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Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

Chimborazo : Un but "émeutes" - bloqués à Banos

Apoutsiak — equateurhumeur

Ce matin, c'est le grand jour. On doit partir pour le refuge du Chimborazo, l'occasion de gravir mon premier 6000.  On a rendez vous à 11 h avec Miguel.

Ce matin au petit dej, on voit à la télé (toujours à fond dans les resto Équatoriens)  qu'il y a des grèves importantes à Quito. Mais Quito, c'est loin. On a décidé d'aller profiter des bains de Banos, donc on file et on profite de l'eau à 42 °C !!!

Retour à l'hôtel , on ferme les sacs quand Miguel toque à la porte.

Il y a un souci, il y a des grèves, Diego ne peut pas venir, il est coincé à Quito. Et pas sûr qu'on puis atteindre le refuge, il y a des barrages sur les routes ! Je propose à Miguel de faire une cordée avec Anne, et Thierry sera avec lui. Il valide mon idée. On part chercher une corde et on file sur une piste pour contourner la route principale qui est déjà bloquée.

On suit un pick-up avec plein de monde derrière, dont 3 Européens. Une européenne a un voile, elle se tient debout, et ressemble à Sheherazade. Elle masque son visage pour se protéger de la poussière, son voile vole, elle est magnifique.

Miguel semble se désintéresser de Sheherazade, il connait tout le monde ici et arrête chaque voiture pour demander si ça passe. Et ça ne passe pas. Les chauffeurs en sens inverse sont catégoriques. Demi tour.

La loose absolue, en plus j'ai perdu Sheherazade, même si  elle n'a pas du aller très loin !

Retour en direction de  l'hôtel, des barrages sont installés aux entrées de la ville, impossible de rejoindre l'hôtel. Il faut rentrer à pied avec nos lourds paquetages sur le dos !

Je sais qu'on peut dire Adieu au Chimborazo. Il va falloir se sortir de se guêpier. Je vois mal comment une grève pourrait  se résoudre en 48 h... Et dans 48 h il y a notre vol...

Pour la petite histoire, le président Lénine (oui , c'est son nom) a eu a bonne idée de retirer les aides sur l'essence, bilan augmentation du prix de l'essence de 120 %, il a aussi enlever 2 des 4 semaines de congés aux Équatoriens ainsi que d'autres mesures bien impopulaires...

 

L'après midi, on part faire une rando au Sud de la ville, l'ambiance est tendue. Anne et Thierry marchent à fond, je peine à suivre. On est parti sans carte et on a du mal à trouver les bons chemins. les autochtones nous donnent de mauvaises indications, on tourne pas mal en rond Même les chiens (très (trop) nombreux en Equateur) nous poursuivent, leurs dents acérés menaçants nos frêles mollets  !

 

Voilà le petit texte que j'ai écrit sur les réseaux sociaux ce jour là :

"Mauvaise nouvelle aujourd'hui
Blocage complet du pays depuis minuit
Des Barrages par les taxis et bus sur les routes empêchent de sortir de toutes les villes, le pays est paralysé.

Les espoirs de Chimborazo 6300 m (prévu demain) s'envolent. On espère juste avoir notre vol pour rentrer dans 2 jours. L'aéroport de Quito est bloqué pour le moment... (apparemment c'est l'état d'urgence)

En attendant on s'est fait une rando au dessus de Bagnos après une matinée dans les plus vieux bains de la ville."

Les bains de Banos - Les bains de Banos -
Les bains de Banos - Les bains de Banos - Les bains de Banos -

Les bains de Banos -

La ville de Banos : facile à bloquée !
La ville de Banos : facile à bloquée ! La ville de Banos : facile à bloquée ! La ville de Banos : facile à bloquée !
La ville de Banos : facile à bloquée ! La ville de Banos : facile à bloquée ! La ville de Banos : facile à bloquée !

La ville de Banos : facile à bloquée !

Le lendemain, on est toujours coincés. Tout est intégralement bloqué. Anne et Thierry ont tendance à déprimer. De mon coté je cherche une solution. Partir dans un pays voisin pour prendre un avion si la frontière n'est pas loin. Impossible, la frontière la plus proche est à 400 km et 6 h de voiture (dans le meilleur des cas ! ) . Autre solution, y a t'il un petit aérodrome pour trouver un petit avion qui nous ramènerait à Quito (quitte à le rejoindre en vélo). Le fait de chercher des solutions m'occupe l'esprit. Il faut absolument que je sois rentré lundi pour le boulot . Bon j'avoue  que le premier jour que j'ai fait hier (jeudi) c'est les appeler pour les prévenir de ma situation délicate.

Anne et Thierry restent prostrés et subissent les évènements. C'est vrai que c'était leurs premières grandes vacances depuis 3 ans :-(

On décide de faire une rando, en passant dans le centre ville, on croise une procession

Je décide de la suivre un peu , Anne et Thierry partent devant. On se retrouvera peut être. Ayant exploré les pentes aux sud de la ville hier, on part au Nord. Ça tombe bien, la procession part dans cette direction .

Et hop, je grimpe derrière les Saints et leurs porteurs. Ils font une pause, je poursuis, je sais que je ne rejoindrai pas Anne et Thierry, trop rapides pour moi. je suis seul et ça fait du bien, en fait pas si seul que ça, un chien se met à me suivre. il a l'air super sympa et je lui donne même un nom : Tungu ! (du nom du volcan qui surplombe la ville que nous avons gravi hier !)

Je grimpe tout en papotant avec mon fidèle compagnon, qui se fait régulièrement courser par les autres chiens quand il entre sur leur territoire. Beaucoup plus haut, je décide de faire demi tour. Je coupe les virages afin d'éviter à Tungu de croiser ses ennemis. Ça me vaut quelques passages un peu verticaux pour rejoindre la route Je demande à un éleveur s'il a vu  Anne et Thierry, en fait non.

Plus bas, je décide de revenir par un autre chemin. Il me semble apercevoir mes acolytes, je les appelle. Mais ils sont loin et avancent quand même. Je finis par les rattraper, mais il ne s'agit pas de Anne et Thierry mais de Sarah et Adrien, 2 Suisses Allemands en balade (eux aussi coincés à Banos) On fait la descente ensemble, je passe un agréable moment. On rentre par Banos par la route, elle aussi bloquée par  des bus.

Dans la ville je vois Tungu me quitter à regret et se mettre à suivre d'autres touristes, qui essaient de le faire fuir à coup de bouteille d'eau ! On aura quand même fait 13 km ensemble ! Chien infidèle ! Adieu Tungu.

Je finis par quitter Sarah et Adrien et retrouver l'hôtel et Thierry et Anne.

Miguel déboule

Le barrage au Nord de la ville a été levé, il faut partir

Et zou, faire les sacs, go vers le 4X4 et on file pour 3 km, on voit les stigmates des barrages, des poteaux en travers de la route. et 5 km plus loin on est bloqué. Miguel part aux nouvelles. L'attente dure, au boit de 3/4 d'heure,  demi tour, ça ne passe pas, fausse alerte. Retour à l’hôtel, Anne qui craque, ambiance lourde. On n'est pas parti.

Miguel  évoque deux solutions pour le lendemain, soit partir en motocross par les pistes, soit en ambulance.

(rien n'est gratuit, c'est 200 dollars par moto ou 240 dollars pour l'ambulance 2 personnes) On n'a pas le choix si on veut quitter la souricière...

On part voir le loueur de motos, mais je vois assez vite qu'il ne veut pas louer ni motos ni pilotes , trop dangereux. Des indigènes leur ont lancé des cailloux ce matin. Miguel négocie, peine perdue. Reste la solution de l'ambulance. Le souci, il n'y a que deux places. Nouvelle négociation, et notre Miguel réussi à obtenir que nous partions à 3... sans bagage ! On les rapatriera plus tard. Les passages de barrages seront chauds demain.

Rendez vous est pris avec l'ambulance, demain à 6 h du matin, Thierry jouera le malade, Anne sa femme et mi le traducteur (avec mes 3 mots d’espagnol ! ) (Sandrine m'avouera à mon retour que ça lui faisait penser à Tintin ! )

On va prendre le repas au resto et Miguel apprend que les barrages sont en train de se lever. Il annule l'ambulance (on est sur ? ...) et on programme un réveil demain à 5 h (perso j'aurais préféré garder l'option ambulance)

Retour à l’hôtel après le repas. Je raconte les épisodes du jours sur les réseaux sociaux , Anne et Thierry sont déjà dans leurs lits quand on tape à la porte. C'est Miguel, il faut partir tout de suite, il y a un convoi de touriste  à rattraper  qui file vers Quito, on est déjà en retard...

 

_________________________________

"Ecuador news (nouvelles d'Equateur)

Bon, on est toujours coincé, toutes les entrées de la villes sont fermées. Deux hypothèses pour l'instant : soit on quitte la ville à moto soit en ambulance...

Le vol est demain à 20 h

En attendant, j'ai fait une rando seul (Anne et Thierry étaient partis avant) en suivant une procession, puis en trouvant un nouveau compagnon de marche que j'ai appelé Tungu avant de rencontrer deux Suisses Allemands : Sarah et Adrien avec qui j'ai fait la descente !

Tungu m'a délaissé pour d'autres baroudeurs une fois dans Bagnos... Pas très fidèle.
On est dans l'incertitude quand au retour à Quito
Pour le reste pas de souci, la ville est calme (pas comme les images d'émeutes qu'on voit à la télé sur les chaînes d'info dans les grosses villes.

D'autres news, peut être, demain "

Randonnée au dessus de la ville de Banos, bloquée par les grèves !Randonnée au dessus de la ville de Banos, bloquée par les grèves !Randonnée au dessus de la ville de Banos, bloquée par les grèves !
Randonnée au dessus de la ville de Banos, bloquée par les grèves !Randonnée au dessus de la ville de Banos, bloquée par les grèves !Randonnée au dessus de la ville de Banos, bloquée par les grèves !
Randonnée au dessus de la ville de Banos, bloquée par les grèves !Randonnée au dessus de la ville de Banos, bloquée par les grèves !Randonnée au dessus de la ville de Banos, bloquée par les grèves !

Randonnée au dessus de la ville de Banos, bloquée par les grèves !

La route...

Donc hier, après 3 départs de l'hôtel et 3 retours du fait de fausse alerte (départ), je rejoins un appel de Miguel, on part dans 5 minutes. La solution de l'ambulance est écartée, il semble que la grève soit suspendue. Anne et Thierry étaient déjà couchés, et perso, j'envisageai une agréable et méritée douche réparatrice...
On sait que la fenêtre pour quitter Banos risque d'être courte, 5 minutes plus tard on est en bas. La fin des grèves est annoncées mais ça pourrait reprendre demain, Samedi matin.

Départ pour Quito dans le 4X4 de Miguel, on remonte la route, où, bonne surprise, il n'y a plus de barrage. On parvient à Ambato, situé à une 20aine de kilomètres de Banos. Et là, on se fait coincer par de nombreux Indigènes qui bloquent un rond point : il y a des fagots devant les routes, et quelques feux. Demi tour, pour passer par les pistes... Et ça passe... mais il faut plus de 20 minutes pour se retrouver de l'autre coté du barrage bloqué.  5 km plus loin, nouveau barrage, en train de se monter : des pneus, de l'essence, un briquet.
Miguel descend du 4X4 et fin négociateur (et avec 5 dollars) le barrage s'ouvre avant de se refermer derrière nous.
On a déjà perdu 1 heure !

On est sensé rejoindre un convoi militaire qui nous assurerai d'aller à Quito sans embûche.

Sur la route il y des arbres, des restes calcinés, des bouts de goudron encore fumants.

On s'embarque sur la 2 X 3 voies de la Panaméricaine. Pas grand monde. On dépasse le convoi chargé d’emmener les touristes à Quito : voiture de police, militaires et devant, un camion avec un bulldozer pour enlever d'éventuels barrages !!!
Miguel, assez confiant, pense que ça va rouler sans problème jusqu'à Quito et dépasse le convoi à vive allure.
20 km plus loin, énorme bouchon. A l'arrêt pendant ¾ d'heure. Des voitures qui font demi tour sur l'autoroute, des ambulances qui se faufilent comme elles peuvent, oui, les gens utilisent aussi la bande d'arrêt d'urgence.

La loose complète, on voit le convoi de touriste passer sur l'autre voie en sens inverse alors qu'on est coincé dans le trafic. Notre chance est peut être passée.
L'attente est longue mais ça repart. Tout le monde est à fond, les camions, les voitures, on sent toute la tension du pays.
7 km plus loin, on est encore à l'arrêt. Avant de repartir après de longues minutes. On passe près des anciens barrages : pneus brûlés, goudron complètement fondu par la chaleur, cailloux en travers de l'autoroute, arbres en feux sur les bords Une fumée noire impénétrable par moment, une circulation hyperdense et parfois trop rapide. Il reste régulièrement des traces des affrontements...

Mais on avance, pas rapidement mais on avance. Je finis par m'endormir lors d'un arrêt bouchon. Le redémarrage me réveille.

On parvient aux abords de Quito. La circulation se fait fluide, en centre ville il n'y a personne. Miguel veut nous pauser à l'hôtel en centre ville. On lui dit qu'on préférerait dormir dans l'aéroport ou dans un hôtel à coté de celui ci, on n'a pas envie de se retrouver coincés demain... Finalement comme on est crevé (il est 3 h du mat, on accepte de dormir dans l'hôtel du centre ville).
Miguel sonne, il y a un problème, comme on n'est par arrivé avant 22h et que les places n'ont pas été confirmées par l'agence, elles ont été réattribuées... C'est pas de la chance ça !

On reprend la route, longue, il faut sortir du centre ville et rejoindre l'aéroport, 50 minutes de route, sans voir grand monde, par chance. On rejoint l'aéroport, Miguel nous pause, on lui demande s'il n'y pas un hôtel, il part en quête. Perso je me dis qu'il y a peu de chance de trouver une chambre de libre alors que c'est la crise ici.

Je pars en quête d'un endroit pour dormir dans nos duvets dans l’aéroport. "La galère , c'est comme les échecs, il faut toujours avoir un coup d'avance..." Je sais aussi, que trouver des solutions dans ces conditions là permet d'éviter la déprime. Anne et Thierry restent à dormioter vers les sacs.

Et la chance tourne, un peu, un pompier nous distribue sandwichs et boissons (ils ont fait ça dans tout l'aéroport, avec les grèves énormément de monde dormait dedans ). Miguel revient, il a trouvé un hôtel pas trop loin pour 15 dollars par personne.

On remonte nos affaires dans le 4X4

2 km plus loin, un petit hôtel. On se retrouve dans une grande chambre à 5 lits. J'envoie quelques nouvelles pour rassurer Sandrine et Maman.
Je me retrouve sans un lit d'enfant , avec comme tête de lit, Spiderman, Louis aurait adoré !

Demain, au pire, on peut aller à l'aéroport à pied (avec 33 kg sur le dos), mais ça pourrait se faire.

Je m'endors comme un bébé dans les bras de Morphée.

On n'a jamais été aussi près du but !

Chimborazo : Un but "émeutes" - bloqués à Banos
Chimborazo : Un but "émeutes" - bloqués à Banos

Retour à la maison
un peu fade
Avion presque à l'heure
RER RAS ( avec 32 kg sur le dos quand même !)
TGV RAS (pour l'instant)

Merci à tous pour vos messages ( qui maintiennent le moral au beau fixe !)
Plus qu'à organiser le prochain voyage... On ne se refait pas !

 

FIN !

Tungurahua - 5023 m

Apoutsiak — equateurexpé5000RandoAnne

On ne le sait pas encore, mais ça sera notre dernier 5000 du séjour en Équateur.

On est parti un peu à l'arrache (il n'était pas prévu dans le programme) et vu qu'on est un peu obstiné, on s'est retrouvé au sommet de ce volcan hyperactif !

 

vidéo

Topo

Accès au parking, de Banos, sortir de la ville par l'Est (direction Ambato) puis prendre la route de Pondoa. Continuer la route jusqu'à la cabane des rangers, enregistrement obligatoire (et gratuit) - 2750 m

De là, remonter la route sur 100 m puis prendre à gauche (panneau) La suite remonte le long d'une arête du Tungurahua. Chemin assez raide, parfois sous les racines (spectaculaire) le tout dans la forêt Equatoriale.

Accès au refuge 3800 m (ancien refuge détruit par une éruption en dessous)

Possibilité d'y dormir.

Sommet, remonter le sentier qui part derrière le refuge. On gagne la barrière du volcan. Sente très raide au dessus, qui vient mourir au Mirador 4600 m Au dessus partir sur la gauche (Est) Remonter les pentes de cendre volcanique, et retrouver la sente (croix) remonter jusqu'au bord du cratère.

Le sommet est sur la gauche (avant il était sur la droite mais les dernières éruptions ont changé la topographie des lieux !!!)  Rejoindre le glacier, le traverser (attention aux crevasses créées par les vapeurs volcaniques) remonter la pente raide derrière (chutes de pierres) puis accéder au sommet (croix 5023 m)

 

Pour mémoire l'ancien sommet culminait à 5016 m ( le nouveau est à 5023 m - jusqu'à la prochaine éruption ! )

F+ - 2200 m

Topo Tungurahua

Topo Tungurahua

Récit

Aujourd'hui, ça devait être la journée de repos avant le départ pour le Chimborazo. Bon, mais comme je vis avec deux tarés du sport, on a dans l'idée de gravir le Tungurahua, le sommet au dessus de Banos : Un volcan hyperactif de plus de 5000 m (une éruption tous les 4-5 ans, nécessitant l'évacuation de plusieurs villages dont Banos !!!

La veille on a calculé les dénivelés, les horaires, sachant qu'on ne peut pas partir très tôt et qu’officiellement, on n'a prévu qu'une balade "normale". Le timing va être serré, si on veut rentrer avant la nuit;

Miguel passe nous prendre à 9 h, et hop on monte jusqu'au parking des rangers. En montant je demande quelques indications concernant le sommet... Ça peut toujours servir...

On signe les papiers chez le rangers, et on file. Bon je sens que les deux ultrasportifs sont en forme. Je vais (encore) galérer aujourd'hui.  Au départ ils me suivent poliment. On est dans la forêt équatoriale peu dense. Le sentier est très encaissé, entre 2 et 3 mètres, parfois, il est couvert de racine, ça forme de véritables tunnels !

Je fais l'erreur de m'arrêter prendre une photo, mes deux comparses me laissent sur place. Me reste juste mes petits bras pour pleurer !

Heureusement, un colibri a interrompu la marche d'Anne et le gentil petit oiseau me permet de recoller. Je n'aurai que le droit de l'apercevoir.

Sur le sentier, les kilomètres sont marqués, et ils sont assez déprimants, sachant que nous avons 1100 m de déniv' à faire pour rejoindre le refuge . Par contre les fleurs, variées et nombreuses agrémentent le parcours !

 

On croise des Équatoriens qui ont dormi au refuge, ont tenté le sommet ce matin et ont buté à 4600 m ! trop de vent... Ça s'annonce mal ! Bon, on voit bien qu'ils ont un peu moins expérience que nous mais bon, si Éole nous interdit l'accès il faudra se résoudre à buter !

je surveille l'altimètre du coin de l’œil, je sais que le refuge n'est plus très loin, mais avant lui, voilà le fameux ancien refuge, détruit lors d'une des récentes éruptions. "Quand volcan pas content, lui toujours faire ainsi !" Il ne fait pas bon être dans les parages, quand le Tungurahua s'excite ! C'est un volcan explosif, qui balance des frigos a des centaines de mètres de hauteur, gare à celui qui se balade dessous lors de l’atterrissage de ceux ci ! bon, aujourd'hui tout semble calme.

