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Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

Valais

Alpinisme : Lagginhorn - 4010 m

Apoutsiak — alpinisme4000EnguerranLes 100 plus bellesValais

Nos projets étaient plus ambitieux, mais les conditions et la météo de la semaine nous ont fait revoir notre copie, tout s'est terminé sur le lagginhorn avec une magnifique descente en Monster Trotti à la fin (trotineherbe )

 

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Topo

 

Depuis Saas Grund, rejoindre Kreutzboden 2397 m en téléphérique (ou à pied si c'est fermé)

De là, remonter soit le sentier soit la piste qui mène à la WeismiesHütte 2726 m

 

De la Weismieshütte, rejoindre la pise qui par vers vers le Nord au dessus du refuge pour atteindre le torrent, de là rejoindre la morraine du Lagginhorn gletscher puis prendre pied sur le "résidu" de celui ci. Le remonter  en arc de cercle vers la droite et rejoindre l'arête vers 3400 m . On remonte alors l'arête par le fil ou par son versant Sud (plus technique et plus esthétique par le fil) plus facile en général par le versant sud. Une dale couchée en II obligatoire ! On rejoint une pente de neige à proximité du sommet.

 

Descente par le même itinéraire.

 

Carto Fichier GPS

 

Lagginhorn Fichier GPS au format GPX

 


 

Récit

 

J'avais des projets ambitieux ! Je voulais faire la traversée Lauteraarhorn Schreckhorn, les 2 4000 les moins connus des alpes ! Course engagée, le refuge est à 6 -7 heures de marche de Grindelwald et nous comptions bivouaquer ! La météo étant moyenne et la course enneigée, Enguerran me proposa de faire la Kuffner, et il ne fallait pas longtemps pour me faire changer d'avis. Les jours passsaient et avec eux les précipitations augmentaient, je connaissais les affres d'une attente au realis à 4000 en automne. Peur du froid et du but, beaucoup de neige tombée, je proposais le Lagginhorn, 4000 "facile" qui avec de la neige devait juste nous opposer quelques résistances.

 

Je retrouvais Engue à Martigny et nous faisons la route vers Saas Grund.

 

De là, téléphérique vers Kreutzboden et zou en route pour le refuge. Une petite heure et nous voilà sur place. C'est un peu court et nous décidons de poursuivre pour voir la tête de la suite.  Nous partons sans bouffe, sans eau et sans matos... et c'est parti dans la bonne ambiance.

Assez rapidement, j'ai faim. Et quand j'ai faim, je n'avance plu... Enguerran me fait une théorie fumeuse sur l'efficacité du rendement en lipide. Mais je connais ma bioch. En absence de glucides le cycle de Krebs s'arrête laissant place à l'Hélice de Lynen, qui permet de pompersur les lipides certe, mais avec des effets secondaires et un mauvais rendement ! Effets secondaires : étourdissement, troubles nerveux ....

Le drâme guette. Nous avons passé la morraine raide et enneigée. Au loin Enguerran file, je compte ses pas : il en fait 2 quand j'en fais un , et vu que je marche dans ses traces, je ne me peux pas compter sur la taille de mes pas pour limiter la casse !  Il file comme le vent. Au départ j'envisageais presque d'aller au sommet à l'arrache, un joli hod up. Mais là, mon estomac crie famine, c'est insupportable. Nous poursuivons sur le glacier. Quand Enguerran se retourne je croise mes bâtons au dessus de ma tête, signe de mon abdication ressemblant terriblement à Napoléon à Fontainebleau. Fin de règne difficile, direction sainte Hélène et son climat hostile !

Pour moi point de Sainte Hélène mais un retour relativement rapide au refuge, havre de paix. Gouter (J'ai dévoré, bien entendu) puis, le bide bien rempli je me suis étalé sur une couche pour dormir. 18 h 15, réveil pour préparer le repas (et oui, je ne suis qu'un ventre). Saucisses lentilles et autres victuailles sont vites ingurgitées ! Nous nous lançons dans un feux qui nous réchauffe puis au lit pour une bonne nuit, réveil à 5 h 30.

 

Bonne nuit réparatrice. Je finis enfin par me caler le bide au petit déjeuner ! Vers 6 h 10 nous sommes sur le départ. Nous rejoingnons, la morraine, le glacier où nous nous encordons devant un magistral lever de soleil ! Puis nous remontons jusqu'à l'arête où nous laissons les bâtons. L'arête est en rocher correct et Enguerran a décidé de passer par le fil alors que souvent en contrebas, c'est plus facile. Je bataille dure sur les dales aux fines fissures et aux grâtons lichenés. Devant il galope. Pour définiri Enguerran, je dirais que c'est une sorte de Jeff, qui lui même est un sournoi croismeent de Burgener et de Khomeiny, le sourire en plus ! Rencontré sur les pentes du couloir Piaget aux Agneaux nous avions gravi la Verte 2 jours plus tard par le Whymper. Bref, c'est un chic type qui ne recherche jamais la facilité. Et moi , au bout de la corde, j'en chie alors que si j'étais devant, je m'assurerais tranquillement qu'il n'y a pas de passages plus aisé à proximité avant de me lancer... ( et il y en aurait, j'en ai vu...)

Ainsi, je grimpe, enfin quand je dis je grimpe on pourrait parler de reptation, j'essaie de faire bonne figure dans ces passages que Engue survole. C'est là toute la différence entre quelqu'un qui va passer l'aspi et le commun des mortels, je fais parti de cette deuxième catégorie  !

 

Vers 3700, la neige se fait plus abondantes et nous mettons les crampons et sortons le piolet. Cette aprtie est plus roulante, nous débouchons sur une pente de neige et de là le sommet. Panorama magnifique ! et Vent frais !

Courte pause, photo, eau, bouffe (et oui, encore)

Et nous attaquons la descente. Je suis devant et JE choisi l'itinarire, et comme par hasard, c'est beaucoup plus aisé (pas eu à poser un friend moi !)  Le climat est tendu, il y a l'adepte du sans crampon et l'autre ( je suis ce dernier) La discussion s'envenime. Je finis pas céder. Les semelles vibram glissent sur le rocher, elles doivent être gelées dessous c'est pas possible. La descente se poursuit, beausoup plsu en face Sud que la montée et beaucoup plus facile, fini les grâtons , les fissures fuyantes, les prises absentes, je choisi des rocs en béquets aiguisés pour les prises de main et des marches d'escaliers pour les pieds... Et ça descend. Même si je regrette mes crampons habitués au terrain mixte ! Passage de II sur la dalle couche rayée de fissure (comme sur le topo) et il n'y en a qu'une et pas 3 ou 4 comme nous avons fait à la montée. Voilà les bâtons  la descente se poursuit. Sur le glacier nous décordons et filons vers le refuge pour un casse croute rapide. Avant de redescenre au téléphérique.

 

Là, nous louons des monster Trotti ( J'en avais fait avec Agathe au Ballon d'Alsace ils appelaient ça de la trotineherbe, mais c'était dans les Vosges ici on est dans les Alpes sous les 4000, donc se sont des Trotinettes monstres !)

Descente d'Anthologie vers la vallée sur ces VTT à grosses roues avec les sacs sur le dos. En moins d'une demi heure, nous sommes à Saas Grund et après avoir bien batailler avec la machine à paiement du parking nous rentrons chez nous.

 

Merci Engue pour ces deux belles journées

 

Voir son récit ici !

 

Photo

 

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Depuis Kreuzboden : la Weismieshutte, le Fletschhorn et le Lagginhorn

 

 

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La Weismies hütte

 

 

http://img.over-blog.com/500x331/0/54/84/94/Debut-2010/Fin-2010/DSC08783.JPGApoutsiak au départ !

 

 

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La Weissmieshütte

 

 

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Coucher de soelil sur le Strahlhorn et l'Allalinhorn

 

 

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Fletschhorn et Lagginhorn au coucher du soleil

 

 

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Lever de soleil sur les Monts Roses, le Strahlhorn, le Rimpfischhorn et l'Allalinhorn

 

 

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La Face Nord Est de la Lenzpitze... miam !

 

 

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Le Taschhorn

 

 

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Dom des Mischhabel, Lentzpitze et Nadelhorn

 

 

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Au loin le Rimpfishhorn si cher à Sophie

 

 

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Dom, Lentzpitze et Nadelhorn

 

http://img.over-blog.com/500x331/0/54/84/94/Debut-2010/Fin-2010/DSC08818.JPGOn attend le lever du soleil...

 

 

http://img.over-blog.com/500x331/0/54/84/94/Debut-2010/Fin-2010/DSC08824.JPGDans les dalles en II... peut être en III...

 

 

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Ca grimpe, Enguerran suit l'arête

 

 

http://img.over-blog.com/500x331/0/54/84/94/Debut-2010/Fin-2010/DSC08819.JPGDevant les 4000 de Saas Fee

 

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L'arête et la dalle en II

 

 

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Depuis le haut

 

 

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Enguerran, toujours sur le fil

 

 

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Neige

 

 

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Sommet

 

 

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Le Weissmies tout proche

 

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Un joli but : il y a 3 ans, je m'étais arrêté sur l'antécîme à gauche du Weissmies, 50 m sous le sommet du Weissmies, la pente finale ne m'avait pas inspirée...

 

 

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Le sommet tout proche

 

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Enguerran, toujours sur le fil...

 

 

 

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A la montée, on a pris tout droit (là et au dessus !)

 

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devant les 4000 de Saas Fee

 

 

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Sous le refuge, dame Marmotte

 

 

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Et c'est parti pour les Monster Trotti !

 

 

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Enguerran

 

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A fond !

 


 

Vidéo

 

 

Alpinisme - Dent d'Herens - 4171 m

Apoutsiak — alpinisme4000Les 100 plus bellesAnneValais

Encore un hold up estival. Le GPS nous a ramené dans le bon chemin, notre sens de l'orientation a fait le reste. Refuge bondé au départ avec le même objectif que nous, nous fumes les seuls au sommet !

 

P1090600Dent d'Herens face Nord, vue de la Dent Blanche

 

 

 

 

Topo

 

Refuge Aosta

 

La montée est annoncée en 4-5 heures, la descente est longue aussi (c'est plat !) 14 km aller !

 

Du barrage de Place Moulin (1920 m env) suivre la piste qui longe la rive droite du lac des Places de Moulin, rejoindre Par Raye et son refuge (de Praraué (2010 m). Poursuivre le long du torrent Buthier (belles cascades) et passer devant l'arbre Magnfique (plus de500 ans) Vers 2200 m ça monte enfin pour erjoindre une sorte de Delata à 2400 m par des dales équipées (balisage - cairn), balisage, rejoindre le refuge Aosta 2781 m

 

Dent d'Herens


Du refuge , descendre sous le refuge 50 m (sentier) et rejoindr le pied de la morraine. Remonter la morraine (cairns) puis sentier jusqu'au glacier sous la tête de valpelline (3000 m ) chausser les crampons et remonter au mieux le glacier passer sous le Tiefmatenjoch. Sur le glacier des Grandes Murailles, opérer un grand mouvement enveloppant en gros droite gauche en direction de l'épaule de la Dent d'Herens et obliquer vers 3700 m en direction de la petite facette Ouest. Passer la rimaye au mieux et rejoindre à gauche l'éperon rocheux à gauche du couloir (cairn) ( ne pas s'élever dans le couloir) Remonter les pentes de mauvais rocher (très mauvais rocher) et rejoindre l'arête Ouest. De là par la pente de neige puis du rocher de bonne qualité (équipé de broches scellées tous les 20 m, rejoindre l'antécîme puis par des rochers aériens mais solides, le sommet. 4171 m

 

Descente


par le même itinéraire, possibilité de faire un rappel dans en haut de la facette en rocher pourri !

 

Topo, carto, fichier GPS


 

 

Dent d'Herens fichier GPS au format GPX

 

Récit

 

Mon frère, Thib, fait de la montagne tous les 4 ans. Et oui, il habite en Guadeloupe, ne passe en France que tous les 2 ans, et ne gravi les cîmes des alpes qu'une fois sur deux...

J'avais un cahier des charges précis : une course technique mais courte et oui, la dernière fois nous avions fait la petite Verte, il voulait rester dans le thème... Et j'avais ce qu'il lui fallait : la Dent d'Herens, technique... mais pas court. Je voulais me faire plaisir...

Thib parraissait un peu inquiet de la durée de la course, mais étant donné que j'étais le chef, il n'avait qu'un avis consultatif et non décisionnel à donner.

Nous récupérions Anne au train au Fayet et l'équipe de 3 partaient à l'assaut de cette géante à cheval entre le valais et le Val d'Aoste.

 

Les virages de la Valpelline avalé ainsi que le pique nique au bord du parking, nous attaquons le long plat le long du lac des Places de Moulin.L'ambiance est bonne, nous regrettons les VTT que j'avais commandé à Thib... trop compliqué. C'est plat, et ça aurait bien roulé !

Bref nous passons par le refuge de Prarayé, puis l'arbre Magnifique, puis les cascades se font admirer. Nous opérons une judicieuse pause, puis repartons. Thib est lopin devant, Anne un peu derrière, et je joue les capitaines Haddock loin derrière (voir Tintin au Tibet). Je les vois gambader loin devant.

