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Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

le refuge d'Argentière

Apoutsiak — Refuges - bivouacs et cabanesMassif du Mont Blanc

Refuge d'Argentière 2771 m
Telephone : 04 50 53 16 92
Garder de février à mi-mai début Juin et de fin Juin à mi-Septembre
150 places

Accès : 
3 possibilités :

Glandeur : prendre la benne des Grands Montets, (3233m) et descendre  vers le glacier d'Argentière (crevasses séracs) Y mettre les peaux pour le traverser et rejoindre le refuge par une courte ascension bien sèche sur la rive droite du glacier d'Argentière. (1 h 1h 30)
On peut agrémenter cette mojntée du passage par la Petite Aiguille Verte (
couloir Chevalier face Nord ou voie normale au choix)

Normal : départ de Lognan, remonter les pistes de ski pour rejoindre la morraine rive gauche du glacier d'Argentière Remonter la morraine jusqu'au point 2250 avant de rejoindre le glacier (rester rive gauche) L'hiver on peut rester rive gauche du glacier , l'été, un on remonte sur des dales grâce à une échelle (marque rouge) des vires et un sentier à flan qui permettent de rejoindre l'itinéraire qui part des Grands Montets (4 heures)

Bourrin : départ d'Argentière : on n'est pas des petits, on remonte jusqu'à Lognan les pistes de ski (sentier au choix) ( 5 - 6 heures)
Cette solution est à reserver aux mabouls et aux étudiants sans le sou, auxquels je recommande de monter la tente ! ;-)

pour votre gouverne, j'ai déjà testé les 3 itinéraires (avec Thib pour la dernière possibilité).  Le raidillon final peut être un peu galère quand on n'a pas la caisse !

Confort : Refuge confortable, accueil sympa, j'y ai même mangé du jambonneau


 refuge-d-argentiere-aiguille-du-Tour--vall--e-de-chamonix-mont-blanc-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak-copie-1.jpg refuge-d-argentiere-bivouac-tour-noir-chardonnet-aiguille-travers--e-des-courtes-glacier-vall--e-de-chamonix-mont-blanc-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.jpg

Le refuge et l'aiguille du Tour Noir - la morraine du clacier du Tour Noir

le refuge d'Argentiere



Courses possibles au départ du refuge 

Ski de randonnée : Alpinisme
Départ de Chamonix Zermatt par le col du Chardonnet.
Col du Passon (pour rejoindre Albert 1er)
Col du Tour Noir (F)
Passage d'Argentière (PD)
Aiguille d'Argentière par le glacier du Milieu
Nord Nord Est des Courtes
Les 3 cols (Chardonnet - fenêtre de Saleinaz col supérieur du Tour)
Aiguille d'Argentière par le couloir en Y (AD)
Traversée du Tour Noir (PD +)
Pointe Kurtz (PD)
Aiguille Verte (Couturier)
Face Nord des Droites
Goulottes au fond du cirque sous le Dolent


Bivouac possible  : sur le glacier d'Argentière, morraine latéral droite propice, ou rive gauche vers la base de la Nord Nord Est  des Courtes

http://idata.over-blog.com/0/08/49/95/refuge-d-argentiere-bivouac-gl-llaume-ledoux-apoutsiak-6c88.jpg

refuge-d-argentiere-bivouac-glacier-vall--e-de-chamonix-mont-blanc-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.jpg



Traversée des Dômes de Miage : la vidéo

Apoutsiak — vidéo - Les vidéos d'ApoutsiakDômes de Miage


Petite vidéo réalisée lors de notre traversée des Dômes de Miage avec Laurent.

Le glacier de Tré la Tête de 1950 à nos jours

Apoutsiak — Dômes de Miagehumeur
Glacier-de-Tr---la-T--te-1950-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak-domes-de-miage.jpg
J'ai retrouvé cette vieille photo du dlacier de Tré la tête (ave mes oncles et tantes...)  Elle doit dater de 1950 approximativement. J'ai fait la photo ci dessous le week end dernier. La langue du glacier a bien entendu reculé et le glaicer est à présent completement recouvert de pierres jusque bien  au dessus les personnages ! ( les pierres, foncées augmentent la fonte du glacier ... emballement du phénomèe de recul du glacier !)

P1000824.JPG

Dômes de Miage

Apoutsiak — Dômes de Miage

Pour faire patienter cette petite clientèle voici quelques  photos. Elles sont en vrac, je les remets dans le bon sens demain... avec du TEXTE !!!

Pour l'anecdote, ce blog a débuté il y a deux ans, le motif en était l'ascension des Dômes de Miage avec ma maman. Le périple s'est terminé au col des Dômes ! le blog s'appelait à l'époque "
Dômes de Miage" le bien nommé.

En parlant d'anecdote, j'en ai plein, en particulier l'hsitoire des pieds sur le Dôme...

 

 


 


Vue-du-D--me-oriental--D--mes-de-Miage-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.jpg

Le Topo


Montée au refuge des Conscrits : 

Du parking de Cugnon (1175 m) prendre le sentier "Tré la Tête par les Plans" Suivre le sentier jusqu'au refuge de Tré la Tête (1970 m), pour info , nous sommes passés par la forêt. 1 h 30.
De là, emprunter le sentier plein Est qui part vers le refuge des Conscrits. Il faut passer le mauvais pas (chaînes marches) jamais très difficile et redescendre à la base du glacier en rive droite.
Remonter le glacier (couvert de rocheren restant plutôt rive gauche avant de le traverser vers 2450 m.

Trois choix : 
a) par les echelles : emprunter les echelles et les cables puis le sentier qui remonte la morraine et traverse quelques barres pour atteindre le refuge.
Pour info, les anciennes chaînes ont été remplacées à mon avis avantageusement par des echelles (plus sécurit !)
b) par la rive droite du glacier : remonter au mieux le glacier de Tré la Tête en rive droite (ébouli, glissage assurée) C'est la solution lorsque le glacier est trop crevassé et si il y a un problème au niveau des echelles (éboulement comme en 2005)
c) par le glacier : remonter le glacier en son centre puis revenir vers 2400 mètres vers sa rive droite (à l'applomb du refuge) Remonter ensuit au mieux les pentes herbeuses pour retrouver un hypothétique sentier. et le refuge. (2602 mètres) 4 - 5 heures au total.

Attention, sur les anciennes cartes, le refuge est indiqué à 2730 m. C'est l'ancien refuge détruit aujourd'hui.

