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Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

Alpinisme

Week-end autour de 4000 ! Nadelhorn 4327 m - Fletschhorn 3995 m face Nord

Apoutsiak — Ski de randonnée4000alpinismeValais

 

 

 

Nadelhorn 4327 m

 

Voie Normale

depuis la cabane Bordier

Avec Stéphane

 

 

 

P1010490.JPG

 

 

 

 

Fletschhorn 3995 m

face Nord Nord Est

Depuis le bivouac Piero de Zen

 

 

P1010642-generique-1.jpg

 

 

Nadelhorn depuis Bordierhütte: But et hélicoptère !

Apoutsiak — Ski de randonnée4000butalpinismeStephValais

Le sommet paraissait tout cuit

Ça s'est terminé en 3 minutes d'hélico, retour à la voiture

 

3 Jours en Valais

 

Mont Rogneux 3083 m

Bordierhütte pour une tentative sur le Nadelhorn et descente en hélico

Traversée duVélan : couloir central - voie normale

 

 

P1000640

 

 

 

Topo

 

Bordierhütte 2886 m

De Gasenried au dessus de Grächen (se garer sur la petite place)

Emprunter la route qui part dans le vallon puis le sentier (panneau Bordierhutte)

Passer au point 1930 m

Rejoindre l'alpage de l'Alpja en traversant la moraine Ouest.

Remonter l'alpage en suivant le sentier d'été (point 2407 m puis 2707 m CNS)

traverser le glacier au mieux (ni trop près des crevasses au nord, ni trop près des séracs au sud)

Remonter un bastion rocheux en passant soit par le chemin d'été (escaliers main courante) soit à ski !

Et rejoindre la cabane Bordier - Bordierhutte 2886 m

 

Nadelhorn

De la Bordierhütte remonter les premières pentes qui mènent à un goulet  sous le point 3211 m.

De là remonter le Riedgletscher .

2 options passer par l'Ulrichshorn (3925 m) pour rejoindre le Windjoch (3850 m)

ou rejoindre directement le Windjoch.

de là l'arête mène au sommet du Nadelhorn 4327 m 10

 

Récit

 

Tout avait pourtant bien commencé...

 

J'avais rejoint Steph à martigny et nous avions fait route commune à bord de ma bat-mobile vers Grächen, entre Saas Fee et Zermatt (en gros) Arrivé sur une place en cul de sac, nous nous décidons  à prendre la carte, "ah oui, en fait le départ c'est pas Grächen mais Gasenried, on est allée trop loin ! 4 km plus loin, on se retrouve sur la microplace de Gasenried, et on commence à s'équiper.

"T'as de la crème solaire ?"

"Je crois pas ! "

Vérification

"Ben non !"

Je suis déjà bien cramé du fait du Rogneux de la veille, et c'est pas très malin de se recramer la tronche...

Bon on remballe le matos, direction Grächen, le retour, où on trouve un microtube de crème solaire tout a fait adapté à la sortie.

Retour à Gasenried

Deuxième préparatif, bon, je suis un peu lent, Steph est prêt un quart d'heure avant moi, désolé pour l'attente.

Il fait grand beau !

c'est parti, pour du portage.

 

On papote un peu puis chacun prend son rythme, dans ses pensées. Je suis un peu devant, luttant avec dame nature et ses sapins dont les branches viennent perturber mon ascension : les skis se bloquent, je peste, recule, me plie en deux et repars. Bon , Steph, pour le coup il est avantagé, et par sa taille et par celle de ses skis !

Le sentier est plus raide, nous traversons une combe où 3 chamois m'observent et voilà le lieu de mise en place des skis après une heure de portage.

On discutte, j'explique à Steph les différentes options : soit le Nadelhorn, soit Ulrichhorn Balfrin et on peut descendre soit dans la vallée de Saas, soit direct à Gasenried en passant par un col.

Steph passe devant pour remonter l'énorme morraine. Ensuite c'est sur le fil de la morraine, pas genial. Nous finissons par redescendre dans le vallon, où tout est plus simple.

On fait une petit pause au pied de la montée.

 

Je sens Steph un poil fatigué (ou c'est moi qui suis en super forme), je me cale donc dans ses skis pour ne pas prendre trop d'avance. Je fais quelques photos et quelques films, la neige est poudreuse, ça s'annonce tip top pour la descente. Les conversions (parfois ratée, on ne se refait pas ) s'enchaînent (et pourtant j'essaie de m'appliquer !)

Je finis par passer devant, faisant une pause baudrier juste avant le glacier.

traversée du glacier entre les énormes séracs  à droite et les énormes crevasses à gauche, vu de dessus, la trace passe au bon endroit, mais je suspecte qu'en revenant en plein été , je sois un peu moins affirmatif !

Longue traversée du glacier pour passer rive droite. Puis ça remonte sous le refuge. Je finis par prendre le chemin d'été fait d'échelles et de  mains courantes ! Sur le dessus, il faut tracer dans la neige profonde. J'attends Steph pour l'arrivée au refuge.  Derniers mètres, nous y voici. Je rentre faire une petite inspection, (après avoir préalablement enlevé mes groles, ça a son importance ...)  tout  a l'air nickel !

Je m'en retourne annoncer la bonne nouvelle a Steph.

Au loin 3 skieurs arrivent du haut, godillant avec plaisir !

 

Ils arrivent, nous prenons des nouvelles, ils viennent du Nadelhorn, Yes, la voie est tracée !

c'est long, les conditions à la descente ne sont pas top !

Ils nous refilent un peu de pain

Nous discutons de tout, mais surtout de la course, je les bénis intérieurement de tout avoir tracer. Ca va motiver Steph!

Ils nous quittent.

Nous observerons leur godille de l'autre coté du glacier.

Et hop 1 4000 de plus, c'est comme si c'était fait !

 

Je propose à Steph d'aller chercher du bois dans la cabane au fond du jardin (à 30 m) tandis que j'allume le feux. Pour le coup en un essai, le feux prend (ça doit être grâce aux leçons de "Man Versus Wild sur NT1"...). Je décide de faire fondre de la neige et rempli une première gamelle de neige , puis en prépare une deuxième.

Steph arrive, chargé de petite bûches.

"Il faut que tu viennes avec moi !"

Ca veut dire que je dois remettre mes groles...

Je rentre avec ma bassine pleine de neige.

Steph, derrière moi, lance les bûches dans l'entrée du refuge. Enfin je pense qu'il les lance.

Il s'assoit sur les escaliers, un peu livide

"Je me suis luxé l'épaule !" m'affirme t'il.

Je lui propose d'enlever son blouson pour voir, il a trop mal et me propose d'essayer de réduire la luxation.

Je m'exécute sans grande conviction. (Faut dire que j'en ai pas réduit beaucoup des luxations d'épaule humaine !)

Puré, exercice illegal de la médecine... Non , j'ai rien fait, je lui ai juste tenu le bras, c'est lui qui tirait pour se la remettre en place ! (Bon il faut avouer que c'est la troisième fois qu'il se la luxe alors il a un peu l'habitude : 1°) les Courtes 2°) Morzine, à VTT, 3°) Bordier Hutte, ici.

Il faut appeler les secours

Je m'en occupe, je prends le téléphone du refuge, ... pas de tonalité.

Pas de bâton sur mon portable

Ah si d'ici

112

"Bonjour, guillaume L....--------------" perte de réseau

Nouvelle tentative, à l'extérieur du refuge, stress, ça passe pas, un peu plus loin, enfin, ça passe !

Je finis par avoir une personne très compétente, Bordierhutte, oui, pas de vent, pas de problème pour se pauser, "je vous rappelle"

bon, là je sais que le compte à rebours est enclenché, l'hélico va arriver dans les 20 minutes, il faut tout ranger. J'ai mis Steph au chaud devant le poele, il me faut refaire les sacs (complètement vidé pour le mien). Action. Rangement maximum, mon sac, le sac de Steph, les bûches au large, en faisant gaffe au téléphone, il sonne, "l'hélico est en route" puré il faut sortir lui faire signe de notre position même si elle évidente. Vais je descendre avec eux ou seul . Il me faudra leur poser la question.

On entend déjà le rotor, je file dehors faire signe au pilote avec un beau Y !

 

Il fait un petit tour  pour repérer les lieux avant de se poser. Flûte, j'ai oublié de mettre mes gants et mon foulard dans mon sac, ils s'envolent ! Je les rattrape de justesse et les fourgue dans mon sac. Je fais signe aux deux secouristes  (un médecin et un secouriste) que Steph est à l'intérieur. Ils parlent en allemand avec quelques mots de français mélangé à un peu d'anglais. Je comprends qu'ils veulent savoir depuis combien de temps , je leur affirme "dreizehn, eu non dreizig minuten !" Ils tentent de réduire la luxation mais rine n'y fait, dehors l'hélico tourne toujours ! Ils expliquent qu'il faut descendre à l'hôpital de Visp, je leur demande si je monte avec eux, il m'explique que oui et qu'ils me déposeront à la voiture. Ils aident Steph à monter dans l'hélico, puis le secouriste revient chercher les skis, je me charge des deux sacs. La neige est croûtée et je me croûte dans les 20 mètres d'accès à l'hélico. Puis grimpe dedans à l'invite du pilote ! Décollage puis demi tour, le pilote me demande où je suis garé. Flûte, je ne me souviens plus du nom du village. Le GPS de l'hélico ne montre pas une carte assez grande, je sors celle de mon sac, et lui montre Gasenried, houf, petit coup de stress.

 

Echange de place avec le secouriste qui pause une voie IV à Steph , je me retrouve sur les sacs face au médecin admirant le paysage par la porte, on suit pile poil notre trace de montée. Tiens voilà Gasenried, et la voiture !, je me demande où il va me pauser ce pilote ??? Tout est en pente, et plutôt raide. Je vois qu'il vise un peu au dessus du village, la vue est belle. Il se pause, je descends et prends mon sac (il y a ma clef de voiture dedans !)

 

Je fais signe au pilote que c'est bon et la l'hélico repart au dessus de moi  puis file dans la vallée

C'est marrant, après c'est le silence.

Je me retrouve seul , en tenue de ski de rando (baudard et chaussure de ski) au dessus du village, avec les habitants et les touristes, attirés par le bruit qui n'ont d'yeux que pour moi. Voilà une arrivée discrète !

Je cherche à descendre au village, longeant les clôtures empruntant en court névé. Je lis dans les yeux d'une autochtone sa désapprobation ! On croirait que le village s'est stoppé pour mon arrivée !

Voilà la voiture.

Les gens me regardent comme une bête curieuse, ils aimeraient bien savoir la raison de mon héliposage !

Un groupe s'approche, me questionne, je ne sais plus comment on dit épaule en anglais...

Il y a une francophone, ça arrange tour, je leur fait un bref résumer des raisons de ma bruyante arrivée, leur précisant qu'il n'y a rien de grave !

 

Et hop je file dans ma voiture puis à l'hosto de Visp ou je retrouve Steph et son épaule luxée, de visu, c'est impressionnant !

Je me fais virer de la pièce par une médecin charmante, en anglais !

Bon, le défaut de cet hosto, c'est que peu de mon parle Français, mais sinon c'est assez bien organisé pour le reste (à part peut être la salle d'attente pour les accompagnants ou il y a 3 pauvres revues en suisse allemand !

Pour le reste, Ils ont remis l'épaule de Steph, on s'en est allé et il a fallu affronter le regard sombre de Sophie, en provenance du Buet, pas très contente de trouver sa moitié dans un état bien moins bon qu'elle me l'avait laissé.

Evitant les flammes du dragon, je réussi à déposer Steph et à me  sortir de ce dernier guepier, ,je file vers Bourg Saint Pierre la Maudite pour la suite du Périple sur le couloir central du Vélan !

 

Voilà pour mon deuxième coup d'hélicoptère après celui de l'armée ! Merci qui ? Merci Steph !

 

Merci aux membres de l'équipage d'Air Zermatt ainsi qu'à ceux de l'hôpital de Visp !

 

 

4 h 30 de montée - 2 ou 3 minutes de descente....

 

Photo

 

P1000610Départ de Gasenried, 1 h de portage

 

P1000614Ca y est on skie !

 

P1000616Le front de glacier du Riedgletscher

 

P1000621Ca grimpe

 

P1000624L'alpja

 

P1000628

Steph

 

P1000631La Bordierhütte

 

P1000638Bientôt le glacier

 

P1000640Crevasses

 

 

P1000643Traversée du glacier

 

P1000644Steph

 

P1000647La Bordierhütte

 

 

P1000655Arrivée au refuge - avant d'en repartir par les airs

 

http://images.gadmin.st.s3.amazonaws.com/n5377/images/detail/Air_Zermatt-03-001.jpg

Ski de rando : Traversée du Vélan 3727 m: couloir rectiligne

Apoutsiak — Ski de randonnéeValaisADalpinisme

P1000724-2

 

 

 

 

 

3 Jours en Valais

Mont Rogneux 3083 m

Bordierhütte pour une tentative sur le Nadelhorn et descente en hélico

Traversée duVélan : couloir central - voie normale

 

 

 

 

 

 

Magnifique traversée

Avec d'excellente conditions de neige !

 

 

 

Topo :

Depuis Bourg Saint Bernard : se garer au parking et remonter l'ancienne piste de ski (le long du téléski)

Remonter la "gorge " du torrent du perche (raide)  et gagner le glacier de Proz (sous la pointe de Moline)

Longer la base du Vélan, passer sous le couloir en Y et gagner la base du couloir rectiligne.

Remonter le couloir (45 - 50 °) et sortir sur une arête.

Rejoindre le sommet du Vélan au Sud Est.

 

Descente

Basculer toujours Sud Est, passer sous la tête du Riondet et la pointe du Capucin avant de traverser rive gauche du glacier puis de nouveau à droite viser le point  2995 m.

Descendre le couloir (40°)

Continuer sur le bas du glacier de Valsorey

Descendre au mieux le long du torrent de Valsorey

Sur le bas, possibilité de descendre en rive gauche du torrent (passage délicat dans la gorge !)

Rejoindre alors Bourg Saint Pierre

et en stop, Bourg Saint Bernard...

 

Récit

 

Tout commence la veille après l'accident de Steph, l'hélico, l'hôpital, je ramène Steph à sa chère et tendre à Martigny, Elle m'accueille avec un regard noir. C'est même pas de ma faute, Il s'est fait ça tout seul ! Mes arguments ne touchent pas le Cerbère, je m'en retourne dans ma batmobile et m'enfuie vers le col du Grand Saint Bernard. Ah oui, j'oubliais de vous dire qu'au départ de l'histoire on était à la cabane Bordier, Nadelhorn en vue , tracé par des anciens, que tout était cuit, il n'y avait plus qu'à se servir et profiter de leur trace, mais tout a capoté, luxation, hélico, hôpital de Visp et Martigny... Adieu Nadelhorn, Adieu 42ème 4000...

Pour ne pas gâcher le week end donc, je décide de partir au Vélan par le couloir Hannibal (faut mettre un H ou pas...)

Il est déjà 20 h 30, je file vers Bourg Saint Pierre, où je trouve une auberge avec dortoirs, tout ce qu'il me faut. Je rentre dans la gargotte où j'ai l'impression de déranger les tenancières. "Bonjour, c'est possible de dormir en dortoir ?" "Pour combien de personne ." "Une, je suis seul" bégayaiges ! " Elle me répond " Non, ça ne va pas être possible !"  Bon ben je suis parti sans demander mon reste, je me demande si la fille , c'était pas la soeur de Sophie...

 

Je passerais la nuit confortablement installé de la batmobile (que j'avais préalablement équipée d'un matelas)

 

4 h 15 (heure d'hiver) je suis déjà debout, la neige fondue bouillonne sur mon réchaud. Déjeuner, départ pour Bourg Saint Bernard. je me gare, et c'est parti. Le chantier du barrage éclaire la piste de ski, pas besoin de frontale. Je suis seul ! Je remonte la vieille piste. Et passe dans le goulet, où je sens que je vais galérer à faire 100 conversions dans le raide dans une neige parfois verglacée, allez hop, skis sur le sac, crampons aux pieds et c'est parti !

Je me retrouve sur le glacier de Proz, à l'endroit où nous avions butté avec Steph l'année dernière dans la tempête de neige (encore lui...)

Traversée du glacier, je me rends compte que le couloir Hannibal n'a pas l'air tip top, à croire que les guerres puniques ne sont pas terminées et que des éléphants l'ont ravagé, il me semble qu'il y a des passages en glace...

Le couloir rectiligne, ou couloir central, me tend les bras !

Ski sur le sac, le retour, c'est parti.