Nous parvenons au delta 200 mètres sous le refuge. regroupement général et je repasse devant pour maitriser mes troupes. Quelques pas rocheux avec cable et voilà le refuge avec quatre tête de Maures, j'apprendrais plus tard que le gardien aime la Sardaigne.

 

Thib est heureux ça va être la première fois  qu'il prend la demi pension, ses papilles gustatives sont en émoi... Il bave !

Je monte bouquiner et m'endors j'ai pourtant essayer d'éviter mes impossible de résister. Un guide fort sympatique aide Anne a réparer ses crampons, il nous a donné une belle leçobn d'humanité. Malheureusement, je n'ai pas eu la présence d'esprit de prendre ses coordonnées. Nous discutons et voilà le repas.

 

Thib est pressé de déguster les mets. Et hop, les couverts (en plastique) arrivent... Déception, discussion sur l'écologie, "De la place de l'homme dans cet environement", du coût de retraitement des déchets...  Puis le repas, Anne râle de l'absence de rabe et des portions congrues. Thib lance "c'est comme à la cantine !" Bref, tournée de déception générale ! Et zou, les assietes à la poubelle et les alpinistes au lit.

 

Le lendemain matin, lever 3 heures. Déjeuner aux biscottes (pas de pain) mes deux accolytes font une mine déconfite, près rapidement je les attends dehors. Je ne sais pas ce qu'ils font, une à une, les cordées partent. Même la gardienen qui me dit, vous ferez attention aux chiens , qu'ils ne sortent pas, sinon, ils vont nous suivre. bref, nous sommes les derniers  à quiter le refuge vers 4 h-10. Nous descendons vers la morraine et rattrapons rapidement une cordée anglophone, vue leur technique, ils n'iront pas en haut, le guide les promène, me dis je ! Morraine, sans doute un peu trop à fond, nous rattrapons les autres cordéees qu glacier. Crampons corde casque piolet, c'est parti, en file indienne, toutes les cordées. Un peu lente à mon goût, je décide de dépasser, mes dans les lacets, ma manoeuvre n'est pas très adroite et les cordées se chevauchennt, il n'y a que peu d'espace entre deux pour passer ( je m'excuse auprès des autrescordées, à postériori, pour mes manoeuvres pas forcement judicieuses...) Un replat, une cordée part vers la voie normale, les autres vers le Tiefmattenjoch, j'ai décidé de me contenter de la voie normale, le ciel est bouché il y a pas mal de vent et l'arête risque d'être inconfortable. Ma décision sera la bonne, 30 minutes plus tard, les cordées redescendront du col pour nous suivre, trop de vent sur l'arête Ouest.

Gros coup de barre pour moi, je décide de laisser Anne devant (parti trop rapidement sans doute dans la morraine puis sur le glacier...) Le brouillard nous englobe, jour blanc, avec à voir, la trace et Thib devant moi. Pause vers 3800 m et scrutage de GPS, Oh, mais nous ne sommes pas au bon endroit, nous sommes en direction de l'épaule !

 

Nous quittons la trace au GPS en direction de la base de la facette ouest. Le GPS indique notre position, je guide Anne poursuivre la trace qui me semble opportune, elle répond au doigt et à l'oeil...

Sous la rimaye, je décide de passer à droite, un passage me semble solide. Anne toujours devant, s'execute, ça tient, une langue de neige joint les deux lèvres. Puis il faut traverser tout à gauche au dessus de la rimaye. Thib peine par moment, la pente est un peu raide, nous sortons sur une arête secondaire. Anne poursuit devant en trouvant un itinéraire correcte dans du rocher super pourri. qulques cairns jalonnent l'itinéraire en dale et vires éboulités. Peu agréable. Thib est un peu fatiqué. Nous finissons par monter trop haut. Je vois Anne qui s'échine dans un passage improtégeable.. Je fais redescendre tout le monde et trouve une vire qui nous ramène sur l'arête Ouest. Thib décide de jeter l'éponge et de nous attendre. Je lui conseille de se construire un muret en pierre pour se protéger du vent. Nous filons, dans le brouillard vers le sommet, laissant le fréro dans le froid ! Le rocher devient réellement agréable à gravir et bien protégeable. Je suis repassé devant et je profite enfin de l'escalade. Anne suit sans problème. Je reperds parfois l'itinéraire aux traces de crampons laissés sur les rochers. Un passage aérien, il était mentionné sur le topo et voilà l'antécîme. Rien de très difficile, juste rester un peu concentré sur la fin de l'arête assez aérienne. D'un coup, la pente redescends, le GPS inidque le sommet à moins de 10 mètres. Nous y sommes ! Dans le brouillard !

 

Devant nous devrait se dresser le fier Cervin et son arête du Lion, mais là, rien, tout est blanc. Ni l'Obergabelhorn, ni la Tête Blanche, ne reste qu'Anne et moi sur ces morceaux de caillou. nous sommes heureux mais, il faudra revenir, pour la vue !

 

Nous faisons rapidement demi tour, afin que Thib n'attende pas trop La désescalade est relativement facile. Je l'appelle, il me répond, nous finissons par nous repérer visuellement 100 m au dessus de lui. Il a eu froid mais ça va, pour se maintenir en vie il a fini la boite de Bastogne sur laquelle je lorgnais, le chien ! Nous repartons vers la facette. et on organise un rappel pour démarrer la descente (thib aime les rappels, ça lui fera plaisir...) Et hip, nous filons un peu au GPS vers le bas de la pente pourrie. Quelques rochers dégringolent en dépit de nos précautions. Passage au dessus de la rimaye sans problème et nous décidons de suivre les traces directes qui passent dans les crevasses au lieu de remonter pour les éviter. Et ça passe, 1/2 heure de gagner ! Nous voilà presque sortis du glacier. La morraine, un peu de ramasse et voilà le refuge.

Nous buvons un coup et c'est parti pour la looooonnnngue descente. Le lac fut  bien long, nous en sommes même venus à calculer le nombre de jour necessaire à son remplissage pour passer le temps, et on est arrivé à un chiffre improbable !

 

Et le lac s'est terminé et le parking est arrivé ouf, juste à rentrer à la maison !

 

Merci et bravo à Thib et Anne !

 

Photos

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Anne et Thib au départ

 

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Vaches à la plage !

 

 

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Thib à la pause

 

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Le refuge Aosta, bon accueil

 

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Le matin sur le glacier, départ un peu rapide de ma part...

 

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La plupart des cordées à l'attaque du Tiefmattenjoch

 

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Sortie du glacier sous la facette Ouest

 

 

P1090502A l'approche du sommet - pas le grand beau

 

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Petite mine au sommet ! et nuages !

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Anne dans le dédale

 

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Thib, position peu accadémique, Anne veille !

 

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Sur le glcier, satisfait

 

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Machoires mangeuses d'hommes

 

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Le drapeau de la Sardaine à têtes de Maure flotte

 

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Thib

 

 

P1090522Anne

 

 

 

 

 

 

 

 

Vidéo

 

Alpinisme - Dent Blanche - 4357 m

Apoutsiak — alpinisme4000Les 100 plus bellesAnneThibaultValais

Pour une belle course, ce fut une belle course... J'avais estimé nos chances d'échec, la veille, à 98 % (avec la météo déplorable que nous avions eu le samedi) , nous avons tapé dans les 2 % restant !

 

 

 

 

 

P1090605Cervin et Dent d'Herens

 

Topo

 

AD IV (escalade III ou IV)

 

Refuge de la Dent Blanche

 

Depuis le parking de Ferpècle 2828 m, prendre la route de gauche et la quiter un peu plus hazut, panneau, un sentier monte dans la forêt. Suivre alors le sentier qui monte en direction Est (raide, régulier efficace et permet d'atteindre l'alpage de Bricola (2415 m) De là, poursuivre Sud Ouest le long du ruisseau de Bricola pour rejoindre la morraine droite du glacier des Manzettes (sentier) Traverser sous le glacier (cairns et poteaux indicatifs) puis remonter les dales (ou névés) cairn pour rejoindre le Roc Noir (3105 m). De là par des éboulis (cairns) et une pente finale en neige on rejoint le refuge de la Dent Blanche (3507 m)

 

Dent Blanche

 

 

Du refuge, partir derrière celui ci et suivre les cairns (pas toujours évident) qui mènent aux pentes de neige de là Wandfluelücke, rejoindre la base de l'arête Sud en rocher facile  et la suivre jusqu'à un petit collet en neige 3887 m

Contourner versant Ferpècle le petit sommet 3907 sur la CNS et rejoindre la base du Grand gendarme 4097 m. Ce gendarme se contourne par la gauche, rejoindre un couloir (goulotte facile) et le remonter (broches scellées) puis escalade pour rejoindre l'arête.

Le second gendarme se contourne par la droite à flanc puis sur l'arête secondaire. On peut passer directement par son sommet, mais c'est plus long)

Le troisième gendarme se contourne par la gauche : traversée un  peu expo (à protéger quelques spits) puis belle escalade directe derrière le gendarme.

La suite est plus aisée : une succession de passages rocheux et de pentes de neige jusqu'au sommet. 4357 m

 

Descente

 

 

Par le même itinéraire : rappels conseillés pour le troisième gendarme et le Grand Gendarme.

Possibilité d'en faire sur le second gendarme, mais plus rapide de redescendre versant Est à pied !

 

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L'arête Sud de la Dent Blanche

 

 

carto fichier GPS

 

Dent Blanche - fichier GPS au format GPX

 

 

 

 

 

 

Récit :

 

Dernirèe sortie des vacances, nous quittons Luthézieu avec Anne au petit matin pour rejoindre Ferpècle au fond du val d'Herens en passant par les originales pyramides d'Euseignes !

 

A Ferpècles, il fait un froid de canard, nous pique niquons avant de partir vers midi. Anne a mis les gants, je garde la polaire. Rapidement nous nous élevons, le moral est bon, le sentier dénivèle bien et avec un peu de chance nous ne mettrons pas les 6 heures annoncées par le topo ! Nous rejoingons l'alpage de Bricola, une fine bruine nous y accueille. Une cordée nous rejoint. Il nous annonce qu'il a neigé 15 cm au refuge et que le sommet est compromis (ils ont téléphoné au refuge et interrogé les gens qui descendaient). Mon moral en prend un coup ! se taper 6 heures de montée pour se prendre un but... J'avance avec moins d'entrain. Nous rattrapons un couple, qui nous suit sur la morraine du glacier des Manzettes, la visibilté est réduite, le brouillard nous a englouti ! Dans les cairns, ils disparaissent derrière nous. Nous faisons une courte pause pour mettre nos Goretex, il neigeotte. Passage des dales (je me gauffre sur une zone verglacée) puis névé, heureusement que c'est bien balisé ! puis dernier névé sans visibilité, nous allons des tripoteau à l'autre, ils osnt espacés d'une 30 aine de mettre, c'est, en gros la visibilité. Nous arrivons au pied du refuge sans le savoir, seul l'altimètre m'indique que nous ne sommes pas loin ! Nous grimpons dans les rochers et le voilà, tout est givré et le vent soufle, ambiance hivernale. Nous pénétrons dans le refuge déjà bien plein, où la gardienne autoritaire mais sympatique nous accueille. De toute façon, avec toute la neige tombée, ça sent le but à plein nez, j'exprime mes doutes à Anne et estime nos chances de succès à 2 %. ca tombe bien, on sera plus vite rentré !

 

Soirée bouquinage et étirements. Un excellent repas et au lit !

 

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Réveil 4 heures.

 

Au sortir du refuge, il fait super beau, nous assistons au coucher de lune ! puis, dans le froid et la neige raiche tombée hier, nous progressons dans les rochers. fourvoyages  en suivant une cordée, nosu nous retrouvons sur une dale merdique. Anne la passe magistralement "pourquoi ne passes tu pas par l'écaille ?" je suis tout peneau (aux deux sens du terme). Pente de neige facile pour rejoindre le col, le soleil se lève, les cordées font la pause pour en profiter. Le Cervin et la Dent d'Herens sont magnifiques, le ciel s'embrase ! Nous repartons, nous sommes la 3ème cordée. personne ne speed pour ne pas faire la trace. et on rejoint un deuxième collet après des rochers faciles, nouvelle petite pause. Passage près des corniches, magnifque. Nous approchons du grand gendarme, imposant.Ca bouchonne, nous observons la première cordée qui penne à progresser. L'attente est longue et froide. Puis, c'est un peu la guerre des cordées. Le couloir est parfois occupé par deux cordées en parallèle, je déteste. Je pause régulièrement des points et, pour ne pas perdre de temps, je repère  où la cordée précédante en a mis. Un friends, une sangle. Les relais sont solides. Anne me suit sans problème. Il y a juste surpopulations aux relais et dans la voie. C'est Cosmopolites, des catalans, des Norvégiens, des Suisses (Allemands) des Français...  Dans la guerre de la progresion, nous sommes un peu dépassés, et au sortir du gendarme, 5 cordées nous précèdent. Nous décidons de suivre les Espagnols qui respectent le topo en contournaant le gendarme par la droite dans du mixte facile. Les guides sont sur le second gendarme. ca passe relativement facilement et se protège bien. Le second gendarme est avalé que voilà que ça bouchonne au pied du troisème, et ça bouchonne à fond. La traversée a l'air technique, tout le monde enlève les crampons. Et c'est parti, un friend, une sangle... Relai au pied d'un passage rocheux. J'aide un client à enlever son friend, ça faisait 5 minutes qu'il se battait avec son gants pour le sortir... Je le suis, il peste, bourrinne  et hésite à chaque instant. Je le suis, plutôt à l'aise dans cette escalade bien protégée, il y a quelques spits judicieusement placés. Plaisir de l'escalade. Anne grimpe tranquille, avec le soleil, on se réchauffe un peu. Nous sommes hyper en retard, avec les "bouchons". Je discutte avec un catalan de la course. Il ne reste plus de difficulté. Nous rejoigons le sommet avec une joie et une émotion perceptible, près de 7 heures ont été nécessaire pour y parvenir. Grignotage, photos et départ pour la descente. Nous dépassons rapidement la cordée de suisse Allemand. Et rejoignons les rappels du 3ème gendarme. C'est encore un peu la course, 2 cordées nous précèdent. Je décide de nous décaler à droite. puis pour la traverser vers le second gendarme c'est un peu les cordées imbriquées. Je déteste. On a du y perdre un friend !!!


