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Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

Vidéo : Skieur freerider emporté par une avalanche Avalanche

Apoutsiak — Vidéo - Mountains around the worldhumeur

2 avalanches

 

Encore deux qui n'ont pas du consulter le BRA

Heureusement, Dame nature a été clémente

L'un est est très fier de pouvoir montrer son sac airbag...

 

Le conseil du jour :

Il faut le tryptique DVA pelle sonde ( plus quelques accessoires type avalung airbag) dans le sac.

Mais il faut surtout consulter le BRA : Bulletin des risques d'avalanche, avant de se lancer...

 

 

Randonnée : Le Chapeau - belvédère sur la mer de Glace

Apoutsiak — RandoMassif du Mont Blanc
Mer de glace - glacier des Bois  - évolution 1936 - 2013 - vue du Chapeau

Mer de glace - glacier des Bois - évolution 1936 - 2013 - vue du Chapeau

et feu l'ancien glacier des Bois

Magnfique vue sur les aiguilles de Chamonix mais surtout le front de la mer de glace

 

Topo :

14 km - 850 m dénivelé

 

Se garer au Grassonnet au Sud d'Argentière

Gagner le sentier balcon jusqu'au dessus des Chosalets.

Tirer à droite en direction des Bois desChosalets

Retour Sud ouest pour passer sous le télésiège de la Pendant et rejoindre les chalets de la Pendant et son alpage.

On gagne alors la tête des Prapators 1844 m puis descente sur le belvédère de la mer de glace ***

Retour vers le Chapeau (Chalet) puis descente vers le Lavancher avant de reprendre le petit balcon Nord pour rejoindre le parking

 

Pour info circuit fait en mode trail

 

 

 

 

Carte Topo :  Argentière le Chapeau - source Géoportail

Carte Topo : Argentière le Chapeau - source Géoportail

Randonnée Chapeau - Front de la mer de Glace - ancien glacier des Bois
Randonnée Chapeau - Front de la mer de Glace - ancien glacier des Bois
Randonnée Chapeau - Front de la mer de Glace - ancien glacier des Bois
Randonnée Chapeau - Front de la mer de Glace - ancien glacier des Bois
Randonnée Chapeau - Front de la mer de Glace - ancien glacier des Bois
Randonnée Chapeau - Front de la mer de Glace - ancien glacier des Bois
Randonnée Chapeau - Front de la mer de Glace - ancien glacier des Bois
Randonnée Chapeau - Front de la mer de Glace - ancien glacier des Bois
Randonnée Chapeau - Front de la mer de Glace - ancien glacier des Bois

Randonnée Chapeau - Front de la mer de Glace - ancien glacier des Bois

Alpinisme - éperon Frendo - Aiguille du Midi - 3842 m

Apoutsiak — alpinismeMassif du Mont Blanc

Topo

 

Pour les détails, consulter le topo de camp2camp.

En gros : approche, depuis le refuge du Plan de l'Aiguille

Remonter le sentier qui remonte la moraine du glacier des Pélerins.

Remonter le glacier pour gagner la base de l'éperon (crevasses)

remonter en ascendance à droite des rochers faciles avant de revenir sur l'arête.

Les passages en III et en IV se succèdent

Un surplomb en V. (pour info je me suis fait une maxi pédale)

On rejoint la "neige"  contourner le bastion rocheux par la gauche pour gagner une jolie arête que l'on suit. Poursuivre vers les rochers légèrement à gauche. Contourner le dernier bastion par la gauche et gravir  une goulotte raide avant de rejoindre l'arête Midi Plan puis l'Aiguille du Midi

 

Interlude : Chamonix au coucher du soleil

Interlude : Chamonix au coucher du soleil

De fins placages de neige ou de glace...
De fins placages de neige ou de glace...

De fins placages de neige ou de glace...

Récit

 

Mon objectif initial était la traversée des Grandes Jorasses, Objectif grandiose, mais quand Julien, mon guide m'apprenait qu'elle ne serait pas en condition, je décidais de participer au Don du sang, le Frendo, ça ne devait pas être très long ... erreur.

 

Débarrassé de 480 ml de sang inutile, je me retrouvais à Chamonix ce Vendredi matin pour une rando trail personnel, que l'on pourra également appeler : footing en montagne. Départ de la vallée pour rejoindre le Chapeau et la magnifique vue sur la mer de glace (voir l'article à venir)

Après 14 km de footing et 850 m de dénivelé, je sais, c'est pas l'UTMB, mais pour moi, c'est déjà pas mal, me voilà à la gare de Téléphérique de l'Aiguille du Midi ou je retrouve Julien, mon guide.

Téléphérique, courte descente au refuge du Plan, "discutage", bouquinage, dégustation de l'excellent repas, et zou au lit, demain, le réveil est à 2 h...

 

Court aparté médical. Afin d'opérer une bonne nuit, je me suis administré un demi Stilnox au coucher, et 2 heures plus tard, je ne dormais toujours pas !  Je sais que je suis lourd et que la posologie était sans doute légère mais tout de même... Alors j'ai repris un deuxième demi stinox, plus efficace celui là, mais l'histoire ne dit pas si je n'aurais pas aussi bien dormi sans celui ci... Bizarrement, le lendemain, par moment, je me suis surpris à dormir au relai... Un effet retard peut être...     Fin de l’aparté médical.

 

2 heures, le réveil sonne, petit déj peu bavard, à 2 h 45 nous sommes hors du refuge, Chamonix tout illuminé en dessous. C'est parti, je me mets dans les pas de Julien, rando tranquille jusqu'au glacier des Pélerins où nous cramponnons.

On remonte le glacier pour venir buter sur  une maxi crevasse, on redescend, contourne et zou, nous voilà sortis. La suite est plus facile, des rochers tranquilles, quelques passages de III, rien de bien méchant, sauf qu'il y a pas mal de neige.

Plus on monte, plus c'est dur. La pente s'accentue. La neige est maintenant bien présente et recouvre les prises, ce qui rend l'escalade délicate. Nous grimpons en crampons. J'enlève régulièrement mais gants dans les passages difficile pour bien "tenir" le rocher. La neige en profite pour me glacer les doigts, que je replonge après chaque passage dans mes gants chaque fois plus humides. Pas glop !

Nous voilà face au dièdre en IV. J'observe Julien, s'élever tout en finesse sur un fin placage de neige et de glace, serais je capable d'en faire autant. J'essaie de mémoriser chacun de ses gestes pour tenter de les reproduire quand viendra mon tour. Il rejoint la base du dièdre et s'élève élégamment avant que je le perd de vue. Le vent s'est levé, la Face Nord est dans l'ombre, je suis un brin frigorifié. je suis presque content quand mon tour vient de grimper.

 

 

 

A gauche : le Grand dièdre - à droite, Julien tout en finesse
A gauche : le Grand dièdre - à droite, Julien tout en finesse

A gauche : le Grand dièdre - à droite, Julien tout en finesse

Après une courte hésitation, je passe le fin placage de très belle manière. puis c'est le long dièdre de plus de 20 m ! C'est un peu la guerre, je bataille, tire sur les bras, coince mon sac à dos, mais je progresse. La technique n'est pas toujours académique. Je parviens au relai assez fier d'avoir passé ce que je crois être le passage le plus difficile. Erreur.

A chaque relai, j'ai l'impression qu'on repart avec une dalle complètement enneigée, non prisu. Dur. A celui ci, la dalle est encore plus raide et encore moins prisu... et avec plus de niege bien entendu. Je merdouille, sentiment bien désagréable de ne pas être au niveau. Avec l'aide de Julien je finis par progresser pour m'apercevoir qu'il a réussi à contourner ma dalle ... sans avoir à la gravir... Il me semblait bien qu'il y avait peu de traces...

 

Voilà le surplomb, Julien m'indique de bien tirer sur les dégaines, ça , je sais faire. Lui est passé en deux coups de cuillère à pot. Il est loin, c'est mon tour, je m'installe une judicieuse pédale, et bourrine comme un sourd pour m'élever au dessus de l'obstacle... En matière de bourrinage, je suis assez doué, sauf que dans cette course, j'ai beaucoup bourriné et je n'ai plus beaucoup de bras...

Ca passe, je le rejoins, je sais que nous allons aborder la portion de neige où je devrais être plus à mon avantage...

 

L'Aiguille du Plan vue du Frendo

L'Aiguille du Plan vue du Frendo

La voilà, la neige.

au départ tout va bien, corde tendue, j'ai l'impression d'être plus en forme que Julien. Il faut dire qu'il essaie de me faire de belles marches.

Nous rejoignons l'arête, esthétique, avec la Benne de Téléphérique qui passe tous les quarts d'heure, on doit leurs faire un beau spectacle...

La pente devient plus raide, la glace en dessous n'est pas parfaite, et je sens que je suis bien naze de tout ce début de course. Crampes à deux doigts, puis crampes aux abdos (des trucs qui ne me sont jamais arrivés) Comment ça s'étire, les abdos ?  Je repars essayant de trouver un rythme. Les piolets et crampons ne tiennent pas toujours parfaitement, et je fatigue. Terminé pour la corde tendue. Premier relai, je ne parviens pas à trouver de rythme. Julien me conseille d'y aller plus doucement. Au deuxième relai, ça va un peu mieux. Il m'annonce qu'il reste une grande longueur, et moi quand on me dit qu'il reste une grande longueur, je sais que ça veut dire deux, mais qu'on n'ose pas me le dire parce que tu es nase et que ça va te gâcher le moral... Il file, une fois la corde tendue, je pars. Il faut traverser une sorte de cascade à la glace dure mais solide, puis voilà la goulotte, raide (70° ?) longue (80 m ?) la glace est top, et je parviens à trouver un bon rythme : piolet piolet... crampon crampon... piolet piolet.... crampon - crampon...

Je profite de la récupération des broches pour reprendre mon souffle, sinon pas d'arrêt entre deux points.

La goulotte est finie, voilà de la bonne neige, avec des bonnes traces , alleluja, enfin des bonnes traces. Bon, il ne reste qu'une cinquantaine de mètres, mais bon, ça egayera ma fin de course

C'est parti pour la section neige/glace
C'est parti pour la section neige/glace
C'est parti pour la section neige/glace

C'est parti pour la section neige/glace

On sort à l'aiguille, de gentils touristes des pays de l'est me demandent mes gants pour faire une photo, je leur propose aussi mon casque, l'un d'eux enfilent mes gants, trempés et froids.

Nous gagnons le téléphérique, l'avant dernière benne, où nous redescendons serrés comme des Sardines (et ça n'est rien de le dire). Des touristes admiratifs me demandent des détails sur la course, et ça n'est pas peu fier que je leur réponds...

 

Le fin mot de l'histoire revient à Julien : "Ca vaut presque une face Nord des Droites dans ces conditions". Dommage que j'ai un peu "subi" la course... Je crois que je n'aurais pas du être si altruiste et garder mon sang pour la course...

L'arête de neige vue du dessus - à droite : ça fait mal aux mollets
L'arête de neige vue du dessus - à droite : ça fait mal aux mollets

L'arête de neige vue du dessus - à droite : ça fait mal aux mollets

Vidéo : Mont Blanc 4810 m - arête des Bosses

Apoutsiak — vidéo - Les vidéos d'ApoutsiakMont Blanc

Arête des Bosses

Voie royale

Voie normale

La Réunion - Randonnée au Vocan : Piton de la Fournaise 2632 m

Apoutsiak —

Tour du Piton de la Fournaise

Un incontournable de l'île de la Réunion

Randonnée : piton de la Fournaise (tour du cratère)

Parking

La route menant au parking, vaut déjà le voyage : paysage lunaires (ou marsiens) magnifique.

