Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

Ski De Randonnee

Ski de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiLofoten
Ski de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 m
Ski de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 mSki de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 mSki de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 m
Ski de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 mSki de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 m

Soirée pêche pour Philippe et Cédric. Je passe admirer leur courage, il doit faire -25°C et il y a 80 km/h de vent. Et eux, restent impassibles à taquiner le poisson. Enfin quand je passe, c’est plutôt les poissons qui les taquinent. Trois malheureux poissons, de taille bien modeste se débâtent dans la neige, transits de froid et asphyxié d’air… C’est comme si on nous noyait dans l’huile bouillante me dis je…. Horrible destin. Je profite du moment pour faire quelques photos et les abandonne à leur sort (les poissons et les pêcheurs), je n’ai pas la patience et j’ai peur d’attraper le mal de la mort.

Il parait que je porte la poisse, dès que je fus parti, la pêche devint miraculeuse, Jésus et ses apôtres sur le lac de Tyberiade ! et le soir au repas, un kyrielle de poissons nous ai servi en guise de repas. En plus de l’ensemble des restes accumulés pendant la semaine, autant dire qu’on a fait une orgie (à l'ail est il nécessaire de le préciser). Le repas se termine et nous filons au lit.

 

Le lendemain matin, grand beau, encore, parfait. Le Van nous emmène trois kilomètres plus loin. On chausse et on part. Et comme chaque jour : un peu de plat sur un lac, une forêt de bouleau rabougris et des grandes pentes de neige, ça en deviendrait presque lassant. Tel un accordéon, le groupe s’étire et se contracte, et je chantonne de temps en temps (emporté par la foule qui…  la la la )

Première petite pause, près d’un lac enneigé, au soleil, on est bien. Le groupe repart, au loin, comme d’hab’, la mer, devant, les montagnes. Les Lofoten, c’est surfait. J’en viens à me dire  "heureusement qu’on part demain." Les conversions s’enchaînent, facilement pour les uns, plus difficilement pour les autres. Certains, dans l'opération, plantent leur ski dans la neige, d'autres ne parviennent pas à le ramener…

Gabriel, qui a eu une semaine bien chargée en événements en tout genre, galère. Il  a déjà chu à de moult reprises, il a failli finir comme Henri II un bâton de ski planté dans le globe oculaire, ses projets de mariage contrariés.

C’est dommage d’ailleurs car si c’avait été le cas, on aurait peut être fait comme Henri II, sortir des prisonniers de leurs geôles humides et leur créer la même lésion pour voir comment la soigner. Autant dire qu’ils n’étaient pas ravis ravis… (tout ça sur une idée du grand chirurgien Ambroise Paré...

Ski de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 mSki de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 m
Ski de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 mSki de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 m
Ski de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 mSki de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 mSki de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 m

Aujourd’hui, donc, nouveau souci, de la glace est venue sournoisement, s’installer dans sa fixation, impossible de remettre sa chaussure correctement, ça déchausse tous les 10 mètres. Olivier l’attend, ils tentent une réparation de fortune. Et la réparation de fortune ne tient pas, n’est pas MacGyver qui veut.  Olivier se charge des skis de Gabriel, et ce dernier remonte les 100 derniers mètres  à pied. Tel le Christ au Golgotha, il monte. Les chaussures s’enfoncent profondément dans la neige profonde. ! Du haut le spectacle est magnifique de ce Sisyphe remontant sa montagne. Un bonne grosse Galère, sans Simon de Sirène ni Marie-Magdeleine pour lui éponger le front. A la fois, il a un beau bandeau Font-Romeux, elle n’aurait pas servi à grand-chose, Marie-Magdeleine.

 

Pendant ce temps, nous sommes 4 à gravir le sommet principal, Philippe, Sylvie, Nathalie et ma pomme. Une petite arête sympa et facile. Je  galope  avec bonheur sur ce dernier sommet.  Joli 360 au sommet.  Sylvie sort alors un piolet tout neuf de son sac pour al descente. Et Philippe lui explique méticuleusement les différents usages de l’outil. In petto, je me suis dit que si j’avais sorti mon piolet, je n’aurais sans doute pas eu d’explication si précise, voir même aucune explication… Va savoir pourquoi …

Ski de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 mSki de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 m
Ski de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 mSki de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 mSki de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 m
Ski de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 mSki de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 m

On quitte le sommet pour une descente rapide vers le col ou l’on retrouve les autres. Gabriel est au bout du calvaire, crucifié par l’effort. Heureusement qu’il n’y avait pas 3 clous, je l’aurais achevé en beauté. On repart sur le second sommet, à skis, pour un concours de conversion que Nathalie gagne haut la main, il faut dire qu’elle est au CAF de l’une des plus grandes villes de France (voir la plus grande, faudra que je vérifie 😉   )

15 m sans skis, petite pause et retour aux skis pour un embouteillage. On est 18 pour 10 m carrés. Les uns enlèvent les skis, les autres souhaitent partir. On bouscule son voisin l’air de rien, histoire de se faire une bonne place au soleil, si son sac ou ses skis partent dans la face, c’est pas grave, c’est à lui !

Et on attaque la superbe descente dans une poudreuse sympa, pour rejoindre le lac de la pause. Pic nique et nouveau peautage. On repart vers le haut, la trace est très esthétique. Le temps se refroidi, le vent apparait, ambiance… Derniers mètres de montée au Lofoten, je le sais, je vois ce petit col qui montre la fin de l’effort, j’ai une petite larme qui perle sous mes lunettes, j’ai adoré ses paysages uniques, ses montagnes sauvages se jetant dans les Fjords, la mer, noire et sombre, intense le soleil rasant et la météo imprévisible.

Les autres arrivent, je mitraille avec mon appareil photo, tentant comme je peux de faire de jolis portraits.

On se fait un dépeautage à la collant pipette, sans déchausser. Alors autant la première fois, j’avais été ridicule, autant là, j’ai été impérial, ou presque. Le plus dur a été de choper l’arrière du ski. Une fois cela fait, j’ai chopé ma peau et zip, l’ai décollé sans la laisser trainer dans la neige, fastoche. Il faut dire que je me suis placé à un endroit bien plat afin d’éviter de glisser une fois la peau enlève et le ski reposé… On est quelques uns à adopter la technique. Et on repart vers le bas. Dans la poudreuse, toujours. Les virages s’enchaînent. Et les petites traversées. Puis le vent se lève, fort, il balaye la neige que nous soufflons à chaque virage, c’est superbe, on s’en prend un peu dans la gueule, mais bon.

On retrouve les forêts de bouleau rabougris. Ski combat dans lequel j’excelle, enfin, je me croûte quand même, mais bon… je suis passé. Au dessus le groupe est tout éparpillé dans la forêt.

Voilà déjà la voiture.

Ski de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 m
Ski de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 mSki de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 m
Ski de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 mSki de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 m
Ski de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 mSki de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 m

Un type en 4X4 est à deux doigts d’écraser Romain et ses skis, pas cool, tout ça pour déplacer sa voiture de 2m50… Rien de grave, on se rentre au camping. Au loin, je vois Nathalie et Gabriel se diriger vers la chapelle avec un prêtre devant eux. Mais, mais, c’est Laurent, qui a enfilé son aube   et son étole, quel prestance. Bon alors là j'avoue que ça en a éberlué plus d'un de découvrir notre Lolo prêtre !  J’imagine que Nathalie a réussi à convaincre Romain.  (je sais, la fin est un peu bâclée mais bon, l’avion va bientôt atterrir, il faut clore ce récit)

Les Orgues chantent l’Amour. On a même entendu l'olipfant !  Les mouettes bénissent cette union de leurs cris enthousiastes ! 

Tout le monde se réjouit !

Sauf Havald qui nous court après pour nous faire payer les Sauna 60 € par utilisation !!! (soit 180 € pour notre groupe...)

Le mariage étant terminé (qui a dit bâclé ?) La négociation commence, serrée, Havald monte sur ses grands chevaux, mais les filles ne veulent pas lâcher l’affaire, on ne lit nulle part que le Sauna est payant. Le ton monte. Sylvie souhaite simplement qu’il s’excuse. Nathalie obtient une remise. J’avoue que nous, les mâles de l’expédition, on aurait vite laissé tomber. C’est dommage, c’est l’un des rares Norvégien qu’on a croisé pendant le séjour et voilà que ça se termine mal !

On part comme des voleurs (on a payé ce qu’on devait quand même) et le Sébastien Loeb d’Aubagne reprend le volant. On a du dépasser 50 voitures avant d’arriver à l’hôtel, près de Evenes et de l’aéroport.

L’hôtel est pas mal, confortable,  avec une superbe vue sur le pont. Si j’ai le temps, j’irai courir demain matin. Un repas copieux et au lit.

Ski de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 m

Je suis réveillé à 6 h 15. Bon, ben go pour un petit footing sur route et à jeun (truc improbable qui ne m’arrive jamais) Je traverse le magnifique pont avant de partir vers le Nord, je trouve un joli panneau traversée de renne et zou, la photo,  retour par le pont, qui fait plus de 500 m de long et est assez haut, vent de face,  -9°C, 9 m/s de vent indiquait le panneau. Les mouettes se rient de moi ! Des corbeaux un peu gris aussi ! Par chance quasiment pas de circulation ce matin. Je repars vers le Nord, une route piétonne enneigée mais damée, malheureusement c’est en cul de sac.  Je galope dans la poudreuse profonde, traverse deux jardins pour retrouver la route. Je poursuis vers le Nord, le petit port de pêche observé sur la carte n’est en fait qu’un cimetière à bateau, une plaie dans le paysage.

Retour à l'hôtel pour un copieux petit dej puis un départ pour l'aéroport... Et le long retour en Franche Comté.

 

C'est sûr, je reviendrai

 

Air Scandinavian SAS entre Evenes et Oslo le 25 mars 2018

Ski de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 mSki de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 m
Ski de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 mSki de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 m
Ski de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 m
Ski de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 mSki de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 m
Ski de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 mSki de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 mSki de rando aux lofoten : Torksmannen - 755 m

Vidéo : Ski de randonnée aux îles Lofoten : Varden

Jour 2

Météo moyenne (surtout en haut !...)

Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - Rundfjellet

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiLofoten
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - RundfjelletSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - Rundfjellet
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - Rundfjellet
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - RundfjelletSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - RundfjelletSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - Rundfjellet
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - Rundfjellet

Ce matin, il fait toujours beau et les aurores boréales de la veille nous ont laissé le cœur léger. J’arrive le dernier dans la cuisine, oui, j’ai rattrapé mon retard en écriture en narrant la belle journée de la veille.

Le déjeuner avalé, on se retrouve dans le minibus pour 5 km vers le Sud, On rejoint Vaterfjord et son parking.  Hop, tout équipé pour une petite partie de ski de fond le long du joli Fjord. Il y a quelques kilomètres mais comme c’est joli, ça passe assez vite. Nathalie et Gabriel sont tout à leur plan de convaincre leurs aïeux d’agréer leur projet. La pente se fait plus raide, enfin, et chacun progresse. Tout en avançant, Gabriel tente une subtile négociation avec son père. Mais rien n’y fait, Olivier veut les terres d’Havard pour sa descendance, il ne cèdera pas.

Gabriel est dans un grand désespoir, il décide  de se laisser glisser dans le vide à la première plaque de glace venue. Chose faite sur une bosse. Les skis se font la males et Gabriel part pour le grand saut. Le sang d’Olivier ne fait qu’un tour, il se précipite sauver son fils et le retient. Les deux se retrouvent dans une facheuse posture sur une sale plaque de glace…Bon là, logiquement il ya du boulot pour superskiderandoman, mais ce dernier a du mal à enlever ses leashs (les attaches qui permettent de retenir les skis en cas de chute) . Il se fait aider par superskiderandowoman, une autre superhéroïne, plus petite, moins grasse et avec un petit crayon dans la tête à l’allure masculine qui elle a fait le bon choix de ne pas déchausser les skis. Superskiderandowoman se charge d’Olivier qui est dans une fâcheuse posture.

