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Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

Raid A Ski

Raid Dammastock - Jour 2 - Chenelalphutte Tierberglihutte Sustenlimi

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiAnne

Ou but au Sustenhorn 3509 m...

 

 

Raid à ski en Dammastock : les liens

 

Jour 1 : Goschenen - Chenelalphütte

 

Jour 2 : Chenelalphütte Sustenlimi Tiberglihütte

 

Jour 3 : Mittler Tierberg 3311 m


Jour 4 : Tiberglihütte Trifthütte par la Tierberglucke et le Steinhushorn 3121 m

 

Jour 5 : 4 sommets : Diechterhorn 3389 m -Tieralplistock 3383 m - Dammastock 3630 m - Wysse Nollen 3398 m

 

Jour 6 : Trifthütte Realp par le Rhonestock 3589 m et le Glacier du Rhôn

 

Topo

 

 

6 km 700 -    840 m deniv + 395 m deniv - 2 h 52 (hors Sustenhorn)

 

de Chenelalphutte, gravir les pentes dominant le refuge (un peu raide), rejoindre les environ du point 2592 m

rejoindre le Brunnenfirn et le Sustenlimi 3129 m

 

remonter alors les pentes Est pour gagner le Sustenhorn 3503 m

 

Du sommet, rejoindre le Sustenlimi

passer sous le Rostock et la petite combe sous l'éperon rocheux en dessous de 3000 m et gagner la Tierberglihütte (SAC) 2795 m

 

Carto fichier GPS.


Fichier GPS au format GPX

 

Le récit

 

Ambiance fraiche à la Chenelalphütte, le poêle qui fonctionnait à fond la veille, s'est rapidement éteint cette nuit, et il fait frais et humide (ça nous change de la veille....)

Anne prend son temps pour déjeuner, moi avec mes deux tartines et on part, je suis rapido d'attaque... Il a neigé, et le lever de soleil est assez chouette !

 

Ca y est on est parti. Anne est devant, il fait froid, la neige parrait dure, la pente raide, j'ai presque envie de mettre les crampons, elle me regarde comme un extraterrestre, "mais ça passe ! " Elle ne met même pas les couteaux, je suis carrément humilié , oui, parce que moi, j'ai mis tout de suite les couteaux...

La pente est raide, et elle file, à fond, sans les couteaux dans une neige bien gelée. Nous nous elevons au dessus du refuge, enneigé ce matin.

Je ne parviens pas à réduire la distance qui me sépare d'Anne. Tant pis, il faut se rendre à l'évidence, elle a plus la caisse que moi, et je poursuis à mon rythme. Nous avons droit à quelques belles éclaircies ce matin. Le vent forcit plus on monte. A l'approche du Sustenlimi, on se rend compte que c'est la tempête. Une fois passé le col c'est l'horreur. D'énorme bourrasques de vent balaye  ce col-plateau. Je me souviens de la météo à présent : 175  à 2000 km/ h de vent annoncé au Jungfraujoch à 3500 m et le Sustenhorn culmine à 3500 m . Ça s'annonce bien. Je décide vite de ne pas monter ! A notre droite une cordée de 2 file vers le sommet tandis qu'une autre de trois est balayée par le vent, les skieurs perdent l'équilibre et tombent comme des pantins....

Nous enlevons les peaux, et décidons de filer vers le refuge. Le plateau est plein de vaguelettes dures, difficiles à skier. il faut chercher les endroits plats. Une petite combe avec du bon ski puis un grand plat et la Tierberglihutte est déjà là, il n'est que 10 h du mat. Anne est énervée, on avait prévu de faire le sustenhorn et de filer jusqu'à la trifthütte , et là au bout de seulement 3 h de progression il faut glandouiller au refuge, et la journée de demain est annoncée mauvaise....

Nous expliquons la situation à la gardienne qui parle allemand et un peu anglais. Pour moi c'est un peu un havre de paix, depuis ce matin je n'avais pas la caisse. Je propose à la gardienne de l'aider si elle a besoin d'aide, elle me fait comprendre que ça n'est pas nécessaire. Nous nous installons, il n'est que 10 h, la journée va être longue, très longue... (en plus demain est annoncée la journée la plus pourrie de la semaine, je vais me  faire agonir par Anne ! )

 

Nous grignotons à midi en essayant de nous rationner car nous avons pris 2 jours de retard en une journée, le repas est frugal : quelques baies glanées dans nos sacs, quelques fruits secs... Nous entamons l'après midi le ventre vide par une longue sieste et une séance de bouquinage. Pour ma part c'est le livre femme de dictateur assez facile à lire tandis qu'Anne lis un bouquin en anglais, la classe !

Les autre cordées rentrent victorieuse du Sustenhorn malgré le vent pas si fort que ça au sommmet !!!

 

A suivre...

 

Vidéo

 

 

 

Photo

 

P1000901Lever de soleil sur le Dammastock depuis la Chenelalphütte

 

P1000904La Chenelalphütte

 

 

P1000906

en route pour le Sustenlimi

 

P1000909Tempête sur le Sustenlimi

Raid Dammastock : Jour 1 - Chenelalphütte

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiAnne

Une belle journée de montagne sous des trombes d'eau !!!

 

P1000889

Raid à ski en Dammastock : les liens

 

Jour 1 : Goschenen - Chenelalphütte

 

Jour 2 : Chenelalphütte Sustenlimi Tiberglihütte

 

 

Jour 3 : Mittler Tierberg 3311 m

 

Jour 4 : Tiberglihütte Trifthütte par la Tierberglucke et le Steinhushorn 3121 m

 

Jour 5 : 4 sommets : Diechterhorn 3389 m -Tieralplistock 3383 m - Dammastock 3630 m - Wysse Nollen 3398 m

 

Jour 6 : Trifthütte Realp par le Rhonestock 3589 m et le Glacier du Rhôn

 

 

Topo

 

16 km 1350 m déniv - 5 h 30 ( 185 m de deniv négatif !)

 

De Goschenen (accessible en train)

Se rendre à Abfrutt (accessible en voiture) à 2 km de goschenen dans le Chenelalptall

. Se garer là ou plus haut, si la route est ouverte (avalanches)

Remonter la route pour rejoindre le Jantelbodel : plateau sous le lac.

Remonter la voute du barrage pour sortir à droite (Nord)

Rejoindre le point 1951 m sur la CNS

avant de poursuivre à flanc et redescendreau Vorder Roti  1836 m

suivre le ChenelReuss (vallon) , jusqu'au point 2043 m

De là plein Nord en direction de la Chenalphütte (ski sur le sac pour nous)

 

Carto fichier GPS

 

Fichier GPS au foramt GPX

 

 

Récit

 

La météo de la semaine etait toute pourrie pour l'ensemble de la semaine et sur toutes les alpes !

Anne m'avair rejointe , et nous cherchions le lieu où il ferait le moins pourri... J'avais jeté mon dévolu sur la région d'Andermatt que je ne connaissais pas. J'étais le chef, et c'est moi qui emportait la édécision, nous supporterions la météo pourrie... à Andermatt

 

11 h 30, Dimanche 29 Avril. Nous nous retrouvons au dessus de Göschenen. Les premières gouttes de pluis frappent le pare brise, annonçant la suite, le sourire au lèvre. (Z'avez jamais vu le sourire d'une goutte de pluie)

Nous pique niquons dans une sorte de garage, à l'abrit de la pluie. Sandwwitch au jambon, Kouglof de Anne qui a ainsi étreiné son moule à Kouglof. On se baffre, on s'habille, on visite rapido la petite chapelle de Abfrutt, dont l'autel est défendu par Saint Pierre et Saint Paul, et on est parti... Il pleut.

Anne commence par râler : il pleut, le sac est lourd et il faut porter les skis pour une distance inconnue. J'essaie de rester optimiste.On commence par un long plat, puis la route s'élève. Nous croisons des voitures de locaux ui eux, ont le droit de l'emprunter, nous on est bon pour se taper les 6 ou 7 km à pied, sous la flotte. A la fois on a signé. Anne commence déjà regretter de ne pas avoir suivi les conseils avisés sde son pote François du CAF de Paris : renoncer !!!

Pour am part, j'aime me retrouver en montagne, c'est toujours mieux lorsquil fait beau, mais on arrivera toujours àa faire quelque chose...

On arrive enfin sous le barrage, il pleut de plsu en plus, on chausse les skis, les peaus sont rapidement trempées.

Nous remontons la voute puis basculons à droite (rive gauche pour les ignares) Il pleut de plsu en plus. Il faut traverser la route, Anne merdouille en descendant et se cogne dans un panneau !!! Elle rale, déjà que le moral n'était pas au beau fixe. On poursuit au dessus. Je la guide au GPS , ce qui a le don de l'énerver. ell aime voir sur la carte ce que l'on fait. Et moi je lui dis juste : un peu plus à gauche, un peu plus à droite, Tel Tournesol et son pendule....

Le vetn s'ajoute à la pluie. Ma goretex neuve, gagnée on concours cham3s me protège bien ce qui n'estp lus le cas de mon pantalon millet, je suis humide du bas... (à interpreter comme on veut...)

Bon, Anne, elle a pas gagné au concours vidéo Cham3S, et comme elle a du vieux matos, elle est complètement trempée !

Après la descente au bout du lac, il faut remonter le ruisseau de Chenel, très long. Je n'ose annoncer les kilomètres qu'il reste à parcourir à Anne. Par moment j'enlève ma capuche pour écouter le bruit de la montagne, mais 1 ou 2 minutes maximum plus tard, il me faut la remettre : il pleut trop.

Je monte en chantant singing in the rain, pour me donner de l'entrain, la chanson est judicieusement choisie dans le répertoire.

 

Anne est devant, j'essaie de faire mentalement le calcul de la localisation du refuge., le GPS m'indique 1 km 7000 à vol d'oiseau, Anne est à 80 pas devant moi (oui, j'ai compté!) Je fais des pas entre 50 cm et 1 m (oui, c'est pas très précis , mais je n'ai pas emmené de décamètre avec moi)... combien de fois la distance Anne-Moi dois je parcourir pour atteindre le refuge ???

Bon ben moi j'ai conclu que ça ne serait plus très long.

30 minutes plus tard on mettait les skis sur le  sac ( toujours sous la pluie)

Anne filait devant (bon, à ce moment là, je pensais que je pourrais encore faire illusion et faire la trac epar moment, la suite me donnera tort ) et 1/2 heure plus tard on se retrouvait dans le refuge.

