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Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna

Apoutsiak — TrailTenerifeRandoCanaries

Une nouvelle rando trail magnifique avec de superbe point de vus sur le Pico del Teide et  tout le parque du Teide

Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna

Topo

Se garer à Vilaflor à proximité de l' église. Redescendre un peu  pour récupérer le GR 131 qui remonte par une piste  dans les forêt. Partir à l'est (sentier) pour passer par le paysage lunaire (paisaje lunar) De là le sentier remonte  vers un col : la Degollada de Guajara (2529 m).

La suite reste plus ou moins sur la crête direction Ouest.

Au départ au choix, soit repartir en arrière sur 200 m et récupérer le sentier , soit monter sur la crête (sentes), un peu plus technique. On rejoint la Montana de Guajara (2718 m), vue superbe !!!

Repartir légèrement vers l'est coté Teide, faire 100 150 m et reprendre direction est par une vire. le terrain est plus technique. Il ne faut pas s'en coller une. Suivre la vire qui descend à flanc de falaise. on rejoint alors la degollada de Urcanca (2455 m)

Poursuivre sur la sente qui suit plus ou moins la crête. Passage facultatif par le sombrero de la Chasna à 2405 m (quelques pas d'escalade facile pour atteindre le plateau sommital)

J'ai choisi de poursuivre sur la crête et j'ai perdu le sentier après le Roque de Los almendros (2523 m) Sentes qui se perdent. Mon objectidf était de rejoindre la route à proximité de Bocca Tauce etn passant par El sombrero (2531 m) J'avais un fichier GPS et la carte indique la présence d'un sentier.

Il est sans doute plus simple de descendre après le Sombrero de Chasna direcement au Sud Ouest et de rejoindre la  route TF 21

Retour an stop à la voiture

Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna
Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna
Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la ChasnaRando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna
Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la ChasnaRando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna

Récit :

Comme souvent le ver tôt, vers 4 h ... Double objectif : ne pas laisser ma petite famille trop longtemps seule et courir à la fraiche. L'inconvénient, une partie de la sortie se fait à la frontale, et on râte un peu les paysages.

Je remonte la route qui m'amène à Vilaflor, le village a l'air joli. Je me gare non loin de l'église. Je m'équipe et je pars, frontale en tête,  premier objectif, trouver le sentier. Je dispose juste de mon GPS et d'une carte tellement compliqué à ouvrir que je ne l'ai pas ouverte des vacances. Et je pars, dans le gros village. Au bout de 5 minutes, à force de tourner je  me retrouve presque à mon point de départ. L'occasion de faire le point. Je sais qu'il faut aller vers le haut, et je décide de partir en ascendance... erreur, mais je ne le sais pas encore. Je suis la route ui s'élève mes m'éloigne à chaqe pas un peu plus de la trace GPS... Stress. Je remonte toujours et la trace s'éloigne. Je passe devant une usine d'embouteillage d'eau. puis un virage, enfin. Je décide de couper  pour rejoindre Ma trace. Couper à Tenerife, c'est un peu risqué, les pentes du volcan sont raides ! Je quitte la route et me retrouve dans une forêt de pin, sur des pentes plus ou moins raide. Mais l'aventurier que je suis s'en sort bien. Ça descend, ça monte, j'essaie de garde mon cap sans perdre d'altitude.

Je retrouve des sortes de champs. Avec plein de cailloux...

Petite piste, je cours un peu et ... je me croute ... et merde, je suis tombé sur les mains, en arrière, quand je me relève j'ai une bonne entaille dans la main droite. La peau est scalpée sur plusieurs centimètres et ça saigne. Désinfection à la salive. Mon sang est mélangé à de la terre volcanique, c'est degue. J'arrache avec mes dents le lambeau de peau qui pendouille.  Et oui, c'est moi, Rambo !!!

La plaie est plutôt propre (presque) l'impact ne fait un peu plus qu'une pièce de 2 euros; je décide de ne pas appeler Carglass. Je vais pouvoir profiter du frottement de ma main sur le bâton pendant toute la balade... quel régal.

 

Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna
Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna
Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna
Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna
Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna
Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna
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Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna
Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna

Et je repars. Ca grimpe, mais il ya des portions roulantes. Il fait toujours nuit et je ne vais pas pouvoir apprécier le paysage qui doit s'avérer... grandiose. Oui, c'est bien là le problème quand on part tôt, on loupe quelques jolies portion et ici, le paysage lunaire... Je passe devant un type qui dort dans son hamac. Et je poursuis. Le soleil point.

Je fais une petite pause hakuna matata...

Puis la piste repart dans le désert minéral. Et rejoins le col de uajara, la vue est superbe, kje me régale.

Je repars vers le sommet, par la crête.  A droite le Teide est magnifique, à gauche, la mer. Au loin les îles. C'est la classe, avec personne à l'horizon. (Encore une sortie où je n'aurais pas croisé âme qui vive)  J'avance et rejoins le sommet. Courte pause alimentation photo, et régal pour les yeux : le paysage.

La suite est plus technique, un sentier à flanc de falaise, avec bien du vide, il ne faut pas s'en coller une. Et quand on est en mode trail, ça prend vraiement tout son sens. je rejoins un joli col avant de remonter sur cette jolie crête, je peux courir régulièrement, la sortie est vraiement sympa. J'avale les kilomètres.

Je rejoins le Sombrero de la Chasna, une petite vriante m'y a mener. Puis je repars sur la crête, quand j'arrive à un dilemme : à droite, ça plonge bien raide vers le rempat. A gauche, une falaise bien délicate. Je décide de repartir en arrière, j'ai du louper quelques chose. Je remonte la falaise. A droite ça semble passer.

Quelques pas de désescalade et me voilà sur un sentier. Ouf, j'ai perdu un peu de temps, mais ça va.

Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna
Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna
Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna
Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna
Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna
Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna
Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna
Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna
Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna
Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna
Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna
Rando trail : Vilaflor le rempart : Montana de la Guajara 2718 m - Sombrero de la Chasna

Je repars sur le sentier et descend tout en dévers. Le sentier se perd dans une végétation qui pique pas mal (voir beaucoup) et c'est TRES désagréable. Je me remets à suivre le GPS dans une partie bien merdique pour me rendre compte que je reviens en arrière une cinquantaine de mètres en dessous  de là où je suis passé 20 minutes avant. Pause vers un énorme pin. Je décide de remonter en revenant en arrière. dans des éboulis et de la végétation picotante ,je remonte. Je retrouve une sente, puis une autre; Pas sûr que je sois sur le bon sentier, mais je progresse. Ca pique, c'est merdique mais ça passe.

Je finis par me retrouver en haut d'un promontoire. Sur le GPS, je vois que la trace remonte vers la crête, mais sur le terrain, dans la vraie vie, je ne vois rien. J’aperçois la route en contrebas. Je décide de clore ma sortie en y descendant directement. Il y a un ruisseau à sec est ça devrait passer en dessous. Dans 20 minutes je suis à la route.

Je démarre, par des sentes, je parviens à rejoindre le lit du ruisseau asséché. Puis c'est la descente. Il faut parfois marcher sur a végétation, parfois quitter le lit pour trouver un meilleur terrain, souvent, se faire piquer les mollets "J'en ai marre !".

Le lit du ruisseau est envahi de végétation, parfois de gros bloc. Je passe au mieux. Je finis par trouver un filon de gros bloc, moi qui adore ça, je galope en sautant de l'un à l'autre, toujours en équilibre instable mais assez efficace.

Je me retrouve, assez rapide, enchainant les gros bloc, quand celui sur lequel je pause mon pied, bouge, je saute sur le suivant, je sais que le bloc du dessus est en train de tomber, il est énorme et sa direction est ... mes chevilles !!! Je saute vite sur le suivant, me voilà en équilibre instable sur un nouveau bloc, je dois sauter, mais... je suis face au vide. 2 mètres de vide, je n'ai pas le choix. J'espère que la réception ne sera pas trop violente. Pourvu que je ne me blesse pas. Et j’atterris délicatement 2 mètres plus bas, le stressomètre au maximum. J'ai eu chaud ! Je poursuis dans la gorge puis sur sa rive droite. La route s'approche à présent. La voilà, je cours un peu sur celle ci puis je fais du stop, ça marche. Deux Canariens et un italien dans la voiture. Et un chouette retour à Vilaflor tout en papotant et en découvrant l'autre !

 

Une belle sortie avec deux belles frayeures

Vidéo

Rando trail : Tenerife - Traversée du Pico del Teide 3718 m de la Montana Blanca au Pico Viejo

Apoutsiak — RandoTrailLes 100 plus belles

C'est la sortie trail à faire sur l'île.

Le paysage est incroyable, la descente coté pico Viejo se fait en solitaire, et c'est magnifique

Rando trail : Tenerife -  Traversée du Pico del Teide 3718 m de la Montana Blanca au Pico Viejo
Rando trail : Tenerife -  Traversée du Pico del Teide 3718 m de la Montana Blanca au Pico Viejo

Conseils préalables :

Se munir d'un permis d'ascension du Pico del Teide si on souhaite atteindre le sommet après 9 h. Cette autorisation est gratuite mais indispensable. s'y prendre à l'avance...

Sinon il faut être au sommet avant 8 h 30.

Possibilité de couper l'ascension en deux en dormant au refuge de Altavista

Pour les moins sportifs, l'ascension depuis le téléphérique ne présente pas de grosse difficulté physique.(13 € 50 la montée, même prix pour la descente) à réserver également.

Prendre beaucoup d'eau

Prévoir tout de même quelques vêtements chauds pour le sommet (j'avais une petite veste salomon et un coupe vent à manche courte pour attendre le lever du soleil, ça peut être juste pour quelqu'un de frileux)

La température au sommet est de 10 - 11°C l'été (prendre les prévisions c'est un ordre de grandeur) par contre dans la descente en plein cagnard ça dépasse les 30° !!!  Crême et lunettes de soleil indispensable

 

Rando trail : Tenerife -  Traversée du Pico del Teide 3718 m de la Montana Blanca au Pico Viejo

Topo :

Se garer sur le parking de la TF 21 (Montana Blanca)

Le parking peut être plein facilement, il n'est pas très grand

remonter la large piste qui part depuis le parking. Le sentier est bien indiqué. On traverse ces zones crèmes et on remonte la piste en pente douce (en trail on peut courir)

Cette portion est monotone la nuit.

On passe devant les oeufs du Teide (Huevos del Teide) : de grosses boules de lave sans doute détachée depuis le haut lors d'une éruption. On arrive à l'intersection, à gauche, le sentier remonte tranquillement vers la Montana Blanca, à droite, ça se redresse (enfin) vers le Teide.

Le sentier rejoint le refuge del altacista à 3260 m de là la Cueva del Hielo et le telepherique du Teide. On trouve alors la porte qui permet de présenter son autorisation d'ascension.

Le sentier, toujours bien marqué remonte les dernières pentes du Teide. Observez les petites bouches du volcan et les odeurs de souffre, voici le sommet.

 

Descente versant Pico Viejo.

Du sommet revenir sur ses pas et rejoindre le téléphérique que l'on contourne par dessous. et prendre le sentier du Pico Viejo La descente commence d'abord à flanc avant de traverser des coulés de lave. Le sentier est toujours bien marqué. On rejoint le pied du Pico Viejo (3135 m), qu'il faut gravir (5 - 10 minutes en plus). Ce volcan est superbe !!!

Poursuivre sur son flanc et continuer à descendre On rejoint alors le Pico Sur. On rejoint le Lomo de Chio puis la Montana de Chio avant de rejoindre la route  et le Mirador de Chio.

 

le retour se fait aisément en autostop ou en bus

carte ascension pico del teide - pico veijo montana blanca

carte ascension pico del teide - pico veijo montana blanca

Rando trail : Tenerife -  Traversée du Pico del Teide 3718 m de la Montana Blanca au Pico Viejo
Rando trail : Tenerife -  Traversée du Pico del Teide 3718 m de la Montana Blanca au Pico ViejoRando trail : Tenerife -  Traversée du Pico del Teide 3718 m de la Montana Blanca au Pico Viejo
Rando trail : Tenerife -  Traversée du Pico del Teide 3718 m de la Montana Blanca au Pico ViejoRando trail : Tenerife -  Traversée du Pico del Teide 3718 m de la Montana Blanca au Pico Viejo
Rando trail : Tenerife -  Traversée du Pico del Teide 3718 m de la Montana Blanca au Pico ViejoRando trail : Tenerife -  Traversée du Pico del Teide 3718 m de la Montana Blanca au Pico Viejo
Rando trail : Tenerife -  Traversée du Pico del Teide 3718 m de la Montana Blanca au Pico Viejo

Récit

Mauvaise nuit... Un peu de stress, je ne sais pas combien de temps il va me falloir pour atteindre le sommet du teide ,et je veux être en haut avant 8 h , je n'ai pas de permis d'ascension.