Mes leashs finissent par me libérer, je file à pied aider Gabriel. Je lui tends la main. Nos doigts s’effleurent, la catastrophe n’est pas loin, je parviens à le hisser et le hisse…  Sauvés !

Heureusement, le couple de superhéros a fait du bon boulot (au milieu des bouleaux), le reste à trouver une cabine téléphonique pour changer leur cape…. Le groupe un peu ému par l’événement repart. Gabriel et Olivier se sont réconciliés, et le père agrée à la demande de son fils. Restera à convaincre le discret mais décidé Romain.

Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - RundfjelletSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - Rundfjellet
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - Rundfjellet
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - RundfjelletSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - RundfjelletSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - Rundfjellet

Dernier coup de cul avant le sommet. Paysages somptueux, comme d’hab. J’ai remarqué aujourd’hui que la différence entre les Lofoten et les Alpes, c’est que dans les Lofoten tu as beaucoup plus tendance à regarder le paysage vers le bas.

On ne traine pa, le vent nous accueille. Dépeautage plus ou moins rapide (plutôt moins pour certains … comme d’hab’…) et on repart vers le bas dans une poudreuse de cinéma (la poudreuse est toujours de cinéma)

Un truc m’échappe, je n’ai pas compris pourquoi Philippe souhaitait, lui,  se suicider. Ca n’était pas dans mon script…Il enquille des virages dans une pente raide, glisse sur une perfide plaque de glace et choit dans l’abîme. La pente est raide, la dernière fois que je le vois, il a les pieds en l’air dos à la pente, un ski déchaussé. Ca parait mal engagé, la pente est encore plus raide en dessous.

Je file voir comment il va et récupérer son ski si besoin est. Je vois assez vite qu’il s’est relevé mais je dois aller récupérer son ski. Un Français en bas me hurle de ne pas y aller. J’ai bien vu qu’il y avait de la glace, mais il doit falloir récupérer du matos. En fait non, Philippe est entier et tout équipé en ba, juste une petite brûlure à l’avant bras en dépit de plus de 50 mètres de chute ! On a eu chaud !

Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - RundfjelletSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - Rundfjellet
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - Rundfjellet
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - RundfjelletSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - Rundfjellet

Et le groupe part vers le bas, godillant à loisir, la pente est large et la neige plutôt bonne. Gabriel, fou de joie, joue les bonshommes de neige. Je le retrouve tanké dans 2 mètres de peuf ! Un petit coup de main pour l’aider à se relever et on rejoint les autres arrêtés pour la pause pic nique. Le hareng salé n’a pas trop de succès, mon chocolat au noisette beaucoup plus (oui, je me suis autoproclamé responsable sucre du groupe) . De toute façon il fait frais et on a froid, on repart donc vers le haut. Je me cale dans les spatules de Philippe, pour la première partie puis papote avec Nathalie dans la seconde. Les paysages sont toujours magnifiques. La seconde descente sera de toute façon très bonne.

Au sommet, l’exercice  du jour, c’est d’enlever les peaux sans déchausser. Sylvie y parvient avec grasse et légèreté.  Il n’y a donc pas de raison que je n’y arrive pas…

Avec difficulté, je parviens à chopper l’arrière de mon ski (limite crampe), d’un coup sec j’enlève la peau, mais je suis déséquilibré. Je repose donc mon ski, qui n’a plus de peau (forcement, je viens de l’enlever) je glisse et je tombe comme une bouse. Facteur aggravant, ma peau est trempée par la poudreuse pas sûr que je puisse la recoller si on repeaute. Pour le deuxième ski, je décide de la jouer prudent. Je fais ça couché. Je me contorsionne pour choper l’arrière du ski, et d’un coup sec, je tire, ça m’a eu l’air d’être assez efficace, faudra juste peaufiner un peu (beaucoup) la technique !

Nouvelle descente, à fond, gros plaisir, la neige est plus travaillée, pas mal de monde est passé mais on parvient à trouver encore quelques portions vierges.  Petite godille, grands virages. Tout ça avec vue sur les montagnes et les Fjords. Sur le bas, on se retrouve dans une forêt épaisse de bouleau. Ski combat, je talonne Philippe comme je peux, on s’en sort pas mal, mais on perd quasi tout le groupe. Sur le plat, il faut repeauter, on ne voit personne venir. Puis Olivier arrive après de longues minutes, enfin Cédric est là. Les autres ont pris un autre chemin.

On les aperçoit plus près de la mer (sous la neige)

Reste une petite partie de ski de fond le long du Fjord. C’est beau et sa passe vite. On dépasse un autre groupe avant de retrouver la route. 100 m plus loin le minibus. Reste à rejoindre les chalets et à convaincre Romain de changer ses plans maléfiques. Non, on ne veut pas qu’elle aille au couvent !

 

A suivre donc…

Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - RundfjelletSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - Rundfjellet
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - RundfjelletSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - Rundfjellet
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - RundfjelletSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - RundfjelletSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - Rundfjellet
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - RundfjelletSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - Rundfjellet
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - RundfjelletSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - Rundfjellet
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - RundfjelletSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - RundfjelletSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des vikings - Rundfjellet

Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiLofoten
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - SvarttindenSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - SvarttindenSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - SvarttindenSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - SvarttindenSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden

Comme chaque soir, on mange un plat avec une énorme quantité d’ail, le cuisinier, c’est Philippe et il vient de Marseille, on mange de l’ail avec le poisson, le gigot, la salade, et même le café le matin.

Bilan, tu te lèves et tu as une haleine de chacal, l’halène d’Henri IV plus précisément, dont les maîtresses se plaignaient souvent de la  fétide exaleson …

Bref on en est là, mais personne ne dit rien on a tous la même haleine sauf Olivier qui a eu la sagesse de dire le premier jour qu’il n’aimait pas ça !!!

Le soir, tandis que je bouquine, j’entends une conversation entre Olivier et son fils, Gabriel

 

Olivier : Mon fils , j’ai pris une décision

Gabriel : Ah bon, tu vas m’acheter un scooter ?

Olivier : Non mon fils, à ton âge, il est temps de passer aux choses sérieuses, il est temps de te marier.

A ces mots, Gabriel ne se sent plus de joie, il ouvre un large bec et…

Olivier : J’ai décidé de te marier avec Havard

Gabriel : Havard ?!?!?!

Olivier : Oui Havard, le gérant du camping

Mais père, je ne suis pas homosexuel, et Havard est moche comme un pou.

Oui alors là, petite précision, Havard est le gérant camping. Qu’il fasse -10°C ou 0°C, il se promène la chemise ouverte, laissant paraître une bedaine pleine de graisse, à faire pâlir un phoque… Le portable vissé sur l’oreille, il ne le quitte jamais, même lorsqu’il honore sa femme on affirmé des membres du groupe qui paraissaient bien informés.

Il  prend un malin plaisir à nous réveiller tous les matins en déneigeant avec sa pelleteuse aux alentours de 5 heures et demi six heures. Les chalets vibrent de souffrance, notre sommeil aussi

Pour les réveils difficiles, on dit merci qui ? Merci Havard !

Gabriel : Mais mais, j’ai rencontré Nathalie, nous nous aimons d’un amour sans limite.

Olivier : Non mon fils, Nathalie est parisienne, et il est hors de question que tu épouses une parigotte. Havard est un bon parti, il possède des terres sur cette île, tout est arrangé, j’ai programmé le mariage l’été prochain. Sa dote s’élève à ¼ de ces terres et 10 % du revenu du camping , intéressant non ?

Gabriel : pas Havard père, je préfère encore Romain ou Lolo.

Fils ma décision est prise, elle est irrévocable !

A ces mots, Gabriel quitte le chalet et part pleurer dans les bras de sa dulcinée. D’aucun dise qu’il n’a pas pleuré longtemps…

 

Le lendemain matin, c’est le Grand beau sur les Lofoten, le bus s’ébranle, Gabriel, au fond de celui-ci rumine sa vengeance, hors de question qu’il  se marie avec Havard, c’est décidé il tuera le père (Œdipe quand tu nous tiens !)

Nous longeons la cote sur la E10, les paysages sont magnifiques, l’occasion pour nous de découvrir le Lofoten par beau temps. SUPERBE.

Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden

Au milieu du bus, Romain et Nathalie discutent, des bribes de conversation m’atteignent (oui, je suis devenu une vraie commère depuis quelques années) Romain a son casque (noir forcement) et dit à Nathalie : « Je suis ton père » d’une voie grave également (forcement !!!)

Oui ils se sont enfin rendu compte qu’ils avaient un lien de parenté relativement proche. C’est vrai qu’au vu de leur ressemblance on avait tous un peu des doutes. Moi perso, je pensais qu’ils étaient cousins !

Ils discutent, Romain, ses méticuleuses études sur les aurores boréales, le pk 2.33 prévu pour ce soir, les 3.7 prévu hier, les vents solaires, les protons, tout excités, eux aussi, venant se projeter sur l’atmosphère terrestre. Les atomes d’hydrogène enlaçant ceux d’oxygène, dans une danse sensuelle et suave. Le tango des atomes, la fièvre, le démon de minuit. Ils s’excitent tant et tant que dans un dernier orgasme, ils finissent par se fondre les uns dans les autres, créant de l’eau. Oui, deux atomes d’hydrogène pour un d’oxygène, ça crée de l’eau, vous avez vraiment l’esprit mal placé !

 Nathalie se met à lui raconter sa vie, ses sorties avec le CAF de Paris, le bus du Vendredi soir, le retour le lundi matin au boulot, la tête dans le fion mais les rêves de montagne, les footings dans le bois de Vincennes, les Velib qui ne fonctionnent plus, la fermeture des voies sur berge. Elle lui évoque cet amour naissant pour Gabriel

Romain, toujours avec sa voie grave lui affirme « Non ma fille, tu es promise au couvent ! »

Nathalie comprend qu’il n’y a pas lieu de discuter, les larmes coulent sur ses joues. La vie est vraiment trop injuste !

Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - SvarttindenSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - SvarttindenSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - SvarttindenSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - SvarttindenSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - SvarttindenSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden

Le minibus contourne notre magnifique île pour arriver sur le parking. Une groupe d’une dizaine de skieurs est déjà à son affaire, je ne les aime déjà pas. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne les aime pas. J’ai pourtant bien une idée, je sais qu’ils risquent de se faire les pentes  vierges avant nous ! Et on démarre, 300 m de route enneigée et verglacée avant de monter sur un sentier. Et de déchausser 300 m plus loin dans des gros blocs acérés. Il faut avouer que je n’ai pas été très correct, j’ai dépassé tout le monde par la droite, avant de déchausser, me permettant de dépasser une bonne partie du groupe. Puis j’ai filmé du haut, avant de les bouchonner en voulant remettre mes skis. Ne dit on pas : «  la fin justifie les moyens ? »

 

On sort de la forêt pour un passage magnifique, à flanc, vue sur le Fjord, juste l’envie de s’arrêter  toutes les 30 secondes pour une petite vidéo ou une photo. Du soleil, on passe à l’ombre, ça grimpe bien. Un petit replat nous ramène au soleil puis à un long faux plat ou Philippe décide d’attendre le groupe. Ca nous permet de nous rattrouper et d’attendre Nathalie et Gabriel on pleine discussion.

On a bien mitraillé !