Je partais en quête de neige à faire fondre, Anne allumait le feux, opération maxi sechage.

 

Il faut préciser ici, que le tirage du poelle de la Chenelaphutte n'a que deux positions : zero, nul, éteint, hyperfroid et à fond, étuve, maxi chaud, son hamam et tout le tuttim.

Nous avons opté pour la position 2, consommatrice en bois qu'il faut aller régulièrement chercher dans l'entrée, mais confortable et idéale pour secher deux alpinistes trempés !

Repas aux chandelles et couchage d'abord couchette du  haut (trop chaud) puis couchette du bas (trop froid)

Il n'y avait pas d'étage intermediaire, dommage.

Je m'endors tout de même comme un loir.

 

A suivre....

 

P1000892

 

P1000901

 

Ski de rando - Bernina - Passo di Sasso Rosso 3504 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiStephSophieBernina

Traversée refuge Marinelli AlpGrüm

Bivouac Pansera 3549 m


La descente de rêve !

 

Topo

 

Etape à n'entreprendre que par bonnes conditions et bonne visibilté !

Le fichier GPS fourni ci dessous peut s'avérer utile !

 

Du refuge Marinelli (2813 m) rejoindre le passo Marinelli Occidentale (3014 m)

Traverser à flanc le Vedretta di Fellaria en passant sous le point 3213 m (CNS)

Remonter le glacier d'abord coté rive droite puis rive gauche pour arriver au Passo di Sasso Rosso

Posibilité d'aller visiter le charmant bivouac Pansera  3549 m

traverser l'Altiplano di FEllaria  en direction Est pour basculer au Nord du poitn 3329 m de là, descente au mieux du Vadret da Palü

Vers 2650 m tire au Nord (à gauche du glacier) pour trouver le couloir à la limite de la morraine gauche (attention on accède au lac par le Nord !

Descendre donc le couloir  et traverser plein Est (plat) pour rejoindre le val da Canton. descendre par des petits couloirs  jusqu'à l'acqua di Palü  puis direction le nord du lac du Palü 1923 m

De là, remonter par le chemin forestier à Alp Grum 2091 m

 

Ascension : 670 m

Descente :  1700 m

Distance : 16 km

 

 

Carto Fichier GPS

 

 

Fichier GPS de l'étape Marinelli Alp Grum au format GPX

 

 

Fichier GPS au format GPX du raid en Bernina (complet)

 

VisuGPX de l'étape

 

 

Récit

La Descente de rêve !

 

 

 

Après l'amer déception de la veille (traduction littérale de bitter enttäusch) j'avais laissé mes deux acolytes décider de mon sort ! Et le jugement avait été sans appel, nous descendront sur Alp Grüm.

 

Sophie m'avait bien vendu le parcours : une descente exceptionnelle dans un cadre inédit et dans une neige de rêve. Inoubliable ! Je ne regrettrais pas ! A coup sûr.

 

P1010536Petit Papillon au dessus de Passo Marinelli Orientale

 

Cette descente, la préparation psychologique avait été longue. Les Marseillais de Coaz en avait parlé et l'idée avait fait son chemin chez Steph et Sophie. Moi, je souhaitais garder 2 jours pour Marco e Rosa et mon objectif ultime : LA BERNINA. Ce projet me laissait donc de marbre. Mais à force de persuasion sournoise, l'idée faisait son chemin en moi, et ce matin là, de guerre las, je cède.

Alors que mon idée de départ était de faire la traversée du Piz palü intégrale, descente par Morteratsch (magnifique programme vous l'avouerez) , je ne propose même pas mon idée. En plus ça permettait de faire le Palü par beau temps, ça aurait changé !...

 

P1010539  P1010541
 Steph  Sophie


 

Nous avions rentré des points GPS, suivi les conseils vaseux (peut être trop...) et imprécis du gardien, photographié au zoom maxi la partie de carte qui nous manquait. Cette descente devait se faire les doigts dans le nez... en gros : No soucy !

 

P1010694Départ du refuge Marinelli

 

Dernier lever (vers 6 h 30, quel luxe) déjeuner avalé, et hop sur les skis, reste à attendre Steph le petit papillon... 3 battements d'ailes plus tard, le voilà, appareil photo en bandoulière. Lever de soleil, mitraillage en règle. Couteaux acérés nous remontons au passo Marinelli orientale.  Le soleil se lève dans une belle ambiance, mitraillage photographique. Le moral est bon, nous remontons  le glacier. Steph, aujourd'hui, a la caisse, il nous largue. Je vois Sophie qui fatigue un peu dans la montée sur l'altiplano. e vent nous accueille avec de belles bourrasques. Au col ( passo di Sasso Rosso) , je propose de faire une visite du bivouac Pansera et en 3 minutes chrono, je suis à lui. Son confort m'impressionne : 4 places couvertures gaz et table dans un univers réduit mais dans un cadre magnifique !

 

P1010542

Le glacier à remonetr et le Passi di Sasso Rosso

 

P1010546

Sophie - les cours de photo de la veille portent leurs fruits !

 

P1010555Du monde sur le Piz Palü

 

P1010730Dans le bivouac Pansera (CAI) il y a ...

 

P1010732Sur le petit somemt voisin

 

Je poursuis jusqu'au petit sommet voisin. Observation des cordées à la file sur le Piz Palü. Puis retour au ski, dépeautage et c'est parti pour la descente de REVE ! (ou annoncée comme telle !

 

Bon, au départ, il y a du vent, non pas une petite brise , un gors vent bein puissant qui rend la descente en faux plat descendant bien désagréable et te repousse quand tu es à l'arrêt.  ... pour le rêve... faudra sans doute repasser un jour sans vent. Début de descente sur le glacier du Palü. dans les bourrasques et la neige dure vaguelée par le vent. Sophie se brûle les joues dans le vent. On skie quand on peut... et on peut peu !

Nous croisons deux ascensionnistes.La neige est dure, hésitation, faut il attendre qu'elle décaille nous décidons que non. 3 virages en neige correcte et voilà déjà la bonne soupe avant de rechercher le couloir  vers 2700 m. Alors là, c'est le bouquet, le gardien nous avait indiqué un couloir un peu centrale, légèrement rive gauche, les traces mènent et à gauche. On hésite, les traces semblent passer dans un mélange de neige de terre et de caillou peu engageant. Demi tour, observation de ce qu'on peut observer (au dessus des barres, c'est pas facile) Sophie finit par y aller (en fait c'est tout à gauche le long des cailloux ) ça passe, la semelle des skis n'aime pas ! Descente de rêve : tout en dérapage dans une neige jaunie par la terre et parsemée de cailloux avec deux conversions : une en haut une autre en bas. Sophie, on n'a pas la même notion de la descente de rêve.

 

P1010740Début du passage ultrapourri, bien significatif de cette descente de rêve...

 

Pour la suite, le gardien nous a indiqué que ça passait rive gauche par le chemin d'été !

La trace part à droite, nous la suivons pour nous apercevoir qu'à gauche, ça passe par des barres ! donc ça ne passe pas ! Merci gentil gardien ! c'est vrai que lorsqu'il nous a décrit la chose, il nous avait parut assez imprécis, mais là, on allait un peu au casse pipe quand même !

 

Bon à présent, la neige de la descente de rêve, c'est de la soupe infâme. Il faut se méfier de toute pente un peu raide. un petit couloir par ci, un autre par là en neige dure traffolée, un peu (beaucoup) de grosse  soupe, et un long plat sans fin (avec des mélèzes qui ont bien plu à Sophie) et la descente de rêve s'achève. Elle s'achève même parfaitement car il faut repeauter dans une trace raide pour remonter à la gare d'alp Grüm. Joie de la descente de rêve dans cette remontée (alors que nous aurions pu être les rois du monde au sommet du piz palü... chacun son truc) Bref 25 minutes de remontée à ski puis à pieds les skis sur l'épaule pour atteindre la gare, perdue au bout du monde !  avec un train toute les demi heures, c'est pas la classe ça ?

Steph le petit papillon me rejoint, puis Sophie vendeuse de vent !

 

Merci pour cette descente de rêve inoubliable. Je ne le referai jamais pour rester sur ces excellentes sensations !

 

P1010742Sous le passage pourri (dans le topo nommé couloir...)

 

Le train tout confort nous ramène à Diavolezza dans une bonne ambiance qui ne nous aura guère quitter cette semaine !

 

 

 

 

 

 

Raid à ski en Bernina 2011

 

Les liens au jour le jour

 

J1 : But au Munt Pers


J2 Piz Palü

cabane Diavolezza - cabane de Boval

 

J3 Piz Tschierva 

cabane de Boval - cabane Coaz

 

J4 Il Chaputschin

 

J5 Fuorcla da la Sella

cabane Coaz - refuge Marco e Rosa

 

J6 terrasses de Bellavista

refuge Marco e Rosa - refuge Marinelli

 

J7 Passo di Sasso Rosso

Refuge Marinelli - Alp Grüm 


Ski de rando - Bernina - Terrasse de Bellavista

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiStephSophie

Topo

 

De la cabane Marco e Rosa (3597 m), traverser le uorcla Crast Agüzza, Traversée en direction des Terrasses de bellavista (crevasses - séracs) que l'on atteint par une petne raide et crevassée !) Suivre les terrasses (Est Nord Est)  et basculer sur la Fuorcla Bellavista au bout des terrasses (ne pas remonter vers la crête !

Rejoindre le passo di Sasso Rosso sous le bivouac Pansera. Rester d'abord à rive gauche du glacier puis à droite , passer sous le point 3213 m pour rejoindre le passo di Marinelli Orientale puis passo di Marinelli Occidentale 3014 m .

Descendre sur le refuge (Sud Ouest)

Rifugio Marinelli (2813 m)

 

Déniv ascendant 310 m

déniv descente 1082 m

Distance 10 km 600

 

Carto fichier GPS

 

 

Fichier GPS au format GPX du raid en Bernina

 

 

Fiche visuGPX de la journée

 

Récit

 

Traversée refuge Marco e Rosa - refuge Marinelli - But à la Bernina

 

"Et là, c'est le Drâme !"

 

 

 

Petit retour en arrière (pour plus de détails consulter l'article complet ici)

Notre arrivée à Marco e Rosa fut fraiche (1°C dans le refuge) et le vent s'était levé. Les Suisses Allemands avaient réussi le sommet et nous avions passés la nuit, les uns sous les couvertures (5), les autres à la fenêtre pour profiter du soleil (et sous quelques couvertures également...)