Je quitte Puerto de la Cruz au milieu de la nuit, et pars vers le haut. Je traverse la Oorotava endormie, puis les lacets me font quitter la zone habitée.  Les phares éclairent les quelques mètres devant moi. Le Teide se découvre et je découvre le parking, il ne rest eplus qu'une place, ma place ! Je m'équipe et 2 minutes plus tard, je suis parti, il est 5 h, frontale au max. Je réveille un randonneur emmitouflé dans son duvet. 10 mètres plus loin, un second, tel un lapin pris dans les phares d'un voiture... Désolé les gars... Je file, ça monte mais c'est roulant. Il fait frais, c'est impeccable. C'est dommage de courir la nuit, on loupe un peu le paysage, mais l'avantage c'est qu'il fait frais. La lune est pleine, je finis par éteindre la frontale tant il fait clair. La piste est large et peu pentue, ça me permet de trottiner. Premiers lacets, je surveille le GPS, mais tou tva bien, voilà déjà le pied du Teide. Le sentier devient raide, il faut marcher et pousser sur les bâtons. Je vois au dessus, les frontales des gens qui sont au dessus du refuge. J'avance, je passe devant les oeufs du Teide. Les frontales au dessus se rapprochent. En fait ce sont des gens qui font comme moi le sommet depuis le bas à la journée. Je les rattrape, je les dépasse. Voilà déjà le refuge del Altavista 3260 m 1 h 25 ^pour 900 m de déniv : c'est correct ! Je me restaure et repars vers le haut. Le sentier est super bien fait, de gros blocs de lave l'encadrent, ça fait de petits murets assez chouette. Je rattrape régulièrement quelques randonneurs. Le sommet du Teide se montre. Je vais torcher cette montée. Un petit replat sympa ramène au téléphérique. La porte du sommet est ouverte, pas de souci. Je galope sur le sentier toujours aussi bon. Je suis étonné par l'odeur de souffre, je pensais le volcan plus endormi. L'odeur de Souffre devient plus intense. Je parviens au sommet devant un simili cratère aux couleurs verdâtres. ambiance incroyable, pas mal de vent, pas mal de monde, et le soleil n'est toujours par là, j'ai mis 2 h 25 pour monter, impeccable. Il fait frais, je m'installe près du sommet en attendant le sommet

 

Rando trail : Tenerife -  Traversée du Pico del Teide 3718 m de la Montana Blanca au Pico Viejo
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Rando trail : Tenerife -  Traversée du Pico del Teide 3718 m de la Montana Blanca au Pico Viejo
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Rando trail : Tenerife -  Traversée du Pico del Teide 3718 m de la Montana Blanca au Pico Viejo
Rando trail : Tenerife -  Traversée du Pico del Teide 3718 m de la Montana Blanca au Pico Viejo
Rando trail : Tenerife -  Traversée du Pico del Teide 3718 m de la Montana Blanca au Pico Viejo

La lune est là et le soleil finit par poindre. Superbe.

Des Français mettent la musique d'Hakuna Matata et ça le fait. Ou au moins ca me fait rire. Nous sommes une bonne trentaine répartis sur le sommet à regarder le spectacle. Le soleil met un peu de temps à s'élever. Je fais quelques photos avant de filer. Je redescends au téléphérique et quitte le monde à ce moment là. Direction la descente sur le Pico Viejo.  Le sentie rest d'abord très bon, ensuite il reste facile à suivre mais est plus techniques dans de gros éboulis de lave. Le Pico Viejo approche, il est superbe sous les lumières rasantes du matin. J'adore cette étendue de lave blanche. Le Vocan est juste au dessus, j'y monte. Pause photos avant d'aller voir de l'autre coté.  Je traverse  pour voir la pointe Sud. Le cratère est magnifique et imposant, je crois 800 m de diamètre.

Je vide une première fois mes chaussures pleins de  contenu volcanique.

Et c'est reparti pour une descente bien technique, mais bien jolie.  Je croise un beau cratère puis je file , je laisse la trace GPS qui me parait mal placée et je suis le sentier dans un joli vallon, le soleil cogne à présent et je bois. Vidage de chaussure une fois de plus.

C'est superbe, je finis par "rejoindre" la trace GPS qui s'était perdue.

Ca tour ne à gauche, la route n'est plus très loin. Voilà le parking, je n'ai croisé personne depuis le téléphérique, dans des paysages incroyables !

Au parking il ya plein de touristes. J'attaque le stop. A la 3ème voiture, un anglais en coccinelle rouge décapotable m'embarque, elle est pas belle la vie.  Nous papotons tout en admirant les paysages. J'observe attentivement le rempart sur lequel j'aimerais courir la semaine prochaine

On passe devant les Roques Garcia pleines de touristes (10 bus !!!)

Et voilà mon parking

Ne reste plus qu'à rejoinre Puerto de la Cruz dans le monde.

 

21,5 km et  1600 m de déniv

 

 

 

 

Rando trail : Tenerife -  Traversée du Pico del Teide 3718 m de la Montana Blanca au Pico Viejo

Vidéo :

Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada

Apoutsiak — RandoTrailTenerife

Superbe rando  dans la partie Nord et sauvage au dessus de Punta del Hidalgo

 

 

Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada
Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada

Topo

Se garer tout de au bout de la route principale de Punta del Hidalgo

De là remonter la rue et prendre dré dans le pentu (balisage) direction Anden Colorado. c'est une route méga raide ! le virage n'a été créé dans la région que très récemment visiblement !...

a) De là, logiquement il faut redescendre pour prendre un chemin à  flanc (fermé le jour de ma rando pour cause d'éboulement et rejoindre Beija à flanc puis par la route.

b) J'ai du remonter sur un col puis prendre à flanc pour gagner la crête au dessus de el juntadero. De là une descente m'a permis de rejoindre Beija (+45 minutes)

remonter Beija puis descendre à Los Batanes (ne pas rater le joli sentier qui part à gauche de la route) On traverse batan de Abajo avant de remonter vers Chinamada. rejoindre le joli point de vue sur la mer (falaises impressionnantes)

De là redescendre en direction de Roque de hermanos vers Punta del Hidalgo, très peu roulant. Superbe passages par moment. On passe au niveau de la mer il faut alors remonter jusqu'à la voiture

 

Peut se faire en rando trail - attention quasiment pas de portion roulante, quasiment tout se fait en marchant.

 

18,5 km - 1300 m de déniv (le parcours prévu initialement fait 14 km et 1000 m de déniv)

Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada
Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada
Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada
Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada
Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada
Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada

Récit :

 

2ème sortie sur l'île de Tenerife

Je remonte l'île vers le Nord Est et me gare au bout du monde ou presque : Punta del Hidalgo.

Petit tour sur le belvédère face à la mer et c'est parti dans l'autre sens, direction les montagnes. Dès que je pars ,la route s'élève, je cours. Je crois un vieux Canarien qui me parle, et moi qui ne connais aucun mots d'espagnol... J'imagine qu'il se moque un peu de moi, à raison, c'est idiot de courir dans une montée si raide...

Je file, la pente s'accentue.

La route est carrosasble, à 25 % !

Pas un virage, dré dans le pentu on laisse quelques fermes avant de rejoindre une piste. Moins raide , je cours dans cette vallée. Malheureusement je finis par me rendre compte que le sentier que je comptais parcourir, ne passe pas Il ya du y avoir un éboulement. Je suis donc le sentier au dessus, qui grimpe beaucoup plus et rejoint une jolie crête. Hésitation quant à la suite : soit redescendre reprendre le sentier initialement prévu, soit le rejoindre plus tard. J'opte pour la seconde option qui passe par un joli col !

Jolie vue du col, tout se poursuit à flanc, mais mon sentier "de base" s'éloigne petit à petit, il faut me rendre à l'évidence je suis en train de parcourir un beau "ralongi" !!! Les lézards s'enfuient sur mon passage. Je progresse vers le haut  et finis par rejoindre une crête tout au fond du vallon. Mon objectif : rejoindre  Beija, assez bas !!!

Je trouve une piste, quise transforme en sentier, et qui descend bien raide, tout va bien, ça va passer, je finis par rejoindre la route et je suis accueilli à Beija par 3 chiens voraces. Heureusement, un grillage aléatoire parvient à protéger mes précieux mollets. Le col de Beija est atteint, je bascule dans la vallée suivante, j'ai perdu sans doute 3 bons quart d'heure dans ma variante alpestre.

Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada
Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada
Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada
Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada
Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada
Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada
Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada
Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada
Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada
Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada
Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada

Nouveau paysage, un peu de route puis un sentier à flanc d'une petite crête, je traverse le village suivant ,désert. Ca descend alors dans un village troglodyte. il fait sec. Je finis par trouver un tuyau d'irrigation percé.Je fais le plein d'eau et m'arrose. Je repars dans le cagnard. Entre les cactus et autres plantes désertiques. Petite pause au fond de la vallée, en plein cagnard puis ça remonte vers la crête.

Voilà Chinamada, la civilation.

Je grimpe jusqu'au belvédère. Superbe vue sur l'océan, des falaises à couper le souffle.

 

Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada
Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada
Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada
Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada
Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada
Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada
Rando Tenerife : Punta del Hidalgo - Beija - Los batanes - Chinamada

J'entame la descente et je croise mes premiers randonneurs !!! Je trottine jusqu'à un nouveau belvédère avant de basculer dans le vallon.

C'est raide, je croise maintenant un peu de monde. La mer se rapproche doucement. L

à voilà, on passez tout près de l'eau avant de remonter vers mon parking

18,5 km et 1300 m de dénivelé.

Jolie sortie, de la mer à la montagne avec un joli retour à la mer !!!

 

Vidéo :

 

Randonné Tenerife - de Santiago del Teide à la Punta di Teno Par la Degollata di Messa

Apoutsiak — RandoTenerifeCanariesLouisMarieTrail

Jolie rando sur Tenerife

Pour passer de la montagne à la mer

En trail le parcours reste plutôt roulant sur la première partie

 

Randonné Tenerife - de Santiago del Teide à la Punta di Teno Par la Degollata di Messa
Randonné Tenerife - de Santiago del Teide à la Punta di Teno Par la Degollata di Messa

Topo :

Parking : Rejoindre Santiago Del Teide et se garer à la sortie du coté Nord. (Église)

Suivre la route sur 200 m jusqu'au virage et la quitter pour remonter le vallon

sentier bien marqué. Rejoindre le col vers la Degollada de la Mesa 1247 m

redescendre à flanc au Nord (roulant) vers la Cumbre de Bolico (jolies vue sur la vallée de Masca) et poursuivre plus ou moins sur la crête. Rejoindre le Cumbre de carrizal et le col routier 817 m

De là on remonte vers le Cumbre de baracan que l'on contourne par la gauche et on rejoint  Teno alto puis Teno.

 Suivre la route puis le sentier qui permet de rejoindre le Roque del Anden

Avant d'entamer la descente juste avant le Roque il faut descendre dans la gorge (sente) et descendre vers la route que l'on suit jusqu'à la Punta di Teno. Punta del frailete 0 m

Baignade obligatoire !!!

 

 

Randonné Tenerife - de Santiago del Teide à la Punta di Teno Par la Degollata di Messa
Randonné Tenerife - de Santiago del Teide à la Punta di Teno Par la Degollata di Messa

Conseils :

Partir tôt (surtout en plein été)

Il fait très chaud entre 10 et 11 h du mat (plus de 33°C)

Prévoir de l'eau en conséquence.

Ravitaillement possible au départ à Santiago del Teide

Retour en stop ou navette à prévoir (bus possible)

Randonné Tenerife - de Santiago del Teide à la Punta di Teno Par la Degollata di Messa
Randonné Tenerife - de Santiago del Teide à la Punta di Teno Par la Degollata di Messa
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Récit :

Nous sommes arrivé la veille et en cette première journée de vacances effectives, nous décidons d'aller découvrir la partie ouest de l'île. Départ de Santiago del Teide et objectif la Punta di Teno. Un voyage qui s'annonce sympathique

On quitte Puerto de la Cruz pour les hauteurs un peu tard et on fait quelques courses à Santiago avant de décoller. La technique est originale. Louis et moi partons en rando trail tandis que Sandrine et Marie feront juste le premier col avant de revenir sur leur pas et nous rejoindre à l'arrivée en voiture.

premiers mètres le long de la route, juste le temps de se rendre compte que les lézards sont omniprésents (les voitures aussi !) Nous longeons les vignes avant d'attaquer la montée. Nous sommes partis tard (11 h30), bilan : c'est déjà le cagnard. Avec Louis, on part devant, en marchant vite. On surveille les filles du coin de l'oeil, on les attendra au col. La chaleur est intense. On a la désagréable sensation que la trachée est chaude !!!

Arrivés au col, Sandrine m'annonce qu'elles font demi tour. On file en courant sur la crête bien roulante, c'est superbe. On découvre le magnifique paysage qui donne sur la gorge de Masca que l'on surplombe. Les cactus sont présents. on essaie de se protéger dans les passages ombragés.

On boit tous les quart d'heure. Les montées sont rudes ,certaines descentes aussi. on arrive à un petit col routier. Louis décide d'en rester là. Un gars sympa arrive et nous file un litre d'eau.  Je joins Sandrine qui va passer récupérer Louis au col pendant que je poursuis. Je rejoins le col suivant. et lance un gros "Wop" pour dire au revoir à Louis.  Je bascule de l'autre coté et rejoins le petit village de Teno.

 

 

Randonné Tenerife - de Santiago del Teide à la Punta di Teno Par la Degollata di Messa
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Randonné Tenerife - de Santiago del Teide à la Punta di Teno Par la Degollata di Messa
Randonné Tenerife - de Santiago del Teide à la Punta di Teno Par la Degollata di Messa

Sortie du village, un peu de route, puis une sente. Je finis par me perdre sur une crête. Le fichier GPS m'indique un sentier à flanc qui n'existe pas. Je finis par sauter une clôture et redescends la parcelle pleins de petites barres rocheuses. En bas, je repasse la cloture pour rejoindre la route. je poursuis sur une nouvelle crête. Le GPS me guide vers la gorge. Je descends des sentes entre les cactus et m'en plante un dans l'épaule ! Peu agréable. En bas je rejoins un sentier, plus ou moins bien marqué. Ambiance superbe, c'est raide mais la mer se rapproche. Peut être vais je arriver avant Sandrine et les enfants...  Je déroule dans ce "canyon" Le sentier est presque facile à suivre à présent. Je rejoins la route. Puis je file sur celle ci. A l'arrivée vers la plage, je crois Marie et Louis, pui Sandrine bien installée sur la petite plage.

La suite sera notre première baignade sur l'île. A la recherche des poissons.