Nouveau départ, paysages splendides. On rejoint alors une jolie antécime avec vue sur l’autre versant. Au cours d’une conversion, j’observe une scène inattendue, Gabriel se projette sur son père et tente de le faire basculer dans l’abîme. Olivier « Toi aussi mon fils ! » Celui-ci évite la chute de justesse, se redresse et tente d’un mouvement précis d’enfoncer son bâton dans le cœur de Gabriel. Ce dernier esquive le coup et tente un croque en ski précis et efficace. Olivier plie, mais ne rompt pas (un vrai roseau cet Olivier) Son second coût de bâton, tape dans le mile, il s’enfonce de plusieurs centimètres dans l’œil de Gabriel. Le sang couvre le visage de Gabriel qui forcement devient moins précis. Olivier parvient à se dégager de sa fâcheuse posture et repart comme si de rien, il ne faudrait pas que le groupe est vent de se différent familial

Une courte descente permet de gagner le pied du sommet, splendide. Je passe devant pour les derniers mètres et gagne l’apex ! Je croise les Espagnols qui se lancent dans la descente en braillant, je ne les aime pas ces Espagnols, ils vont nous pourrir la poudreuse. Un à un les autres arrivent. Olivier à installer un rétroviseur afin d’éviter les mesquines et peu courtoises attaques par derrière. Gabriel s’est essuyé le visage, Nathalie avec un point de compression judicieusement placé au fond de l’orbite à réussi à juguler l’hémorragie, seul le T-shirt de Gabriel porte encore des stigmates du combat, il est maculé de sang !

Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden

Pendant que nous nous restaurons au sommet, Cédric dessine un petit croquis du paysage. Et Sylvie se plaint du manque d’attention de son mari. De sa passion envahissante pour le dessin. « Il est dans une secte, la secte des Urbansketchers !!! » Des gens qui passent leur temps à croquer. Mais interdiction de faire ça sur photo, obligation est faite aux membres de le faire sur le terrain. Bref ça vie est un enfer. Elle se plaint même de ses prestations au lit. Parfois, il s’arrête en plein acte, afin de la dessiner dans une position improbable …

J’en reste bouche bée, les autres aussi, nous compatissons tous au calvaire de Sylvie. Sauf Cédric, qui poursuit son œuvre, concentré !

On attaque une première descente, dans un vallon, poudreuse de cinéma. Les Zags font des Zigs… et des Zags ! Quelle plaisir, ça marche tout seul. Chacun profite de ce moment de grâce, les amoureux, les belliqueux, les déçus…

En bas, on repeaute, je pars devant pour tracer un peu. Nous sommes à l’ombre, il fait plus frais. On remonte en direction du sommet avant de virer vers l’antécime. Je fais un petit cœur avec deux initiales : N + G ! Je sais c’est gratuit, mais ça agrémentera la montée des suiveurs !

Derrière, je vois Nathalie en pleine négociation avec Romain, espérons qu’elle gagnera gain de cause, je n’aime pas les histoires d’amour qui finissent mal.

On se retrouve en haut, photo de groupe avant de partir dans la descente. Magique. Chacun mange sa dose de pente vierge, de poudreuse légère.  On en profite comme des fous ! par contre on descend bien trop vite. J’essaie d’obtenir en vain, le droit de remonter m’en faire une seconde… Ben non.

Derniers virages. Les cailloux affleurent. Les skis crissent. Les possesseurs râlent. La plupart déchausse, les virtuoses, non (ou les bourrins) derniers virages  dans ce paysage de rêve, il est temps de rentrer. Le minibus transporte le petit groupe, Gabriel s’endort sur l’épaule de Nathalie, c’est trop mignon !

Ne reste qu’à manger un aliment rempli d’ail et finir par observer des aurores boréales, magique là aussi. Au loin deux amoureux s’enlacent sous la voute céleste.

 

 

Romain va-t-il accepter la proposition de sa fille, Sylvie se séparer t’elle de Cédric. Havard arrêtera t’il de passer son bruyant engin sous nos fenêtres tous les matins ? L’amour sera-t-il plus fort que la guerre.  Gabriel parviendra t’il à tuer le père. Vous le saurez en suivant nos prochaines aventures…

 

 

Remarques vespérale : Il m’est insupportable que certaines personnes viennent me souffler quelques idées de scenario, et n’assument pas, jouant les vierges effarouchées à la lecture du récit !

Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings - Svarttinden

Ski de rando au Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings J4 - la bouse du coin

Apoutsiak — Ski de randonnéeLofotenRaid à ski
Ski de rando au Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings J4 - la bouse du coinSki de rando au Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings J4 - la bouse du coin
Ski de rando au Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings J4 - la bouse du coinSki de rando au Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings J4 - la bouse du coin

Petite sieste après la sortie de ce matin.

Je descends à la cuisine, la météo s’est améliorée.

Je croise Philippe

« On sort cette après midi, lance-je ? »

Pourquoi pas ?

Il n’a pas fallu me le redire deux fois, je suis allé chercher les autres. Qui sont arrivés au complet, Gabriel et Nathalie en dernier… Comme par hasard…

Zou en camion, on cherche un peu le parking puis on le trouve et c’est parti.

Classique, en file indienne. A peine est on parti, qu’on se prend une rabasse de neige sur la tronche, on a eu le nez creux, on est parti parce qu’il ne faisait pas trop moche ! Le vent, la neige, tout y est. Par chance on parvient à voir les chalets et la petite chapelle sur la presqu’île, c’est chez nous et c’est joli. Ca monte, ça descend, on sent que Philippe est un peu paumé.

Il y a deux choses qui sont interdites à Philippe, se perdre, et choir dans la neige. « Le guide ne se perd pas, il cherche son chemin, il ne tombe pas, il teste la gravité…. »

Bref, on louvoie de droite et de gauche, en haut et en bas, sous une neige battante, même si je ne sais pas si l’expression existe. Après pas mal d’hésitation, il opte pour la gauche, tout le monde suit, Nathalie est à l’arrière, elle profite de la vue sur son apollon, très beau sur ce versant là ! Je décide de ne pas la laisser seule, avec cette météo, elle disparait parfois derrière un voile de neige.  On remonte un petit dôme, sympathique au demeurant.

Ski de rando au Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings J4 - la bouse du coin
Ski de rando au Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings J4 - la bouse du coinSki de rando au Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings J4 - la bouse du coinSki de rando au Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings J4 - la bouse du coin
Ski de rando au Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings J4 - la bouse du coinSki de rando au Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings J4 - la bouse du coin

La neige devient verglacée. Et ce qui devait arriver arriva, L’un de nous tombe, et c’est Gabriel qui a été tiré au sort pour jouer le rôle de la victime. Il est en fâcheuse posture, dos à la pente, avec les skis en salsifis ! Les autres sont loin devant, reste Roméo, qui profite de ces derniers instants de vie, Juliette et ma pomme. Je crois qu’il y avait aussi Sylvie, mais ça ne compte pas et n’a aucun intérêt pour ce récit. J’enfile ma cape de « superskiderandoman », et je file, je trace jusqu’à Roméo, le chope par le col, le redresse, le secoue pour remettre les skis dans l’axe et le repose délicatement dans la pente, puis je luis intime « Suis moi !» Je lui fais la trace dans une pente verglacée à l’extrême. Les pentes sont fuyantes, la chute serait fatale. J’imprime dans la glace la marque de mes carres afin que  Roméo n’aie qu’à poser ses skis sans difficulté. Il tente une scabreuse manœuvre, quitter la sécurité de MA trace pour rejoindre la trace originale, qui trône 5 mètres au dessus de nous. Je luis conseille de me suivre. Il opte, sagement pour cette option. Quelques pas, quelques derniers conseils

Roméo : «  Merci superskiderandoman » à oui, j’ai oublié de vous dire qu’il ne m’a bien entendu pas reconnu !

Juliette «  ¨Mon Roméo ! » Avec pleins de petits cœurs partout (dans les yeux dans la voie, dans le cœur )

Je file trouver une cabine téléphonique afin de remettre une tenue civile. Et je reprends la trace comme si de rien n’était !

Ca tombe bien, il ne reste plus grand-chose. Philippe a trouvé une bouse qui va nous servir de sommet, perso, je serai aller chercher le vrai sommet un peu plus à droite, mais il est déjà tard !

Pour le coup, il fait presque beau. On papote, on dépeaute, et on file.

Ski de rando au Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings J4 - la bouse du coin
Ski de rando au Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings J4 - la bouse du coin
Ski de rando au Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings J4 - la bouse du coin
Ski de rando au Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings J4 - la bouse du coin
Ski de rando au Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings J4 - la bouse du coin
Ski de rando au Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings J4 - la bouse du coin
Ski de rando au Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings J4 - la bouse du coin

Neige variée. Certains font des figures de style. Les chutes sont nombreuses. Comme d’hab’. Alors que je filme une séquence, j’entends un tremblement de terre derrière moi, C’est Romain qui se prend une belle boîte. Tout le monde a le sourire et on descend tranquillement. Philippe décide de tracer dans les bouleaux. Je préfère perdre un peu d’altitude et prendre un peu d’élan plutôt que de galérer dans les branches. C’est efficace, je dépasse pas mal de skieurs avant une petite descente où j’ai pris un peu (trop) la confiance. Un tas de neige… trop tard, je viens droit dessus encastrer mes skis, et j’entends le bruit du caillou bloquant mes skis. Je bascule en avant, je sens que ça déchausse (tant mieux) et je pique la tête la première dans la neige…

Je me redresse… pas de bobo, pour les skis, on verra plus tard. Je descends et rejoint le lac ainsi que la file du groupe. Le reste est plutôt plat, dans ces forêts à rennes. On rejoint le parking et le minibus.

Message personnel : certains membres du groupe voudraient se servir de ce blog pour assouvir leurs pulsions. Notamment, Sylvie qui souhaitait avoir une relation homosexuelle avec Nathalie dans mon récit. Sachez madame que je ne mange pas de ce pain là, que le récit restera digne et d’un haut niveau de probité.

Je tiens à ajouter que d’autres m’ont avoué avoir observé Gabriel et Nathalie dans le saunât, ils m’ont décrit des scènes lubriques, des caresses sur des mamelons dodus, que je ne peux bien évidemment pas décrire précisément dans ce texte. Ces dérives sont inacceptables !

Toutes mes excuses chers lecteurs si ces dernières lignes sont venues perturber  le récit, mais il fallait mettre quelques points au clair, c’est chose faite, heureusement que je suis là pour faire régner l’ordre. C’est mon petit côté Ayatollah ! 

 

 

Demain, ça va croustiller ...

 

Ski de rando au Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings J4 - la bouse du coin

Ski de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - Sautinden

Apoutsiak — Raid à skiSki de randonnéeLofoten
Ski de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - Sautinden
Ski de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - SautindenSki de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - SautindenSki de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - Sautinden
Ski de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - SautindenSki de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - SautindenSki de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - Sautinden

Il a neigé depuis hier soir

30 cm de poudreuse devrait nous attendre demain...

La  météo est annoncée bonne ! YES, en gros, je la fait brève : beau le matin et nuageux l’après midi, sans précipitation.

Mais quand je me lève, il pleut. Le parfaite poudreuse s’est transformée en une soupe infâme, limite croutée

Je pleurs

Je pleurs à chaude larme

Inconsolable

Chacun déjeune, l’ambiance n’y est pas, les mines tristes, les regards sombres en disent long sur la déception. Le groupe déconfit monte dans le minibus, sans allant. Flûte il manque Nathalie et Gabriel. Je les cherche, chalet 3… personne, chalet 4, personne. Je file au sauna, on ne sait jamais, et là je les trouve dans une position que la morale réprouve. J’ai juste entrouvert la porte, ce qui n’a pas l’air de déranger les deux tourtereaux. Juste une remarque : quelle souplesse pour en arriver là ! Le sauna grince, crisse et gémi. Enfin je pense que c’est le sauna qui a gémi. 

Quand le calme revient, je leur lance doucement que nous les attendons au minibus mais qu’il n’hésite pas à prendre leur temps, on n’est pas en train de changer des peaux dans la tempête 😉 !  