Le temps est gris, le vent bien présent.  On arrive enfin au refuge. 2 h 05 de marche, on est dans les temps !

montée au reguge du Tungurahua
montée au reguge du Tungurahua
montée au reguge du Tungurahua
montée au reguge du Tungurahua
montée au reguge du Tungurahua
montée au reguge du Tungurahua
montée au reguge du Tungurahua
montée au reguge du Tungurahua
montée au reguge du Tungurahua

montée au reguge du Tungurahua

Pause au refuge et visite, c'est spartiate, mais ça doit être jouable de dormir ici, bien équipés !

Nous, on grignote, on boit avant de repartir. La végétation est magnifique. On remonte un sentier puis une sente raide, on passe une vieille barrière, ça se redresse. L'ascension est désagréable, dré dans le pentu, il faudra qu'on apprenne aux Équatoriens à faire des lacets ! Le vent est là, je n'ai pas emmené de Doudoune (et oui, j'ai voulu partir avec un sac light, sur un 5000 c'est un peu khon, mais je l'ai fait, bilan juste une goretex sur ma polaire fine, le vent a tôt fait de me subtiliser ma chaleur.

Les nuages montent au fur et à mesure que nous montons, j'en viens à espérer finir au soleil !  C'est toujours raide. Je mène notre petit groupe, balayé par les rafales de vent. On n'est pas en haut. Le point 4600 m n'est plus très loin, on rejoint une bande de rochers après une ascension raide longue  et monotone. On se retrouve dans une semoule où la progression nécessite de gros efforts.

Autour du point 4600 m , le Mirador, on fait une pause à droite de grands rochers à l'abri du vent. Reste seulement 400 m , ça doit être jouable. Je mange un peu, et je bois.  Ça doit être bon question timing, on va poursuivre vers le haut.

mirador 4600 m du Tungurahua
mirador 4600 m du Tungurahuamirador 4600 m du Tungurahuamirador 4600 m du Tungurahua
mirador 4600 m du Tungurahuamirador 4600 m du Tungurahuamirador 4600 m du Tungurahua

mirador 4600 m du Tungurahua

Et zou, on repart. Vu que la portion est physique, on met Thierry devant, pour qu'il s'use une peu à tracer. Il est trop fort, ça ne lui fait même pas mal ! Au dessus le terrain change, c'était déjà raide, ça s'accentue. Un mélange de pierres mal tenues dans un terrain instable... Avec quelques chutes de pierre venu du haut du volcan, (oui, par moment le soleil tape...) Situation scabreuse, désagréable, on va de zones de pierres à zones de pierre en traçant dans le sol friable raide.

Ça râle, ça peste, mais ça avance. Anne est passée devant. Sur la gauche, une croix nous attire, on traverse vers elle dans la difficulté et on retrouve, miraculeusement, une sente (on pensait qu'au dessus de 4600 il n'y avait plus rien !  La portion dangereuse est en dessous de nous, on n'est pas mécontents de l'avoir quitté !

Au dessus, c'est le brouillard et le vent. Je me fais larguer. Et mes deux avions de chasse ne sont pas là pour lambiner. Je prends mon rythme, je les retrouverai en haut. Ils disparaissent de temps en temps dans l'épais brouillard.  Le terrain est volcanique, le sable volcanique a tendance à glisser sous les pas. Le rythme est lent. On remonte des bandes de rochers, puis le brouillard nous enveloppe complètement. A notre gauche, on aperçoit un petit glacier.  On parvient à un replat, sans doute le bord du cratère, sans visibilité , dommage !

Tungurahua 5023 mTungurahua 5023 m
Tungurahua 5023 mTungurahua 5023 m
Tungurahua 5023 mTungurahua 5023 mTungurahua 5023 m

Tungurahua 5023 m

La suite doit être sur la gauche. On suit une sente, on passe à proximité de bouts de glace bizarres, posés là. Puis voilà ce qui doit être le glacier.  Anne et Thierry partent à droite, je pars à gauche (mon petit coté rebelle !)  Le bord du glacier est décalé du sol de 1 m, puis j'observe en dessous un grand trou. Il ne faudrait pas avoir un accident ici. Je monte sur le glacier et rampe pour éviter de trouer la glace. J'indique à Anne et Thierry de passer de leur coté. Une petite descente de 2 m pour eux et ils me rejoignent. Traversée du petit glacier, Je croise les doigts pour qu'on ne se mange pas une crevasse due aux sortie chaudes en provenance du volcan.

On parvient en face, c'est raide, on quitte le glacier pour une zone raide et bouillasseuse. La tendance est de faire tomber la montagne sur celui qui est derrière... Et celui qui est derrière c'est moi !  On bataille un peu mais on rejoint le replat au dessus. Anne et Thierry galopent... Une croix, le sommet ? j'y arrive, on est pas sûrs que ce soit le sommet, on n'y voit pas à 20 m... On descend un peu pour voir si on voit mieux en avançant. Ben non . On décrète donc que c'est le sommet ( ce qui s’avérera juste après analyse du GPS - l'altimètre non recalé le matin  indiquait 5010 m )

On a mis 5 h 30 depuis le parking !

Et on fait une pause un peu en dessous à l'abri du vent , en attendant une éclaircie (oui, on sent que le soleil n'est pas loin)

Sommet du Tungurahua 5023 mSommet du Tungurahua 5023 mSommet du Tungurahua 5023 m
Sommet du Tungurahua 5023 mSommet du Tungurahua 5023 mSommet du Tungurahua 5023 m
Sommet du Tungurahua 5023 mSommet du Tungurahua 5023 m
Sommet du Tungurahua 5023 mSommet du Tungurahua 5023 m

Sommet du Tungurahua 5023 m

Sommet du Tungurahua
Sommet du Tungurahua

Sommet du Tungurahua

Il se met à neiger...

On pli les gaules !

Et on galope, rejoindre le glacier, attention aux pierres puis attention aux crevasses. La visibilité est mauvaise, toujours. Traversée du glacier puis le petit passage raide, j'aide Thierry puis Anne qui râle, je l'ai tirée trop fort, trop vite. C'est vrai que je me suis peut être précipité, mais c'était pour aider... Dur.. on poursuit dans les glaçon puis dans la descente, rapide quand c'est du sable volcanique, très rapide.  Les passages rocheux nous ralentissent d'autant plus qu'il ne faut pas qu'on se perde !

On évite la portion périlleuse prise à la montée. Grosse zone de sable volcanique, on s'enfonce jusqu'au mollet, on glisse vers le bas. C'est un plaisir et c'est vraiment rapide. Je me fais plaisir dans cette descente, je lâche les chevaux. On retrouve la sente raide, qui descend elle aussi rapidement même si c'est moins agréable. 

La descente est vraiment très rapide, on mettra 1 h 10 pour rejoindre le refeuge, où on opere une petite pause

Tungurahua - 5023 mTungurahua - 5023 mTungurahua - 5023 m
Tungurahua - 5023 mTungurahua - 5023 mTungurahua - 5023 m
Tungurahua - 5023 mTungurahua - 5023 mTungurahua - 5023 m
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Tungurahua - 5023 mTungurahua - 5023 mTungurahua - 5023 m

La suite est la descente depuis le refuge sur le sentier trop raide. Je pars devant, laissant les tourtereaux derrière (pour une fois) 45 minutes plus tard, je suis en bas, il aura fallu moins de 2 h pour descendre les 2200 m depuis le sommet. Par chance, Miguel et sa femme viennent d'arriver pour nous récupérer.

Reste à rentrer à l'hôtel, pour dormir et récupérer, demain, c'est le départ pour le Chimborazo !... Miam !

Tungurahua - 5023 mTungurahua - 5023 mTungurahua - 5023 m
Tungurahua - 5023 mTungurahua - 5023 m
Tungurahua - 5023 mTungurahua - 5023 m

Alpinisme : Volcan Cotopaxi - 5897 m

Apoutsiak — equateur5000expéalpinismeLes 100 plus belles

Le plus haut volcan du monde en activité

Dernière éruption importante : il y a 2 ans

Et ce jour... il fume !

Vidéo :

 

Topo

Cotopaxi voie normale (Nord)

Parking à 4600 m

Refuge Jose F. Rivas - ou refuge du Cotopaxi

Deux solution : soit remonter la combe en cendres volcaniques juste à gauche en montant depuis le parking ( itinéraire à priviliégier à la descente)

Sinon, traverser la combe et prendre le sentier en lacet qui amène au refuge (4840 m)

Cotopaxi 5897 m

Du refuge, partir sur la droite pou monter sur un petit éperon (sente) et remonter au mieux cet éperon en direction du sommet ( point le plus haut sans glacier) il y a une sente jusqu'à l'accès au glacier 5250 m

Sur le glacier, remonter vers le sud et contourner au mieux les crevasses (grosses, c'est plus facile quand c'est tracé) puis partir direction Sud Est pour passer sous la Roccia Negra (que l'on ne voit pas de nuit) Crevasses (toujours)

Rejoindre une zone étonnante, ou la dernière erruption a fait fondre la glace rendant l'endroit un peu brun et noirâtre (glace sale) .  poursuivre sans la même direction (pénitents)

et virer à droite à l'approche du cratère. 5897 m

Descente

Par le même itinéraire

Remarque

il faut être sorti du glacier à 10 h du matin

 

 

topo carte Cotopaxi
topo carte Cotopaxitopo carte Cotopaxi

topo carte Cotopaxi

Récit :

Réveil tranquille dans l'hacienda cuelo de la luna ( la traduction de Cotopaxi en espagnol : le cou de la lune)

Miguel passe nous chercher avec le gros 4X4 avant de prendre la route du parc du Cotopaxi sur laquelle nous récupérons Diego avant de faire quelques courses alimentaires dans une micro épicerie.

Au niveau des rangers, passage au resto et achats de quelques souvenirs. Puis on suit la piste, le Cotopaxi se dévoile légèrement, il y a quelques nuages au sommet. On se sent bien petits !

On est sur le plateau au pied du cotopaxi, la route s'élève doucement, devient terreuse, donc piste. Puis c'est la montée finale, en lacets, jusqu'à 4700 m, presque le Mont Blanc, encore une fois. Au programme 45 minutes pour atteindre le refuge. Ça devrait le faire !

 

montée au refuge du Cotopaximontée au refuge du Cotopaximontée au refuge du Cotopaxi
montée au refuge du Cotopaximontée au refuge du Cotopaximontée au refuge du Cotopaxi

montée au refuge du Cotopaxi

Et donc je pars, avec Anne dans la roue. Thierry lui est devant, il papillonne sur le sentier.  Il fini par nous attendre, et je prends mon rythme, laissant ensemble les deux tourtereaux. Le chemin s'élève, j'avance d'un bon pas. Quelques lacets, quelques touristes laissés sur place malgré mon chargement, et zou, le refuge, 32 minutes ! J'arrive juste après Diego qui est monté directement sans prendre les lacets.

On s'installe, le refuge est très chouette, avec pleins de touristes à l'intérieur.

Il y a des drapeaux de pleins de pays accrochés aux murs et les gens signent sur le drapeau de leu pays.  On voit des Dijonnais s’activer. Ce soir c'est la fête des guides, à priori on sera les seuls au refuge.

Grand dortoir confortable, on s'installe pour une petite sieste.

Puis bon repas dans la salle à manger.

On laisse les guides et les gardiens qui jouent au rami et vont y passer  une partie de la courte nuit (et une partie de leur argent) Pas sur que Diego ai beaucoup dormi... A priori c'est la gardienne qui a raflé la mise !

Je file me coucher tôt, petit comprimé pour dormir ( au fait j'ai lu juste avant de  partir un article qui déconseillait fortement cette pratique...). comprimé pas très efficace, je tourne pendant 3/4 d'heure avant de trouver le sommeil, la faute à la pluie qui pourrait s'inviter à la fête et nous gacher le sommet. Quand je me réveille, à minuit, tout le monde est déjà réveillé !

Refuge du CotopaxiRefuge du Cotopaxi
Refuge du Cotopaxi
Refuge du CotopaxiRefuge du Cotopaxi

Refuge du Cotopaxi

Descente à la cuisine, petit dej, sac à dos, l'envie d'en découdre, même si je n'aime pas trop se terme quelque peu guerrier.  On quitte le refuge, comme d'hab, je scrute le ciel à la recherche d'étoile, il n'y en a pas trop, et il a pas mal de nuages à priori.

L’ordonnancement est le suivant, Diego devant, Miguel derrière et les 3 touristes entre les deux. Je joue les électrons libres avec mon appareil photo wink.

On quitte le refuge pour remonter un sentier un peu plus au Sud avant de remonter une croupe avec une sente. Diego a le sommet dans la peau, il l'a surtout gravi la semaine dernière, on ne devrait pas se perdre. Nuit noire, c'est le cas depuis le début de notre séjour, pas un pet de lune ! Dommage. On imagine à notre droite le glacier. On remonte une pente de sable et Diego nous trouve la trace. la neige tombé cette nuit, nous laisse une ambiance fraiche. on passe comme souvent les 5000 m et 200 m au dessus c'est le glacier; L'occasion d'une bonne pause pour se préparer boire et manger un peu.

 

 

du refuge du Cotopaxi au glacierdu refuge du Cotopaxi au glacierdu refuge du Cotopaxi au glacier
du refuge du Cotopaxi au glacierdu refuge du Cotopaxi au glacier

du refuge du Cotopaxi au glacier

Les cordées sont les mêmes que sur les Illinizas : Diego Thierry et moi ( je ferme la marche) et Miguel avec Anne, on part devant et ça m'arrange, je pourrai filmer la cordée de derrière. On est complètement seuls sur cet immense volcan, à priori, les jours de pleine affluence il y a la queue pour passer les crevasses ! La Chance !

Les crevasses parlons en, au bout de 5 minutes, on croise la première, l'embouchure est fine, bordée de stalactites mais profonde et vaste en dessous, comme une meringue, il y a plein d'air. Elle a dans l'idée de nous happer, mais nous, ben on ne veut pas. Le regel et bon et c'est sans encombre que nous la traversons.

 Plus haut, dans le halo de la frontale, je vois un grand champignon de glace de 15 m de haut. Un sérac à la forme étonnante. Je sens déjà que la descente va être magique. Diego fait quelques pauses pour que les cordées se rattroupent.

On repart, nouvelles crevasses, petits séracs, on avance. Diego connait le chemin par cœur. Je ne sens aucune fatigue, l'acclimatation a été bonne et le rythme lent me laisse profiter de chaque instant ( et le comprimé pour dormir m'a permis d'avoir une bonne nuit...)

Pause sous un sérac, en bordure de crevasse. Le froid n'est pas intense mais il est bien là. Un peu de thé chaud, une barre et on repart. On longe une énorme crevasse, une autre plus petite, perpendiculaire vient nous barrer la route, un piolet au dessus, un grand pas, juste le temps de regarder avec la frontale au fond, mauvaise idée... ça fait peur, de toute façon, la corde se tend, il me faut avancer, et laisser là mon observation des entrailles du glacier. A droite, la crevasse principale me laisse imaginer les trous qu'il y a en dessous.

Le rythme est lent mais on avance bien !

Dans les crevasses du Cotopaxi by night !Dans les crevasses du Cotopaxi by night !Dans les crevasses du Cotopaxi by night !
Dans les crevasses du Cotopaxi by night !Dans les crevasses du Cotopaxi by night !
Dans les crevasses du Cotopaxi by night !Dans les crevasses du Cotopaxi by night !

Dans les crevasses du Cotopaxi by night !

Au dessus, les crevasses et les séracs se succèdent, le jour commence doucement à se lever. On approche une zone où l’éruption d'août 2015 a laissé des traces. La glace a fondu, elle est devenue noirâtre un peu sale. Le glacier prend une forme étonnante. On opère une pause au milieu de  ce chaos. Anne a froid aux mains. Chacun s'active a essayer de la réchauffer, je lui masse les mains, tandis que Miguel lui propose une doudoune qu'elle refuse. Elle souffre d'un onglet de compet'. On prend le temps que la circulation sanguine reparte avant de repartir nous aussi.

Pour la suite, on remonte une pente monotone bordée de pénitents blancs (de petite taille) mais intérieurement je me dis qu'heureusement qu'il y a une trace, ça serait galère de marcher à coté ! Ça sent le sommet. Je sais qu'on va y arriver, je regarde le ciel un peu gris.

 

Nouvelle pause, Anne arrive en pleurs. Dur. Elle fini par accepter la doudoune de Miguel, on se remet à tous à la réchauffer. Et grâce à la grosse doudoune, elle reprend des couleurs. On opère un virage, l'un des derniers, on remonte sur le bord du cratère, j’aperçois le bas de celui ci ! Encore quelques mètres, Sommet !

Bizarrement, tout est calme, pas un bruit, le volcan émet des panaches de gaz toutes les 3 4 minutes... sans bruit (et sans odeur) Il y a peu de vent; on se congratule, Anne et Miguel déboulent derrière. Yes !

Et vu qu'il ne fait pas trop froid, grosse séance photos et vidéo; Je réussi à faire la roue . Anne embraye, la sienne est plus jolie, comme à chaque fois. Faudra un jour que je m'entraine en plaine !  A oui, j'ai oublié de vous dire que c'est mon nouveau record, 2 mètres plus haut que le Kilimandjaro !!! 5897 m !

Sommet du Cotopaxi 5897 mSommet du Cotopaxi 5897 mSommet du Cotopaxi 5897 m
Sommet du Cotopaxi 5897 mSommet du Cotopaxi 5897 m
Sommet du Cotopaxi 5897 mSommet du Cotopaxi 5897 m
Sommet du Cotopaxi 5897 mSommet du Cotopaxi 5897 m

Sommet du Cotopaxi 5897 m

Mais là, j'avoue que je ne pense pas à ce record, je regarde avec admiration le cratère, et les panaches de fumés qui en sortent ! Magique ! Au loin, les autres volcans de l’Équateur, ceux gravis, et le Chimborazo qui sera notre dernier objectif.

Chacun profite de ce spectacle incroyable. Le soleil peine à percer les nuages, mais ça reste magnifique. Je propose à Miguel de faire le tour du cratère, mais l'idée ne l'enchante guerre. Dommage.

On fini par plier les gaules, on aura passé trois quart d'heure au sommet.

Sommet du CotopaxiSommet du Cotopaxi
Sommet du Cotopaxi
Sommet du CotopaxiSommet du CotopaxiSommet du Cotopaxi

Sommet du Cotopaxi

On se lance dans la descente, moi devant , tel un bizuth suicide. Bon le départ est facile, descente le long de la paroi du cratère puis quelques virages dans les pénitents blancs. Tout va bien, on rejoint la zone qui a subi les foudre de l’éruption de 2015...  Pause. Et je repars dans le dédale de crevasses, ça remonte un peu puis ça en longe une. A l'aller on avait pas trop bien vu, au retour c'est vraiment spectaculaire.

Les crevasses sont énormes et les ponts de neige sont impressionnants.

Les obstacles juste aperçus dans le halo de la frontale à la montée , se révèlent dans toute leur splendeur sous le soleil à la descente. C'est incroyable, je profite de chaque instant dans ce paysage unique.

 

 

Les crevasses et séracs du CotopaxiLes crevasses et séracs du Cotopaxi
Les crevasses et séracs du CotopaxiLes crevasses et séracs du Cotopaxi
Les crevasses et séracs du CotopaxiLes crevasses et séracs du Cotopaxi

Les crevasses et séracs du Cotopaxi

Les crevasses s'enchaînent, j'essaie de me faire léger sur chacune d'elle (chose évidemment peu évident quand on me connait) . Par chance, ça passe sans souci aujourd'hui. et la progression vers le bas est rapide, en dépit des nombreuses pauses photos.

Derniers obstacles et c'est la sortie du glacier. La pause est courte, juste le temps de se décorder et de ranger les crampons.

Descente à fond dans le sable volcanique recouvert de neige. Je pars à fond vers le bas. Avec Thierry juste derrière. Il est doué Thierry.  Il passe devant. Je bourrine pour le suivre, ça va vite, le sable glisse sous les chaussures. Le refuge approche à grande vitesse. Faudra penser à freiner si on ne veut pas le rater... On récupère la sente pour les derniers mètres. Et zou, le refuge.