Le-D--me-arete--alpinisme--D--mes-de-Miage-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.jpg
La Traversée des Dômes de Miage

Du refuge des Conscrits, partir à l'applomb au dessus du refuge (légèrement à gauche) cairn. et remonter une cinquantaine de mètres en direction de la bérangère (cairns). Puis prendre le sentier à flanc (2650 m) qui  se poursuit vers le glacier de Tré la Tête.
Cramponner et remonter le glacier en direction du col infranchissable. 
A l'altitude 3050 - 3100  opérer une boucle qui ramène  vers la base de l'aiguille Nord de Tré la Têteavant de repartir  vers l'éperon qui descend du Dôme Oriental de Miage (cote 3336 sur la carte IGN Top 25)

Remonter les pentes raides et crevassées  au départ puis tranquille vers le col des Dômes. 3564 m

Je ne saurais trop vous recommander le Dôme Oriental, peu parcouru, alors qu'il est le point culminant  (3673 m) ! Son ascension ne necessite 30 minutes à 1 heure aller retour pause comprise ! Il suffit de suivre l'arête en versant Est en prenant garde aux corniches.

De retour au Dôme entammer l'ascension de la côte 3633 puis 3666 ( celle des cartes postales ) légèrement raide mais pas difficile quand en bonnes conditions. Enfin le dernier Dôme culmine à 3670 m avant de descendre vers le col de la Bérangère 3348 m

Remonter  l'arête vers le sommet du même nom. L'escalade n'est jamais difficile (II - III si vraiment on choisi le mauvais passage) ou neige : 45 ° sur 5 mètres pour nous ! pour atteindre le sommet 3425 m

De là descendre le glacier de la Bérangère debonnaire. puis je vous conseille de peauffiner vos techniqes de piolet ramasse ou de luge su pantalon sur les névés qui permettent de redescendre sur le refuge ! Fous rires garantis . Nous avons même réussis à atteindre la vitesse vertigineuse de 72 mètres par minute !!!

Descente du refuge par l'itinéraire de montée ou par un autre, à vous de choisir, de toute façon, c'est long et CASSE PATTES !!!

 

 

Dômes de Miage sommet oriental col des Dômes

 

Option technique

Je vous recommande de gravir le Dôme Oriental par son versant Est. 
Au lieu de prendre en direction du col des Dômes , poursuivre vers le col infranchissable (3349m)  contourner une barre de sérac et remonter les pentes douces puis le large couloir raide qui donne accès à l'éperon Sud du Dôme Oriental, de là remonter l'eperon jusqu'au sommet.

Nous avons pris cette option par erreur avec Thibault en 1995. Erreur excellente !



Les Conditions

Excellentes conditions. 
Pour la montée au refuge, nous sommes passés par le glacier avant de redescendre par les echelles.
Pour la course : conditions tip top : excellent regel nocturne, trace excellente, pas de glace. Rocher sec sur l'aiguille de la Bérangère. Descente sur les fesses de la Bérangère, on a du battre des records !


La Course

Montée au refuge : 
A fond de Cugnon à Tré la Tête. Ecellent pique nique au Mauvais pas à la côte  2096 m. Mauvais pas sans souci. Nous avons choisi de passer par le glacier pour monter au refuge , histoire de tester le materiel et apprendre à cramponner pour Laurent. (de toute façon, il a préféré cramponner que descendre les echelles - voir video  !!!). J'ai un peu merdé la montée au refuge dans les pentes d'herbes, il y avait un sentier dès le bas il y a 2 ans ...

Traversée des Dômes
Après une mauvaise nuit en dépit d'excellentes lectures la veille au soir (les Titanesc aux editions Guerrin), en fait j'ai chopé une otolarhyngotrachéites suraigue qui ne m'a pas permis de mettre une bonne claque à Laurent ... pour resumer toux sèche... grasse... glavios purulents , oreilles liquides, nez bouché, poumons inefficaces.



Donc muni de ma bonne excuse médicale, nous sommes partis a udessus du refuge sans nous planter pour rejoindre le sentier qui mène au glacier. Après une pause technique, nous suivons environs 8 cordées tandis qu'une vingtaine d'autres nous succèdent. Rapidement, mes espoirs de rattrapper les premiers s'effondrent (il fat avouer que j'ai même calculer le temps qui nous sépare : 13 minutes... ils se sont lever plus tôt. Les fourbes !) De toute façon, j'ai le souffle court, il n'y a plus aucun bénéfice de ma semaine à 4000 m dommage. Chaque montée est un effort, à mon grand despoir, je me fais même dépasser par des cordées de Vieux (avec tout le respect que je dois aux personnes âgées). Il faut me rendre à l'évidence, je n'ai pas la caisse. 

Je sens Laurent qui pigne dans mon dos, il voudrait que ça accelère, il peut toujours rêver, je suis au taquet ! Courte pause à la base du col des Dômes. Le passage sous le point 3336 est sans problème, les crevasses bien bouchées. Nous suivions une cordée, elle nous largue. Je prends mon mal en patience, c'est désagréable.



Avant le col, Laurent me dit "on va où ?", je prends un malin plaisir à lui répondre "à droite" Je sens dans son souffle une crispation, à droite, c'est l'inconnu, toutes les cordées partent à gauche. Seuls deux inconscient ont engagé le dôme oriental... Nous attaquons ses pentes, ils ont fait la trace, la neige est dure la pente un peu en devers, c'est un bon exercice. Nous évitons les corniches pour atteindre le sommet.  Redescente rapide au col des Dômes, mon organisme préfère les descentes, il faut remonter vers le deuxième dôme, de nouveau rythme lent. c'est dur, mais j' y arrive. Courte pause (photos et films). C'est magnifique. Nous profitons de ces instants. Le mont Blanc se couvre de magnifiques lenticulaires. Le temps va tourner. Nous redescendons au col de la Bérangère. Courte pause avant de remonter (toujours lentement ) sur l'arête. un court passage un peu raide (45° sur 6 mètres environ) puis quelques passages rocheux faciles nous mènent au sommet.

Guillaume-Ledoux-Laurent-Marchienne-D--mes-de-Miage-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.jpg

l-aiguille-de-la-B--rang--re-vue-du-ciel--D--mes-de-Miage-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.jpg

Descente d'anthologie vers le refuge, d'abord nous avons appris à enrayer un devissage, le tout s'est terminé en glissade joyeuse. Puis nous sommes descendus en ramasse puis sur les fesses vers le refuge.