Observez bien au dessus de Bourg Murat : Vous êtes en Franche Comté !...

Se garer au bout de la route Forestière du Volcan (parking aménagé)

 

Ascension du Volcan

Du parking, longer le rempart , Nord, en direction du pas de Bellecombe 2319 m (attention il y a une porte qui est fermée en cas d'éruption volcanique !)

Descendre le sentier (escaliers) raide, qui mène en 15-20 minute dans l'immense cratère. On atteint rapidement le Formica Leo, petit volcan fort sympathique !

De celui ci suivre le balisage Blanc qui mène à la chapelle de Rosemontn Jolie chapelle de lave.

 

Le sentier par alors à flanc versant Nord et traverse d’impressionnantes coulées recentes (2010). C'est le sentier du cratère Dolomieu.

On atteint la Gueule Rouge, magnifique Belvedere sur le cratère, 300 m plus bas ! Cratère Dolomieu.

 

Tour du Volcan

Cet itinéraire se fait sous la responsabilité du randonneur ! Il n'est plus balisé !

De la Gueule Rouge, contourner au mieux le volcan, le départ est assez délicat, il faut monter au mieux sans s'approcher du cratère. On rejoint alors de vielles sentes qui permettent de rallier le coin Sud du cratère Borry. En poursuivant à flanc on peut passer à l'Ouest du cratère Borry. Gagner un pylône repère qui en gros est le sommet du cratère...

 

Descente au mieux pour rejoindre la chapelle de Rosemont !

Retour par l'itinéraire de montée !

Compter 4-5 heures aller retour.

 

 

 

 

 

La Réunion - Randonnée au Vocan : Piton de la Fournaise 2632 mLa Réunion - Randonnée au Vocan : Piton de la Fournaise 2632 m
La Réunion - Randonnée au Vocan : Piton de la Fournaise 2632 mLa Réunion - Randonnée au Vocan : Piton de la Fournaise 2632 m
La Réunion - Randonnée au Vocan : Piton de la Fournaise 2632 mLa Réunion - Randonnée au Vocan : Piton de la Fournaise 2632 mLa Réunion - Randonnée au Vocan : Piton de la Fournaise 2632 m
La Réunion - Randonnée au Vocan : Piton de la Fournaise 2632 mLa Réunion - Randonnée au Vocan : Piton de la Fournaise 2632 m
La Réunion - Randonnée au Vocan : Piton de la Fournaise 2632 m
La Réunion - Randonnée au Vocan : Piton de la Fournaise 2632 mLa Réunion - Randonnée au Vocan : Piton de la Fournaise 2632 mLa Réunion - Randonnée au Vocan : Piton de la Fournaise 2632 m
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La Réunion - Randonnée au Vocan : Piton de la Fournaise 2632 mLa Réunion - Randonnée au Vocan : Piton de la Fournaise 2632 mLa Réunion - Randonnée au Vocan : Piton de la Fournaise 2632 m

Rando La Réunion : Les 3 Cirques : Salazie - Mafate - Cilaos

Apoutsiak —

Magnifique rando au coeur de la Réunion

Passant par les 3 cirques

En famille !

rando à la Réunion, les 3 Cirques, 1ère partie : Le Belier - Col de la fourche - La Nouvelle - Roche plate - cascade des 3 Roches - Marla - col de Taïbit - Cilaos

Rando la Réunion, les 3 cirques, seconde partie : Cilaos - Caverne Dufour - Piton des neige - Cap Anglais - Hell Bourg

Aspects pratiques

Se rendre dans le cirque de Salazie soit en bus (3 correspondances depuis l'aéroport de Saint Denis Rolland Garros)

Soit en Taxi.

Nous avons fait le choix de faire notre camp de base à Hell Bourg (nombreux gîtes) , de faire la navette Hell Bourg le Bellier le 1er jour en bus et ainsi de revenir sur Hell Bourg, directement le dernier jour. (On arrive à Hell Bourg directement depuis le cap Anglais.

Un bus Hell Bourg Salazie - correspondance - Salazie - Le Bellier

Réservez les gîte via la centrale de réservation, il est conseillé de réserver les repas 48 h à l'avance !

 

 

Topo

 

Jour 1 Le Bélier - La Nouvelle

De l'arrêt de Bus du Bélier (au dessus de Grand Ilet) 1256 m

Suivre la route du col des Boeufs jusqu'à 1500 m  environ.

Prendre le sentier dans l'épingle à cheveux (panneau) GRR1 GRR2 - et le suivre (belles vues sur le cirque de Salazie) Passer sous le piton marmite et le col des Boeufs avant de gagner par des lacets raides le col de la Fourche 1946 m.

 

Du col de la Fourche rejoindre la plaine des Tamarins, passer par la Découverte avant de rejoindre le village de la Nouvelle. 1450 m.

 

Compter 4 heures environ

Col de Taïbit
Col de TaïbitCol de Taïbit

Col de Taïbit

Jour 2 : La Nouvelle - Marla

Départ de la Nouvelle 1450 m, prendre au Nord du village le GRR2 en direction de l'ilet Cimandal. Au point 1328 m IGN prendre le sentier qui descend rapidement (raide + lacets) vers la rivière des Galets. Longer la rivière sur quelques centaines de mètres (échelles, passages parfois un peu scabreux) et la traverser (point 742 m IGN)

.Remonter le sentier qui passe sous le Bronchard (du nom d'un chasseur d'esclave) pour gagner un collet avec une croix 1190 m.

Redescendre au point 1149 m pour tirer à gauche et contourner Roche Plate, on gagne alors la chapelle puis le plateau du Cerf, point 1259 m. Le sentier suit alors un axe Nord Sud sous le rempart, attention ça n'est jamais plat !

On redescend le long de la ravine Chavaquine avant de gagner la cascade des trois Roches, pause obligatoire, de toute façon , vous n'êtes pas seuls !

Remonter le long de la rive droite de la rivière des Galets, toujours sur le GRR3 (depuis Roche plate) et gagner Marla 1629 m.

 

 

Compter 7h environ pour l'étape en passant par Roche Plate

4 h 30 en shuntant Roche plate

Rando  La Réunion : Les 3 Cirques : Salazie - Mafate - CilaosRando  La Réunion : Les 3 Cirques : Salazie - Mafate - CilaosRando  La Réunion : Les 3 Cirques : Salazie - Mafate - Cilaos
Rando  La Réunion : Les 3 Cirques : Salazie - Mafate - CilaosRando  La Réunion : Les 3 Cirques : Salazie - Mafate - CilaosRando  La Réunion : Les 3 Cirques : Salazie - Mafate - Cilaos
Rando  La Réunion : Les 3 Cirques : Salazie - Mafate - CilaosRando  La Réunion : Les 3 Cirques : Salazie - Mafate - Cilaos

Jour 3 Marla Cilaos

Marla 1629 m

Partir au Sud de Marla en direction de la source des 3 canons et du col du Taïbit

Remotner le sentier raide et efficace pour gagner le col du Taïbit : 2081 m

On quitte le cirque de Mafate pour celui de Cilaos

Redescendre versant Est passer à la source Ti Louis puis à proximité de l'ilet des Salazes, une raide descente permet de ganger la route de Cilaos et les kiosques.

Prendre un peu plus haut le sentier qui descend (départ à trouver le long du muret )

A droite à la première intersection, direction la cascade du Bras Rouge (attention longue descente avant de l'atteindre )

Remotner alors direction Est par un sentier tranquille au dessus du Bras des Etangs.

Au niveau des anciennes thermes, tierer à droite et remonter une cenatine de mètres pour vous retrouver à Cilaos, ah la civilisation (office du tourisme à proximité pour trouver votre gîte)

 

Compter 3 h 30- 4 h pour rejoindre la route de Cilaos

Plus 2 h - 2 h 30 pour la variante par la cascade de Bras Rouge

 

Rando  La Réunion : Les 3 Cirques : Salazie - Mafate - Cilaos
Rando  La Réunion : Les 3 Cirques : Salazie - Mafate - CilaosRando  La Réunion : Les 3 Cirques : Salazie - Mafate - CilaosRando  La Réunion : Les 3 Cirques : Salazie - Mafate - Cilaos
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Jour 4  Cilaos

Repos à Cilaos

au choix:

soit vous randonnez dans le cirque,

soit vous vous reposez,

soit vous shuntez cette journée

soit vous profitez d'une belle journée de canyoning !!! on a fait ce choix là :

canyon mini fleur jaune

(Pour info le canyon : 1/2 journée)

Rando  La Réunion : Les 3 Cirques : Salazie - Mafate - CilaosRando  La Réunion : Les 3 Cirques : Salazie - Mafate - CilaosRando  La Réunion : Les 3 Cirques : Salazie - Mafate - Cilaos

Jour 5 Cilaos - refuge du piton des Neiges

De Cilaos (1214 m) , gagner l'établissement thermal 1233 m puis le parcours sportif (possibilité d'aller voir le bassin bleu) Remonter le sentier vers la Roche merveilleuse. par une petite descente gagner le Bloc (possibilité de shunté cette étape et de monter en bus)

Du Bloc, prendre le sentier du refuge de la caverne Dufour ou refuge du piton des Neige. Sentier efficace dans la forêt du Grand Matarum. Passer au niveau de l'abri 1969 m puis gagner la crête 2478 m et le refuge du piton des Neige 2479 m.

 

Compter 3 heures environ

Rando  La Réunion : Les 3 Cirques : Salazie - Mafate - CilaosRando  La Réunion : Les 3 Cirques : Salazie - Mafate - Cilaos
Rando  La Réunion : Les 3 Cirques : Salazie - Mafate - Cilaos
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Jour 6

Piton des Neige 3070 m  Hell Bourg 960 m

Piton des Neiges 3070 m

Prendre le sentier du piton des Neiges qui part au Nord (marques blanches) . Plus on monte , plus la végétation disparait

Boucle en direction des pilônes puis crêtes jusqu'au sommet.

Descente

par le même itinéraire

Variante de descente : poursuivre juqu'à l'antécîme Sud puis descendre en longeant l'arête, basculer versant Sud jusqu'à un col puis par un pierrier (avec plus ou moins une sente on rejoint le sentier dans le vallon)

 

Refuge de la Caverne Dufour - Hell Bourg

Du refuge, partir au Nord Est par le GRR1, on passe à proximité des 3 petits bonhommes et de la caverne Mussard : le Cap Anglais.

Prendre le sentier au Nord qui descend (raide, racines, rochers...) et qui rejoint la forêt de Terre plate avant un dernier plongeon vers Hell Bourg

A noter : il y a 2000 m de descente depuis le sommet du piton jusqu'à Hell Bourg, assez peu roulants !

 

 

Compter

2 h pour le sommet

1 h 15 - 1 h 30 pour en revenir

2 h pour le Cap Anglais

2 à 3 heures pour descendre à Hell Bourg

Soit 7 h 30 - 8 h au total !

 

 

Rando  La Réunion : Les 3 Cirques : Salazie - Mafate - Cilaos
Rando  La Réunion : Les 3 Cirques : Salazie - Mafate - CilaosRando  La Réunion : Les 3 Cirques : Salazie - Mafate - Cilaos
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Le Mont Blanc en amoureux...

Apoutsiak — Massif du Mont BlancMont Blanc4000Les 100 plus bellesalpinisme

Par l'arête des Bosses

Avec Sandrine

Et de 8 !

