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Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

Massif Du Mont Blanc

Alpinisme : les Droites - 4000 m

Apoutsiak — 4000Massif du Mont BlancAnnealpinismeAD

Depuis les Praz de Chamonix

Par le refuge du Couvercle

 

Vidéo :

 

Topo

 

Refuge du Couvercle

On peut prendre le Train du Montenvers à Chamonix et rejoindre directement le Montenvers, nous avons choisi de partir du bas

 

Des Praz de Chamonix, se garer au parking avant l'hélistation des Bois (PGHM)

traversée l'Arveyron et remonter la piste vers le Nord

Un sentier part sur la droite (Chemin de la Filia) on rejoint le chalet des Motets

De là un sentier balisé point jaune permet de gagner le Montenvers (en réalité on passe sous le terminus versant mer de glace (Est) passer à la vire des guides et descendre les longues échelles du Montenvers (longues et mythiques)

Sur la mer de glace , remonter celle ci, et rejoindre la jonction du glacier de Leychaux. Le bas du glacier de Leychaux est en cailloux (la glace est dessous), repérer les cairns permettant l'accès le plus aisé. rejoindre les échelles des Egralets

 

Pour info le passage est impressionnant par moment (possibilité de s'assurer)

remonter ensuite la moraine qui donne accès au magnifique refuge du Couvercle 2687 m

 

les Droites 4000 m

Depuis le refuge du Couvercle

Prendre l'itinéraire de l'aiguille Verte (couloir Whymper)

passer sous le chien rouge, le Moine, la Nonne et l'Evêque (plein Nord !)

à l'altitude 3000 m partir plein est pour gagner la base du couloir descendant de l'éperon Oriental des Droites (évident)

passer la rimaye du couloir et le remonter (50-55°) (dans les topos il est noté 45, mais à mon avis c'est sensiblement plus raide !)

en haut du couloir, poursuivre en suivant l'éperon tout en restant légèrement versant Est.

Ca doit passer un peu partout en mixte, parfois un peu athlétique.

On rejoint une dernière pente de neige assez raide, et le sommet ! 4000 m

Vue ***

 

Descente

redescendre sur 50 m puis basculer versant Est

Il y a des rappels équipés

prévoir 2 X 40 m afin d'éviter des desescalades parfois un peu techniques

une fois sous al tour des Courtes, descendre le large couloir

et rejoindre le glacier de Talèfre

Passer sous le Jardin de Talèfre et rejoindre soit le refuge soit les Egralets

 

 

 

Alpinisme : les Droites  - 4000 m

Récit

 

Après une jolie rando au lac blanc la veille, et un bon repas concocté par Anne au Gîte la montagne, nous voilà vers 9 h 30 aux Praz de Chamonix près le l'héliport du PGHM.

Bon , Anne a décidé que nous partion du bas, je me serais bien vu faire un petit tour en train du Montenvers, mais sa décision est irrévocable, je dois quitter l'île, euh non, nous partirons du bas, des Praz.

 

Et là je me dis qu'un ami et lecteur de ce blog, rencontré au cours d'une sortie VTT avait comparé Anne au lapin de la pub Duracell, et que la comparaison est bien choisie. Elle ne s'arrête jamais.

Nous attaquons la montée en papotant, je me cale devant pour faire le rythme... 

Assez rapidement nous arrivons au Chalet des Mottets d'où nous inspectons le front de la mer de glace qui a depuis longtemps quitté le flanc du chalet.

Passage dans les blocs rocheux où deux traileurs nous dépassent , puis sous le Montenvers.

Viennent les échelles, gravies avec mon frère il y a une vingtaine d'année (il n'y en avait que 2 à l'époque(ouh là, ça fait vieux), à présent il y en à environ 8 et en bas, on n'est pas encore sur le glacier (et je ne vous raconte même pas l'époque de mes grands parents, , il touchait presque la glace en descendant du train).

Nous remontons le glacier pour une pause pique nique.

 

Repartant sur la mer de glace nous croisons une 20aine d'alpiniste un verre à la main et du vin à profusion ! on n'a même pas été invité, mais la vision était étonnante !

Voilà le carrefour de la mer de glace, le glacier de Leychaux n'est qu'un tas de cailloux ondulant, qui se crispe en basculant sous le glacier du géant. Ca n'est pas la vision magnifique du glacier ! 

Nous trouvons assez rapidement les cairns qui nous amènent aux échelles des Egralets. 

Impressionnante, parfois en léger dévers, les passages se succèdent avec pas mal de gaz et c'est assez long.

Nous sortons des Egralets ur un grand névé, tiens,  Anne (Duracell ?) est déjà loin devant, elle fait une pause pour m'attendre avant le refuge, et hop nous voici après 6 h de marche (pauses incluses) au refuge. 

Dès notre arrivée, le gardien nous donne de précieux conseils pour la course, l'accès en passant sous la Verte, et les conditions.

Petite sieste et bon repas avec deux futurs vainqueurs de la Verte (enfin je pense) l'équipe du refuge est très sympa. nous filons dans notre dortoir, où nous sommes seuls et où il fait très froid, au point que pour la première fois, je dors tout habillé (en plus des multiples couvertures...

 

Bonne nuit mais courte, le réveil me tire des bras de morphée à 2h, qu'est ce que je fais là ? 

Petit déjeuner avec Anne , seuls dans le réfectoire, la gardienne nous rejoint et nous souhaite bonne course, nous quittons le refuge à 3 heures, casque et frontale sur la tête, crampons aux pieds et encordés.

Bon au bout de 10 mètres, je perds un crampon, et oui, chez les alpinistes, il y a un souci, ce n'est pas le passage de l'heure d'hiver à l'heure d'été, mais le passage des chaussures de ski (l'hiver) aux chaussures de ski (l'été)

Anne gromèle devant, j'étais sensé opérer tous les reglages la veille au soir, ce que j'avais fais, mais devant l'événement, elle emetait de gros doutes.

Crampon raccroché on repart et je prie, "pourvu qu'il tienne, pourvu qu'il tienne"

Bon il s'avère que finalement , il tient !

On remonte sous les pentes du Moine, la lune éclaire grandement la montagne. La trace est bonne, au loin les cordées ont passé la rimaye de la Verte, elles sont 4 ou 5 dans les pentes du mythique sommet !

 

Mais que vois-je : une cordée de 3 est engagé sur les Droites, juste sous la rimaye du couloir. Qui sont ils, hier on nous avait annoncé que nous serions les seuls ! Nous ont ils caché leurs projets pour mieux nous passer devant ? Je calcule mentalement l'heure de leur lever.... Entre minuit et une heure. 

Ils ont plus d'une heure d'avance sur nous. Je les observe, sous la rimaye, ils mettent du temps, la rimaye serait elle super délicate, de loin, hier en montant , j'avais plein de doutes, elle parraissait difficilement franchissable sauf à l'endroit des coulées d'avalanche !...

Ils finissent par progresser... ça passe

Nous quittons la trace de la Verte, pour une traversée du glacier à flanc. Moi qui aime les changements de pied amont, voilà que nous allons rester "pied droit amont" pendant 2 km, alors comme on dit sur facebook : "j'aime pas !"

Voilà la rimaye, la cordée de 3 est sorti du couloir.

Pause, la météo est un peu cracra mais ça devrait passer. 

Anne part devant, j'aime autant, elle se tape la trace,et comme d'hab elle a de l'énergie à revendre. La rimaye passe sans souci contrairement à ce que je croyais. 

Le couloir, je le pensais à 45°, il est en réalité ou plutôt à mon avis beaucoup plus raide, 50-55°, la neige est parfois croutée, mais souvent très dure, ça chauffe pas mal les mollets, mais nous progressons assez vite, et l'éperon oriental des Droites est vite atteint. 

Virage à gauche, en neige au départ pour atteindre une zone en  mixte.

"c'est là que j'excelle", me dis je...

Alors là, on a un peu merdé, on a suivi des traces.

 

Anne tente un geste improbable, du dry tooling sur rocher branlant, je vous déconseille, elle bascule en arrière lorsque son piolet arrimé lâche, et s'arrête avec les deux piolets plantés dans la neige 2 mètres plus bas, j'avoue que j'ai un peu stressé à l'idée d'enrayer sa chute sur friend...

Bon on décide de passer ailleurs, ailleurs c'est lisse, nous revenons sur le passage, trouvant légèrement plus à droite un endroit plus aisé. Enfin plus aissé, façon de parler, un bloc énorme, poussant le sac à dos en arrière il falllait passer  le sac (et les bâtons) en mode contorsioniste, en ajoutant un peu de dry en sortie...

La suite c'est des passages de neige avec du mixte pas toujous évident mais parfois agréable. 

Il fait hyper froid et humide, mais la visibilité reste bonne , le plafond nuageux doit se situer à 5 ou 6000 m

 

La montée se passe bien, le sommet n'est plus très loin, un anneau de buste me gène, je tache de le remettre de la main gauche, tout en tenant mon piolet light, maladresse, le piolet m'échappe et file à vive allure dans la face Est, impossible de le récupérer, peut être sera t'il sur le plat du glacier en bas à la descente, mais je crois peu en cette hypothèse. 

J'avoue que j'ai juré, à présent il va falloir finir la course avec un seul piolet, et en racheter un neuf à Chamonix, comment foutre en l'air 100 €...

 

Dernier passage de mixte, dernière pente de neige. Nous nous abritons juste sous le sommet. Quand je dis abriter, c'est beaucoup dire vu que Anne était un peu protégée et que j'étais en plein vent, mais bon, ce fut une dernière pause avant le sommet, 10 mètres plus haut. 

On n'a pas trainé, on a vu la vue, les sommets, on a fait des photos, une petit vidéo pour vous avant de filer. 

 

Descente avec un piolet les passages gravis puis virer sur les rappels en face Est. Ce qu'il y'a de bien c'est que j'avais repéré la cordée de 3 à cet endroit là à la montée. 

Corde de 60, rappels de 30 m, il en faut beaucoup, en plus c'est un poil court, donc un rappel sur deux, il faut descendre de 5 à 10 mètres pour atteindre le rappel suivant, et c'est parfois scabreux. Celui qui attend au rappel se les gèle , d'autant plus qu'il s'est mis à neiger ! Et Anne qui a eu la bonne idée de ne pas prendre de descendeur, fait des demi cabestan pourris une fois sur deux. 

Je suis un peu congelé, mais tout se passe bien, on a quelques passages un peu chaud pour passer d'un rappel à l'autre, mais tranquillement on passe. 

Au troisième rappel, j'ai la chance de retrouver, miraculeusement, mon piolet ( qui a dit, c'est la preuve que Dieu existe !)  bien placé, planté, dans l'axe du couloir des rappels, il n'a pas du tomber loin de la cordée de 3 qui nous précede ...

On équipe un rappel à un endroit où nous sommes beaucoup trop courts. Mais au bout d'une grosse dizaine de rappels on se retrouve dans la pente sous la Tour des Courtes et le col des Droites. Et, c'est toujours raide, il faut descendre des centaines de mètres en désescalades face à la pente, c'est long, mais à cet exercice, je suis assez rapide...

 

Voilà le bas du glacier sous les Courtes. On opère une pause pique nique (comme d'hab on avait  quasiment rien mangé de la journée) On passe ensuite sous le Jardin de Talèfre, pas vu ni les bégonias ni les hortensias... Il faut rejoindre la moraine des Egralets, au début c'est évident par un petit couloir en neige,  puis on suit des traces qui ne nous mènent à rien. 

il faut tirer à droite, dans des dalles trempées par la neige et la pluie et traverséer de piégeux torrents. On perd notre petit quart d'heure (au bout de 12 h de course on n'est plus à ça prêt) Voilà le sentier. Anne file devant. il neige, je descend à mon rythme.

Nous passons les échelles des Egralets où j'ai l'impression de la rattraper, tout est trempé, les barreaux, les rochers, les échelles, chaque prise doit être assurée.

 

Sous les égralets nous filons dans les pierriers vers le bas, Anne a un co voiturage à 19 h 30 et je calcule que ça va être juste.

Je décide de lui proposer qu'elle parte devant, elle a la pêche, elle devrait y arriver.

Elle finit par accepter. Elle file presque sans me dire au revoir. Duracell, à fond pendant 20 h de course ...

Et ce qui est cool pour moi, c'est que je vais pouvoir descendre tranquille, même si tranquille, ça donne un temps  un peu trop long à mon goût !

 

Au début je vois Anne filer entre les cairns, galopant de pierre en pierre, sur le glacier de Leychaux. Je calcule rapido qu'elle m'a déjà mis un quart d'heure.

Quand je quitte le glacier de Leychaux pour la mer de glace, je la vois au loin sur la mer de glace, avec l'impression qu'elle court, par contre l'impression quelle court trop à gauche.

Je ne la verrais plus.

la mer de glace est longue, mais passe. La remontée par les échelles au Montenvers m'use mais je garde le moral, sous une fine pluie. Je tape un rocher avec le pied et ceci me confirme si j'aivas encore un doute que je me suis encore pété les deux ongles de pouce de pied... Comme dans l'ascension du Weisshorn l'été dernier ...

 Au Montenvers, il est 18 h, il n'y a plus presonne pour applaudir le valeureux vainqueur des Droites. Même pas un technicien du Montenvers.. Je suis passé par le haut (me coltinant 50 m de dénivelé supplémentaire) pour profiter des sentiers plus roulant. 

En fait, je me fourvoie, non seulement j'aurais gravi ces quelques mètres en plus, mais je me gourre et me retrouve quand même au chalet des Mottets que je voulais shunter. La suite, je déroule à 600 m/ heures, en dépit de mes doigts de pieds douloureux. (Au Weisshorn tout c'était terminé à 200 m/h  à 11 h du soir sur le sentier)

Voilà le plat, une ampoule en talon explose et me fait horriblement souffir, heureusement dans 10 minutes je suis à la voiture... Je boitille pour terminer, ça va être chaud demain pour le Mont blanc...

La voiture... 20 h...

