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Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

Ski De Randonnee

Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 m

Apoutsiak — OberlandSki de randonnéealpinisme
Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 m

Jolie course de l'Est de l'Oberland

Coin pour le peu, méconnu pour moi.

Le jour où j'ai skié avec le dompteur d'avalanche ...

 

Vidéo

Topo

Bivouac de Rosenlaui (Rosenlauibiwak)

pour mémoire nous sommes passés par le chemin d'été

Se garer en face de l'hôtel ou un peu plus haut (1327 m)

Remonter le sentier qui longe la Rosenlauischlucht (canyon) traverser la passerelle au point 1487 m  et remonter le sentier jusqu'à 1673 m.

Partir au sud sur le sentier à plat

avant de remonter vers la Moraine du Dossenweg. Attention aux avalanches venant des pentes superieures. remonter les pentes puis le verou (ça passe à gauche ou à droite) puis par un mouvement rejoindre le bivouac

Bivouac

11 places, couvertures, pas de gaz mais des embouts, des gamelles et des assiettes mais pas de couverts

Neige à proximité

 

Sommet

Traverser le Tossenpleteschen et rejoindre le glacier (Rosenlauigletscher) le remonter avant de traverser vers 2500 m (crevasses - séracs). rester en rive gauche et gagner le Wellhornsattel (3199 m)

Basculer versant Nord (Hengsterengletscher) en prenant à flanc, passer une zone de crevasse et rejoindre le pied de la partie raide finale (rimaye) remonter au mieux les pentes finales pour gagner le sommet (maxi 50° corniche à la fin)

 

 

Récit

Météo merdique, il a beaucoup neigé, Adieu face nord, Adieu course engagée. On se dirige vers une course de ski de rando dans un secteur méconnu pour moi : Objectif Wetterhorn.

Je rejoins Ovidiu à Meringen, on se fait délester de 8 CHF pour le péage qui donne l'accès à Rosenlaui et nous voilà sur le parking. Il a tellement neigé qu'il ya de la neige à proximité du parking. Il est midi et on commence par un petit pique nique, on s'équipe et on part sac sur le dos vers le haut. 30 mètres plus haut on hésite à la première intersection. On sort la carte, le GPS et on repart. Le long d'un magnifique canyon équipé pour les touristes, il faudra revenir et payer pour découvrir ses profondeurs !

Il ya de la neige un peu partout, les dalles du sentier glissent u peu, et je sens Ovidiu en grande forme. Il avance, m'attend, avance de nouveau, m'attends. On papote lorsqu'il est à proximité, je reste dans mes penées quand je suis seul.

On passe une petite passerelle,  et on remonte le sentier quelque peu enneigé. Pas mal de dalles, il faut se méfier de ne pas glisser. On opère une première pause, puis on poursuit à flanc. Le sentier rejoint le torrent, nous croisons quelques randonneurs. On parvient dans un vallon bien enneigé. On fait le point pour voir où ça passe, rien n'est tracé. On suit le chemin de la moraine, au dessus des avalanches se déclenchent, le soleil a fait son apparition et ça chauffe. On stope pour faire le point. M^me si en restant sur la moraine ça devrait passer en ne se prenant que le soufle des avalanches, o njoue la sécurité et on décide d'attendre le regel.

On assiste à de multiples avalanches assez spectaculaires, bien à l'abri au pied de la moraine. On décide d'attendre 2-3 h, le temps que tout se calme. On se demande dans quelle condition on va trouver le ressaut sous le refuge (un peu raide).

On parle d'un éventuel bivouac, on discute d'Ueli Steck, le temps passe vite, les avalanches s'espacent. Puis plus rien, le soleil s'est caché derrière les nuages, il fait froid.

Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 m
Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 mSki de randonnée : Wetterhorn 3692 m
Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 m

On décide d'attendre encore un quart d'heure pur voir ce que ça donne. Tout a l'air calme, on se remet en route, les skis toujours sur le sac. Une fois arrivé à la moraine, on voit que les avalanches n'atteignent pas celle ci. On met les skis , enfin, on remonte vers le verrou, Ovidiu trace raide, je déteste, et retrace à ma façon... Quelle perte d'énergie. on se retrouve sous le verrou, il part devant, à pied, ça passe, je le suis, on remet vite les skis. Je finis par passer devant pour tracer le dernier grand virage et je rejoins le refuge. Petite boite de Sardine adossée à la montagne.

L'intérieur est accueillant et assez bien équipé, manque juste des couverts et un petit poëlle pour avoir chaud.

Tout de suite on s'attaque à faire fondre de la neige, à boire du thé puis à préparer notre repas. Visiblement, on risque d'être seuls. On réfléchis à la tactique pour demain. Il faudra rentrer tôt pour éviter les avalanches au dessus de la moraine. on décide de se lever à 4 h. Et de ne pas trainer.

Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 mSki de randonnée : Wetterhorn 3692 m
Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 mSki de randonnée : Wetterhorn 3692 m

Et au dodo, il est 8 h, et rapidement je me rends compte, qu'Ovidiu ronfle hyper fort ! Je finis par enfoncer deux boules quies, qui viennent appuyer fortement sur mon tympan. C'est désagréable, mais enfin, je n'entends plus ce bruit de rotor d'hélicoptère. Et je finis par m'endormir.

A 4 heures, je vois deux jambes descendre de la couchette supérieure, c'est l'heure. On se lève, on s'habille on plie les couvertures. "Ovidiu, tu es bien réveillé ?" "Approximatif" me répond t il. L'eau boue, On sirote notre thé, tout en mangeant quelques gâteaux. on sort du refuge, il fait froid, gros regel, on décide de mettre les couteaux pour être tranquille. Et c'est parti, le jour point.  Les frontales éclairent devant nous. On fait un dépôt de matos à un endroit repérable, et on file vers le haut, les couteaux mordent dans la neige bien regelée. Ovidiu est devant. Je suis à petite distance. On rejoint un plateau à 2500 et on hésite, soit passer par le haut (une pente raide) soit traverser le glacier par une série de crevasses.

On décide partir par au dessus. Puis rapidement on se rend  compte que ça passait peut être mieux à droite. Ovidiu hésite, mais je sens que ça passe et je pars devant, encordé... On passe quelques bosses, on surveille les crevasses, les séracs. et on rejoint le passage par le bas. le soleil se lève, la vue est superbe, à droite une mer de nuage dans la vallée, à gauche les séracs et le glacier tourmenté. Les passages sont jolis, entre les crevasses, et pas trop impressionant. on se retrouve en rive droite et on remonte. Passage dans la pente un peu raide, au loin, 3 skieurs apparaissent, ils sont partis du bas.  Plus le temps passe, plus ils s'approchent, puré on n'est pourtant pas des billes avec Ovidiu. Mais on perd du temps. Je décide d'arriver en tête au Wellhornstattel, je sais, ça n'a aucun intérêt, mais j'aime bien me lancer des petits défits, je fais ça depuis que je suis petit. Bon, là le défit n'est pas impressioant, mais l'adversaire a l'air affuté. J'avance et en plus je trace. Plus question de faire un film ou une photo, objectif arriver en tête à ce col. L'adversaire se rapproche, mais le col est bien proche et je gagne ce petit défit. On opère une pause pique nique, eux aussi ! On repart devant. En traversée descendante puis sur le glacier. Je trace, entre deux grosses crevasses puis sur le plat, le club des 3 nous suit, puis fini par faire sa trace, à droite, sous la face Nord du Mittlehorn. Il nous dépasse de loin, de toute façon, je ne lutte plus, je sais qu'ils sont plus forts. je finis même par rejoindre leurs traces, c'est tout de même plus facile. Je sens Ovidiu qui scrute toutes les faces Nord du coin, elle exercent sur lui une grosse fascination. Je le suspecte presque d'être un pervers des faces Nord... Il faudra que j'enquête un jour...

 

 

Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 mSki de randonnée : Wetterhorn 3692 m
Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 m
Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 mSki de randonnée : Wetterhorn 3692 m
Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 mSki de randonnée : Wetterhorn 3692 m
Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 m
Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 mSki de randonnée : Wetterhorn 3692 m

On aborde le pied de la face, un grand virage nous ramène à la rimaye, on dépose les skis, eux devant et nous derrière. Skis sur le sac, je sens qu'Ovidiu souhaite les laisser tracer, alors que je me verrais presque le faire. De toute façon, je veux faire des films ou des photos. Je me glisse donc derrière le club des 3 à bonne distance. Je remonte tranquillement la pente finale, on sent parfois la roche pas loin sous les frêles crampons en alu, pourvu qu'ils ne plient pas !

Les deux de devant on une caisse pas possible. On sent le pas surs. Derrière j'avance bien , les marches sont bien marqués en troisième position. Dernière pente. En haut, ils pètent la corniche. Je les suis quelques minutes plus tard. Youpi c'est le sommet !

 

J'observe Ovidiu en dessous, qui monte tranquillement. On se retrouve sur ce magnifique sommet avec vue sur le Schreckhorn et sa face Nord, le Mönch et l'Eiger offrent une vie originale d'ici. On mange, on fait quelques photos, puis je passe dans la face. Je file le club des 3 qui eux, skient la face (très impressionnant).

On se retrouve au pied, une coulée a emporté nos skis  et nos sacs sur quelques mètres, conclusion, il fait déjà chaud. On décide de filer vers le Mittelhorn. Je descends et attends Ovidiu au col. Quand il me rejoint il n'a pas l'air hyper motivé. Le club des 3 est déjà à mi pente. J'avoue que je me vois déjà au sommet. Mais Ovidiu voudrait tenir l'horaire, il me propose d'y aller seul, je refuse. On choisi de descendre ensemble. Je reviendrai !

J'ai du mal à enchainer les premier virages, puis tout va mieux. On file sur le petit glacier entre les crevasses puis on repeaute pour quelques mètres. On repart vers le bas en optimisant pour éviter les remontées. Paysages magnifiques.  On se retrouve au milieu des crevasses, à éviter de se planter.  Puis on recherche notre dépôt, pas si évident à trouver... Passage dans le gouter bien raide, et bien verglacé, on ne serait pas descendus un peu tôt Ovidiu. puis c'est neige bien dure au dessus de la moraine. 2 avions de chasse me laissent sur place, je suis vraiment un mauvais skieur !

On descends la moraine puis on enlève les skis, trop de rochers.

Je pars devant chercher un endroit bucolique pour pique niquer, et je le trouve, le long du torrent, de jolies dalles plates.

Pause, sèchage, pique nique et papotage. On profite de l'eau fraiche du torrent et du soleil ardent. On repart vers le bas, la neige a bien fondue. On voit bien le sentier à présent. et on rejoint rapidement Rosenlaui.

Course terminée, nouveau coin découvert.

Il faudra revenir

 

Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 m
Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 mSki de randonnée : Wetterhorn 3692 mSki de randonnée : Wetterhorn 3692 m
Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 mSki de randonnée : Wetterhorn 3692 m
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Ski de randonnée : Tête Blanche 3710 m- Tête de Valpelline 3798 m - descente par le glacier de Ferpècle

Apoutsiak — Ski de randonnéeValaisalpinismeLes 100 plus belles
Tête Blanche, vue sur le Cervin et la dent d'Herens

Tête Blanche, vue sur le Cervin et la dent d'Herens

Tête de Valpelline : l'un des plus beau panorama des alpes !!!

 

Vidéo

Topo

Cabane de Bertol

Depuis Arolla rejoindre la cabane soit par le plan de Bertol soit par les dents de Bertol comme nous l'avons fait la veille

Sommet

Tête Blanche

Descendre les escaliers et les échelles de la cabane de Bertol

basculer sur le glacier du Mont Miné (pour info nous n'avons pas mis les peaux et avons utilisés les skis en position descente, je pense qu'on a gagné du temps) Passer sous les Dents de bertol et mettre les peaux au point le plus bas. 3200 m environ.

Remonter en direction du col des bouquetins et bifurquer dans la combe à gauche (Est) en direction du col de Tête Blanche. De là, rejoindre le sommet de Tête Blanche 3710 m.

Tête de Valpelline

Descendre au col de Tête Blanche puis au col de Valpelline (3554 m)

remettre les peaux et rejoindre facilement le sommet de la tête de Valpelline (les derniers mètres se font à pied !)

Descente

Rejoindre le col de Valpelline, et mettre les peaux pour rejoindre le col de Tête Blanche

Descente sur le glacier de Ferpècle d'abord en direction du col d'Herens puis au centre du glacier en évitant les zones de crevasses (notre topo indiquait de passer à l'est de Rota Mota (3232 m) ce que nous n'avons pas fait. Sur le bas , descendre en rive droite du glacier pour prendre une gorge au dessus du point 2057 m. Basculer en rive gauche du vallon, et gagner le barage et la route.

Ski de randonnée : Tête Blanche  3710 m- Tête de Valpelline  3798 m - descente par le glacier de Ferpècle

Récit

Toute ressemblance avec la réalité n'est que purement fortuite (ou presque) . Note de l'auteur...