 

Quelques photos en attendant, je les trouve pas mal...

 

Topo

  Topo photo du Mont blanc par l'arête des Bosses

N'hésitez pas à me contacter par mail pour plus d'informations, ou ajouter des commentaires !

Pour voir les photos en gros : clic droit + afficher l'image

 

Topo : Du Nid d'Aigle à Tête Rousse Mont Blanc 2005

Topo Mont Blanc - du refuge de Tête Rousse au refuge du Gouter

Montée au refuge du Goûter Du refuge de Tête Rousse au refuge du Goûter Du refuge de Tête Rousse au refuge du Goûter - vu depuis ce dernier (du haut)

Du refuge du Goûter  au Dôme du Goûter

Du Dôme du Goûter au sommet du Mont Blanc - l'arête des Bosses proprement dite   L'arête des Bosses et le Dôme du Gouter vu du dessus

Carto , fichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX

 

Récit

 

21 ans qu'elle attendait ça...

Sa première tentative, en 1992, s'était soldée par une nuit dans les toilettes de l'ancien refuge du Gouter, toilettes qui surplombaient le vide, et qui, pour y accéder, nécessitait une scabreuse traversée sur la glace, en chausson en plastique, un simple cordelette, était sensé protégé, l'alpiniste à la pleine vessie, de la chute...

 

Le projet de retourner au Mont Blanc a débuté il y a 18 mois. La météo nous a fait annulé 2 tentatives, une le 14 Juillet  de l'an dernier, une fin juin 2013, alors que nous avions des places dans le nouveau refuge du Gouter !

 

Jeudi dernier, annulation de ma course du fait des conditions ( au départ, était prévu la traversée des Grandes Jorasses avec Christophe Profit, vaste programme) J'en parle à Sandrine et lui évoque la possibilité de faire le Mont Blanc Samedi Dimanche. Les places au Gouter se libère au compte goutte, je ne sais pas par quel phénomène. J'en récupère une à 6 h 30 du matin, une seconde vers 7 h 30. 

 

Vendredi, 14 h, nous voilà à Chamonix, dévalisant une librairie, et quelques magasins de matos, ah Chamonix ! Nuit au refuge La Montagne, et nous voici au Fayet pour le TMB de 7 h 20. Tout se passe bien.

Le rutilant TMB Jeanne nous accueille, avec d'autres prétendants. Un guide, fait l'apologie du Cervin : C'est un tas de caillou branlant, une sorte de gros cairn sans intérêt. Sandrine jubile, je lui suggère que le guide n'a pas du faire la traversée et a sans doute du se contenter du versant Suisse. Il y va de ses anecdotes concernant les guides Zermattois, les frontales, les cordes fixes relevées, légendes montagnardes ou réalité.

 

Arrivés au Nid d'Aigle, nous démarrons tranquillement la montée, pas de souci jusqu'à la cabane des Rognes, ni jusqu'au Nid d'Aigle où une petite pause s'impose. Nous repartons avec corde crampons et casque. Je perds un crampon, je décide de le resserrer, d'un geste sur, je remets la talonnière, elle me reste dans les mains, je vois un bout de métal au sol, c'est le pas de vis du crampon qui a cédé, c'est grave. Je tente sans trop y croire un bidouillage avec les lanières, avant de jeter l'éponge, je monterais au Gouter sans crampon ! On verra pour la réparation sur place.

Arrivés au abords du Grand couloir, également appelé couloir de la mort, nous avons la joie d'observer une magnifique chute de pierres.  Le ton est donné. Je mousquetonne notre corde, et sans trainer nous traversons, au sec (de pierre) , et sans trop de stress.

Arrivés en face, la pression retombe un peu.

On attaque les pentes du refuge.

Sandrine grimpe correctement. Et nous rejoignons l'ancien refuge, puis le nouveau.

 

J'évoque au gardien mon problème de crampon, un aide gardien me propose de me prêter les siens, j'accepte volontiers, je sais qu'aucun bricolage de la talonnière ne tiendra toute la course. Et il me file des crampons BD presque neufs... MERCI !!!

Courte sieste, bouquinage et soirée mémorable avec deux Viennois (de Vienne au Sud de Lyon, pas d'Autriche) et deux guides Suisses, qui ont été engagés par deux richissimes Russes pour gravir le Mont Blanc. Les anecdotes, caviar, foie gras et ascension lendemain de cuite nous font passer une amusante soirée. Les guides s'inquiétant de la vitesse de leurs clients.

 

Bonne nuit dans le dortoir (accompagné d'un demi Stilnox) il parait que j'ai ronflé... Rien entendu...

 

Montée au Noveau refuge du Gouter
Montée au Noveau refuge du GouterMontée au Noveau refuge du Gouter
Montée au Noveau refuge du GouterMontée au Noveau refuge du GouterMontée au Noveau refuge du Gouter

Montée au Noveau refuge du Gouter

2h00... moins dix, des alpinistes sont déjà en partance. On se décide pour s'habiller, aussi tôt dit, aussi tôt fait, On se retrouve à 2 h moins deux devant la porte du réfectoire fermée. Deux minutes plus tard nous sommes devant le petit déjeuner, au Nutella, miam. 45 minutes plus tard, nous voilà en partance, moi avec mes nouveaux crampons, Sandrine avec la pression d'un hypothétique échec.

Et c'est parti. Court plat pour rejoindre la pied du Dôme avec les frontales qui scintillent. Je prends un rythme lent, suis je capable d'aller plus vite, Sandrine a l'air de le trouver correct. On se fait dépasser par quelques cordées, mais tout va bien. Au détour du "sentier" on dépasse les guide Suisse et leurs deux Russes qui semblent progresser correctement. Il fait nuit noire, le rythme est régulier, il fait froid mais pas de vent. Nous basculons à l'épaule du Dôme dans la nuit. Rapide descente cers le col des Dômes , raidillon vers Vallot et première pause. Sandrine a la pêche et j'en suis ravi. On grignotte et on repart. Assez rapidement on rejoint 4-5 cordées qui bouchonnent dans l'arête avant les Bosses. J'hésite a réaliser le dépassement de la mort, mais je doute que Sandrine apprécie, de se trouver hors trace, sur le fil de l'arête, avec un rythme très augmenté... Je décide de faire quelques photos pour passer le temps. Le groupe d'étalle, Je fini par identifier la cordée bouchonnante, et passe. Ce sera le seul endroit où nous serons réellement ennuyé par le monde. Voilà les Bosses, le sommet est proche, les Rochers ou s'est scratché le malabar princess, le jour point, si on avance bien on pourra avoir le lever de soleil au sommet. Des cordées sont déjà dans la descente, elles n'ont même pas attendu le lever de soleil ... Dernier raidillon, arête finale, le soleil se lève. Le vent froid nous glace mais le paysage est comme d'habitude magnifique, peut être encore plus cette fois ci !

L'arête devient moins raide, voilà d'autres cordées, le sommet.

 

 

 

 

Montée au sommet du Mont Blanc, arrivée au lever du soleil
Montée au sommet du Mont Blanc, arrivée au lever du soleilMontée au sommet du Mont Blanc, arrivée au lever du soleilMontée au sommet du Mont Blanc, arrivée au lever du soleil
Montée au sommet du Mont Blanc, arrivée au lever du soleilMontée au sommet du Mont Blanc, arrivée au lever du soleil

Montée au sommet du Mont Blanc, arrivée au lever du soleil

Quelle joie d'être là avec Sandrine. Nous sommes heureux.

Le vent glacial ne nous empêche pas de profiter de l'instant.

Nous nous organisons un concours de saut, pour épater les enfants.

Sommet du Mont Blanc !Sommet du Mont Blanc !
Sommet du Mont Blanc !
Sommet du Mont Blanc !Sommet du Mont Blanc !Sommet du Mont Blanc !

Sommet du Mont Blanc !

al

Et c'est parti pour le retour

1 h pour rejoindre Vallot, 1h pour rejoindre le Gouter.

Je rends mes crampons d'un jour à mon sauveur

Léger pique-nique

Et nous repartons pour la longue descente de l'aiguille du Gouter

Sandrine débute avec ses crampons, la progression est malaisée, elle finit par les enlever, et ça déroule, ou presque. Si le mixte un peu péteux est mon terrain de prédilection, ça n'est pas le cas de Sandrine qui descend à son rythme.

On finit par aborder le grand couloir. C'est un peu le souk, il y a du monde. Je souhaite traverser au plus vite. On est à l'abri (des chutes de pierre du couloir), chute de pierre au dessus de nous, je me protège. J'entends "aïe", me retourne, c'est Sandrine qui a reçu la pierre. Gros stress, elle fait une salle tronche. Au dessus une alpiniste s'excuse. La pierre a tapé juste à l'arrière du casque et à la base du cou. Sandrine se remet, je décide de partir. Je mousquetonne notre corde. Au bout de 10 m je me rends compte que la corde est trop courte , et qu'il faut libérer des anneaux de buste, stresssssss maximum. Quelle buse ! En 10 secondes, c'est fait, nous filons de l'autre coté, à l'abri, houf.

Redescente sur le glacier de Tête Rousse, mini pause et descente vers le Nid d'Aigle, les genoux de Sandrine souffrent (c'est pas nouveau)

On arrive à 13 h 35 au TMB, le train est là mais il est complet, il part à 40 et il faudra attendre 14 h 55 pour le train suivant. sieste. et départ, nous retrouvons nos amis Viennois dans le train. avant de retrouver le Fayet et la voiture.

Descente du Mont Blanc
Descente du Mont Blanc
Descente du Mont Blanc
Descente du Mont Blanc
Descente du Mont Blanc
Descente du Mont Blanc
Descente du Mont Blanc
Descente du Mont Blanc
Descente du Mont Blanc

Descente du Mont Blanc

Randonnée : Lac Blanc - lac des Chéserys - Tour des 8 lacs

Apoutsiak — RandoMassif du Mont BlancFaune

Randonnée sur le balcon Nord

Départ du télésiège de l'index

Retour à la Flégère

Lac Blanc

Tête sur les lacs

Lac des Chéserys

Randonnée : Lac Blanc - lac des Chéserys - Tour des 8 lacs

Topo

 

Prendre le téléphérique de la flégère puis le télésiège de l'index

Du sommet, emprunter le balcon nord en direction du lac Blanc

Au niveau du lac Blanc, le contourner et remonter vers Tête sur les lacs

REjoindre alors le lac des Chezerys par les névés

Des lacs des Chéserys on rebascule direction Sud ouest vers les cjhalets des Chéserys sur le GR du Tour du Mont Blanc et de là la Flégère

 

Carto fichier GPS

pour info, la rando a été réalisée fin juin une année de neige, elle ne passe donc pas systématiquement par des sentiers enneigés au moment de sa réalisation.

Attention notamment à la descente entre tête sur les lacs et les Chéserys. "Couloir" de neige qui sui visiblement le trajet d'un torrent !

 

Fichier GPS au format GPX rando lac blanc lacs des Chéserys

 

 

 

Récit

Me voilà sur le parking du téléphérique de la Flégère

Je rejoins la caisse,

la guichetière "Vous allez au lac Blanc ?"

Moi "Oui !"

Elle "Il faut être équipé"

Moi, in peto, quoi, il faut des chaînes et des pneus neige... Hésitation " équipé ???"

Je lui montre vaguement que je possède des chaussures de rando de toute beauté qui devrait suffire pour mon entreprise.