Parfois il y a des traces, et c'est bien cool, il suffit de les suivre, en plus le sympathique carthaginois qui les a faites , a fait de jolis lacets ! Quand il n'y a plus de trace, ( tout celà du au passage des skieurs qui n'ont aucun respect pour la trace) Je me tape de la faire, et là, c'est plutôt dré dans le pentu, avec le palpitant à fond. Je dois faire de nombreuses pauses pour récupérer !

Je progresse bien dans cette neige bien dure. Au bas je vois des "poursuivants" qui profitent de MA trace !

Voilà le haut du couloir, et le soleil, je me retrouve sur une belle arête et je me faits une courte pause à antécime j'y ai d'ailleurs oublié un demi snickers, que les choucas en profitent !

Voilà le sommet, et le brouillard. Je fais une courte pause avant de basculer dans le grand blanc, on  y voit à 30 mètres, j'ai le nez sur la trace pour ne pas la perdre !

Un passage en glace, j'hésite à le skier, c'est raide, et on ne distingue pas bien la pente. Je décide de désescalader à pied. Je croise pas mal de monde ! Je demande à un groupe en train de faire demi tour si je peux faire un bout de glacier avec eux ! Ils acceptent ! (Il s'agit d'un groupe du CAF de Macon... MERCI !)

la neige est croutée au départ, puis on retrouve de la poudre Miam ! Et le soleil refait son apparition !

Chacun s'en donne à coeur joie. Je fais quelques films pourris (avec le soleil, je ne parviens pas à voir l'écran LCD, et donc le cadrage est aléatoire !

Passage sur une zone de crevasse perfide, un vrai gruyère ! Voilà le couloir de sortie du glacier. Je commence en dérapage avant de faire quelques virages. Je quitte mes accolytes d'un jour qui désirent pique niquer ( bon ben moi pour faire un bon pique nique, je suis équipé leger (j'ai même plus d'eau depuis le sommet !)

Je me retrouve parfois seul,parfois avec d'autres skieurs, dans les vernes  de la descente de la voie normale du Vélan, en gros, il faut suivre les traces.

Passage un peu merdique dans la gorge. Ca ski quasiment jusqu'en bas sans déchausser. Et voilà Bourg Saint Pierre la maudite, je m'apprête à faire du stop quand un autochtone me propose  de me remonter avant même d'avoir commencer à lever mon pouce (il doit vouloir rattraper le coup de la tenancière de la veille) Et en 5 minutes me voilà à Bourg saint Bernard grâce à ce Valaisan (organisateur du trail du Vélan, je mettrais un lien ultérieurement !)

 

Quelle belle journée !

 

Photo

 

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Le Mont Blanc , peu après le lever du soleil

 

P1000681Le couloir rectiligne, le bien nommé !

 

P1000685-2

Dans le couloir, ambiance

 

 

P1000706-2

On passe sous le brouillard sur le glacier de Valsorey

 

 

P1000708-2gavage

 

 

P1000713-2

Sous les séracs

 

P1000724-2Couloir de sortie du glacier en rive gauche

Alpinisme : solo au Petit Combin 3663 m par l'arête des Avagères

Apoutsiak — alpinismeValais

Le Cervin, voilà l'objectif initial, ou le Weisshorn , à la rigueur, la météo implaccable nous a fait renoncé à la gloire ... et nous rabattre (ou plutôt me rabattre, car Anne a opéré un judicieux retrait des opérations) sur le Petit combin (précédé de la pointe de Boveire, voir épisode précédent ...)

P1000291

 

 

 

 

ou...

 

 

 

Topo

 

Montée col de Lâne

  • Depuis Liddes :
    Soit depuis le point 1567m sous les Barmes (entre Liddes et Bourg Saint Pierre)
    Rejoindre le col par Morion, la Dreudze, le Coeur , Plan Palasuit, Ceux de Boveure, le point 2700m bivouac possible prêt du grand cairn au dessus.  Puis le col de Lâne.
  • Depuis Lourtier :
    Par la cabane Brunet Sery et le Grand Charmotane.

Petit Combin 3663m

Du col de Lâne, traverser les 3 cols (et oui, le col de Lâne c'est 3 cols successifs)
Le premier col se traverse par une vire versant N puis par une désescalade en terrain à chamois. Le deuxième se traverse sur le fil.
Remonter ensuite l'arête NW en restant sur le fil ou en contournant les difficultés.
Il y a 3 ressauts : un à 3214m le suivant à 3419m se contourne par la droite, le dernier vers 3506m soit se gravi directement (III+  IV) soit se contourne versant S (rocher délicat...)
Rejoindre ensuite les pentes de neige issues de la face N, les derniers mètres se gravissent en crampons, pente à 35° sur 50m environ.

Retour

Par le même itinéraire.

 

P1000290 arête des Avagères 2

 

Carto - fichier GPS

 

 

 

Récit

 

Pour la première journée voir article précédent  : la Pointe de Boveire par le col de Lâne

 

Durant la nuit, quelques averses de neige, et au loin, quelques éclairs éclairent la tente, pourvu qu'ils ne viennent pas dans le coin... Réveil à 5 h, oui, j'ai décide de flemmarder et j'ai besoin de repos après la journée d'hier...

Je passe la tête hos de la tente, il n'y a pas trop de nuage ( je me demande si je n'aurais pas préféré l'inverse) Petit déjeuner aux céréales avec très peu d'eau (économie...) vers 5h 30 je suis parti sur le sentier du col de Lâne. Le balisage permet de ne pas perdre le sentier repéré la veille. Je passe à la micro source préparer une bouteille d'eau pour la descente et rejoint le col.

 

P1000330

 

Première difficulté traverser le col qui est composé de 3 cols entrecoupés de difficultés... Un cou versant Nord un coup sur le fil, une vire, ça passe... Je surveille du coin de l'oeil le massif du Mont Blanc emmitoufflé de nuages... C'est pas le grand beau.

Le début de l'arête est peu acceuillant : ébouli qui se termine par un bastion raide, en arrivant à la difficulté je trouve un petit couloir assez simple, ça grimpe. je vois qu'il pleut au loin à certains endroits, mais ici pas trop de nuages...

Le rocher est pourri par endroit, même les gros blocs bougent, se méfier à chaque prise, telle est ma devise... Voilà déjà le ressaut 3400 m  m'ais en 5 minutes, je me retrouve dans le brouillard et, il se met à neiger... Dru ! avec du vent, je progresse encore 5 minutes mais il faut me rendre à l'évidence, dans ces conditions, il n'est pas prudent de continuer ! Je fais une vidéo et une photo souvenir, j'aurais déjà pas mal jouer... Je redescends un peu mais 20 m plus bas, le temps se lève, c'est presque le grand beau, courte hésitation et je repars vers le haut.

 

P1000338-copie-1

 

Le rocher à présent est enneigé, j'arrive au dernier ressaut avec un bastion plus délicat que les autres en III+ ou IV (enfin j'suis peut petre pas le meilleur grimpeur pour en juger) 20 m assez raide avec quelques vires. Je progresse lentement, pas le droit à l'erreur, heureusement dans ces parties, le rocher est bon.

Je bascule au dessus, courte descente et une dernirèe ascension pour rejoindre la calotte glaciaire. Je mets les crampons et en 5 minutes je suis en haut.

 

Yes !

 

P1000346

 

Il est 9 h et quart

Le Grand Combin est dans les nuages

mais le soleil est là.

Je reste 5 minutes à photographier et filmer.

La météo ne restera pas la journée au beau...

 

P1000349

 

Début de descente, glacier, puis rochers, je décide de contourner le dernier ressaut par la gauche, ça passe, mais les vires sont en rocher (très) délité ! Ca rejoint le bas du ressaut mais il en reste un peu à désescalader ! C apasse, je poursuis vers le ressaut 3400 m  part un peu trop sur la gauche , c'est assez tentant , il y  a plein d'éperons rocheux sur la gauche et je sais qu'il faut tirer à gauche (l'arête se divise en deux à 3400 m)

Petit coup de GPS et me voilà dans le droit chemin !

Il se met à pleuvoir.

Rocher humide, glissant, j'ai du mal à retrouver les endroits où je suis passé à la montée ! heureusement ça passe un peu partout et par moment il y a une sente !

Ca glisse, il pleut tojujours. Voilà le col et la nouvelle traversée vers le col "randonnée", je ne retrouve même pas le dernier passage qui me permet d'acceder aux bâtons alors que celà fait 4 fois que j'y passe ! Dernière désescalade dans du rocher merdique et les voilà. A présent c'est la bonne pluie, je file vers le bas et retrouve la tente vers midi. Par chance il a arrêté de pleuvoir et je peux démonter la tente "au sec" même si elle est trempée !

Je décide de repartir dans la foulée, mes 20 kgs sur le dos...

Nouvelle pluie, je me gauffre dans les rochers mouillés (ça devait arriver...)

Je suis le balisage avec attention, le brouilalrd est là et la pluie forte commence à traverser les vêtements déperlants !  Je descends à mon rythme , sans excès. L'alpage du coeur arrive, je décide de le contourner par la droite pour éviter le Cerbère y résidant !  Discrètement je passe sans les sentes à vaches qui contournent l'alpage, afin de ne pas réveiller Brutus, chien de l'apocalypse , grand dévoreur de mollets devant l'éternel.

15 minutes plus tard, j'apperçois la queue d'un animal, un chien ou une chèvre. Flûte c'est un chien, il me repère, stressssse. Je le menace de mon bâton dans le but qu'il conserve ses distances ! Le proprio le rappelle, sans conviction. Je passe au dessus des deux chiens, Brutus grognant  l'intru que je suis ! Je passe, et file sur le sentier sans demandé mon reste, dire que j'ai contourner l'alpage du Coeur pour rien ...

Tout se poursuit sous la pluie, les cuisses sont mouillées par la pluie battante, la descente est un peu longue à mon goût et surtout trop chargée !

 

Voilà la voiture, je suis assez fier de mes 2 jours, ça n'était pas gagné, et je suis passez entre les gouttes ... ou presque !

Je me change à la voiture avant de rentrer sous la pluie

 

P1000367

 

Photos

 

 

 

 

Pointe de Boveire 3212 m arête Est

Apoutsiak — alpinismeRandoValais

Jolie rando Valaisanne un peu caillouteuse - nous appellerons ceci une randonnée alpine !

 

P1000251

 

 

 

 

 

Topo

 

Départ depuis le hameau sous les Barmes entre Liddes et Bourg Saint Pierre sur la route du col du Grand Saint Bernard

Possibilité de rejoindre le pied des difficultés par Lourtier, la cabane Brunet et Pron Sery et le pied de l'arête Est  (non décrit ici)

 

Montée

 

Du point 1567m en dessous des Barmes, prendre le sentier qui rejoint Morion (Balisage jaune) puis rejoint la Dreudze et le Cœur (attention aux chiens !) (Balisage jaune jusque là).
Rejoindre le point 2341 Plan Palasuit par le sentier NE puis direction W Creux de Boveire (balisage blanc et Rouge jusqu'au col de Lâne , balisage efficace le sentier est parfois mal marqué) Avant de reprendre  NNE pour rejoindre le col de Lâne 3033m.
Remonter quelques dizaine de mètres à droite (balisage bleu blanc à présent ) descendre au N, Bien suivre le balisage, passage de barres rocheuses câbles barres scellées ! Une fois sur le plat, traverser le torrent et rejoindre au mieux l'arête E, gagner par de gros blocs le sommet.

Descente

Par le même itinéraire.

 

Bivouac

 

Bivouac possible vers 2750m à l'W du col de Lâne. En fin de saison problème d'accès à l'eau si absence de névé, une mini source est à proximité du sentier vers 2950m. sinon torrent de l'autre coté du col de Lâne (versant Est) à 1 heure ! (eau très minéralisée !)

 

 

carto - fichier GPS

 

 

 

 

 

Récit

 

Au départ , nous avions prévue une virée au Cervin, en traversée par l'arête du Lion ou au Weisshorn par l'arête Est, depuis le début de la semaine, la météo semblait affirmer qu'elle aurait le dessus avec un Week end foireux, Anne se désistait, elle ne voulait pas voir la débâcle, je changeais les plans pour un truc ou ça pouvait jouer : gravir la pointe de Boveirele Vendredi et le petit Combin le Samedi, le dimanche étant consacré à la chute de la pluie !

 

8 h 30 au dessus de Liddes gros sac (plus de 20 kg je crois) oui, j'ai une tente 3 places ...  Et c'est parti sur le sentier qui grimpe efficacement ! je rejoins l'alpage du coeur ou un premier chien se met en position pour protéger les poules ! Je contourne l'obstacle, ainsi que le chalet et poursuit au dessus quand tout à coup, je vois un énorme chien déboulé, tous crocs dehors, Cerbère agressif, j'ai lu dans son regard, le souhait de m'arracher un membre ! Mon sang ne fait qu'un tour je le menace de mon bâton, ce qui ne ralenti pas sa course effrénée ; je décide de taper par terre avec l'un d'eux, il se brise , mais l'opération obtient du résultat, la course s'arrête nette, Pyram rebrousse chemin, tout en gardant en vue mes frêles mollets ! Je poursuit mon chemin, surveillé à distance par le molosse grognant, je décide de contourner cet alapge du coeur au nom peu adéquat !

 

La rando se poursuit, je perds par moment quelque peu le sentier (la sente devrais je dire) parfois peu marqué !

sous le poids, mon corps pli et je m'accorde une pause non prévue : courte sieste dans les chardons : bien agréable. Je repars pour trouver mon lieu de bivouac : vers 2750, dernier endroit sans trop de caillou, un muret a déjà été installé : Y a plus qu'à !

Je pause tout le matos inutile et poursuit vers le col de Lâne, repérant une micro source vers 3000 m ( la seul source dans le coin, à près de 40 minutes de la tente !

Au col de Lâne, l'idée de départ était de gravir l'arête Sud Est ! Comment décrire l'endroit... Un grand gendarme en dalle sur l'arête, plongeant sur une abîme à droite (au dessus d'un raide pierrier) et à gauche, ben la dalle qui descend 100 m sous le col avec quelques vires !

Je me décide pour tenter le coup à gauche ( à droite c'est impossible !)

Je prends une vire, puis une autre, rapidement je me rends compte que c'est assez engagé, surtout en solo... Je repère l'arête Est qui a l'air d'un gros tat de caillou, je vais perdre pas mal de temps, mais là au moins ça passera , retour au col de Lâne pour une nouvelle tentative, je redescends versant cabane Brunet, câbles, chaînes et tout le toutim pour perdre 150 m environ, en bas il y a un torrent à l'eau grisatre, j'en remplie ma gourde et la laisse là décanter ! (gros souci d'eau pendant les 2 jours !)

Je remonte le pierrier instable et gagne bien fatigué le sommet de la pointe de Boveire où je m'octroie une sieste (s'il y a bien un domaine où je suis champion, ce sont les siestes ! avec peut être la détection des hypothétiques fenêtres météo...)

Redescente à la bouteille, je bois l'élixir (en partie) et remplie derechef mon récipient !

Remontée au col de Lâne puis repérage de la base de l'arête des Avagères du Petit combin, ça sera fait pour demain matin dans la nuit...

Ca passe mais ça n'est pas si simple, du beau terrain à chamois, parfois merdique !

 

Retour à la minisource où je refais le plein d'eau puis à la tente que je monte, il est déjà 17 h, j'ai fait plus de 2000 m de dénivelé aujourd'hui, je suis cuît !

 

Sieste, repas et gros dodo, bercé par le doux bruit des averses sur le toit de la tente ...

 

Photo

 

P1000251Le dolent fait le cake !

 

P1000252

Le massif du Mont Blanc depuis l'alpage du Coeur, le mal nommé

 

P1000263

La Pointe de Boveire et le col de Lâne

 

P1000269Aiguille d'Argentière et Chardonnet

 

P1000280Depuis le col de Lâne, l'arête envisagée au départ...

 

P1000289-copie-1

Petit Combin, arête des Avagères depuis le sommet

 

P1000297

Grand Combin derrère le Combin de boveire

 

P1000319Coucher de soleil depuis la tente

 

Pointe de Boveire 3212 m - Petit Combin 3663 m

Apoutsiak — alpinisme

Les données du problème étaient les suivantes : une météo qui tournait dans la journée de Samedi, on ne savait pas trop quand, j'avais donc prévu un programme adapté !

 

Pour info, les articles détaillés suivront !

 

Pointe de Boveire 3212 m par le col de l'âne et l'arête Est

 

Petit Combin 3663 m - par l'arête Nord Ouest

 

 

 

 

Vidéo Petit Combin

 

 

 

 

 

Vidéo de la pointe de Boveire

 

 

 

 

 

 

 

P1000251.JPG

 

Le Cerbère !


