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Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

4000

Mönch - 4107 m par la Nollen et la Guggihütte

Apoutsiak — alpinismeOberland4000jeff
Vidéo dans la journée

Froid aux doigts !!!

Beau week end de montagne sur une voie quelque peu technique, ou je me suis tapé un onglet de compet en arrivant au relais !


De la Guggihutte au sommet du Mönch ( Nollen au milieu)

Topo

1400 m D-

Guggihütte

De Grindelwald, prendre le train à Grund pour la petite Scheidig (kleinescheidig). De là, un second train vous emmène à la station Eigergletscher. Tout le monde dessend ( ne montez pas au Jungfraujoch)

Une fois descendu du train, redescendre la moraine et traverser le torrent du point  2098 m . Suivre le sentier et les sentes (balisage blanc et bleu - cairns) Le sentier louvoie entre les barres mais est bien balisé. Ne pas monter trop haut pour rejoindre le refuge.

La Guggihütte est en fait un bivouac de luxe ! 24 places, poele, bois, matériel de cuisine ( et de nettoyage) citerne d'eau, bière à disposition (moyennant rétribution bien sûr)

La Guggihütte

Mönch par le Nollen

remonter au Mönchplateau par des sentes (cairns) (1 heure) de là , rejoindre le Nollen (évident) neige puis pierrier.
a pente se redresse à l'approche du Nollen ( barre de sérac barrant l'accès au plateau supérieur)
Le Nollen présente une pente à 70° environ en glace sur 40 m.
En 2 ou 3 longueurs de 40 m passer la difficulté. remonter les pentes supérieurs.
2 choix : à gauche, remonter jusqu'à l'arête finale par une grande pente de neige à 50° sur 300 m
tout droit : passer la rimaye et remonter la pente raide  rejoindre l'arête au niveau d'un collet puis grimper par des rochers (mixte facile) pour rejoindre l'arête. De là, le sommet n'est pls très loin.

Descente par la voie normale

D'abord l'arête qui part à l'Est effilée puis Sud Est, quelques passages de neiges, d'autres mixtes, jamais difficile !


Pas mal de vent sur l'arête...

carto profil Fichier GPS


 
Fichier GPS au format GPX

Récit.

Ce Samedi, je retrouve Jeff ( rencontré il y a un certain temps lors d'un certain but au Dolent par l'arête Gallet...) au parking  non loin du lac de Neufchatel. La route est rapide,jusqu'à Grindelwald où nous ratons le train, le temps que Jeff achète un Sandwich, le train est déjà parti, nous décidons de pique-niquer sur place ! Petit Train, Face Nord de l'Eiger, petite Scheidig, grosse ambiance, il y a là l'arrivée du Jungfraumarathon ! orchestre, coureurs... Nous prenons le train jusqu'à eigergletscher. Il faut marcher ! Descente de la moraine, nous passons le long de la course qui bas son plein sur la moraine, la montagne est bruyante : hélicos, musique, supporters. cornemuse !!! Nous quittons la moraine pour les sentiers qui mènent à la Guggihütte, balisage impeccable, il a un peu neigé ces derniers jours, la sentier louvoie, au loin les hélicos filment la course, on entend le cor des alpes et les tambours du Bronx. Pour le calme il faudra attendre demain ! Le sentier est verglacé par endroit,  les traversées de ruisseau périlleuses... Nous terminons un peu haut avant de rejoindre la cabane. Désescalade et voilà la hütte, un bivouac de luxe, grand confort. 4 Suisses nous rejoignent ( ils avancent bien plus vite que nous et ne se trompent pas pour l'accès à la cabane)

Siestage, papotage... Bonne soirée passée là haut !

L'est ti pas migon ???


Le lendemain matin, réveil à 3 h 30, on n'a pas été trop rapide, quand je dis on, c'est pour rester politiquement correct, en fait, je ne suis pas le responsable de CE retard... Bref, on quitte le  refuge vers 4 h 52 ! Par chance une cordée a fait la course la veille et nous suivons relativement facilement ses traces.  Passage au Mönschplateau et petite pause avant de rejoindre le pied du Nollen. Il est là et n'a pas l'air si difficile que ça. On repart, Jeff toujours devant va un peu trop vite pour moi ( en fait c'est pas un peu, c'est beaucoup !) Je réclame quelques pauses histoires de retrouver mon souffle, ce qui bien sûr n'est pas efficace. Enfin il décide de faire son premier relais sous la difficulté, je vais pouvoir me reposer...
En matière de repos on fait mieux, vacher  sur 2 broches dans une pente à 70° avec -10 -15°C de température et des rafales de vent à 40 50 km/h. En plus, j'ai eu la bonne idée de ne pas changer mes vieux gants. Je commence à avoir bien froid. Je propose à Jeff de le filmer, "pas le temps", bon ben yaura pas d'images du Crux dans la vidéo, la faute au chef !
En matière de chef, il faut préciser que Jeff est une sorte de mélange entre un Ayatollah et Burgener. Sauf que lui ne taille pas des marches pour son client pendant des heures, malheureusement !

L'arête finale

Enfin bref, mes pieds se réchauffent lentement,  par contre au niveau des mains. Enfin, je pars. la pente n'est pas trop raide au départ, puis ça augmente pour finir en apothéose... Je vais d'une broche à l'autre les récupérer. Au milieu d'une bourrasque je vois un objet non identifié filer dans la pente,, je l'identifie, ô une dégaine explose.... E M.... Je poursuis et rejoins Jef au relais, j'ai les doigts gelé. Je beugle de douleur le temps que ça se réchauffe. Dur ! Jeff repart pour la deuxième section raide. toujours plus... Il bascule au dessus pour faire le relais je ne le vois plus. Je pars, la pente que Jeff a gravi sans coup férir, ne présente pas les aspérités imaginées lors de l'ancrage de ses crampons... Je casse de la glace. Les deux cordées de Suisse nous rejoignent et nous dépassent par un couloir  à gauche.)  J'en fais les frais, je me prends une grosse pavasse de glace sur le casque - ouille !
Je rejoins Jeff, sans perdre aucun matos cette fois, exploit ? On repart, j'ai froid, mais moins, la pente s'aplani. Nouveau coup de cul en neige pour rejoindre une arête. Je peine, mais au plaisir, Jeff réclame également des pauses, je me sens moins seul. Nous décidons de passer par les rochers. Là, c'est cool, du mixte facile comme j'aime, Je profite des premiers rayons du soleil sur le versant Est.  Nous sortons du mixte sur l'arête, il y a du vent. Jeff repars à fond, j'ai du mal à suivre. Je repense à Enguerrand qui m'appelait "pas de pachyderme" à la Verte, ça doit être moi !  La neige est soufflé, il faut tracer, je ne trouve pas mon rythme. On va de ressaut en ressaut, pas de sommet en vue... Jeff se retourne pour me proposer une pause, je  fais non de la tête, je ne m'arrêterais plus avant le sommet. Nous sommes dans les bourrasques de vent sur l'arête. Enfin le voici. Étreinte correcte au sommet ! Heureux ! Midi 30. Il y a là  2 cordées qui ont fait la voie normale. Nous attendons que 2 autres cordées engagées sur l'étroite arête finale sortent et nous partons. L'arête est fine mais bien tracée. L'ambiance est bonne , je crois que je n'ai pas arrêté de parler, une vraie gonzesse. Désescalade jamais difficile, passages en neige faciles. On sent le retour au bercail.  Nous opérons une petite pause avant de rejoindre le glacier et le Disneyland du Jungfraujoch. Désagréable sensation du n'importe quoi ! Il en faut pour tout le monde ! Retour en train bien long pour nous ramener à Grindelwald, puis bouchons énormes pour rentrer de cette magnifique course, on ne peut pas tout avoir....

Merci Jeff pour cette belle course
Association Prince de Lu - Apoutsiak



Pour l'historique, on avait pris un joli but au printemps en tentant la voie normale...
Photos

Départ de Grindelwald

face Ouest de l'Eiger

Eiger

Guggihütte

Eiger

Sur le Mönchplateau, devant le Nollen

Jungfrau, versant Junfraujoch

Jungfrau



Finsteraarhorn depuis l'arête finale


descente par la voie normale



Au sommet

L'arête finale de la voie Normale du Mönch

Plus facile


Ressaut rocheux

kékou !


Jungfrau




Descente de l'arête Est du Mönch



Vidéo


Traversée du Mont Blanc : arête des Bosses - Trois Monts - alpinisme

Apoutsiak — Mont BlancLes 100 plus bellesAnneMassif du Mont Blanc4000
Magnifique traversée, réalisée dans le froid ( Grand froid) avec Anne et Laurent en réussissant l'exploit de ne pas rater la benne à l'aiguille du midi à 1 minute !
Premier Mont Blanc pour mes deux accolytes !

 
Sommet du Mont Blanc vu du col de la Brenva (à droite, les Bosses)

vidéo :
 

Topo

1er jour : refuge de Tête Rousse

Prendre le Train du Mont Blanc depuis le Fayet ou Saint Gervais pour démarrer au Nid d'Aigle
Du Nid d'Aigle  (2372 m) remonter Nord Est en direction des barraques forestières de Rognes (2768 m) De là direction Sud Est en direction de l'éperon rocheux. Au point 3132 m, traverser Sud le glacier de Tête Rousse et rejoindre le refuge du même nom  (3187 m)

2ème jour Sommet du Mont Blanc

Repartir en direction de l'éperon (Nord ) et remonter pour traverser le Grand Couloir (autrement appelé couloir de la mort...)  une fois en rive gauche, des câbles vous accueille pour arriver au dessus sur une plate forme.
Gagner en ascendance à gauche l'éperon. Le suivre plus ou moins jusqu'au refug du gouter.  (3817 m)
Suivre l'arête du Gouter jusqu'à l'aiguille et remonter les pentes du Dôme du Gouter (on passe en réalité en général au Nord du Dôme)  Gagner le col des Dôme puis le bivouac Vallot (4362 m). Remonter la pente qui mène à l'arête des Bosses proprement dite, passer la Grande et la petite Bosse avant d'atteindre le sommet du Mont Blanc par une dernière arête un peu effilée. (4810 m)














Descente par les 3 Mont Blancs

Descendre plein Nord par les petits Mulets et contourner les petits rochers rouges par l'ouest. Rejoindre le mur de la côte qui permet de rejoindre le col de la Brenva (4303 m) Poursuivre à flan pour erjoindre l'épaule du Mont Maudit (4345 m env) Descendre cette épaule raide (45 - 50 °en neige ou en glace) en cours de saison il y a un pieu à neige au sommet et des cordes fixes au nivau des rochers centraux. La partie basse peut être shuntée par un rappel de 45 mètres minimum, sinon on arrive au dessus de la rimaye !  . De là rejoindre le col Maudit (4035 m) et l'épaule du Tacul par une légère remontée . Descendre le versant Nord du Mont Blanc du TAcul (crevasses séracs) pour rejoindre le col du Midi (3532 m) . Passer sous le refuge des Cosmiques puis l'arête du même  nom pour rejoindre  la partie Nord de l'aiguille du Midi et l'arête qui y ramène



Fichier GPX Profil et vue aérienne
 
Arête des Bosses 3 Monts
alpinisme
 


Récit

Tout ça pour arriver
avec une minute d'avence...

Ca sentait le roussi, le programme étant le suivant : monter à l'aiguille du Midi pour réaliser la traversée Midi Plan puis le Mont Blanc en traversée en passant par les 3 Monts avec descente par les Bosses. Laurent en etait à sa 5ème programmation en 5 ans. La veille il avait plu  des quantités de flotte impressionante et la météo etait tout humide ce samedi !

Bref nous montons à Chamonix pour prendre la première benne, on verra bien. (première benne à 7 h 10 jecrois !) mais là, ô surprise, on nous annonce qu'il y a trop de neige à l'aiguille et que la benne ne partira pas avant 9 heures, pour mdi plan c'est raté. Je passe un coup de fil aux Cos
miques pour avoir les conditions sur le Tacul, mais il ne peuvent pas m'en dire plus. Je décide de changer nos plans et de partir par les Bosses, ça sent trop le but de passer par le Tacul et ses pentes avalancheuses...

J'appelle le gouter (difficilement), qui est complet, c'est bon pour Tête Rousse, tant pis, ça nous fera une bonne grosse journée de montagne ! On n'est plus pressés à présent. Nous repartons pour Saint Gervais où le TMB nous grimpe au Nid d'Aigle. Pique nique devant le train et les bouquetin
s peu farouches. Et nous partons pour une montée cool vers Tête Rousse. Il fait gris, puis il y a du brouillard.

Nous montons tranquille, nous faisant dépasser par des groupes flechette, il y a énormément de monde sur le chemin, et oui, c'est le Mont Blanc.
Nous arrivons au refuge dans le brouillard.