 

 

Randonné Tenerife - de Santiago del Teide à la Punta di Teno Par la Degollata di Messa

Vidéo

Vidéo trail canaries - Tenerife hel Hierro - Santiago del Teide - Punta di Teno

Vidéo : Pico del Teide - 3718 m

Apoutsiak — RandoLouisMarie

Randonnée famille au Pico del Teide

Sommet de Tenerife et des Acores

En famille

 

Et pour ceux qui souhaiteraient se rafraichir après l'ascension

Voilà une jolie plongée à Tenerife Las Caletas (Niveau 1)

Murène, anguilles, petite épave, belle visibilité...

vidéo plongée Tenerife las caletas

Portfolio alpinisme

Apoutsiak — portfolio
portfolio alpinisme - Chardonnet - Droites - Balcon Sud Chamonix - Aiguille Verte- Dent d'Herens - Lever de soleil
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Le petit Alpiniste à présent sur facebook

Apoutsiak — humeur

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Portfolio - Dômes de Miage

Apoutsiak — portfolioalpinismeDômes de Miage
Portfolio - Traversée des Dômes de Miage - Alpinisme depuis les Conscrits
Portfolio - Traversée des Dômes de Miage - Alpinisme depuis les Conscrits
Portfolio - Traversée des Dômes de Miage - Alpinisme depuis les Conscrits
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Portfolio - Traversée des Dômes de Miage - Alpinisme depuis les Conscrits
Portfolio - Traversée des Dômes de Miage - Alpinisme depuis les Conscrits
Portfolio - Traversée des Dômes de Miage - Alpinisme depuis les Conscrits

Portfolio - Traversée des Dômes de Miage - Alpinisme depuis les Conscrits

Portfolio Alpinisme

Apoutsiak — portfolioalpinisme
Lenticullaires sur le Grand Cornier - depuis la pointe de Bricola

Lenticullaires sur le Grand Cornier - depuis la pointe de Bricola

Les Aiguilles du Diable - Pointe Médiane

Les Aiguilles du Diable - Pointe Médiane

Aletschhorn Face Nord

Aletschhorn Face Nord

Piz Bernina  Biancogratt depuis le Piz Bianco

Piz Bernina Biancogratt depuis le Piz Bianco

Cervin - Matterhorn (Vue sur le sommet Suisse depuis le Sommet Italien) Anne

Cervin - Matterhorn (Vue sur le sommet Suisse depuis le Sommet Italien) Anne

On a croisé Ueli Steck au cours de sa traversée des Grandes Jorasses, et on apparait dans son livre "Une autre vie"

Apoutsiak — humeurMassif du Mont Blanc

On avait croisé l'immense Ueli Steck, avec Anne, lors de notre traversée des Grandes Jorasses. J'avais raconté cet épisode dans le blog, Ueli a mis le  récit dans son livre.

Récits croisés sur cette page.

Dans son récit, on apparait comme fatigués. Et à y bien réfléchir, je crois qu'on était bien naze après les journées passées sur cette arête... (Ca commence page 172 du livre d'Ueli)

On a croisé Ueli Steck au cours de sa traversée des Grandes Jorasses, et on apparait dans son livre "Une autre vie"

Le récit d'Ueli Steck

J'atteins le bivouac Canzio tôt le matin. C’est une bonne chose, le ciel s'est couvert et des écharpes de brouillard apparaissent. Heureusement, il n'y a pas d'orage ni de précipitations. Le rocher sera sec demain. Ça m’apaise. Ma confiance en moi remonte un peu, je dois me réhabituer à grimper seul. Je suis heureux que le guide Dres Abegglen arrive au bivouac avec un client. L’attente est plus plaisante.

Le lendemain, je pars à 6 heures, il fait clair, ce qui me remonte le moral. Il me faut une ou deux longueur pour me libérer l’esprit. Puis ça revient, je grimpe facile. Avant la pointe Young, l’arête raide et exposée est extraordinaire. Au-dessus de moi, j'entends 1°hélicoptère. Jon et moi nous sommes donnés rendez-vous pour qu'il puisse faire des photos et filmer. J’arrive à cet instant précis sur l'arête. Je poursuis l'escalade à mon rythme. L’arête est tranchante comme un rasoir et toujours aussi exposée.  A droite et à gauche, le vide. Souvent, j'ai les mains agrippées au fil de l'arête et les pieds contre la paroi. Un peu plus loin, je m'engage dans un couloir sur ma droite pour regagner l’arête. Le couloir est en neige mais il y a une trace et je grimpe sans remettre les crampons pour gagner du temps, me confiant à mes seuls piolets. Sur la pointe Margherita, le premier des cinq sommets des Grandes Jorasses, les chauds rayons du soleil m'atteignent. J'ai convenu avec Jon de l'attendre ici, afin qu'il puisse filmer. Je m'assieds au soleil, je bois et je mange. Presque vingt minutes passent avant que l’hélico arrive et que je reprenne l’escalade.

J'ai recouvré ma confiance. Je ne suis ni stressé ni tendu, je continue de grimper comme avant, serein parce que je maîtrise ce que je fais. Je ne pense plus au chrono ou aux difficultés, juste à la descente. Si je continue sur un bon rythme, c'est parce que je veux être assez tôt sur le glacier pour que la neige soit encore dure et le risque de tomber dans une crevasse le plus faible possible. Je passe d'une traite les trois sommets suivants des Grandes Jorasses, Elena, Croz et Whymper. De là, j'aperçois deux alpinistes en train de redescendre de la pointe Walker, le sommet principal. Ils y sont allés tôt. Leurs traces me font dire qu’ils ont bivouaqué ici. Je continue à grimper et ils arrivent vers moi. C’est un couple de Français. Ils ont l’air fatigués. Nous parlons un peu, ils m'expliquent qu'ils ont passé quatre jours sur l'arête. Ils me demandent combien de temps j'ai mis pour venir du bivouac Canzio. Je regarde ma montre et m’assure qu’ils veulent vraiment le savoir. Oui, ils le souhaitent. Je suis en route depuis seulement 2 heures et 20 minutes.

Avant qu'ils reprennent leur descente, je leur donne quelque chose à boire, deux barres énergétiques et leur indique l’itinéraire. Puis je parcours le reste de la voie jusqu'à la pointe Walker. Un immense sentiment de soulagement me saisit. Je viens de poser le pied sur le dernier sommet du massif du Mont-Blanc. « Mist geführt », comme on dit chez nous, ce qui est fait n'est plus à faire.

Il ne reste que le Grand Paradis et la Barre des Écrins. Plutôt simples d'un point de vue technique. La météo n'est donc plus si décisive. Je reste quelques minutes encore au sommet, c'est un moment agréable. Il est assez tôt, le glacier sur lequel je vais descendre n’est pas encore exposé au soleil.

Jusqu'au couloir, je descends au pas de course. Le couple français n'a pas beaucoup progressé, je ne tarde pas à les dépasser. Ils me proposent de m'encorder avec eux afin que je ne me retrouve pas seul sur le glacier. Je refuse. Tout est encore gelé et, à mon rythme, je devrais y être dans une heure au plus tard. Je leur donne ce qu’il me reste de vivres et je poursuis ma course. À lafin de la matinée,j e suis de retour dans la vallée. C'est un sentiment libérateur. Désormais, plus rien ne risque de se gripper. En même temps, je suis un peu triste que ce projet touche à safin. Je me promets de savourer les deux sommets restants. Au camping, je retrouve l'ambiance chaleureuse et familière.

Matteo me félicite avec une bière. Après la douche, je me repose et m'installe avec Dani devant la tente. Nous partons le lendemain.

On a croisé Ueli Steck au cours de sa traversée des Grandes Jorasses, et on apparait dans son livre "Une autre vie"On a croisé Ueli Steck au cours de sa traversée des Grandes Jorasses, et on apparait dans son livre "Une autre vie"On a croisé Ueli Steck au cours de sa traversée des Grandes Jorasses, et on apparait dans son livre "Une autre vie"
On a croisé Ueli Steck au cours de sa traversée des Grandes Jorasses, et on apparait dans son livre "Une autre vie"On a croisé Ueli Steck au cours de sa traversée des Grandes Jorasses, et on apparait dans son livre "Une autre vie"

Le récit d'Apoutsiak : ma pomme !

Tout commence après un bivouac sur la pointe Whymper...

 

Au milieu de la nuit je sors la tête du duvet, magnifique nuit étoilée, deux étoiles filantes viennent traverser le ciel, bon présage ?

Je me recouche quelques minutes plus tard, tentant de dormir un peu.

Je m'endors forcement en fin de nuit...

Quand je sors ma tête du duvet, le jour point !

Il fait un temps glacial, nos mains abimées parviennent à appuyer sur le briquet pour démarrer le gaz ! C'est le grand beau. YES ! On glandouille dans les duvets en attendant l'eau chaude espérant retarder au maximum le moment où il faudra en sortir.

 

Au loin j'entends un hélico, il est sur les Jorasses. Et si c'était le PGHM qui s’inquiétait pour nous Je décide de leur faire signe qu'ils ne gâchent pas trop de kerosen pour nous. Je quitte mon duvet et enfile tant bien que mal mes groles gelées ! Bien agréable. Je me positionne sur le sommet de la Whymper, mais l'hélico cherche entre la pointe Marguerite et la pointe Hélène. Je vois qu'il tourne en rond. Je me décide à appeler le PGHM pour les prévenir que tout va bien... trouver le réseau, appeler avec des gros doigts fatigués. Avec les plaies qu'on a sur les mains, dès que l'on touche quelques chose, on saigne, pas pratique, bref, quelques gouttes de sans plus tard, j'ai le gendarme d'astreinte qui m'indique qu'ils ne cherchent personne, bilan, tout va bien, c'est pas pour nous... Et si c'était Ueli Steck ... Je sais qu'il zone dans le coin, et qu'il devrait passer par les Jorasses ces jours ci. L'hélico remonte jusqu'à nous et je distingue la caméra à présent. Peut être même qu'on sera sur le film (à moins qu'on soit coupé au montage...) Je fais signe que tout va bien, et rejoins Anne pour le déjeuner froid. On grignote quelques vivres on range avec difficulté le matos, nos doigts sont pas mal émoussés et on file, avec des réserves en eau minimale, le gaz refusant de fonctionner correctement par ces températures. On a les crampons, un peu de mixte avant la neige, un peu raide, un petit col et une remontée douce vers la Walker : Wooliz, traversée terminée. Reste cette immense descente...

On redescend un peu quand on voit Steck débouler au sommet de la pointe Whymper. Je le reconnais tout de suite à sa démarche efficace, il n'y a aucun doute. On l'encourage comme des spectateurs du tour de France, il nous rejoint. On papote, il nous offre un peu d'eau quand il apprend qu'on est parti léger (la classe) 2 h 30 pour faire Canzio Walker !!! on le laisse filer vers la Walker tandis qu'on entame la descente le long des rochers Whymper.

Pointe avant dans du 45 - 50° En neige d'abord, on entend l'eau sous le glacier, quand on a soif c'est une torture. Steck nous rejoint à mis pente du couloir. Il nous file quelques vivre de course. Et on discute topo, il repart, on le suit, mais il est déjà loin, Un peu de glace, on descend trop bas, il faut virer au dessus de la rimaye, pas mal de glace on tire une longueur en brochant ! Perte de temps en sécurité. Quelques pierres sifflent, il faut filer de là. On sort à hauteur des caméras qui filment les séracs. Et on se rend compte qu'on est trop haut trop tard, demi tour, il faut remettre les crampons et descendre plus bas, au plus logique devrait dire le topo !!!

 

Ueli Steck traversée des Grandes Jorasses - rencontre avec Apoutsiak et AnneUeli Steck traversée des Grandes Jorasses - rencontre avec Apoutsiak et Anne
Ueli Steck traversée des Grandes Jorasses - rencontre avec Apoutsiak et Anne
Ueli Steck traversée des Grandes Jorasses - rencontre avec Apoutsiak et AnneUeli Steck traversée des Grandes Jorasses - rencontre avec Apoutsiak et Anne

Ueli Steck traversée des Grandes Jorasses - rencontre avec Apoutsiak et Anne

On a croisé Ueli Steck au cours de sa traversée des Grandes Jorasses, et on apparait dans son livre "Une autre vie"On a croisé Ueli Steck au cours de sa traversée des Grandes Jorasses, et on apparait dans son livre "Une autre vie"
On a croisé Ueli Steck au cours de sa traversée des Grandes Jorasses, et on apparait dans son livre "Une autre vie"

On apparait dans la vidéo, ou plutôt, j'apparais dans la vidéo (je suis un pixel), au réveil je suis allé sur l'arête pour téléphoner au PGHM et j'ai vu l'hélico. Anne est restée dans son duvet faire la grâce mat !

Ueli steck vidéo les grandes Jorasses - Je suis au bout de la flèche sur la pointe Whymper
Ueli steck vidéo les grandes Jorasses - Je suis au bout de la flèche sur la pointe Whymper

Ueli steck vidéo les grandes Jorasses - Je suis au bout de la flèche sur la pointe Whymper

La vidéo ci dessous

Je reconnais : c'est fugace !

J'attendais la sortie du livre avec impatience, j'espérais y figurer, juste pour une ligne, juste un peu fatigué. Et je ne suis pas déçu. La seule erreur, on n'est pas en couple avec Anne, mais il ne pouvait pas le savoir.

Ueli est parti vers d'autres sommets.

On garde le souvenir d'une rencontre, qui , pour nous,  a été extraordinaire.

Alors encore :

MERCI UELI !

Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)

Apoutsiak — Ski de randonnéeOberland

Où comment rentrer des 4000 valaisans à Lauterbrunnen sans prendre le train !

 

Vidéo :

Topo

Descente de Hollandiahütte sur Fafleralp

Depuis Hollandiahütte, quitter le refuge (3240 m)  et rejoindre la Lötschenlücke (3140 m)

redescendre le Grossi Tola, d'abord en son centre puis en rive droite.

On rejoint le Langgletschher que l'on suit en rive droite.