Longue longue fut la descente du refuge vers le parkin g de Cugnon. Nous sommes passés par les echelles. Le retour en dessous de Tré la Tête fut un calvaire pour Laurent : les pieds en bouillie. Ma vengeance immuable prenait forme après se week end d'humiliation ;-)


Laurent-Marchienne-itineraire-dangereux--D--mes-de-Miage-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.jpg







Allalinhorn ski de randonnée depuis Britannia hütte

Apoutsiak — Ski de randonnée4000ValaisalpinismeJean-Marc

Mittelallalin tempête de neige

 

 

 

 


 

 

 

 

Le topo :

Allalinhorn 4027 m voie normale depuis Britannia hutte
Rejoindre les remontées mécaniques de Felskinn et traverser le tunnel de là, deux solutions : pour les feignants, vous prenez le métro alpin, pour les autres descendez vers le Nord jusqu'à 2870 mètres environ. Mettre les peaux et remonter la piste en direction de la station de Mittel Allalin au mieux sans aller jusqu'à la station. Prendre ensuite à flanc sur la rive droite du glacier

Les conditions :

Neige dure le matin
Glacée à certains endroits sur les (maudites) pistes de Saas Fee avec des boules de glace
Croutée jusqu'au col avant une relativement bonne poudreuse sous le sommet (un peu lourde selon Jean-Marc)
la croute sous le col demandait un ski leger pour ne pas la percer
en dessous de 3400 mètres, neige transfo légèrement revenue (10 - 11 h) jusqu'à 2900 m

La course :

Lever 4 heures, c'est le Grand Beau, c'est la première fois depuis le début de la semaine ... Nous chaussons les skis pour revenir de la cabanne Britannia vers Felskinn, la station du téléphérique.  La neige est dure, le chemin est balayé de coulées d'avalanches qui rendent la progression difficile (je haie ces départs rugueux)  ! Nous traversons à la frontale les tunnels de la station  pour ressortir de l'autre côté remettre les skis et redescendre vers 3870 mètres.

Il faut remonter les pistes de ski... Couteaux, pas couteaux... hésitation, finalement, je fais sans... puis je les mets, avant de les enlever. La piste est dure, nous passons par une piste creusée aux murs de neige impressionnant. Dernière photo au lever du soleil, la batterie de l'apparreil photo est vide, la Taschhorn et le Dom magnifiques !

Toujours les pistes de ski, c'est moche, des pelleteuses pour boucher des crevasses, des pistes tracées au Bulldozer dans le glacier. Tout est gelé, glacé ! Des boules de neige dure rendent difficile notre progression. Jean-Marc peste... et moi aussi. Courte pause avant de sortir de ce passage peu sympathique sous un pylone de remonte pente...

 

Allalinhorn sur les pistes de Saas Fee

Et Bouffffff, neige à gogo, pentes lourdes à partir de 3400 m. Nous opérons unelongue traversée à flanc. Hésitation, passe t'on au dessus du petit sérac ou en dessous (nous aurons plus tard unediscussions à ce sujet : était ce un sérac ?) Finalement, je l'emporte, par dessous, les pentes qui se situent après ont l'air plus praticable, alors quau dessus c'était l'inconnu, et une possible  position délicate .... 
J'ai remis les couteaux, la neige est croutée dure, les skis l'effleurent, conversion, trace, conversion. Jean-Marc fait la trace, je suis encore un peu dans le pâté du fait d'une mauvaise nuit au refuge. Voilà le col.
Jean-Marc me dit  "Ca a l'air glacé, tu devrais laisser tes skis là, moi, je vais monter sur la bosse" Peu téméraire, je n'hésite pas, je laisse les skis en plant et chausse les crampons. La pente est glacée... sur 10 mètres... Je poursuis en me disant que le passage en poudreuse va être de courte durée, mais en fait non, il dure jusqu'à l'arête, Tant pis je continue comme ça , mais je vais louper une descente de rêve. Je m'enfonce dans la poudreuse mais je trace régulièrement, Jean-Marc trace à ski de son côté. La pente devient plus raide, il y a quelques passages de neige dure (enfin) Je sors mon piolet pour acceder à l'arête. Le vent froid participe à la fête, je trace jusqu'au sommet. De là, je vois nos amis Italiens qui font une pause sur le Strahlhorn avant de redescendre. La météo est en  train de tourner, de long cyrrhus voilent le ciel. La pause au sommet est de courte durée, nous redescendons. Je décide quant même de skier cette pente en poudreuse, je file au col, mets mes skis, laisse mon matos, et remonte à fond les manettes dans la trace de Jean-Marc. Sous l'arête, j'enlève les peaux et profite des cette neige du 18 Juin !

Des cordées arrivent au col. Nous redescndons délicatement sur la neige croutée (afin de ne pas percer la croute) Je récupère une chute bien entamée dans un virage un peu téméraire sur cette neige difficile à skier. Puis c'est la longue traversé vers Mittel allalin. Jean-Marc ne veut pas repasser par les pistes de ski et leurs boules de glace. Il aura tord, la neige est juste transformée, bien revenue et l'on peut aisément contourner les zones délicates. Les pentes sont raides mais agréables à skier. Je descends sans pause jusqu'en dessous du téléphérique de Felskinn. Je remets les peaux pour un petit quart d'heure de montée, en bourrant bien je devrais être avant lui au point de rendez vous. Je traverse les couloirs mais il est là, arrivé 10 minutes avant moi. 
Nous profitons du téléphérique pour redescendre, et traversons Saas Fee et une course de Roller.

Britanniahutte-photo-Gillaume-ledoux-bouquetins-apoutsiak.jpg
Allalinhorn voie normale Mittelallalin

 

Fluchthorn Strahlhorn depuis Britannia hutte

Apoutsiak — Ski de randonnée4000ValaisLes 100 plus bellesJean-Marc

 

 


 

 

 

Le topo :

De la Britannia Hütte, atteint de haute lutte dpuis Saas Fee (4 heures depuis le village, 15 minutes en voiture, descendre à flan pour traverser le Holaubgletscher et rejoindre la rive gauche de l'allalingletscher au pied d'un éperon évident vers 2980 m Mettre les peaux.