Pour le second gendarme, je décide d'éviter les rappels et de descendre à pied, à priori, ça doit être plus rapide. Anne execute mes ordre et part à gauche alors que les cordées montent pour les rappels. La descente n'est pas très difficile, et par cette manoeuvre, nous nous retrouvons tout devant. La cliente du guide Français nous rejoint. Le brouillard aussi, le mauvais temps arrive. Rappels du premier gendarme en parrallèle avec le guide et la cliente française Corinne. Bonne ambiance. Nous nous rééquipons et repartons devant. Il n'y a plus de grosse difficulté, mais plein de petites ! C'est assez long, mais on se voit progresser, même si on ne voit pas grand chose. Au col, nous sommes dans le brouillard complet, devant, Ane suit les traces, je contrôle au GPS. Tout va bien. Il neige. Nous remerdouillons au dessus  du refuge en passant par une petite vire expo bien givrée. Nous pénétrons dans le refuge en héros ! 4 heures pour redescendre, nous avons enfin tenu le timing. La gardienne s'inquiete un peu de la situation et des conditions, nous sommes la première cordée à rentrer, il en reste 6 au dessus ( les autres ont rebroussé chemin !) Nous discuttons des conditions dans un anglais approximatif avec des autres cordées qui vont le tenter demain. Un thé de marche  3 gateaux et nous repartons pour la descente dans le mauvais temps. Nous croisons le guide et sa cliente qui arrive quant nous démarrons. Grand mauvais : vent neige et jour blanc. Les poteaux cairns seront bien utile. Je décide d'utiliser les névés au maximum pour de belles parties de ramasse (parfois sur les fesses), avec le gros avanatage de descendre sans trop d'effort. Anne, toujours en forme me suit sans problème. Enfin, nous sommes sous lea couche nuageuse et ça fait du bien d'avoir un peu de visibilité. La suite, c'est à fond ou presque, dans la morraine et sur les sentiers pour rejoindre la voiture vers 19 heure 30 après 2 h 38 de descente ! Le reste est assez long, rentrer à la maison en passant par mes parents...  Trèèèèès long

 

Belle course Merci Anne !

 

Photo

 

P1090543Anne au départ à ferpècle - frais !

 

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Arrivée à l'Alpage de Bricola, on commence à être dans les nuages

 

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Roc Noir - Hivernale au 25 Juillet

 

P1090558Le refuge givré à notre arrivée

 

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Lever de soleil sur la Dent d'Herens

 

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Anne devant le Cervin

 

 

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Monts Roses et Cervin

 

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Breithorn et Cervin (arête de Zmutt)

 

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La Dent d'Herens sur laquelle nous etions il y a 3 jours...

 

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Anne

 

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Cordée - Corniche

 

 

P1090583Cervin

 

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Sous l'imposant premier gendarme

 

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Dans le premier gendarme, le couloir goulotte

 

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Dent d'Herens

 

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Le premier gendarme vu du dessus

 

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traversée du second gendarme par la droite

 

P1090597Traversée du second gendarme directe (ou à droite on voit une cordée)

 

P1090600Dent d'Herens

 

P1090602Fin des difficultés

 

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Cervin et Dent d'Herens

 

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Weisshorn et Zinalrothorn

 

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Le sommet

 

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Au sommet

 


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Anne, rappel du premier gendarme, tiens il y a du brouillard...

 

P1090621Et le mauvais arrive...

 

 

 

 

Ski de rando : Rosablanche depuis Siviez

Apoutsiak — Ski de randonnéeValaisalpinisme

3336 m

Jolie course de ski de rando avec pas mal de distance.

Attention au risque d'avalanche (contournement du lac de Cleuson par exemple !)

 

1635 m de déniv

PD S3

  P1040286

Topo

 

De Siviez, charmante bourgade  au dessus de Nendaz (Sud de Sion) 1733 m

Prendre le chemin qui part à l'Est des instalations et remonter en diretion du lac de Cleuson. Sous celui ci possibilité d'emprunter l'échelle aérienne de l'EDS ou de poursuivre à ski.

longer le lac de Cleuson (2186m)  par le coté Est. Poursuivre Sud Sud Est vers la combe des Grands  Bandons puis Sud Ouest point 2697 m puis le lac 2783 m

rejoindre le glacier du Grand Désert (Sud) Le remonter et rejoindre l'arête Ouest sous le sommet. De là par l'arête on rejoint le sommet à pied.

 

Possibilité de couper la course en deux en dormant au refuge de Saint Laurent (2485 m) après le lac de Cleuson (1 h 30 de Siviez) (tel : 00.41 (0)27 288 50 05)

 

Descente : par le même itinéraire, possibilité de rejoindre les pistes de ski sous le lac de Cleuson.

 

 

Carto Fichier GPS Rosablanche

 

Fichier GPS au format GPX

 

Récit

 

Première sortie de la semaine, pour se mettre en jambe, départ à 3 heures de la maison, sur les skis vers 6 h 40. Départ dans le froid de l'hiver ( la semaine finira printanière !) Je remonte jusqu'au lac de Cleuson. Petit passage aérien sur ls échelles puis il faut longer le lac. Je déchausse une fois pour un passage en glace. Le parcours est bien plat.  Courte pause au dessus du plan de la Chaux.  Je croise un randonneur  qui m'avait fait la trace jusque là et qui redescend... dommage, j'aurais bien suivi ses traces jusqu'au sommet. Voilà au loin le sommet, à droite, les hordes de randonneurs arrivant du Mont Fort. De mon côté du glacier, je suis seul. Je rejoins la trace autoroute, quelques virages, quelques conversion et on arrive au dépot des skis. Il y a foule. La Rosablanche est bien une classique. Le sommet est à quelques coups de piolet plus loin. Pause courte, je papote  avec un organisateur participant à la patrouille des glaciers qui arrive et repart comme unavion (c'est sa dernière sortie avant la course). Et hop, la descente. La neige est assez bonen au départ , transformée sous le glacier avant d'être carrrément soupe sur le bas. Je merdouille un peu le passage sous le lac de cleuson et passe par des passages raides, mais ça passe et je rentre par les pistes de ski en rive opposée, la neige est tellement lourde qu'il faut pousser à la descente.

 

Jolie sortie un peu plate mais sauvage.

 

Photo

 

P1040277Sous le barage de Clauson

 

P1040278Pont

 

P1040282La partie finale

 

P1040283

Vue sur le Mont fort et le Grand Désert

 

 

 

 

 

 

Semaine chamoniarde :

 

Rosablanche par Siviez

 

Tentative sur la Verte

Goulotte Mitsunori Shigi

Nuit à la fourche

 

Tour Ronde, couloir Gervasutti

Vallée Blanche

 

Traversée des Aiguilles Crochues

 

Aiguille Verte couloir Couturier - descente par le Whymper

 

Les vidéos sont inclues dans les articles

 

 

 

 

Cabane de Panossière - 2641 m (FX Bagnoud)

Apoutsiak — Refuges - bivouacs et cabanesValais
Tél : +41 27 771 33 22

2641 m


Cabane au pied des Combins. De multiple courses au départ ( ou à l'arrivée de cette cabane!) Panorama magnifique

http://ledoux.extreme.a.chez-alice.fr/Grandcombin3.jpg


Accès :

Depuis fionnay :

Prendre le sentier qui part au Sud du villag eet remonter le sentier. Au point 2110 prendre le sentier à flan (avalancheux pour info en début de saison), rejoindre la morraine et ganger le refuge par la moraine 4-5 heures

En cas de risque d'avalanche (et en hiver) , rejoindre le vallon de Corbassière et le Plan Goli et gagner le refuge par le glacier.


Du lac de Mauvoisin ( vérifier que la route est ouverte !!!)

Prendre le sentier qui part à l'Ouest passer au point 2520 m prendre alors Sud Ouest et rejoindre le col des Otanes (2771 m) De là descendre jusqu'à la morraine et la cabane de Pannossière plus au Nord.

Notes :

Maxime et Jehanne Dumoulin les anciens gardiens de la cabanne de Pannossière ont pris leur retraite  en 2009 après 40 ans de gardiennage de ce refuge !
  A vous de découvrir les nouveaux gardiens !

Remarque : pour les Français (et les "non Suisses") La demi pension était très vivement recommandée... sous peine de faire la cuisine dehors, quelque soit la météo ! (pour des raisons de sécurité...)

Courses au départ de la cabane :


Petit Combin

Combin de Corbassière

Grand Combin
Grand Combin de Corbassière - Grand Combin de Graffeneire - Combin de Tsessette

http://ledoux.extreme.a.chez-alice.fr/Grandcombin4.jpgLa cabane par beau temps, perchée sur sa morraine

http://ledoux.extreme.a.chez-alice.fr/Grandcombin8.jpgEn montant vers le couloir du gardien - avant la tempête

http://img.over-blog.com/600x450/0/08/49/95/ski-de-randonn--e/P1050107.jpgLe haut du couloir du gardien - dans la tempête
Cette photo et la photo précédente n'ont aucun rapport temporel ! 1 an d'écart entre les deux !


http://stephane.peiti.free.fr/montagne/Ski%20de%20rando/Grand%20Combin/slides/IMG_5507.jpg
Votre serviteur dans le couloir
 et dans le pépê avant un but
( il faut dire que j'avais emmené Steph
 dans mes bagages !)

http://ledoux.extreme.a.chez-alice.fr/Grandcombin1.jpgLever de soleil sur le couloir du Gardien

http://img.over-blog.com/600x450/0/08/49/95/ski-de-randonn--e/P1030337.jpgzoom sur le Grand Combin depuis le Wildhorn

Cabane du Grand Mountet - 2886 m

Apoutsiak — Refuges - bivouacs et cabanesValaisalpinisme
Cabane du Grand Mountet.



Refuge :

Telephone : (00 41) 27 475 14 31

1200 m de dénivelé et 8 km environ 4 heures (pourinfo descente 2 h 45 sans trainer)
Looonnnngue montée, mais ça se fait.

Topo :

De Zinal ( 1675 m) , parking au bout du village, gratuit. remonter la piste après avoir traversé le torrent de la Navisence et la suivre jusqu'au pont  ( 1908 m) Remonetr le sentier qui part à l'Est puis qui prend plein Sud à flan ( nombreuses montées et descentes) Poursuivre jusqu'au refuge. 2886 m

Remarque : attention en début de saiso, le sentier est avalancheux ! Prendre le chemin d'hiver par le glacier puis la morraine

équipement
refuge d'hiver : 50 places
bois, poëlle, vaisselle, eau en début de saison
Couette, boisson fraîche ( 4,50 CHF)
Tarif CAF CAS 21 CHF


Grand confort !

Courses possibles

  • Alpinisme
Besso
Blanc de Moming
ZinalRothorn
Obergabelhorn
Dent Blanche, arête des 4 ânes
Mammouth

  • A ski
Haute Route impériale
Trifthorn
Pointe Durand
Zinalrothorn (épaule)


Remarques :
Une des plus belles vues des alpes
Bouquetins à proximité !

Photos
:












Alpinisme : Zinalrothorn 4221 m Rothorngrat - descente face Nord

Apoutsiak — alpinismeValaisZermatt4000but

 

Arrivée sur l'arête, vue sur le magistral Obergabelhorn

Récit :


Tout avait pourtant bien débuté...


Quand je dis ça, je ne suis pas très précis, la semaine avait été chargée et un évènement  aurait pu annuler ce Week end alpin.  Pour résumer.. : Du boulot par dessus la tête, une journée à Paris pour le travail, une soirée à Epinal en formation et un tour de VTT  qui aurait pu mal finir : engagé sur un petit pont aux rondins de bois dans le sens de la marche, je bloque la roue avant et bascule dans le vide, pont 1 m 50 au dessus d'une dale rocheuse sur laquelle je tombe la tête la première... J'ai bien cru dans un premier temps avoir la mâchoire fracturée ou une dent en moins, seule la lèvre a mangé ( je sais, ça n'est pas la première fois), et j'ai perdu un verre de mes lunettes dans le flot du torrent, plus de peur que de mal.