Elle "Ca passe mais c'est délicat en ski de rando"

Je suis à pied

Moi "Il faut les raquettes ?" ( ça tombe bien je les ai dans la voiture)

Elle "..." Je vois bien qu'elle hésite concernant sa réponse, sans doute ne sait elle pas...

 

Difficile de savoir quelles conditions je vais trouver en haut. Peut être vais je m'enfoncer jusq'au cuisse et regretter mes raquettes...

 

Je vous passe la négociation pour savoir si je prenais l'aller retour ou pas

Finalement je me retoruve dans le téléphérique sans raquettes ni ski de rando.

 

Aiguille Verte

Aiguille du Plan (aiguilles de Chamonix)

 

Arrivée en haut du téléphérique de la Flégère , je fais quelques photos, du Mont Blanc et de la Verte

J'hésite à monter trop vite, une barre de nuage a l'air d'englober le haut du téléphérique de l'Index.

Je m'apprête à y aller, l'employé de la compagnie du Mont Blanc vient vers moi

"Prenez votre temps... pour vous équiper chaudement, il fait froid là haut !"

Et je monte dans le télésiège trempé alors qu'il fait beau !

 

Le télésiège me monte, vers le mauvais temps, il se met à grésiller, puis nous pénétrons dans le brouillard. En haut un nouvel employé m'accueille

 

"Espèrons que ça se lève", tu m'étonne, il neige et on y voit à une 100 aine de mètre, moi qui voulait faire un repérage pour les Droites et un petit reportage photo, je suis servi !

 

Effectivement, il y a de la neige, au large.

Mais il y a une bonne trace. Je pars, et ça déroule, quelques passages en dévers un peu impressionnants, je comprends mieux les avertissements de la guichetière, elle ne savait pas à qui elle parlait, j'aurais du l'avertir qu'il s'agissait du Grand Apoutsiak, excellent montagnard devant l'éternel, ou presque !...

Assez rapidement , je rejoins le lac Blanc, complètement enneigé, Je décide de remotner jusqu'à Tête sur les lacs, lieu sauvage, ou personne ne va, l'absence de sentier l'été y est sans doute pour quelque chose. Je décide de basculer sur les Chéserys. Je trouve un joli couloir un peu encaissé qui m'y amène , et en descendant le Mont Blanc se dévoile. J'opère une séance photo dont je ne suis pas hyper satisfait... La suite, consiste en l'enchaînement de tous les lacs des Chéserys, projet bien plus facile à réaliser que celui d'enchaîner les 82 4000 des alpes. En une 20aine de minutes la boucle est faite.

 

Lac des Chéserys, au fond le massif du mont blanc

 

Je jette un coup d'oeil sur la carte pour prendre le bon sentier de retour.

Sentier où les chamois gênent quelque peu la progression

Je croise quelques randonneurs du Tour du Mont Blanc lourdement chargés. Ils ont oublié cet excellent adage : "light is beautifull !"

Je suis peut être mal placé pour donner CE conseil...

Je galope jusqu'à la Flégère pour gagner les Praz de Chamonix et le gîte la Montagne

 

Bouquetin (bouquetinou) sur fond de Mont Blanc

 

Au gîte, je rencontre Pierre, un randonneur solitaire qui est parti des Vosges à pied et compte rejoindre Nice ... Joli projet ! Nous discutons pendant un bon moment.

Le tout avant de retrouver Anne à la gare du Fayet, pour la fameuse ascension des Droites... A suivre ici !

 

 

 

Photo

 

Mont blanc scindé en deux par des nuages - et Chamonix au pied.

 

Le front de glacier du glacier des Bossons

 

Le front de la mer de glace et le Montenvers en haut à droite

 

L'aiguille du Midi - on aperçoit la trace et les cordées qui montent au Mont Blanc du Tacul

 

La lac des Chéserys et le Mont Blanc

Alpinisme : les Droites - 4000 m

Apoutsiak — 4000Massif du Mont BlancAnnealpinismeAD

Depuis les Praz de Chamonix

Par le refuge du Couvercle

 

Vidéo :

 

Topo

 

Refuge du Couvercle

On peut prendre le Train du Montenvers à Chamonix et rejoindre directement le Montenvers, nous avons choisi de partir du bas

 

Des Praz de Chamonix, se garer au parking avant l'hélistation des Bois (PGHM)

traversée l'Arveyron et remonter la piste vers le Nord

Un sentier part sur la droite (Chemin de la Filia) on rejoint le chalet des Motets

De là un sentier balisé point jaune permet de gagner le Montenvers (en réalité on passe sous le terminus versant mer de glace (Est) passer à la vire des guides et descendre les longues échelles du Montenvers (longues et mythiques)

Sur la mer de glace , remonter celle ci, et rejoindre la jonction du glacier de Leychaux. Le bas du glacier de Leychaux est en cailloux (la glace est dessous), repérer les cairns permettant l'accès le plus aisé. rejoindre les échelles des Egralets

 

Pour info le passage est impressionnant par moment (possibilité de s'assurer)

remonter ensuite la moraine qui donne accès au magnifique refuge du Couvercle 2687 m

 

les Droites 4000 m

Depuis le refuge du Couvercle

Prendre l'itinéraire de l'aiguille Verte (couloir Whymper)

passer sous le chien rouge, le Moine, la Nonne et l'Evêque (plein Nord !)

à l'altitude 3000 m partir plein est pour gagner la base du couloir descendant de l'éperon Oriental des Droites (évident)

passer la rimaye du couloir et le remonter (50-55°) (dans les topos il est noté 45, mais à mon avis c'est sensiblement plus raide !)

en haut du couloir, poursuivre en suivant l'éperon tout en restant légèrement versant Est.

Ca doit passer un peu partout en mixte, parfois un peu athlétique.

On rejoint une dernière pente de neige assez raide, et le sommet ! 4000 m

Vue ***

 

Descente

redescendre sur 50 m puis basculer versant Est

Il y a des rappels équipés

prévoir 2 X 40 m afin d'éviter des desescalades parfois un peu techniques

une fois sous al tour des Courtes, descendre le large couloir

et rejoindre le glacier de Talèfre

Passer sous le Jardin de Talèfre et rejoindre soit le refuge soit les Egralets

 

 

 

Alpinisme : les Droites  - 4000 m

Récit

 

Après une jolie rando au lac blanc la veille, et un bon repas concocté par Anne au Gîte la montagne, nous voilà vers 9 h 30 aux Praz de Chamonix près le l'héliport du PGHM.

Bon , Anne a décidé que nous partion du bas, je me serais bien vu faire un petit tour en train du Montenvers, mais sa décision est irrévocable, je dois quitter l'île, euh non, nous partirons du bas, des Praz.

 

Et là je me dis qu'un ami et lecteur de ce blog, rencontré au cours d'une sortie VTT avait comparé Anne au lapin de la pub Duracell, et que la comparaison est bien choisie. Elle ne s'arrête jamais.

Nous attaquons la montée en papotant, je me cale devant pour faire le rythme... 

Assez rapidement nous arrivons au Chalet des Mottets d'où nous inspectons le front de la mer de glace qui a depuis longtemps quitté le flanc du chalet.

Passage dans les blocs rocheux où deux traileurs nous dépassent , puis sous le Montenvers.

Viennent les échelles, gravies avec mon frère il y a une vingtaine d'année (il n'y en avait que 2 à l'époque(ouh là, ça fait vieux), à présent il y en à environ 8 et en bas, on n'est pas encore sur le glacier (et je ne vous raconte même pas l'époque de mes grands parents, , il touchait presque la glace en descendant du train).

Nous remontons le glacier pour une pause pique nique.

 

Repartant sur la mer de glace nous croisons une 20aine d'alpiniste un verre à la main et du vin à profusion ! on n'a même pas été invité, mais la vision était étonnante !

Voilà le carrefour de la mer de glace, le glacier de Leychaux n'est qu'un tas de cailloux ondulant, qui se crispe en basculant sous le glacier du géant. Ca n'est pas la vision magnifique du glacier ! 

Nous trouvons assez rapidement les cairns qui nous amènent aux échelles des Egralets. 

Impressionnante, parfois en léger dévers, les passages se succèdent avec pas mal de gaz et c'est assez long.

Nous sortons des Egralets ur un grand névé, tiens,  Anne (Duracell ?) est déjà loin devant, elle fait une pause pour m'attendre avant le refuge, et hop nous voici après 6 h de marche (pauses incluses) au refuge. 

Dès notre arrivée, le gardien nous donne de précieux conseils pour la course, l'accès en passant sous la Verte, et les conditions.

Petite sieste et bon repas avec deux futurs vainqueurs de la Verte (enfin je pense) l'équipe du refuge est très sympa. nous filons dans notre dortoir, où nous sommes seuls et où il fait très froid, au point que pour la première fois, je dors tout habillé (en plus des multiples couvertures...

 

Bonne nuit mais courte, le réveil me tire des bras de morphée à 2h, qu'est ce que je fais là ? 

Petit déjeuner avec Anne , seuls dans le réfectoire, la gardienne nous rejoint et nous souhaite bonne course, nous quittons le refuge à 3 heures, casque et frontale sur la tête, crampons aux pieds et encordés.

Bon au bout de 10 mètres, je perds un crampon, et oui, chez les alpinistes, il y a un souci, ce n'est pas le passage de l'heure d'hiver à l'heure d'été, mais le passage des chaussures de ski (l'hiver) aux chaussures de ski (l'été)

Anne gromèle devant, j'étais sensé opérer tous les reglages la veille au soir, ce que j'avais fais, mais devant l'événement, elle emetait de gros doutes.

Crampon raccroché on repart et je prie, "pourvu qu'il tienne, pourvu qu'il tienne"

Bon il s'avère que finalement , il tient !

On remonte sous les pentes du Moine, la lune éclaire grandement la montagne. La trace est bonne, au loin les cordées ont passé la rimaye de la Verte, elles sont 4 ou 5 dans les pentes du mythique sommet !

 

Mais que vois-je : une cordée de 3 est engagé sur les Droites, juste sous la rimaye du couloir. Qui sont ils, hier on nous avait annoncé que nous serions les seuls ! Nous ont ils caché leurs projets pour mieux nous passer devant ? Je calcule mentalement l'heure de leur lever.... Entre minuit et une heure. 

Ils ont plus d'une heure d'avance sur nous. Je les observe, sous la rimaye, ils mettent du temps, la rimaye serait elle super délicate, de loin, hier en montant , j'avais plein de doutes, elle parraissait difficilement franchissable sauf à l'endroit des coulées d'avalanche !...

Ils finissent par progresser... ça passe

Nous quittons la trace de la Verte, pour une traversée du glacier à flanc. Moi qui aime les changements de pied amont, voilà que nous allons rester "pied droit amont" pendant 2 km, alors comme on dit sur facebook : "j'aime pas !"

Voilà la rimaye, la cordée de 3 est sorti du couloir.

Pause, la météo est un peu cracra mais ça devrait passer. 

Anne part devant, j'aime autant, elle se tape la trace,et comme d'hab elle a de l'énergie à revendre. La rimaye passe sans souci contrairement à ce que je croyais. 

Le couloir, je le pensais à 45°, il est en réalité ou plutôt à mon avis beaucoup plus raide, 50-55°, la neige est parfois croutée, mais souvent très dure, ça chauffe pas mal les mollets, mais nous progressons assez vite, et l'éperon oriental des Droites est vite atteint. 

Virage à gauche, en neige au départ pour atteindre une zone en  mixte.

"c'est là que j'excelle", me dis je...

Alors là, on a un peu merdé, on a suivi des traces.