 

Il me semblait pourtant bien avoir repéré hier soir, ces regards complices signe d’un amour naissant. Ces soupirs, ces « jamais le premier soir ». Bon, si c’était pour attendre le lendemain matin, elle aurait pu céder hier soir, ça n’aurait pas changer grand-chose à l’affaire et on aurait pu partir plus tôt !

Laupstad, charmante bourgade, quelques maisons éparses perdues au bord du Fjord, le minibus vrombi, notre pilote Marseillais a une conduite toute Parisienne…  Quand je dis conduit, le terme n’est pas tout à fait adapté, Philippe ne conduit pas, il pilote !!! Ca dérape, ça patine, ça freine dure, derrière, on est bien secoué.

Chacun s’équipe, on porte les skis le long de la route avant de partir.

Ski de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - SautindenSki de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - Sautinden
Ski de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - SautindenSki de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - Sautinden
Ski de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - SautindenSki de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - SautindenSki de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - Sautinden

Je chausse et pars devant, me dégourdir les paluches. J’ai 2 - 3 minutes d’avance sur le groupe, Philippe, lui fais une trace parallèle à la mienne, 5 m à droite. Qu’est ce qu’elle avait ma trace. Je m’étais arrangé pour la faire bien droite, respectant les variations du terrain… Non, elle ne lui a pas . Flûte alors, un humble profane ne pourrait il pas faire une trace correcte.  Je suis vexé, humilié, moi qui aurais été si fier qu’il suive mes pas…

Bref, je me range dans la file des fayots qui ont, bien entendu, suivi  la trace du guide. Un petit plat en guise d’apéritif, avant d’entamer une montée, pas trop raide, entre les bouleaux. Un vol de perdrix des neiges vient agrémenter la montée. Tout va bien. A l’arrière du groupe, je note que l’idylle naissante roule à 130 sur l’autoroute de l’amour… « L’amour est enfant de bohême, qui n’a jamais connu de loi ! »

Les conversions s’enchaînent, quand le téléphone sonne. Et quand le téléphone sonne Philippe s’arrête et répond. J’en profite pour aller devant, et faire ma trace à ma façon, en gros, je récidive. Je sens que ça ne lui plait pas, à Philippe, mais comme je suis un rebelle, un révolté, je me lance. Et je fais une jolie trace en pente douce dont j’ai le secret. Je la peaufine, je place ma conversion à l’endroit idéal, je repars avec la même pente douce, tout ça afin d’éviter de se casser le dos dans une pente raide, oui, j’ose le dire, Philippe a tendance à tracer comme les Suisses, c’est à dire : dré dans le pentu.

On m’appelle, Philippe est reparti, il a continué sa trace, sans profiter de la mienne, qui était si belle , mon bébé, mon agneau. C’est la loose, deuxième revers de la journée. Et comme à chaque fois, les fayots enquillent derrière le chef, moi penaud, je reviens à la trace.

Plus on monte, plus le vent forci, plus il neige. La météo était quand même bien nulle !  Opération pause, j’enfile ma doudoune, remet la goretex, et met mon masque, ça serait toujours plus agréable que de se prendre des flocons compacts directement sur la rétine à 80 km/h.

Portion verglacée, on met les couteaux. Ca passe. Sur la crête, le vent est fort et bien désagréable. Le groupe avance rapidement.

Derrière, Nathalie avance un peu moins vite. Le cœur léger mais les jambes lourdes.  Peut être a-t-elle fait trop de sport aujourd’hui, elle flâne, papillonne. Sous son masque on devine un regard amoureux.

 On ne va pas vers le grand beau. Sous le sommet, grosses bourrasques, encore, on se fait balayé. Philippe est parti devant à pied. J’enquille, les autres resteront aux skis. Comme il doit faire la trace, je le rejoins assez facilement en bourrinant un peu. A droite, c’est à pic, si tu tombes, c’est la chute, si tu chutes, c’est la tombe. Le vent insiste, il est convaincant, Philippe décide de rebrousser chemin.

Aparté : Au repas de midi, quand Nathalie demandera à quelle distance du sommet nous nous trouvions, Philippe, fièrement, avec son délicieux accent Marseillais, lancera « La Bonne mère, il restait moins de 3 m de dénivelé ». Et dans cette phrase, j’ai vu tout Marseille défiler annonçant la taille de ses poissons pêchés. Il restait à mon avis plus de 15 m, avec la tempête on ne voyait pas très bien, il y avait peut être beaucoup plus !!!

On revient au groupe, qui cette fois ci aurait du avoir le temps de dépeauter et de se remettre en position descente. Je ne sais pas ce qu’ils ont foutu ces nazes, j’ai même le temps de leur offrir du chocolat, il y en a encore qui sont ne sont pas prêt quand je suis, fier comme Artaban, face à la pente, prêt à attaquer une nouvelle descente dantesque, dans le blizzard.

 

Ski de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - SautindenSki de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - SautindenSki de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - Sautinden
Ski de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - SautindenSki de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - Sautinden
Ski de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - SautindenSki de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - Sautinden
Ski de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - SautindenSki de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - Sautinden

Et c’est parti. Conditions difficiles. On essaie d’enchainer les virages. Même Philippe finit par se gaufrer. La neige est correcte mais la visibilité réduite.  Avec quelques traîtres changements de neige.  Un court passage un peu raide, on se retrouve sous le col, la neige devient plus lourde mais la visibilité est meilleure. Ski combat, Tout faute se paye cash dans cette neige lourde. Bon ben j’ai payé comme les autres. Les Nantais, Olivier et Gabriel, se montrent téméraires. Ils dévalent le passage à très vive allure ce qui impressionne tout le monde. Mais dame nature les ramène à la raison, ils finissent par choir, faisant au passage de spectaculaire figure !

Dernier petit plat, on rejoint le village, petit portage jusqu’au minibus. Et retour aux chalets

Nathalie et Gabriel se sont retrouvés cote à cote… Comme par hasard.

 

Comme souvent, les personnages et situations décrient dans cet article sont le fruit d’une imagination débridée. Tout rapport avec la réalité, s’il existe peut n’être que fortuit… ou pas !

Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden

Apoutsiak — LofotenSki de randonnéeRaid à ski
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : VardenSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : VardenSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : VardenSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden

Aujourd’hui, c’est décidé, il va faire beau.

D’ailleurs, le temps est plutôt clair, ça va changer !!!

Yes !

Vu qu’il est un peu tôt pour aller manger, j’opte pour une petite balade matinale et touristique, jusqu’à la petite chapelle qui trône fièrement en face du chalet. Je pars en chaussures de ski, il y a quand même pas mal de neige et je n’ai pas envie de me mouiller les pieds.

Arrivé à la chapelle, je vois un joli canard sur la plage, et le photographe animalier  qui sommeille en moi, décide de faire le clicher de sa vie.  On j’opte pour le panasomic et je règle le zoom au maximum… X24, il fait ce qui faut. Je zoom donc sur la bêêêête, flûte elle a décollé. Et ô surprise, il ne s’agit pas simplement d’un triste canard, mais c’est un magnifique Aigle de Norvège qui prend son envol. Je prends temps bien que mal 3 photos qui seront sans doute toute pourrie, la loose.

Je poursuis ma balade autour de la chapelle, mitraillant le fjord et les montagnes avant de rentrer déjeuner. Tout ça m’a mi en appétit.

Le soleil montre le bout de son nez, pas de vent… tip top.

 

Le bus s’ébranle, bien chargé. Huit skieurs mal réveillés à bord. Seul Philipe qui a sans  doute déjeuner au red bull est à fond… La route est enneigée, verglacée,  mais pour Philippe c’est simple, c’est pédale de droite enfoncé jusqu’à la garde et, règle absolue, ne pas appuyer sur la pédale de frein. Bilan, on va vite, inconvénient, on va un peu trop à fond à mon goût…

Virage à gauche, le fourgon glisse, virage à droite, il dérape, dépassement d’un poids lourd qui, il me semblait, roulait déjà assez vite. Mon estomac suit la courbe des virages. Un coup à gauche, un coup à droite, Sous le ciel bleu, la mer sombre, ma tête verdit. Je crois que je suis un peu malade. Je m’accroche comme je peux dans ce véhicule fou. Ne pas vomir, ne pas vomir, il faut faire bonne figure. Les paysages ont magnifiques, un fjord à droite, la mer à gauche, pas le temps de regarder, se concentrer sur son pylore pour passer le temps passer ce petit cap.

Le fourgon dans un dernier dérapage se gare sur le parking, il était temps.

 

Et on s’équipe, chacun de son coté, avant de partir vers le Cîmes.  Le départ va être assez plat, une piste de ski de fond nous attend pour les premiers kilomètres. Et nous voilà partis en file indienne, on n’a pas pris un guide pour rien. Tandis que nous suivons la piste de ski bien sagement, nous observons des prédécesseurs bien haut sur la montagne. Il fait beau mais un peu gris, tout va bien.

Je range la Goretex et me retrouve juste avec un fine polaire sans gant pour la suite…

Après les trop longs kilomètres de ski de fond (on n’est pas venus pour ça) on attaque les choses sérieuses, la pente se raidit, le sentier louvoie sur une jolie crête. Le groupe s’étire et se compresse comme un accordéon. Seul Philippe garde le même rythme, les autres vaquent à leurs occupations, flânent, font des photos et profitent du beau temps…

Plus on monte, plus la pente se fait raide,  et les premières conversions apparaissent. A chacune d’elle, le groupe s’étire, puis dans la ligne droite suivante, chacun fait un sprint pour rattraper le précédent et ne pas se faire larguer. La méthode est bonne mais nécessite d’avoir le cour solide.

Je me retrouve derrière Romain. Et Romain, bien que fort sympathique, n’est pas le champion du monde de la conversion. Je sais, c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité, mais c’est la VERITE !!! Il ne faut pas se mentir, un jour, je lui donnerai quelques conseils. Bref, quand tu es derrière Romain, c’et pire, tu arrives au virage, tu freines un coup sec,  tu t’arrête et tu en profites pour admirer LONGUEMENT le paysage (tu peux même avoir le temps de faire une photo) Bref, le temps passe, son ski externe peine à tourner  mais quand c’est enfin fini, c’est ton tour, tu t’es bien refroidi, et le groupe qui était devant est déjà méga loin.

La vue est pas mal, à gauche au loin la mer avec de petits fjords, à droite, le Kongsvatnet, un chouette lac enneigé entouré de cabanes de pêcheurs avec  des cabânes au fond du jardîn…

 

Mais le temps change, il fait plus gris, il y a plus de vent, je remets la Gore tex. Nous croisons  de magnifiques skieurs au style épuré qui trace de belles lignes sans cette neige immaculé, ou presque. Jusque là, je virevoltais, passant de l’avant du groupe à l’arrière puis remontant devant. Et d’un coup, je ne sais pas ce qui s’est passé, je me retrouve à l’arrière. Je vais me refaire, je suis juste derrière  Nathalie et les sept autre sont 100 m devant. Je ne sais si c’est le parfum de Nathalie aux effluves enivrantes ou ma forme déclinante, mais je reste dans ses spatules, profitant de l’instant, du jasmin, et du romarin… Les minutes passent, aucune envie de dépasser. Ai-je été ensorcelé, impossible de la dépasser. Elle fin par proposer de me laisser passer, ce qui est idiot, il y a largement la place sur cette pente débonnaire. C’est à regret que je passe. Fini, le numéro 5 de Channel et son soleil radieux, je passe du coté obscure de la force. Il se met à neiger, le vent  souffle avec force. Le temps change. J’hésite encore, rester avec Nathalie, en profiter pour mettre un doudoune (je vois bien qu’au col, ça tabasse dur) ou filer vers l’avant pour faire des vidéos des 7 mercenaires, devant…

J’ai longuement hésité, mais mon devoir m’a appelé, et j’ai bourriné. Au départ, j’avais l’impression de ne pas rattraper le groupe. A bout, je suis à bout … Puis finalement, je rejoins Gabriel et Olivier , puis le reste du groupe.  Le col est là, dans la tempête, le groupe se réuni, on repassera pour el pic nique au col… Enlever les peaux dans le vent et le blizzard, o sent bien qu’on est au Nord du Cercle polaire, je me demande si on n’est pas encore plus prêt du pôle Nord au vu des conditions rencontrées.

