by Apoutsiak
Domes De Miage
Alpinisme : Traversée des Dômes de Miage - 3673 m
Partir en amoureux pour la traversée des Dômes de Miage, le rêve.
Mais quand la météo ne laisse qu'une petite fenêtre, et que les crevasses s'en mêlent... ça pimente la sortie !
Vidéo
Topo :
Refuge : du parking de Cugnon prendre le sentier qui permet de gagner le refuge de Tré la Tête (2 h 15)
De Tré la Tête 2 options :
- soit par la passerelle (option non choisie, les échelles étaient fermées en Juin 2020 du fait d'éboulements)
- soit par le glacier de Tré la Tête (lire ci après)
Prendre le sentier qui part au dessus du refuge de Tré la Tête et rejoindre de grandes dalles qui marquent le début du mauvais pas. Suivre au mieux le sentier qui longe des barres rocheuses et en surplombent et rejoindre la plage au pied du glacier de Tré la Tête.
Remonter le glacier en rive droite (caillasse) sente, cairns difficiles à suivre, jusqu'à venir buter contre de grande barres rocheuses. 2 options : remonter la barre en prenant tout à droite et en remontant le long du glacier. Soit (ce que nous avons choisi) remonter les pentes à droites pour gagner la rive gauche du glacier remonter quelques mètres avant de revenir au dessus rive gauche (tout en cailloux, toujours !)
Remonter la rive droite, une portion de 50 m de déniv en glace noire (pente à 40°) désagréable.
Au dessus, passer par dessus la rimaye en rive droite et repérer la sente qui remonte vers le refuge (c'est la bonne) l'autre option est de poursuivre plus loin pour remonter au mieux vers le refuge par le chemin d'hiver.
Sommet : Dômes de Miage
Remonter de 50 m au dessus du refuge puis poursuivre à flanc avant de descendre légèrement pour passer sous l'éperon de la pointe des conscrits. Prendre pied sur le glacier et le longer au mieux en restant rive droite (crevasses ) passer le point 3169 m (carte ign) en restant rive droite puis par un mouvement enveloppant (gauche droite) venir vers l'éperon qui descend du sommet principal des Dômes de Miage . Longer l'éperon en restant proche de lui (crevasses ) puis gagner le col des Dômes (3564 m) du col , revenir légèrement versant Tré la tête et remonter le petit goulet en pente raide et tirer vers la droite qui permet de gagner le Dôme 3633 m. Redescendre au col suivant et remonter le Dôme que tout le monde connait (ne pas oublier de faire quelques photos ) on gagne le premier dôme central 3666 m puis le second, dôme occidental (3666 m)
Attention aux corniches sur la traversée
Descendre alors sur le glacier d'Armancette en restant le long de l'arête (à main gauche) on rejoint le col de la Bérangère 3348 m (échappatoire, possibilité de rappels pour rejoindre le glacier de Tré la tête (pour mémoire, avant on montait là en crampons !) (l'autre échappatoire est de descendre le glacier d'Armancette à pied (crevasses )
Longer le pied du col puis par un petit couloir de 20 m gagner l'arête du col que l'on suit au mieux pour venir buter sur les pentes plus raide de l'aiguille de la Bérangère, remonter les premières pentes en restant proche de l'arête puis tirer à gauche pour viser une grosse dalle sur l'arête que l'on contourne par en dessous. Gagner l'arête et redescendre quelques mètres , la suite se fait sur le fil de l'arête, un petit pas d'escalade en II permet de gagner le sommet.
Descente : suivre l'arête Sud Est de la Bérangère sur une 50 aine de mètre avant de basculer à droite pour gagner des pentes moins raides. Descendre plein sud avant de tirer à droite sur le plat (ouest) pour passer un collet. La suite se fait dans des pentes douces, en neige, orientation Sud Ouest. On rejoint le refuge parfois sur les fesses quand les conditions sont bonnes !
Récit
Sandrine elle n'aime pas les orages
Sandrine elle n'aime pas les crevasses
Tout est dit, et ce week-end, j'ai prévu d'emmener ma belle aux Dômes de Miage. Pour moi une des plus belles courses des alpes. Toute la semaine j'ai inspecté la météo, comparé les bulletins, il me faut me rendre à l'évidence : il y a peut être une fenêtre météo le samedi matin mais elle n'est pas flagrante. Mon légendaire optimisme prend le dessus. Je la vois, je la sens, elle est là, elle est courte , mais de toute façon, même en son absence, je la verrai, je veux aller en montagne.
Nous voilà parti, tôt le matin de la maison; passage par le Vieux Campeur afin d'admirer les dernières nouveautés et vider un poil le compte en banque. On en profite pour acheter un bon pique nique dans une bonne boulangerie, et direction le parking de Cugnon.
On s'équipe, on pique nique, et on part.. flûte, Sandrine a oublié un truc à la voiture, et hop un aller retour... Elle revient, flûte, j'ai oublié un truc à la voiture, second aller retour ! on a perdu 10 minutes, le vrai départ est donné. On remonte le sentier du refuge de Tré la Tête , moi devant, imprimant le rythme, Sandrine, polie derrière, sage et concentrée. Plus on s'élève, plus on sent le vent, le foehn annoncé est bien là, il devrait se stopper demain matin, heureusement d’ailleurs, car demain matin on est sur l'arête, ça sera quand même tout de même mieux de ne pas se faire embarquer par le vent.
Bref , on monte, le vent fait frétiller tous les végétaux , c'est beau, mais ça fait un bruit constant. on débouche à Tré la Tête pour une courte pause. En montagne, les pauses sont toujours trop courtes.
on a mis 2 h 15 pour arriver ici, j'avais annoncé 2 h 2h 30, et vu qu'au départ on a fait nos inutiles aller retour...
Au dessus de Tré la Tête, on suit le joli sentier. C'est bucolique, mais ça grimpe. Dans mon élan, je me fourvoie, on redescends hors piste et on rejoint le sentier. Le vent est fort, rendant tout discussion difficile, on se fait un peu balloté, le foehn s’engouffre dans la gorge du mauvais pas, on est juste en face d'un énorme ventilateur. D'un signe de main, j'indique à Sandrine de passer juste au dessus d'un rocher, je poursuis sans me retourner, 10 minutes plus tard, je suis au "sommet" du mauvais pas, je me retourne, personne.
Inquiétude. Je scrute, en haut, je scrute en bas. Personne.
Au loin, plutôt au dessus, je vois une silhouette.
Je ne comprends pas.
Qu'est ce qu'elle fait là haut. "Bah oui, tu m'as dit d'aller au dessus" et ben quand je lui ai dit de passer 3 m à ma gauche, elle a compris qu'il fallait monter dans la pampa à gauche. Et elle a galéré pendant le dernier quart d'heure sans comprendre mon intention. Bon désormais, je la ferai naviguer dans mes pas.
On attaque la descente du mauvais pas. Le glacier semble bien loin et bien couvert de cailloux au loin. Le vent projette les embruns des cascades dans nos tronches fatiguées. Ça monte, ça descend, ça longe, avant de redescendre sur la plage. Oui, le glacier s'est retiré, il laisse la place à une jolie plage de sable.
Malheureusement, il y a le mistral aujourd'hui, et on peine à tenir debout dans ce goulot d'étranglement. Pas de farniente, et je commence à voir qu'on va peut être être juste au refuge. Enfin quand je dis je, c'est plutôt Sandrine qui me l'a fait remarqué.
Bon je fais semblant de rien, mais n'en pense pas moins...
La suite, heureusement que la gardienne m'avait donné l'indication de "bien rester en rive droite"
Oui, avant, il suffisait de remonter le glacier, tranquille pépouse, en pente douce en suivant les cairns et la sente en rive gauche ou au centre. Mais ça, c'était avant ! Aujourd'hui, c'est tout à droite, une sente pourrie, quelques cairns au milieu des cailloux. J'ai trouvé ça pas trop glamour, Sandrine encore moins. J'avance , je prends quelques mètres d'avance, pour repérer le cairn suivant au moment ou Sandrine me rejoint! On finit par rejoindre un névé qui mène au pied d'une énorme barre rocheuse peu sympathique. Bon, par où ça passe. Soit par une dalle qui semble scabreuse ( mais qui respecte la consigne de la gardienne) soit en faisant un détour par la droite (rive gauche du glacier) avant de revenir en descendant pour contourner l'obstacle.
Sandrine n'étant pas une grande grimpeuse, je pense que mon option 2 est la bonne, si elle passe . Croisons les doigts pour ne pas croiser de crevasse.
Au dessus on voit les 4 qui sont partis 1/2 h avant nous du parking.
Je pars pour mon contournement d'obstacle, rocher pourri sur de la glace. Je galope quand même pour voir si ça passe, et... ça passe. Ouf, Sandrine m'aurait tué. On aurait retrouvé mon corps éparpillé au 4 coin du glacier. Suicide ou accident se serait interrogé la marée chaussé, passant à coté de la bonne hypothèse : un apoutsiakicide ! Bon vu que ça passe, mon corps reste sans solution de continuité. Je redescends quelques mètres, traverse quelques crevasses bouchées par des rochers et rejoins un névé.
Petite pause pour s'encorder, au dessus de nous une belle pente de glace grise nous attend. L'inclinaison n'est pas extrême, mais il serait extrêmement désagréable de s'en coller une.
