeler Steph... Je butte sur un trou profond, demi tour. La cordée de Jean-Luc passe devant, je me retrouve dernier. La neige ne cesse pas, ça sent bon le but. mais nous poursuivons. Il faut tracer, je suis content d'être derrière, à flâner. Nous repérons le couloir et passerons par un itinéraire inédit : à gauche ! Ça passe( bravo Jean-Luc) et voilà le couloir. Nous passons la rimaye, un peu athlétique mais pas trop, puis c'est la remontée, la glace est pourrie et je suis content, je suis le seul à avoir monté deux piolets, confort ! Jean-Luc et Seb merdouillent dans cette mauvaise glace, je propose à Jeff de bifurquer dans le mixte bordant le couloir, bonne pioche, la progression se fait les doigts dans le nez ( ou plutôt les moufles, dans notre tenue !)
Couloir d'accès à l'arête
L'arête... plâtrée !
Jean-Luc
Jean-Luc dans la descente d'un gendarme
Au sortir du mixte nous les avons dépassés et ils on l'air crevé par leurs efforts, j'en profite pour les filmer, bel effort, voilà enfin le col, déjà 3 heures depuis notre départ .
La suite commence bien des rochers faciles sur lesquels on galope jusqu'à la première difficulté. et en fait, ensuite, il n'y a que des difficultés et plus de rochers sur lesquels on galope... Des passages de III, de IV voir de V ( c'est pas moi qui le dit, c'est Jeff, il fait autorité en la matière !) Et le rocher est bien enneigé ce qui ralentit la progression de manière importante. Nous contournons des gendarmes plus ou moins définis, soit sur le fil soit coté Mountet, coté le plus enneigé ! Le sommet est dans le brouillard. Nos deux cordées se suivent, Jeff, devant, autoritaire montre la voie, je suis en s'efforçant de refaire le geste parfait réalisé par mon premier, je bourrine dans certains passages pour avancer... Mais tout va bien, mis à part notre vitesse de progression trop lente. Nous n'avançons que rarement corde tendue. A un petit col, je décide d'aborder le problème avec Jeff, il est déjà 1 heures. " Jeff on fait quoi, soit on va au sommet et on rentre à point d'heure, soit on redescend tout de suite" ( sous point d'heure, ça voulait dire vers 1 heure ou 2 heure du matin en bas) Jeff, pensait, lui aussi, aborder le sujet, nous décidons de redescendre. Jean-Luc et Sebastien jettent l'éponge eux aussi. Nous disposons de deux cordes une de 60 et une de 30. Jean-Luc part le premier, trouve un bequet pour le rappel suivant, l'installe, Jeff le rejoint, je suis le 3ème et Sébastien me suit. Il faut préciser ici que Seb est allemand et que la langue de Goethe n'ayant aucun secret pour moi, 9 ans d'allemand, ça se connaît, nous discutons en Anglais, et qu'il ne faut aucun contresens afin d'éviter les accidents !
Jeff - rappel
A chaque relais, je retrouve Jeff, qui file vers le bas, dès qu'il est en bas, je défaits le cabestan, récupère le mousquetons, attend Sebastien, le vache, récupère la corde ( qui parfois joue les cordes coincées) passe le noeud dans la cordelette, avale la corde, m'installe et repart.
7 rappels, tout s'est bien passé. le dernier au dessus de la rimaye. Jeff et Jean-Luc me conseille, du dessus, on voit bien qu'elle est surplombante et j'aperçois des stalactites. je décide de la faire à la bourrin, à l'Apoutsiak . Je me lance rapido en arrière et atterri en bas, je bloque la corde, mon pied perce le sol, mais tout est ok, j'ai évité les stalactites et suis descendu sans problème.
Sébastien arrive, il écoute les conseils des "anciens" , lui ! et le conseil est le suivant, baisser les fesses le plus bas possible et se lancer, et bien le pauvre Seb, il a mangé su Stalactite, sans casque en plus, je préfère Laaargement ma méthode de bourrin efficace !