Jour blanc ! Tempête de neige…

La descente commence, et c’est là que tu ne regrettes pas d’être partir avec un guide… En temps normal, je serai parti devant, dans un Chasse neige de compet afin d’éviter de tomber à l’arrêt, le nez dans le GPS. Là, j’adopte une technique assez mesquine qui consiste à utiliser les autres comme repère visuels dans le jour blanc. Tu laisses passer tout le monde, ou presque, puis tu te lances, en les dépassant et en se servant d’eux comme repère visuel… Méthode assez efficace qui permet de se faire un peu plaisir dans des conditions plus que moyennes…

Cédric entame la descente dans un style sobre et fluide, il virevolte à chaque virage, il ne skie pas, il danse, et Sylvie, sa muse, qui aimerait lui faire plaisir, tente de danser avec lui, mais c’est moins bien, ça déçoit, elle aurait sans doute du  le laisser filer seul, le tableau été plus joli, plus gracieux ! (l’occasion pour moi de dédicacer ce court passage à Cédric)

Chacun tente de ne pas tomber dans les passages croutés, mais ce ne sont que des tentatives, on se retrouve toujours par terre (ou plutôt par neige) à un moment donné.

Devant, Philippe Galère, la buée sur les lunettes de soleil, le jour blanc, la neige à l’horizontale. Il fait du Chasse neige !!! Et moi, quand je vois un guide faire du Chasse neige, ça m’éclate !!!

On se retrouve un peu bas. Et le groupe enquille une petite traversée à droite pour rejoindre l’arête. Une jolie Norvégienne est tankée et, je comprends assez vite qu’elle attend sa copine. Que j’ai vu partir au dessus. Dans mon onglet de compet’ je lui lance «  You’re waiting for someone ? » et je comprends qu’elle attend sa copine. Je lui explique qu’elle est au dessus, d’ailleurs je la voie. J’aurai adoré que la conversation se prolonge, visiblement pas elle, déception de l’idylle débutante avortée dans l’œuf.  On a la loose ou on ne l’a pas. Faudra que je trouve une technique d’approche plus subtile si je ne veux pas rentrer bredouille de Scandinavie.

Bon pendant que je papote avec l’autochtone, les autres sont déjà loin. Je file, rejoins le groupe, il faut remettre les peaux et rejoindre l’arête. La voici, battue par les vents, ce matin il y avait une jolie vue. Là on peine à lever la tête dans la tempête.

Bon alors c’est l’occasion pour moi de faire une petite remarque à notre groupe  (je sais qu’ils lisent ces lignes avidement). Il serait pas mal que vous vous améliorerez dans les manœuvres de peautage et dépeautage. Je m’explique, on n’a pas besoin de 20 Minutes pour enlever des peaux, et ceci d’autant plus lorsqu’on est dans la tempête. Donc, plutôt que d’aller pêcher le soir, ou de passer votre vie au Saunât, réviser vos manœuvres dans les chalets pour qu’en situation extrême, ça ne prenne pas des plombes, j’ai froid … Fin du message personnel, à bon entendeur…  Fin du message personnel.

 

Tout  ça pour dire que j’ai froid, et que je suis ravi  quand le groupe repart. Descente dans les bouleaux, slalom sympa avec de la poudreuse par moment. On file, le vent se calme, les virages s’enchaînent. Cédric, ne skie pas, il ne fend pas la neige, c’est la neige qui s’ouvre devant ses skis. Il est, de loin, le meilleur skieur du groupe. Si on peut parler de skieur, les autres skient, lui, c’est le professeur, il apprend à chaque flocon où est sa place sur cette montagne, son nom norvégien Svekmlkist se traduit par : « Grand ordonnateur du Monde »

Là-dessus on rejoint les pistes de skis, où chacun se tire la bourre, surtout les

mecs. Un mec c’est un truc bourré de testostérone qui n’a qu’un objectif : surpasser son semblable. Et donc on est à fond, en canard, à savoir qui sera le plus rapide. Je me rends vite compte que ça n’est pas moi, et, vilement je m’arrange pour péter le ligament croisé de Svekmlkist, un adversaire en moins.  Les accrochages se multiplient et je ne sais pas par quel miracle, j’arrive devant à la voiture.

Le reste du groupe suit, les filles, sagement, prudemment, ferment la marche

 

Il neige

C’est toujours la tempête quand j’écris ces lignes…

 

Finalement, il n'aura pas fait beau !

Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden

Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiLofoten
  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden
  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden
  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden

6 h, dur dur quand l’hôtelier déneige l’entrée de l’hôtel en quad. Bon petite nuit. J’essaie de redormir, peine perdue. A 7 h, je descends déjeuner. Et si je profitais des 2 h que j’ai devant moi pour aller courir, je me suis préparé un petit fichier GPS hier.  7 h 30, prêt à partir, je dile dans Bogen. La route est bien damée. pas de poudreuse juste une couche de neige dure, pas de risque de se mouiller les pieds. L’idée est de faire le tour du petit lac au Nord du village. Je passe entre les jolies maisons norvégienne, tout est blanc, et j’arrive à la centrale électrique, la route s’arrête là. Le dilemme… C’est l’aventure ou pas ?  J’hésite une seconde avant de me lancer sur le sentier enneigé. Quan je dis enneigé, c’est rien de le dire, il y a plus de 30 cm de poudreuse. Je galope, on voit à peine les Salomon qui projettent la neige à chaque foulée. Le sentier longe le lac puis au fond, il suit sa berge. C’est joli, sauf qu’il fait gris. Retour en face, de l’autre coté avant de rejoindre Bogen.
Je m’offre un petit tour jusqu’à l’église avant de rentrer. Il est 9 h… J’ai ½ heure pour me doucher, faire sécher mes affaires et refaire mes sacs.  Opération réussie, sauf pour le séchage. Dommage, ça va puer ce soir quand je vais sortir mes affaires.

Quand je descends, je croise Sylvie, une fille du groupe qui pensait que je dormais encore. Tout le monde s’est inquiété de mon réveil, c’est trop mignon… Le soleil est arrivé avec la fin de ma sortie trail tourisme, dommage, à rpésent, les couleurs sont magnifiques.
Et zou dans le bus pour rejoindre l’aéroport et le guide qui arrive ce matin

A l’aéroport, je prends le temps d’écrire quelques lignes.
Et le groupe, cette fois ci au complet, se retrouve dans un minibus pour aller à notre camp de base Sildpollnes Kappel.
Route magnifique, qui longe la cote, des fjords magnifiques, des ponts superbes, il y a même des tunnels qui passent ous les fjords. 2 h 30 de route, c’est à la fois long et magnifique. Je suis callé à l’avant du véhicule, à ma gauche Cédric a entrepris de dessiner ce qu’il voit avec un tallent que je jalouse…  C’est très réussi, tout y est, le moindre détail est là.
Je profite de chaque virage et on finit par arriver au gîte. Quand on sort du minibus on est vite congelé par le froid, il ya un bon petit vent bien frisquet. Notre nouvel hôtelier dégage les chalets à la pelleteuse. Je me retrouve avec Gabriel et Olivier, un père et son fils dans un petit chalet. Il est déjà 13 h 30 quand on repart pour faire des courses pour le pique nique. La journée est longue… Puis on louvoie dans les rues de Solvaer, la ville locale, pour d’abord chercher le magasin de skis où notre guide doit louer des skis, les siens étant en train de survoler la Norvège a une heure différente de la notre… Puis pour trouver le départ de la course.

Tout le monde s’équipe, dans la tempête, une carline, deux polaires, une doudoune , ma goretex,  puis on part, plus ou moins en file indienne derrière Philippe, notre guide. Une montée un peu raide, suivie par la traversée d’un lac enneigé. J’ai chaud, j’enlève la doudoune et une polaire. Petite erreur. Il y a presque du soleil, je virevolte, faisant pas mal de photo, notamment de Solvaer et ses fjords, vue du haut c’est superbe, une carte postale. Plus on se rapproche du col, plus le vent forci. On fini par se retrouver dans une tempête de neige avec des vents approchants les 80 km/h par moment. CA fouette. Et je suis habillé léger à présent… J’essaie de faire bonne figure. Pause, dos au vent, les possesseurs de masques de ski jubilent, les autres plissent les yeux et les sourcils espérant éviter les pervers flocons qui percutent à pleine vitesse leur cornée.
Au col, on tire à droite, dos au vent. Le gars devant moi pétouille, je ne connais pas encore bien tous les prénoms… Et ça me rassure. Je ne passe pas trop mal, il y a des rochers, de la glace. Un passage verglacé me fait mettre les couteaux. Tout le monde se retrouve sur une pente  peu confortable. Philippe décide de descendre. On bascule en mode descente. Mais Sylvie décide de descendre avant les autres. Elle fait un virage et son ski déchausse, elle glisse sur la pente verglacé, son bâton lui aussi prend la direction de l’abîme. Il s’arête juste avant une barre. Ouf ! , elle, de son coté poursuit sa périlleuse glissade, la pente est raide et verglacée. Un rocher est sous elle, elle va se le manger ou parvenir à s’y agripper. Sera ce son sauveur, ou va-t-il provoquer sa perte. Dans un ultime effort, dos à la pierre, elle s’y arête. Cédric et Philippe descende l’aider. Plus de peur que de mal. Si elle avait passé la pierre elle partait pour une belle glissade jusqu’au col.  Le temps se lève. Le groupe mets léga longtemps à dépeauter, je suis congelé. On fini par descendre. Et me Zags masquent une fois de plus mon incompétence un pur bonheur. Sous le col, la neige est bonne, avec vue sur la mer, c’est vrai que ça a du charme. Je traverse le petit lac à fond avant une dernière descente un peu raide. Et je me route sur une partie dur, l’impression que mes skis ont déchausser sans que je ne leur demande rien, faudra que je le resserre demain.
Ce ne fut pas une longue sortie, mais une première approche des Lofoten

Retour au gîte en passant par un grand magasin pour les courses de la semaine

  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden
  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden
  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden
  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden

Apoutsiak chez les Vikings, épisode 2

Apoutsiak — humeurLofotenSki de randonnéeRaid à ski

 

Boeing 737 a destination d’Oslo

Je m’installe à la place A 10, judicieusement placée prêt du hublot lors de l’enregistrement réalisé la veille.

Et là, je me rends compte, interloqué, que tous le monde est blond ! Les hôtesses, les passagers, pas une couleur foncée à l’horizon. Avec mes cheveux de neige, ça passerait presque. Chacun place son bagage à main, souvent aux limites de l’autorisable dans les soutes prévues à cet effet. Et s’assoit. Les deux places à coté de moi sont libres et je commence à espérer une jolie Norvégienne. On peut toujours rêver, sur un malentendu… Et j’ai de beaux restes, soit dit en passant.  Quant tout à coup, un viking pénètre dans l’appareil, il mesure plus de 2m, peut être 2 m 20, il a la carrure d’un footballer américain, la moustache fourni, la barbe également, il a même sa hallebarde en bandoulière et son impressionnant casque sur la tête. Derrière lui, sa douce vikinguette, qui au lieu de manger un gigot de renne lors de ses gouters, a du sans doute manger le renne complet, le résultat est là… Non, non, vikinguette s’installe à ma droite, ce qui me bourre vers le hublot. Son mari projette sa hallebarde et son casque dans la soute, et s’assoit. On a la loose ou on ne l’a pas, j’ai bien récolté une Norvégienne, mais elle ne correspond pas à l’image que je m’en étais faite. J’aurais sans doute plus de chance au prochain avion…

Me voilà litéralement incrusté dans la carlingue

 

Après un peu de lecture et une bonne sieste, je me réveille au dessus de superbes paysages, tout est blanc, sauf les forêts, tout est légèrement montagneux, les lacs sont gelés, je n’avais jamais vu de telles paysages, le soleil rasant éclaire le tout. C’est magnifique, je me délecte de ces paysages, l’avion fini par se poser, seule la piste est déneigée. Bienvenue à Oslo pour une escale de 4 heures.