Vint l'heure du coucher, je me glissais sous mes couvertures, un petit coup de MP3 pour amorcer la nuit (Vive feux l'émission 2000 ans d'histoire !)  et tentative d'assoupissement dans le froid. Plus le temps passe plus le vent forcit. Et ce refuge qui est arrimé par des câbles tout rouillés. Si l'un d'eux cède, on nous retrouvera dans le refuge, 500 mètres plus bas... en miettes. Perspective peu aguichante...


P1010617

 

Bref je dormais mal, le vent continuait de forcir, enlevant le peu de calories du refuge.  Et il fallait qu'il s'arrête à la fin de la nuit. Sa persistance nous priverait de sommet (il était difficile de se tenir debout dehors !)

 

Je commençais à réciter  quelques prières et allumais quelques cierge, espérant faire tourner la volonté divine (et le vent par la même occasion). Cela n'y suffit pas, je sacrifiais un choucas (faute de poulet) pour lire dans ses entrailles et me prédire un avenir radieux à court terme (pour court terme, j'entendais 24 heures, ça me suffisait)... En matière d'entrailles, je ne voyais qu'une vilaine coccidiose entière, mais rien qui m'indiquait une ascension  aisée de la Bernina... Je me mis à danser autour de la table, la danse du beau temps, je ne sais si je pris le bon rythme, mais rien n'y fit, le vent violent persistait.

Dire que ce sommet était la raison de ma venue dans ce massif lointain... Le raid n'était qu'un prétexte à cette ascension et voilà que le sommet allait me passer sous le nez... à 400 mètres de celui-ci... les boules ! Je commençais à regretter de n'avoir pas fais une reconnaissance poussée avec les Suisses Allemands. Je serais à présent un summiter sans pression...

 

Il fait froid, et je décide de me couvrir (5 couvertures ça ne suffisent  pas !) je rajoute un pantalon et ma doudoune grands froids, sans compter les boules quies pour éviter le vent ! 

 

P1010620

 

La souricière

L'idée me vient, insidieuse, nous sommes dans une souricière : dehors le vent peut nous empêcher de quitter notre frêle esquif. 

Impossible de redescendre le couloir par ce vent ! le chemin d'été lui, n'est pas déneigé et est scabreux, la descente sur le glacier de Morteratsch est crevassée à loisir et nous ne la connaissons pas. L'accès aux terrasses de Bellavista passe par le col balayé par le vent... Nous sommes peut être dans une souricière si le vent ne faiblit pas.

 

Le jour point, le vent est là, terrible. Que faire ? Je finis pas me lever. Il fait -3°C dans le refuge ! L'eau a regelé ! Tout est froid et humide. Je refait fondre la glace et m'habille. J'enfile mes chaussons de ski, froids et humides, quel délice. Le pied droit gel, et j'aurais l'onglet pendant quelques heures ! Bonheur, joie ...

Petit déj, nous décidons de nous enfuir par les terrasses de Bellavista ! La Bernina nous rejette. Petit dej, les Suisses quittent le refuge, nous les suivons des yeux par une petite fenêtre.

 

P1010626


C'est notre tour. Nous décidons de traverser le col en crampons, pour plus de sécurité. Je passe devant, Steph me demande de monter au dessus du refuge  plutôt que de passer au dessus du couloir avant de traverser le col. Dans le vent, nous avons du mal à communiquer.  Traversée du col, un peu plus loin on est abrité du vent et nous décidons de chausser les skis. Au loin, les suisses grimpent sur les terrasses.

Passage entre les séracs, Steph est repassé devant , nous sommes toujours encordés. courte remontée sous le Piz Zupo. Voilà l'accès aux terrasses, nous mettons les couteaux, c'est raide et crevassé verticalement. et la trace fait des Z bien sur la crevasse dans des pentes gelées .. miam... plaisir de se retrouver là.  Je suis bitter entausch, on vient de buter sur la Bernina peut être aurait du t'on attendre un peu. En plus il n'y a pas de vent ici, peut être n'y en a t'il pas non plus sur le sommet. Peut être que le col était plus venté que le sommet. Au loin la trace sur le 4000  me nargue, ça a l'ai si facile, elle ne passe même pas sur l'arête... Je boude, je suis aigri, on aurait du attendre... Ma déception est grande ! Absolue

 

P1010628

 

Ca finit par grimper. et voilà les terrasses de bellavista, magnifique vues de loin, moins quand on est dessus, c'est vase et un peu en pente, mais on ne voit pas grand chose ! Pause orientation pour décider du dépeautage... Nous redescendons vers le col de la Bellavista (Fuorcla de la Bellavista) Hésitation, les traces montent, on repeaute. Non c'est en bas... on redescend, finalement , Sophie s'avance, c'est là ! je la suis, et voilà le col , nous quittons les terrasses et ma déception, le vent est moins fort un peu en dessous, nous pouvons nous déshabiller (raisonnablement bien sûr !)!

 

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La suite consiste à descendre sur Marinelli sur l'altiplano di Fellaria. Le vent a créé des vaguelettes qui prennent les skis par moment pour les mettre dans leur sans... attention à la chute ! Nous passons au Passo di Sasso Rosso pour poursuivre sur le glacier du Vellaria. Il est relativement bien bouché et est en condition ! plaisir de skier ces pentes !  Nous filons vers le bas ! Un pause nous accueille avant le plat qui permet de rejoindre la passo di Marinelli Orientale, où nous retrouvons le monde ! en provenance de Boval. C'est l'orgie dans la descente sur Marinelli avec une vingtaine de skieurs qui dévallent à toute allure. Voilà le refuge accueillant, avec terrasse, musique italienne (puis Pink Floyd !), transats, chambre individuelle pour moi , poële, quel contraste avec le matin !

 

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P1010669

Et sophie qui se met à gratter ses mémoires tandis que je m'attelle à secher le matos et à profiter du cadre...

Que vais je donc pouvoir écrire du raid ?

 

P1010674

 

 

 

 

 


 

Raid à ski en Bernina 2011

 

Les liens au jour le jour

 

J1 : But au Munt Pers


J2 Piz Palü

cabane Diavolezza - cabane de Boval

 

J3 Piz Tschierva 

cabane de Boval - cabane Coaz

 

J4 Il Chaputschin

 

J5 Fuorcla da la Sella

cabane Coaz - refuge Marco e Rosa

 

J6 terrasses de Bellavista

refuge Marco e Rosa - refuge Marinelli

 

J7 Passo di Sasso Rosso

Refuge Marinelli - Alp Grüm


Ski de rando - Bernina - Fuorcla da la Sella - Refuge Marco e Rosa

Apoutsiak — Ski de randonnéeBerninaStephSophieRaid à skialpinisme

Topo


De la cabane  Coaz 2610 m Remonter les pentes au dessus du refuge (Sud Ouest) et gagner le Vadret da Roseg. Le remonter en traversée en passant sous la barre dont le sommet est coté 3075 m sur la CNS. Sur le Vadret da la Sella remonter les pentes peu raides et gagner la Fuorcla da la Sella 3275 m.

De là descendre sous le point 3243 m puis Nord sur le Vedretta di Scerscen Superior et ganer le pied du couloir qui mène au Fuorcla crast'Agüzza. Remonter le couloir (rimaye - pente 45 - 50°) et gagner le col de là, le refuge Marco e Rosa (3597 m)

 

Déniv ascendant 1225 m

Déniv descendant 280 m

Distance  10 km 400

 

 

Fichier GPS Carto

 

Téléchargement trace GPS au format GPX du raid en Bernina

 

 

Fichier VisuGPX de la journée

 

Récit



 

Le jour du fameux couloir Sud Est !

 

5ème jour de notre raid en Bernina

 

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Le but du jeux de ce jour était simple : rejoindre le refuge Marco e Rosa

 

La veille au soir, Steph s'était montré sceptique : le couloir d'accès au refuge risquait de prendre le soleil et d'être ainsi avalancheux donc impraticable ! Stress lors du repas du soir, pression, adieu pour moi la traversée des Tschimels et du piz Sella que j'envisageais avant de gangner le refuge.

Pourtant le couloir me semblait sud ouest bordé par un éperon qui devait sans doute le protéger des affres du soleil !

 

La partie ne me parraissait pas gagner, steph semblait douter de nos capacités à réussir.

Le lendemain, bran le bas le combat et hop c'est parti derrière un groupe de Suisse Allemand qui monte à la Bernina directement sans s'arrêter à Marco e Rosa.

 

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Nous les suivons à distance même si dans mon fort intérieur, il me semble qu'il serait judicieux de les garder en point de mire. Une pause pose de couteaux... une autre dépose... une nouvelle pause. Bref, on se fait larguer par les casques à pointe au rythme régulier. J'ai adopté ma technique favorite au sortir de l'oreiller : dans les traces de Sophie, à une spatule.

 

Nous progressons en dépit des pauses techniques, Steph papillonnait derrière... Je ne sais pas ce qu'il y a d'intéressant derrière, mais Steph a tendance à y passer  son temps (peut être du miel... ou plutôt du Nectar... va savoir !)

A un moment, je ne sais plus comment ça c'est passé, je me suis retrouvé devant, rien d'extraordinaire mais bon, quand je suis devant, depuis le début du raid, j'avance à mon rythme, et mon rythme, est quelque peu plus rapide que celui de Steph et Sophie...  Et j'avance, sous les magnifique calotte du Piz Roseg, sous les Tschimels et le piz Sella qui me narguent ...  longeant les crevasses, la fin de la montée est en faux plat , un trèèèès long faux plat. Je parviens à avoir en point de mire nos amis helvétiques.

Quant tout à coup, l'un d'eux s'arrête, au milieu du glacier pour une envie pressente : grosse commission. Impossible d'éviter ce spectacle d'apocalypse, je ne souhaite pas m'arrêter, ça casserait mon rythme, et il est là, au milieu du glacier, c'est à peine si la trace ne passe pas entre ses jambes raffermies par les températures glaciales de l'aube. Si elle y passait, elle n'y passera plus.  Les reliquats de sa pause dégouteront les successeurs de ce trajet malodorant ! Bref, je fixe mes spatules tentant d'éviter du regard la désolante apparition, mais il faut bien faire une conversion, je ne vais pas skier les séracs et crevasses adjacentes. Et là, c'est le drame, je me retrouve face à l'homme qui vient de terminer et qui essuies ses skis qu'il a du embourber de matières fécales. Le geste maladroit il passe son piolet sur la peau de phoque maculée d'un étron.  La scène est insoutenable, je fixe mes spatules, la nausée n'est pas loin.