Après un repas trop léger d'après Anne mais passé en compagnie de 4 alpinistes sympathiques, direction le dortoir à 8 heures pour une courte nuit...

1 h 20, c'est le réveil. D
irection le petit dej, puis décollage à 2 h 30 dans la nuit, le brouillard, la neigeotte et le vent !  Nous nous équipons, Laurent me fait une mise en place de crampon Portnawak, je lui remets tout en place et nous partons. Ambiance bizzare avec ce brouillard, la nuit et la neige. Nous rejoignons le Grand couloir, bien enneigé puis c'est la longue remontée vers le Gouter, l'avantage avec cette neige, c'est qu'il y a une trace et qu'on ne peut pas se perdre ! Les passages d'escalade sont courts et faciles, mais empêchent de prendre un bon rythme. Nous essayons de grimper corde tendue, et on avance bien. La frontale de Laurent montre de beaux signes de faiblesse, il est obligé de grimper presque dans le noir ( " j'avais pourtant changer la pile avant de partir !")

Nous arrivons au Gouter ou
nous faisons une petite pause réparatrice dans la partie droite du refuge ( je crois que c'est l'entrée du refuge d'hiver)

C'est reparti, le vent nous accueille dès la sortie du refuge sur l'arête du Gouter, il fait hyper froid, il n'y a plus de brouillard et le soleil commence à se lever. Le vent est impressionnant. Nous poursuivons sur l'arête avant d'entamer les pentes du Dôme du Gouter. Les traces sont effacées par le vent  et il faut retracer ! usant. A mi Dôme, je suis usé et fatigué ( la co
urte nuit ne doit pas y être indifférente) , je demande à Anne de passer devant. Elle s'exécute, je me repause, j'en vais besoin. Sortie sur le Dôme, nous rejoignons Vallot.

Cette pause est toujours aussi désagréable, seul avantage, il n'y a pas de vent ! De la neige a envahie en partie le refuge et elle tien ( il fait en dessous de zero dans le bâtiment), un Dame tente de se réchauffer sous une couverture, d'autres alpinistes papottent en essayant de se réchauffer ! Nous nous essayons et j'essaie de dormir un peu, mais le froid me réveil. Sur un matelas (en plastique) du vomi congelé atteste la présence antérieure d'un alpiniste victime de MAM...
Une demi heure plus tard, nous décidons de repartir.


Je repasse devant et monte d'un rythme lent. Les rafales de vent nous bousculent. Courte accalmie derrière la grande Bosse, ça fait du bien !  Puis tout se poursuit normalement, dans le vent, j'ai retrouvé une petite forme, et je sens que derrière, c'est dur. Je reconnais chaque passage, c'est agréable, je peux mesurer la distance qui nous spare du sommet. Belle émotion à l'approche de celui ci, et enfin le voilà, je me retourne pour serrer Laurent et Anne.
Cette dernière relève notre challenge de faire la roue au sommet ! Nous pas ! On est vraiment des faignants.
On se pause côté Italien, à l'abrit du vent !

Puis, c'est le départ pour une longue descente. Les pentes sommitales, les Rochers Rouges, le mur de la côte, la vue est magnifique, longue est la traversée pour rejoindre l'épaule du Maudit. Pas de pieu pour assurer Laurent. On descend corde tendue avant de faire un rappel du pied de la corde fixe. On perd un peu de temps, en fait, Anne et Laurent descende sur 1 brin de 60 mètres, et je fais un rappel sur 2 brins de 30 m avant de descendre les 10 derniers mètres .


Anne pers son gant dans la manoeuvre...  On repart  dans une neige pourrie, on ne peut pas aller vite, la trace passe juste en dessous de séracs bien menaçants ! on rejoint le col du Tacul puis longue montée vers l'épaule du Tacul ! Le brouillard nous rejoint. Nouvelle pause, nous sommes cuits. on devrait avoir l'avant dernière benne. Nous repartons, on n'y voit pas à 50 mètres. Anne est devant à trouver la trace, et nous suivons. La descente du Tacul passe bien, il n'y a pas de gros obstacles comme certaines années ! Nous rejoignons le col du Midi, toujours dans le brouillard, c'est long, je sens que ça va être juste pour al banen, on devrait avoir 10 minutes d'avance. Ca remonte à présent, devant, Anne est cuite, et ça se sent alors que Laurent semble en bonne forme. Il reste ebncore le raidillon de la fin. Nous croisons des cordées , je leur demand l'horaire exact, je sens que ça va être juste, je pensais que la dernière benne etait à 17 h 35 en fait c'est 17 h 30 ! Nous remontons le raidillon , Anne est morte, je l'encourage, Laurent fait de même, on entend la "voix" de l'aiguille annoncer le dernier départ mais sans comprendre le temps qu'il nous reste. Je brailel pour qu'on aille plus vite. J'entends " Dernier départ pour Chamonix, départ dans 2 minutes", je suis encore sur l'arête ! Je gueule (excuses moi!) " On enlève juste les crampons et on file encordés à la caisse" Je sort dans la grotte, Laurent n'arrive pas à enlever ses crampons, tant pis on y va comme ça. Passage à la caisse, fermée, nous filons vers la benne et là houf, les gars se la compagnie du Mont Blanc sont compréhensifs. Quelques manips plus tard nous sommes dans la benne qui part avec 7 ou 8 minutes de retard à cause de nous ! Ce fut juste !!!
Nous sommes heureux.


Je donne un petit cours d'auto stop à Laurent et Anne pour rentrer à Saint Gervais (merci à nos deux chauffeurs) et nous retrouvons la voiture de superkélou ainsi que mon piètre  bolide ! Quelle journée

Mais pas de but (une fois n'est pas coutume !)



Photos

Les Bouquetins du Nid dAigle - un peu carrencés ... ???

 

Le refuge de Tête Rousse, très confortable !

 

Laurent à l'approche du refuge...

 

2 h 30 Laurent dans la tempête

 

Laurent et Anne à l'aiguille du Gouter, température frisquette !


 

Anne sur le Dôme du Gouter ( toujours frais)


 

Le Mont Blanc vu du Dôme du Gouter


 

Observatoire et bivouac vallot


 

Anne et Laurent dans le bivouac Vallot - palichons tout de même


 

à l'approche de la Grande Bosse

 

La Bosse


 

Toujours ce vent


 

Laurent au sommet


 

et Anne


 

La cordée magique - Anne, Laurent et Apoutsiak


 

Vue sur le Maudit

 

Le Mont Blanc du Tacul et les Aiguilles du Diable


 

Les Bosses vuues de la Brenva


 

Mont Blanc vu du col de la Brenva


 

Histoire de perdre un peu de temps on tire un rappel sous l'épaule du Maudit

 

Fatigués ( épaule du Tacul)


 

Crevasse du Tacul - brrrrr....


 

Visibilité réduite pour le retour à la base, je voyais à peine Anne, qui elle avait pour mission de suivre les traces.. dur !




Vidéo
 

Grand Combin - ski de randonnée : Traversée du Combin de Valsorey

Apoutsiak — Ski de randonnéeValais4000alpinisme
Magnifique traversée avec beaucoup de portage dans une météo ne correspondant absolument pas aux prévisions !!!
avec Jean-Marc Lafontaine

Vidéo en bas de l'article

Météo capricieuse - trouver le haut du couloir du gardien, dans le brouillard - Jean-Marc

Topo :

1°) : Cabane de Valsorey CAS 3030 m

De Bourg Saint Pierre on peut se garrer à Cordonna en fin de saison.
remonter en rive droite, le vallon qui mène aux cabanes du Vélan et de Valsorey
Passer à proximité du chalet d'en Bas, rejoindre le chalet d'Amont
Si le sentier est déneigé, remonter le sentier qui passe sous les Botserresses , gagner Grands Plan et par al combe, la cabane de valsorey par la gauche ( si le sentier rester plus longtemps dans la combe avant de remonter vers le refuge.
4-5 heures (moins pour les sportifs !)

2°)  Face Sud du Combin de Valsorey 4184 m

AD II

De la cabane, partir droit au dessus de la cabane et passer sous les contreforts du Combin de Meitin. Traveresée ascendante ensuite pour rejoindre un couloir  qui mène au col sous le bivouac Musso ( bivouac Italien en territoire Suisse !) Le col passe par sa partie gauche après une traversée. (3650 m) 2 heures

Du col remonter les pentes raides (45 - 50 °) du plateau de couloir et rejoindre l'arête sud du Combin de Valsorey à la base de son dernier ressaut. Escalader (II III) cette arête, un passage versant ouest est vertigineux mais facile.

3°) Descente par le couloir du gardien sur la cabane de Pannossière

Il est vivement conseiller d'avoir un bon sens de l'orient
ation, de bonnes connaissances, un GPS ou à défaut des traces  pour cette descente ! Le départ du couloir n'est pas évident à trouver !

Du sommet du Combin de Valsorey possibilité de rejoindre le Ciombin de Grafeneire 4314 m  et le Combin de la Tsessette (4135 m)par le plateau sommital et le mur de la cote

Descente par le couloir du gardien
repérer le sommet du couloir du gardien (légerement sud ouest du point 3987 m de la carte Suisse. Descendre le sérac (plus ou moins délicat selon les années et descendre le couloir du gardien en se tenant de magnière à éviter au maximum le risque provoqué par une évenuelle chute de sérac...
De là rejoindre le plateau du ddéjeuner puis le glacier de Corbassière et enfin lacabane de Pannossière (François Xavier Bagnoud)  en remontant sur la morraine !

4°) Cabane de Pannossière Fionnay

Si beaucoup de neige, descendre par le glacier  puis sur le plat avant une courte remontée avant la descente sur Fionnay
Si pas beaucoup de neige, descendre à droite du refuge sur plan Goli et rejoindre le sentier d'été (attentino avalancheux s'il reste de la neige) pour rejoindre Fionnay



Carto Google earth fichier GPS Profil



Pour le profil, cliquer sur l'onglet adequat !

Fichier GPS au format GPX Traversée du Grand combin
 Face Sud couloir du Gardien

Récit :

Premier jour de jeux pour la météo avec nous...
Jean-Marc m'ayant rejoint à la maison, sa voiture nous ayant amené à Bourg Saint Pierre nous nous garons un peu au dessus du village, et tout commence par un pique nique, ça sera toujours ça de gagner... Le moral est bon, la neige loingtaine, et oui, le 29 Juin en face Sud, uil fallait s'y attendre, il faudra porter.
La météo est bonne pour ces 4 jours, en gros beau temps le matin et quelques cumulus l'après midi avec un faible risque d'averse résiduel, et c'est tous les jours scomme ça !

Chargés comme des mules nous partons, ( mon sac doit bien peser 18-20 kg, c'est trop !). Les marmottes plus ou moins grassouillettes détalent et agrémentent la remontée du Vallon, l'imposant Vélan et le sujet de nos conversations, c'est long, mais on est bien là, bien mieux qu'à un long repas de famille... ( de 6 h ?)

Nous nous octroyons une première pause, je somnole en attendant Jean-Marc, quelques barres, et c'est reparti, nous trouvons la neige à 2550 m au niveau de Grand Plan.
Enfin nous skions, mais c'est de la soupe, Jean-Marc qui n'apas des peaux taillées correctement glissouille, je l'entends pester pendant que je trace, tant bien que mal dans cette neige qui ne tient  pas ! Je suis bien essoufflé en arrivant au refuge.
Je prépare le feux, fais fondre de l'eau, Jean-Marc arrive dans la grisaille et le vent, moi qui esperais une fin d'après midi terrasse et soleil pour faire secher mes affaires, ça sera poëlle à bois fonte de neige, moins sympa, le refuge est bien humide !

