Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

But

Ski de Rando - Gouffre Jean-Bernard - lac des Chambres - bonne galère

Apoutsiak — Ski de randonnéebut
Une bonne journée de Galère : Pluie, neige, erreur d'itinéraire, portage, brouillard, but, chute, tout y était !

P1030946

Topo


Partir du parking du pied du Crêt
Rejoindre le point 844 puis les Grands Bois par la route forestière Au point 1236, traverser la rivière à droite (passerelle ou neige et suivre le sentier jusqu'au refuge de Folly Remonter au Gouffre Jean-Bernerd, les eaux froides, le lac des Chambres et le col des Chambres en erstant au fond du vallon...


Gouffre-jean-Bernard-carte-Haut-giffre-Allamands.jpg

Récit

J'avais prévu le hold up complet : Partir tôt le matin, remonter au sommet de la pointe de Pellegarde (2514m) passer au col des Chambres, de la pointe Rousses des Chambres et redescendre dans le vallon au Nord et la combe aux Puaires.
Je me levais tôt, prévoyant de débuter à la frontale et de ne pas rentrer trop tard... Vers midi e mettre les pieds sous la table... (pô bien !)

Je pars du parking du crêt et suis des traces de raquettes, rapidement, je vois que ça n'est pas le bon chemin, un coup de GPS et hop, revoilà le bon chemin et d'autres traces de raquettes. Je quitte les skis pour un portage., des barres rocheuses , les traces de raquetets sont là. Des chaînes, des barres rocheuses, c'est la galère. Trop tard pour rebrousser chemin. Je poursuis, il pleut ! Ca commence dur. Je chausse , déchausse, porte. Un coup de GPS et je retrouve enfin la trace, bilan : 150 m de dénivelé en 1 h 15 : efficace non. Je repars eà fond sur  la chemin forestier bien tracé. 500 m / h tout va bien, traversée de la rivière. Conditions idéales, trace facile.Il neige à présent. Et les peaux se mettent à coller ! et à botter ! Il faut en plus tracer en partie, la trace étant recouverte de neige fraîche !
Le rythme se ralentit, je passe sous le refuge de Folly. Je remonte a dessus, les traces sont moins nette, la visibilité réduite, il y a moins d'arbres, donc pas de répère visuel. Jour blanc ! Je perds les traces... les retouve. Je monte lentement. cherchant les traces comme point de repère. Je parviens à proximité du gouffre Jean-Bernard. Je ne vois rien. Ca se lève, le temps de repérer la suite de l'itinéraire. ça se recouvre. Je mange, j'attends de voir si ça va se redécouvrir. Je me pose la question de savoir qu'est ce qui est le facteur déclanchant de la décision de renoncer.
Et je renonce (sans avoir de réponse à la question précédente.

La neige est lourde et je ne vois pas grand chose. Je me sers de la trace de montée comme repère. Je passe au refuge de Folly puis retrouve le chemin forestier. La neige en bordure de sentier est croutée et la trace est rapide, j'ai les cuisses dures !
La descente s'opère. Je décide de descendre par le parking du pied du Crêt et de remonter par la route à ma voiture !
Il y a sur le bas des cailloux en travers du chemin. Un peu rapide, un caillou vengeur, et me volà par terre, le genou a tapé dans un autre caillou ! Aïe. Bouger le jambe... Se relever... ça va.  Retour au poitn 844, portage jusqu'à la route puis jusqu'à la voiture. J'arrive à 11 h à l'appart !

Une belle sortie bien galère !


Mon genou est ultra gonflé, un bel hématome qui mettra 3 jours à se résorber

Photo

P1030945

Vidéo


à suivre

Alpinisme : Zinalrothorn 4221 m Rothorngrat - descente face Nord

Apoutsiak — alpinismeValaisZermatt4000but

 

Arrivée sur l'arête, vue sur le magistral Obergabelhorn

Récit :


Tout avait pourtant bien débuté...


Quand je dis ça, je ne suis pas très précis, la semaine avait été chargée et un évènement  aurait pu annuler ce Week end alpin.  Pour résumer.. : Du boulot par dessus la tête, une journée à Paris pour le travail, une soirée à Epinal en formation et un tour de VTT  qui aurait pu mal finir : engagé sur un petit pont aux rondins de bois dans le sens de la marche, je bloque la roue avant et bascule dans le vide, pont 1 m 50 au dessus d'une dale rocheuse sur laquelle je tombe la tête la première... J'ai bien cru dans un premier temps avoir la mâchoire fracturée ou une dent en moins, seule la lèvre a mangé ( je sais, ça n'est pas la première fois), et j'ai perdu un verre de mes lunettes dans le flot du torrent, plus de peur que de mal.

El Toreador

Mais je m'égare, revenons en au fait.
Je retrouve Jeff à Martigny et nous filons vers Zinal, la météo est bonne et la course en conditions, je me vois déjà couvert de Laurier de retour du Week end. La montagne, c'est trop facile.
Bon la première étape c'est la montée en refuge, et pour le refuge du Grand Mountet, c'est une saine occupation qui prend une bonne partie de la journée, les montagnes ayant été placée à trop grande distance du village... ( Avantage s'il en est, il y a moins de monde au refuge)
Bref, nous partons avec pour premier objectif de ne pas pique niquer trop tôt afin de couper la montée en deux parties égales. Je rêve d'une aire de pique nique moelleuse et je suis exaucé, sur une pente d'herbe, nous nous restaurons avant une petite sieste.

Alors là, il faut que je précise que j'ai commis ma première erreur du Week end : les sardines au citron. il est vrai que c'est très bon, ça n'est pas hyper facile à manger avec un couteau mais c'est très bon... Par contre, l'odeur ne va pas me lâcher pendant 2 jours, les doigt sente la marrée, à 4000 m d'altitude, c'est original !

Nous repartons, je profite de mon fumet et tente vainement de m'en débarrasser en me rinçant les doigts dans les ruisseaux . Le cirque du Mountet approche et son refuge. Nous sommes 3 arrivés au refuge, ça va être cool.

Le Mammouth

Je trouve un science et vie spécial mathématique, à priori thème peu passionnant ( en général au refuge, on lit Vertical quand on est un grimpeur et montagne mag quand on n'est pas doué, pour info, je suis abonné au deuxième, c'est tout dire !) mais j'y découvre des techniques de comptage ancestrale qu'il faudra que je vous conte...  ( Les Mésopotamiens étaient quand même de  sacrés bonshommes.




Sieste, bruit dans le refuge, en fait, nous serons 11. L'ambiance est bonne, nous partageons une excellente soupe avec des randonneurs belges ( qu'ils trouvent ici toute notre gratitude) d'autant plus que madame nous a fait notre vaisselle.  Il y a aura une cordée sur le Besso, deux cordées sur la voie normale du Zinalrothorn, 2 cordées sur la Rothorngratt (dont la notre).
L'ambiance est refroidie par l'arrivée d'une cordée  qui revient de notre objectif, il est déjà 19 heures, ils ont mis 9 heures à atteindre le sommet, leur commentaire: "ambiance hivernale" , voilà qui nous refroidi...

Je me couche en rêvant à la criée d'Etaple, à un gros chalutier dans le gros temps, à la pêche à la baleine, les Sardines font leur effet olfactif !

3 heures, Jeff se lève pour faire le feux, je le suis, petit dej, départ 4 heures. Il fait grand beau , cool, le ciel est étoilé.  Remontée de moraine, la lampe de Jeff a un faux contact, il fera l'approche dans le noir , je dois marcher devant ( c'est cool, il est obligé de me suivre, ça m'évite de prendre son rythme infernal.) Heidi et le slovaque son derrière, attirée par les effluves de Sardine ou par Monsieur Propre, on ne sait pas !
J'essaie de prendre le chemin idéal dans la moraine pour rejoindre le glacier. Jean-Luc et Sebastien, l'autre cordée ayant le même objectif que nous nous rejoignent. je pars devant. De toute façon, sur les glaciers tourmentés il y a rarement du monde pour marcher devant, sans doute la  taille des crevasses y est pour quelque chose. Jean-Luc nous fait remarqué que le temps a tourné, et oui, on ne voit plus les étoiles.  Nous partons, je file droit, puis incline  vers la droite pour aller sous les rochers 3327 m. Il neige, la frontale éclaire les flocons dans la nuit noire et j'ai du mal à anticiper le bon chemin. Une zone de crevasse. Chacun donne son conseil puis j'y vais. On louvoie ( dans les zones crevassées, on louvoie toujours.) Un grand pas, un pont de neige où l'on aimerait s'appeler Steph... Je butte sur un trou profond, demi tour. La cordée de Jean-Luc passe devant, je me retrouve dernier. La neige ne cesse pas, ça sent bon le but. mais nous poursuivons. Il faut tracer, je suis content d'être derrière, à flâner. Nous repérons le couloir et passerons par un itinéraire inédit : à gauche ! Ça passe( bravo Jean-Luc) et voilà le couloir. Nous passons la rimaye, un peu athlétique mais pas trop, puis c'est la remontée, la glace est pourrie et je suis content, je suis le seul à avoir monté deux piolets, confort ! Jean-Luc et Seb merdouillent dans cette mauvaise glace, je propose à Jeff de bifurquer dans le mixte bordant le couloir, bonne pioche, la progression se fait les doigts dans le nez ( ou plutôt les moufles, dans notre tenue !)

Couloir d'accès à l'arête

L'arête... plâtrée !

Jean-Luc


Jean-Luc dans la descente d'un gendarme

Au sortir du mixte nous les avons dépassés et ils on l'air crevé par leurs efforts, j'en profite pour les filmer, bel effort, voilà enfin le col, déjà 3 heures depuis notre départ .