On étale nos affaires pour un court séchage. Et on grignote du maïs grillé, comme d'hab !

Crevasses et séracs - le glacier du CotopaxiCrevasses et séracs - le glacier du CotopaxiCrevasses et séracs - le glacier du Cotopaxi
Crevasses et séracs - le glacier du CotopaxiCrevasses et séracs - le glacier du CotopaxiCrevasses et séracs - le glacier du Cotopaxi
Crevasses et séracs - le glacier du CotopaxiCrevasses et séracs - le glacier du Cotopaxi
Crevasses et séracs - le glacier du CotopaxiCrevasses et séracs - le glacier du Cotopaxi

Crevasses et séracs - le glacier du Cotopaxi

Crevasses...Crevasses...Crevasses...
Crevasses...Crevasses...Crevasses...
Crevasses...Crevasses...
Crevasses...Crevasses...

Crevasses...

Alpinisme : Volcan Cotopaxi - 5897 mAlpinisme : Volcan Cotopaxi - 5897 mAlpinisme : Volcan Cotopaxi - 5897 m
Alpinisme : Volcan Cotopaxi - 5897 mAlpinisme : Volcan Cotopaxi - 5897 mAlpinisme : Volcan Cotopaxi - 5897 m
Alpinisme : Volcan Cotopaxi - 5897 mAlpinisme : Volcan Cotopaxi - 5897 mAlpinisme : Volcan Cotopaxi - 5897 m

Le repos est court, le sac est déjà sur le dos pour la descente à la voiture.

Je pars derrière Miguel, qui, je le sais à présent, est un moins grand descendeur que moi (ou moins bourrin) Je reste sagement 2 minutes derrière lui, puis je passe la surmultipliée. Descente rapide dans la combe en sable volcanique. ca va très vite, je laisse quelques touristes sur place, j'en croise d'autre. Il ne me faudra que 7 minutes pour rejoindre la voiture !!! incroyable !  Bilan, il faut attendre les autres.

La magnifique journée est terminée, reste la longue roue jusqu'à Banos, et le doux repos avant le Chimborazo ... mais nos plans seront contrariés.

Alpinisme : Volcan Cotopaxi - 5897 mAlpinisme : Volcan Cotopaxi - 5897 m

Épilogue

Arrivée à Banos, on décide de faire un petit tour de la ville et de profiter des bains réputés à l'autre bout de la ville. Arrivés au bain, on se rend compte que c'est la fermeture. Bref, on reviendra demain.

Un vieil Équatorien nous aborde; Il nous explique, en anglais, qu'il faut un bonnet de bain et que le tarif est de 2 € , mais que pour moi, l'homme du 3ème âge, ça n'est que 1 € 50 !

Je regarde Thierry qui me regarde. Visiblement on a bien compris qu'il me parlait d'un tarif 3ème âge compte tenu de mon âge avancé.

Le type s'en va

Ça m'a coupé les pattes

Le matin, tu virevoltes en faisant la roue sur un sommet de près de 6000 m

Et l'après midi, quelqu'un vient te dire que tu as l'âge du "3ème âge" !

Ça m'a détruit

Quand on a raconté l'anecdote à Miguel le lendemain, ça lui a fait la journée !

Alpinisme : Volcan Cotopaxi - 5897 mAlpinisme : Volcan Cotopaxi - 5897 m

Alpinisme Equateur : Illiniza Sud 5248 m

Apoutsiak — alpinismeADequateurLes 100 plus belles

Une magnifique montagne, un peu technique mais belle.

Et zou, direction le sommet, beau temps au rendez vous !

Vidéo

Topo

D-

Du refuge des Illiniza (47OOm)

Partir à 'Est au dessus du refuge, non le sentier du col, mais le sentier qui part à gauche et rejoins une épaule au dessus du col

Poursuivre à flanc et venir buter sur une barre rocheuse avec un couloir raide de 30 m . Remonter ce couloir (escalade II III - rocher parfois instable parfois en mixte)

Au dessus, remonter la pente à gauche qui ramène vers le glacier.

Se mettre dans l'axe du glacier et remonter la pente raide 55 - 60° en glace 3 longueurs, elle se couche légèrement  sur le dessus rejoindre une grosse crevasse, la traverser et remonter vers le pied d'une barre  de séracs (avec stalactites) tirer à droite, une longueur en diagonale (qui longe les séracs) à droite permet d'atteindre un replat.

Tirer à gauche sur 150 m (plat)  et remonter la zone mixte qui permet de gagner le col, de là , à droite par l'arête facile jusqu'au sommet

 

Descente par le même itinéraire.

 

Alpinisme Equateur : Illiniza Sud 5248 m

Récit

Réveil à 3 heures, je m’habille, mécaniquement, j'en ai fait des réveils à 3h  en montagne, c'est presque devenu une habitude, direction la cuisine-salle à manger voisine. Petit dej copieux, je n'ai pas trop faim, mais je me force un peu. Retour dans le dortoir, reste à passer au toilettes avant de mettre le baudrier.

Oui, je vais en profiter pour donner un conseil : Toujours mettre le baudrier au dernier moment, cela permet d'aller aux toilettes un peu moins au dernier moment, et de n'avoir pas à gérer les difficultés liées au retrait, mais surtout à  la remise en place de celui ci... On a trop souvent vu des alpinistes avec le caleçon sur le baudrier !... Fin de l’aparté.

Bref, une fois les petites opérations matinales réalisées, Miguel réalise une rapide check-list du matos et lance le top départ, depuis le refuge. Et notre fine équipe s'ébranle dans le noir, sous le magnifique ciel étoilé.

Diego fait le rythme, nous on se retrouve intercalés et Miguel ferme la marche

Rythme assez lent mais efficace. Devant, on voit les frontales de l'unique cordée qui nous accompagnera aujourd'hui (avec comme guide, celui qui s'est moqué de nous hier).

 On rejoint rapidement le pied des difficultés, l'autre cordée est là, en train de se préparer.

Alpinisme Equateur : Illiniza Sud 5248 mAlpinisme Equateur : Illiniza Sud 5248 m
Alpinisme Equateur : Illiniza Sud 5248 mAlpinisme Equateur : Illiniza Sud 5248 mAlpinisme Equateur : Illiniza Sud 5248 m

La cordée de devant part dans un couloir qui semble un poil merdique. Le guide est vite en haut, mais les deux Équatoriens petouillent pas mal, le second perd même son crampon. Diego file l'aider à le remettre. Ça ne semble par hypertechnique, mais ils ont l'air de galérer. Après une attente un peu trop longue, Diego s'engage dans le couloir ,et à fond, notre speedy gonzales des cimes atteint le relai.

Thierry et moi avançons jusqu'au pied des difficultés, et c'est parti, quelques rochers pour les mains, de la neige sous les crampons, on s'élève, je me permets de donner quelques conseils à Thierry qui visiblement n'en a pas vraiment besoin, il est doué, Thierry !

Au relai, on passe devant tout le monde, pour rejoindre la neige, derrière, l'ombre de l'Illiniza Nord, gravi hier. Tout est sombre. Voilà le glacier et les difficultés, une belle pente avec des passages à 60°  par endroit, j'en ai rêvé !

Et zou, on part devant, d'abord en corde tendue, jusqu'à la première broche. De là Diego file vers le haut tel un chat, il porte bien son surnom El Gato : le chat ! Arrivé en haut, les autres cordées, celle de Papasito, le guide avec ses deux Équatoriens et celle de Miguel et Anne, remonte notre corde en l’utilisant comme corde fixe. Bon ben nous , dans les alpes on ne fait jamais ça. Miguel m'a expliqué que la veille, les guides se sont arrangés pour faire cause commune.

Attente un peu longue, puis départ vers le haut, glace noire recouverte d'une fine pellicule de neige. Par chance j'ai eu la bonne idée d'emmener mon quark, qui ancre parfaitement dans cette glace. C'est raide, Thierry, 3 mètres devant, ne voit pas les difficultés, trop fort.

On rejoint le relai, Diego repart, à fond, et tous les autres suivent, une fois que le relai suivant est installé.

Alpinisme Equateur : Illiniza Sud 5248 mAlpinisme Equateur : Illiniza Sud 5248 mAlpinisme Equateur : Illiniza Sud 5248 m
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Je sais que c'est ça que je suis venu chercher ici, un couloir raide, des séracs à notre droite, au dessus une grosse crevasse avec des stalactites énormes sur la lèvre supérieure, comme une gueule de requin qui souhaiterait nous manger.

Attention, nous ne sommes pas du menu fretin !

Nous rejoingnons la crevasse, court replat et pause sur la lèvre inférieure. Je suis aux anges, il fait grand beau, le soleil se lève sur l'Illiniza Nord, nous restons dans l'ombre.

On repart vers le haut, traversée du pont de neige puis pente raide avant de se retrouver sur des séracs tout aussi épatants avec leurs stalactites ! Chez nous, ils ne ressemblent pas à ça ! Relais sous les séras, Diego part à droite dans une pente de neige, longeant le pied de la barre de séracs. Nous, on suit, et on rejoint un joli replat pour une pause au soleil !

Boire, manger un  peu avant la suite.

Petite traversée, le long de crevasse masquée que l'on sent imposante. C'est Diego qui joue les bizuths suicides et ça m'arrange. On arrive au pied d'un petit couloir en mixte. Et c'est reparti.

Bon, ben, si de loin, le couloir paraissait difficile, dedans, c'est plus simple.

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on s'élève, que dis je on virevolte, je continue à donner d’inutiles conseils à Thierry, qui poliment, me laisse déblatérer, il se débrouille comme un vieux grigou des montagnes. Sur le haut, le col, magnifique, incroyable, des corniches en crème chantilly, au loin d'autres volcans, dont le Cotopaxi, notre futur objectif, je suis aux anges !!!

C'est beau !

Reste l'arête, elle parait simple, mais j'avais compris que la veille les cordées avaient buté sur celle ci. En fait, la fin est rando, et j'ai l'impression que les cordées d'hier ont fait demi tour tôt, dès les premières difficultés et la glace noire à 60 °...

Bref, quelques mètres de bonheur et d'émotion, des pensées pour plein de mondes, notamment papa, grand randonneur devant l'éternel, qui doit surveiller de prêt cette ascension.

Sommet, congratulation, la cordée Miguel Anne arrive 2 minutes plus tard avant les Equatoriens.

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Classique pause au sommet, des photos, des films, seul, en groupe. Des photos des sommets , des corniches. Attention à ces dernières, la crème Chantilly n'aime pas le passage.

On repart vers le bas

première partie rando, je dépote.

On bascule dans le couloir en mixte, facile jusqu'au replat, où on m'impose une pause.

j'aurais bien continué. Pas grave , on poursuit à flanc, bord de crevasse que l'on longe. C'est jamais bon de suivre une trace qui va dans le sens des crevasses, tu ne sais à aucun moment si tu es dessus. Puis on bascule le long du séra, raide mais facile. En bas, pause. Les autres cordées descendent en main courante sur notre corde.

 

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Partie suivante, descalade d'une première pente raide, entre le sérac et la crevasse, en pointe avant, la neige est correcte, ça passe. Pause dans la crevasse avant de repartir dans les pentes plus raides. Je dois retrouver le relai laissé en place. Trouvé, je me vache puis m'occupe de Thierry qui ne comprend pas trop les manoeuvres et passera la descente à essayer de comprendre, alors que c'est parfois difficile à expliquer (notamment du fait des techniques variées utilisées par nos guides) Diego arrive au relai, je pars devant avec pour mission de brocher en bas. Il me file une borche non vidée de glace le fourbe, mais je m'en rends comtpe et lui en demande une de qualité... On ne me la fait pas ! Je finis par m'executer, et , en bout de corde, je broche, je nous vache. Les autres descendent toujours en utilisant notre corde comme corde fixe. Toujours etonnant. Les Equatoriens passent, on voit que leur technique est imparfaite. Les gestes sont imprécis et ils sont peu à l'aise. Leur guide les assure.

Papacito les descend en moulinettes. Miguele et Anne passent, en desescalade. Anne a du mal à cramponner la glace noire. C'est l'endroit le plus raide Elle en chie comme on dit dans le jargon. Je la vois s'énerver. C'est vrai que la qualité de la glace n'y est pas !

Diego nous organise une moulinette à deux !

Je pars et j'aide Thierry à trouver la bonne position.  On descend assez rapidement cette longueur jusqu'au relai suivant. Anne poursuit vers le bas en désescalade. Notre tour vient. Quelques pas face à la pente, puis on se retourne, les difficutlés sont derrière nous

 

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Reste à rejoindre le petit couloir mixte. La neige à fondu. La descente est aisée.  Reste juste à se décorder et à enlever les crampons. Une jolie rando nous ramène au refuge, on est heureux !

Petite pause le temps de boire un peu et de refaire les sacs. Des groupes d'Equatoriens, partent à l'assaut du sommet nord, bien tard, mal équipés et mal encadrés, comme hier !

Puis on se lance dans la descente.

D'abord la moraine , à fond ! Je rattrape des groupes avant d'attendre les autres. Puis le plat, je me plate un peu de sente, on est trop au dessus de la trace. Anne râle, elle ma suivi et le regrette. Le bon sentier ne me parait pas loin en dessous; Je finis par me résoudre à le rejoindre. Ca pique un peu les guiboles au passage.

Alpinisme Equateur : Illiniza Sud 5248 m
Alpinisme Equateur : Illiniza Sud 5248 m
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Alpinisme Illiniza Nord - 5116 m

Apoutsiak — alpinismeequateurexpé5000Anne

Un sommet gravi un peu à l'arrache

La vengeance du Cayambé...

 

Vidéo :

Topo

Parking de la Vierge 3900 m

Passage obligatoire par la cabane de rangers (inscription obligatoire, entrée du parc gratuite) Le parking est à 5 - 6 km environ de la cabane, piste correcte

Refuge des Illinizas 4700 m

Suivre la piste  pui la sente qui amène à la moraine. Remonter la moraine puis par une traversée , rejoindr ele refuge des Illinizas 4700 m

Illiniza Nord

Quitter le refuge vers l'Est puis le Nord Est pour rejoindre le col des Illinizas.  remonter l'arête Sud en restant versant Est (sente, quelques passages aoù il faut mettre les mains) on vient buter sur un ressaut infranchissable avec de la glace en Chantilly (4950 m) Tirer alors à droite en descendant (II III) et contourner par le Nord. Rester à flanc sur la vire de la Mort  passez un collet et continuer à flanc .

Remonter le couloir soit en son centre (neige glace) soit par les rochers à droite (II III) en haut du couloir, basculer sur la vire à gauche et revenir sur l'arête. Le sommet se gravi en restant versant Sud.

Descente

par le même itinéraire

topo illiniza nord norte
topo illiniza nord norte

topo illiniza nord norte

Alpinisme Illiniza Nord - 5116 mAlpinisme Illiniza Nord - 5116 mAlpinisme Illiniza Nord - 5116 m
Alpinisme Illiniza Nord - 5116 mAlpinisme Illiniza Nord - 5116 m
Alpinisme Illiniza Nord - 5116 mAlpinisme Illiniza Nord - 5116 m

Récit

Bon, il faut bien avouer en préambule, qu'on avait été bien énervé par notre but au Cayambé. Et qu'on voulait rentabiliser ces deux jours au refuge des Illinizas... Le 4X4 quitte le refuge bien sympathique pour le pied des Illinizas. On récupère Diego, notre second guide sur la route, on passa faire 3 courses dans une supérette à moitié vide. Passage chez les rangers, puis la piste pour rejoindre le parking. Il fait gris, c'est pas grave, pourvu qu'il fasse beau demain !

La piste est bonne et on rejoint rapido le parking. Chacun se prépare tout en discutant. Et c'est parti, Diego se place devant, Miguel derrière, et nous entre les deux guides. On est à l'altitude des grandes herbes. Quelques jolies plantes vienne égayer le paysage. Il y a même de petits arbustes. Je surprend u npeu Diego en galopant devant pour faire des vidéos, il faudra qu'il s'habitue !

On progresse, je me retrouve devant, à faire le rythme, comme j'adore. On a prévu de pique niquer dans un chouette endroit, et je propose à Miguel, les jolis rochers à notre gauche. Choix non validé, il connait un endroit bien meilleur.

Un quart d'heure plus tard il s'arrête dans une zone toute boueuse, très satisfait de son choix ! On n'a pas de place, la zone est humide, il n'y a pas de vu, j'avoue qu'on n'a pas trop compris... Le pique nique est délicieux, il faut dire qu'il y a de très bons avocats !!! on repart vers le haut, il tombe trois goutes. Je suis devant.

On rejoint la moraine, les autres s'arrêtent, je continue, et je me retrouve une centaine de mètres devant le groupe. Il pleut plus fort à présent et l'orage claque au loin. Ca tombe bien on est pile sur l'arête de la moraine, si ça claque ici, ça va être chaud.

Miguel me rattrape et me passe.  La pluie est dense. chacun s'est arrêté pour mettre des vêtements de pluie. J'ai été assez fin, j'ai laissé la cape de pluie dans mon sac dans la vallée... bien joué. La pluie est dense, je finis par m'arrêter, mettre des gants.

Alpinisme Illiniza Nord - 5116 m
Alpinisme Illiniza Nord - 5116 m

On rejoint la moraine, les autres s'arrêtent, je continue, et je me retrouve une centaine de mètres devant le groupe. Il pleut plus fort à présent et l'orage claque au loin. Ca tombe bien on est pile sur l'arête de la moraine, si ça claque ici, ça va être chaud.

Miguel me rattrape et me passe.  La pluie est dense. chacun s'est arrêté pour mettre des vêtements de pluie. J'ai été assez fin, j'ai laissé la cape de pluie dans mon sac dans la vallée... bien joué. La pluie est dense, je finis par m'arrêter, mettre des gants.

J'avais en tête de monter au sommet Nord dans l'après midi, mais vu la pluie, ce projet est abrogé, on va se contenter d'essayer de faire secher les affaires.

Pendnat mes reflexions, tout le monde m'a passé, même Thierry qui semblait vouloir m'accompagner est devant, et il m'est impossible, même d'imaginer pouvoir marcher à son rythme. Alors, tel le capitaine Haddock , je me morfond, derrière, loin derrière les autres. Il pleut dru, l'orage claque, l'interminable moraine se moque de mon rythme de pachyderme !

 

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Il grêle à présent. Les grêlons viennent frapper la goretex et recouvrir le sol de leur blancheur. Des éclaires viennent sillonner le ciel, le tonnerre me glace le sang. Pas top,d'autant plus que je sais que le refuge est froid, ça 'est pas ce soir qu'on va faire sécher notre matos...

Après la grêle, la neige, Thierry a disparu, Miguel est une centaine de mètres devant moi. Il neige dru. L'avantage c'est que ça mouille moins, mais vu que je suis trempé...

La moraine s'achève un peu au dessus, enfin je peux apercevoir le refuge. Reste 5 minutes à pied. Petite traversée, le voici, il est sombre, froid et humide, ça va être chaud de faire secher les vêtements pour demain. On accroche tout ce qu'on peut aux clous et on file en cuisine pour le gouter. Du maïs, du thé, ça réhydrate et ça permet de se réchauffer. On papote avec Thierry, le temps a l'air de se calmer, on décide d'aller se balader, vers le sommet Nord, on verra bien. On propose à Anne de nous accompagner.

On annonce à Miguel notre intention de sortir nous dégourdir les jambes, sans lui préciser le fond de notre pensée.

Il est déjà tard (15 h 30) , le soleil se couche vers 18 h, il ne faut pas trainer...

 

Alpinisme Illiniza Nord - 5116 mAlpinisme Illiniza Nord - 5116 m

Et c'est parti, on galope jusqu'au col (en fait Anne  a pris du retard au décollage et on l'attend au col)

Il fait gris moche avec pas mal de vent. Je repère la sente pour la suite, et on file vers le haut. J'avoue que je suis hyper motivé, alors j'avance à fond, ça me permet d'anticiper et de trouver la sente facilement. Pour l'instant, on reste à gauche de l'arête avec quelques passages où il faut mettre les mains. Pour l'instant, tout va bien. J'ai hâte d'être invisible du refuge, que les guides ne nous voient plus ... on avance bien et on vient buter sur une paroie verticale avec un bout de glace sorbet à la forme bizarre. Courte hésitation, ça doit passer à droite.

