Nadelhorn depuis Bordierhütte: But et hélicoptère !
Le sommet paraissait tout cuit
Ça s'est terminé en 3 minutes d'hélico, retour à la voiture
3 Jours en Valais
Bordierhütte pour une tentative sur le Nadelhorn et descente en hélico
Traversée duVélan : couloir central - voie normale
Topo
Bordierhütte 2886 m
De Gasenried au dessus de Grächen (se garer sur la petite place)
Emprunter la route qui part dans le vallon puis le sentier (panneau Bordierhutte)
Passer au point 1930 m
Rejoindre l'alpage de l'Alpja en traversant la moraine Ouest.
Remonter l'alpage en suivant le sentier d'été (point 2407 m puis 2707 m CNS)
traverser le glacier au mieux (ni trop près des crevasses au nord, ni trop près des séracs au sud)
Remonter un bastion rocheux en passant soit par le chemin d'été (escaliers main courante) soit à ski !
Et rejoindre la cabane Bordier - Bordierhutte 2886 m
Nadelhorn
De la Bordierhütte remonter les premières pentes qui mènent à un goulet sous le point 3211 m.
De là remonter le Riedgletscher .
2 options passer par l'Ulrichshorn (3925 m) pour rejoindre le Windjoch (3850 m)
ou rejoindre directement le Windjoch.
de là l'arête mène au sommet du Nadelhorn 4327 m 10
Récit
Tout avait pourtant bien commencé...
J'avais rejoint Steph à martigny et nous avions fait route commune à bord de ma bat-mobile vers Grächen, entre Saas Fee et Zermatt (en gros) Arrivé sur une place en cul de sac, nous nous décidons à prendre la carte, "ah oui, en fait le départ c'est pas Grächen mais Gasenried, on est allée trop loin ! 4 km plus loin, on se retrouve sur la microplace de Gasenried, et on commence à s'équiper.
"T'as de la crème solaire ?"
"Je crois pas ! "
Vérification
"Ben non !"
Je suis déjà bien cramé du fait du Rogneux de la veille, et c'est pas très malin de se recramer la tronche...
Bon on remballe le matos, direction Grächen, le retour, où on trouve un microtube de crème solaire tout a fait adapté à la sortie.
Retour à Gasenried
Deuxième préparatif, bon, je suis un peu lent, Steph est prêt un quart d'heure avant moi, désolé pour l'attente.
Il fait grand beau !
c'est parti, pour du portage.
On papote un peu puis chacun prend son rythme, dans ses pensées. Je suis un peu devant, luttant avec dame nature et ses sapins dont les branches viennent perturber mon ascension : les skis se bloquent, je peste, recule, me plie en deux et repars. Bon , Steph, pour le coup il est avantagé, et par sa taille et par celle de ses skis !
Le sentier est plus raide, nous traversons une combe où 3 chamois m'observent et voilà le lieu de mise en place des skis après une heure de portage.
On discutte, j'explique à Steph les différentes options : soit le Nadelhorn, soit Ulrichhorn Balfrin et on peut descendre soit dans la vallée de Saas, soit direct à Gasenried en passant par un col.
Steph passe devant pour remonter l'énorme morraine. Ensuite c'est sur le fil de la morraine, pas genial. Nous finissons par redescendre dans le vallon, où tout est plus simple.
On fait une petit pause au pied de la montée.
Je sens Steph un poil fatigué (ou c'est moi qui suis en super forme), je me cale donc dans ses skis pour ne pas prendre trop d'avance. Je fais quelques photos et quelques films, la neige est poudreuse, ça s'annonce tip top pour la descente. Les conversions (parfois ratée, on ne se refait pas ) s'enchaînent (et pourtant j'essaie de m'appliquer !)
Je finis par passer devant, faisant une pause baudrier juste avant le glacier.
traversée du glacier entre les énormes séracs à droite et les énormes crevasses à gauche, vu de dessus, la trace passe au bon endroit, mais je suspecte qu'en revenant en plein été , je sois un peu moins affirmatif !
Longue traversée du glacier pour passer rive droite. Puis ça remonte sous le refuge. Je finis par prendre le chemin d'été fait d'échelles et de mains courantes ! Sur le dessus, il faut tracer dans la neige profonde. J'attends Steph pour l'arrivée au refuge. Derniers mètres, nous y voici. Je rentre faire une petite inspection, (après avoir préalablement enlevé mes groles, ça a son importance ...) tout a l'air nickel !
Je m'en retourne annoncer la bonne nouvelle a Steph.
Au loin 3 skieurs arrivent du haut, godillant avec plaisir !
Ils arrivent, nous prenons des nouvelles, ils viennent du Nadelhorn, Yes, la voie est tracée !
c'est long, les conditions à la descente ne sont pas top !
Ils nous refilent un peu de pain
Nous discutons de tout, mais surtout de la course, je les bénis intérieurement de tout avoir tracer. Ca va motiver Steph!
Ils nous quittent.
Nous observerons leur godille de l'autre coté du glacier.
Et hop 1 4000 de plus, c'est comme si c'était fait !
Je propose à Steph d'aller chercher du bois dans la cabane au fond du jardin (à 30 m) tandis que j'allume le feux. Pour le coup en un essai, le feux prend (ça doit être grâce aux leçons de "Man Versus Wild sur NT1"...). Je décide de faire fondre de la neige et rempli une première gamelle de neige , puis en prépare une deuxième.
Steph arrive, chargé de petite bûches.
"Il faut que tu viennes avec moi !"
Ca veut dire que je dois remettre mes groles...
Je rentre avec ma bassine pleine de neige.
Steph, derrière moi, lance les bûches dans l'entrée du refuge. Enfin je pense qu'il les lance.
Il s'assoit sur les escaliers, un peu livide
"Je me suis luxé l'épaule !" m'affirme t'il.