De là, remonter le glacier en rive gauche toujours (attention aux crevasses) jusque sous le allalinpass. REmonter alors en direction du Fluchthorn en passant dans les combes à droite (ouest) sous le sommet. (2 heures environ)

Redescendre en direction de l'adlerpass, à flanc en passant sous des séracs menaçants (à vive allure....) et en se méfiant des crevasses (toujours, c'est une constante pour cette course !)

Remettre les peaux pour se diriger vers l'adlerpass (3789m) . Plutôt que de prendre l'arête sud au dessus du col, prendre la combe avant le col à gauche (un peu raide mais qui permet de garder les skis) puis, après une pause bien méritée, poursuivre par les faux plats d'abord puis la courte pente et enfin l'arête vers le sommet du Strahlhorn (4190 m).

Descente : par l'itinéraire de montée et l'allalingletscher. On peut descendre en début de saison directement sur Saas Almagel depuis le Fluchthorn
La course :

Fluchthorn-Strahlhorn---topo-photoski-de-rando-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg



Les conditions :

Neige humide pour l'accès à Britannia :
Refuge d'hiver ouvert et confortable (nous avons coupé du bois au cas ou), refuge d'été fermé
Neige dure le matin, bon regel nocturne
Neige poudreuse au dessus de 3400 mètres (poudreuse de rêve dans la combe à l'est de l'arête au dessus de l'adlerpass)

La course :

Fluchthorn-Strahlhorn--jean-marc-lafontaine-ski-de-rando-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg


Après une journée passée à monter à Britanniahütte, les remontées mécaniques étant fermées (nous avons skié à partir de 2550 m la station intermédiaire) et une autre journée passée à couper du bois , à répondre au telephone comme standardiste de la Britannia hütte et à dormir (2 h 30 de sieste tou de même...) Nous passons à l'action !

Lever 4 h 30 pour un départ rapide. La neige est dure, il faut louvoyer entre les cailloux sous le refuge. Mal réveillé je peste intérieurement, j'aime bien les réveils tranquilles aux pentes douces où l'on peit quiller en skiant sans réfléchir. Monter descendre, monter descendre, nous traversons le pied de l'Holaubgletscher pour arriver au pied du glacier. Nous repartons pour de grandes longueurs en faux plat montant, la neige est dure, mais le terrain aisé !

Le Strahlhon etant bouché nous décidons de partir vers le Fluchthorn, bien dégagé. Je fais quelques jolis virages dans les pentes douces de ce chouette mais tranquille sommet. Le Strahlhorn se dégage, nous irons le voir dans un second temps (peut être pourrons nous faire la face Nord... miam miam !) Arrivé au sommet, les fameuses pentes Nords semblent bouchées, nous décidons de rattraper la voie normale par une traversée courte mais exposée aux séracs pour ensuite rejoindre l'adlerpass. Je trace dans une neige  un peu lourde au début puis plus ou monte, plus légère. Avant le col, je bifurque à gauche dans la combe que j'avais pris à la descente il y a 4 ans(ça sert à ça de refaire les sommets, on connait les trucs !) La combe est un peu raide et peu aisée à tracer mais ça va. Courte pause vers 3980 mètres. Puis c'est le long faux plat (encore un) vers le sommet. Je pause les skis pour les derniers mètres et hop, nous sommes avec Jean-Marc sur le Strahlhorn.

La descente est un pur bonheur, la neige est douce, les virages s'enchaîne facilement, 30 à 40 cm de poudreuse en altitude, Jean-Marc fait du ... flûte, je ne sais plus comment ont dit en pyrénéen ! enfin, il godille avec agilité, ce qui est un peu moins mon cas, et oui, on ne se refait pas !

Il faut alors redescendre les faux plat, mes skis ont un besoin important de fart, je pousse sur les bâtons. Avant de remettre les peaux et de gagner le refuge où nous rencontrerons deux italiens sympathiques.

 Fluchthorn-Strahlhorn--ski-de-rando-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg

Weismies par l'arête Sud Est

Apoutsiak — Ski de randonnéebutalpinismeValais

 

 


 

 

 

Le topo : 

Depuis Saas Almagel
Je suis parti en réalité avant Saas Almagel : vers Mosses, mais je pense qu'il y a moyen de faire plus court.
Il faut remonter le sentier dans la forêt en direction de .......
puis toujours en suivant le sentier , rejoindre le refuge 2890 m sous le Dri Horlini

Le deuxième jour, remontée les pentes du Zwischenbergpass puis prendre au nord (à gauche de l'arête)^pour passer le premier  mamelon avant de rejoindre la neige sur l'autre versant. 
Le but du jeux est de remonter le névé le plus haut possible pour rejoindre l'arête Sud Est. Ensuite il s'agit de suivre l'arête jusqu'à l'antécimes 3967 m (pas de II III max) puis de suivre l'arête neigeuse effilée puis les rochers jusqu'au sommet. 

Le retour peut se faire par la même voie ou par la voie normale (glacière)

Weismies-topo-photo--arete-sud-sud-est-ski-de-rando-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg


Les conditions

Il a plu toute la nuit (et neigé en altitude prêt de 30 cm) 
Aucun regel nocturne 
Névé sous l'arête en mauvaise condition (soupe profonde) , j'ai rejoint l'arête assez rapidement vers 3300 - 3400 m , il a fallu tracer l'arête de 3500 à l'antécîme 3967 m)
Les pentes de la fine arête menant au sommet me parraissant chargées, je ne m'y suis pas engagé

Weismies-arete-sud-sud-est-ski-de-rando--le-sommet-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg


Weismies-arete-sud-sud-est-ski-de-rando-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg


La course

Longue, la montée depuis Saas Almagel pour aller à l'almagellerhütte. Quelques bouquetons avant le ...........
Pas un brin de neige, il a fallu porter les skis jusqu'au refuge (même 100 m encore le lendemain !)
Au refuge, accueil au marteau piqueur, agrandissement en cours, le refuge d'hiver est ouvert ! Petit refuge en bois hyper confortable ou je fais la causette avec deux Anversois très sympathique avant deux heures de sieste.
et je me rends comte que j'ai oublié un sac de bouffe, ça va être dur du pointe de vue énergétique (pas de vivres de course, pas de gateaux, pas de dessert, juste le petit dej, de l'isostar et un plat déshydraté !