S'il ya peu de neige, il faut sortir à droite sur le sentier qui permet de rejoindre l'Anenhütte (2358 m) De là suivre le sentier qui ramène au torrent de Lonza et de la à Fafleralp (1766 m)

 

Petersgrat depuis Fafleralp

Prendre le sentier qui part à l'Ouest de Fafleralp. et remonter le UistersTal. En fin de saison on remonte le sentier. Arrivé au fond du vallon prendre à gauche (Ouest) et remonter les pentes de celui ci. Vers 2540 m la pente devient moins raide, poursuivre à l'ouest et remonter les pentes qui passent entre les barres et permettent de gagner le plateau supérieur.

Prendre au Nord nord Est pour gagner le col de la Petersgrat 2115 m (possibilité de passer par le sommet un peu plus à l'Ouest (2202 m)

De la Petersgrat à Stechelberg (Lauterbrunnen)

Basculer versant Nord du glacier (Kanderfirn) et passer à proximité de la Mutthornhütte (2900 m) On emprunte alors le Tschingelfirn (sous la cabane) en restant plutôt en rive droite (attention avalanches possibles sur le bas dans les pentes) poursuivre vers l'Oberhoresee.

S'il n'y a plus de neige, prendre le sentier qui passe à flanc à l'ouest du vallon, il passe par les auberges Obersteinberg et Folla

S'il ya de la neige, la suite passe par le vallon (non testé)

 

 

 

Récit

Arrivés tôt  à la hollandiahütte, après avoir gravi la Face Nord de l'Äbeni Flue, nous grignotons un peu avant d'essayer de nous reposer.

Technique numero 1, afin d'éviter les ronflements d'Ovidiu, je le place en bas de la couchette tandis que j'occupe l'étage superieur. L'autre cordée se mettant en face. Il y a 12 places, nous sommes 4, ça devrait jouer.

J'essaie de m'endormir. Mes de nouveaux impétrants entrent dans le refuge. Et ils discutent. Et ils joue aux dés. Ô le doux bruits des dés qui s'entrechoquent quand tu veux t'endormir. Malheureusement le refuge ne fait qu'une seule pièce et il est impossible de s'isoler. La sieste est morte. Quand je me relève je constate que nous sommes beaucoup plus nombreux. Un groupe de 2 Suisses en provenance de la Guggiroute à la Jungfrau et 4 raquettistes.  Je regarde par la fenêtre, et je vois deux personnes qui grimpent à pied. Je refais plusieurs fois le calcul, et dans mon petit cerveau embrumé par l'altitude, ça fait Tilt et ça affiche : "Refuge complet" Bon, on se ratroupe avec Ovidiu, on range les affaires alors qu'on s'était quelque peu étalés... On décide de manger avant les autres, ceci afin d'éviter les les bouchons autour du poêle. Bref, vers 6 h 10 nous sommes à table, une vraie maison de retraite. On se restaure en papotant d'un mélange de pattes et de soupe au champignon, bien agréable pour mes papilles.

Ensuite, on monte se coucher, il n'y a pas d'autre solution...

Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)

Vers 21 h, il y a toujours du bruit. Nos amis Suisses, fort sympathiques au demeurant, braille comme s'ils étaient à la foire. Je finis par me lancer avec mon plus bel accent germanique : "Wir möchten schlafen", flûte, je ne sais plus 'il y a un ou deux f...

Malheureusement, avec les boules quies, je n'ai pas interpelé le bon groupe de coupables. Je réitère ma phrase. 10 minutes plus tard, c'est le calme plat dans le refuge, j'ai un peu honte d'avoir cassé l'ambiance. Mais bon, je voulais dormir.

Je me rendors, enfin... Réveil à 3 h 45, la journée va être longue.

 

3 h, A nouveau le bin'z dans le refuge, les cordées en partance pour la face Nord de l'Aletschhorn sont réveillés. Ovidiu me propose de nous réveiller, et vu que je ne dors pas, je valide l'idée. 45 minutes plus tard, nous sommes dehors, il fait tiède. Je filme les cordées en partance. Et nous partons, sur la neige dure, vers la Lötschenlücke.

Deux virages en dessous, il se croute, dans la croute. Rien de grave. On repart dans la nuit sur ce glacier, ou le halo de nos frontales fait apparaitre de sournoises crevasses. Brrrrr.

On décide de tirer à droite au départ. Puis on bascule vers le centre, on repéré que ça skiait plus bas à gauche. Dans les méandres du glacier et de ses moraines, je me retrouve dans un dédale de petites crevasses alors que je suis arrivé un peu trop rapidement dessus à ski. ça passe, simple avertissement, je ne m'attendais pas à en trouver là !

On fini par déchausser, plutôt au centre du glacier et on se met à descendre. Ovidiu m'annonce qu'il ne souhaite  pas revenir à ski à la voiture mais plutôt prendre le train. Je suis déçu. Il me propose que je fasse la traversée seul, mais ça ne m'enchante pas. Je poursuis en silence et tout en réflexion. On parvient devant le glacier,  à la confluence de deux torrents. Infranchissables. on regarde au dessus, celui de droite ne parait pas passable, alors qu'à gauche, c'est le bout de glacier qui forme une énorme arche, de 30 m de haut, il "suffit" de remonter au dessus pour se sortir de ce "mauvais" pas. Je pars devant et remonte le glacier. Quelques pierres pausées sur de la glace. J'essaie de me tenir à l'écart de l'arche et je redescends versant opposé. Quand je me retourne, Ovidiu est juste derrière, quel efficacité pour me rattraper. Malheureusement, on se rend compte qu'on est du mauvais coté du torrent. On voit un bon sentier à droite, alors qu'il n'y a rien chez nous. Mais on avance et on fini par trouver une sente. puis un bon sentier. Je pars un peu devant, toujours dans mes pensées. Je finis par me rendre à la raison, c'est plus simple de rentrer en train, mais c'est dommage, si j'avais su, on serait descendus hier !

Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)

Je déboule à Fafleralp, Ovidiu est 5 minutes derrière. Sur le parking il y a plein de voiture, je suis prêt à interpeller un gars pour faire du stop, mais il disparait dans un camping car. J'attends Ovidiu et lui annonce que le mieux est de rejoindre Blatten à pied, par la route, ça sera plus facile pour un éventuel Stop. On part ensemble et d'un coup, tel le Saint Esprit sur les apôtres, la Petersgrat se dégage, et Ovidiu hésite, et fini par se décider pour la traversée.

Flûte, j'ai bien bourriné depuis une heure en pensant que notre périple allait se terminer. Et on repart pour une potentielle galère  que je n'esperais plus. On fait une pause dans le village endormi, on s'abreuve à la fontaine et c'est reparti vers le haut, vers l'inconnu, j'ai vu que ça pouvait passer sur la carte, mais il n'y a pas de sentier en haut et une barre rocheuse pourrait rendre la remonter impossible, on ne le saura qu'en haut, il y a très peu d'info sur cette traversée dans ce sens là.

Un chevreuil traverse devant nous le sentier, puis on remonte, en ordre de bataille : Ovidiu loin devant, et moi, le lentosss, derrière. On retrouve un peu de neige, j'essaie de ne pas mouiller mes baskets, puis on surveille le sentier, qui remonte le vallon. tout se passe bien. On fini par traverser un grand névé pour s'élever vers l'Ouest, il fait frais, tout va bien. Je sens que le moral d'Ovidiu n'est pas au top. Il craint un portage trop important. Je ne peux le rassurer trop, C'est ça l'aventure, on ne sait pas ce qu'on va trouver... Et vers 2400 m... la neige !

Ca sent bon

On fait une petite pause casse croûte et on repart. D'abord entre les rochers dans une neige bien pourrie  puis le paysages s'ouvre au dessus. Ovidiu prend au plus court tandis que je vire sur une moraine pour voir ce qu'il y a au dessus. Et ça parait tout bon avec quelques passages raides - YES. Nous nous rejoignons et j'annonce la bonne nouvelle à Ovidiu. Je passe devant pour tracer. Et je remonte au mieux les pentes. C'est sans souci, sur le plateau terminal, on fait le point. Le col doit se situer sur la droite. Je prends mon azimut et je le tiens La distance est méga longue mais je suis motivé, je finis par larguer Ovidiu qui n'est devenu qu'un tout petit point, je ne m'arrêterai pas avant le col.

Le voilà

Derrière plus d'Ovidu

Il fini par arriver un peu plus tard...

Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)
Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)
Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)
Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)

Alors pour l'ambiance au col, il faut dire, ça n'était pas top, non qu'on ne se soit pas entendu avec Ovidiu mais pour l'aspect sonore.

Les hélicos tournent en continu !

Pas une minute de calme.

Alors quand il y a un hélico , ça va, c'est quand il y en a plusieurs que ça pause des problèmes ! Et là, c'est un relai continue avec un brouhaha. Les turbines chauffent, ils visitent l'arête rocheuse, se pause, les clients boivent un coup, tournent autour de l'hélico (de peur de se manger une crevasse) et repartent.

Bon au bout 'une demi heure, tu n'as qu'une seule envie ,c'est de  leur faire un d.... Mais j'ai reçu une bonne éducation et je ne l'ai pas fait. Je crois qu'Ovidiu n'a pas pu s'empêcher.

Et le paradoxe, c'est que ce sont les mêmes hélicos qui assurent le secours. E alors dans ces cas là, tu es tout content d'entendre l'énorme bruit de la turbine.

Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)
Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)
Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)

On reprend la carte pour la descente, il s'agit de ne pas se louper. Finalement on prend la bonne direction et on rejoint la Muttornhütte. En  dessous, ça ski bien dans une bonne pente. On décide de prendre à flanc ce qui nous permet de faire la course avec des chamois. Pas sûr que les chamois ai aimé... On n'a pas fait exprès.

Puis Ovidiu souhaite continuer à flanc. Je passe par en dessous, il me rejoint, à flanc, c'est plein de coulées d'avalanche. Ca sent déjà la fin, on retraverse le glacier à droite courte descente. Ovidiu se place à gauche, je trouve un petit couloir à droite, je lui annonce que ça passe à ski, il est loin pas sûr qu'il aie entendu. Je file, le couloir est super sympa. Et  me pose vers 2200 m, je déchausse pour remonter sur un promontoire qui me permettra de voir Ovidiu, mais je ne vois rien.

Je décide d'attendre un peu, il va sans doute devoir changer d'équipement. Je fais de même. 5 bonnes minutes plus tard, rien, je commence à m'inquiéter.  Je regarde de part et d'autres de la moraine, personne, en haut, personne, pourvu qu'on ne se soit pas loupés. Je gueule (et j'ai une grosse voie) l'echo me renvoie ma voie, mais pas d'Ovidiu.  Je surveille depuis mon mirador , je réfléchis aux différents passages qui pourraient être cachés. Flûte, chaque fois qu'on se sépare, c'est la merde. Je braille, je panique un peu. je rebraille. Rien. Mon belvédère devrait être parfait, mais j'ai un doute, et s'il s'était cassé la gueule, j'envisage tout. Quand d'un coup, je vois tout en haut, la haute stature d'Ovidiu, les skis sur le sac, qui se présente au dessus d'une barre. Ouf, la tension redescend ! Il descend prudemment, je l'appelle pour le remettre dans le bon sens afin qu'il trouve le sentier présent un peu plus bas. Il me rejoint. J'ai eu un bon moment de stress !

On repart vers le bas, et on passe devant un superbe lac avec plein de touristes et un panneau déprimant : Stechelberg 2 h 50  on n'est pas rendu. On repart, je m'arrête près d'une cascade pour me réhydrater et faire rafraichir la bête, il fait maintenant bien chaud.

 

Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)
Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)
Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)

Le sentier prend à flanc, on rejoint un premier alpage, un superbe chalet avec pas mal de randonneurs attablés. Ovidiu me propose de faire une pause mais je suis pressé de rentrer et pas très lucide, je luis dis qu'il me rattrapera. 5 minutes après je regrette, je regrette le bon saucisson et le bon comté. Trop tard.

J'aborde un second alpage, deux chiens sortent de la belle bâtisse tous crocs dehors. Bien agréable. Pas un proprio pour les rappeler, j'adore !  Bon ils sont petits, j'ai mes bâtons en guise de protection et je finis par passer, mais c'est bien désagréable. Je continue vers le bas. Je mesure le temps que je gagne par rapport aux panneaux d'indications, ben en fait... pas trop !

Le sentier devient moins bon, plus raide, on rejoint alors une piste et le village de Stechelberg. Enfin !

Ovidiu arrive quelques minutes plus tard. Ne reste plus qu'à quitter Lauterbrunnen la cupide. et rentre à la maison la tête pleine de souvenir.

Alpinisme: Äbeni Flue 3962 FACE NORD

Apoutsiak — OberlandalpinismeFace NordLes 100 plus bellesAlpineis

Magnfique face nord gravie avec Ovidiu

 

Vidéo

Topo

refuge : Rottalhütte

Se garer à Rütti (Stechelberg) 910 m

parking 8 CHF/ jour Interdit d'y dormir et d'y pique niquer !!! 2755 m

Remonter la rive droite du torrent sur une piste  puis au niveau prendre à gauche (panneau sur bois peu lisible) sur un sentier. Le sentier remonte pour venir buter sous un e barre rocheuse, il poursuit alors à droite traversant le magnifique torrent de Staldenbach. continuer en ascendance à flanc et rejoindre le chalet d'Altläger (1580 m)

Remonter le sentier qui rejoint le torrent de Schafbach (1720 m) le sentier gagne alors la barre rocheuse de Bäreflue (2096 m) (Attention  à ne pas prendre le sentier de gauche qui mène à la Silberhornhütte)

Remonter le Bäreflue, barre rocheuse équipée de cables et gagner le plateau superieur. le sentier remonte ce plateau pour rejoindre la moraine du glacier (Rottalgletscher) on longe alors celle ci pour gagner la Rottalhütte (quelques pas avec cables juste avant le refuge)

2655 m

 

Äbeni Flue

Descendre du refuge en partant vers l'Est (cairns au départ) tout en descendant au mieux pour rejoindre le glacier.

