Allalinhorn ski de randonnée depuis Britannia hütte
Le topo :
Allalinhorn 4027 m voie normale depuis Britannia hutte
Rejoindre les remontées mécaniques de Felskinn et traverser le tunnel de là, deux solutions : pour les feignants, vous prenez le métro alpin, pour les autres descendez vers le Nord jusqu'à 2870 mètres environ. Mettre les peaux et remonter la piste en direction de la station de Mittel Allalin au mieux sans aller jusqu'à la station. Prendre ensuite à flanc sur la rive droite du glacier
Les conditions :
Neige dure le matin
Glacée à certains endroits sur les (maudites) pistes de Saas Fee avec des boules de glace
Croutée jusqu'au col avant une relativement bonne poudreuse sous le sommet (un peu lourde selon Jean-Marc)
la croute sous le col demandait un ski leger pour ne pas la percer
en dessous de 3400 mètres, neige transfo légèrement revenue (10 - 11 h) jusqu'à 2900 m
La course :
Lever 4 heures, c'est le Grand Beau, c'est la première fois depuis le début de la semaine ... Nous chaussons les skis pour revenir de la cabanne Britannia vers Felskinn, la station du téléphérique. La neige est dure, le chemin est balayé de coulées d'avalanches qui rendent la progression difficile (je haie ces départs rugueux) ! Nous traversons à la frontale les tunnels de la station pour ressortir de l'autre côté remettre les skis et redescendre vers 3870 mètres.
Il faut remonter les pistes de ski... Couteaux, pas couteaux... hésitation, finalement, je fais sans... puis je les mets, avant de les enlever. La piste est dure, nous passons par une piste creusée aux murs de neige impressionnant. Dernière photo au lever du soleil, la batterie de l'apparreil photo est vide, la Taschhorn et le Dom magnifiques !
Toujours les pistes de ski, c'est moche, des pelleteuses pour boucher des crevasses, des pistes tracées au Bulldozer dans le glacier. Tout est gelé, glacé ! Des boules de neige dure rendent difficile notre progression. Jean-Marc peste... et moi aussi. Courte pause avant de sortir de ce passage peu sympathique sous un pylone de remonte pente...
Et Bouffffff, neige à gogo, pentes lourdes à partir de 3400 m. Nous opérons unelongue traversée à flanc. Hésitation, passe t'on au dessus du petit sérac ou en dessous (nous aurons plus tard unediscussions à ce sujet : était ce un sérac ?) Finalement, je l'emporte, par dessous, les pentes qui se situent après ont l'air plus praticable, alors quau dessus c'était l'inconnu, et une possible position délicate ....
J'ai remis les couteaux, la neige est croutée dure, les skis l'effleurent, conversion, trace, conversion. Jean-Marc fait la trace, je suis encore un peu dans le pâté du fait d'une mauvaise nuit au refuge. Voilà le col.
Jean-Marc me dit "Ca a l'air glacé, tu devrais laisser tes skis là, moi, je vais monter sur la bosse" Peu téméraire, je n'hésite pas, je laisse les skis en plant et chausse les crampons. La pente est glacée... sur 10 mètres... Je poursuis en me disant que le passage en poudreuse va être de courte durée, mais en fait non, il dure jusqu'à l'arête, Tant pis je continue comme ça , mais je vais louper une descente de rêve. Je m'enfonce dans la poudreuse mais je trace régulièrement, Jean-Marc trace à ski de son côté. La pente devient plus raide, il y a quelques passages de neige dure (enfin) Je sors mon piolet pour acceder à l'arête. Le vent froid participe à la fête, je trace jusqu'au sommet. De là, je vois nos amis Italiens qui font une pause sur le Strahlhorn avant de redescendre. La météo est en train de tourner, de long cyrrhus voilent le ciel. La pause au sommet est de courte durée, nous redescendons. Je décide quant même de skier cette pente en poudreuse, je file au col, mets mes skis, laisse mon matos, et remonte à fond les manettes dans la trace de Jean-Marc. Sous l'arête, j'enlève les peaux et profite des cette neige du 18 Juin !
Des cordées arrivent au col. Nous redescndons délicatement sur la neige croutée (afin de ne pas percer la croute) Je récupère une chute bien entamée dans un virage un peu téméraire sur cette neige difficile à skier. Puis c'est la longue traversé vers Mittel allalin. Jean-Marc ne veut pas repasser par les pistes de ski et leurs boules de glace. Il aura tord, la neige est juste transformée, bien revenue et l'on peut aisément contourner les zones délicates. Les pentes sont raides mais agréables à skier. Je descends sans pause jusqu'en dessous du téléphérique de Felskinn. Je remets les peaux pour un petit quart d'heure de montée, en bourrant bien je devrais être avant lui au point de rendez vous. Je traverse les couloirs mais il est là, arrivé 10 minutes avant moi.
Nous profitons du téléphérique pour redescendre, et traversons Saas Fee et une course de Roller.


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e Montevers à 16 h l'après midi, une descente dans
une neige dure lourdement chargé (tente, duvet , karimat) nous traversons rapidement le glacier d'Argentière et décidons de bivouaquer pied du refuge (un peu avant en réalité en bas du glacier du
milieu.
l'intersection
des deux branches du Y avant de repartir dans celle de droite. La sortie est comme le couloir magnifique, vue sur les courtes les droites, la Verte. L'arête finale nous mène au sommet, sans vent,
réellement agréable. 

Au sommet, givre sur le masque et vue imprenable !
Vue du haut de la Combe
Sechage sur chauffage au sol !



















Et oui, je l'ai fait... Départ de la maison à ski,
Chapelle du Calvaire un peu plus tard, sans déchausser, avec Agathe et Sandrine en raquette, Marie et Louis à pied et en luge (plutôt en luge d'ailleurs) Descente très sympa dans la forêt
(skiiiiiii boy). 138 m de déniveler tout de même avec un belle igloo à la clef (il faudra que je mette la technique en ligne d'ailleurs...




