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Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

Massif Du Mont Blanc

Topo photo : couloir Sud Est Dôme occidental de Miage

Apoutsiak — alpinismeMassif du Mont Blanc

Voici le topo photo du couloir Sud Est du Dôme occidental de Miage
Cotation ( à mon humble avis)  AD II 50 ° ( ou AD inf ;-)   )

le récit de la course bientôt


Arête Gallet au Mont Dolent : "et un, et deux, et trois zéro !"

Apoutsiak — Ski de randonnéebutMont DolentMassif du Mont Blanc


Et voilà : météo incertaine, trop incertaine sans doute
Nous sommes montés Samedi sous la pluie, dans une soupe peu agréable. régis a beaucoup tracé, moi un peu...
remonter la combe des grands Fonds ( marche d'approche 10 minutes !) puis grand virage à droite pour se diriger vers le bivouac ( le fichier GPS suivra ... format GPX)

3 heures après le départ de la voiture nous pénétrons dans le refuge : o° affiche le thermomètre à l'interieur du bivouac non chauffé. On se change et on attaque la fonte de la flotte. Quelques minutes plus tard, Jeff et Christophe arrivent, suivis de Matthieu et Stéphane. (celà fera monter la temperature en fin d'après midi à 13°)
Le
bivouac de la Maye est toujours aussi magnifique !




Bonne ambiance C2C dans le refuge, on a discuté montagne ... étonnant non ?
sans parler des caouets et du bon vin montés par un buteur né (comme moi ?)

Dimanche matin, à 3 heures, visibilité 20 mètres et grésil, je me recouche, d'autres font des tentatives à d'autres heures, bilan on se réveil à 6 heures et on déjeune tranquillement. Régis et moi décidons de monter un peu pour nous dégourdir les jambes, j'espérais secrètement voir le couloir qui mène au glacier suspendu... (voir même peut être monter au sommet... on ne se refait pas !)

3/4 d'heure plus tard, nous butons sur une pente raide à 2950 m... risque d'avalanche, nous décidons prudemment de rebrousser chemin.
Nos acolytes ont quitté le bivouac lorsque nous redescendons, nous laissant une paire de peau. ( ce sont celles de Christophe nous l'apprendrons plus tard.) descente en 3/4 d'heure à la voiture, le but est entériné avec le sourie, il faudra revenir...

Enfin trois but, c'est déjà pas mal ! si un jour ça pouvait passer. Mais il est vrai que c'est comme celà que se forment les légendes

Buter... avec le sourire


La vidéo




Le fichier GPX

Google Earth





But de 2006 avec Laurent

But de 2007 avec Jean-Marc

But de 2008 : ici !!!

Mathieu a fait un très bel
article sur ce but au Dolent

La face Nord de l'aiguille d'Argentière

Apoutsiak — alpinismeportfolioMassif du Mont Blanc
Pour les fans de face Nord voici quelques photos de la face Nord de l'aiguille d'Argentière, qui semblait peu en condition début Mai (pour info : photos prises entre le 1er et le 4 Mai 2008) beaucoup de glace et pas mal de séracs donc plutôt (très) exposé !
J'ai prévu de faire un article prochainement sur la face Nord Est et le couloir Barbey.

 

 

 

La face Nord

 

 

 

 

Lever de soleil sur la face Nord de l'aifuille d'Argentière (montagne- alpinisme)

 

 

coucher de soleil

 

 

Les séracs de la face Nord, peu engageant, à droite comme à gauche, beaucoup de glace (enhaut aussi !)


 

 

  Lever de soleil

 

Raid en étoile bivouac de l'envers des aiguilles dorées bivouac Plines

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiMassif du Mont Blanc
cliquez sur les photos pour acceder aux différents articles


1er jour :
Ski de randonné : Grands Montets
col du Chardonnet
fenêtre de Saleinaz
col Droit
bivouac de l'envers des Aiguilles Dorées



2ème jour
Ski de randonnée : Grande Lui

 

Raid---ski-bivouac-de-l-envers-a-Grande-Lui-ar-te-


3ème Jour
Alpinisme : Aiguille du Tour par le couloir de la brêche
Raid---ski-bivouac-de-l-envers-br-che-aiguille-du-



4ème jour
Ski de randonnée
Col du Chardonnet Argentière
Raid---ski-bivouac-de-l-envers-tsiak-col-du-Chardo


Ski de randonnée : Col du Chardonnet, traversée Est - Ouest

Apoutsiak — Ski de randonnéealpinismeMassif du Mont Blanc

vue depuis le col du Chardonnet sur l'aiguille Verte

Topo :


Du bivouac de l'Envers des Aiguilles Dorées rejoindre la rive Gauche du glacier de Saleina et la remonter pour aboutir au pied du col du Chardonnet. Laisser les skis et gravir la pente (40- 45 °)
Descendre versant Ouest  au centre puis en rive gauche le glacier du Chardonnet. le bas de la pente peut s'effeectuer au centre du glacier s'il est en condition !


montée au col
Météo :

Grand beau

Conditions :

Neige Ultra dure
Soupe un peu 200 mètres au dessus d'Argentière



Récit de la course :

Dernier jour de raid, à 5 h 30 je ne dors plus, nous décidons de partir. Rejoindre le glacier de Saleina et remonter le long chemin vers le col du Chardonnet ! Nous sommes seuls sur le glacier , pour une fois je trace, en fait je ne trace pas grand chose sur cette neige dure, mais j'imprime le rythme et je choisi l'itinéraire : tout droit !
Brieuc dort drrière mes spatules.
Deux conversions plus loin, nous sommes au pied du couloir du col du Chardonnet
Nous cramponnons, la neige est hyper dure. Je le trouve bien raide ce couloir, plus qu'à l'aller !
Brieuc m'attend au sommet.
Nous redescendons côté Argentière, la neige est dure mais parfaitement skiable, je réalise quelques photos. Un passage crouteux me stresse : "et si toute la fin de la descente estait comme ça ?) en fait non, ça reste dure, il s'agit de trouver des endroits non trafolés!

Nous descendons la dernière pente, Brieuc virevolte, tandis que je me fais quelques dizaines de mètres en dérapage, on ne se refait pas !
Nous traversons le glacier d'Argentière et rejoignons les hors pistes qui descendent des Grands Montets, ski dans les crevasses bouchées du glacier ! Puis nous arrivons sur les pistes officielles et Lognan.  La musique à cette gare de téléphérique est à fond et marque le fameux retour à la cvilisation ! Il est 9 h 30 nous basculons sur la piste fermée qui ramène à Argentière : champ de bosse dure, histoire de nous épuiser. Un court portage et c'est l'arrivée dans un peu de neige soupe !

Retour à la maison pour un petit parcours de VTT.

Photos :


Les petits matin blême : Brieuc
4 alpinistes sur le chemin du col de Saleina

Courtes et Tour des Courtes bassin d'Argentière
La face Nord des Courtes : magistrale


Vidéos

Alpinisme : Aiguille du Tour - par le couloir de la Brêche

Apoutsiak — alpinismeSki de randonnéeMassif du Mont BlancRaid à ski
Lever de soleil face Nord aiguille d'Argentière
 
Lever de soleil sur l'aiguille d'Argentière, Sebastien et Alexandre

Topo

Difficulté : AD I (perso je mettrais AD + !!!)