La suite  commence bien des rochers faciles sur lesquels on galope jusqu'à la première difficulté. et en fait, ensuite, il n'y a que des difficultés et plus de rochers sur lesquels on galope... Des passages de III, de IV voir de V ( c'est pas moi qui le dit, c'est Jeff, il fait autorité en la matière !)  Et le rocher est bien enneigé ce qui ralentit la progression de manière importante. Nous contournons des gendarmes plus ou moins définis, soit sur le fil soit coté Mountet, coté le plus enneigé ! Le sommet est dans le brouillard. Nos deux cordées se suivent, Jeff, devant, autoritaire montre la voie, je suis en s'efforçant de refaire le geste parfait réalisé par mon premier, je bourrine dans certains passages pour avancer... Mais tout va bien, mis à part notre vitesse de progression trop lente. Nous n'avançons que rarement corde tendue. A un petit col, je décide d'aborder le problème avec Jeff, il est déjà 1 heures. " Jeff on fait quoi, soit on va au sommet et on rentre à point d'heure, soit on redescend tout de suite" ( sous point d'heure, ça voulait dire vers 1 heure ou 2 heure du matin en bas) Jeff, pensait, lui aussi, aborder le sujet, nous décidons de redescendre. Jean-Luc et Sebastien jettent l'éponge eux aussi. Nous disposons de deux cordes une de 60 et une de 30. Jean-Luc part le premier, trouve un bequet pour le rappel suivant, l'installe, Jeff le rejoint, je suis le 3ème et Sébastien me suit. Il faut préciser ici que Seb est  allemand et que la langue de Goethe n'ayant aucun secret pour moi, 9 ans d'allemand, ça se connaît, nous discutons en Anglais, et qu'il ne faut aucun contresens afin d'éviter les accidents !

Jeff - rappel

A chaque relais, je retrouve Jeff, qui file vers le bas, dès qu'il est en bas, je défaits le cabestan, récupère le mousquetons, attend Sebastien, le vache, récupère la corde ( qui parfois joue les cordes coincées) passe le noeud dans la cordelette, avale la corde, m'installe et repart.

7 rappels, tout s'est bien passé. le dernier au dessus de la rimaye. Jeff et Jean-Luc  me conseille, du dessus, on voit bien qu'elle est surplombante et j'aperçois des stalactites. je décide de la faire à la bourrin, à l'Apoutsiak . Je me lance  rapido en arrière et atterri en bas, je bloque la corde, mon pied perce le sol, mais tout est ok, j'ai évité les stalactites et suis descendu sans problème.
Sébastien arrive, il écoute les conseils des "anciens" , lui ! et le conseil est le suivant, baisser les fesses le plus bas possible et se lancer, et bien le pauvre Seb, il a mangé su Stalactite, sans casque en plus, je préfère Laaargement ma méthode de bourrin efficace !

Ca louvoie entre les crevasses

Nous récupérons les rappels, je mange de l'excellent Sandwitch de Jeff ( au rebloch ') et nous repartons. Descente rapide mais tranquille, observations des crevasses impressionnantes. courte pause à la sortie du glacier. La moraine, Jeff me largue, je sentais bien que ça le démangeait depuis hier... J'arrive au  refuge un peu fatigué, je sais que la descente à Zinal va être longue, il est déjà 16 h 30 !

Le refuge, enfin

Le temps de refaire le sac et c'est reparti, deux bouquetins sont apeurés par nos soins sous le refuge, puis une marmotte, un rouge queue et enfin un renard et nous voilà à Zinal, en 2 h 45 ! sans avoir traîné !

Je serais à 11 heure à la maison.

Bouquetin


Photos

Sommet du Zinalrothorn ( avec l'arête Sud ouest à droite )

Couloir d'accès à l'arête

Descente

"Louvoyage"

Louvoyage II, on voit la trace de descente à gauche

Début de descente sous le refuge



Dolent, arête Gallet, et de quatre... buts !

Apoutsiak — Ski de randonnéeDolentbutMassif du Mont Blanc
Au départ, on avait prévu la Dent d'Herens, mais Jean-Marc souhaitait faire une course à proximité de Martigny et notre précédent but au Dolent ( mon deuxième, pour mémoire) lui etait resté en travers de la gorge.  Je me suis dit que je me ferais bien une belle descente de la voie normale à ski avec une belle motnée ensolleillée sur l'arête, ça m'avait manqué, l'été dernier !
Mais le champion du but reste en moi...

 
Départ - Paul et Jean-Marc
Topo :

Monter au bivouac du Dolent au bivouac de la Maye
on peut monter par la Combe des Grands fonds s'il n'y a pas de risque d'avalanche
par le chemin d'été s'il n'y a plus de neige

par le versant Merdanson de la rive droite de la Combe des Grands Fonds, s'il y a de la neige et des risque d'avalanche...

Du bivouac gagner le glacier et le remonter en longeant l'arête (qq crevasses) un passage raide, souvent en glace.
remonter le glacierau plus haut ( rimaye délicate) , passer la rimaye et remonter le couloir à 45 ° qui mène à l'arête.
Si le glacier est trop crevassé, sortir et rejoindre l'arête au point 3188 m et remonter l'arête pour rejoindre le sommet du couloir à proximité du glacier suspendu.

Suivre l'arête pour rejoindre le glacier suspendu ( à priori, un rappel est possible ) nous avons réussi à longer l'arête  pour rejoindre ce glacier
De là remonter au mieux le glacier suspendu jusqu'au sommet (rimaye, pente à 45 - 48 ° à priori)


Descente par le glacier de Pré de Bar et le bivouac Fiorio
Du sommet, prendre l'arête et rejoindre la vierge, continuer sur l'arête pour rejoindre le sommet du  couloir, descendre le couloir ( 45° rimaye en bas) descendre le glacier, sortir du glacier et rejoindre le bivouac Fiorio.
De celui-ci, passage par le Petit col Ferré et descendre jusqu'au village de la Fouly.

Carto - profil - fichier GPS :


 




Récit :

Après avoir envisagé de partir pour divers itinéraires (Dent d'Herens, face Nord du Fletschhorn...) nous jettons notre dévolu, surtout celui de Jean-Marc, sur l'arête Gallet au Mont Dolent que j'ai parcouru l'été dernier , mais où nous avions buttés il y a 2 ans ensemble...
Paul, notre sauveur de la veille et accessoirement notre hotellier, nous accompagnera avec le VTT dans la voiture pour un retour sur Martigny tout en descente. Finalement il montera avec nous au bivouac !
Au départ, "enfer et damnation", la combe des Grands fonds et presque vierge de neige, impossible à remonter, nous devrons porter à pied par le chemin d'été...

Nous aprtons par un temps radieux, l'ambiance est bonne, une avalanche a ravagé le départ du sentier d'été mais mon flair infaillible ( et mes 4 précédents passages) me font trouver le début de l'itinéraire, il y aura quelques arbres en travers du sentier mais se sont là les seuls péripéties, la faune restant absente de cette montée ( à part quelques magnifques fourmis dévoreuses de pain !).
Nous remontons le sentier raide, la chaine, les échelles et le sentier  en traversée. Paul a pris un sac et nous sert de sherpa, il prend même un moment le sac de Jean-Marc.  Pause pique nique au saumon ! la classe, il faut repartir et nous chaussons vers 2400 m. Je trace ensuite la combe en rive gauche de la morraine, Paul monte à pied en essayant de rester à pied sec ... Voilà le refuge, toujours aussi sympa, cze bivouac perché sur sa morraine. Alors, sous marin ou soucoupe.
Sechage, adieux à Paul qui redescend pour repartir à Martigny et nous attaquons la sieste, mais des voix nous reveillent, flûte, nous ne serons pas seuls, salutation de rigueur, on recentre nos affaires alors qu'on s'etait un peu étalé. Gestion de l'eau, le refuge dégoulinait de flotte lorsque nous sommes arrivés, nous l'aovns récupérée dans des casseroles.
Un nouvel arrivant, Jean-Marc lance "vous êtes combien ?", "seul !", un surfer Suisse seul, ça va, il ne manquerat plus qu'on soit serré.
J'avalle un bouquin d'Eric Emmanuel Schmitt sur les Sumo, court mais bon, et nous papotons. L'ambiance est bonne, il y a Chrisophe, le surfer de pentes raides Suisse ( quand je dis raide, c'est très raide), François, le guide aux souvenirs communs avec Jean-Marc et Lynda sa cliente, le grand paradis dans la poche et en préparatin pour le ont Blanc. Le repas se passe entre le bivouac des Eccles, la Blanche de Peuterey, la Walker et le nez de Zmutt, on a partagé une excellent soirée.

Il pleut, mauvais augure... il pleut une bonne partie de la nuit, bonjour le regel demain !

Le lendemain matin, le matoux ne revient pas, à 3 heures, le réveil sonne, étoiles et nuageux sur les crêtes. Jean-Marc décide d'attendre 4 heures... Re m'y recolle, même topo, tout le monde se lève, un peu dans le pâté, maiq quand il sorte, on est dans le brouillard, je sens qu'il doute de ce que j'ai vu mais personne ne fait de remarques...
On déjeune, on s'équipe, on se croise, dans l'espace exigüe, nous sommes prêts, on n'y voit qu'à une vingtaine de mètres, même pas le petit col au dessus du bivouac... Attente en discuttant, l'ambiance est un peu plombée... Tout équipés, assis courbés entre deux couchette. Le regel, le regel, on est les seuls à skis, gros avantage...François et Linda sont à pieds et Chritophe a eu la bonne idée de laisser ses raquettes plus bas, inutile, pensait il...

Jean-Marc et moi décidons de sortir, il y a une éclaircie, mais ça reste bouché. Je connais la course, c'est plus facile, ça évite les hésitation. La première partie , je trace le long des barres de l'arête à droite, de toute façon, il faut les garder en visuel, avec le brouillard... Je pense à Samivel, et je trace, peu raide, mais effica, derrière moi, Jean-Marc peste, ses peaux bottent ! Je poursuis, j'ai la caisse aujourd'hui. Arrivée à la pente raide, je compte lui passer le relai, mais malignement il insite pour que je me fasse cette portions, je m'execute en gromelant. Les conversions sont raides, la neige un peu soupe, ça passe, arrivés au dessus, on n'y voit que dale, tout est blanc et je sais que c'est la zone à crevasses, nous attendons une éclaircie. Jean-Marc me dit, si à 8 heures on est toujours dans le brouillard, je fais demi tour ! 'ai la pression, ça me laisse 50 minutes, ou plutôt ça laisse 50 minutes au soleil pour faire évaporer les nuages... tic tac tic tac ...