Ca louvoie entre les crevasses
Nous récupérons les rappels, je mange de l'excellent Sandwitch de Jeff ( au rebloch ') et nous repartons. Descente rapide mais tranquille, observations des crevasses impressionnantes. courte pause à la sortie du glacier. La moraine, Jeff me largue, je sentais bien que ça le démangeait depuis hier... J'arrive au refuge un peu fatigué, je sais que la descente à Zinal va être longue, il est déjà 16 h 30 !
Le refuge, enfin
Le temps de refaire le sac et c'est reparti, deux bouquetins sont apeurés par nos soins sous le refuge, puis une marmotte, un rouge queue et enfin un renard et nous voilà à Zinal, en 2 h 45 ! sans avoir traîné !
Je serais à 11 heure à la maison.
Photos
Sommet du Zinalrothorn ( avec l'arête Sud ouest à droite )
Couloir d'accès à l'arête
Descente
"Louvoyage"
Louvoyage II, on voit la trace de descente à gauche
Début de descente sous le refuge
Le refuge de Tête Rousse - 3167 m

et oui, quand le refuge du goûter est complet, que les 3 Monts ne sont pas en condition ou que le refuge des Cosmiques est lui aussi complet, il reste la solution : monter au Mont Blanc en partant de Tête Rousse... avantage : on traverse le Grand Couloir de nuit et avec un bon regel, ça parpine moins, inconvénient : ça rajoute du déniveler et environ 2 h 30 !!!
Téléphone : 04 50 58 24 97
Hors saison : 06 19 02 90 71 à partir du 15 avril pour les réservations
Gardienné de Juin à Fin Septembre
possibilté de camping aménagé ( pour info camping interdit au refuge du Goûter)
74 places
refuge d'hiver 16 places
Topo
Prendre le TMB au Fayet ou à Saint Gervais ( possibilité de prendre le téléphérique de belevue aux Houches et de rejoindrel e TMB) puisrendez vous au Nid d'Aigle (refuge)
Du Nid d'Aigle (bouquetins nombreux et peu farouches mais jeunes et moches) prendre le sentier qui part au Nord Est jusqu'à la baraque forestière des Rognes (pour infio, il n'y a pas de forêt mais c'est tout de même une baraque forestière...) Prender alors la direction de l'éperon (Sud Est) et remonter le sentier jusqu'à l'altitude 3132 m prendre alors le névé plat à droite (glacier de Tête Rousse) et le traverser pour rejoindre le refuge. 3167 m 2 heures sans forcer !)

fichier GPS (avec celui du Mont Blanc...)
Confort :
Le refuge est impeccable : grande salle à manger, accueil excellent de l'équipe en dépit du monde, salle hors sac, dortoirs vastes avec de la place pour se déplacer. Couettes !
Un bémol : il y a denombreuses portes antifeux au sous-sol et pas de lumière ! bref on se perd et en cas d'incendie... dur dur de trouver rapidemnt la sortie !!!
Au niveau bouffe : Anne a trouvé qu'on avait juste assez à manger ! Mais c'etait bon !
Les courses possibles
Le Mont Blanc par la voie des Cristalliers Arpete des Bosses (ou traversée)
L'aiguille de Bionnassay par la face Nord
Quelques couloirs sur l'aiguille du Goûter pour les skieurs de pentes raides
Mönch - 4107 m par la Nollen et la Guggihütte
Froid aux doigts !!!
Beau week end de montagne sur une voie quelque peu technique, ou je me suis tapé un onglet de compet en arrivant au relais !