Au lieu dit, le Coeur, charmante chalet à 2200 m , le mal nommé ,  je me fais agresser par un chien tous crocs dehors ! le Brutus n'a pas l'air de vouloir lâcher l'affaire, je le menace du bâton en tapant au sol, et en cassant mon bâton ! D'où l'utilité du bâton en rando/ alpinisme...  Bref Pyram défendait son logit, il me suit pendant encore 5 minutes, à distance respectable...

A la descente, je contournerais discrètement l'alpage du Coeur, pour retrouver 200 m plus bas, Brutus et son propriétaire, toujours aussi vindicatif, mais la présence de l'autorité suprême calmant ses ardeurs (en plus je n'avais pas vraiment envie de casser un deuxième bâton ! (un beau détour pour rien)

 

L'Eau !


Lieu de bivouac paradisiaque au pied du col de Lâne versant Ouest (à 2750 m , mais avec un défaut majeur : l'absence d'eau : pas le moindre petit névé, pas le moindre petit torrent ! Seul à 3000 m un micro ruisseau coule...

L'autre solution passer le col de Lâne redescendre versant Nord à 2800 et prendre de l'eau, pleine de terre (entre 0.5 cm et 1 cm  de dépôt ...)

Bref l'eau fut un peu un souci.

 

Je n'ai pas encore le résultat de mes collectes et absorbtion ...

 

P1000367.JPG

 

L'arête Est de la pointe de Boveire


Au départ , c'était l'objectif (en fait j'ai trouvé le topo dans un bouquin de 1922 !) pas trouvé le passage, j'ai du redescendre versant Nord du col de Lâne pour récupérer l'arête Est, faisable ! Bilan de l'opération 2000 m de dénivelé Vendredi !

 

Le But

 

Samedi,  3400 m sur l'arête Nord Ouest du Petit Combin, tempette de neige alors que 5 minutes plus tôt le temps était correct... Au bout de 5 minutes, tout est blanc, on n'y voit pas à 30 m, je décide de faire demi-tour, j'aurais bien joué !

Que Nenni, 20 m plus bas, ça se débouche, ça n'était qu'une averse passagère (mais quelle averse !), le temps paraît tenir... Je retrouverais la pluie  à la descente vers 3200 m !

 

P1000338.JPG

 

L'acclimatation :


Nulle, suis rentré bien fatigué !

 

 

 

Le sommet !

quel régal !

 

P1000346.JPG

 

A suivre donc !

 

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Via Corda Alpina sur les sentes de Chamois - Les Praz de Chamonix

Apoutsiak — alpinisme

P1020719

 

 

P1020749Cette via Corda alpina permet une découverte du terrain d'aventure.

c'est relativement long (3-4 h)

descente 1 h

C'est bien équipé prévoir des sangles et quelques coinceurs ainsi que 8 dégaines

Difficulté 3c d'après le topo (j'ai juste l'impression d'avoir passé du IV (soit je ne suis pas passé au bon endroit, soit que je n'ai pas le compas dans l'oeil concernant les cotations...)

 

Sommet 1619 m

 

 

Topo :

 

Pour rejoindre  la voie

Se garer près de l'héliport des bois aux Praz de Chamonix. traverrszer l'Arveyron et suivre la piste qui part au Nord (sentier de VTT) en haut de la piste, vous trouverez le départ

 

La via corda aboutit au chalet des Mottets, vue sur le reste de mer de glace. En fait, le parcours longe l'ancien glacier des bois !

Les passages ont des noms charmants :

  • La montée des chamois
  • Le passage de la sabinette
  • Le vol du perfo
  • La vire au bouc et la traversée des italiens
    (90m, ne pas trop monter mais plutôt descendre légèrement à gauche)
  • Le mur des vétérans
  • Canyon et oasis

Carto Fichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX

 

 

 

P1020742Départ

 

P1020722Dans la première partie

 

P1020725

Sandrine

 

P1020741

l'hélico du PGHM

 

 

P1020746

passage plus ardu...

 

P1020747

L'aiguille de la République et le Grépon

 

P1020749

Louis

 

P1020763

Au sommet des Mottets

 

P1020767

Ça se couvre, il est temps de descendre

 

P1020770Resac : La mer de glace se retire

15 Jours dans la Vallée de Chamonix été 2011

 

Alpinisme

 

Tête Blanche 3429 m depuis Albert 1er

 

Mont Blanc 4810 m à la journée depuis le nid d'Aigle

 

Traversée des Aiguilles Crochues

 

 

Escalade

 

Via Corda alpina des Mottets - sur les sentes des Chamois

 

 

 

Randonnée

 

Balcon Nord : L'index - lac blanc - col des Montets

 

Enorme Balcon sud : La para - les glaciers - le Plan de l'Aiguille - Signal Forbes - Montenvers 

 

 Sur les traces des dinosaures d'Emosson

 

 

 

Alpinisme :Traversée des Aiguilles Crochues 2840 m

Apoutsiak — alpinismeLouisMassif du Mont Blancfamille

Une jolie petite course dans les Aiguilles Rouges

Initiations à l'alpinisme rocheux pour Louis !

 

 

 

 

 

 

Topo

 

Depuis le téléphérique de l'Index, gagner la base de la combe des Aiguilles Crochues. Remonter le couloir et gagner le  col des Aiguilles Crochues 2704 m

De là passer versant Est et gagner la base d'un dièdre à 100 m environ (évident) . Le remonter 3 sup IV. Rejoindre ensuite l'arête et poursuivre. Par une désescalade atteindre le sommet des rappels.

Rappel 10 m

Poursuivre par le fil de l'arête et atteindre le sommet des Aiguilles Crochues 2840 m. De là redescendre à l'Ouest puis sur l'arête qui permet de rejoindre le col des Dards, partir alors plein Est pour rejoindre les Lacs Blancs et le téléphérique de la Flégère

 

Fichier GPS


Fichier GPS au format GPX

 

 

 

Photo

 

P1030063 (2)Sous le col des Crochues

 

P1030068 (2)Petit pont rocheux avant le col

 

P1030072 (2)

La Verte depuis le col

 

 

P1030074 (2)Arête des Grands Montets à la Verte

 

P1030078 (2)La Grande Floria

 

P1030082 (2)Cordée sur la Grande Floria

devant le Tacul

 

P1030091 (2)Tel père tel fils ?

 

P1030096 (2)Louis , action !

 

P1030102 (2)L'Aiguille Crochue

 

P1030113 (2)escalade

 

P1030120 (2)Sommet

 

P1030123 (2)Louis et son choucas nommé Crochus

 

P1030126 (2)Choucas et cordée !

 

 

 

P1030131 (2)Au sommet

 

P1030141 (2)Le Lac Blanc

 

P1030144 (2)Louis et Steph

 

P1030149 (2)Mont Blanc

 

P1030151 (2)Verte

 

 

P1030170 (2)Retour à la Flégère !

15 Jours dans la Vallée de Chamonix été 2011

 

Alpinisme

 

Tête Blanche 3429 m depuis Albert 1er

 

Mont Blanc 4810 m à la journée depuis le nid d'Aigle

 

Traversée des Aiguilles Crochues

 

 

Escalade

 

Via Corda alpina des Mottets - sur les sentes des Chamois

 

 

 

Randonnée

 

Balcon Nord : L'index - lac blanc - col des Montets

 

Enorme Balcon sud : La para - les glaciers - le Plan de l'Aiguille - Signal Forbes - Montenvers 

 

 Sur les traces des dinosaures d'Emosson

 

 

 

Alpinisme - Tête Blanche 3429 m (Mont blanc)

Apoutsiak — alpinismefamilleAgatheMarieLouisMassif du Mont Blanc

 

Course familiale de l'année avec Sandrine, Agathe Marie et Louis.

 

 

P1020654

 

Vidéo

 

 

 

 

 

 

Topo

 

Au Tour : télécabine de la Balme

Télésiège du Charamillon

 

Emprunter le sentier qui longe le Bec du Picheu à flanc et suivre le sentier qui rejoint la morraine du glacier du Tour puis le refuge Albert 1er (2782 m)

 

Du refuge (départ derrière le refuge)

Remonter de quelques dizaines de mètres puis suivre les cairns à flanc qui mènent au glacier (repérage la veille bienvenue !)

Du glacier, contourner le Signal reilly par le Nord puis suivre l'itinéraire du col du Tour, contourner le point 3238 m par le Nord  et poursuivre en direction de Tête Blanche , quelques rochers faciles terminent l'ascension.

 

Fichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX

 

 

 

 

 

Récit


Premier jour de vacances pour tout le monde et après la route nous voilà au Tour pour un pique nique improvisé !Tout le monde dans les oeufs puis sur le télésiège de la Balme où un vent frais nous accueille. Bilan, nous démarrons dans la foulée ! Agathe et Louis filent devant, tandis que j'aide Marie qui a toujours un peu peur du vide en début de séjour (il faudra la voir 15 jours plus tard dans la Via Ferrata du Plateau d'Assy ... sans les mains sur les passerelles )

Première pause à hauteur du glacier, les photographes en herbe mitraillent, la maman se repose, tandis que le père (ci présent) décrit les sommets cols et glaciers à un auditoire peu attentif !

Nous repartons pour rejoindre la morraine du glacier (que j'avais remonté plusieurs fois avec Thib depuis le bas, mais c'est une autre époque) Petit gout de mou sur la morraine (classique) avant de rejoindre le refuge albert 1er !

 

Tandis que ma progéniture se prélasse, je file pour une reconnaissance où je rencontre un alpiniste de Montbeliard (dont j'ai oublié le prénom, toutes mes excuses) qui reconnait ma voix et me dit qu'il m'a vu sur internet... Enfin, la reconnaissance du public ! Mieux vaut tard que jamais !

Nous faisons une petite reconnaissance de l'itinéraire pour rejoindre le glacier  tout en papotant alpinisme, on ne se refait pas !

 

De retour au refuge, je retrouve mon groupe à la sieste, nous attendons le repas avec impatience !

 

Le repas fut excellent, et Louis est embauché pour la vaisselle ( c'est lui qui s'est proposé !) Ce fut la mascotte du refuge d'un soir, bon souvenir pour tout le monde.

 

 


Coucher de soleil en papotant avec un guide.

Après c'est les Dents et au lit avec le fameux débat classique avec ou sans fenêtre ouverte ? Favorable à une solution de compromis, et grand diplomate dans l'âme , je propose fenêtre entrouverte, mais un Belliqueux habitant de la perfide Albion obtient gain de cause, fenêtre ouverte avec le froid et surtout le bruit de la cascade dans mes oreilles, j'ai la chance d'avoir la couchette à coté de la fenêtre ! ( l'Anglais a lui des boules quies achetées au refuge, je l'ai vu !)

Bilan, je vais rejoindre les miens, de l'autre coté du dortoir, où on n'y dort serré, mais loin du bruit !

 

5 heures, réveil, Départ 5 h 45, Nous filons sur les rocher qui permettent de gagner le glacier. Corde baudrier crampons piolet, je me tape d'équiper toute la troupe et c'est assez long, nous partons, avec une autre cordée , c'est un peu le souk : dépassement raté, sans animosité. Ca grimpe, tout le monde suit. Le Chardonnet nous surplombe, la Verte nous fait des clins d'yeux. Petite pause sur les rocher en face du départ du couloir de la Table, au loin une cordée se lance dans ce qui reste de couloir ? (peut être est ce pour l'arête de la Table ...)

 

Nous poursuivons, quelques plaintes parviennent au premier de cordée qui tel  un guichetier borné ne tient compte de rien, ni des douleurs du métatarse de Marie, ni des ampoules d'Agathe ou de Louis !  Nouvelle pause  réparation d'ampoule, ah, le guichetier tient enfin compte de ses clients ! Nous repartons pour la partie finale, un peu de rocher pour finir, je mets un point d'honneur à aller jusqu'au sommet (un poil scabreux) sous le regard noir de ma douce colombe qui désaprouve ce choix tactique.

Je fais le cake en me dressant debout sur le rocher du sommet (faux bien leur montrer qui c'est le chef) Et hop on repart pour la descente.

Marie qui se souciait de sa capacité à faire le chemin inverse trotte sans probleme, la peur du vide est partie ! Nous opérons une nouvelle pause au pied du couloir de la table. La suite c'est une rapide descente pour sortir du glacier, ensuite ça galope jusqu'au refuge !

Salade (en fait taboulet) et reblochonade, gavage integral ! accompagné de sodas pétillants (à défaut de champagne), et oui, les enfants ont battus leur record avec 3429 m (ça ça a de l'importance pour Louis, mais les filles s'en foutent un peu ...)

Et nous quittons Albert 1er pour une descente vers le  col de Balme, interrompue par deux marmottes qui virvoltent dans les talus escarpés. Voilà ce qui manquait pour une sortie réussie !

 

Photos

 

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Départ du village du Tour

 

P1020587Cairn (construit par Agathe et Louis...)

 

P1020590

Pour monter à albert 1er c'est pas compliqué !

 

 

P1020596Rencontre avec le glacier du Tour - la pause !

 

P1020598Au détour du sentier

 

P1020603Repérage en direction du glacier... suivre les cairns !

 

P1020613Le glacier du Tour

 

P1020624La Verte (ma verte ?)

 

P1020625Le Chardonnet

 

P1020637Départ, sur le glacier

 

P1020640La verte joue à cache cache...

 

P1020653Sous le sommet

 

P1020665Sommet

 

P1020679

 

 

P1020681Pause à la descente

 

 

P1020689

Couloir de la Brèche  des Aiguilels du Tour - attention sortie difficile...

 

P1020693Sortie du glacier

 

P1020708Ecolde de glace sur le glacier du Tour !

15 Jours dans la Vallée de Chamonix été 2011

 

Alpinisme

 

Tête Blanche 3429 m depuis Albert 1er

 

Mont Blanc 4810 m à la journée depuis le nid d'Aigle

 

Traversée des Aiguilles Crochues

 

 

Escalade

 

Via Corda alpina des Mottets - sur les sentes des Chamois

 

 

 

Randonnée

 

Balcon Nord : L'index - lac blanc - col des Montets

 

Enorme Balcon sud : La para - les glaciers - le Plan de l'Aiguille - Signal Forbes - Montenvers 

 

 Sur les traces des dinosaures d'Emosson

 

 

 

Alpinisme - Mont Blanc - Arête des Bosses à la journée !

Apoutsiak — Mont BlancMassif du Mont Blancalpinisme

 

 

Je n'étais pas certain d'être capable de tenir la distance

le temps était annoncé beau, et la petite famille en vacances aux Houches avait besoin de repos ! Donc tentative sur le Mont Blanc à la journée en passant par le Gouter.

 

Vidéo


 

Topo :

 

Téléphérique de Bellevue aux Houches

TMB (train du Mont Blanc Nid d'Aigle 2372 m

 

Du Nid d'Aigle poursuivre pendant 200 m en direction du refuge du Nid d'Aigle puis prendre le sentier au Nord-Est qui longe les Rognes et passe à proximité de la barrquaque forrestière des Rognes

De là Sud Est sur l'éperon qui descend de Tête Rousse 3187 m (passage au refuge facultatif)

Traverser le glacier de Tête Rousse et rejoindre le Grand Couloir que l'on traverse la suite c'est le long de l'éperon qui borde au Sud le grand Couloir pour rejoindre le refuge du Gouter (3817 m) (cables)

Tirer au Sud sur l'arête de l'Aiguille du Gouter et remonter les pentes du Dôme du Gouter

Passer sur l'épaule Nord du Gouter et rejoindre le col des Dômes puis le bivouac Vallot (4362 m)

De là remonter l'arête des Bosses , passer le long de l'éperon de la Tournette et rejoindre le sommet 4810 m

 

Note : on est souvent à l'abrit coté Italien !

 

Voir également ici pour le topo

 

Fichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX

 

 

 

 

Récit

 

Tout débute comme souvent par une mauvaise nuit, vais je supporter l'altitude? y aura t'il de sournoises crevasses ? le grand couloir sera t'il en bonne condition, une chute de pierre est si vite arrivée...  Je calcule et recalcule le timing serré : 2 h Tête Rousse, 2 h le Gouter, 2 h vallot, 2 h le sommet maxi, ça fait 8 heures de montée, pour la descente, je n'ose pas calculer... mais ça devrait passer...

ainsi je me lève tôt pour glandouiller et partir vers 7 h 30 de l'appart en direction du téléphérique de Bellevue. Être dans la première benne voilà mon objectif ! Ca fonctionne, la benne est pleine d'alpiniste

dont le but est le Gouter (puis le Mont Blanc). en haut de Bellevue  ça passe, j'ai le premier train qui nous déverse vers 8 h 25 au Nid d'Aigle !