Yes, ça se lève, je repars, oups, il y a des gros baquets à droite et à gauche, je slalome à la montée, on longe une grosse, un pont de neige, on décide de s'encorder, on fait demi tour, ça doit passer par dessus, j'essaie, mais c'est merdique, on revient prêt du pont de neige, le brouillard est revenu. Jean-Marc décide de faire demi tour, flûte, je commençais à me voir sur l'arête. Discussion, je pensais continuer à monter, mais une fois de plus l'expert l'emporte, c'est vrai que les conditions ne sont pas top ! Je m'incline. On dépeaute et descente sympa, dans le brouillard, je me sers du blouson orange comme repaire... La pente raide est avalée, j'ai l'impression d'avoir fait des virages sautés, j'ai dû rêver... on ravage la pente, quand une ombre sort du brouillard, c'est Christophe qui monte à pied, surf sur le sac. Nouvelle discussion, François et Linda suivent. bonne ambiance. Ils sont dessus, j'imagne qui'ils esperaient qu'on passe en leur faisant la trace. On poursuit vers le bas. Il faut longer la base d glacier, Jean-Marc trace devant, je le suis à distance ( je rique pas de le rattraper, il va trop vite), le brouillard se lève, je suis vert, pastel... Jean-Marc est sûr de sa décision.  On déchausse, on rechausse, au moins 10 fois dans cette descente,  tout ça pour marcher 20 minutesseulement à la fin dans la combe des Grands Fonds. Jean-Marc fait des pirouettes dans les torrents, saute comme un cabri, et on se retrouve à la voiture après ce nouveau but... Le Tour noir est dégagé, ça aurait pu passer ? Jean-Marc affirme que non, le pastel me poursuit, mais je reviendrais... Les autres sont peut être passés, j'apprends par skitour le lendemain qu'ils ont aussi fait demi tour.

Merci à Paul , Christophe, François, Linda et Jean-Marc  pour ces deux jours !

Photos

 
Paul en bas de la combe des Grands Fonds

Ca grimpe au dessus de la Fouly


FourmisNous portons, les fourmis aussi !

L'inateignable Dolent !

Paul sur la morraine

Petite sieste dans l'après midi


Petit déjeuner - 5 heures, le brouillard n'est pas que dehors...


Décollage de la soucoupe

Jean-Marc


C'est pas le grand beau !

Séracs

Jean-Marc


Courte éclaircie

Alors, beau ou pas beau ?

Linda et François dans le brouillard - epais !


L'arête Gallet


Descente avec portage...


Cascade en bas de la combe des Grands Fonds

Vidéo
 




 

Sphynx depuis Konkordiahutte - ski de randonnée

Apoutsiak — Ski de randonnéeOberlandRaid à skibut
 hésitations sur la météo, capricieuse, nous rentrons à bon port vaincu par ses affres et ses caprices.

(vidéo en bas de l'article)

Topo

Depuis Konkordiahutte, descendre les escaliers (raides) et mettre les skis ( avec les peaux dessous !) remonter le Jungfraufirn en restant d'abord en rive gauche puis en son centre. Viser le sphinx, l'entré se situe versant Est ( 3450)

Carto profil et Fichier GPS




Fichier GPS au format GPX ( clic droit enregistrer sous)
Profil : cliquer sur l'onglet

Météo :

Brouillard, jour blanc, tempete

Récit.

Au départ, au programme de ce 3ème jour : le Grossgrunhorn. Joli 4000 de l'Oberland, une première partie assez raide à ski et les 150 dernier mètres en mixte facile, la course est côté PD+ en alpinisme. Le réveil a sonné à 4 h 30. Au cours du déjeuner, nous nous rendons compte qu'il neige dehors, il faut changer le programme. Nous décidons de quiter le refuge et de remonter au sphynx, nous peaufinerons le programme en fonction des évolutions météo : différentes solutions :
Remonter vers le Trugberg et basculer vers le sphinx par la Monschjochhutte ( si la météo est mauvaise on laissera tomber le Trugberg)
ou remonter directement au Sphinx.

Arrivés sur le glacier, les nuages stagnent à 4000, les matthieux ne sont guerres motivés pour attaquer le Trugberg. Je me range à la décision de la majorité , un peu déçu. Nous "remontons " la bien plate Konkordiaplatz, au loin, deux points nous précedent. Aujourd'hui, c'est au tour de Mathieu d'être malade. J'envisage de gravir à la va vite la Jungfrau. Mais la météo me rappelle à l'ordre, au fond, le ciel est noir derrière le sphinx, et il se remet à neiger, il faut rentrer !
Mon appareil photo tombe en rade de batterie, dommage, ça m'occuppait, après une pause, je prends mon rythme. Le mauvais temps est là, jourblanc, visibilité réduite aux pans de glaciers environnants, des bourrqsques de neige nous eznveloppent. Je vérifie  que les deux Matthieux restent en visuel de temsp en temps. puis voilà l'entrée du sphinx. J'attends les deux Matthieux en les encourageants. Nous rentrons, et prenons le train suivant pour une longue descetne dans la vallée ! Arrivés à la petite Scheidig, la Jungfrau est dégagée, je n'y comprends rien, en 1 h 30  la météo semble avoir completement changées. Nous sommes peut être partis trop tôt. Trop tard, nous descendons vers Grund et Grindelwald. Fin d'un trop court mais très joli raid, dommage que la météo ne fusse pas meilleur.

Photos

Départ sous la Konkordiahütte et ses 200 mètres d'échelles...

Konkordiahütte

a chaque jour un "Matthieu" différent en difficulté...


vidéos
:





Raid en Oberland - les liens


Part One : Wildhorn - Wildstrubel

1er jour : Wildhorn depuis les Rousses (par les Audannes) descente sur Wildhornhütte (3246 m)
2ème jour : Wildhornhütte - Wildstrubelhütte
3ème jour : Wildstrubel  (3243 m) et retour aux Rousses

Par Two : Glacier d'Aletsch


4ème jour : Mönch
5ème jour : Gross et Hinter Fiescherhorn (4048 et 4025 m) Grunhornlucke Konkordiahütte
6ème jour : remontée au Sphinx

Alpinisme : Mönch arête Sud Est

Apoutsiak — Ski de randonnéeOberlandbutalpinismeRaid à ski

 

Premier jour de ce raid en Oberland
(vidéo en bas d'article)

 

Dreckhorn et aletschhorn depuis la Mönschjochhutte


Topo :

 

 

Accès : à Grindelwald, se garer à Grund. Prendre le train qui mène à la petite Scheidig puis celui qui emmène au Jungfraujoch ( 150 CHF - environ 100 € l'aller retour)

Topo : Du jungfraujoch, prendre pied sur le glacier et partir plein est en direction de la Mönchjochhutte. Arrivés au pied de l'arête, gagner la base de celle-ci et laisser les skis. Remonter l'arête qui alterne portion en neige et parties d'escalade, le rocher est globalement bon. Gagner le point 3887 m De là, passer l'arête effilée, et remonter vers l'antécîme Est , de là, le sommet.




Carto Profil et et Point GPS

 

 

 

 

 


Profil : cliquez sur l'onglet adéquat
fichier GPS : clic droit "enregistrer sous"

 

 

 

 

Météo et Conditions

Beau avec vent en rafale sur l'arête
30 à 40 cm de poudreuse

Récit

 
Deuxième partie de ce magnifique raid en Oberland. Après une nuit passée dans un BandB de Grindewald, je retrouve les deux Matthieu à Grund. Nous prenons le fameux train qui passe à la petite Scheidig ( 7 h 17 je crois) . La pause est courte entre les deux trains. puis ce sont les mythiques pauses dans la face Nord de l'Eiger, je suis soufflé par tant de verticalité : la face est austère !
Arrivé au sommet, il faut s'équiper, et nous voilà sortis du sphinx, c'est un peu le cirque blanc : le cirque à touristes. La piste est dammée jusqu'au refuge, il y a des skieurs de randonnée, des touristes...  Arrivés au pied de l'arête, nous laissons les skis, et c'est parti. Je suis bien acclimaté, ce qui n'est pas le cas de Matthieu malheureusement. Quelques passages en neige facile, d'autres en rocher, tout va bien, il y atout de même pas mal de neige sur l'arête (environ 30 à 40 cm de fraîche)
Le vent nous balaie le visage de temps en temps, mais ça va. Nous parvenons au point 3887 m . L'arête est fine mais tracée, hésitation de mes deux accolytes. Je passe devant, l'arête est fine et impressionnante, la neige est piégeuse, poudreuse, elle ne tient pas. a tension est palpable, il faut rester très concentré. Enfin, c'est passé, la suite reste technique, un peu de rocher puis un nouveau passage sur arête, fin mais plus facile. Au dessus, deux cordées nous précèdent. L'une file lentement vers le sommet, tandis que l'autre hésite, les pentes sont visiblement chargées. Hésitation, que faire, buter ici ou progresser de 100 mètres vers l'antécîme et sans doute buter aussi. La décision est prise nous rebroussons chemin. La descente est plus aisée, les passages délicats avalés ! Nous nous retrouvons au pied de l'arête puis au refuge. Accueil de la gardienne très sympathique dans ce refuge  très confortable. Le repas est délicieux. Seul bémol, le prix de l'eau minérale... 13 CHF ! ( 8 € environ !)
 
Oublions ces soucis pécuniers pour une nuit d'anthologie, avec ronfleur... vive les boules quies !

Voilà comment prendre un joli but, avec le sourir !