Le lendemain matin, le réveil sonne à 3 heures. ( Cette horaire qui semble banal, a été le fruit d'une intense négociation , j'eus préféré personnellement 2 h 30, mais l'homme de la Walker  a remporté al décision, et oui, l'experience... ) Bref, à 4 heures, maquillés (de crême solaire) nopus quittons le refuge. Mise en place de ma technique favorite, le somnolage dans les roues , je m'explique, il faut suivre un skieur bien régulier en roupillant, seul problème, la pente est raide et il faut rester concentré, donc mauvais repos.
Jean Marc décide de lacher du lest et son descendeur file dans la pente, il s'arrête un peu plus bas, il en sera quitte pour 30 m de déniveler en plus dans sa journée ! Nous décidons de chausser les crampons la pente etant relativement raide on ira aussi vite ( on n'a fait que 300 m à ski ! nuls !)
On repart, chacun de son coté, je n'ai pas de rythme même si je vais un peu plus vite que Jean-Marc, qui monte bien régulièrement. Moi qui interdit d'habitude aux autres de faire des petites pauses, je n'arrête pas d'en faire ...  Léger asthme d'effort. Le Mont Blanc est limpide, annociateur de mauvais temps, nous verrons, les prévisions météo tant en France qu'en Suisse, sont bonnes !!!
Coté Italien tout est gris foncé et des nuages viennent lecher les Grands Combins !
Passage au col, nous regardons cette grande face sud qui nous attend, et c'est reparti. La pente déjà raide, se redressait encore... Nous faisons une pause au milieu sur un rocher , le reste de la pente y étant peu propice... Je reste dans les traces de Jean-Marc pour garder un bon rythme, lent, mais efficace,  nous rejoingons l'arête, et observons du monde au sommet, venus de Pannossière. Ces derniers mètres qui parraissent courts seront relativement longs. Je passe devant, j'aime ces escalades mixtes faciles, Jean-Marc me suit, je file,  Jean-Marc me demande si on y est, mais derrières chaque ressaut, il y en a un autre puis, un passge en versat ust vertigineux, "on s'encorde ?" , il  fait gris, Jean-Marc passe devant et file vers le sommet, je le suis, le voilà, on est dans le brouillard heureux, dommage pour la vue, ça soit être joli, nous descendons en crampons vers le plateau. Ca se lève, le Combin de Grafeneire nous nargue, si ça tient, j'irais bien y faire un saut, mais Jean-marc, sait qu'il faut redescendre. Nous décidons de passer par le mur de la cote, et le corridor (plus facile à ski por moi. Traversée à flan à 4000 m sous els Combins ( voir fichier GPS, vous comprendrez ...)  on arrive au dessus du mur de la cote, mais y a t'il une corniche, on n'ose pas avancer, on voit mal, jusqte que c'est raide et qu'on est sans doute trop bas, tant pis, on file vers le couloir du gardien. Demi tour, toujours à flan, se méfiant des crevasses, Jean-Marc est devant, je reste derrière avec le GPS à proximité, visibilté, 20 m , la trace s'effaçant, c'est impressioannt, il neigeotte. "On est à environ 20 m de l'entré du couloir !", on cherche des traces de ski, signe de passage, Jean-Marc se lance dans un descente. Nous remettons les crampons et nous encordons, le passage est là, ce coup ci les traces sont nettes, passages sous le sérac, au ras, impressionant, et dire que ce passag eest sensé être plus "sécurit" que le corridor... C'est étrange. Court passage en glace, tracé, nous filons avec un énorme immeuble de glace au dessus de la tête. Jean-Marc chausse, je poursuis en crampons rapido. Il neige à gros flocons, on se rejoint en bas.
Puis, c'est la séance petit coup de GPS, repérage des traces ( j'ai bien fait de bien préparer cette course GPSiquement parlant...)  ca passe, nousenchaons qulques jolies courbes dans cette tempete. Voilà le plat du glacier de Corbassirèe, il faut pousser sur les bâtons. La neige colle sur le maque en 2 minutes on y voit plus rien. On déchausse pour remonter la grosse morraine de la cabane de Pannossière, on rentre manger des pâtes et un coca bien mérités. Rencontre avec un couple de Valaisan qui monte tous les ans à la même date à la cabane et qui se sont mariés là ! Partage de spaghetti avec des Italiens, la gardienne n'a pas apprécié, on allait pas les balancer !)

il faut également organiser le rapatriement à Bourg Saint Pierre. A priori plus de bus à cette heure , c'est taxi ou solution Paul, le neveux de Jean-Marc, solution parfaite. La descente sur Fionnay est relativement rapide, 2 h 30, déchaussage vers 2400 m croisement de nombreuses cordées qui montent pour demain ( sous la pluie battante) dont certains alpinistes avec parapluies ou tongues ( sur la neige !)
à 16 h 30 nous sommes àFionnay, à 16 h 35, Paul arrive dans une Fiat  surpuissante
 miniature avec un bon chocolat chaud.
Nous sommes trempés mais contents

Merci Paul


Rapport Météo :

comme je l'ai dit, la météo etait soleil avec quelques cumulus dabs l'après midi et averses éparses,
On a eu : Beau à 4 heures, se voilant vers 6 heures, Brouillard à 9 h 37 au sommet et neigotte
Neige en continue à partir de 10 heures
 puis pluie abondante à basse altitude ( juste une accalmie de 30 minutes à la descente !)

Photos :

En montant à Valsorey

On porte, avec le sourire ... 3 heures !

La cabane du Vélén perchée sur sa morraine

cabane de valsorey 3030 m

Le vélan

petit matin sur les pentes du Combin de Valsorey

Le vélan fume

petite pause sur le rocher plat de la face sud

escalade des derniers mètres - aérien

Summit, dans le brouillard !

Ca se lève... pendant 30 secondes et le Combin de Grafeneire fne fait rien qu'à nous narguer...

Jean-Marc - dépeautage au sommet du couloir du gardien

Le même

Descente dans le couloir du gardien




Vidéo







Ski de randonnée : Traversée du Grosses et de l'HinterFiescherhorn

Apoutsiak — Ski de randonnée4000alpinismeRaid à skiOberland
Magnifique journée de ski de randonnée, 2ème jour du raid en Oberland après le Mönsch la veille
(vidéo en bas d'article)


Matthieu à proximité du GrossFiescherhorn

le parcours en résumé :

Départ du Mönchsjochhutte
Ascension du Fieschersattel
GrossesFiescherhorn
Hinterfiescherhorn
Descente versant Est sur le Walliserfiescherfirn
Grunhornlucke
Konkordiaplatz
Konkoriahutte

Topo :

De la Monchsjochhutte ( 3657 m ) basculer versant Est sur l'Ewigschneefald. Viser le bas du glacier  qui mène au Fieschersattel ( environ 3250 m !) Remonter le glacier en direction du col plutôt rive gauche. A l'applomb du col, mettre les skis sur le sac et remonter vers le col, fin en mixte facile !
Du col, passer lrepremier éperon rocheux versant Est et remonter vers l'arête. L'arête alterne des portions en neige avec des portions rocheuses faciles qui se passent en glénéral par le fil, de toute façon ,c'est évident et le rocher est bon !

Sommet du Grossesfiescherhon 4048 m.

Rejoindre le col, basculer versant Est et remonter les pentes de l'hinteressfiescherhorn. Laisser les skis à la rimaye, gagenr le fil de l'arête et par des rochers faciles le sommet !

Sommet de l'hinteressfiescherhorn 4025 m

Revenir en arrière et basculer sur le walliserfiescherfirm passer sur la courbe de niveau 3600 m ( carte suisse) et basculer rive gauche (crevasses séracs) passer à proximité du point 3433 et poursuivre jusqu'au plat du glacier. Traverser le glacier pour parvenir à la base de la Grunhornlucke ( 3070 m)
Remonter la grunhornlucke et basculer versant Ouest sur le Gruneggfirn rejoindre la base de l'eperon menant à la Konkordiahutte. Remonter les escaliers jusqu'au refuge (environ 120 m) 2850 m. (SAC)

Carto profil et fichier GPS



Profil : cliquer sur l'onglet

Fichier GPS format GPX clic droit, enregistrer sous.

Météo - conditions :

Beau temps, gros cagnard sur le Walliserfiescherfirn au dessus de finsteraarhorn hutte
légère brise dans al remotnée à la grunhornlucke
mais beau !

Récit

Après une nuit accompagnée d'un ronfleur de competition, à 5h 30, nous nous levons. Petit déjeuner, préparation et nous voilà sur le glacier. La neige est irrégulière, rapidement il faut tracer jusqu'à la base du ieschersattel. Mathieu est loin devant, l'autre, Matthieu, loin derrière. Nous nous regroupons au moment de peauter à 3250 m , 150 m en dessous de ce que nous avions prévus. Il faut remonter vers le Fieschersattel (col). Je m'accorche au rythme de Mathieu, qui est bien régulier, tandis que Matthieu galère un peu derrière. Une pause permet de nous regrouper, nous repartons, passage de rimaye puis il faut dépeauter, il est temps, ma peau pleine de neige, s'enlève toute seule ! pourvue qu'elle tienne toute le raid... Skis sur le sac, l'ordre des alpinistes est le même. Je tourne quelques images pour ce blog ! dans la pente, c'est toujours plus impressionant. Je finis par rattraper Mathieu qui hésite sur la sortie à prendre. Je décide de prendre l'option des deux suisses que nous accompagnons depuis 2 jours, dans le mixte. Le rocher est bon, il faut juste faire attention et je sors sur l'arête rapidement. Je me remets à tourner des images des Matthieux soufflants dans le passage teshnique et assurant chaque pas. Enfin nous voilà au Fieschersattel. Nous partons sans les skis vers le sommet, les Suisses qui filent à 200 à l'heure nous ont conseillé de contourner les premiers bastions rocheux. Je m'execute, un peu trop, après de la glace vive facile, voilà un passage rocheux délicat, je passe après une longue hésitation, au moment de rejoindre la galce, mon crampon gauche s'enlève, position précaire, je décide de réaliser un relai pour améliorer cette situation. Matthieu me rejoint, la pente qui suit est raide (très raide), nous décidons de faire demi tour. Crampon remis, nous repartons et trouvons le bon passage un peu avant. La sutie est une succession de névé et de passages rocheux faciles jusqu'au sommet (enfin, ça monte et ça descend  assez souvent tout de même ...) Enfin, le sommet, nous n'y resterons pas longtemps, nous observons Mathieu sur l(Hinterfiescherhorn ( hésitants entre lui et ... une vierge !)
Retour au Fieschersattel, je décdide de gravir l'Hinterfiescherhon à fond pour ne pas perdre trop de temps. Je mets les skis, les peaux et file. Je rejoins rapidement la rimaye où Mathieu m'attend. Il me propose de s'occupper de mon matos pendant que je file au sommet. Et je file , et en 5 minutes je suis au sommet. Je vois Mathieu en bas qui me conseille, je redescends, de nouveau les skis et nous rejoignons Matthieu. Le début de descente est difficile pour moi. La neige est inégale et je me gauffre à deux reprises : dans la croute ! C'est toujours épuisant de se relever. Puis la qualité de la neige s'améliore, moquette, légèrement transformée. Il faut rester concentré il y a de grosses crevasses. Nous filons rive gauche du glacier. puis c'est la descente entre les crevasses et lle long des séracs, un peu stressant. Nous rejoignons le plat du glacier sous le cagnard. Nous traversons le WalliserFiescherhonfirn. jusqu'au pied de la Grunhornlucke. Il faut repeauter, je me mets dans la roue de Mathieu, tandis que Matthieu débute sa grosse galère . Nous rejoignons relativemetn rapidement le col et Mathieu descend aider Matthieu. ( faignant que je suis, j'ai hésité à descendre l'aider sans bâton... anticipant la grosse galère pour remonter à pied...)
Du col, excellent ski pour rejoindre la Konkordiaplatz. Puis c'est la remontée à la Konkordiahutte par les raides mais efficaces escaliers.

Arrivé au refuge, il y a une buvette sur la terrasse, et le soleil seche le matos. Nous profitons de la vue exceptionnelle sur le plus grand bassin galcière des alpes !

Photos :


Départ de la Mönschjochhütte

En Oberland, les glaciers sont grands et parfois très plats ( nos amis Suisses)


L'Aletschhorn


Matthieu devant le glacier d'Aletsch et la Konkordiaplatz ( grand et plat....toujours !)

La pente se raidi


Mathieu au Fieschersattel





Matthieu au FiescherSattel


Vidéo







Raid en Oberland - les liens

Part One : Wildhorn - Wildstrubel

1er jour : Wildhorn depuis les Rousses (par les Audannes) descente sur Wildhornhütte (3246 m)
2ème jour : Wildhornhütte - Wildstrubelhütte
3ème jour : Wildstrubel  (3243 m) et retour aux Rousses

Par Two : Glacier d'Aletsch


4ème jour : Mönch
5ème jour : Gross et Hinter Fiescherhorn (4048 et 4025 m) Grunhornlucke Konkordiahütte
6ème jour : remontée au Sphinx

Traversée du Lyskamm (Est Ouest) La mangeur d'Homme

Apoutsiak — alpinisme4000ZermattValaisMonts RosesJean-MarcLes 100 plus belles
La vidéo :


 

Le Topo


Montée à Gnifetti :
rejoindre la Punta Indren puis  passer à flanc sous la Punta Giordani  (l'un des deuls 4000 qu'il me reste à gravir dans le coin...) remonter la vire (cables échelles en bois) pour atteindre un plateau et remonter jusqu'au grand refuge Gnifetti (ambiance bien meilleur dans le refuge qu'il y a 4 ans, même si ça ressemble un peu à une usine !