 

Tandis qu'il se refroque, je le passe à distance. Steph et Sophie ont, grâce à leur vitesse, évités ce théâtre. et me mets dans l'idée de rattraper ses deux compères. Le col est bien plat et je finis par les avoir à peine devant moi, Mais plus léger, l'acteur de tout à l'heure me dépasse et me dépose, me laissant presque seul à l'arrivée au col.

 

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Un petit sommet s'offre à moi, le lever de soleil m'attend à son apex ! Je monte, et mitraille la plaine. Sophie arrive au col, et me rejoint alors, je la mitraille dans l'aube aux couleurs magnifiques. Tout est beau à présent, je respire !

Steph loin, prend son temps, il nous attend au col et nous le rejoignons, pause bouffe et photos, les couleurs sont magnifiques.

 

Nous repartons ensuite sur le versant Est du col vers le bivouac Parravicini. Nous décidons alors de dépeauter pour traverser le Vedretta di Scerscen Superiore. Delà, on repeaute, comme d'hab, Steph traine un peu, je me demande s'il ne souhaite pas nous ralentir afin que les conditions du couloir ne se détériorent et ainsi avoir raison... "je vous l'avais bien dit ! ce couloir n'est pas en condition !"

 

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Dépôt des skis, à mettre sur le sac, crampons au pieds, piolet, encordés, et c'est parti, les Suisse Allemand sont au quart du couloir quand nous partons, ils progressent lentement.

au départ, je pensais gravir le couloir en solo, mais-une grosse rimaye le barre, ne souhaitant pas stresser ou me retrouver au fond, je décide prudemment de m'encorder avec les autres (j'aime bien ce prudemment, il met en valeur toute ma sagesse !!! liée sans aucun doutes à mes quelques cheveux blancs !)

Je pars devant, Sophie est au milieu et Steph ferme la marche, encordement court, spécial couloir 45 - 50 °, adapté !

Le bas du couloir est en traversée gauche droite, à flanc, plus ou moins tracé, ça passe. Après un changement de coté salvateur, oui, les alpinistes vous le diront, on aimme bien changer de coté de temps en temps, parce que sinon c'est désagréable et on finit par choper des crampes , ou les muscles qui tremblent...

 

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Bref, nous progressons main droite à présent main droite amont et la trace devient verticale sous la rimaye. Je commence à monter, dré dans le pentu. La rimaye est gentille, elle se laisse doucement caresser du crampon sans opposer de résistance, elle  se montre consentante et me laisse passer. Nos prédécesseurs ont installés au dessus de celle ci une bassine pour s'assurer, l'organisation germanique sans doute. Mes partenaires, plus petis que moi, présente quelques difficultés, le pas étant un peu large, mais la rimaye bien lunée , elle, les laisse la franchir sans opposer de résistance farouche. La suite est plus raide, 50° environ, dans une neige agréable, un peu dure, mais solide. Je retrace quelques marches quand je sens que Sophie fatigue (mais pas trop, faut pas exagéré quand même, je ne suis pas Burgener moi !). La tension monte entre mes deux compagnons de cordée quant la corde n'est pas correctement en place entre eux deux ! Nous finissons par sortir, au soleil du col. Sophie me pousse à continuer dré dans le pentu plutôt qu'à opérer une sortie à flanc dans la trace (qui aurait judicieusement permis à mes mollets de se reposer mais bon.. ce que femme veut ...  Je m'exécute donc. Je sens Sophie fatiguée, mais le refuge perché en bord de col est là !

 

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Nous voilà devant la porte du refuge d'hiver accueille par un vieil alpiniste de passage. A l'intérieur il fait frais, les 3 Suisses Allemands sont déjà en train de se préparer pour l'ascension de la Bernina. Je vide mon sac. Quand ils partent, je me demande si je ne dois pas regretter dene pas leur enquiller le pas. Les dés sont jetés comme dirait César devant le Rubicon ! Ben moi, je ne l'ai pas franchi le Rubicon, on verra le résultat demain !

 

Dans le refuge, la femme de l'autre qui nous a accueilli dehors, est tout habillée avec une couverture en plus pour se réchauffer... Il fait 1°C dans le refuge alors que le soleil donne !

 

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Dehors , lentement, doucement, mais incidieusement, le vent se lève. On n'a bien fait de ne pas y aller tout de suite, me dis je...

un hélico vient déposer au col deux héliskieurs , qui dévalent la pente en 3 minutes sous mes hués...

 

Nous nous étalons pour le pique nique, soupe au lardon y croûtons, miam, et je ne sais plus quel plat. Moi, après le repas gastronomique de la Diavolezza, je n'ai plus jamais retenu ce qu'il y avait dans mon assiette...

 

Courte sieste sous 5 couvertures, avec une en dessous, le matelas est hyper humide. Steph tente de se réchauffer prêt d'une fenêtre. Les conditions sont dures, mais pas insoutenables !

Les Suisse Allemand reviennent, fiers, leur tentative a été couronnée de réussite !  Sophie les interroge tel Klaus Barbie dans les prisons de Lyon... Nous savons tout, le vent, la trace easy, le timing sans problème, ça va la jouer tranquille ... si le vent baisse !

 

J'entends Steph et Sophie qui discuttent, elle lui fait part de ses doutes concernant sa capacité à atteindre le sommet, il la rassure, elle ne voudrait pas me faire butter, j'y tiens tellement à ce sommet, lui préférerai sans doute qu'elle vienne, c'est beau un petit 400 en amoureux, on dirait un peu des fiançailles.

Pourtant c'est vrai que ça me ferait Ch... de buter à deux doigts du sommet parcequ'une gonzesse a le vertige !!! oups excusez moi pour la digression au langage quelque peu familier !

 

Le vent est à présent hyper fort, il devient difficile de sortir du refuge (et d'en refermer la porte !) on tient à peine debout devant celui ci. Seul le coté Ouest du refuge  est un peu abrité du vent...

 

Dans le refuge, l'activité c'est préparer de l'eau en faisant fondre de la neige... Assez d'eau pour 3 personnes et pour 24 heures. Réchaud à fond et corvée de neige...

 

Le repas du soir arrive, la température à baisser, à 18 h 30 pétante, et après négociation (les tourteaux voulaient manger à 18 heures...) nous sommes à table. Poisson et riz Décathlon mode déshydraté ... un délice ! après une petite soupe... et au lit !

 

Nuit mode tempette de vent ! qui traverse les potentiels boules quies

-3°C au réveil... l'eau est gelée !

à suivre...

 

 

 

 

 

 

 

Raid à ski en Bernina 2011

 

Les liens au jour le jour

 

J1 : But au Munt Pers


J2 Piz Palü

cabane Diavolezza - cabane de Boval

 

J3 Piz Tschierva 

cabane de Boval - cabane Coaz

 

J4 Il Chaputschin

 

J5 Fuorcla da la Sella

cabane Coaz - refuge Marco e Rosa

 

J6 terrasses de Bellavista

refuge Marco e Rosa - refuge Marinelli

 

J7 Passo di Sasso Rosso

Refuge Marinelli - Alp Grüm 


Ski de rando - Bernina - Il Chapütschin 3386 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeBerninaRaid à skiStephSophie

Topo

 

De la chaman Coaz  2610 m

Partir à l'ouest et remonter les pentes qui mènenet à un large gouler  qui passe à pied (peut être parfois à ski) Remonter le Vadret dal Chaputschin  et gagner un épaulement, basculer versant Est sur le Vadrettin dal Chaputschin, remonter sous le sommet. Dépot des skis. Remonter le mixte facile et gagner le sommet (cairn)  3386 m.

 

Descente par le même itinéraire ou plus à gauche en bas du glacier.

 

Fichier GPS carto

 

Fichier VisuGPX de la journée

 

Fichier GPS du raid à ski en Bernina au format GPX

 

Récit

 

4ème jour de notre raid en Bernina

 

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La journée de la veille avait laissé des traces et à peine les skis pausés, Steph m'avait indiqué : De toute façon, demain, on redort ici !  J'avais compris à son ton , l'impossibilité de négocier, et me proposait dès notre retour à la maison de prendre contact avec le MEDEF et de proposer son nom pour les prochaines négociations salariales avec la CGT ou SUD !

 

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Bref, il fallait choisir entre le Chaputschin, le Piz Glutschaint, la Sella ou les Tschimels i Gemelli ! Après longue réflexion, nous optons pour le Chaputschin en traversée avec  possibilité d'enchainer avec le Piz Glüschaint (on peut toujours rêver). Les Marseillais se diviseront en deux groupes : l'un sur le Piz Roseg, l'autre vers le Gluschaint, sans certitude. J'essayaiy vainement de convaincre mes accolytes de nous diriger vers le prestigieux Roseg 3918 m, mais rien n'y fit, ni le fait de conquérir une calotte semblable à celle de la Verte, ni le fait d'approcher les 4000 (et de rentrer dans le club des gens qui gravissent les 3900 m...) ni la fameuse phrase de Monsieur Coaz en 1880 : "C'est au Roseg qu'on devient alpiniste !"

 

Je tombais dans les bras de morphée avec l'idée que demain serait une journée de repos, tranquillette.

 

Le lendemain matin.... ( le matou revient, je sais !... )

Nous sommes les derniers levés et les derniers sortis du refuge.

Au loin les caravanes de skieurs s'étalent sur le vaste cirque glacière.

Il fait gris bleu comme les jours de mauvais temps !

 

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Nous optons pour une montée assez directe, juste derrière la cabane. Je me mets dans les traces de Sophie pour terminer ma nuit. J'avance juste deux mètres derrière elle en ronflant. Je me rends compte, que je suis obligé de me réveiller lors des conversions (oui, elle ralentie) et lui propose alors d'accéler juste avant celles ci ce qui me permettrait d'arriver à la conversion sans m'arrêter et de garder le rythme ! Bon , elle m'a obéi un virage, dure loi du monde moderme où la femme n'obéit plus aux hommes....