El Toreador

Mais je m'égare, revenons en au fait.
Je retrouve Jeff à Martigny et nous filons vers Zinal, la météo est bonne et la course en conditions, je me vois déjà couvert de Laurier de retour du Week end. La montagne, c'est trop facile.
Bon la première étape c'est la montée en refuge, et pour le refuge du Grand Mountet, c'est une saine occupation qui prend une bonne partie de la journée, les montagnes ayant été placée à trop grande distance du village... ( Avantage s'il en est, il y a moins de monde au refuge)
Bref, nous partons avec pour premier objectif de ne pas pique niquer trop tôt afin de couper la montée en deux parties égales. Je rêve d'une aire de pique nique moelleuse et je suis exaucé, sur une pente d'herbe, nous nous restaurons avant une petite sieste.

Alors là, il faut que je précise que j'ai commis ma première erreur du Week end : les sardines au citron. il est vrai que c'est très bon, ça n'est pas hyper facile à manger avec un couteau mais c'est très bon... Par contre, l'odeur ne va pas me lâcher pendant 2 jours, les doigt sente la marrée, à 4000 m d'altitude, c'est original !

Nous repartons, je profite de mon fumet et tente vainement de m'en débarrasser en me rinçant les doigts dans les ruisseaux . Le cirque du Mountet approche et son refuge. Nous sommes 3 arrivés au refuge, ça va être cool.

Le Mammouth

Je trouve un science et vie spécial mathématique, à priori thème peu passionnant ( en général au refuge, on lit Vertical quand on est un grimpeur et montagne mag quand on n'est pas doué, pour info, je suis abonné au deuxième, c'est tout dire !) mais j'y découvre des techniques de comptage ancestrale qu'il faudra que je vous conte...  ( Les Mésopotamiens étaient quand même de  sacrés bonshommes.




Sieste, bruit dans le refuge, en fait, nous serons 11. L'ambiance est bonne, nous partageons une excellente soupe avec des randonneurs belges ( qu'ils trouvent ici toute notre gratitude) d'autant plus que madame nous a fait notre vaisselle.  Il y a aura une cordée sur le Besso, deux cordées sur la voie normale du Zinalrothorn, 2 cordées sur la Rothorngratt (dont la notre).
L'ambiance est refroidie par l'arrivée d'une cordée  qui revient de notre objectif, il est déjà 19 heures, ils ont mis 9 heures à atteindre le sommet, leur commentaire: "ambiance hivernale" , voilà qui nous refroidi...

Je me couche en rêvant à la criée d'Etaple, à un gros chalutier dans le gros temps, à la pêche à la baleine, les Sardines font leur effet olfactif !

3 heures, Jeff se lève pour faire le feux, je le suis, petit dej, départ 4 heures. Il fait grand beau , cool, le ciel est étoilé.  Remontée de moraine, la lampe de Jeff a un faux contact, il fera l'approche dans le noir , je dois marcher devant ( c'est cool, il est obligé de me suivre, ça m'évite de prendre son rythme infernal.) Heidi et le slovaque son derrière, attirée par les effluves de Sardine ou par Monsieur Propre, on ne sait pas !
J'essaie de prendre le chemin idéal dans la moraine pour rejoindre le glacier. Jean-Luc et Sebastien, l'autre cordée ayant le même objectif que nous nous rejoignent. je pars devant. De toute façon, sur les glaciers tourmentés il y a rarement du monde pour marcher devant, sans doute la  taille des crevasses y est pour quelque chose. Jean-Luc nous fait remarqué que le temps a tourné, et oui, on ne voit plus les étoiles.  Nous partons, je file droit, puis incline  vers la droite pour aller sous les rochers 3327 m. Il neige, la frontale éclaire les flocons dans la nuit noire et j'ai du mal à anticiper le bon chemin. Une zone de crevasse. Chacun donne son conseil puis j'y vais. On louvoie ( dans les zones crevassées, on louvoie toujours.) Un grand pas, un pont de neige où l'on aimerait s'appeler Steph... Je butte sur un trou profond, demi tour. La cordée de Jean-Luc passe devant, je me retrouve dernier. La neige ne cesse pas, ça sent bon le but. mais nous poursuivons. Il faut tracer, je suis content d'être derrière, à flâner. Nous repérons le couloir et passerons par un itinéraire inédit : à gauche ! Ça passe( bravo Jean-Luc) et voilà le couloir. Nous passons la rimaye, un peu athlétique mais pas trop, puis c'est la remontée, la glace est pourrie et je suis content, je suis le seul à avoir monté deux piolets, confort ! Jean-Luc et Seb merdouillent dans cette mauvaise glace, je propose à Jeff de bifurquer dans le mixte bordant le couloir, bonne pioche, la progression se fait les doigts dans le nez ( ou plutôt les moufles, dans notre tenue !)

Couloir d'accès à l'arête

L'arête... plâtrée !

Jean-Luc


Jean-Luc dans la descente d'un gendarme

Au sortir du mixte nous les avons dépassés et ils on l'air crevé par leurs efforts, j'en profite pour les filmer, bel effort, voilà enfin le col, déjà 3 heures depuis notre départ .

La suite  commence bien des rochers faciles sur lesquels on galope jusqu'à la première difficulté. et en fait, ensuite, il n'y a que des difficultés et plus de rochers sur lesquels on galope... Des passages de III, de IV voir de V ( c'est pas moi qui le dit, c'est Jeff, il fait autorité en la matière !)  Et le rocher est bien enneigé ce qui ralentit la progression de manière importante. Nous contournons des gendarmes plus ou moins définis, soit sur le fil soit coté Mountet, coté le plus enneigé ! Le sommet est dans le brouillard. Nos deux cordées se suivent, Jeff, devant, autoritaire montre la voie, je suis en s'efforçant de refaire le geste parfait réalisé par mon premier, je bourrine dans certains passages pour avancer... Mais tout va bien, mis à part notre vitesse de progression trop lente. Nous n'avançons que rarement corde tendue. A un petit col, je décide d'aborder le problème avec Jeff, il est déjà 1 heures. " Jeff on fait quoi, soit on va au sommet et on rentre à point d'heure, soit on redescend tout de suite" ( sous point d'heure, ça voulait dire vers 1 heure ou 2 heure du matin en bas) Jeff, pensait, lui aussi, aborder le sujet, nous décidons de redescendre. Jean-Luc et Sebastien jettent l'éponge eux aussi. Nous disposons de deux cordes une de 60 et une de 30. Jean-Luc part le premier, trouve un bequet pour le rappel suivant, l'installe, Jeff le rejoint, je suis le 3ème et Sébastien me suit. Il faut préciser ici que Seb est  allemand et que la langue de Goethe n'ayant aucun secret pour moi, 9 ans d'allemand, ça se connaît, nous discutons en Anglais, et qu'il ne faut aucun contresens afin d'éviter les accidents !

Jeff - rappel

A chaque relais, je retrouve Jeff, qui file vers le bas, dès qu'il est en bas, je défaits le cabestan, récupère le mousquetons, attend Sebastien, le vache, récupère la corde ( qui parfois joue les cordes coincées) passe le noeud dans la cordelette, avale la corde, m'installe et repart.

7 rappels, tout s'est bien passé. le dernier au dessus de la rimaye. Jeff et Jean-Luc  me conseille, du dessus, on voit bien qu'elle est surplombante et j'aperçois des stalactites. je décide de la faire à la bourrin, à l'Apoutsiak . Je me lance  rapido en arrière et atterri en bas, je bloque la corde, mon pied perce le sol, mais tout est ok, j'ai évité les stalactites et suis descendu sans problème.
Sébastien arrive, il écoute les conseils des "anciens" , lui ! et le conseil est le suivant, baisser les fesses le plus bas possible et se lancer, et bien le pauvre Seb, il a mangé su Stalactite, sans casque en plus, je préfère Laaargement ma méthode de bourrin efficace !

Ca louvoie entre les crevasses

Nous récupérons les rappels, je mange de l'excellent Sandwitch de Jeff ( au rebloch ') et nous repartons. Descente rapide mais tranquille, observations des crevasses impressionnantes. courte pause à la sortie du glacier. La moraine, Jeff me largue, je sentais bien que ça le démangeait depuis hier... J'arrive au  refuge un peu fatigué, je sais que la descente à Zinal va être longue, il est déjà 16 h 30 !

Le refuge, enfin

Le temps de refaire le sac et c'est reparti, deux bouquetins sont apeurés par nos soins sous le refuge, puis une marmotte, un rouge queue et enfin un renard et nous voilà à Zinal, en 2 h 45 ! sans avoir traîné !

Je serais à 11 heure à la maison.

Bouquetin


Photos

Sommet du Zinalrothorn ( avec l'arête Sud ouest à droite )

Couloir d'accès à l'arête

Descente

"Louvoyage"

Louvoyage II, on voit la trace de descente à gauche

Début de descente sous le refuge



Grand Combin - ski de randonnée : Traversée du Combin de Valsorey

Apoutsiak — Ski de randonnéeValais4000alpinisme
Magnifique traversée avec beaucoup de portage dans une météo ne correspondant absolument pas aux prévisions !!!
avec Jean-Marc Lafontaine

Vidéo en bas de l'article

Météo capricieuse - trouver le haut du couloir du gardien, dans le brouillard - Jean-Marc

Topo :

1°) : Cabane de Valsorey CAS 3030 m

De Bourg Saint Pierre on peut se garrer à Cordonna en fin de saison.
remonter en rive droite, le vallon qui mène aux cabanes du Vélan et de Valsorey
Passer à proximité du chalet d'en Bas, rejoindre le chalet d'Amont
Si le sentier est déneigé, remonter le sentier qui passe sous les Botserresses , gagner Grands Plan et par al combe, la cabane de valsorey par la gauche ( si le sentier rester plus longtemps dans la combe avant de remonter vers le refuge.
4-5 heures (moins pour les sportifs !)

2°)  Face Sud du Combin de Valsorey 4184 m

AD II

De la cabane, partir droit au dessus de la cabane et passer sous les contreforts du Combin de Meitin. Traveresée ascendante ensuite pour rejoindre un couloir  qui mène au col sous le bivouac Musso ( bivouac Italien en territoire Suisse !) Le col passe par sa partie gauche après une traversée. (3650 m) 2 heures

Du col remonter les pentes raides (45 - 50 °) du plateau de couloir et rejoindre l'arête sud du Combin de Valsorey à la base de son dernier ressaut. Escalader (II III) cette arête, un passage versant ouest est vertigineux mais facile.

3°) Descente par le couloir du gardien sur la cabane de Pannossière

Il est vivement conseiller d'avoir un bon sens de l'orient
ation, de bonnes connaissances, un GPS ou à défaut des traces  pour cette descente ! Le départ du couloir n'est pas évident à trouver !

Du sommet du Combin de Valsorey possibilité de rejoindre le Ciombin de Grafeneire 4314 m  et le Combin de la Tsessette (4135 m)par le plateau sommital et le mur de la cote

Descente par le couloir du gardien
repérer le sommet du couloir du gardien (légerement sud ouest du point 3987 m de la carte Suisse. Descendre le sérac (plus ou moins délicat selon les années et descendre le couloir du gardien en se tenant de magnière à éviter au maximum le risque provoqué par une évenuelle chute de sérac...
De là rejoindre le plateau du ddéjeuner puis le glacier de Corbassière et enfin lacabane de Pannossière (François Xavier Bagnoud)  en remontant sur la morraine !

4°) Cabane de Pannossière Fionnay

Si beaucoup de neige, descendre par le glacier  puis sur le plat avant une courte remontée avant la descente sur Fionnay
Si pas beaucoup de neige, descendre à droite du refuge sur plan Goli et rejoindre le sentier d'été (attentino avalancheux s'il reste de la neige) pour rejoindre Fionnay



Carto Google earth fichier GPS Profil



Pour le profil, cliquer sur l'onglet adequat !

Fichier GPS au format GPX Traversée du Grand combin
 Face Sud couloir du Gardien

Récit :

Premier jour de jeux pour la météo avec nous...
Jean-Marc m'ayant rejoint à la maison, sa voiture nous ayant amené à Bourg Saint Pierre nous nous garons un peu au dessus du village, et tout commence par un pique nique, ça sera toujours ça de gagner... Le moral est bon, la neige loingtaine, et oui, le 29 Juin en face Sud, uil fallait s'y attendre, il faudra porter.
La météo est bonne pour ces 4 jours, en gros beau temps le matin et quelques cumulus l'après midi avec un faible risque d'averse résiduel, et c'est tous les jours scomme ça !

Chargés comme des mules nous partons, ( mon sac doit bien peser 18-20 kg, c'est trop !). Les marmottes plus ou moins grassouillettes détalent et agrémentent la remontée du Vallon, l'imposant Vélan et le sujet de nos conversations, c'est long, mais on est bien là, bien mieux qu'à un long repas de famille... ( de 6 h ?)