La soirée

Avec la perte de mon téléphone, je suis arrivé un poil tard au refuge et dans les échelles, Yves m'accueille avec un oeil un brin goguenard. Nous remontons ensemble les escaliers avant de nous poser dans l'entrée. Un passage vers la gardienne, j'observe qu'Yves s'empresse pour m'accompagner... soit ! Nous avons un peu de temps et chacun se livre à la lecture (ou l'inverse). Le repas, excellent, j'observe que l'aide gardienne, Fanny ? est un peu débordé et je m'évertue a donner un coup de main pendant le service. A la fin du repas, je propose à Anne-Marie, la gardienne, de faire la vaisselle. Yves m'accompagne, tout heureux. Et tandis que Fanny se brule les mains dans une eau trop chaude, nous essuyons, verres, assiettes et couverts. notre tâche terminée, je vois qu'Yves fait une inspection des lieux, il découvre l'antre de la gardienne et ça a l'air de l'inspirer.

Un verre de Williamine plus tard, nous descendons au fond du sous marin, (oui ça ressemble un peu à un sous marin) par les escaliers méga raides, il ne faut pas s'en coller une, c'est le Crux de ces deux journées.

Le sommeil est difficile à trouver, je suis coincé entre Yves qui marmonne et un couple un peu trop amoureux... Minuit passe, je suis dans le vague mais toujours éveillé. Mon voisin de droite a quitté sa couche. Je vois sa loupiotte qui grimpe le vertical escalier. Une envie pressante sans doute.

3/4 d'heure plus tard, ne le voyant pas revenir, je m'inquiete, et je décide de mener l'enquête, à mon tour je gravis l'escalier et sors dans le froid glacial vers les toilettes. Le vent est là, je l'entends par accoup, wouïïnner (orthographe imprecise). bref ça wouïïne, mais au bout d'un moment, je me rends compte que ça n'est pas le vent... Je tourne la tête en direction du wouïnement, et là, que vois je par la fenêtre à l'intérieur...

 Yves et Anne-Marie dans une position que la morale réprouve ! Je peux juste ajouter qu'il en faut de la souplesse pour en arriver là. Je décide de laisser les tourtereaux à leur affaire.

Bien plus tard, je vois qu'Yves remonte sur la couche, et s'endort directement, ronflement régulier... Comme un bienheureux.

départ depuis la cabane de Bertol
départ depuis la cabane de Bertoldépart depuis la cabane de Bertol
départ depuis la cabane de Bertol

départ depuis la cabane de Bertol

Le lendemain matin, j'ai du mal à sortir mon acolyte du lit. Alors que les autres cordées font le bin'z depuis bien 20 minutes (allumant même la lumière), Yves dort. Il fini par m'entendre et s'execute. On décolle vers la cuisine, où je croise Anne Marie, la mèche en pétard, la nuit a été courte ! Quand elle croise le regard d'Yves, ben ça fait le même regard que moi  à la Mischhabelhütte sous la Lenzspitze. (Malheureusement pour vous, il fait lire le récit pour comprendre). On finit par déjeuner puis décoller. Enfin, quand je dis décoller, c'est pas tout à fait ça car il faut descendre les 50 m d'escaliers et d'échelles pour rejoindre le col de Bertol, battu par les vents.

Nous croisons une cordée qui part vers les Dents de Bertol, je les informe de la perte de mon téléphone et leur dit de joindre la gardienne s'ils le retrouvent.  Yves part devant. Sur ce glacier bien plat. On n'a pas mis les peaux et on pousse sur les bâtons comme des canards maladroits. Au bout d'un moment, je me rends compte qu'il pleut, en fait non, ce sont des larmes, les larmes d'Yves, 10 m devant moi qui viennent me percuter. je me retourne et je vois la gardienne, elle aussi en larme à sa fenêtre telle une princesse kidnapée par un méchant prince noire. La séparation est cruelle.

Je tiens à rappeler ici que j'ai quelques peu romancé es éléments précédents. Je comprends que j'ai perdu quelques lecteurs au passage, ceux qui ne souhaitaient que des faits. C'est dommage mais c'est comme ça.

Nous rejoignons un assez gros groupe sur la partie basse du glacier. Nous les dépassons en mettant les peaux. Et c'est reparti. Malgré le chagrin, Yves est en forme, il file devant, je vois bien qu'il veut rattraper toutes les cordées parties avant nous ! Le Vent est là, ballyant la neige, faisant des petits tourbillons. Je flâne en faisant quelques photos. Yves est déjà au cul des 3 devant. Je vois qu'il attend que je le rejoigne avant de dépasser. Je reviens tranquillement. Mais dès que je suis là, il entame le dépassement. Il faut bourriner dans la neige non tracée. Je me mets dans le rouge, on dépasse le groupe tout en les saluants. Rapidement ils sont loin derrière, et Yves file devant, sans pitié. Je regarde du coin de l'oeil la cordée progresser vers les dents de Bertol, deux ptits points dans cette immensité.

Le Cervin et la Dent d'Herens finissent par se dégager dans le ciel, fiers ! J'adore, j'adore ces sommets. On rejoint la Tête Blanche, nous n'aurons pas rattrapé la première cordée. Le vent a arasé le sommet et on trouve de la glace sur les derniers mètres. Panorama magique. bonne pause, mais il faut déjà repartir.

le Glacier du Mont Miné - en montant à Tête Blanchele Glacier du Mont Miné - en montant à Tête Blanche
le Glacier du Mont Miné - en montant à Tête Blanchele Glacier du Mont Miné - en montant à Tête Blanche
le Glacier du Mont Miné - en montant à Tête Blanchele Glacier du Mont Miné - en montant à Tête Blanchele Glacier du Mont Miné - en montant à Tête Blanche

le Glacier du Mont Miné - en montant à Tête Blanche

Quelques virages vers le col de Tête Blanche, une longue traversée sous le sommet, je suis la trace puis m'en fait une, à moi, et j'enfourne le ski gauche , bim bam, saut périlleux avant incontrôlé, me voilà la face dans la neige, glacée. J'ai le visage tout irrité. Je me dégage de la neige, penaud. je remets tant bien que mal mes skis, époussette mon materiel, et rejoins Yves au col de Valpelline. On remet les peaux. Je ne me souvenais pas que al pente était si peu raide, je suis venu ici il ya 20 ans avec Thibault, mon frère. La trace est impeccable, raide comme il faut, mais pas trop. Elle vient buter à gauche du sommet sur l'arête  pour profiter de la vue : INCROYABLE. La Dent d'Herens se dévoile avec ses glaciers suspendus qui semblent si proche. Elle est superbe, derrière, le fier Cervin dévoile son arête du Lion. J'adore cet endroit ! La trace remonte encore. et voilà le sommet. On pause les kis pour les derniers mètres avant de faire une pause photo et bouffe. Le saucisson est de sortie. J'observe la Dent d'Herens, gravie il y a 7 ans avec Anne et Thib, Thib un peu en méforme était resté vers 4000 m à nous attendre, il s'était construit un abri en pierre et avait bouffé tous les Bastognes, le chien ! Pendant que nous atteignons le sommet, dans le brouillard, il faudra y retourner !

 

Vue de Tête Blanche
Vue de Tête BlancheVue de Tête BlancheVue de Tête Blanche
Vue de Tête BlancheVue de Tête Blanche
Vue de Tête BlancheVue de Tête Blanche

Vue de Tête Blanche

On repart vers le bas, dans une poudreuse de rêve.

Yves devant, moi, à la Go pro, derrière, on ne se refait pas. Le col est vite là, on croise deux randonneurs en raquettes, toutes mes sincères condoléances !...

Repeautage, et remontée rapide au col de tête Blanche où on repart dans la descente. Alors là, c'est étonnant, il y a d'énormes bosses sans doute formées par le vent. La neige, dessus est correcte, mais les vagues sont parfois tellement grosses qu'elles en deviennent difficile à skier.

On fini par s'habituer, ça se skie, c'est déjà pas mal. Je surveille le paysage, je sais que sur le topo il faut passer à droite de Rota Mota, et toutes les traces prennent à gauche au centre du glacier. On décide, comme tout bon mouton de Panurge... de suivre les traces (il ya toute une étude à faire sur la prise de décision, c'est sûr !)

On bifurque à gauche entre les crevasses et les séracs, c'est magnifique et ça passe très bien. La Dent blanche se révèle, superbe ! La neige, elle est de moins en moins bonne. De plus en plus glacée sur le dessus. On en vient à se retrouver sur une bonne vieille croutasse inskiable ! Alors que visiblement, vu les traces, hier, c'était le paradis, aujourd'hui on ne peut plus skier et on s'en met plein les cuisses !

On rejoint un magnifique canyon, qui passe bien. La suite, ben c'est le peu de neige qui est tombé en début de semaine, sur le néant ! Bilan, on reste sur la trace et on tâche de ne pas toucher les perfides cailloux en dessous !

Bon, on touche un peu, même beaucoup, mais on progresse. C'est plat, le bas du vallon, alors on pousse sur les bâtons. Et on rejoint la route. On peut encore skier un peu , mais la fin est proche et on finit par mettre les skis sur le sac.

Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens

Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens

Une fois sur le sac, il faut marcher en espérant trouver une voiture pour faire la navette à Arolla. Une femme avec son bébé en poussette nous dépasse et nous largue en courant, j'ai profité du dépassement pour négocier de nous faire descendre en stop mais ça n'a pas marché.

Un peu plus tard, une camionette arrive, STOP. Ils nous prennent et nous descendent aux Haudères alors que ça n'était pas leur destination au départ, sympa ! Reste à remonter à Arolla ce qui devrait être plus facile. Une vieille voiture arrive, un papy de 92 ans m'emmène un peu plus haut, il veut juste regarder les combats de Reine depuis le haut , à la jumelle. Me voilà sur un bout de rotue, seul, j'ai laissé Yves aux Haudères, Une voiture passe, deux jeunes, le joint au bec me prennent. Ils vont grimper un blog juste sous la Gouille. Moment sympa de partage de bons plans, ils me déposent à la Gouille et une troisième voiture, deux habitants d'Arolla m'emmène jusqu'auparking, sous le regard amusé d'un chamois.

retour aux Haudères en deux temps trois mouvements pour récupérer Yves et rejoindre Martigny, puis la maison.

 

Un superbe week end sur deux beaux Belvédères. J'adore la tête de Valpelline, je reviendrai ! Yves aussi, mais pour d'autres raisons ;-)

 

 

 

Ski de randonnée : Dents de Bertol 3524 m

Apoutsiak — Ski de randonnéealpinismeValais

Traversée Arolla cabane de Bertol

Premier jour d'un raid de deux, qui va nous emmener à la Tête Blanche et à la Tête de Valpelline, retour sous la dent blanche par le glacier de Ferpècle

 

Vidéo

Ski de randonnée : Dents de Bertol 3524 m

Topo

Montée

Se garer au parking des remontées mécaniques d'Arolla. 2000 m

Prendre la route du vallon qui mène au bas glacier d'Arolla en suivant la Borgne d'Arolla et venir buter sous la face nord du Mont Collon. Bifurquer à l'est et rejoindre le bas du Haut glacier d'Arolla.

remonter la pente entre les ponts 2818 et 2838 m de la CNS et poursuivre jusqu'au pied du glacier des Dents de Bertol (glacier que je qualifierai de semi suspendu) Remonter le glacier puis par des pentes moins raide gagner le sommet.

Descente

descendre au Nord puis à l'Est, un passage raide sur 10 mètres puis rejoindre le glacier u Mont Miné. Remettre les peaux pour rejoindre le col de Bertol, puis par 2 séries d'échelles et des escaliers, l'accueillante cabane de Bertol (mais assez perchée !)

 

La légende de Bertol

 

Le petit Bertol Wallez habitait Arolla. Il avait deux parents qui ne s'aimaient pas. Et, ce qui devait arriver arriva, ils divorcèrent (bouhouhou)

Sa mère, de la vallée voisine, retourna vivre sur ses terres à Salay. Devant le juge de Sion, ils optèrent pour la garde alternée. Les semaines paires chez maman, les impaires chez papa. Simple et efficace. Et chaque week-end, Bertol devait aller à pied  de l'un à l'autre, la triste vie des enfants de divorcés.

Ce week_end là, Bertol était chez sa mère, et il ne vit pas le temps passer. Quand il quitta Salay il était déjà tard. Il remontait le grand glacier louvoyant entre les gourmandes crevasses pour passer le petit col sans nom. Malheureusement la nuit était là et il n'osa pas basculer sur l'autre versant. Il passa la nuit à l'abri d'un rocher, luttant contre le sommeil et le froid mordant de  cette nuit d'encre.