Le temps de vider le sac , oui, j'ai eu la bonne idée de ranger les crampons au fond ! Le foehn toujours présent emporte mon sac à viande (obligatoire en cette période de Covid) , un bâton et une casquette. Je cours comme un dératé à la poursuite de mon précieux matériel, et le récupère.
On s'encorde, on sort les piolets. Et c'est parti. Je fais un détour pour tâter le bas de la glace vive, mais surtout pour la faire tâter à Sandrine, je sais qu'elle stresse, je veux lui montrer que ça tient. Je sais également que c'est sans doute le passage le plus délicat de la course, le seul passage en glace.
Le détour est fait, ça la rassure à peine, on reprend le névé pour le remonter au plus haut avant de remettre les pieds sur la glace. J'avance doucement, corde tendue, court, extrêmement court. Je parle à Sandrine. Le foehn continue de nous bousculer, mais ma lourde masse est un atout ! Je parle à Sandrine pour la rassurer. on avance sur cette pente de glace, une chute serait désagréable mais pas grave, en dessous le névé semble vouloir nous accueillir avec joie. La pente se fait moins forte, on retrouve la neige, trempée et un replat.
Sur les sommets en vue, le foehn fait son effet, de lourds nuages bourgeonnent et tombent en face Nord. Pas sûr qu'il fasse si beau demain.
Je rejoins la moraine. Je laisse Sandrine partir devant tandis que je range le matos. Elle galope au loin, je la suis. On se retrouve sous le refuge, à l'endroit où on y monte en ski de rando. On rattrape l'arrière du groupe de 4. On remonte alors un mauvais pierrier avant de retrouver une trace sur un névé. Le foehn finit de nous user. Un bruit constant, une force qui te déséquilibre par moment.
On arrive au refuge un poil fatigué, Sandrine est dégoutée par la montée. J'espère que demain il va faire beau, sinon je ne donne pas cher de ma peau...
Soirée en refuge, bon on est arrivé à 6 h , le repas est à 7 h , ça nous laisse juste le temps de nous installer, rien de plus. Nous sommes seulement 8 au refuge ce soir. On mange un excellent repas, puis on discute avec les autres cordées. On a tous observé une petite fenêtre météo. Finalement, le guide et son client renonce à partir pour le sommet et se contenteront de la Bérangère, comme 2 des 4 alpinistes que nous avons côtoyés à la montée. On ne sera que 4. Ça fait pas beaucoup pour tracer sachant que la trace est à faire et que Sandrine ne tracera pas.
On se couche vers 8 h 30, sans certitude. La fenêtre de notre chambre tape sous les coups de bouttoir du foehn. Réveil à 3 h 30.
3 h 30, le réveil sonne, j'ai bien dormi, Sandrine aussi. On s'équipe, on déjeune, puis on se retrouve en bas avec l'autre cordée. Derniers préparatifs, le casque, les frontales. 4 h 15, c'est parti. On part devant, l'autre cordée 5 minutes derrière. Il y a une trace, ouf. La neige a du être difficile à tracer, une grosse croute de 15 cm puis en dessous une trace assez profonde. Après une petite montée, voilà que la trace part à flanc, classique. On avance l'un derrière l'autre. Il y a encore pas mal de nuages sur la Lex blanche, le foehn est encore là, j'ai un peu de doutes concernant la fenêtre météo.
On redescend pour passer sous l'éperon qui descend lui aussi de la pointe des Conscrits, traversée d'une coulée d'avalanche. Et... plus de trace ! Enfer et damnation ! On n'est pas rendu. Je m'attelle à la tache, et vu que je suis un peu lourd, c'est ardu. La couche de croute casse en un jolie rond puis je m'enfonce. Malgré l'effort, je parviens à trouver le rythme. On opère une pause pour nous encorder, l'autre cordée passe devant. Un peu de repos.
Encordés, on repart vers l'avant, et on rattrape la cordée. Forcement ils tracent et c'est plus facile. Bon, eux ils s'enfoncent moins car ils sont plus légers mais bon. On ne va pas revenir en permanence sur mon léger surpoids chronique ... Hop je reprends mon tour pour mon 1/4 d'heure de traçage avant de le laisser quand ils me proposent de retracer. On se retrouve en rive droite du glacier à couper les crevasses cachées par les dernières chutes de neige. Le premier tape avec son bâton les crevasses qui hurlent de douleur, tout ça pour en voir les bords. L'endroit n'est pas sympathique. Je finis par décider de descendre plus bas , à un endroit moins zébré d'obstacle.
Sandrine m'a dit qu'elle préférait la technique de tapage de crevasse plutôt que celle du grand bourrin qui avance sans réfléchir. Elle va plus vite (la technique, pas Sandrine). Deux nouvelles, une bonne et une nouvelle, la bonne : on avance plus vite, la mauvaise, on se retrouve devant alors que j'avais tracé il y peu.
Mais j'avance...
Me voilà sur le plat du glacier, j'opère un virage à droite, et ô miracle, par moment je tiens sans percer la croute. Me voilà tel un équilibriste essayant d'avancer en me faisant léger. Quand je me retourne, je vois Sandrine qui fait ça sans effort. On a largué la seconde cordée. Ils me rattraperont plus haut, me dis-je...
Le foehn nous apporte les nuages à proximité du col infranchissable, rendant l'ambiance austère. Et ma fenêtre météo. Je tire à présent sur am gauche, évaluant les endroits où vont se trouver les perfides crevasses. Je fais au mieux.
Tout à coup, un cri
C'est Sandrine. Je me retourne
Elle est dans une crevasse
Les deux pieds, presque jusqu'à la taille.
Mon cerveau travaille tout seul, évaluation de la situation : "pas bonne"
Encordement : "Correct, encordement long, corde tendue"
Panique : "Zéro"
"Essaie de remonter" Je lui lance
Mais Sandrine n'y parvient pas, ses crampons ne parviennent pas à atteindre le bord de la crevasse.
"Attends"
Je pause tranquillement mes bâtons et mon piolet
ET JE TIRE COMME UN SOURD !
Et je la sors (bah oui, elle est pas très lourde !)
Et là c'est la petite aparté de Sandrine et les crevasses. Oui, Sandrine elle ne sort pas souvent haute montagne, mais elle a le don, pour tomber dans les crevasses. Il y a près de 25 ans, au Dôme de la Lauze, 40 cm de neige fraiche, elle s'était là aussi retrouvée avec les hanches sous le niveau de la neige, position désagréable. Elle a également passé le pied dans des trous à la Punta Giordani entre autre. Elle n'aimait pas les crevasses au départ, ça ne s'est pas arrangé. La journée aux Dômes n'a rien donné de bon de ce coté là.
Bon bref, je suis un peu le héros de l'histoire, j'ai sauvé Sandrine de la crevasse. à la fois c'est moi qui l'ai amené là. Elle n'avait qu'à pas marcher 1 m à coté de ma trace ... D’ailleurs aujourd'hui on est vite un héros. Pour un oui ou un non on devient un héros alors qu'on fait que son devoir, son travail, mais bon laissons là ces réflexions et revenons à notre maléfique et machiavélique glacier (si tant est qu'il puisse l’être )
On repart, et j'entends régulièrement : "crevasse à droite", "crevasse à gauche". Elle me fait rire, les crevasses sont à plus de 70 m. J'ai même droit à un attention aux séracs alors que le danger est absent. Je crois que je l'ai stressée...
Le brouillard s’épaissit, je n'y vois plus à 5 m quand j'arrive à un trou, on dirait une énorme crevasse. Impossible de savoir s'il faut descendre dedans , s'il faut revenir un peu en arrière. J'attends que ça se lève. En fait, ça passe tout droit. J'avance, la neige n'est plus croutée , mais c'est de la poudre tassée dans laquelle, toujours, je m'enfonce.
La remontée du col est longue, dans le vent, dans le brouillard qui se déchire, la fenêtre météo est à 9 h, elle se termine à 12 h. Sur le Dôme Oriental, un nuage de foehn s'est formé, il est emporté , à vive allure, par le vent !
On arrive au col, enfin. Je vois que Sandrine est dans le dur. je sais qu'elle sait que des orages sont annoncés cet après midi et qu'elle ne veut surtout pas se les prendre. Avec la trace on a pris du retard (1 h 30 environ) mais je reste optimiste (je suis toujours optimiste) Je faisais semblant de lui proposer d'aller au sommet Est, je sais qu'elle va refuser, ça lui donnera l'impression d'avoir le choix. L'autre cordée arrive quand on repart pour la traversée. Le ciel s'est un peu éclairci quand j'attaque le petit couloir. Le neige est parfois inconsistante, mais je progresse bien, remontée du couloir puis traversée, une petite arête et voilà le premier Dôme et la vue incroyable sur le Dôme central.
Courte pause, tout est à tracer et j'ai bien l'impression que je vais me faire toute la course devant.
on repart vers le Dôme central, la descente est courte puis c'est un peu la bagarre. La qualité de la neige est vraiment variable. Je m'enfonce parfois jusqu'au genou, il faut se méfier des corniches. Je bataille pour remonter jusqu'au sommet alors que c'est si simple en condition normale. Le ciel bleu a laissé la place a un ciel gris, je suis content d'arriver au sommet ! Yes!
La suite de la traversée reste technique. J'avoue que dans l'effort je ne profite pas beaucoup de la vue. D'autant plus que je sais qu'à la fin, l'aiguille de la Bérangère nous attend. J'espère des traces de descente, mais je n'y crois pas trop.
Dernier sommet, nos 2 acolytes nous rejoignent et nous remercient pour la trace. Je négocie un vin chaud au refuge. Sandrine retrouve le sourire, elle sait qu'il ne reste plus que la Bérangère à gravir.