Du bivouac de l'Envers des Aiguilles Dorées , gagner le col du Pissoir par le col Droit ou la fenêtre de Saleina. Ce col peut également être atteind du refuge de Trient (plus proche)
Descendre le col du Pissoir ( PD 45°) si la descente est délicate, passer par le col du Midi des Grands pour rejoindre le pied du Couloir

On peut également atteindre le pied du col du Pissoir par le refuge Albert 1er (c'est le plus rapide)

Du pied du couloir, remonter ce couloir par les passages les plus évidents (voir récit ci dessous) relais sur bequets ou sur broches. Au sommet du couloir, un bloc coincé barre le passage, c'est le Crux de la voie, difficilement protégeable (friends à droite, piolet coincé au dessus) en bourrinant un peu ça passe, attention, au rocher branlant dans ce petit couloir... (bequet au dessus correct pour relai)
On atteint alors une pente de neige qui mène à la brêche.
De la brêche, atteindre le sommet Nord par l'arête facile ! ou redescendre par le couloir Est 
 
Aiguille du Tour couloir de la Brèche Brieuc
En montant à la fenêtre de Saleina en ski de randonnée  


Météo

Beau, se couvrant par des lenticulaires sur la Verte et sur le Mont Blanc... sans conséquence...

Conditions

Couloir en bonnes conditions nous etions partis pour faire une goulotte en face Nord de l'aiguille Nord mais... pas de glace

Récit de la course

Lever à 4 h 30 pour un départ un peu avant le lever du soleil...
Magnifique sur l'aiguille d'Argentière, la Grande Lui et le Chardonnet.
Nous passons par la fenêtre de Saleina en neige (très) dure donc.
Puis nous partons vers le col du Pissoir tandis que Sebastien et Alexandre nous quittent pour l'arête de la Table.
 
 
Lever de soleil sur l'aiguille d'Argentière



Nous laissons les skis au col du Pissoir pour descendre au pied du couloir du Pissoir
de là, nous traversons  à droite pour trouver une hypothétique goulotte en face Nord de l'aiguille Nord, et là , rien, pas la trace de glace... ah si, très haut une goulotte de 40 cm de large sur plus de 100 de haut, ça n'est pas la bonne, elle est infaisable, nous décidons de filer vers le couloir de la Brèche.
 
Acceder au couloir trop à droite, le crux de la voie ?

Nous remontons la pente qui butte sur  un passage en glace entre deux rochers. Brieuc s'y essaie, et redescends, je décide de contourner l'obstacle par la droite, mais je me retrouve sur une dalle recouverte de Neige. Je redescends également. Brieuc retente "son" passage et passe. Il monte alors dans l'axe du couloir mais ça ne passe pas, je lui conseille d'aller faire un relai sur un gros bloc plus à gauche, il traverse la pente de neige et m'assure.

Je pars pour la deuxième longueur, en neige, droit au dessus du bloc , en rive droite du couloir, puis je traverse vers le couloir dans un mixte plutôt neigeux vers le centre du couloir je remonte encore quelques mètres pour faire un relai sur broche au centre du couloir.

Brieuc me rejoint pour une longueur qui parrait délicate. Il remonte le couloir au dessus de moi puis part à droite sur de la glace (le couloir oblique à droite) et rejoint la glace sous une barre rocheuse puis remonte pour faire un relai sur bequet en rive gauche.

A mon tour de passer devant pour un passage en glace, relai sur broche en rive droite. (4ème longueur) 
 
Aiguille du Tour couloir de la Brèche Crux pas lo
 
dernière longueur raide en neige avant le bloc coincé (à gauche)
 
Ensuite, c'est un couloir de neige qui se redresse de plus en plus sans moyen d'assurage. Brieuc parvient à un bloc coincé, qu'il ne parvient pas à passer, je le rejoins. Hésitation... Pas moyen d'assurer, je regarde à droite, la niege légère porte peu et le haut du couloir ets à 50 - 55 °.
Différentes tentatives se soldent par des échecs, je mange de la glace en grande quantité, vive le casque !!!, Dommage qu'il n'existe pas de modele pour la main gauche ...
Brieuc peste, je l'encourage, il pause un friends et parvient à coincer  derrière le bloc. Il bourrinne, et passe "ça engage", il parvient à grimper en opposition en haut de ce passage.

A mon tour, je décide d'y aller franco, le passage me parraissait plus facile avant , quand je donnais des conseils à Brieuc... "place ton pied là, prends la prise ici.." En fait, il n'y a pas grand chose pour se tenir, et la neige sur laquelle on débute a tendance à partir. Je me lance dans du dry tooling, et c'est l'echec, le piolet glisse, je stresse et redescends au départ. Je cale mes crampons , et monte difficilement, je récupère le friends, puis le piolet que je laisse pendouiller devant moi, je me redresse, la dificulté reste continue, je tache de planter mon piolet gauche dans une toute petite plque de glace, et le droit ??? je cherche à le planter dans une petite plaque de glace à droite... trop petite... je croise alors avec le gauche... trop compliqué... Et cette prise de main là, elle a l'ai pratique ! Et là, la prise que je tiens viens en arrière, je crie, le bloc me vient dessus, je vois la corde que se tend le piolet gauche tient dans la petite plaque de glace, je me retrouve avec l'enorme bloque devant les jambes, je réussis à  le laisser passer, et je l'entends débarouler la pente pendant de longues secondes..., je regarde alors son ancien emplacement, , c'est net ! je bourrine encore un peu mais les difficultés sont passées, Brieuc me prend en photo à la sortie du passage comme si on sortait d'une bouche d'égout. Je suis à bout de souffle épuisé par cette longueur délicate nerveusement. Nous remontons alors à la brêche de l'aiguille du tout par une pente de neige tranquille.

La montée au sommet est une promenade où il faut rester concentré, nous  retrouvons Sebastien et Alexandre qui terminent l'arête de la Table et échangeons nos parcours.

Retour alors au pied de l'aiguille du Tour puis délicate descente vers le col du pissoir dans 40 cm de soupe ! Je crois que j'ai entendu Brieuc pester (pour une fois que j'avais la forme...)
De là, descente sur le glacier du Trient et remontée au col Droit ( sans les peaux...) puis descente du col Droit vers le Bivouac des Plines.

Aiguilles du Tour glacier du Trient
Long retour sur le plateau de Trient vers le col Droit ...


Au bivouac, sensation étrange, un accident ayant eu lieu dans le couloir Barbey à l'aiguille d'Argentière que nous progetions éventuellement pour le lendemain, ils pensaient que c'etait nous qui nous étions faits prendre...  L'impression d'être un mort vivant dans leur regard à notre arrivée au refuge.
Cette nouvelle nous a refroidi, une plaque à vent etant parti au dernier quart de la voie, les alpinistes ont du faire une sacrée dégringolade. En fait j'apprends 2 jours plus tard que la corniche du sommet a cassé et n'aurait fait qu'un blessé (conditionnel bien sûr !). S'il n'y a qu'un blessé c'est une bonne nouvelle !