 

Nous arrivons à un rétrécissement, Sophie mets les crampons, je l'imite, Steph décide de tenter le passage en couteaux. Ca passe niquel en crampons. Par contre pour le passage à ski c'est un peu ambitieux et Steph change de technique en adoptant la notre. Au dessus on rechausse, je souhaite laisser Sophie faire la trace, mais elle m'enjoint à passer. Une fois de plus, je m'execute.

 

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Bon alors là, il faut dire que je suis assez en forme, et je m'élève  à bonne allure dans la trace 'd'autant plus que les sacs sont presque vide, on redort à Coaz. Sophie est derrière moi  et Steph papillonne au loin ! Quand je dis papillonne, ça m'étonne, lui qui m'avait étouffé en faisant la trace dans 60 cm de poudreuse au Wildhorn, que j'avais eu du mal à suivre dans certains passages lors de notre séjour au Grand Mountet, il avance lentement mais surement. Je ne retrouve pas son pas léger ! Sophie m'indique  que la pause est réclamée par l'arrière garde. La règle est immuable,  : "La pause ne sera faite que sur un point haut, où la vue permet de voir la suite des hostilités et en aucun cas dans la pente sous le sus point haut préaléblement indiqué !" Suivant la règle, je lui indique que je compte monter encore un peu avant de m'arrêter.

Finalement, un peu avant le point  que j'avais pour objectif, je me pause, et oui, j'ai faim !

 

Sophie et Steph me rejoignent... Pause... et nouveau départ, je me cale à nouveau dans les pas de Sophie. Un petit col nous attend, nous le gagnon en déchaussant sur les deriers mètres. Avec le col, nous retrouvons le vent et le brouillard du Piz Palu, ambiance jour blanc , et rando à ski à l'aveuglette. Et l'on repart en direction du dépos des skis que nous atteignons rapidement. On met les crampons, on prend le piolet (a oui, l'idée de faire la traversée du Chaputschin nous a depuis longtemps quittée !) Je file vers la partie mixte (facile) à fond, et atteint le sommet dans le mauvais temps ! Je poursuis sur l'arête voir ce qu'il y a derrière (pour une éventuelle traversée) et revient attendre Steph et sophie qui ne tardent pas à arriver.

 

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Après les congratulations et photos d'usage nous décidons de redescendre. ce qui se fait sans problème, Steph me reprochant juste d'être monté par la trace et de ne pas avoir engagé plus en trçant une directissime dans les rochers branlants et non dégaégs du départ. Un peu peneau j'essayait une réponse du type, "le temps seul m'intéresse", je ne me trouvais pas très convainquant !

 

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Premiers virages à skis sur neige peu homogène parfois croutée, parfois dure. peu agréable, nous rejoignons le col.  Et là, c'est le paradis, neige poudreuse délicate à skier, un vrai bonheur ! Seul Steph , ce scientifique rabat joie affirmera "Skiabilité 4/5 !"   Ben pour nous on hésitait entre 6 et 7 sur 5 !

 

 

 

Je décide de refaire la descente. Sophie et Steph souhaite retrouver le refuge au plus vite. Je laisse mon sac et remonte  au col rapido (300 m tout de même) De là, descente de rêve , mais un peu moins, la neige est un peu plus lourde sur le bas. Ce qui me fait décidé de ne pas en faire une troisième. En dessous c'est de la soupe infame. Jusqu'au refuge avec des trous inquétants. Après midi tranquille pendant que Sophie gratte ses mémoires, 12 pages par journée de ski tandis que mon piètre cerveau embrumé ne me laisse que la possibilité de regarder des photos de GEO en Allemand !

 

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Belle journée pour le ski, pas pour la vue

 

 

 

 

 

 

 

Raid à ski en Bernina 2011

 

Les liens au jour le jour

 

J1 : But au Munt Pers

 

J2 Piz Palü

cabane Diavolezza - cabane de Boval

 

J3 Piz Tschierva 

cabane de Boval - cabane Coaz

 

J4 Il Chaputschin

 

J5 Fuorcla da la Sella

cabane Coaz - refuge Marco e Rosa

 

J6 terrasses de Bellavista

refuge Marco e Rosa - refuge Marinelli

 

J7 Passo di Sasso Rosso

Refuge Marinelli - Alp Grüm

Ski de Rando - Bernina- Cab Boval Cab Coaz par le Piz Tschierva 3546 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiAnneBernina

Magnfique (et longue) traversée ...

 

Topo

 

De la cabane Coaz (2495 m)  remonter les pentes au Nord du refuge (le départ se fait à gauche des toilettes)  passer à proximité du point 2611 m  prendre le vallon au dessus du point  2598 m à l'altitude 2700 m environ. Vallon orienté  Ouest Sud Ouest. Le remonter  et passer au sur du point 2784 m

 Remonter le Vadret Boval Dadour et la Fuorcla Misaun par une pente raide. ( remonter d'abord sous les barres rocheuses puis traverser à droite avant de remonter dans l'axe du col) (Usage crampons piolet possible)

 

Basculer sur le Vadret Missaun par une pente raide.

remonter le glacier en direction de la Fuorcla Tchierva (Sud) puis Ouest en direction du Piz Tschierva (3546 m) redescendre à la Fuorcla Tschierva (3336 m) Redescendre au Sud par des pentes parsemées de cailloux sur le glacier (Vadrettin da Tschierva) redescendre Sud en restant rive droite du glacier pour gagner au mieux le Vadret da Tschierva sous la cabane Tschierva (2584 m) (on on passe pas à la cabane)

 

Redescendre jusqu'à proximité du point 2132 m (on peut aussi couper) et rejoindre la rive ouest du lac Lej da Vadret. Le longer puis grimper les pentes caillouteuses ouest  jusqu'à un replat. De là à flahc jusqu'à la cabane Coaz  2610 m !

 

Dénivelé positif 1650 m

Déivelé négatif 1650 m

Distance parcourue 17 km

 

 

Carto fichier GPS

 

 

Fichier GPS au format GPX du raid en Bernina à ski

 

 

Le fichier VisuGPX du jour

 

 

Récit

 

Troisième jour de notre raid en Bernina

 

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La météo annonçait moche le Lundi et beau ensuite..; nous etions mardi et il faisait moche  ! Gris... pas beau !

 

Le déjeuner englouti, tout le monde se retrouve sur la terrasser pour peauter : les 8 marsellais, les 6 Anglophones (Ecossais, Americains - Anglais) et nous. Premier probleme, trouver le départ. Ca c'est souvent le probleme, faut il passer au dessus deu refuge ou, moins classe mais plus rapide... par les chiottes. Nous optons pour la première solution, moins rapide et plus expo... mais Clâââââssssseee !

 

Dans le truc, on se fait dépasser par les Ricains, plus efficace, mais qui par le manoeuvre hasardeuse, ne sentait plus la rose ensuite ! Bref, temps gris, vent, je ne sais plus comment, je me retrouve devant. Un coup de GPS toutes les 5 minutes pour vérifier que la trace est la bonne, je progresse. Derrière moi, la Meute ! 16 personnes avide d'en découdre...

 

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Steph et Sophie me suivent à faible distance, tout est gris. L'ambiance est bonne. Nous nous consultons, les Marseillais et nous avant de prendre les grandes décisions.  Un petit vallon, nous le remontons. Alban, le chef des Marseillais passe devant et file comme le vent. Sa troupe obéissante enquille, nous nous intercallons, les Anglophones à l'odeur fétide sont derrière .

Petite pause en haut du vallon, histoire de reprendre des forces avant d'attquer le col :le Fuorcla Misaun. La pente se redresse, avec la neige qui est tombée hier, les pentes sont cahrgées, nous nous espassons. Sophie me fait remarquer la piètre qualité de mes conversions. Je lui rappelle que je suis un alpiniste qui fait du ski de rando par necessité... et tente d'améliorer la technique en suivant son conseil lors des conversions suivantes. Je l'entends pester devant le faible niveaux des conversions de l'ensemble des participants...

 

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Devant les premiers peinent à tracer la poudreuse raide. Une traversée pause quelques problèmes. certains passent d'autres déchaussent. Je finis par quitter les skis et traverse à pied... fastoche. Les Marseillais pausent une main courante, plus rassurante qu'utile...(et assez chronophage...) Parvenus au dessus, la question se pause, faut il rechausser. François (je crois que c'est son prénom) commence à tracer. J'essaie de progresser à pied, pour voir, en 10 mètres, c'est tout vu, mauvaise idée, je m'enfonce jusqu'aux genoux ! Je rechausse. François a fait 3 conversions, il peine à faire la trace. Tout le monde s'arrête et attend Alban, le Messie encore occupé à démonter la main courante. (A oui, je dois ici souligné que le Messi n'a pas seulement multiplié les pains, transformé l'eau en vin, fait recouvrer la vue à l'aveugle et permettre à Lazard de ressusciter, il a également tracé la Forcla Misaun en ce mois d'Avril 2011) . Il s'élève, Alban, une sorte de résurection, ou plutôt une ascension. Auréolé, pas seulement de gloire, il progresse. Et ses apôtres, en dépit de la trace parfaite ne parviennent pas à la suivre.

 

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Sophie, telle une diablesse, râle, trouvant la pente démoniaque ! serions nosu trop nombreux...  Elle est à deux doigts de faire libérer Barabas... (et oui, les petits gars , il va falloir lire l'évangile pour comprendre certaines blagues...)

 

Pourtant, la trace est parfaite. Je m'applique sur chaque conversion ( oui, Sophie est juste derrière moi, elle inspecte chacun de mes gestes, avide d'une critique acerbe.)

Je me débrouille pas mal. Voilà le col, et le vent puissant

 

Je déchausse, dépeaute, remets les skis et vais voir la pente... Tro praide pour moi... Je redéchausse, et mets les crampons. Les premiers Marseillais ont filé, je suis le premier en crampons. Ca passe nickel, face à la pente. En bas, je patiente. Un Marseilais décide de faire une figure dans les couloir : Il coince les skis sur des rochers en bord de couloir, chute, se retrouve la tête en bas et glisse un des ski déchausse et file sur le glacier à vive allure tandis qu'il parvient à s'arrêter, il en sera quitte pour aller le chercher ( 20 minutes tout de même)

Passe encore une Marseillaise à ski, une autre en crampon et bien plus tard, Sophie et Steph encordé et en  crampons.