On peut également partir du refuge  Margueritta et descendre vers le Lyskamm (le refuge  peut s'atteindre par une magnifique traversée de la pointe Dufour mais ça c'est une autre histoire)

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Le refuge Gnifetti

Traversée du Lyskamm

Rejoindre le col des Lys au nord du refuge Gnifetti ( environ 1 heure 1 heure 30) puis ataquer l'arête (45°)  qui s'applani.  avant de se redresser pour rejoindre le sommet Est (un mètre de rocher à la fin !!!) poursuivre l'arête qui redescend vers selle entre les deux sommets  puis en petite vaguelette (quelques passages rocheux dont un en III à priori toujours facile) rejoindre le sommet ouest.
Le sommet ouest se descend dans la pente ou par les rochers (dans certaines conditions (glace) c'est plus facile)
Attention aux corniches notamment dans la montée au Lyskamm Est
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L'antécîme du Lyskamm Est vue de l'Ouest
traversée du Lyskamm alpinistes

Vue de l'arête depuis le Lyskamm Est
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Cordées sur coup de crayon
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A quelques encablures du Lyskamm Ouest

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Passage rocheux (III ?) avant le Lyskamm Ouest

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Descente du Lyskamm ouest


Le Récit

La question du jour était faut il avoir des anneaux à la main lorsqu'on progresse sur un arête ou il y a des corniches. Etant moi même farouchement opposé à cette technique, les débats furent élevés. Helmuth, adepte de l'école Suisse, etait favorable aux anneaux ainsi que Jean-Marc (qui envisagerait aux dernières nouvelles de s'expatrier chez les Helvetes). Soit disant qu'avoir des anneaux à la main, permettrait de sauter en cas de corniche cédant de l'autre côté de l'arête !!! Et si c'est le premier de cordée qui tombe avec son tour mort, il fait la chute, les anneaux à la main le bras en l'air !!!
Finalement nous n'avons pas réussi à nous mettre d'accord, mais ça nous a bien occuppé, Helmuth m'a promis de demander aux instenses Suisse, des détails sur cette méthode. Moi je persiste : Tout corde tendue COURT !

Bref, le récit : parti de bonne heure, (vers 4 heures je crois) de Gnifetti nous remontons en dormant vers le Lisjoch. Premier raidillon puis spectacle magique sur cette magnifique arête en conditions idéales ce jour là : pas un mètre de glace, rocher tip top. 3 heures pour atteindre le sommet Est. La traversée ne prend pas une heure, il y a avait beaucoup de cordée sur l'ensemble de la course.

Descente sans problème vers le refuge Quintino Sella. Enormement de monde sur le Castor (des centaines de personne)

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Dernières pentes avant le Lyskamm Est

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Vue depuis le Lyskamm Ouest

Helmyuth vanPottelberg Guillaulme Ledoux Jean-Marc


Au sommet du Lyskamm Ouest
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Descente du Lyskamm ouest


Conditions :

Excellentes : tout en neige attention c'etait il y a 3 semaines
J'ai trouvé la course presque trop facile (sans doute grâce aux conditions)

Quelques photos


Montée à Gnifetti




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Cordée sur l'antécîme du sommet Est

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Sur l'arête

Traversée du Lyskamm Cervin

le sommet Est et le Cervin

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Cordée sur l'arête


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Vue depuis le sommet vers l'Est : le Lisjoch

Traversée Taschhorn Dom

Apoutsiak — alpinismeZermattValais4000Les 100 plus belles
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Le Taschhorn et le Dom vus de l'alphubel
Le Topo

Accès au Mischabeljochbivouac :
On peut atteindre ce petit bijou en remontant le glacier qui vient de Tasch. Helmuth a eu la bonne idée de nous faire passer par l'alphubel et la Rotgrat, itinéraire plus technique mais réellement intérêssant. Attention , neige soupe en cas de descente tardive de l'alphubel, course PD.

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Le Taschhorn et le Mischabeljoch bivouac
La course :
du Mischabel joch bivouac attaquer l'arête légèrement à droite et remonter  celle ci en restant sur le fil en prenant garde aux corniches (petites pour nous) jusqu'au sommet du Taschhorn (3- 4 heure) Rocher correctTravers--e-Taschhorn-Dom-L-ar--te-du-TAschhorn-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.JPG
Sur l'arête du Taschhorn - lever de soleil , on apperçoit Juraj
de là, descendre vers le col situé entre le Taschhorn et le Dom : le Domjoch. Attention, rocher dallé, recouvert de neige pour nous. Nous avons débuté la descente en partant versant Tasch (Ouest)   puis en rattrapant l'arête un peu plus bas, ce qui nous a évité des difficultés dans la partie supérieur (descente au Domjoch : entre 1 h 30 et 2 h 30)
Travers--e-Taschhorn-Dom-le-Taschhorn-depuis-le-col--photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.JPG
Le Taschhorn vu du Domjoch

Il faut alors remonter sur le Dom, le rocher est glabalement pouri avec des passages très pourri, sauf peut être dans la partie supérieur (dernier quart) ou il est juste un peu pourri. Rien ne tient, même les grosses prises. Le rocher est correct versant Oust (on y est que rarement) et mauvait côté Saas (Est) , et oui, c'est là ou on grimpe. Rocher typique Oisans même si on y est pas !
On gimpe sur le fil de l'arête, les difficultés se contournent versant Saas, sauf dans la partie supérieur (100 derniers mètres où l'on bascule dans les pentes de neige versant Tasch.
Attention chutes de pierre !
Taschhorn Dom

 
Le Dom
 
Travers--e-Taschhorn-Dom-le-TAschhorn-depuis-le-Dom-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.JPG
Le Taschhorn vu du sommet du Dom

traversée Taschhorn Dom Corniche lever de soleil 
Corniche du Taschhorn au lever du soleil
Le récit

Après une nuit passée dans le sympatique Mischabeljochbivouac, nous sommes partis dans la nuit vers le Taschhorn. Moi qui aimme les marches d'approche en bon sentier pour terminer ma nuit en dormant debout, j'ai été servi : début de l'escalade 3 minutes après avoir quitté le bivouac. Le rocher fut bon  dans la montée au Taschhorn et les corniches peu aggréssives. (3 h 30)
Arrivés au sommet, nous hésitons, il n'y a pas de trace vers le Dom. Juraj un slovaque en solo, passe devant nous, un cordée de guide est encore devant, en fait, elle a continué, nous décidons de poursuivre. La descente vers le Domjoch est très enneigée. Elle se passe pour moi en compagnie de Patrick Bérault, l'ange de l'arête. Il faut rester concentré, le terrain est difficile. Nous mettrons 1 h 50 à rejoindre le col. Courte pause (c'est la première vraie pause) Nous repartons vers le Dom. A notre grand étonnement, le rocher est hyper pourri et homogène : pas de surprise à attendre, il est tout du long bien pourri. Helmuth se frai un passage dans ce dédale de kairn géant. Nous rejoignons l'arête neigeuse sous le Dom puis le sommet sous les feux de l'appareil photo de Juraj qui nous précède. (3 h 10 pour la montée au Dom) Grande émotion au sommet du Dom, puis il faut attaquer la descente vers la Dom hütte un peu longue mais en pleine forme puis la longue descente vers Randa...
Taschhorn Dom Helmuth escalade
 
Helmuth dans le rocher pourri du Dom

Sous le Dom (photo Juraj Arnold)

Remerciements

A Helmuth et Stijn mes deux partenaires de cordée (camp to camp une fois de plus)
A Juraj et ses photos
Au guide du Mercantour et son client du Sud qui on mis du sucre dans notre tisane (et fait la trace la veille jusqu'au TAschhorn)
Au guide Suisse et ses clients Neuchatellois qui ont fait la trace presque toute la journée, même si les premiers contacts avec ce guide ont été un peu difficile.
A la cordée de l'UCPA rencontrée à la descente avec qui j'ai papoté en chantant Piaf !
Aux parisiens qui nous ont pirs en stop à Randa, pet oui, parfois , les parisiens , ils sont quand même sympas.
A Patrick Berault qui ne m'a pas quitté pendant la course.




Les photos inclassables


Le Mischhabel joch bivouac : un bijou
Taschhorn Dom alphubel Strahlhorn allalinhorn Rimp

Lever de soleil sur le Strahlhorn, l'allalinhorn, le Rimpfischhorn et la Nordend

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Juraj sur l'arête du Taschhorn


Nous arrivons au sommet du Dom (photo Juraj Arnold)
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Au sommet du Dom (photo Juraj Arnold )

Alphubel par la Rotgrat (arête Ouest)

Apoutsiak — alpinisme4000ZermattValaisLes 100 plus belles

alphubel-par-la-rotgrat--panorama-les-monts-roses.JPG 


 
Le topo
montée au refuge : depuis Taschhalp remonter le sentier qui mène à la cabane de Tasch : Taschhütte

Le sommet :
Passer derrière le refuge (au dessus des toilettes) et suivre le sentier   qui contourne l'arête ouest (direction Nord) et remonter ce sentier  jusqu'à l'altitude 3195 m cairn, et petits cairns un peu partout (étonnant !) Gagner alors la wiesgratt et remonter celle ci, le rocher est plutôt bon sauf en son milieu, grimper rive droite pour éviter les difficultés)

On rejoint alors la Rottgratt au point 3637 m

Il faut alors parcourir l'arête qui alterne entre des passages en neige et des bastion rocheux (pas de III voir III + ) on contourne la fin des difficultés par les pentes de neige (45 °) puis vers le sommet. description détaillées sur camp to camp
alphubel par la rotgrat : l'arête vue du dessus photo guillaume ledoux apoutisak
l'arête vue du "dessus" on voit plus la neige que les passages d'escalade, mais il y a plus d'escalade !
alphubel par la rotgrat : escalade en III III sup Helmuth photo guillaume ledoux apoutsiak
Helmuth dans ses oeuvres !
Alphubel Rotgrat escalade Stijn Helmuth
 Va t'il nous trouver un passage technique de derrière les fagots ?

Le récit

Au départ, nous avions prévus de faire la Lentzpitze et le Nadelhorn. Mais Stijn  avait décidé d'emmener  Helmuth qui avait déjà fait la face Nord, bref, il fallait trouver un plan B. Hésitation : Zinalrothorn et  face Nord de l'Obergabelhorn, loupé, refuge complet, Bilan , nous montons à Taschhütte pour la Rotgrat de l'alphubel puis la traversée Taschhron Dom.
Helmuth et Stijn (2 Belges résidants en Suisse) ont une caisse d'enfer et  ils discuttent pendant la montée au refuge tandis que je souffle dur, résidu de la montée au Bishorn sans doute.

Le lendemain réveil à  2 h 30  je dors sur le sentier menant à la Wiesgrat, dans les pas de mes deux accolytes, Helmuth, gentiment fait la trace (sur le sentier ) lentement. Nous arrivons à la base de l'arête dans un  désert de caillous où des centaines de cairn ont poussé, impressionnants dans la frontale on dirait un cimetière naturel....
Nous nous encordons pour l'ascension de la  Wiesgrat, en bon rocher à mon goût et très agréable  à gravir. Au dessus, nous chaussons les crampons pour les passages en neige. L'escalade est parfois physique, surtout lorsqu'Helmuth s'amuse à nous tester dans un passage  légèrement  en dévers avec un bloc coincé branlant à la sortie !!! (je te l'assure  il y avait un passage  beaucoup plus facile quelques mètres à droite... et tu l'avais vu !). chouette escalade puis pentes de neige à 45° pour sortir.

Grand beau au sommet

Nous sommes redescendus vers le magnifique et confortable mischabeljoch bivouac

La vidéo :

 
 
 
alphubel-par-la-rotgrat-le-taschhorn-photo-guillaume-ledoux-apoutisak.jpg
Le Taschhorn

alphubel-par-la-rotgrat-le-rimpfischhorn-photo-guillaume-ledoux-apoutisak.jpg
Le Rimpfischhorn et son arête Nord


Alphubel Rotgrat Monts Roses
vue du sommet de l'alphubel : une cordée et les monts Roses (Pointe Dufour Lyskamm...)
  
Alphubel Rotgrat Stijn Helmuth
Helmuth et Stijn sur la fin devant le Cervin, la Dent d'Herens,  le Mont blanc et la Dent Blanche

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L'Allalinhorn et sa voie normale

Alphubel Rotgrat Taschhorn Dom

Stijn et Helmuth devant le Taschhorn et le Dom

Guillaume Ledoux alphubek rotgrat


Apoutsiak au sommet

Mischabeljochbivak vue par la fenêtre CErvin
Vue depuis le Mischabeljoch bivouac

Bishorn voie normale (ou but au Weisshorn...)