 

Anne tente un geste improbable, du dry tooling sur rocher branlant, je vous déconseille, elle bascule en arrière lorsque son piolet arrimé lâche, et s'arrête avec les deux piolets plantés dans la neige 2 mètres plus bas, j'avoue que j'ai un peu stressé à l'idée d'enrayer sa chute sur friend...

Bon on décide de passer ailleurs, ailleurs c'est lisse, nous revenons sur le passage, trouvant légèrement plus à droite un endroit plus aisé. Enfin plus aissé, façon de parler, un bloc énorme, poussant le sac à dos en arrière il falllait passer  le sac (et les bâtons) en mode contorsioniste, en ajoutant un peu de dry en sortie...

La suite c'est des passages de neige avec du mixte pas toujous évident mais parfois agréable. 

Il fait hyper froid et humide, mais la visibilité reste bonne , le plafond nuageux doit se situer à 5 ou 6000 m

 

La montée se passe bien, le sommet n'est plus très loin, un anneau de buste me gène, je tache de le remettre de la main gauche, tout en tenant mon piolet light, maladresse, le piolet m'échappe et file à vive allure dans la face Est, impossible de le récupérer, peut être sera t'il sur le plat du glacier en bas à la descente, mais je crois peu en cette hypothèse. 

J'avoue que j'ai juré, à présent il va falloir finir la course avec un seul piolet, et en racheter un neuf à Chamonix, comment foutre en l'air 100 €...

 

Dernier passage de mixte, dernière pente de neige. Nous nous abritons juste sous le sommet. Quand je dis abriter, c'est beaucoup dire vu que Anne était un peu protégée et que j'étais en plein vent, mais bon, ce fut une dernière pause avant le sommet, 10 mètres plus haut. 

On n'a pas trainé, on a vu la vue, les sommets, on a fait des photos, une petit vidéo pour vous avant de filer. 

 

Descente avec un piolet les passages gravis puis virer sur les rappels en face Est. Ce qu'il y'a de bien c'est que j'avais repéré la cordée de 3 à cet endroit là à la montée. 

Corde de 60, rappels de 30 m, il en faut beaucoup, en plus c'est un poil court, donc un rappel sur deux, il faut descendre de 5 à 10 mètres pour atteindre le rappel suivant, et c'est parfois scabreux. Celui qui attend au rappel se les gèle , d'autant plus qu'il s'est mis à neiger ! Et Anne qui a eu la bonne idée de ne pas prendre de descendeur, fait des demi cabestan pourris une fois sur deux. 

Je suis un peu congelé, mais tout se passe bien, on a quelques passages un peu chaud pour passer d'un rappel à l'autre, mais tranquillement on passe. 

Au troisième rappel, j'ai la chance de retrouver, miraculeusement, mon piolet ( qui a dit, c'est la preuve que Dieu existe !)  bien placé, planté, dans l'axe du couloir des rappels, il n'a pas du tomber loin de la cordée de 3 qui nous précede ...

On équipe un rappel à un endroit où nous sommes beaucoup trop courts. Mais au bout d'une grosse dizaine de rappels on se retrouve dans la pente sous la Tour des Courtes et le col des Droites. Et, c'est toujours raide, il faut descendre des centaines de mètres en désescalades face à la pente, c'est long, mais à cet exercice, je suis assez rapide...

 

Voilà le bas du glacier sous les Courtes. On opère une pause pique nique (comme d'hab on avait  quasiment rien mangé de la journée) On passe ensuite sous le Jardin de Talèfre, pas vu ni les bégonias ni les hortensias... Il faut rejoindre la moraine des Egralets, au début c'est évident par un petit couloir en neige,  puis on suit des traces qui ne nous mènent à rien. 

il faut tirer à droite, dans des dalles trempées par la neige et la pluie et traverséer de piégeux torrents. On perd notre petit quart d'heure (au bout de 12 h de course on n'est plus à ça prêt) Voilà le sentier. Anne file devant. il neige, je descend à mon rythme.

Nous passons les échelles des Egralets où j'ai l'impression de la rattraper, tout est trempé, les barreaux, les rochers, les échelles, chaque prise doit être assurée.

 

Sous les égralets nous filons dans les pierriers vers le bas, Anne a un co voiturage à 19 h 30 et je calcule que ça va être juste.

Je décide de lui proposer qu'elle parte devant, elle a la pêche, elle devrait y arriver.

Elle finit par accepter. Elle file presque sans me dire au revoir. Duracell, à fond pendant 20 h de course ...

Et ce qui est cool pour moi, c'est que je vais pouvoir descendre tranquille, même si tranquille, ça donne un temps  un peu trop long à mon goût !

 

Au début je vois Anne filer entre les cairns, galopant de pierre en pierre, sur le glacier de Leychaux. Je calcule rapido qu'elle m'a déjà mis un quart d'heure.

Quand je quitte le glacier de Leychaux pour la mer de glace, je la vois au loin sur la mer de glace, avec l'impression qu'elle court, par contre l'impression quelle court trop à gauche.

Je ne la verrais plus.

la mer de glace est longue, mais passe. La remontée par les échelles au Montenvers m'use mais je garde le moral, sous une fine pluie. Je tape un rocher avec le pied et ceci me confirme si j'aivas encore un doute que je me suis encore pété les deux ongles de pouce de pied... Comme dans l'ascension du Weisshorn l'été dernier ...

 Au Montenvers, il est 18 h, il n'y a plus presonne pour applaudir le valeureux vainqueur des Droites. Même pas un technicien du Montenvers.. Je suis passé par le haut (me coltinant 50 m de dénivelé supplémentaire) pour profiter des sentiers plus roulant. 

En fait, je me fourvoie, non seulement j'aurais gravi ces quelques mètres en plus, mais je me gourre et me retrouve quand même au chalet des Mottets que je voulais shunter. La suite, je déroule à 600 m/ heures, en dépit de mes doigts de pieds douloureux. (Au Weisshorn tout c'était terminé à 200 m/h  à 11 h du soir sur le sentier)

Voilà le plat, une ampoule en talon explose et me fait horriblement souffir, heureusement dans 10 minutes je suis à la voiture... Je boitille pour terminer, ça va être chaud demain pour le Mont blanc...

La voiture... 20 h...

 

Epilogue

  • j'apprendrais qu'Anne a mis 2 h à descendre, à 19 h elle était déjà aux Houches
  • Avec Sandrine on tentera de percer mes ongles de pieds avec le trombone et l'allume feux de l'hôtel des deux gares du Fayet (le réceptioniste se demandant ce que nous allions faire avec ces deux ustensiles). On arrivera pas à percer complètement la corne...
  • Une immonde ampoule était présente en talon, heureusement mère compeed pris du service...
  • Le lendemain matin, la météo pourrie pour le surlemendemain me privera d'un mont blanc avec ma dulcinée, mais également d'une potentielle descente d'apocalypse de celui-ci...
  • Le surlendemain, je passais chez l'excellent Docteur Boiteux, Grand perceur d'ongle devant l'éternel, qui d'un geste sur, muni de son briquet et de son trombonne, créa le premier jeyser de salle de consultation, un serum puissant jaillissait des antres de mes doigts de pieds... Garnissant plafonds et murs avec un esthétisme plus que parfait ...

 

 

 

 

 

Alpinisme : les Droites  - 4000 m
Alpinisme : les Droites  - 4000 m Alpinisme : les Droites  - 4000 m Alpinisme : les Droites  - 4000 m
Alpinisme : les Droites  - 4000 m Alpinisme : les Droites  - 4000 m

Topo photo Cervin Arête du Lion 4478 m

Apoutsiak — CervinValais
Topo photo Cervin Arête du Lion 4478 m

Topo photo complet du Cervin 4478 m :

Refuge Orionde ou refuge du Duc des Abruzzes 2802 m

Croix carrel

Tête de Lion 3723 m

Col du Lion 32577 m

Dalle Seilerplatte

La Cheminée

Cabane Jean-Antoine Carrel 3825 m

Corde du réveil

Grande Tour

Crête de Coq

Mauvais pas

Linceul

Corde Tyndall

Cravate

Ancienne cabane de la cravate

Pic Tyndal 4245 m

Enjambée

Col félicité

Echelle Jordan

Corde Pirovano

Cervin Sommet italien (croix)

Cervin sommet Suisse

Topo du Cervin , Guide des Alpes valaisannes volume II 1922

Topo du Cervin , Guide des Alpes valaisannes volume II 1922

Topo Photo Nadelhorn Nadelgrat

Apoutsiak — ValaisZermatt

Dirruhorn (Durrenhorn)

Hohberghorn

Stecknadelhorn

Nadelhorn

Du Dirruhorn au Nadelhorn : la Nadelgratt

Du Dirruhorn au Nadelhorn : la Nadelgratt

Topo traversée de la Nadelgrat Nadelhorn

Topo traversée de la Nadelgrat Nadelhorn

Alpinisme : Nadelgrat - traversée Dürrenhorn - Hohberghorn - Stecknadelhorn - Nadelhorn !

Apoutsiak — Ski de randonnéealpinismeZermatt4000Les 100 plus bellesValaisAnne

La vidéo de ces 3 Jours à la Bordierhütte : traversée de la Nadelgrat et tentative sur l'Ulrichshorn

4 4000 en 1 journée

Dürrenhorn 4035 m

Hohberghorn 4142 m

Stecknadelhorn 4241 m

Nadelhorn 4327 m

Encore une belle et longue journée de montagne

 

 

Topo

Accès à la Bordierhutte

De Gasenried au dessus de Grächen (se garer sur la petite place)

Emprunter la route qui part dans le vallon puis le sentier (panneau Bordierhutte)

Passer au point 1930 m

Rejoindre l'alpage de l'Alpja en traversant la moraine Ouest.

Remonter l'alpage en suivant le sentier d'été (point 2407 m puis 2707 m CNS)

traverser le glacier au mieux (ni trop près des crevasses au nord, ni trop près des séracs au sud)

Remonter un bastion rocheux en passant soit par le chemin d'été (escaliers main courante) soit à ski (à droite lorsqu'il y a encore de la neige)!

Et rejoindre la cabane Bordier - Bordierhutte 2886 m

 

Nadelgratt

AD - Long - Ne pas négliger que l'on grimpe à 4000 m !

De la Bordierhütte remonter les premières pentes qui mènent à un goulet sous le point 3211 m. Monter le couloir entre les rochers et les séracs. (Ca peut passer à droite par le glacier à skis lorsqu'il n'est pas trop crevassé) De là remonter le Riedgletscher .

On peut pauser les skis sur la crête au dessus du point 3332 m.

 

Rejoindre le pied du couloir accédant au Dirrujoch (attention aux chutes de séracs !)

Remonter le couloir 45 - 50° lorsqu'il est en neige, sinon emprunter les rochers en rive gauche - beaucoup plus long). L'accès au col est barré d'une corniche parfois difficile à franchir !...

Dürrenhorn 4035 m

Du Dirrujoch on monte au Dürrenhorn (ou Dirruhorn par des rochers plutôt sur le fil de l'arête, puis versant ouest vers le sommet choix évident)

Revenir au Dirrujoch par le même itinéraire.

Hohberghorn - (Hobärghorn) 4219 m

Remonter le pied de l'arête plutôt versant ouest

escalade mixte (Anne a trouvé que c'était le passage le plus délicat)

On accede à une bande de neige que l'on remonte

La pente se redresse, on bascule légèrement versant est pour gravir des gradins faciles en rochers délités.