 

En 1 minute je suis parti, pour une longue ascension ( 8 h 26) . Il y a beaucoup de vent au sommet, avec des nuages qui persistent sur le dôme et le Mont blanc. C'est pas gagné, et dans le doute, ça m'arrangerait presque, je serais tôt à la maison... Un but au Dôme serait honorable.

Je monte à environ 600 m /h parfois un peu moins, devant un gars me largue tout doucement ... derrière c'est la meute des alpinistes, mais ils sont déjà loin ! Je croise un premier bouquetin...

Je me fourvois dans le replat au niveau de la barraque forrestière des Rognes et retrouve la trace. Je croise alors les premiers alpinistes à la descente, la mine déconfite,  sans doute des butteurs , la météo semble compliquée sur le Dôme du Gouter... On verra bien !

Je parviens au niveau de Tête Rousse où je m'occtroie une première pause, pour mettre les crampons. Il est 9 h 50 ! Et je repars, je traverse le glacier de Tête Rousse , tout équipé d'instruments pour éviter la formation de la poche d'eau !

Je quitte ce monde de technologie pour les affres du Grand couloir, ou "couloir de la mort"... Stress... Je  croise une cordée dont le guide a fait enlever aux clients leur crampons, et qui, sur la neige gelée montrent bien des difficiltés à descendre le glacier !

Je traverse le Grand couloir en crampon  avant de les enlever puis c'est la longue remontée vers le goûter ! Il y a à présent des cordées à croiser et parfois à dépasser ! je poursuis mon ascension, je sais que le plus dur ça sera au dessus de 4000 !

je me trompe à un moment sur l'éperon, en prenant trop sur celui ci et non à gauche ce qui me vaut un petit passage d'escalade non prévu dans le topo ! Faudra faire gaffe à la descente !

Ca poursuit, je dépasse des cordées hyper lentes ce qui me fait souvenir de ma première ascension en 1992 avec Mathieu et Sandrine, mon experience bien moindre, nous avencions nous aussi à 2 à l'heure avec la crainte de nous faire refuser du refuge ! Mathieu avait même parlé de Bivouac !

Bref , je file, j'essaie de croiser et de dépsser sans gener, me voilà au gouter  il est 11 h 20 environ, j'ai encore la pêche et le temps est en train de tourner au beau. Il y a du vent sur la terrasse, je décide d'entrer dans le refuge pour me reposer et manger un petit peu !

A peine mon sac ouvert et une barre dans la bouche un gardien m'interpelle en Français puis en Anglais pour me signaler que je ne dois pas entrer avec mon piolet et mes crampons , moi, la bouche pleine, je lui barragouine que je ne fais que passer, (en gros ça fait bruch mulluch pacchhééch) Il comprends (il a l'habitude de parler toute les langues !), je m'excuse et peux finir mon festin !

 

15 minutes plus tard, c'est reparti, crampons aux pieds,je passe devant le bivouac interdit (mais toujours utilisé !) le futur refuge du gouter, je suis un poil dessus, les travaux ne sont pas hyper avancés !) et retrouve la civilisation avec le groupe électrogène et l'odeur de bricolage à proximité de celui ci !

 

devant moi un autre solitaire m'ouvre la route, il n' y a plus beaucoup de cordée sur la montagne ! Lentement je rattrappe l'autre alpinist et le dépasse, le rythme est beaucoup plus lent à présent : 300 - 400 m /h, pas une grosse surprise pour moi, au dessus de 4000 m je sais qu'on ne fait plus de 600 m / h !

Ca grimpe doucement, j'évite soigneusement les zones plus crevassées ! voilà l'épaule du Dôme , le col des Dômes , dire que j'ai bivouaqué là en 2005... et Vallot

 

J'attaque les bosses dans la foulée sans rentrer dans Vallot, tout se passe bien, je passe la Grande bosse puis la Petite, c'est toujours aussi beau ! je laisse un baton après la bosse pour finir avec le piolet ! Ca remonte. Par étourderie, mon deuxième baton glisse dans la face nord et par chance s'arrête 10 mètres plus bas ! Je décide de descendre le chercher, de quoi tester mes crampons light et mon piolet light ! Ca passe, je récupère mon précieux bâton et remonte ! (ça fait un peu de dénivelé en plus dès fois qu'il en manque !)

Je reprends ma route, la sangle du bâton sur le bras !

Je croise une dernière cordée qui m'annonce que je serais seul au sommet

Je passe à proximité de l'éperon de la Tournette ou le Malabar princesse est venu s'abîmer, dernier raidillon, dernière arête, lonnnngue et voilà le sommet ! Yes ! Il est 15 h 05

Je profite du sommet, seul ,  il y a des nuages, mais le temps n'est pas menaçant. Un choucas virevolte dans le vent.

J'envoie un SMS à Sandrine en écrivant 7 (et oui c'est mon 7ème Mont Blanc), à sa réception, il parrait qu'elle n'a pas compris tout de suite !)

ca va être cahud pour avoir le dernier train... Je file , rejoin vallot puis le col des Dômes et sa longue remontée vers l'épaule du Dôme. Puis descente du Dôme pour rejoindre le gouter, bon , à priori, je n'aurais pas le téléphérique, pour le train c'est peut être jouable...

 

Descente du gouter, je dépsse pas mal de cordée en perdition, je me perds trop à gauche dans la descente (à l'inverse de la montée) rocher pourri, désagréable (bêtement : en suivant une cordée) Je file, je surveille le grand couloir qui n'a pas l'air de trop dégueuler (2 grosses chutes de pierre seulement durant ma descente ) Je traverse, à fond mais pas trop, il faut rester concentrer, pas de probleme. Je file dans l'abribus en face du Nid d'Aigle. Pause, j'ai loupé le train , c'est sûr ! le soleil commence à descendre, c'est beau, je grignotte et me déshabille avant de repartir, ça va être long la descente jusqu'aux houches !

Je descends, et me rends compte que je vais à peine plus vite qu'à la montée (voir pas !) je croise des alpinistes en retard (rares) et des alpinisets pas pressés, ils montent au Mont Blanc en bivouaquant à 200 m du Nid d'Aigle (il leur faudra sans doute 4 jours pour atteindre la cîme. Je rejoins le Nid d'Aigle avec 50 minutes de retard pour le train, et suis les rails, croise un dernier bouquetin.. Il me semblait qu'il y avait u sentier le long du TMB, en fait on ne trouve que du ballast ! et c'est dûr pour les pieds. C'est long, voilà bellevue, je file par les chmins VTT que je connais, j'arrive en haut des Houches à 21 h 45, appelle Sandrine pour qu'elle vienne me chercher, à 22 h je suis dans mon bain, quelle journée !

 

Photos



 

 

 

 

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Bionnassay vu de l'aiguille du Goûter

 

P1030006nb2

Les Bosses

 

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Les Bosses et le Mont Blanc

 

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Heureux au sommet

 

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Le Maudit

 

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Mon piolet (light) Corsa Nanotech

 

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Le Maudit et l'Aiguille du Midi

 

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Les Bosses et le Dôme du Gouter

 

 

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Les Bosses et le Dôme

 

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Cordées sur les Bosses

 

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Le refuge de Tête Rousse et l'Aiguille de Bionnassay au retour

 

15 Jours dans la Vallée de Chamonix été 2011

 

Alpinisme

 

Tête Blanche 3429 m depuis Albert 1er

 

Mont Blanc 4810 m à la journée depuis le nid d'Aigle

 

Traversée des Aiguilles Crochues

 

 

Escalade

 

Via Corda alpina des Mottets - sur les sentes des Chamois

 

 

 

Randonnée

 

Balcon Nord : L'index - lac blanc - col des Montets

 

Enorme Balcon sud : La para - les glaciers - le Plan de l'Aiguille - Signal Forbes - Montenvers 

 

 Sur les traces des dinosaures d'Emosson

 

 

 

La suite arrive... laissez moi un peu de temps...

Apoutsiak — alpinisme

En attendant quelques photos...

 

(photo - 11 juillet 2011 - Mont Blanc à la journée)

Articles des différentes courses disponibles dans la semaine

 

 

 

 

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Alpinisme : Arête Mettrier Dômes de Miage 3674 m

Extrait du guide Vallot de 1947

 

".... La pente se redresse de plus en plus, jusqu'à une extrême raideur en haut. La fin est très délicate, si l'arête faitière était pourvue de corniche la situation deviendrait scabreuse."

 


 

 

 

Topo :

Montée au refuge de Plan Glacier 2690 m
Du parking de la Gruvaz 1090 m traverser le torrent et remonter la piste 4X4 qui permet de rejoindre les Chalets de Miage 1559 m ( la piste passe par Maison Neuve et à proximité du chalet du Truc . traverser les paturages de Miage (1586 m) attention, sente parfois peu visible. Remonter jusqu'à la cascade de droite et suivre le sentier "morainique" qui vers 2000 m traverse un couloir et rejoint une seconde moraine. Sur le haut (2550 m 2600 m virer à droite pour atteindre une petit moraine qui permet par une traversée expo de gagner le refuge de Plan Glacier 2680 m

Dômes de Miage arête Mettrier variante Lenoir
Descendre dré dans le pentu (névé) sous le refuge pour rejoindre Plan Glacier et le plateau du glacier de Miage (2530 m ), que l'on traverse en direction du bas du couloir Lenoir.
Remonter le couloir  Lenoir (45° env) et passer la Rimaye.
Le couloir rejoint l'arête Mettrier proprement dite. Elle se remonte au mieux sur son fil, parfois à droite, parfois à gauche ... A vous de choisir le meilleur chemin . Attention rocher parfois délité. La pente se redresse dans le final pour atteindre 50°C Le passage de corniche peut s'avérer délicat.
De là le sommet oriental s'atteint par l'arête (versant Tré la tête : Corniche) 3673 m.

Traversée des arêtes
Revenir au col des Dômes 3564 m puis traverser les 3 Dômes 3633 m - 3666 m et  3670 m .

Descente par le glacier d'Armancette
Du dernier Dôme rejoindre le col de la Bérangère, puis traverser le glacier d'Armancette en direction de la barre en face rive droite, (crevasses) longer la base de l'éperon et rester à flanc pour partir au Nord en direction de la pointe de Covagnet. prendre le vallon au Sud de la pointe de Covagnet (direction Ouest) , rejoindre le lac d'Armancette 1673 m puis les Contamines (La Frasse) par le GR Tour du Mont Blanc

Récit

Ce matin là, je me réveille tranquillou à 8 heures, pour partir pour les Contamines, je passe à Cham prendre un chausson aux pommes à la boulangerie Riberou de Cham, et là, c'est le drame ! pas de chausson aux pommes ce jour ! Je devrait me contenter d'un croissant. Fut ce un signe ?

Deuxième étape à la supérette de la sortie de Cham pour acheter de l'Isostar et une grosse demi heure plus tard, je suis à la Gruvaz. Je me prépare tranquillement, économisant les vivre de course et la bouffe au maximum... grace erreur que je devrais regretter !
9 heures, je suis en piste sur le chemin de 4X4, sous les hurlements des tronçonneuses et les grincements des sapins à l'agonie. Les engins de débardage vrombissent, pour le calme des alpages on repassera, on regretterai presque le casque antibruit !
Je m'éloigne la douce odeur du sapin coupé en progressant vers le haut. L'altimètre indique 500 - 600 m / h, tout va bien ! Voilà déjà les chalets des Miage et l'imposante arête mettrier est déjà en vue... mais loin ! Comme la première fois lors de ma montée à Durier pour la traversée de l'aiguille de bionnassay, je me plante sur le plateau des chalets de Miage, je retrouve la trace au GPS assez rapidement et suit fidèlement la sente, j'ai un sale souvenir  de mes pérégrination au milieu des Vernes avec Laurent !
courte pause à la cascade, j'hésite même à prendre une douche pour épater la caméra, on ne se refait pas !  Je repars sur cette longue moraine, et décide de m'arrêter vers midi à minimum 2200 m !

Ça grimpe, quelques marmottes me font le spectacle, ça fait du bien , question moraine , c'est monotone. L'arête mettrier et la face Nord des Dômes sont pesants, serais je à la hauteur de la trace, il va falloir sans doute tracer et du bas ça parait difficile. Je me souviens des conquérants de l'inutile, je ne sais plus si c'est lachenal ou Terray qui disait : Une face, de loin, ça parait impossible, du pied, ça parrait facile et dedans , c'est toujours dur (ou à peu prêt ça)

Je traverser un grand névé, je suis le premier à passer depuis un certain temps, il n'y a pas de trace récente. Deuxième moraine et pause casse croûte aux Oméga 3, spécial dédicace à Jean-Louis neiss mon kiné préféré, grand combattant  des tendinites (bon, pour la guerre contre les tendinites, c'est un peu comme dans la guerre de 100 ans, il y en a deux et ça dure longtemps...) Repas léger, de toute façon, ce soir, je fais une orgie, le gardien m'a confirmé qu'il montait et j'ai pris la demi pension.
La montée continue, le sentier est bon, il y a de plus en plus de neige, je trace un peu par endroit.
sous le refuge, il y a beaucoup de neige , soupe, j'essaie de tracer sans mouiller mes groles ! pas aisé quand on s'enfonce jusqu'aux genoux ! je rejoins la dernière morraine avant le refuge (enneigée elle aussi) puis une dernière traversée en neige permet d'acceder au refuge plaquer contre la paroi rocheuse.
Je pénetre dans l'antre et étale mon barda avant de trouver un bon bouquin sur le dopage dans le cyclisme de Philippe Gaumont ( pour la petite histoire, j'ai monté Crimes et chatiment de Dostroïevski qui me suit depuis le début de la semaine, mais je n'ai du en lire qu'une 30aine de page depuis le début de la semaine ... Il m'a suivi sur le Rimpfischhorn et l'Alphubel ....).

J'entends l'arrivée de deux alpinistes.  Nous nous saluons et ils m'annoncent que le gardien ne vient pas ! Ouh la looose ! Pas de bouffe et je n'ai rien amené ! Il les a appelé alors qu'ils étaient à mis chemin pour leur annoncé qu'il ne montait pas ! Pas coool. Et moi qui au départ l'avait appelé juste pour savoir s'il y avait du gaz et l'accès à l'eau au refuge ! sachant qu'il montait , j'ai voulu lui (et me) faire plaisir en prenant la demi pension !
nous faisons l'inventaire de la bouffe sur place : un maigre bout de fromage, du lait en poudre, quelques sachets de thé et du beurre sans doute rance !
C'est pas aujourd'hui qu'on va faire bombance.
Nous nous  organisons. et papotons (des histoires de montagne étonnant non ?)
Le repas du soir arrive, nous partageons nos victuailles à 3 (je n'en ai pas beaucoup mais bon) Finalement , le beurre est correct (il fait 6°C dans le refuge donc il est relativement bien conservé !)
et c'est le ventre pas complètement plein que nous nous couchons !
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2 h 30 le lendemain ,Christian est déjà debout, j'émerge lentement . Nous déjeunons et bous préparons. Je pars devant pour la descente vers le glacier. La neige est croutée et on s'enfonce allègrement. Nous nous regroupons sur les moraines pour éviter de nous envoyer des pierres. Sur le glacier , je largue mes deux acolytes, ils auront bien le temps de me rattraper !  J'arrive au pied de la face et du couloir de la variante Lenoir.  Je sors mon deuxième piolet et c'est parti. Je commence à  penser que je vais tout tracer , ça va être dur, d'autant que les premiers pas dans le bas du couloir me laissent plein d'incertitude : neige croûtée sur fond inconsistant, on s'enfonce parfois profondément !
Je parviens sous la rimaye, je fais une pause ravitaillement.  Christian et Patricia me rattrapent, Christian me propose de passer devant, ainsi que de m'encorder pour passer la rimaye ! J'accepte, le passage de rimaye se passe sans problème, je me décorde ensuite et Christian continue de tracer, d'un bon pas pour moi, c'est sûr que derrière , c'est grand confort. Je profite de ma position et me dis que le solo, c'est pas vraiment ça, mais c'est tellement agréable. je redoute un peu le moment où je vais me retrouver devant.
Je propose à Christian du bout des lèvres de le relayer, mais il poursuit... Tant mieux.
Nous trouvons l'arête Mettrier après le couloir. Il y a quelques passages rocheux jamais très difficile mais souvent le rocher est pourri, donc méfiance. Nous opérons une pause ravitaillement. Je m'assois sur l'arête, les deux pieds dans le vide face à la vallée ! "On n'est pas bien là ?" .
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On repart et c'est Patricia qui demande rapido une pause elle fait de la tachycardie. Flûte. Patiemment elle essaie d'autoréguler le problème ! Nous finissons par repartir, mais ça n'est plus la grande forme du couloir Lenoir ! Christan est toujours devant.  Je reste derrière. Nouvelle pause santé ! Je décide de passer devant pour tracer un peu . Christiian envisage d'appeler l'hélico, mais Patricia me semble bien motivée pour aller jusqu'en haut !
Je poursuis seul en les surveillants du coin de l'oeil, assez rapidement, je m'aperçois qu'ils sont repartis.
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Il y a beaucoup de neige à présent , le soleil fini par se lever sur l'arête superbe, j'opère une pause lunette et repars. La pente se redresse, j'essaie de choisir les meilleurs passages (en neige) malheureusement dans du mixte une maladresse laisse filer une pierre, heureusement mes successeurs ne sont pas dans l'axe du caillou et je continue.
Je vois que je suis à hauteur du col des Dômes, il ne doit pas rester grand chose ... une centaine de mètres grand maximum ! C'est raide, mais la neige est bonne, le souffle un peu court !  J'essaie de faire 20 pas sans pause, mais je ne parviens qu'à en faire entre 10 et 15 !  Je profite des derniers mètres, pente à 50°, en neige. J'arrive à la corniche que je défonce maladroitement. Ca passe ! Grande joie à la sortie de l'arête. Je pause mon sac et file vers le sommet Oriental  que j'atteints rapido avant de redescendre !
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J'attends Patricia et Christian à la sortie de l'arête. Ils sont heureux, ça se voit, et content que je les aie attendu ! Nous ferons route commune pour la suite.