Quelques pas d'escalade, prudence, le rocher trempé est glissant. Thierry, tel un chat me suit sans problème, quel surdoué.  On poursuit à flanc, sur la droite pour atteindre une vire. Pas difficile mais peu prisue, la partie superieur en dévers, laissant le corps penché vers l'arrière , vers l'abîme... La neige a fait son apparition et je trace à présent vers un petit collet. On entend des voix mais on ne voit personne, pour l'instant.

Je passe le collet et poursuit.

Devant moi un groupe de jeunes Equatoriens sous équipés (basket lisses, pas de vêtement technique) semblent congelés. Je leur demande combien de temps pour le sommet (en anglais) 1 h me répond t'on, ça va être juste (en fait il nous faudra une grosse dizaine de minutes). Je leur explique comment se réchauffer, et je comprends qu'ils se sont mangés l'orage que l'on a pris en montant au refuge. En plus ils ne sont visiblement pas doué, l'environnement étant particulièrement hostile aujourd'hui. Leurs guides (marrons) mettent du temps dans des manœuvres de corde dangereuses. Ils ont tous l'air tout droit sortis du congel, leur chaussures, lisses, me laissent sans voix !

On file vers le sommet, on les aidera à la descente...

Alpinisme Illiniza Nord - 5116 mAlpinisme Illiniza Nord - 5116 mAlpinisme Illiniza Nord - 5116 m
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Au dessus, une cordée dans un couloir en neige est glace. Je gravis le bord droit du couloir en escalade puis traverse. Le croisement avec ces débutants est particulièrement dangereux. Nouvelle vire, on repasse de l'autre coté de l'arête. Ca sent le sommet, et ça fait du bien. Je grimpe, je file, voilà la croix, dans le brouillard, ça ne fait rien, je suis content d'être là ! à ma place !

Thierry et Anne arrive 1 minute plus tard (il faut dire que j'ai bourriné pour faire la vidéo) Et on se retrouve joyeux mais sans vue, là haut. Anne est montée en pyjama à 5000, une simple sous couche sur les jambes !

La pause est courte, on sait qu'il faut qu'on rentre tôt pour ne pas inquiéter nos guides (et faire sérieux)

 

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Et go, bon des le départ, je suis trop haut, et Anne retrouve la sente. J'avoue qu'autant à la montée tout m'avait paru évident, pendant 5 minutes je ne reconnais plus rien. Jusqu'au début du couloir, dévalé sans souci. Sur la vire, pas de traces des Equatoriens qui ont du descendre directement vers le parking. On entend leurs voix au loin sans les voir.

Anne est devant, Thierry se débrouille derrière et je ferme la marche, on passe les vires de la mort ( on a su après qu'elles s'appelaient comme ça ! C'etait sans doute aussi bien !)

Nous voilà sur l'épaule, le vent, un poil de neige, on sait qu'il n'y a plus de grosses difficultés.

Et on galope vers le bas, j'enlève les lunettes de glacier, le givre en a envahi l'interieur, et il fait bien sombre maintenant. On commence à se demander ce qu'on va dire à Miguel. Je sais d'avance qu'il doit se douter de l'objectif de notre petite balade. on en discute en rigolant, tout en dévalant les sentes. On voit le refuge, voilà le col, toujours le vent, étonnament, lors de la sortie, les vêtements on donner la sensation de secher ...

On s'approche du refuge, je vois Miguel qui fait les 100 pas devant. Anne et Thierry m'ont laissé judicieusement passer devant (quoi, ils ne seraient pas téméraire); Je salue Miguel, je vois qu'il fait un peu la tronche,

"vous etiez où ?",

moi "au sommet nord"  c'est sorti tout seul, de toute façon, je n'aurais pas pu lui mentir !

Miguel "sans casque ?"

Moi "ben non mais on a vu pire"

Je vois qu'il n'ai pas ravi de notre sortie. Moi je suis tellement content que je pense que lui explique la promenande, la vire, les Equatoriens congelés, le couloir, le sommet dans le brouillard.

on rentre dans le refuge. Tout le monde est atablé, on bois du thé en mangeant du maïs (comme d'hab)

Le repas est mangé dans une ambiance bizzare, je comprends qu'un autre guide espagnol se moque de nous "Ils n'ont qu'à aller faire l'Illiniza Sud tout seuls !"

C'est pas grave, on a retrouvé la banane, et le guide Equatorien sera bien content de nous trouver sur sa route demain ! ...

Reste à essayer de faire secher les affaires, à manger et à dormir...

Demain, en route pour l'Illiniza sud, une autre affaire

Alpinisme Illiniza Nord - 5116 mAlpinisme Illiniza Nord - 5116 mAlpinisme Illiniza Nord - 5116 m
Alpinisme Illiniza Nord - 5116 mAlpinisme Illiniza Nord - 5116 mAlpinisme Illiniza Nord - 5116 m

Alpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 m

Apoutsiak — alpinismeequateurbuthumeur

Je pensais qu'on allait au sommet

Une légère incompréhension avec le guide et une grosse déception !

 

Vidéo :

Topo

Accès refuge :

On monte en 4x4 au refuge : à plus de 4700 m

De la ville de Cayambe, prendre la route qui part au sud de la ville vers l'Est. Passer à El halto puis à Monjas Halto. Un peu plus haut se trouve la cabane des rangers, passage obligatoire. reste 10 km de mauvaise piste (après 10 km de piste plus que moyenne). Quelques kilomètres plus haut, une mamy va faire en sorte que vous vous acquittiez d'un péage très local. Une pièce et elle laissera passer votre voiture (possibilité de péage également à la descente)

Seuls les 200 derniers mètres de déniv nécessitent le 4X4 en position 4X4, la route étant de mauvaise qualité.

 

Epaule 5400 m(F)

Penser à repérer le départ la veille (de jour) attention, la sente de descente est bien balisée (poteaux blancs) mais doit être galère à remonter dans du sable volcanique

Remonter au dessus du refuge en légère ascendance à gauche pour venir buter sur une barre rocheuse. (panneau). Barre rocheuse que l'on remonte (II III) pour parvenir à un replat. 4800 m. Poursuivre NNE en descendant un peu avant de remonter au mieux vers le glacier (sente)

Remonter le glacier en direction nord nord est. Laisse l'épaule 5200 m à gauche et poursuivre vers la droite, traverser à flanc et revenir sur le col à 5400 m

Sommet

Louvoyer vers l'Est au mieux entre les crevasses et les séracs.  et après un replat, gagner le sommet ( cette dernière partie n'a pas été vérifiée)

Alpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 m

Récit

On descend du Volcan Imbabura, bon, on es allé jusqu'au Primera Cumbre, c'est à dire le premier sommet. Le second était, d'après Miguel, trop loin pour être atteint. Le 4X4 redescend dans la vallée la route bien raide. Puis on sillonne les vallées entre Otavalo et Cayambe. Les glaciers du volcan Cayambe brillent et leurs séracs m'attirent. Pause dans la ville de Cayambe histoire de préparer le pique nique de demain. On reprend la route. La piste est de qualité moyenne, on avance lentement et, au bout de 10 km... je vois un panneau "Refuge 10 km" on n'est pas rendu ! La cabane des rangers est déjà fermée, on poursuit, quand une vieille Mamy se met en travers de la route, au ras du 4x4. Miguel nous explique : "c'est le péage" Il sort une piecette de sa bourse et la Mamy repart dans le bosquet d'où elle avait surgit !

La voie est libre, les pavés sont défonçés par le passage des 4X4. C'est long, mais c'est beau ! On voit de lapins détalés, des cerfs et des biches paitre. Petite pause photo ,le Cayambe brille, c'est beau. Derniers mètres, Miguel met le 4X4 en mode 4X4 et ces mètres sont avalés.

On se gare en face du refuge : 4700 m ... Incroyable pour nous , Européens !

On décharge le matos, on s'installe dans le refuge un peu froid, puis on passe boire du thé et manger du popcorn.

Repas du sort excellent avant d'aller se coucher tôt, demain, on se lève à 3 h

Alpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 m
Alpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 m
Alpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 m
Alpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 m
Alpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 m
Alpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 m
Alpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 m
Alpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 mAlpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 m
Alpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 mAlpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 mAlpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 m

J'ai bien dormi, passage au petit déjeuner puis équipement, je suis prêt le premier. Dehors, il y a du brouillard à couper au couteau. Anne arrive dans le sas de mauvais poil, elle est la dernière (il n'y a pourtant pas de compétition pour être prêt le premier) Je tente une blague misogyne... erreur (elle était pourtant drôle !) je suis renvoyé dans mes cordes (un vilain uppercut !) , sans le moindre procès.

On quitte le refuge pour entrer dans le brouillard, épais. Les frontales éclairent les fines gouttelettes. On part vers le haut , sur une sente.  Je trace un peu, puis Miguel reprend le leadership pour venir buter sur une barre rocheuse. Il fait quelques pas d'escalade,  Thierry suit, mais il petouille dans une traversée. Sa frontale n'éclaire pas ses pieds. Il finit par traverser. Je suis le dernier, le rocher est humide, mais ça passe. Au dessus, c'est plus facile. On fait une petite pause juste avant 4000 m. Brouillard épais, toujours.

Petit plat, petite descente. Au loin sur le glacier, on voit les cordées parties vers minuit.

On avance bien dans des coulées de lave gelée.  Le glacier est déjà là.

ascension cayambeascension cayambe
ascension cayambeascension cayambeascension cayambe
ascension cayambeascension cayambeascension cayambe

ascension cayambe

Sortie des crampons, des piolets, de la corde. L'ordre de la cordée est assez logique (selon moi) : Miguel, Thierry, Anne puis ma pomme.

Et c'est parti, sur un glacier peu raide et au départ assez en glace. Nous progressons tranquillement, Miguel nous fait le rythme, lent, comme d'hab. La nuit est noire, et une couverture nuageuse dense  nous empêche de voir les étoiles. On progresse. Toutes les 15 minutes, Miguel fait des pauses, courbé sur ses bâtons. On a du mal à comprendre pourquoi, on aurait bien continué au même rythme sans s'arrêter. Il nous explique que c'est pour note acclimatation. Bon, ben on n'en sent pas vraiment le besoin. Nous on aime marcher sans s'arrêter (même si c'est lentement ! )

Et hop on repart, à un petit rythme, mais on avance bien. Je repère le point 5200 m (il était prévu de monter entre 5200 et 5400 m)  Mais je commence à espérer pourvoir aller au sommet. J'en fait part à Anne qui a des doutes; Je vois que les cordées au dessus de nous me semblent proche. Il suffit de passer en mode "boost" et en 2 h on les rattrape.

Le ciel reste gris et bas. Il commence à faire jour, ambiance un peu lugubre.  Miguel fait des pauses mais continue de monter. Je le sens bien ce sommet.  Et on avance, on passe à flanc vers 5300 m puis nouvelle montée vers une épaule.

Je vois les cordées au dessus, la dernière est à moins d'une heure. Ça devrait le faire.

L'épaule approche, le vent est là, il fait froid.

Alpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 mAlpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 mAlpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 m
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Bon, j'ai l'impression qu'on a passé le point de non retour, et je suis en mode "Summit", ne reste que 300 gros mètres. 1 h 30 peut être 2 max pour atteindre le sommet.

Pause sur l'épaule,  Miguel nous propose de faire une photo.

On s’exécute, puis il nous annonce qu'on redescend.

Quoi ? Ben non, on peut pas redescendre on est trop prêt du sommet.

Bon, alors je tente une négociation serrée. Du genre :  on est en forme, on a le niveau, et jamais nous on ne serait redescendu.

Mais Miguel est intransigeant, il nous faudrait deux guides pour aller au sommet, tout seul, il ne peut pas.

Je propose de payer une décharge, de payer pour les derniers mètres. Mais Miguel reste sur sa position.

Anne et Thierry sont restés à l'écart, le me laissant les opérations de négociation.

Bon ben échec pour moi et ÉNORME déception, je me voyais déjà au sommet à 5700 m, Miguel m’annonce qu'il reste  au moins  2 h 30 pour aller au sommet. (Il aurait fallu lui dire il y a 2 jours afin qu'il y ai un second guide)

On prend le chemin du retour. La looosse complète. J'avoue, vu que je suis devant, je mène un rythme d'enfer, et je ne me suis pas retourné. J'ai rarement été autant énervé , sentir le goût du sommet, sans pouvoir aller le cueillir.  On aurait été sans guide, on y serait allé ! la loose !

Cayambe volcanCayambe volcan
Cayambe volcanCayambe volcan
Cayambe volcanCayambe volcan

Cayambe volcan

Bref, descente à fond, en 20 minutes on est au pied du glacier. On se décorde et on file vers le bas. A peine a t'on envie de faire les photos du magnifique glacier. On décide de descendre vers le lac vert (laguna verde);

Miguel, qui sent la tension , décide de rester sur la trace de descente.

Au lac, on se retrouve sur une terre glaiseuse craquelée. Je décide de me faire une pause sur des rochers histoire de méditer et de relativiser.

La pause me fait du bien, on papote et on grignote un peu. Au dessus, Miguel fait également une pause. On remonte jusqu'à lui.  Un petit plat et on attaque à nouveau la descente, dans le sable volcanique. En deux temps 3 mouvements on est au refuge.

On remonte ranger le souk qu'on  a laissé dans le dortoir. Miguel vient me voir pour me préciser que ce qu'on a fait c'est ce qui était prévu dans le programme. Je lui explique qu'on aurait du prendre un second guide, et qu'il n'est en rien responsable.

On ne traine pas, je ne veux pas voir les cordées descendre du sommet.

Et zou, on charge le 4X4. Au loin on voit les vainqueurs du jour en passe de rentrer au refuge.

Le 4X4 file pour la longue descente jusqu'à Cayambé.

Cayambé - descente et lac vert laguna verdeCayambé - descente et lac vert laguna verdeCayambé - descente et lac vert laguna verde
Cayambé - descente et lac vert laguna verdeCayambé - descente et lac vert laguna verdeCayambé - descente et lac vert laguna verde
Cayambé - descente et lac vert laguna verdeCayambé - descente et lac vert laguna verde
Cayambé - descente et lac vert laguna verdeCayambé - descente et lac vert laguna verde

Cayambé - descente et lac vert laguna verde

Alpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 m
Alpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 m
Alpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 mAlpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 mAlpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 m
Alpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 mAlpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 mAlpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 m
Alpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 mAlpinisme : Epaule du Volcan Cayambe - 5400 m

On attaque la longue route pour rejoindre le pied du Cotopaxi ... avec pause  obligatoire sur la ligne de l'Equateur.

 

Pour le Cayambé, faudra malheureusement revenir (ce qui reste compliqué, l'Equateur, c'est loin ! )

même les Alapagas se moquent de notre infortune ! - Eqauteur ! même les Alapagas se moquent de notre infortune ! - Eqauteur ! même les Alapagas se moquent de notre infortune ! - Eqauteur !
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Trekking Equateur : Volcan Imbabura 4609 m

Apoutsiak — equateurexpéAnneRando

Nouvelle journée d'acclimatation (la 3ème)

Sur le volcan Imbabura

 

Vidéo :

Topo

 

Accès : de Otavalo, rejoindre Ibarra puis La Esperanza. De là, une route pavée monte à Punguhuaico, parking à 3380 m.

Remonter la rout epavée sur 500 m puis un sentier s'enfile, comme d'hab, dré dans le pentu, dans les herbes hautes, pour rejoindre un chateau d'eau (bomba de agua) . Au dessus, reprendre la piste à droite sur une 100aine de mètres avant de repartir vers le haut (à nouveau), toujours dans les hautes herbes, toujours dré dans le pentu.

Le sentier arrive sur une épaule, partir à flanc à droite (sentier) pour venir sur l'arête, on bascule alors à gauche (sud) à flanc pour rejoindre un joli col (bosque polylepis 4290 m)

Au dessu, suivre le sentier sur le fil de l'arête qui fini par partir sur la gauche quand la pente se redresse trop. (escalade facile II) on rejoint une antécîme. En redescendre puis remonter en face pour rejoindre le Primera Cumbre 4570 m.

Nous n'avons pas rejoint le sommet principal (Cumbre Maxima 4690 m) C'est sans doute la portion la plus technique, mais ça ne parait pas infaisable passages de II peut être de III) par contre, il y a de la distance.

 

 

Topo Imbabura
Topo Imbabura

Topo Imbabura

Récit :

 

3ème journée d'acclimatation et bonne journée. On quitte Otavalo, la journée se terminera au refugedu Cayambe.

On traverse la grosse ville d'Ibarra, avant de remonter la vallée. Miguel est épatant, il connait chaque ruelle, ce qui nous fait gagner du temps. Vient la route du volcan, comme d'habitude pavée. On remonte celle ci jusqu'à 3300 m, pour se garer à coté d'une ferme.

Notre petit groupe démarre sur la route pavée. Je me fais larguer à l'occasion d'une pause vidéo. J'essaie de recoller vite. Le sentier part sans un panneau, dré dans le pentu (comme d'hab' en Equateur) Il est vraiment bien raide. On se met dans les pas de Miguel, avec son rythme bien lent et on rejoint un chateau d'eau. A droite une piste. Une vache est prise dans sa corde (oui, ici, les vaches sont souvent attachées) Miguel prend le temps de la débobiner. La corde passait entre les cordes, les pattes avant et les pattes arrière. Nous restons ébaubis devant la libération de l'animal, qui meugle pour remercier son sauveur.

Aujourd'hui, Anne est malade, pas sûr qu'elle aille au sommet, soutient t'elle... J'ai des doutes (qu'elle n'y aille pas, je la connais !) La faute à une tourista qui ne dit pas son nom.

Résultat, je ne suis pas le dernier, pour une fois. Et nous progressons vers le haut dans un sentier toujours raide. Faudra quand même que quelqu'un apprenne aux Équatoriens à faire des lacets... J'en fait part à Miguel, qui rejette ma proposition d'un revers de main !

On passe la barre (mythique des 4000 m, oui, cette barre est toujours mythique), Anne fait une nouvelle pause "rejets toxiques" pendant que je taquine Thierry, le photographe de fleurs....

Et c'est reparti, on est passé des grandes herbes monotones à une végétation extrêmement riche, parfaitement adaptée à l'altitude, j'adore. J'accompagne Anne pendant cette partie buccolique. Miguel et Thierry galopent devant jusqu'à un petit col, l'occasion d'une bonne pause récupération.

Trekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 mTrekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 mTrekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 m
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Trekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 mTrekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 mTrekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 m

Au dessus, c'est plus technique, quelques passages rocheux, le sentier est bien fait, il contourne les grosses difficultés. Le paysage volcanique est parfois lugubre avec le brouillard qui nous envahie. Thierry, va à nouveau battre son record ( pour Thierry, à chaque sommet, c'est un nouveau record ! ) Il faut parfois mettre les mains, ça reste assez ludique.

On arrive à une petite bosse, est ce le sommet, vu qu'on voit que Miguel continue, on se dit que c'est plus loin. Petite descente, petite remontée, et on arrive au Primera Cumbre.

Anne et moi essayons de négocier avec Miguel pour aller au sommet principal. Bon à priorir, c'est beaucoup plus technique et ça prend du temps. Bon on se laisse convaincre de s'arrêter là.  L'arête est pourtnat bien attirante. On inspecte les portions de sentier. ça ne doit pas être bien compliqué d'aller tout en haut même si l'arête à l'air, par endroit, bien découpée...

Trekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 m
Trekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 m
Trekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 m
Trekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 m
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Trekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 mTrekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 m

On attaque la descente, première partie rapide pour rejoindre l'antécîme. Je profite de la vue pour faire quelques photos.