1400 m D-
Guggihütte
De Grindelwald, prendre le train à Grund pour la petite Scheidig (kleinescheidig). De là, un second train vous emmène à la station Eigergletscher. Tout le monde dessend ( ne montez pas au Jungfraujoch)
Une fois descendu du train, redescendre la moraine et traverser le torrent du point 2098 m . Suivre le sentier et les sentes (balisage blanc et bleu - cairns) Le sentier louvoie entre les barres mais est bien balisé. Ne pas monter trop haut pour rejoindre le refuge.
La Guggihütte est en fait un bivouac de luxe ! 24 places, poele, bois, matériel de cuisine ( et de nettoyage) citerne d'eau, bière à disposition (moyennant rétribution bien sûr)
remonter au Mönchplateau par des sentes (cairns) (1 heure) de là , rejoindre le Nollen (évident) neige puis pierrier.
a pente se redresse à l'approche du Nollen ( barre de sérac barrant l'accès au plateau supérieur)
Le Nollen présente une pente à 70° environ en glace sur 40 m.
En 2 ou 3 longueurs de 40 m passer la difficulté. remonter les pentes supérieurs.
2 choix : à gauche, remonter jusqu'à l'arête finale par une grande pente de neige à 50° sur 300 m
tout droit : passer la rimaye et remonter la pente raide rejoindre l'arête au niveau d'un collet puis grimper par des rochers (mixte facile) pour rejoindre l'arête. De là, le sommet n'est pls très loin.
Descente par la voie normale
D'abord l'arête qui part à l'Est effilée puis Sud Est, quelques passages de neiges, d'autres mixtes, jamais difficile !
Pas mal de vent sur l'arête...
carto profil Fichier GPS
Récit.
Ce Samedi, je retrouve Jeff ( rencontré il y a un certain temps lors d'un certain but au Dolent par l'arête Gallet...) au parking non loin du lac de Neufchatel. La route est rapide,jusqu'à Grindelwald où nous ratons le train, le temps que Jeff achète un Sandwich, le train est déjà parti, nous décidons de pique-niquer sur place ! Petit Train, Face Nord de l'Eiger, petite Scheidig, grosse ambiance, il y a là l'arrivée du Jungfraumarathon ! orchestre, coureurs... Nous prenons le train jusqu'à eigergletscher. Il faut marcher ! Descente de la moraine, nous passons le long de la course qui bas son plein sur la moraine, la montagne est bruyante : hélicos, musique, supporters. cornemuse !!! Nous quittons la moraine pour les sentiers qui mènent à la Guggihütte, balisage impeccable, il a un peu neigé ces derniers jours, la sentier louvoie, au loin les hélicos filment la course, on entend le cor des alpes et les tambours du Bronx. Pour le calme il faudra attendre demain ! Le sentier est verglacé par endroit, les traversées de ruisseau périlleuses... Nous terminons un peu haut avant de rejoindre la cabane. Désescalade et voilà la hütte, un bivouac de luxe, grand confort. 4 Suisses nous rejoignent ( ils avancent bien plus vite que nous et ne se trompent pas pour l'accès à la cabane)
Siestage, papotage... Bonne soirée passée là haut !
L'est ti pas migon ???
Le lendemain matin, réveil à 3 h 30, on n'a pas été trop rapide, quand je dis on, c'est pour rester politiquement correct, en fait, je ne suis pas le responsable de CE retard... Bref, on quitte le refuge vers 4 h 52 ! Par chance une cordée a fait la course la veille et nous suivons relativement facilement ses traces. Passage au Mönschplateau et petite pause avant de rejoindre le pied du Nollen. Il est là et n'a pas l'air si difficile que ça. On repart, Jeff toujours devant va un peu trop vite pour moi ( en fait c'est pas un peu, c'est beaucoup !) Je réclame quelques pauses histoires de retrouver mon souffle, ce qui bien sûr n'est pas efficace. Enfin il décide de faire son premier relais sous la difficulté, je vais pouvoir me reposer...