Cette nouvelle calme nos ardeurs, je pense à ces alpinistes que nous avons observés de la pente , en bas, de loin,  le matin alors que nous nous dirigions vers la fenêtre de Saleina, les pensants mots ou gravements blessés. L'idée d'aller gravir le couloir Barbey le lendemain, même si la pente est purgée  est écartée, alors que cette même idée nous emballais il y a 24 heures...  Nous sommes tout pensifs dans le bivouac

 
Vidéos
 


message personnel : Sebastien , je n'ai pas retrouvé ton couteau (ni ma crème solaire d'ailleurs)



 

Le refuge du Gouter 3817 m

Apoutsiak — Refuges - bivouacs et cabanesRefugeMassif du Mont Blanc

 

Le refuge du Gouter - 3817 m

 

 

 

 

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Pour réserver le refuge du Gouter

Ca se fait par Internet

Tout est ici !

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refuge-du-Gouter-massif-du-Mont-Blanc-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak-aiguille-de-Bionnassay-vue-du-desus.jpg
 

Informations générales

C'est l'USINE la plus connue du massif du Mont Blanc. Je n'y ai dormi qu'une seule fois en 1993, nous fûmes 2 sur 3 petites couchettes avec les sacs ( le refuge avait déjà la réputation d'être un lieu où les piques poquettes faisaient la loi ( rumeur ou vérité ?)
Bref piètre nuit ( heureusement lever à 1 heure)

Revenons en au sujet : le téléphone : 04 50 93 90 05
Pensez à reserver dès le 15 avril, date de l'ouverture des réservations, après, il sera trop tard, départ de Tête Rousse !!!

pour le nombre de places, je n'ai pas trouvé, je dirais entre 100 et 200, je continue de chercher et je vous tiens au courant. En fait, c'est 100 !

Gardienné du 10 Juin à fin septembre



Accès


refuge-du-Gouter-massif-du-Mont-Blanc-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak-aiguille-de-Bionnassay-aiguille-du-gouter-les-cables-2-.jpg


alors là, je connais le lien qu'il vous faut : cliquez ici

Le refuge se situe au sommet de l'aiguille du Gouter

En gros : il s'agit de suivre l'alpiniste qui vous précède en tentant d'éviter de se faire dépasser par l'alpiniste qui vous suit, le tout en évitant les chutes de pierre. !

Plus sérieusement, si le TMB est ouvert, ce qui est le plus souvent le cas, remonter le sentier qui mène au refuge de Tête Rousse, remonter  vers le Grand Couloir que vous traverserez en pressant le pas puis remonter sur l'éperon rocheux qui borde le Grand Couloir ( rive gauche à droite en montant). Rester le plus possible sur l'éperon, c'est là que vous  prendrez le moins de risque. Quelques cables premettent de faciliter la fin de l'ascension.

On peut également venir du haut ( Dôme du Gouter ), après une course au dessus ( traversée des 3 Monts, Bionnassay, voie dans l'envers du Mont Blanc ... )  un GPS peut s'avérer très utile par temps de brouillard, le petit conseil : descendre du Gouter jusqu'à une altitude de 3820 m environ puis c'est direction Nord ( à vérifier carte boussole altimètre à la main , traces effacées et brouillard givrant !!!)


 


Courses possibles

Ben... le Mont Blanc par exemple
Le Dôme du Gouter pour les plus modestes ;-)


 Anecdote
Les toilettes du refuge étaient placée là où aujourd'hui on trouve un petit cabanon qui a la tête de toilettes bi place. Oui oui, à gauche quand on arrive sur la terrasse de 1 mètre de large. Une glace en dévers etait là pour accueillir les audacieux alpinistes à la vessie bien remplie, et 3 piquets reliés par une cordelette permettaient d'assurer une sécurité à toute épreuve, le tout étant bien entendu situé au dessus de l'abîme.
Il faut savoir que les chaussons en plastique du refuge étaient particulièrement adptés à ce type de terrain. Les toilettes ont changé de localisation depuis...

Bref, Sandrine, lors de notre première ascension, victime d'ennuis intestianus que l'ont peut appeler MAM étant  donnés l'altitude du refuge. decide d'aller se soulager dans les sus-décrits toilettes après que la horde des alpinistes aient quitté le refuge. Un gardien soucieu du calme du refuge et peut être pour éviter que la porte ne claque ferme alors le loquet exterieur des toilettes et enferme ma douce. Qui ne sera libéré que quelques temps plus tard ( l'histoire ne dit pas combien de temps ....)

Depuis on appelle ces toilettes : " les toilettes de Maman" et on les montre avec passion sur les cartes IGN et les panoramas !

 
refuge-du-Gouter-massif-du-Mont-Blanc-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak-aiguille-de-Bionnassay-aiguille-du-gouter-les-toiletes-de-maman--2-.jpgLes (ex-) toilettes  du refuge du Gouter
Vidéo

et voici LA VIDEO


Photos du refuge :
 
refuge-du-Gouter-massif-du-Mont-Blanc-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak-aiguille-de-Bionnassay-sur-la-terrasse-aiguille-du-gouter-les-cables-2-.jpg
Sur la terrasse du refuge devant la corniche de l'aiguille de bionnassay

refuge-du-Gouter-massif-du-Mont-Blanc-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak-aiguille-de-Bionnassay-aiguille-du-gouter-les-cables.jpg
Les cables sous le refuge
refuge-du-Gouter-avion-massif-du-Mont-Blanc--aiguille-du-gouter.jpg
Le refuge vu d'avion

La Corniche de l'aiguille de Bionnassay

Apoutsiak — alpinismeMont BlancMassif du Mont Blanc

Et oui, la Corniche de l'aiguille de Bionnassay s'est effondrée, je crois que c'etait début Juillet, mais il se peut que ça soit fin Juin.
Nous y etions passés  l'an dernier avec Laurent, magnifique passage, mythique si l'on peut dire sans grosse difficulté mais un peu exposé à mon avis ( une des lignes de rupture de la Corniche passait bien en dessous de la trace) 

Voilà donc la corniche avant son effondrement.

AVANT
travers_e_de_l__aiguille_de_bi-_de_bionnassay_img_9310-7c79.jpgLa Corniche - spectaculaire

travers_e_de_l__aiguille_de_bi-dome_du_gouter_img_9309-1423.jpg
vue depuis le sommet de l'aiguille de Bionnassay

travers_e_de_l__aiguille_de_bi-e_de_bionnassayimg_9314-4827.jpgAiguille de Bionnassay vue depuis le piton des Italiens Septembre 2006 photo Guillaume Ledoux


Un internaute de camp to camp a rentré la course le 16 Juillet, : Dominique Ravot, je lui ai demandé d'avoir ses photos pour les publier, il me les a gentiment envoyé, les voici.
 Au revoir la corniche...

APRES
07-D--j---un-bout-de-fait.jpg 08-Un-peu-plus-loin----a-sent-le-gaz.jpg
Y'en a plus !!! mais , y a déjà un début de reformation...
09-L-int--grale-de-l-ar--te-avec-Bionassay-au-fond.jpg

Pour info, j'ai vu d'autres photos depuis et il me semble qu'elle est déjà en formation.