 

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Les Marseillais se sont étalés le long du glacier da Misaun. Nosu repartons loin derrirèe en direction du Piz Tschierva. Je suis devant, Sophie au milieu et Steph derrière, les écarts se creusent. Je finis par rattraper les derniers Marseillais. Et décide de m'arrêter faire quelquesp hotos (de la Biancogratt de la Bernina) et laisser mon sac ! Le vent nous saoûle  jusqu'au sommet. La vue est splendide ! On voit même la cabane Coaz où nosu allons dormir ce soir, elle est HYPER loin !

 

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Courte descente, le sac, puis le col, un peu raide, mais ça passe à ski jusqu'au glacier da Tschierva. Au début neige un peu dure. Puis ça décaille. Nous sommes repassés devant, les Marseillais ont fait une pause.

Hésiation vers 3200 m , ça passe par où, il y a des traces qui remontent à droite vers les Terrassa (itinéraire de montée d'été ?) Nous décidons de descendre. La neige est excellenticime ! les virages s'enchainent, juste poncuté de quelques pauses orientation en zone inconnue.  Nous finirons par atteindre le Vadret da Tschierva sans déchausser alors qu'il n'y avait qu'une bande de neige

Le ski est excellent. Gros gavage comme on dit !

 

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Nosu passons sous le refuge Tschierva (fermé) . La neige devient plus lourde, le soleil a tapé. et l'arrière des skis a tendance à s'enfoncer de façon impressionante par endroit.

L'arrivée en bas du vallon se fait dans al soupe, avant un pique nique bien mérité ! Sous le cagnard.

 

Bon, je sais, mes accolytes vont vouoir préciser qu'en matière de pique nique je suis un peu léger (je n'avais rien prévu) et que j'ai mangé sur leur dos mon repas de midi telle le poux sur la tête à Matthieu. Mais je me suis tout de même claqué la corde, le gaz, et les gamelles pendant toute la semaine... De toute façon, pour le nombre de fois où l'on a pique niqué ...

 

Nous repartons pour une galère : la remotnée à la Cabane Coaz : 2 km de plat le long d'un lac et 500 m de montée !

 

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Steph est devant, sophie seconde, et je ferme la marche. Technique particulièrement adaptée : je dois peser 1 fois 1/2 leur poids, sac compris, soit prêt de 100 kg (nu peu moins... je crois... j'espère !) Bref , je m'enfonce tous les 10 mètres dans la soupe.  Rires ! mais fatigant. Plus haut il afut traverser la rivière. Il y a une sorte de pont de singe, mais ça semble passer à ski un peu plus loin... sophie décide de prendre un premier passage, scabreux me semble t'il. Je passe en amont, tranquille. Sophie de son coté merdouille, elle s'enfonce, le torrent est en dessous... Je finis par aller sauver la gueuse en bien mauvais posture.

 

Nous repartons pour une sorte de calvaire (après al Fuorcla Missaun ,ça tombe bien !) 4 pas, je scrounche, 7 pas, je scrounche, tandis que Steph, également appelé Body light, ne connait pas les affres de cette progression ! Heureusement, l'ambiance est au beau fixe et Sophie m'accompagne par moment dans les difficultés, elle fini même par se tanker une seconde fois (après le torrent !) Et mettra bien 10 minutes à sortir son ski enfoncé dans l'épaisse couche de neige humide ! A cette occasion, les marseillais nous ont rattrapé et dépassé ! Nous somems au bout du lac, et c'est parti pour une portion merdique. Saint Alban trace une nouvelle fois, nous, ses disciples, suivont : La portion est raide, ponctuée de passages en rochers, en herbe ou  en caillasse par fois sur 4 - 5 m !  Mes skis tout neufs...

Le soleil commence à baisser et la fraicheur est de nouveau là. La neige durcit déjà par endroit. Nous rejoignons le haut de la morraine. Les deux groupes se retrouvent. Les Marseillais partent devant. Nous peu de temps après. Le coucher du soleil est splendide. Je rattrappe un à un nous Méditerranéens sauf Alban et Jean-Mi qui tels Moïse et Eli survolent la montagne dans une grande clartée. Voilà la chabanna Coaz. La jeune gardienne me saute dessus pour me montrer notre dortoir et remplir le livre de cabane. Je m'execute u peu étonné, pas le temps de souffler.

Un peu plus tard, Sophie et Steph me rejoignent.  Une belle journée de ski : près  de 1750 m de dénivelé !

 

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Sophie a le temps de remplir son journal. Elle gratte des tonnes de page me laissant dubitatif quand à ma capacité à raconter cette aventure (on se croirait dans une téléréalité !... : Sophie, je vote pour toi car tu n'as pas su t'adapter au groupe... Sophie, ils ont voté, tu dois quitter l'île... vloup (vloup, ça c'est le bruit du flambeau qui s'éteint !) )

 

Un bon repas et au lit, dans le même dortoir que les Marseillais, la cohabitation se passe bien ! (comme au meilleur temps Chirac Mitterand ?)

 

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Raid à ski en Bernina 2011

 

Les liens au jour le jour

 

J1 : But au Munt Pers


J2 Piz Palü

cabane Diavolezza - cabane de Boval

 

J3 Piz Tschierva 

cabane de Boval - cabane Coaz

 

J4 Il Chaputschin

 

J5 Fuorcla da la Sella

cabane Coaz - refuge Marco e Rosa

 

J6 terrasses de Bellavista

refuge Marco e Rosa - refuge Marinelli

 

J7 Passo di Sasso Rosso

Refuge Marinelli - Alp Grüm

Ski de randonnée - Piz Palü 3900 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeBerninaRaid à skiStephSophiealpinisme3900 m

 

Magnifique sommet à l'arête aérienne !

 

Topo

 

Du sommet des installations de la Diavolezza (2973 m) téléphérique, refuge Diavolezza dortoirs, gastronomie 3 étoiles !

Gagner le Vadret Pers 2757 m par une descente (hors piste balisé)

Mettre les peaux

Remonetr le VAdret Pers en direction du Vadret Pers palü, passer à l'ouest du point 3011 m. remonter au mieux le glacier (bande de crevasses- séracs  au milieu !) et gagner un replat avant la pente un peu plus raide qui mène à l'épaule du Piz Palü (rimaye) 3726 m ou l'on laisse les skis.

Remonter alors l'arête aérienne vers le premier sommet (3882 m puis le sommet principal 3900 m

 

Descente, par le même itinéraire jusqu'au Vadret Pers. Rejoindre alors le hors piste balisé, longer la rive gauche du glacier (crevasse) Sagl dal Vadert Pers et traverser le Vadret da Morteratsch (crevasses) remonter la morraine et gagner la cabane Boval 2495 m

 

1400 m ascension

1880 m descente

18 km distance

 

 

 

Carto GPS


Le fichier GPS de l'ensemble du raid en Bernina format GPX

 

Fiche visuGPX

 

Récit

 

Dans le brouillard et le jour blanc !

 

 

 

La journée l'annonçait... Beau toute la semaine sauf... le Lundi et , nosu étions Lundi !

Départ aux aurores de la Diavolezza, comme souvent je suis prêt rapido avec un petit déjeuner digne du repas de la veille : excellent  (avec croissants ...)

 

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Hésitation dès le départ sur l'itinéraire à suivre , mais finalement nous retrouvons le hors piste balisé qui ramène sur le glaicer (j'ai un peu de mal avec la notion de hors piste balisé, mais bon !) Bref, ce départ, pour moi, c'est le rêve : une piste hyper tracée, avec des énormes bosses et qui a eu la bonne idée de geler cette nuit !!!  et en plus ,c'est un peu raide ! Je me fais balader par les bosses qui décident pour moi, des virages, des tout droit, des basculement. Steph m'avait prévenu, mes nouveaux skis vibrent à haute vitesse. Ca n'est rien de le dire... Ils vibrent même à faibel vitesse. Tandis que Sophie file comme le vent, Steph lui s'applique à contourner chaque bosse pour offrir au spectacteur une courbe parfaite et une maitrise impeccable de son art ! le ski ! Bon, pour obtenir un bon résultat, Steph ne skie pas très vite et on arrête as de l'attendre... mais bon, il skie propore et fluide, lui !

 

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Vient alors une traversée pour rejoindre le plat du glacier avec des trous dans la traversée et, je finis par déchausser , avec mes fix TLT avec lesquelles je n'ai pas beaucoup skié (pour ne pas dire pas du tout)

(Pour le prophane, des fix TLT sont des fix de rando très légères mais qui sont assez merdiques à mettre en particulier sur neige dure ou verglacée et en dévers ce qui est le cas dans ce récit !)

 

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Revenons au récit

Je peste, je sue, il faut faire bonne figure le ski refuse de tenir à plat, je me tords les chevilles et les genoux afins que la chaussure et la fix soit dans l'axe, rien n'y fait. Steph et Sophie sont loin. Pétard de fix, avec mes bonnes vieilles silvretta, ça ne serait pas arrivé. Je finis par cahusser en tenant manuellement le ski. Au moindre déséquilibre je descends directement sur le plat du glacier... sans skier ! La chute menace ! Ouf, la technique fonctionne. Je me redresse , étourdi par mon séjour tête en bas, yeux fixés sur la fixe ! et repart doucement afin de ne pas recommencer la douloureuse experience ! Au loin, le Palü et ses pentes raides m'attend, le sourire au lèvre !

 

Plat du glacier (Vadret Pers) , peautage, c'est parti. pour la montée ! Nous restons grouper pour ce début d'étape, il fait encore beau, enfin quand je dis beau, il fait surtout encore "visible" : gris plafond à 3000 m et nous montons ... à 3900 m, c'est pas gagné. Dépot des ski, je fais un point GPS qui permettra de retrouver le matos dans un éventuel (probable ?!?) mauvais temps !

 

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Ca repart, je laisse Steph tracer devant, je me tiens à distance, le but pour moi est de ne pas bruler mes cartouches, je n'ai pas beaucoup fait de ski de rando cette année (la fauute au manque de neige dans le Jura !) et je ne connais pas ma forme ! Steph trace... lentement ! Je m'inquiete , ça doit être dur aujourd'hui ! Je le suis tranquillement, Sophie ferme la marche. Vers 3300 m il me propose de passer devant. Quand je dis poropose, je l'ai plutôt ressenti comme une imposition ! Parceque moi, je n'avais aucune envie de tracer, j'etais bien dans les roues, à glandouiller derrière dans la trace ! En plus, j'ai bien vu qu'on arrivait au passage entre les séracs, et je n'ai aucune envie de jouer au Bizuth suicide ! De mes états d'âme, je n'en fait pas part et je passe devant, essayant de faire une trace pas trop raide (oui, sophie m'a fait toute sa thorie sur les traces trop raides alors j'essaie de lui faire plaisir, comme ça elle dira du bien de moi dans son blog ...)