On attaque la descente, Sandrine devant, avec son genou délicat (oui Sandrine a super mal au genou depuis 15 jours !) Bref , on descend tranquille, tout en traçant. Derrière la Bérangère, le ciel est sombre, le mauvais temps est là, la fenêtre se referme. Pourvu qu'on ne se choppe pas l'orage.
On est en plein ciel avec la vallée de l'Arve à nos pieds.
Le contraste entre la neige et le fond de vallée est intense. Je guide Sandrine pour descendre au mieux, on travers quelques grosses coulées d'avalanche et on rejoint le col de la Bérangère. Je passe voir à quoi ressemble son versant Tré la Tête que j'ai remonté en 1995 (oui, ça date) à l'époque on remontait là par un couloir en neige. Ben y'a plus rien. Pour info, on peut faire des rappels (dont je ne connais pas la distance pour descendre).
Bon maintenant, j'ai décidé de tout tracer, je ne vais pas lâcher le morceau maintenant. C'est quand même classe de tracer une course comme ça !
Je scrute la Bérangère, je ne sais pas exactement ou remonter le col même si je suis passé par mal de fois par ici; je tente une première approche mais je tombe sur une dalle versant Tré la Tête, je redescends et je trouve un petit couloir, neige inconsistante, grands pas , et hop, je me retrouve sur l'arête du col. J'avance prudemment mais j'avance. Il fait gris à présent. Je sue à grosse goutte, et de la buée envahie mes lunettes. Je décide de les ôter, la luminosité est faible. De toute façon, je n'y vois pas assez bien pour choisir correctement mon itinéraire. Je reste sur l'arête du col, tout en rassurant Sandrine, avant de venir buter sur la pente de la Bérangère. La suite, je l'ai bien en tête; Je remonte la pente raide puis traverse sous le gros bloc pour rejoindre l'arête. Courte descente puis petite remontée sur le fil (il y a 2 ans, avec Yves j'avais cassé un crampon dans le mixte pourri un peu en dessous, je ne me souviens plus pourquoi l'arête ne passait pas) . C'est plutôt rando. Je sais qu'il ne reste plus grand chose. Juste un petit pas d'escalade. Je lis dans le regard de Sandrine son inquiétude. Je remonte rapido le petit bloc et l'aide à me rejoindre, je termine la trace jusqu'au sommet ... YES.
Sandrine arrive heureuse. Le grésil est là, mais on devrait être vite au refuge.
L'autre cordée arrive, ou plutôt elle sort du brouillard . On papote, et on ne traine pas. On attaque la descente, esthétique sur la petite arête avant de retrouver le grand névé. Je m'enfonce , à fond, je n'aurai fait que ça toute la journée. On fini par se décorder et enlever les crampons. Je dis à Sandrine de partir devant, je rangerai le matos.
La manœuvre de rangement prend du temps, Sandrine est loin devant. J'ai toujours peur qu'elle se perde... Je pars donc le dernier. Je glisse sur les fesses quand je peux. Mais mon sac s'enfonce souvent pas mal et il me faut marcher. Je rattrape la cordée , et dépasse ses deux membres. Je vois au loin Sandrine dévalant les pentes. La neige , à présent , c'est le grosse soupe infâme. J'avance rapidement et rejoint le refuge ou un bouquetin m'accueille. Le truc qui est bien, on a décidé de redormir là et de ne descendre que demain.
Quand je rentre dans le refuge, je vois le piolet de Sandrine, ouf, elle est là. Je range le matos et fait sécher dans le séchoir les fringues humides. Quand je rentre dans la grande salle, je suis fier comme Artaban. Sandrine est là, elle est arrivée il y a 20 minutes ! Pas mal pour quelqu'un qui a mal au genou ! . on papote, on debriffe. On donne même quelques infos concernant les conditions à des guides (la classe non ?)
L'autre cordée arrive, on papote. on mange une omelette au reblochon, divine avant une sieste tout aussi divine . Il neige tout l'après midi. Les cordées qui arrivent au refuge, sont trempées.
Vin chaud (promis) merci - repas du soir et au lit.
Ce soir, le refuge est plein
6 h, on déjeuné tranquille avant de quitter le refuge. il a neigé 20 cm, on attaque la descente dans une bonne ambiance. On met les crampons pour les névés raides. Sandrine me fait rire en se moquant de moi et de mon coté "chef". On rejoint le glacier et sa pente de glace qui stresse Sandrine. Quelques coups de crampons et de piolet plus tard on est en bas. No soucy. On opère le même contournement pour éviter la portion d'escalade. En dessous on observe une magnifique cascade. Puis c'est la longue et désagréable descente du glacier tout en rocher.
Heureusement la plage nous attend, mais on n'y pose pas notre serviette. Et hop, il faut remonter au mauvais pas. Par chance quelques bouquetins nous accueillent à Tré la Tête.
La descente de tré la tête est moins marrante avec un genou douloureux. Mais on arrive tranquillement à la voiture avant de renter à la maison
FIN
Ski de randonnée : les Dômes de Miage à l'envers descente par le glacier de Tré la Tête
J'ai déjà parcouru le bassin de Tré la tête en long, en large et en travers, je n'avais jamais fait les Dômes de Miage à l'envers, c'est chose faite !
Vidéo :
Topo :
Accès refuge :
Se garer à la Bottière en dessous du hameau de Cugnon. Remonter la piste et prendre à droite. 2 sentiers s'offrent à vous, soit par le bas, soit par le haut, c'est assez équivalent !
Rejoindre le refuge de Tré la Tête 1969 m
De là partir vers l'Est sur la crête au dessus du refuge puis en son versant droit pour rejoindre le lieux dit le Mauvais pas (le bien nommé), le traverser au mieux et rejoindre le glacier de Tré la tête. Le remonter d'abord en rive gauche puis le traverser pour gagner le pied de la pente raide en rive droite. La remonter, basculer vers la moraine de la rive droite. Remonter les pentes plus raides qui permettent de gagner le refuge des Conscrits 2602 m
Traversée des Dômes
Du refuge partir vers le Nord et gagner le pied de la partie sommitale de l'aiguille de la Bérangère. mettre les skis sur le sac et par une escalade facile et quelques pentes de neige raide, gagner le sommet 3425 m
Du sommet suivre l'arête II maxi III puis basculer à droite pour rejoindre le col de la Bérangère 3348 m (on descend sur le glacier d'Armancette dans la pente de neige évidente un peu avant celui ci) Remonter vers le Dômes de Miage occidental 3666 m puis le dôme central 3663 m . Deux solutions, soit passer par le col des Dômes pour rejoindre le dôme oriental, soit descendre la pente directement sous le Dôme central, gagner le glacier de tré la tête et descendre celui ci jusqu'à la voiture par l'itinéraire de montée. (et donc la remontée du Mauvais pas)
Récit
Après une bonne soirée chez Yves, un camp de base judicieusement placé (merci encore à mes hôtes pour leur accueil !), nous voilà parti pour de nouvelles aventures en direction des Contamines Montjoie. Bon , petite erreur tactique au départ, on part de cluses à 78 h du mat et on se tape les bouchons liés aux parents qui emmènent leurs enfants à l'école, la sortie de Cluse a été longue. Puis c'est du classique, on arrive au parking de Cugnon, on se prépare, un gros groupe par devant nous. 25 minutes plus tard, c'est notre tour. Le sac est lourd, je sais par internet qu'on ne trouve la neige qu'à 1700 m alors qu'on n'est à moins de 1200 m... on n 'a pas fini de porter ! Yves me laisse devant, ça le contient, je monte à mon rythme, tranquille ! Au bout d'une heure, on rattrape le groupe des guides. En pose... puré, ils ne vont pas vite, me dis-je in petto.
Un peu plus loin on met enfin les skis. Bon o fait un peu de la charpie avec les semelles, il y a pas mal de passages sans neige... On se la joue un peu bourrin mais on ne déchausse pas...
Puis vienne les grands pentes avant Tré la Tête, Yves m'a largué, ben oui in a plus de 60 000 m de déniv dans les pattes cette année donc... Il est en TRÈS grande forme !!!
On se rejoint à Tré la Tête, je fais une pause consultation de ma malléole douloureuse. Je ne fais aucun diagnostic, douleur mystérieuse, mais désagréable... On poursuit vers le haut, vers le mauvais pas. Je suis préposé aux passages techniques. je passe devants, skis sur le sac. On est dans un passage bien merdique, sans doute pas au bon endroit. Une cascade à traverser, tout est humide, glissant, on se fait arroser, quelques prises de main, il faut descendre. Les prises de pied on tendance à fuir. Scabreuse position. Tout glisse; Je me rétablis. Yves suit, j'observe sa main trembler sur le rocher. Le sac le tire en arrière. Croisement de mains, croisement de jambes. Mon Dieu, mais c'est du 6b+ ! Non, c'est simplement le Mauvais Pas ! Il me rejoint, le souffle court et met un certain temps à se remettre de ses émotions. je repars pour la traversée de cascade, bien glissante, je passe. Il suit, hésitant, il faut positionner ses pieds judicieusement, ne pas trop bourriner (ça on ne sait pas trop faire...) car si tu bourrines, tu glisses, et si tu glisses... tu tombes, et si tu tombes, c'est la chute, et si tu chutes ... C'est la t...