Je repense au déferlement médiatique qui a suivi les incidents sur le Dôme du Gouter et sur Bionnassay, l'occasion de faire le point. Mes pensées vont aux familles des disparus.
Quelques précisions : pour les deux jeunes, perdus puis retrouvés, partis en ski de rando pour le Mont Blanc avec le materiel adequat, ils avaient la pelle et se trouvaient à un endroit creusable un jour ou c'etait creusable (le Dôme du Gouter c'est parfois en neige toute dure increusable...) Sur Bionnassay, une fois que l'on se trouve sur l'arête, pas d'échapatoire (le retour par les rochers peut être possible mais très délicat, de l'autre côté il faut rejoindre le piton des Italiens et  la route des aiguilles grises (très crevassée) ou le Dôme du Gouter très pommatoire. La course est engagée (la cotation III de camp to camp est peut être sous évalué, on peut toujours discuter, techniquement, c'est une AD pas hyper difficile !)

Le jour de l'accident, nous etions partis pour le Weisshorn ( course d'arête également AD), la météo annonçait le changement temps assez tardivement. Notre méforme et quelques soucis d'organisation nous ont fait renoncé avant les difficultés. Mais si nous avions été en forme sans merdouillage de sac et de corde, nous aurions sans doute "engager les difficultés" après le Bishorn et subi le vent fou furieux qui s'est mis à souffler peu après notre renoncement !
Sur Bionnassay, la neige est dure en général et il quasiment impossible de creuser (surtout avec un piolet) On ne peut pas comparer les deux accident dans deux conditions totalement différent, à Bionnassay, on ne peut que subit le déchaînement des éléments. Malheureusement. 
Quel solution aurais je adopté. Oui, il se pourrait qu'un jour je me retrouve dans cette situation : mauvaise météo ou mauvaise interprétation de celle-ci. Sur Bionnassay, connaisasant à présent  cette montagne, j'aurais tenté un repli stratégique vers Durier, on de descendre vers le glacier des Aiguilles grises pour faire un igloo par là. Je pense que remonter vers le Dôme du Gouter est trop périeux pour être envisagé. Mais heureusement, je n'etais pas à leur place, je n'ai pas eu à faire de choix. Et peut être que la violence des éléments leur interdisait tout mouvement (c'est malheureusement sans doute le cas) avec impossibilité de "s'enterrer" pour se protéger du vent et du froid.

Je pense à eux.



travers_e_de_l__aiguille_de_bi-e_de_bionnassayimg_9314-4827.jpg

09-L-int--grale-de-l-ar--te-avec-Bionassay-au-fond.jpg
A gauche, Septembre 2006, à droite, Juillet 2007, la Corniche est déjà en train de se reformer.

Le refuge des Conscrits 2602 m

Le refuge des Conscrits : 2602 mètres


tel : 04 79 89 09 03
90 places (reuge d'hiver environ 25 places)
ouvert de mi mars à fin septembre (fermé mi mai-mi-juin) se renseigner auprès du refuge pour les dates d'ouverture exacte

refuge-des-Conscrits-2--D--mes-de-Miage-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak-lex-blanche.jpg


Remarques salle hors sac de compet ! spacieuse avec accès à l'eau. Salle à manger impeccable. Autant je trouve ce refuge assez inesthétique vu de l'exterieur, autant l'interieur a été bien conçu !

Accès :
Du parking de Cugnon : remonter le sentier qui rejoint le chalet hôtel de Tré la Tête. De là remonter vers le mauvais pas (chaînes) et gagner le glacier. REmonter la morraine rive gauche avant de traverser le glacier. 3 choix :
Soit remonter les échelles rive droite du glacier puis le sentie qui permet de gagner le refuge
Soit remonter le glacier en son centre (à l'endroit où il est le moins crevassé) et en rejoindre sa rive droite à l'applomb du refuge. Remonter les pentes herbeuses parcourues de dalles (et parfois d'un sentier jusqu'au refuge solution de début de saison !
Soit remonter en rive droite du glacier à la limitte entre le glacier et les rochers (gravillon, plutôt merdique, à n'utiliser que si les echelles sont inutilisables ...)

Attention : la descente du refuge est longue, très longue, surtout après une course, nombreus sont ceux qui ont eu à en pâtir !

 refuge-des-Conscrits--D--mes-de-Miage-photo-Guillaume-Ledoux-apoutsiak.JPG  refuge-des-Conscrits-3--D--mes-de-Miage-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak-lex-blanche.jpg
arrivée au refuge des Conscrits par le glacier le refuge des Conscrits vu du Nord



Courses au départ du refuge des Conscrits

Alpinisme
Mont Tondu
Traversée des Dômes de Miage
Aiguille de la Bérangère
Aiguilles de Tré la Tête
Aiguille de la Lex Blanche
Aiguille des Glaciers
Col des Glaciers
Traversée aiguille de Tré la Tête - Lex Blanche - Dôme des Glaciers

Ski de randonnée
Traversée des Miages descente par le glacier d'Armancette : un classique
Aiguilles de Tré la Tête
la Lex Blanche pour les mabouls !!!

refuge-des-Conscrits--D--mes-de-Miage-photo-Guillaume-Ledoux-apoutsiak-salle----manger-.JPG refuge-des-Conscrits--D--mes-de-Miage-photo-Guillaume-Ledoux-apoutsiak-reflet-du-mont-tondu.JPG
Bonne ambiance et bonne bouffe à la salle à manger Le Mont Tondu dans le refuge

 

 

 

le refuge d'Argentière

Apoutsiak — Refuges - bivouacs et cabanesMassif du Mont Blanc

Refuge d'Argentière 2771 m
Telephone : 04 50 53 16 92
Garder de février à mi-mai début Juin et de fin Juin à mi-Septembre
150 places

Accès : 
3 possibilités :

Glandeur : prendre la benne des Grands Montets, (3233m) et descendre  vers le glacier d'Argentière (crevasses séracs) Y mettre les peaux pour le traverser et rejoindre le refuge par une courte ascension bien sèche sur la rive droite du glacier d'Argentière. (1 h 1h 30)
On peut agrémenter cette mojntée du passage par la Petite Aiguille Verte (
couloir Chevalier face Nord ou voie normale au choix)

Normal : départ de Lognan, remonter les pistes de ski pour rejoindre la morraine rive gauche du glacier d'Argentière Remonter la morraine jusqu'au point 2250 avant de rejoindre le glacier (rester rive gauche) L'hiver on peut rester rive gauche du glacier , l'été, un on remonte sur des dales grâce à une échelle (marque rouge) des vires et un sentier à flan qui permettent de rejoindre l'itinéraire qui part des Grands Montets (4 heures)

Bourrin : départ d'Argentière : on n'est pas des petits, on remonte jusqu'à Lognan les pistes de ski (sentier au choix) ( 5 - 6 heures)
Cette solution est à reserver aux mabouls et aux étudiants sans le sou, auxquels je recommande de monter la tente ! ;-)

pour votre gouverne, j'ai déjà testé les 3 itinéraires (avec Thib pour la dernière possibilité).  Le raidillon final peut être un peu galère quand on n'a pas la caisse !