Je bouquine, encore, j’écris ce récit (et oui presque en live), l’avion pour Narvik a 20 minutes de retard, la journée va être longue. J’espère être à l’hôtel à minuit…

 

 

Narvik, atterrissage dans 10 minutes, on est dans la tempête de neige, les réacteurs absorbent des quantités de neige impressionnante, il va y avoir de la neige sur la piste. Le pilote pose l’avion comme si de rien n’était. Tout est blanc, de la neige, du blizzard, une passerelle abandonnée est recouverte de neige et de givre.

L’avion s’arête, heureusement qu’on va directement de l’avion au terminal…

En fait non, c’est la passerelle enneigée qu’on nous amène.

Je mets rapido ma doudoune avant de sortir.  -4°C, 50 km/h de vent, quel choc. On rejoint rapido le terminal pour récupérer les bagages.

Et zou dans le bus de l’hôtel, chacun reste dans ses pensées. Les fenêtres sont couvertes de Givre, on n’y voit goutte. Un quart d’heure plus tard, voilà l’hôtel,  Il est prêt de minuit. Au dodo.

Ski de Rando - Aurores boréales au Lofoten - épisode 1

Apoutsiak — humeurLofotenSki de randonnéeRaid à ski

Jour 1

 

Le TGV traversait la gare à pleine vitesse. Le quaie trembla à son passage et chacun reculait d’un pas en arrière… voir plus. Ca n’était pas le notre, juste un TGV de passage, et sont machiniste avait décidé de ne pas freiner dans sa traversée de la gare.

Le notre, plus raisonnable, arrivait tranquillement, cahin caha, et freinait sereinement. Je chargeais mon lourd pactage dans le fleuron ferroviaire Français, le voyage pouvait commencer. Dans l’action, j’oubliais d’embrasser ma dulcinée sur le quai de la gare, j’avais du laisser mon petit coté romantique à la maison, si tant est que j’en ai eu un, un jour.

Un simple au revoir, la lourde porte se refermait, et le TGV se lançait. Je me mettais dans la lecture du livre de Maître Dupont Moretti, qui m’acapera jusqu’à la gare de Lyon.

Le train entre en gare sans crier gare… avec 7 minutes d’avance.  Je sors, et je porte mon lourf=d fardot dans la capitale : un sac de voyage d’une 20aine de kilo, un sac à dos et 14 kilo et un sac à ski  (avec bien entendu les skis dedans) soit 5 ou 6 kilo supplémentaire, pas forcement évident à porter.

Je fins par attraper le métro, me pause, il faut dire que pour un provincial, étonnamment, le métro c’est très exotique. Les effluves, la ville cosmopolite, le monde entier erre dans ses rames. On peut regretter les yeux fuyants. Changement à Bastille, ligne 5, un manouch’ entre, guitare en main, la musique est superbe, ses doigts dansent sur l’instrument, la mélodie est belle. Ambiance. Je quitte le métro, il neige à Paris, le 17 mars. Denier périple pour rejoindre l’appartement de ma tante alpiniste, Jehanne (oui, elle a même gravi l’Aconcagua !)  Un code, une cours, un autre corde, à faire dans le noir, sans lumière pour éclairer le document que j’ai imprimé, la porte fini par s’ouvrir, je grimpe les 3 étages et toque…

Une seconde fois un peu plus fort. Une vieille dame vient m’ouvrir et me fait passer les clefs. Je redescends, récupère me bagages, nouvelle opération code pour accéder à l’escalier A, ascenseur, 2 étages, puis clef pour une première porte, avant la porte d’entrée. Oui, Jehanne est au théâtre et m’a laissé ses clefs.

Je bouquine, puis je me couche, et je me rends compte qu’il ya la musique à fond dans l’immeuble.  Je vais chercher des boules quies dans le sac. Le lit vibre quand même, c’est un anniversaire, ça excuse un poil les fêtards. Morphée fini par avoir raison de moi. Je m’endors dans ses bras.

Tôt, je me réveille, sans doute le métro aérien qui passe sous les fenêtres… Je finis mon bouquin, qui devait me faire les vacances. Je retrouve Jehanne, on déjeune, on parle de tout et de rien, mais également de montagne, de ses exploits dans les Andes, de sa traversée Chamonix Zermatt a ski !

Elle a décidé de m’accompagner jusqu’au RER, sympa. Je luis laisse prendre les skis, le sac le plus léger, mais pas facile à manier. Je gère les deux autres. Et nous voilà parti, la bouche de métro est en face de l’appart. On file Gare du Nord, elle me laisse sur le quai du RER. Un au revoir et me voilà dans le train. Puis à l’aéroport. Je me débrouille assez bien avec mon chargement. Et je retrouve les autres membres u groupe Allibert alors que je fais la queue pour l’enregistrement.  Et me voilà, devant la porte d’embarquement, en train de taper sur cet ordi ce petit texte. J’adore l’aventure. Elle est déjà là ! C’est tout de même pas compliqué !

 

à suivre....

Ski de rando au Chasseron : le jour où j'ai rencontré un ambassadeur

Apoutsiak — ChasseronSki de randonnéeJura

Il avait pas mal neigé, et je m'étais miré dans une poudreuse impeccable... Je m’étais juste miré. Je suis le premier à me garer sur le parking de Noirvaux, et je quitte celui-ci vers 8 h 30. Assez vite, j'ai faim, et j'opère un petit ravitaillement de la bête. Ça ira mieux. Je mets mon masque histoire d'éviter la buée.. Je repars dans la raide forêt au dessus de la Deneriaz dessous, un gars passe en descente à MAG 20, j'ai eu une belle frayeur. Ça fait toujours drôle quand tu crois être seul... Je poursuis vers le haut. Je trace dans une petite poudreuse, mais quelle déception quand je parviens à la combe de la Merla ! La pente a été asséchée par le vent, on voit l'herbe. Je peux dire adieu aux grandes descentes en poudreuse. Je poursuis vers le haut, l'âme en peine.

Et là, alors que je me parle tout haut, je me prends un nouveau courant d'air, c'est le gars qui était passé à la descente tout à l'heure qui me laisse sur place... Je vieillis, il va falloir l'accepter. Je tente un court temps de m'accrocher, mais je sais que c'est inutile. L'avantage, c'est qu'il va devoir tracer, ça sera plus facile pour moi.

 

Le masque est plein de buée, je finis par l'oter, je vais en chier sur l'arête, tant pis, de toute façon, je ne vois plus rien !

En bas je vois un second gars, en vert qui avance, sans doute un peu plus vite que moi. J’espère juste ne pas me faire dépasser. J'arrive en haut de la combe, je tire à gauche vers le col. Je croise le skieur de compet, en route vers la descente, nous échangeons deux mots. Il a fait demi tour sous le col. Je poursuis. La pente sous le col est complètement verglacée. Le gars en vert me rejoint, il se la tente à ski, je la remonte à pied, pas envie de me retrouver en bas. Le gars en vert fini par déchausser, l'honneur est sauf !

En haut, je file vers le sommet, beaucoup d'herbe sous de la glace. Première montée, validée. Je file vers le bas., retour par la combe de la Merla. Le passage sous le col, toujours bien verglacé, mais je gère ! Zouizzzzz font les Zags sur la glace. Je skie dans la forêt à droite de la Combe.  La neige est bonne, poudreuse ! Impeccable.

 

Ski de rando au Chasseron : le jour où j'ai rencontré un ambassadeur
Ski de rando au Chasseron : le jour où j'ai rencontré un ambassadeur
Ski de rando au Chasseron : le jour où j'ai rencontré un ambassadeur
Ski de rando au Chasseron : le jour où j'ai rencontré un ambassadeur

Je remets les peaux en bas de la combe et je remonte.

Il y a maintenant du monde dans la combe. Je reprends la trace. Rejoins une famille et papote avec le gars en vert qui m'a rejoint. Même itinéraire pour la montée. Nous dépassons la famille. Au col, il décide de tenter le passage à ski, je passe à pied. En haut, il me propose d'aller faire le couloir du téléski sous les petites Roches, un couloir que je pense extrêmement difficile. Je valide tout de même l'idée, inquiet !

Sur la crête, le vent nous accueille, on papote mais le vent emporte pas mal de mot avant qu'ils n'est atteints l'appareil auditif de l'autre. Je vente mes exploits, sur les 4000, dans le Jura , sur les trail (de moins de 30 km ...) Bref, je suis un héro, mais lui, qui est il ?

Et là, il m'explique, qu'il fait des Ultra !!! Et qu'il a terminé toutes les éditions du Tor des Géants !!!  Je réfléchis et je luis sors. Alors tu est un ambassadeur ! Il me précise, non pas ambassadeur, sénateur ! C'est le nom qu'on attribut aux rares finishers de toutes les éditions du Tor, il ne sont plus que 9 !!!

Bon ben ça me rabaisse mon caquet !

L'entrée du couloir est là, c'est raide, il part, C'est bien raide au départ. Après c'est un régal dans la forêt... Skiiiboy !!! Slalom dans une neige poudreuse pas trop travaillée. On repeaute et on remonte au col avant de retrouver les petites Roches. On décide de descendre à gauche par la combe de la Maya. Arnaud se croute sous l'arête, dans la pente raide est verglacée (cachée par une fine et traitresse couche de neige). Je débute, un peu stressé, dans les embruns de neige emportés par le vent... Ambiance. Puis c'est une nouvelle descente agréable près des arbres. On descends aux Deneriaz dessous en passant par la forêt. Arnaud décide de se rentrer. Je pique-nique sous l’abri des Deneriaz. Il neige, et il ne fait pas très chaud.

2ème partie de la journée : visibilité réduite... très réduitee !
2ème partie de la journée : visibilité réduite... très réduitee !
2ème partie de la journée : visibilité réduite... très réduitee !
2ème partie de la journée : visibilité réduite... très réduitee !

2ème partie de la journée : visibilité réduite... très réduitee !

Entrée de la Combe de la Maya - les Petites Roches - balayé par le vent !

Entrée de la Combe de la Maya - les Petites Roches - balayé par le vent !

Je repars vers le haut. Il y a moins de monde dans la montagne. Je remonte la combe. Le temps s'est dégradé. Il neige à gros flocon, le vent est là. Je déchausse comme d'hab sous le col. Quand je suis au col ,impossible de rechausser mes skis, les inserts sont pleins de glace. Les bourrasques de neige sont intenses. 4 skieurs passent à proximité, tandis que je suis courbé sur mes skis.  Je mets 5 bonnes minutes à régler le problème. Les conditions sont dures. Je repars vers le haut. court passage au sommet du Chasseron, je repeaute et je pars, visibilité nulle, dur de s'orienter. J'ai basculé coté Roches Éboulées. Je ne vois rien. Le vent me balaye le visage, la neige est froide. Je progresse lentement dans cette ouate.

Je finis par trouver la piste de ski de fond, et je me fait un schuss d'anthologie. Avant de retrouver l'entrée de la combe. Elle aussi a subi les affres du vent. On ne peut la skier que sur les bords faute de neige. Je pars à gauche, me faufilant. J'enchaîne les virages. C'est trop vite avalé. Je déchausse pour la traversée de rivière avant de retrouver la route enneigée. Pour une bonne descente en pente douce. Quelques kilomètres plus loin, c'est déjà la voiture.

Il faut rentrer !

 

Bref, j'ai rencontré un sénateur !