Ca passe. on se retrouve plus sur le bon chemin. Il ya des traces. C'est plus facile, il ne faut toujours pas s'en coller une. Le danger est au dessus (chutes de pierre) et en dessous (chute de nous...) Un névé bien raide. des trous à sauter. Je finis par remettre les skis tandis qu'Yves descend à pied, la faut à ses peaux qui ne veulent pas tenir...
Glacier de Tré la Tête, je pars devant, traverse la rivière. (enneigée) et je remonte le glacier qui recule. J'avance plus vite qu'il ne recule, ce qui me permet de progresser... On décide de faire une pause pique nique: fromage et saucisson. Ça fait du bien, et on repart vers la pente raide du glacier. Tandis qu'Yves peste avec ses peaux, je pars devant. Et je suis la trace qui est assez bien faite, bien large et pas trop raide, en 3 virages je suis au dessus. Je progresse encore un peu et attend Yves, il a fini par déchausser et monte à pied, la galère sous le cagnard à 14 h l'après midi. Heureusement qu'il a la caisse, perso, je serai scotché sur la montagne... Arrivé à ma hauteur il tente de remettre ses skis. Chose faite, on repart, moi devant, lui derrière, dans les pentes raies sous le refuge. Le voici, enfin. Les peaux d'Yves ont tenu.
On s'installe, il est tôt, petite sieste, lecture, il y a une impressionnante collection de BD au refuge... et Yves plonge dans les Fluide Glacial , étonnant !
le groupe avec les guide arrive 2 h 1/2 après nous... Le guide en chef, s'est crouté dans le Mauvais pas, il aurait fait une chute d'une 30aine de mètres, et présente une plaie au cuir chevelu que la gardienne soigne avec quelques steri-strips. Plus de peur que de mal !
Le repas arrive tranquillement, il y a 4 groupes : le groupe avec les guides (8 personnes) 2 Français et 4 allemands. On se retrouve à table avec ses deux derniers. et on papote. plutôt en Français. Repas sympa et très bon.
On file au lit, réveil à 5 h.
Bon à 4 h 30 c'est déjà le binz dans le refuge, j'adore ! les gens ne sont pas capable de respecter un horaire... Bref, tu te fais réveiller 1/2 h plus tôt que prévu. Nous on essaie de grapiller quelques minutes sous les couvertures... réveil, petit dej. Les Allemands sont déjà bien avancés, les 2 Français aussi. Peu avant 6 h je sors du refuge, temps pourri, vent à 80 km/h et de gros nuages sur la frontière italienne, pas engageant ! C'est pas gagné.
On part, moi devant, Yves dans mes skis, parfois sur mes skis tant il est proche ! Et on progresse dans les rafales de vent ! Au bout d'une demi heure, on se fait une petite réunion tupperware. Il me semble impossible de réaliser la traversée dans ces conditions. Il est plus sage d'aller faire la Bérangère. Trop de vent pour aller sur l'arête.
Demi tour, on continue en ascendance mais dans l'autre sens. Le vent balaie la neige, le soleil passe sous les nuages, c'est beau. Nos masques nous isolent un peu de cet environnement hostile. On remonte et on se retrouve sous les allemands, les Français, eux, ont poursuivi sur la traversée des Dômes. On remonte les grandes pentes, et on finit par se retrouver au dessus des Allemands qui ont semble t'il un problème. On déchausse pour rien sur une antécîme puis je passe devant dans les pentes plus raides. je fins par rejoindre l'arête où je mets les crampons. Escalade facile, puis desecalade en neige, je suis monté trop haut. avant un petit couloir puis une arête facile, voici le sommet de la Bérangère.
Le vent a faibli, on décide d'aller au col de la Bérangère, delà, soit on descendra sur le glacier d'Armancette soit on remontera vers les Dômes.
Courte pause, avant de repartir vers l'arête.
Je pars devant. L'arête n'est pas tracée. Ça va me faire un bon exercice.
Première partie en neige, puis petite descalade. il y a bien 30 cm de poudreuse sur les rochers. Yves me rejoint, je repars, tapote mon crampon, quand je me rends compte qu'il s'est barré. Flûte... Flûte, je vois la barrette de devant... cassée ! Ouh, là, pas cool, la course s'achève peut être ici. Je remonte vers Yves, me poser à l'abri et réfléchir à la suite. Soit on rentre, soit on fait une réparation de fortune avant de repartir vers le bas.
On prend la seconde option, si ça tient, on poursuit, sinon, demi tour. Un met une sangle pour bloquer l'avant du crampon. On laisse passer les allemands. Le premier virevolte, les autres sont plus empruntés, voir très empruntés. L'un deux me glisse : "c'est la première fois que je fais ça ! C'est vrai que ça manque un peu de grosses marches faciles pour des débutants. L'un des allemands nous passe une sangle. Pas mal pour consolider le montage. Et nous voilà à essayer de faire un truc solide. je passe dessus dedans, dehors, je reviens, j'ai les doigts gelés par la poudreuse froide. je resserre, ça ne sert à rien, ça serre tout de même un peu, beaucoup... à la folie, ça serait parfait.
Bon on verra bien, je vais y aller doucement, d'autant plus que le passage est un peu technique. Je pars, lentement, ça passe mais au bout de 5 mètres, je perds le crampon gauche, décidément. Yves me met en boite, décidément, je suis trop lent ! Je remets le crampon, au dessus du vide, finalement c'est pas mal d'avoir un peu de bouteille en montagne, ça évite de paniquer. On repart et on file, la suite est plus facile, tracée par les Allemands. Je botte, puré ces crampons commencent à me saouler ! on finit par rattraper les allemands puis les dépasser avant de rejoindre le col de la Bérangère. Le crampon a l'air de tenir, même si la chaussure n'est pas tout ç fait dans l'axe.
C'est décidé on va remonter les Dômes à l'envers, le coté Armancette a l'air tout crouté, on redescendra versant Tré la tête, j'imagine que ça sera meilleur ...
Les allemands partent pour la descente directe d'Armancette depuis le col.
Yves par devant, je resserre comme je peux les sangles et réaxe mon pied dans le crampon malade. Il avance tellement vite que je ne peux pas le rattraper... Et ça m'arrange. J'avance à mon rythme dans sa trace. Au bout d'un moment, je le vois qui se retourne, il doit me trouver bien trop loin pour prendre un relais. Je finis tout de même à le rejoindre et finis tout de même à faire un peu de trace... On croise les Français, dans l'autre sens, à ski, le premier passe sans souci, quand je vois le second ,j'ai l'impression de me voir, tout crispé sur les skis avec la grosse difficulté de faire le premier virage pour ce mettre dans le bon sens. Ah mon frère, mon jumeau, le mebre de mon club des gars que ne savent que skier dans la bonne neige....
Il galère, je souffre avec lui, la neige est bien pourrie, on fait bien de faire le tour à l'envers.
J’essaie de voir où nous en sommes, je n'ai jamais parcouru cette arête dans ce sens ci alors que je l'ai déjà parcourue 5 ou 6 fois dans l'autre sens. Je progresse. La pente diminue pour un dernier petit coup de cul, sommet des Dôme, inespéré quand on pense à la météo de ce matin.
Pause coure avant d'enchainer sur l'arête, les traces de la cordée facilitent la progression. On fait de courtes pauses à chaque sommet. on passe devant le couloir qu'on avait "ouvert" avec Claire il ya plus de 10 ans. On rejoint l'avant dernier Dôme. Je propose à Yves de ne pas descendre au col, mais de descendre par l'avant dernière pente.
Le vent est là, on rechausse, neige méga dure sur 20 m puis petite transfo parfaite
Le rêve du skieur de randonnée.
les virages s'enchainent, on fait des pauses pour se repérer... Il y a des crevasses et quelques séracs à contourner Mais on descend et on se retrouve au milieu du glacier. On rejoint les traces de montée sous le refuge. Il y a un monde fou en route pour le refuge. ce soir, il va être complet.
On rejoint le pied du mauvais pas, on papote avec un gros groupe en leur donnant quelques conseils. Puis on remonte, les skis sur le dos. Ca passe assez facilement quand on prend le bon chemin. On rechausse les skis, et on rejoint le refuge de Tré la Têt pour le pique nique...
La pause est bonne, les téléphones se remettent à sonner, les SMS à arriver, c'est le retour à la civilisation. beurk.
On repart vers le bas et on rejoint le groupe des guides. On papote un peu mais on ne traine pas. C'est parti pour la partie la moins sympa, skis sur le sac, on galope vers le bas. Et on rejoint la voiture. On y retrouve les Allemands, à qui je peux rendre la sangle salvatrice et échanger les mails (ils me feront parvenir trois superbes photos)
Pour moi, la journée n'est pas fini
Je dois passer au Vieux Campeur réparer mon crampon
Prendre la route de la Fouly
Dormir, si 'ai le temps
Manger
Et repartir le soir même pour le bivouac de la Maye, rendez vous entre 19 h et 19 h 30 avec Matthieu. Je vais être bien cuit ce soir au bivouac...
A suivre donc...
Alpinisme : Arête Mettrier Dômes de Miage 3674 m
Extrait du guide Vallot de 1947
".... La pente se redresse de plus en plus, jusqu'à une extrême raideur en haut. La fin est très délicate, si l'arête faitière était pourvue de corniche la situation deviendrait scabreuse."
Dômes de Miage - refuge des Conscrits