Nous nous octroyons une première pause, je somnole en attendant Jean-Marc, quelques barres, et c'est reparti, nous trouvons la neige à 2550 m au niveau de Grand Plan.
Enfin nous skions, mais c'est de la soupe, Jean-Marc qui n'apas des peaux taillées correctement glissouille, je l'entends pester pendant que je trace, tant bien que mal dans cette neige qui ne tient  pas ! Je suis bien essoufflé en arrivant au refuge.
Je prépare le feux, fais fondre de l'eau, Jean-Marc arrive dans la grisaille et le vent, moi qui esperais une fin d'après midi terrasse et soleil pour faire secher mes affaires, ça sera poëlle à bois fonte de neige, moins sympa, le refuge est bien humide !

Le lendemain matin, le réveil sonne à 3 heures. ( Cette horaire qui semble banal, a été le fruit d'une intense négociation , j'eus préféré personnellement 2 h 30, mais l'homme de la Walker  a remporté al décision, et oui, l'experience... ) Bref, à 4 heures, maquillés (de crême solaire) nopus quittons le refuge. Mise en place de ma technique favorite, le somnolage dans les roues , je m'explique, il faut suivre un skieur bien régulier en roupillant, seul problème, la pente est raide et il faut rester concentré, donc mauvais repos.
Jean Marc décide de lacher du lest et son descendeur file dans la pente, il s'arrête un peu plus bas, il en sera quitte pour 30 m de déniveler en plus dans sa journée ! Nous décidons de chausser les crampons la pente etant relativement raide on ira aussi vite ( on n'a fait que 300 m à ski ! nuls !)
On repart, chacun de son coté, je n'ai pas de rythme même si je vais un peu plus vite que Jean-Marc, qui monte bien régulièrement. Moi qui interdit d'habitude aux autres de faire des petites pauses, je n'arrête pas d'en faire ...  Léger asthme d'effort. Le Mont Blanc est limpide, annociateur de mauvais temps, nous verrons, les prévisions météo tant en France qu'en Suisse, sont bonnes !!!
Coté Italien tout est gris foncé et des nuages viennent lecher les Grands Combins !
Passage au col, nous regardons cette grande face sud qui nous attend, et c'est reparti. La pente déjà raide, se redressait encore... Nous faisons une pause au milieu sur un rocher , le reste de la pente y étant peu propice... Je reste dans les traces de Jean-Marc pour garder un bon rythme, lent, mais efficace,  nous rejoingons l'arête, et observons du monde au sommet, venus de Pannossière. Ces derniers mètres qui parraissent courts seront relativement longs. Je passe devant, j'aime ces escalades mixtes faciles, Jean-Marc me suit, je file,  Jean-Marc me demande si on y est, mais derrières chaque ressaut, il y en a un autre puis, un passge en versat ust vertigineux, "on s'encorde ?" , il  fait gris, Jean-Marc passe devant et file vers le sommet, je le suis, le voilà, on est dans le brouillard heureux, dommage pour la vue, ça soit être joli, nous descendons en crampons vers le plateau. Ca se lève, le Combin de Grafeneire nous nargue, si ça tient, j'irais bien y faire un saut, mais Jean-marc, sait qu'il faut redescendre. Nous décidons de passer par le mur de la cote, et le corridor (plus facile à ski por moi. Traversée à flan à 4000 m sous els Combins ( voir fichier GPS, vous comprendrez ...)  on arrive au dessus du mur de la cote, mais y a t'il une corniche, on n'ose pas avancer, on voit mal, jusqte que c'est raide et qu'on est sans doute trop bas, tant pis, on file vers le couloir du gardien. Demi tour, toujours à flan, se méfiant des crevasses, Jean-Marc est devant, je reste derrière avec le GPS à proximité, visibilté, 20 m , la trace s'effaçant, c'est impressioannt, il neigeotte. "On est à environ 20 m de l'entré du couloir !", on cherche des traces de ski, signe de passage, Jean-Marc se lance dans un descente. Nous remettons les crampons et nous encordons, le passage est là, ce coup ci les traces sont nettes, passages sous le sérac, au ras, impressionant, et dire que ce passag eest sensé être plus "sécurit" que le corridor... C'est étrange. Court passage en glace, tracé, nous filons avec un énorme immeuble de glace au dessus de la tête. Jean-Marc chausse, je poursuis en crampons rapido. Il neige à gros flocons, on se rejoint en bas.
Puis, c'est la séance petit coup de GPS, repérage des traces ( j'ai bien fait de bien préparer cette course GPSiquement parlant...)  ca passe, nousenchaons qulques jolies courbes dans cette tempete. Voilà le plat du glacier de Corbassirèe, il faut pousser sur les bâtons. La neige colle sur le maque en 2 minutes on y voit plus rien. On déchausse pour remonter la grosse morraine de la cabane de Pannossière, on rentre manger des pâtes et un coca bien mérités. Rencontre avec un couple de Valaisan qui monte tous les ans à la même date à la cabane et qui se sont mariés là ! Partage de spaghetti avec des Italiens, la gardienne n'a pas apprécié, on allait pas les balancer !)

il faut également organiser le rapatriement à Bourg Saint Pierre. A priori plus de bus à cette heure , c'est taxi ou solution Paul, le neveux de Jean-Marc, solution parfaite. La descente sur Fionnay est relativement rapide, 2 h 30, déchaussage vers 2400 m croisement de nombreuses cordées qui montent pour demain ( sous la pluie battante) dont certains alpinistes avec parapluies ou tongues ( sur la neige !)
à 16 h 30 nous sommes àFionnay, à 16 h 35, Paul arrive dans une Fiat  surpuissante
 miniature avec un bon chocolat chaud.
Nous sommes trempés mais contents

Merci Paul


Rapport Météo :

comme je l'ai dit, la météo etait soleil avec quelques cumulus dabs l'après midi et averses éparses,
On a eu : Beau à 4 heures, se voilant vers 6 heures, Brouillard à 9 h 37 au sommet et neigotte
Neige en continue à partir de 10 heures
 puis pluie abondante à basse altitude ( juste une accalmie de 30 minutes à la descente !)

Photos :

En montant à Valsorey

On porte, avec le sourire ... 3 heures !

La cabane du Vélén perchée sur sa morraine

cabane de valsorey 3030 m

Le vélan

petit matin sur les pentes du Combin de Valsorey

Le vélan fume

petite pause sur le rocher plat de la face sud

escalade des derniers mètres - aérien

Summit, dans le brouillard !

Ca se lève... pendant 30 secondes et le Combin de Grafeneire fne fait rien qu'à nous narguer...

Jean-Marc - dépeautage au sommet du couloir du gardien

Le même

Descente dans le couloir du gardien




Vidéo







Combin de Valsorey et nouveau but au Dolent... ( le quatrième)

Apoutsiak — Ski de randonnéeValais
Les articles détaillés et vidéos seront réalisées dans la semaine

29-30 mai - traversée du Combin de Valsorey :

29 mai montée à la cabane de valsorey : portage 3 heure, ski 1 h 30...

30 Mai : Combin de Valsorey par la face et l'arête Sud
Descente par le Couloir du Gardien
Passage à la cabane de Pannossière
et Descente sur Fionnay

Jean-Marc en haut du couloir du GArdien, météo pas tip top ...



31 Mai - 1er Juin Arête Gallet Dolent

31 Mai montée au bivouac de la Maye ou bivouac du Dolent avec Jean-Marc et Paul (portage 2 heures)
1er juin Tentative sur l'arête Gallet avortée à 3100 m : brouillard et mauvais regel nocturne !
Descente par la combe des grands fonds : une dizaine de déchaussage et portage 20 minutes !

Ca se dégage, ça se dégage pas, finalement on est redescendu, peut être que Christophe , François et Lynda sont passés...


fourmis
pour le portage, les fourmis sont elles aussi assez fortes... en montant au bivouac de la Maye




Glacier des Monts Roses 1955 - 2003

Apoutsiak — Alpinisme 1900 - 1960 photos Henri et Louis BolonValaisportfolio
Monts Roses 1955 pointe Dufour NordendVoici une photo des Monts Roses qui date de 1955
On y retrouve la Nordend la pointe Dufour et les Monts Roses proprement dits au fond à droite avec le début de l'arête du Lyskamm à droite.


Ci dessus, la photo date de 2003 (année sèche s'il en est) Elle est prise approximativement du même endroit (on voit mieux le Lyskamm à droite !



Ci dessus, j'ai mis approximativement les limites des glaciers en 2003 afin de mieux comparer avec 1955
Et oui, ça fait mal !

J'ai chevauché le Mammouth !!!

Apoutsiak — alpinismeValaisSteph
Ben oui, c'est fait, c'est original ! et 3 jours plus tard, je marchais dans les trace de dinosaures à Loule dans le Jura !!!!

4 Jours à la cabane du Mountet

1er jour : Zinal Petit Mountet

2ème jour : Petit Mountet - Grand Mountet - Mammouth Est
3ème jour : Blanc de Moming
4ème jour : Traversée du Mammouth


Mammouth traversée

AD III







Topo :

du refuge de grand Mountet, descendre par le sentier de Zinal sur 300 mètres ( 5 minutes)
Prendre la sente qui amène à des gradins puis à un couloir sur la droite.
Le remonter et, par des vires faciles gagner l'arête proprement dite ( ça passe partout)

Poursuivre l'arête parfois versant Nord, parfois versant sud au mieux ( sangle fiends, quelques plaquettes)

Le sommet 3213 se gravi par la droite (couloirs faciles)

gagner alors le sommet 3219 puis la Forcle ! De là rejoindre la morraine du glacier de Zinal et la cabane du Mountet

conditions :

Globalement sec sur l'arête sauf quelques passages en face nord et la portion avant la Forcle


Météo :

beau voilé !



Récit :

départ tranquille vers 7 heures du refuge.  Je peste devant les courses sans marche d'approche, ça me rappelle la Meije : tu sors du refuge et tu grimpes... à fond. Steph part devant lors de la première longueur et y restera, je profiterais d'une journée derrière bien agréable en second ... Le rocher est d'abord frai et facile. Nous comparons la face à l'Eiger et Steph à Edlinger : la montagne à mains nus... les comparaisons s'arrêtent là : Nous sommes seulement sur le Mammouth !!!

Nous approchons du sommet Ouest, la face parrait imprenable, j'imagine déjà les coincements la bagarre, le parcours emprunmpte un couloir délité facile dans la face Sud pour aboutir au sommet.

Nous batons à l'occasion le record de lancement d'avion en papier  !!! La traversée vers le sommet suivant nous occuppe pas mal avant de retrouver la face Nord, ses blocs et ses trous et la Forcle pour une 3ème et dernière descente de la morraine vers le refuge

Le reste de la journée, ça sera 2 h 30 de descente vers Zinal !!!



Photos







Voir également les photos de Steph


Fichier GPS

Carto profil ( montée au refuge)
format GPX


vidéo :






Alpinisme : Blanc de Moming - arête Sud Ouest

Apoutsiak — alpinismeValaisSteph
Belle course variée que l'on a faite un jour de Grande neige au Grand Mountet

4 Jours à la cabane du Mountet

1er jour : Zinal Petit Mountet

2ème jour : Petit Mountet - Grand Mountet - Mammouth Est
3ème jour : Blanc de Moming
4ème jour : Traversée du Mammouth


Topo :


De la cabane du Grand Mountet (2886), rejoindre la morraine du glacier du Mountet et la remonter jusqu'à la Forcle ( 3188 m) sentier d'abord puis gros blocs sous le col.
Traverser en direction du Nord, et prendre la sente qui mène au pied d'une vire (flèche rouge !)
Rejoindre la vire à gauche et remonter  les gradins par des dales (vires) faciles.
Traverser deux couloirs (cairns) à gauche (flèche rouge en haut de lea premièr partie) et remonter un couloir étroit puis des gros blocs pour atteindre le point

Traversée vers le point 3555m par des rochers et des névés puis suivre le fil de l'arête jusqu'au cairn 3638 m ( le cairn fait 2 mètres de haut, vous n'allez pas le louper tout de même)

De là rejoindre le Dôme de Moming ( 3657 m)  et le sommet ( 3661 m)



météo :


beau légèrement voilé

Conditions :

40 cm de neige fraiche à la Forcle, premier passage de grimpe sec et gelé sous le point 3309 puis 50 à 60 cm de neige fraiche sur le névé et sur l'arête : cachant les prises...) donc très lo,g

Carto GPS


Carto
fichier GPS au format GPX




Récit :

Compte tenu des chutes de neige des jours précédents, nous avons optés pour une sage décision : nous contenter des sommets raisonable et éviter le but qui nous tend les bras ! Adieu Obergabelhorn, adieu zinalrothorn, adieu gloire éphèmere, tels deux Icares nous nous écrasons !

L'arête du blanc parraissant efilée ( sur la carte et sur le topo) nous décidons de passer par l'arête Su Ouest : rocheuse ...