Le lendemain matin, aux premières lumières de l'aube, il reprit sa route et rejoint Arolla. Son père l'accueillit. Enfin le terme d'accueil est sans doute mal choisi car il était furieux. Jamais un Wallez n'était arrivé en retard ! Les insultes fusèrent et Il envoya une mandale à Bertol dont les  dents valsairent dans la montagne.

Et c'est ainsi que vous pourrez aujourd'hui retrouver les Dents de Bertol, sur les cîmes du Valais, le  col de sa nuit alpine porte aujourd'hui son nom ! (et le refuge du même nom)

Les Wallez, de leur côté, en hommage à Bertol, ne sont plus jamais à l'heure ! mais ça, c'est une autre histoire

départ d'Arolla départ d'Arolla
départ d'Arolla
départ d'Arolla départ d'Arolla départ d'Arolla

départ d'Arolla

Récit

La semaine étant maussade, nous l'avions shuntée en deux : d'abord la Ruinette et le Pigne d'Arolla en début de semaine, nous avions passé chacun quelques jours "at home" avant de rejoindre Arolla pour une seconde session.

La veille la météo était mauvaise et les bulletins météo pas géniaux. Le risque d'avalanche était annoncé à 3 en Suisse et à 4 en Haute Savoie. J'inspectais les cartes IGN et CNS sur skitrack afin de trouver les itinéraires les moins exposés. Je jetais mon dévolu sur la Tête Blanche et la Tête de Valpelline qui ne présentaient que de rares portions expos, je connaissais un peu le coin pour l'avoir parcouru il y a 20 ans avec mon frère, Thibault.

Via facebook, Enguerran et Gianluca me recommandait la prudence, l'un en m'envoyant un lien vers le bulletin des risques d'avalanche de Haute Savoie, plutôt très alarmiste, l'autre en insitant pour aller faire une course plus bas dans la vallée, sur la carte avalanche de suisse, le risque était indiqué à 2, mais j'en connaissais la raison : l'absence de neige à basse altitude ...

Bilan : juste de quoi faire monter mon stress, je tentais de les rassurer en leur assurant que j'avais choisi mon itinéraire avec soin, ce qui n'était pas faux. Mais avec ça, j'ai mal dormi, j'avais un peu la pression...

 

sur le bas puis le haut Glacier d'Arolla sous le mont collonsur le bas puis le haut Glacier d'Arolla sous le mont collon
sur le bas puis le haut Glacier d'Arolla sous le mont collonsur le bas puis le haut Glacier d'Arolla sous le mont collonsur le bas puis le haut Glacier d'Arolla sous le mont collon
sur le bas puis le haut Glacier d'Arolla sous le mont collonsur le bas puis le haut Glacier d'Arolla sous le mont collon
sur le bas puis le haut Glacier d'Arolla sous le mont collonsur le bas puis le haut Glacier d'Arolla sous le mont collon

sur le bas puis le haut Glacier d'Arolla sous le mont collon

9 h 30, j'embarque Yves à Martigny, nous filons dans la vallée du Rhône avant de remonter le val d'Herens et ses pyramides d'Euseigne et  Arolla. Par chance la route n'est pas enneigée, j'ai enlevé mes pneus neiges cette semaine. On s'équipe, on déclenche les Suunto, on marche jusqu'au bout du parking, et on met les skis sous les pieds. C'est parti. D'abord au fond du vallon, dans l'ombre du Mont Collon. Et là, réflexion, si je suis au pied du Collon...  Alors... je suis l'anus ! Le vent apporte sa petite confirmation. Je suis au bon endroit. Mais pas hyper agréable. Il me faut remonter vers l'intestin grêle, mal nommé sur la carte suisse : Haut glacier d'Arolla.

Au loin quelques téméraires skient les pentes raides sous la cabane des Vignettes. Jamais je n'aurais osé avec le risque annoncé. Nos ventres crient famine ! On décide de faire une pause au Plan de Bertol. Mais il fait trop faim, on s'arrête en bas du haut glacier d'Arolla. La pause fait du bien. On repart repus, les estomacs bien remplis, avec une décision : nous passerons par les dents de Bertol, de là où nous sommes, nous observons une trace. (et c'est vrai qu'à la maison j'avais envisagé cette possibilité). Ca repart, d'abord à plat, sous le cagnard de ce début d'après midi. Je sue, je sue du chyle. Puré ce qu'il fait chaud. Puis ça commence à monter, et voilà le vent froid qui nous assaille. De dos, ça va, le sac à dos protège de l'agressif zéphir, mais de face, il vient congeler ma sueur sur mon frêle Thorax. Yves est déjà loin devant.

En face du Collon, il était nécessaire... de couler un bronze, chose promise chose due. Je repars allégé, les sphincters détendus. Rodin et Claudel n'ont qu'à bien se tenir...

Et on poursuit, on croise 4 skieurs un peu en difficulté à la descente, dans cette neige collante, pourtant, vu de montée, elle avait l'air correcte... Je rejoins Yves et on repart sur le glacier des dents de Bertol. Le passage est raide, mais la trace est bien faite. On passe une sorte de pylore étroit au pied du glacier avant de remonter la pente. Les descendeurs ont tout gâchés et Yves doit retracer quelques passages. Au dessus, on déroule, une sorte de grand oesophage à rebours...

C'est bien logiquement que nous parvenons à la dent de Bertol. oui le sommet s'appelle les Dents de Bertol, mais vu qu'on n'en gravi qu'une, je parle de la dent... sans doute une incisive, trop petite pour une molaire et pas assez pointue pour une canine. Belle pause au sommet.

 

 

 

Ca grimpe vers les dents de Bertol
Ca grimpe vers les dents de Bertol
Ca grimpe vers les dents de Bertol
Ca grimpe vers les dents de Bertol
Ca grimpe vers les dents de Bertol
Ca grimpe vers les dents de Bertol
Ca grimpe vers les dents de Bertol
Ca grimpe vers les dents de Bertol
Ca grimpe vers les dents de Bertol

Ca grimpe vers les dents de Bertol

Je fais quelques photos, j'envoie un petit SMS à Sandrine pour lui annoncer que les conditions sont correctes. Le SMS ne veut pas partir si le portable est trop bas, je décide de le garder dans ma poche, le réseau est meilleur en hauteur.

On mets les skis, et on file dans une excellente poudreuse vers le bas. Un passage raide sur une sorte de col, je m'engage en premier. Tout ce que j'aime, c'est étroit, c'est raide, et c'est en neige béton. Les skis vibrent sur la neige dure. Et Yves qui  a la bonne idée de partir juste derrière moi. Je me prends  des coulées de glaçons. Ca dégueule (forcément, ça devait arriver !) Je passe, la neige est moins bonne, un poil coutée et dure.

On fini par faire quelques virages pour rejoindre le plat du glacier, il faut déjà remettre les peaux.

Et là, c'est le drâme !

Sommet et descente vers le refugeSommet et descente vers le refuge
Sommet et descente vers le refugeSommet et descente vers le refuge
Sommet et descente vers le refugeSommet et descente vers le refugeSommet et descente vers le refuge
Sommet et descente vers le refugeSommet et descente vers le refuge

Sommet et descente vers le refuge

Il me semble que j'avais mi mon téléphone dans ma poche. il n'est dans aucune de mes nombreuses poches , ni dans celles de mon sac. Je l'ai laissé au sommet ou perdu dans la descente.  Le Khon ! Je revérifie rapidement chaque possibilité mais il n'y est pas. Je calcule le temps qu'il va me falloir pour remonter redescendre et vérifier que je ne vais pas arriver trop tard au refuge. il est aux alentours de 17 h, le repas devrait être vers 18 h 30, ça doit jouer, faut pas trainer. J'estime mes chances de réussite à 50 %. Je repars à fond, en mode polaire sans gants... Je laisse Yves rejoindre le refuge. 

Bon rapidement je me rends compte que partir sans gant est une erreur, il y a le passage raide que je vais devoir remonter à pied et qui est déjà dans l'ombre. Je remonte la pente en scrutant chaque endroit. Voilà le passage raide, je déchausse et grimpe à pied. Je parviens à retrouver les entailles d'une vieille trace. Par contre, sans gant, je vais avoir droit à bon petit onglet : les skis d'une main, les bâtons de l'autre. Les mains non protégée dégustent la neige glacée ! Quand j'arrive au dessus, c'est l'onglet, mais je n'ai pas le temps de m'apitoyer, ça passera en avançant. Et j'avance en rejoignant la trace de montée et je retrouve le sommet. Bon, inspection rapide, mauvaise nouvelle : pas de téléphone. Les chances de "retrouvailles" tombent à 12 %. Aïe. Je retourne aux skis. et je file vers le bas en suivant ma trace, j'ai eu la bonne idée lors de ma première descente de m'écarter bien à gauche des autres traces. Je ne trouve rien. Je me retape le goulet, re-joie !!! quel bonheur de revoir les skis vibrer !

Je retrouve ma trace en dessous, mais je ne trouve rien. contournement des quelques crevasses . Choux blanc, tout ça pour rien. Chance de "retrouvaille"... moins de 1% peu être plutôt  un pour mille. Je réinspecte mon sac, on ne sait jamais... mais toujours rien. Je file vers le refuge. J'avance bien sur ce terrain plutôt plat. Je rejoins le col de Berthol. pause les skis et file vers les échelle, flûte, j'ai oublié de laisser mes bâtons avec les skis.. je remonte les échelles. je vois Yves en haut qui m'attend l'air goguenard, il s'enquiert, un rictus à la bouche de ma réussite... ben non !

Coucher de soleil depuis la cabane Bertol
Coucher de soleil depuis la cabane BertolCoucher de soleil depuis la cabane Bertol
Coucher de soleil depuis la cabane BertolCoucher de soleil depuis la cabane Bertol

Coucher de soleil depuis la cabane Bertol

Je rentre dans le refuge, la gardienne m'accueille : "ah le fameux Guillaume Ledoux" je suis connu comme le loup blanc ! On attend le service de 19 h, puis on mange un délicieux repas avant d'aider Anne-Marie, la gardienne et son aide à la vaisselle. Un petit coup de Williamine plus tard on est au lit avec la sensations d'une journée bizzare, bien réussie du point de vue montagnard mais un poil gâchée par la perte de mon téléphone...

 

A suivre

Tête Blanche Tête de Valpelline

Vidéo : ski de randonnée - Dents de bertol 3524 m

Apoutsiak — vidéo - Les vidéos d'ApoutsiakValaisSki de randonnée

Dents de bertol depuis Arolla

Versant ouest

Descente sur la cabane de Bertol

Vidéo : ski de randonnée - Dents de bertol 3524 m

Vidéo : ski de randonnée - Ruinette - Pigne d'Arolla

La Ruinette  - alpinisme / ski de randonnée

La Ruinette - alpinisme / ski de randonnée

Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeValaisalpinisme
Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m

magnifique tour dans le Valais au dessus d'Arolla

Arolla

Pas de Chèvre

Cabane des Dix

Col de Cheilon

Col du Mont Rouge

Couloir du col de Lire Rose

Ruinette 3875 m

Jonction du glacier de la Serpentine et du Brenay

Col de la Serpentine

Serpentine

Pigne d'Arolla 3790 m

Col des Vignettes

Arolla

 

Vidéo

Topo

cabane des Dix

D'Arolla, gagner les pistes de ski (possibilité de prendre une piste raquettes ou prendre les téléskis !) et remonter la piste des Hôtels jusqu'au sommet du téléski Passer au sud du Mont Rouge (point 2581 m  CNS) le point 2738 m CNS pour gagner le pas de Chèvres (2855 m)

Descendre les 2 séries d'échelles puis gagner le glacier de Cheillon et rejoindre la cabane des Dix en passant au Sud de celle-ci par un mouvement enveloppant ! 

cabane des Dix 2928 m

 

La Ruinette

de la cabane des Dix, gagner par un long faux plat le col de Cheilon (ça se raidit sur la fin - 3237 m.

Toujours en faux plat, rejoindre le col du Mont Fort - 3326 m.

Descendre en direction du col de Lire Rose (raide au départ) et repérer le couloir qui part à gauche avant le col de Lire Rose.

Remonter ce couloir (bas du couloir 3130 m environ)

Le couloir aboutit au point 3386 m de la CNS (donc 250 m de couloir à 45° bien tassés par endroit !)

Partir sur la droite pour rejoindre le glacier de la Ruinette

Rejoindre le collet à droite du point 3710 m. Remonter l'arête, au dessus de la première bosse, basculer à droite et rejoindre un petit couloir de 12 m en III+ (crux).(rappel équipé pour la descente)

Puis remonter l'arête au mieux, soit sur le fil soit en versant sud. Gagner le sommet.