Col de la Bérangère - descente par le glacier d'Armancette ski de rando - Mai 1995
Dôme Est par le col Infranchissable ( traversée) alpi - Juin 1995
Traversée des Dômes de Miage - Juillet 2000
Col des Dômes BUT ! 2003 et 2005
Traversée intégrale des Dômes - Juin 2007
Couloir Sud-Est des Dômes de Miage - Juillet 2008
traversée des Dômes de Miage descente par le glacier d'Armancette Avril 2009
Refuge
Refuge des Conscrits
Autour du refuge : autres courses
Tentative Dôme des Glaciers Juin 1997
Face Nord ouest de la Lex Blanche - Juillet 2008
Face Nord de Tête Blanche ( Tré la Tête) - Juillet 2008
Aiguille de Bionnassay - Mont Blanc
Arête Mettrier Dômes de Miage - Mai 2011

Vidéo :
Vidéo : Dômes de Miage arêet Mettrier - 2011
Vidéo : 4 jours au refuge des Conscrits - Lex Blanche - Dômes de Miage

4 jours au refuge des Conscrits, été 2008 :
1er jour : montée aux Conscrits
2ème jour : Lex Blanche face Nord Ouest
3ème jour: couloir Dud Est Dômes de Miage
4ème jour : Aiguille nord de Tré la Tête ou tête Blanche et descente
avec Claire et Régis
L'article complet sur les 4 jours