Stecknadelhorn 4241 m

redescendre par la pente de neige vers le point 4144 m

On attaque l'arête du Stecknadelhorn

Les difficultés se franchissent en passant versant ouest.

Accès au sommet par le fil

Nadehorn 4327 m

redescendre par une pente mixte au stecknadeljoch puis suivre l'arête neigeuse.

Gravir le gendarme sur le fil puis basculer en versant ouest pour le contourner, on rejoitn un poitn situé légèrement au dessus d'un col juste après le gendarme

Du col, remonter au mieux vers l'arête ouest (attention mixte un peu glissant - glace parfois) et gagner par l'arête le sommet

Descente

Du sommet on redescent par l'arête Est, soit en franchissant directemetn les passages rocheux soit en basculant versant Nord (attention glace parfois)

Du Windjoch on bascule sur le Riedgletscher et on rejoint le dépot des skis par une marche à plat dont on ne manquera pas de profiter...

Carto fichier GPS

Fichier GPS au foramt GPX

 

Récit

J’avais fait plein de propositions à Anne, la météo semblait meilleur au cœur du Valais, alors Adieux Mont Blanc, adieux face Nord de la Grande Ciamarella, à nous les 4000 aux noms imprononçables de la Nadelgrat !

Nous nous retrouvons ce vendredi midi à Gasenried, village bien connu car j'avais été déposé en hélicoptère lors d'une reconnaissance précédente avec Steph.

L'avantage c'est que je connais un petit parking pique nique... avec fontaine !

Il fait beau, on pique nique, puis on se lance dans une jolie montée sous les sapins.

 

Arrivés à l'alpja, Anne souffre un peu du manque de sommeil, j'en profite, les moments où je suis devant sont si rares ! Au bout du vallon, on met les skis, je trace dans cette neige sombre et dans les coulées d'avalanche ( plus nombreux et plus gros cette année que l'année dernière.) L'ambiance est bonne 2 déchaussages permettent de rejoindre le glacier. Nous opérons une longue traversée, croisant une bordée de randonneurs italiens en goguette (à pied) , de la neige jusqu'aux cuisses qui procèdent au début de la descente, ils ont visité le refuge Nous leur souhaitons bon courage et poursuivons vers les échelles. Un coup d'échelles, puis un petit coup de ski et voici le refuge !

 

Opération bois et fonte de neige. Le poëlle tourne. Au lit à 21 h , le réveil est à 3 heures

 

Mauvaise nuit

 

Le lendemain matin, 3 heures, l'impression de ne pas avoir dormi. Nous avons décidé de déjeuner froid ( pas le temps de faire un feux et pas de gaz) Anne râle (c'est bon signe). On se retrouve skis aux pieds à 3 h 50 et c'est parti pour la montée. Anne file devant, assez vite je mets les couteaux, la neige est bien dure et je souhaite continuer de dormir pour finir ma nuit. Je la garde à distance, voilà le passage raide du glacier, 3200 m mais ça a l'air de passer sans souci à droite sur celui ci, Ca passe à ski. Le soleil se lève, la Nadelgrat rosie, Nous pausons les skis à mi chemin entre le pied du couloir et le retour en optimisant le lieu pour ne pas avoir à remettre les peaux .

 

Crampons corde, nous filons vers le couloir du Dirruhorn. On passe sous des séracs , dans le bou de la zone d'éjection. Bientôt le couloir. tout à coup fracas, c'est un sérac qui tombe. 5 minutes plus tôt on aurait au moins été pris dans l'aérosol, je crois que je n'aurais pas aimé du tout. 5 minutes plus tard, nouvelle alerte, nous sommes déjà loin, pause au pied du couloir. Anne est largement plus en forme que moi, je la laisse remonter le couloir. On réalise quelques vidéos esthétiques (voir là) .

 

Les 200 m de couloir sont assez vite avalés, en haut la corniche nous barre la route. Anne tente à gauche, elle se retrouve dans de la semoule impossible à remonter. Elle décide après de longue minute de tenter à droite, la corniche menaçante comme la gueule d'un requin ne se laisse pas approcher. Une assurance fort à propos se présente. Hop je demi-cabestane (du verbe demi-cabestaner : faire un demi cabestan pour assurer son ou sa partenaire) Anne s'escrime face à l'obstacle. Son sac est rejeté en arrière par la lèvre de la crevasse, tandis que la partie accessible est en neige pulvérulente, ni les piolets ni les crampons ne tiennent. Le stress augmente. Par quelques subtils conseils, j'essaie d'organiser l'assaut, tel un général bien à l'abriit dans son blockaus, mais rien n'y fait, il va falloir que je m'emploie, comme souvent , ça n'est pas par ma technique que je m'illustre, mais par ma taille (ça m'a rappelé la rimaye de l'arête gallet au Dolent !) C'est un peu vexant, mais c'est la réalité.

Me voilà sur zone, je comment par un peu de terrassement en nettoyant la corniche avec la panne de mon piolet. Étant donné la surface de la panne de mon piolet comparé à la taille de la corniche ça prend du temps.

Après, je plante mes piolets au dessus de la corniche, au plus loin.

Le seul souci, ça sera pour pauser les pieds sur la corniche... Quand il faudra pousser dessus...

 

Piolets pausés, je lance ma jambe gauche au dessus du monstre, je tire sur les bras, ma jambe droite décolle, je pousse sur la jambe gauche, et là, c'est le drame, la corniche explose, mon corps part en arrière. Je ne tiens que par les piolets qui bougent un peu mais on l'air de rester fidèles. Je pense au demi-cabestan et à son amarrage en dessous qui ont des chances d’être sollicités ... Je suis déjà essoufflés, il faut sortir tout de suite. Je tire sur mes bras pour ramener mon corps au piolet, je trouve une zone solide pour amarrer mon crampons gauche, ouf, je gagne un mètre et le tour est joué, je m'effondre face contre neige, éprouvé par un tel effort (ben oui, je suis pas un grimpeur à la base).

Anne me rejoint, dans une technique assez personnelle, elle a les bras trop petits pour atteindre les piolets que je lui aie délicatement placé en zone solide. Je tire comme un malade sur la corde, elle se tracte et me retrouve au dessus du maudit obstacle ! Je crois qu'on a mis 3/4 d'heure pour parcourir 3 mètres !

 

 

Après une bonne pause nous repartons vers le Durrenhorn. De jolis passages d'escalade se succèdent. Je fais s'affaisser une corniche (sensation assez désagréable) sur l'arête. Si l'escalade est belle, elle est également sans fin, les antécîmes et les gendarmes se succèdent. Sur le topo on croirait que le sommet se fait d'un claquement de doigt

Enfin le voilà, quel plaisir d'être sur ce sommet, et mon adage , "il n'y a pas de 4000 facile !" se vérifie, une fois de plus !

Nous redescendons au col sans encombre pour une nouvelle pause. J'annonce à Anne que je n'ai pas la grande forme (je ne sais pas si c'est le manque de sommeil ou l'altitude, le manque d’acclimatation).

 

 

Nous repartons vers l'Hohberghorn. Le départ m'achève, pas de rythme, es passages d'escalade mixte (pas hyper dur mais je ne parviens pas à trouver mon souffle). Je réclame des pauses (ce qui n'est pas mon style !) pour reprendre mon souffle. Anne me demande d'aller jusqu'au sommet suivant. Intérieurement je sais que si on atteint le 4000 suivant, on ira au bout de l'arête. Je décide de poursuivre, on verra bien.

voilà une bande de neige judicieusement placée. Anne s'enfonce et ralentie le rythme, tandis que je me refais un peu la cerise! elle fait même des pauses ! Trop cool. Arrivés à la troisième partie, rocheuse celle là, je vais mieux , et les 60 derniers mètres sont vites avalés !

2ème 4000 de la journée : Hohberghorn

 

 

Le temps tourne, il fait gris, on engage la descente pour se retrouver face à l'austère Stecknadelhorn. De mon point de vue ça me parraît infranchissable, il commence à neiger, de toute façon, je n'ai pas le choix Anne progresse ! C'est étonnant, il me parraissait si compliqué, et on atteint le sommet "relativement" facilement ! Quand je dis relativement, c'est assez relatif, car on progresse dans une tempête de neige du plus bel effet !

 

Sommet, (Stecknadelohorn) pause et nouvelle descente. Partie plus cool,arête en neige, sur le topo il précise que techniquement, contourner le dernier gendarme, est plus facile ! C'est mal connaître ma partenaire de cordée. Elle file droit devant, arête qui devrait être sèche, gavée de neige poudreuse ! devant elle bataille, je suis , sans conviction. Basculement versant ouest, vertigineux. Quelques vires, c'est hostiles, le brouillard et la neige font qu'on se croirait dans les Carpates , ou plutôt sur un sommet himalayens mais pas un jour de sommet !

 

La progression est lente, mais continue. Je ne sais pas comment Anne a fait pour trouver la sortie, au dessus du petit col avant le nadelhorn. La suite je la connais, je l'ai faite l'an dernier, on va terminer l'arête !

Il faut préciser ici, que j'ai essayé de négocier de ne pas faire ce dernier sommet (je l'ai déjà fait, et on peut très bien le faire en traversée avec la Lenzpitze, mais la négociation a tourné court : on ne négocie pas avec le diable !)

 

L'escalade du Nadelhorn est désagréable, on a l’impression, que les prises sont à l’envers et que les crampons n'accrochent pas sur les dalles ! On avance tout de même, voici l'arête et le sommet. Nous sommes très fiers, il est 17 h , la visibilité est réduite, mais nous avons réussis !

 

Descente, d'abord dans le mixte pourri puis sur l'arête. Ca passe mais c'est long. Anne se méfie des corniches, elle a raison, un de mes pieds traversera celle ci alors que je suis sur la trace. Le windjoch arrive enfin, nous optons pour la descente directe sur le glacier , au GPS (oui, on y voit à 10 m environ depuis le début de la descente.) On passe la rimaye facilement pour retrouver le plat du glacier. Le GPS m'indique le dépôt des skis et sa distance : 1 km 300. On marche, longtemps, je rescrute le GPS, 1 km 100, ça va être long. On avance, je me vautre en me prenant mes crampons dans mon pantalon, il faut dire que je n'étais pas très concentré !

On ne doit plus être très loin, j'indique la direction de mon bras, en regardant au loin, le matos est au bout des doigts, à 100 m. On se ré équipe en mode ski, tout est gelé, les sangles des crampons, les peaux, les fixes des skis. Et c'est parti, les premiers virages dans le jour blanc, avec la fatigue et la neige travaillée sont un calvaire, on n'y voit rien. Nous débouchons au passage clef sans problème, la neige devient meilleur, et on en profite. Nous optimisons la descente pour éviter les montées ! Le ski devient excellent, Anne possède l'art de skier dans le jour blanc, et moi, je possède l'art de suivre Anne comme point de repère visuel dans le jour blanc !

Une dernière montée en mode canard et voilà le refuge. 21 h

Je rentre, j'appelle Sandrine pour la rassurer (on avait prévu de rentrer beaucoup plus tôt) Je mange trois gâteaux, bois trois vers d'eau et file me coucher dans un état de fatigue rarement atteint !

 

Photo

 

Pour les photos en mode "tout voir d'un coup" (et non diaporama) c'est par là ! 