Descente par le même itinéraire puis au milieu du glacier (attention, un petit couloir pas évident à trouver depuis le haut permet de gagner la moraine du glacier de la Serpentine (voir fichier GPS)

 

Pigne d'Arolla

remonter le glacier de la Serpentine en contournant la barre de sérac par la gauche, rejoindre le col de la Serpentine, puis remonter la Serpentine en la contournant soit par la gauche, soit par la droite., de là, gagner le Pigne d'Arolla

 

Descente

Descendre et rejoindre la cabane des Vignettes et de la cabane , Arolla

 

Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m

Récit

Tout commence par un devoir citoyen, je me retrouve à 8 h du ma à aller voter et zou, direction le Valais dans ma puissante berline de marque française...

Je retrouve Yves avec lequel j'avais gravi le Gross Grunhorn et le Jungfrau il y a 3 ans. On pique nique, on s'habille, on porte les skis 2 minutes jusqu'au pied de la piste de ski, et on chausse. Pendant qu'on chausse deux chevreuils traversent la piste juste au dessus de nous, deux skieurs à la descente nous en avertissent, malheureusement, le temps que nous prêtions attention à leur appel, les chevreuils on quasiment disparus... :-(

 

Et c'est parti, sur cette piste de ki en fin de vie, de toute façon on n'a pas le choix, ailleurs, il n'y a pas de neige... On remonte au mieux la piste, croisant pas mal de skieur à la descente, et observant en contrebas, ceux qui montent ou descendent de la cabane des Vignettes. Yves et poli, il me suit, je sens que son rythme est bien plus rapide, il faut dire que c'est un GRAND skieur de randonnée, et qu'il fait beaucoup plus de dénivelé que moi. On opère une petite pause avant de quitter la piste. Puis on poursuit, j'oserve au loin 3 skieurs, je sens qu'on va les rattraper, je commence à faire une truc pas très classe mais qui permet de passer le temps, je mesure le temps qui me sépare du groupe. D'abord prendre un point de repère bien repérable, puis consulter la montre, mémoriser l'heure, et quand c'est mon tour de passer le point, calculer l'écart. Je complique parfois ma tache en prenant plusieurs points en même temps, ce qui nécessite au cerveau de réaliser plusieurs calculs à la fois. Sous le cagnard, comme aujourd'hui, pas toujours évident. Et je me rends compte qu'on fond sur le groupe. 3 minutes... 1 minute 40... 1 minute. En fait ce sont 3 filles, qui papotent. Je me retrouve dans les effluves de parfums, je les rejoins, les salue et les dépasse. Je poursuis vers le Pas de Chèvre, la pente se raidit, le col est déjà là, on fait une petite pause.

Au col, un couple et leurs deux filles s'apprêtent à descendre. Les deux filles sont magnifiques, deux blondes au cheveux long... " Ah si j'avais été plus jeune" Mais le poids des années ne joue pas en ma faveur... On verra au refuge, qui sait...

Les 3 grâces rejoignent à leur tour le col. (Attention, j'ai écrit grâce et non grasse ! Cela fait référence à 3 déesses de la mythologie : celle du charme, de la beauté et de la créativité - fin de la parenthèse comme indiqué ci-après)

 

Bref, les 3 Grâces discutent toujours, interrogent un autre type sur les courses possibles.

 

 

 

 

 

Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 mSki de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 mSki de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m

Nous quittons le pas de Chèvre pour nous engager sur les échelles. C'est le périph à l'heure de pointe. Il faut s'informer et vérifier que personne n'est engagé dans l'autre sens. Les croisements sont courtois, et tout se passe bien malgré les quelques bouchons. On descend à pied jusqu'au glacier et on rejoint le couple et les deux "Heidi". Tout le monde rechausse, Maman part devant , suivie d'Yves puis  de Heidi 1, que je ne tarde pas à dépasser. Le glacier est super grand et il fait méga chaud. On fini par retrouver le couloir d'accès au refuge. Un gars sans sac à l'air de bien galérer. C'est un ancien et je m'enquiers de son état. Sa fille est venue lui prendre son sac et il me dit qu'il gère.  Je poursuis, on remonte le couloir  et on retrouve le plat juste avant le refuge où il semble ya voir une grosse ambiance... C'est sûr, il y a des Italiens. Arrivé au refuge, bingo, un gros groupe d'Italien fête un anniversaire avec chapeaux, ballons et cotillons, et musique !

On range, on fait sécher, on s'installe, tout le monde fini par arriver au refuge. et je me rends compte qu'il y a beaucoup de fille dans le refuge, et que toute sont des bombasses (bon, je sais, c'est pas très classe, mais c'est vrai que chacune était jolie) de splendides Italiennes, des Suisses Allemandes, des Françaises. Un petit avant goût de Paradis ! Et aucune ne me trouve le rôle de Roméo... C'est vraiment trop injuste. (Et ma petite femme qui va lire ça...    Aïe ! pas sur la tête !)

Bref, je nage presque en plein bonheur. Un hélico en profite pour venir vomir ses héliskieurs, enfin je n'ai pas trop compris la manoeuvre, dépose de gens équipés au pied du refuge.

les trois Grâces sont en pleine discussion sur la place de la femme dans la préhistoire avec de grandes théories. Bon je n'ai rien dit mais ce qui est bien avec la préhistoire, c'est que comme son nom l'indique, on n'a pas d'écrit, donc on peut lui faire dire n'importe quoi (leur théorie était que les femmes dominaient les hommes à une époque). Yves moi participons discrêtement à la conversation. Je pars faire une petite sieste. Et c'est déjà l'heure du repas.

 

A table, on se retrouve avec  les trois Grâces et le l'ancien et sa fille. Les gardiens nous offrent un petit verre defendant. L'ambiance est sympa, l'ancien est Franc Comtois, sa fille chasseur alpin, on discute montagne, comme souvent en refuge. L'une des Trois Grâce entâme une consultation de médecine parallèle sur ses deux amies, les questions sont plus bizarres les unes que les autres, elle compte les points sur un petit papier, je n'ai pas entendu le résultat de ces consultations, mais les questions avaient de quoi surprendre "as tu une bonne circulation sanguine" " combien de fois vas tu au toilettes" "tes règles sont elles douloureuses"... J'avoue être resté perplexe. elle en profite pour raconter sa vie compliquée avec un oncle, très compliquée.

Le repas se termine avec les résultats du premier tour de l'élection présidentielle, visiblement, la droite de la table semble plutôt modérée, tandis que du coté des trois Grâces, c'est l'affliction, j'en déduis la présence de 3 Mélanchonistes avec nous. Mais peut être me trompes je !

Nous filons nous coucher, nous avons négocié un petit dej à 4 h alors que le reste du refuge décolle à 6 h 30.

 

On se couche les premiers, mais il y a vite  de l'animation. En face, un chauve s'énerve avec le dortoir voisin (les italiens ?) il tape le mur avec force et énervement. 1 fois... 2 fois... 3 fois, il fini par se lever et aller engueuler directement les auteurs. J'ajouterai juste que quand il est rentré dans le dortoir endormi, il a allègrement allumé la lumière, sans rien n'y trouver à redire...

Une fois le chauve calmé, je m'endors, mais je suis réveillé par les trois Grâces qui arrivent un peu bourrée, elles ont pris un digestif avec un guide suisse de leur connaissance. Bref, elles discutent encore et mon endormissement est cassé.

Mais je finis par m'endormir.

Et d'un coup, un cri, strident, énorme, ça me boulverse le coeur, c'est une des trois Grâce qui a du cauchemarder. Elle a du réveiller tout le refuge.  Bon ça m'a bien stressé.

Il n'y aura pas de guerre de la fenêtre ouverte, mais le début de nuit a été bien agité...

 

 

 

Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 mSki de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
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panorama cabane des Dix
panorama cabane des Dix
panorama cabane des Dix

panorama cabane des Dix

3 h 45, le réveil, puré je dormais bien.. Je secoue Yves et on décolle, en essayant d'être discrêts. Petit dej au thé, c'est pas ma tasse de thé, ben si ! On s'équipe et on sort du refuge à 4 h 30, les couteaux dans la poche, il fait froid. On s'égare un peu juste après le refuge, on descend un peu trop, on corrige le tire et voilà la trace. Au bout d'1/2 heure je consulte mon alti on n'a gagné que 100 mètres, je pensais que le col serait déjà là. Le rythe est bon. Yves se colle derrière moi pour ne pas me larguer. La trace se raidit, on est sous le col (de Cheillon). Adhérence des peaux parfois limite mais voilà le col, il fait nuit noire. Courte pause et on poursuit à plat vers le col du Mont Rouge. C'est plat, on  observe la trace qui part  à droite vers le Mont Blanc de Cheillon. Nous suivons une vieille trace qui nous permet de ne pas nous enfoncer. Je surveille la face nord, je suis sûr que c'est jouable de passer par là, mais je suis équipé de mes crampons light et de mon piolet light... euh ... un peu light.

Col du Mont Rouge, il fait froid, j'hésite à mettre la doudoune sous la Gore Tex. Je repère un petit couloir au dessus du col de Lire Rose qui pourrait nous permettre de gagner le glacier de la Ruinette sans descendre trop  bas.

Bon, il faut d'abord gérer la première pente sous le col, bien raide et en neige béton. Yves part, je le suis, tout en dérapage, les skis vibrent à fond sur la neige méga dure. je finis par enchainer les virages. La pente est moins raide, c'est agréable. Un petit schuss dans les coulées d'avalanche nous permet d'accéder au pied de  notre petit couloir nous passerons par là.

Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
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Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
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Je pars devant, et je laisse Yves qui me talonne prendre rapidement le relais. J'en profite pour faire des vidéos et des films. Yves passe l'étroiture, je passe de nouveau devant. Je trouve mon rythme. Je m'arête juste sous la sortie, faire une petite vidéo. Yves passe devant et termine, on se retrouve sur l'arête , et là, bonne surprise, pas de souci pour gagner le glacier (j'avais peur que ça ne soit galère vu qu'on a un peu inventé le passage)

On remet les skis sur un glacier parfois verglacé, les peaux glissent, mais pas toujours vers l'avant. sur le plateau, on retrouve des traces. Deux skieurs sont passés par là (il s'avérera après que je retrouverait leur compte rendu sur camp2camp). Nous prenons leur trace. nous metons les couteaux sur le haut et déposons les skis.

Crampons, piolet, et c'est parti. assez rapidement on se retrouve au pied d'un petit couloir d'une 15aine de mètres, bien raide. Je me lance, appliqué, pas le droit à l'erreur. Chaque pied en opposition, les crampons crissent, on trouve quelques prises de mains, je progresse. Je finis par tomber sur une pierre branlante, qui ne l'annonçait pas. Flûte elle est pile ou je voulais poser mes pieds. Je l'évite afin qu'Yves ne la prenne pas sur la tronche. En haut, j'attends Yves avant de repartir. La suit eest plus facile, sur le fil de l'arête ou plus souvent versant Sud. On galope sur l'arête. Les traces nous aident à éviter d'hésiter. J'aime ses arêtes en PD. Celle ci est particulièrement esthétique avec le Grand Combin en toile de fond. Les passages sont variés, un dernier sur le fil, en plein ciel. et voilà le sommet, Youpi !

 

On regarde le paysage, le Mont Blanc de Cheillon tout proche et les 10aines de skieurs de rando sur son antécîme. On grignote, et on repart pour la descente.

Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
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Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m

La descente est rapide, les passages techniques bien négociés, on opère un petit rappel dans le petit couloir et on rejoint les skis.

on attaque la descente, la neige est plus que correcte. Je prends en charge  les opérations et je propose à Yves d'aller skier rive gauche du glacier, là où la neige n'a pas trop ris le soleil. Nous laissons les traces de nos prédécesseurs au centre du glacier et y filons. Au bout de plusieurs minutes nous avons un doute... Est ce que ça va passer jusqu'en bas. Sur la carte, oui, mais en pratique... on décide de rejoindre les traces. Et zou, traverser à droite du glacier, on retrouve les traces qui nous amènent à un couloir bien raide. On déclenche de petites coulées à chaque virage. Yves par devant, je le suis. Ca se skie pas trop mal.  On fini par sortir en bas sur le plat du glacier, on regarde juste où on avait envisagé de passer, il ya d'énormes barres rocheuses infranchissables... Parfois, on a du pif...

Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m

j'avais prévu de remonter le glacier du Brenay jusqu'au Pigne d'Arolla. mais force est de constater qu'il n'y pas de trace et que ça va être galère de passer le long des séracs. Je finis, un peu déçu par jeter l'éponge, on passera par la Serpentine.

On repeaute, et nous voilà en plein cagnard sur le long et plat glacier de la Serpentine. 3 km à parcourir jusqu'au col.