 

Epilogue

  • j'apprendrais qu'Anne a mis 2 h à descendre, à 19 h elle était déjà aux Houches
  • Avec Sandrine on tentera de percer mes ongles de pieds avec le trombone et l'allume feux de l'hôtel des deux gares du Fayet (le réceptioniste se demandant ce que nous allions faire avec ces deux ustensiles). On arrivera pas à percer complètement la corne...
  • Une immonde ampoule était présente en talon, heureusement mère compeed pris du service...
  • Le lendemain matin, la météo pourrie pour le surlemendemain me privera d'un mont blanc avec ma dulcinée, mais également d'une potentielle descente d'apocalypse de celui-ci...
  • Le surlendemain, je passais chez l'excellent Docteur Boiteux, Grand perceur d'ongle devant l'éternel, qui d'un geste sur, muni de son briquet et de son trombonne, créa le premier jeyser de salle de consultation, un serum puissant jaillissait des antres de mes doigts de pieds... Garnissant plafonds et murs avec un esthétisme plus que parfait ...

 

 

 

 

 

Alpinisme : les Droites  - 4000 m
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Alpinisme : les Droites  - 4000 m Alpinisme : les Droites  - 4000 m

Comment réserver le refuge du Goûter 3817 m?

Comment réserver le refuge du Gouter ?

 

Les réservations se font exclusivement par internet !

Les réservations sont ouvertes 1 mois à l'avance (le 14 Juin à minuit pour celle du 14 Juillet au soir par exemple)

 

En pratique

 

Se connecter sur le site du refuge du Gouter

La page de ce blog sur le refuge du Gouter

A la page réservation en ligne

Perso je me suis mis une page avec l’heure « officielle » pour réserver au bon moment !

A l’heure dite , cliquer sur le jour du calendrier correspondant à votre réservation en indiquant le nombre de personne

 

En gros, (voir l'image ci dessous ) vous indiquez la date

puis le nombre de personne

A droite vous avez le calendrier

en vert les dates où il y a des places (avec le nombre, attention, parfois c'est 1)

En rouge le refuge est complet

En noir, si vous cliquez : la réservation n'est pas ouverte !

 

A savoir, il remettent des places en vente 2 – 3 jours avant la date dite : les annulations de dernière minute. Pour info ils remboursent les arrhes si on annule dans les 72 h !

 

 

 

Sans-titre-1-copie-1.jpg

 

Reste à espérer le beau temps pour la date fatidique

Sinon, il faudra recommencer !

 

Récit

 

J’ai réservé le refuge du Gouter !

J’ai le fameux sésame !

 

Bon il a fallu bagarrer : veille de grande course en montagne  (Grand Combin), ne pas se coucher, attendre minuit, l’heure fatidique ! Attention, quand je dis minuit, je ne dis pas 11 h 59, ni minuit 1, c’est bien à l’heure dite qu'il faut être dans les startings blocs !

Longue est l’attente, je me branche sur l’heure officielle pour avoir la bonne heure

Depuis 3 jours, il reste 37 places pour la nuit du 14 au 15 Juillet, nous sommes le 13 Juin, les réservations ouvrent à minuit …

Les secondes s’égrainent lentement.

C’est long, en plus demain, je me lève tôt pour aller à la cabane de  Pannossière avec pour objectif le Grand Combin.

En attendant c’est quelques secondes de passées

Hop 00 h 00 mn 00, je clique sur la date du jour, rentre mes coordonnées, apparemment c’est bon, à un moment, je vois sur l’écran qu’il ne reste que 8 places… stressss…  Code carte bleue, je suis presque content qu’elle soit débitée ! Ça ressemble plus à une inscription pour l’UTMB qu'à une réservation en refuge mais bon.

Je clos mon inscription, reçois le mail de confirmation et vais vérifier un truc qui me turlupine … à 00 h 03min et 00 sec il ne reste que ZERO places pour  réserver le refuge du Goûter

Les 37 places sont parties en 3 minutes !

A la fois, pour moi qui pensais que ça me serait impossible de réserver au Goûter, ce fut possible, donc finalement la méthode n’a pas que du mauvais !

 

A savoir, il remettent des places en vente 2 – 3 jours avant la date dite : les annulations de dernière minute. Pour info ils remboursent les arrhes si on annule dans les 72 h !

 

Pour l'ascension du Mont Blanc en amoureux... A suivre !

Rendez vous le Week-end du 14 et 15 Juillet

 

Pour l'accès en 2012

 

Le TMB n'amène pas jusqu'au Nid d'Aigle, il s'arrête à la station précédente : col du Mont lachat. Il faut prendre le sentier des Rognes qui rejoint l'itinéraire classique à la barraque forestière des Rognes

Note : ça fait environ 350 m de dénivelé en plus !

 

 

 

 

Portfolio : la jonction

Apoutsiak — humeurportfolioMassif du Mont Blanc

Le-Gouter-1935.jpg

Photo datant des années 1930 : Le Dôme du Gouter depuis la Jonction

 

Portfolio : photo montagne et alpinisme des années 1930

 

Deux randonnées 3 étoiles (voir beaucoup plus !) :

la Jonction sous le Dôme du Gouter

 

 la para, les glaciers balcon Nord

Portfolio : arête des Cosmiques aiguille du Midi

Apoutsiak — humeurportfolioMassif du Mont Blanc

 

arête des Cosmiques enneigées

 

Arête des Cosmiques

 

Course : Arête des Cosmiques à l'aiguille du Midi

 

à enchainer après la traversée des pointes Lachenal

 

vidéo dans les articles

Portfolio : Aiguille de Bionnassay - 4052 m

Apoutsiak — humeurportfolioMassif du Mont Blanc

travers_e_de_l__aiguille_de_bi-_de_bionnassay_img_9310-7c79.jpg

 

Corniche de l'aiguille de bionnassay

La plus belle arête du Monde ?

 

La Course : traversée de l'Aiguille de bionnassay - Dôme du Gouter - Mont Blanc

Portfolio : Aiguille Verte face Nord

Apoutsiak — humeurMassif du Mont BlancAiguille Verteportfolio

Aiguille Verte

 

 

Aiguille verte depuis le col du Chardonnet face Nord et coulioir Couturier

 

La course : Aiguille Verte 4122 m  - couloir Couturier

avec vidéo

Randonnée : La Para - les Glaciers - Plan - Montenvers - Balcon Nord

Apoutsiak — RandoMassif du Mont Blanc

 

  P1020795

Une magnifique randonnée avec un itinéraire parfois inédit : La gare de téléphérique désaffectée de la para, celle des glaciers et sa vue magnifique sur le Mont Blanc, le Dôme du Goûter et le glacier des Bossons, puis le mythique Balcon Nord avec la traversée  Plan de l'Aiguille Montenvers pour finir au signal Forbes

 

Rando 5 étoiles !

Superbes points de vue

Le circuit complet fait 21 km et 1700 m de dénvelé

possibilité  de le scinder en 2 ou 3 (refuge du Plan de l'Aiguille - Hôtel du Montenvers)

 

Topo

 

Se garer un peu avant la gare de péage du tunnel du Mont Blanc (juste après la douane)

1274 m

Traverser le pont le long de la route et prendre le sentier (panneau la Para) Remonter se sentier et atteindre l'ancienne gare de téléphérique de la Para 1685 m (ancienne benne , ancien mécanisme, quelques beaux graffitis (pas tous !)

De là poursuivre au dessus et par le sentier rejoindre la gare de téléphérique des Glaciers (2414 m) (possibilité d'aller jusqu'au glacier des Bossons)

De la gare des glaciers, prendre le sentier qui mène à la moraine du glacier des Pélerins la descente de la moraine est très merdique, raide et en petit cailloux, elle nécessite un bon niveau technique ! Une fois sur le glacier (recouvert de pierre) gagner l'autre moraine, tout aussi merdique à remonter que celle que vous avez préalablement descendu !

De là, rejoindre la gare de téléphérique de Plan de l'Aiguille (2310 m) et le refuge du Plan de l'Aiguille

De là, emprunter le Balcon Nord, et le signal Forbes 2198 m avant de descendre sur le Montenvers (1909 m) de là Chamonix 1050 m on arrive au parking du Montenvers en face du cimetière !

 

Pour les personnes moins techniques possibilité de monter à la gare des glaciers en aller retour (sentier) évitant la délicate traversée du glacier des Pélerins)

 

Fichier GPS

 

 

 

 

 

Fichier GPS au format GPX

 

 

Photo

 

P1020390    P1020392
  L'ancienne gare de téléphérique de la Para     Vue du dessus
 P1020395    P1020397
  La Para et sa benne     ancienne pub
 P1020399    P1020402

  Tag de qualité

(ils ne sont pas tous comme ça !)

    Réclame
 P1020407    P1020411
  tag     La Benne
P1020803    P1020792

  La gare des Glaciers et

le Dôme du Gouter

    La gare des Glaciers
 P1020432    P1020417
  Dôme du Gouter     L'arête Nord du Dôme du Gouter
 P1020423    P1020422

  Les Bosses

(on voit une cordée sous celle de droite !)

    Mont Blanc
P1020425    P1020801
  Vallot     L'Aiguille du Gouter, la jonction et le glacier des Bossons
 P1020808    P1020819
  Le Plan de l'Aiguille  

  Balcon Sud :

L'arête des Grans Montets de

l'Aiguille Verte

P1020447   P1020452
  Le Montenvers et la Verte  

  L'Aiguille de la République

Montagne pointue !

 P1020460    P1020445
  En montant au signal Forbes     La Verte et les Drus
     

 

 

 

15 Jours dans la Vallée de Chamonix été 2011

 

Alpinisme

 

Tête Blanche 3429 m depuis Albert 1er

 

Mont Blanc 4810 m à la journée depuis le nid d'Aigle

 

Traversée des Aiguilles Crochues

 

 

Escalade

 

Via Corda alpina des Mottets - sur les sentes des Chamois

 

 

 

Randonnée

 

Balcon Nord : L'index - lac blanc - col des Montets

 

Enorme Balcon sud : La para - les glaciers - le Plan de l'Aiguille - Signal Forbes - Montenvers 

 

 Sur les traces des dinosaures d'Emosson

 

 

 

Sur les traces des dinosaures d'Emosson

Apoutsiak — RandofamilleLouisMassif du Mont Blanc

Rando sympathique sur les traces des dinosaures du la d'Emosson

Si vous êtes fans de dinosaures il y a également la rando sur les traces de dinosaures de Loulle au dessus de Champagnole (Jura - France)

A faire en famille (petits randonneurs aguerris !)

 

Pour les adultes, il y a possibilité de faire une grande rando pour y arriver : Village du Buet, vallon de la Pierre à Bérard, Buet (3096 m) col du Genevrier cheval Blanc (2831 m) traces de dinosaures col de la Terrasse - Vallorcine Le Buet

 

P1020919Au départ, devant le dinosaure et le massif du Mont Blanc !

 

 

Topo

 

De Finhaut, remonter la route de Barrage d'Emosson (attention, elle n'est pas toujours ouverte)

se garer au parking de la  gueulaz, juste avant la voûte du barrage d'Emosson

 

De la Gueulaz, 1965, descendre et rejoindre la voute (escaliers)

Traverser la  voute et rejoindre ll'autre coté du barrage.

Prendre le sentier aui part avant la tête du Largey (au Sud ) et le suivre il rejoint les gorges de la Veudale et débouche sur un crête que l'on suit (point 2500 CNS)

Ca redescend alors d'une 50 aine de mètres, les traces de dinosaures sont entourées de barrière et de fils ! (Attention : neige en début de saison  ce qui empêche de voir les traces !)

 

Retour rejoindre la rive Ouest du barrage du veux Emosson (2205 m)  la suivre jusqu'à la voûte (tunnel) de là la route rejoint la barrage d'Emosson

 

Remarque 2011 : d'importants travaux en bas du Nant de drance empêche toute traversée de cette partie à pied, il y a une navette (gratuite au retour) que l'on prend au point 1962 m.

Pour info, il parait compliqué de traverser l'endroit à pied : barrières genre infranchissable , clef...

 

Remarques


Rando famille, pour petits randonneurs aguerri !

Les traces sont relativement petites (une grosse main) par rapport à celles de loulle.

Possibilité de croiser des Bouquetins

Se renseigner concernant l'ouverture de la route

et la possibilité de prendre la navette

Panorama dantesque depuis le barrage sur le massif du Mont Blanc !

Autre rando (pour les plus Grands : Buet - Cheval Blanc - traces de dinosaures retour par le col de la Terrasse, en 1, 2 ou 3 jours !

 

 

Fichier GPS et topo

 

Note : le fichier GPS est exceptionnellement incomplet, je ne l'ai allumé qu'au quart de la rando !

 

Fichier GPS au format GPX

 

 

 

P1020923Descente de l'escalier pour rejoindre le Barrage d'Emosson

 

P1020925Sur le sentier

 

 

P1020927

le bouquetin du jour (il y en aura d'autres...)

 

P1020931

Petits randonneurs (futurs grands ...)

 

 

P1020935

Les traces

 

P1020937

Les traces (comparatif avec la main de ma femme...) et si c'était elle...

 

P1020942

Au pied des traces

 

P1020944

Sur place

 

P1020946

Devant le panneau

 

P1020947

Le lac du vieux Emosson

 

P1020949

La voûte du lac du vieux Emosson

 

P1020950A la descente, Lis Martagon

15 Jours dans la Vallée de Chamonix été 2011

 

Alpinisme

 

Tête Blanche 3429 m depuis Albert 1er

 

Mont Blanc 4810 m à la journée depuis le nid d'Aigle

 

Traversée des Aiguilles Crochues

 

 

Escalade

 

Via Corda alpina des Mottets - sur les sentes des Chamois

 

 

 

Randonnée

 

Balcon Nord : L'index - lac blanc - col des Montets

 

Enorme Balcon sud : La para - les glaciers - le Plan de l'Aiguille - Signal Forbes - Montenvers 

 

 Sur les traces des dinosaures d'Emosson

 

 

 

Rando : Grand balcon Sud - Lac Blanc - lacs des Cheserys

Apoutsiak — RandoMassif du Mont BlancAgatheMarieLouisfamille

sur les traces des Bouquetins !

 

Magnifique rando en balcon depuis l'Index jusuq'au col des Montets, sur les traces des Bouquetins avec vue sur les glaciers du massif du Mont blanc !