 

 

Diaporama Nadelgrat, à déguster sans modération
Diaporama Nadelgrat, à déguster sans modération
Diaporama Nadelgrat, à déguster sans modération
Diaporama Nadelgrat, à déguster sans modération
Diaporama Nadelgrat, à déguster sans modération
Diaporama Nadelgrat, à déguster sans modération
Diaporama Nadelgrat, à déguster sans modération
Diaporama Nadelgrat, à déguster sans modération
Diaporama Nadelgrat, à déguster sans modération
Diaporama Nadelgrat, à déguster sans modération
Diaporama Nadelgrat, à déguster sans modération
Diaporama Nadelgrat, à déguster sans modération
Diaporama Nadelgrat, à déguster sans modération
Diaporama Nadelgrat, à déguster sans modération
Diaporama Nadelgrat, à déguster sans modération
Diaporama Nadelgrat, à déguster sans modération
Diaporama Nadelgrat, à déguster sans modération
Diaporama Nadelgrat, à déguster sans modération

Diaporama Nadelgrat, à déguster sans modération

Nadelgrat - Miam !

Apoutsiak —

Vidéo dans la soirée...

(article photos ...)

Vidéo : Alpinisme Traversée du Liskamm - le mangeur d'homme

Apoutsiak —

Vidéo retravaillée

Ascension de 2007

Avec Helmuth et Jean-Marc

Conditions 3 *

Vidéo : Alpinisme Traversée du Liskamm - le mangeur d'homme

Nouveaux tags !

Apoutsiak —

Je viens de passer à une nouvelle version d'overblog

Il y a pas mal de soucis informatiques... (notamment les liens, ils ont changé toutes les adresses ...)

Par contre, fini les catégories, bonjour les tags ! C'est beaucoup plus souple et vous pourrez plus facilement retrouver des articles

En triant par massif : Valais, Mont blanc , Aravis...

En triant par altitude : 3900 m , 4000 m

En triant par sommet pour les plus importants : Cervin, Mont Blanc, aiguille Verte

Et même en triant par partenaire de cordée ...

On retrouve les anciennes catégories : Alpinisme, ski de randonnée , rando

Renard de la Trifthütte renard roux faune

Renard de la Trifthütte renard roux faune

Voilà, tout est dit

En cas de bug, n'hésitez pas à me contacter...

Comment réserver le refuge du Goûter 3817 m?

Comment réserver le refuge du Gouter ?

 

Les réservations se font exclusivement par internet !

Les réservations sont ouvertes 1 mois à l'avance (le 14 Juin à minuit pour celle du 14 Juillet au soir par exemple)

 

En pratique

 

Se connecter sur le site du refuge du Gouter

La page de ce blog sur le refuge du Gouter

A la page réservation en ligne

Perso je me suis mis une page avec l’heure « officielle » pour réserver au bon moment !

A l’heure dite , cliquer sur le jour du calendrier correspondant à votre réservation en indiquant le nombre de personne

 

En gros, (voir l'image ci dessous ) vous indiquez la date

puis le nombre de personne

A droite vous avez le calendrier

en vert les dates où il y a des places (avec le nombre, attention, parfois c'est 1)

En rouge le refuge est complet

En noir, si vous cliquez : la réservation n'est pas ouverte !

 

A savoir, il remettent des places en vente 2 – 3 jours avant la date dite : les annulations de dernière minute. Pour info ils remboursent les arrhes si on annule dans les 72 h !

 

 

 

Sans-titre-1-copie-1.jpg

 

Reste à espérer le beau temps pour la date fatidique

Sinon, il faudra recommencer !

 

Récit

 

J’ai réservé le refuge du Gouter !

J’ai le fameux sésame !

 

Bon il a fallu bagarrer : veille de grande course en montagne  (Grand Combin), ne pas se coucher, attendre minuit, l’heure fatidique ! Attention, quand je dis minuit, je ne dis pas 11 h 59, ni minuit 1, c’est bien à l’heure dite qu'il faut être dans les startings blocs !

Longue est l’attente, je me branche sur l’heure officielle pour avoir la bonne heure

Depuis 3 jours, il reste 37 places pour la nuit du 14 au 15 Juillet, nous sommes le 13 Juin, les réservations ouvrent à minuit …

Les secondes s’égrainent lentement.

C’est long, en plus demain, je me lève tôt pour aller à la cabane de  Pannossière avec pour objectif le Grand Combin.

En attendant c’est quelques secondes de passées

Hop 00 h 00 mn 00, je clique sur la date du jour, rentre mes coordonnées, apparemment c’est bon, à un moment, je vois sur l’écran qu’il ne reste que 8 places… stressss…  Code carte bleue, je suis presque content qu’elle soit débitée ! Ça ressemble plus à une inscription pour l’UTMB qu'à une réservation en refuge mais bon.

Je clos mon inscription, reçois le mail de confirmation et vais vérifier un truc qui me turlupine … à 00 h 03min et 00 sec il ne reste que ZERO places pour  réserver le refuge du Goûter

Les 37 places sont parties en 3 minutes !

A la fois, pour moi qui pensais que ça me serait impossible de réserver au Goûter, ce fut possible, donc finalement la méthode n’a pas que du mauvais !

 

A savoir, il remettent des places en vente 2 – 3 jours avant la date dite : les annulations de dernière minute. Pour info ils remboursent les arrhes si on annule dans les 72 h !

 

Pour l'ascension du Mont Blanc en amoureux... A suivre !

Rendez vous le Week-end du 14 et 15 Juillet

 

Pour l'accès en 2012

 

Le TMB n'amène pas jusqu'au Nid d'Aigle, il s'arrête à la station précédente : col du Mont lachat. Il faut prendre le sentier des Rognes qui rejoint l'itinéraire classique à la barraque forestière des Rognes

Note : ça fait environ 350 m de dénivelé en plus !

 

 

 

 

Ski de randonnée : Pic de Panestrel - 3254 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeUbayeRaid à ski

 

 CIMG5900

Vidéo

 

 


 

 

 

Les liens

Séjour en Ubaye

Jour 1 : Tour du Brec de Chambeyron

Jour 2 : Tête de la Mine de fer

Jour 3 : Pic de Panestrel

 

Topo

 

Se garer sur la route de Maljasset

entre Saint Paul sur Ubaye et Maljasset

au lieu dit la Blachière 1724 m

 

Remonter les grabelles ( sentier) et gagner le point 2030 m

Possibilité de skier en dessous de ce point.

Remonter le torrent des Houerts

Passer sous le point 2413 lieu dit "Là où les indiens attaquent"

On veillera à l'absence de peaux rouges sur ce point !

Remonter le canyon

Poursuivre dans le vallon des Houerts

Remonter alors en direction du col des Houerts sans l'atteindre

basculer au point 2819 m

Tourner alors dans le vallon à l'Est

Rejoindre la conque de Panestrel et la pente sud de celui-ci.

On remonte ses pentes. Dépôt des skis vers 3100 m

Remonter au mieux vers le sommet en suivant la partie Est de l'arête.

Passer le canyon des petits indiens et par l'arête rejoindre le sommet

( antenne)

 

CartoFichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX

 

Titre3 ubaye

 

Récit

 

3ème et dernier jour du séjour en Ubaye

Nous quittons le gîte de Fouillouse et son caustique tenancier ! 

Il fait gris (les retours d'Est, toujours eux) le beau temps était annoncé !

Nous trouvons facilement le sentier de départ et zou, ski sur le sac pour 200 m de sentier.  Voilà les névés. il y a des traces à pied, je tente de les suivre. Régis met les skis. Mauvais choix tactique pour moi, je me retrouve à tracer avec de la neige jusqu'aux cuisses par moment, débauche d'énergie inutile ! Je finis par mettre les skis, et c'est bien mieux, ça passe presque qu'en continu ! 

Nous croisons quelques marmottes qui font quelques cabrioles sur la neige, le vallon est sauvage. Nous laissons à droite le col des sangliers et passons dans un canyon digne des Lucky luke, les indien y trouveraient un bon endroit pour une embuscade ! 

Nous en sortons sans dommage.  La pente s'accentue sous le col des houerts, nous effectuons une pause. La rando  change de vallon , assez originale change complètement d'orientation ! Une banane ! 

il fait gris, Régis file loin devant, et mes pauses photos et vidéos ne sont pas là pour améliorer les choses, je n'ai qu'à suivre ses maigres traces dans la neige. Mais, que se passe t'il, Diable, je botte. Bon , ça passe, une courte pente raide pour rejoindre la facette Sud.  Je finis par rejoindre Régis au dépôt des skis, il est en délicatesse avec ses crampons qu'il doit régler ! Ô joie de régler un crampon grippé avec nécessité d'un tournevis ! 

On repart à pied, laissant là les skis. Nous progressons rapidement dans une pente raide mais sans plus. Un mini canyon pour les petits indiens (permet de rester dans le thème !)(il faudra qu'on pense à contacter l'IGN pour qu'ils enregistrent les modification de toponymie)  permet d'accéder au sommet. 

Il fait gris, la font Sancte et son couloir de la banane nous nargue

On file déjà vers le bas, à pied, puis à skis. Pas de décaillage aujourd'hui. et pourtant la neige colle. J'ai l'impression parfois d'avoir oublier d'enlever mes peaux ! On réopère une pause sous le col des Houerts, pique nique. La suite est classique, plus on descend plus la neige est pourrie, piégeuse avec des gros trous de soupe flotte. On passe le canyon des indiens sans souci, j'avais juste l'impression d'être le Rantanplan de l'histoire avec mon style crispé inimitable !

Vient la partie finale à ski , presque nautique, je me prend une gamelle dans la soupe flotte, mais Régis réalise une sorte de salto avant remettant ainsi nos deux équipes à égalité, quoique pour la note technique, il n'y a pas photo, aujourd'hui, c'est lui qui gagne !

Il faut maintenant marcher 20 minutes pour rejoindre la voiture et quitter ce sauvage Ubaye (pléonasme), je n'avais jamais vu une vallée su sauvage !

Photo

 

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Départ

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Là où les marmottes batifollent 

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les aiguilles de Chambeyron

 

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Dépot des skis

 

 

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Le petit canyon des Indiens

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Sommet

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      les petites fleurs violettes de Regis

 

 

Ski de randonnée : Tête de Fer - 2883 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeUbayeRaid à ski

ou Tête de la Croix de Fer

ou, pour moi, Tête de la Mine de Fer

 

Vidéo :

 


 

 


 

 

Les liens

Séjour en Ubaye

Jour 1 : Tour du Brec de Chambeyron

Jour 2 : Tête de la Mine de fer

Jour 3 : Pic de Panestrel

 

 

Topo :

 

Départ de Larche hameau de Malboisset

(se garer au niveau du camping les marmottes, mais pas devant la barrière car même s'il parait fermé, il est peut être ouvert, et le tenancier n'est pas commode...)

Remonter le GR 5 vers l'Est puis tourner par les pistes de ski de fond dans la forêt. pour rejoindre le sentier qui passe sous Roche longue.

Suivre le sentier dans le Ravin de Courrouit.

puis le Ravin de la Fond Bourrette.

On passer à l'Est ou à l'Ouest du Château Lombard

passer au point 2555 m puis remonter au mieux les pentes Nord ouest de la Tête de Fer 2883 m.

 

Récit :


2ème jour en Ubaye :

Grand projet : l'aiguille de Chambeyron par le couloir Sud , descente par le vallon de Chauvet.

300 m à 50° environ pour la montée à la Brèche

La météo annonce ce Mercredi comme LA belle journée de la semaine, on a tout misé sur ce jour . Tapis !