On croise un Américain avec un guide Equatorien. enfin quand je dis guide, c'est pas vraiment un guide. Il connait juste le chemin pour le sommet. L'Américain est à l'agonie, son seul but c'est de redescendre. L’Équatorien l'a encordé, avec deux bouts de cordes fins raboutés l'un avec l'autre. Il a fait un baudrier avec une sangle et un mousqueton et tient l'Américian en laisse (lui n'est pas encordé ! ) Je crois que ça se faisait avant les années 1900 en Europe, les guides tenaient leur client en laisse !

Bref, tout ce qu'il ne faut pas faire en montagne !

On poursuit vers le bas, les passages de désescalade, puis le sentier qui s'avère hyper glissant avec l'humidité ambiante. Chacun aura droit à sa petite chute... et les glissades incontrôlées seront nombreuses.

On rejoint le petit col pour le pique nique, Miguel en profite pour faire une petite sieste bien installé sur deux végétaux parfaitement disposés !

 

Trekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 mTrekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 mTrekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 m
Trekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 mTrekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 mTrekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 m
Trekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 mTrekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 m

La suite se fait à flanc, prudemment (ça glisse) on progresse vers le bas. On recroise les jolies fleurs.

Descente ensuite dans les herbes hautes sur un autre chemin. Je fais quelques cabrioles pour réaliser de jolies vidéos (les cabrioles étaient d'ailleurs plus jolies que les vidéos finales) Je me suis crouté en galopant entre les herbes hautes.

descente rapide, on recroise la vache puis on rejoint la route pavée puis la voiture.

Reste à gagner le refuge du Cayambe à plus du 4700 m, et ceci en 4X4 pour finaliser l'acclimatation.

Trekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 mTrekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 mTrekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 m
Trekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 mTrekking  Equateur : Volcan Imbabura 4609 m
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Trekking Equateur Fuya Fuya 4263 m

Apoutsiak — equateurRandoexpé

Acclimatation en Equateur, on passe la barre des 4000 m

 

vidéo :

Topo

Se garer au lac de Caricocha (3715 m) Au sud d'Otavalo

De là, retrouver le sentier qui part au Sud Ouest dans les hautes herbes, le sentier devient plus raide (les équatoriens n'ont pas encore inventé les lacets) Passer la mythique barrière des 4000 m et rejoindre le col par un sentier qui devient très raide.

Du col, partir à l'ouest, passer la bosse et contourner l'arête par la droite, le sentier redescend de quelques dizaines de mètres. Remonter le couloir, la fin en mettant les mains, puis versant sud de l'arête pour gagner le sommet ouest (4263 m)

retour au col par le même itinéraire

remonter par l'arête au sommet Est sans difficulté (4115 m)

Descente NNE jusqu'à une épaule, puis le sentier plonge (raide) pour rejoindre l'itinéraire de montée

et le lac.

 

T4 5 km 630 m de déniv

1 h 30 pour le premier sommet

2 h 50 la boucle complète

 

topo Fuya Fuya

topo Fuya Fuya

Récit :

Deuxième jour d'acclimatation

Le 4X4 qui vrombi sur la route pavée qui mène à 3700 m, le sommet qui joue a cache cache avec nous, les nuages sont là. Le tranquille lac d'altitude nous accueille, nous serons presque seuls !

Et c'est parti. Dans de grands foins, dans les pas de Miguel, au rythme ultra lent. C'est ça, le secret de l'acclimatation. Je sens Thierry, le chien fou, qui piétine dans mes pas. La barre des 4000 m est passée ,pour moi, la dernière fois c'était il y a 10 jours, pas si longtemps que ça . Pour Thierry, c'est une première, je lui annonce qu'il doit payer le champagne (champagne dont on ne verra pas la couleur du séjour, soit dit en passant)  Je prends le temps de faire quelques photos, quelques films, peut être ce sommet méritera t 'il une vidéo (ben la réponse est oui, voir plus haut)

A force de faire des pauses, je me retrouve à l'arrière du groupe. Heureusement le rythme est lent, et tranquillement, je parvins à recoller. La pente se fait raide, la végétation devient variée. J'adore. On se retrouve au col, il y a un couple qui souhaite faire le sommet le plus facile, Miguel les envoie sur le sommet Ouest, nous, on part vers l'Est, le vent fait monter le brouillard dans de jolies volutes. On n'a pas une grande vue , mais ça reste joli comme ambiance.

 

Trekking Equateur Fuya Fuya 4263 mTrekking Equateur Fuya Fuya 4263 mTrekking Equateur Fuya Fuya 4263 m
Trekking Equateur Fuya Fuya 4263 mTrekking Equateur Fuya Fuya 4263 mTrekking Equateur Fuya Fuya 4263 m
Trekking Equateur Fuya Fuya 4263 mTrekking Equateur Fuya Fuya 4263 mTrekking Equateur Fuya Fuya 4263 m

Miguel bascule vers le bas pour contourner un gendarme en forme de doigt, puis remonte un couloir péteux. Quelques pas d'escalade facile nous ramènent vers l'arête. le reste est plus facile, sommet dans le brouillard, mais sommet quand même - Yes !!! (et un 4000 de plus ...)

On fête le premier 4000 de Thierry à coup de pompe dans le fion (c'est la tradition en Equateur) puis on repart en arrière, ça déroule, désescalade, petite arête puis col. On repart vers le second sommet, même quai en face, sentier facile et petit sommet bien plat. Et zou deuxième quatre mille avec moins de 20 minutes entre les deux, c'est abusé, je sais !

Trekking Equateur Fuya Fuya 4263 mTrekking Equateur Fuya Fuya 4263 mTrekking Equateur Fuya Fuya 4263 m
Trekking Equateur Fuya Fuya 4263 mTrekking Equateur Fuya Fuya 4263 mTrekking Equateur Fuya Fuya 4263 m
Trekking Equateur Fuya Fuya 4263 mTrekking Equateur Fuya Fuya 4263 m

Après une traditionnelle petite roue (oui, c'est une nouvelle tradition, je tente des roues sur les sommets qui s'y prêtent), en fait j'ai écris je tente des roues, mais nous tentons des roues (oui, des roues de gymnastique) Anne en avait fait une il y a une dizaine d'année sur le Mont Blanc, et j'avoue que je tente le truc de temps en temps quand le sommet s'y prête et la forme est là (facteur limitant bien entendu !)

Bref, deux roues plus tard, Thierry et Miguel n'ayant pas souhaité jouer, on par pour la descente, au départ tranquille puis bien plus raide et peu agréable. On rejoint le sentier de montée puis rapidement le parking.

Reste à redescendre à Otavalo et partir à la découverte du fameux marcher artisanal. La Carte Bleu va chauffer ... (en fait pas la carte bleu, mais les dollars vont me quitter...)

Trekking Equateur Fuya Fuya 4263 mTrekking Equateur Fuya Fuya 4263 mTrekking Equateur Fuya Fuya 4263 m
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Randonnée Equateur : Laguna de Cuicocha

Apoutsiak — equateurexpéRando

Une superbe rando pas trop longue autour d'un magnifique lac volcanique !

Et deux îles, vestiges d'anciennes coulées de lave

Acclimatation en Equateur

Randonnée Equateur :  Laguna de Cuicocha

Topo :

Accès parking, prendre la route au Nord d'Otavalo, au croisement à gauche jusqu'au parking du lac

Accès après passage chez les rangers (gratuit) et parking gratuit.

 

13 km et 600 m de déniv

Partir vers le Nord et rejoindre un belvédère (mirador). Poursuivre toujours vers le Nord (ça monte dru jusqu'à 3500 m) avant de redescendre dans une rivière (pont) , à l'est.

Nouvelle grimpette, la suite est plus roulante pour rejoindre le parking.

 

 

Randonnée Equateur :  Laguna de Cuicocha

Récit :

Première vrai journée en Équateur, le matin, lever tôt, jetlag oblige, on en profite pour visiter notre quartier dans Quito  au lever du soleil. L'assemblée Nationale est à deux pas ! puis on remonte pour retrouver un parc avant de revenir à l'hôtel pour le petit déjeuner.

Miguel, notre guide vient nous prendre, en route pour l'aventure, direction Otavalo, les yeux collés à la vitre du 4x4 pour profiter des paysages et s’imprégner du pays ! (on aura les mêmes yeux collés aux mêmes fenêtres, lors de notre retour à l'aéroport, mais pour d'autres raisons...)

Petite pause pour faire 3 courses, et on repart vers le parking. Miguel nous laissera faire le tour, seuls, il doit surveiller nos affaires dans le 4X4.

On part pour ce tour de 4 - 5 h. Ca grimpe, et vu que je suis avec mes deux mobylettes , j'ai deux choix, soit je fais le rythme, les empêchant de me dépasser, soit je déprime derrière. Mes deux grands sportifs ne sont pas venus là pour glandouiller.

Bon, il faut le dire, il manque juste un poil de soleil, mais le paysage est magnifique !!!

Sur le chemin, des plantes variées, superbes, le lac est magnifique avec ses deux îles volcaniques, au dessus, perce par moment des nuages, le volcan Cotacachi, qui culmine à 4944 m !

Et bim, voilà que Thierry et Anne décident de monter sur la butte qui culmine au dessus de nous (300 - 400 m au dessus tout de même, en fait 3950 m) . J'avoue que la rando toute simple m'aurait bien suffit. Mais, vu que je veux garder mon aura et ne pas faire le pleutre, je pars en tête. Au bout d'une centaine de mètres, le sentiers est bouché par une végétation impénétrale, chouette, on va pouvoir reprendre tranquillement le tour du lac. C'était sans compter mais ultrasportifs, qui décident de prendre la route. Par chance, on ne voit pas bien où elle va , la route, et assez rapidement, tout le monde fait demi tour, il y a deux déçus et un heureux ... Le simple tour du lac me suffira bien ( pour la petite histoire, en suivant la route et en faisant une longue épingle à cheveux, la route allait bien vers le jolie butte ...)

On a décidé de faire la pause tout en haut de la balade, malheureusement il y a du monde (dont beaucoup de Français), alors on poursuit, pour faire la pause dans un endroit tout pourri (ou presque) ) mon initiative. Les deux tourtereaux ne se lassent pas de me le rappeler !

Randonnée Equateur :  Laguna de CuicochaRandonnée Equateur :  Laguna de CuicochaRandonnée Equateur :  Laguna de Cuicocha
Randonnée Equateur :  Laguna de CuicochaRandonnée Equateur :  Laguna de Cuicocha
Randonnée Equateur :  Laguna de CuicochaRandonnée Equateur :  Laguna de Cuicocha

On repart vers le bas, on redépasse les Français, qui ont profité de notre pause pour nous repasser devant (tout en nous envoyant, au passage, plein de poussière dans la tronche).

Bref vengeance immuable, on leur passe devant et on ne les reverra plus. Le sentier descend bas, jusqu'à un petit pont qui permet de remonter vers l'ancien bord du cratère. Bien raide, il fait chaud, on prend une bonne suée.

Arrivé sur le bord, le sentier devient plus roulant, il passe sous une jolie maison avant de croiser quelques lamas ! Bon, ben le voyage en Equateur est réussi. On doit pouvoir rentrer.

On galope pour le retour, en bas, de petits bateaux emmenent des touristes faire le tour des îles.

Dernière descente, on retrouve le parking et Miguel, qui nous a attendu.

Direction Otavalo et son petit hôtel confortable, lie de 3 jours d'acclimatation.

Randonnée Equateur :  Laguna de CuicochaRandonnée Equateur :  Laguna de CuicochaRandonnée Equateur :  Laguna de Cuicocha
Randonnée Equateur :  Laguna de CuicochaRandonnée Equateur :  Laguna de CuicochaRandonnée Equateur :  Laguna de Cuicocha
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Randonnée Equateur :  Laguna de Cuicocha

Voyage en Equateur, "à l'assaut des volcans" , le voyage

Apoutsiak — humeurequateur

Lundi matin, 5 h 15, le réveil sonne, ma garde se termine, une bonne grosse semaine de garde bien usante. Je me suis arrangé pour que mon associé me fasse les 2 dernières heures. Petit dej', et Sandrine a la gentillesse de me poser à la gare TGV de Besançon.

Et là, c'est la loose, la première du voyage. Le TGV a deux parties, une qui va à la gare de Lyon (la mienne) l'autre va directement à Roissy !!!. J'ai pas osé monter dans l'autre rame...  Ça va être la galère, il va me falloir traverser Paris avec 30 kilos sur le dos !

En route pour l’Équateur a plus de 300 km/h. Je bouquine un peu, et c'est déjà Paris, les couloirs du métro, la queue pour récupérer deux tickets (au moins 20 minutes pour ces malheureux tickets) puis le RER en retard, j'ai heureusement prévu large. Enfin, le voilà qui part.  malheureusement, la dernière gare de RER est fermée (celle de mon terminal) Bref, je me trimbale mes deux énormes sacs dans le Roissyval... puis je finis par trouver le comptoir d'enregistrement. Me voilà allégé de 20 kg !!!

Je me dirige vers la porte d'embarquement et je retrouve Thierry et Anne.

Voilà l'avion, bien installé, un Équatorien vient s'assoir à ma droite (j'apprendrai plus tard que c'est un Indigène). C'est marrant, quand tu es dans l'avion, tu espères toujours que Scarlett Johanson vienne s'assoir à coté de toi. Mais non, Guillaume, Scarlett elle est en classe affaire (quand elle ne se déplace pas en Jet privé!) Et, toi, tu te retrouves avec une fille moyenne voir très moyenne (selon tes critères, forcement ! ) à coté de toi. Notez au passage, que je ne suis pas Tom Cruise non plus.

Je me fais une série de film (dont 120 battements par minute, que je vous conseille ! ) sans m'intéresser outre mesure au personnel navigant ... 

La fille moyenne s'endort, elle vient pauser sa tête contre mon épaule... Quelques pellicules viennent se pauser sur ma polaire Millet bleu argent. Je n'ose la réveiller. C'est à ce moment là qu'une hôtesse de l'air avec une tête d'Angelina, passe dans le couloir, voit l’idylle naissante entre la passagère au cheveux sec qui nécessiterait un shampoing antipelliculaire approprié, et son voisin un bientôt vieux beau, qui se croit toujours jeune.

Elle me fait un gros clin d’œil complice, du style : bien joué !. Mais moi, j'ai rien joué du tout, j'ai juste essayé de ne pas réveiller la fille Moyenne qui dormait du sommeil du juste...

Par contre, Angelina Jolie... Ben oui, je me doute que c'est loupé...

"Encore raté Carmaba !"

La fin est longue (pas le film, le vol ) , on survole les caraïbes puis le Nord de l’Amérique du Sud, mon épaule blanche de pétales de pellicules, le doux bruissement du ronflement de ma "Moyenne". Enfin, vers 22 h , l'avion atterri. 

On quitte l'avion, ma "Moyenne" est largement défraichie, le chemisier à carreau à moitié rentré dans le pantalon, le haut mal boutonné, le mascara a coulé, une trace de mon épaule reste marqué sur sa joue . Je ne suis pas à mon avantage non plus. On passe devant Angelina, les cheveux tirés, comme pendant tout le vol, à 4 épingles. Elle me lance un gros, au revoir et bonne chance ! Du style, n'oubliez pas de m'envoyer un carton d'invitation pour le mariage ! Je perds de vue ma "Moyenne" et retrouve Thierry et Anne qui n'ont rien vu.

On récupère les sacs puis on cherche notre guide à la sortie de l'aéroport. Le voilà, parfait, dernier effort jusqu'à la voiture.

L'hôtel est en centre ville, c'est à dire loin (50 minutes ). La route est encore longue et on est bien crevé. L'hôtel est près de l'assemblée Nationale (c'est un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup, surtout lors de notre retour... comment dirais je ... mouvementé ! (à suivre donc)

Dernier effort du dernier effort, l'hôtel est tout en hauteur, il faut monter des escaliers méga raides , toujours avec nos sacs lourds. J'arrive en haut repu. Une douche  et au lit.

 

Voyage en Equateur, "à l'assaut des volcans" , le voyageVoyage en Equateur, "à l'assaut des volcans" , le voyageVoyage en Equateur, "à l'assaut des volcans" , le voyage
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Hôtel : l'Auberg' Inn

Hôtel : l'Auberg' Inn

Vidéo : alpinisme : Volcan Cotopaxi 5897 m

Apoutsiak — equateuralpinisme5000vidéo - Les vidéos d'Apoutsiak

Magnifique ascension du volcan Cotopaxi

Départ 1 h pour un sommet vers 7 h (sans forcer)

Au sommet, fumées du volcan ! et descente magique entre les crevasses (géantes)

 

Vidéo : Alpinisme : Illiniza Sud 5248 m

Apoutsiak — vidéo - Les vidéos d'ApoutsiakalpinismeequateurexpéAD

Illiniza Sud

Illiniza Sud au départ du refuge des Illinizas

Grand beau temps

course D- - magnifique

Vidéo Alpinisme : Illiniza Nord 5116 m

Apoutsiak — expévidéo - Les vidéos d'Apoutsiakequateuralpinisme

Bon, on est arrivé au refuge, on a fait une petite pause d'une heure, puis on a dit aux guides qu'on allait faire une balade. Et on est monté au sommet (en 1 h 20 !!!)

Pour en redescendre en 1 h, avant la tombée de la nuit (pour rentrer dignes)

Vidéo alpinisme : Volcan Cayambé

Apoutsiak — vidéo - Les vidéos d'Apoutsiakequateuralpinisme

Ascension de l'épaule du Volcan Cayambé 5400 m

J'ai pourtant insist épour que nous allions au sommet... sans résultat, malheureusement !

Vidéo - Acclimatation Equateur : Fuya Fuya - 4263 m

Apoutsiak — EquateurRandoexpé

Premier jour d'acclimatation en equateur

Rando trek aux sommets des Fuya Fuya

Au dessus d'Otavalo

 

 

Vidéo : Volcan Tungurahua - 5023 m (Equateur)

Apoutsiak — expé50005000 mvidéo - Les vidéos d'ApoutsiakEquateurRandoTrekkingalpinisme

Ascension du Volcan Tungurahua 5023 m

Malheureusement, pas mal de vent et surtout, du brouillard

Volcan en activité tous les 4 - 5 ans

au repos lors de l'ascension

Au dessus de Banos (Equateur)

Alpinisme : Dom des Mischhabel 4545 m Voie normale

Apoutsiak — alpinisme4000ZermattValais
Alpinisme : Dom des Mischhabel 4545 m Voie normale

Mon second Dom après le premier, il y a 12 ans, plus classe, on avait fait la traversée Täschhorn Dom !..

Les conditions ce dimanche furent moins bonnes : de la glace, des crevasses bien ouverte, et pas de ramasse, il y a 12 ans on était arrivé à 10 minutes du refuge en ramasse.

Globules Rouges Projekt !

Vidéo

Topo

Refuge Domhütte

Parking payant dans tout le village (5 CHF/jour dans les hôtels, 7 CHF dans les parkings officiels)

Benjamin a négocié à l'hôtel avant le stade, on a payé 5 CHF pour les 2 jours !