Photos

Départ du Sphinx... Avertissement

Sérac sous le Mönch

Départ de l'arête Sud Est du Mönch
 

Sur l'arête

Coucher de soleil sur le Grosses Fiescherhorn, objectif du lendemain...
à suivre

Vidéo
 

 

 

 

 

 


Raid en Oberland - les liens

Part One : Wildhorn - Wildstrubel

1er jour : Wildhorn depuis les Rousses (par les Audannes) descente sur Wildhornhütte (3246 m)
2ème jour : Wildhornhütte - Wildstrubelhütte
3ème jour : Wildstrubel  (3243 m) et retour aux Rousses

Par Two : Glacier d'Aletsch

4ème jour : Mönch
5ème jour : Gross et Hinter Fiescherhorn (4048 et 4025 m) Grunhornlucke Konkordiahütte
6ème jour : remontée au Sphinx

 

 

 

MAGNIFIQUE BUT AU WILDHORN... trop de neige... faut le faire !

Apoutsiak — Ski de randonnéeOberlandbutSteph
L'équipe de choc avait été réunie de longue date, Stéphane Jean-Michel et votre serviteur partaient à l'assaut du Wildhorn, seule manquait à l'appel une présence féminine qui se désistait au dernier moment, dommage !

Le projet est de réaliser l'ascenion du Wildorn par la biennommée Wildhornhutte et de redescendre par le même chemin, choix dicté par le risque d'avalanche important à la suite des énormes chutes de neige de la semaine...

Je rejoins Jean-Michel Rudant ( je mets son nom afin que sa descendance puisse le retrouver sur Google ... ) à 6 h 20 à Besançon puis, étape à Lausanne à 8 heures  pour nous retrouver au dessus de Lenk vers 10 heures... On met les chaînes pour les 6 derniers kilomètres et Ô horreur la route est barrée avant Iffigenalp, elle n'est plus déneigée...

Nous nous équipons et decidons de passer par l'Iffighore pour rejoindre le refuge ce qui rajoute 300 m de déniveler, une pécadille... Chargés comme des mules (piolets crampons, baudards cordes bouffe réchauds...  nous prenons l'azimut adéquat et roule ma poule c'est parti. C'est Stéphane qui part dans les 80 cm de poudreuse le premier je le suis, au bout de 5 minutes c'est le premier relai, nous avançons déjà lentement, très lentement. Un groupe de 4 nous rejoint, et sympatiquement les deux "leaders" prennent également des relais ( la chance pour nous !!!) Le paysage est magnifique, il y a prêt d'un mètre de neige fraiche par endroit, nous avons de la neige jusqu'aux cuisses. Jean-Michel se bat avec ses fixations qui le fotn déchausser sans le prévenir... En plus, c'est facile de remettre des TLT dans 1 m de peuff.  La trace quitte la forêt, il faut tirer au sud, nous arrivons sur un petit sommet vers 1800 m, nos hôtes nous quittent, ils nous auront bien aidés !

Je file devant, il faut redescendre, 150 mètres chèrement gagnés ! avec les peaux en poussant sur les bâtons, dur dur ! Jean-Michel et Stéphane me suivent à bonne distance. Faire la trace est épuisant et les rlais vont maintenant revenir très souvent (ou être très longs, c'est au choix. Je rejoins le chemin d'été et Steph prend le relai, nous garons les distances dans les passages "à risque", la trace reste plane, que d'énergie dépensée sans monter. Steph me fait le coup du "pas de probleme on va y arriver, mais je suis sceptique... Il est déjà 15 heures et il y a prêt de 1000 m encore à gravir !!! On n'arrivera qu'à 23 heures ?!?

J'aime son optimisme qui ne trompe que lui ( quoi que ça n'est même pas sûr), et pourtant, je passe pour un grand optimiste. Steph me dit de passer devant, je m'execute, je sais que ça va être dûr, j'avance lentement, un ski après l'autre, essayant de garder un peu de souffle , j'essaie de prender un peu de pente pour gagner de l'altitude, nous sommes 500 mètres sous le Iffighore, sans compter la distance...

Stéphane me rejoint, nous allons faire une paus epour décider la suite... Et bien la suite... Il faut redescendre, c'est évident, nous sommes trop tard et trop loin du Iffighore et du refuge !

Nous pique niquons ( pour moi, c'est boite de maïs - petits gâteaux)

Dépeautage, et c'est parti pour une longue descente où nous devrons pousser sur les bâons la plus par du temps du fait de la quantité de neige.  Le premier fait la trace en poussant, et les deux autres l'empruntent pour ne pas se fatiguer !!!  Je chute , à l'arrêt  impossible de me relever seul, Stéphane me donne un bon coup de main ! A un moment, la pente s'accentue, nous sommes déscendus trop bas, il faut repeauter et remonter pour traverser au dessus de la barre), je passe devant, rapidemnt, nous nous retrouvons au dessus d'une zone skiable !
Et c'est reparti pour une lourde descente, un traceur et deux suiveurs... Nous passons dans la forêt et imperceptiblement, nous nous laissons aller vers la gorge de la rivière, un peu galère, il faut skier sur des ponts de neige et louvoyer entre les arbres, jusqu'à ce que ça ne passe plus !
Stéphane part à pied pour remonter vers une combe, nous le suivons un peu las mais heureux d'être là ! De nouveau la descente, on skie un peu et enfin la voiture avant de descendre à Lenk pour trouver un hôtel grâce à Mon allemand sans faille ( et à la gentillesse et au Français de l'hotesse d'acceuil de l'hôtel Krone à Lenk) comment on traduit gîte en allemand déjà... et ben, ça ne se traduit pas, ça n'existe pas. Nous finissons dans un petit hôtel de Saint Stéphan avec Stéphane un coup de pâtes et au lit.





Jean-Michel qui m'avait promis de ne plus ronfler, a menti... Il est en course pour le championnat du monde (et moi pour celui de l'insomniaque de l'année !

De toute façon on n'a pas le droit de prendre de petit déjeuner avant 9 heures, il est 6 h 52 et je suis bien réveillé, deux heures à glandouiller, à se pomponner pour cette deuxième journée. Nous avons différentes option, celle qui tien la corde, remonter au point 1800 m atteint hier par nos traces  et redescendre tranquillou dans les belles pentes !

Finalement ,le petit déjeuner aura 20 minutes d'avance et nous filons sur la route d'Iffigenalp. Sur le parking, des traces de ski partent vers Iffigenalp nous décidons d'aller voir ce qui se passe de ce coté là. Montée qui coupe les lacets de la route, passage prêt de chalets enneigés aux allures de chmpignon, quelques portions de palt qui me font déprimer avant la descente, il faudra pousser encore sur les bâtons. Nous attetignons Iffigenalp, station fantôme... un téléphérique flambant neuf attend des clients qui ne viendront pas aujourd'hui. Nous décidons de faire une petite pause un peu au dessus sur le balcon d'un chalet pour un concours international de saut en longueur réception  un mètre plus tard dans un mètre 50 de peuff !

Jean-Michel film tandis que je lance les hostilités et que Stéphane me suit, quel plaisir de se réceptionner dans cette quantité de neige. On a essayé de réaliser quelques figures, mais avec les chaussures de ski, ça n'etait pas évident !

Nous poursuivons l'ascension, long plat avec des couloirs d'avalanche à gauche et l'Iffighore à droite ! Ca remonte, nous atteignons un petit chalet, courte pause avant de repartir pour l'Iffigsee. Nous croisons des Heliskieurs  qui nous avouent  avoir du mal à skier dans cette neige, j'ai encore oublié d'emmener mon bazouka pour éliminer cette vermine !!!
Nous devisons sur leur équipement qui nous parrait bien léger pour une course glacière avec de bons risques d'avalanche : le guide a un petit sac à dos, les clients n'en ont pas ( où sont leurs sondes et leurs pelle? de toute façon, il n'ont ni crampons ni piolets, ni baudards, pour la corde, le guide en avait peut être une petite dans sans son petit sac) Bonjour la sécurité !

Nous arrivons à l'Iffigsee pour un pique nique au soleil !
Et c'est parti pour une descente bien agréable, la neige s'est unpeu tassée et on peut skier !!! Nous filons  vers Iffigenalp, j'avalle les plats tandis que Stéphane le spécialise du fartage, a les skis qui collent. Nous rejoingnons Iffigenalp où la fraise à dégagé la route, dommage pour la descente, nous devons longer les bords de la route où il erste de la neige ou de la glace. Le reste de la descente est sympa quand il faut quitter la route pour des champs de bosse ou la neige guide nos skis dans la bonne direction. Et voilà la voiture et le retour avec Harih Vatanen comme pilote et des carottes comme coupes faims

Ah, je vous ai dit que j'avais oublié la crème solaire... Tout se paye !














Et la vidéo avec cascades et effets spéciaux !



Suchet en famille, en raquettes et ski de rando et but !!!

Apoutsiak — Ski de randonnéeJuraraquettes à neigebut


Pour le premier but de l'année, c'est fait, et en famille en plus.


Tout avait mal commencé : la veille, rebellion générale , on ne veut pas de rando Dimanche. Je prépare le matos et une dernière  negociation me fait m'endormir en pensant à un dimanche piscine voir escalade en salle...
Ce matin, 8 heures, Sandrine a l'air motivée, bilan, bran le bas le combat, direction Entre les Fourgs...



Passé Jougne, je compte me garer au refuge de la queue... Erreur, le chasse neige a poussé la neige sur le chemin qui est "inemprutable !!!" Bref, je me résigne à monter dans le village sur la route bien enneigée.

Nous nous équipons dans la bonne humeur : Agathe, Marie et Louis en raquettes, j'utiliserais mùes Wed'ze de rando et Louis, n'aura rien, nous n'avons aps de matos pour 5, il marchera en queue de groupe pour profieter d'une trace plus solide ...



Nous remontons les pentes des pistes de ski d'Entre les Fourgs avant de les quitter en haut. Et là ... 60 cm de poudreuse aved une sous couche ramolo... Il faut tracer dur et les petites jambes des loulouches ont bien du mal dans cette quantité de peufff. Nous rejoignons le chalet de la Piagrette pour un pique nique dans la neige.

Nous repartons au Nord Est en direction du Suchet, je louvoie entre les arbres pour agrémenter la montée en faux plat.  Nous stoppons vers 1380 m pour une longue pause.