C'est parti, assez rapidement je vois qu'Yves coule une petite bielle, je le surveille du coin de l'oeil, mais il avance, à distance. Au loin, deux skieurs. Je rejoue au jeux du timing. Premier point 35 minutes. Ca va être chaud pour les rattraper. La trace remonte sous les séracs, elle traverse en rive droite, j'opère une pause pour attendre Yves. Puis  repars, nouvelle pause. Les deux devant sont à présent à 20 minutes.  Je file, tranquille, que ce glacier est long... et plat. Un poil plus de pente sur le col, et je tombe, sur un Italien, je les ai rattrapé. Il part, je fais ma pause, attendant Yves, qui arrive quelques minutes plus tard. On boit et on bouffe. Avant de repartir. On longe la Serpentine et on met les couteaux avant le passage raide. Les deux Italiens sont juste devant, on va les avaler. Je pars devant, Yves juste derrière, on dépasse les Italiens, la fille est vraiment dans le dur. On se retrouve sur le plateau de la Serpentine. J'enlève les couteaux, et je décide de jouer au jeux du... je rattrape la cordée devant. mon seul problème : il ont la moitié du trajet d'avance ! Je tente le coup, Yves a des doutes.

Premier pointage, 13 minutes, ça va être chaud. Après 2000 m de déniv ,je ne vais quand même plus très vite, même à fond. Mais faire des calculs et avoir pour objectif de réduire le temps m'occupe et je serai plus vite au sommet.  8 minutes, il ne reste plus grand chose avant le sommet... 5 minutes... dernier virage. C'est raté, mais je fins, 3 minutes derrière le groupe (j'apprendrais sur Strave que j'ai le 5ème temps sur 35 Stravaïste sur cette portion !)

Au sommet, un anglais s'approche et me demande si j'ai une chaîne Youtube. damned, je suis une fois de plus reconnu.  On papote un peu (pas trop avec mon anglais trop basique)

Yves fini par arriver.

On fait quelques photos, on mange (on arrête en fait jamais de manger) on fini les derniers centilitres d'eau.

l'Italien fini par arriver, il a laissé sa dulciné et sa galère. Elle fait du surplace au loin. La bonne vieille galère. J'observe la scène. Il fini par descendre (je pense pour récupérer son sac)

Et zou, il faut descendre.

Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
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Les peaux enlevées, on part, à fond, neige un peu dure, on a la sensation qu'elle a regelée avec les nuages. Les virages s'enchaînent, on fait régulièrement le point pour ne pas louper l'accès au Vignette. Bingo, une belle pente bien verglacée nous accueille, je déteste. Mais c'est court. on passe devant la cabane des Vignettes et son col et on plonge au Nord dans une neige traffolée.

On skie assez vite et on perd du dénivelé rapidement. La neige devien transfo, un peu collante, mais elle se laisse skier. Il faut juste éviter les cailloux. On fini par déchausser sur une passerelle pour rechausser 50 m plus loins sur la piste de ski. Derniers mètres dans une neige soupe skiable. Nous voilà en bas. Il fait 20° mais on est habillé comme à 3800 m : polaire Goretex, il faut un peu chaud. On descend les derniers mètres à pied et on gagne la voiture.

24 km et 2200 m de dénivelé , une belle aventure en montagne, comme je les aime !

Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
Les trois Grâces

Les trois Grâces

Ski de Randonnée - Blanc de Moming 3657 m

Apoutsiak — ValaisSki de randonnéeZinalalpinisme
Ski de Randonnée - Blanc de Moming 3657 mSki de Randonnée - Blanc de Moming 3657 m

Magnifique sortie sur un magnifique sommet.

 

Vidéo

Topo

Départ :

Départ de la cabane de l'Arpitetta que l'on gagne soit depuis Zinal directement, soit depuis le col de Milon  au dessus de la cabane

Sommet :

Depuis la cabane de l'Arpitetta (2786 m) prendre à flanc (à l'est de la cabane) et longer le cirque glacière pour rejoindre le point 2707 m et le pied de la rampe du glacier de Moming.

Remonter à flanc cette rampe. On rejoint le glacier de Moming au dessus de la grande barre rocheuse. Remonter le glacier de Momin gen rive gauche.

Remonter en direction de la pointe Sud de Moming. Puis bifurquer vers le point 3582 m (petit col -superbe vue)

De là rejoindre facilement le Dôme 3651 m

Descente :

Par le même itinéraire jusqu'à 3000 m puis en restant rive gauche du glacier on longe ensuite la base de l'arête avant de plonger vers le pont (en cas de faible enneigement il peut être intéressant de repartir vers l'amont de la rivière. De là on passe le pont et on rejoint Zinal par la piste

 

 

Récit

Bonne nuit dans le petit refuge de l'Arpitetta.

Le réveil de mes voisins sonne (5 h 45), je me réveille. les 6 de la tablée d'hier se lèvent, on a tous pour objectif le Blanc de Moming. Je descends et croise les deux derniers alpinistes d'un groupe de 9 qui sont en partance. On aura près de 3/4 d'heure de retard sur eux.

Petit dej, pain maison, j'ai failli vomir quand un cheveux de la patissière est venu s'enrouler sur ma glotte. Ca a failli mal se terminer, mais , grâce à ma pratique intensive du Yoga, j'ai pu maîtriser ma réaction et éviter un drâme. Je finis , avec difficulté, à ressortir l'intrus : Ce fut juste.

CE matin, le pain a du mal  à passer, je ne parviens pas à l'avaler. Alors je mâchonne, je mâchonne, tel un bovin ruminant du bon foin. Je bois du thé pour faire passer. Je finis par terminer et filer me préparer.

Quand je sors du refuge, vers 6 h 30, le jour point. Je mets la frontale, je sais que ça ne sera pas pour longtemps et je pars. Je suis le premier du deuxième groupe. Après une hésitation quand à la direction à prendre ,je finis par trouve le bon angle de départ. La neige  a bien regelé et je suis les traces qui vont d'une moraine à l'autre à flanc. Je me rends compte que les deux Suisses me suivent. Ils me dépassent sur une moraine, ça tombe bien ils n'auront pas à voir mon style apocalyptique. Ils passent devant, donc, et je les suis derrière. On parviens au prix d'un dernier schuss au début de la montée. On peaute, je repasse devant.

Ski de Randonnée - Blanc de Moming 3657 m
Ski de Randonnée - Blanc de Moming 3657 m
Ski de Randonnée - Blanc de Moming 3657 m

Le départ est un peu raide et je fais une petite pause pour mettre les couteaux. Un passage raide, mal réveillé, je merdouille un peu mais ça passe. ca sera le dernier, ensuite, c'est cool. La trace longe le dessous du glacier. Elle est bien faite, elle monte en pente douce. Je finis par  débouler sur le glacier. Trace impeccable, je vois au loin le groupe de 9; 2 ou 300 mètres au dessus de moi. Je remonte encore pour m'offrir une petite pause aux alentours de 3000 m.

Je repars, le soleils de lève, il fait grand beau. Magnfique journée, paysage magnifique dans ce cirque, à gauche, le Weisshorn, le Zinalrothorn, l'arête du Blanc de Moming, le Blanc de Moming, et le Besso à droite. Je profite tout en avançant. Plat du glacier, nouvelle petite pause lunettes.  Je poursuis, la trace va longer la base de l'arête du Blanc, je fais une dernière pause boisson et bouffe sous le col. J'arrière garde du groupe de 9 est à 5 minutes devant moi. je repars et je les rejoins au col. La vue est magnifique, l'Obergabelhorn, la Dent d'Herens, la Dent blanche ... Petite pause photo, je repars devant l'un des 9 et derrière un autre. Je profite des derniers mètres. et rejoins le sommet. Un belvédère 5 étoiles !

pause ravitaillement avant d'attaquer la descente. Tout le haut en poudreuse, le soleil n'a pas fait son oeuvre. j'en profite ! Les plats sont passé rapidement puis je reoins la côte 3000 où je quitte la trace de montée. Je vois un trou passer sous mes skis pour me rappeler que je suis sur un glacier. Je me fais bien plaisir, la neige, plein Nord est excellente (alors qu'il n'y en a presque plus en face Sud) Je bascule de petits couloirs en petits couloirs , la neige est dure maintenant, ce qui devient presque utile car il ya des petites remontées, ça permet de conserver de la vitesse !

 

Ski de Randonnée - Blanc de Moming 3657 m
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Ski de Randonnée - Blanc de Moming 3657 m
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Je rejoins "les dessus" du vallon de l'Arpitetta. Il commence à y avoir des Vernes, puis quelques cailloux, puis beaucoup dehttp://alpinisme.over-blog.net/2017/04/ski-de-randonnee-blanc-de-moming-3657-m.html Vernes ... et beaucoup de cailloux. Il faut descendre , monter ,skier sur les vernes, lever un ski pour passer un caillou, lever l'autre. Louvoyer.

La trace repars à gauche dans le vallon. de plus en plus merdique. Mais ça passe à ski. puis ça revient le long du torrent pour rejoindre le pont.

Je déchausse, puis c'est parti pour la sessions chaussage déchaussage... Trop fréquents à mon goût. cette année est vraiment triste pour la quantité de neige. une dernière portion à ski, puis c'est fini, il faut porter. Pour le long plat de Zinal. Tout bouillasseux, tout cradouille. Je marche dans Zinal, il me faut faire du stop, mais les voitures ne sont pas légion. A la sortie de zinal un sympathique automobilisite fini par me prendre et me ramène à  Mottec

périple terminé !

Ski de Randonnée - Blanc de Moming 3657 m
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Brunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'Arpitetta

Apoutsiak — ValaisZinalSki de randonnéealpinismeDFace Nord

Une bien belle et bien longue journée

Ski de randonnée

Détail :

  • Turtmanhütte 2519 m
  • Face Nord Nord Est du Brunegghorn 3833 m
  • Descente point 2800 m sur le Turtmanngletscher
  • Cabane de Tracuit 3250 m
  • Point 20703 sous le col de Milon
  • Col "superieur" de Milon  2996 m
  • Cabane de l'Arpitetta  2786 m

Vidéo

 

Brunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'Arpitetta
Brunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'Arpitetta

Topo

Accès à la Turtmannhütte

Voir topo ici

Face NNE du Brunegghorn

De la Turtmannhütte, redescendre légèremen tet prendre le premier couloir à gauche qui mène au Gässi. De là rejointdre le point 3075 m de la CNS pour basculer sur la glacier (Brunegggletscher) Rejoindre le petit col qui sépare le Schöllihorn du Brunegghorn et basculer versant Nord (Abbergletscher) rejoindre le pied de la face Nord. La remonter en son centre, passer la rimaye et monter en ascendance à droite  jusqu'aux rochers.  puis partir sur la gauche 30 m au dessus pour rejoindre l'arête. (il est possible de gagner le sommet directement)

D+ 3 -  3833 m

Descente du Brunegghorn

Par le Brunegggletscher, et rejoindr ele point 2800 m à la jonction du Bruneggletscher et du Turtmanngletscher.

Col et Cabane de Tracuit (3250 m)

Traverser le Turtmanngletscher et remonter sa rive gauche puis rester en rive gauche sur le plat pour rejoindre le col et la cabane de Tracuit 3250 m

Traversée du col de Milon ( 2996 m)

De tracuit, descendre versant Sud Ouest et viser le point 2703 m de la carte CNS

Remonter vers le col de Milon sur l'arête de Milon. Attention, il ya deux cols.celui de droite est plus facile vesant Arpitetta !le col de gauche donne sur une barre que l'on peut descendre au prix de passages quelques peu délicats...

Du pied du col rejoindre la cabane de l'Arpitetta en appuyant à gauche, elle apparait au détour d'une moraine.

Pour info : le trajet complet fait 23 km et 2200 m de dénivelé. J'ai mis 14 h, on peut faire plus court.

 

 

Face Nord du BrunegghornFace Nord du BrunegghornFace Nord du Brunegghorn
Face Nord du Brunegghorn

Face Nord du Brunegghorn

Récit

 

La Veille (pour le récit complet voir ici)

Nous sommes arrivés bien tard à la Turtmannhütte : 18 h 30, à peine le temps d'enlever les peaux qu'il faut passer à table... Pendant le repas, Ovidiu s'active à trouver de l'eau. bredouille au départ, il fini par en trouver dans la fontaine. Elle ne coule pas, elle stagne. A l'aide de mon piolet, il brise la glace et recupère le précieux liquide (oui, ici l'eau est à 12 €!!! me litre 5). Bref, il revient faire comme Artaban lorsqu'il revient avec ses deux bouteilles remplies. Je vois la terre au fond du flacon. Je sens qu'elle va être goutue !

J'attends la fin du repas pour déguster la première lampée... Horrible, un goût de vase infecte... A gerber.

Et finalement, le soir , un peu d'eau est offerte pour se la ver les dents. J'avoue que j'en ai un peu profité !

 

Mauvaise nuit...