En matière de repos on fait mieux, vacher sur 2 broches dans une pente à 70° avec -10 -15°C de température et des rafales de vent à 40 50 km/h. En plus, j'ai eu la bonne idée de ne pas changer mes vieux gants. Je commence à avoir bien froid. Je propose à Jeff de le filmer, "pas le temps", bon ben yaura pas d'images du Crux dans la vidéo, la faute au chef !
En matière de chef, il faut préciser que Jeff est une sorte de mélange entre un Ayatollah et Burgener. Sauf que lui ne taille pas des marches pour son client pendant des heures, malheureusement !
L'arête finaleEnfin bref, mes pieds se réchauffent lentement, par contre au niveau des mains. Enfin, je pars. la pente n'est pas trop raide au départ, puis ça augmente pour finir en apothéose... Je vais d'une broche à l'autre les récupérer. Au milieu d'une bourrasque je vois un objet non identifié filer dans la pente,, je l'identifie, ô une dégaine explose.... E M.... Je poursuis et rejoins Jef au relais, j'ai les doigts gelé. Je beugle de douleur le temps que ça se réchauffe. Dur ! Jeff repart pour la deuxième section raide. toujours plus... Il bascule au dessus pour faire le relais je ne le vois plus. Je pars, la pente que Jeff a gravi sans coup férir, ne présente pas les aspérités imaginées lors de l'ancrage de ses crampons... Je casse de la glace. Les deux cordées de Suisse nous rejoignent et nous dépassent par un couloir à gauche.) J'en fais les frais, je me prends une grosse pavasse de glace sur le casque - ouille !
Je rejoins Jeff, sans perdre aucun matos cette fois, exploit ? On repart, j'ai froid, mais moins, la pente s'aplani. Nouveau coup de cul en neige pour rejoindre une arête. Je peine, mais au plaisir, Jeff réclame également des pauses, je me sens moins seul. Nous décidons de passer par les rochers. Là, c'est cool, du mixte facile comme j'aime, Je profite des premiers rayons du soleil sur le versant Est. Nous sortons du mixte sur l'arête, il y a du vent. Jeff repars à fond, j'ai du mal à suivre. Je repense à Enguerrand qui m'appelait "pas de pachyderme" à la Verte, ça doit être moi ! La neige est soufflé, il faut tracer, je ne trouve pas mon rythme. On va de ressaut en ressaut, pas de sommet en vue... Jeff se retourne pour me proposer une pause, je fais non de la tête, je ne m'arrêterais plus avant le sommet. Nous sommes dans les bourrasques de vent sur l'arête. Enfin le voici. Étreinte correcte au sommet ! Heureux ! Midi 30. Il y a là 2 cordées qui ont fait la voie normale. Nous attendons que 2 autres cordées engagées sur l'étroite arête finale sortent et nous partons. L'arête est fine mais bien tracée. L'ambiance est bonne , je crois que je n'ai pas arrêté de parler, une vraie gonzesse. Désescalade jamais difficile, passages en neige faciles. On sent le retour au bercail. Nous opérons une petite pause avant de rejoindre le glacier et le Disneyland du Jungfraujoch. Désagréable sensation du n'importe quoi ! Il en faut pour tout le monde ! Retour en train bien long pour nous ramener à Grindelwald, puis bouchons énormes pour rentrer de cette magnifique course, on ne peut pas tout avoir....
Merci Jeff pour cette belle course
Association Prince de Lu - Apoutsiak
Pour l'historique, on avait pris un joli but au printemps en tentant la voie normale...
Photos
Départ de Grindelwald
face Ouest de l'Eiger
Eiger
Guggihütte
Eiger
Sur le Mönchplateau, devant le Nollen
Jungfrau, versant Junfraujoch
Jungfrau

Finsteraarhorn depuis l'arête finale
descente par la voie normale
Au sommet
L'arête finale de la voie Normale du Mönch
Plus facile
Ressaut rocheux
kékou !

Descente de l'arête Est du Mönch
Vidéo
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