Recherche d'ARVA, bonhomme de neige, bataille de boules de neige avec tranchée (pour reviser la guerre de 14 !) trou à neige... On ne s'est pas ennuyé. Nous attaquons le retour sans succès et sans Suchet ( nous sommes (très) loin du but !!!  On est revenu au pifometre, GPS en main !!! , Agathe nous a trouv des passages exclusifs dans la forêt. Arrivé à la piste de ski, Agathe Marie et Louis ont échangés les araquettes contre des sacs poubelles pour une descente en luge d'enfer ! Sandrine a pris beaucoup de plaisir à descendre tout le matos ... pendant que je me faisais un petit hors piste de rêve.
Tout s'est terminé avec les 3 enfants sur ma paire de ski... Un peu casse gueule mais ça passe quand il n'y a pas trop de pente.



Donc joli but familial pour résumer !

Topo

pour les bons : D'ente les Fourgs : remonter les pistes de skis et rejoindre le Chalet Piagrette, poursuivre Nord Est jusqu'au point 1389 et redescendre la Combe du Commun  pour rejoindre la plateau de la Poyette  remonter toujours Nord Est jusqu'au sommet du Suchet ( croix 1554 sommet officiel plus loin 1588 m !)

 

 



Vidéo
 

 

de But en Blanc ! ... 2008 météo pourrie

Apoutsiak — humeurbut

Une année de montagne Neigeuse !


L'année avait commencé tardivement, l'opération des yeux ayant retardé de façon importante le début des opérations : et oui, l'alpinisme et la neige sont une contre in

dication aux correctes suites opératoires...


Mars : Bref, le week end de pacques approchant, la météo est calamiteuse, mauvais présage et premier Week end montagne de l'année annulé, direction Paris  et ses monuments (merci à Jehanne), mais pas de montagne pour ce come back... On aura quand même pris la neige à l'aller et au retour !!!


Avril : Week end de l'ascension, la motivation est extrême, les chutes de neige aussi, au départ, programmation de belles courses : face Ouest de la Grande Lui, Eperon Migot au Chardonnet et couloir Barbet à l'aiguille d'Argentière.

Arrivés avec Brieuc aux Grands Montets, 50 cm de neige fraiche... de la peuf à gogo. Fort heureusement, d'autres cordées font la trace vers le couloir du Chardonnet, puis la fenêtre de Saleina. Par contre, le col Droit n'est pas tracé, 2 km de plat à galérer dans la neige, on est arrivé usé au bivouac des aiguilles Dorées ( à oui, j'ai oublié de signaler que neous sommes partis aves  4 jours de matos ... et la bouffe). Le lendemain, compte tenu des chutes de neige on se cotnentera de la voie normale de la Grande Lui puis un couloir athlétique découvert dans le Labande en face Ouest des aiguilles du Tour avant un dernier jouir « retour à la voiture »


Mai : Tentative sur l'arête Gallet au Mont Dolent (voir article)  3 semaines plus tard, c'est la troisième tentative, pas question de se louper... Il pleut pendant toute la montée au bivouac et nous ne pouvons que constater des conditions nivologiques mauvaises le lendemain matin : retour à la voiture.

Juin : Objectif : le Grand Combin, un magnifique 4000 de Suisse ( en fait, il compte pour 3 ! si on parveint à faire les 3 sommets ! ) La météo est correcte, une précipitation arrive en milieu d'après midi le Dimanche. Le Samedi, nous partons tout Guillerets pour la cabane de Pannossière au pied de ce géant des alpes. 1 h 30 de portage et un peu de ski plus tard, nous retrouvons le refuge.

A 2 heures du matin le lendemain matin, nouqs skions déjà, pour gagner du temps sur la perturbation et nous laisser de la marge. Grand ciel étoilé, j'envisage sur le glacier de parcourir les 3 Combins et le jackpot qui va avec : 3 4000 en une journée, voilà de quoi épater la galerie en rentrant ... 5 h 30, le jour point déjà (et oui, en juin, le jour point tôt !), au loin à l'ouest le massif du Mont Blanc est à présent  dans les nuages, je me contenterais du Combin de Grafeneire, le sommet principal. Nous sommes au pied des


difficultés, le soleil se lève, il est 6 h 15, le vent, lui aussi. Nous chaussons les crampons pour le couloir du Gardien, et nous commençons à grimper... pas longtemps, la tempete est là, Steph voudrait aller jusqu'au sérac, pour voir la suite, le plateau sommital. Nous

sommes au tiers du couloir, le vent forci pour nous faciliter la décision : la descente, avec le GPS pour retrouver les traces de montée : quel confort , et 2 heures de portage pour retrouver la voiture !!! Skier en Juin, ça se mérite !



Juillet : surmotivé, au programme : 3 4000 !!! et pas des moindres : Dent Blanche, Weisshorn et Dent d'Herens, chutes de neige ici aussi, programme revu à la baisse, face Nord Ouest de la Lex Blanche, Couloir Est des Dômes de Miage, Tête Blanche et enfin... la traversée du Dolent  après 3 tentatives infructueuses (ça se fête) !!! (voir article sur le Dolent dans ce même numéro)


Septembre : Comme chaque énnée, Laurent voulait faire le Mont Blanc, et comme chaque année, je lui ai programmé. Le refuge du Gouter plein, on décide de passer par les 3 Monts avec un chouette programme : Samedi : Traversée Midi Plan en aller retour et Dimanche : le Mont Blanc.

La météo est escellent, les conditions bonnes, un averse de neige (petite) est prévue dans la nuit du Jeudi au Samedi, mais ça devrait jouer...

Frais sortis de la cabine de téléphérique de l'aiguille du Midi, nous déboulons sur l'arête et découvrons 50 à 60 cm de peuff (neige fraiche) au lieu des 20 prévus par la météo. L'itinéraire est tracé, ça devrait le faire. Sur la deuxième cordée (nous sommes 5 le Samedi) , Matthieu choppe l'onglet dès le départ et ils décident de faire demi tour ( et oui, l'escalade dans la neige , ç a rafraichi bien les bouts de doigts !) Les couloirs de neige  sont trop enneigés, il faut passer par les rochers et pour éviter les accumulations, et les rochers, ils sont enneigés ( mais moins que les couloirs) et froids... Bref, au tiers de la course, nous décidons de faire demi tour, comme toutes les

cordées d'ailleurs.

Nous nous retrouvons à 6 au refuge des Cosmiques (J'ai récupéré Laurent à l'aiguille qui arrivait le Samedi après midi)

Le mont Blanc du Tacul a été tracé aujourd'hui, la météo est excellente, les pentes sont chargés, il faut prendre un décision avec Laurent et Anne qui ne sont venus que pour lui, et c'est à moi que revient la décision. Je consulte la gardienne,  Stephane, Matthieur et Jean-Marc, 3 amis expériementés et décide... de ne pas y aller !

On fera la traversée Lachenal et Midi Plan

Pour la traversée Lachenal, on ne fera pas la dernirèe aiguille : trop enneigée !


Octobre : 4 jours de montagne prévus avec Stéphane, une floppée de 4000 prévus : Zinalrothorn, face Nord de l'Obergabelhorn et Dent Blanche. Avec un camp de base à la cabane du Mountet au dessus de Zinal en Suisse



Premier jour, Steph devait me rejoindre à  midi à Martigny après avoir fait la face Nord de la Tour Ronde, en fait, il n'arrivera que vers 18 heures, Impossible de montée à la cabane du Mountet( 5 heures de marche) , nous nous contenterons de montée au petit Mountet ( 1 h 30) chargés comme des mules : tout le matos pour tout ( escalade glacier neige raquettes arva , pelle sonde, bouffe...) et prêt de 25 kg sur le dos.

Deuxième jour, il faut redescendre dans le vallon avant la longue montée vers le refuge du Mountet, enneigée à gogo à partir de 2000 m. Heureusement quelques bouquetins vienne egayer l'exercice. Nous arrivons à la cabane biens fatiugés. Pique nique, sieste et nous montons au sommet Est du Mammouth, avec 50 à 60 cm de neige fraiche ( une fois de plus) en face Nord, il va falloir réviser nos plans à la baisse... Adieu la belle face Nord de l'obergabelhorn.

Le troisième jour nous décidons d'aller faire le Blanc de Momming avec peut être le Besso, si nous avons le temps.  Nous avançons à vive allure et passons les difficultés classiques aisément. Mais à partir de 3000 c'est le grand brassage. Les rochers sont couvers de neige et on ne voit pas où l'on met les chaussures. Nous assurons  partout, cela prend du temps, « escalade en I  précisait le topo », on a même passé un passage en artif ! avec une pédale. Nous parvenons au sommet de l'arête à 13 h 30. Nous n'irons même pas jusqu'au Dôme de Momming pourtant à 30 m de nous , dans 560 cm de neige, cela nous aurait perdu ½ heure précieuse pour le retour.

Le retour est un peu moins long, mais tout est relatif ! nous gagnerons une demi heure par rapport au temps de la montée.  Et une arrivée à 19 heures au refuge !

Dernier jour avec une belle traversée du Mammouth, parcours d'escalade relativement sec finalement et long retour à Zinal, sans avoir utilisé prêt de 70 % du matos emmené !


Novembre : une semaine de vacances en famille à buis les Baronnies, décision est prise, nous graviront le Ventoux. Nous nous garons à la station du Mont Sereings, 500 m sous le sommet : il a neig é cette nuit là : 20 à 30 cm !!! Départ en forêt, je fais une petite trace pour les enfants, le but est d'éviter qu'ils aient les pieds mouillés. Traces de chamois, puis chamois pour le plus grand bonheur de Marie, il fait frais, mais ça va, les troupes avancent bien et le brouillard nous rejoint. Nous perdons un instant la trace, le brouillard s'épaissi (il faut dire que j'avais laissé Sandrine un instant faire la trace !!!) Nous la retrouvons un peu plus haut, et arrivons à la route sous le sommet, c'est la tempete, nous rejoignons les jumelles d'observations sous le sommet et redescendons au plus vite, dans une tempete de neige froide et impressionnante.