3 h, le réveil sonne, j'ai les jambes lourdes de la déjà grosse journée de la veille. Je m'habille et m'extirpe du dortoir en silence, nous sommes les seuls à nous lever de si bonne heure. Dans la salle à manger, je m'abreuve de jus d'orange et de thé tout en dévorant quelques tartines. Je propose à Ovidiu d'aller faire un tour vers l'arête Est du Bishorn (l'objectif iniital était la face Nord du Bishorn mais un guide, la veille , nous l'a déconseillée) Ovidiu préfère les faces et déteste les arêtes... On partira pour la face ord du Brunegghorn.

Je peaufine mon sac, il est déjà l'heure de partir.

La météo est parfait ce week end, on n'a même pas le stress d'une intempérie, pas la possibilité non plus d'avoir le mal des rimayes...

Frontale, Goretex, et c'est parti, année sèche, année de galère. il faut déchausser à plusieurs endroits au bout de 5 minutes. On hésite quant au bon couloir à prendre, et c'est Ovidiu qui a raison, crampons piolets, skis sur le sac. Et c'est parti pour la première petite grimpette de la journée dans le couloir du Gässi. In rejoint le plateau, on remet les skis, je pars devant pendant qu'Ovidiu se ravitaille en neige. Ce qu'il ya de bien, c'est que je suis déjà passé par là il y a 3 ans, ça aide, on avait fait l'arête Nord Est avec Anne.

Je surveille par moment du coin de l'oeil, que la frontale d'Ovidiu est bien derrière et je progresse. J'aime bien prendre un petit rythme lent et régulier. Suis je en forme, je me rends compte qu'Ovidiu ne me rattrape pas, je finis par l'attendre.

On repart, et je me retrouve derrière, le jour point. La face Nord du Bishorn est là, magistrale, un gros sérac en barre l'accès, j'inspecte les différents possibilités (pour une autre fois). Il ya un grand couloir à droite, avec sans doute pas mal de glace masquée par une fine couche de neige. A gauche c'est tout en glace. Au centre, en louvoyant au milieu du gros sérac, il ya sans doute un passage , mais qui nécessite ensuite un gros détour pour éviter une méga crevasse ... J'inspecte aussi l'arête Est, on ne sait jamais...

Ovidiu m'a largué, je progresse tranquillement, on rejoint le petit col qui donne accès à la face Nord. Là voilà !

Brunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'Arpitetta
Brunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'ArpitettaBrunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'Arpitetta
Brunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'ArpitettaBrunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'Arpitetta

On bascule alors sous la face dans une poudreuse profonde. Ovidiu a pris de l'avance et trace tandis que j'essaie  de suivre. Je me retrouve derrière lui essoufflé. Je ne lui propose même pas de passer devant, je sais que je vais me mettre dans le rouge en 10 mètres. J'ai la sale impression d'être un Usurpateur. Il avance, je suis.

On arrive dans le raide, on mets les skis sur le sac et c'est parti dans la neige profonde. La rimaye ne va pas se laisser passer dessus sans résistance. Je repense à gianluca au Morgenhorn, où celui ci lui avait rendu une petite visite sans gravité ...

Première tentative, échec. Ovidiu part vers la gauche... Non plus... un peu plus à gauche. Je monte l'assurer à califourchon sur la lèvre de la rimaye. Un pas, Deux pas. Ovidiu utilise sa pelle pour s'assurer.  Un grand pas, le voici au dessus du danger. C'est mon tour. Les piolets s'enfoncent profondément dans une neige pas assez consitante à mon goût. La trace est faire, c'est plus facile. Je mont ele plus haut possible sur la lèvre inférieur tout en testant chaque pas avant d'insister. Les piolets ancrés le plus loin possible, je m'élève, ça passe, sans trop de stress. Ovidiu repart déjà, on progresse corde tendu avec des points intermédiaires. Le début est en neige, fastoche... Puis on sent bien la glace sous jacente...

Les pointes des crampons ancrent à peine... Concentration, mais on progresse. Au dessus, Ovidiu virevolte, les gestes sont précis, efficaces, on ne perd pas de temps. On se retrouve sous la bande de glace des rochers sommitaux. J'ai récupéré toutes les broches, et Ovidiu peste, une de mes broches refuse de "tourner" petit coup de stress, je dois le rejoindre sans à cou.. Délicatement je remonte les 8 mètres et dès mon arrivée le relai est renforcé. Au dessus, la qualité de la neige est variable, parfois bonne, parfois glace dure, parfois une assiette part, à d'autres moments, la roche est là... Je sens qu'Ovidiu aurait bien aimer sortir directement au sommet, mais on n'a pas de friend, il faut ruser. on part en écharpe à gauche sous une bande de rocher. Un poil de dry, il s'élève dans l'axe du soleil et rejoint l'arête, je le rejoins et passe devant pour finir l'arête (sans doute est ce ma spécialité). La neige est mégaprofonde et les corniches bien présentes. Je galère par moment à faire progresser ma masse dans cette neige inconsistante, mais voilà le sommet ! YES !

Brunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'ArpitettaBrunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'Arpitetta
Brunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'Arpitetta
Brunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'ArpitettaBrunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'ArpitettaBrunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'Arpitetta

Après une bonne pause, on repars vers le bas. Neige dure puis croutée avant de rencontrer la transfo excellente et le plat du glacier tout schuss. Je rattrape facilement Ovidiu ui a des skis mal fartés ! On bascule dans la pente qui permet de gagner la jonction des glaciers et on repeaute. Je m'enquiers auprès d'autres skieurs du dénivelé à faire pour rejoindre tracuit... 400 m annoncés, 1 h. Je propose à Ovidiu de passer devant, il me laisse passer. Je prends mon petit rythme. La première conversion est loin et quand j'y suis, je me rends compte qu'Ovidiu est loin derrière. Je continue, je n'aime pas m'arrêter. Le soleil nous crâme, j'avance. Les conversions se succèdent et l'écart avec Ovidiu s'accroit, je décide de l'attendre sur le replat à 1/4 d'heure de Tracuit. Je me fais une petite pause saucisson, fruits secs sieste. ET... je suis réveillé par l'arrivée d'Ovidiu, j'ai dormi.

Je repars à sa suite, il a le pas fatigué, sans dotu ed'avoir trop tracé ce matin, j'ai un peu honte, je me suis trop économisé...

On arrive au col, skis sur le sac pour désescalader  les 10 mètres en rocher. En bas, un fan me croise (Alexandre je crois, mais je n'en suis pas sur...)  Une situation assez orginale : le gars est descendu rechercher un crampon perdu par sa femme (ou une amie, là je ne sais pas) il remonte le crampon à la main, "Apoutsiak ?" Ben oui, c'est moi, bon il faut avouer que ça n'est pas la première fois et je commence à avoir l'habitude... Mais là, il est hyper enthousiaste et me demande des nouvelles d'Anne. J'ai l'impression d'être Justin Bieber et lui... ma fille  ! On discute un peu, son enthousiasme m'épate, il rêvait de me rencontrer ... C'est chose faite ! En tout cas, le moment fut incroyable pour moi aussi. Il file vers Tracuit et le Bishorn...

On se sépare, puis je me sépare d'Ovidiu qui redescends directement à Zinal s'en s'offrir la dernière journée sur le Blanc de Moming. il par vers le Roc de la vache, où je le verrais demain il n'y a quasiment plus de neige jusqu'à Zinal.

Je descends vers le pied du col de Milon à 2700 m. On m'avait annoncé une grosse centaine de mètres de monter... Il y en a prêt de 300...

Brunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'ArpitettaBrunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'Arpitetta
Brunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'ArpitettaBrunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'Arpitetta

Je repeaute sous le cagnard, et c'est reparti après une gorgée d'eau. La trace est bonne, pas trop raide.  elle se sépare en deux, je prends l'itinéraire de gauche, mieux tracer me semble t'il. Ca monte correctement et j'essaie d'éviter de m'arrêter (j'ai dit j'essaie).

Au dessus, je me rends compte qu'il ya deux passages, le col de Milon du topo est à droite et moi avec la trace je suis plus à gauche sur un col qui atteint 2996 m ! J'espère que ça va bien passer de l'autre coté (de ce coté pas de souci) J 'arriv au col, vue magnifique, mais grosse désillusion, il y a 50 m bien raides et bien pourris de l'autre coté. J'hésite puis je me lance, les skis sur le sac, désescalade avec les skis qui frottent. De la bouillasse, du gravillon, dès dalle, un peu de glace ! Journée sans fin ! Les 50 mètres sont pourris... Après les barres, un pierrier déguelasse et raide pour terminer par de la neige complètement humide.

Je me retrouve sur un replat pour faire un point carto : trouver le refuge sans se planter. A priori il est à cauche et quelques traces de ski m'invite à penser que j'ai raison. Je descends à fond, pressé d'arriver, au détour d'une moraine, le voici, moi qui avais peur de devoir repeauter, tout me semble parfait, ça descend jusqu'à la cabane. Je me fais quelques beaux virages avant de débouler à fond sur la terrasse du refuge où une 20aine de personnes me saluent ! Il est 18 h !!!, 14 h de course.

Accueil des gardiens, puis je me rends compte que c'est un peu la fête des gardiens et du CAS propriétaire, ils offrent l'apéro au vin blanc à tout le monde. Repas avec une tablée sympathique, on n'aura pas droit à la fondue que les gardiens se préparaient , dommage!

A la fin du repas, coucher de soleil, passage aux toilettes pour me rendre compte que j'ai la diarrhée, sans doute liée à la bonne qualité d'eau dégustée la veille (voir le début du récit !)

Je sors de là en me désolant que les toilettes soit à 70 m du refuge (avec de la neige) La nuit va être délicate.

En fait, je me couche et je tombe dans les bras de Morphée.

Mais je cauchemarde, demain l'objectif est de Blanc de Moming et son glacier méga crevassé.

Je me vois déjà au fond d'une monstrueuse crevasse, forcément le téléphone ne passe pas. Je gis au fond, parfois je me retrouve pendu à une corde. Parfois je n'ai pas de broche au fond de ma crevasse. Bref, cauchemards d'alpiniste, ça m'apprendra à partir tout seul...

 

 

Brunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'Arpitetta
Brunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'Arpitetta
Brunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'Arpitetta

Ski de randonnée : Wängerhorn 3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal

Apoutsiak — Ski de randonnéeValaisZinal
Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal

Topo

13 km - 1800 m de dénivelé

Se garer juste à la sortie de Mottec (1556 m) remonter pour rejoindre le Mayens de Barneusa puis Barneusa Alpage (2211 m)

On gagne la Remointse et on remonte vers le point 2545 m CNS

Longer la base de ma barre rocheuses sous le point 3029 CNS et gagner le col des Arpettes en écharpe droite gauche ( 3008 m)

Du col on gagne facilement le sommet du Wängerhorn

 

Descente

Ca descend à plusieurs endroits en face Est

Descente L'inners Wängertälli, ça passe à différents endroits.

En bas, en cette année 017 méga sèche ça n'est pas la même chose, la moraine ne passe bien qu'à un seul endroit qui se situe pile à l'Est de la lettre "i" de Wängertälli de la carte CNS. En cas de neige abondante ça doit passer un peu partout !

Traverser le bas du glacier (crevasse et menace de séracs) et remonter les moraines successives qui permettent de gagner la Turtmannhütte 2519 m

Vue depuis le refuge sur le col des Arpettes, nous sommes passés à gauche, ça passait mieux au centre...

Vue depuis le refuge sur le col des Arpettes, nous sommes passés à gauche, ça passait mieux au centre...

Récit

 

Rendez vous avec Ovidiu à la sortie de Sierre, nous sommes tous les deux en avance, parfait, on monte les voitures à Mottec et on se gare à la sortie du village.

On papote, tout en mangeant et en préparant nos sacs. A 10 h 30 nous sommes partis, sur le sentier, pas de neige à l'horizon. On papote tout en marchant. Plus on monte , plus on désespère, il n'y a vraiment pas beaucoup de neige... quelques vagues névés, on n'est pas prêt de faire glisser nos peaux de phoque. Dépression

Un Lexomil plus tard, on arrive en l'alpage de Barneusa où on peut enfin skier. 2200 m tout de même. On est parti sur un vague sentier avec un peu de neige. Il faut souvent skier sur les Vernes... Au fond du vallon, la neige est enfin en continu.

Un coup d'oeil sur la carte pour choisir notre itinéraire (on hésitait entre l'Omen Rosso et le col des Arpettes, j'ai déjà fais la traversée en passant par l'Omen Rosso avec Anne il y a 3 ans, on opte pour le col des Arpettes

Un coup d'oeil sur la carte et nous voilà partis. Ovidiu est en forme, il file devant. J'essaie de suivre. Je finis par proposer une porte, pour apporter  un poil de sucre dans mes artères, qui réclamaient leur pitance depuis un moment.

Quand on repart, ça va u npeu mieux, on attaque les pentes un peu plus raide sous le col, le voici, vue magnifique sur le bassin du Brunegghorn, du Bishorn et du Weisshorn, SUPERBE.