Bref, je trace, pas trop raide et j'arrive AU PASSAGE entre les séracs avec sans doute des crevasses... Ca passe relativemetn bien avec de bons gros séracs menaçants au dessus, mais le passage est relativement aisé. J'attends Steph et Sophie ensuite. Nous repartons sur des pentes plus cool pour une pause sous les pentes raides avant l'épaule où nous faisons une pause.

 

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Aprs la pause, tout se complique : visibilité réduite, pente raide, traces trop raides (y a pas que sophie q'aime pas les pentes trop raides !) Je suis Steph qui essaie de tracer dans une neige relaivement dure et raide !  Sophie est en dessous. Nous pénétrons dans le brouilalrd, par le dessous... Blanc est la couleur du jour, et nous sommes les seuls contrastes dans ce coton ! Steph me fait passer devant (encore !) flute, j'etais bien, derrière. Je finis par mettre les couteaux, ce ui rend facile cette dernièr partie. Au dessus, on ne voit rien, j'attends une éclairicie, pour voir l'épaule, la trace, les pentes grises de l'arête et pouvoir trouver le meilleur endroit pour acceder à celle ci ! Sophie et Steph me suivent, j'essaie de ne pas prendre trop d'avance pour ne pas les perdre (de vue !)

Passage un peu raide pour monter sur l'arête, les couteaux tiennent, voilà l'épaule et la base de l'arête, je déchuasse en attendans mes compagnons !

Mais que font ils, les minutes passent et je ne les vois pas. Je finis par sortir l'ARVA, 44 m... 46 m ... 44 m Ils n'avancent pas. Ils ont du déchausser  sous la rimaye et monter à pied (crampons piolet) Je les entends... et fini par les voir arriver quelques minutes plus tard...

 

Je m'encorde à eux au milieu ( moi qui déteste être aumilieu, je suis servi !) Etc'est parti, Steph part devant, dans les grosses marches de l'arête, rien de très difficile ! à gauche et à droite, le vide, enfin pas tant que ça, parce que le vide tombe rapidment dans le brouillard !

Sommet, nous nous congratulons et faisons une pause de courte durée, je prends le GPS pour vérifier, nous ne sommes qu'à l'antécîme Est 3882 m, 18 m sous le sommet ! Nous repartons vers le vrai sommet du Palü dans le blanc complet, GPS pour vérifier la direction et c'est reparti,  arête étroite puis plus large et voilà le sommet principal 3900 m. Thé de marche ... isostar... balisto.

 

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Et c'est parti pour la descente. Aucun problème, nous rejoingons l'épaule puis la rimaye ! Il faut rechausser, le vent s'est levé, il se met à neiger, une sorte de grésil  au départ puis des gros flocons, la visibilité est toujours réduite !

 

Comme à mon habitude, je pars derrière, ça permet de mieux distinguer le relief, les autres me servant de poitns de repère ...  Sophie est devant, nous suivons... Elle hésite, je suis sur de notre position nous vérifions au GPS où nous nous situons par rapport à l'aller... No problem... à part ce jour blanc qui nous empêche de bien distinguer la pente et de bien profiter de cette descente.  Je finis par passer devant... Et quand on est devant, c'est chasse neige obligatoire (ou presque)  pour absorber les ruptures de pentes en ne pas se faire surprendre ...  J'essaie d'enchainer quelques virages. Et pour l'entrée entre les séracs, c'est encore bibi qui s'y colle. Avec mon fidèle GPS, nous retrouvons notre chemin  comme le petit poucet avec ses cailloux !  Nous poursuivons dans les pentes, skions un peu quand la visibilité s'améliore et trouvons le matos, toujours au GPS.

 

Objectif suivant : rejoindre la cabane de Boval

Nous repartons, chargés comme des mules ! Je pars devant sur le grand glacier. au loin j'apperçois des skieurs. mon objectif, les reoindre, ils nous serviront de point de repère. Je file, et quand je me retourne, je vois qu loin que Sophie est tombé et que Steph est à son chevet. Elle est tankée comme une voiture du Paris Dakar sur une dune Marocaine. Steph, en Chevalier Servant, aide sa belle à se relever, usant de sa puissance et de ses connaissances en "manut" pour relever la belle !

Quand elle arrivera à moi, Sophie trouvera une bonne excuse : la fix serat mal reglée compte tenu du poids de son sac ! ( sans regler la fix, elle poursuivra le raid sans problème...)

 

Passage un peu crevassé, jonction entre deux glaciers (Vadret Pers et Morteratsch) Il faut repeauter pour gagner le refuge de Boval. Nous rencontrons un groupe anglophone (Ecossais Anglais et Americains qui viennent de buter dans la montée à Marco e Rosa) et partons juste derrière eux pour Boval !

Je file devant. je remonte la morraine et dans la descente un peu raide sur l'autre versant, je me prends une gamelle monstrueuse ! pile en face du refuge, que faire, rebasculer de l'autre coté de a morraine, me changer et repartir au refuge pour arriver incognito, mettre un loup, baisser les yeux lors de mon arrivée et essayer d'éviter lazzis et colibets .... J'opte pour cette dernière solution et les Britishs ont la politesse de ne pas hurler de rire en me voyant arriver. Steph et Sophie, par chance n'ont rien vu de mon exploit (ils étaient encore de l'autre coté de la morraine et la descendent prudemment... )  Le soleil est couché. Dans le refuge, nous retrouvons également 8 membres du CAF de Marseilles qui effectuenr également un raid en Bernina. Marseillais et écossais ont tenté de remonter le glacier de Morteratsch, mais les conditions n'étaient pas idéales avec la neige, ils ont du stopper à 3300 m environ et n'ont pas pu atteindre le refuge Marco e Rosa.

 

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Nous décidons de changer de programme et de traverser vers la cabane Coaz le lendemain en passant par le Piz Tschierva .

Steph a quelques soucis avec sa chaussures de ski. Il répare le tout à coup de piolet et de scotch Américain ! Ils sont forts, ces américains !

 

 

 

 

 

 

 

 

Raid à ski en Bernina 2011

 

Les liens au jour le jour

 

J1 : But au Munt Pers


J2 Piz Palü

cabane Diavolezza - cabane de Boval

 

J3 Piz Tschierva 

cabane de Boval - cabane Coaz

 

J4 Il Chaputschin

 

J5 Fuorcla da la Sella

cabane Coaz - refuge Marco e Rosa

 

J6 terrasses de Bellavista

refuge Marco e Rosa - refuge Marinelli

 

J7 Passo di Sasso Rosso

Refuge Marinelli - Alp Grüm

Raid à ski en Bernina - But au Munt Pers... ça commence mal !

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiBerninaStephSophiebut

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Tout avait pourtant bien commencé

La météo pour la semaine était excellente et nous n'avions pas eu besoin d'utiliser notre plan B, un raid dans le Queyras. Je retrouvait Steph et Sophie à la station service de Wurenlos à proximité de Zurich et nous partions pour Saint Moritz. Je ne me souviens plus bien des conversations dans la voiture, mais nous avons du parler montagne... étonnant non ? Bref, nous arrons au pied du téléphérique de la Diavolezza. Tandis que Steph et Sophie font le plein de sous Suisses, je monte mes nouvelles peaux sur mes nouveaus skis : Des Dynafit Seven Summits Superlights équipés en TLT avec des peaux BD.

 

Il est midi, sur le parking, c'est le chantier, notre matos est éparpillé sur 2 ou 3 places, nous pique niquons et discutons de la suite. Mon programme prévoyait le Mont pers. Steph, n'est pas chaud, une face plein Sud et il fait très chaud ! Il compte attendre le forfait de 14 h 30 qui permettrait de skier une après midi pas trop chère... J'hésite à me faire une montée à fond sur les pistes , mais je trouve ça un peu tristoune... Bilan, on se décide pour le ski de piste. Caisse du téléphérique, Sophie montre ses talents en langue de Goethe , je me sens nul avec mes 9 ans d'Allemand et mes 3 mots de vocabulaires...

 

En haut, nous laissons les sacs à la Divolezza et filons skier.

Alors que je skie à fond, je me fais dépasser par Sophie, genre, elle skie deux fois plus vite que moi, sans effort, alors que je bourrinne un max ! La scène se reproduit plusieurs fois, je m'enrhume dans ses courants d'air ! Je sens que je vais être à la ramasse toute la semaine moi !

 

Après 3 descentes, dernière remontée. Nous nous installons dans les dortoirs avant d'aller nous baigner dans une sorte de bain bouillonnant à ciel ouvert, avec vue sur le Pal¨, Bellavista et la Bernina ! Nous nous en donnons à coeur joie !

Nous sortons de ce bain que nous aurions plus souhaité en milieux de séjour mais bon...

Le Mont Pers et là , juste à coté, nous narguant, nous ne monterons pas dessus !

 

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Sophie se met prendre des notes pour son blog. Des quantités de notes astronomiques... Puré, je stresse, je prends la pression, moi qui ne note rien sur place et qui écris tout de mémoire, oubliant souvent des détails croustillants !

Je décide de lui demander quelques feuilles pour me donner une contenance ! Réellement juste une contenance, car elle ne me serivront qu'à faire un entonnoir  pour verser mon Isostar dans ma bouteille, le reste des feuilles restera vierge !

 

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Le repas gastronomique sera un grand moment. Avec une salade composée accompagnée de fromage grillé légèrement. D'une délicate soupe et d'un steack au beurre maître d'hôtel !

Nous sortons de table le bide au bord de l'explosion ! pour retrouver le dortoir et ses couvertures...

 

Ca commence mal, nous n'avons plus droit à l'erreur, nous ne sommes pas allés au Mont Pers !

 

Demain objectif le Piz palü, avec une méétéo annoncée mauvais pour Lundi, nous verrons bien...