On appelle ça des « buts » dans le jargon montagnard internaute, et cette année, je dois être le champion !!!


En Décembre, tout s'est amélioré, avec des objectifs raisonables dans les Vosges et le Jura...


On a quand même réussi à faire quelques trucs...


Voici la vidéo de 2008, morceaux choisis pour ceux qui ne l'auraient pas encore vue...



Traversée Midi Plan ... et c'est le but !

Apoutsiak — alpinismebutMassif du Mont BlancAnneStephJean-Marc
La traversée Midi Plan est une magnifique course d'arête qui alterne passages en neige en glace et en rocher, possible au départ de l'aiguille du Midi.

Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak
 

 


 
Topo :

De l'aiguille du Midi, sortir à la grotte de glace et descendre l'arête. Poursuivre plein Nord l'arête et descendre jusqu'au col du Plan ( possibilité de prendre l'arête secondaire à l'est  puis la face juste avant le col du Plan )
Du col du plan  remontersous le le point 3512  puis rejoindre le col sans nom sur la carte IGN.
Remonter le couloiir (neige glace) versant Chamonix pour rejoindre l'arête et le Rognon du Plan

Redescendre vers le col supérieur du Plan ( desescalade - rappels)
et remonter la pente de Neige sous l'aiguille du Plan
Gagner le sommet (IV à priori)

Descente

Sur le requin : glacier crevassé
Par le même itinéraire vers l'aiguille du Midi

Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak

Météo rencontrée

Grand Beau mais Froid ( surtout au relais)

Conditions

Je m'attendais à 10 cm de peuf tombés Jeudi, en fait il y en avait 50  ou et dès qu'on a quitté l'aiguille et la trace se dirigeant vers le col du Midi, c'est devenu impressionnant.
Arête délicate pour rejoindre le col du Plan, on est passé côté Géant ppour rejoindre le col.

Ensuite, trop de Neige côté Chamonix, on est passé dans les rochers au du col ( sous le point 3512 m) puis sommes descendus vers le deuxième col. Le couloir d'accès au Rognon du plan etait très chargé !

Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak

Récit.

Laurent m'avait demandé depuis fort longtemps de gravir le Mont Blanc (depuis 4 ans) après deux annulations, un "Dômes de Miage", j'avais bloqué le Week end du 20 21 Septembre pour la tentative.

Soucieux de me faire également plaisir, je decidais de tenter le sommet par les 3 Monts, ce qui me changerait de l'arête des Bosses, avec, cerise sur le gateau, une traversée Midi Plan le Samedi... pour s'échauffer !

Dernière semaine avant l'objectif, il a neigé,  l'OHM et la gardienne du refuge des Comiques sont rassurants, on hésite à passer par les Bosses, le refuge du même nom etant archi complet, notre sort est scellé, nous passerons par les 3 Monts.

La fine fleur de l'alpinisme Français etait réunie à cette occasion : Jean-Marc ( notre Papy) qui a parcouru toutes faces Nord à la montée ( et les voie normale... à la descente), Anne, le trekkeuse ( vainqueuse du Dolent... ( je sais, vainqueuses c'est pas classe, mais je fais ce que je veux, c'est moi qui écrit...)) Stephane et Matthieu les Serials Butters et enfin Laurent, ami de longue date et alpiniste d'un jour ou plutôt touriste du Mont Blanc ( "Le Mont Blanc, sinon rien"
 
Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak       Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak




Après une nuit à l'hôtel des Deux Gares au Fayet (piscine et Sauna !) Nous avons pris la route de Chamonix et, fait exceptionnel, choppé la première benne.
Un froid sec nous accueille à l'aiguille du Midi. Nous retrouvons Stephane et Matthieu et partons sur l'arête. Il y a beaucoup de neige... trop. Un guide a fait la trace, nous en profitons. 50 cm de peuf... ça penetre facilement dans les chaussures... et j'ai les pieds un peu mouillé. La trave passe versant Géant, un peu de stress dans la pente.   Puis de nouveau une arête, un peu de face et le col. Courte pause. Il fait froid.

Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak

On repart sous la pointe 3512 m, du haut, le guide nous guide ( pas mal non ?) il nous conseille de passer par la face. Il nous rejoint en rappel. Les pentes sont chargées. Personne n'ose s'engager dans ce vesant Cham de peur de redescendre  au Plan de l'aiguille plus rapidement que le téléphérique.  Je motive le guide à tracer les vires au dessus... Il a l'air pessimiste mais repart. vers le haut.
Bel onglet pour Matthieu qui se résigne à rentrer.

L'escalade sous le point 3512 est physique, Jean-Marc s'en sort comme un pro ( c'est dommage, d'ailleurs, de là ou on était on n'a pas pu le voir !) Anne se montre un peu courte pour les prises, et je bourrine un peu pour sortir le passage ( heureusement que Jean-Marc est passé en tête ! ) La suite est plus facile et toujours très enneigée. Courte pause, on redescens sans espoir vers le col sous le Rognon du Plan. Le timing est explosé et les pentes du couloir chargées. BUUUUUTTTTTTT...

Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak Anne Guillouzic

Demi tour... Rappel, remonée à l'aiguille.
Je file rejoindre Laurent  qui monte avec la benne.

On se retrouve tous au refuge des Cosmiques pour un apéro  et un repas à 6. Stephane et Matthieu nous quittent ensuite pour une nuit fraiche (ils bivouaquent) : - 7 °C dans la tente !

Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak Matthieu Evrard et Stephane Peiti

Pendant le repas, il faut décider du lendemain : le Tacul a été tracé, mais ses pentes ont l'air chargées, la gardienne nous le déconseille, Laurent et Anne sont déçus, nous irons faire la  traversée des pointes Lachenal et l'arête des Cosmiques. Il faudra revenir.

2 Jours au col du Midi

Préparation Mont Blanc 1 : J - 8
Préparation Mont Blanc 2 : J - 2
Samedi 20 Septembre : But sur Midi Plan
Dimanche 21 Septembre : Traversée des Pointes Lachenal

Dimanche 21 Septembre ( toujours...) : Arête des Cosmiques Aiguille du Midi

Photos :

Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak

Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak
Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak
Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak

Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak

Vidéo :
 



 

Bon, ben... c'est parti

Apoutsiak — humeurMassif du Mont Blancbut

Tente Thib
 

Le refuge du Gouter étant complet, nous avons choisi de dormir aux Cosmiques.... (notre choix initial) A priori, il va neiger un peu cette nuit puis ça devrait être tout bon question météo.
On est un peu des "feignôssss", on avait au départ prévu de bivouaquer au col du Midi, mais la gardienne m'a dit qu'il restait des places ! elles sont à nous !

Reste Stéphane et Mathieu, deux vrais alpinistes qui EUX vont sans doute bivouaquer au col du Midi en apportant les cahuètes : et oui, c'est une tradition , Stephane et Mathieu emmènent toujours l'apéro ! et c'est pour ça qu'on les trouve sympats !!!

A demain les uns et à Samedi les autres !

 
Bivouac au col du Midi
 

 

Les Apoutsiak's Games : ça sent le but !

Apoutsiak — humeurbut
Pour ces Apoutsiak's games 2008, j'ai réuni la fine fleur des alpinistes de C2C : mais ça sent déjà un peu le but

Mardi départ pour les Conscrits puis objectif Lex Blanche Mercredi s'il fait beau et surtout s'i ça a purgé !!!
Au départ on avait prévu le Weisshorn, mais cetait but assuré !!!
Stijn et Laurent vont finalement faire de la grimpe...

Jeudi Vendredi Dent Blanche avec Claire et Régis
Sans doute le programme sera t'il modifié en cde ce que l'on trouve sur place... Les arêtes seront sans doute trop chagée, alors à nous la Lenzpitze ... ou une autre petite face Nord

Samedi Dimanche : Dent d'Herens avec Anne Claire et Jean-Marc
au départ on avait hésité avec la la Bernina, mais ça fera moins de route

aux nouvelles semaine suivante

Grand Combin - couloir du Gardien - dernier but de la saison hivernale

Apoutsiak — alpinismebutValaisSteph


Topo


Montée au refuge
 
Deux solutions pour monter au refuge de Panossière : soit par le barrage de Mauvoisin et le col des Otannes, soit par Fionnay ( nous sommes montés par la première et descendus par la seconde)
Autre possibilité : par la cabane Brunet et le col des Avouillons ( donc en fait, trois solution !)

Sommet
De la cabane, remontée le glacier (6 km) pour atteindre le glacier en rive gauche sous le combin de Corbassière, remonter vers la salle à manger et emprunter le couloir du Gardien (exposé aux séracs) au sommet de celui ci sortir par la droite ou la gauche du sérac ( à droite en 2008)
Sur le plateau sommital, rejoindre le sommet du Combin de Grafeneire (4314 m)
On ppourra si la météo et la forme le permettent filer au Combin de Valsorey voir au Combin de Tsessette



Météo
 
Nuageux pour la montée au refuge et brouillard pour la descente du col des Otannes
Grand beau à 1 heure du matin
Se couvrant vers 5 heures
Tempête à 6 h 30
Neige ensuite !

Conditions
 
Bonnes dans l'ensemble, le couloir est en neige, la sortie pas à priori bien (45 - 50°) skiable d'après deux allemands.

Ca chausse vers 2350 à la montée et à la descente.


Récit
 
Je rejoins  samedi 14 Juin, Stephane (rencontré sur les pentes du Dolent ) et Florian à Fionnay, nous décidons de monter au refuge par Mauvoisin en laissant une voiture à Fionnay pour une éventuelle navette. Nous nous mettons en marche vers 11 heures après avoir pique niquer. Montée à pied, skis sur le sac jusqu'à 2350 m à un bon rythme. De là, nous entammons, la montée cool du col des otannes. Le bouillard nous accueille au sommet, un coup d'oeil sur la carte, et nous choisissons le bon itinéraire pour descendre vers le glacier de Corbassière un petit couloir nous permettra de descendre presque sans déchausser !
Un peu de morraine enneigée et nous sommes à la cabane François Xavier Bagnoud ! 5 étoiles, 6 étoiles. Le seul reproche : peut être l'absence de couettes ( et oui, le luxe, on s'y habitue !)