Ski de rando : Traversée des Dômes de Miage descente par Armancette

Ben ce fut le Week end hold up, ça sentait bien le bon gros but Dimanche matin à l'approche du col des Dômes, et finalement c'est passé en traçant toute l'arête des Dômes de Miage, avec une descente extraordinaire dans la poudreuse sur le glacier d'Armancette
Topo ski de rando : traversée des Dômes de Miage et descente par le glacier d'Armancette
du parking de Cugnon 1175 m, gagner le refuge de Tré la Tête par les Plans
De celui ci remonter vers le Mauvais pas et gagner le bas du glacier au mieux ( soit au pied du gacier soirt, en fin de saison en suivant le chemin d'été , plus en rive droite ( chaînes )
Remonter le glacier d'abod rive gauche puis le traverser lorsque la pente devient plus raide (possibilité de gravir cette pente) et remonter le glacier en rive droite ( en face des échelles) rester rive droite du glacier et gagner le refuge par les pentes légèrement à l'est.
Du refuge réaliser une traversée ascendante en visant la base de l'éperon de la pointe des Conscrits, poursuivre sur le glacier, toujours à flanc en direction du point 3169 de la carte IGN par un léger virage à droite rejoindre le point 3336 m
remotner la pente un peu raide (crevasses) et les pentes (moins raides) qui mènent au col des Dômes(3533 m)
Du col, gravir l'arête et passer par les Dômes 3633 - 3666 et 3670 m d'où l'on peut chausser les skis et descendre vers le col de la Bérangère (3348m)
Descendre le glacier d'Armancette, passer en passant sous la barre rive droite et viser le point 2772 m de la carte IGN. Passer sous la poitne de Covagnet et poursuivre en restant sous l'arête du Monthieu Passer au lac d'Amancette et prendre le sentier du Tour du Pay du Mont Blanc puis les Feugier et enfin Le Cugnon !
Carto Profil et fichier GPS
Pour le profil cliquer sur l'onglet
Fichier GPS au format GPX clic droit sur enregistrer sous
Le récit
Ca c'est joué à pas grand-chose...
Tout d'abord, Vendredi, je me rends compte que j'ai mal lu le SMS de Brieuc, vite, je mets une annonce sur camp to camp, une sur skitour et réponds à une annonce de C2C... Je pars faire un tour de VTT, histoire de profiter de mon vendredi après midi, et quand je reviens tout s'éclairci, nous serons finalement 4 et la rando se fera aux Dômes de Miage avec descente sur Armancette !
Samedi, départ à 6 heures de la maison, je retrouve mes 3 acolytes : Stéphane, Gérald et Florent aux Contamines, à 10 h nous sommes partis. Un peu de portage jusqu'à 1660 m. Nous chaussons, et profitons d'une trace assez régulière qui nous mène au refuge de Tré la Tête. Je croise Brieuc qui avait prévu de faire le couloir des Italiens à la grande Casse et qui se retrouve comme nous sur les Dômes grâce à la nivologie limite...
Nous filons vers le mauvais pas où il fait déchausser pour descendre en bas du glacier. Et rechausser pour quelques mètres et pique niquer.
Miam miam : reblochon de Stéphane, Toblerone de Florent, je fais pâle figure avec ma saladette niçoise et mes sandwichs au pâté Olida...
Le groupe de Brieuc nous repasse, il y a du monde éparpillé sur le glacier, nous repartons, la montée est bien plus agréable à ski qu'à pied...
La trace passe dans la gorge en rive droite du glacier, ça monte sans problème, Brieuc et son groupe filent en direction du col des glaciers (ils ont la caisse !) Nous gagnons le refuge sous le cagnard, le petit raidillon final est un peu dur mais bon....
Au refuge, c'est bière, sieste, bouquinage, observation des skieurs du col des glaciers et attente du repas.
au refuge...
avalanche ( sans doute liée à une chute de )sérac sous le Dôme des glaciers
Délicieux se repas, (j'adore ce refuge et ces gardiens) des diots avec des lentilles et du riz dans une petite sauce, je ne vous dit que ça... Je ne parle même pas de la soupe avec quantité astronomiques de petits légumes !
Départ pour les dortoirs confortables, réveil à 6 h -5, comme d'hab', des énergumènes se lèvent à moins 20 et réveillent tout le monde (je faisais pareil quand j'étais jeune, pour être prem's en piste ...) mais là, le glacier est grand et il va falloir tracer...
Nous décollons les premiers, les deux énergumènes eux décident de filer vers le Mont Tondu. Florent nous
fait une belle trace. Mal réveillé, j'ai mis les couteaux, pensant que je serais plus à l'air dans les dévers du départ, en fait, ils me ralentissent, je les enlève, pour les regretter 5 minutes
plus tard... Mais ça passe... 2 skieurs sympathiques nous rattrapent et ne se bouscule pas pour nous dépasser. On est monté trop haut, 10 m de descente et nous voilà sous la pointe
des Cosmiques. Je passe devant, c'est le jour blanc, on n'y voit que dal, en particulier pas la pente ( ça me rappelle, il y a 14 ans avec Thib lors de mon second périple ici, dans le jour blanc,
Thib pensait qu'on faisait le tour de la montagne en colimaçon !) Il y a une meute 10 minutes derrière nous. Je fais une pause, me retrouve seul aevc des skieurs devant, et d'autres
derrière. A 3000 m 2 skieurs font demi tour, ils visaient le col de la Bérangère et apprennent qu'ils sont allés (beaucoup) trop loin ! Nous remontons le glacier, je salue Brieuc et son
groupe, nous sommes intercalés les uns avec les autres, je filme cette montée tranquille, il faut alimenter le blog ! Il neigeote, nous rejoignons la base du col des Dôme ou classiquement on
passe à droite le long de l'éperon rocheux. Je fais une photo ( je fais toujours une photo à cet endroit là) et comme à chaque fois, il y a du monde ! C'est raide mais ça passe, au dessus,
Eole nous accueille ou zéphir, je ne sais plus. Les randonneurs sont éparpillés, beaucoup plus espacés. Loin devant les deux qui ne voulaient pas faire la trace mais qui la font quand même, puis
Florent ensuite Gérald et ma pomme qui fini après bien des efforts à prendre la roue de Gérald (j'aime bien prendre la roue de quelqu'un ça permet de dormir un peu en
skiant !)
entre le col et le second Dôme
Le col arrive, la neige tombe en petit flocon mais bien intensément et le vent souffle super fort et en rafale. Nous mettons les skis sur le sac sortons les piolets, Stéphane nous rejoint. C'est la tempête, le groupe de deux hésite à monter vers les Dômes. Je propose de partir voir au sommet du second Dôme (on ne fait pas le premier, à l'Est du col ders Dômes) après, on verra... Nous nous inquiétons de nos skis sur nos sacs qui vont faire une belle prise au vent. Brieuc m'annonce que lui et son groupe font demi tour. Gérald part devant tandis que mon crampon se défait, je décide de le rerégler, dans le blizzard, ça n'est pas facile, mais je repars derrière mes 3 coéquipiers. Rapidement nous arrivons sur l'antécime du deuxième Dôme, je passe devant et en moins d'une minute nous sommes dessus. Ambiance dantesque avec la neige et le vent, le brouillard, on aperçoit le second Dôme dans la purée de poix, je pars devant, on verra sur place, descente facile vers le col entre le deuxième et le troisième Dôme. L'arête est recouverte d'une couche de poudreuse tassée avec un fond dur, on y voit vraiment mal les reliefs et les pentes Nord et Sud sont globalement très impressionnantes, en fait, la gauche est raide et la droite est encore plus raide. J'avance lentement (mes partenaires ont du penser très lentement mais poliment, ils ne m'ont fait aucune remarque) et j'assure chaque pas, j'ai froid aux dents tellement il pelle ! On s'encorde, la bataille se poursuit, pas après pas, le baton parfois perce la neige poudreuse dans la pente de droite, mon fidèle piolet ne fait pas de bêtise. Enfin voilà le sommet. Après c'est plus facile. Gérald passe devant, ouahou que c'est reposant... l suffit de mettre ses crampons dans les traces et la présence d'un premier de cordée permet de se faire une idée du relief. Courte descente , Dôme suivant - et dernier Dôme. Gérald et moi (les moins téméraires) décidons de descendre un peu pour chausser. La pente est raide, nous sommes corde tendue, tout à coup, je vois que la pente s'accentue et le crampons de Gérald partir ... Je le bloque, il fat une sorte de soleil (peut être un peu exagéré là) il a passé la rimaye. Je décide de passer par un autre chemin plus à droite.
Sommet des Dômes
On Chausse. Florent inaugure la séance chute dans la peuff, suivi de Stéphane, sous l'œil de mon objectif (voir vidéo) Les conditions sont extras : 40 cm de poudreuse. Nous filons vers le col de la Bérangère, la visibilité nous inquiète, le passage de 4 surfers nous décide, nous descendrons par Armancette. Gavage... La neige est facile à skier, un régal. Court passage sur de la neige non adhérente à la glace, je me gaufre en sortie de virage. Dur de rechausser dans ces conditions mais j'y arrive. Re bon ski !!! Miam miam, encore meilleur que le reblochon de Stéphane ! Petit passage à flan et nouvelle descente, on touche parfois un peu les cailloux mais bon, la neige est parfaite, En dessous de 2400 m elle est un peu transfo moquette. Ski toujours facile, puis c'est le moment triste vers 1800 m, il faut déchausser. 100 m de descente pour atteindre le lac d'Armancette et nouveau pique nique Reblochon avec en dessert, des mikados !!!
On remet les skis pour un peu de ski combat dans la soupe et les arbustes. On déchausse à 1520 m pour prender le sentier enneigé à flanc. Quelques chaussages, quelques déchaussages un coup de GPS et on retrouve le sentier de montée et la voiture ! 2500 m de descente !
Descente du glacier d'Armancette - jour blanc au départ...
Météo :
Au départ, la météo annonçait 30 % d'ensoleillement samedi et 70 % Dimanche, mais le bulletin du samedi soir était nettement plus pessimiste (bulletin pris au refuge) : Passage d'un retour d'Est Dans la nuit, puis éclaircie, puis arrivée de nuages d'altitudes entre 3000 et 4000 m occasionnant de faible précipitation... Météo France est à l'ouest, il n'y a pas eu d'éclaircie, des rafales de vent impressionnantes et des chutes de neige relativement importante ( sur l'arête)
Photos

En direction du col des Dômes, la pente se redresse
Sommet du 3ème Dôme dans la tempette !!! d'où l'intérêt du
commentaire, permettant de situer l'action !
Les Dômes de Miage par beau temps !
Vidéo (par beau temps et en été... )
Dômes de Miage par le couloir Sud Est ( course originale, photos magnifiques et vidéo)
Courses à réaliser depuis le refuge des Conscrits
Semaine dans le massif du Mont Blanc
Mardi : Montée au refuge des Conscrits 
Mercredi : Aiguille de la Lex Blanche : face Nord

Jeudi : couloir Sud Est du Dôme Occidental de Miage

Vendredi : Tête Blanche aiguille Nord de Tré la Tête

Samedi : Montée à la soucoupe : bivouac de la Maye

Dimanche : Arête Gallet Mont Dolent - ENFIN !

Les liens , fichiers GPS et vidéos seront mis en ligne dans la semaine !
vidéo 1 : Lex Blanche - Dômes de Miage - Aiguille de Tré la Tête
vidéo 2 : arête Galle Mont Dolent - traversée
Dôme de Miage - couloir Sud Est - AD II 250 m

Marche d'approche courte par rapport à celle des Dôme où il faut rejoindre le col des Dômes
Topo
Depuis le refuge des Conscrits, remonter (cairns) de 70 m en direction de l'aiguille de la Bérangère. Des cairns avec poteaux vous indiquent qu'il faut prendre le sentier à flanc. Suivre ce sentier jusqu'à rejoindre le glacier de Tré la Tête sous l'aiguille des Conscrits. Remonter en direction du couloir (visible) en louvoyant entre les crevasses (attention, ne pas monter trop tôt).
Du pied du couloir, passer la rimaye (à gauche ou à droite voir au centre, comme on l'a fait quand le cône d'avalanche le permet)
Remonter la base du couloir couloir qui devient étroit au 2/3 avec une faible quantité de neige ! ( donc pas toujours en condition. le couloir s'élargi, deux possibilités : sortir à gauche (plutôt facile ou à doite au pris d'un passage en mixte (deuxième solution non testée.
On débouche à proximité du Dôme Occidental de Miage on peut suivre l'arête à droite pour gagner le sommet
Possibilité de réaliser toute ou partie de la traversée des Dômes de miage
Descente par l'aiguille de la Bérangère en ramasse !