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Après la pause, nous partons vers les Dômes.  Je suis devant, à chaque Dôme, je fais une pause  photo et film alors en attendant que Patricia et Christian arrive. La pêche est là bien agréable.
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Vue magnifique !
Dernier Dôme, nous nous encordons pour la descente sur Armancette (sans repasser par la Bérangère et les Conscrits ) Neige croûtée, dur d'avancer, mais on y arrive. Je pilote Christian de loin, connaissant bien l'itinéraire !
Christian et moi aurons droit à notre trou... sans panique, nous en sortons.  Après le glacier d'Armancette longue pause déshabillage avant une ramasse délicate dans la neige humide... et profonde ! beurk !Nous nous séparons une fois sous la pointe de Covagnet, signe de la fin des difficultés d'Orientation.

Enfin, la neige est terminée vers 2300 m je trouve quelques vagues cairns et une sente, que je finis par perdre. Je croise un troupeau de bouquetins mâles peu farouches, et voit au loin un sentier bien marqué. Je file dans sa direction. Il est raide et descend sur le lac d'Armancette où des milliers de têtard ont éclos, impressionnant !
On rejoint alors un bon gros sentier  puis une piste qui ramène à la Frasse puis les Contamines. Un coup de stop à la première seconde de stop me ramène au pied de la Gruvaz et je remonte à pied au parking

Une magnifique journée
Une magnifique rencontre
Une magnifique Course

Je crois que j'ai laissé mon âme sur l'arête Mettrier !



Photo
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Partie Rocheuse de l'arête Mettrier

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l'Aiguille de Bionnassay

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Vue du haut ( en face col et arête du Tricot)

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Lever de soleil

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Vue du haut ... C'est plus raide !

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Sortie

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Patricia avant la corniche

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Patricia et Christian sur les Dômes

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Les Dômes de Miage - traversée

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Devant la magistrale aiguilel de Bionnassay et le Mont Blanc

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L'Aiguille de Bionnassay

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Traversée des arêtes

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Descente sur le glacier d'Amancette

P1020459Au dessus du col de la Bérangère
Et pour finir : extraits du guide Vallot :
la Chaine du mont Blanc I Mont Blanc tré la tête
édition Arthaud
par le Groupe de Haute montagne L. DEvies - P. Henry - J. Lagarde
Janvier 1947

Mettrier 1Mettrier 2Mettrier 3Mettrier 4Mettrier 5
Version musicale de la vidéo :

Ski de randonnée : Rimpfischhorn 4199 m

Apoutsiak — Ski de randonnéealpinisme4000ValaisStephZermatt

 

Topo
 
Montée  à la Täschhütte 2701 m
En voiture, de Täsch, traverser le village et prendre à gauche une petite rue qui monte à l'Est. La suivre jusqu'à Täschalp et Ottafe 2205 m. Pour info, il y a un refuge de l'Europaweg à täschalp !
Remonter la piste de 4x4 qui longe les paravalanches de Rotbach puis la piste qui part à flanc sous la Wissgrat. Prendre le sentier qui raccourci la piste ! toujours à flanc . Par un petit sentier en lacet atteindre le refuge !
 
Rimpfischhorn
de Täschhutte remonter vers Chumibodmen (sentier quand il n'y a plus de neige !) et poursuivre vers la partie gauche de l'alphubelgletscher.
remonter vers 3450 m au "sommet" du Vorder wand.
 De là, 80 m de descente bien négociée permettent de rejoindre le glacier de Mellich à ski (Mellich gletscher)
Remonter le glacier en passant sous les 2 éperons 3550 m puis 3650 m avant de passer sous al face Nord Rejoindre le Rimpfischsattel (Crevasses... Grosses sur le haut), lieu du dépot des skis.
Vu du sattel, il y a deux couloirs,  à droite d'un gros éperon. Remonter le couloir de gauche sur les 2 /3 puis basculer à gauche vers la face Nord (III) Remonter un second couloir au mieux (relais en place à contrôler !) et gagner l'antécîme puis le sommet du Rimpfischhorn 4198,9 m par une aérêt aérienne puis des rochers faciles !
Descente
Par le même itinéraire.
ou :
Variante , pour éviter la remotnée sur l'alphubelgletscher on peut descendre  le mellichgletscher puis rejoindre la morraine et le sentier (en rive droite) passer sous le point 2731 m puis suivre le sentier à flanc avant de remonter à la Täschutte (en fait c'est pas très rentable, mais vu qu'on l'a fait, je la propose...
 
Carto Fichier GPS
 
 
Récit
 
Comme souvent, tout commence à Martigny, sur l'aire du Grand Saint Bernard. Et zou, dans la voiture de Steph avec armes et bagages, direction Täsch. On merdouille un peu pour trouver la route de Täschalp, puis remontée jusqu'à l'alpage. Position gros portage, ski sur le sac, bouffe et matos d'alpi. Heureusement, il n'y a qu'une heure de marche.  Je pars devant, et file comme le vent, la forme a l'air là ... (à suivre) Refuge en vue, marmottes à foison, tout va bien.
Dans le refuge d'hiver, c'est grand confort, poëlle, buches, eau à volonté, toilettes 3*, Rien à redire !
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Le lendemain matin, parès une nuit torride (oui, on avait mis plein de buches au couchage et ça avait chauffé... ), réveil 3 h 15 ! A 3 h 45 nous sommes en route , skis sur le sac, pour atteindre la mise en place des skis une heure plus tard. La lune nous offre un spectacle magnifique, elle, joue à saute Cervin au milieu de la nuit !
 
C'est parti pour une longue journée de ski !Il fait toujours nuit mais la lune nous éclaire bien !  Couteaux en place, une première pente un peu raide, je laisse choir mon baton (et oui, je ne suis pas trop bien réveillé) ce qui me permet de me taper une courte descent een escalier puis une motnée (et oui, il y avait des rochers à cet endroit là !)
 
On repart, les pentes sont tranquilles à présent. Je file devant petit papillon, qui, comme il se doit... papillonne ! Je fais une pause vers 3450 m en Haut de Vor der Wand (je ne sais pas ce que ça veut dire, c'est dommage ..) Steph me rejoint, on hésite puis on opte pour la traversée coté opposé pour descendre vers le Mellich gletscher. Bon choix ! Ca passe, mais la neige est hyper dure, et les virages vibrants ! Puis nous suivons des traces qui partent rive gauche, ça devient raide! je pars en éclaireur à pied. Je vois des traces de crampons en bas ! Ca doit être par là. Crampons piolet et ski sur le sac, c'est parti. Je passe devant, c'est raide (45 - 50) mais ça passe. Je trouve une longue de neige plaquée que je descends, Steph me suit à distance. Petit pas sur reglette (en crampons) ... grand pas sur reglette (là, Steph a moins aimé ! pour terminer par Grand pas sur  reglette, nappée de gravillons instables (là, il n'arien dit, mais je crois qu'il ma m'audit !) Perso, je m'en suis assez bien tiré, je coterais ça présomptueusement IV en crampon sur dale ... (peut être présomptueux)
Nous rechaussons les skis, pour voir un peu plus loin que notre passage etait parfaitement évitable ! en passant au centre de la langue glacière ! comment perdre une grosse demi heure pour faire 25 m de descente !
Ca repart, sur le grand glacier de Mellich
Ca monte doucement sous le soleil bien agréable.
Nous opérons une pause restauration sous le deuxième éperon.
Ensuite c'est sous la magnifique face Nord que nous progressons. Il faut faire la trace, nous nous partageons la tache. Et c'est Steph qui gagne le droit de passer DANS la crevasse en premier (et oui, il y a une crevasse où il faut passer à l'intérieur ! Bon il  a déjà des vielles traces et c'est rassurant, mais je trouve plutôt bien que Steph passe en premier ! Courageux mais pas téméraire en fait !  De toute façon , Steph avec ses 45 kilo, il ne doit pas lui faire bien mal à la crevasse, et ça ne garantie  en rien  un passage aisé pour moi !
Bon ça passe, c'est spectaculaire (et ça fera de belles images pour ma vidéo ;-)
La suite, c'est une remontée tranquille vers le Rimpfischsattel, le temps se couvre. On déchausse et on s'encore pour remonter un couloir à la neige inconsistante. Je trace avec parfois de la neige jusqu'au cuisse (ah oui, il faut préciser ici, que pour un petit alpiniste, je suis plutôt grand ! (deuxième précision : par la taille, pas par le talent la grandeur...) Fin de cette double précision ! et suite du récit. Bref, je progresse devant dans une neige profonde et dure à tracer. Je bagarre. Steph me signale de prendre à gauche au deux tier du couloir comme indiqué dans le topo, je pensais que c'etait au premier tiers, mais Steph a le topo inscrit dans les neurones. Et hop, un passage rocheux tout en adhérence (du IV ?) je maitrise, et Steph merdouille, c'est pas son jour, ça doit être  des passages typés GRAND ! Dans l'action il perd un gant que je vois filer sur le névé puis par dessus une barre rocheuse !  On poursuit, il passe devant pour un peu d'escalade et une traversée puis remotnée de couloir en face Nord.  Vien alors l'antécîme (je suis repassé devant ) il termine par l'arête finale et le sommet. quand j'y arrive, on est dans le brouilalrd et on voit juste l'antécîme dommage.  
redescente, Steph passe devant, je suis, on est toujours dans le brouillard. Crux de la voie, je repasse devant, joli pas d'escalade (au retour comme à l'allé ) Steph choisi un autre itinéraire qui passe également. On retrouve le couloir, ca descend rapidement dans de bonnes conditions. On finit par se décorder et se donner rendez vous aux skis !
en bas du couloir git le gant de Steph. On le récu^père et s'est parti pour la descente. On contourne la grande crevasse par le bas puis c'est la déception, on s'attendait à trouver une poudreuse légère, et la neige est diffcile às kier et crouter ensuite. Avant de devenir TRES croutée !
On décide de descendre par le glacier de mellich avant de retrouver un sentier pour le retour au refuge. On parvient à skier une neige légèrement transformée par plaque, presque agréable. 3000 m sortie du glacier, skis sur le sac, gros tas de caillou, morraine immonde, bienvenue  en mai 2012 avec du ski de rando maxi portage ! Heureusement chamois et bouquetins sont de la partie pour ega yer ma descente !
Ca roule, je surveille Steph dans le retro qu'il ne loupe pas les passages clefs !
Ensuite c'est une traversée sur sentier à flanc avant de remonter par un sentier raide vers la Täschhutte  et ses marmottes ! J'ouvre la porte,il est 18 h , -> 14 h 15 dehors ! content de retrouver notre logi, son poëlle  et son confort !
 
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Ski de randonnée : Alphubel 4206 m

Apoutsiak — Ski de randonnéealpinisme4000ValaisZermattSteph

 

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Topo

De la Täschhutte atteinte par l'itinéraire décrit ici (2701 m)
Enprunter le sentier qui part à droite  puis remonter les pentes  qui mènent à Chummibodmen (sentier quand il n'y a plus de neige) Rejoindre l'alphubelgletscher et prendre la branche de droit een montant.  La suite s'est en écharpe (pente un poil raide) pour  rejoindre l'alphubeljoch 3772 m.
Tirer plein nord pour atteindre les pentes sous le point 3860 m Remonetr au mieux les pentes raides et exposés (séracs - crevasses) qui montent à l'est de l'antécîme 4188 m de l'alphubel  puis par l'ar$ête facile rejoindrel e sommet (4206 m
descente : par le même itinéraire !

Carto fichier GPS



Récit

Après les 14 h d'action de la veille, j'avais les jambes un peu lourde au réveil à 3 h 15 ! Décollage plus lent, nous sortons du refuge vers 4 h 10 et je me mets dans les pas de Steph sur le sentier , pour finir ma nuit ! Ca grimpe rapidment (nous connaissons) pour rejoindre Chummibodmen et nous pouvons enfin mettre les skis. Lever de soleil magnifique ensuite, je passe mon temps à faire des films et des photos, c'est magnifique, trop beau comme disent mes enfants, l'expression s'y prette ici ! Steph en profite pour me larguer !  Je me retrouve à 5 minutes .  Petite pause et rattroupement du groupe (de 2 !) et ça repart, nouvelle photo et nouveau largage, les même causes occasionannt les mêmes  conséquences !  Petit passage raide, je rejoins Steph le soleil nous éclaire pour atteindre le col et c'est bô !
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Courte pause, nous décidons de prendre au mieux à flanc pour rejoindre la partie finale, je suis devant pour cette traversée qui semble crevassée (vue du dessus ...) Au pied Steph passe devant, j'ai les grosses jambes avec le long parcours de la veille, mais je ne le sens pas motivé pour tout tracer ... Bizarement je me retrouve devant dans la partie raide, sous les séracs et sur les crevasses.. étonnant non ? Quel curieux hazard. En plus, je suis à l'agonie donc je n'avance pas, et bizarrement, Steph ne me rattrappe pas ! ... Je trace au mieux, le sérac au dessus de la tête, désagréable... Enfin je quitte la partie exposée pour poursuivre entre les crevasses, pas compliqué, mais il ne faut pas glisser, le paysage est magnifique : Fletschhoprn, Lagginhorn, Weissmies, Strahlhorn, Rimpfischhorn, Allalinhorn et à droite ,le Taschhorn, un bon souvenir pour moi ! Steph ne me rejoint pas, j'arrive sur l'arête, magnifique jusqu'au sommet où une nouvelle croix a pris place ! (il y a m^me les noms des sponsors en dessous...)
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Steph me rejoint, Nous ne passerons pas la journée au sommet pourtant l'endroit est agréable et pas trop venté.
Début de la descente, ça passe, la neige est correcte, nous enchainons les virages dans la transfo correcte, il faut profiter de cette , sans doute , dernière course à ski de l'année !
Nous décidons de traverser à flanc pour éviter de repeauter, et bingo, ça passe jusqu'au col sans souci. La suite, c'est plaisir garantie dans une neige excellente, Nous rejoignons Chummibodmen où il faut commencer à viser pour skier (viser entre les rochers) Pour la fin ce sont des lichettes de névés... avec plus ou moins de déchaussage (en fonction de la volonté de protection de la semelle des skis). Nous quittons les skis à 15 minutes du refuge !
Dernier repas avant d'aller au jardin des Oliviers sur la terrasse du refuge ! avant une descente portage agrémentée de marmotte vers Täschhalp, en moins d'une heure, nous sommes en bas !
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Photo

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Lever de soleil sur le Cervin et la Dent d'Herens
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De la Roccia Nera au Breithorn
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Steph et le Rimpfischhorn
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Le Rimpfischhorn
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Steph
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L'alphubeljoch

P1020281Allainhorn Stahlhorn et Rimpfischhorn  - crevasse sous le sommet

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Le Cervin s'embrume... par l'Italie bien sûr !
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Le Täschhorn
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Arrivée au sommet
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Descente - Steph

P1020324Marmotte aux aguets sur le chemin du retour !