 

Topo


Parking : les Praz de Chamonix, téléphérique de la Flégère, télésiège de l'Index

 

Depuis l'Index 2385 m, prendre le sentier balcon qui rejoint le lac blanc et le refuge du lac Blanc 2352 m

Trouver des bouquetins à proximité du refuge et les photographier

De là poursuivre Nord Est vers les lacs des Chéserys (2211 m) suivre le sentier sur une crête (Nord) Tour du Mont Blanc (à l'envers) Grand Balcon Sud et rejoindre le col des Montets par le sentier  (1461 m)  chalet d'accueil de la réserve. Arrivée par lesentier botanique : magnifique !

 

Carto GPS


 

Fichier GPS au format GPX

 


 

Remarques

 

A faire en famille

Partir tôt (il y a moins de monde)

Prendre le temps de trouver les bouquetins au dessus du lac blanc (pour les enfants... et les grands)

S'arrêter à la maison du parc des Aiguilles Rouges au col des Montets

A mon avis, il y a moyen de se faire de beaux bivouacs... (je ne sais pas si c'est autorisé dans le parc ...)

 

Photos

 

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Au départ de l'Index

 

P1020544

Le seigneur des lieux : le Mont Blanc

 

P1020570

Louis devant l'Aiguille du Plan

 

 

P1020578

Le resac : la mer de glace se retire ...

 

 

P1020607 (2)

La diplomatie n'a pas abouti...

(bouquetins)

 

P1020630 (2)

Devant l'Aiguille du Midi

 

P1020712 (2)

Le glacier d'Argentière se retire également...

 

 

P1020713 (2)

Aiguille et glacier du Tour et Tête Blanche

 

P1020715 (2)

le couloir de la Brèche aux Aiguilles du Tour

cher à Brieuc ( souvenir d'une sortiedu couloir difficile...) on voit même le bloc coincé !

 

P1020726 (2)

Orchis tachetée

 

 

P1020729 (2)

Fleur dont je tairais le nom

 

 

P1020731 (2)Lys Martagon cher à Grand Mère

15 Jours dans la Vallée de Chamonix été 2011

 

Alpinisme

 

Tête Blanche 3429 m depuis Albert 1er

 

Mont Blanc 4810 m à la journée depuis le nid d'Aigle

 

Traversée des Aiguilles Crochues

 

 

Escalade

 

Via Corda alpina des Mottets - sur les sentes des Chamois

 

 

 

Randonnée

 

Balcon Nord : L'index - lac blanc - col des Montets

 

Enorme Balcon sud : La para - les glaciers - le Plan de l'Aiguille - Signal Forbes - Montenvers 

 

 Sur les traces des dinosaures d'Emosson

 

 

 

Alpinisme :Traversée des Aiguilles Crochues 2840 m

Apoutsiak — alpinismeLouisMassif du Mont Blancfamille

Une jolie petite course dans les Aiguilles Rouges

Initiations à l'alpinisme rocheux pour Louis !

 

 

 

 

 

 

Topo

 

Depuis le téléphérique de l'Index, gagner la base de la combe des Aiguilles Crochues. Remonter le couloir et gagner le  col des Aiguilles Crochues 2704 m

De là passer versant Est et gagner la base d'un dièdre à 100 m environ (évident) . Le remonter 3 sup IV. Rejoindre ensuite l'arête et poursuivre. Par une désescalade atteindre le sommet des rappels.

Rappel 10 m

Poursuivre par le fil de l'arête et atteindre le sommet des Aiguilles Crochues 2840 m. De là redescendre à l'Ouest puis sur l'arête qui permet de rejoindre le col des Dards, partir alors plein Est pour rejoindre les Lacs Blancs et le téléphérique de la Flégère

 

Fichier GPS


Fichier GPS au format GPX

 

 

 

Photo

 

P1030063 (2)Sous le col des Crochues

 

P1030068 (2)Petit pont rocheux avant le col

 

P1030072 (2)

La Verte depuis le col

 

 

P1030074 (2)Arête des Grands Montets à la Verte

 

P1030078 (2)La Grande Floria

 

P1030082 (2)Cordée sur la Grande Floria

devant le Tacul

 

P1030091 (2)Tel père tel fils ?

 

P1030096 (2)Louis , action !

 

P1030102 (2)L'Aiguille Crochue

 

P1030113 (2)escalade

 

P1030120 (2)Sommet

 

P1030123 (2)Louis et son choucas nommé Crochus

 

P1030126 (2)Choucas et cordée !

 

 

 

P1030131 (2)Au sommet

 

P1030141 (2)Le Lac Blanc

 

P1030144 (2)Louis et Steph

 

P1030149 (2)Mont Blanc

 

P1030151 (2)Verte

 

 

P1030170 (2)Retour à la Flégère !

15 Jours dans la Vallée de Chamonix été 2011

 

Alpinisme

 

Tête Blanche 3429 m depuis Albert 1er

 

Mont Blanc 4810 m à la journée depuis le nid d'Aigle

 

Traversée des Aiguilles Crochues

 

 

Escalade

 

Via Corda alpina des Mottets - sur les sentes des Chamois

 

 

 

Randonnée

 

Balcon Nord : L'index - lac blanc - col des Montets

 

Enorme Balcon sud : La para - les glaciers - le Plan de l'Aiguille - Signal Forbes - Montenvers 

 

 Sur les traces des dinosaures d'Emosson

 

 

 

Alpinisme - Tête Blanche 3429 m (Mont blanc)

Apoutsiak — alpinismefamilleAgatheMarieLouisMassif du Mont Blanc

 

Course familiale de l'année avec Sandrine, Agathe Marie et Louis.

 

 

P1020654

 

Vidéo

 

 

 

 

 

 

Topo

 

Au Tour : télécabine de la Balme

Télésiège du Charamillon

 

Emprunter le sentier qui longe le Bec du Picheu à flanc et suivre le sentier qui rejoint la morraine du glacier du Tour puis le refuge Albert 1er (2782 m)

 

Du refuge (départ derrière le refuge)

Remonter de quelques dizaines de mètres puis suivre les cairns à flanc qui mènent au glacier (repérage la veille bienvenue !)

Du glacier, contourner le Signal reilly par le Nord puis suivre l'itinéraire du col du Tour, contourner le point 3238 m par le Nord  et poursuivre en direction de Tête Blanche , quelques rochers faciles terminent l'ascension.

 

Fichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX

 

 

 

 

 

Récit


Premier jour de vacances pour tout le monde et après la route nous voilà au Tour pour un pique nique improvisé !Tout le monde dans les oeufs puis sur le télésiège de la Balme où un vent frais nous accueille. Bilan, nous démarrons dans la foulée ! Agathe et Louis filent devant, tandis que j'aide Marie qui a toujours un peu peur du vide en début de séjour (il faudra la voir 15 jours plus tard dans la Via Ferrata du Plateau d'Assy ... sans les mains sur les passerelles )

Première pause à hauteur du glacier, les photographes en herbe mitraillent, la maman se repose, tandis que le père (ci présent) décrit les sommets cols et glaciers à un auditoire peu attentif !

Nous repartons pour rejoindre la morraine du glacier (que j'avais remonté plusieurs fois avec Thib depuis le bas, mais c'est une autre époque) Petit gout de mou sur la morraine (classique) avant de rejoindre le refuge albert 1er !

 

Tandis que ma progéniture se prélasse, je file pour une reconnaissance où je rencontre un alpiniste de Montbeliard (dont j'ai oublié le prénom, toutes mes excuses) qui reconnait ma voix et me dit qu'il m'a vu sur internet... Enfin, la reconnaissance du public ! Mieux vaut tard que jamais !

Nous faisons une petite reconnaissance de l'itinéraire pour rejoindre le glacier  tout en papotant alpinisme, on ne se refait pas !

 

De retour au refuge, je retrouve mon groupe à la sieste, nous attendons le repas avec impatience !

 

Le repas fut excellent, et Louis est embauché pour la vaisselle ( c'est lui qui s'est proposé !) Ce fut la mascotte du refuge d'un soir, bon souvenir pour tout le monde.

 

 


Coucher de soleil en papotant avec un guide.

Après c'est les Dents et au lit avec le fameux débat classique avec ou sans fenêtre ouverte ? Favorable à une solution de compromis, et grand diplomate dans l'âme , je propose fenêtre entrouverte, mais un Belliqueux habitant de la perfide Albion obtient gain de cause, fenêtre ouverte avec le froid et surtout le bruit de la cascade dans mes oreilles, j'ai la chance d'avoir la couchette à coté de la fenêtre ! ( l'Anglais a lui des boules quies achetées au refuge, je l'ai vu !)

Bilan, je vais rejoindre les miens, de l'autre coté du dortoir, où on n'y dort serré, mais loin du bruit !

 

5 heures, réveil, Départ 5 h 45, Nous filons sur les rocher qui permettent de gagner le glacier. Corde baudrier crampons piolet, je me tape d'équiper toute la troupe et c'est assez long, nous partons, avec une autre cordée , c'est un peu le souk : dépassement raté, sans animosité. Ca grimpe, tout le monde suit. Le Chardonnet nous surplombe, la Verte nous fait des clins d'yeux. Petite pause sur les rocher en face du départ du couloir de la Table, au loin une cordée se lance dans ce qui reste de couloir ? (peut être est ce pour l'arête de la Table ...)

 

Nous poursuivons, quelques plaintes parviennent au premier de cordée qui tel  un guichetier borné ne tient compte de rien, ni des douleurs du métatarse de Marie, ni des ampoules d'Agathe ou de Louis !  Nouvelle pause  réparation d'ampoule, ah, le guichetier tient enfin compte de ses clients ! Nous repartons pour la partie finale, un peu de rocher pour finir, je mets un point d'honneur à aller jusqu'au sommet (un poil scabreux) sous le regard noir de ma douce colombe qui désaprouve ce choix tactique.

Je fais le cake en me dressant debout sur le rocher du sommet (faux bien leur montrer qui c'est le chef) Et hop on repart pour la descente.

Marie qui se souciait de sa capacité à faire le chemin inverse trotte sans probleme, la peur du vide est partie ! Nous opérons une nouvelle pause au pied du couloir de la table. La suite c'est une rapide descente pour sortir du glacier, ensuite ça galope jusqu'au refuge !

Salade (en fait taboulet) et reblochonade, gavage integral ! accompagné de sodas pétillants (à défaut de champagne), et oui, les enfants ont battus leur record avec 3429 m (ça ça a de l'importance pour Louis, mais les filles s'en foutent un peu ...)

Et nous quittons Albert 1er pour une descente vers le  col de Balme, interrompue par deux marmottes qui virvoltent dans les talus escarpés. Voilà ce qui manquait pour une sortie réussie !

 

Photos

 

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Départ du village du Tour

 

P1020587Cairn (construit par Agathe et Louis...)

 

P1020590

Pour monter à albert 1er c'est pas compliqué !

 

 

P1020596Rencontre avec le glacier du Tour - la pause !

 

P1020598Au détour du sentier

 

P1020603Repérage en direction du glacier... suivre les cairns !

 

P1020613Le glacier du Tour

 

P1020624La Verte (ma verte ?)

 

P1020625Le Chardonnet

 

P1020637Départ, sur le glacier

 

P1020640La verte joue à cache cache...

 

P1020653Sous le sommet

 

P1020665Sommet

 

P1020679

 

 

P1020681Pause à la descente

 

 

P1020689

Couloir de la Brèche  des Aiguilels du Tour - attention sortie difficile...

 

P1020693Sortie du glacier

 

P1020708Ecolde de glace sur le glacier du Tour !

15 Jours dans la Vallée de Chamonix été 2011

 

Alpinisme

 

Tête Blanche 3429 m depuis Albert 1er

 

Mont Blanc 4810 m à la journée depuis le nid d'Aigle

 

Traversée des Aiguilles Crochues

 

 

Escalade

 

Via Corda alpina des Mottets - sur les sentes des Chamois

 

 

 

Randonnée

 

Balcon Nord : L'index - lac blanc - col des Montets

 

Enorme Balcon sud : La para - les glaciers - le Plan de l'Aiguille - Signal Forbes - Montenvers 

 

 Sur les traces des dinosaures d'Emosson

 

 

 

Alpinisme - Mont Blanc - Arête des Bosses à la journée !

Apoutsiak — Mont BlancMassif du Mont Blancalpinisme

 

 

Je n'étais pas certain d'être capable de tenir la distance

le temps était annoncé beau, et la petite famille en vacances aux Houches avait besoin de repos ! Donc tentative sur le Mont Blanc à la journée en passant par le Gouter.

 

Vidéo


 

Topo :

 

Téléphérique de Bellevue aux Houches

TMB (train du Mont Blanc Nid d'Aigle 2372 m

 

Du Nid d'Aigle poursuivre pendant 200 m en direction du refuge du Nid d'Aigle puis prendre le sentier au Nord-Est qui longe les Rognes et passe à proximité de la barrquaque forrestière des Rognes

De là Sud Est sur l'éperon qui descend de Tête Rousse 3187 m (passage au refuge facultatif)

Traverser le glacier de Tête Rousse et rejoindre le Grand Couloir que l'on traverse la suite c'est le long de l'éperon qui borde au Sud le grand Couloir pour rejoindre le refuge du Gouter (3817 m) (cables)

Tirer au Sud sur l'arête de l'Aiguille du Gouter et remonter les pentes du Dôme du Gouter

Passer sur l'épaule Nord du Gouter et rejoindre le col des Dômes puis le bivouac Vallot (4362 m)

De là remonter l'arête des Bosses , passer le long de l'éperon de la Tournette et rejoindre le sommet 4810 m

 

Note : on est souvent à l'abrit coté Italien !

 

Voir également ici pour le topo

 

Fichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX

 

 

 

 

Récit

 

Tout débute comme souvent par une mauvaise nuit, vais je supporter l'altitude? y aura t'il de sournoises crevasses ? le grand couloir sera t'il en bonne condition, une chute de pierre est si vite arrivée...  Je calcule et recalcule le timing serré : 2 h Tête Rousse, 2 h le Gouter, 2 h vallot, 2 h le sommet maxi, ça fait 8 heures de montée, pour la descente, je n'ose pas calculer... mais ça devrait passer...

ainsi je me lève tôt pour glandouiller et partir vers 7 h 30 de l'appart en direction du téléphérique de Bellevue. Être dans la première benne voilà mon objectif ! Ca fonctionne, la benne est pleine d'alpiniste

dont le but est le Gouter (puis le Mont Blanc). en haut de Bellevue  ça passe, j'ai le premier train qui nous déverse vers 8 h 25 au Nid d'Aigle !