Lever à 4 h 45 pour un départ vers 6  heures ( et oui, il faut que le poêle chauffe..) à 7 heures, nous profitons d'un magnifique lever de soleil à la Forcle. Nous basculons côté Nord de la forcle dans une neige où l'ons 'enfonce plus ou moins ...
Nous rejoignons la sente et la vire. L'escalade est facile et agréable. Remonter des gradins, il y a des cairns, rien de bien compliqué. Une traversée à gauche et ça repart vers le haut pour rejoindre le point 3309 m . Steph se tape alors la trace dans la peuff plus ou moins croutée... Puis, me passe le relais... qui ça ... moi, et la grande pente là, elle est pour moi, oui, mon ARVA est en route.. encordement long... bon... Je passe devant, j'etais bien derrière à profiter d'une trace toute faire, les pièges étant évités. Je traverse, souffle, peste, et essaie de trouver un passage pour rejoindre l'arête. Ca monte, je vise une sorte de pseudo couloir ( oui, je dis pseudo : tout est blanc avec quelques rochers affleurants !) Je monte, j'ai une sangle et un friends, ça va faire court pour assurer ( Steph a tout le matos et on ne se l'ai pas échangé  en changeant de leader... )  De toute façon, c'est mon style, un peu libre ( et stressant) Quelques passages un peu technique, je me frai un passage dans cette courte face, la pente diminue, enfin ,l'arête !

Je poursuis, galopant ( si l'on peut galoper dans 50 cm de neige) le début est plutôt facile. Quelques rochers facilement assurable permettent de varier la progression.  L'arête s'aplani alors, et devient étroite, ça se complique, à chaque pas il faut se méfier, est on sur un bloc ou dans le vide, le stressomètre augmente dangereusement. Sur l'arête le passage devient infranchissable et je sens qu'il faut passer en face Sud dans le rocher (caché !) pourri. Je fais venir Steph, qui me propose de passer devant ! Youpiiiiiiiii !!!, je n'ai même pas eu à le lui proposer, j'ai juste eu à faire le gars essoufflé. Comment a t'il deviné que ce passage de m'inspirait pasmais pas du tout.
Et là, Steph part, assurant de mille coinceur le passage ( en rocher pourri comme je l'avais prévu)
On remonte sur l'arête, le temps défile, Steph, le docteur Sécurit met une sangle tous les 10 mètres, c'est long mais très sécurisant ! Nouveau passage, une dalle, de concert on décide de la psser en Artif ( A 2 me précise Steph ) On aurait pu éviter la pédale mais bon.
C'est passé.

Enfin le cairn  3638 m est là, nous sommes heureux, j'ai cru faire demi tour pleins de fois !

Nous calculons l'horaire : il est déjà 13 h 30, nous comprons encviron 4 heures de descente, pas le temps d'aller au sommet dans cette semoule.  ( nous n'irons même pas au Dôme trop concentrés sur la descente à venir)

Et c'est reparti dans la bonne humeur, je pars devant posant ici une sangle , là un friends, ailleur un bequet...
jusqu'au passage fatidique pour rejoindre le névé. J'étais favorable à un rappel, tandis que Steph décide d'opter pour la desescalade. Il me passe devant pour descendre et je n'ai plus le choix...
Je le vois dérouler les 60 mètres de cordes posant quelques points deci de là. Je boude intérieurement, mon rappellllllllll !!!
Je suis grillé, il faut y aller. Je le rejoind une première fois assez rapidement. Il repart dans une desescalade assez raide  dans un passage qu'on a pas pris à la montée . Et si il y a une dalle sous la neige ?      "Seeeeccccc !" Je ravale cette corde  aussi vite que possible, un peu de neige est partie sous ses pieds Il traverse et se met à l'abrit.

C'est à moi, ja trace faite par Steph est à refaire, je descends, assurant chaque pas. Tout à coup, un gros bruit  (j'allais écrire énorme mais c'est exagéré !) Un bloc au dessus s'est détaché, sans raison, je me protège derrière le bloc qui me surplombe et le lboc vengeur s'arête ! je traverse au petit trop le passage, Stéphane file 60  mètres devant sur le névé. Les difficultés sont presque toute derrière nous.

Nous descendons le passage d'escalade pour sortir à la vire puis c'est le long retour à la Forcle et la morraine qui permet de descendre au refuge.

Il est 19 heures quand nous arrivons au refuge pour une course qui doit être courte... d'habitude !

Photos :




A voir également : les photos de Steph



Vidéo :

Blanc de Moming : on a marché dans la Peufffff !!!




du Petit au Grand Mountet

Apoutsiak — alpinismeRandoValaisSteph
... et Mammouth sommet Est !



4 Jours à la cabane du Mountet

1er jour : Zinal Petit Mountet

2ème jour : Petit Mountet - Grand Mountet - Mammouth Est
3ème jour : Blanc de Moming
4ème jour : Traversée du Mammouth


2 ème jour de ce séjour alpinisme au dessus de Zinal ! Il fallait rattrapper le temps perdu (si possible) : monter au Grand Mountet et aller se promener au dessus !

Topo :

Petit Mountet (2142 m)  - Grand Mountet (2886 m)
Du Petit Mountet, prendre la piste pour redescendre au pont (1908 m) et 250 m de perdus ....
De là prendre le super bon sentier en rive gauche du vallon ( super bon mais aussi super long...) balisage vraiment parfait !
Il grimpe d'abord en face du refuge du petit Mountet avant de lentement partir vers le Sud ( bouquetins - cables lorsque le terrain est difficile !) Le sentier contourne la base du Besso puis la base du Mammouth avant de rejoindre le Grand Mountet ! ( vous verrez, c'est le panneau cabane 30 minutes qui tue !!!)

Compter 3 h 30 à 5 heures

Pour le sommet Est du Mammouth
Rejoindre la morraine du glacier du Mountet et la remonter pour rejoindre la Forcle (45 minutes) de là suivre l'arête du Mammouth ou son versnat Nord pour atteindre le sommet 3219 m ! (15 à 45 minutes en fonction des conditions)




Conditions :

Neige à gogo au dessus de 2000 mètres rendant notre lourde progression ... lente !
60 cm de neige à 3000, trous entre les blocs sous le Mammouth.

Météo :

Grisouille


Carto GPS


Carto
fichier GPS au format GPX


Récit :

Chargés comme des mules on est redescendu dans le vallon avant d'attaquer les pentes versant Est du Glacier de Zinal. Gentiment, quelques bouquetins se sont sacrifiés pour nous egayer la montée, ce fut réussi.
Steph, monsieur sécurité, décidait à se moment là de cahusser les crampons ( oui, il faut dire qu'il y avait pas mal de verglas) tandis que le vieil imprudent que je suis, poursuivait le troupeau au ralenti dana la neige. Après les bouquetins, les cables, avec toujours pas mal de neige, puis le fameux paneau : cabane 30 minutes. Nous sommes arrivés à midi à la cabane et après un frugal repas et une petite sieste, somme montés au Mammouth Est ou à côté : 50 à 60 cm de fraiche sur des gros blocs avec des trous partout : la Suisse, l'autre pays du fromage? à non, ce sont les pays bas, mais ça pouvait tout à fait coller... un vrai gruyère à déblayer.

Retour à la cabane et à son confort pour une bonne soirée, même si je n'ai pas fait long feux...
Nos projets de 4000 sont loin il y a énormément de neige


Photos :















Vidéos :





Zinal - refuge du Petit Mountet

Apoutsiak — alpinismeRandoValaisSteph


4 Jours à la cabane du Mountet

1er jour : Zinal Petit Mountet

2ème jour : Petit Mountet - Grand Mountet - Mammouth Est
3ème jour : Blanc de Moming
4ème jour : Traversée du Mammouth


Topo :


Départ de Zinal (1675 m) parking au sud du village
remonter le grand plat ( c'est bizarre de remonter un grand plat, mais c'est comme  ça !) de la Navisance plein sud
jusqu'au Vichiesso) et prendre le chemin à droite (panneau) à flan qui permet de gagner la cabane du Petit Mountet
2142 m

Remarque :
Glace possible dans certains passages en début et en fin de saison !

Attention : dans un bouquin sur les cabanes, les coordonénes GPS sont fausses
Voici les bonnes :



Météo :

Il faisait beau, mais de nuit, on n'a pas bien vu...

Conditions : verglas par endroit  !


Récit :

Histoire de patience : c'est là que je suis le meilleur. ( et je me prette au jeux du blog de raconter ma vie, logiquement, c'est le but d'un blog)
Nous avions rendez vous avec Stéphane au parking du Grand SAint Bernard avant Martigny vers midi, 14 heures derniers carrat, finalement nous avions opté pour la solution : il m'appelle lorsqu'il sera descendu de la Tour Ronde et rendez vous sur place...
Le temps passe à la maison, je suis coincé, que faire, aller me promener... et si le téléphone sonne... Et si ses batteries sont déchargées... Bon, là, c'est mon impatience qui prend le dessus, je sais qu'après 14 heures à Martigny, il sera difficile de parvenir au Grand Mountet dans les délais ...

Vroum vroum jusqu'à Martigny et je me mets en position "attente", je laisse deux messages à Steph, dont un SMS ( et oui, jeune lecteur, je passe AUSSI des SMS ! c'est grâce à Laurent, mais ça , c'est une autre histoire... je pique nique... ( 14 h 15)
Je fais mon sac.
16 heures, le téléphone sonne , c'est Steph, ils n'ont pas encore atteints leur bivouac vers l'Hellbronner. il sera là dans deux heures. Bon, pour le Grand Moutnet, c'est râpé, nous convenons de trouver une autre solution.
Ce qu'il y a de bien au relais du Grand Saint Bernard, c'est l'office du tourisme, la dame me renseigne, me fait des photocopies  de pages  sur les refuges : Prafleuri, Moiry ou le Petit Mountet !
Une baladette autour du lac ou des Terreneuve ramènent à terre leur propriétaires en combinaison de plongée et les paintballers se battent en duel...

Je rentre dans mon GPS les coordonnées des différents refuges et passe un coup de fil au petit Mountet, il est ouvert. Ca sera notre destination du soir.

Je décide d'aller trouver un parkinhg plus loin, au dessus de Sierre tandis que Steph est sur la route.
Arprès sa galère dans 60 cm de neige , attente dans les téléphériques, bouchons à l'entrée du tunnel du Mont Blanc, il me rejoint à Sierre à 18 h 30 !!! (il en a de la chance, son matos est chaud... et humide !!! )

Bref, à 19 heures, il fait nuit et c'est le départ. Chargés comme des mules, le projet est de monter tomber quelques 4000 : Zinalrothorn, face Nord de l'Obergabelhorn voir Dent Blanche.... Ca n'est qu'un projet... Le matos va avec : raquettes !, ARVA pelle sonde, matos d'escalade, piolets (2 !) crampons bouffe pour 3 jours et tutti quanti !!!  Au moins 20 kg sur le dos !

Petit Mountet by night, en 1 h 30, ça se fait bien, on a bien marché, de la neige dans certains passages humides.

Accueil impeccable de la gardienne, repas délicieux et nuit réparatrice pour cette longue journée avant celle de demain... la montée au GRAND MOUNTET




Carto GPS

Carto
fichier GPS au format GPX


Photos











vidéo





4 Jours à la cabane du Mountet

Apoutsiak — alpinismeValaisSteph



J 1 montée (by night) à la cabanne du Petit Mountet



J2 : Petit Mountet Grand Mountet et  Mammouth sommet Est



J3 : Dôme du Blanc de Moming



J4 Traversée du mammouth et interminable descente



L'ensemble des articles et les vidéos sront publiés dans la journée
Vidéos dans la semaine !

Merci à Stéphane pour le bon séjour là haut...

et le fameux topo photo du blanc de moming par l'aête Sud Ouest



Grand Combin - couloir du Gardien - dernier but de la saison hivernale

Apoutsiak — alpinismebutValaisSteph


Topo


Montée au refuge
 
Deux solutions pour monter au refuge de Panossière : soit par le barrage de Mauvoisin et le col des Otannes, soit par Fionnay ( nous sommes montés par la première et descendus par la seconde)
Autre possibilité : par la cabane Brunet et le col des Avouillons ( donc en fait, trois solution !)

Sommet
De la cabane, remontée le glacier (6 km) pour atteindre le glacier en rive gauche sous le combin de Corbassière, remonter vers la salle à manger et emprunter le couloir du Gardien (exposé aux séracs) au sommet de celui ci sortir par la droite ou la gauche du sérac ( à droite en 2008)
Sur le plateau sommital, rejoindre le sommet du Combin de Grafeneire (4314 m)
On ppourra si la météo et la forme le permettent filer au Combin de Valsorey voir au Combin de Tsessette



Météo
 
Nuageux pour la montée au refuge et brouillard pour la descente du col des Otannes
Grand beau à 1 heure du matin
Se couvrant vers 5 heures
Tempête à 6 h 30
Neige ensuite !

Conditions
 
Bonnes dans l'ensemble, le couloir est en neige, la sortie pas à priori bien (45 - 50°) skiable d'après deux allemands.

Ca chausse vers 2350 à la montée et à la descente.