 

Merci à toi, Arnaud !

vidéo non contractuelle... réalisée en décembre 2017 !

Vidéo : ski de randonnée - Pic de l'Etendard 3464 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeVanoisevidéo - Les vidéos d'Apoutsiak

Départ dans le beau temps

Le mauvais en haut

Descente dans le jour blanc puis la tempête ...

 

Ski de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 m

Apoutsiak — VanoiseSki de randonnéealpinisme
Ski de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 m

Ce jour ou, un peu présomptueux, j'ai cru que je pouvais aller plus vite que la perturbation météo, alors qu'il fallait tracer dans une neige profonde...

Vidéo

 

Topo

De Saint Sorlin, se garer en haut du village

Remonter les pistes de skis, en remontant la Combe de la Balme puis au mieux, le col Nord des lacs. 2533 m

Partir direction sud (descente) et rejoindre le Grand lac puis le lac blanc et enfin le plat 2502 m

Poursuivre jusqu'au glacier de Saint Sorlin et remonter à l'ouest les pentes qui remontent en direction du col de la Barbarate. La pente se redresse (40 - 45°) , remonter au mieux vers le petit col puis l'arête rocheuse le sommet 3464 m.

 

Récit

 

Mauvaise nuit

Mauvaise nuit, celle qui te conseille de renoncer à ton périlleux projet. Oui, je veux aller à l'Etendard, oui, je suis seul, oui, il y a risque 3 d'avalanche... Je tourne les données dans tous les sens, pesant le pour et le contre. Ah oui, il y a du pour : je suis un  alpiniste expérimenté (bon ça je sais que ça n'est pas un énorme argument ...) . La plupart des pentes sont à moins de 30 ° et ne sont pas exposées (sauf sous le sommet) et , j'ai une terrible envie de gravir ce sommet... bon il faut avouer qu'il y a quand même pas mal de voyants au orange voir au rouge : Je suis seul, et il va sans doute falloir tracer l'intégralité du parcours jusqu'au sommet alors qu'il y a plus de 50 cm de poudreuse. Je suis seul et il y a un glacier à traverser. Et il y a une perturbation qui devrait arriver vers 13 h.

En gros tout va bien

Et bilan, je dors mal.

Mon cerveau, tel une machine à laver ressasse les différents éléments... sans trouver de solution.

Mauvaise nuit...

 

Il faut avouer que j'ai un passif avec cette montagne. Dans mes jeunes années, en 1993 (ou aux alentours) avec Franck un ami étudiant, nous avions envisagé le sommet "à la journée" depuis Lyon en ski de rando  ! Bilan : plat de pâtes à 11 h du soir, décollage, voiture, parking au col de la Croix de Fer et longue remontée de nuit pour atteindre le pied du glacier dans un brouillard à couper au couteau. On valide le but à 2700 m environ. Bilan retour, long plat, arrivée à la voiture, il neige, le col est officiellement fermé, aussi, nous ne trainons pas, de peur de se faire coincer...  Je suis crevé, je passe le volant à Franck dans la vallée, le reprend après Chambéry et m'endors tranquillement.

Il faut avouer que le bruit de la rambarde de sécurité à 110 km/h nous a bien réveillé.  Je me gare sur la bande d'arrêt d'urgence et constate les dégâts. On a l'impression qu'on a pris un obus à gauche de la voiture. Une bonne nouvelle : la voiture roule. On a eu du bol sur ce coup là, on aurait pu y rester... Le reste du voyage se passe bien , ben oui avec l'adrénaline à fond, tu ne dors plus !

 

Une deuxième tentative en automne, deux ans plus tard, se solde par un succès. Tentative  sans histoire, tout avait du bien se passer, ne me reste en souvenir que deux photos jaunies...

Fin de l'historique

Mauvaise nuit (oui c'est pour reprendre le récit)

Le réveil sonne, je venais de m'endormir. - 4 h 20

Hésitation.

Je décolle dans le petit appartement, essayant de ne pas réveiller Louis qui dort dans le canapé. Petit dej, matos - 4 h 50 je suis dehors. Je rejoins les pistes. Il fait frais, très frais (-13°C) Doudoune ET Goretex de rigueur ! Je suis parti et je vois au loin le premier obstacle : les dameuses sont en action dans la combe de la Balme. Je remonte dans leur direction. Ça m'ennuie de les croiser, aussi je décide de filer par la piste noire pour les éviter. Ça monte bien et je rejoins rapidement le haut du premier tronçon des télésièges. Je remonte une piste en biais puis décide de couper au dessus, la pente de la piste n'étant vraiment pas raide. Il faut déjà tracer dans une neige poudreuse assez profonde, traffolée par les passages de skieurs hors piste. Il fait grand beau et grand froid. L'effort me tient au chaud. Je remonte au mieux, observant  en bas les dameuses au travail. Leur phares sont tellement puissants qu'ils éclairent la montagne. Ça grimpe et je rejoins le sommet du télésiège. Petite pause toilettes (c'est ça l'avantage des pistes de skis). Il fait grand beau. La silhouette des aiguilles d'Arves se dégage. Un télésiège se met en route tout seul. Ambiance scoubidou quand il y a du suspens ! J'enlève mes peaux.

 

Ski de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 mSki de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 m
Ski de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 mSki de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 m
Ski de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 m

Petite descente sur la piste puis je quitte la civilisation. Je skie au mieux, dans le halo de ma frontale en direction du lac. Quelques virages plus loin, il faut déjà repeauter. Aussitôt dit, aussitôt fait, c'est plat , mais c'est rigolo (oui c'est rigolo quand tu en es au premier lac !) J'avance bien, au bout du lac une courte montée puis une petite descente m'amène au second lac.  Nouvelle traversée. Moins rigolote, mais ça passe. Au loin j'observe un lenticulaire sur la Meije, le mauvais temps va s'installer. Nouvelle montée, nouvelle descente, le "troisième" lac, en fait il doit s'agir un étang, mais avec toute cette neige, impossible de savoir comment c'est en été. Nouvelle montée et petite pause casse croûte. Le ciel grisonne comme mes cheveux. C'est ça, le mimétisme ! Je repars, et me rends compte qu'il faut encore descendre pour rejoindre le pied du glacier. Et je ne suis qu'à 2700 m !  La fatigue commence à se faire sentier. J'ai hâte que ça monte !  Qu'il est loin le pied de la montée. Le ciel commence à vraiment de bâcher. J'ai en tête l'heure de la perturbation : 13 h. Je sais que je suis en retard. J'ai mal calculer la taille du plat !

 

Enfin, ça monte. Mais je n'avance plus. Il neigeote. Je ne parviens pas à garder de rythme. Je finis par me poser sur mon sac. J'avale quelques barres avant de m'endormir... Bon, je n'ai pas fait une grosse nuit, le froid me réveillait toutes les 2 minutes, et au bout de 10 minutes, je suis reparti... Un peu mieux.

Remonter les pentes en gardant le rythme. Le ciel s'est bâché. Je vois le sommet, mais je ne vois plus le relief. J'ai choisi de remonter les pentes à proximité des rochers pour me donner des repères visuels. Et j'avance, lentement, mais j'avance. J'aurais bien aimé que quelqu'un prenne le relai à ce moment là. Mais en fait, je suis seul. Je ne sais pas si je vais aller jusqu'en haut, mais pour l'instant je continue. Plus je monte, plus je sens que la perturbation est là, bien active.  Je me retrouve au pied de la pente finale. Je remonte. les pentes. Pause mon sac, ça sera plus facile sans. Puis me retrouvant sur une zone de neige dure, je finis par laisser les skis. Je remonte la pente raide pour rejoindre le col. Un peu de rochers instables m'amène au sommet. Il fait dégueulasse, il y a juste le cairn à regarder. Je suis rarement resté aussi peu de temps sur un sommet. 

Il est aux environs de 13h et je suis très en retard ! Je sais que la descente va être longue. Je reviens en arrière, l'arête, la pente raide, mes skis, mon sac. Visibilité quasi nulle.

Ski de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 m
Ski de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 mSki de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 m
Ski de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 m
Ski de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 m
Ski de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 mSki de randonnée : Pic de l'Etendard - 3464 m

Il neige, le vent fait passer les flocons à l'horizontal !

Ma trace a déjà presque disparu. Dans le jour blanc, je tombe à l'arrêt !  Je règle le GPS sur chemin retour. Ça fait longtemps que j'ai abandonné mon projet de redescente par la Cime de la Valette. Ç’aurait été plus rapide mais ne connaissant pas l'itinéraire, je vais bêtement tenter de revenir sur mes pas.

Grâce au GPS , je finis par retrouver ma trace. Que je suis comme je peux. Tout est blanc , et un mince liseret gris me l'indique.  La descente s'achève. Il faut à présent pousser sur les bâtons et retracer.  Mes traces de montée sont complètement effacées.  Je poursuis comme je peux. quand il faut remonter, je tente sans remettre les peaux. Mais mes skis sont bien fartés et ça ne passe pas ! je glisse en arrière en m'épuisant. Je finis par remettre mes peaux, pour 5 minutes, avant de les enlever, redescendre et les remettre à nouveau. Je garde le moral, je sais que je vais y arriver. Mais c'est long. A présent, je garde les peaux. Je traverse les lacs, tout est blanc. Je retrace en gardant le cap . Dernier lac. Il faut à présent remonter au col Nord des lacs.

Je remonte comme je peux. Il y a juste une centaine de mètres, mais c'est long, il faut encore tracer !

Je parviens au col, et j'y suis accueilli par un vent à décorner les bœufs. Rafales de neige.  J'enlève les peaux comme je peux. Les skieurs passent à proximité, sans trainer. Je pars vers le bas, mais je me croute à l'arrêt. Je décide de mettre mon masque de ski (oui, depuis le jour, j'ai juste une paire de lunettes) Ça ne marche pas, j'ai tout de suite de la buée. Visibilité quasi nulle. Les skieurs skient en convoi, je décide de faire pareil, ça fait une repère visuel. Vu que je n'ai plus de masque ni lunettes, je me prends plein de neige dans les yeux. C'est la tempête mais je sais que je suis bientôt à l'appart. La combe de la Balme est avalée. Je coupe par un petit hors piste pour finir. Et je rentre juste pour le gouter. Le contraste est saisissant entre le temps dehors et la chaleur de l'appart. Je me déséquipe en soufflant et en racontant mon périple.

 

Quelle journée ! plus de 10 h dehors !

Vidéo : le Chasseron en Amoureux (ski de rando et raquettes à neige)

Bon promis, la prochaine fois, je change de spot...

Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)

Apoutsiak — Ski de randonnéeOberland

Où comment rentrer des 4000 valaisans à Lauterbrunnen sans prendre le train !

 

Vidéo :

Topo

Descente de Hollandiahütte sur Fafleralp

Depuis Hollandiahütte, quitter le refuge (3240 m)  et rejoindre la Lötschenlücke (3140 m)

redescendre le Grossi Tola, d'abord en son centre puis en rive droite.

On rejoint le Langgletschher que l'on suit en rive droite.

S'il ya peu de neige, il faut sortir à droite sur le sentier qui permet de rejoindre l'Anenhütte (2358 m) De là suivre le sentier qui ramène au torrent de Lonza et de la à Fafleralp (1766 m)

 

Petersgrat depuis Fafleralp

Prendre le sentier qui part à l'Ouest de Fafleralp. et remonter le UistersTal. En fin de saison on remonte le sentier. Arrivé au fond du vallon prendre à gauche (Ouest) et remonter les pentes de celui ci. Vers 2540 m la pente devient moins raide, poursuivre à l'ouest et remonter les pentes qui passent entre les barres et permettent de gagner le plateau supérieur.