Confort : Refuge confortable, accueil sympa, j'y ai même mangé du jambonneau


 refuge-d-argentiere-aiguille-du-Tour--vall--e-de-chamonix-mont-blanc-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak-copie-1.jpg refuge-d-argentiere-bivouac-tour-noir-chardonnet-aiguille-travers--e-des-courtes-glacier-vall--e-de-chamonix-mont-blanc-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.jpg

Le refuge et l'aiguille du Tour Noir - la morraine du clacier du Tour Noir

le refuge d'Argentiere



Courses possibles au départ du refuge 

Ski de randonnée : Alpinisme
Départ de Chamonix Zermatt par le col du Chardonnet.
Col du Passon (pour rejoindre Albert 1er)
Col du Tour Noir (F)
Passage d'Argentière (PD)
Aiguille d'Argentière par le glacier du Milieu
Nord Nord Est des Courtes
Les 3 cols (Chardonnet - fenêtre de Saleinaz col supérieur du Tour)
Aiguille d'Argentière par le couloir en Y (AD)
Traversée du Tour Noir (PD +)
Pointe Kurtz (PD)
Aiguille Verte (Couturier)
Face Nord des Droites
Goulottes au fond du cirque sous le Dolent


Bivouac possible  : sur le glacier d'Argentière, morraine latéral droite propice, ou rive gauche vers la base de la Nord Nord Est  des Courtes

http://idata.over-blog.com/0/08/49/95/refuge-d-argentiere-bivouac-gl-llaume-ledoux-apoutsiak-6c88.jpg

refuge-d-argentiere-bivouac-glacier-vall--e-de-chamonix-mont-blanc-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.jpg



couloir en Y Aiguille d'Argentiere

 


 

 

 

 

 

 

 

Le refuge d'Argentiere est complet les Dimanche et Lundi à cause des départs pour Chamonix Zermatt, le gardien m'a expliqué cet adage, tant pis, nous bivouaquerons sur le glacier. Un léger coup de Montevers à 16 h l'après midi, une descente dans une neige dure lourdement chargé (tente, duvet , karimat) nous traversons rapidement le glacier d'Argentière et décidons de bivouaquer pied du refuge (un peu avant en réalité en bas du glacier du milieu.

Sympathique soirée avec Rémi de Camp to camp a admirer ce cadre impressionnant

La nuit fut bonne, le réveil à 3 h 30 sonne (en fait c'est le portable de Rémi, ma montre n'avait plus de pile et ne voulait plus sonner)

Départ vers le col du Tour Noir, il fait nuit noire, la neige est hyper dure, Rémi bataille avec ses skis (ses peaux ne sont pas parabolliques et il n'a pas de couteau), il fini par céder : il met les skis sur le sac et installe et met ses crampons.  Je l'attends afin de rester en visuel. Une petite erreur d'itinéraire nous fait gagner la rive gauche du glacier mais une traversée nous permet de gagner le pied du couloir en Y.

Je laisse à Rémi la lourde charge de passer en tête, il est sans doute meilleur grimpeur que moi... et nous envisageons de monter par les rochers à droite du couloir. Finalement, nous décidons d'aller voir l'état de la rimaye. Elle passe bien, à gauche. Il  faut ensuite traverser à droite. C'est alors le crux de la voie : une zone mixte  avec un peu de galce sur un peu de rocher. Remi protège, un friends, une broche un relai, et nous passons. Je passe devant pour une deuxième, courte longueur et fais un relai sur bequet en rive gauche : moins élégant que sur broche mais efficace. Ensuite, c'est tout corde tendu à 6 mètres jusqu'à l'arête avec quelques pauses bien méritées. Il faut monter le grand escalier bien tracé en neige dure. Nous faisons une pause à l'intersection des deux branches du Y avant de repartir dans celle de droite. La sortie est comme le couloir magnifique, vue sur les courtes les droites, la Verte. L'arête finale nous mène au sommet, sans vent, réellement agréable. 

 

Nous redescendons par le glacier du Milieu (à 45°) en bonne condition, nous restons rive gauche (en neige dure) Passés la rimaye (juste après le goulet du couloir) , l'un de nous à l'excellente idée de mettre les skis. Sur neige dure, dans la pente, rien de plus aisé, pour faire un ski dans une neige trafollée dure. Bilan de l'opération : une longue traversée à droite en descendant et un virage puis une longue traversée à gauche - une conversion, retour à droite vers la rimaye (qui passe à droite en descendant) Ouf. Les pentes au soleil ne sont pas transformées, le ski est fatigant.

Une zone de crevasses necessite de réaliser quelques virages précis. Puis la neige est ENFIN transformée. Je lache quelques beaux virages. Voilà la tente.

Démontage et départ pour une traversée du glacier d'Argentière et une descente en bonne condition sur Lognan. Les pistes du bas de la station sont fermées, nous les empruntons. 2 déchaussages et une bonne chute dans le la soupe de compet nous ramène à Argentière puis à Chamonix ou une bonne glace nous attend ... merci Carole.

Je file sur Vieu retrouver Yvanne et jérémie après un symptahique apéro chez Arnaud et Isabelle avant de filer vers le sauvage Oisans le lendemain matin

Une jolie entrée en matière pour cette semaine d'alpi.

A suivre

  

PS : Rémi, je n'ai pas tes coordonnées pour t'envoyer les photos !

 

couloir Whymper - Aiguille Verte

 

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Vidéo :


 

Topo :

 

Accès au refuge du Couvercle

 

Par l'aiguille du Midi : A ski, descendre la vallée blanche jusqu'à la jonction avec le glacier de Leschaux

Remonter le glacier de Leschaux jusqu'au pied du glacier de Talèfre.

L'été on remonte par les Echelles des Egralets puis sur la morraine

L'hiver on remonte soit rive droite, soit rive gauche (sous la pierre à Béranger ) pour rejoindre le refuge.

 

Aiguille Verte

 

Du refuge du Couvercle remonter le glacier de Talèfre en longeant sa rive droite  (sous l'aiguille du Moine, la Nonne et l'Evêque).

Rejoindre la rimaye 3460 m environ

Elle se remonte à droite ou à gauche (si ça ne passe pas à droite)

 

regagner un  petit couloir/ goulotte  à droite (rive gauche) Le remonter.

Remonter ensuite jusqu'à 3650 m environ et traverser à gauche pour rejoindre le couloir principal (Attention : ne pas monter trop haut !)

De là, remonter jusqu'au col entre l'aiguille Verte et l'aiguille de la Grande Rocheuse

L'arête finale permet de gagner le sommet

 

Descente :

par le même itinéraire

En désescalade ou en rappel

Rappels conseillés : 60 m

Vérifier les relais !

 

Conseil : partir tôt (vers minuit une heure du matin) pour être vers 6-7 h au sommet et avant 11 h à la rimaye: le couloir est exposé Est et parpine dur assez tôt !

 

 

 

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Récit :

 

Après une bonne nuit au bien nommé gîte "la montagne", nous prenons le Train du Montenvers. De là, redescente en oeuf vers le glacier puis 280 marches avant de nous retrouver sur la mer de glace.

 



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Nous allons croiser les skieurs qui font la vallée blanche pendant l'ensemble  de la première heure, petit à petit Engue est loin devant, il me largue une fois de plus. Pause à l'embranchement du glacier du géant et du glacier de Leychaux. Nous ne déchausserons que 2 fois pour  passer la jonction mer de glace-Leychaux. Puis nous choisissons de monter en rive droite du glacier de Talèfre (bon choix !) avant de redescendre le refuge du Couvercle (malheureusement un peu un taudit : poubelles à gogo, cartouches de gaz, chiottes inutilisables ...) Pourtant c'est l'un des plus beau refuge que je connaisse pour la vue  et l'ambiance !