Le lendemain, à 4 heures, tout est bouché, à 7 heures, il semble que le temps se lève, je pars, on verra bien. Je chausse les skis  100 mètres au dessus du refuge et croise une cordée d'anglais qui redescends, (je saurais plus tard qu'ils auront stoppés à 3500 m sur l'arête, leurs traces en témoigne) Je gagne le col (en fait un peu trop à droite, j'ai du chausser les crampons pour le rejoindre et je laisse les skis. Je remonte l'arête puis gagne le grand névé à droite. La neige est soupe. Je décide de rejoindre l'arête. Puis je trace dans l'escalade facile mais enneigée de 3500 m à l'antécîme. Je suis assez fatigué par l'effort (et l'hypoglycémie je crois !) Arrivé à l'antécîme 3967 m je vois la courte arête effilée qui permet de gagner le sommet, elle est gavée de neige, je préfère renoncer !

Longue mais plus rapide descente de l'arête puis du névé vers le col. Je skie 300 mètres avant de redescendre les 1300 autres à pieds, les skis sur le sac vers le village !!!

 

 

Weismies--vue-sur-la-Lentzpitz-utsiak-guillaume-ledoux-dcd4.jpg



Bilan : skis inutiles pour cette course et pas de neige avant 3000 mètres du coté Est de la vallée de Saas Fee !

Semaine les 4000 de Saas Fee

Apoutsiak — Ski de randonnéealpinisme


différents articles et vidéos seront mis en ligne dans la semaine patience ! J'active les liens dès que possible.

 

 


 

 

 





Finalement la semaine s'est découpée comme suit , dans une météo difficile à décrypter:

Lundi : montée à l'Almageller hütte
Mardi : Weismies par l'arête Sud Sud Est - but sur l'arête finale à 60 mètres du sommet : arête effilée et surchargée en neige
Mercredi : repos... Vanil de l'Ecri et Vanil Noir en rando alpine avec Laurent
Jeudi : montée à Britannia Hütte depuis
 Saas Fee à pied avec le matos sur le dos (dont les skis...) avec Jean-Marc
Vendredi : temps pourri, brucheronnage à Britannia et ascension de l'arête au dessus du refuge et gestion du standard téléphonique du refuge...
Samedi : Strahlhorn et Fluchthorn dans une PEUF de rêve
Dimanche : Alalinhorn


pour voir les différents compagnons de cordée, reportez vous à l'apouts'trombinoscope !



Je n'ai pas gravi : la Lentzpitze par la face Nord (trop de neige), la traversée sur le Nadelhorn (pareil), la face Nord de l'Obergabelhorn (même raison) et le Zinalrothorn (vous comprendrez pourquoi) ! Mais, j'ai fait du ski le 18 Juin dans une peuf du tonnerre de Dieu !

programme de la semaine d'alpinisme

Apoutsiak — humeur

Et oui, une nouvelle semaine de montagne se profile avec une météo et des conditions difficiles à décripter.

Les perturbations orageuses vont se succeder, mais vont faire peu de pluie et peu d'orage (à part peut être à partir de Jeudi, mais jeudi, c'est loin) De lundi à mercredi on devrait trouver des fenêtre météo !

En ce qui concerne les conditions, la question est : faut il emmener les skis ? les raquettes ? ou rien du tout. Vu d'ici (donc d'assez loin), il n'y a pas de neige à basse altitude, par contre vers 3500 - 4000, il doit y en avoir plus que d'habitude.

venons en au programme 
demain Lundi : je monte à la cabane almageller au dessus de Saas Grund (après un long voyage)
Mardi : le Weismies par l'arête Sud Est (PD II)
Mercredi : une sortie avec Laurent si tout va bien
Jeudi : je retrouve Jean-Marc et si la météo est correcte (rien n'est moins sûr voir ci dessus) on monte à Mischabel hütte pour 4 jours avec au programe Lentzpitze Nadelhorn, les 2 4000 derrière  le Nadelhorn  ou du ski de rando dans ce coin là Tout se discute...

Retour Dimanche dans la soirée

Pour info, on remet ça la semaine prochaine avec Jean-Marc et un autre Laurent sur les pentes du Mont Blanc par les 3 Monts si tout va bien (+ traversées des pointes Lachenal et peut être Midi Plan !)

Bonne semaine à tous ;-) 

trail des forts du grand besançon 13 avril 2007

Apoutsiak — humeur

Je me suis donc élancé parmis 830 coureur au départ de ce trail... mauvaise nuit, vous savez ce que c'est, le stress avant une course. Bref à 6 heures je déjeune, je relis le profile du parcours pour le savoir par coeur (et je pense que c'est une bonne idée) et je file à besançn ou j'arirve ... dans les premiers.

Echauffement tranquille. Doute : gourde ou pipette, T shirt  leger ou + chaud, barre ou concentré énergetique, lunettes de soleil ou lunettes de vue, caquette ou bandeau, chaussure de trail ou de course à pied.

toutes ces questions sont des problèmes que je me suis pausés toute la semaine. Bilan short leger , bandeau, pipette et sac un peu chargé en cas d'hypo...

Bref départ à 830 à fond (170 puls min pour moi, c'est à dire à fond), vers la premire bosse de 250 mètres, où ça bouchonne un peu. Première descente et nouvelle montée pour la deuxième bosse, ça bouchonne moins et nouvelle descente ) bien chargé en eau et en barres énergétiques , je saute le premier ravitaillement au km 10 ou l'on m'annonce en 167 ème place , je pense que j'ai buen fait. Nouvelle montée de 250 m, les paysages sont magnifiques, descente sur Beurre et les cascades du bout du monde  après un passage valloné. J'ai failli tomber à plusieurs reprises en butant sur des racines ou des cailloux)  encore une bosse, ou les concurrents sont maintenant bien espacés,  puis une des descente pour arriver à Morre, dans la descente, j'ai failli louper un virage, une petite crampe se fait sentir... avertissement. Au ravitallement de Morre, (km 24) j'avalle 2 verres de coca et un verre d'eau ( on m'annonce à la 142 ème place) . La course descend vers le Doubs ("où l'on m'a retrouvé le jour de manaissance dans une petite coqui de noix", un plat de 2-3 km nous attend, mes jambes devienne bien plus raides, je ralentie volontairement l'allure et laisse passer quelques concurrents. Il ne reste qu'une dernière montée de 350 m de denivelé en 2 parties. Je monte en marchant vite (comme la plupart des bosses)  le sentier raide. Des concurrents sont arrêtés par les crampes, d'autres qui font la course en relais nous dépassent comme des fusées ! Passage au chateau de Montfaucon avec  une animation médiévale magnifique et de crampes qui m'oblige à m'arrêter pour m'étirer un instant !  puis les 100 derniers mètres de montée pour atteindre le Fort de Montfaucon. Ne reste que la descente vers l'arrivée , interminable, perclue de crampes, comme d'autres, c'est un peu le calvaire, je cours à petite foulée  me laissant dépasser, de toute façon, toute acceleration serait sanctionnée d'une crampe magistrale.