 

Bon il faut dire que je ne suis pas un grand joueur, et que je fais bien de ne pas trop jouer car... le lendemain matin... au sortir du refuge, équipé, cordes, 2 piolets dont un technique, crampons broches baudriers et crampons, ARVA en route ( je mets ARVA mais je devrais mettre DVA, apparemment, ARVA, c'est obsolète, c'est ça l'évolution, c'est le même objet mais il a changé de nom), bref revenons en au fait, vers 6 h ( lever 5 h 30 tout de même), DVA branchés donc, on sort et on se rend compte qu'il pleut.

Moi, un peu embrouillé (oui, le réveil à 5 h 30, c'est tôt)  " ben ça change nos plans ça..."

Régis reste sans voix

Les autres groupes se lèvent et font le m^me constat accablant que nous, il fait pourri.

Les retours d'Est ! encore eux, après nous avoir pourris nos plans en haute Maurienne (voir ici), ils viennent nous contrarier sans prévenir en Ubaye !

 

Allez zou, direction mon lit, où je redors avant un second départ vers 8 h 30, il ne pleut plus mais les nuages de la plaine du Pô sont à l'ouvrage, et celui ci est à mon sens diabolique.

On décide d'aller à Larche, je ne saurais dire pourquoi. On remonte don là bas en on essaie de voit où c'est le meilleur, de visu ! En gros au Nord, c'est tout bouché, au sud avant Larche, il n'y a pas de neige, On se fixe sur la tête de Fer, où il a l'air de ne pas y a voir trop de nuages et ou la neige descend assez bas. En espérant que les retours d'Est ne viennent perturber encore nos plans...

 

On cherhce le meilleur parking, je me gare devant un camping fermé (2 campings cars occupent le reste de l'espace) je fais comme je peux et nous filons. Contents de nous dépenser.

Ça débute à pied, puis à skis sur une vielle piste de fond, puis dans la forêt, un peu ski combat à la montée, on rejoint un "sentier" un vallon ou les avalanches se sont données rendez vous.

Au dessus, Régis, le diesel, a trouvé son rythme, et me laisse sur place. Je ne  fais que contempler un petit point qui me sert de mire... c'est lui ! Si c'est un diesel, moi je dois être un moteur de solex : pas puissant ni au départ, ni ensuite !  Une pause, on repart, on décide de contourner le Château Lombard par l'ouest. Du château, je n'ai ni vu les douves ni les mâchicoulis, pas même un donjon, juste un sommet au milieu d'un cirque.  mais le nom m'a fait rêvé pendant la montée, je sauvais une princesse Flamande des mains du Roi d'Angleterre.  C'est quand j'ai rejoins Régis qui m'attendait que je suis sorti de la bataille de Crécy juste à temps, ça commençait à sentir le roussi.

Le sommet paraît la tout proche , pourtant il reste 400 m !

Je m'emballe un peu , je vais le regretter, c'est ça mon petit côté Chevalerie  Française...

On redescend un peu avant d'attaquer la pente finale. Régis qui n'a pas pris ses couteaux, me conseille de mettre les miens. J'avais déjà du retard du fait que j'étais parti 2 minutes après lui, que je m'étais permis une pause vidéo sans en demander l'autorisation ainsi qu'un pause blouson, bref, je me retrouve dans les choux la pause couteaux à un endroit peu propice, ça perd du temps !) , à plus de 10 minutes de mon partenaire.

Le final est long et un poil monotone, je me refais une pause blouson, le vent d'Est (toujours lui) souffle en rafale !

Un passage en glace, un replat, voilà la pente finale, j'aperçois Régis au sommet qui doit se peler à m'attendre. Quelques mètres et voilà le sommet.

Un vent terrible nous y glace !

 

Bon pour le sommet, moi je pensais que c'était le Tête de la Mine de Fer, et je voyais les 7 nains avec leurs Wagonnets sortants d'une mine à proximité du sommet. En fait il n'en fut rien, juste Régis avec sa tête de contremaître qui m'accueille,  l'air soupçonneux ! 


Je grignote , fais trois photos et enlève mes peaux, on attaque la descente, pas décaillée, un peu glacée... bof bof.

Je finis par faire quelques virages corrects. On poursuit en visant des pentes exposées Est qui devrait avoir décaillée, c'est un peu mieux.  Le ski est bon, il faut se méfier des trous d'eau !

Une pause pique nique avant de descendre dans le vallon, puis la forêt, qui passe relativement bien, il faut bien dire que ça bourrine dur ! et 5 minutes de marche à pied pour rejoindre la voiture.

 

Là un Cerbère nous accueille c'est le gardien du camping. Il râle, d'après lui, notre voiture en empêche l'accès, ce qui est faut, il suffit de pousser un peu plus la barrière et ça passe LARGE, mais bon il devait avoir envie de râler et Régis s'est excusé platement pour notre méfait tout en ouvrant lui même la barrière (le camping car est passé LARGEMENT sans que nous ayons à déplacer notre puissante berline) Nous on pensait aue le camping était fermé (ben oui, c'était marqué sur le panneau de la barrière) mais on n'a pas osé lui dire.

Bon on est parti tous penaus ou presque. Je crois que le gars a bougonné toute la journée !

 

Photo

 

 

 

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On sort de la forêt pour affronter les coulées d'avalanches

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Ben oui, pour une fois, on avait pas emmené les fichiers GPS, on a été obligé de sortir la carte !

 

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Ca grimpe

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La partie finale

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Régis au sommet

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A droite le Château Lombard

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Descente, à la recherche de la neige chaude

 

 

 

 

 

 

 

Tour du Brec de Chambeyron - Tête de la Frema 3151 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeUbayeRaid à skiRégis

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Les 3 cols

Pas de la Couletta 2752 m

Col de la Gypière 2927 m

Col de Stroppia 2965 m

 

Vidéo :

 

 

 

 

Les liens

Séjour en Ubaye

Jour 1 : Tour du Brec de Chambeyron

Jour 2 : Tête de la Mine de fer

Jour 3 : Pic de Panestrel

 

Topo

 

De Fouillouse - 1907 m (gîte - gastronomie ***) , suivre au mieux le GR 5 GR 56 pour atteindre le vallon des Aoupets.

remonter le vallon à gauche (Nord) en direction du pas de la Couletta  - 2752 m

De là, à flanc au mieux, contourner la partie Nord du Brec de Chambeyron. Passer au dessus du lac des neufs couleurs et remonter vers le col de la Gypière - 2927 m

Remonter alors les pentes de la tête de la Frema au mieux et gagner le sommet 3151 m

 

Redescendre au col de la Gypière.

Descendre alors sud pour rejoindre le point entre le col de Stroppia à l'Ouest et le Monte Baueria à l'Est

Remotner alors les pentes du col de Stroppia (2965 m)

De là on redescend par le plateau deplate Lombarde vers Fouillouse

 

Carto fichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX Brec de Chambeyron

 

Récit

 

De l'impact de la météo sur le choix d'un massif.

Ou comment je me suis retrouvé dans les alpes du Sud...

 

Tout avait pourtant bien commencé. La météo paraissait un peu compliqué mais le raid en haute Maurienne s'annonçait jouable. Mon sac était fait et j'avais solidement arrimé mes deux piolets, la face Nord de la Grande Ciamarelle n'avait qu'à bien se tenir.

Il faut savoir que se raid était prévu initialement en 2012, l'année dernière, et que pour moi il avait une signification particulière : c'était un retour aux sources, nous avions passés moultes vacances dans ces contrées hostiles dans ma jeunesse. J'aurai donc retrouvé à cette occasion les montagnes témoins de mes premiers pas d'alpinistes... Mon rêve étant la face nord de la Ciamarella et le Charbonnel, montagne mythique quand on loge à Bessans !

 

Fête de famille le dimanche, au cours de laquelle, un mien cousin m'annonce un retour d'Est et 1m10 de neige à Bonneval. Alors là, je vous déconseille la fête de famille, ou l'ensemble des membres a fait des randonnées et à quelques notions de montagne. Chacun y est allé de son conseil technique, et moi, sans météo ni nivo récente, je n'avais rien à répondre. Je passais une fois de plus pour l'imprudent de service...

Après la fête, je contacte Régis, oui il y a bien un soucis en Haute Maurienne. On décide de reporter notre départ et d'affiner notre massif de départ.

Le lendemain, journée montagne par internet : la nivologie à Bonneval est catastrophique : le pire endroit des alpes cette semaine . Niveau 4, évacuation des refuges par hélico et les 1m10 de neige sont bien tombés...Le fameux retour d'Est !

Après consultation de Régis, nous décidons de partir pour l'Ubaye (oui, c'est lui qui a eu l'idée). Rendez vous à 17 h à Chambéry pour arriver à 20 h dans le sauvage massif de l'Ubaye et le gîte de Fouillouse.

 

Le lendemain, le gardien nous conseille de faire le Tour du Brec de Chambeyron, nous suivrons son conseil, on n'a pas trop le temps de potasser les topos...

On s'équipe, et là c'est le drame, Régis a oublié ses peaux ! (entre autre, pour le reste du matos, j'ai tout en double - bandeau gants ...)  Il décide de tenter la course en couteaux, il y a un bon regel nocturne, et un groupe du CAF de 10 devant, un groupe CAF, ça a toujours une paire de peaux en rabe.

Nous partons, Régis tout honteux de son oubli. Le temps est beau.

Il a la pêche, Régis, car malgré l'absence de peaux, il tient le rythme.

Virage à gauche pour rejoindre le pas de la Couletta, au loin, on aperçoit le groupe du CAF. Régis finit à pied, la neige est plus souple. Nous poursuivons à flanc au Nord du Brec, je rejoins un premier gars du CAF puis le reste du groupe un peu plus loin. Je négocie des peaux pour Régis, il réussira à obtenir des peaux sans colle Gecko, quel luxe.

Un peu plus loin, nous parvenons avec le groupe au col de la Gypière, nous les lassons filer vers le col de Stroppia, tandis que nous partons vers la tête de la Fréma.

 

Je ne sais pas pourquoi, mais avec les peaux, Régis va beaucoup plus vite (et beaucoup plus vite que moi) Nous progressons facilement et finissons par mettre les skis sur le sac sur un ressaut. Ça monte à pattes, un passage rocheux me met un peu au tacquet, je l'aurais bien contourné personnellement.  Les pentes finales sont douces, nous voilà réuni au sommet pour un petit pic nique.

Descente, ski dans les cailloux, juste masqués par 20 cm de poudre. On file en Italie, dans le brouillard, les retours d'Est c'est ça aussi !  Heureusement, la brume n'est pas épaisse. On repeaute pour attaquer la montée au col de Stroppia, on passe au dessus des nuages. Huit conversions nous attendent, c'est plus raide.

Nous rejoingons les Cafistes au col. Puis c'est la descente sur Fouillouse, du très bon ski au départ avant de rejoindre la soupe dans le vallon. Une traversée de pont à ski avant les derniers mètre.

Fin de cette première journée en Ubaye.

Jolie sortie

 

Photo

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Un peu de carto

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Enfin,ça monte

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col de gypière

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C'est parti pour la tête de la Fréma

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Devant le Brec, Régis

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Manger un Chambeyron devant le Brec du même nom !

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Les corniches vues du sommet

 

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Arche

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Le radillon avant le col de Stroppia

 

 

 

 

 


Vidéo : Ski de randonnée Ubaye - Pic de Panestrel 3254 m - Tête de Fer - Tour du Brec de Chambeyron

Apoutsiak — vidéo - Les vidéos d'ApoutsiakvidéofilmSki de randonnéeUbaye

Vidéo Ubaye

 

Jour 1

Tour du Brec de Chambeyron

 

 

jour 2

tête de fer

 


 

Jour 3

Pic de panestrel