 

En 1 minute je suis parti, pour une longue ascension ( 8 h 26) . Il y a beaucoup de vent au sommet, avec des nuages qui persistent sur le dôme et le Mont blanc. C'est pas gagné, et dans le doute, ça m'arrangerait presque, je serais tôt à la maison... Un but au Dôme serait honorable.

Je monte à environ 600 m /h parfois un peu moins, devant un gars me largue tout doucement ... derrière c'est la meute des alpinistes, mais ils sont déjà loin ! Je croise un premier bouquetin...

Je me fourvois dans le replat au niveau de la barraque forrestière des Rognes et retrouve la trace. Je croise alors les premiers alpinistes à la descente, la mine déconfite,  sans doute des butteurs , la météo semble compliquée sur le Dôme du Gouter... On verra bien !

Je parviens au niveau de Tête Rousse où je m'occtroie une première pause, pour mettre les crampons. Il est 9 h 50 ! Et je repars, je traverse le glacier de Tête Rousse , tout équipé d'instruments pour éviter la formation de la poche d'eau !

Je quitte ce monde de technologie pour les affres du Grand couloir, ou "couloir de la mort"... Stress... Je  croise une cordée dont le guide a fait enlever aux clients leur crampons, et qui, sur la neige gelée montrent bien des difficiltés à descendre le glacier !

Je traverse le Grand couloir en crampon  avant de les enlever puis c'est la longue remontée vers le goûter ! Il y a à présent des cordées à croiser et parfois à dépasser ! je poursuis mon ascension, je sais que le plus dur ça sera au dessus de 4000 !

je me trompe à un moment sur l'éperon, en prenant trop sur celui ci et non à gauche ce qui me vaut un petit passage d'escalade non prévu dans le topo ! Faudra faire gaffe à la descente !

Ca poursuit, je dépasse des cordées hyper lentes ce qui me fait souvenir de ma première ascension en 1992 avec Mathieu et Sandrine, mon experience bien moindre, nous avencions nous aussi à 2 à l'heure avec la crainte de nous faire refuser du refuge ! Mathieu avait même parlé de Bivouac !

Bref , je file, j'essaie de croiser et de dépsser sans gener, me voilà au gouter  il est 11 h 20 environ, j'ai encore la pêche et le temps est en train de tourner au beau. Il y a du vent sur la terrasse, je décide d'entrer dans le refuge pour me reposer et manger un petit peu !

A peine mon sac ouvert et une barre dans la bouche un gardien m'interpelle en Français puis en Anglais pour me signaler que je ne dois pas entrer avec mon piolet et mes crampons , moi, la bouche pleine, je lui barragouine que je ne fais que passer, (en gros ça fait bruch mulluch pacchhééch) Il comprends (il a l'habitude de parler toute les langues !), je m'excuse et peux finir mon festin !

 

15 minutes plus tard, c'est reparti, crampons aux pieds,je passe devant le bivouac interdit (mais toujours utilisé !) le futur refuge du gouter, je suis un poil dessus, les travaux ne sont pas hyper avancés !) et retrouve la civilisation avec le groupe électrogène et l'odeur de bricolage à proximité de celui ci !

 

devant moi un autre solitaire m'ouvre la route, il n' y a plus beaucoup de cordée sur la montagne ! Lentement je rattrappe l'autre alpinist et le dépasse, le rythme est beaucoup plus lent à présent : 300 - 400 m /h, pas une grosse surprise pour moi, au dessus de 4000 m je sais qu'on ne fait plus de 600 m / h !

Ca grimpe doucement, j'évite soigneusement les zones plus crevassées ! voilà l'épaule du Dôme , le col des Dômes , dire que j'ai bivouaqué là en 2005... et Vallot

 

J'attaque les bosses dans la foulée sans rentrer dans Vallot, tout se passe bien, je passe la Grande bosse puis la Petite, c'est toujours aussi beau ! je laisse un baton après la bosse pour finir avec le piolet ! Ca remonte. Par étourderie, mon deuxième baton glisse dans la face nord et par chance s'arrête 10 mètres plus bas ! Je décide de descendre le chercher, de quoi tester mes crampons light et mon piolet light ! Ca passe, je récupère mon précieux bâton et remonte ! (ça fait un peu de dénivelé en plus dès fois qu'il en manque !)

Je reprends ma route, la sangle du bâton sur le bras !

Je croise une dernière cordée qui m'annonce que je serais seul au sommet

Je passe à proximité de l'éperon de la Tournette ou le Malabar princesse est venu s'abîmer, dernier raidillon, dernière arête, lonnnngue et voilà le sommet ! Yes ! Il est 15 h 05

Je profite du sommet, seul ,  il y a des nuages, mais le temps n'est pas menaçant. Un choucas virevolte dans le vent.

J'envoie un SMS à Sandrine en écrivant 7 (et oui c'est mon 7ème Mont Blanc), à sa réception, il parrait qu'elle n'a pas compris tout de suite !)

ca va être cahud pour avoir le dernier train... Je file , rejoin vallot puis le col des Dômes et sa longue remontée vers l'épaule du Dôme. Puis descente du Dôme pour rejoindre le gouter, bon , à priori, je n'aurais pas le téléphérique, pour le train c'est peut être jouable...

 

Descente du gouter, je dépsse pas mal de cordée en perdition, je me perds trop à gauche dans la descente (à l'inverse de la montée) rocher pourri, désagréable (bêtement : en suivant une cordée) Je file, je surveille le grand couloir qui n'a pas l'air de trop dégueuler (2 grosses chutes de pierre seulement durant ma descente ) Je traverse, à fond mais pas trop, il faut rester concentrer, pas de probleme. Je file dans l'abribus en face du Nid d'Aigle. Pause, j'ai loupé le train , c'est sûr ! le soleil commence à descendre, c'est beau, je grignotte et me déshabille avant de repartir, ça va être long la descente jusqu'aux houches !

Je descends, et me rends compte que je vais à peine plus vite qu'à la montée (voir pas !) je croise des alpinistes en retard (rares) et des alpinisets pas pressés, ils montent au Mont Blanc en bivouaquant à 200 m du Nid d'Aigle (il leur faudra sans doute 4 jours pour atteindre la cîme. Je rejoins le Nid d'Aigle avec 50 minutes de retard pour le train, et suis les rails, croise un dernier bouquetin.. Il me semblait qu'il y avait u sentier le long du TMB, en fait on ne trouve que du ballast ! et c'est dûr pour les pieds. C'est long, voilà bellevue, je file par les chmins VTT que je connais, j'arrive en haut des Houches à 21 h 45, appelle Sandrine pour qu'elle vienne me chercher, à 22 h je suis dans mon bain, quelle journée !

 

Photos



 

 

 

 

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Bionnassay vu de l'aiguille du Goûter

 

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Les Bosses

 

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Les Bosses et le Mont Blanc

 

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Heureux au sommet

 

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Le Maudit

 

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Mon piolet (light) Corsa Nanotech

 

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Le Maudit et l'Aiguille du Midi

 

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Les Bosses et le Dôme du Gouter

 

 

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Les Bosses et le Dôme

 

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Cordées sur les Bosses

 

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Le refuge de Tête Rousse et l'Aiguille de Bionnassay au retour

 

15 Jours dans la Vallée de Chamonix été 2011

 

Alpinisme

 

Tête Blanche 3429 m depuis Albert 1er

 

Mont Blanc 4810 m à la journée depuis le nid d'Aigle

 

Traversée des Aiguilles Crochues

 

 

Escalade

 

Via Corda alpina des Mottets - sur les sentes des Chamois

 

 

 

Randonnée

 

Balcon Nord : L'index - lac blanc - col des Montets

 

Enorme Balcon sud : La para - les glaciers - le Plan de l'Aiguille - Signal Forbes - Montenvers 

 

 Sur les traces des dinosaures d'Emosson

 

 

 

Alpinisme : Arête Mettrier Dômes de Miage 3674 m

Extrait du guide Vallot de 1947

 

".... La pente se redresse de plus en plus, jusqu'à une extrême raideur en haut. La fin est très délicate, si l'arête faitière était pourvue de corniche la situation deviendrait scabreuse."

 


 

 

 

Topo :

Montée au refuge de Plan Glacier 2690 m
Du parking de la Gruvaz 1090 m traverser le torrent et remonter la piste 4X4 qui permet de rejoindre les Chalets de Miage 1559 m ( la piste passe par Maison Neuve et à proximité du chalet du Truc . traverser les paturages de Miage (1586 m) attention, sente parfois peu visible. Remonter jusqu'à la cascade de droite et suivre le sentier "morainique" qui vers 2000 m traverse un couloir et rejoint une seconde moraine. Sur le haut (2550 m 2600 m virer à droite pour atteindre une petit moraine qui permet par une traversée expo de gagner le refuge de Plan Glacier 2680 m

Dômes de Miage arête Mettrier variante Lenoir
Descendre dré dans le pentu (névé) sous le refuge pour rejoindre Plan Glacier et le plateau du glacier de Miage (2530 m ), que l'on traverse en direction du bas du couloir Lenoir.
Remonter le couloir  Lenoir (45° env) et passer la Rimaye.
Le couloir rejoint l'arête Mettrier proprement dite. Elle se remonte au mieux sur son fil, parfois à droite, parfois à gauche ... A vous de choisir le meilleur chemin . Attention rocher parfois délité. La pente se redresse dans le final pour atteindre 50°C Le passage de corniche peut s'avérer délicat.
De là le sommet oriental s'atteint par l'arête (versant Tré la tête : Corniche) 3673 m.

Traversée des arêtes
Revenir au col des Dômes 3564 m puis traverser les 3 Dômes 3633 m - 3666 m et  3670 m .

Descente par le glacier d'Armancette
Du dernier Dôme rejoindre le col de la Bérangère, puis traverser le glacier d'Armancette en direction de la barre en face rive droite, (crevasses) longer la base de l'éperon et rester à flanc pour partir au Nord en direction de la pointe de Covagnet. prendre le vallon au Sud de la pointe de Covagnet (direction Ouest) , rejoindre le lac d'Armancette 1673 m puis les Contamines (La Frasse) par le GR Tour du Mont Blanc

Récit

Ce matin là, je me réveille tranquillou à 8 heures, pour partir pour les Contamines, je passe à Cham prendre un chausson aux pommes à la boulangerie Riberou de Cham, et là, c'est le drame ! pas de chausson aux pommes ce jour ! Je devrait me contenter d'un croissant. Fut ce un signe ?

Deuxième étape à la supérette de la sortie de Cham pour acheter de l'Isostar et une grosse demi heure plus tard, je suis à la Gruvaz. Je me prépare tranquillement, économisant les vivre de course et la bouffe au maximum... grace erreur que je devrais regretter !
9 heures, je suis en piste sur le chemin de 4X4, sous les hurlements des tronçonneuses et les grincements des sapins à l'agonie. Les engins de débardage vrombissent, pour le calme des alpages on repassera, on regretterai presque le casque antibruit !
Je m'éloigne la douce odeur du sapin coupé en progressant vers le haut. L'altimètre indique 500 - 600 m / h, tout va bien ! Voilà déjà les chalets des Miage et l'imposante arête mettrier est déjà en vue... mais loin ! Comme la première fois lors de ma montée à Durier pour la traversée de l'aiguille de bionnassay, je me plante sur le plateau des chalets de Miage, je retrouve la trace au GPS assez rapidement et suit fidèlement la sente, j'ai un sale souvenir  de mes pérégrination au milieu des Vernes avec Laurent !
courte pause à la cascade, j'hésite même à prendre une douche pour épater la caméra, on ne se refait pas !  Je repars sur cette longue moraine, et décide de m'arrêter vers midi à minimum 2200 m !

Ça grimpe, quelques marmottes me font le spectacle, ça fait du bien , question moraine , c'est monotone. L'arête mettrier et la face Nord des Dômes sont pesants, serais je à la hauteur de la trace, il va falloir sans doute tracer et du bas ça parait difficile. Je me souviens des conquérants de l'inutile, je ne sais plus si c'est lachenal ou Terray qui disait : Une face, de loin, ça parait impossible, du pied, ça parrait facile et dedans , c'est toujours dur (ou à peu prêt ça)

Je traverser un grand névé, je suis le premier à passer depuis un certain temps, il n'y a pas de trace récente. Deuxième moraine et pause casse croûte aux Oméga 3, spécial dédicace à Jean-Louis neiss mon kiné préféré, grand combattant  des tendinites (bon, pour la guerre contre les tendinites, c'est un peu comme dans la guerre de 100 ans, il y en a deux et ça dure longtemps...) Repas léger, de toute façon, ce soir, je fais une orgie, le gardien m'a confirmé qu'il montait et j'ai pris la demi pension.
La montée continue, le sentier est bon, il y a de plus en plus de neige, je trace un peu par endroit.
sous le refuge, il y a beaucoup de neige , soupe, j'essaie de tracer sans mouiller mes groles ! pas aisé quand on s'enfonce jusqu'aux genoux ! je rejoins la dernière morraine avant le refuge (enneigée elle aussi) puis une dernière traversée en neige permet d'acceder au refuge plaquer contre la paroi rocheuse.
Je pénetre dans l'antre et étale mon barda avant de trouver un bon bouquin sur le dopage dans le cyclisme de Philippe Gaumont ( pour la petite histoire, j'ai monté Crimes et chatiment de Dostroïevski qui me suit depuis le début de la semaine, mais je n'ai du en lire qu'une 30aine de page depuis le début de la semaine ... Il m'a suivi sur le Rimpfischhorn et l'Alphubel ....).