Trail-des-forts-Besan--on-Guillaume-ledoux-apoutsiak.jpg



Voilà l'arrivée, les 2 poteaux, Louis cours vers moi pour m'accompagner , je vois Agathe, Marie et Sandrine le long de l'arrivée. Les crampes sont là, je franchis la ligne en tenant Louis par la main. On ma fait avancer dans un couloir. Dès que j'en ai la place, je m'assois pour éviter de nouvelles crampes et me repose. Dur dur les 3 derniers kilomètres, l'entrainement manquait sans doute de volume !

Finalement j'ai terminé 129 ème en 3 h 51.  ( on ne voit pas les places perdues par rapport aux classements intermediaires, les places annoncées comprenaient les relais !)


En quelques chiffres : 33 kilomètres, 1515 m d'ascension à une vitesse moyenne de 12 mètres par minutes( 720 mètres heure) , 1280  m de descente (17 m/mn : 1020 m/h) , 3180 kcalories dépensées, de magnifiques crampes durant les 3 derniers kilomètres , des courbatures pendant 3 jours,  classement 129 ème scratch, 830 concurrents au départ.

Yannick Graziani au Chomo Lonzo vidéo

Apoutsiak — Vidéo - Mountains around the world

En surfant sur le Web...

Cette petite vidéo où l'on retrouve Yannick Graziani , Christian Trommsdorf et Patrick Wagnon sur les pentes du Chomo Lonzo. Impressionnant !

J'ai rencontré Yannick au cours d'un stage d'alpinisme hivernal avec Odyssée Montagne où les conditions furent ... hivernales : neige tous les jours à en avoir des nausées !!!

 

 

 

Trail des Forts de Besançon 13 Mai 2007

Apoutsiak — Trail des Monts de Gyhumeur

Le 13 Mai 2007, je vais participer au trail des Forts à Besançon.

Au programme 33 km et 1450 m de deniveler (répartis en 5 montées sèches...) Ca va faire mal !

L'entrainement a été legeé : après une semaine d'alpinisme (voir articles précédents), une semaine où j'ai fait pas mal de VTT dans les Monts de Gy et à Morteau, un Duathlon (celui de Besançon 5 km à pied, 30 à vélo et re 5 à pied... 41ème en une heure 38) le Duathlon a eu lieu il y a 10 jours (le 1er Mai), j'ai enquillé sur de la course à pied en augmentant les distances et en vallonant au maximum....

Sandrine est allé acheter le matériel qu'il me manquait aujourd'hui : sac à dos 5 litres, coupe vent ultraleger, short de compet, turban de compet, Isostar en barre en tube et en poudre ;-S et chaussettes anti ampoules, short de compet. Faudra faire une photo, on dirait un coureur de trail....

Donc je suis prêt ou presque !

couloir en Y Aiguille d'Argentiere

 


 

 

 

 

 

 

 

Le refuge d'Argentiere est complet les Dimanche et Lundi à cause des départs pour Chamonix Zermatt, le gardien m'a expliqué cet adage, tant pis, nous bivouaquerons sur le glacier. Un léger coup de Montevers à 16 h l'après midi, une descente dans une neige dure lourdement chargé (tente, duvet , karimat) nous traversons rapidement le glacier d'Argentière et décidons de bivouaquer pied du refuge (un peu avant en réalité en bas du glacier du milieu.

Sympathique soirée avec Rémi de Camp to camp a admirer ce cadre impressionnant

La nuit fut bonne, le réveil à 3 h 30 sonne (en fait c'est le portable de Rémi, ma montre n'avait plus de pile et ne voulait plus sonner)

Départ vers le col du Tour Noir, il fait nuit noire, la neige est hyper dure, Rémi bataille avec ses skis (ses peaux ne sont pas parabolliques et il n'a pas de couteau), il fini par céder : il met les skis sur le sac et installe et met ses crampons.  Je l'attends afin de rester en visuel. Une petite erreur d'itinéraire nous fait gagner la rive gauche du glacier mais une traversée nous permet de gagner le pied du couloir en Y.

Je laisse à Rémi la lourde charge de passer en tête, il est sans doute meilleur grimpeur que moi... et nous envisageons de monter par les rochers à droite du couloir. Finalement, nous décidons d'aller voir l'état de la rimaye. Elle passe bien, à gauche. Il  faut ensuite traverser à droite. C'est alors le crux de la voie : une zone mixte  avec un peu de galce sur un peu de rocher. Remi protège, un friends, une broche un relai, et nous passons. Je passe devant pour une deuxième, courte longueur et fais un relai sur bequet en rive gauche : moins élégant que sur broche mais efficace. Ensuite, c'est tout corde tendu à 6 mètres jusqu'à l'arête avec quelques pauses bien méritées. Il faut monter le grand escalier bien tracé en neige dure. Nous faisons une pause à l'intersection des deux branches du Y avant de repartir dans celle de droite. La sortie est comme le couloir magnifique, vue sur les courtes les droites, la Verte. L'arête finale nous mène au sommet, sans vent, réellement agréable. 

 

Nous redescendons par le glacier du Milieu (à 45°) en bonne condition, nous restons rive gauche (en neige dure) Passés la rimaye (juste après le goulet du couloir) , l'un de nous à l'excellente idée de mettre les skis. Sur neige dure, dans la pente, rien de plus aisé, pour faire un ski dans une neige trafollée dure. Bilan de l'opération : une longue traversée à droite en descendant et un virage puis une longue traversée à gauche - une conversion, retour à droite vers la rimaye (qui passe à droite en descendant) Ouf. Les pentes au soleil ne sont pas transformées, le ski est fatigant.

Une zone de crevasses necessite de réaliser quelques virages précis. Puis la neige est ENFIN transformée. Je lache quelques beaux virages. Voilà la tente.

Démontage et départ pour une traversée du glacier d'Argentière et une descente en bonne condition sur Lognan. Les pistes du bas de la station sont fermées, nous les empruntons. 2 déchaussages et une bonne chute dans le la soupe de compet nous ramène à Argentière puis à Chamonix ou une bonne glace nous attend ... merci Carole.