Prendre au Nord nord Est pour gagner le col de la Petersgrat 2115 m (possibilité de passer par le sommet un peu plus à l'Ouest (2202 m)

De la Petersgrat à Stechelberg (Lauterbrunnen)

Basculer versant Nord du glacier (Kanderfirn) et passer à proximité de la Mutthornhütte (2900 m) On emprunte alors le Tschingelfirn (sous la cabane) en restant plutôt en rive droite (attention avalanches possibles sur le bas dans les pentes) poursuivre vers l'Oberhoresee.

S'il n'y a plus de neige, prendre le sentier qui passe à flanc à l'ouest du vallon, il passe par les auberges Obersteinberg et Folla

S'il ya de la neige, la suite passe par le vallon (non testé)

 

 

 

Récit

Arrivés tôt  à la hollandiahütte, après avoir gravi la Face Nord de l'Äbeni Flue, nous grignotons un peu avant d'essayer de nous reposer.

Technique numero 1, afin d'éviter les ronflements d'Ovidiu, je le place en bas de la couchette tandis que j'occupe l'étage superieur. L'autre cordée se mettant en face. Il y a 12 places, nous sommes 4, ça devrait jouer.

J'essaie de m'endormir. Mes de nouveaux impétrants entrent dans le refuge. Et ils discutent. Et ils joue aux dés. Ô le doux bruits des dés qui s'entrechoquent quand tu veux t'endormir. Malheureusement le refuge ne fait qu'une seule pièce et il est impossible de s'isoler. La sieste est morte. Quand je me relève je constate que nous sommes beaucoup plus nombreux. Un groupe de 2 Suisses en provenance de la Guggiroute à la Jungfrau et 4 raquettistes.  Je regarde par la fenêtre, et je vois deux personnes qui grimpent à pied. Je refais plusieurs fois le calcul, et dans mon petit cerveau embrumé par l'altitude, ça fait Tilt et ça affiche : "Refuge complet" Bon, on se ratroupe avec Ovidiu, on range les affaires alors qu'on s'était quelque peu étalés... On décide de manger avant les autres, ceci afin d'éviter les les bouchons autour du poêle. Bref, vers 6 h 10 nous sommes à table, une vraie maison de retraite. On se restaure en papotant d'un mélange de pattes et de soupe au champignon, bien agréable pour mes papilles.

Ensuite, on monte se coucher, il n'y a pas d'autre solution...

Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)

Vers 21 h, il y a toujours du bruit. Nos amis Suisses, fort sympathiques au demeurant, braille comme s'ils étaient à la foire. Je finis par me lancer avec mon plus bel accent germanique : "Wir möchten schlafen", flûte, je ne sais plus 'il y a un ou deux f...

Malheureusement, avec les boules quies, je n'ai pas interpelé le bon groupe de coupables. Je réitère ma phrase. 10 minutes plus tard, c'est le calme plat dans le refuge, j'ai un peu honte d'avoir cassé l'ambiance. Mais bon, je voulais dormir.

Je me rendors, enfin... Réveil à 3 h 45, la journée va être longue.

 

3 h, A nouveau le bin'z dans le refuge, les cordées en partance pour la face Nord de l'Aletschhorn sont réveillés. Ovidiu me propose de nous réveiller, et vu que je ne dors pas, je valide l'idée. 45 minutes plus tard, nous sommes dehors, il fait tiède. Je filme les cordées en partance. Et nous partons, sur la neige dure, vers la Lötschenlücke.

Deux virages en dessous, il se croute, dans la croute. Rien de grave. On repart dans la nuit sur ce glacier, ou le halo de nos frontales fait apparaitre de sournoises crevasses. Brrrrr.

On décide de tirer à droite au départ. Puis on bascule vers le centre, on repéré que ça skiait plus bas à gauche. Dans les méandres du glacier et de ses moraines, je me retrouve dans un dédale de petites crevasses alors que je suis arrivé un peu trop rapidement dessus à ski. ça passe, simple avertissement, je ne m'attendais pas à en trouver là !

On fini par déchausser, plutôt au centre du glacier et on se met à descendre. Ovidiu m'annonce qu'il ne souhaite  pas revenir à ski à la voiture mais plutôt prendre le train. Je suis déçu. Il me propose que je fasse la traversée seul, mais ça ne m'enchante pas. Je poursuis en silence et tout en réflexion. On parvient devant le glacier,  à la confluence de deux torrents. Infranchissables. on regarde au dessus, celui de droite ne parait pas passable, alors qu'à gauche, c'est le bout de glacier qui forme une énorme arche, de 30 m de haut, il "suffit" de remonter au dessus pour se sortir de ce "mauvais" pas. Je pars devant et remonte le glacier. Quelques pierres pausées sur de la glace. J'essaie de me tenir à l'écart de l'arche et je redescends versant opposé. Quand je me retourne, Ovidiu est juste derrière, quel efficacité pour me rattraper. Malheureusement, on se rend compte qu'on est du mauvais coté du torrent. On voit un bon sentier à droite, alors qu'il n'y a rien chez nous. Mais on avance et on fini par trouver une sente. puis un bon sentier. Je pars un peu devant, toujours dans mes pensées. Je finis par me rendre à la raison, c'est plus simple de rentrer en train, mais c'est dommage, si j'avais su, on serait descendus hier !

Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)

Je déboule à Fafleralp, Ovidiu est 5 minutes derrière. Sur le parking il y a plein de voiture, je suis prêt à interpeller un gars pour faire du stop, mais il disparait dans un camping car. J'attends Ovidiu et lui annonce que le mieux est de rejoindre Blatten à pied, par la route, ça sera plus facile pour un éventuel Stop. On part ensemble et d'un coup, tel le Saint Esprit sur les apôtres, la Petersgrat se dégage, et Ovidiu hésite, et fini par se décider pour la traversée.

Flûte, j'ai bien bourriné depuis une heure en pensant que notre périple allait se terminer. Et on repart pour une potentielle galère  que je n'esperais plus. On fait une pause dans le village endormi, on s'abreuve à la fontaine et c'est reparti vers le haut, vers l'inconnu, j'ai vu que ça pouvait passer sur la carte, mais il n'y a pas de sentier en haut et une barre rocheuse pourrait rendre la remonter impossible, on ne le saura qu'en haut, il y a très peu d'info sur cette traversée dans ce sens là.

Un chevreuil traverse devant nous le sentier, puis on remonte, en ordre de bataille : Ovidiu loin devant, et moi, le lentosss, derrière. On retrouve un peu de neige, j'essaie de ne pas mouiller mes baskets, puis on surveille le sentier, qui remonte le vallon. tout se passe bien. On fini par traverser un grand névé pour s'élever vers l'Ouest, il fait frais, tout va bien. Je sens que le moral d'Ovidiu n'est pas au top. Il craint un portage trop important. Je ne peux le rassurer trop, C'est ça l'aventure, on ne sait pas ce qu'on va trouver... Et vers 2400 m... la neige !

Ca sent bon

On fait une petite pause casse croûte et on repart. D'abord entre les rochers dans une neige bien pourrie  puis le paysages s'ouvre au dessus. Ovidiu prend au plus court tandis que je vire sur une moraine pour voir ce qu'il y a au dessus. Et ça parait tout bon avec quelques passages raides - YES. Nous nous rejoignons et j'annonce la bonne nouvelle à Ovidiu. Je passe devant pour tracer. Et je remonte au mieux les pentes. C'est sans souci, sur le plateau terminal, on fait le point. Le col doit se situer sur la droite. Je prends mon azimut et je le tiens La distance est méga longue mais je suis motivé, je finis par larguer Ovidiu qui n'est devenu qu'un tout petit point, je ne m'arrêterai pas avant le col.

Le voilà

Derrière plus d'Ovidu

Il fini par arriver un peu plus tard...

Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)
Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)
Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)
Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)

Alors pour l'ambiance au col, il faut dire, ça n'était pas top, non qu'on ne se soit pas entendu avec Ovidiu mais pour l'aspect sonore.

Les hélicos tournent en continu !

Pas une minute de calme.

Alors quand il y a un hélico , ça va, c'est quand il y en a plusieurs que ça pause des problèmes ! Et là, c'est un relai continue avec un brouhaha. Les turbines chauffent, ils visitent l'arête rocheuse, se pause, les clients boivent un coup, tournent autour de l'hélico (de peur de se manger une crevasse) et repartent.

Bon au bout 'une demi heure, tu n'as qu'une seule envie ,c'est de  leur faire un d.... Mais j'ai reçu une bonne éducation et je ne l'ai pas fait. Je crois qu'Ovidiu n'a pas pu s'empêcher.

Et le paradoxe, c'est que ce sont les mêmes hélicos qui assurent le secours. E alors dans ces cas là, tu es tout content d'entendre l'énorme bruit de la turbine.

Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)
Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)
Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)

On reprend la carte pour la descente, il s'agit de ne pas se louper. Finalement on prend la bonne direction et on rejoint la Muttornhütte. En  dessous, ça ski bien dans une bonne pente. On décide de prendre à flanc ce qui nous permet de faire la course avec des chamois. Pas sûr que les chamois ai aimé... On n'a pas fait exprès.

Puis Ovidiu souhaite continuer à flanc. Je passe par en dessous, il me rejoint, à flanc, c'est plein de coulées d'avalanche. Ca sent déjà la fin, on retraverse le glacier à droite courte descente. Ovidiu se place à gauche, je trouve un petit couloir à droite, je lui annonce que ça passe à ski, il est loin pas sûr qu'il aie entendu. Je file, le couloir est super sympa. Et  me pose vers 2200 m, je déchausse pour remonter sur un promontoire qui me permettra de voir Ovidiu, mais je ne vois rien.

Je décide d'attendre un peu, il va sans doute devoir changer d'équipement. Je fais de même. 5 bonnes minutes plus tard, rien, je commence à m'inquiéter.  Je regarde de part et d'autres de la moraine, personne, en haut, personne, pourvu qu'on ne se soit pas loupés. Je gueule (et j'ai une grosse voie) l'echo me renvoie ma voie, mais pas d'Ovidiu.  Je surveille depuis mon mirador , je réfléchis aux différents passages qui pourraient être cachés. Flûte, chaque fois qu'on se sépare, c'est la merde. Je braille, je panique un peu. je rebraille. Rien. Mon belvédère devrait être parfait, mais j'ai un doute, et s'il s'était cassé la gueule, j'envisage tout. Quand d'un coup, je vois tout en haut, la haute stature d'Ovidiu, les skis sur le sac, qui se présente au dessus d'une barre. Ouf, la tension redescend ! Il descend prudemment, je l'appelle pour le remettre dans le bon sens afin qu'il trouve le sentier présent un peu plus bas. Il me rejoint. J'ai eu un bon moment de stress !

On repart vers le bas, et on passe devant un superbe lac avec plein de touristes et un panneau déprimant : Stechelberg 2 h 50  on n'est pas rendu. On repart, je m'arrête près d'une cascade pour me réhydrater et faire rafraichir la bête, il fait maintenant bien chaud.

 

Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)
Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)
Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)

Le sentier prend à flanc, on rejoint un premier alpage, un superbe chalet avec pas mal de randonneurs attablés. Ovidiu me propose de faire une pause mais je suis pressé de rentrer et pas très lucide, je luis dis qu'il me rattrapera. 5 minutes après je regrette, je regrette le bon saucisson et le bon comté. Trop tard.

J'aborde un second alpage, deux chiens sortent de la belle bâtisse tous crocs dehors. Bien agréable. Pas un proprio pour les rappeler, j'adore !  Bon ils sont petits, j'ai mes bâtons en guise de protection et je finis par passer, mais c'est bien désagréable. Je continue vers le bas. Je mesure le temps que je gagne par rapport aux panneaux d'indications, ben en fait... pas trop !

Le sentier devient moins bon, plus raide, on rejoint alors une piste et le village de Stechelberg. Enfin !

Ovidiu arrive quelques minutes plus tard. Ne reste plus qu'à quitter Lauterbrunnen la cupide. et rentre à la maison la tête pleine de souvenir.

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>