Traverser le glacier pour rejoindre le pied de la face.

Par un mouvement enveloppant tirer à droite au départ sur le Stuefesteigletscher avant de revenir à gauche sous la rimaye à partir de 3000 m. Rejoindre la rimaye. 3200 m environ. Passer la rimaye.

la face est à 50 55 ° (60° sur le haut si l'on sort tout droit)

Le bas de la face peut être en mixte (rochers) le haut en direct sort entre un sérac peu menaçant et une petite barre rocheuse.

Du haut de la face on rejoint le sommet  en 5 minutes en tirant à gauche.

 

Descente.

Descente classique de l'Äbeni Flue pour rejoindre Hollandiahütte

 

De là 2 options :

Option 1

De Hollandiahütte, gagner  Fafleralp et Blatten ou on peut rejoindre les transports en communs qui permettent de revenir à Lauterbrunnen par le train Goppenstein - Kanderstegg Interlaken

Option 2

L'autre solution est de passer par le haut et la Petersgrat, solution que nous avons adopté !

Elle sera décrite dans l'article suivant

Pour mémoire : Hollandiahütte Lauterbrunnen par la Petersgrat : 1500 m de dénivelé et 31 km !!!

 

 

Récit

Comme souvent, tout commence la veille, j'avais décidé de mettre pas dans ceux d'Ueli Steck (je sais c'est extrêmement prétentieux, mais je voyais ça plus comme une sorte d'hommage). Bref, dans son dernier livre (livre où Anne et moi apparaissons sur une page, aux grandes Jorasses, un peu fatigués... Je reviendrai sur cet épisode dans un prochain article) Ueli décrit une jolie sortie trail qui permet de mener de Lauterbrunnen à Kanderstegg en mode trail, le parcours avait l'air sympa, il y avait juste la quantité de neige qui pourrait me poser des problèmes ainsi que la logistique, il ne fallait pas arriver trop tard à Kanderstegg pour pouvoir prendre le train et revenir à la voiture.

Quelques heures plus tard, j'atteignais seulement le premier col, la SefinaFurgga (premier des deux cols à passer), bien entamé, de toute façon, la quantité de neige ne m'incitait pas à poursuivre et me donnait au passage une bonne excuse pour pouvoir faire demi tour (C'est toujours plus classe que d'avouer que j'étais crevé. Je n'avais pas ou peu couru à la montée, je ferrai pareil à la descente, là où le trailer se transforme en randonneur. Par contre j'avais pu observe tranquillement notre objectif du WE, la Face Nord de l'ÄbeniFlue semblait en condition.

Je regagnai ma voiture à Schetelberg, bien fatigué et m'endormait dans celle ci comme un bienheureux.

Stechelberg (Lauterbrunnen)  Rottalhütte
Stechelberg (Lauterbrunnen)  RottalhütteStechelberg (Lauterbrunnen)  Rottalhütte

Stechelberg (Lauterbrunnen) Rottalhütte

Le lendemain matin, je me lève à 6h.

Vers 7 h , je vois un type dans le parking qui prend en photo ma voiture... Je tente de lui parler dans la langue de Goethe. Je sens que c'est un contrôleur du  parking, que j'ai payé ! Par contre j'ai enfreint  l'interdiction de dormir et il n'a pas l'air content du tout.  Je ne suis pourtant pas en train de dormir et rien ne prouve que j'ai dormi là, mais il n'est pas dupe. Il y a plein de camping car en mode "nuit" sur le parking. Ils dorment encore et ne vont pas se rendre compte de ce contrôle inopiné... Il me montre le panneau, je l'avais bien lu, il est même interdit de pique niquer ! Ca, ça me tue. Bref, je je laisse à ses occupations, je poursuis les miennes, on verra bien, mais je suis quand même un peu énervé (beaucoup).

Ovidiu me rejoint. On fait une navette pour trouver un parking gratuit (ou presque) pour la seconde voiture. Je repaye le parking. Et là, Ovidiu me propose de monter en baskets avec les skis et les chaussures sur le sac, sachant que le portage va sans doute durer ... 1700 m, soit toute la journée. Je ne suis pas sûr que ça soit la meilleur solution, mais bon, je m'incline.

Et on part lourdement chargés de Stechelberg. On gagne le petit sentier. Et là, Ovidiu adopte sa tactique habituelle, il part devant hyper vite, et m'attend pausé sur un rocher 10 minutes plus tard. Il marche deux fois plus vite que moi, impossible de le suivre.

Le sentier est raide, il dénivelle bien on rejoint une magnifique cascade. puis un joli chalet. Le temps est un peu couvert, on n'a pas trop chaud, avec un tel chargement, c'est une chance. Un peu plus haut on opère une pause vers un torrent, l'occasion d'un bon pique nique comté saucisson offert par Alpineis.

Montée a Rottalhütte BäreFlue et chamois
Montée a Rottalhütte BäreFlue et chamoisMontée a Rottalhütte BäreFlue et chamois
Montée a Rottalhütte BäreFlue et chamois

Montée a Rottalhütte BäreFlue et chamois

On repart repus, le sac toujours lourd. Ovidiu gambade devant, je peine derrière. Chaque pas est une souffrance. On rejoint le pied de la barre rocheuse "Bäreflue". D'abord des pentes raides en caillasse puis un passage équipé de cable. Ca se passe bien, on se retrouve au dessus. Je sens que le refuge n'est plus hyper loin. La neige commence à être présente. Avec les baskets, il faut l'éviter. On quitte donc le précieux confort du sentier, pour des pentes herbeuses envahies de rochers. Mais on avance et on rejoint la moraine du glacier. Au détour d'un virage on aperçoit le refuge, tout proche...

Au départ on avance vite, puis un névé nous barre le chemin. Je décide de mettre les chaussures de skis pour le traversée. Ovidiu passe par le bas? Une fois en bas, il m'intime l'ordre de faire le plein d'eau dans la cascade au dessus. Je m'execute. Je remonte un délicat pierrier, prend une douche obligatoire, et me retrouve mes deux pieds dans le raide torrent, la poche à eau dans une main essayant de capter le précieux liquide, tandis que l'eau pénètres par tous les pores de mes vêtements en Goretex HCX... Je redescends , trempé, mais victorieux...

Je reprens mon sac ,traverse le névé et rejoint Ovidiu qui en a fait le tour. Une petite barre rocheuse nous barre le chemin. Elle est équipé mais humide. On remonte les quelques mètres qui nous séparent du refuge, le voilà, enfin !

Installation, je m'occupe du feu qui peine à démarrer (je ne suis pas un pro du barbec) Opération neige pour avoir de l'eau. Thé puis sieste.Repérage du départ de demain, photo de la rimaye pour voir où elle passe, la face reste embrumée... Un bon plat de pâte et au lit.

Rottalhütte
RottalhütteRottalhütte

Rottalhütte

Nous sommes bien, il y a 2 lits dans la cuisine avec le poêle qui ronronne. Je m'offre un épisode musical grâce à mon MP3. J'entends le doux bercement des ronflements d'Ovidiu qui perce les écouteurs et rythme mes musiques. Finalement je passe des écouteurs au boules quies... Mais impossible de dormir. Le doux bercement des ronflements s'est transformé en une fanfare et rapidement il faut me rendre à l'évidence ,je ne dormirai pas dans ces conditions là. Je pèse le pour et le contre. Le calme des autres dortoirs , mais le froid intense qui va y reignier.  Je finis par opter pour l'emigration. Et je quitte la chaude pièce à regret, avec mes couvertures. Je fais le tour de la salle à manger et me hisse sur le lit.

Au bout de 10 minutes je me rends compte que je suis juste au dessus d'Ovidiu, mais dans la pièce voisine. Les couchettes sont imbriquées l'une au dessus de l'autre. J'entends son râle, mais moins proche que tout à l'heure. Je finis par m'endormir...

Äbeni Flue, lever de lune sur la face NordÄbeni Flue, lever de lune sur la face Nord

Äbeni Flue, lever de lune sur la face Nord

4 h, Ovidiu vient me réveiller, habillé, je file à la cuisine pour une rapide petit déjeuner. On quitte le refuge à 4 h 45. Et on débute par une descente de moraine un peu délicate, mais prêt de 30 ans d'alpinisme me permette de descendre sans trop de difficulté. On rejoint le glacier, Ovidiu me propose de m'encorder, je pense que ça devrait jouer sans, d'autant plus que je ne compte pas garder mes skis sur le sac éternellement, il semble que ça ne soit pas son choix. Il part à crampon, je mets mes skis. Quand je me redresse, enfin prêt, il a déjà traversé  le plat du glacier, je m'élance. Je le rejoins de l'autre coté. Il me propose de monté tout droit vers la face, d'après lui, ça passe. J'ai repéré un joli mouvement enveloppant qui devrait permettre de monter à ski à la rimaye sans trop de crevasse. il décide de me suivre, à crampons, je file à ski. Après une partie plus raide, la pente s'aplanit et je le largue. Je sens qu'Ovidiu va tire vers le centre de la face. Je finis par faire une pause pour l'attendre, je ne le vois plus. 5 minutes plus tard, je le vois comme prévu bien à gauche. J'ai toujours dit que j'étais un peu devin. C'est dommage ça semblait bien passer à droite. Bref, je le rejoins au centre, et je le suis. La pente devient plus raide, on est obligé  de mettre les crampons et de s'encorder. Il part, et finit par rejoindre une crête. "Il y a une énorme Crevasse, je ne sais pas si ça va passer" Bravo le passage direct au centre (me dis je in petto)  Ovidiu part sur la gauche, il disparait, la corde file lentement puis plus rapidement, je fins par entendre... C'est bon. C'est mon tour, je rejoins la lèvre de la crevasse, large d'unez dizaine de mètre mais peu profonde (enfin ça devait être surtout un énorme pont de neige, mieux vaut ne pas savoir) Je descends les 2 mètres pour me retrouver sur la crevasse. Mon pied gauche est solide mais mon pied droit fait s'effondre la neige, un trou, béant. Je repère u nendroit plus solide. Je traverse l'énorme crevasse, sur des oeufs... Je rejoins la porte opposée, vérifie mes appuis et remonte la lèvre supérieure, sans trop de difficulté, la rimaye est à portée de fusil. On grimpe jusqu'à elle pour une pause assurage.

Et Ovidiu repart devant, je l'assure depuis la rimaye, qui me protège d'éventuelles chutes de séracs... Il galope et m'enjoint à le suivre. Les piolets ripes dans une neige  pas assez consistance, je finis par enfoncer mes deux manches. je lève le crampon gauche au dessus de la lèvre, quel manque de souplesse... Je me hisse dessu, je tire sur les bras, me voilà passer, ensuite il faut remonter la pente en traversée pour se retrouvée dans l'axe de la face à l'abri des séracs supérieurs. Crampon crampon, piolet piolet (bis). Je prends le rythme. On contourne une zone rocheuse.

on se décorde pour grimper la partie en neige. Et c'est parti pour une ascension un peu monotone, la face fait 700 m, il va falloir être patient et un peu costaux.

 

Äbeni flue : de la Rottalhütte à la rimayeÄbeni flue : de la Rottalhütte à la rimaye
Äbeni flue : de la Rottalhütte à la rimayeÄbeni flue : de la Rottalhütte à la rimaye

Äbeni flue : de la Rottalhütte à la rimaye

Comme souvent, je laisse Ovidiu faire le gros du travail, en gros, je suis passé devant de 3400 à 3500, altitude à laquelle bous avons commencé à broché. Et notre cordée a commencé à se fissurer. Le premier de cordée reprochant à son second, la corde trop tendue , il lui faudrait 2 mètres de mou. Le second reprochant au premier de ne jamais être second de cordées. Et oui, les premiers de cordées ne voient jamais le travail des seconds. Il faut s'adapter au rythme du premier, quand c'est peu raide, c'est pire, lors des virages, le second doit s'arrêter parce que la corde le gêne, puis piquer un sprint pour rejoindre le virage avant que la corde ne soit trop tendue. S'il arrive trop tard, gare à lui, la soufflante du premier peut être terrible, il déteste s'arrêter, et pas la peine d'espérer qu'il ralentisse en sortie de virage pour faciliter la manoeuvre de son suivant.

Dans une face, c'est pareil, trop de moi, c'est pas bon, trop court, c'est pas bon. Il faut veiller à ce que le premier ravance, mais dès qu'il s'arrête, il faut faire de même, Le premier stoppe dans une zone neigeuse bien confortable, son second se retrouvera sans doute sur une zone de glace, quelques milimètres de crampons ancrés dans la glace, les piolets à peine enfoncés , les trémulations de ses mollets lui faisant espérer une séance chez le kiné aussi rapidement que possible ... Mais ça, le premier n'en a que faire, c'est lui qui dirige la cordée, confortablement installé dans une neige dure mais agréable, les talons appuyés sur une neige solide. Le second derrière s'épuise dans ses manoeuvres, courir autant que faire se peut dans la glace pour éviter toute tension de la corde puis s'arrêter dans des endroits malvenus.

C'est ça la galère du second de cordée. Et Ovidiu m'enjoint à marcher avec 2 mètres de corde, tenus en main.

Alors  je décide de m'executer au départ, puis , lorsqu'il est loin, je finis par décider que c'est plus simple avec la corde entre les jambes. Mais, le problème ,c'est que j'avance plus vite que lui, et c'est parfois 10 mètres qui pendouillent. Je m'arête, attend que sa majesté daigne progresser. et repart.