 
Pendant que Florian quille, que Stéphane prépare la course du lendemain je m'étire et rentre quelques points dans le GPS, on ne sait jamais
 
Nous mangerons en compagnie de Constance, un allemande fort sympathique. Le repas fut succulent, accompagné d'un vin de ma cave et d'un digestif du gardien !

à 8 h 30 au lit, malheureusement, Florian, qui a pourtant déjà dormi l'après midi, s'endore ... et ronfle
10 h 30 après avoir tout essayé pour m'endormir, le marchand de sable passe enfin ...

1 heure, le réveil... Dur
Le petit déjeuner, peut être un poil léger
1 h 50 , nous sommes dehors à faire des photos du Grand Combin by night, je ciel est étoilé et parfait, je me vois  déjà au sommet ! ( ne jamais vendre al peau de l'ours)

Il faut descendre sur le glacier, portage merdique sur la rimaye, et 150 m de déniv en + à faire ! Puis je quille en skiant  derrière Steph et Florian, je ferme les paupières quelques secondes esperant un effet ultérieur sur ma forme.  Seul Steph e une frontale valable, il nous trouve le passage comme un pro, pour passer le temps, je consulte mon GPS pour vérifier que nous sommes bien "dans l'axe"

Courte pause, en pleine nuit, sans lune au milieu du glacier, il est 3 heures et des poussières... Nous repartons vers al salle à manger, nous distinguons les crevasses et les séracs, quelques nuages au loin, mais tout va bien. Tiens le massif du Mont Blanc est dans les nuages ...

Dernière pente pour rejoindre le pied du couloir du Gardien. Je décide d'attendre les deux autres avant de déchausser, le vent s'est levé, ça n'est pas du vent, c'est du blizzard, puis il se met à neiger en tempête. J'attaque le couloir la neige porte bien, je n'ai pas un très bon rythme, mais ça avance.  J'entends un appel au loin, Steph essaie de me parler, Florian est un peu fatigué, nous décidons de remonter juste le couloir et de laisser tomber le sommet, je suis déçu, mais la solution est sage, Florian ne peut nous attendre longtemps. Steph passe devant, je le suis 4 mètrres derrière, les éléments se déchaînent, je sens bien que c'est inutile, en moins d'une heure, la météo est passé du beua "fixe" à la tempete de neige ! il veut passer une épaule pour voir le haut du couloir, j'acquiesse mais sans enthousiasme.  nouvelle pause, on se parle, sans que les mots soient intelligibles, emportés par le vent, on se comprend, on redescend. Je filme la fuite dans la tempete.
Nous rejoignons les skis de Steph qui me servaient de repaire pour la descente , puis ça se complique, pas de repaire pour passer entre les barres rocheuses, je m'arête souvent pour essayer de voir, Steph me conseille, on passe et on redescend vers Florian.
 

Dans la tempête

 



On chausse les skis, je suis Steph pour ne pas me faire surprendre par ce jour blanc et la tempete qui me gène tout les deux virages ! On sort le GPS pour retrouver la trace de montée, c'est rassurant et diablement efficace. Je suis fier comme Artaban de mon acquisition !  Un passage au milieu de crevasses, le GPS est là, sécurisant, évitant des hésitations stressantes. La tempete faibli, laissant place à de gros flocons de neige. Nous skions dans une bonne neige fraiche (10 cm) je m'ennivre, pas longtemps, je me prends une belle gamelle en essayant de suivre Florian ! Puis une deuxième en essayant de lire le GPS en skiant !

Nous rejoignons le plat du glacier puis la morraine, un peu galère à remonter pour rejoindre le refuge. 1 h de pause à raconter nos exploits. et à refaire les sacs.

Le refuge au retour ( à comparer avec la deuxième photo du refuge ;-)

C'est alors la descente sur Fionnay, nous déchaussons vers 2350 m puis c'est TRES long ! un grand plat  puis une descente qui tue les genoux !

Enfin la voiture pour rentrer à la maison après un bon petit WE et ranger les skis, la saisons de skis 2007-2008 s'achèvent ce dimanche (15 Juin)

Photo
 
traces de marmote
Le refuge - avant !    la neige.
 
le calme avant la tempete - enfin , ça commence déjà !


Fichier GPS

GPX

Vidéo


et là, c'est bibi dans la tempête !

Arête Gallet au Mont Dolent : "et un, et deux, et trois zéro !"

Apoutsiak — Ski de randonnéebutMont DolentMassif du Mont Blanc


Et voilà : météo incertaine, trop incertaine sans doute
Nous sommes montés Samedi sous la pluie, dans une soupe peu agréable. régis a beaucoup tracé, moi un peu...
remonter la combe des grands Fonds ( marche d'approche 10 minutes !) puis grand virage à droite pour se diriger vers le bivouac ( le fichier GPS suivra ... format GPX)

3 heures après le départ de la voiture nous pénétrons dans le refuge : o° affiche le thermomètre à l'interieur du bivouac non chauffé. On se change et on attaque la fonte de la flotte. Quelques minutes plus tard, Jeff et Christophe arrivent, suivis de Matthieu et Stéphane. (celà fera monter la temperature en fin d'après midi à 13°)
Le
bivouac de la Maye est toujours aussi magnifique !




Bonne ambiance C2C dans le refuge, on a discuté montagne ... étonnant non ?
sans parler des caouets et du bon vin montés par un buteur né (comme moi ?)

Dimanche matin, à 3 heures, visibilité 20 mètres et grésil, je me recouche, d'autres font des tentatives à d'autres heures, bilan on se réveil à 6 heures et on déjeune tranquillement. Régis et moi décidons de monter un peu pour nous dégourdir les jambes, j'espérais secrètement voir le couloir qui mène au glacier suspendu... (voir même peut être monter au sommet... on ne se refait pas !)

3/4 d'heure plus tard, nous butons sur une pente raide à 2950 m... risque d'avalanche, nous décidons prudemment de rebrousser chemin.
Nos acolytes ont quitté le bivouac lorsque nous redescendons, nous laissant une paire de peau. ( ce sont celles de Christophe nous l'apprendrons plus tard.) descente en 3/4 d'heure à la voiture, le but est entériné avec le sourie, il faudra revenir...

Enfin trois but, c'est déjà pas mal ! si un jour ça pouvait passer. Mais il est vrai que c'est comme celà que se forment les légendes

Buter... avec le sourire


La vidéo




Le fichier GPX

Google Earth





But de 2006 avec Laurent

But de 2007 avec Jean-Marc

But de 2008 : ici !!!

Mathieu a fait un très bel
article sur ce but au Dolent

Bishorn voie normale (ou but au Weisshorn...)

Apoutsiak — alpinisme4000butValais
L'ascension du Weisshorn 2012  par l'arête Est

Bishorn-weishorn-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak--montagne-vu-rotgrat-alphubel.JPG
Weisshorn et Bishorn vus de l'alphubel

Le topo :
Depuis la cabane de Tracuit, suivre la trace et les cordées (nettes en général, je dis en général, parce que nous, on est parti les premiers et avec le vent il n'y avait plus de trace, mais l'itinéraire est évident ) jusqu'au sommet du Bishorn. Pour le Weisshorn, c'est plus compliqué, mais je vais avoir du mal à vous faire un topo, on s'est arrêté au Bishorn.
Weisshorn bishorn vus de Tracuit 

Le récit :
La semaine d'alpi devait commencer fort : objectif : le Weishorn par le Grand Gendarme.
J'en ai profité pour emmener le spécialiste du Bishorn , j'ai nommé Laurent Bollis !!! Il a fait ce sommet il y a 3 semaines

Petite caisse pour monter à Tracuit avec Laurent en 3 heures 30. Je le laisse batiffoler avec les vaches d'Herens.  en marchant lentement.

Nous nous sommes lever tôt le 2ème jour : 2 h 30 ou 3 heures alors que les cordées pour le Bishorn se levaient à 5 heures. Laurent  fait son sac vitesse escargot puis nous cramponnons vitesse super escargot avant d'emmeller la corde : voilà comment manger une demi heure 3/4 d'heure !
une cordée avec guide nous laisse sur place dans la montée vers le col, ils partent pour la face Nord du Bishorn. La météo semble correcte, mais quelques nuages font leur apparition. Nous ne sommes vraiment pas en forme. Laurent fait la trace tandis que je peine derrière, dans un état de fatigue extrême. J'essaie de profiter de chaque pause pour dormir un peu. Le vent  a recouvert les traces de la veille et Laurent doit faire la trace , j'ai du mal à le suivre. Nous arrivons au Bishorn, exténués en prêt de 4 heures (alors qu'il en faut d'habitude 2 h 30) La météo a tournée : gros vent sur l'arête du Bishorn + petite forme = BUT : nous n'irons pas plus loin. Laurent fulmine, il est venu ici il y a 3 semaines... Les premières cordées de Bishorneur ne sont à qu'à quelques minutes derrière nous, quel méforme ! Je pense qu'on a fait un leger mal des montagnes, pas grave, mais étonnant !

Laurent a décrété qu'il ne gravirait pas cette montagne par cette arête ! SAit il que le Grand Gendarme fait parti de la liste des 82 4000 décrétée  par l'UIAA (voilà ce qui devrait lui faire changer d'avis !)


Le spécialiste du Bishorn fulmine devant les cordées de néophytes

Weishorn-Bishorn-Grand-Gendarme-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak-photo.JPG
vue du Weisshorn depuis le Bishorn le Grand Gendarme

Weishorn grand gendarme
La fin de l'arête du Weisshorn et la face Nord (neigeuse)

 Weishorn-Bishorn-les-difficult--s-Grand-Gendarme-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak-photo.JPG
Les difficultés présentent sur l'arête et le Grand Gendarme
Bishorn Weisshorn Grand GendarmeLes même difficultés vue de Tracuit

Weisshorn possibilité tracuit Possibilité de monter par la face Nord de ce col qui permet de shunter le Bishorn
 Weisshorn Bishorn lever de soleil
Lever de soleil depuis l'alphubel sur le Weisshorn et le Bishorn

remarque de Fabrice de Skyandsummit : le grand Gendarme ne fait en réalité pas parti de la liste des 82 4000. voili voilà...