Apoutsiak — alpinisme4000butValais
L'ascension du Weisshorn 2012  par l'arête Est

Bishorn-weishorn-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak--montagne-vu-rotgrat-alphubel.JPG
Weisshorn et Bishorn vus de l'alphubel

Le topo :
Depuis la cabane de Tracuit, suivre la trace et les cordées (nettes en général, je dis en général, parce que nous, on est parti les premiers et avec le vent il n'y avait plus de trace, mais l'itinéraire est évident ) jusqu'au sommet du Bishorn. Pour le Weisshorn, c'est plus compliqué, mais je vais avoir du mal à vous faire un topo, on s'est arrêté au Bishorn.
Weisshorn bishorn vus de Tracuit 

Le récit :
La semaine d'alpi devait commencer fort : objectif : le Weishorn par le Grand Gendarme.
J'en ai profité pour emmener le spécialiste du Bishorn , j'ai nommé Laurent Bollis !!! Il a fait ce sommet il y a 3 semaines

Petite caisse pour monter à Tracuit avec Laurent en 3 heures 30. Je le laisse batiffoler avec les vaches d'Herens.  en marchant lentement.

Nous nous sommes lever tôt le 2ème jour : 2 h 30 ou 3 heures alors que les cordées pour le Bishorn se levaient à 5 heures. Laurent  fait son sac vitesse escargot puis nous cramponnons vitesse super escargot avant d'emmeller la corde : voilà comment manger une demi heure 3/4 d'heure !
une cordée avec guide nous laisse sur place dans la montée vers le col, ils partent pour la face Nord du Bishorn. La météo semble correcte, mais quelques nuages font leur apparition. Nous ne sommes vraiment pas en forme. Laurent fait la trace tandis que je peine derrière, dans un état de fatigue extrême. J'essaie de profiter de chaque pause pour dormir un peu. Le vent  a recouvert les traces de la veille et Laurent doit faire la trace , j'ai du mal à le suivre. Nous arrivons au Bishorn, exténués en prêt de 4 heures (alors qu'il en faut d'habitude 2 h 30) La météo a tournée : gros vent sur l'arête du Bishorn + petite forme = BUT : nous n'irons pas plus loin. Laurent fulmine, il est venu ici il y a 3 semaines... Les premières cordées de Bishorneur ne sont à qu'à quelques minutes derrière nous, quel méforme ! Je pense qu'on a fait un leger mal des montagnes, pas grave, mais étonnant !

Laurent a décrété qu'il ne gravirait pas cette montagne par cette arête ! SAit il que le Grand Gendarme fait parti de la liste des 82 4000 décrétée  par l'UIAA (voilà ce qui devrait lui faire changer d'avis !)


Le spécialiste du Bishorn fulmine devant les cordées de néophytes

Weishorn-Bishorn-Grand-Gendarme-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak-photo.JPG
vue du Weisshorn depuis le Bishorn le Grand Gendarme

Weishorn grand gendarme
La fin de l'arête du Weisshorn et la face Nord (neigeuse)

 Weishorn-Bishorn-les-difficult--s-Grand-Gendarme-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak-photo.JPG
Les difficultés présentent sur l'arête et le Grand Gendarme
Bishorn Weisshorn Grand GendarmeLes même difficultés vue de Tracuit

Weisshorn possibilité tracuit Possibilité de monter par la face Nord de ce col qui permet de shunter le Bishorn
 Weisshorn Bishorn lever de soleil
Lever de soleil depuis l'alphubel sur le Weisshorn et le Bishorn

remarque de Fabrice de Skyandsummit : le grand Gendarme ne fait en réalité pas parti de la liste des 82 4000. voili voilà...

Apoutsiak et les 4000

Apoutsiak — humeur4000
Ca faisait un moment que je n'avas pas fait le point...

vue_du_sommet_de_l__aiguille_verte_whymper_mont_blanc_tour_ronde_blanche_de_peuterey.jpg
 
Donc, depuis mes débuts et mon premier 4000 (le Grand Paradis), j'ai déjà gravi 42 4000 ! Mais,  pas 42 différents ! En réalité je suis parvenu sur 31 sommets de al liste  des 82 de l'UIAA. Je suis allé 5 fois au sommet du Mont Blanc et 5 fois au sommet du Dôme Ecrins  ( la 5ème fois, nous sommes redescendus dans le brouillard sans soucis...)  et 2 fois au sommet du Grand Paradis et du Strahlhorn.


Il faut bien l'avouer  pour deux des sommets, nous nous sommes arrêtés à quelques mètres du but (genre 2 mètres de deniveler et 50 ou 100 mètres de difficultés) donc il faudra  revenir... Mais ce sont deux jolis sommets, donc pas de problème.

En direction de l'aletschhorn Finsteaarhorn Guillaume ledoux apoutsiak
L'erreur a été de ne pas redescendre  à la punta Giordani  sous la Pyramide Vincent quand on a fait la traversée des Monts Roses, on n'avait pas la carte et c'est seulement au dessus du refuge Gniffetti qu'on nous a onformé de la présence de ce sommet ! Bref il faudra retourner dans le coin spécifiquement pour ce sommet sans interêt !

Vous lirez ces lignes tandis que j'ameliorerai le score : au programme : traversée du Lyskamm (2 4000, mais j'ai déjà fait le sommet ouest), Weisshorn ( un beau morceau), Cervin ou Dent Blanche, et peut être le Lagginhorn.



Je ne fais pas la course au 82 4000, mais c'est vrai
qumeije_orientale_vue_sur_le_doigt_de_dieu_spectacle_gratuit_photo_guillaume_ledoux.jpge de temps en temps, j'y pense. Quand il n'en restera plus qu'une trentaine, je pense que ça deviendra un objectif. Avec en point d'orgue la traversée des Aiguilles du Diable (D) ! Pour l'instant, j'avoue cherhcer plus une difficulté technique qu'une altitude (La traversée de la Meije par exemple)





Je vous fourni la liste UIAA  des 82   4000 prochainement.

Bonnes courses à tous 

vue du sommet du mont blanc arête des bosse aiguille du gouter photo guillaume ledoux apoutsiak

Allalinhorn ski de randonnée depuis Britannia hütte

Apoutsiak — Ski de randonnée4000ValaisalpinismeJean-Marc

Mittelallalin tempête de neige

 

 

 

 


 

 

 

 

Le topo :

Allalinhorn 4027 m voie normale depuis Britannia hutte
Rejoindre les remontées mécaniques de Felskinn et traverser le tunnel de là, deux solutions : pour les feignants, vous prenez le métro alpin, pour les autres descendez vers le Nord jusqu'à 2870 mètres environ. Mettre les peaux et remonter la piste en direction de la station de Mittel Allalin au mieux sans aller jusqu'à la station. Prendre ensuite à flanc sur la rive droite du glacier

Les conditions :

Neige dure le matin
Glacée à certains endroits sur les (maudites) pistes de Saas Fee avec des boules de glace
Croutée jusqu'au col avant une relativement bonne poudreuse sous le sommet (un peu lourde selon Jean-Marc)
la croute sous le col demandait un ski leger pour ne pas la percer
en dessous de 3400 mètres, neige transfo légèrement revenue (10 - 11 h) jusqu'à 2900 m

La course :

Lever 4 heures, c'est le Grand Beau, c'est la première fois depuis le début de la semaine ... Nous chaussons les skis pour revenir de la cabanne Britannia vers Felskinn, la station du téléphérique.  La neige est dure, le chemin est balayé de coulées d'avalanches qui rendent la progression difficile (je haie ces départs rugueux)  ! Nous traversons à la frontale les tunnels de la station  pour ressortir de l'autre côté remettre les skis et redescendre vers 3870 mètres.

Il faut remonter les pistes de ski... Couteaux, pas couteaux... hésitation, finalement, je fais sans... puis je les mets, avant de les enlever. La piste est dure, nous passons par une piste creusée aux murs de neige impressionnant. Dernière photo au lever du soleil, la batterie de l'apparreil photo est vide, la Taschhorn et le Dom magnifiques !

Toujours les pistes de ski, c'est moche, des pelleteuses pour boucher des crevasses, des pistes tracées au Bulldozer dans le glacier. Tout est gelé, glacé ! Des boules de neige dure rendent difficile notre progression. Jean-Marc peste... et moi aussi. Courte pause avant de sortir de ce passage peu sympathique sous un pylone de remonte pente...

 

Allalinhorn sur les pistes de Saas Fee

Et Bouffffff, neige à gogo, pentes lourdes à partir de 3400 m. Nous opérons unelongue traversée à flanc. Hésitation, passe t'on au dessus du petit sérac ou en dessous (nous aurons plus tard unediscussions à ce sujet : était ce un sérac ?) Finalement, je l'emporte, par dessous, les pentes qui se situent après ont l'air plus praticable, alors quau dessus c'était l'inconnu, et une possible  position délicate .... 
J'ai remis les couteaux, la neige est croutée dure, les skis l'effleurent, conversion, trace, conversion. Jean-Marc fait la trace, je suis encore un peu dans le pâté du fait d'une mauvaise nuit au refuge. Voilà le col.
Jean-Marc me dit  "Ca a l'air glacé, tu devrais laisser tes skis là, moi, je vais monter sur la bosse" Peu téméraire, je n'hésite pas, je laisse les skis en plant et chausse les crampons. La pente est glacée... sur 10 mètres... Je poursuis en me disant que le passage en poudreuse va être de courte durée, mais en fait non, il dure jusqu'à l'arête, Tant pis je continue comme ça , mais je vais louper une descente de rêve. Je m'enfonce dans la poudreuse mais je trace régulièrement, Jean-Marc trace à ski de son côté. La pente devient plus raide, il y a quelques passages de neige dure (enfin) Je sors mon piolet pour acceder à l'arête. Le vent froid participe à la fête, je trace jusqu'au sommet. De là, je vois nos amis Italiens qui font une pause sur le Strahlhorn avant de redescendre. La météo est en  train de tourner, de long cyrrhus voilent le ciel. La pause au sommet est de courte durée, nous redescendons. Je décide quant même de skier cette pente en poudreuse, je file au col, mets mes skis, laisse mon matos, et remonte à fond les manettes dans la trace de Jean-Marc. Sous l'arête, j'enlève les peaux et profite des cette neige du 18 Juin !

Des cordées arrivent au col. Nous redescndons délicatement sur la neige croutée (afin de ne pas percer la croute) Je récupère une chute bien entamée dans un virage un peu téméraire sur cette neige difficile à skier. Puis c'est la longue traversé vers Mittel allalin. Jean-Marc ne veut pas repasser par les pistes de ski et leurs boules de glace. Il aura tord, la neige est juste transformée, bien revenue et l'on peut aisément contourner les zones délicates. Les pentes sont raides mais agréables à skier. Je descends sans pause jusqu'en dessous du téléphérique de Felskinn. Je remets les peaux pour un petit quart d'heure de montée, en bourrant bien je devrais être avant lui au point de rendez vous. Je traverse les couloirs mais il est là, arrivé 10 minutes avant moi. 
Nous profitons du téléphérique pour redescendre, et traversons Saas Fee et une course de Roller.

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Allalinhorn voie normale Mittelallalin

 

Fluchthorn Strahlhorn depuis Britannia hutte

Apoutsiak — Ski de randonnée4000ValaisLes 100 plus bellesJean-Marc

 

 


 

 

 

Le topo :

De la Britannia Hütte, atteint de haute lutte dpuis Saas Fee (4 heures depuis le village, 15 minutes en voiture, descendre à flan pour traverser le Holaubgletscher et rejoindre la rive gauche de l'allalingletscher au pied d'un éperon évident vers 2980 m Mettre les peaux.

De là, remonter le glacier en rive gauche toujours (attention aux crevasses) jusque sous le allalinpass. REmonter alors en direction du Fluchthorn en passant dans les combes à droite (ouest) sous le sommet. (2 heures environ)

Redescendre en direction de l'adlerpass, à flanc en passant sous des séracs menaçants (à vive allure....) et en se méfiant des crevasses (toujours, c'est une constante pour cette course !)

Remettre les peaux pour se diriger vers l'adlerpass (3789m) . Plutôt que de prendre l'arête sud au dessus du col, prendre la combe avant le col à gauche (un peu raide mais qui permet de garder les skis) puis, après une pause bien méritée, poursuivre par les faux plats d'abord puis la courte pente et enfin l'arête vers le sommet du Strahlhorn (4190 m).

Descente : par l'itinéraire de montée et l'allalingletscher. On peut descendre en début de saison directement sur Saas Almagel depuis le Fluchthorn
La course :

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Les conditions :

Neige humide pour l'accès à Britannia :
Refuge d'hiver ouvert et confortable (nous avons coupé du bois au cas ou), refuge d'été fermé
Neige dure le matin, bon regel nocturne
Neige poudreuse au dessus de 3400 mètres (poudreuse de rêve dans la combe à l'est de l'arête au dessus de l'adlerpass)

La course :

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Après une journée passée à monter à Britanniahütte, les remontées mécaniques étant fermées (nous avons skié à partir de 2550 m la station intermédiaire) et une autre journée passée à couper du bois , à répondre au telephone comme standardiste de la Britannia hütte et à dormir (2 h 30 de sieste tou de même...) Nous passons à l'action !