Je file sur Vieu retrouver Yvanne et jérémie après un symptahique apéro chez Arnaud et Isabelle avant de filer vers le sauvage Oisans le lendemain matin

Une jolie entrée en matière pour cette semaine d'alpi.

A suivre

  

PS : Rémi, je n'ai pas tes coordonnées pour t'envoyer les photos !

 

couloir Whymper - Aiguille Verte

 

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Vidéo :


 

Topo :

 

Accès au refuge du Couvercle

 

Par l'aiguille du Midi : A ski, descendre la vallée blanche jusqu'à la jonction avec le glacier de Leschaux

Remonter le glacier de Leschaux jusqu'au pied du glacier de Talèfre.

L'été on remonte par les Echelles des Egralets puis sur la morraine

L'hiver on remonte soit rive droite, soit rive gauche (sous la pierre à Béranger ) pour rejoindre le refuge.

 

Aiguille Verte

 

Du refuge du Couvercle remonter le glacier de Talèfre en longeant sa rive droite  (sous l'aiguille du Moine, la Nonne et l'Evêque).

Rejoindre la rimaye 3460 m environ

Elle se remonte à droite ou à gauche (si ça ne passe pas à droite)

 

regagner un  petit couloir/ goulotte  à droite (rive gauche) Le remonter.

Remonter ensuite jusqu'à 3650 m environ et traverser à gauche pour rejoindre le couloir principal (Attention : ne pas monter trop haut !)

De là, remonter jusqu'au col entre l'aiguille Verte et l'aiguille de la Grande Rocheuse

L'arête finale permet de gagner le sommet

 

Descente :

par le même itinéraire

En désescalade ou en rappel

Rappels conseillés : 60 m

Vérifier les relais !

 

Conseil : partir tôt (vers minuit une heure du matin) pour être vers 6-7 h au sommet et avant 11 h à la rimaye: le couloir est exposé Est et parpine dur assez tôt !

 

 

 

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Récit :

 

Après une bonne nuit au bien nommé gîte "la montagne", nous prenons le Train du Montenvers. De là, redescente en oeuf vers le glacier puis 280 marches avant de nous retrouver sur la mer de glace.

 



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Nous allons croiser les skieurs qui font la vallée blanche pendant l'ensemble  de la première heure, petit à petit Engue est loin devant, il me largue une fois de plus. Pause à l'embranchement du glacier du géant et du glacier de Leychaux. Nous ne déchausserons que 2 fois pour  passer la jonction mer de glace-Leychaux. Puis nous choisissons de monter en rive droite du glacier de Talèfre (bon choix !) avant de redescendre le refuge du Couvercle (malheureusement un peu un taudit : poubelles à gogo, cartouches de gaz, chiottes inutilisables ...) Pourtant c'est l'un des plus beau refuge que je connaisse pour la vue  et l'ambiance !

 

 

Objectif du jour : la Verte par le couloir Whymper. Lever à 0 h 30, départ à 1 h 10, je demande à Engué de m'attendre, il prend son pas de pachyderme (il ne peut pas faire plus lent !) et je dors en le suivant, 3 autres alpinistes suivent à 5 minutes, l'un d'eux à une frontale qui nous éclaire puissamment !. Je profite de la "trace" d'Engué pour finir ma nuit en suivant ses skis. En 1 h 50 nous sommes sous la rimaye, les skis resteront là, nous nous encordons pour passer celle ci.

Nous remontons donc la partie gauche de la rimaye puis c'est une longue traversée. Nous nous sommes encordés et j'ai tendance à monter le long des rochers (suis je réellement bien réveillé)  je me mets un peu au "taquet" avant d'attaquer les goulottes, légèrement en glace par endroit, dur dur à 3 h du mat dans le halo de la frontale. Quelques passages de mixte, je suis Engué, juste devant la cordée de 3 avec Guide qui ont l'air ravi de la qualité de la neige, moi je trouve que c'est moins bon qu'au Piaget ou au Y !

 

 

Alpinisme 0625

 

Bref nous remontons des couloir un piolet, un pied, un piolet , un pied. Nous rejoignons enfin le couloir central (Whymper ) par une dernière traversée à gauche .

  La neige y est, je trouve, pas parfaite, il faut vérifier les ancrages, ça prend du temps. Une fois n'est pas coutume, j'arrive à suivre Engué ( je ne sais pas si il m'attend ou s'il est fatigué ;-) )

 


200 mètres encore à taper les pieds et les mains, le jour commence à poindre. Nous sortons sur l'arête. Quelques photos, 5 minutes d'arête facile et voilà le sommet, je ralentie pour profiter des derniers mètres quel bonheur d'être là.

Je mitraille le magnifique lever de soleil sur le massif du Mont Blanc.  Moment de bonheur indicible

Il est 7 heures, moins de 6 heures du refuge au sommet.

 

 

Alpinisme 0627

 

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Nous redescendons et croisons l'autre cordée au col. Échange amusant, nous attaquons la descente. Après 150 mètres de cramponnage usant nous décidons de continuer en rappel. Engue passe en premier, pendant qu'il descend, je me prépare (prussik) , dès que le rappel est libre, je termine l'installation, je vérifie le rappel à tirer , je me dévache et je pars. Je le rejoins, me vache, il comment à avaler le rappel, je l'aide, il repart. 11 fois environ ! 4 heures de descente pour terminer sous la rimaye. Le soleil tape, il fait hyper chaud dans les Gore Tex XCR. Cuisson maximum, bonne ambiance. L'autre cordée nous suit. La descente s'effectue calmement.

Alpinisme 0636-2 rappel dans le whymper

 

 

Dernier rappel, Engué me conseille de ne pas rester sous la rimaye, je descends donc rapidement le rappel au moment de la rimaye (impressionnante) et me brûle la main (pas grave !) .

 

 

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Je décide de faire un film et quelques photos de l'autre cordée. Je me décale pour ne pas prendre d'éventuels chutes de pierres  déclenchés par eux. Un film, un vidéo, j'entends pierre, ça passe à ma gauche puis à ma droite, en fait les pierres viennent de plus haut, du couloir en lui même, en voulant éviter un risque j'en ai pris un autre, moins évident mais tout autant dangereux, je file sans demander mon reste. Courte pause après la fin des hostilités. Plaisir du ski : 1/4 d'heure pour rejoindre le Couvercle et un casse croûte très apprécié. L'autre cordée nous passera leurs vivres, merci à eux nous en avons bien profité ( le jambon entre autre, le fromage...)