Du parking, prendre le sentier qui part au dessus du stade et vers la gauche jusqu'au point 1499 m. Remonter alors vers Tschuggen (1787 m) puis le point 1978 et Höschbiel on retrouve alors la passerelle (bien indiquée sur les panneaux depuis Randa

Traversée la passerelle Charles Kuonen, la plus longue des alpes 497 m !!! Attention, ça tangue un peu. De là gagner le point 2303 CNS au dessus de Europahütte (on ne passe pas à la cabane) Au dessus le sentier se redresse avec une petite via ferrata pas difficile pour gagner un pierrier puis le refuge Domhütte 2937 m

Dom des Mischhabel

Prendre le sentier derrière le refuge et rejoindre la moraine (sentier) la remontée et suivre la sente bien cairnée qui rejoint le glacier vers 3250 m. Remonter le glacier Festigletscher en rive droite, attention : nombreuses crevasses à différents endroits !  Repérer le Festijoch et le gravir II et III (avec gravillon) le truc est de tirer tout le temps vers la gauche pour atteindre le Festijoch 3722 m.

redescendre sur le Hohbarggletscher, traverser rapidement  sous les séracs (expo +++) et remonter en face la pente crevassée pour trouver en gros la rive droite du glacier. Remonter le glacier globalement au centre (crevasses jusqu'à 3780 m, après moins !) et gagner le pied du Lenzjoch. Virer au sud et rejoindre le Festigrat puis le sommet par l'arête  (4545 m)

Descente par le même itinéraire

puis du refuge, descente directe sur Randa sans passer par la passerelle

Alpinisme : Dom des Mischhabel 4545 m Voie normale

Récit

Mon objectif du week end : "faire des globules rouges" en vue du départ pour les sommets de l’Équateur dans 8 jours ... On hésite avec Benjamin, en cette fin de saison les glaciers sont crevassés et  il a neigé dans la semaine , 50 à 70 cm à 4500 m selon le gardien de la Domhütte.

Pour faire des globules, je souhaite aller au dessus de 4000, reste 3 idée : la  Nadelgratt, avec bivouac, mais l'arête est peut être enneigée  et le retour via le glacier peut être impossible... Le Bietschhorn, juste en dessous de 4000, mais l'arête est peut être en glace (pas de retour). Le Dom, impeccable pour "faire des globules"  On opte pour cette solution, avec option Festigratt si elle est en condition.

Décollage de la maison vers 6 h 45 pour passer prendre Benjamin à Vevey d'où on covoiture en papotant jusqu'à Randa, les montagnes sont belles, elles nous attendent.

Bon dans Randa,  il s'agit de trouver un parking pas trop cher, chose qui n'est pas facile. Après plusieurs tours de village (un vrai manège désenchanté),  Benjamin, fin négociateur, parvient à nous trouver une place à moitié prix sur le parking d'un hôtel. Oui, vous pouvez oublier les places de parking gratuites, c'est inexistant dans le Mattertal.

Alpinisme : Dom des Mischhabel 4545 m Voie normaleAlpinisme : Dom des Mischhabel 4545 m Voie normaleAlpinisme : Dom des Mischhabel 4545 m Voie normale
Alpinisme : Dom des Mischhabel 4545 m Voie normaleAlpinisme : Dom des Mischhabel 4545 m Voie normaleAlpinisme : Dom des Mischhabel 4545 m Voie normale

Bref, on part, en baskets de trail pour ma part, avec les chaussures sur le sac. La montée est agréable mais raide. On dépasse quelques randonneuses. Fin bricoleur, je transforme une vilaine branche d'arbre, en élégant bâton de marche pour l'une d'elle... Elle remerciera vivement le gentleman. Pas peu fier, je poursuis ma route vers le haut sous le regard envieux de Benjamin, et oui, j'ai failli conclure... Mais vu qu'on avait autre chose à faire...

Ah oui, j'ai oublié de vous dire, bon on monte à Domhütte, mais vu que je suis un vrai touriste, ben on se fait un petit rallongi pour voir la passerelle la plus longue des alpes. Ce qui va nous rallonger le parcours, mais aussi nous faire découvrir la bête...

Bref on avance, le sentier est toujours assez raide, avec pas mal de monde, c'est la fête de la Fédération ce week-end, et les Suisses ont sans doute décidé d'en profiter !

On passe devant un lutin un peu effrayant, sculpté dans le bois et 5 minutes après on est devant la passerelle. Impressionnante. On se lance, tout en prenant garde de ne pas faire toucher les chaussures sur les bords. Ben oui, ça serait dommage de devoir revenir les chercher en dessous de la passerelle. Par chance tout le monde semble marcher dans le même sens, on n'a pas à croiser. Rapidement, on se rend compte que la passerelle bouge.. Pas mal...

Pause photo obligatoire au milieu...

Ca tangue dur, on repart, on doit croiser quelques randonneurs, la manoeuvre n'est pas facile avec notre chargement bien large... Mais ça passe, on rejoint l'autre coté, on grimpe un peu pour trouver une place pour pique niquer. Aire de pique nique trouvée.... avec vue sur la passerelle : Parfait !

 

Alpinisme : Dom des Mischhabel 4545 m Voie normaleAlpinisme : Dom des Mischhabel 4545 m Voie normaleAlpinisme : Dom des Mischhabel 4545 m Voie normale
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Pique nique gargantuesque pour moi, tandis que Benjamin, se nourri d'amour, d'eau fraiche et d'une figue...

A chacun son régime alimentaire. On repart vers le haut, toujours avec pas mal de randonneurs, on passe au dessus de l'Europahütte pour gagner le pied des difficultés : le sentier se redresse, quelques câbles. tout en marchant on calcule le dénivelé négatif demain : 3100 m environ, soit seulement 300 m de moins que lors de mon ascension du Mont Blanc depuis le pied. Les genoux, et les pieds vont couiner !

On est vraiment débile, on aurait du choisir un petit sommet à 3400 3500 m, et profiter 1 h de la vue du sommet, descendre tôt, faire des pauses, éviter les bouchons au retour dans la vallée. Mais non, nous , les quichons des alpes, on vise toujours trop haut, 1000 m de plus, histoire de bien galérer, à la montée quand nos poumons peu acclimatés  auront du mal à capter le peu d'oxygène des hautes altitudes et à la descente, quand nos genoux seront fatigués par de trop longues journées de montagne, nos petons usés et ampoulés par de trop nombreux frottements dans les maudites chaussures...

On est vraiment des quichons.

 

Bon, le sentier s'élève vers les cieux, plus raide , c'est maintenant une via ferrata. On avance bien, on voit deux gars en galère tout en haut d'un couloir exposé. Bon nous on est en bas, mais on se rend compte que la via sort du couloir par la gauche bien en dessous des deux gars. On les rejoint par le haut, et on aide le dernier à sortir, il semblait en mauvaise posture.

Reste quelques échelles, ça ressemble plus à une montée sur la Tour Montparnasse qu'à de l'alpinisme cette histoire...

On sort de la via ferrata pour un sentier dans une moraine.  Le refuge n'est plus très loin.

On y parvient vers 16 h 30.

Une fois les chaussures enlevées, on monte pour se présenter, à l'accueil. Une jolie brune aux yeux verts est là, avenante. Je balbutie, mes yeux sont plongées dans les siens, le vert émeraude, la plage, les alizée, je suis loin, pas dans se refuge froid et humide. Benjamin, plus pragmatique lance : "on a réservé !". Moi, je suis toujours sur cette plage des Seychelles, enlaçant ma gardienne aux yeux verts. Nos courrons sur la plage comme deux amoureux joyeux.

"Oui en demi pension !"

Une tortue marine passe devant nous avec les alliances, bénissant notre union.

"Dortoir Stecknaldelhorn"

Bon alors là, j'avoue que ça m'a un peu sorti de ma plage Seychelloise et des préparatifs du mariage. J'ai fait répéter. "Stecknadelhorn ! " me lance la jolie gardienne. Je finis par comprendre, pourtant je l'ai fait ce sommet de la Nadelgrat, j'ai sans doute mal compris à cause de la distance, il y a long entre la Domhütte et les Seychelles.

Désolé pour ceux qui auraient déjà lu le récit le la Lenzpitze, je suis un coeur d'Artichaud !

Bises à Force Roz, si tu lis ces lignes... ( je romance un poil... C'est pas de ma faute, c'est le lecteur !)

Alpinisme : Dom des Mischhabel 4545 m Voie normaleAlpinisme : Dom des Mischhabel 4545 m Voie normaleAlpinisme : Dom des Mischhabel 4545 m Voie normale
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Après midi à glandouiller, Benjamin se fait rôtir sur la terrasse du refuge, tandis que je profite des dortoirs froids et humides ! J'aime pas le soleil ! Je profite d'un peu de musique, puis on descend pour le repas. Au départ on est seuls à la table, puis 4 tchèques arrivent. Ils reviennent du sommet. Ils ont mis 9 h 30 pour l'atteindre, et la journée pour faire l'aller retour. Ça me semble peu rapide mais bon. Ils sont exténués.

Malheureusement, ma seychelloise aux yeux verts ne fait pas le service. Je pleurs, benjamin a beau me raconter des histoires passionnantes, je mange comme une âme en peine.

Le repas terminé, je monte me coucher à 8 h . J'hésite à prendre un comprimé pour dormir , mais mon éthique, implacable, aura le dessus. Bilan, je tourne et je retourne dans mon lit. Au bout d'une bonne heure, je finis par trouver le sommeil. Un quart d'heure plus tard, je sursaute. Deux suisses entrent dans le petit dortoir bruyamment; Comme s'il n'y avait personne. Ils font un boucan monstre, partent, reviennent, toutes frontales dehors. 

Je n'ai rien dit, mais j'airais du. Me voilà réveillé et énervé. Alors je me remets à tourner de droite et de gauche cherchant vainement le sommeil.

....

Lumière allumée... Boucan du diable...  Petite nuit, je me lève et commence à m'habiller. Benjamin me dit que c'est trop tôt ! Puré, je suis vert, les gars ont allumé la lumière du dortoir à 2 h 35 du matin, le réveil était prévu à 3 h !!!

Bon, je reste au lit 15 minutes sans dormir puis on se lève, pour trouver le réfectoire fermé, il n'ouvre qu'à 3 h.

Message personnel : Cher collègue de dortoir, Suisse de son état, s'exprimant dans la gutturale lange de Goethe (je sais , ça n'est pas de ta faute) , sache que je te hais !!! Ton comportement n'est pas digne d'un occupant de refuge. J'espère juste ne jamais te croiser en montagne. Fin du message personnel

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On petit dej, sous le regard bienveillant de ma Suissesse. Je fais un dernier plongeon dans les eaux vertes de ses yeux, puis je file dans la nuit noire. On est au milieu du peloton. Mais les dernières sorties m'ont montré que Benjamin et moi ne marchions pas trop vite. La tradition est respectée, des cordées nous dépassent. On est lent, comme d'hab.

La pleine lune est là, éclairant le sentier, (oui au début de cet article, j'ai écris nuit noire, mais c'était pour faire le littéraire, c’était pour le contraste avec le vert des yeux de mon adorée NDLA) On garde les frontales pour plus de confort.

On rejoint un paquet de cordées pour mettre les crampons et s'encorder. On repart vers le haut, sur un glacier caillouteux et en glace bien désagréable. Les chevilles se tordent, je suis mal réveillé.  Il faut contourner quelques petites crevasses, c'est raide. Au dessus, passage à flanc, toujours en glace. Je déteste ! Oui, dans la vie, je déteste deux trucs, les passages en glace pourrie à flanc et les mecs qui te réveillent en refuge. La journée s'annonce bien !

Petit passage en rocher ou les blocs ne tiennent pas, ils sont juste pauser là, en déséquilibre, attendant l’intrépide alpiniste, écrabouiller l'imprudent.

On rejoint le glacier, des crevasses, partout, de plus en plus profonde, on va de droite , de gauche, ils n'ont pas du rigoler les premiers qui ont fait la trace, de nuit, ça ne parait pas évident. Les gueules noires et profondes nous menacent. Ne pas faire le pas de trop, ne pas tomber dans l'abime.

Mais on progresse sur ce glacier, et sous la lune. Tout ça pour venir buter, à gauche, sur la paroi du Festijoch. On enlève les crampons, pour quelques pas raides sur la glace, j'adore. S'en suit

 

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On enlève les crampons, pour quelques pas raides sur la glace, j'adore. S'en suit une petite section en gravillon du plus bel effet.  Ça gravine sec, il y a des cordées devant, des cordées derrière (les derniers arrivés n'ont pas mis de crampons jusqu'ici, ne se sont pas encordés... C'était sans doute trop rando !

La suite grimpe, et rapidement, je sens que je ne suis pas dedans. Je ne trouve pas les prises. Je ne me place pas correctement. Moi, qui ai, avec difficulté je l'avoue, gravi le couloir Knubel au Grépon, je me chie dessus dans des petits pas de II+ !... J'suis vraiment un usurpateur ! Bref je petouille, on voit au dessus les frontales des cordées sur l'arête. On hésite. On dépasse une cordée plus lente que nous, pour se fourvoyer dans la face, visiblement, personne n'est passé ici depuis longtemps. Demi tour, on retrouve la cordée dépassée il y 5 minutes. Penauds on demande "you know the way ?" Apparemment il fallait tirer à gauche. Inélégamment, on les redépasse , effectivement, au loin, il y a un cairn, ça grimpe en biais, le terrain devient plus facile, voici le Festijoch, et c'est la fête du col ! (ben oui, joch, ça veut dire col en allemand !)

Petite pause avant de redescendre sur le glacier.

On passe la rimaye facilement, la pente est raide mais sans plus. Puis, c'est moins sympa, la portion est hyper expo à un gigantesque séracs qui trône 500 m au dessus de nous. S'il tombe, on va devenir des crêpes. Et je n'ai pas envie de finir dans un cercueil en forme de poêle...

On ne traine pas, même si je trouve le passage un peu long et on attaque la montée, encore au milieu des crevasses. Il faut de nouveau louvoyer, tel un serpent, la trace  se fraye un passage dans le dédale du glacier. On avance, le soleil point, petite pause pour profite du moment et faire quelques photos dans le ciel malheureusement légèrement voilé. 

 

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On se fait encore dépassé par une cordée, on est vraiment trop lents. La suite est déprimante à souhait, un long plat de glacier, sans crevasse, à  notre gauche, l'austère face de la Nadelgrat, que je trouve beaucoup moins jolie que l'autre coté, à droite, les séracs sous la Festigratt, à priori on est assez loin des potentielles chutes de sérac...

Avec ma nuit mauvaise, la fatigue se fait sentir. Mon pas ralenti, et j'ai une énorme envie de dormir. Je clos mes paupières tout en marchant lentement (ça tombe bien , c'est moi qui trace) On serait quand même bien mieux au fond de son lit plutôt que de se les peller sur un monotone glacier. rhooooon rhoooooon. Fermer les yeux quelques secondes afin de faire des nano-siestes.  Je vais tellement lentement, je suis tellement fatigué, je finis par laisser passer Benjamin devant. Il met du rythme et je me laisse tracter derrière. La fameuse méthode du traineau du père noël,  dans laquelle c'est bibi qui joue les pères-noël. Sans cadeau bien sûr.

Avec Benjamin devant on est plus efficace, même si je suis crevé. Je repense à cette nuit, bien trop hachée pour être récupératrice... Je les haie ! Je m'imagine, tel le bourreau de Calais devant Anne Boleyn, lever mon épée affutée et la faire s'abattre sur le cou de les empêcheurs de dormir en rond. (oui, pour la petite histoire, les anglais avait fait venir un bourreau depuis Calais pour l’exécution de l'ex favorite du Roi Henri VIII, mais je m’égare)

J'exagère à peine, n'en venons pas à de telles extrémités, la violence n'a jamais rien résolu ...

Au bout du glacier sans fin, sous le Lenzjoch, je propose à Benjamin de faire une pause, pour me restaurer. Et récupérer.

Je bois, je grignote quelques barres. Et on file vers le haut

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La pente se redresse, la neige tombée la semaine dernière est bien là, au moins 50 cm tassée, mais la trace est faite, il suffit de mettre ses pieds dans les traces. Ça grimpe, Benjamin adopte un bon rythme, que je parviens à suivre. A gauche, une cordée est sur l'arête entre le Lenzjoch et la Lenzspitze, magnifique, je mitraille, les ombres qui se déplacent sur l'arête.  La pente se couche un peu. Je vais mieux, le coup de barre est passé. Je sens que c'est au tour de Benjamin, qui multiplie les pauses...

La pente se redresse, on est 50 m derrière une cordée qu'on aurait pu rattraper, en fait non. On voit au loin du monde, sur la Festigrat que l'on rejoint. Nouvelle pause, on repart, je suis passé devant, sur l'arête finale. La pente est raide. La cordée devant a l'air de peiner. La pente se couche, c'est le sommet. On se félicite ainsi que l'autre cordée, qui ne reste pas. On a le sommet pour nous tous seuls alors qu'il y a 20 minutes ça devait être la cohue.

Petit tour à la Croix, où la vue est magnifique. Regard à 360°, je suis toujours fier de tous ces 4000 conquis !

Je fais la bise à Jésus (après avoir fait la bise à la vierge du Grépon, ça s'imposait) et j'ai un scoop : il pique.

 

Reste juste 3100 m de descente jusqu'au parking, ma seconde plus longue descente des Alpes après le Mont Blanc depuis Bionnassay

On n'est pas rendu !...

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On repart vers le bas, pour une pause sur la selle, à l'abri du vent. Puis on trace, je sens que benjamin n'a plus trop de jambes. Je le laisse tracer jusqu'au replat ou on opère une pause bouffe. Je passe devant pour la suite afin d'imprimer un bon rythme. Le long plat est avalé, puis le louvoiement entre les crevasses. On essaie de bien rester corde tendue pour éviter une mauvaise surprise... Passage sous les séracs, à fond, je sens dans la tension de la corde toute la fatigue de Benjamin, à chacun son coup de barre...

J'attaque la petite remontée au Festijoch sur un rythme élevé, au bout de 20 m Benjamin me demande de, ralentir, je m’exécute. C'était pas bien malin de vouloir partir trop vite pour lui. Avec un rythme lent mais regulier je remonte le bord du glacier, passe la rimaye et me retrouve sur l'arête. Benjamin me rejoint, bien fatigué, il n'en fait pas pas mystère...

Hésitation quant à la route à suivre, je vois des traces vers le bas, en fait, ça ne passe pas, on remonte et je pars devant après avoir enlevé les crampons, Benjamin les a gardé.

 

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Au départ, je galope dans les rochers. La pente se raidit, je perd mon assurance. Je n'y suis pas. J'hésite, je merdouille, et pourtant je sais qu'on est déjà passé par là. Benjamin saute de rocher en rocher, n'utilisant qu'une pointe  de ses crampons, une vraie ballerine dans ce monde vertical. Plus on descend, plus je "merde", j'avais souvenir d'un passage facile en 2007, le souvenir est bon, la réalisation beaucoup moins ! Je progresse tout de même jusqu'en bas, je rejoins la glace, mordante, je descends quelques mètres et Benjamin attend patiemment que je remette mes crampons.

 

Et go vers le bas, on retrouve les crevasses qu'on avait pas bien vues ce matin, elles sont profondes, avides de petits alpinistes. On se penche prudemment pour en sonder l'abîme. bilan, c'est noir et profond. Lors des replats, moins de crevasses, une trace file à gauche vers le centre du glacier, quittant la trace principale. rebelle, je décide de la suivre, et par chance, elle passe.

Plus on descend, plus la neige se raréfie. Glace vive, dure, désagréable. Nos chevilles souffrent, elles se plient au gré du glacier. Nos petons chauffent dans nos souliers d'alpinistes. Ils ne vont pas être beau à la réception, en bas !

De sections crevassées en sections crevassées, la descente se poursuit. On louvoie, on observe, on descend, sous le regard permanent et imposant du Weisshorn, le 4000 où j'ai le plus galéré dans ma vie (j'y ai pété mes deux ongles de pieds...)

Dernière portion, toute en dévers pour achever les chevilles. On fini par sortir du glacier. Je sens Benjamin bien las !

On fait une pause et je propose de prendre la corde (mauvaise idée, ne faite pas ça chez vous !) Et, le fourbe, il accepte !

Me voilà chargé comme une mule. On repart vers le bas.

 

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En un il faut retrouver les cairns et la sente qui permettent de rejoindre le refuge. Dire qu'il y a 12 ans, on avait fait de la ramasse depuis le pied du Festijoch jusqu'à 10 minutes du refuge !!!

Bon ben là, tu marches avec ta maison sur ton dos. J'essaie d'encourager Benjamin à ne pas faire de pause, et je ne gagne pas toujours !