Lever 4 h 30 pour un départ rapide. La neige est dure, il faut louvoyer entre les cailloux sous le refuge. Mal réveillé je peste intérieurement, j'aime bien les réveils tranquilles aux pentes douces où l'on peit quiller en skiant sans réfléchir. Monter descendre, monter descendre, nous traversons le pied de l'Holaubgletscher pour arriver au pied du glacier. Nous repartons pour de grandes longueurs en faux plat montant, la neige est dure, mais le terrain aisé !

Le Strahlhon etant bouché nous décidons de partir vers le Fluchthorn, bien dégagé. Je fais quelques jolis virages dans les pentes douces de ce chouette mais tranquille sommet. Le Strahlhorn se dégage, nous irons le voir dans un second temps (peut être pourrons nous faire la face Nord... miam miam !) Arrivé au sommet, les fameuses pentes Nords semblent bouchées, nous décidons de rattraper la voie normale par une traversée courte mais exposée aux séracs pour ensuite rejoindre l'adlerpass. Je trace dans une neige  un peu lourde au début puis plus ou monte, plus légère. Avant le col, je bifurque à gauche dans la combe que j'avais pris à la descente il y a 4 ans(ça sert à ça de refaire les sommets, on connait les trucs !) La combe est un peu raide et peu aisée à tracer mais ça va. Courte pause vers 3980 mètres. Puis c'est le long faux plat (encore un) vers le sommet. Je pause les skis pour les derniers mètres et hop, nous sommes avec Jean-Marc sur le Strahlhorn.

La descente est un pur bonheur, la neige est douce, les virages s'enchaîne facilement, 30 à 40 cm de poudreuse en altitude, Jean-Marc fait du ... flûte, je ne sais plus comment ont dit en pyrénéen ! enfin, il godille avec agilité, ce qui est un peu moins mon cas, et oui, on ne se refait pas !

Il faut alors redescendre les faux plat, mes skis ont un besoin important de fart, je pousse sur les bâtons. Avant de remettre les peaux et de gagner le refuge où nous rencontrerons deux italiens sympathiques.

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couloir Whymper - Aiguille Verte

 

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Vidéo :


 

Topo :

 

Accès au refuge du Couvercle

 

Par l'aiguille du Midi : A ski, descendre la vallée blanche jusqu'à la jonction avec le glacier de Leschaux

Remonter le glacier de Leschaux jusqu'au pied du glacier de Talèfre.

L'été on remonte par les Echelles des Egralets puis sur la morraine

L'hiver on remonte soit rive droite, soit rive gauche (sous la pierre à Béranger ) pour rejoindre le refuge.

 

Aiguille Verte

 

Du refuge du Couvercle remonter le glacier de Talèfre en longeant sa rive droite  (sous l'aiguille du Moine, la Nonne et l'Evêque).

Rejoindre la rimaye 3460 m environ

Elle se remonte à droite ou à gauche (si ça ne passe pas à droite)

 

regagner un  petit couloir/ goulotte  à droite (rive gauche) Le remonter.

Remonter ensuite jusqu'à 3650 m environ et traverser à gauche pour rejoindre le couloir principal (Attention : ne pas monter trop haut !)

De là, remonter jusqu'au col entre l'aiguille Verte et l'aiguille de la Grande Rocheuse

L'arête finale permet de gagner le sommet

 

Descente :

par le même itinéraire

En désescalade ou en rappel

Rappels conseillés : 60 m

Vérifier les relais !

 

Conseil : partir tôt (vers minuit une heure du matin) pour être vers 6-7 h au sommet et avant 11 h à la rimaye: le couloir est exposé Est et parpine dur assez tôt !

 

 

 

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Récit :

 

Après une bonne nuit au bien nommé gîte "la montagne", nous prenons le Train du Montenvers. De là, redescente en oeuf vers le glacier puis 280 marches avant de nous retrouver sur la mer de glace.

 



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Nous allons croiser les skieurs qui font la vallée blanche pendant l'ensemble  de la première heure, petit à petit Engue est loin devant, il me largue une fois de plus. Pause à l'embranchement du glacier du géant et du glacier de Leychaux. Nous ne déchausserons que 2 fois pour  passer la jonction mer de glace-Leychaux. Puis nous choisissons de monter en rive droite du glacier de Talèfre (bon choix !) avant de redescendre le refuge du Couvercle (malheureusement un peu un taudit : poubelles à gogo, cartouches de gaz, chiottes inutilisables ...) Pourtant c'est l'un des plus beau refuge que je connaisse pour la vue  et l'ambiance !

 

 

Objectif du jour : la Verte par le couloir Whymper. Lever à 0 h 30, départ à 1 h 10, je demande à Engué de m'attendre, il prend son pas de pachyderme (il ne peut pas faire plus lent !) et je dors en le suivant, 3 autres alpinistes suivent à 5 minutes, l'un d'eux à une frontale qui nous éclaire puissamment !. Je profite de la "trace" d'Engué pour finir ma nuit en suivant ses skis. En 1 h 50 nous sommes sous la rimaye, les skis resteront là, nous nous encordons pour passer celle ci.

Nous remontons donc la partie gauche de la rimaye puis c'est une longue traversée. Nous nous sommes encordés et j'ai tendance à monter le long des rochers (suis je réellement bien réveillé)  je me mets un peu au "taquet" avant d'attaquer les goulottes, légèrement en glace par endroit, dur dur à 3 h du mat dans le halo de la frontale. Quelques passages de mixte, je suis Engué, juste devant la cordée de 3 avec Guide qui ont l'air ravi de la qualité de la neige, moi je trouve que c'est moins bon qu'au Piaget ou au Y !

 

 

Alpinisme 0625

 

Bref nous remontons des couloir un piolet, un pied, un piolet , un pied. Nous rejoignons enfin le couloir central (Whymper ) par une dernière traversée à gauche .

  La neige y est, je trouve, pas parfaite, il faut vérifier les ancrages, ça prend du temps. Une fois n'est pas coutume, j'arrive à suivre Engué ( je ne sais pas si il m'attend ou s'il est fatigué ;-) )

 


200 mètres encore à taper les pieds et les mains, le jour commence à poindre. Nous sortons sur l'arête. Quelques photos, 5 minutes d'arête facile et voilà le sommet, je ralentie pour profiter des derniers mètres quel bonheur d'être là.

Je mitraille le magnifique lever de soleil sur le massif du Mont Blanc.  Moment de bonheur indicible

Il est 7 heures, moins de 6 heures du refuge au sommet.

 

 

Alpinisme 0627

 

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Nous redescendons et croisons l'autre cordée au col. Échange amusant, nous attaquons la descente. Après 150 mètres de cramponnage usant nous décidons de continuer en rappel. Engue passe en premier, pendant qu'il descend, je me prépare (prussik) , dès que le rappel est libre, je termine l'installation, je vérifie le rappel à tirer , je me dévache et je pars. Je le rejoins, me vache, il comment à avaler le rappel, je l'aide, il repart. 11 fois environ ! 4 heures de descente pour terminer sous la rimaye. Le soleil tape, il fait hyper chaud dans les Gore Tex XCR. Cuisson maximum, bonne ambiance. L'autre cordée nous suit. La descente s'effectue calmement.

Alpinisme 0636-2 rappel dans le whymper

 

 

Dernier rappel, Engué me conseille de ne pas rester sous la rimaye, je descends donc rapidement le rappel au moment de la rimaye (impressionnante) et me brûle la main (pas grave !) .

 

 

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Je décide de faire un film et quelques photos de l'autre cordée. Je me décale pour ne pas prendre d'éventuels chutes de pierres  déclenchés par eux. Un film, un vidéo, j'entends pierre, ça passe à ma gauche puis à ma droite, en fait les pierres viennent de plus haut, du couloir en lui même, en voulant éviter un risque j'en ai pris un autre, moins évident mais tout autant dangereux, je file sans demander mon reste. Courte pause après la fin des hostilités. Plaisir du ski : 1/4 d'heure pour rejoindre le Couvercle et un casse croûte très apprécié. L'autre cordée nous passera leurs vivres, merci à eux nous en avons bien profité ( le jambon entre autre, le fromage...)

Engué a mal dormi (ça fait deux nuit presque blanche avec la nuit de la souris au couloir Piaget !) J'essaie de le convaincre de faire les Droites le lendemain par des moyens plus ou moins catholiques (négociation du tarif des photos, pression psychologique...) Rien n'y fait.


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Le lendemain après une excellente nuit nous redescendons  vers la mer de glace. Quelques films, quelques photos, nous découvrons un lac glacière en rive droite de la mer de glace ! Puis c'est la remontée escalier oeufs. Et la descente vers Chamonix en train.

Retour à la maison fatigué mais heureux et en pleine forme

je pensais que Rebuffat avait dit : "C'est à la Verte qu'on devient alpiniste !"  En fait , avant la Verte on est alpiniste, à la Verte on devient montagnard ! Je vais relire les 100 plus belles pour confirmer cette phrase !

 

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P1000433-2 panoram sommet verte bassin d'argentiere

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vidéo

 

 

Alpinisme Aiguille de Bionnassay - 4052 m

Apoutsiak — alpinismeMont BlancMassif du Mont Blanc4000Les 100 plus bellesAD

 

 

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  • Montée au refuge Durier 2375 m - 6 heures
  • Montée à l'aiguille de Bionnassay : 3 h 30
  • Dôme du Gouter Mont Blanc : 1 h 30
  • Sommet du Mont Blanc : température 5°C vent nul : O km/h - 4 personnes !
  • Visibilité ***

Pour info : Fermeture du refuge Durier ce lundi du refuge du Gouter dans 15 jours (26 Septembre) dernier TMB 16 h 35 - Derniere benne de téléphérique pour l'aiguille du midi 17 h 30

 

10 heures , Samedi 9 Septembre Parking de la Gruvaz. C'est le départ, j'ai le sac sur le dos, mais il y a un problème, mon dos est mouillé. Je ressort mon sac, enlève mon camelback... il est percé. Pour changer, je monterais avec une gourde. Nous discuttons pendant ce temps avec deux belge qui montent aussi à Durier. Nous passons par les chalets des Miage, nous paumons sous les barres rocheuses retouvant le sentier après avoir longé un torrent dans une végétation abondante...  Le sentier remonte alors une (très) longue morraine ( sur laquelle nos pique-niquons  qui mène au refuge de plan glacier. (seconde pause). De là nous traversons le glacier de Miage  pour rejoindre la base de l'éperon qui mène au col de Miage. Et là c'est  une longue montée pour arriver au refuge Durier (3369m) - 2350 m de deniveler.

Bonne ambiance dans le refuge qui est complet. L'organisation est impeccable et l'ambiance est bonne. Tout le monde fait la même course, c'est normal, il n'y a que ça à faire du refuge Durier...

Nuit Blanche (ou presque) -  dur.

le refuge Durier 3369 m

3 h 30 Dimanche 10 Septembre Refuge Durier 3369 m

 Lever déjeuner préparer, nous quittons le refuge vers 4 h 15, c'est la pleine lune, les piles preque vide de ma frontale éclaire juste mes crampons. Nous remontons les douces pentes de neige émaillée de parties rocheuses qui mène à la parti rocheuse.

Nous quittons les crampons (ce qui à mon avis est la bonne solution) avant d'attaquer l'escalade ( 15 20 mètre à droite de l'arête Sud dans une fissure de 5 mètres environ.  Je bourrine un peu pour faire le premier pas (d'après Laurent il y avait une prise pied droit que je n'ai pas vu) coincement du bras, coincement du genou dans la fissure. Bref je passe. Le reste de l'escalade est plus facile dans un rocher délité... Méfiance, même les bequets solides ne le sont pas ! Nous rattrapons la cordée précédente composée de Phil et de Raph (de camp to camp) qui grimpent en crampons, ça m'a l'air beaucoup plus merdique... Au relais nous discuttons. Pour info, il faut plutôt rester à proximité de l'arête plutôt que de partir à droite. Nous sortons cette escalade, rechaussons les crampons pour aller au sommet après 3 h 30 de montagne. Le paysage est magnifique, le soleil n'est pas lever mais le jour est là.

Nous attaquons la descente vers le col de Bionnassay, il faut passer le long de la magnifique coniche. Je pensais avoir affaire à une arête très effilée, elle ne l'est pas tant que ça.  Au col, il faut de nouveau remonter vers le Piton des Italiens puis le Dôme du Gouter avec un faux plat d'anthologie avant d'atteindre le sommet...