 

 

Objectif du jour : la Verte par le couloir Whymper. Lever à 0 h 30, départ à 1 h 10, je demande à Engué de m'attendre, il prend son pas de pachyderme (il ne peut pas faire plus lent !) et je dors en le suivant, 3 autres alpinistes suivent à 5 minutes, l'un d'eux à une frontale qui nous éclaire puissamment !. Je profite de la "trace" d'Engué pour finir ma nuit en suivant ses skis. En 1 h 50 nous sommes sous la rimaye, les skis resteront là, nous nous encordons pour passer celle ci.

Nous remontons donc la partie gauche de la rimaye puis c'est une longue traversée. Nous nous sommes encordés et j'ai tendance à monter le long des rochers (suis je réellement bien réveillé)  je me mets un peu au "taquet" avant d'attaquer les goulottes, légèrement en glace par endroit, dur dur à 3 h du mat dans le halo de la frontale. Quelques passages de mixte, je suis Engué, juste devant la cordée de 3 avec Guide qui ont l'air ravi de la qualité de la neige, moi je trouve que c'est moins bon qu'au Piaget ou au Y !

 

 

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Bref nous remontons des couloir un piolet, un pied, un piolet , un pied. Nous rejoignons enfin le couloir central (Whymper ) par une dernière traversée à gauche .

  La neige y est, je trouve, pas parfaite, il faut vérifier les ancrages, ça prend du temps. Une fois n'est pas coutume, j'arrive à suivre Engué ( je ne sais pas si il m'attend ou s'il est fatigué ;-) )

 


200 mètres encore à taper les pieds et les mains, le jour commence à poindre. Nous sortons sur l'arête. Quelques photos, 5 minutes d'arête facile et voilà le sommet, je ralentie pour profiter des derniers mètres quel bonheur d'être là.

Je mitraille le magnifique lever de soleil sur le massif du Mont Blanc.  Moment de bonheur indicible

Il est 7 heures, moins de 6 heures du refuge au sommet.

 

 

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Nous redescendons et croisons l'autre cordée au col. Échange amusant, nous attaquons la descente. Après 150 mètres de cramponnage usant nous décidons de continuer en rappel. Engue passe en premier, pendant qu'il descend, je me prépare (prussik) , dès que le rappel est libre, je termine l'installation, je vérifie le rappel à tirer , je me dévache et je pars. Je le rejoins, me vache, il comment à avaler le rappel, je l'aide, il repart. 11 fois environ ! 4 heures de descente pour terminer sous la rimaye. Le soleil tape, il fait hyper chaud dans les Gore Tex XCR. Cuisson maximum, bonne ambiance. L'autre cordée nous suit. La descente s'effectue calmement.

Alpinisme 0636-2 rappel dans le whymper

 

 

Dernier rappel, Engué me conseille de ne pas rester sous la rimaye, je descends donc rapidement le rappel au moment de la rimaye (impressionnante) et me brûle la main (pas grave !) .

 

 

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Je décide de faire un film et quelques photos de l'autre cordée. Je me décale pour ne pas prendre d'éventuels chutes de pierres  déclenchés par eux. Un film, un vidéo, j'entends pierre, ça passe à ma gauche puis à ma droite, en fait les pierres viennent de plus haut, du couloir en lui même, en voulant éviter un risque j'en ai pris un autre, moins évident mais tout autant dangereux, je file sans demander mon reste. Courte pause après la fin des hostilités. Plaisir du ski : 1/4 d'heure pour rejoindre le Couvercle et un casse croûte très apprécié. L'autre cordée nous passera leurs vivres, merci à eux nous en avons bien profité ( le jambon entre autre, le fromage...)

Engué a mal dormi (ça fait deux nuit presque blanche avec la nuit de la souris au couloir Piaget !) J'essaie de le convaincre de faire les Droites le lendemain par des moyens plus ou moins catholiques (négociation du tarif des photos, pression psychologique...) Rien n'y fait.


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Le lendemain après une excellente nuit nous redescendons  vers la mer de glace. Quelques films, quelques photos, nous découvrons un lac glacière en rive droite de la mer de glace ! Puis c'est la remontée escalier oeufs. Et la descente vers Chamonix en train.

Retour à la maison fatigué mais heureux et en pleine forme

je pensais que Rebuffat avait dit : "C'est à la Verte qu'on devient alpiniste !"  En fait , avant la Verte on est alpiniste, à la Verte on devient montagnard ! Je vais relire les 100 plus belles pour confirmer cette phrase !

 

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P1000433-2 panoram sommet verte bassin d'argentiere

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vidéo

 

 

Les Houches 1932 2007

Grand-Père était allé aux houches plusieurs fois entre 1932 et 1937. J'ai essayé de retrouver les lieux de ses vacances pendans nos vacances aux Houches. Mes photos sont une fois de plus moins bonnes que les siennes !!! Malheureusement, nous y sommes allés en hiver (mars) alors que les photos d'Henri Bolon ont été réalisées en Juillet. D'autre part, j'ai réalisé mes photos à de mauvais moments de la journée, d'où de beau contre-jour ou des photos un peu sombre.

1932 - 1937

2007

Le glacier de bionnassat avançait bien loin le long de la morraine La neige permet au glacier de sauver la face, ou plutôt de cacher son retrait
Photo prise à la gare de Sainte Marie aux Houches (hameau de Chavant), trouvé la gare est déjà amusant (gare à 5 minutes à pied de toute route) Les arbres ont poussé et le soleil du matin crèe un magnifique contre jour...  J'ai faitle même cadrage la veille au soir lors d'un magnifique coucher de soleil, le contraste était tel qu'on ne pouvait distinguer le premier plan
L'église des Houches - seule une voiture est garée (je suspecte que ce soit celle de Grand Père) Pour le nombre de voiture, il n'y a pas "photo" !
Depuis Chavant, le petit villages des Houches  Magnifique contrejour pour la même photo prise le matin, on distingue malheureusement mal l'étendu du village

L'aiguille du Moine et le Bassin de Talèfre 1933-1953 Henri Bolon

 

Henri Bolon, Grand buteur devant l'eternel, a legué son don aux générations suivantes ! Sa femme, sa fille, son petit fils (c'est moi) ont été dignes de lui. Ils ont tous pris des buts sur la voie normale de l'aiguille du Moine. Voie qui ne présente aucun intérêt il faut l'avouer.

A part peut être ce fameux gendarme "héréditaire" que nous avons chacun photographié à quelques années d'intervales.

Il faut absolument que je fouille dans mes archives, il y a de magnifiques photos que je peux ajouter à cet article.

Les photos dates d'aout 1933 et du 16 Juillet 1953.