Récit
Nous avons repéré ce couloir la veille depuis le sommet de la Lex Blanche. Le soir aux Conscrités je cherche dans le topo de Damilano (Neige Glace et Mixte) le dit couloir, RIEN, de même que dans le Vallot . J'interroge le gentil gardien qui me renvoie sur un guide, qui m'encourage à y aller : ça doit passer et rester moins dur que la Lex Blanche.
De toute façon, si ça ne passe pas, on pourra toujours se rabattre sur la traversée.
Lever à 3 h 30, je trace toujours aussi facilement pour trouver le sentier dans la nuit jusqu'au glacier. Je commence à monter un peu tôt, passage à flanc pour prendre un itinéraire plus évident. Nous rejoignons la base du couloir . Pause. C'est parti pour chauffer les mollets (pas longtemps heureusement) et refroidir les doigts !!! Merci à Monsieur Reynaud pour sa maladie du doigt mort, Claire a fait une belle pause douloureuse au milieu du couloir , le temps de récupérer une bonne sensibilité au bout des doigts.
Les mollets chauffent, le couloir se rétréci, pongue pongue, on sent une dalle pas loin, le couloir ne doit pas être en condition souvent. J'indique à Claire que nous sortons par la gauche, je ne vois pas la droite. Flûte, lorsque je vois le couloir qui part à droite, ça m'a l'air plus élégant... Tant pis, je reviendrais pour passer le petit mixte qui permet de sortir plus prêt du sommet !
Quelques mètres sur la voie normale permettent de gagner le sommet.
Bonne pause, je laisse Claire pour aller traversér jusqu'au deuxième Dôme toujours magnifique
avant de la retrouver au col de la Bérangère.
Un peu de grimpe (exceptionnel cette semaine) dans l'aiguille (c'etait du II !) avant une descente sur les fesses pour moi, presque du sommet de l'aiguille ( jai tout de même évité les rochers du haut !) Claire a encore beaucoup a apprendre en ramasse !
Les Dômes de Miage vue de
l'aiguille Nord de Tré la Tête ou Tête Blanche, on voit la base du couloir qui aboutit au Dôme Occidental à gaucheMétéo
beau un peu nuageux vent sur l'arête
Conditions
Impecc
Rimaye du couloir bouchée par le cône d'avalanche
Couloir en neige dure
Une dalle est recouverte de "juste ce qu'il faut" de neige, dans quelque jours ça ne passera sans doute plus
Fichier GPS
au format GPX
Photos


Vidéos
pour mémoire : vidéo de la traversée des Dômes de miage 2007
Le refuge des Conscrits 2602 m
tel : 04 79 89 09 03
90 places (reuge d'hiver environ 25 places)
ouvert de mi mars à fin septembre (fermé mi mai-mi-juin) se renseigner auprès du refuge pour les dates d'ouverture exacte
Remarques salle
hors sac de compet ! spacieuse avec accès à l'eau. Salle à manger impeccable. Autant je trouve ce refuge assez inesthétique vu de l'exterieur, autant l'interieur a été bien conçu !
Accès :
Du parking de Cugnon : remonter le sentier qui rejoint le chalet hôtel de Tré la Tête. De là remonter vers le mauvais pas (chaînes) et gagner le glacier. REmonter la morraine rive gauche avant de
traverser le glacier. 3 choix :
Soit remonter les échelles rive droite du glacier puis le sentie qui permet de gagner le refuge
Soit remonter le glacier en son centre (à l'endroit où il est le moins crevassé) et en rejoindre sa rive droite à l'applomb du refuge. Remonter les pentes herbeuses parcourues de dalles (et
parfois d'un sentier jusqu'au refuge solution de début de saison !
Soit remonter en rive droite du glacier à la limitte entre le glacier et les rochers (gravillon, plutôt merdique, à n'utiliser que si les echelles sont inutilisables ...)
Attention : la descente du refuge est longue, très longue, surtout après une course,
nombreus sont ceux qui ont eu à en pâtir !
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| arrivée au refuge des Conscrits par le glacier | le refuge des Conscrits vu du Nord |
Courses au départ du refuge des Conscrits
Alpinisme
Mont Tondu
Traversée des Dômes de Miage
Aiguille de la Bérangère
Aiguilles de Tré la Tête
Aiguille de la Lex Blanche
Aiguille des Glaciers
Col des Glaciers
Traversée aiguille de Tré la Tête - Lex Blanche - Dôme des Glaciers
Ski de randonnée
Traversée des Miages descente par le glacier d'Armancette : un classique
Aiguilles de Tré la Tête
la Lex Blanche pour les mabouls !!!
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| Bonne ambiance et bonne bouffe à la salle à manger | Le Mont Tondu dans le refuge |
Traversée des Dômes de Miage : la vidéo
Petite vidéo réalisée lors de notre traversée des Dômes de Miage avec Laurent.
Le glacier de Tré la Tête de 1950 à nos jours

Dômes de Miage
Pour faire patienter cette petite clientèle voici quelques photos. Elles sont en vrac, je les remets dans le bon sens
demain... avec du TEXTE !!!
Pour l'anecdote, ce blog a débuté il y a deux ans, le motif en était l'ascension des Dômes de Miage avec ma maman. Le périple s'est terminé au col des Dômes ! le blog s'appelait à l'époque
"Dômes de Miage" le bien nommé.
En parlant d'anecdote, j'en ai plein, en particulier l'hsitoire des pieds sur le Dôme...

Le Topo
Montée au refuge des Conscrits :
Du parking de Cugnon (1175 m) prendre le sentier "Tré la Tête par les Plans" Suivre le sentier jusqu'au refuge de Tré la Tête (1970 m), pour info , nous sommes passés par la forêt. 1 h 30.
De là, emprunter le sentier plein Est qui part vers le refuge des Conscrits. Il faut passer le mauvais pas (chaînes marches) jamais très difficile et redescendre à la base du glacier en rive
droite.
Remonter le glacier (couvert de rocheren restant plutôt rive gauche avant de le traverser vers 2450 m.
Trois choix :
a) par les echelles : emprunter les echelles et les cables puis le sentier qui remonte la morraine et traverse quelques barres pour atteindre le refuge.
Pour info, les anciennes chaînes ont été remplacées à mon avis avantageusement par des echelles (plus sécurit !)
b) par la rive droite du glacier : remonter au mieux le glacier de Tré la Tête en rive droite (ébouli, glissage assurée) C'est la solution lorsque le glacier est trop crevassé et si il y a un
problème au niveau des echelles (éboulement comme en 2005)
c) par le glacier : remonter le glacier en son centre puis revenir vers 2400 mètres vers sa rive droite (à l'applomb du refuge) Remonter ensuit au mieux les pentes herbeuses pour retrouver un
hypothétique sentier. et le refuge. (2602 mètres) 4 - 5 heures au total.
Attention, sur les anciennes cartes, le refuge est indiqué à 2730 m. C'est l'ancien refuge détruit aujourd'hui.