 

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11 h 15 Dôme du Gouter

De là, je file vers le Mont Blanc, à fond, il faut absolument que nous ayons le TMB de 16 h 35 ( le derniere) Je maintiens le rythme à 8 m/ minutes au minimum. Je passe Vallot, puis la Grande et la petite bosse, je fatigue un peu vers 4600 mètres avant de reprendre l'ascension du dernier raidillon et de la longue arête, qui me parraît plus longue que d'habitude ( elle doit faire au moins 300 mètres) Le sommet, il fait beau, je suis juste en polaire , pas un brin de vent et il y a juste 4 personnes. Quelques photos, je bois un coup avant de me lancer à corps perdu dans la descente. Je depasse deux Franc Comtois, nous échangeons quelques mots, puis je file, la remonter du Dôme du Gouter est toujours aussi galère. Je bascule toujours à fond vers l'aiguille. Je croise les belges qui sont très  content de savoir que je suis allé au Mont Blanc. Je rejoint Laurent qui est descendu avec Sandrine et Christophe et qui m'attend.



 

 

Petite pause dans une parfaite odeur d'urine venant des toilettes du refuge.  10 minutes plus tard nous quittons le refuge pour filer vers le TMB. Pas de problème, inutile de mettre les crampons, il y a encore plus de cables que l'année dernière (c'est mon impression), je commence à maitriser la descente du gouter, pour une fois je ne me suis pas trompé, en restant bien sur l'arête. La traversée des Grands couloirs n'est qu'une formalité ( sèche - cable imprenable) puis la descente jusqu'au Nid d'Aigle est bien longue. Nous y parvenons à 15 h 45.

nous retrouvons Sandrine, Christophe, François et son ami belge à la gare. Le TMB s'ébranle à 16 h 50, nous papotons durant la lente progression du train. Sandrine, aimablement nous prend en stop pour nous ramener au parking de la Gruvaz sous la pluie.

 

 

 

 

 

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 Merci à Laurent, compagnon de cordée fort sympathique. et à bientôt pour remettre ça ( la Dent Blanche par exemple). Promis, je vais m'améliorer en escalade...

Merci à Sandrine qui nous a racourci le retour à la voiture

Merci à François, Christophe, Raph, Philippe  et les autres pour la bonne ambiance au refuge et  tout au long de la course

Topo photo Aletschhorn - 4195 m

Apoutsiak — alpinisme4000OberlandSki de randonnéeRaid à skiAnneJean-Marc

raid en Oberland : le topo

Apoutsiak — Ski de randonnéeOberland4000Raid à skialpinismeAnneJean-Marc

 

Image réalisé à l'aide du logiciel Google earth

J 1 : Départ et BettmerAlp pour rejoindre le Mittlealetschbiwak avec traversée (longue) du glacier d'Aletsch

J2 : Aletschhorn voie normale (par l'arête Est) (4193 m)

J 3 : Mittlealetschbiwak - Oberaletschhütte par le Vord Geisshorn (sans nom sur la carte Suisse - 3583 m)

J 4 : Oberaletschhütte - Mund par le Gredetschjoch (3508 m)

Sommet du Mont Blanc - 5 Septembre 7 h 15

Guillaume Ledoux — Mont BlancMassif du Mont Blanc4000

Mont Blanc - arête des Bosses - photo guillaume Ledoux 5 sept 2005

Et oui, après un bivouac à 4250 mètres, je suis parvenu au sommet du Mopnt Blanc Lundi à 7 h 15. Sans exploit de ma part : Coucher la veille au col du Dôme (du gouter) vers 19 heures. A 1 h 30 du matin, je gagnais Vallot dans un froid vif. La pause à Vallot me fit gagner quelques heures de sommeil. A 5 h 30 Je repartais lentement, et, sans m'arrêter, doucement, j'atteignais le sommet au lever du soleil.

 Mont Blanc vu du Dôme du Gouter - photo Guillaume Ledoux

Lever à 3 h 10, je pars à 3 h 40de la maison, pour arriver vers 7 heures au Fayet. Il y a plein de monde, c'est l'inauguration du nouveau refuge de Tête Rousse aujourd'hui... Y aura t'il de la place dans le train ??? Je rencontre un petit bonhomme de 80 ans, super dynamique, Jean Dujardin, qui est parvenu au Gouter encore cette année... belle santé ! Nous sympatisons, et prenons le premier train où nous partageons nos expériences (la mienne courte, la sienne longue)... Nous nous quittons au Nid d'Aigle. Je file, chargé de mes 20 kg de matériel, c'est trop ! Il est 9 h 10. Je monte à 500 - 600 m / h jusqu'à tête Rousse, un peu rapide, je le paierai plus tard, je sais qu'au Mont Blanc, il faut partir douvcement. En 1 h 30 , je suis à hauteur du refuge de Tête Rousse. Une courte pause et je file vers le Grand Couloir, sans neige. Je le traverse rapidement. J'enchaine avec les cables , les sentes, et les pas d'escalade, du II !(peut être du II sup) Quelques passages bien verglacés rendent la fin de la progression délicate mais pas difficile. En 3 h 45 J'atteinds le refuge du Goûter.

Grand Couloir - Mont Blanc - Photo Guillaume Ledoux

Traverser du Grand Couloir ... Danger !

Une pause dans l'odeur de chiotte, j'essaie de manger un sandwitch au saucisson, mon acclimatation plus que précaire (à Gy : 220 mètres) se fait sentir. Le bol méricique reste dans ma bouche bien lontemps avant d'être avalé. Je repars 3/4 d'heure plus tard pour le Dôme du Gouter. Je marche lentement, il  fait hyper chaud, et je suis un peu nase. Je ne fais pas de pause, mais marche très lentement pour conserver mon rythme. Une cordée me rattrappe, je parviens à les suivre un long moment avant de les laisser partir. J'arrive à l'épaule du Dôme et prends plein sud pour atteindre son sommet. Une pause, avant de redescendre au col 40 mètres plus bas par une pente douce.

Et là, au travail : il faut faire fondre de l'eau pour faire des réserves, et se creuser un abrit dans la neige... 1 heure de travail bien essoufflé, pour se faire un petit nid douillet. J'avoue que je l'ai fait juste à ma taille, il n'y a pas 20 cm de trop.

Chance : ma bouteille de gaz s'est vidée, heureusement, 4 Russes bivouac à 50 mètres de ma tente, il me prette une bouteille de gaz, qui me permettra d'avoir un litre d'eau de plus . Je dine à 5 h 30, c'est un bien grand mot, l'eau boue à basse température en altitude (j'avais eu une kholle de physique en prépa là dessu... un gars se faisait cuire un oeuf au sommet du Mont Blanc , il le chauffait pendant 12 minutes, et je devais savoir si l'oeuf était cuît... Je n'ai pas trouvé la solution , en fait , iil ne l'était pas, mais je m'étais juré d'aller tester celà en application pratique !) bref, mon repas Aptonia (de Décathlon), dans l'eau semi bouillie : totalement indigeste... J'ai crus le vomir pendant 2 heures, après ,c'est passé.   Je range mon matérielet  à 18 h 30 je suis couché. Le froid vient avec le coucher du soleil. Je suis emmitoufflé dans mon duvet avec bonnet et gants. Toute les demi heure , le froid se rappelle à moi et me réveille. Je chang de côté, et réajuste la capuche de mon duvet. Les étoiles filantes accompagnent ma nuit ainsi que les milliers d'étoiles.

A 1 h 25, j'ai peu dormi, le vent s'est levé depuis plus d'une heure, je décide de gagner Vallot pour dormir quelques heures un peu mieux . Je m'habille dans le froid, le plus dur : mettre les Koflachs qui ont gelés ( comme l'eau du Camelbag et de ma bouteille...) Je monte, au radard vers Vallot, mes pieds gèlent dans mes chaussures gelées... J'entre dans le taudit et croise 4 alpinistes qui sortent pour rejoindre le Gouter. Il est prêt de 2 h du mat...

 

Seul dans le refuge, je termine ma nuit, à l'abrit du vent.

Bivouac 1 h 30 Guillaume Ledoux Mont Blanc ... c'est parti          Mont Blanc - bivouac Vallot - photo Guillaume Ledoux

Réveil difficile à 1 h 30                                           Refuge bivouac Vallot

5 h 35 Tout équipé, 2 barres de céréales dans le ventre ainsi que du "Thé glaçons" je repars, des cordées sont déjà su r les Bosses. Il fait nuit noire. Je n'ai pas "la caisse" Tant pis, je monte tout doux, à 300 m / h; parfois mons. Des cordées me dépassent. Mon rythme est bon , je ne le quitte pas. Je profite du paysage, dans l'ombre exceptionnel. Le souffle est court. Je repasse, tous les passages connus (c'est facile, c'est la troisième fois ...). La Grande Bosse, la petite, les Rochers (Rouges) J'apperçois le dernier ressaut où nous nous étions arrêté avec Mathieu, du fait de cordées coincées par un vent impressionnant, à 40 mètres du sommet. Le ressaut est avalé, Une cordée traine sur l'arête finale, une autre me dépasse à moitié. Je déboite et accélère le long de l'arête. Les autres sont loing derrière. Je termine la montée seul. Le soleil vient de se lever, les glaciers sont passés du Orang eau blanc, la face Nord est dans l'ombre.

Seul, je vois les gens qui se congratulent, la vue est magnifique. Je mitraille à l'appareil photo, certaine seront bonnes... Il est 7 h 10.

 Lever de soleil - alpiniset - Mont Blanc - photo Guillaume Ledoux

 

 

 

Sommet du Mont Blanc - Guillaume Ledoux - 5 Septembre 2005

 Arête des Bosses Mont Blanc - Dôme du Gouter - photo Guillaume Ledoux

 Lever de soleil au sommet

 Le Petit Prince de Chamonix dit Cheveux de Neige

 Vue sur l'arête des Bosses, au sommet du dernier ressaut avant le sommet - Vallot et le Dôme du Gouter

Mont Blanc : Lever de soleil sur le Mont Maudit - photo Guillaume Ledoux

La descente commence, je fais des pauses photos, repère les Miage, Tré la tête, Vallot. Au bas, je vois mon petit bivouac. VAllot est vite rejoint, puis le col. Je refais rapido mon sac, l'effort demandé est important. Je remonte sur l'épaule du Dôme avant de basculer, j'ai les quadriceps en compote, la descente va être longue. Arrivé au Gouter, j'enlève toutes les épaisseurs qui me tiennent chaud, je grignotte une barre. Je descends sous le Goûter les cables et les rochers. La traversée du Grand couloir se fait comme il se doit , d'un bon pas. Une courte pause, je file sous Tête Rousse, des rencontres en marchant, et voilà le Nid d'Aigle. Il faut attndre le train 1 heure, puis 1 heure de voyage. 3 h 30 de route, je file directement chez la Nounou  trouver Agathe Marie et Louis.

 Arête des Bosses Mont Blanc - pgoto guillaume Ledoux  

 

 

 

   Dômes de Miage - aiguille de Bionnassay vue du Dôme du Gouter crevasse - photo Guillaume Ledoux

 Vallot - L'arête des Bosses  et le Mont Blanc

 Dômes de Miage et Aiguille de Bionnassay

Dommage pour Bionnassay... Est ce un but ??? Je ne le sais.

Une bonne petite journée de montagne.

 Remarque : L'ensemble des photos ont été réalisées au sommet ou à la descente (mise à part celle prise à 1 h 30 du matin !!!)

Mont Blanc 2000 - par les 3 Monts Blancs

Guillaume Ledoux — Mont BlancMassif du Mont Blanc4000

Cette année là, nous étions avec Thib dans la vallée de Chamonix. Tout auréolés de l'ascension de l'Aiguille d'Argentière par le glacier du Milieu (où nous avions failli prendre un but , en attaquant le glacier de nuit beaucoup trop à l'est, ce qui nous valu une heure de cascade de glace avant de redescendre... Nous avions décidé de faire le Mont Blanc par les 3 Monts en prenant la première benne de téléphérique à l'aiguille du Midi.

 

Mont blanc 2000 15Mont Blanc de Courmayeur vu du sommet du Mont Blanc

 


A 6 heures nous sommes sur place. Dans l'interminable queue. A priori, nous n'aurons pas la première benne, mais la deuxième ou la troisième, vu le monde. Nous avons prévu la tente, pour faire la traversée Midi Plan le lendemain.


6 h 35 panne de courant. 3 heures d'attente. Ça sent bon le BUT. Après moults essais, le téléphérique repart :Nous sommes à 10 h 30 encordés et prêt à partir , à la sortie de la grotte de l'aiguille du Midi. Changement d'objectif, nous commencerons par Midi Plan.


 Cette première journée est magnifique, la course d'arête est superbe. Quelques passages en glace nous pause quelques problèmes, mais nous profitons pleinement de la course. Nous ne remontons pas jusqu'à l'aiguille du Plan, l'horaire est déjà avancé, nous revenons vers l'aiguille du Midi, et nous pausons la tente sur le col du Midi.