Les Grandes Jorasses, le glacier de Leychaud et l'aiguille du Tacul

Le gendarme "héréditaire" où nous avons tous butés

Les crevasses du glacier du Géant

Henri Bolon et son frère André (prêtre en soutane ! ) devant le galcier de Talèfre)

Le glacier du Géant au fond, la Tour Ronde

Vue de l'aiguille du Moine, le glacier du Géant

Face Nord des Grandes Jorasses 1953

Face Nord des Grandes Jorasses

Mauvais temps

Tour Ronde Mont Blanc et glacier du Géant

   

La Tour Ronde 3792 m couloir Gervasutti - alpinisme

Apoutsiak — alpinismeMassif du Mont Blanc

 

La Tour Ronde

 

Récit de l'ascension 2010 par le couloir Gervasutti  photos et vidéo ici

 

 

 

 

 

couloir Gervasutti (couloir Ouest)

Première ascension : le 27 Juillet 1934 oar Renato Chabod et Giusto Gervasutti.

48 ° sur 250 mètres

De l'Aiguille du Midi, descendre vers le cirque Maudit et le pied du col Est de la Tour Ronde. Remonter le couloir jusqu'à l'épaule au pied du sommet (tour sommitale) que l'on contourne par le Nord pour atteindre le sommet par le versant Est.

Descente par la voir Normale

  

 

Tour Ronde Face Nord et Face Ouest

Tour Ronde Face Est

Face Nord de profil - au fond, le Mont Blanc

Face Nord de la Tour Ronde

Le téléphérique de l'Hellbronner

Tour Ronde et Mont Blanc

Face Nord de la Tour Ronde depuis l'aiguille du Midi, au premier plan les pointes Lachenal

  Photos prises depuis le téléphérique de l'Hellbronner lors de l'ascension de la Dent du Géant en Juillet  2003

  

 

  

  

  

  

  

 

 

Remarque : étant donné les conditions météo, le risque de gravir le couloir Gervasutti la semaine prochaine est extrêmement faible ( grosse quantité de neige déjà tombée + météo pourrie jusqu'à Samedi)

On se repliera peut être sur les pointes Lachenal ou l'arête des Cosmiques, ou peut être une jolie course de ski de rando dans les aiguilles rouges

Le gendarme héréditaire de l'aiguille du Moine

Avant hier, je surfais sur camp to camp, quelqu'un y avait rentré l'aiguille du Moine par la voie Normale. Etant donné que j'ai pris deux buts sur cette montagne, je lis le compte rendu. Et je vois que dans celui ci on parle du gendarme héréditaire cher à Guillaume, et Guillaume, c'est votre serviteur... c'est à dire en quelque sorte ... moi !

On m' appris que tout commence toujours par un "petit un historique" donc ... petit 1 historique ;-)

Il y a une disaine d'année, je suis venu avec Thib, mon frère  . Nous sommes montés, de Chamonix jusqu'au Couvercle sans prendre le train. Au programme du lendemain... la voie normale de l'aiguille du Moine. Le lendemain, tout se passe bien, nous remontons jusqu'au petit glacier à la base de la face sud, nous rejoignons le couloir du départ de la voie et remontons les deux premiers couloirs comme indiqué sur le topo. Puis une sente  et des cairns nous emmènent sur la montagne jusqu'à une arête infranchissable avec un gendarme !. Nous redescendons et tentons plus à l'ouest, un dièdre  en V en grosse... il y a bien des sangles et des spits, mais pour notre niveau trop dur. Nous passons de longues heures à chercher la voie, des cairns il y en a... PARTOUT, mais de là à trouver le bon chemin.

Juillet 2001, de retour au Couvercle avec Isabelle (en prenant le train du Montenvers , évolution de la situation professionnelle oblige) , ascension de la pointe Isabelle avec Isabelle puis traversée des Courtes (MAGNIFIQUE). Un petit coup de crampon dans la cuisse d'Isabelle en fin de traversée , des steri strips à 3800, la médecine de guerre, ça me connait, puis franc succès quand j'ai ouvert la pharmacie du refuge ou l'ensemble des médicaments avaient au minimum passés la date de péremption de 10 ans.  (voir là pour de plus amples informations).

J'explique à Isabelle  mon souhait de gravir le Moine, elle me répond, pas de problème je l'ai déjà fait avec quelqu'un , c'était super simple. Tant mieux, ça ne m'était pas parru évident la première fois !

Bref nous partons, moi, le couteau entre les dents, elle, les steri strips sur la cuisse pour cette nouvelle tentative, la météo est bonne et stable. Nous remontons le petit glacier. Premier problème, pour atteindre la base de la voie, il faut descendre dans une énorme rimaye et remonter son bord supérieur rocheux, patiné et tremper. Après prêt d'une heure d'attente , nous passons et attaquons les 2 couloirs ( là, je suis très à l'aise, je sais que c'est le bon début de voie !!!) Puis, c'est le classique grand louvoiement entre les cairns , les éperons rocheux et les arêtes ... pour arriver face au gendarme...

50 ans plus tôt mon Grand père (Henri Bolon) venait déjà en montagne et le l'aiguille du Moine avait été l'un de ses objectifs. J'ai interrogé ma Grand-ère à ce sujet et elle me parle de nombreux échecs successifs dont certains où elle aurait participé... Grand Père a pris des photos de ces échecs et sur l'une d'elle on retrouve le même gendarme que celui que j'ai atteind 50 ans plus tard

C'est bien un but héréditaire !!!

 Au cours d'un forum de camp to camp, j'ai raconté cette histoire de but héréditaire et de gendarme atteint en systématique. Loïc, un membre de camp to camp a buté au même endroit (ce qui à mon avis est un très grand classique) et a eu la bonne idée de le prendre en photo  comme je le proposais sur le forum pour valider le but. Il a du modifier la course en notant la présence de ce gendarme héréditaire cher à Guillaume. Cette allusion me fait bien plaisir, c'est idiot, mais c'est comme ça. Merci à lui.

 

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Bassin-de-Talefre-10-7-1953.jpg

31 Juillet 2001 avec Isabelle Saillard

(Apoutsiak)

10 Juillet 1953 Henri Bolon (mon Grand Père)

 Pour retrouver :

le forum camp to camp sur les buts responsable de l'expression but héréditaire

le topo de l'aiguille du Moine par la voir normale

 

 

 

 

 

( traduction : but = echec)

Alpinisme Aiguille de Bionnassay - 4052 m

Apoutsiak — alpinismeMont BlancMassif du Mont Blanc4000Les 100 plus bellesAD

 

 

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  • Montée au refuge Durier 2375 m - 6 heures
  • Montée à l'aiguille de Bionnassay : 3 h 30
  • Dôme du Gouter Mont Blanc : 1 h 30
  • Sommet du Mont Blanc : température 5°C vent nul : O km/h - 4 personnes !
  • Visibilité ***

Pour info : Fermeture du refuge Durier ce lundi du refuge du Gouter dans 15 jours (26 Septembre) dernier TMB 16 h 35 - Derniere benne de téléphérique pour l'aiguille du midi 17 h 30

 

10 heures , Samedi 9 Septembre Parking de la Gruvaz. C'est le départ, j'ai le sac sur le dos, mais il y a un problème, mon dos est mouillé. Je ressort mon sac, enlève mon camelback... il est percé. Pour changer, je monterais avec une gourde. Nous discuttons pendant ce temps avec deux belge qui montent aussi à Durier. Nous passons par les chalets des Miage, nous paumons sous les barres rocheuses retouvant le sentier après avoir longé un torrent dans une végétation abondante...  Le sentier remonte alors une (très) longue morraine ( sur laquelle nos pique-niquons  qui mène au refuge de plan glacier. (seconde pause). De là nous traversons le glacier de Miage  pour rejoindre la base de l'éperon qui mène au col de Miage. Et là c'est  une longue montée pour arriver au refuge Durier (3369m) - 2350 m de deniveler.