Mais nos efforts sont récompensés, on rejoint la Domhütte et sa gardienne aux yeux verts. Longue pause, dont nous ne décrirons pas ici les détails, à vous d'imaginer la suite, laissez libre cours à vos imaginations perverses...

.....

J'ai mis trois petits points exprès, et comme il y en avait un peu plus, je les ai mis quand même !

Départ pour la suite, on est en gros à mi descente. Les pieds ont déjà bien chauffés dans les chaussures. Sentier, via ferrata, visiblement, Benjamin a bien récupéré. Il me suit sans peine. On dépasse quelques cordées croisées ce matin. Hésitation au dessus de la Europahütte, heureusement des alpinistes nous indiquent le bon chemin. On gagne la passerelle sans la traverser, puis on descend directement sur Randa.

Bon, il y a de nouveaux des randonneurs, on les dépasse sans trop de souci malgré notre grosse journée de montagne. Les pieds chauffent mais ça sent l'écurie. Un panneau "Randa 50 minutes" nous fait un instant espérer. On se rend vite compte que l'horaire est impossible à tenir (et pourtant on avance !). Les pieds chauffent, ça sent les ampoules. Le village approche, trop lentement à notre goût.

La fin de la descente est animée par le dépassement d'un grand groupe d'Italien, ça nous occupe et on rejoint le village de Randa, qu'il faut par chance, entièrement traverser, on est au Nord et j'ai eu la bonne idée de garer la voiture tout au Sud ! Pause fontaine pour se réhydrater, une jolie alpiniste blonde nous dépasse tout en papotant moitié en allemand, moitié en français. Ça égaie la fin de descente. Le village est long mais on allonge le pas, et voilà la voiture, courte pause, ranger le matos et repartir en Franche Comté, pour de nouvelles aventures.

 

Globules Rouges Projekt validé !

 

Alpinisme : Dom des Mischhabel 4545 m Voie normale
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Vidéo : DOM des Mischabel - 4545 m alpinisme

Apoutsiak — Valais4000vidéo - Les vidéos d'ApoutsiakZermattalpinisme

Dom des Mischabel, voie Normale, depuis Randa, par la Domhütte

Kilimanjaro 5895 m - 2ème partie

Apoutsiak — expéRando5000m5000

Seconde partie du Trek au Kilimanjaro (et sommet ! )

Karanga camp 4200 m

High camp - Brafu Hut - 4700 m

Sommet - 5895 m

Mwekacamp - 3100 m

et Mweka gate

 

Vidéo :

Récit :

Karanga camp (camps des cacahuètes)

Je me lève tôt, avant le lever du soleil.

Mer de nuage gigantesque.

le camp est encore endormi.

Je me trouve un confortable rocher, et je profite de ces instants calmes.  Certains porteurs sont déjà en action.  La journée s'annonce magnifique. Sandrine se réveille, rangement, toilette, petit déjeuner, départ. La journée est annoncée courte. Je suis toujours autant surpris de voir le monde ! La file de trekkeurs et de porteurs est impressionnante ! Agoraphobe s'abstenir. Comme chaque jour, on va un peu plus vite que la plupart des groupes de trekkeurs. Notre ordre de passage est immuable, Emmanuel, Sandrine, ma pomme puis Holson. On discute, on chantonne. Ça grimpe doucement au milieu des gros rochers ronds : sans doute les cacahuètes qui ont donné leur nom au camp (au Teide, dans les Canaries, les gros rochers ronds ont pris le nom d’œuf du Teïde ! )

Passage à une épaule avant d'attaquer une descente un peu vertigineuse. Je me la fais au début à fond, avec les porteurs. Mais assez vite, je me mets à bouchonner dans un groupe de trekkeur. Dommage. Arrivé en bas, il me faut attendre Emmanuel et Sandrine. J'observe les porteurs faire leur pause, certains sont bien fatigués.

Je commence à en reconnaître certains, on se fait un petit signe de loin.

"Kazym Géma" : bon courage !

Sandrine arrive. Pause tous ensemble, j'attaque ensuite la raide montée au camp avec Holson, à fond, au milieu des porteurs (j'arrive même à en dépasser ! )

On parvient à l'arête qui mène au camp. Passage au bureau des rangers, puis je me pose sur un rocher pour attendre Sandrine et Emmanuel, qui arrive tranquillement, en papotant. Arrivé à la tente, ça put les chiottes qui sont juste à coté, sous le vent. Bilan, toutes les tentes sont déplacées de 20 m.

Au dessus, on voir arrivé des trekkeurs venus du sommet, mals en point, des types de 100 kg soutenus par de frêles porteurs !

Incroyable.

Repos, avec Sandrine on se bat pour leur seul livre qui reste (oui, moi j'ai emporté un bouquin tout pourri, que j'ai fini dès le deuxième jour) bref, je pique le bon polar de Sandrine, chaque jour. Gouter, puis repas, puis test oxymètre et questionnaire médical (comme chaque soir )

On se couche tôt, réveil à 11 h 00 (de ce soir ...    sad! )

Kilimanjaro 5895 m - 2ème partieKilimanjaro 5895 m - 2ème partie
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23 h

Réveil, sac préparés puis déjeuner. Sandrine a du mal à manger (Ce sont pourtant les excellents pancake de Novatus).

Moi je mange, puis je me prépare, tôt. Je vois les groupes de trekkeurs partir par paquets de 10 ! Les frontales en file indienne. On ne va pas être devant !

Enfin, on est prêt, il fait froid, c'est la nuit noire, pas de lune. Départ, on quitte rapidement le camp (notre tente est une des plus en hauteur) On attaque vite les dalles au dessus du camp. Un peu d'adhérence à minuit, rien de tel pour se réveiller. Le rythme est ultra lent. On rattrape des groupes, on les dépasse, un à un.

On passe les 4810 m, altitude du Mont Blanc. Je le signale à Sandrine. C'est marrant, ça me fait toujours quelques chose de dépasser cette altitude.

Au dessus, il y a le camp des "riches", ça leur fait moins de dénivelé à faire. Le givre est là, on éclaire les tentes dans le halo des frontales. Tout va bien sur ce replat. On fait une première pause à peine au dessus. Boire beaucoup pour éviter le mal des montagnes, telle est la consigne.

Et on refile au dessus. Des groupes nous sont repassés devant, tout est à refaire. Quand tu es dans la file des trekkeurs, c'est un peu la galère, dès que l'un d'eux s’arrête, tout le monde s’arrête. impossible de prendre un bon rythme !

Kilimanjaro 5895 m - 2ème partieKilimanjaro 5895 m - 2ème partieKilimanjaro 5895 m - 2ème partie
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5000 m , barrière dépassée .

Toujours dans le monde, je dis à Emmanuel que je préférerais être devant l'énorme groupe, plutôt qu'au milieu. Sandrine valide ma proposition. On repart. On dépasse et on se retrouve tranquille, entre deux groupes.

5200 m, altitude de l'Iztaccihuatl, un volcan du Mexique, gravi l'an dernier. Toujours le noir, le halo des centaines de frontales, Sandrine dans les pas d'Emmanuel. Avec ma Petzl hyper puissante, je me fais des petits panoramique pour voir le paysage autour de nous ...

Tout va bien, on fait des petites pauses pour boire et éviter le MAM. Je suis en bonne forme, il faut dire, le rythme est très lent. Le froid est mordant, on regrette d'avoir oublier d'emmener des cuissards de la maison... Mais on a deux pantalons l'un sur l'autre.

régulièrement, Emmanuel s’inquiète de savoir comment on va. Bon ben nickel !  On chante un peu pour passer le temps.

Les guides discutent, il y a un problème, on marche trop vite, à ce rythme là on va arriver trop tôt au sommet, bien avant le lever du soleil. Il va falloir faire de pauses pour attendre le soleil...

Le problème c'est qu'il y a du vent. Je passe un peu devant, "faire la trace". dans le même temps, je cherche un endroit abrité du vent où faire la pause. Je trouve enfin une petite place sous une grosse barre rocheuse, parfaite. Pause.

On repart : 5630 m ... à 32 m du est à l'altitude du Pico de Orizaba, à 36 à celle de l'Elbrus

Bon, ben ça y est, j'ai dépassé mon record !

 

Et on monte, sur le sentier en cailloux

On arrive à Stella point, le bord du cratère, grand froid, nuit encore noire. 3 photos et en avant !

Kilimanjaro 5895 m - 2ème partieKilimanjaro 5895 m - 2ème partieKilimanjaro 5895 m - 2ème partie
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Il est trop tôt, on fait une première pause à l'abri du vent, alors que le sommet est tout proche, puis une seconde. On voit au loin le premier groupe au sommet, nous serons les seconds. Le soleil se lève à 6 h 30, il est 6 h 15. Mais ici, contrairement à chez nous, le soleil ne point pas. Il se lève d'un coup.

Bon, il point quand même un petit peu...

On repart, les derniers mètres, le fameux panneau, personne ne parle, juste le silence, le vent et le froid.    YYYYYEEEEESSSSS ! On est là à deux, en amoureux, au sommet du Kilimanjaro ! avec nos deux supers guides !

Le soleil n'est pas encore là, mais le jour point.

Emmanuel a froid (il n'a pas osé l'avouer mais j'ai bien vu qu'il était pressé de redescendre ! )  Un énorme groupe s'approche derrière nous, on ne traine pas !

Demi tour, sur le cratère, on commence à croiser du monde, à gauche je vois le soleil qui sort des nuages. Pas un énorme soleil comme dans les reportages sur l'Afrique, mais un tout petit soleil bien lointain, il n'est pas prêt de nous réchauffer. Les trekkeurs ne l'ont pas vu, alors je leur annonce ! Moments magiques, à droite, les glaciers du Kilimanjaro et le Meru Peak, devant, le Mawenzi, second sommet du Kilimanjaro, avec à sa gauche, le soleil et une immense mer de nuage ! Le cratère à notre gauche n'a plus son fameux glacier, fondu depuis longtemps.

Les glaciers n'ont rien à voir avec ceux des alpes, ils sont posés là, attendant on ne sait quoi !

Tout est orange, les trekkeurs soufflent, les guides encouragent. On croise le "chef guide" avec son groupe, qui nous félicite !

Je galope vers le bas, ben oui, j'ai fait des photos, alors j'ai pris un peu de retard. En courant, j'envoie des panaches de poussières dans le ciel (mais aussi dans la tronche des trekkeurs à la montée, je m'en excuse, même si sur le coup, ça m'a un peu amusé)

Je rejoins Emmanuel et Sandrine. Holson me connait et me surveille.  On se fait la descente à fond, en ramasse dans les rochers volcaniques, la descente est hyper rapide.

Stella point, nouvelle pause photo du panneau. Je file ma seconde paire de lunettes de glacier à Emmanuel qui a oublié les siennes ! il en est très fier !

On croise des trekkeurs en grosse difficultés en dessous de Stellapoint; ils n'iront sans doute pas au sommet.

Descente à fond en direction du cirque du Mawenzi. Le soleil commence enfin à chauffer, J'ai failli avoir froid. Je me demandais pourquoi il fallait des guêtres, en fait ça n'est pas pour al neige, mais pour a poussière de volcan qui pourrait rentrer dans les chaussures.

Sandrine, qui a des genoux délicats, descend à son rythme. Je ne luis ai rien dit et je n'ai pas encore calculé, mais on va passer de 5900 m à 3100 m soit 2800 m de descente dans la journée avec une pause au milieu ! Les genoux vont craquer en fin de journée.

 

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On perd très vite de l'altitude,  au détour du sentier on voit Novatus arrivé avec des boissons ! Cool. Mais il n'aurait pas du , il aurait du se reposer au camp, pour une fois qu'il avait une matinée à attendre.

Bon on profite de l’instant pour le remercier Asante Sana !

Puis on repart vers le bas , un porteur arrive pour ... prendre nos sacs ! Bon, ben moi je suis en pleine forme et je préférerai qu'il se repose. Je leur fait comprendre que je veux garder mon sac, que je sais que leur job est assez dur comme ça. Emmanuel m'explique que ça ne se fait pas, je lui dis de faire comprendre au porteur, âgé (il doit avoir près de 60 ans)  les raisons de mon choix. On est passé prêt de l'incident diplomatique !

Bon au porteur suivant, je n'ai pas le choix, je dois donner mon sac !

J'aurai préféré qu'ils se reposent au camp.

Reste 200 m de descente, on parvient aux dalles au dessus du camp, qui me semblait moins raide ce matin. Novatus aide Sandrine, je galope vers le bas.

Petite sieste et petite collation !

Il était prévu qu'on reste 2 h, on ne restera qu'une heure.

Et, mauvaise nouvelle, Emmanuel doit nous quitter, de mauvaises nouvelles l'amènent à partir pour son village.

On a à peine le temps de se dire au revoir.  Forcement on a les larmes aux yeux, le fier Massaï aussi.

Il nous confie aux bons soins d'Holson.

 

Kilimanjaro 5895 m - 2ème partieKilimanjaro 5895 m - 2ème partieKilimanjaro 5895 m - 2ème partie
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Kilimanjaro 5895 m - 2ème partie
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Kilimanjaro 5895 m - 2ème partieKilimanjaro 5895 m - 2ème partie
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On repart vers le bas,

Sandrine a rapidement les genoux qui grincent, et pourtant le départ n'est pas très raide.

Holson me montre tout en bas le camp, je n'ose pas le montrer à Sandrine, il est si loin !

On avance , on retrouve petit à petit, la végétation. Les porteurs nous dépassent, à fond, on était au camp tout à l'heure, les tentes étaient montées, quand on arrivera au camp, 3 h plus tard, elles le seront également !

On traverse un camp vide (non utilisé quand on fait la voie Machamé). Petite pause boisson avant de repartir.

Le sentier est beau, mais escarpé. Sandrine a du mal à suivre mon rythme.  Quelques courts passages d'escalade (raisonnables) des grandes marches, des rochers, c'est beau mais beaucoup moins roulants. pas mal de porteurs nous dépassent à présent. Ceux de notre groupe nous saluent ! Ça fait plaisir !

Le camp est si loin. Et pourtant on avance. De petits arbres encadrent le sentier, plus on descend plus c'est épais.  On a perdu de vue le Kilimanjaro, et  au détour du sentier, le camp, le panneau, les rangers, et en bas du camp, les tentes

Après midi lecture, On se dispute un peu pour avoir LE livre qu'il faut se partager ...

Sandrine a de nouveau des problèmes digestifs liés à une cétose désagréable.

et poulet frites le soir ! INCROYABLE !

Et distribution des pourboires. Un truc assez compliqué pour un Français. En gros il y a une sorte de tarif tacite, mais pas tout à fait, et tu ne peux pas donner ton pourboire comme tu le souhaites, il y a un ordonnancement. Bon, on pense avoir  bien fait, sans faire de bourde... Mais la séance est assez "malaisante" comme disent nos enfants !

Kilimanjaro 5895 m - 2ème partie
Kilimanjaro 5895 m - 2ème partieKilimanjaro 5895 m - 2ème partieKilimanjaro 5895 m - 2ème partie
Kilimanjaro 5895 m - 2ème partieKilimanjaro 5895 m - 2ème partieKilimanjaro 5895 m - 2ème partie
Kilimanjaro 5895 m - 2ème partieKilimanjaro 5895 m - 2ème partieKilimanjaro 5895 m - 2ème partie

Réveil, tôt en ce dernier jour : 5 h

A 6 h nous sommes sur les sentiers.  On galope vers le bas. Il y a 3 h de descente. On est de nouveau dans la forêt tropicale, sur un chemin en terre, bien tracé. On rattrape des groupes et on les dépasse, je finis par me retrouver devant; Je marche seul pendant un quart d'heure. Puis je me dis qu'Holson risque de s’inquiéter, je fais alors une pause, à un endroit, où, vu l'état de la piste et son aptitude à glisser, il devrait y avoir des chutes !

Bingo,  j'assiste à de belle glissades. Sandrine dans l’intervalle, a fait connaissance avec une Bretonne. Le truc qui tue, son couple est sportif mais ils n'ont jamais fait de rando avant de venir au Kili ! Ben ça relativise ton exploit ! Si le moindre pékin peut venir faire ce sommet sans préparation...

Sandrine a mal au genou, je l'assiste dans la descente. Et pour la première fois, on fait une partie du chemin avec un autre groupe. Le sentier s’élargit, devient en parti goudronné. On voit deux singes au dessus des arbres nous narguer, ils sont trop loin pour faire de belles photos !

Reste quelques mètres, voilà la porte de sortie, Mweka - camp.

On passe à la maison des rangers, avant de recevoir notre diplôme d'ascension !

Il se met à pleuvoir, les larmes du Kilimanjaro.

on a droit aux fameux chant de porteurs.

On offre nos médicaments à Holson, mes chaussures de rando resteront là à gravir le Kili des dizaines de fois, je les passe au frère d'Emmanuel, qui les lui remettra. J'ai laissé un bout de moi au Kilimanjaro, mais je suis ravi que mes vielles chaussures finissent leur vie ici plutôt que sur une étagère de mon grenier.

Le Van nous emmène en ville, on fait des achats dans une boutique à touristes, puis direction l'hôtel, la douche, la piscine avec vue sur le kili, et son mojito. J'arrive à faire notre enregistrement sur les vols avec difficulté.

L'aéroport, la douane, l'attente, dans l'avion, on retrouve la fille de l'aéroport. Encore une fois le voyage est bizarre, on part vers le sud pour 2 h d'avion, pour une escale technique à Daar El Salam avant de repartir vers le Nord, et de passer au dessus du Kilimanjaro (de nuit, on n'a rien vu) et passer par Amserdam avant de revenir à Genève. On a presque survolé le chalet de maman où on avait rendez vous après avant d’atterrir !

 

FIN de l'aventure

 

Kilimanjaro 5895 m - 2ème partie
Kilimanjaro 5895 m - 2ème partie
Kilimanjaro 5895 m - 2ème partie
Kilimanjaro 5895 m - 2ème partie
Kilimanjaro 5895 m - 2ème partie
Kilimanjaro 5895 m - 2ème partie
Kilimanjaro 5895 m - 2ème partie
Kilimanjaro 5895 m - 2ème partie
Kilimanjaro 5895 m - 2ème partie
Kilimanjaro 5895 m - 2ème partie
Kilimanjaro 5895 m - 2ème partie

Kilimanjaro - première partie - 5895 m

Apoutsiak — expeexpé50005000mRandoTrekking

Première partie du Trek en Tanzanie

Kilimanjaro, voie Machamé

J1 à J4

  • Porte Machamé 1500 m
  • Machamé camp 3000 m
  • Shira camp 3840 m
  • Lava Tower 4600 m
  • Barranco camp 3950 m
  • Karanga camp 4200 m

 

Vidéo :

Récit :

Quelle idée.  Le but est de partir en Tanzanie : nos aurons une escale à Amsterdam. 2   heures de vol vers le Nord avant de repartir vers le Sud (et presque repasser au dessus de l'aéroport de départ : Genève !)

Bref, rien de très logique, mais on n'a pas le choix, lever à 2 h à Saint Sorlin d'Arves, on essaie de ne pas faire de bruit mais ma maman vient tout de même nous dire au revoir (Ah les mamans ...). On file sur la route qui tourne puis sur les Autoroutes des Alpes. Arrivée à Genève, j'ai réservé dans un parking à l’extérieur de l'aéroport. Le gars a l'accueil est patibulaire, mais on ne discute pas, et on monte dans le van déjà plein en direction de l'aéroport. Le pilote grogne mais avance. Tout se déroule comme sur des roulettes.

Sur le tarmac, ô surprise, quand l'avion recule, je vois sur un chariot au sol deux sacs North Face, un rouge et un noir, comme les nôtres. Je n'en dis mot à Sandrine, mais ça me stresse quelque peu... L'avion part presque en avance, et arrive avec 20 minutes d'avance à Amsterdam, ça tombe bien j'avais prévu une escale courte ! ...