Ski de randonnée - Balmhorn 3699 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeOberlandalpinismeJean-Marc

 

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Topo

 

 

De l'hôtel Shwarenbach 2060 (atteint par l'itinéraire décrit dans la sortie Rinderhorn) partir au Nord de la cabane pour rejoindre le sentier d'été (cairn)  longer la base du flanc ouest du chli Rinderhorn.   passer une petite moraine et à flanc entrer dans le vallon (légère descente pour atteindre le fond du vallon. Remonter le vallon (Bas du Schwartzgetscher) peu raide. Al'altitude 2800 m le glacier fait un virage à gauche (en montant ) à 90 ° . Poursuivre alors (Nord Est ) (lautre solution et de remonter directement le col au sud et de gravir la Zackengrat, arête aérienne mais facile (d'après Jean-Marc !)

 

Remonter le glacier au mieux, vers 3200 m il y a un bombement de glace (genre sérac débonnaire). Deux solutions : le remonter à pied à droite et gagner directement l'arête, où le remonter à ski à gaucje (raide) et traverser au dessus de celui ci pour rejoindre l'arête.

Suivre alors l'arête jusqu'à l'antécîme 3667 m puis le sommet du Balmhorn 3698 m

 

Carto Fichier GPS

 

au format GPX

 

Récit :

 

Nuit sereine, avec boules quies dans la Schwarenbach, et le matin à 4 h 30 on bouge, en fait on devait se réveiller à 5 h 15 mais Jean-Marc et moi étions réveillé à 4 h 30... Les Grands esprits se rencontrent ! Et, nous décidons, de nous recoucher. bref, je me fais un petit coup de mp3 et à 5 heures, on se lève finalement !

Pour tout vous dire, au départ, on voulait faire un peu grasse mat en se levant à  7 heures. Mais quand nous étions allés voir le gardien pour lui indiquer notre objectif et notre désir de réveil, il nous avait dit : pour le Balmhorn, départ 6 heures ! Nous n'avions pas osé négocier...

 

Fin des considérations sur les horaires du réveil

 

P1010834Berghôtel Schwarenbach

 

Bref, copieux petit déjeuner avalé, ski sur le sac , départ 6 heures - 10 ! Nous partons à flanc à pied tandis qu'une autre cordée tente de mettre les skis pour contourner les zones caillouteuses. Après 10 minutes de portage, nous chaussons, nous voilà devant. Jean-Marc trace dans une neige merdique, je suis, tranquille !

 

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Une petite moraine nécessite de déchausser quelques mètres, sans problème. Descente un peu merdique dans le vallon du glacier Noir (Schwartzgletscher) Jean-Marc se fait une belle chute, et oui, les couteaux , à la descente, c'est pas toujours génial !

 

P1010841Court portage

 

On se retrouve avec une meute à nos trousses : 3 jeunes qui arrivent du bas. 4 Valaisans à fond dré dans le pentu et 3 autres suisses de Genève qu'on avait rencontré au refuge !

Nous opérons une pause dépot de matos pour la descente ! Et on repart. Les jeunes sont devant. Les Valaisans, à fond de train nous déposent. Je m'amuse à voir les deux groupes se tirer la bourre ! C'est à qui se retrouvera premier en haut de chaque cote, chacun prenant un itinéraire différent entre deux ! Je reste avec Jean-Marc.

 

P1010846-copie-1.JPGCa se tire la bourre dès le matin

 

P1010856Les Valaisans partent vers le col !

 

Malheureusement au virage du glacier, les Valaisans tirent direct vers le col et l'arête, tandis que les jeunes partent à gauche, comme nous ! Flûte, la compet prend fin ici !  Moi espérait m'occuper l'esprit en les regardant se tirer la bourre ...

La luminosité est belle, la remontée du glacier longue, il y a de la distance !

 

Courte pause, nous repartons. Voilà la partie raide du glacier, je passe devant, Jean-Marc me conseille de tirer à gauche. Les jeunes, eux, ont pris à droite pour déposer les skis et rejoindre l'arête. A gauche, c'est raide, mais à priori, ça passe à ski. il faut tout tracer dans une neige à la consistance variable : de très dure à semoule en passant par de la croûte : couteaux obligatoires. L'itinéraire a ceci de bucolique qu'il faut remonter entre une coulée d'avalanche et une pente verglacée... conversion tous les 10 mètres quand tout va bien ! Je peine, essayant de choisir au mieux l'itinéraire, le lieu de la conversion suivante et trouver le bon moment pour faire la traversée au dessus du sérac !

Au dessus du sérac, c'est raide (toujours) , expo (ben oui, on est au dessus du sérac) et en neige béton (ça s'est au cas ou j'aurais pu être à l'aise). En bref, j'ai pas aimé ! Je me suis même CENSURE dessus ! Mais comme la solution etait d'aller de l'avant, et bien, je suis allé de l'avant, et en quelques coups de couteaux, je suis arrivé de l'autre coté, sur l'arête, au soleil.

P1010872Le Rinderhorn sur lequel nous étions hier...

 

Là, je rattrape deux des valaisans de l'arête. Ils repartent tandis que je fais une courte pause grignotage, Jean-marc est de l'autre coté du glacier au prises avec le sérac ! Je fais quelques photos avant de repartir. Je rejoins les deux valaisans dont l'un est à l'agonie (je l'avais un peu prédit en bas du glacier à Jean-Marc : il me semblait déjà en sur-régime !

Nous échangeons quelques mots courtois, puis il me laisse passer. Je rattrape son prédécesseur et remonte l'arête dans ses pas. Le paysage est magnifique, l'arête au dessus du ciel et par moment un paysage lointain : le Valais, l'Oberland, j'ai même aperçu les Grandes Jorasses ! Enfin, voilà l'antécîme, le sommet est à 5 minutes. Courte descente puis petite montée. Je rejoins les Jeunes qui se préparent à descendre la face nord et les valaisans tout d'étoiles parés (l'un d'eux a même monté un drapeau du Valais !)

Grignotage, photo, profitage de la vue (néologisme, je sais !)

 

P1010879L'arête finale (et les deux valaisans)

 

P1010880-copie-1.JPGLe sommet

 

Au bout de 20 minutes, je décide de faire un tour à l'antécime, Jean-Marc ne devrait pas tarder à y être, et de toute façon, je verrais tout le haut de l'itinéraire de là !

J'y file, Jean-marc est à quelques encablures de là. Il me rejoins. In a un peu peiné dans la partie finale. (manque de globules ?

 


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Nous enlevons les peaux et filons vers le bas. Les nuages lèchent l'arête. Nous hésitons : soit descendre par le couloir de droite (à gauche à la descente) soit traverser la pente en haut raide) et descendre le glacier rive droite. Je préférerais la première solution, Jean-Marc la seconde... nous partirons à droite... Grande traversée, la pente devient raide, très raide ! Avec 300 ou 400 mètre de raide en dessous. La neige est dure. Je le sens pas le premier virage...  Dérapage. Bon, ça, je maîtrise, mais j'aime pas bien quand je peux toucher la pente avec ma main sans me pencher... Pas tomber pas tomber. Dérapage ski droit amont ! Jean-Marc me conseille de ne pas engager de virage sur le haut, et je suis ce conseil avec application !

"C'est l'entraînement pour la nord Est" me crit il ! Mais moi, la Nord Est, je ne compte pas la faire ! (tout au moins à la descente !)

Ca y est, je tourne (enfin !) C'est raide, je suis raide sur mes jambes, les épaules tournées vers le haut, crispé comme tout, je vous frais vous y voir, là, c'est pas skiii boy du tout, c'est pas la poudreuse du ballon d'Alsace au mois de décembre (c'est pas la même pente non plus !)

 

Ça y est, j'enchaîne les virage, toujours un peu crispé mais j'enchaine plus ou moins, concentré. J'apprivoise la pente (ou c'est elle qui m'apprivoise, je ne sais pas) La neige à présent n'est pas homogènes, trafolée dure en dessous, avec une couche de poudreuse hyper fine par endroit et un peu de croûte. Les sorties de virage sont un émerveillement, une surprise à chacune d'elle ! Tu m'étonnes que je suis crispé. L'avantage c'est qu'à présent on est le long du sérac et qu'il y a moins de distance du bas de la pente raide.  Je suis Jean-Marc comme je peux. La pente est à présent raisonnable mais la neige est trop dure. Les cuisses sont durcies par l'effort. On tourne tout en puissance..; De toute façon, la finesse, c'est pas mon fort. Nous décidons d'opérer une courte pause, récupération des cuisses ! Nouveau grignotage (je taxe l'excellent saucisson de Jean-Marc !) Puis nous repartons pour une portion transformée juste comme il faut jusqu'au virage du glacier ou ça se complique... On rencontre des zones de soupe infâme ou le ski s'enfonce d'un coup. Chacun cherche LA trace. Jean-Marc est rive droite du glacier pendant que je traque rive gauche (en face nord) espérant y trouver de la poudre non transformée. Échec, je suis dans la soupe légèrement croûtée, difficile à skier. Et rejoins Jean-Marc qui m'annonce avoir trouvé un filon rive droite. effectivement, en rive droite c'est tout bon, mon analyse du manteau neigeux n'était donc pas pertinente...

 

ca skie un peu mieux dans le canyon géant. Nous retrouvons notre matos déposé le matin. A présent, nous allons passer au ski combat : objectif : descendre le plus bas possible à ski ! Et le spécialiste... C'est moué !

Je passe devant pour un premier déchaussage judicieux, remonter de quelques mètres une moraine  pour accéder à un névé qui ce matin m'avait l'air intéressant !

effetivement, ça a l'air pas mal. Jean-marc fait quelques cabrioles, je skie prudemment mais efficacement. La neige est correcte, mais il'ny a pas toujours beaucoup de place pour skier avec de nombreux obstacles.  Je bascule sur un cone d'avalanche, en redescends,  neige soupe à gogo, Déchaussage sur une dizaine de mètres pour rechausser dans l'énorme soupe,  nous sommes presque en bas, inespéré.  Nous traversons un torrent avant de rechausser pour une partie de ski de fond combat et ranger le matos définitivement ! le dernier névé nous a amené au milieu de la plaine, sur le plat.

 

Nous regagnons la piste  et remontons tranquillement au téléphérique discutant de nos futurs projets... En haut des hardes de skieurs de rando et de surfers s'apprêtent ànous prendre le relais. Que de monde !

 

Un petit coup de téléphérique et nous nous séparons sur le parking.

 

Merci Jean-Marc pour se beau Week end !

 

Photo

 

P1010851Vue du bas du glacier

 

P1010889Vue du sommet : l'Oberland

 

 

 

Ski de rando - Bernina - Fuorcla da la Sella - Refuge Marco e Rosa

Apoutsiak — Ski de randonnéeBerninaStephSophieRaid à skialpinisme

Topo


De la cabane  Coaz 2610 m Remonter les pentes au dessus du refuge (Sud Ouest) et gagner le Vadret da Roseg. Le remonter en traversée en passant sous la barre dont le sommet est coté 3075 m sur la CNS. Sur le Vadret da la Sella remonter les pentes peu raides et gagner la Fuorcla da la Sella 3275 m.

De là descendre sous le point 3243 m puis Nord sur le Vedretta di Scerscen Superior et ganer le pied du couloir qui mène au Fuorcla crast'Agüzza. Remonter le couloir (rimaye - pente 45 - 50°) et gagner le col de là, le refuge Marco e Rosa (3597 m)

 

Déniv ascendant 1225 m

Déniv descendant 280 m

Distance  10 km 400

 

 

Fichier GPS Carto

 

Téléchargement trace GPS au format GPX du raid en Bernina

 

 

Fichier VisuGPX de la journée

 

Récit



 

Le jour du fameux couloir Sud Est !

 

5ème jour de notre raid en Bernina

 

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Le but du jeux de ce jour était simple : rejoindre le refuge Marco e Rosa

 

La veille au soir, Steph s'était montré sceptique : le couloir d'accès au refuge risquait de prendre le soleil et d'être ainsi avalancheux donc impraticable ! Stress lors du repas du soir, pression, adieu pour moi la traversée des Tschimels et du piz Sella que j'envisageais avant de gangner le refuge.

Pourtant le couloir me semblait sud ouest bordé par un éperon qui devait sans doute le protéger des affres du soleil !

 

La partie ne me parraissait pas gagner, steph semblait douter de nos capacités à réussir.

Le lendemain, bran le bas le combat et hop c'est parti derrière un groupe de Suisse Allemand qui monte à la Bernina directement sans s'arrêter à Marco e Rosa.

 

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Nous les suivons à distance même si dans mon fort intérieur, il me semble qu'il serait judicieux de les garder en point de mire. Une pause pose de couteaux... une autre dépose... une nouvelle pause. Bref, on se fait larguer par les casques à pointe au rythme régulier. J'ai adopté ma technique favorite au sortir de l'oreiller : dans les traces de Sophie, à une spatule.

 

Nous progressons en dépit des pauses techniques, Steph papillonnait derrière... Je ne sais pas ce qu'il y a d'intéressant derrière, mais Steph a tendance à y passer  son temps (peut être du miel... ou plutôt du Nectar... va savoir !)

A un moment, je ne sais plus comment ça c'est passé, je me suis retrouvé devant, rien d'extraordinaire mais bon, quand je suis devant, depuis le début du raid, j'avance à mon rythme, et mon rythme, est quelque peu plus rapide que celui de Steph et Sophie...  Et j'avance, sous les magnifique calotte du Piz Roseg, sous les Tschimels et le piz Sella qui me narguent ...  longeant les crevasses, la fin de la montée est en faux plat , un trèèèès long faux plat. Je parviens à avoir en point de mire nos amis helvétiques.

Quant tout à coup, l'un d'eux s'arrête, au milieu du glacier pour une envie pressente : grosse commission. Impossible d'éviter ce spectacle d'apocalypse, je ne souhaite pas m'arrêter, ça casserait mon rythme, et il est là, au milieu du glacier, c'est à peine si la trace ne passe pas entre ses jambes raffermies par les températures glaciales de l'aube. Si elle y passait, elle n'y passera plus.  Les reliquats de sa pause dégouteront les successeurs de ce trajet malodorant ! Bref, je fixe mes spatules tentant d'éviter du regard la désolante apparition, mais il faut bien faire une conversion, je ne vais pas skier les séracs et crevasses adjacentes. Et là, c'est le drame, je me retrouve face à l'homme qui vient de terminer et qui essuies ses skis qu'il a du embourber de matières fécales. Le geste maladroit il passe son piolet sur la peau de phoque maculée d'un étron.  La scène est insoutenable, je fixe mes spatules, la nausée n'est pas loin.

 

Tandis qu'il se refroque, je le passe à distance. Steph et Sophie ont, grâce à leur vitesse, évités ce théâtre. et me mets dans l'idée de rattraper ses deux compères. Le col est bien plat et je finis par les avoir à peine devant moi, Mais plus léger, l'acteur de tout à l'heure me dépasse et me dépose, me laissant presque seul à l'arrivée au col.

 

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Un petit sommet s'offre à moi, le lever de soleil m'attend à son apex ! Je monte, et mitraille la plaine. Sophie arrive au col, et me rejoint alors, je la mitraille dans l'aube aux couleurs magnifiques. Tout est beau à présent, je respire !

Steph loin, prend son temps, il nous attend au col et nous le rejoignons, pause bouffe et photos, les couleurs sont magnifiques.

 

Nous repartons ensuite sur le versant Est du col vers le bivouac Parravicini. Nous décidons alors de dépeauter pour traverser le Vedretta di Scerscen Superiore. Delà, on repeaute, comme d'hab, Steph traine un peu, je me demande s'il ne souhaite pas nous ralentir afin que les conditions du couloir ne se détériorent et ainsi avoir raison... "je vous l'avais bien dit ! ce couloir n'est pas en condition !"

 

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Dépôt des skis, à mettre sur le sac, crampons au pieds, piolet, encordés, et c'est parti, les Suisse Allemand sont au quart du couloir quand nous partons, ils progressent lentement.

au départ, je pensais gravir le couloir en solo, mais-une grosse rimaye le barre, ne souhaitant pas stresser ou me retrouver au fond, je décide prudemment de m'encorder avec les autres (j'aime bien ce prudemment, il met en valeur toute ma sagesse !!! liée sans aucun doutes à mes quelques cheveux blancs !)

Je pars devant, Sophie est au milieu et Steph ferme la marche, encordement court, spécial couloir 45 - 50 °, adapté !

Le bas du couloir est en traversée gauche droite, à flanc, plus ou moins tracé, ça passe. Après un changement de coté salvateur, oui, les alpinistes vous le diront, on aimme bien changer de coté de temps en temps, parce que sinon c'est désagréable et on finit par choper des crampes , ou les muscles qui tremblent...