J'entends l'arrivée de deux alpinistes.  Nous nous saluons et ils m'annoncent que le gardien ne vient pas ! Ouh la looose ! Pas de bouffe et je n'ai rien amené ! Il les a appelé alors qu'ils étaient à mis chemin pour leur annoncé qu'il ne montait pas ! Pas coool. Et moi qui au départ l'avait appelé juste pour savoir s'il y avait du gaz et l'accès à l'eau au refuge ! sachant qu'il montait , j'ai voulu lui (et me) faire plaisir en prenant la demi pension !
nous faisons l'inventaire de la bouffe sur place : un maigre bout de fromage, du lait en poudre, quelques sachets de thé et du beurre sans doute rance !
C'est pas aujourd'hui qu'on va faire bombance.
Nous nous  organisons. et papotons (des histoires de montagne étonnant non ?)
Le repas du soir arrive, nous partageons nos victuailles à 3 (je n'en ai pas beaucoup mais bon) Finalement , le beurre est correct (il fait 6°C dans le refuge donc il est relativement bien conservé !)
et c'est le ventre pas complètement plein que nous nous couchons !
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2 h 30 le lendemain ,Christian est déjà debout, j'émerge lentement . Nous déjeunons et bous préparons. Je pars devant pour la descente vers le glacier. La neige est croutée et on s'enfonce allègrement. Nous nous regroupons sur les moraines pour éviter de nous envoyer des pierres. Sur le glacier , je largue mes deux acolytes, ils auront bien le temps de me rattraper !  J'arrive au pied de la face et du couloir de la variante Lenoir.  Je sors mon deuxième piolet et c'est parti. Je commence à  penser que je vais tout tracer , ça va être dur, d'autant que les premiers pas dans le bas du couloir me laissent plein d'incertitude : neige croûtée sur fond inconsistant, on s'enfonce parfois profondément !
Je parviens sous la rimaye, je fais une pause ravitaillement.  Christian et Patricia me rattrapent, Christian me propose de passer devant, ainsi que de m'encorder pour passer la rimaye ! J'accepte, le passage de rimaye se passe sans problème, je me décorde ensuite et Christian continue de tracer, d'un bon pas pour moi, c'est sûr que derrière , c'est grand confort. Je profite de ma position et me dis que le solo, c'est pas vraiment ça, mais c'est tellement agréable. je redoute un peu le moment où je vais me retrouver devant.
Je propose à Christian du bout des lèvres de le relayer, mais il poursuit... Tant mieux.
Nous trouvons l'arête Mettrier après le couloir. Il y a quelques passages rocheux jamais très difficile mais souvent le rocher est pourri, donc méfiance. Nous opérons une pause ravitaillement. Je m'assois sur l'arête, les deux pieds dans le vide face à la vallée ! "On n'est pas bien là ?" .
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On repart et c'est Patricia qui demande rapido une pause elle fait de la tachycardie. Flûte. Patiemment elle essaie d'autoréguler le problème ! Nous finissons par repartir, mais ça n'est plus la grande forme du couloir Lenoir ! Christan est toujours devant.  Je reste derrière. Nouvelle pause santé ! Je décide de passer devant pour tracer un peu . Christiian envisage d'appeler l'hélico, mais Patricia me semble bien motivée pour aller jusqu'en haut !
Je poursuis seul en les surveillants du coin de l'oeil, assez rapidement, je m'aperçois qu'ils sont repartis.
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Il y a beaucoup de neige à présent , le soleil fini par se lever sur l'arête superbe, j'opère une pause lunette et repars. La pente se redresse, j'essaie de choisir les meilleurs passages (en neige) malheureusement dans du mixte une maladresse laisse filer une pierre, heureusement mes successeurs ne sont pas dans l'axe du caillou et je continue.
Je vois que je suis à hauteur du col des Dômes, il ne doit pas rester grand chose ... une centaine de mètres grand maximum ! C'est raide, mais la neige est bonne, le souffle un peu court !  J'essaie de faire 20 pas sans pause, mais je ne parviens qu'à en faire entre 10 et 15 !  Je profite des derniers mètres, pente à 50°, en neige. J'arrive à la corniche que je défonce maladroitement. Ca passe ! Grande joie à la sortie de l'arête. Je pause mon sac et file vers le sommet Oriental  que j'atteints rapido avant de redescendre !
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J'attends Patricia et Christian à la sortie de l'arête. Ils sont heureux, ça se voit, et content que je les aie attendu ! Nous ferons route commune pour la suite.

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Après la pause, nous partons vers les Dômes.  Je suis devant, à chaque Dôme, je fais une pause  photo et film alors en attendant que Patricia et Christian arrive. La pêche est là bien agréable.
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Vue magnifique !
Dernier Dôme, nous nous encordons pour la descente sur Armancette (sans repasser par la Bérangère et les Conscrits ) Neige croûtée, dur d'avancer, mais on y arrive. Je pilote Christian de loin, connaissant bien l'itinéraire !
Christian et moi aurons droit à notre trou... sans panique, nous en sortons.  Après le glacier d'Armancette longue pause déshabillage avant une ramasse délicate dans la neige humide... et profonde ! beurk !Nous nous séparons une fois sous la pointe de Covagnet, signe de la fin des difficultés d'Orientation.

Enfin, la neige est terminée vers 2300 m je trouve quelques vagues cairns et une sente, que je finis par perdre. Je croise un troupeau de bouquetins mâles peu farouches, et voit au loin un sentier bien marqué. Je file dans sa direction. Il est raide et descend sur le lac d'Armancette où des milliers de têtard ont éclos, impressionnant !
On rejoint alors un bon gros sentier  puis une piste qui ramène à la Frasse puis les Contamines. Un coup de stop à la première seconde de stop me ramène au pied de la Gruvaz et je remonte à pied au parking

Une magnifique journée
Une magnifique rencontre
Une magnifique Course

Je crois que j'ai laissé mon âme sur l'arête Mettrier !



Photo
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Partie Rocheuse de l'arête Mettrier

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l'Aiguille de Bionnassay

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Vue du haut ( en face col et arête du Tricot)

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Lever de soleil

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Vue du haut ... C'est plus raide !

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Sortie

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Patricia avant la corniche

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Patricia et Christian sur les Dômes

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Les Dômes de Miage - traversée

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Devant la magistrale aiguilel de Bionnassay et le Mont Blanc

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L'Aiguille de Bionnassay

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Traversée des arêtes

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Descente sur le glacier d'Amancette

P1020459Au dessus du col de la Bérangère
Et pour finir : extraits du guide Vallot :
la Chaine du mont Blanc I Mont Blanc tré la tête
édition Arthaud
par le Groupe de Haute montagne L. DEvies - P. Henry - J. Lagarde
Janvier 1947

Mettrier 1Mettrier 2Mettrier 3Mettrier 4Mettrier 5
Version musicale de la vidéo :

23 heures pour la Dent du Géant !

Apoutsiak — alpinismeMassif du Mont Blanc4000Les 100 plus belles

 ou : ne jamais emmener un BE d'escalade en alpi !

 

Mon partenaire de cordée C2C, Sébastien avait eu un souci, il s'était casé la cheville en faisant de l'escalade la veille, je me retrouvais sans partenaire pour cette dernière sortie de cette semaine chamoniarde, nous avions enchainé le Tour Noir et le Chardonnet par l'arête Forbes avec Philippe en 3 jours, j'avais profité de ma journée de repos pour randonner du coté du Brévent et trouver un partenaire de cordée à l'OHM.

Sur un cahier, j'avais donc laissé mes coordonnées, et tout avait fonctionné, au téléphone je voyais qu'il avait plus d'experience que moi (une grosse experience même) ayant gravi nombres de voies coté D à TD dans le massif, il m'annonçait la venue d'un troisième homme qu'il connaissait. rendez vous etait pris dans la soirée pour préparer la course du lendemain : la Dent du Géant !

 

Je les retrouve au camping et nous discutons et préparons la course en buvant l'apéro, Gilles fait les présentations, le 3ème homme, est un homonyme : Guillaume lui aussi, pas toujours pratique pour les manoeuvres de corde, mais facile à retenir !

 

Le matos est prêt, nous prendrons la première benne à cham demain !

 

Le lendemain matin, je me lève à 5 h 30 pour être à l'heure, il faut faire bonne figure, la benne est à 6 h 30 Je retrouve mes compagnons et nous grimpons dans l'une des premières bennes, tout va bien ! Arrivée à l'aiguille du midi, vers 7 heures, nous nous rendons compte que la première benne pour l'Helbronner est à 8 h 30 ! Et m.... 1 h 30 à glandouiller devant un magnifique lever de soleil ! je mitraille à fond regarcant les cordées partir vers le Tacul ou l'arête Midi Plan.

 

 

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Profiter du temps à passer à l'aiguille pour mitrailler ...


8 h 30 Traversée du glacier du Géant en téléphérique, féérique et magnifique (sic)! Guillaume m'interroge, il se soucie de mes compétences en escalade et je lui réponds que ça devrait passer, au pire, je tirerais sur la corde ! Et oui, je ne suis pas un grand grimpeur !

Je sens que Guillaume a comme un doute  en ce qui concerne mes compétences, doute que je n'arrive pas à dissiper...

 

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Depuis l'Helbronner - repérage de la face Nord de la Tour Ronde


Enfin l'Helbronner, il est déjà 9 heures, nous filons vers le glacier, je mets mes crampons et Gilles peste, il a pris les crampons de sa femme, qui ne peuvent se regler sans tournevis, il retourne à la gare de téléphérique se faire dépanner...

10 heures, ça y est on marche, le départ est cool, ça descend, je descends d'un bon pas le glacier et Guillaume, tel une fusée me dépasse et me largue. "Puré j'ai pas la caisse !" J'en ai peut être trop fait depuis le début de la semaine ... Après la descente vient le plat et la remontée, je le rattrape, tel le capitaine Haddock il est parti un peu vite...

 

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Guillaume au départ - au milieu : Je me suis fait largué - A droite : la Dent du Géant avec le fin couloir de neige


Nous nous encordons et remontons le couloir neigeux sans trop de problème avant d'opérer une pause alimentaire au sommet de celui ci (bien avant la bien nommée salle à manger )

Motivé Guillaume décide de passer en tête il tient à inaugurer son tout récent Brevet d'escalade et à nous montrer son savoir faire ! Piètre grimpeur je le laisse faire, moi, j'adore grimper en second !


Et là, il faut savoir qu'à posteriori, j'ai pu apprecier le concept de dilatation de l'espace temps, car il devait être vers 11 heures à la pause et que nous avons du arriver vers 16 heures à la salle à manger soit 4 ou 5 heures pour gravir un truc qui en temps normal ne prend qu'une heure...

L'explication, il n'y en a pas vraiment, mis à part que notre BE d'escalade, désireux d'appliquer à la lettre son art, prenait un malin plaisir à pauser friends sangles et coinceurs partout , même dans des passages de II, réalisant des relais là où chacun grimpe en corde tendue. Et oui, on a grimpé en toute sécurité mais à quel prix ?

En plus des relais longs à réaliser et bien sûr longs à enlever (pour ceux qui l'ignorent les difficultés sur la Dent du Géant se situent dans la partie supérieure après la salle à manger et non là, nous avons un peu merdouillé l'itinéraire, chacun faisant confiance à l'autre pour emmener le topo, celui ci etait resté à Cham... !

Sur la fin, au lieu de prendre à droite par des rochers faciles nous avosn réussi à gravir des petites goulottes de glace pour rejoindre notre Nirvana, la salle à manger. 16 heures !

 

Montagne 5020Avant la salle à manger, on s'est un peu fourvoyé à gauche...

 

Que faire, Guillaume propose de redescendre dormir aux cosmiques pour faire le Mont blanc par les 3 Monts demain, je propose de poursuivre et de bivouaquer à l'arrache soit à la salle à manger soit à Torino au refuge, mais il ne faut pas trop rêver l'heure avancée ne laisse que peu d'espoir de trouver un toît pour la nuit si on passe par le sommet ! Ma solution l'emporte nous irons au sommet. Il y al à plein de cordées à la descente et je quête pour avoir de la nourriture (et oui, je suis parti ligth : 3 barres et 1 litre d'eau pour la journée... nous avions prévu de la faire à la journée cette Dent !) je récupère un saucisson un vilain bout de pain et 4 gateaux secs concassés qui ont sans doute plusieurs 4000 à leur actif !. Nous chaussons les chaussons et c'est parti pour l'escalade, la vraie, sur le bon vieux granit de chamonix.


En fait  quand je dis c'est parti, nous avons encore attendu une bonen heure et demie car à 16 heures lorsque vous montez pour la Dent du Géant vous croisez les cordées qui en descendent ! Bref,  après avoir vu des dizaines de personne descendre en rappel, un Italien se gauffer en pendule dans ce même rappel en enportant un bloc de 200 kg dans le vide (c'est dommage, ce bloc etait bien utile pour l'accès à la voie en remontant délicatement il y serait sans doute encore rester...) Bref nous partons entre deux cordées. Guillaume est toujours devant, et c'est long. Il équipe école : 1 poitn tout les 2 mètres, il ne va pas prendre de gros vol aujourd'hui. Je réussi à convaincre Gilles de passer devant, pour avancer ! Tout de suite, ça va mieux, et nous arrivons au pied des dalles Burgener, magnifique !

L'escalade est superbe, et je m'évertue à ne pas toucher la corde (dans le Vallot, pour la difficulté ils mettent : cotation D sans la Corde, AD en l'utilisant !) Derrière moi, Guillaume monte en tirant sur la corde et soufflant comme un boeuf (il fait préciser que sur la Dent du Géant, les Italiens ont installés une grosse corde qui permet à l'alpiniste qui le désire ou un peu "taquet" de se tirer dessus, révélant un éthique assez peu moderne de la montagne) , tandis que, une fois n'est pas coutûme, je virvolte sur le granit Chamoniard (enfin, je virvolte dans mon souvenir, je ne m'étais sans doute pas départi de ma technique : " t'es grand et t'as des grands bras, profites en !"

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Les Dales - plaques Brugener, Gilles passe devant

 

 

 

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Miam miam le bon granit bien solide

 

 

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Apoutsiak au relais - à droite, le Mont Blanc


Au relais nous dicutons, et je me rends compte que son experience Haute montagne se limite au Mont Blanc, par les 3 Monts ! Il  me fait par de ses craintes d'un orage, me montrant les gentils cumulus qui bourgeonnent au loin. Tout s'eclair dans mon esprit, la technique de grimpe, les relais, les protections rapprochées, le départ à fond le matin. Nous poursuivons, Guillaume nous enjoint à utiliser la corde pour aller plus vite , ce que nous évitons de faire, afin de conserver la pureté de l'escalade. Les injonctions se font plus vives, proportionnelle à ses craintes d'un hypothétique orage dont les prémices ne m'ont en aucun cas paru imminent,  je finis par m'executer à quelques mètres du premier sommet. De là quelques mètres nous séparent du second, mes deux partenaires ne veulent pas aller jusque là, dommage, d'autant plus que de toute façon on est dans les choux  point de vue timing, on n'est plus à 10 minutes prêt, il faudra bivouaquer, mais devant l'écrasante majorité, je m'incline ! Nous ne verrons  pas la vierge (ou de loin !) !