Engué a mal dormi (ça fait deux nuit presque blanche avec la nuit de la souris au couloir Piaget !) J'essaie de le convaincre de faire les Droites le lendemain par des moyens plus ou moins catholiques (négociation du tarif des photos, pression psychologique...) Rien n'y fait.


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Le lendemain après une excellente nuit nous redescendons  vers la mer de glace. Quelques films, quelques photos, nous découvrons un lac glacière en rive droite de la mer de glace ! Puis c'est la remontée escalier oeufs. Et la descente vers Chamonix en train.

Retour à la maison fatigué mais heureux et en pleine forme

je pensais que Rebuffat avait dit : "C'est à la Verte qu'on devient alpiniste !"  En fait , avant la Verte on est alpiniste, à la Verte on devient montagnard ! Je vais relire les 100 plus belles pour confirmer cette phrase !

 

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P1000433-2 panoram sommet verte bassin d'argentiere

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alpinisme 0633

 

 

Vidéo

 

 

couloir Piaget calotte des Agneaux

 


 


 

 

 

 

Après le couloir en Y, je retrouve à Vizille Enguerrand, Victor et Simon en face du chateau. Assez compliqué pour se retrouver etant donné le peu de place dans les parkinds...

Direction le Casset. Puis c'est le départ. Au début, je cherche à suivre les 3 Grenoblois, mais au bout de 20 minutes, je décide de laisser faire la nature, je lache prise et les laisse partir devant, on verra bien.

Je les retruve au lac pour mettre les skis. Ils repartent, me larguent de nouveau. Engue en faisant la trace avance largement plus vite que moi. Nous remontons vers le col d'Arsine, je suis impressionné par leur rapidité. C'est ça des Grenoblois !

Nous arrivons au refuge qui est en fait une cabane pastorale. 8 lits, une cuisine sommaire, une odeur de brûlée (je pense que des randonneurs frigorifiés ont du essayer de faire du feu dans la cabane) de l'humidité au sol avec des flacs une odeur de moisir l'accompagnant. Bonne ambiance, nous essayons d'aérer notre futur logis, les discussions portent sur l'itinéraire à adopter le lendemain matin pour tracer au plus court vers le couloir Piaget.

La nuit vient, nous nous couchons vers 8 heures, Enguerant choisi un matelas sans trou de souris, tou va bien. A minuit, dans un demi sommeil, la bouche pâteuse, je décide de me lever pour boire. Je farfouille pour trouver ma frontale l'installe sur mon chef et allume... Ca détalle le long des murs das un mini brouhaha. Je bois, me recouche. Mes oreilles en eveil : ça grignotte, ça galoppe, ça détalle, une orde de souris habite la bergerie, la deuxième partie de nuit s'averera plus difficile que la première. Au réveil, nous constaton les dégats, elles ont entamé la poubelle, le sachet de soupe, le trognon de pomme sous le lit d'Engue et ont essayé vainement d'ouvrir mon tupperware avec mes céréales (3 petites crottes en atteste !!!) !

Après un petit déjeuner nous partons vers le Piaget en prenant une route assez directe, sans lune. Comme la veille, je ferme la marche à plus ou moins grande distance, il faut que je m'habitue. Je vois passer le casque de Simon dans le halo de la frontale, sans parvenir à l'atrapper, il devra redescendre le chercher (et sera une fois n'est pas coutume derrière moi !)

Au pied du couloir, regroupement général - piolets - crampons - skis sur le sac. Et c'est parti, je me retrouve rapidement dernier (original), Engue trace et me largue alors que je grimpe à 500 600 m/h, c'est dur ! Je fais une pause photo et rejoins le groupe à mi couloir, enfin une grosse pause. Engue repart, je parviens juste à suivre Victor, jusqu'au sommt du couloir. Vue magnifique sur les Ecrins ! Simon et Engué ont déjà filé vers la calotte. La neige est moins compacte il y a quelques passages de mixte. 40 minutes d'effort nous mènent au sommet dans le vent mais magnifique. 5 minutes de pause et il faut redescendre. Je rejoins mes skis au sommet du Piaget, et redescends à pied par la voir normale jusque sous la rimaye tandis que Simon, Engue et Victor ski le haut de la face.

Enfin quelques virages dans une excellente neige. Le bas de la face est en neige dure. Nous ontournons crevasses et séracs et nosu engageons dans un couloir secondaire ou Victor, téméraire chute alors qu'Engue et moi sommes descendus en crampons. Puis c'est la descente tranquille vers la "sourissière" d'Arcine !

La descente vers la voiture n'est qu'une formalité un peu soupe sur le bas avec 20 minutes de marche à pied en forêt, la neige s'arrête au petit lac.

Retour au gite la montagne à Chamonix dans l'après midi !

Semaine d'alpinisme entre l'aiguille d'agentiere (couloir en Y) , le couloir Piaget sur la calotte des Agneaux et le couloir Whymper de l'aiguille Verte

Apoutsiak — alpinisme

 

En attendant la création des articles correspondants (dans les jours qui viennent - les liens seront actifs sur les images), pour vous mettre en apetit, une photo prise du sommet de l'aiguille verte...

 

 

Je me dépeche d'écrire les articles... de mettre les photos et les vidéos en ligne...

 

Couloir en Y à l'aiguille d'Argentière, descente par le glacier des Grands Couloirs

 

VIDEO ICI

Couloir Piaget de la calotte des Agneaux (ou agneau blanc), descente par la voir normale

 

Vidéo Piaget

Couloir Whymper à l'aiguille verte

VIDEO WHYMPER

Le petit plus pour Victor : sa chute  !

 

Dès que j'ai lte temps , j'en mets un peu plus

 

 

 

 

 

avalanche

Apoutsiak — Vidéo - Mountains around the worldhumeur
 
La vidéo n'est pas de moi, mais elle est spectaculaire !
Programme de la semaine prochaine pour info :
Mardi Mercredi : couloir Piaget aux Agneaux
puis Jeudi Tour Ronde nuit à Torino
Vendredi arête de Rochefort nuit au Couvercle
Samedi Aiguille Verte nuit au couvercle
Dimanche : Droites et retour à Chamonix

J'ai dans l'idée de monter au Grand Combin Dimanche Lundi... pourvu que la météo se maintienne ...