On décide de monter au petit sommet voisin : le Wängerhorn. Je pars u peu devant histoire de faire quelques images. On se retrouve sous le sommet. Courte pause mais bien agréable, on regrette juste de ne pas avoir monter les sacs, on aurait pu descendre directement du sommet. On redescend au col, qui lui, ne descend pas à l'Est. On décide d'aller voir plus loin, chacun à sa façon.

 

Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal
Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal
Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal

Ovidiu prend le long de l'arête, ça me parait merdique, je décide de descendre à flanc à l'ouest , de rejoindre le vallon pour repeauter vers le passage. La consigne est de s'attendre au passage. Je dépasse rapidement Ovidiu qui tente de longer l'arête, vu que je descends, je vais plus vite. Je l'entends qui m'appelle un peu plus loin, mais je ne parviens pas à le voir. je repaute et je remonte, je rejoins le col , de l'autre côté ça descend bien. je suis tout fier d'être arrivé le premier à l'objectif.

Au bout d'un long moment je vois Ovidiu arriver en bas et remettre les peaux. Il me rejoins. En fait, il avait visé un autre passage sur l'arête, qui passait lui aussi. Bref on vient de perdre 20 minutes bêtement. Rien de bien grave.

 

Tandis que je tourne une petite vidéo, Ovidiu attaque la descente, prudemment et au deuxième virage, il enfourne le ski dans une neige bien croutasse, et BIM, par terre, ou plutôt : par neige ! Le voilà tout écatré, juste 10 mètre sous le col. La descente ne s'annonce pas trop sympa.

C'est mon tour, je bascule, et je skie, à la recherche de la meilleur neige, tantôt à droite du Vallon, tantôt à gauche. Après pluseurs essais, je décrête que c'est à gauche que c'est le meilleur, la neige est légèrement transfo. Je profite des contre-pentes, ça sent bon la soupe du refuge.

On repart sur la droite. Ovidiu ne traine pas, il doit également sentir la bonne odeur. Quand on se retrouve au dessus de la moraine. Moraine qui en toute logique devrait être enneigée. Mais cette année, cette pauvre année sans neige, il n'en est rien. Un étroit couloir en pente bien raide  part vers l'inconnu, en dessous c'est plus raide et on ne voit pas comment ça passe.

Ovidiu est devant, il me dit d'attendre pour voir si ça passe. Je le vois déraper, déchausser les skis (volontairement) et partir vers l'inconnu en bas. 10 bonnes minute plus tard, j'entends "C'est bon". J'avais un peu anticipé et enlever mes skis pour les mettre sur le sac. C'est mon tour. La pente au départ est raide mais celà s'accentue, le couloir en neige, est étroit, il y a parfois des trous à proximité des rochers, parfois des rochers sous quelques centimètres de neige, des dalles, de la glace. Je descends prudemment, suivant les traces d'Ovidiu.  Les crampons mordent parfois dans ce qui semble être, de la terre gelée, étrange ! Un passage sur caillou, Une dalle masquée à contourner. J'aperçois Ovidiu en dessous en difficulté.

Je poursuis.

Je parviens au crux, une dalle en dévers avec pleins de petits cailloux dessus.  En dessous, la dalle s'enfonce, formant une sorte de rimaye  2 m plus bas. Seul avantage, il ya une sorte de piste d'envol, juste en dessous de la dale. il faut se présenter de face, mais les skis et le sac projette vers le vide. Ovidiu me conseille de faire descendre le sac d'abord.

Je m'exécute, ou plutôt je tente de m'exécuter, il faut éviter de perde le sac dans la pseudo rimaye. je parviens à retenir sa chute du bout des skis et à le caler sur une bosse de neige.

Je prends appui sur la piste d'envol du pied droit, et tel un majestueux albatros je m'envole dans les cieux... non, je tombe plutôt comme une merde juste derrière la rimaye, à l'endroit prévu à cet effet. Je récupère mon sac et je rejoins Ovidiu dans une neige moins raide mais bien profonde avec pleins de petits cailloux dedans (ben oui, à présent on est en dessous de la moraine !)

 

Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal
Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal
Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal

On fini par remettre les skis, avec les peaux dessous, pour traverser le glacier. On hésite, on s'encorde ou pas. In petto, je me dis, si tu commences à te pauser la question, c'est que ça doit valoir le coup d'être encordé...

Bref, on s'encorde

Ah, le glacier, , ses crevasses, ses séracs menaçants, le soleil est déjà couché, l'ambiance est lugubre, gris bleutée, sombre, le glacier va t'il nous happer ? Les mastoques séracs ne vont ils pas se précipiter sur nous. Je surveille à gauche les uns, à droite, les autres, finissant par garder un oeil dans chaque direction, solution qui ne me donne pas un regard bien fin mais qui permet une surveillance efficace ! (Qui a dit biglouche ?)

On rejoint l'autre coté du glacier pour attaquer les moraines.

La première.... puis la seconde, avant d'attaquer la troisième. On parviens au refuge au coucher du soleil, il est 18 h 30.

Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal
Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal
Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal

A peine arrivé il faut déjà aller manger. Juste le temps de se changer. L'accueil est bon, la nourriture bonne, on passe un peu notre temps entre le refuge et l'exterieur, où Ovidiu s'evertue à trouver de l'eau , tandis que je range mes affaires.

A la fin du repas, on tente de prendre les conseils du gardien pour la face Nord du Bishorn le lendemain

En Suisse allemand. Et mon allemand est bien loin (j'ai toujours été nul en langue !) Je m'évertue à traduire quelques mots glanés au hasard de ses explications. La gardienne fini par aller nous chercher un guide francophone supersympa, qui nous prédit le pire ! Bref on change de plans, demain on ira au Brunegghorn. Ca fait duex buts sur la face Nord du Bishorn en deux tentatives...

 

Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal
Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal
Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal
Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal

Ski de randonnée - Mont Charvin - 2409 m

Apoutsiak — AravisSki de randonnée
Ski de randonnée - Mont Charvin - 2409 m

Jolie sortie où j'ai croisé une hermine et un Gypaête Barbu

Topo

 

Au Bouchet Montcharvin gagner le hameau de la Savatte et se garer  sous celui des Dzeures (1239 m)

Remonter la pente douce et gagner le Betex puis la montagne à Jean Fer gagner l'Aulpt de Marlens avant de prendre la direction du col des Porthets.  passer sous le point 1908 m pour prendre la combe du Charvin. La remonter et gagner au mieux l'arête, à gauche, c'est moins raide puis de l'arête gagner le sommet.

 

Récit

 

Je me programme une sortie dans un coin que je ne connais pas, la vallée du Bouchet Montcharvin. On voit le sommet depuis l'appart de la Clusaz, mais l'ascension nécessite de passer das cette jolie vallée. Il fait beau ce matin et je rejoins le parking de la Savatte. Il y a déjà du monde quand je me gare, et quasiment pas de neige, la loose ! Un peu de neige est présente le long de la forêt à l'abri du soleil. (Février 2017)

Je démarre sur la langue de neige, c'est triste, il y a de l'herbe partout. Au dessus, j'hésite, mais il me semble... oui, c'est une hermine. rapide comme l'éclair mais curieuse, je parviens à la photographier !  Je me régale, la sortie comme,ce sous les meilleurs hospices. Une fois l'hermine dans son trou, je poursuis, courte pause pour régler les nouvelles peaux, et je trouve enfin le rythme sur les longs plats.

Ca remonte un peu, tout va bien. Un court déchaussage est nécessaire, il n'y a vraiment pas beaucoup de neige. Je poursuis vers la Combe du Charvin.

 

Je rattrape un groupe qu visiblement est un groupe de débutant. Ils galèrent sans couteaux. Et vu qu'ils sont débutants et que ça devient un peu raide... Il y en a toujours un par terre !

Je mets mes couteaux. Et je galope, les laissant sur place.  Visiblement il vont au col des Porthets et je suis surpris par leur question : " On peut accéder au Charvin depuis le col par l'autre coté ?" Ben oui, mais ça doit être beaucoup plus dur et il me semble que la voie normale leur sera bien assez technique.

Bref, je repars sur la droite dans la combe du Charvin. Et me retrouve nez à bec avec un Enorme Gypaëte Barbu qui plane à une dizaine de mètres de moi. Il me fixe, je le fixe, instant magique, il file, passe devant moi et continue son vol, magnifique ! Dire que je disais à Sandrine hier que je n'en avais jamais vu !

 

 

Hermine - Mont Charvin - Gypaete Barbu
Hermine - Mont Charvin - Gypaete Barbu
Hermine - Mont Charvin - Gypaete Barbu
Hermine - Mont Charvin - Gypaete Barbu
Hermine - Mont Charvin - Gypaete Barbu
Hermine - Mont Charvin - Gypaete Barbu
Hermine - Mont Charvin - Gypaete Barbu

Hermine - Mont Charvin - Gypaete Barbu

Bon, je n'ai pas sorti l'appareil photo assez vite et je fais une vilaine photo de la bête, floue et de dos... Je poursuis dans le raide. Les couteaux me sont indispensables, je ne suis pas un expert. Mais je monte. Un mec descend la combe avec son chien, un border collie, à fond, impressionnant. Je me retrouve un peu seul.

La pente se redresse. Je décide de remonter non la directissime, mais le couloir juste à gauche. Je pause les skis et je pars en crampons il faut tracer, ça me fait du bien. Je sors sur l'arête, croise une raquettiste (raquetteuse ?) la météo a tourné, gris, vent et un peu froid. Je remonte l'arête et voilà le sommet ! Youpi !

Pause photos et vidéo, avant de redescendre. L'arête, la pente raide, je rejoins les skis. C'est encore raide. Je démarre, dur de faire des virages, je finis par faire une conversion toute pourrie pour me trouver dans la bonne pente. Avec les nuages, la neige ne décaille pas, elle est bien dure. J'arrive quand même à enquiller les virages. J'essaie de trouver des portions meilleures mais c'est peine perdue !

Pas grave, je descends, je passe le goulet et rejoins le pied de la combe. Où la raquetteuse est déjà là ! Elle dépote ! nous discutons avant de nous séparer

Je file en schhuss sur le plat. Court déchaussage puis j'enquille, je rejoins l'emplacement de l'hermine, je ne la retrouve pas, dommage puis c'est le retour à la voiture.

Jolie sortie avec vraiment peu de neige.

 

Station de l'etale Merdassier - Mont Charvin - Mont blanc
Station de l'etale Merdassier - Mont Charvin - Mont blanc
Station de l'etale Merdassier - Mont Charvin - Mont blanc
Station de l'etale Merdassier - Mont Charvin - Mont blanc
Station de l'etale Merdassier - Mont Charvin - Mont blanc
Station de l'etale Merdassier - Mont Charvin - Mont blanc

Station de l'etale Merdassier - Mont Charvin - Mont blanc

Saut Mont Charvin
Saut Mont Charvin

Saut Mont Charvin

Ski de rando : Mont Charvet 2538 m - Tour de la petite Miaz

Apoutsiak — AravisSki de randonnée
Mont Charvet - sommet

Mont Charvet - sommet

Un sortie bien longue dans des conditions pas top, sur un superbe sommet, vue ***

dans les topos il est bien noté : la combe étant loin des parkings, il n'y a pas grand monde, je l'ai vérifié, ça change du trou de la mouche !!!

 

Vidéo

Topo

 

Deux solutions pour le départ :

  • Soit départ depuis le parking des Confins et traversée sous les combes pour rejoindre la combe du Charvet
  • Soit départ depuis le parking des Troncs solution que j'ai utilisée et que je vais décrire ici.

Note : il n'est plus possible de se garer au fond de la vallée, le parking ski de rando se situe au niveau du parking des pistes de ski de fond aux troncs.

 

Remonter les pistes de ski de fond et gagner le point 1256 m

Partir à droite dans les vernes et remonter les pentes avalancheuses en tirant vers la gauche. on arrive à un goulet que l'on remonte au mieux, puis plein sud pour rejoindre le point 1621 m

Poursuivre en légère descente à flanc sur le GR de pays pour rejoindre le pied de la Combe de Charvet. la remonter au mieux en passant à droite de la petite Miaz

remonter au col  2403 m (jolie vue)

remonter en direction de l'épaule (40 °) puis de l'épaule au sommet, un pas d'escalade III 2 mètres.

 

Descente

descendre l'arête puis jusqu'au point 2403 m.

de là, on contourne la petite Miaz par le nord

Descendre la combe jusqu'au point 1850 m où il est possible de contourner l'épaule ouest du Charvet (ça évite de remettre les peaux) rejoindre alors le chemin de montée sous la combe de Chombas.