 

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Au sommet, devant la Vierge, à droite, ve plongeante sur les arêtes de Rochefort

 

18 h Pour le retour il faut préciser un détail, Gilles s'est trompé, il n'a pris qu'une corde de 30 mètres ! Et pour des rappels, c'est long, très long ! Bref , à la descente comme à la montée, il faut faire des relais partout ! heureusement, la voie en est équipée ! Mais c'est long.

 

A 21 heures, nous sommes à la salle à manger, nous sommes bien seuls depuis longtemps sur la montagne et nous n'avons qu'une frontale pour 3, avec des piles toute relatives

Je propose à mes deux accolyes de dormir là, comme nous en avions convenu, mais nouveau changement de programme , ils veulent redescendre. C'est dommage, il y avait pleins de petis emplacements bien plats. Nous décidons donc de rejoindre Torino à LA frontale.

 

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Ca se couche

 

Montagne 5043Mont Blanc au coucher du soleil


La descente ne se passe pas trop mal, mais à mi chemin, ils décident de s'arrêter au milieu de la paroie. Je leur propose de passer devant avec LA frontale mais rien n'y fait, nous bivouaqueront ! Nous nous abritons sous deux gros rochers, gardants nos casques et nos baudards nous nous assurons et nous installons pour une nuit bien inconfortable. J'aurais pourtant bien continué. 


Il faut ici préciser que qui dit course à la journée, dit bien entendu pas de tente ni duvet, pas de karimat non plu, confort minimal et nuit frisquette assurée.

Et qui dit course à la journée par beau temps dit : une carline, une polaire  et un blouson -> nuit TRES frisquette assurée !

Seul Gilles a une couverture de survie et un sommeil inégalable, il passera une nuit preque correcte, berçant de ses ronflements nos insomnies nocturnes

Au milieu de la nuit dans les vapeurs d'étoiles Guillaume se met à hurler, il a vu un spectre, c'est Gilles qui se levait pour pisser, bonjour le spectre, moi qui était au milieu de ma tranche de sommeil de 20 minutes, c'est râpé !Je dors donc par accout, c'est classique quand on a froid, 20 minutes de somnolence, 20 minutes de réveil. Trouver une position pas trop pire entre deux rochers pointsus, un dans le dos, un sous la cuisse... Petite nuit, froide, sans lune.

 

Vers 2 heures 20, la lune s'est levée et je sens que mes associés sont murs pour repartir, nous siommes tous pétrifiés de froid ! Je leur repropose donc de passer devant avec la frontale pour rejoindre Torino, et le froid a fait son effet, tout le monde pense que c'est la meilleur solution. Nous repartons donc au milieu de la nuit. Je retrouve le haut du couloir sans trop de difficulté (au pris d'un seul petit rappel). Nous décidons d'opérer un grand rappel pour descendre le couloir. Guillaume part le premier et ne nous attend pas quand il est au pied. Je passe le second et Gilles me rejoint. Nous remontons ensemble (juste avec Gilles) vers l'Hellbronner. Nous dépassons Guillaume qui ne souhaite pas qu'on l'attende.  Voilà enfin l'Helbronner, il est 5 heures 30, le jour point. Mais là, c'est le drâme, toute les issues sont cloisonnées, ça n'est pas comme à l'aiguille du Midi, on ne peut pas pénétrer dans la gare de téléphérique et le vent balaye la terrasse...  Nous trouvons une petite cahute où est logée la fraise l'hiver, nous commençons à nous serrer à deux dedans avec Gilles puis nous évacuons la fraise qui prend trop de place (et qui bouge ?) pour dormir du sommeil du juste en attendant l'ouverture des installations. Vers 7 heures 30, la station commence à s'animer et les portes s'ouvrent, Guillaume a préféré glandouiller sur la terrase et au froid plutôt que dormir, nous prenons une collation chaude au bar de la station avant de repndre l'Hellbronner puis le téléphérique de l'aiguille du Midi pour rentrer !

 

Montagne 5044Apoutsiak pas trop frais à 5 h du mat...

 

23 heures pour la Dent du Géant , qui dit mieux ?

 

 

Montagne 5046

Montagne 5050

 

La Dent nous nargue, et Guillaume a l'air plus à l'aise dans le téléphérique que sur la Dent !

 

 

Ascension réalisée en Août 2004 !

Alpinisme : Traversée Midi-Plan descente sur le Requin

Apoutsiak — alpinismeMassif du Mont BlancLes 100 plus bellesjeff

Une magnifique course d'arête ! Après deux buts, un avec Thib au Rognon du Plan et un  autre avec pas mal de monde (Anne, Jean-Marc, Matthieu et Steph) nous avons remis le couvert !

 

Vidéo en bas de l'article

 

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Topo

 

Depuis l'aiguille du Midi (3842 m), suivre l'arête qui part Nord Est et rejoindre le col du Plan : 3475 m Contourner le point 3532 versant Ouest (Chamonix) puis par l'arête et rejoindre un deuxième col sans nom sur la carte IGN De là, toujours versant Chamonix remonter un couloir qui amène au Rognon du Plan. Contourner un bastion par l'Est  rejoindre l'arête et tirer un rappel (équipé - 20 m environ) désescalader en traversée pour trouver un second rappel (60 m) possibilité de faire des rappels intermédiaires.

Traverser le col supérieur du plan 3573 m et remonter en direction de l'aiguille du Plan. Attaquer versant Sud escalade en III sup pour rejoindre le sommet (3673 m).

 

Descente sur le refuge du requin.

Un rappel de 60 m permet de rejoindre la base de l'aiguille du Plan (relai sous le sommet)

Descendre le glacier de l'envers du Plan  au mieux : gros louvoyage entre les crevasses ! passer sous le point 2865 m  et rejoindre le du requin : 2516 m

 

Carto fichier GPS

 

à venir


Récit

 

 

Le programme


Encore une bonne grosse journée ! lever à 4 heures de la maison ,je retrouve Jeff Catherine et Céline à 7 h 1/2 à Cham. Queue pour les billets pour le téléphérique, nous ratons la première benne, nous aurons la seconde. Et zoop nous voilà sommet de l'aiguille du Midi. L'obectif du Week-end : une goulotte dans le triangle du Tacul et la traversée Midi Plan. Il a pas mal neigé.


Jeff décide pour nous et nous partons pour Midi Plan en aller retour, les Cosmiques nous attendent nous avons réservé en demi pension, quel luxe !

 

Tout va bien Madame la marquise, il fait grand beau, c'est magnifique !


Et c'est parti, il y a du monde, nous descendons l'arête Nord de l'aiguille, je suis encordé avec Catherine et j'enprofite fimer Jeff et Céline un peu derrière. Une cordée de 3 est loin devant nous, l'arête est magnifique, c'est un régal. Au col du Plan tout va bien, nous basculons au frais, versant Chamonix, à l'Ombre. La traversée puis la remontée du couloir sous le Rognon du Plan se passent bien. Au loin, la cordée de 3 est déjà au sommet du Rognon, Céline est aux anges, pour une première course... ( en fait, nous sommes tous aux anges) Au Rognon, nous rejoignons le sommet du bastion Rocheux qui donne accès au col Supérieur du Plan. Premier rappel, puis traversée en escalade mixte et facile.Jeff équipe et je ferme la marche en désescalade. Nous rejoignons le deuxième rappel, il fait chaud et des chutes de morceaux de petites  corniches nous menacent gentiment...

 

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La chaleur arrive et le programme change


Deuxième rappel, nous voilà sur la neige, bien soupe. Deux théories s'affrrontent, Jeff, veux longer la base du bastion, raide (et chargée) tandis que je propose de descendre sur le "replat" et de remonter tranquillement la pente (plus long, mais plus sécurit à mon sens) Jeff part avec 60 m de Corde, ça semble passer, il déclenche quelques petites coulées et rejoint le col supérieur du Plan. Nous le suivons bien espacés les uns des autres. Ne reste que la pente de neige sous le bastion final.


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Voilà l'escalade, le départ est assez évident. Un passage sur gratons en crampons au milieu puis c'est tout en finesse que je grimpe les derniers mètres (en fin pas tout à fait en finesse, mais presque !) Voilà le sommet. Photos avec Catherine. Jeff réclame le départ pour la descente, et oui, les pauses, c'est toujours trop long. Céline montre quelques signes de fatigue, c'est sûr que pour une première course... Et en plus, c'est pas fini. Nous nous rejoignons au pied du rappel, et là, 4 solutions s'offrent à nous :

 

1°) : Revenir sur nos pas sachant qu'il y a le bastion du Rognon du Plan avec son IV sup gavé de neige à franchir et que c'est long !

2°) : Descendre  un peu et gravir le Rognon du Plan par une pente de neige raide (bien trop fondue à mon gout ...)

3°) : Descendre sous l'éperon du Rognon du Plan (jusquà 3100 m environ) et remonter vers l'aiguille du Midi et les Cosmiques. Crevassé et un peu long surtout qu'on brasse comme des mabouls dans cette neige  temps estimé pour atteindre le refuge 3-4 heures ( c'est ma solution, mais elle n'est pas validée par tous)

4°) : descendre au refuge du requin (plus rapide !)

 

"Jeff, il est ouvert le refuge du requin ?"

"Oui - oui !"

"Ah bon !"...

  La natation synchronisée, ou presque !


On brasse tellement que la solution 4 s'impose, d'autant que le refuge est ouvert ! La cordée de 3 qui nous précedaient n'a pas fait le sommet ils sont descendus directement sur le refuge du Requin depuis le col supérieur du Plan. Brass - Brass Brass ... nos deux cordées ont les pieds trempés ! Brass brass brass zwiiiiip (glissade).  Bref, c'est tracé, mais on brasse à gogo. Tout le monde galère et la joie des premières heures a laissé place à l'envie de manger un bon boeuf bourguignon mitonné par le gardien...

 

Le refuge presque parfait !


Nous approchons du refuge, il n'y a pas l'air d'avoir une grosse animation. Une fois sur la terrasse, c'est sûr, il n'y a pas de gardien. Le soleil a la bonne idée de se coucher 3 minutes après notre arrivée, pour le séchage des affaires, on repassera !  Je pénètre dans l'antre, c'est ouvert, il y a au moins un local d'hiver. Je monte à l'étage, un dortoir vaste et bien ordonné, et une cuisine avec des feux , des gamelles et des spaghettis chouette on va pouvoir faire un festin ! Je cours annoncer la bonne nouvelle aux autres !

 

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Catherine  est un peu fatiguée et Céline est toute blanche. Nous nous installons dans le dortoir et mettons nos affaires à sécher, le plus impressionnant : les chaussures de Jeff retournée qui crée un fleuve d'eau dans le bâtiment !

 

Je retourne dans la cuisine pour faire fondre de la neige et ô surprise, il y a bien des feux du matos mais il manque ... la bouteille de gaz. Et là, c'est le drame. Pas de gaz = pas d'eau à boire, et pas de nourriture, je suis parti avec juste 10 barres pour 2 jours. Nos recherches dans et autour du refuge resteront vaines ! Il n'y aura pas de gaz pour ce soir !

 

Une longue soirée s'annonce... Céline fatiguée, s'est couchée, elle est malade; Catherine l'a imitée (mais pas malade !) Je tente de soutirer à Jeff quelques victuailles (il a du jambon du pain et du gouda) et je décide de me nourrir d'un aliment original : le spaghetti pas cuit ! quand je dis pas cuit en fait, je devrai préciser pas cuit du tout, cru ! Ca craque sous la dent puis il faut mâcher longuement avant de pouvoir avaler ( sinon il y a un fort risque de perforation stomacal !) La chambrée profite longuement de mon repas ( ah oui, les spaghettis c'est bien, mais c'est long à mâcher ! ( l'avantage c'est que ça occupe) Je décide de préparer de l'eau pour la nuit et le lendemain, je remplis toutes les casseroles de neige (ensuite, il suffit d'attendre que ça fonde).

 

Bref, après avoir bien quémandé j'arrive à obtenir de Khomeiny  dans sa grande largesse, une demie tranche de gouda rance ! béni sois tu ô toi notre lumière quasi divine !  

 

Ou un vovo croise un hélico !


Céline, malade file vomir aux toilettes, qu'elle n'atteindra pas, et laisse le précieux contenu de son estomac se déverser en chemin, à 2 mètres de son objectif ! Elle revient barbouillée de vovo, pas facile de se nettoyer sans eau !  Je compatis à son malheur et lui propose quelques délicieux spaghettis qu'elle refuse ! étonnant non ?

 

La nuit se profile, j'utilise des techniques d'endormissement américaines : le MP3 vissé sur les oreilles et quand je sens que je m'endors, hop j'éteints tout et je m'endors. Bref, mon esprit vaquait dans les paysages traversés dans la journée quand j'entends un vrombissement sur la musique de Cure. Mon sang ne fait qu'un tour, un hélico est en train d'atterrir à proximité du refuge. Le gardien ? ... Je saute du lit et file dehors et là, vision d'apocalypse : Céline est en train de vomir à genou, prostrée sur le grillage de la terrasse du refuge et en face d'aile l'hélico pausé, les turbines hurlantes. Moment étonnant ! Deux gars du PGHM  en sorte et viennent nous demander si nous avons vu un ou deux espagnols en provenance de l'éperon Tournier. Tandis que Céline fini de recracher les morceaux je leur annonce que nous sommes seuls au refuge et que nous n'avons croisé qu'une cordée de 3 sur Midi Plan. Ils repartent vers l'hélico, qui repart aussi sec vers la vallée,nous nous retrovons seul. Jeff nous a rejoint en pagne ! La scène est étonnante. Céline ravale les derniers morceaux de son ex dernier repas (bon appétit si vous êtes à table) et Jeff lance un "Ca va mieux ?" du plus bel effet ( il sait parler aux femmes Jeff !) .

 

Bref, endormissement deux le retour, Méthode américaine, MP3 Dodo.

 

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Natation synchronisée 2 La vengeance !