Gare au passage de broche, quand tu arrive à la broche anticipe, tu n'as que 30 secondes pour réaliser l'ensemble des opérations necessaire à son retrait. 1°) récupérer la dégaine, parfois dès cette première opération, la corde se tend et tu as du mal à la déclipser. 2°) plier la dégaine, j'adopte la technique d'Ovidiu, enfin j'essaie, mais avec des gros gant, pas toujours facile à raliser 3°) dévisser la broche, alors que ça fait déjà un moment que tu es sur les pointes avant et tes muscles tressaillent mais pas de joie !  4°) clipser la dégaine sur la broche (ou l'inverse) et 5°) ranger la broche sur ton porte matos, alors que la dégaine n'à qu'une envie, c'est de ne pas se fixer. Pendant toute l'opération la corde s'est tendue et tu prends des a coup, oui, ton premeir de cordée est impatient de progresser.

 

et on repart...

et on progresse

comme des petites fourmis sur cette grande face

Ovidiu dans la face Nord de l'Äbeni Flue (Jungfrau)Ovidiu dans la face Nord de l'Äbeni Flue (Jungfrau)
Ovidiu dans la face Nord de l'Äbeni Flue (Jungfrau)Ovidiu dans la face Nord de l'Äbeni Flue (Jungfrau)
Ovidiu dans la face Nord de l'Äbeni Flue (Jungfrau)Ovidiu dans la face Nord de l'Äbeni Flue (Jungfrau)

Ovidiu dans la face Nord de l'Äbeni Flue (Jungfrau)

Les relais s'enchainent, la glace est bien présente, on progresse généralement corde tendue avec deux broches entre nous.

Pour mémoire nous avons gravi les 2 premiers tiers de la face non encordé avant de tirer des longueurs dans la partie supérieure.

Je vois qu'Ovidiu part tout droit alors que la sortie par la gauche parait plus facile. Non, il souhaite sortir élégamment en sortant tout droit... Une sorte de directissime. c'est élégant, mais c'est plus raide, avec du mixte à la fin ( 60 65° sur le haut, sans doute) La glace est bien là, 100 m sous l'arête. Les piolets font partir des piles d'assiettes quand on les désancre. L'inconvénient, c'est quand on est second (encore un avantage du second) On se prend des morceaux de glace bien régulièrement. et quand les morceaux sont partis 60 mètres plus haut, ils arrivent à 200 km/h, c'est la mitraille sur le pauvre second . Qui n'a qu'à pleurer sous ses lunettes julbo spectron 4*....

Je progresse, il faut être bien concentré. chaque appui doit être assuré. Le retrait des broches est un moment clef, il ne faut pas trop tétaniser alors que les appuis sont courts. Je rejoins Ovidiu qui se retrouve juste sous le passage mixte final. Ovidiu repart, il veut passer par la gauche des rochers, je vois bien quà droite, ça semble plus facile. Il fini par m'écouter, il a déjà posé une broche bien à gauche. Il repat à droite, il pause ses piolets sur une petite bande de rochers, une grand pas et il fini par poser ses pieds sur la bande de rochers inférieurs. Dégageant la neige, j'en prends plein la g....  ça a l'air un peu coton, mais ça passe. Mon tour vient... Je progresse dans une glace bien dure vers la broche, enlevée puis je dois traveser à droite. j'ancre les piolets, un dessus, un dessous. Le pas est bien large après quelques hésitations, je finis par poser mon pied droit, et le charge. j'avance mes piolets, mon pied gauche le rejoint. je refais la même opération, c'est plus facile. Il faut ensuite remonter au dessus de la petite barre, j'ancre les piolets au mieux au dessus, et après un grand pas, je passe. Quelques mètres en glace, une nouvelle broche à enlever, la pente est moins raide. Une crevasse masquée, ça se couche. Je poursuis, seul, juste la longue corde devant moi. je finis par voir Ovidiu qui l'avale au loin, je le rejoins, on a sorti la face, parfait.

 

Apoutsiak dans la face Nord de l'ÄbeniFlue
Apoutsiak dans la face Nord de l'ÄbeniFlue
Apoutsiak dans la face Nord de l'ÄbeniFlue
Apoutsiak dans la face Nord de l'ÄbeniFlue

Apoutsiak dans la face Nord de l'ÄbeniFlue

Hésitation quant à la marche à suivre? Ski ou crampons pour les derniers mètres. J'opte pour les skis, Ovidiu m'imite. Au bout de 20 mètres il y a de la glace, m'obligeant à mettre les couteaux. ... On remonte les 60 m de déniv et voilà le sommet. Mon second äbeni Flue. Vue superbe sur les 4000 de l'Oberland et la belle face Nord de l'Aletschhorn.

La cordée est réconciliée (Y a t'il eu réellement altercation ou le récit est il romancé ?)

On remet les skis et on file vers le bas. La neige est revenue, elle se skie assez bien. De toute façon, assez vite, c'est plat. Mais ça passe sans trop pousser. Le décor est magnifique, on se sent touts petits. Sur le bas, on retrouve de grosses creavasses, à priori faciles à contourner. Oui, c'est facile tant qu'on ne tombe pas dedans, et on n'est pas tombés dedans. Voilà le refuge, on aperçoit  2 alpinistes. On les rejoint, on les salut. Et on se pause, il n'est pas tard, pour une fois on va pouvoir glandouiller en refuge !

 

La suite de l'aventure c'est le retour à Lauterbrunnen par la Petersgrat...

Sommet de l'Äbeniflue et descente sur la Hollandiahütte
Sommet de l'Äbeniflue et descente sur la HollandiahütteSommet de l'Äbeniflue et descente sur la HollandiahütteSommet de l'Äbeniflue et descente sur la Hollandiahütte
Sommet de l'Äbeniflue et descente sur la HollandiahütteSommet de l'Äbeniflue et descente sur la Hollandiahütte

Sommet de l'Äbeniflue et descente sur la Hollandiahütte

Vidéo alpinisme : Äbeni Flue - 3962 m Face Nord

J1: Schetelberg (Lauterbrunnen) Rottalhütte

J2: Rottalhütte - äbeni Flue (3962 m) face nord descente sur Hollandiahüte

J3: Hollandiahütte Fafleralp Petersgrat (3115m) Schetelberg

 

Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 m

Apoutsiak — OberlandSki de randonnéealpinisme
Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 m

Jolie course de l'Est de l'Oberland

Coin pour le peu, méconnu pour moi.

Le jour où j'ai skié avec le dompteur d'avalanche ...

 

Vidéo

Topo

Bivouac de Rosenlaui (Rosenlauibiwak)

pour mémoire nous sommes passés par le chemin d'été

Se garer en face de l'hôtel ou un peu plus haut (1327 m)

Remonter le sentier qui longe la Rosenlauischlucht (canyon) traverser la passerelle au point 1487 m  et remonter le sentier jusqu'à 1673 m.

Partir au sud sur le sentier à plat

avant de remonter vers la Moraine du Dossenweg. Attention aux avalanches venant des pentes superieures. remonter les pentes puis le verou (ça passe à gauche ou à droite) puis par un mouvement rejoindre le bivouac

Bivouac

11 places, couvertures, pas de gaz mais des embouts, des gamelles et des assiettes mais pas de couverts

Neige à proximité

 

Sommet

Traverser le Tossenpleteschen et rejoindre le glacier (Rosenlauigletscher) le remonter avant de traverser vers 2500 m (crevasses - séracs). rester en rive gauche et gagner le Wellhornsattel (3199 m)

Basculer versant Nord (Hengsterengletscher) en prenant à flanc, passer une zone de crevasse et rejoindre le pied de la partie raide finale (rimaye) remonter au mieux les pentes finales pour gagner le sommet (maxi 50° corniche à la fin)

 

 

Récit

Météo merdique, il a beaucoup neigé, Adieu face nord, Adieu course engagée. On se dirige vers une course de ski de rando dans un secteur méconnu pour moi : Objectif Wetterhorn.

Je rejoins Ovidiu à Meringen, on se fait délester de 8 CHF pour le péage qui donne l'accès à Rosenlaui et nous voilà sur le parking. Il a tellement neigé qu'il ya de la neige à proximité du parking. Il est midi et on commence par un petit pique nique, on s'équipe et on part sac sur le dos vers le haut. 30 mètres plus haut on hésite à la première intersection. On sort la carte, le GPS et on repart. Le long d'un magnifique canyon équipé pour les touristes, il faudra revenir et payer pour découvrir ses profondeurs !

Il ya de la neige un peu partout, les dalles du sentier glissent u peu, et je sens Ovidiu en grande forme. Il avance, m'attend, avance de nouveau, m'attends. On papote lorsqu'il est à proximité, je reste dans mes penées quand je suis seul.

On passe une petite passerelle,  et on remonte le sentier quelque peu enneigé. Pas mal de dalles, il faut se méfier de ne pas glisser. On opère une première pause, puis on poursuit à flanc. Le sentier rejoint le torrent, nous croisons quelques randonneurs. On parvient dans un vallon bien enneigé. On fait le point pour voir où ça passe, rien n'est tracé. On suit le chemin de la moraine, au dessus des avalanches se déclenchent, le soleil a fait son apparition et ça chauffe. On stope pour faire le point. M^me si en restant sur la moraine ça devrait passer en ne se prenant que le soufle des avalanches, o njoue la sécurité et on décide d'attendre le regel.

On assiste à de multiples avalanches assez spectaculaires, bien à l'abri au pied de la moraine. On décide d'attendre 2-3 h, le temps que tout se calme. On se demande dans quelle condition on va trouver le ressaut sous le refuge (un peu raide).

On parle d'un éventuel bivouac, on discute d'Ueli Steck, le temps passe vite, les avalanches s'espacent. Puis plus rien, le soleil s'est caché derrière les nuages, il fait froid.

Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 m
Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 mSki de randonnée : Wetterhorn 3692 m
Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 m

On décide d'attendre encore un quart d'heure pur voir ce que ça donne. Tout a l'air calme, on se remet en route, les skis toujours sur le sac. Une fois arrivé à la moraine, on voit que les avalanches n'atteignent pas celle ci. On met les skis , enfin, on remonte vers le verrou, Ovidiu trace raide, je déteste, et retrace à ma façon... Quelle perte d'énergie. on se retrouve sous le verrou, il part devant, à pied, ça passe, je le suis, on remet vite les skis. Je finis par passer devant pour tracer le dernier grand virage et je rejoins le refuge. Petite boite de Sardine adossée à la montagne.

L'intérieur est accueillant et assez bien équipé, manque juste des couverts et un petit poëlle pour avoir chaud.

Tout de suite on s'attaque à faire fondre de la neige, à boire du thé puis à préparer notre repas. Visiblement, on risque d'être seuls. On réfléchis à la tactique pour demain. Il faudra rentrer tôt pour éviter les avalanches au dessus de la moraine. on décide de se lever à 4 h. Et de ne pas trainer.

Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 mSki de randonnée : Wetterhorn 3692 m
Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 mSki de randonnée : Wetterhorn 3692 m

Et au dodo, il est 8 h, et rapidement je me rends compte, qu'Ovidiu ronfle hyper fort ! Je finis par enfoncer deux boules quies, qui viennent appuyer fortement sur mon tympan. C'est désagréable, mais enfin, je n'entends plus ce bruit de rotor d'hélicoptère. Et je finis par m'endormir.

A 4 heures, je vois deux jambes descendre de la couchette supérieure, c'est l'heure. On se lève, on s'habille on plie les couvertures. "Ovidiu, tu es bien réveillé ?" "Approximatif" me répond t il. L'eau boue, On sirote notre thé, tout en mangeant quelques gâteaux. on sort du refuge, il fait froid, gros regel, on décide de mettre les couteaux pour être tranquille. Et c'est parti, le jour point.  Les frontales éclairent devant nous. On fait un dépôt de matos à un endroit repérable, et on file vers le haut, les couteaux mordent dans la neige bien regelée. Ovidiu est devant. Je suis à petite distance. On rejoint un plateau à 2500 et on hésite, soit passer par le haut (une pente raide) soit traverser le glacier par une série de crevasses.

On décide partir par au dessus. Puis rapidement on se rend  compte que ça passait peut être mieux à droite. Ovidiu hésite, mais je sens que ça passe et je pars devant, encordé... On passe quelques bosses, on surveille les crevasses, les séracs. et on rejoint le passage par le bas. le soleil se lève, la vue est superbe, à droite une mer de nuage dans la vallée, à gauche les séracs et le glacier tourmenté. Les passages sont jolis, entre les crevasses, et pas trop impressionant. on se retrouve en rive droite et on remonte. Passage dans la pente un peu raide, au loin, 3 skieurs apparaissent, ils sont partis du bas.  Plus le temps passe, plus ils s'approchent, puré on n'est pourtant pas des billes avec Ovidiu. Mais on perd du temps. Je décide d'arriver en tête au Wellhornstattel, je sais, ça n'a aucun intérêt, mais j'aime bien me lancer des petits défits, je fais ça depuis que je suis petit. Bon, là le défit n'est pas impressioant, mais l'adversaire a l'air affuté. J'avance et en plus je trace. Plus question de faire un film ou une photo, objectif arriver en tête à ce col. L'adversaire se rapproche, mais le col est bien proche et je gagne ce petit défit. On opère une pause pique nique, eux aussi ! On repart devant. En traversée descendante puis sur le glacier. Je trace, entre deux grosses crevasses puis sur le plat, le club des 3 nous suit, puis fini par faire sa trace, à droite, sous la face Nord du Mittlehorn. Il nous dépasse de loin, de toute façon, je ne lutte plus, je sais qu'ils sont plus forts. je finis même par rejoindre leurs traces, c'est tout de même plus facile. Je sens Ovidiu qui scrute toutes les faces Nord du coin, elle exercent sur lui une grosse fascination. Je le suspecte presque d'être un pervers des faces Nord... Il faudra que j'enquête un jour...