Je lui propose d'enlever son blouson pour voir, il a trop mal et me propose d'essayer de réduire la luxation.
Je m'exécute sans grande conviction. (Faut dire que j'en ai pas réduit beaucoup des luxations d'épaule humaine !)
Puré, exercice illegal de la médecine... Non , j'ai rien fait, je lui ai juste tenu le bras, c'est lui qui tirait pour se la remettre en place ! (Bon il faut avouer que c'est la troisième fois qu'il se la luxe alors il a un peu l'habitude : 1°) les Courtes 2°) Morzine, à VTT, 3°) Bordier Hutte, ici.
Il faut appeler les secours
Je m'en occupe, je prends le téléphone du refuge, ... pas de tonalité.
Pas de bâton sur mon portable
Ah si d'ici
112
"Bonjour, guillaume L....--------------" perte de réseau
Nouvelle tentative, à l'extérieur du refuge, stress, ça passe pas, un peu plus loin, enfin, ça passe !
Je finis par avoir une personne très compétente, Bordierhutte, oui, pas de vent, pas de problème pour se pauser, "je vous rappelle"
bon, là je sais que le compte à rebours est enclenché, l'hélico va arriver dans les 20 minutes, il faut tout ranger. J'ai mis Steph au chaud devant le poele, il me faut refaire les sacs (complètement vidé pour le mien). Action. Rangement maximum, mon sac, le sac de Steph, les bûches au large, en faisant gaffe au téléphone, il sonne, "l'hélico est en route" puré il faut sortir lui faire signe de notre position même si elle évidente. Vais je descendre avec eux ou seul . Il me faudra leur poser la question.
On entend déjà le rotor, je file dehors faire signe au pilote avec un beau Y !
Il fait un petit tour pour repérer les lieux avant de se poser. Flûte, j'ai oublié de mettre mes gants et mon foulard dans mon sac, ils s'envolent ! Je les rattrape de justesse et les fourgue dans mon sac. Je fais signe aux deux secouristes (un médecin et un secouriste) que Steph est à l'intérieur. Ils parlent en allemand avec quelques mots de français mélangé à un peu d'anglais. Je comprends qu'ils veulent savoir depuis combien de temps , je leur affirme "dreizehn, eu non dreizig minuten !" Ils tentent de réduire la luxation mais rine n'y fait, dehors l'hélico tourne toujours ! Ils expliquent qu'il faut descendre à l'hôpital de Visp, je leur demande si je monte avec eux, il m'explique que oui et qu'ils me déposeront à la voiture. Ils aident Steph à monter dans l'hélico, puis le secouriste revient chercher les skis, je me charge des deux sacs. La neige est croûtée et je me croûte dans les 20 mètres d'accès à l'hélico. Puis grimpe dedans à l'invite du pilote ! Décollage puis demi tour, le pilote me demande où je suis garé. Flûte, je ne me souviens plus du nom du village. Le GPS de l'hélico ne montre pas une carte assez grande, je sors celle de mon sac, et lui montre Gasenried, houf, petit coup de stress.
Echange de place avec le secouriste qui pause une voie IV à Steph , je me retrouve sur les sacs face au médecin admirant le paysage par la porte, on suit pile poil notre trace de montée. Tiens voilà Gasenried, et la voiture !, je me demande où il va me pauser ce pilote ??? Tout est en pente, et plutôt raide. Je vois qu'il vise un peu au dessus du village, la vue est belle. Il se pause, je descends et prends mon sac (il y a ma clef de voiture dedans !)
Je fais signe au pilote que c'est bon et la l'hélico repart au dessus de moi puis file dans la vallée
C'est marrant, après c'est le silence.
Je me retrouve seul , en tenue de ski de rando (baudard et chaussure de ski) au dessus du village, avec les habitants et les touristes, attirés par le bruit qui n'ont d'yeux que pour moi. Voilà une arrivée discrète !
Je cherche à descendre au village, longeant les clôtures empruntant en court névé. Je lis dans les yeux d'une autochtone sa désapprobation ! On croirait que le village s'est stoppé pour mon arrivée !
Voilà la voiture.
Les gens me regardent comme une bête curieuse, ils aimeraient bien savoir la raison de mon héliposage !
Un groupe s'approche, me questionne, je ne sais plus comment on dit épaule en anglais...
Il y a une francophone, ça arrange tour, je leur fait un bref résumer des raisons de ma bruyante arrivée, leur précisant qu'il n'y a rien de grave !
Et hop je file dans ma voiture puis à l'hosto de Visp ou je retrouve Steph et son épaule luxée, de visu, c'est impressionnant !
Je me fais virer de la pièce par une médecin charmante, en anglais !
Bon, le défaut de cet hosto, c'est que peu de mon parle Français, mais sinon c'est assez bien organisé pour le reste (à part peut être la salle d'attente pour les accompagnants ou il y a 3 pauvres revues en suisse allemand !
Pour le reste, Ils ont remis l'épaule de Steph, on s'en est allé et il a fallu affronter le regard sombre de Sophie, en provenance du Buet, pas très contente de trouver sa moitié dans un état bien moins bon qu'elle me l'avait laissé.
Evitant les flammes du dragon, je réussi à déposer Steph et à me sortir de ce dernier guepier, ,je file vers Bourg Saint Pierre la Maudite pour la suite du Périple sur le couloir central du Vélan !
Voilà pour mon deuxième coup d'hélicoptère après celui de l'armée ! Merci qui ? Merci Steph !
Merci aux membres de l'équipage d'Air Zermatt ainsi qu'à ceux de l'hôpital de Visp !
4 h 30 de montée - 2 ou 3 minutes de descente....
Photo
Départ de Gasenried, 1 h de portage
Le front de glacier du Riedgletscher