 Tente-Thib.jpg

 Bivouac au col du Midi

Sous le refuge des Cosmiques à 10 minutes de la base du Tacul

 Mont blanc 2000 10

 

 Mont blanc 2000 9

 Thib dans la tente - le repas chauffe

 

Pendant que Thib surveille l'eau qui boue, je décide de monter au refuge des Cosmiques chercher de l'eau. Je remonte la pente qui y mène pour me faire annoncer qu'il n'y a pas d'eau au refuge. Je redescends et me rends compte, à la tente, que j'ai oublié mes gants en haut. Donc je me tape une deuxième fois la montée, je retrouve mes gants, et quand je redescends, le soleil est couché ! je ne pourrai pas faire séchermes affaires !


Après un bon repas, nous nous couchons vers 20 heures...                    ... sans réveil.


Vers 4 h 20 , je décide de sortir de la tente, voir la météo, et là ô surprise, une 50 aine de lampes frontales fourmillent sur le mont Blanc du Tacul. Flûte, on aurait du se réveiller plus tôt. Nous partons, bon dernier. Le Tacul est vite avalé, en une heure environ, nous croisons les premières cordées qui rebroussent chemin. Nous apercevons une cordée qui arrive derrière nous. Nous passons sans encombre les séracs du Maudit ( nous nous sommes quand même fourvoyés). La cordée nous dépasse. Nous remontons la pente de glace sous l'épaule du Maudit. Il commence à faire hyper froid ( une constante sur le Mont Blanc) Vent d'Est, nous sommes givrés côté gauche. Il faut continuer de monter. Nous rejoignons des cordées dans la pente sous le sommet. Pas moyen  d'accélérer, de quitter la trace pour les dépasser, plus de souffle et pourtant nous avançons. Thib à la main recroquevillée dans ses gants, il a froid. Au sommet, nous basculons côté Italien, au chaud pour une courte pause.


 

Mont blanc 2000 13 

 Sommet du Mont Blanc

Je sais pas pourquoi, sur ce sommet, on a toujours l'air niais...

 Mont blanc 2000 14

 

La descente se fait rapidement, seuls. Nous nous perdons dans un brouillard à couper au couteau avant de rejoindre l'épaule du Mont maudit, nous remontions vers celui-ci. Une éclaircie nous permet de retrouver la trace juste 10 mètres en dessous de nous... Rappel à l'épaule du Maudit. et descente sans soucis. Nous basculons au dessus de l'épaule du Tacul. Grandes crevasses à contourner. Au bas, une tente a l'air mal en point, il semble que ce soit la notre... Elle a bougé, emportée par le vent.

 

 Mont blanc 2000 16

Thib en rappel sous l'épaule du Mont maudit :

"la montagne comme je l'aime" 

 

 

Il faut courir, ranger la tente et remonter à l'aiguille du Midi pour arriver avant la dernière benne ( à 17 heures... 17 heures 30 ???) 16 h 55, nous montons dans la benne, heureux, on avait encore une demi heure pour arriver.

Grosse journée, mais bonne journée... merci Thib

 

 

Mont Blanc - 2002

Guillaume Ledoux — Mont BlancMassif du Mont Blanc4000

L'aventure débute mal : j'ai une gastro du tonnerre, je suis coincé au lit à Luthézieu, avec une fièvre carabinée. Le tour de France passe à proximité, je n'ai même pas le courage d'aller voir les coureurs. J'essaie de suivre les nombreux conseils thérapeutiques de tous ceux que je croise ( dans le désordre : Geneviève, Grand-Mère, Jehanne, la pompiste d'Artemare... qui me conseil le pastis pur !, Sandrine ...)

Je décide de remonter à Gy , faire mon sac, avant de repartir pour Chamonix. Arrivé à la maison, je prépare tout, et plutôt que de profiter de mon lit, je repars vers 11 h du soir vers le Massif du Mont Blanc , "je dormirai dans la voiture.".

 

Mont Blanc Guillaume et Bruno - les BossesAvant les bosses

 

J'arrive au Fayet à 3 heures, et j'essaie de dormir dans la voiture, mais là, c'est l'échec, à 6 h , je tourne en rond dans les rues. Petit déjeuner vite avalé, je prends sans problème le premier TMB.

Lors de la pause de celui-ci, je rencontre Bruno, un Italien, et lui demande s'il est possible de faire cordée commune. Il me dit que ça l'arrange, il est avec 5 autres transalpins, nous ferons 2 cordées de 3. Dans le TMB, nous faisons les présentations, seul Bruno parle le Français, je parle avec les autres en utilisant mon anglais plus qu'imprécis !

 

Le Nid d'Aigle, c'es parti. je me sens relativement en forme en dépit de mes nuits blanches et de mes problèmes de santé. Nous pique niquons à Tête Rousse , une tradition chez  moi, partageant notre repas. Le grand couloir est sec de chez sec !, il reste un petit névé... que l'on ne touche pas pour traverser. La montée au goûter se fait sans problème pour moi. Grande première, je bivouaque au dessus du Goûter (ce qui est interdit aujourd'hui) Il faut creuser un trou dans la neige, instaler le duvet et la couverture de survie. Je prends une tisane avec Bruno, eux dorment au refuge . Je mange et me couche vers 20 heures au milieu de ce camping d'altitude hétéroclites, il a des polonais, des Anglais, des Russes...

1 h 40 j'ai peu dormi, je prépare mon déjeuner, toute mes affaires sont givrées, le réveil est difficile. J'ai du mal à avaler les céréales. Bruno a du mal à retrouver emon emplacement tant il y a de nouvelles tentes. Nous nous encordons et partons. La montée au Dôme est difficile pour moi : je suis crevé. Je dors sur mes bâtons dès que les cordées qui nous précèdent font une halte. Arrivé sous Vallot, je leur dis qu'il faut que je me repose. Nous pénétrons dans Vallot en crampons, je me couche sur la première place libre, et m'endors.

 

20 minutes plus tard, je me relève en pleine forme "on y va".. Et c'est reparti. L'arête des Bosses arrivent, mes Italiens fatiguent, l'autre cordée est loin devant. Plus de trace de fatigue, la sieste a été salvatrice. Ce n'est pas le cas de mes compagnons qui ont leur coup de barre. Je les motive afin qu'ils évitent les pauses inutiles : on ne retrouve pas son souffle à 4600 mètres. Dernier raidillon, dernière arête et voilà le sommet. Il fait foid, mais j'ai vu pire. Quelques photos, nous basculons côté Italien pour nous reposer. 10 minutesà profiter de la vue et du froid...

 

Mont Blanc - sommet- Guillaume Bruno et Jacques Mont Blanc sommet Guillaume et Jacques

Sommet du Mont Blanc

Apoutsiak - Bruno et Jacques

apoutsiak et Jacques

 

 

 

 

 

 

 Mont Blanc Vallot 2  Mont Blanc Guillaume et Bruno - Bionnassay  Mont Blanc Retour au bivouac Guillaume Fatigué
 Retour à Vallot, la sieste ! j'etais naze !  Entre Vallot et le Gouter devant l'aiguille de Bionnassay  Nouvelle sieste à mon bivouac!

 

 

 

Nous redescendons, je ressens quand même la fatigue. A Vallot, l'autre cordée nous attend, je profite de la pause pour dormir sur la neige. Direction mon bivouac... nouvelle sieste, je suis mort. Je ne retrouve pas les italiens à mon réveil. Je les cherche, et fini par en déduire qu'ils sont descendus. Je descends à fond, sans problème. Je les rertouveau Nid d'Aigele, malheureusement, je ne peux pas prendr le même TMB qu'eux. Nous nous saluons.

 

Je rentre satisfait de cette escapade.

Mont Blanc 1992

Guillaume Ledoux — Mont BlancMassif du Mont Blanc4000

C'était il y a 13 ans déjà. Les exams de 2ème année terminés, nous avons filé, Sandrine , Mathieu et moi jusqu'au Fayet. Le TMB nous monte dans la foule des grands jours au Nid d'Aigle et c'est parti...


Mont blanc 1992 1

Rapidement, je vois Mathieu et Sandrine me larguer, du style 20 minutes devant moi, je ne me sens vraiment pas en forme... Le sac est lourd, nous avons décidé de monter la bouffe. Je ne les rejoins qu'à hauteur du Tête Rousse, où nous pique niquons.

 

Mont blanc 1992 2

 

Mont blanc 1992 3


Le repas vite avalé, nous repartons, nous équipons pour traverser le "couloir de la Mort". Nous le traversons rapidement.  Puis nous remontons les rochers plus ou moins enneigé de l'aiguille du Goûter, encordés, avec les casques et les crampons.

 

Mont blanc 1992 4 Sandrine

Mont blanc 1992 5
   


 

 

Une pause, un refuge passe, avec son client asiatique : "stand up, stand up" "be carrefull with your pulls".  Mathieu et Sandrine fatiguent dans cette montée sans rythme où le refuge parait si proche. "Le gardien ne va pas nous garder nos places" "On va devoir bivouaquer dans la paroi" (des Grands couloirs... compte là dessus) Après une longue et lente montée entre la neige les rochers et les câbles nous atteignons le fameux refuge... bondé bien entendu.

 

Mont blanc 1992 6


Il faut préparer le repas composé de Raviolis à l'ancienne (en boite ) , qui ne cuiront pas bien... Dégueulasse!!!, en plus on n'avait pas faim, on a tout de même englouti la crème Mont Blanc, indispensable ce soir là.

Le soir, nous nous couchons à 3 sur 2 matelas, avec les sacs et le matos !!! Petite nuit.


2 heures du mat, on se lève, Sandrine est malade, elle décide de ne pas nous accompagner. Le déjeuner avalé, nous voilà sur les pentes de l'aiguille du Goûter. Le Dôme est atteint relativement rapidement. Le vent  fort nous accueille alors, en rafale il fait très froid (- 10 - -15°C).  Nos revenus d'étudiant nous ont permis un équipement adapté : jean pour Mathieu, pantalon de survet pour moi, Vieux blouson, et , cerise sur le gâteau : gants troués pour moi.


Nous attaquons la montée sur les bosses, le vent est très fort, de nombreuses cordées font demi -tour, à nous le Pôle Nord !!! Des morceaux de glace gros comme le point sont projeté" par le vent sur l'arête, nous heurtant pas moment.  Sur l'arête, à un moment, c'est l'accalmie, De nombreuses cordées font une "courte" pause. Nous décidons de repartir, j'utilise mon écharpe pour protéger mon gant, je suis congelé.  Certaines cordées restent bloquées de longs moments dans les passages difficiles. Le Vent se renforce. Dernier "raidillon" avant le sommet, 2 cordées ne parviennent pas à avancer. Nous sommes bloqués. 4750 m ... Nous décidons de redescendre, il fait trop froid. Nous décidons de faire une pause à Vallot pour récupérer... "erreur !"

 

Mont blanc 1992 7


Nous gravissons l'échelle qui y mène puis redescendons dans le refuge. Une quinzaine de visages violets et verts nous y accueille, il y règne un silence de mort, aucun n'aura la bonne idée de nous laisser un peu de place sur le bas flanc, nous nous asseyons 3 minutes sur les marches, et décidons de repartir. Nous sommes usés par le froid et le vent perpétuel. Le brouillard givrant nous englobe. On n'y voit pas à 10 mètres. Je laisse passer Mathieu devant, je suis trop fatigué. Nous décidons de faire une pause. Un Sportenine, j'essuie mes lunettes ( ce qui va me permettre de voir, il y avait du givre dessus) et nous repartons au galop vers le refuge. Nous y retrouvons Sandrine, contente de nous revoir.

 

Mont blanc 1992 8


La descente du refuge est longue mais sans histoire.

 


Le sommet du Mont Blanc

Guillaume Ledoux — Mont BlancMassif du Mont Blanc4000

 

 

 

 

 

 

 

2ème jour : Sommet du Mont Blanc - 4810 m

 

  Montagne-0917.JPG
   Montagne-0918.JPG     Montagne 0919

 1 h 40 du matin, après un bivouac à 3800 mètres, frisquet.

 

 Lever de soleil au dessus de Vallot : l'arête des bosses et le Mont Blanc

 

 Lever de soleil : aiguille du Midi et Mont Maudit

  Montagne 0921

 

  Montagne 0922

 

  Montagne 0923

Vue des Bosses

 

 dernier "raidillon"avant le sommet, là où ous avions fait demi tour avec Mathieu lors d'une tentative type "pole Nord"

 

 refuge bivouac Vallot

  Montagne 0935

 


 Montagne 0934

 

   Montagne 0924

 Au sommet du Mont Blanc

 

 Les Dômes de miage vus du sommeet du Mont Blanc

 

 Vue du sommet sur le Mont Maudit

     Montagne 0938


   
     A la descente : les Dômes de Miage et l'aiguille de Bionassay    
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