 

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Bref, nous progressons main droite à présent main droite amont et la trace devient verticale sous la rimaye. Je commence à monter, dré dans le pentu. La rimaye est gentille, elle se laisse doucement caresser du crampon sans opposer de résistance, elle  se montre consentante et me laisse passer. Nos prédécesseurs ont installés au dessus de celle ci une bassine pour s'assurer, l'organisation germanique sans doute. Mes partenaires, plus petis que moi, présente quelques difficultés, le pas étant un peu large, mais la rimaye bien lunée , elle, les laisse la franchir sans opposer de résistance farouche. La suite est plus raide, 50° environ, dans une neige agréable, un peu dure, mais solide. Je retrace quelques marches quand je sens que Sophie fatigue (mais pas trop, faut pas exagéré quand même, je ne suis pas Burgener moi !). La tension monte entre mes deux compagnons de cordée quant la corde n'est pas correctement en place entre eux deux ! Nous finissons par sortir, au soleil du col. Sophie me pousse à continuer dré dans le pentu plutôt qu'à opérer une sortie à flanc dans la trace (qui aurait judicieusement permis à mes mollets de se reposer mais bon.. ce que femme veut ...  Je m'exécute donc. Je sens Sophie fatiguée, mais le refuge perché en bord de col est là !

 

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Nous voilà devant la porte du refuge d'hiver accueille par un vieil alpiniste de passage. A l'intérieur il fait frais, les 3 Suisses Allemands sont déjà en train de se préparer pour l'ascension de la Bernina. Je vide mon sac. Quand ils partent, je me demande si je ne dois pas regretter dene pas leur enquiller le pas. Les dés sont jetés comme dirait César devant le Rubicon ! Ben moi, je ne l'ai pas franchi le Rubicon, on verra le résultat demain !

 

Dans le refuge, la femme de l'autre qui nous a accueilli dehors, est tout habillée avec une couverture en plus pour se réchauffer... Il fait 1°C dans le refuge alors que le soleil donne !

 

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Dehors , lentement, doucement, mais incidieusement, le vent se lève. On n'a bien fait de ne pas y aller tout de suite, me dis je...

un hélico vient déposer au col deux héliskieurs , qui dévalent la pente en 3 minutes sous mes hués...

 

Nous nous étalons pour le pique nique, soupe au lardon y croûtons, miam, et je ne sais plus quel plat. Moi, après le repas gastronomique de la Diavolezza, je n'ai plus jamais retenu ce qu'il y avait dans mon assiette...

 

Courte sieste sous 5 couvertures, avec une en dessous, le matelas est hyper humide. Steph tente de se réchauffer prêt d'une fenêtre. Les conditions sont dures, mais pas insoutenables !

Les Suisse Allemand reviennent, fiers, leur tentative a été couronnée de réussite !  Sophie les interroge tel Klaus Barbie dans les prisons de Lyon... Nous savons tout, le vent, la trace easy, le timing sans problème, ça va la jouer tranquille ... si le vent baisse !

 

J'entends Steph et Sophie qui discuttent, elle lui fait part de ses doutes concernant sa capacité à atteindre le sommet, il la rassure, elle ne voudrait pas me faire butter, j'y tiens tellement à ce sommet, lui préférerai sans doute qu'elle vienne, c'est beau un petit 400 en amoureux, on dirait un peu des fiançailles.

Pourtant c'est vrai que ça me ferait Ch... de buter à deux doigts du sommet parcequ'une gonzesse a le vertige !!! oups excusez moi pour la digression au langage quelque peu familier !

 

Le vent est à présent hyper fort, il devient difficile de sortir du refuge (et d'en refermer la porte !) on tient à peine debout devant celui ci. Seul le coté Ouest du refuge  est un peu abrité du vent...

 

Dans le refuge, l'activité c'est préparer de l'eau en faisant fondre de la neige... Assez d'eau pour 3 personnes et pour 24 heures. Réchaud à fond et corvée de neige...

 

Le repas du soir arrive, la température à baisser, à 18 h 30 pétante, et après négociation (les tourteaux voulaient manger à 18 heures...) nous sommes à table. Poisson et riz Décathlon mode déshydraté ... un délice ! après une petite soupe... et au lit !

 

Nuit mode tempette de vent ! qui traverse les potentiels boules quies

-3°C au réveil... l'eau est gelée !

à suivre...

 

 

 

 

 

 

 

Raid à ski en Bernina 2011

 

Les liens au jour le jour

 

J1 : But au Munt Pers


J2 Piz Palü

cabane Diavolezza - cabane de Boval

 

J3 Piz Tschierva 

cabane de Boval - cabane Coaz

 

J4 Il Chaputschin

 

J5 Fuorcla da la Sella

cabane Coaz - refuge Marco e Rosa

 

J6 terrasses de Bellavista

refuge Marco e Rosa - refuge Marinelli

 

J7 Passo di Sasso Rosso

Refuge Marinelli - Alp Grüm 


Ski de randonnée - Piz Palü 3900 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeBerninaRaid à skiStephSophiealpinisme3900 m

 

Magnifique sommet à l'arête aérienne !

 

Topo

 

Du sommet des installations de la Diavolezza (2973 m) téléphérique, refuge Diavolezza dortoirs, gastronomie 3 étoiles !

Gagner le Vadret Pers 2757 m par une descente (hors piste balisé)

Mettre les peaux

Remonetr le VAdret Pers en direction du Vadret Pers palü, passer à l'ouest du point 3011 m. remonter au mieux le glacier (bande de crevasses- séracs  au milieu !) et gagner un replat avant la pente un peu plus raide qui mène à l'épaule du Piz Palü (rimaye) 3726 m ou l'on laisse les skis.

Remonter alors l'arête aérienne vers le premier sommet (3882 m puis le sommet principal 3900 m

 

Descente, par le même itinéraire jusqu'au Vadret Pers. Rejoindre alors le hors piste balisé, longer la rive gauche du glacier (crevasse) Sagl dal Vadert Pers et traverser le Vadret da Morteratsch (crevasses) remonter la morraine et gagner la cabane Boval 2495 m

 

1400 m ascension

1880 m descente

18 km distance

 

 

 

Carto GPS


Le fichier GPS de l'ensemble du raid en Bernina format GPX

 

Fiche visuGPX

 

Récit

 

Dans le brouillard et le jour blanc !

 

 

 

La journée l'annonçait... Beau toute la semaine sauf... le Lundi et , nosu étions Lundi !

Départ aux aurores de la Diavolezza, comme souvent je suis prêt rapido avec un petit déjeuner digne du repas de la veille : excellent  (avec croissants ...)

 

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Hésitation dès le départ sur l'itinéraire à suivre , mais finalement nous retrouvons le hors piste balisé qui ramène sur le glaicer (j'ai un peu de mal avec la notion de hors piste balisé, mais bon !) Bref, ce départ, pour moi, c'est le rêve : une piste hyper tracée, avec des énormes bosses et qui a eu la bonne idée de geler cette nuit !!!  et en plus ,c'est un peu raide ! Je me fais balader par les bosses qui décident pour moi, des virages, des tout droit, des basculement. Steph m'avait prévenu, mes nouveaux skis vibrent à haute vitesse. Ca n'est rien de le dire... Ils vibrent même à faibel vitesse. Tandis que Sophie file comme le vent, Steph lui s'applique à contourner chaque bosse pour offrir au spectacteur une courbe parfaite et une maitrise impeccable de son art ! le ski ! Bon, pour obtenir un bon résultat, Steph ne skie pas très vite et on arrête as de l'attendre... mais bon, il skie propore et fluide, lui !

 

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Vient alors une traversée pour rejoindre le plat du glacier avec des trous dans la traversée et, je finis par déchausser , avec mes fix TLT avec lesquelles je n'ai pas beaucoup skié (pour ne pas dire pas du tout)

(Pour le prophane, des fix TLT sont des fix de rando très légères mais qui sont assez merdiques à mettre en particulier sur neige dure ou verglacée et en dévers ce qui est le cas dans ce récit !)

 

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Revenons au récit

Je peste, je sue, il faut faire bonne figure le ski refuse de tenir à plat, je me tords les chevilles et les genoux afins que la chaussure et la fix soit dans l'axe, rien n'y fait. Steph et Sophie sont loin. Pétard de fix, avec mes bonnes vieilles silvretta, ça ne serait pas arrivé. Je finis par cahusser en tenant manuellement le ski. Au moindre déséquilibre je descends directement sur le plat du glacier... sans skier ! La chute menace ! Ouf, la technique fonctionne. Je me redresse , étourdi par mon séjour tête en bas, yeux fixés sur la fixe ! et repart doucement afin de ne pas recommencer la douloureuse experience ! Au loin, le Palü et ses pentes raides m'attend, le sourire au lèvre !

 

Plat du glacier (Vadret Pers) , peautage, c'est parti. pour la montée ! Nous restons grouper pour ce début d'étape, il fait encore beau, enfin quand je dis beau, il fait surtout encore "visible" : gris plafond à 3000 m et nous montons ... à 3900 m, c'est pas gagné. Dépot des ski, je fais un point GPS qui permettra de retrouver le matos dans un éventuel (probable ?!?) mauvais temps !

 

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Ca repart, je laisse Steph tracer devant, je me tiens à distance, le but pour moi est de ne pas bruler mes cartouches, je n'ai pas beaucoup fait de ski de rando cette année (la fauute au manque de neige dans le Jura !) et je ne connais pas ma forme ! Steph trace... lentement ! Je m'inquiete , ça doit être dur aujourd'hui ! Je le suis tranquillement, Sophie ferme la marche. Vers 3300 m il me propose de passer devant. Quand je dis poropose, je l'ai plutôt ressenti comme une imposition ! Parceque moi, je n'avais aucune envie de tracer, j'etais bien dans les roues, à glandouiller derrière dans la trace ! En plus, j'ai bien vu qu'on arrivait au passage entre les séracs, et je n'ai aucune envie de jouer au Bizuth suicide ! De mes états d'âme, je n'en fait pas part et je passe devant, essayant de faire une trace pas trop raide (oui, sophie m'a fait toute sa thorie sur les traces trop raides alors j'essaie de lui faire plaisir, comme ça elle dira du bien de moi dans son blog ...)

Bref, je trace, pas trop raide et j'arrive AU PASSAGE entre les séracs avec sans doute des crevasses... Ca passe relativemetn bien avec de bons gros séracs menaçants au dessus, mais le passage est relativement aisé. J'attends Steph et Sophie ensuite. Nous repartons sur des pentes plus cool pour une pause sous les pentes raides avant l'épaule où nous faisons une pause.

 

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Aprs la pause, tout se complique : visibilité réduite, pente raide, traces trop raides (y a pas que sophie q'aime pas les pentes trop raides !) Je suis Steph qui essaie de tracer dans une neige relaivement dure et raide !  Sophie est en dessous. Nous pénétrons dans le brouilalrd, par le dessous... Blanc est la couleur du jour, et nous sommes les seuls contrastes dans ce coton ! Steph me fait passer devant (encore !) flute, j'etais bien, derrière. Je finis par mettre les couteaux, ce ui rend facile cette dernièr partie. Au dessus, on ne voit rien, j'attends une éclairicie, pour voir l'épaule, la trace, les pentes grises de l'arête et pouvoir trouver le meilleur endroit pour acceder à celle ci ! Sophie et Steph me suivent, j'essaie de ne pas prendre trop d'avance pour ne pas les perdre (de vue !)

Passage un peu raide pour monter sur l'arête, les couteaux tiennent, voilà l'épaule et la base de l'arête, je déchuasse en attendans mes compagnons !

Mais que font ils, les minutes passent et je ne les vois pas. Je finis par sortir l'ARVA, 44 m... 46 m ... 44 m Ils n'avancent pas. Ils ont du déchausser  sous la rimaye et monter à pied (crampons piolet) Je les entends... et fini par les voir arriver quelques minutes plus tard...

 

Je m'encorde à eux au milieu ( moi qui déteste être aumilieu, je suis servi !) Etc'est parti, Steph part devant, dans les grosses marches de l'arête, rien de très difficile ! à gauche et à droite, le vide, enfin pas tant que ça, parce que le vide tombe rapidment dans le brouillard !

Sommet, nous nous congratulons et faisons une pause de courte durée, je prends le GPS pour vérifier, nous ne sommes qu'à l'antécîme Est 3882 m, 18 m sous le sommet ! Nous repartons vers le vrai sommet du Palü dans le blanc complet, GPS pour vérifier la direction et c'est reparti,  arête étroite puis plus large et voilà le sommet principal 3900 m. Thé de marche ... isostar... balisto.

 

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Et c'est parti pour la descente. Aucun problème, nous rejoingons l'épaule puis la rimaye ! Il faut rechausser, le vent s'est levé, il se met à neiger, une sorte de grésil  au départ puis des gros flocons, la visibilité est toujours réduite !

 

Comme à mon habitude, je pars derrière, ça permet de mieux distinguer le relief, les autres me servant de poitns de repère ...  Sophie est devant, nous suivons... Elle hésite, je suis sur de notre position nous vérifions au GPS où nous nous situons par rapport à l'aller... No problem... à part ce jour blanc qui nous empêche de bien distinguer la pente et de bien profiter de cette descente.  Je finis par passer devant... Et quand on est devant, c'est chasse neige obligatoire (ou presque)  pour absorber les ruptures de pentes en ne pas se faire surprendre ...  J'essaie d'enchainer quelques virages. Et pour l'entrée entre les séracs, c'est encore bibi qui s'y colle. Avec mon fidèle GPS, nous retrouvons notre chemin  comme le petit poucet avec ses cailloux !  Nous poursuivons dans les pentes, skions un peu quand la visibilité s'améliore et trouvons le matos, toujours au GPS.

 

Objectif suivant : rejoindre la cabane de Boval

Nous repartons, chargés comme des mules ! Je pars devant sur le grand glacier. au loin j'apperçois des skieurs. mon objectif, les reoindre, ils nous serviront de point de repère. Je file, et quand je me retourne, je vois qu loin que Sophie est tombé et que Steph est à son chevet. Elle est tankée comme une voiture du Paris Dakar sur une dune Marocaine. Steph, en Chevalier Servant, aide sa belle à se relever, usant de sa puissance et de ses connaissances en "manut" pour relever la belle !

Quand elle arrivera à moi, Sophie trouvera une bonne excuse : la fix serat mal reglée compte tenu du poids de son sac ! ( sans regler la fix, elle poursuivra le raid sans problème...)

 

Passage un peu crevassé, jonction entre deux glaciers (Vadret Pers et Morteratsch) Il faut repeauter pour gagner le refuge de Boval. Nous rencontrons un groupe anglophone (Ecossais Anglais et Americains qui viennent de buter dans la montée à Marco e Rosa) et partons juste derrière eux pour Boval !

Je file devant. je remonte la morraine et dans la descente un peu raide sur l'autre versant, je me prends une gamelle monstrueuse ! pile en face du refuge, que faire, rebasculer de l'autre coté de a morraine, me changer et repartir au refuge pour arriver incognito, mettre un loup, baisser les yeux lors de mon arrivée et essayer d'éviter lazzis et colibets .... J'opte pour cette dernière solution et les Britishs ont la politesse de ne pas hurler de rire en me voyant arriver. Steph et Sophie, par chance n'ont rien vu de mon exploit (ils étaient encore de l'autre coté de la morraine et la descendent prudemment... )  Le soleil est couché. Dans le refuge, nous retrouvons également 8 membres du CAF de Marseilles qui effectuenr également un raid en Bernina. Marseillais et écossais ont tenté de remonter le glacier de Morteratsch, mais les conditions n'étaient pas idéales avec la neige, ils ont du stopper à 3300 m environ et n'ont pas pu atteindre le refuge Marco e Rosa.

 

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Nous décidons de changer de programme et de traverser vers la cabane Coaz le lendemain en passant par le Piz Tschierva .

Steph a quelques soucis avec sa chaussures de ski. Il répare le tout à coup de piolet et de scotch Américain ! Ils sont forts, ces américains !

 

 

 

 

 

 

 

 

Raid à ski en Bernina 2011

 

Les liens au jour le jour

 

J1 : But au Munt Pers


J2 Piz Palü

cabane Diavolezza - cabane de Boval

 

J3 Piz Tschierva 

cabane de Boval - cabane Coaz

 

J4 Il Chaputschin

 

J5 Fuorcla da la Sella

cabane Coaz - refuge Marco e Rosa

 

J6 terrasses de Bellavista

refuge Marco e Rosa - refuge Marinelli

 

J7 Passo di Sasso Rosso

Refuge Marinelli - Alp Grüm

Ski de rando : Rosablanche 3336 m

Apoutsiak — Ski de randonnéealpinismeLouisfamilleValaisLes 100 plus belles

Rosablanche 3336 m

Traversée Verbier - Col des Gentianes - Siviez

 

 

 

 

 

Topo

 

Rejoindre le col des gentianes depuis Siviez ou Verbier en téléphérique

 

Du col des gentianes 2894 m - suivre la piste de ski qui part à l'Est et descendre dans le vallon de la Chaux.