Et le lendemain matin, réveil 5 heures. Ca n'est pas la motivation des grands jours. Chacun émerge, grignote une barre, deux pour ceux qui en ont les moyens. But du jeux du jour : Remonter au col du Midi faire une goulotte et rejoindre l'aiguille du Midi avant la dernière benne. Le temps est gris. Nous rechaussons nos chaussures humides après ce petit déjeuner frugal et en route pour l'aventure ! Les pieds sont frais ! C'est parti vers 6 heures 10. décollage. Aucun regèle nocturne, on brasse, ça commence bien. Jeff et Céline font une pause "eau" au passage d'une cascade, nous passons devant. Je trace. Je surveille les vilains séracs qui surplombent la trace. Tout à coup, gros bruit, un rocher est parti, je lève les  yeux pour voir où il va tomber. Sur Catherine ! J'avance en avalant la corde, elle court vers moi, Je vois que ça va passer, mais 30 secondes plus tôt nous étions pîle dessous ! (enfin Catherine, il vaut mieux l'avoir en photo qu'encordée, c'est un peu miss poisse : une crevasse, c'est pour elle, une chute de pierre, c'est pour elle ! une rimaye a percer, c'est pour elle !)


Bref, remis de nos émotions, nous repartons. Je brasse un coup le pied tient en surface, un autre il s'enfonce, parfois profondément. Je n'ai, comme souvent le matin pas la caisse, alors qu'en Jeff me propose de passer devant, je laisse mon orgueil de coté et lui laisse faire cette tache ingrate ! Derrière, c'est beaucoup plus reposant ! Scounch scrounch font les crampons dans la neige à peine durcie par le mauvais regèl. Un coup je m'enfonce, un coup je reste en surface. Je regrette de ne pas avoir les skis ! Moi qui aime les départs matinaux tranquille où l'on peut dormir dans la trace, je suis servi. Je chantonne quelques airs d'opéra.  Plus on monte, plus ca a regelé et plus on marche facilement, tant mieux. Catherine réclame une pause, elle sait y faire avec Jeff, elle menace de tomber dans les pommes  en cas de "non pause "! . Et l'autre s'execute, sans sourciller. L'avantage, c'est que s'il y pause pour Catherine, il y a pause pour moi, et je pique un petit sieston un peu frais (la neige, ça refroidi son homme !)

 

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Nous passons au bout de vallée blanche et par un mouvement enveloppant, revenons vers l'aiguille du Midi. Dernière pause, il est midi, nous mangeons nos dernières barres, il en restait. Il est trop tard pour aller tenter une goulotte nosu décidons de rentrer direct  Nous remontons au col du Midi ou un groupe fait des exercices de mouflages au bord d'énormes crevasses. Voilà l'arête, Catherine veut faire une dernirère pause, nous nous réencordons court et voici l'arête finale, je suis canardé par les flashs (un classique à l'aiguille du midi) et voilà la grotte de glace il est 13 h 10. Quelques minutes plus tard, Céline et Jeff arrivent. 

nous filons vers la benne où il y a une énorme queue. Ca bouchonne et je vais passer mon après midi dans les bouchons : presque 2 heures la voiture à l'arrêt sur l'autoroute en Suisse du fait d'un accident, et la sortie se fera en remontant l'autoroute à contresens.... Bouchon bouchon... Enfin bref, je suis bien rentré (un peu lentement) après ces deux belles journées de montagne !

 

 

Photo

 

L'album photo complet est ici  - diaporama Midi Plan

 

 

P1040822Départ de l'aiguille du Midi - au loin l'aiguille du Plan


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Devant le Dôme du Gouter


P1040832L'arête


P1040838Après la descente, ça remonte !


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Devant le Rognon du Plan et son couloir d'accès


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Cordée sur le Rognon du Plan


P1040853col du Plan



P1040855col du Plan


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vers le col du Plan



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Dans le couloir obscure du Rognon du Plan



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sortie du couloir


P1040871au pied des rappels du Rognon


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Le Rognon du Plan



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Vue du sommet : au loin l'aiguille du Midi et le Mont blanc


P1040890avec Catherine au sommet

P1040891Magnifique arête


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Coucher de soleil sur la Tour Ronde depuis le refuge


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L'aiguille Verte un peu bouchée au lever du soleil


P1040917Céline, dernière pause avant l'aiguille du Midi

P1040925Sortie à l'aiguille du Midi

 

Vidéo

 

 


Ski de rando : Aiguilles Crochues - col du Dard 2834 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeMassif du Mont Blancbut

Ou l'histoire du gars qui pensait que le téléphérique de la Flégère etait encore ouver le 9 Mai !

 

Attention, cet itinéraire est hyper avalancheux et un peu engagé surtout en début de saison et par mauvaises conditions (consulter le BRA et étudier attentivement l'itinéraire !)

 

Plus que du ski de rando, c'est plsu une aventure en montagne : beaucoup de portage, peu de descente, beaucoup de pousse bâtons, de montagne à chamois et un peu de galère...

 

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Topo


Soit partir de la Flégère et de l'Index et rejoindre le refuge du lac Blanc

Soit, si le téléphérique est fermé, partir de Tré le Champ 1417 m

 

De Tré le Champ Prendre le sentier d'été our du Mont Blanc et passer sous l'aiguillette d'Argentière (enneigé, passage délicat pour sortir du couloir neigeux.

S'en suit une série d'échelles avant un nouvaeu grand névé. En haut du névé, retrouver des échelles enneigées (merdique) et rejoindre la Tête aux Vent Passer au dessus des lacs des Chézerys et rejoindre le refuge du lac Blanc (attention, l'hiver, il y a juste un local de secour avec table chaise et téléphone secours mais rien pour dormir)

 Contourner le lac Blanc par la droite (rive gauche) (avalanches...)  et remonter le vallon en direction du col du Belvédère.

 

Tourner direction Ouest en direction du col des Dards ou pousser vers l'aiguille Crochue 2834 m.

 

Descente :

Redescendre jusqu'au point 2498 m et prendre à flanc afin de contourner les lacs des Chézerys par le Nord (avalancheux !)  Rejoindre le cairn 2053 m au lieu dit les Deviets et prendre la combe à flanc qui passe par les points 2053 m et 1945 m sortir en visant le sentier du Tour du Mont Blanc vers 1800 1900 m (la fin peut être délicate. Redescendre par le sentier (avalancheux ) vers le col des Montets (1430 m) et Tré le Champ 1417 m

 

Carto - fichier GPS au format GPX

 

 

Aiguilles-Crochues.jpg

 

Fichier GPS au format GPX Aiguilles Crochues


Attention, ce topo GPS ne passe qu'à une certaine époque de l'année , dans des conditions de neige et d'avalanche optimale !

 

Dénivelé : 1560 m     7 h 45


Récit

 

Premier jour de vacances, météo de mouise depuis une semaine, je décide d'aller me chauffer du côté de l'Aiguille du Dard, depuis la Flégère et l'Index, ça ne devrait pas me prendre trop de temps...

 

Bref, je pars tranquille de la maison et j'arrive vers 10 heures au pied du téléphérique qui est, ô surprise, fermé !

Je vois dans une autre voiture un gars qui observe mon désarroi... Que faier, je consulte la carte et rapidement, l'idée se fait, je garde l'onbjectif, en partant du bas. Je remonte vers le col des Montets et me gare à Tré le Champ. Je fais mon sac et je pars vers 11 heures. Le temps est gris menaçant, pas agréable du tout, mais, un avantage, pas trop chaud !!!

Je remonte le sentier ski sur le sac et GPS en bandoulière, faisant le point panneau après panneau. Assez vite un peu de neige inskiable rend le sentier un peu délicat, mais sans plus. J'arrive dans le brouilalrd à l'aiguillette d'Argentière. Derrière celle ci, ça se corse, un petit couloir, une échelle à moitié sous la neige et un bout de névé mou qui parraît peu solide. Mes grandes jambes ( et oui, le petit alpiniste a des grandes jambes, ça vous en bouche un coin !) font fit de la difficulté, je passe mais je n'étais pas fier avant la difficulté. Je remonte les passages suivant déneigés donc facile jusqu'à un grand névé e un nouvau passage peu sympatique. Le soleil perce par moment le ciel gris.  Je chausse enfin les skis vers 2100 m. Il fait presque beau avant un nouveau retour des nuages. Je contourne par la droite l'accès au refug qui me parrait craignos.  Petite descente, et me voilà au refuge, temps gris, je décide de faire une pause et de voir si, si necessaire je peux y dormir. Déception, sur la porte, c'est précisé que ça n'est qu'un abrit de secours, et dedans, il n'y a que des tables, des chaises et une radio PGHM ! Pas de couverture donc pas de nuit ici !

Je grignote et repars, le contournement du lac, enneigé est un joli passage impresionnant. Puis c'est un long vallon tranquille. Je trace dans 30 à 50 cm de poudreuse un peu lourde, en pensant au wildhorn que nous avions tenté avec Steh et Jean-Michel l'année dernirèe, les 60 cm de poudreuse avaient eu raison de notre volonté d'atteindre le refuge ! Là, je suis seul, mais ça se trace. Le soleil n'est pas loin mais il fait gris. Je fais quelques points GPS. Je louvoie dans des pentes évitant les passages raides. J'arrive sous le sommet... alors, sommet ou aps sommet, la visibilité est réduite, mais je sens que les pentes d'accès à l'aiguille du Dard sont plus raides que celles du col. Allons y pour le col. Et hop m'y voici. De là, tentation, aller au sommet par l'arête. Je commence l'ascension mais une petite voix me dit  de renoncer (je sais, c'est moins classe ) ! ( ch'ui comme Jeanne d'Arc, j'entends des voix, mais elle ne m'annoncent pas d'aller voir Charles VII, juste de rebrousser chemin car le passage semble être verglacé et je suis seul, sans crampons et dans une météo de mouise) Je redescends donc  de ma tentative et me prépare dans el froid pour la descente. Jour Blanc. Désagréable pour enchainer les virages. Je prends poru repère ma trace et la suit plus ou moins, la gardant en visuel. Je décide d'éviter de descendre au refuge et ainsi d'éviter la remontée au dessus de celui ci. Donc, à flanc, pousse bâton. Je sors du brouillard pour une séance temps gris. Je fais une pause au dessus des lacs des Chézerys, je donne à Sandrine ma position et Matthieu m'annonce qu'il renonce pour le Grand Paradis. Avant même qu'il raccroche, une énorme bruit de tonnerre  vient de la Verte, je me demande comment il a fait pour ne pas l'entendre ! De toute façon, comme le dit si bien le capitaine Haddock, il est très dangereux de téléphoner pendant un orage !


Bref, petit coup de stress, le refuge n'est pas loin ( tout est relatif : 20 à 30 minutes tout de même) il faut speeder, je décide de descendre sans y passer. La neige, puis le grésil s'y mettent. Seuls 5 coups de tonnerre vont m'inquiéter. Je continue à flanc au dessus des lacs, mais je finis par me fourvoyer, déchaussage, passage à chamois, rechaussage. Je vise le cairn, sur la carte etle GPS, trop facile. Pour la suite, l'objectif est classique : skier le plus bas possible, une belle come part à flanc en dessous du sentier, je décide de la tenter, on verra bien pour rejoindre le sentier. Ca passe... Je gagne en distance. Malheureusement à quelques encablures du sentier il faut déchausser. Et là, c'est dales mouillées, névés détrempés où l'on s'enfonce et petis épineux accrochés à la montagne...

Bref, terrain d'aventure mais pas escalade : rando. Skis sur le sac, je travers allant d'une dale à un névé raide (mais pas trop, je les évite les passages trop raide) puis je traverse les épineux en m'accrochant aux grosses branches. Voilà une vieille trace, je la rejoins, ensuite c'est un peu plus facile. Il suffit de descendre en suivant le sentier et les nombreuses coulées d'avalanche qui le traversent. Il pleut à torrent. Ma nouvelle Goretex est parfaite mais l'ambiance n'est pas au bronzage  et à la farniente. Je bifurque avant le col des Montets en direction de Tré les Champs. Voilà enfin ma voiture. Il tombe des cordes, je pénètre dans l'habitacle en évitnat de tout tremper, ambiance humide et buée garantie. Je descends au gîte sécher homme et materiel avant la tentative sur le Grand Paradis


Belle journée aventureuse dans une météo disgracieuse.

 

Photos

 

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L'Aiguillette d'Argentière


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C'est pas le GRAND beau !


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Le refuge du lac Blanc


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Vue sur le refuge et un rayon de soleil...


Vidéo : Tour Ronde - Couloir Gervasutti

 

Semaine chamoniarde :


Rosablanche par Siviez


Tentative sur la Verte

Goulotte Mitsunori Shigi

Nuit à la fourche


Tour Ronde, couloir Gervasutti

Vallée Blanche


Traversée des Aiguilles Crochues


Aiguille Verte couloir Couturier - descente par le Whymper


Les vidéos sont inclues dans les articles


 

Alpinisme : Aiguille Verte 4122 m - couloir Couturier

Apoutsiak — alpinismeAiguille VerteLes 100 plus bellesMassif du Mont Blanc

 

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LA Montagne !

 

S'il y a une monatgne à gravir dans la vie, c'est celle ci !!!

  4122 m

1000 m D IV

 

 


 

 

 

 

Vidéo en bas de l'article !


Topo :


De la gare de téléphérique des Grands Montets, descendre la piste qui part au Nord sur 50 m, longer les faces Nord en passant sous le couloir Chevallier, la Tête Carré, le couloir Cordier ( ne pas trainer, séracs) et rejoindre en remettant les peaux la rimaye du coulor Couturier.

 

Skis sur le sac, remonter le couloir et sortir sur la calotte à droite avant de rejoindre le sommet.

 

Descente : Rejoindre le col de l'aiguille Verte entre le sommet et l'Aiguille de la Grande Rocheuse

De là, enchainer les rappels (en rive gauche) Je crois que le topo annonce 19 rappels, il me semble qu'on en a tiré beauxoup moins !  Corde de 2 X 60 souhaitable. Tirer en permanence plus à gauche pour se retrouver au sommet des goulottes. Le passage de Rimaye est specataculaire. Remettre les skis (les meilleurs skieront le couloir Whymper) et descendre le refuge du Couvercle en restant à proximité des Contreforts du Moine (crevasses)

 

Carto Fichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX Aiguille verte couloir Couturier Whymper

 

1110 m de déniv +


Récit :

 

Après un but en début de semaine, nous revoici avec pour objectif, l'aiguille Verte...