Steph
Arrivée au refuge - avant d'en repartir par les airs

/image%2F0619354%2F20210128%2Fob_ca86a6_26979-1418246014937-3921170-n.jpg)















































Arrivée sur l'arête, vue sur le magistral Obergabelhorn
El Toreador
Le Mammouth
Couloir d'accès à l'arête
L'arête... plâtrée !
Jean-Luc
Jean-Luc dans la descente d'un gendarme
Jeff - rappel
Ca louvoie entre les crevasses
Le refuge, enfin
Sommet du Zinalrothorn ( avec l'arête Sud ouest à droite )
Couloir d'accès à l'arête
Descente
"Louvoyage
Louvoyage II, on voit la trace de descente à gauche
Début de descente sous le refuge

L'est ti pas migon ???
L'arête finale
Départ de Grindelwald
face Ouest de l'Eiger
Eiger
Guggihütte
Eiger
Sur le Mönchplateau, devant le Nollen
Jungfrau, versant Junfraujoch
Jungfrau
descente par la voie normale
Au sommet
L'arête finale de la voie Normale du Mönch
Plus facile
Ressaut rocheux
kékou !

Sommet du Mont Blanc vu du col de la Brenva (à droite, les Bosses)



Le refuge de Tête Rousse, très confortable !
Laurent à l'approche du refuge...
2 h 30 Laurent dans la tempête
Laurent et Anne à l'aiguille du Gouter, température frisquette !
Anne sur le Dôme du Gouter
Le Mont Blanc vu du Dôme du Gouter
Observatoire et bivouac vallot
Anne et Laurent dans le bivouac Vallot - palichons tout de même
à l'approche de la Grande Bosse
La Bosse
Toujours ce vent
Laurent au sommet
et Anne
La cordée magique - Anne, Laurent et Apoutsiak
Vue sur le Maudit
Le Mont Blanc du Tacul et les Aiguilles du Diable
Les Bosses vuues de la Brenva
Histoire de perdre un peu de temps on tire un rappel sous l'épaule du Maudit
Fatigués ( épaule du Tacul)
Crevasse du Tacul - brrrrr....
Visibilité réduite pour le retour à la base, je voyais à peine Anne, qui elle avait pour mission de suivre les traces.. dur !
En montant à Valsorey
On porte, avec le sourire ... 3 heures !
La cabane du Vélén perchée sur sa morraine
cabane de valsorey 3030 m
Le vélan
petit matin sur les pentes du Combin de Valsorey
Le vélan fume
petite pause sur le rocher plat de la face sud
escalade des derniers mètres - aérien
Ca se lève... pendant 30 secondes et le Combin de Grafeneire fne fait rien qu'à nous narguer...
Le même
Descente dans le couloir du gardien

En Oberland, les
glaciers sont grands et parfois très plats ( nos amis Suisses)
Matthieu devant
le glacier d'Aletsch et la Konkordiaplatz
Mathieu au Fieschersattel














e de temps en temps, j'y pense. Quand il n'en restera plus
qu'une trentaine, je pense que ça deviendra un objectif. Avec en point d'orgue la traversée des Aiguilles du Diable (D) ! Pour l'instant, j'avoue
cherhcer plus une difficulté technique qu'une altitude (La