Mettre les peaux pour remonter par la glacier de la Chaux au col de la Chaux 2940 m

Du col, dépeauter et rejoindre le lac du Petit Mont Fort en longeant le vallon à droite (quelques passages à plat !) 2750 m

Remettre les peaux  et contourner la tête de Momin pour rejoindre le col de Momin (3015 m)

 

REjoindre le glacier du Grand Desert (direction Est, légère descente sans dépeauter)  et remonter le glacier (crevasses) pour rejoindre l'arête Nord Est de la Rosablanche puis direction le sommet. On déchausse à quelques mètres de celui-ci !P1010091-2

 

Descente

Sur Siviez (Super Nendaz)

Descendre le galcier du Grand Desert rive droite

rejoindre les Grans Plans

Plan de la Gouille

La Chaux

Rive droite du lac de Cleuson

Traverser alors sous le barage et par un sentier rejoindre les pistes de nendaz et Siviez

 

Pour la Rosablanche depuis Siviez en aller retour c'est ici !

 

Récit

 

Ce matin là, je me suis réveillé sans réelle motivation. Sandrine me dit : " il fait beau, tu devrais aller faire la Rosablanche !" Comme c'est mignon ... Effectivement il fait grand beau. Agathe et Louis ne sont pas tellement motivé, je finis par décider Louis. Nous patons tous pour Siviez. Sandrine emmenne les filles en luge vers le lac de Cleuson alors que nous prenons le télésiège. Il fait beau, mais bigrement froid... Je gèle sur mon siège. Arrivé au téléphérique des gentianes, hésitation, un panneau indique "hors pistes fermés "! Nous verrons bien. Dans la benne 115 Sardines se font balancer d'un poteau à l'autre. Mais comme on est serré on amême pas besoin de se tenir, personne ne bouge ! D'où l'importance de bien remplir la benne !

Sortie de la cohue, nous nous retroubvons au col des gentianes. J'aide Louis a chausser. Oui, les Silvretta easy go, ne sont pas facile à mettre pour un enfant ! Et c'est parti pour une courte descente sur piste. Au départ bonne neige, puis quelques zones légèrement verglacées. Autour, c'est rempli de poudre... A suivre. Nous quittons la piste pour une traversée, l'itinéraire est tracé ! On peaute, J'équipe Louis qui part devant. Je le suis. La montée se passe relativement bien, il déchausse lors de manoeuvres hasardeuses, et je dois m'y coller pour remettre sa cahussure dans sa fix, tout ça dans la bonhumeur , sous le soleil et dans le froid. Arrivé au col, je m'occuppe de dépeauter, il monte un peu à droite du col en m'attendant. Le Rosablanche parrait hyper loin... Elle l'est ! Départ un peu raide mais sans problème. La poudreuse est exquise !  Nous prenons notre temps. Louis est content. Tout se passe bien. Il y a quelques passages à plat qui nécessitent de pousser sur les bâtons mais bon. nous atteignons le bas, il faut repeauter. Un sympathique randonneur en solo nous rattrappe. C'est reparti. Le paysage est magnifique : Grand Combin - Mont Blanc avec l'aiguille du chardonnet comme porte drapeau.

 

La montée devient plus raide, je retrace quelques virages plus doux pour mon chachou ! Le col de la Chaux est en vu avec son pique nique annoncé !

Louis est ravi ! Nous dévorons, il fait un peu froid mais ce coup ci la Rosablanche est en vue. Il faut monter un peu à droite du col avant de redescendre sur le glacier du Grand Désert. La fin va être longue. Nous papottons, chantons et discutons Record (et oui, la Rosablanche est plus haute que la pointe de la Réchasse ! )

 Petit coup de fil à Sandrine pour lui dire que nous serons en retard. Nous croisons un skieur qui descend enchainant les virages dans 40 cm de poudreuse ! Ca donne envie. Je retrace tout le haut pour louis, la trace est trop raide. Y en qui aime  tracer tout debout sur les cales de montées ! Ca m'occuppe ! Nous déchaussons et nous encordons. La fin  est facile mais avec un peu de gaz, louis est impressionné mais ça passe. Et voilà la fameuse Croix et le sommet ! Vue impériale sur la Dent Blanche, Le Cervin et la Dent d'Herens... un petit gout d'été dernier sur ces sommets !

 

Photos - vidéo et nous attaquons la descente.

Moi style petis virages, louis style tout droit dré dansle pentu ! Bonne ambiance. Le glacier est parfois plat, il faut pousser. Louis me gratifie d'une chute après avoir pris de l'éléan... au pied d'une remontée ! Il est blanc  de neige mais heureux.  Ca skie bien, nous sommes seuls. Les descentent succèdent aux plats. Il y a de plus en plus de traces ( et oui,il y a pleins de hors pistes qui descendent du Mont Fort !)

 

Nous rejoignons la prise d'eau au dessus du barage de Cleuson. Je file à vive allure et au sortir d'un virage 2 mètres de vide sous mes skis. Un trou !  Comme dans un bande dessinée je reste deux secondes en l'air avant de m'écraser comme une m.....

Je braille à Louis de s'arrêter avant le trou.Il s'execute.

En fait il s'agit d'une porte de la prise d'eau et je suis passé droit au dessus.

J'ai mal au pied et au bras mais rien de grave. J'aide Louis à mieux passer l'obstacle. sur le coté, c'est moins haut!

 

nous poursuivons le long du barage de Cleuson. Je reste devant pour réfrner les ardeurs de map progénitures. C'est un peu verglacé et je ne veux pas qu'il fasse le grand saut. Tout se passe bien. Sur le plat et le faux plat montant nous utilisons la métohde que nous employons depuis une heure dans ces conditions : nous nous encordons et je le tire tandis qu'il pour sur ses bâtons. Ca le fatigue moins.  Barage de Cleuson. Descente  par la route, un tunnel. Tracversée un peu dure vers les pistes de Nendaz. Et ski jusqu'à Siviez. Nous chopperons la navette de 17 h 30 pour rentrer à l'appart impecc

 

Une de mes plus belles journée de montagne !

 

Photos :

 

 

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Départ du col des Gentianes

 

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La Rosablanche est bien loin !

Col de la Chaux

 

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La Rosablanche et le col de Momin

 

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Le Grand Combin

 

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Sur un replat en descendant du col de la Chaux

 

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Lenticullaire sur le Grand Combin

 

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Le col de la Chaux versant Sud

 

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Panoramique Grand Combin

 

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En remontant vers le col de Momin

 

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Col de momin

sourire en vue de pique-nique

 

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Le glacier du Désert et la Rosablanche

 

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Sur la fin...

 

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Sous le sommet

 

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Dent Blanche

 

 

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Cervin et Dent d'Herens

 

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Grand combin et Combin de Corbassière

 

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Fiers !

 

P1010150Louis au sommet !

Alpinisme : Lagginhorn - 4010 m

Apoutsiak — alpinisme4000EnguerranLes 100 plus bellesValais

Nos projets étaient plus ambitieux, mais les conditions et la météo de la semaine nous ont fait revoir notre copie, tout s'est terminé sur le lagginhorn avec une magnifique descente en Monster Trotti à la fin (trotineherbe )

 

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Topo

 

Depuis Saas Grund, rejoindre Kreutzboden 2397 m en téléphérique (ou à pied si c'est fermé)

De là, remonter soit le sentier soit la piste qui mène à la WeismiesHütte 2726 m

 

De la Weismieshütte, rejoindre la pise qui par vers vers le Nord au dessus du refuge pour atteindre le torrent, de là rejoindre la morraine du Lagginhorn gletscher puis prendre pied sur le "résidu" de celui ci. Le remonter  en arc de cercle vers la droite et rejoindre l'arête vers 3400 m . On remonte alors l'arête par le fil ou par son versant Sud (plus technique et plus esthétique par le fil) plus facile en général par le versant sud. Une dale couchée en II obligatoire ! On rejoint une pente de neige à proximité du sommet.

 

Descente par le même itinéraire.

 

Carto Fichier GPS

 

Lagginhorn Fichier GPS au format GPX

 


 

Récit

 

J'avais des projets ambitieux ! Je voulais faire la traversée Lauteraarhorn Schreckhorn, les 2 4000 les moins connus des alpes ! Course engagée, le refuge est à 6 -7 heures de marche de Grindelwald et nous comptions bivouaquer ! La météo étant moyenne et la course enneigée, Enguerran me proposa de faire la Kuffner, et il ne fallait pas longtemps pour me faire changer d'avis. Les jours passsaient et avec eux les précipitations augmentaient, je connaissais les affres d'une attente au realis à 4000 en automne. Peur du froid et du but, beaucoup de neige tombée, je proposais le Lagginhorn, 4000 "facile" qui avec de la neige devait juste nous opposer quelques résistances.

 

Je retrouvais Engue à Martigny et nous faisons la route vers Saas Grund.

 

De là, téléphérique vers Kreutzboden et zou en route pour le refuge. Une petite heure et nous voilà sur place. C'est un peu court et nous décidons de poursuivre pour voir la tête de la suite.  Nous partons sans bouffe, sans eau et sans matos... et c'est parti dans la bonne ambiance.

Assez rapidement, j'ai faim. Et quand j'ai faim, je n'avance plu... Enguerran me fait une théorie fumeuse sur l'efficacité du rendement en lipide. Mais je connais ma bioch. En absence de glucides le cycle de Krebs s'arrête laissant place à l'Hélice de Lynen, qui permet de pompersur les lipides certe, mais avec des effets secondaires et un mauvais rendement ! Effets secondaires : étourdissement, troubles nerveux ....

Le drâme guette. Nous avons passé la morraine raide et enneigée. Au loin Enguerran file, je compte ses pas : il en fait 2 quand j'en fais un , et vu que je marche dans ses traces, je ne me peux pas compter sur la taille de mes pas pour limiter la casse !  Il file comme le vent. Au départ j'envisageais presque d'aller au sommet à l'arrache, un joli hod up. Mais là, mon estomac crie famine, c'est insupportable. Nous poursuivons sur le glacier. Quand Enguerran se retourne je croise mes bâtons au dessus de ma tête, signe de mon abdication ressemblant terriblement à Napoléon à Fontainebleau. Fin de règne difficile, direction sainte Hélène et son climat hostile !

Pour moi point de Sainte Hélène mais un retour relativement rapide au refuge, havre de paix. Gouter (J'ai dévoré, bien entendu) puis, le bide bien rempli je me suis étalé sur une couche pour dormir. 18 h 15, réveil pour préparer le repas (et oui, je ne suis qu'un ventre). Saucisses lentilles et autres victuailles sont vites ingurgitées ! Nous nous lançons dans un feux qui nous réchauffe puis au lit pour une bonne nuit, réveil à 5 h 30.

 

Bonne nuit réparatrice. Je finis enfin par me caler le bide au petit déjeuner ! Vers 6 h 10 nous sommes sur le départ. Nous rejoingnons, la morraine, le glacier où nous nous encordons devant un magistral lever de soleil ! Puis nous remontons jusqu'à l'arête où nous laissons les bâtons. L'arête est en rocher correct et Enguerran a décidé de passer par le fil alors que souvent en contrebas, c'est plus facile. Je bataille dure sur les dales aux fines fissures et aux grâtons lichenés. Devant il galope. Pour définiri Enguerran, je dirais que c'est une sorte de Jeff, qui lui même est un sournoi croismeent de Burgener et de Khomeiny, le sourire en plus ! Rencontré sur les pentes du couloir Piaget aux Agneaux nous avions gravi la Verte 2 jours plus tard par le Whymper. Bref, c'est un chic type qui ne recherche jamais la facilité. Et moi , au bout de la corde, j'en chie alors que si j'étais devant, je m'assurerais tranquillement qu'il n'y a pas de passages plus aisé à proximité avant de me lancer... ( et il y en aurait, j'en ai vu...)

Ainsi, je grimpe, enfin quand je dis je grimpe on pourrait parler de reptation, j'essaie de faire bonne figure dans ces passages que Engue survole. C'est là toute la différence entre quelqu'un qui va passer l'aspi et le commun des mortels, je fais parti de cette deuxième catégorie  !

 

Vers 3700, la neige se fait plus abondantes et nous mettons les crampons et sortons le piolet. Cette aprtie est plus roulante, nous débouchons sur une pente de neige et de là le sommet. Panorama magnifique ! et Vent frais !

Courte pause, photo, eau, bouffe (et oui, encore)

Et nous attaquons la descente. Je suis devant et JE choisi l'itinarire, et comme par hasard, c'est beaucoup plus aisé (pas eu à poser un friend moi !)  Le climat est tendu, il y a l'adepte du sans crampon et l'autre ( je suis ce dernier) La discussion s'envenime. Je finis pas céder. Les semelles vibram glissent sur le rocher, elles doivent être gelées dessous c'est pas possible. La descente se poursuit, beausoup plsu en face Sud que la montée et beaucoup plus facile, fini les grâtons , les fissures fuyantes, les prises absentes, je choisi des rocs en béquets aiguisés pour les prises de main et des marches d'escaliers pour les pieds... Et ça descend. Même si je regrette mes crampons habitués au terrain mixte ! Passage de II sur la dalle couche rayée de fissure (comme sur le topo) et il n'y en a qu'une et pas 3 ou 4 comme nous avons fait à la montée. Voilà les bâtons  la descente se poursuit. Sur le glacier nous décordons et filons vers le refuge pour un casse croute rapide. Avant de redescenre au téléphérique.

 

Là, nous louons des monster Trotti ( J'en avais fait avec Agathe au Ballon d'Alsace ils appelaient ça de la trotineherbe, mais c'était dans les Vosges ici on est dans les Alpes sous les 4000, donc se sont des Trotinettes monstres !)

Descente d'Anthologie vers la vallée sur ces VTT à grosses roues avec les sacs sur le dos. En moins d'une demi heure, nous sommes à Saas Grund et après avoir bien batailler avec la machine à paiement du parking nous rentrons chez nous.

 

Merci Engue pour ces deux belles journées

 

Voir son récit ici !

 

Photo

 

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Depuis Kreuzboden : la Weismieshutte, le Fletschhorn et le Lagginhorn

 

 

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La Weismies hütte

 

 

http://img.over-blog.com/500x331/0/54/84/94/Debut-2010/Fin-2010/DSC08783.JPGApoutsiak au départ !

 

 

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La Weissmieshütte

 

 

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Coucher de soelil sur le Strahlhorn et l'Allalinhorn

 

 

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Fletschhorn et Lagginhorn au coucher du soleil

 

 

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Lever de soleil sur les Monts Roses, le Strahlhorn, le Rimpfischhorn et l'Allalinhorn

 

 

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La Face Nord Est de la Lenzpitze... miam !

 

 

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Le Taschhorn

 

 

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Dom des Mischhabel, Lentzpitze et Nadelhorn

 

 

P1090997

Au loin le Rimpfishhorn si cher à Sophie

 

 

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Dom, Lentzpitze et Nadelhorn

 

http://img.over-blog.com/500x331/0/54/84/94/Debut-2010/Fin-2010/DSC08818.JPGOn attend le lever du soleil...

 

 

http://img.over-blog.com/500x331/0/54/84/94/Debut-2010/Fin-2010/DSC08824.JPGDans les dalles en II... peut être en III...

 

 

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Ca grimpe, Enguerran suit l'arête

 

 

http://img.over-blog.com/500x331/0/54/84/94/Debut-2010/Fin-2010/DSC08819.JPGDevant les 4000 de Saas Fee

 

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L'arête et la dalle en II

 

 

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Depuis le haut

 

 

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Enguerran, toujours sur le fil

 

 

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Neige

 

 

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Sommet

 

 

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Le Weissmies tout proche

 

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Un joli but : il y a 3 ans, je m'étais arrêté sur l'antécîme à gauche du Weissmies, 50 m sous le sommet du Weissmies, la pente finale ne m'avait pas inspirée...

 

 

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Le sommet tout proche

 

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Enguerran, toujours sur le fil...

 

 

 

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A la montée, on a pris tout droit (là et au dessus !)

 

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devant les 4000 de Saas Fee

 

 

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Sous le refuge, dame Marmotte

 

 

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Et c'est parti pour les Monster Trotti !

 

 

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Enguerran

 

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A fond !

 


 

Vidéo

 

 

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