Récit
 
Je rejoins  samedi 14 Juin, Stephane (rencontré sur les pentes du Dolent ) et Florian à Fionnay, nous décidons de monter au refuge par Mauvoisin en laissant une voiture à Fionnay pour une éventuelle navette. Nous nous mettons en marche vers 11 heures après avoir pique niquer. Montée à pied, skis sur le sac jusqu'à 2350 m à un bon rythme. De là, nous entammons, la montée cool du col des otannes. Le bouillard nous accueille au sommet, un coup d'oeil sur la carte, et nous choisissons le bon itinéraire pour descendre vers le glacier de Corbassière un petit couloir nous permettra de descendre presque sans déchausser !
Un peu de morraine enneigée et nous sommes à la cabane François Xavier Bagnoud ! 5 étoiles, 6 étoiles. Le seul reproche : peut être l'absence de couettes ( et oui, le luxe, on s'y habitue !)


 
Pendant que Florian quille, que Stéphane prépare la course du lendemain je m'étire et rentre quelques points dans le GPS, on ne sait jamais
 
Nous mangerons en compagnie de Constance, un allemande fort sympathique. Le repas fut succulent, accompagné d'un vin de ma cave et d'un digestif du gardien !

à 8 h 30 au lit, malheureusement, Florian, qui a pourtant déjà dormi l'après midi, s'endore ... et ronfle
10 h 30 après avoir tout essayé pour m'endormir, le marchand de sable passe enfin ...

1 heure, le réveil... Dur
Le petit déjeuner, peut être un poil léger
1 h 50 , nous sommes dehors à faire des photos du Grand Combin by night, je ciel est étoilé et parfait, je me vois  déjà au sommet ! ( ne jamais vendre al peau de l'ours)

Il faut descendre sur le glacier, portage merdique sur la rimaye, et 150 m de déniv en + à faire ! Puis je quille en skiant  derrière Steph et Florian, je ferme les paupières quelques secondes esperant un effet ultérieur sur ma forme.  Seul Steph e une frontale valable, il nous trouve le passage comme un pro, pour passer le temps, je consulte mon GPS pour vérifier que nous sommes bien "dans l'axe"

Courte pause, en pleine nuit, sans lune au milieu du glacier, il est 3 heures et des poussières... Nous repartons vers al salle à manger, nous distinguons les crevasses et les séracs, quelques nuages au loin, mais tout va bien. Tiens le massif du Mont Blanc est dans les nuages ...

Dernière pente pour rejoindre le pied du couloir du Gardien. Je décide d'attendre les deux autres avant de déchausser, le vent s'est levé, ça n'est pas du vent, c'est du blizzard, puis il se met à neiger en tempête. J'attaque le couloir la neige porte bien, je n'ai pas un très bon rythme, mais ça avance.  J'entends un appel au loin, Steph essaie de me parler, Florian est un peu fatigué, nous décidons de remonter juste le couloir et de laisser tomber le sommet, je suis déçu, mais la solution est sage, Florian ne peut nous attendre longtemps. Steph passe devant, je le suis 4 mètrres derrière, les éléments se déchaînent, je sens bien que c'est inutile, en moins d'une heure, la météo est passé du beua "fixe" à la tempete de neige ! il veut passer une épaule pour voir le haut du couloir, j'acquiesse mais sans enthousiasme.  nouvelle pause, on se parle, sans que les mots soient intelligibles, emportés par le vent, on se comprend, on redescend. Je filme la fuite dans la tempete.
Nous rejoignons les skis de Steph qui me servaient de repaire pour la descente , puis ça se complique, pas de repaire pour passer entre les barres rocheuses, je m'arête souvent pour essayer de voir, Steph me conseille, on passe et on redescend vers Florian.
 

Dans la tempête

 



On chausse les skis, je suis Steph pour ne pas me faire surprendre par ce jour blanc et la tempete qui me gène tout les deux virages ! On sort le GPS pour retrouver la trace de montée, c'est rassurant et diablement efficace. Je suis fier comme Artaban de mon acquisition !  Un passage au milieu de crevasses, le GPS est là, sécurisant, évitant des hésitations stressantes. La tempete faibli, laissant place à de gros flocons de neige. Nous skions dans une bonne neige fraiche (10 cm) je m'ennivre, pas longtemps, je me prends une belle gamelle en essayant de suivre Florian ! Puis une deuxième en essayant de lire le GPS en skiant !

Nous rejoignons le plat du glacier puis la morraine, un peu galère à remonter pour rejoindre le refuge. 1 h de pause à raconter nos exploits. et à refaire les sacs.

Le refuge au retour ( à comparer avec la deuxième photo du refuge ;-)

C'est alors la descente sur Fionnay, nous déchaussons vers 2350 m puis c'est TRES long ! un grand plat  puis une descente qui tue les genoux !

Enfin la voiture pour rentrer à la maison après un bon petit WE et ranger les skis, la saisons de skis 2007-2008 s'achèvent ce dimanche (15 Juin)

Photo
 
traces de marmote
Le refuge - avant !    la neige.
 
le calme avant la tempete - enfin , ça commence déjà !


Fichier GPS

GPX

Vidéo


et là, c'est bibi dans la tempête !

Alpinisme : Traversée des Monts Roses

Apoutsiak — alpinismeRaid à skiValaisMonts RosesZermatt
 
 

Réalisée en Juillet  2003 avec le CAF de Besançon

Pour info, comme chacun sait, l'été 2003 a été le plus chaud depuis bien longtemps, les rimayes sont bien ouvertes (rimaye du nez du Liskamm en glace et vertical sur quelques mètres) et les sommets en bras de chemise, voir les photos au sommet de la pointe Dufour...

Les photos sont disponibles dans un meilleur format dans l'album photo alpinisme

Premier jour - Monte Rosa Hütte

depuis le Gornergratt, la Nordend et la Pointe Dufour, point culminant des Monts Roses et de la Suisse et deuxième sommet des Alpes... année sèche


Le premier jour est consacré au couteux voyage... on n'a rien sans rien.
D'abord de chez vous à Tasch (parking) puis en train de Tasch à Zematt
Enfin en train à Crémaillère pour rejoindre ke Gornergrat à 3135m
Vu classique de Zematt sur le Cervin !

Topo : dpuis le Gornergratt   il s'agit de rejoindre le Gorne rgletcher puis de le traverser pour rejoindre la MonteRosa hütte à 2795 m.( L'itinéraire doit prendre 1 h 1 h 30 vu de 5 ans plus tard !)




Castor et Pollux vus depuis la Monte Rosa Hütte Le Lyskamm ouest et le tourmenté GrenzGletscher  


  Cervin face Est Dent d'HerensLa face Est du Cervin - triangle isocèle ?


Deuxième jour - Monte Rosa Hütte - cabane Marguerita
Nordend pointe Dufour



Attention : c'est la plus longue journée de ce périple (environ 12 heures )
De Monte Rosa Hütte il s'agit de remonter jusqu'à Plattje (3277 m), un passage assez complexe entre les crevasses  s'en suit ! puis il suffit de suivre la trace jusqu'au Sattel - 4359 m( on a essayé de faire la Nordend, mais des crevassses de 15 mètres de large nous ont barré le chemin !
Ensuite, un peu d'escalade en III à 4000 pour atteindre le sommet par l'arête !
De là, il faut redescendre  vers le Grenzsattel 4453 m pour attaquer  la Zumsteinpitze (4563 m). La montée est sèche, il faut rester ver l'arête et ne pas partir à droite. puis passage au col Gnifetti avant de rejoindre la cabane Marghuerita sur la punta gnifetti, bonne courte galère pour l'atteindre ( nous sommes arrivés à 18 h, les autres cordées à 23 h 30 une cordée d'Autrichiens à 2 h du mat.

Grosse grosse journée !



Long louvoyage dans le labyrinthe de crevasses vers 3300 mètres, je crois qu'on a perdu prêt d'une heure à cet endroit... Votre serviteur au Sattel 4359 mètres, on a laissé tombé la Nordend : crevasses trop grosses ( et c'est rien de le dire )
Breithorn Cervin fglaciers des Monts Roses

Le Breithorn Cervin et l'Obergabelhorn depuis la pointe 
Nordend depuis la pointe Dufour
Zumsteinspitzedepuis lea Dufourspitze
Du sommet il reste juste :
1°) à descendre au Grenzsattel ( AD+ 1 h)
2°) à remonter auZumsteinspitze ( 100 m de deniv positif à 45°)
3°) redescendre au col Gnifetti pour remonter à la cabane margherita, les deux dernières montées calment un peu !!!
Total denivelé de la journée : 2051 mètres !!!
La vierge du sommet
Sommet de la pointe Dufour Monts Roses
Zumsteinspitze et pointe Dufour Monts Roses
Il faisait chaud au sommet 4634 m tout de même, même pas froid ! on y est resté une heure...
je n'ai pas mis de photos de nous à la cabane le soir, on voit qu'on est très fatigué... pas là !
Le soir ,il a fallu attendre les autres cordées et leur frontales qui ont , pendant un temps bien long, disparues à la descente de la pointe Dufour, derrière la Zumsteinspitze


13-Zumsteinspitze le dernier coup de cul

Le truc qui m'a tué : quand on arrive au Grenzsattel,
court raidillon pour gagner la Zumsteinspitze
Tout est dans la tête !!!

Troisième jour : cabane Marguerita - cabane Gnifetti
traversée des Monts Roses proprement dite la journée des 5 4000 !

Traversée des Monts Roses panoramaLes 4000 des Monts Roses depuis le Nez du Lyskamm - Naso del Liskamm


Journée cooool, après celle de la veille... Toute en descente ou presque!
En virevoltant par 4 ou 5 4000

  • Parrotspitze 4436 m
  • Ludwigshöhe 4341 m
  • Schwartzhorn ou Corne Nero 4321 m la seule partie un peu technique de la journée : 35 mètres à 40° avec un  départ en glace
  • Balmhorn 4167 m bivouac Cristo Del Vette sur cet ilot rocheux au milieu du glacier, avec un monumental Christ.
  • Pyramide Vincent 4215 m
  • Ne pas oubler la Punta Giordani 4046 m... nous l'avons fait ... oublié... pour les 82 4000 faudra repasser !
avant de descendre sur Gnifetti

Si on est trop fatigué par la journée de la veille, on peut choisir l'un ou l'autre des sommets, tous indépendants les uns des autres.

Journée de "récup".

Nez du Miskamm rimaye delicate
Premier sommet de la journée la Parrotspitze dans le brouillard les rimayes etaient impressionnantes mais passaient relativement bien

 

Guide au sommet- Schwartzhorn

Mon préféré dans la série, le Schwartzhorn ou Corno nero, qui a un peu plus de caractère. Une cordée débouche au sommet. Pour les observateurs, c'est la photo du fond de ce blog (un peu travaillée il est vrai ...) Corno Nero depuis la Ludwigshöhe
Schwartzhorn vue-sur-la ludwigshohe
Ludwigshohe vue-sur-le-schwa-llaume-Ledoux-Apout
Depuis le sommet du Corno Nero, la Ludwigshöhe et sa rimaye, au fond, la pointe Dufour Corno Nero Rimaye délicate glace puis pente à 45 °
Pyramide Vicent vue du Balmhorn
Le Balmhorn, îlot perdu au milieu du glacier La débonaire piramide vincent vue depuis le Balmhorn, à gauche la pointe Giordani. qu'on a pas vu...





 
Quatrième jour : refuge Gnifetti - refuge Quintino Sella
Traversée du Lyskamm : le mangeur d'homme

Pour nous, la météo n'etait pas bonne, on s'est contenté du naso del Lyskamm ou nez du Lyskamm. ( j'ai réalisé la traversée en 2007)

Pour le Lyskamm, ganer de Gnifetti le Lisjoch ( crevasses)
puis suivre l'arête, jusqu'au sommet (magnifique) 4527 m
Delà, toujours par l'arête en neige (quand en bonnes conditions) et quelques courts passages de rocher (max III) on gagne le sommet Ouest 4479 m avant de redescendre

Nez du liskamm rimaye delicate
2003 : montée au Nez du Lyskamm,
la rimaye est devenue un passage technique
à ne pas négliger... on a broché !

  Nez du Liskamm montée
montée au dessus du refuge Gnifetti

Arrivée au refuge Quintino sella
Descente dans un petit brouillard vers le refuge Quintino Sella



A quelques mètres prêt on est arrivé
 il est seulement midi 7 et l'après midi
s'annonce malheureusement fraîche...

Cinquième jour : refuge Quintino Sella - refuge des Guides d'Ayas
Castor et  Pollux



Comme on avait "loupé" la traversée du Lyskamm, on a fait le Lyskamm Ouest avant de se faire Castor puis Pollux lors de cette ème journée.