 

 

Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 mSki de randonnée : Wetterhorn 3692 m
Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 m
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Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 m
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On aborde le pied de la face, un grand virage nous ramène à la rimaye, on dépose les skis, eux devant et nous derrière. Skis sur le sac, je sens qu'Ovidiu souhaite les laisser tracer, alors que je me verrais presque le faire. De toute façon, je veux faire des films ou des photos. Je me glisse donc derrière le club des 3 à bonne distance. Je remonte tranquillement la pente finale, on sent parfois la roche pas loin sous les frêles crampons en alu, pourvu qu'ils ne plient pas !

Les deux de devant on une caisse pas possible. On sent le pas surs. Derrière j'avance bien , les marches sont bien marqués en troisième position. Dernière pente. En haut, ils pètent la corniche. Je les suis quelques minutes plus tard. Youpi c'est le sommet !

 

J'observe Ovidiu en dessous, qui monte tranquillement. On se retrouve sur ce magnifique sommet avec vue sur le Schreckhorn et sa face Nord, le Mönch et l'Eiger offrent une vie originale d'ici. On mange, on fait quelques photos, puis je passe dans la face. Je file le club des 3 qui eux, skient la face (très impressionnant).

On se retrouve au pied, une coulée a emporté nos skis  et nos sacs sur quelques mètres, conclusion, il fait déjà chaud. On décide de filer vers le Mittelhorn. Je descends et attends Ovidiu au col. Quand il me rejoint il n'a pas l'air hyper motivé. Le club des 3 est déjà à mi pente. J'avoue que je me vois déjà au sommet. Mais Ovidiu voudrait tenir l'horaire, il me propose d'y aller seul, je refuse. On choisi de descendre ensemble. Je reviendrai !

J'ai du mal à enchainer les premier virages, puis tout va mieux. On file sur le petit glacier entre les crevasses puis on repeaute pour quelques mètres. On repart vers le bas en optimisant pour éviter les remontées. Paysages magnifiques.  On se retrouve au milieu des crevasses, à éviter de se planter.  Puis on recherche notre dépôt, pas si évident à trouver... Passage dans le gouter bien raide, et bien verglacé, on ne serait pas descendus un peu tôt Ovidiu. puis c'est neige bien dure au dessus de la moraine. 2 avions de chasse me laissent sur place, je suis vraiment un mauvais skieur !

On descends la moraine puis on enlève les skis, trop de rochers.

Je pars devant chercher un endroit bucolique pour pique niquer, et je le trouve, le long du torrent, de jolies dalles plates.

Pause, sèchage, pique nique et papotage. On profite de l'eau fraiche du torrent et du soleil ardent. On repart vers le bas, la neige a bien fondue. On voit bien le sentier à présent. et on rejoint rapidement Rosenlaui.

Course terminée, nouveau coin découvert.

Il faudra revenir

 

Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 m
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Ski de randonnée : Tête Blanche 3710 m- Tête de Valpelline 3798 m - descente par le glacier de Ferpècle

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Tête Blanche, vue sur le Cervin et la dent d'Herens

Tête Blanche, vue sur le Cervin et la dent d'Herens

Tête de Valpelline : l'un des plus beau panorama des alpes !!!

 

Vidéo

Topo

Cabane de Bertol

Depuis Arolla rejoindre la cabane soit par le plan de Bertol soit par les dents de Bertol comme nous l'avons fait la veille

Sommet

Tête Blanche

Descendre les escaliers et les échelles de la cabane de Bertol

basculer sur le glacier du Mont Miné (pour info nous n'avons pas mis les peaux et avons utilisés les skis en position descente, je pense qu'on a gagné du temps) Passer sous les Dents de bertol et mettre les peaux au point le plus bas. 3200 m environ.

Remonter en direction du col des bouquetins et bifurquer dans la combe à gauche (Est) en direction du col de Tête Blanche. De là, rejoindre le sommet de Tête Blanche 3710 m.

Tête de Valpelline

Descendre au col de Tête Blanche puis au col de Valpelline (3554 m)

remettre les peaux et rejoindre facilement le sommet de la tête de Valpelline (les derniers mètres se font à pied !)

Descente

Rejoindre le col de Valpelline, et mettre les peaux pour rejoindre le col de Tête Blanche

Descente sur le glacier de Ferpècle d'abord en direction du col d'Herens puis au centre du glacier en évitant les zones de crevasses (notre topo indiquait de passer à l'est de Rota Mota (3232 m) ce que nous n'avons pas fait. Sur le bas , descendre en rive droite du glacier pour prendre une gorge au dessus du point 2057 m. Basculer en rive gauche du vallon, et gagner le barage et la route.

Ski de randonnée : Tête Blanche  3710 m- Tête de Valpelline  3798 m - descente par le glacier de Ferpècle

Récit

Toute ressemblance avec la réalité n'est que purement fortuite (ou presque) . Note de l'auteur...

La soirée

Avec la perte de mon téléphone, je suis arrivé un poil tard au refuge et dans les échelles, Yves m'accueille avec un oeil un brin goguenard. Nous remontons ensemble les escaliers avant de nous poser dans l'entrée. Un passage vers la gardienne, j'observe qu'Yves s'empresse pour m'accompagner... soit ! Nous avons un peu de temps et chacun se livre à la lecture (ou l'inverse). Le repas, excellent, j'observe que l'aide gardienne, Fanny ? est un peu débordé et je m'évertue a donner un coup de main pendant le service. A la fin du repas, je propose à Anne-Marie, la gardienne, de faire la vaisselle. Yves m'accompagne, tout heureux. Et tandis que Fanny se brule les mains dans une eau trop chaude, nous essuyons, verres, assiettes et couverts. notre tâche terminée, je vois qu'Yves fait une inspection des lieux, il découvre l'antre de la gardienne et ça a l'air de l'inspirer.

Un verre de Williamine plus tard, nous descendons au fond du sous marin, (oui ça ressemble un peu à un sous marin) par les escaliers méga raides, il ne faut pas s'en coller une, c'est le Crux de ces deux journées.

Le sommeil est difficile à trouver, je suis coincé entre Yves qui marmonne et un couple un peu trop amoureux... Minuit passe, je suis dans le vague mais toujours éveillé. Mon voisin de droite a quitté sa couche. Je vois sa loupiotte qui grimpe le vertical escalier. Une envie pressante sans doute.

3/4 d'heure plus tard, ne le voyant pas revenir, je m'inquiete, et je décide de mener l'enquête, à mon tour je gravis l'escalier et sors dans le froid glacial vers les toilettes. Le vent est là, je l'entends par accoup, wouïïnner (orthographe imprecise). bref ça wouïïne, mais au bout d'un moment, je me rends compte que ça n'est pas le vent... Je tourne la tête en direction du wouïnement, et là, que vois je par la fenêtre à l'intérieur...

 Yves et Anne-Marie dans une position que la morale réprouve ! Je peux juste ajouter qu'il en faut de la souplesse pour en arriver là. Je décide de laisser les tourtereaux à leur affaire.

Bien plus tard, je vois qu'Yves remonte sur la couche, et s'endort directement, ronflement régulier... Comme un bienheureux.

départ depuis la cabane de Bertol
départ depuis la cabane de Bertoldépart depuis la cabane de Bertol
départ depuis la cabane de Bertol

départ depuis la cabane de Bertol

Le lendemain matin, j'ai du mal à sortir mon acolyte du lit. Alors que les autres cordées font le bin'z depuis bien 20 minutes (allumant même la lumière), Yves dort. Il fini par m'entendre et s'execute. On décolle vers la cuisine, où je croise Anne Marie, la mèche en pétard, la nuit a été courte ! Quand elle croise le regard d'Yves, ben ça fait le même regard que moi  à la Mischhabelhütte sous la Lenzspitze. (Malheureusement pour vous, il fait lire le récit pour comprendre). On finit par déjeuner puis décoller. Enfin, quand je dis décoller, c'est pas tout à fait ça car il faut descendre les 50 m d'escaliers et d'échelles pour rejoindre le col de Bertol, battu par les vents.

Nous croisons une cordée qui part vers les Dents de Bertol, je les informe de la perte de mon téléphone et leur dit de joindre la gardienne s'ils le retrouvent.  Yves part devant. Sur ce glacier bien plat. On n'a pas mis les peaux et on pousse sur les bâtons comme des canards maladroits. Au bout d'un moment, je me rends compte qu'il pleut, en fait non, ce sont des larmes, les larmes d'Yves, 10 m devant moi qui viennent me percuter. je me retourne et je vois la gardienne, elle aussi en larme à sa fenêtre telle une princesse kidnapée par un méchant prince noire. La séparation est cruelle.

Je tiens à rappeler ici que j'ai quelques peu romancé es éléments précédents. Je comprends que j'ai perdu quelques lecteurs au passage, ceux qui ne souhaitaient que des faits. C'est dommage mais c'est comme ça.

Nous rejoignons un assez gros groupe sur la partie basse du glacier. Nous les dépassons en mettant les peaux. Et c'est reparti. Malgré le chagrin, Yves est en forme, il file devant, je vois bien qu'il veut rattraper toutes les cordées parties avant nous ! Le Vent est là, ballyant la neige, faisant des petits tourbillons. Je flâne en faisant quelques photos. Yves est déjà au cul des 3 devant. Je vois qu'il attend que je le rejoigne avant de dépasser. Je reviens tranquillement. Mais dès que je suis là, il entame le dépassement. Il faut bourriner dans la neige non tracée. Je me mets dans le rouge, on dépasse le groupe tout en les saluants. Rapidement ils sont loin derrière, et Yves file devant, sans pitié. Je regarde du coin de l'oeil la cordée progresser vers les dents de Bertol, deux ptits points dans cette immensité.

Le Cervin et la Dent d'Herens finissent par se dégager dans le ciel, fiers ! J'adore, j'adore ces sommets. On rejoint la Tête Blanche, nous n'aurons pas rattrapé la première cordée. Le vent a arasé le sommet et on trouve de la glace sur les derniers mètres. Panorama magique. bonne pause, mais il faut déjà repartir.

le Glacier du Mont Miné - en montant à Tête Blanchele Glacier du Mont Miné - en montant à Tête Blanche
le Glacier du Mont Miné - en montant à Tête Blanchele Glacier du Mont Miné - en montant à Tête Blanche
le Glacier du Mont Miné - en montant à Tête Blanchele Glacier du Mont Miné - en montant à Tête Blanchele Glacier du Mont Miné - en montant à Tête Blanche

le Glacier du Mont Miné - en montant à Tête Blanche

Quelques virages vers le col de Tête Blanche, une longue traversée sous le sommet, je suis la trace puis m'en fait une, à moi, et j'enfourne le ski gauche , bim bam, saut périlleux avant incontrôlé, me voilà la face dans la neige, glacée. J'ai le visage tout irrité. Je me dégage de la neige, penaud. je remets tant bien que mal mes skis, époussette mon materiel, et rejoins Yves au col de Valpelline. On remet les peaux. Je ne me souvenais pas que al pente était si peu raide, je suis venu ici il ya 20 ans avec Thibault, mon frère. La trace est impeccable, raide comme il faut, mais pas trop. Elle vient buter à gauche du sommet sur l'arête  pour profiter de la vue : INCROYABLE. La Dent d'Herens se dévoile avec ses glaciers suspendus qui semblent si proche. Elle est superbe, derrière, le fier Cervin dévoile son arête du Lion. J'adore cet endroit ! La trace remonte encore. et voilà le sommet. On pause les kis pour les derniers mètres avant de faire une pause photo et bouffe. Le saucisson est de sortie. J'observe la Dent d'Herens, gravie il y a 7 ans avec Anne et Thib, Thib un peu en méforme était resté vers 4000 m à nous attendre, il s'était construit un abri en pierre et avait bouffé tous les Bastognes, le chien ! Pendant que nous atteignons le sommet, dans le brouillard, il faudra y retourner !

 

Vue de Tête Blanche
Vue de Tête BlancheVue de Tête BlancheVue de Tête Blanche
Vue de Tête BlancheVue de Tête Blanche
Vue de Tête BlancheVue de Tête Blanche

Vue de Tête Blanche

On repart vers le bas, dans une poudreuse de rêve.

Yves devant, moi, à la Go pro, derrière, on ne se refait pas. Le col est vite là, on croise deux randonneurs en raquettes, toutes mes sincères condoléances !...

Repeautage, et remontée rapide au col de tête Blanche où on repart dans la descente. Alors là, c'est étonnant, il y a d'énormes bosses sans doute formées par le vent. La neige, dessus est correcte, mais les vagues sont parfois tellement grosses qu'elles en deviennent difficile à skier.

On fini par s'habituer, ça se skie, c'est déjà pas mal. Je surveille le paysage, je sais que sur le topo il faut passer à droite de Rota Mota, et toutes les traces prennent à gauche au centre du glacier. On décide, comme tout bon mouton de Panurge... de suivre les traces (il ya toute une étude à faire sur la prise de décision, c'est sûr !)

On bifurque à gauche entre les crevasses et les séracs, c'est magnifique et ça passe très bien. La Dent blanche se révèle, superbe ! La neige, elle est de moins en moins bonne. De plus en plus glacée sur le dessus. On en vient à se retrouver sur une bonne vieille croutasse inskiable ! Alors que visiblement, vu les traces, hier, c'était le paradis, aujourd'hui on ne peut plus skier et on s'en met plein les cuisses !

On rejoint un magnifique canyon, qui passe bien. La suite, ben c'est le peu de neige qui est tombé en début de semaine, sur le néant ! Bilan, on reste sur la trace et on tâche de ne pas toucher les perfides cailloux en dessous !

Bon, on touche un peu, même beaucoup, mais on progresse. C'est plat, le bas du vallon, alors on pousse sur les bâtons. Et on rejoint la route. On peut encore skier un peu , mais la fin est proche et on finit par mettre les skis sur le sac.

Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens
Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens

Tête de Valpelline - vue sur le Cervin et la Dent d'Herens

Une fois sur le sac, il faut marcher en espérant trouver une voiture pour faire la navette à Arolla. Une femme avec son bébé en poussette nous dépasse et nous largue en courant, j'ai profité du dépassement pour négocier de nous faire descendre en stop mais ça n'a pas marché.

Un peu plus tard, une camionette arrive, STOP. Ils nous prennent et nous descendent aux Haudères alors que ça n'était pas leur destination au départ, sympa ! Reste à remonter à Arolla ce qui devrait être plus facile. Une vieille voiture arrive, un papy de 92 ans m'emmène un peu plus haut, il veut juste regarder les combats de Reine depuis le haut , à la jumelle. Me voilà sur un bout de rotue, seul, j'ai laissé Yves aux Haudères, Une voiture passe, deux jeunes, le joint au bec me prennent. Ils vont grimper un blog juste sous la Gouille. Moment sympa de partage de bons plans, ils me déposent à la Gouille et une troisième voiture, deux habitants d'Arolla m'emmène jusqu'auparking, sous le regard amusé d'un chamois.

retour aux Haudères en deux temps trois mouvements pour récupérer Yves et rejoindre Martigny, puis la maison.

 

Un superbe week end sur deux beaux Belvédères. J'adore la tête de Valpelline, je reviendrai ! Yves aussi, mais pour d'autres raisons ;-)

 

 

 

Ski de randonnée : Dents de Bertol 3524 m

Apoutsiak — Ski de randonnéealpinismeValais

Traversée Arolla cabane de Bertol

Premier jour d'un raid de deux, qui va nous emmener à la Tête Blanche et à la Tête de Valpelline, retour sous la dent blanche par le glacier de Ferpècle

 

Vidéo

Ski de randonnée : Dents de Bertol 3524 m

Topo

Montée

Se garer au parking des remontées mécaniques d'Arolla. 2000 m

Prendre la route du vallon qui mène au bas glacier d'Arolla en suivant la Borgne d'Arolla et venir buter sous la face nord du Mont Collon. Bifurquer à l'est et rejoindre le bas du Haut glacier d'Arolla.

remonter la pente entre les ponts 2818 et 2838 m de la CNS et poursuivre jusqu'au pied du glacier des Dents de Bertol (glacier que je qualifierai de semi suspendu) Remonter le glacier puis par des pentes moins raide gagner le sommet.

Descente

descendre au Nord puis à l'Est, un passage raide sur 10 mètres puis rejoindre le glacier u Mont Miné. Remettre les peaux pour rejoindre le col de Bertol, puis par 2 séries d'échelles et des escaliers, l'accueillante cabane de Bertol (mais assez perchée !)

 

La légende de Bertol

 

Le petit Bertol Wallez habitait Arolla. Il avait deux parents qui ne s'aimaient pas. Et, ce qui devait arriver arriva, ils divorcèrent (bouhouhou)

Sa mère, de la vallée voisine, retourna vivre sur ses terres à Salay. Devant le juge de Sion, ils optèrent pour la garde alternée. Les semaines paires chez maman, les impaires chez papa. Simple et efficace. Et chaque week-end, Bertol devait aller à pied  de l'un à l'autre, la triste vie des enfants de divorcés.

Ce week_end là, Bertol était chez sa mère, et il ne vit pas le temps passer. Quand il quitta Salay il était déjà tard. Il remontait le grand glacier louvoyant entre les gourmandes crevasses pour passer le petit col sans nom. Malheureusement la nuit était là et il n'osa pas basculer sur l'autre versant. Il passa la nuit à l'abri d'un rocher, luttant contre le sommeil et le froid mordant de  cette nuit d'encre.

Le lendemain matin, aux premières lumières de l'aube, il reprit sa route et rejoint Arolla. Son père l'accueillit. Enfin le terme d'accueil est sans doute mal choisi car il était furieux. Jamais un Wallez n'était arrivé en retard ! Les insultes fusèrent et Il envoya une mandale à Bertol dont les  dents valsairent dans la montagne.

Et c'est ainsi que vous pourrez aujourd'hui retrouver les Dents de Bertol, sur les cîmes du Valais, le  col de sa nuit alpine porte aujourd'hui son nom ! (et le refuge du même nom)

Les Wallez, de leur côté, en hommage à Bertol, ne sont plus jamais à l'heure ! mais ça, c'est une autre histoire

départ d'Arolla départ d'Arolla
départ d'Arolla
départ d'Arolla départ d'Arolla départ d'Arolla

départ d'Arolla

Récit

La semaine étant maussade, nous l'avions shuntée en deux : d'abord la Ruinette et le Pigne d'Arolla en début de semaine, nous avions passé chacun quelques jours "at home" avant de rejoindre Arolla pour une seconde session.

La veille la météo était mauvaise et les bulletins météo pas géniaux. Le risque d'avalanche était annoncé à 3 en Suisse et à 4 en Haute Savoie. J'inspectais les cartes IGN et CNS sur skitrack afin de trouver les itinéraires les moins exposés. Je jetais mon dévolu sur la Tête Blanche et la Tête de Valpelline qui ne présentaient que de rares portions expos, je connaissais un peu le coin pour l'avoir parcouru il y a 20 ans avec mon frère, Thibault.

Via facebook, Enguerran et Gianluca me recommandait la prudence, l'un en m'envoyant un lien vers le bulletin des risques d'avalanche de Haute Savoie, plutôt très alarmiste, l'autre en insitant pour aller faire une course plus bas dans la vallée, sur la carte avalanche de suisse, le risque était indiqué à 2, mais j'en connaissais la raison : l'absence de neige à basse altitude ...

Bilan : juste de quoi faire monter mon stress, je tentais de les rassurer en leur assurant que j'avais choisi mon itinéraire avec soin, ce qui n'était pas faux. Mais avec ça, j'ai mal dormi, j'avais un peu la pression...

 

sur le bas puis le haut Glacier d'Arolla sous le mont collonsur le bas puis le haut Glacier d'Arolla sous le mont collon
sur le bas puis le haut Glacier d'Arolla sous le mont collonsur le bas puis le haut Glacier d'Arolla sous le mont collonsur le bas puis le haut Glacier d'Arolla sous le mont collon
sur le bas puis le haut Glacier d'Arolla sous le mont collonsur le bas puis le haut Glacier d'Arolla sous le mont collon
sur le bas puis le haut Glacier d'Arolla sous le mont collonsur le bas puis le haut Glacier d'Arolla sous le mont collon

sur le bas puis le haut Glacier d'Arolla sous le mont collon

9 h 30, j'embarque Yves à Martigny, nous filons dans la vallée du Rhône avant de remonter le val d'Herens et ses pyramides d'Euseigne et  Arolla. Par chance la route n'est pas enneigée, j'ai enlevé mes pneus neiges cette semaine. On s'équipe, on déclenche les Suunto, on marche jusqu'au bout du parking, et on met les skis sous les pieds. C'est parti. D'abord au fond du vallon, dans l'ombre du Mont Collon. Et là, réflexion, si je suis au pied du Collon...  Alors... je suis l'anus ! Le vent apporte sa petite confirmation. Je suis au bon endroit. Mais pas hyper agréable. Il me faut remonter vers l'intestin grêle, mal nommé sur la carte suisse : Haut glacier d'Arolla.

Au loin quelques téméraires skient les pentes raides sous la cabane des Vignettes. Jamais je n'aurais osé avec le risque annoncé. Nos ventres crient famine ! On décide de faire une pause au Plan de Bertol. Mais il fait trop faim, on s'arrête en bas du haut glacier d'Arolla. La pause fait du bien. On repart repus, les estomacs bien remplis, avec une décision : nous passerons par les dents de Bertol, de là où nous sommes, nous observons une trace. (et c'est vrai qu'à la maison j'avais envisagé cette possibilité). Ca repart, d'abord à plat, sous le cagnard de ce début d'après midi. Je sue, je sue du chyle. Puré ce qu'il fait chaud. Puis ça commence à monter, et voilà le vent froid qui nous assaille. De dos, ça va, le sac à dos protège de l'agressif zéphir, mais de face, il vient congeler ma sueur sur mon frêle Thorax. Yves est déjà loin devant.

En face du Collon, il était nécessaire... de couler un bronze, chose promise chose due. Je repars allégé, les sphincters détendus. Rodin et Claudel n'ont qu'à bien se tenir...

Et on poursuit, on croise 4 skieurs un peu en difficulté à la descente, dans cette neige collante, pourtant, vu de montée, elle avait l'air correcte... Je rejoins Yves et on repart sur le glacier des dents de Bertol. Le passage est raide, mais la trace est bien faite. On passe une sorte de pylore étroit au pied du glacier avant de remonter la pente. Les descendeurs ont tout gâchés et Yves doit retracer quelques passages. Au dessus, on déroule, une sorte de grand oesophage à rebours...

C'est bien logiquement que nous parvenons à la dent de Bertol. oui le sommet s'appelle les Dents de Bertol, mais vu qu'on n'en gravi qu'une, je parle de la dent... sans doute une incisive, trop petite pour une molaire et pas assez pointue pour une canine. Belle pause au sommet.

 

 

 

Ca grimpe vers les dents de Bertol
Ca grimpe vers les dents de Bertol
Ca grimpe vers les dents de Bertol
Ca grimpe vers les dents de Bertol
Ca grimpe vers les dents de Bertol
Ca grimpe vers les dents de Bertol
Ca grimpe vers les dents de Bertol
Ca grimpe vers les dents de Bertol
Ca grimpe vers les dents de Bertol

Ca grimpe vers les dents de Bertol

Je fais quelques photos, j'envoie un petit SMS à Sandrine pour lui annoncer que les conditions sont correctes. Le SMS ne veut pas partir si le portable est trop bas, je décide de le garder dans ma poche, le réseau est meilleur en hauteur.

On mets les skis, et on file dans une excellente poudreuse vers le bas. Un passage raide sur une sorte de col, je m'engage en premier. Tout ce que j'aime, c'est étroit, c'est raide, et c'est en neige béton. Les skis vibrent sur la neige dure. Et Yves qui  a la bonne idée de partir juste derrière moi. Je me prends  des coulées de glaçons. Ca dégueule (forcément, ça devait arriver !) Je passe, la neige est moins bonne, un poil coutée et dure.

On fini par faire quelques virages pour rejoindre le plat du glacier, il faut déjà remettre les peaux.

Et là, c'est le drâme !

Sommet et descente vers le refugeSommet et descente vers le refuge
Sommet et descente vers le refugeSommet et descente vers le refuge
Sommet et descente vers le refugeSommet et descente vers le refugeSommet et descente vers le refuge
Sommet et descente vers le refugeSommet et descente vers le refuge

Sommet et descente vers le refuge

Il me semble que j'avais mi mon téléphone dans ma poche. il n'est dans aucune de mes nombreuses poches , ni dans celles de mon sac. Je l'ai laissé au sommet ou perdu dans la descente.  Le Khon ! Je revérifie rapidement chaque possibilité mais il n'y est pas. Je calcule le temps qu'il va me falloir pour remonter redescendre et vérifier que je ne vais pas arriver trop tard au refuge. il est aux alentours de 17 h, le repas devrait être vers 18 h 30, ça doit jouer, faut pas trainer. J'estime mes chances de réussite à 50 %. Je repars à fond, en mode polaire sans gants... Je laisse Yves rejoindre le refuge. 

Bon rapidement je me rends compte que partir sans gant est une erreur, il y a le passage raide que je vais devoir remonter à pied et qui est déjà dans l'ombre. Je remonte la pente en scrutant chaque endroit. Voilà le passage raide, je déchausse et grimpe à pied. Je parviens à retrouver les entailles d'une vieille trace. Par contre, sans gant, je vais avoir droit à bon petit onglet : les skis d'une main, les bâtons de l'autre. Les mains non protégée dégustent la neige glacée ! Quand j'arrive au dessus, c'est l'onglet, mais je n'ai pas le temps de m'apitoyer, ça passera en avançant. Et j'avance en rejoignant la trace de montée et je retrouve le sommet. Bon, inspection rapide, mauvaise nouvelle : pas de téléphone. Les chances de "retrouvailles" tombent à 12 %. Aïe. Je retourne aux skis. et je file vers le bas en suivant ma trace, j'ai eu la bonne idée lors de ma première descente de m'écarter bien à gauche des autres traces. Je ne trouve rien. Je me retape le goulet, re-joie !!! quel bonheur de revoir les skis vibrer !

Je retrouve ma trace en dessous, mais je ne trouve rien. contournement des quelques crevasses . Choux blanc, tout ça pour rien. Chance de "retrouvaille"... moins de 1% peu être plutôt  un pour mille. Je réinspecte mon sac, on ne sait jamais... mais toujours rien. Je file vers le refuge. J'avance bien sur ce terrain plutôt plat. Je rejoins le col de Berthol. pause les skis et file vers les échelle, flûte, j'ai oublié de laisser mes bâtons avec les skis.. je remonte les échelles. je vois Yves en haut qui m'attend l'air goguenard, il s'enquiert, un rictus à la bouche de ma réussite... ben non !

Coucher de soleil depuis la cabane Bertol
Coucher de soleil depuis la cabane BertolCoucher de soleil depuis la cabane Bertol
Coucher de soleil depuis la cabane BertolCoucher de soleil depuis la cabane Bertol

Coucher de soleil depuis la cabane Bertol

Je rentre dans le refuge, la gardienne m'accueille : "ah le fameux Guillaume Ledoux" je suis connu comme le loup blanc ! On attend le service de 19 h, puis on mange un délicieux repas avant d'aider Anne-Marie, la gardienne et son aide à la vaisselle. Un petit coup de Williamine plus tard on est au lit avec la sensations d'une journée bizzare, bien réussie du point de vue montagnard mais un poil gâchée par la perte de mon téléphone...

 

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