 

 

 

Mont Charvet - tour de la petite Miaz
Mont Charvet - tour de la petite Miaz
Mont Charvet - tour de la petite Miaz
Mont Charvet - tour de la petite Miaz
Mont Charvet - tour de la petite Miaz

Mont Charvet - tour de la petite Miaz

Récit

 

J'arrive sur la route des Troncs au fond de la vallée, aire de retournement, je tente de me garer pour ne pas gêner, quand une locale m'indique, qu'"ils" verbalisent; je fais le gars qui n'a pas vu le panneau 2 km avant, mais je quitte ma bonne place... dommage.

Je reviens en arrière au parking de ski de fond. Je me gare, m'équipe et décolle. Comment perdre 20 bonnes minutes !

C'est parti, sur la piste de ski de fond, équipé rando avec sac à dos, pas rigolo. Il faut même déchausser pour traverser un petit ruisseau, quand j'arrive à hauteur de parking qui n'en est plu  2 voitures sont déjà garées, on a la loose ou on ne l'a pas !

Un des gars me rattrape à ski, on discute, on remonte un peu, on se quitte peu après, il a pour objectif la pointe Percée : respect !

Je connais le début de la montée, on l'avait faite en 2013  avec Régis en partant pour la pointe de Chombas. donc, je sais que le bas est galère, et vu que cette semaine, la neige est méga béton le matin, ça va être galère à remonter...

 

Me voilà dans les Vernes, ça passe bien, j'ai mis les couteaux dès le bas, pas la peine d'attendre d'être dans la galère pour agir !

Ca passe, je tire sur la gauche et me retrouve dans la pente avec moins de vernes. C'est raide et il faut éviter l'herbe. quelques galères, tendu, où le cardio monte, petit escalier, concentration, ça passe !

Au dessus, ça s'aplanit un peu, je reste concentré, pas de trace, neige hyper dure, pente... J'arrive au petit goulot. je suis une trace sur la gauche. Bien merdique, je finis par déchausser, ça ira plus vite. Je m'enfonce quand même pas mal, mais ça passe. Je rechausse au dessus, à présent ça devrait rouler. Je prends la piste à flanc. A un moment hésitation, je sais qu'il ne faut pas trop remonter. Je repars un peu en arrière pour ne pas trop monter. Bien joué, ça sera plus simple de contourner l'épaule ouest. Ca passe, un dernier passage raide et voilà la combe... Déjà 2 heures de passées ! Je pensais que ça prendrait moins de temps.

Dans la combe, il y a une vieille trace verglacée parfois invisible. Je continue mon ascension, personne aux alentours, effectivement, cette combe est sauvage, très sauvage. Je prends le temps de tourner quelques vidéos.

La petite Miaz approche, à droite, la belle aiguille du Saint esprit. Je passe une sorte de premier col, et rencontre le soleil. Ca fait du bien. J'opère la traversée à flanc de petite Miaz et me fait une pause au petit col de la petite Miaz.

 

Mont Charvet depuis les troncs
Mont Charvet depuis les troncs
Mont Charvet depuis les troncs
Mont Charvet depuis les troncs
Mont Charvet depuis les troncs
Mont Charvet depuis les troncs
Mont Charvet depuis les troncs
Mont Charvet depuis les troncs
Mont Charvet depuis les troncs

Mont Charvet depuis les troncs

Je remonte ensuite vers le col, j'observe au sommet deux skieurs qui repartent en arrière, je ne suis pas seul !

 Voilà le col, je laisse les skis, et vers le haut. La pente est un peu plus raide mais tout à fait abordable. Je rejoins facilement l'épaule. Je mets les crampons pour l'arête. Elle est jolie, agréable, un petit pas d'escalade au milieu et voilà le sommet, Youpi !

J'opère une bonne pause pour en profiter, la vue est superbe, sur le mont blanc, mais surtout sur la pointe Percée, toute proche !

Je mitraille

puis je repars, tranquillement sur l'arête. Dans la pente en dessous je croise une cordée, on discute, puis chacun part de son coté. Je chausse, le passage le long de la petite Miaz est superbe. Puis c'est neige béton travaillée par le vent pendant un moment. La descente fait du bruit ! Je décide d'aller voir si ça passe à 1850 m, j'ai répéré qu'il y avait une petite barre rocheuse à la montée. Je m'approche, à priori ça passe. Un peu "d'escalade" et me voilà sur un replat, je rechausse les skis. La descente est un peu technique mais ça passe.

Mont Charvet sommet
Mont Charvet sommet
Mont Charvet sommet
Mont Charvet sommet

Mont Charvet sommet

Je retrouve le passage raide, puis les pentes, ça passe. Je me retrouve dans les vernes à faire skiiii boy. voilà la route.  Je file vers le bas.  Je rejoins le dessus des pistes de ski de fond.  J'essaie d'optimiser la vitesse pour pousser le moins possible, et ça passe, je n'aurais qu'à bourriner sur une centaine de mètres à la fin, le long des skieurs de fond nombreux !

 

Voilà la voiture

Il m'aura tout de même fallu 4 heures pour monter et 1 h 30 pour descendre.

Belle sortie !

Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis

Apoutsiak — LouisAravisSki de randonnée
Pointe de Blonnière - ski de randonnée

Pointe de Blonnière - ski de randonnée

Une jolie combe dans des conditions pas top avec Louis

 

Vidéo :

Topo :

 

Se garer au parking de Comburce 1187 m

remonter la piste qui longe le Nan de la Blonnière jusqu'à 1353 m puis le sentier au dessus en rive droite jusqu'à 1700 m environ. ensuite deux choix, soit tout droit au dessus vers le point 2369 m et tourner à droite pour retrouver l'axe du sommet soit en virant  rive gauche de la combe et de gagner le sommet par la gauche.

un peu d'escalade sur la fin (fastoche)

 

Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis

Récit

 

On avait décidé de se faire une petite sortie "famille" avec Louis

Et vu les conditions, je pensais que la pointe de Blonnière était plus adaptée car moins raide que le trou de la Mouche, le projet initial.

Bref, on se retrouve vers 10 h sur le parking complètement verglacé de Comburce. deux voitures arrivent, on part les premiers, sur un bon rythme (trop bon rythme ?).  Assez rapidement il faut déchausser, et les deux filles nous rattrapent. Puis finissent par nous dépasser au déchaussage suivant, il y a vraiment peu de neige en ce mois de février. Un gars en solo fini par faire de même , nous voilà tranquille. A présent la neige est en continu, on sort de la forêt, et on se retrouve sur la piste en neige béton.  5 minutes plus tard, au dessus, c'est même verglacé et en vaguelette. Je finis par conseiller à Louis de déchausser pendant que je vais batailler. Je l'attends, quand il me rejoins à un endroit plus propice, il a deux plaies , il a du se blesser dans les fixations. Ca saignotte, rien de grave, juste du désagréable.

Il  remet les skis et on repart. On passe sous le Coillu à Bordel qui faisait parti des options, mais on a laissé tombé l'idée hier soir. Louis réussi quelques conversions, en rate d'autre. Il s'inquiète de la distance qui le sépare du sommet. Je surveille l'altimètre qui ne monte effectivement que très lentement, sans lui faire part de mes observations ! une courte pause avant de repartir. Son rythme ralenti, son moral aussi, j'essaie de l'encourager. Il me propose de nous arrêter sur une antécîme, je parviens à le remotiver. Je lui trouve des objectifs accessibles, on divise la montée au morceau, on vise un rocher, en général à 10 minutes et quand on y parvient, on prend un autre objectif accessible. (C'est la méthode que j'utilise lors des galères en haute montagne, en arrivant à l'objectif, je visualise mentalement une coupe de champagne !)

On progresse et on rejoint le soleil... Ou l'inverse. Courte pause, on regarde deux gars descendre du sommet. on sait que la neige va être pourri à la descente, dommage. On fini par accéder au dépôt des skis; reste 5 minutes d'escalade facile.

 

Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis
Ski de rando : Pointe de Blonnière - 2362 m avec Louis

Louis arrive bien fatigué. On mange, on discute. Je fais quelques photos avant de repartir. On rejoint le dépot des skis. et on repart. Moi devant, Louis me suit. Le neige est bien dure et traffolée.

En plus ça n'est pas homogène !

On fini par trouver le rythme et enchainer les virages et on rejoint le pied du Coillu, puis la piste. Le reste est facile, la neige presque bonne, légèrement revenue. On rejoint la voiture avant de rentrer à l'appart.

 

Une belle journée ensemble !

 

 

Ski de rando : Trou de la Mouche

Apoutsiak — AravisSki de randonnée
Trou de la Mouche
Trou de la Mouche

Trou de la Mouche

par la combe du Grand crêt

ou j'ai tracé la combe la plus courue du monde !!!

 

Ski de rando : Trou de la Mouche
Ski de rando : Trou de la Mouche

Topo

Depuis le parking des Confins, rejoindre la combe deu Grand Crêt et venir en rive droite sous le Paré de Joux. Remonter cette rive droite avant de basculer vers la rive gauche après la grotte

Basculer à nouveau en rive droite pour retrouver la pente finale du trou de la mouche

 

la pente est assez raide et permet de gagner le Trou  de la Mouche

 

Descente par Paccaly

Les plus forts emprunteront la pente raide à gauche du trou, les moins forts descendront à droite vers le passage du père pour chausser. Ensuite ça passe un peu partout, en rive gauche c'est tout bon et un petit peu plus raide.

En bas de la combe , soit prendre à flanc un sentier qui ramène à la ferme de paccaly, soit descendre puis remonter à cette même ferme.

de là, suivre la piste qui ramène au parking des Confins

 

 

Trou de la Mouche - la Clusaz - Aravis
Trou de la Mouche - la Clusaz - Aravis
Trou de la Mouche - la Clusaz - Aravis
Trou de la Mouche - la Clusaz - Aravis
Trou de la Mouche - la Clusaz - Aravis
Trou de la Mouche - la Clusaz - Aravis
Trou de la Mouche - la Clusaz - Aravis
Trou de la Mouche - la Clusaz - Aravis

Trou de la Mouche - la Clusaz - Aravis

Récit

 

Il faisait froid ce matin là, j'arrive au parking des Confins, désert, il faut dire qu'il est tôt, c'est notre dernier jour de vacances, et je m'octroie une dernière sortie ski de rando  avant notre départ programmé à 11h, Bref, il est 7 h et je suis seul.

Je m'équipe, je démarre, une fine pellicule de  neige est tombé, ils annonçaient 15 cm, s'il en est tombé 5 cm c'est le bout du monde.

je quitte donc les Confins et rejoins le faux plat en bas de la combe. Ca monte tranquillement, je prends le rythme, arrivé de l'autre coté, je me retourne et je vois 3 voitures garées à coté de la mienne, les poursuivants arrivent.  Je poursuis, plus je monte, plus il y a de poudreuse et il faut tracer, la trace est difficile à suivre par moment, le vent l'a masquée. Je surveille au loin un skieur beaucoup plus rapide que moi, qui devrait finir par me dépasser.

J'avance.

 

le skieur se retrouve en dessous de moi, il ne suit pas mon option et part à droite, je décide de rejoindre sa trace, je me retrouve derrière, il m'a dépassé, sans dépassement ! sans un mot. Cool, je ne vais plus avoir qu'à suivre...

 

Au début, je parviens à faire quelque peu illusion, le maintenant à portée de fusil. Mais le voilà dans un passage raide, bien verglacé, je sens que je vais fondre sur lui, il passe, c'est mon tour. Puré, c'est vraiment raide, et vraiment verglacé. Je bataille pour maintenir les skis sans déraper. Et je finis par sortir du passage, devant, il n'y a plus personne, il est déjà loin.

je me rends compte qu'il part à droite vers la Crête de Pelouse. Perso je pars à gauche, e je me remets à tracer. je m'applique à trouver les meilleurs passages, et je rejoins le pied du trou de la mouche. Je mets les couteaux, je sais que la partie finale est un peu plus technique.

Il n'y a plus de trace visible, et le peu de neige recouvre des endroits en neige béton un peu raide. Je me lance, et conversion après conversion, je m'élève !

La trace se passe plutôt bien. Quand je suis au 2/3 de la petite facette, j'aperçois un skieur en bas. Je vois qu'il se lance sans couteau

5 minutes plus tard ,je le verrais en pleine pente en train de les mettre... mauvaise anticipation. Je me retrouve sous le raidillon final, je finis par déchausser et mettre les crampons, je me retrouve au Trou, ça fait 2 bonnes heures de montée.

Grosse pause phot, c'est magnifique. Je file versant Paccaly et trouve le soleil. Je descends le passage du père tout en traçant et croise deux skieurs qui montent. On échange, je cahusse, et c'est parti.

Les 5 cm de poudre sont un régal. je descends la rive gauche de la combe enchainant les virages. Il y a des skieurs au large dans le sens de la montée !

Je ne perds pas de temps, je retrouve la piste en bas de combe qui permet d'éviter la petite remontée.

puis c'est plutôt plat, jusqu'au parking des Confins qui est quasiment plein, il va y a avoir du monde aujourd'hui dans les combes !

 

 

 

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