Depuis Quintino Sella, la montée au Lyskamm ouest est évidente si la face sous le sommet est en glace, possibilité de passer par les rochers)
De ce premier sommet, retour au Felikhorn ou l'on suit l'arête jusqu'au Castor ( corniches)
Descente alors vers le zwillingsjoch ou passo di Verra que l'on ne rejoint pas ( à la descente pente de neige raide parfois en glace au dessus et vers la rimaye)
Contourner la base de Pollux par le Sud et "attaquer " l'ascension par son flan ouest ( sur ma vieille carte de 1970 il est en neige, en pratique en 2003, c'est du petit rocher plus ou moins pourri). Il y a quelques sentiers qui se perdent... Dans mon souvenir, peu précis, on ne s'est pas perdu alors qu'on etait jamais sûr de nous ! il faut prendre tout le temps un peu direction Nord.
De toute façon, à un moment il vous faudra trouver une sorte de Via Ferrata pour alpinistes physiques ! vous serez au bon endroit. Une dernière pente de neige vous conduira au sommet !
Descente par le même itinéraire jusqu'au refuge des Guides d'Ayas. ( crevasses)

Note : les 100 plus belles il est écrit qu"'il est possible de rester sur l'arête frontière jusqu'au sommet de Pollux, mais il est préférable de tirer un peu à gauche (ouest)", je ne sais pas si la montée par l'arête frontière est encore possible aujourd'hui...
Liskamm ouest depuis castor

Castor et Pollux Monts Roses lever de soleil
Première ascension de la journée et premier
lever de soleil depuis le Liskamm ouest, vue sur Castor et Pollux
les jumeaux (Zwilinge pour les Germanophones)

Sommet du Liskamm ouest, vue sur le sommet Est, de gauche à droite : la Nordend, la pointe Dufour, la Zumsteinspitze, la cane Margherita et la Ludwigshöhe

Le sommet du Castor - Castore et son arête

Rimaye du castor cordée d'alpinistes
Cordée du CAF en légère difficulté- passage de la rimaye du Castor


Vierge du Pollux devant le Castor
Vierge de Pollux (antécîme) et Castor, 3ème sommet de la journée


Descente de Pollux un peu via ferrata...
"bourrineurs de tous les pays... unissez vous !"

Sixième jour : refuge des Guides d'ayas - petit Cervin

Traversée du Breithorn

Magnifique arête du Breithorn corniches
Conditions difficiles en 2003 pour l'accès à l'arête. Pas de neige, des Rimayes infranchissables , en glace, bref on a perdu un peu de temps avant d'y acceder. On aurait sans doute mieux fait de monter d'abord à Roccia Nera...

On est passé sous Roccia Nera au lever du soleil, et, n'etant pas specialiste de la liste UIAA des 82 4000 on a "mesquiné" ce sommet, pour essayer de gravir le Breithorn oriental. Entre la rimaye béante, les pentes de glace, on est parvenu à se hisser entre l'antécîme du sommet est et le sommet est au pris d'un rappel et de passages bien merdiques, Christian a assuré !
De là, le sommet Est ne présente pas de difficulté. Un peu de glace (beaucoup) dans la descente vers  le Breithornzwilinge où les cordées en provenance du téléphérique arrivent. Les 3 ressauts permettant d'atteindre le Breithorn central ne sont pas très difficile ( du III+)
Puis, c'est la magnifique arête  entre le sommet central et le sommet ouest à déguster sans modération.

On retrouve le monde  dans la descente du Breithorn Ouest, je crois qu'on a mis 20 minutes à rejoindre le téléphérique depuis le sommet ( à vérifier)

confirmation : le Breithorn ouest est vraiment un sommet facile... se mefier tout de même des 2-3 crevasses assassines !


 Breithorn oriental Zermatt
petit matin sous Roccia Nera Le Breithorn Oriental et le sommet central
Vue depuis le sommet oriental vers les parcours des jours précédents
D'un Breithorn à l'autre
Fier sur l'arête du Breithorn
Le sommet oriental vu depuis de Breithornzwilinge pas peu fier entre le sommet central et le sommet occidental où nous retrouverons ...  le MONDE !
Breithorn Occidental
Vue sur la voie normale du Breithorn ouest le groupe du CAF de Besançon- Merci

Périple terminé, en Juillet 2003, un gros éboulement obligeait la commune de Zermatt à "fermer" le Cervin, au moment où nous devions partir pour la traversée, dommage, la forme, l'acclimatation, le compagnon de cordée (Christian) et la météo.




Informations pratiques

Coordonnées des refuges

Monte Rosa Hütte : 0041 27 967 21 15
Cabane Margherita : 00.39 0163 91039
Refuge Gnifetti : 00 39 0163 78015
Refuge Quintino Sella :
00 39 175 94 943
Refuge des guides  du Val d'Ayas : 39 0125 308083

bivouac : Cesare e Giorgio volante
bivouac de secours : bivouac Cristo del Vette




Options et variantes :

Etait prévu 2 jours de plus : une étape de transition pour rejoindre le refuge Carrel et un dernier jour avec en "apothéose" la traversée du Cervin.

L'itinéraire peut également être réalisé dans l'autre sens, l'inconvénient de ce sens là est de se prendre la GROSSE difficulté (technique mais surtout physique) dès le deuxième jour. Pour le reste, ça s'enchaîne assez bien.




Mes pensées  vont vers François Dupety et ses amis qui disparaissaient sous le Mont Blanc tandis que je parcourais cet itinéraire.
"Là haut, le vent sera notre récompense !"

Raid à ski - Arolla - Valais : Tour du Mont Collon entre la Tête de Valpelline et le Pigne d'Arolla

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiThibaultValaisLes 100 plus belles

Un des plus beau raid à ski d'europe (d'autant plus si on ne connait pas la region !, ce qui etait notre cas en 1998 !  )

Pour info, nous avons réalisé ce raid en autonomie question bouffe, début Juin. C'etait fut  peu rude pour les épaules de transporter 5 jours de bouffe, surtout le premier jour où nous avons du porter pendant 2 heures environ en montant à la cabane de Berthol, avec 27 kg sur le dos !

Le topo :

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Le raid

J 1  : montée à la cabane de Berthol

Notre seul souci, comme précisé plus haut fut le portage pendant 2 heures environ ( le ski de rando début Juin, c'est bien, mais ça use tout de même un peu ...

Seuls à Berthol ce soir là !

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Lequel des deux est le plus chargé ? 27 kg sur le dos... c'est trop !




J2 : de Berthol à la cabane des Bouquetins

Tête Blanche - Tête de VAlpelline, col du Mont Brulé


Thibault Ledoux cabane de berthol


Départ de Berthol, Thib dans le gîvre
 

Départ de Berthol dans un cadre magnigfique, seuls, tout est givré. Montée tranquille à Tête Blanche où nous découvrons le Cervin de près pour la première fois.
Courte descente pour attaquer la Tête de Valpelline et la vue imprenable sur la Dent d'Herens puis chouette descente  pour atteindre le raidillondu Mont Brûlé et une dernière descente vers la cabane des Bouquetins.

Nous aurons 2 accolytes ce soir là.



Thibault Ledoux Tête Blanche lever de soleil
Tour-du-Mont-Collon-Dent-Blanc-llaume-ledoux-apout
 Vers Tête Blanche  en arrivant à Tête Blanche devant la Dent Blanche
  Tour-du-Mont-Collon-Cervin--De-llaume-ledoux-apout
 
   TêteBlanche, Cervin et Dent d'Herens
 Tour-du-Mont-Collon-Dent-Blanc-llaume-ledoux-apout
 Tour-du-Mont-Collon-descente-d-llaume-ledoux-apout
 Tête de Valpellin, vue sur la Dent d'Herens et le Cervin
 col du Mont Brulé

 


J3 : Cabane des Bouquetins - cabane des Vignettes
par le col de l'Evêque et les pointes d'Oren

au lever, temps pourri, on est dans les nuages, il faut attendre, on commence à penser que la journée va se passer dans ce magnifique refuge, quand le plafond se lève, nous tenterons une sortie qui se terminera sur les pointes d'Oren. Craignants les crevasses, nous redescendrons en parti encordés vers le col de Chermotane. Long col de Chermotane ! Une longue pause plus tard, nous repartons vers la cabane des Vignettes, un passage délicat et en glace me laisse un bon coup de stress, nous merdouillons pas mal ensuite pour rejoindre la cabane, tentants vainement de passer par l'aête... idiot !


Nous seront 6 à la cabane ce soir là.


Tour-du-Mont-Collon-cabane-des-llaume-ledoux-apout
  Le brouillard s'est levé, nous sortons de la cabane des Bouquetins
Tour-du-Mont-Collon-d-part-de--llaume-ledoux-apout
  En remontant vers le col de l'Evêque
undefined   Sous les pointes d'Oren
undefined   au col de Chermotane.



 


J4 : cabane des Vignettes - Arolla
par le Pigne d'Arolla

Au programme , le Pigne d'Arolla, descente vers la cabane des Dix, Pas de Chèvre, Arolla.
La montée au pigne s'avère délicate, nous sommes dans la tempête, avec un vent à décorner des boeufs. Nous grimpreront une partie de la montée skis sur le sac !
Le sommet est rapidement gagné, nous basculons sur le col de la Serpentine, lmais là, impossible de trouver le passage ente les séracs qui permet de descendre sur le glacier et de rejoindre le lac des Dix.

Nous remontons après une heure - une heure trente de recherche ves le Pigne d'Arolla et redescendons aux Vignettes puis à Arolla par la voie normale de montée aux Vignettes.


undefinedMontée au pigne d'Arolla dans la tempette

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Au sommet du Pigne d'Arolla

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Sous la face Nord du Pigne d'Arolla



Variantes :


Variantes possibles : l'ascension de l'Evêque et pour les alpinistes, la face Nord du Petit Collon, courte mais belle, on peut également de la cabane des Dix gravir l'antécîme du Mont Blanc de Cheillon.

Possibilité également de réaliser le raid dans l'autre sens ( ce que j'ai fait un jour avec Isabelle et Jean-Michel)

Tour-du-Mont-Collon-vue-du-ref-llaume-ledoux-apoutDepuis les Vignettes : le Mont Collon, l'Evêque et les pointes d'Oren
undefinedDepuis l'Evêque : la tête de Valpellin, le Cervin et la Dent d'Herens


Les monts Roses en 1955 - photos Henri Bolon

Grand- Père etait allé dans le Valais en 1932, 1934 et 1955. En 1955, l'expedition s'est faite en famille .
Il en a rapporté quelques clichés aux glaciers bien fournis ! Les photos que vous trouverez ci dessous ont été toutes prises en 1955.
Il n'est monté sur aucun de ces sommets, mais je pense que l'envie y etait...

Monts Roses 1955 Breithorn Roccia Nera
Le Breithorn

Mont Rose 1955 Cervin face Nord

Le Cervin

Monts Roses 1955 castor et Pollux Gornergratt
Castor Pollux et Roccia Nera
Monts Roses Lyskamm 1955

Monts Roses 1955 pointe Dufour Nordend
La Nordend et la Pointe Dufour



Bon, je mettrais quelques photos perso pour un petit comparatif bientôt !


Le refuge Gnifetti - 3611 m

Apoutsiak — Refuges - bivouacs et cabanesValaisMonts Roses
Le refuge Gnifetti

Gnifetti-2-travers--e-du-lyskamm-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.jpg

Informations générales

Situé à 3611 m d'altitude en bordure du glacier del Lys et sous la pyramide Vincent.


Certain parle d'USINE, c'etait l'impression que j'avais gardé lors de mon passage en 2003 avec le CAF de Besançon. J'y suis retourné en 2007, et j'ai trouvé les gardients beaucouip plus accueillant. Il est vrai que le self service mis en place pour le repas du soir est vraiment peu agréable, mais la nourriture est bonne et le confort du refuge est excellent : chambres de 6 couettes....

C'est donc un refuge de 200 places ( peut être le plus grand d'Europe en capacité)) par contre il n'y a l'hiver que 11 places

Confort des chambres :

Jean-Marc Lafontaine refuge Gnifetti

Pour ceux qui voudront dormir "plus au calme", il y a le refuge privé Citta di Montova 100 mètres en dessous. 3496 m.

Gnifetti-sous-le-refuge-travers--e-du-lyskamm-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.jpg


Accès

de gressonney le Trinité, deux télécabines permettent de rejoindre le Passo Salati à 2971 m. De Alagna, (beaucoup lus long à atteindre, on peut rejoindre directement la Punta Indren à 3260 m .


Du passo salati, un sentier bien équipé (cordres) permet de rejoindre la Punta Indren puis, par une traversée direction Ouest sous la punta Giordani on rejoint le refuge ( passages délicats équipés ( cordes, echelles, via ferrata))

Courses possibles

La Course à mon avis c'est la traversée du Lyskamm (AD)
On peut également gravir la pyramide Vincent (F) et les 4000 des Monts Roses ( Corno Nero...) pour aller dormir à marguerita
La Pointe Dufour est possible de là, mais ça fait une grosse journée...
Une traversé par le Nez du Lyskamm est également possible

on se mefiera dans tous les cas aux crevasses à la sortie du refuge et dans la montée vers le col del Lys

Gnifetti-5-s--racs---travers--e-du-lyskamm-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.jpg

Gnifetti-alpinistes-ar--te-travers--e-du-lyskamm-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.jpg


Vidéos

La traversée du Lyskamm ( l'accès au refuge y est bien filmé)


Photos

Gnifetti3--travers--e-du-lyskamm-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.jpg
le refuge vu de l'aval

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