Weismies par l'arête Sud Est

Apoutsiak — Ski de randonnéebutalpinismeValais

 

 


 

 

 

Le topo : 

Depuis Saas Almagel
Je suis parti en réalité avant Saas Almagel : vers Mosses, mais je pense qu'il y a moyen de faire plus court.
Il faut remonter le sentier dans la forêt en direction de .......
puis toujours en suivant le sentier , rejoindre le refuge 2890 m sous le Dri Horlini

Le deuxième jour, remontée les pentes du Zwischenbergpass puis prendre au nord (à gauche de l'arête)^pour passer le premier  mamelon avant de rejoindre la neige sur l'autre versant. 
Le but du jeux est de remonter le névé le plus haut possible pour rejoindre l'arête Sud Est. Ensuite il s'agit de suivre l'arête jusqu'à l'antécimes 3967 m (pas de II III max) puis de suivre l'arête neigeuse effilée puis les rochers jusqu'au sommet. 

Le retour peut se faire par la même voie ou par la voie normale (glacière)

Weismies-topo-photo--arete-sud-sud-est-ski-de-rando-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg


Les conditions

Il a plu toute la nuit (et neigé en altitude prêt de 30 cm) 
Aucun regel nocturne 
Névé sous l'arête en mauvaise condition (soupe profonde) , j'ai rejoint l'arête assez rapidement vers 3300 - 3400 m , il a fallu tracer l'arête de 3500 à l'antécîme 3967 m)
Les pentes de la fine arête menant au sommet me parraissant chargées, je ne m'y suis pas engagé

Weismies-arete-sud-sud-est-ski-de-rando--le-sommet-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg


Weismies-arete-sud-sud-est-ski-de-rando-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg


La course

Longue, la montée depuis Saas Almagel pour aller à l'almagellerhütte. Quelques bouquetons avant le ...........
Pas un brin de neige, il a fallu porter les skis jusqu'au refuge (même 100 m encore le lendemain !)
Au refuge, accueil au marteau piqueur, agrandissement en cours, le refuge d'hiver est ouvert ! Petit refuge en bois hyper confortable ou je fais la causette avec deux Anversois très sympathique avant deux heures de sieste.
et je me rends comte que j'ai oublié un sac de bouffe, ça va être dur du pointe de vue énergétique (pas de vivres de course, pas de gateaux, pas de dessert, juste le petit dej, de l'isostar et un plat déshydraté !

Le lendemain, à 4 heures, tout est bouché, à 7 heures, il semble que le temps se lève, je pars, on verra bien. Je chausse les skis  100 mètres au dessus du refuge et croise une cordée d'anglais qui redescends, (je saurais plus tard qu'ils auront stoppés à 3500 m sur l'arête, leurs traces en témoigne) Je gagne le col (en fait un peu trop à droite, j'ai du chausser les crampons pour le rejoindre et je laisse les skis. Je remonte l'arête puis gagne le grand névé à droite. La neige est soupe. Je décide de rejoindre l'arête. Puis je trace dans l'escalade facile mais enneigée de 3500 m à l'antécîme. Je suis assez fatigué par l'effort (et l'hypoglycémie je crois !) Arrivé à l'antécîme 3967 m je vois la courte arête effilée qui permet de gagner le sommet, elle est gavée de neige, je préfère renoncer !

Longue mais plus rapide descente de l'arête puis du névé vers le col. Je skie 300 mètres avant de redescendre les 1300 autres à pieds, les skis sur le sac vers le village !!!

 

 

Weismies--vue-sur-la-Lentzpitz-utsiak-guillaume-ledoux-dcd4.jpg



Bilan : skis inutiles pour cette course et pas de neige avant 3000 mètres du coté Est de la vallée de Saas Fee !

L'aiguille du Moine et le Bassin de Talèfre 1933-1953 Henri Bolon

 

Henri Bolon, Grand buteur devant l'eternel, a legué son don aux générations suivantes ! Sa femme, sa fille, son petit fils (c'est moi) ont été dignes de lui. Ils ont tous pris des buts sur la voie normale de l'aiguille du Moine. Voie qui ne présente aucun intérêt il faut l'avouer.

A part peut être ce fameux gendarme "héréditaire" que nous avons chacun photographié à quelques années d'intervales.

Il faut absolument que je fouille dans mes archives, il y a de magnifiques photos que je peux ajouter à cet article.

Les photos dates d'aout 1933 et du 16 Juillet 1953.

Les Grandes Jorasses, le glacier de Leychaud et l'aiguille du Tacul

Le gendarme "héréditaire" où nous avons tous butés

Les crevasses du glacier du Géant

Henri Bolon et son frère André (prêtre en soutane ! ) devant le galcier de Talèfre)

Le glacier du Géant au fond, la Tour Ronde

Vue de l'aiguille du Moine, le glacier du Géant

Face Nord des Grandes Jorasses 1953

Face Nord des Grandes Jorasses

Mauvais temps

Tour Ronde Mont Blanc et glacier du Géant

   

Le gendarme héréditaire de l'aiguille du Moine

Avant hier, je surfais sur camp to camp, quelqu'un y avait rentré l'aiguille du Moine par la voie Normale. Etant donné que j'ai pris deux buts sur cette montagne, je lis le compte rendu. Et je vois que dans celui ci on parle du gendarme héréditaire cher à Guillaume, et Guillaume, c'est votre serviteur... c'est à dire en quelque sorte ... moi !

On m' appris que tout commence toujours par un "petit un historique" donc ... petit 1 historique ;-)

Il y a une disaine d'année, je suis venu avec Thib, mon frère  . Nous sommes montés, de Chamonix jusqu'au Couvercle sans prendre le train. Au programme du lendemain... la voie normale de l'aiguille du Moine. Le lendemain, tout se passe bien, nous remontons jusqu'au petit glacier à la base de la face sud, nous rejoignons le couloir du départ de la voie et remontons les deux premiers couloirs comme indiqué sur le topo. Puis une sente  et des cairns nous emmènent sur la montagne jusqu'à une arête infranchissable avec un gendarme !. Nous redescendons et tentons plus à l'ouest, un dièdre  en V en grosse... il y a bien des sangles et des spits, mais pour notre niveau trop dur. Nous passons de longues heures à chercher la voie, des cairns il y en a... PARTOUT, mais de là à trouver le bon chemin.

Juillet 2001, de retour au Couvercle avec Isabelle (en prenant le train du Montenvers , évolution de la situation professionnelle oblige) , ascension de la pointe Isabelle avec Isabelle puis traversée des Courtes (MAGNIFIQUE). Un petit coup de crampon dans la cuisse d'Isabelle en fin de traversée , des steri strips à 3800, la médecine de guerre, ça me connait, puis franc succès quand j'ai ouvert la pharmacie du refuge ou l'ensemble des médicaments avaient au minimum passés la date de péremption de 10 ans.  (voir là pour de plus amples informations).

J'explique à Isabelle  mon souhait de gravir le Moine, elle me répond, pas de problème je l'ai déjà fait avec quelqu'un , c'était super simple. Tant mieux, ça ne m'était pas parru évident la première fois !

Bref nous partons, moi, le couteau entre les dents, elle, les steri strips sur la cuisse pour cette nouvelle tentative, la météo est bonne et stable. Nous remontons le petit glacier. Premier problème, pour atteindre la base de la voie, il faut descendre dans une énorme rimaye et remonter son bord supérieur rocheux, patiné et tremper. Après prêt d'une heure d'attente , nous passons et attaquons les 2 couloirs ( là, je suis très à l'aise, je sais que c'est le bon début de voie !!!) Puis, c'est le classique grand louvoiement entre les cairns , les éperons rocheux et les arêtes ... pour arriver face au gendarme...

50 ans plus tôt mon Grand père (Henri Bolon) venait déjà en montagne et le l'aiguille du Moine avait été l'un de ses objectifs. J'ai interrogé ma Grand-ère à ce sujet et elle me parle de nombreux échecs successifs dont certains où elle aurait participé... Grand Père a pris des photos de ces échecs et sur l'une d'elle on retrouve le même gendarme que celui que j'ai atteind 50 ans plus tard

C'est bien un but héréditaire !!!

 Au cours d'un forum de camp to camp, j'ai raconté cette histoire de but héréditaire et de gendarme atteint en systématique. Loïc, un membre de camp to camp a buté au même endroit (ce qui à mon avis est un très grand classique) et a eu la bonne idée de le prendre en photo  comme je le proposais sur le forum pour valider le but. Il a du modifier la course en notant la présence de ce gendarme héréditaire cher à Guillaume. Cette allusion me fait bien plaisir, c'est idiot, mais c'est comme ça. Merci à lui.

 

Gendarme---Aiguille-du-Moine---31-Juillet-2001-2.jpg
Bassin-de-Talefre-10-7-1953.jpg

31 Juillet 2001 avec Isabelle Saillard

(Apoutsiak)

10 Juillet 1953 Henri Bolon (mon Grand Père)

 Pour retrouver :

le forum camp to camp sur les buts responsable de l'expression but héréditaire

le topo de l'aiguille du Moine par la voir normale

 

 

 

 

 

( traduction : but = echec)

Suchet 1588 m : premier but de l'année

Guillaume Ledoux — Ski de randonnéeJurabut

Ca commence bien, premier sommet de la saison à ski de rando et premier but...

Le Suchet

Départ de Gy à midi, à 13 h 30 à Entre les Fourgs, la route du refuge de la Queue étant fermée. Je remonte les pistes de skis et me paume sur le plateau après Bel Coster , errant comme un malheureux....

Je redescends tout penaud, dans une neige lourde où j'ai du mal à tourner (classique).

Je ferais mieux la prochaine fois... prochain rendez vous : ce week end, ski de piste avec les enfants à Métabief ! On va essayer d'éviter les bobos

<< < 1 2