Le Vos suivant, Amsterdam Arusha, a une population divisée en trois catégorie : les Tanzaniens, qui rentrent au pays, les Safaristes, qui vont découvrir les magnifiques réserves du pays et les Trekkeurs du Kilimanjaro. Je m'amuse à repérer les uns de autres, et parfois, c'est trop facile, surtout quand ils ont des chaussures de rando aux pieds... Certains emmènent l'intégralité de leur matos en bagage à main ! Pas sur que ça passe dans le gabarie...

Le voyage est long, l'occasion de faire son retard en matière de cinéma, et zou, on atterri à Arusha en fin de journée. On sort dans les derniers, comme souvent, et malheureusement, quand tu sors en dernier de l'avion, tu es dans les derniers à faire la queue pour obtenir un Visa. Derrière nous, une aventurière au visage buriné s'impatiente. Elle n'a pas encore pris le rythme de l'Afrique. L'opération est longue, on préférerait se retrouver à l'hôtel pour dormir !

Visa en poche , la douane à passer, on aperçoit des bagages, mais... pas les nôtres. On fini par passer la douane et hourra, ils sont là.  Dehors, une voiture de safari nous attend, direction l'hôtel qui n'est qu'à 2 km de là.

A l'accueil, ils m'offrent un jus de fruit, je n'ai pas pu refuser (ça ne se fait pas) mais dans les consignes, on est sensé ne rien boire comme ça sous peine de tourista... trop tard !

Il fait nuit, enfin dans la chambre, une douche, et au lit, sous la moustiquaire. On est top au point en matière de paludisme après être passés nous faire vaccinés au centre de vaccination  de Besançon. Crème anti-moustique et bonne nuit.

 

Ah oui , les topos ... :

topo Kilimanjaro - Kilimandjaro - Machamé routetopo Kilimanjaro - Kilimandjaro - Machamé route
topo Kilimanjaro - Kilimandjaro - Machamé routetopo Kilimanjaro - Kilimandjaro - Machamé route

topo Kilimanjaro - Kilimandjaro - Machamé route

7 h 15, le téléphone sonne pour nous réveiller. Puré on nous avait dit 7 h 45.

Décollage rapido, Sandrine file sous la douche. On sonne, notre guide est là, je le fais patienter pendant que Sandrine termine sa douche, elle n'avait pas envie de rencontrer notre guide en tenue d'Eve !  Vérification du matériel, élément par élément, je sors tout le matos des sacs et Emmanuel valide nos choix.  C'est un souk incroyable dans la chambre, dommage, on avait bouclé nos sacs hier ! ...

On file déjeuner avant de partir.

Un Van nous attend. Et C'est parti. 1 h 30 de retour dans la campagne Tanzanienne. Les Champs, les vaches, le maïs, le tournesol. Puis la pente se redresse, on se retrouve dans des plantations de bananiers. Emmanuel nous explique le pays, son histoire, ses cultures.  Et on arrive à la porte Machamé dans un dernier virage très raide.  Longue attente pour remplir les papiers, d'abord chez les rangers (chaque jour, il nous faudra remplir la fiche d'arrivée ou je m’évertuai à écrire pour la profession de Sandrine : Firewoman !)

On fini par nous remplir nos gourdes dans lesquelles nous mettons une pastille d'aquatab (oui il faut stériliser chaque goutte d'eau non bouillie !)

Il y a une grosse animation, de nombreuses "expés", on ne va pas être tout seul, ça grouille de partout!

Les porteur se répartissent les sacs (les sacs sont pesés, pas plus de 12 kg par porteur)

 

porte Machaméporte Machaméporte Machamé
porte Machaméporte Machamé

porte Machamé

Au bout de 2 bonnes heures, on est parti. Non, il nous manque un papier, une ranger nous bloque 2 minutes avant de nous donner le feux vert. Enfin. Nous voici dans la forêt tropicale. Ça grimpe, sur un bon  sentier, autour, tout est vert, des fougères arborescentes, des grands arbres. Régulièrement, les porteurs nous dépassent. Emmanuel nous fait faire des pauses, pour que nos porteurs aient le temps de nous dépasser.

Il est midi, l'heure de manger, nous, on s'attend à un sandwich assis sur une pierre ou une racine en bord du chemin.

Quelle n'est pas notre surprise de voir une table et deux chaises, une nappe, et un serveur qui nous sert des pâtes et du poulet (chaud bien sûr), incroyable. On est assis là, confortablement, au bord du chemin. Mais on n'est pas habitué à ce luxe !

On mange tout en regardant passer l'ensemble de la caravane : porteurs, trekkeurs...

Et c'est reparti, toujours en forêt. On aperçoit un singe, je dis aperçoit parce qu'il est tout en haut des arbres. Le sentier grimpe, nous aussi, Emmanuel, guide francophone, nous raconte sa Tanzanie, le peuple Massaï, dont ils fait parti, les traditions. Première journée qui se passe bien en dépit de nos petits pépins physiques, ongle pété (percé par ma belle sœur préférée ! )  pour moi, et crise d’ Herpes pour Sandrine avec de grosses douleurs articulaires, le climat tanzanien nous va bien !

Assez vite on rejoint le Machamé Camp (3000 m), passage à la maison des rangers pour signer les papiers et découverte du camp.

On a une tente 3 places pour nous deux, avec nos affaires dedans, une tente toilette, dont on nous explique le complexe fonctionnement, une tente mess, pour nos repas, à cela s'ajoute une tente cuisine plus une autre tente pour les porteurs ! Ça fait un paquet de tentes.

Pour le reste, il y a des tentes partout C'est assez impressionnant, il doit y avoir plus de 500 personnes ici !

Le temps est frais, la doudoune de rigueur. On se fait une petite toilette, un bon repas et au lit.

Montée à Machamé CampMontée à Machamé CampMontée à Machamé Camp
Montée à Machamé CampMontée à Machamé CampMontée à Machamé Camp
Montée à Machamé CampMontée à Machamé Camp
Montée à Machamé CampMontée à Machamé Camp

Montée à Machamé Camp

Machamé CampMachamé CampMachamé Camp
Machamé Camp

Machamé Camp

2ème jour , Novatus vient nous réveiller, café et chocolat  dans la tente. Le programme le matin sera immuable, lever à telle heure (thé et café dans la tente) le temps de ranger la tente de s'habiller et de faire nos sacs, 30 minutes plus tard (précise), petit déjeuner dans la tente mess, 30 minutes plus tard, on part. Moi qui m'attendait à avoir un rythme "africain", tout est réglé comme du papier à musique, avec une incroyable précision Suisse.

Le paysage change, après la forêt tropicale, avec l'altitude, la végétation est moins haute, et la rando offre des points de vue sur le Mera peak et le Kilimanjaro. On repart avec nos deux guides, Emmanuel et Holson. Ce dernier est anglophone, et je travaille mon anglais (poor), même s'il est loin d'être parfait. Emmanuel est devant, Sandrine suit et Holson est derrière. On fait des pauses quand la vue est belle. Une gigantesque mer de nuage entoure le Kilimanjaro. Elle laisse juste le Mera peak émerger.

Le soleil est là, il y a toujours un flux de personnes, trekkeurs, porteurs (qui vont deux fois plus vite alors qu'ils sont 3 fois plus chargés ! Va comprendre !)

Bon, on avance bien, et on arrive au Shira camp 3700 m. Je papote avec un guide Tanzanien rigolo. Le nombre de tente est incalculable (hier avec les arbres on avait pas une vue sur l'ensemble du camp).

Repas, sieste, puis baladette à la grotte de lave. L'inconvénient, c'est que tous les guides font la même balade, on se retrouve dans le monde. L'endroit est chouette !

Gouter (et oui, au Kilimanjaro, on goute) et nouveau repas avant un superbe cocher de soleil.

 

 

Montée à Shira camp (Jour 2)
Montée à Shira camp (Jour 2)
Montée à Shira camp (Jour 2)
Montée à Shira camp (Jour 2)
Montée à Shira camp (Jour 2)
Montée à Shira camp (Jour 2)
Montée à Shira camp (Jour 2)
Montée à Shira camp (Jour 2)
Montée à Shira camp (Jour 2)
Montée à Shira camp (Jour 2)
Montée à Shira camp (Jour 2)
Montée à Shira camp (Jour 2)

Montée à Shira camp (Jour 2)

Montée à Shira CampMontée à Shira CampMontée à Shira Camp
Montée à Shira CampMontée à Shira CampMontée à Shira Camp
Montée à Shira CampMontée à Shira Camp

Montée à Shira Camp

Shira Camp et la grotte de lave (lava cave)
Shira Camp et la grotte de lave (lava cave)
Shira Camp et la grotte de lave (lava cave)
Shira Camp et la grotte de lave (lava cave)
Shira Camp et la grotte de lave (lava cave)
Shira Camp et la grotte de lave (lava cave)
Shira Camp et la grotte de lave (lava cave)
Shira Camp et la grotte de lave (lava cave)
Shira Camp et la grotte de lave (lava cave)
Shira Camp et la grotte de lave (lava cave)
Shira Camp et la grotte de lave (lava cave)
Shira Camp et la grotte de lave (lava cave)
Shira Camp et la grotte de lave (lava cave)
Shira Camp et la grotte de lave (lava cave)

Shira Camp et la grotte de lave (lava cave)

3ème jour : au programme, la montée à Lava Tower, à 4270 m avant de redescendre au camp suivant.

On est levé tôt, il fait méga beau, la vue est splendide et on part dans les premiers groupes. Nos guides, comme chaque jour prennent un rythme hyper lent, objectif l'acclimatation. Avec le même objectif, on fait pleins de pauses pour boire, et on mange beaucoup ! (objectif : boire 4 litres d'au par jour pour bien s'acclimater !)

Bon, avec Sandrine on a le rythme pole pole, mais on avance quand même et on dépasse les autres groupes.

Le paysage à présent est sans arbres, très minéral avec juste quelques petits bosquets de végétation. Le Kilimanjaro nous surplombe, son sommet est encore loin. Petite pause, on repart, 5 minutes plus tard, je vois Holson qui me file mes bâtons, je les avais oublié à la pause, cool qu'il s'en soit aperçu !

On approche de lava Tower, et je vois qu'on peut grimper sur la tour. Je négocie avec Emmanuel l'autorisation de grimper dessus, c'est validé ... YES !

Bon avant cela on doit pique niquer...

On arrive au col, du vent, des tentes. Oui messieurs dames, les porteurs montent les tentes pour le repas, et même une tente toilettes !!! Sandrine a mal à la tête, l'altitude sans doute. On mange, et le mal de tête s'aggrave. No bueno !  Quand on a fini de manger, le temps a tourné, de grands nuages passent devant la lava tower. Sandrine est vraiment mal, et Emmanuel est "réquisitionné" pour aider un autre groupe. Bilan, pas de lava tower... la loose, petite déception, mais vu que Sandrine est très mal, je sais qu'il faut qu'elle descende vite. Perdre de l'altitude pour récupérer de ce MAM (mal des montagnes). Elle, têtue, insiste pour rester là ("pour m’acclimater !" )

Bon elle est têtue, mais on est parti vers le bas. Ambiance spectrale, on passe entre deux falaises, le brouillard s'y engouffre aussi. Je vois qu'elle est vraiment dans le dur. elle avait eu la même chose au Mexique au Nevado de Tolluca à 4300 m , bon, c'est vrai que là bas, on avait fait ZERO acclimatation ! Les maux de tête avaient durer plus de 12 h après notre descente à l'altitude de Mexico : 2000 m environ.

Elle avance lentement, je vois bien que ça ne va pas, devant, il y a une asiatique méga lente que j'avais déjà repéré les autres jours. On fini par la rattraper, et la dépasser. Le paysage est joli, mais difficile d'en profiter. On descend et on retrouver un peu de végétation. Pause boisson, le temps de laisser passer les infatigables porteurs, et arrivée au Camp

Passage chez les rangers, puis, ce qui me surprend toujours, Holson trouve notre tente au milieu de ces centaines de tentes !

La situation de Sandrine est inquiétante, les maux de têtes de ne passent pas.

On fini par décider d'appeler l'IFREMMONT, (institut de formation et de recherche en médecine de montagne) d'abord avec mon téléphone, qui refuse de fonctionner correctement (j'ai pourtant des bâtons) puis avec le téléphone satellite des guides. Bon l'avantage, c'est que Sandrine est pharmacienne, elle a déjà fait un inventaire de la pharmacie des guides. Ça passe et on nous passe un médecin de Genève. Diagnostic : mal des montagnes avec œdème cérébral. Si on peut, (mais on ne peut pas) il faut descendre dormir 400 m plus bas. Traitement Diamox à 2 cp matin et soir et bétamethasone ! Si ça ne passe pas, descente obligatoire demain... :-(

Ça va être chaud. J'ai du mal à me dire que Sandrine va guérir en une nuit tant elle a mal. Soirée bizarre, je me sens en pleine forme (et c'est rien de le dire) et je vois les maux de tête de Sandrine en regardant sa tête. Le front plissé par la douleur !

On se couche, petite prière à tous les Dieux, vers 1 h, Sandrine me dit qu'elle a beaucoup moins mal à la tête, elle passe aux toilettes, quand elle revient, les maux de tête sont revenus ! La loose...

Montée au Lava Tower depuis Shira campMontée au Lava Tower depuis Shira campMontée au Lava Tower depuis Shira camp
Montée au Lava Tower depuis Shira campMontée au Lava Tower depuis Shira campMontée au Lava Tower depuis Shira camp
Montée au Lava Tower depuis Shira campMontée au Lava Tower depuis Shira camp
Montée au Lava Tower depuis Shira campMontée au Lava Tower depuis Shira camp

Montée au Lava Tower depuis Shira camp

Lava Tower 4700 m
Lava Tower 4700 m
Lava Tower 4700 m
Lava Tower 4700 m
Lava Tower 4700 m
Lava Tower 4700 m
Lava Tower 4700 m
Lava Tower 4700 m
Lava Tower 4700 m
Lava Tower 4700 m
Lava Tower 4700 m
Lava Tower 4700 m

Lava Tower 4700 m

Lava Tower et descente  Baranco camp - (avec maux de tête)
Lava Tower et descente  Baranco camp - (avec maux de tête)
Lava Tower et descente  Baranco camp - (avec maux de tête)
Lava Tower et descente  Baranco camp - (avec maux de tête)
Lava Tower et descente  Baranco camp - (avec maux de tête)
Lava Tower et descente  Baranco camp - (avec maux de tête)
Lava Tower et descente  Baranco camp - (avec maux de tête)
Lava Tower et descente  Baranco camp - (avec maux de tête)
Lava Tower et descente  Baranco camp - (avec maux de tête)
Lava Tower et descente  Baranco camp - (avec maux de tête)
Lava Tower et descente  Baranco camp - (avec maux de tête)
Lava Tower et descente  Baranco camp - (avec maux de tête)

Lava Tower et descente Baranco camp - (avec maux de tête)

4ème jour

Je sais que ça va être décisif, Sandrine m'annonce qu'elle n'a presque plus mal à la tête. Incroyable !

Le soleil n'est pas levé, on a choisi de partir tôt pour ne pas bouchonner dans les passages d'escalade.

Décollage, avec Emmanuel et Holson dans l'ombre du Kilimanjaro.  On traverse à flanc pour passer à gué deux rivières avant d'attaquer les passages plus techniques (C'est le Crux du Trek, des passages en II)

On se retrouve au milieu des porteurs dans des passages d'escalade; Ils sont impressionnants, leurs charges, parfois encombrantes, vient buter contre les parois. Ils s'adaptent et progressent rapidement. Sandrine va bien et c'est le principal ! elle stressait un peu des passages d'escalade, mais elle s'en sort très bien, ça n'est pas si technique que ça !

On rejoint une jolie épaule avec une superbe vue sur la gigantesque mer de nuage et le Meru peak

Pause photo

Sieste pour Sandrine

Roue pour moi... Et Emmanuel qui ne savait pas ce que c'était , m'interdit de la faire au sommet du Kili ! Dommage ! (il a peut être raison !)

On regarde les glaciers suspendus du Kilimanjaro, il y a 20 ans ils venaient jusqu'à nous (Holson qui a notre âge nous le confirme) aujourd'hui, ils sont faméliques, dans 10 ans, ils auront disparus !...

Barranco camp - Karanga campBarranco camp - Karanga campBarranco camp - Karanga camp
Barranco camp - Karanga campBarranco camp - Karanga camp

Barranco camp - Karanga camp

Entre Barranco camp et Karranga camp, on saute (Kilimanjaro)
Entre Barranco camp et Karranga camp, on saute (Kilimanjaro)
Entre Barranco camp et Karranga camp, on saute (Kilimanjaro)
Entre Barranco camp et Karranga camp, on saute (Kilimanjaro)
Entre Barranco camp et Karranga camp, on saute (Kilimanjaro)
Entre Barranco camp et Karranga camp, on saute (Kilimanjaro)
Entre Barranco camp et Karranga camp, on saute (Kilimanjaro)
Entre Barranco camp et Karranga camp, on saute (Kilimanjaro)
Entre Barranco camp et Karranga camp, on saute (Kilimanjaro)
Entre Barranco camp et Karranga camp, on saute (Kilimanjaro)
Entre Barranco camp et Karranga camp, on saute (Kilimanjaro)
Entre Barranco camp et Karranga camp, on saute (Kilimanjaro)

Entre Barranco camp et Karranga camp, on saute (Kilimanjaro)

On repart, le sentier monte, descend, remonte un peu, puis redescend, c'est joli, Dernière montée, je la fais à bloc avec Holson, pour me dégourdir les jambes, au rythme des porteurs ... mais sans la même charge !

On arrive au Karanga camp : le camp des cacahuètes ! Passage chez les rangers et recherche de la tente, toujours judicieusement placée, un peu à l'écart des autres tentes. Sandrine arrive un peu plus tard, avec un grand sourire, incroyable que son mal de tête se soit guéri ! On profite de la forme pour faire un petit tour du camp. On trouve un gros rocher avec une vue synoptique et on s'amuse à compter l'intégralité des tentes (hormis les tentes toilettes) On arrive à 225 tentes environ ce soir ! Soit à mon avis, plus de 600 personnes !!! Incroyable !

Soirée un peu apaisée à apprendre des mots en Swaheli la langue tanzanienne. En fait, on apprend pas, on révise les mots appris sur les sentiers...

Demain, petite journée pour rejoindre le camp de base. Certains y montent directement dans l'après midi, et font le trek en un jour de moins !

 

(à suivre)

 

Arrivée à Karanga camp : le camp des Cacahuetes !
Arrivée à Karanga camp : le camp des Cacahuetes !
Arrivée à Karanga camp : le camp des Cacahuetes !
Arrivée à Karanga camp : le camp des Cacahuetes !
Arrivée à Karanga camp : le camp des Cacahuetes !
Arrivée à Karanga camp : le camp des Cacahuetes !
Arrivée à Karanga camp : le camp des Cacahuetes !

Arrivée à Karanga camp : le camp des Cacahuetes !

Arrivée à Karanga camp - le camp des Cacahuetes
Arrivée à Karanga camp - le camp des Cacahuetes
Arrivée à Karanga camp - le camp des Cacahuetes
Arrivée à Karanga camp - le camp des Cacahuetes
Arrivée à Karanga camp - le camp des Cacahuetes
Arrivée à Karanga camp - le camp des Cacahuetes
Arrivée à Karanga camp - le camp des Cacahuetes
Arrivée à Karanga camp - le camp des Cacahuetes
Arrivée à Karanga camp - le camp des Cacahuetes
Arrivée à Karanga camp - le camp des Cacahuetes
Arrivée à Karanga camp - le camp des Cacahuetes
Arrivée à Karanga camp - le camp des Cacahuetes
Arrivée à Karanga camp - le camp des Cacahuetes
Arrivée à Karanga camp - le camp des Cacahuetes
Arrivée à Karanga camp - le camp des Cacahuetes
Arrivée à Karanga camp - le camp des Cacahuetes

Arrivée à Karanga camp - le camp des Cacahuetes

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