6 h du mat, je suis déjà réveillé ( et oui, une semaine de montagne et on se lève de bonne heure naturellement !) Nous nous préparons tranquillement, avant de partir à Argentière et passer à la boulangerie pour déjeuner. Parking des grands Montets, il y a déjà du monde, mais nous sommes efficaces et dans les premiers de la queue pour les billets. Malheureusement pour nous, des alpinistes ont déjà leur billet et shunte cette queue...  Enfin la caissière mal lunée ouvre son estanco, nous prenons les billets et ô malheur, il y a déjà plein de monde dans la queue pour la première benne. Mon sang ne fait qu'un tour, il faut sauver la course, et je m'inserre dans la file  en une position qui me garantie, je pense la première benne... ( Bref, pas en bout de queue... J'ai honte, mais les autres, ils partaient pour Chamonix-Zermatt alors la première ou la deuxième benne, ça ne leur changeait pas grand chose !)

 

Quant tout à coup nous retrouvons Catherine qui part faire le passage d'Argentière et le Col du Tour Noir puis les champions du monde de But : Steph et Matthieu. Nous papotons, et Matthieu conclue : "Les 200 derniers mètres m'ont paru très longs !"  Ils partent chercher leur billet avec pour objectif le col du Passon.

 

Une Benne - Lognan

Une Benne - les grands Montets. 9 h 00

 

Descente des escaliers mise en place des skis, et c'est parti. Passage sous les séracs du Cordier... rapido... Une cordée se dirige déjà vers la Verte. Nous mettons les peaux, en regardant derrière combien ont eu la même idée

Une cordée me rejoint. Jeff part devant, à fond, et je prends un petit rythme, il fait déjà chaud et je n'ai qu'une carline et ma polaire sur le dos. Je sens que Jeff veut se retrouver devant dans la voie...

Voilà la rimaye, il faut chausser les crampons. Je bois, je grignotte une barre, et hop en position montagne. Je parle à un Français en Anglais ( par habitude, il y a tellement d'étrangers dans ce massif ... Note : cette phrase n'est pas à prendre au premier degré !, je pensais que c'etait un italien et je ne parle pas l'Italien. ) Nous remontons à la rimaye. qui est quand même bien ouverte et en neige friable. Une cordée passe, puis Jeff se lance, un bloc de neige bascule dans la rimaye, mais Jeff s'élève, c'est mon tour. J'ancre les piolets le plus loin possible, puis m'élève, ça passe. Et c'est parti pour 1000 m à 50 °... Le soleil est bien là, des spins drift dévalent la face. La Verte vie. Un peu trop... quelques glaçons dévallent les pentes.  Ils filent à vive allure et sifflent aux oreilles. Je monte régulièrement, la forme est là, tant mieux. Un alpiniste en solo nous dépasse. Nous arrivons à un passage en glace. Des morceaux de glacent continuent de dévaler la pente, ça siffle, je me demande quelle est là probabilité de s'en prendre un. Sans avoir le temps de terminer le calcule, je m'en prends une dans le casque ! puis plus tard dans le bras. Jeff repars pour cette portion de 60 m en glace grise. J'ai pour mission de ne pas perdre de broches ! Ca passe tout seul. Un gos bloc rocheux stresse l'ensemble des cordées dans sa chute, 2 italiens en contrebas ont dû avaoir une belle frousse. J'aspire de mes voeux le moment où on ne sera plus sur l'autoroute des objets volants de la Verte, protégés par les rochers et rive droite. Jeff fait un relai, les Italiens nous rejoignent, et je tape un brin de causette. Les cordées sont maitenant bien espacées (on s'est fait dépassé au relais !), et il est plus agréable de grimper.  Courte traversee sous la glace et j'exige une pause. Je me fais engueler par l'Ayatollah, je mets trop de temps à macher mes barres de céréales !  Nous repartons. C'est un peu monotone mais j'essaie de profiter de chaque instant, je suis dans ce mythique couloir.  Jeff ralentit, et je me demande si ça baisse de régime est dûe à une méforme ou à une adaptation de son rythme à mon rythme.  Question sans réponse ! Nous partons sur la droite rejoindre la calotte, la vue change et la pente diminue ( on peut se tenir debout).  Et Jeff fait une nouvelle pause ! alors que le sommet est en vue, quelle générosité !

Plus que 50 m, et ça passe, enfin le sommet. Toujours aussi beau avec une des plus belle vue des Alpes !!!

 

Nous retrouvons d'autres cordées avant d'attaquer la descente. d'abord la petite arête de neige qui permet de rejoindre le col  puis la queue pour les rappels, au soleil ! C'est notre tour, les nuages montent, et assez rapidement nous nous retrouvons dans le brouillard. Jeff part devant, et je le rejoins à chaque rappel où Khomeiny me met la pression pour aller le plus vite possible. Vache dessus, vérification des pitons, sangles, mousquetonnage la corde ad oc à tirer.... En 2 h 30 nous sommes au pied, passage de la rimaye en rappel assez impressionant (je me prends une douche de neige). Puis nous chaussons les skis pour rejoindre le refuge du Couvercle, l'occasion de dépasser 3 cordées (2 à pieds et une en skis courts) qui galère dans la neige profonde !Voilà le refuge du Couvercle, il est 19 h 30. Jeff me rejoint. Nous entrons dans cet abri surchauffé (il fait au moins 40°C) et surbooké : nous serons une 30aine pour 22 places ! Le refuge est bondé, il y a du matos partout, des sacs, du matos pendu, des affaires mises à sechés, des casseroles bouent sur le poële.


Nous nous déshabillons et prenons notre repas du soir avec les deux jeunes de la Grande Rocheuse. Puis directions le dortoir où la température doit osciller entre 35 et 40 °C ! Je m'immisce entre deux personnes (ce qui etait prévu) l'une d'entre elle me fait bien comprendre son mécontentement ! Mes deux épaules touchent chacune d'entre elles, que puis je faire de mieux ?. Et là, je prends la décision de la soirée : Stilnox ND + boule quies et vive la nuit sereine. Rendez vous le le lendemain à 7 h !!! ( bon, ça n'es que la deuxième fois que je prenais du Stilnox, je ne le conseille pas, mais là, c'était situation extrême)


Le lendemain donc, le dortoir est presque vide quand je me réveille et j'entrevois Jeff en train de nettoyer le refuge , balai en main ! Nous déjeunons, Bref prend un sac de bouteilles de gaz tandis que j'emmène quelques bouteilles et quels quelques bouteilles de gaz dans mon sac. Le refuge esera toujours un peu moins crade après notre passage.


Jeff pars, nous traversons le glacier de Talèfre, et là, c'est le drame : Jeff se gaufre et le sac de bouteille de gaz explose dans la chute, et la douzaine de bouteilles de gaz part dans la pente verglacée ! Kim Jong Il est désorienté, lui, le seigneur des neiges, étoile d'or du Virage sauté, est tombé et a laissé échapé son butin !

Je propose " Bon, ben maintenant on n'a plus au'à jouer à la chasse aux oeufs !" J'en ramasse trois en haut du couloir, le reste nous attend sagement à la jonction avec le glacier de Leychaux ! Nous récupérons l'ensemble de la poubelle, et c'est parti pour la mer de glace au petit matin. Nous remontons au Montenvers par le chemin d'été (inutile d'aller cherchers les bennes fermées). Au Montenvers, l'ambiance est bonne, café coca, puis nous montons dans le train. Par la fenêtre je reconnais Bruno mon cousin et Catherine, nous discuttons pendant toute la descente et Bruno nous ramène en voiture à Argentière (merci !)


Et voilà pour cette belle journée


Merci à Kim Jong Il qui a conclue la course par cette phrase : " C'est une course à faire, mais c'est sans intérêt !" Ca m'a vexé ! Je n'ai même pas osé lui dire ...


Photo :


P104039710 heures : la Rimaye du Couturier


P1040403Arrivée au passage en glace


P1040407Ca monte


P1040408Jeff au milieu du Couturier


P1040411La pente sans fin


P1040412La même un peu (beaucoup)  plus haut


P1040419Arrivée sur la Calotte de la Verte Jeff


P1040421Sur la calotte, au loin, le Grand Combin


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Jeff à quelques encablures du sommet


P1040431Au sommet


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Grandes Jorasses, Arêtes de Rochefort et Dent du Géant


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Devant la Grande Rocheuse


P1040429Descente vers le col


P1040438Col des Jorasses et arête de Rochefort



P1040442D'un coté le Whymper , de l'autre, le Couturier


P1040443Premier rappel, au col !



P1040450nième rappel, dans le brouillard


P1040459Avant dernier rappel


P1040464Sous la Rimaye : Grandes Jorasses et arêtes de Rochefort


P1040468Cham'


P1040474Le bien nommé (et bondé)  refuge du Couvercle

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Le refuge du Couvercle avec au dessus à gauche, le bas du couloir Whymper


Vidéo


 


 

Semaine chamoniarde :


Rosablanche par Siviez


Tentative sur la Verte

Goulotte Mitsunori Shigi

Nuit à la fourche


Tour Ronde, couloir Gervasutti

Vallée Blanche


Traversée des Aiguilles Crochues


Aiguille Verte couloir Couturier - descente par le Whymper


Les vidéos sont inclues dans les articles


 

ski de rando : Tour des Aiguilles Crochues - col des Crochues - Bérard

Apoutsiak — Ski de randonnéeMassif du Mont Blanc

Une classique dans les Aiguilles Rouges en ski de rando

Dénivelé 500 m pour 1500 m de descente !

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Topo :

 

Départ des Praz de Chamonix

Prendre le téléphérique de la Flégère puis celui de l'Index puis le tire fesse qui amène sous le point 2578 m

Remonter les pentes du col des Aiguilles Crochues à ski, les derniers mètres à pied (raide 40-45°) 2704 m

Poursuivre Nord Est  à flanc et longer le galcier des DArds, l'aiguille du Belvédère et la pointe Alphonse Favre pour parvenir à la combe d'Envers Bérard vers le point 2288 m

Repeauter et rejoindre le col de Bérard (2460 m)

 

Descente : Descendre la Combe à bérard jusqu'à proximité du refuge de la Pierre à Bérard (on peut rester en rive droite) puis le vallon de Bérard, plat (pousse bâtons) Attention zone hyper propice aux grosses avalanches, consulter le BRA avant de partir !

 

Rester autant que possible rive droite de la rivière, passer le longde la cascade de Bérard et rejoindre le village du Buet

 

 

Carto fichier GPS

Fichier GPS au format GPX

 

dénivelé : 380 m +

1525 m descente

2 h 34

 

Récit :

 

Jour de repos dans cette belle semaine, que faire... Je passe à l'OHM, mon premier projet est d'aller faire l'arête Mettrier aux Dômes de Miage et de descendre soit par Armancette soit sur les conscrits. Malheureusement un coup de fil  à la compagnie des guides de Saint Gervais m'indique que le refuge de Plan Glacier est toujours sous la neige, Beaucoup de neige !!!

 

Je demande aux sympathiques dames de l'OHM, les condiotns dans les Aiguilles rouges, consulte la carte affichée au mur, et me décide pour le Tour des Aiguilles Crochues. Je file au Super U acheter un peu de bouffe et la carte, et fil au téléphérique de Planpraz ! A la caisse, après avoir hésiét, la caissière me fait remarquer que ça n'est pas le bon départ mais que je peux rejoindre l'Index. Rapide calcule, ça doit passer. et Je file  téléphérique, descnte, télésiège, descente, nouvau téléphérique, nouvelle descente... et e parvins à l'Index, un télésiège m'emmène au sommet, et un téléski non inscrit sur la carte me fait gagner 100 m.

Je m'équipe et pars, premier mètre à ski, bien tracé, il a fait gris et la trace n'est pas en glace. Je monte à mon rythme au milieu d'autres randonneurs. La fin  necessite de mettre les skis sur le sac pour 50 m , l'occasion de tester mon piolet cora nanotech, super léger !!!et dans la neige ,ça va impecc ( et il ne pèse rien sur le sac 250 g - merci Steph pour le conseil d'achat !)


Bref, je me retrouve au col des Crochues, je pique nique rapido et me lance dans la grande traversée à flanc, pas hyper intéressante skiement parlant !  et je repeaute  pour rejoindre rapidement le col de Bérard ( il n'y a pas 1/4 d'heure de montée !!!)

Je retrouve deux randonneurs croisés aux Crochues. Je grignote et bois mon Coca judicieusement monté dans le sac ! Appréciable. Je me lance alors dans la  descente sous le Buet. Passage au loin du refuge de la Pierre à Bérard ( bien à droite en fait) et long plat où les coulées d'avalanche sont impressionantes dans le vallon à Bérard ! Les traces restent en rive droite , un peu de ski combat en forêt, un passage en glace un peu merdique : traces de deux skis en glace, paroi en glace au dessus de la rivière sur 4 - 5 m !

Je parviens  à la cascade sous laquelle on déchausse. Reste 10 minutes skis sur le sac et voilà le village du Buet ! Le train arrive, je cours vers la gare, il s'arête 20 secondes et ... repart, en dépit de mon sprint je ne peux que contacter mon échec, le train est reparti sans moi, et le prochain est dans 2 heures. Je décide de faire du stop, et ça marche : 2 voitures, deux randonneurs puis un Guide du Verdon et je me retrouve à Cham, je traverser la capitale de l'alpinisme à pied, gérant au téléphone la journée du lendemain  : Jeff nous a prévu l'Aiguille Verte par le Couturier


A suivre Donc !


Photo

 

P1040377Au dessus de l'Index, vue sur l'Aiguille Verte la mer de Glace, et les grandes Jorasses


P1040387Vue du repeautage, le col des Aiguilles Crochues à droite


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Le Vallon à Bérard

 

 

Semaine chamoniarde :


Rosablanche par Siviez


Tentative sur la Verte

Goulotte Mitsunori Shigi

Nuit à la fourche


Tour Ronde, couloir Gervasutti

Vallée Blanche


Traversée des Aiguilles Crochues


Aiguille Verte couloir Couturier - descente par le Whymper


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