La Traversée des Dômes de Miage
Du refuge des Conscrits, partir à l'applomb au dessus du refuge (légèrement à gauche) cairn. et remonter une cinquantaine de mètres en direction de la bérangère (cairns). Puis prendre le sentier
à flanc (2650 m) qui se poursuit vers le glacier de Tré la Tête.
Cramponner et remonter le glacier en direction du col infranchissable.
A l'altitude 3050 - 3100 opérer une boucle qui ramène vers la base de l'aiguille Nord de Tré la Têteavant de repartir vers l'éperon qui descend du Dôme Oriental de Miage (cote
3336 sur la carte IGN Top 25)
Remonter les pentes raides et crevassées au départ puis tranquille vers le col des Dômes. 3564 m
Je ne saurais trop vous recommander le Dôme Oriental, peu parcouru, alors qu'il est le point culminant (3673 m) ! Son ascension ne necessite 30 minutes à 1 heure aller retour pause comprise
! Il suffit de suivre l'arête en versant Est en prenant garde aux corniches.
De retour au Dôme entammer l'ascension de la côte 3633 puis 3666 ( celle des cartes postales ) légèrement raide mais pas difficile quand en bonnes conditions. Enfin le dernier Dôme culmine à 3670
m avant de descendre vers le col de la Bérangère 3348 m
Remonter l'arête vers le sommet du même nom. L'escalade n'est jamais difficile (II - III si vraiment on choisi le mauvais passage) ou neige : 45 ° sur 5 mètres pour nous ! pour atteindre le
sommet 3425 m
De là descendre le glacier de la Bérangère debonnaire. puis je vous conseille de peauffiner vos techniqes de piolet ramasse ou de luge su pantalon sur les névés qui permettent de redescendre sur
le refuge ! Fous rires garantis . Nous avons même réussis à atteindre la vitesse vertigineuse de 72 mètres par minute !!!
Descente du refuge par l'itinéraire de montée ou par un autre, à vous de choisir, de toute façon, c'est long et CASSE PATTES !!!
Option technique
Je vous recommande de gravir le Dôme Oriental par son versant Est.
Au lieu de prendre en direction du col des Dômes , poursuivre vers le col infranchissable (3349m) contourner une barre de sérac et remonter les pentes douces puis le large couloir raide qui donne accès à l'éperon Sud du Dôme Oriental, de là remonter l'eperon jusqu'au sommet.
Nous avons pris cette option par erreur avec Thibault en 1995. Erreur excellente !
Les Conditions
Excellentes conditions.
Pour la montée au refuge, nous sommes passés par le glacier avant de redescendre par les echelles.
Pour la course : conditions tip top : excellent regel nocturne, trace excellente, pas de glace. Rocher sec sur l'aiguille de la
Bérangère. Descente sur les fesses de la Bérangère, on a du battre des records !
La Course
Montée au refuge :
A fond de Cugnon à Tré la Tête. Ecellent pique nique au Mauvais pas à la côte 2096 m. Mauvais pas sans souci. Nous avons choisi de passer par le glacier pour monter au refuge , histoire de
tester le materiel et apprendre à cramponner pour Laurent. (de toute façon, il a préféré cramponner que descendre les echelles - voir video !!!). J'ai un peu merdé la montée au refuge dans
les pentes d'herbes, il y avait un sentier dès le bas il y a 2 ans ...
Traversée des Dômes
Après une mauvaise nuit en dépit d'excellentes lectures la veille au soir (les Titanesc aux editions Guerrin), en fait j'ai chopé une otolarhyngotrachéites suraigue qui ne m'a pas permis de
mettre une bonne claque à Laurent ... pour resumer toux sèche... grasse... glavios purulents , oreilles liquides, nez bouché, poumons inefficaces.

Donc muni de ma bonne excuse médicale, nous sommes partis a udessus du refuge sans nous planter pour rejoindre le sentier qui mène au glacier. Après une pause technique, nous suivons environs 8
cordées tandis qu'une vingtaine d'autres nous succèdent. Rapidement, mes espoirs de rattrapper les premiers s'effondrent (il fat avouer que j'ai même calculer le temps qui nous sépare : 13
minutes... ils se sont lever plus tôt. Les fourbes !) De toute façon, j'ai le souffle court, il n'y a plus aucun bénéfice de ma semaine à 4000 m dommage. Chaque montée est un effort, à mon grand
despoir, je me fais même dépasser par des cordées de Vieux (avec tout le respect que je dois aux personnes âgées). Il faut me rendre à l'évidence, je n'ai pas la caisse.
Je sens Laurent qui pigne dans mon dos, il voudrait que ça accelère, il peut toujours rêver, je suis au taquet ! Courte pause à la base du col des Dômes. Le passage sous le point 3336 est sans
problème, les crevasses bien bouchées. Nous suivions une cordée, elle nous largue. Je prends mon mal en patience, c'est désagréable.

Avant le col, Laurent me dit "on va où ?", je prends un malin plaisir à lui répondre "à droite" Je sens dans son souffle une crispation, à droite, c'est l'inconnu, toutes les cordées partent à
gauche. Seuls deux inconscient ont engagé le dôme oriental... Nous attaquons ses pentes, ils ont fait la trace, la neige est dure la pente un peu en devers, c'est un bon exercice. Nous évitons
les corniches pour atteindre le sommet. Redescente rapide au col des Dômes, mon organisme préfère les descentes, il faut remonter vers le deuxième dôme, de nouveau rythme lent. c'est dur,
mais j' y arrive. Courte pause (photos et films). C'est magnifique. Nous profitons de ces instants. Le mont Blanc se couvre de magnifiques lenticulaires. Le temps va tourner. Nous redescendons au
col de la Bérangère. Courte pause avant de remonter (toujours lentement ) sur l'arête. un court passage un peu raide (45° sur 6 mètres environ) puis quelques passages rocheux faciles nous
mènent au sommet.


Descente d'anthologie vers le refuge, d'abord nous avons appris à enrayer un devissage, le tout s'est terminé en glissade
joyeuse. Puis nous sommes descendus en ramasse puis sur les fesses vers le refuge.
Longue longue fut la descente du refuge vers le parkin g de Cugnon. Nous sommes passés par les echelles. Le retour en dessous de Tré la Tête fut un calvaire pour Laurent : les pieds en bouillie.
Ma vengeance immuable prenait forme après se week end d'humiliation ;-)

Glacier de Tré la tête - Dômes de miage - Lex Blanche - Aiguille des glacier - topos photos
- Le Glacier de Tré la tête vu du ciel -

Montée au refuge des Conscrits en rouge
Mont Tondu en violet
Aiguille de Tré la Tête en Orange
Dômes de Miage et descente par Armancette en Jaune
Aiguille des Glaciers en rose
Merci aux Pius (voir le site) pour cette magnifique photo vue d'avion. voici un choix de course au départ des Conscrits (PD - AD max). Je n'ai pas mis la Lex blanche pour ne pas surcharger)
La course en direct (ou presque)
Départ à 8 heures du matin, de Luthézieu. Nous vérifions les sacs sous l'oeil attentif de Claude et Sandrine, nos époux respectifs... à 10 heures, nous sommes aux Contamines, le temps est magnifique, un peu trop...
La montée à Tré la Tête se fait en une heure 20, pardois à 500 mètres heures, ce qui me parraît assez élev étant donné l'âge de ma mère, mais je profite de sa forme pour me dégourdir les jambes.
Arrivés sur place, nous pique-niquons, règlons son sac et ses problèmes d'ampoules.

Nous repartons pour le passage du mauvais pas, où elle a du mal à trouver son souffle, nous passons le premier névé et c'est le début du glacier de Tré la Tête, couvert de cailloux ! Le monstrueux coup de barre frappe Geneviève, nous faisons une pause avant de traverser le glacier, nous passons sous le chemin classique mais éboulé du refuge, pour gagner la rive droite du glacier et cheminé entre celui-ci et les barres rocheuses, sur des blocs particulièrement instables (super pour le rythme) Arrivés au niveau du drapeau, nous remontons le sentier et gagneons le refuge, Geneviève est exténuée...
Le gardien, voyant l'âge de ma coéquipière nous attribua une chambre de guide ( 4 couchettes) où nous siègerons à deux ! C'est la première fois que ça m'arrive....
Après un repérage, le rangement du matériel, et un bon repas, nous nous couchons vers huit heure et demi.
A 4 heures, il est l'heure, le déjeuner vite avallé, nous fillons vers le glacier , à flan de montagne. 1 heure plus tard, nous sommes encordés. Geneviève est moyennement en forme, mais nous restons au milieu des cordées. Nous nous dirigeons vers le bien nommé col infranchissable et nous bifurquons plein ouest vers le col des Dômes . Je sens que Geneviève n'est pas au mieux, le vent souffle à présent très fort, la fenêtre météo prédite est bien là, mais le temps change, et comme prévu, il devrait pleuvoir cette après-midi.

Enfin au col, je sens Geneviève très faible, je laisse tomber rapidement mon idée de la laisser une demi heure seule et de me faire le sommet en solo avant de la récupérer, il fait trop froid et il y a trop de vent, elle est très fatiguée. Nous décidons de redescendre rapidement après une courte pause.
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Sur le replat du glacier, tout va mieux, nous en profitons pour faire quelques photos avant de redescendre. Geneviève fait quelques chutes mémorablesn, se preannt les crampons.

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Nous arrivons au refuge, le temps est couvert, la pluie n'est pas loin. Nous le quittons un quart d'heure plus tard. Le passage le long du glacier est bien "merdique"...
Sur le plat du glacier, les premières gouttes tombent, l'averse est rapidement énorme, nous sommes trempés en moins d'une minute et c'est l'orage qui arrive derrière le mont Tondu, il faut se réfugier à Tré la Tête. Je prends le sac de Geneviève qui est morte de fatigue, et lui dis de droper! Nous passons le mauivais pas sous la pluie avant de rejoindre Tré la Tête. Une salade pour se restaurer, le temps à l'air de se stabiliser, un quart d'heure après c'est le déluge, de pluie et d'orage. Les éclairs tombent tout prêt de dnous le tonnerre gronde en permanence, c'est le déluge, l'apocalypse ! nous dcampons comme nous pouvons vers la voiture. à 15 h 40 nous y sommes, trempés mais heureux...
Les pieds de Geneviève se souvendont longtemps de cette balade, avec mes excuses pour les âmes sensibles

A présent, direction la Vendée, je retoucherai cet article en rentrant !
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