Bonne ambiance dans le refuge qui est complet. L'organisation est impeccable et l'ambiance est bonne. Tout le monde fait la même course, c'est normal, il n'y a que ça à faire du refuge Durier...

Nuit Blanche (ou presque) -  dur.

le refuge Durier 3369 m

3 h 30 Dimanche 10 Septembre Refuge Durier 3369 m

 Lever déjeuner préparer, nous quittons le refuge vers 4 h 15, c'est la pleine lune, les piles preque vide de ma frontale éclaire juste mes crampons. Nous remontons les douces pentes de neige émaillée de parties rocheuses qui mène à la parti rocheuse.

Nous quittons les crampons (ce qui à mon avis est la bonne solution) avant d'attaquer l'escalade ( 15 20 mètre à droite de l'arête Sud dans une fissure de 5 mètres environ.  Je bourrine un peu pour faire le premier pas (d'après Laurent il y avait une prise pied droit que je n'ai pas vu) coincement du bras, coincement du genou dans la fissure. Bref je passe. Le reste de l'escalade est plus facile dans un rocher délité... Méfiance, même les bequets solides ne le sont pas ! Nous rattrapons la cordée précédente composée de Phil et de Raph (de camp to camp) qui grimpent en crampons, ça m'a l'air beaucoup plus merdique... Au relais nous discuttons. Pour info, il faut plutôt rester à proximité de l'arête plutôt que de partir à droite. Nous sortons cette escalade, rechaussons les crampons pour aller au sommet après 3 h 30 de montagne. Le paysage est magnifique, le soleil n'est pas lever mais le jour est là.

Nous attaquons la descente vers le col de Bionnassay, il faut passer le long de la magnifique coniche. Je pensais avoir affaire à une arête très effilée, elle ne l'est pas tant que ça.  Au col, il faut de nouveau remonter vers le Piton des Italiens puis le Dôme du Gouter avec un faux plat d'anthologie avant d'atteindre le sommet...

 

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11 h 15 Dôme du Gouter

De là, je file vers le Mont Blanc, à fond, il faut absolument que nous ayons le TMB de 16 h 35 ( le derniere) Je maintiens le rythme à 8 m/ minutes au minimum. Je passe Vallot, puis la Grande et la petite bosse, je fatigue un peu vers 4600 mètres avant de reprendre l'ascension du dernier raidillon et de la longue arête, qui me parraît plus longue que d'habitude ( elle doit faire au moins 300 mètres) Le sommet, il fait beau, je suis juste en polaire , pas un brin de vent et il y a juste 4 personnes. Quelques photos, je bois un coup avant de me lancer à corps perdu dans la descente. Je depasse deux Franc Comtois, nous échangeons quelques mots, puis je file, la remonter du Dôme du Gouter est toujours aussi galère. Je bascule toujours à fond vers l'aiguille. Je croise les belges qui sont très  content de savoir que je suis allé au Mont Blanc. Je rejoint Laurent qui est descendu avec Sandrine et Christophe et qui m'attend.



 

 

Petite pause dans une parfaite odeur d'urine venant des toilettes du refuge.  10 minutes plus tard nous quittons le refuge pour filer vers le TMB. Pas de problème, inutile de mettre les crampons, il y a encore plus de cables que l'année dernière (c'est mon impression), je commence à maitriser la descente du gouter, pour une fois je ne me suis pas trompé, en restant bien sur l'arête. La traversée des Grands couloirs n'est qu'une formalité ( sèche - cable imprenable) puis la descente jusqu'au Nid d'Aigle est bien longue. Nous y parvenons à 15 h 45.

nous retrouvons Sandrine, Christophe, François et son ami belge à la gare. Le TMB s'ébranle à 16 h 50, nous papotons durant la lente progression du train. Sandrine, aimablement nous prend en stop pour nous ramener au parking de la Gruvaz sous la pluie.

 

 

 

 

 

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 Merci à Laurent, compagnon de cordée fort sympathique. et à bientôt pour remettre ça ( la Dent Blanche par exemple). Promis, je vais m'améliorer en escalade...

Merci à Sandrine qui nous a racourci le retour à la voiture

Merci à François, Christophe, Raph, Philippe  et les autres pour la bonne ambiance au refuge et  tout au long de la course

Topo photo : Petite Aiguille Verte

Apoutsiak — alpinismeMassif du Mont BlancThibault

Mardi 15 Août : comme prévu , la fenêtre météo est là, étant donné les conditions météo, nous ne sommes pas partis sur les pentes avalancheuses du Mont Blanc du Tacul ( et bien m'en a pris, une avalanche s'est déclenchée sur les pentes du Tacul le 19 Août, 4 jours plus tard...) et nous contenterons de la Petite Aiguille Verte.

Nous prenons la benne de 7 h 30 dans laquelle nous sommes seuls, je suis étonné mais serein. Du sommet des Grands Montets, nous appercevons 3 cordées remonter le glacier, elles ont du bivouaquer au niveau de la benne, bon esprit, il fait -7°C en haut et il y a 40 cm de fraiche.

Nous remontons rapidement les pentes tranquilles pour rejoindre les 3 cordées au niveau de la rimaye, elles décident de faire demi tour. J'attaque la passage, la rimaye présente un pont de neige suivi d'une courte traversée sur 5 mètres en glace avant de remonter sur 7 mètres environ un passage raide , toujours en glace. 20 mètres plus haut, je fais un relai sur un bequet. Malheureusement, Anne-So (ma future belle soeur ) ne passe pas, je redescends le délicat passage et nous la redescendons aux "Grands". Deuxième chance, seule une cordée est devant nous mais le téléphérique dégorge de volontaires pour le sommet. Avec Thib, nous rejoignons l'arête. Un peu d'escalade, jamais très difficle (le plus dur est un passage en III sup, mais avec la neige, on a du mal à voir les prises, je grimpe parfois sans gants, un peu d'onglet après les passages ! Le rocher est en général excellent !

Le sommet est atteint, la descente va être presque aussi longue avec le croisement des cordées qui montent. Il y a de tout, des guides qui braillent, sur leur clients, des guides qui sont sympas, d'autres moins, certains donnent des conseils, d'autres pas... Il y a un peu trop de monde à mon goût, mais je n'avais qu'à gravir un sommet moins ... téléphérique !

De retour en bas, nous décidons  de faire de l'école de neige et un peu de rocher sur l'arête qui part en direction de la petite Aiguille Verte. C'est une réussite, le rocher y est quelque peu pourri, mais l'arête amusante.

16 h 30 il faut reprendre la benne pour retrouver le plancher des vaches et aller manger une délicieuse tartiflette chez les Bret !

Le Mont Blanc et les Aiguilles de Chamonix depuis les Grands Montets

La vengence est un plat qui se mange froid et au pied des pistes !

 Danger crevasses

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