 

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Raid à ski en Bernina 2011

 

Les liens au jour le jour

 

J1 : But au Munt Pers


J2 Piz Palü

cabane Diavolezza - cabane de Boval

 

J3 Piz Tschierva 

cabane de Boval - cabane Coaz

 

J4 Il Chaputschin

 

J5 Fuorcla da la Sella

cabane Coaz - refuge Marco e Rosa

 

J6 terrasses de Bellavista

refuge Marco e Rosa - refuge Marinelli

 

J7 Passo di Sasso Rosso

Refuge Marinelli - Alp Grüm

Raid en Oberland 2009

Apoutsiak — Ski de randonnéeOberlandRaid à ski
obe

 


Première partie

Wildhorn Wildstrubel avec Torsten et Ulli

Jour 1 : Les Rousses Wildhorn - Wildhorn hutte
Jour 2 : Wildhorn hutte - Wildstrubel hutte
Jour 3 : Wildstrubel hutte - Wildstrubel - Les Rousses (par le lac de Tseudier)







Deuxième partie

Glacier d'Aletsch avec Matthieu et Mathieu
Jour 1 : But sur le Mönch
Jour 2 : Gross Fiescherhon HinterFiescherhorn Grunhornluke Konkordiahutte
Jour 3 : Konkordiahutte Sphynx ( Top of Europe )



vidéo texte photos à suivre ...

 

 

Wildstrubel depuis la wildstrubelhütte

Apoutsiak — Ski de randonnéealpinismeOberlandRaid à ski

Wildstrubel depuis la Wildstrubel hütte

 Jolie rando passant par le Wisshore et ses radars militaires et descente le lac de Tseuzier et  les Rousse

 


Topo :

Départ de la Widstrubelhutte. Remonter en direction de l’Est (logements militaires) et remonter l’arête jusqu’au sommet du Wisshore (2948 m) (instalations radars, caméra de surveillance et tout le tutim ! Ne vous inquiétez pas vous êtes filmé !

Du Wisshore descendre à l’Est en direction du glacier de la Plaine Morte (4 km environ) qu’il faut traverser pour aller au pied du Wildstrubel Remonter les pentes du Widstrubel jusqu’au point 2910 m et gagner l’arête par une pente plutôt raide. Poursuivre l’arête jusqu’au sommet 3243 m (direction Nord Est)

 

Descente par le même itinéraire puis traverser le glacier de plaine Morte (de nouveau 4 km !) passer au pied du Wisshore et gagner la Wisshorelücke (au col ou un peu au sud ouest ) remonter au point 2885 m ( on peut également aller au Rohrbachstein (2950 m ) en contournant le sommet par le nord.


Du point 2885 m descendre plein ouest et passer entre les barres rocheuses pour rejoindre  les pentes Est du Rohrbachstein.  Descendre vers 2600 m (Est) puis prendre plein sud à flan) dans la plaine morte passer par les points 2592 m et 2518 m. Le passage des barres rocheuses suivante se situe au sud Ouest de ce point ( 100 m environ) descendre au point 2189 m et prendre la Grand Combe qui s’offre à vous ( une fois n’est pas coutume !)

 

Prendre à flan aux alentours de 1900 m (attention , trop bas, il y a des barres et il faudra remonter) et viser le point 1952 m de la carte suisse ! Rejoindre Tseudiier, son lac et le barrage du Rawil, la route enneigée et avalancheuse vous ramène aux Rousses point de départ du raid !

 


 

Carto Profil et fichier GPS :


 

 

Météo :


grand beau le matin puis nuageux, brouillard au sommet du Wildstrubel.


Récit :

Départ matinal ce matin, il fait grand beau. Nous partons en direction de l’arête puis decidons de monter au Wisshore. Blizzard ces cabanes militaires puis c’est énormes trucs amovibles. Il y a même des canons ou des mitrailleuses sur des faux rochers. Tout à coup, une caméra se met en branle, puis l’autre … Nous sommes repérés, dans une sorte de James Bond dans la peufff. Sommet étonnant sous le regard de militaires impuissants sans doute en bas, dans al vallée ( nous verrons plus tard que deux radars sont sortis de terre au sommet)

 

Descente en poudreuse vers l’énorme glacier de plaine morte, plat comme rarement j’ai pu observer ! Longue traverser de 4 km où je pousse au maximum sur les bras pour conserver ma faible vitesse.  Après longtemps nous arrivons au pied du Wildstrubel. Nous partons, la neige est inégale, tout à coup elle est très dure voir glacée. Hésitation, finalement, tout le monde se retrouve avec les skis sur le sac, et je décide de laisser mes skis là et de faire le sommet en blitz aller retour. Je file devant, faisant la trace. La première pente menant à l’arête est en neige dure, puis c’est l’arête, gavée de neige, qu’il faut tracer. Le brouillard est là, ne permettant pas d’évaluer la raideur des pentes sur les côtés. Je poursuis mon effort et voilà le sommet, je fais deux photos ( au sommet il faut toujours faire deux photos pour prouver au monde en cas de contestation qu’on y  est bien allé. Je redescends sans attendre, je croise Torsten je lui dis au revoir et bonne chance, ils poursuivent vers Lammrenhütte et le Gemipass leur magnifique raid.

Je salus Ulli qui a remis les skis, j’entame la pente et rejoins mes skis. La descente est courte et mauvaise, la visibilité restant médiocre. Il faut de nouveau traverser le glacier de la plaine morte, c’est long, mais ça passe, je passe sous le Wisshore dans le jour blanc et le longe en direction du col. Je rejoins l’arête et un petit sommet. Je fais une courte pause barre de céréale, carto point GPS et repère un passage en contrebas permettant de passer entre les barres. Je le rejoins, dans le jour blanc ça n’est pas évident, la visibilité est mauvaise. Entre les barres, ça passe, je fais quelques virages resttant prêt des rochers qui me servent de repère. La pente est raide. Je décide de traverser à flan , passage dans des couloirs ou les avalanches sont passés. Je repère les points GPS noté avec Ulli un par un. Allant de l’un à l’autre plein sud. Le point 2518 m. Le voilà, il va falloir passer entre des barres rocheuses, je repère un passage, en fait , c’est large, je profite d’une neige transfo moquette. Parfaite. Quelques marmottes me sifflent ( mes premières de l’année)  je retrouve la Combe. Et hop, je fais sans GPS et hop erreur, trop bas !!!  je remets les skis sur le sac pour boire le calice jusqu’à la lie, on est venu, c’est pour en ch… Remonetr de quelques mètres, repérrer , passer dans la forêt dense, sur les névés s’enfoncer …  Je ne m’attendais pas à des difficultés d’oientation là alors que la journée était truffée de possibilité d’erreur.

 

Enfin, voici le chemin, je rejoins le lac de Tseuzier, puis la route , les tunnels et leur cascade de glace et ma voiture.

Direction Grindelwald pour  la suite de la semaine

 

Merci à Ulli et Torsten pour leur accueil !

 

Photos :

 

Départ de la Wildstrubelhütte


Rohrbachstein et Wildhorn


Région du Grand Canyon USA !!!

 


Ulli et Torsten devant le refuge




Le glacier de Plaine Morte et le Wildstrubel


Sommet du Wisshore - radars, à gauche, la caméra sur son rocher artificiel !


Le Wildstrubel



"Bonne tête de vainqueur !"


Vidéo :




 




Raid en Oberland - les liens


Part One : Wildhorn - Wildstrubel

1er jour : Wildhorn depuis les Rousses (par les Audannes) descente sur Wildhornhütte (3246 m)
2ème jour : Wildhornhütte - Wildstrubelhütte
3ème jour : Wildstrubel  (3243 m) et retour aux Rousses

Par Two : Glacier d'Aletsch


4ème jour : Mönch
5ème jour : Gross et Hinter Fiescherhorn (4048 et 4025 m) Grunhornlucke Konkordiahütte
6ème jour : remontée au Sphinx

Wildhornhütte - Wildstrubelhütte par le Schnidehore

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiOberland
Journée de transition entre les deux refuges dans une purée de poix !

Là, c'est Ulli au sommet du Schnidehore, dans la tempete ... de neige !!!

Topo :

De la Wildhornhütte 2303 m , remonter en direcetion du Chilchi et prendre pied sur le glacier et acceder au Schnidejoch. Remonter l'arête qui permet de gagner le Schnidehore à 2937 m ( passage un peu raide en arête sur la fin)
Du Schnidehore, l'orientation est globalement Est jusqu'à la Wildstrubelhutte
Descendre donc versant Est en longeant la crête Nord. Une fois sur le plat, poursuivre en direction du refuge que l'on atteint en le contourant par la droite, le premier refuge atteint n'est pas le bon, faire 50 m de plus vers le Nord !
Wildstrubelhutte 2791 m

Carto profil fichier GPS



Récit :


II a neigé toute la nuit et j'ai décidé de apsser les 3 jours avec Torsten et Ulli, tentant de réaliser deux beaux sommets du coin : le Wildhorn et le wildstrubel (Torsten et Ullu font la magnidique traversée du massif !)
Les points GPS sont préparés dans les GPS, et nous sommes partis. Je vérifie régulièrement qu'on est sur la trace ! C'est le jour blanc , il neige, on ne voit pas grand chose. Le départ est facile : il suffit de remonter la trace de la veille !!! Nous atteingon le schnidejoch, et c'est parti pour l'arête avec un peu de neige dure. Arrivés sur l'antécîme, Ulli passe, à ski, nous mettons les crampons pour la courte arête et nous voilà au sommet
(Au fait, Torsten a oublié son piolet au sommet, si l'un de vous le retrouve ... on ne s'en est rendu compte quà Wildstrubelhütte))
Nous attaquons la descente  dans la tempête, et moi, parti leger pour une course à la journée (donc sans bouffe et sans masque, sans polaire supplémentaire....) je me retrouve un peu juste avec les yeux fouettés par le brouillard), je suis mes partenaires avec difficulté, je fini par mettre les lunettes de soleil et la buée fini par remplacer le fouettage, guerre mieux !!!
Nous voilà sur le plat , ltoujours le nez sur le GPS, nous repautons pour un grand plat vallonné ( j'ai regardé à posteriori, ça doit faire 4 km), mais dans le jour blanc, on s'arête régulièrement pour faire le point, et ça prend du temps. Pause casse croute ( courte pour moi...) et enfin voilà le refuge qu'une "éclaircie permet de voir", nous remontons vers lui, Ulli botte derrière, je file, le brouillard nous englouti à nouveau, j'arrive au refuge, flûte il est fermé, il faut aller voir plus loin, coup de GPS, en fait, il est 50 m plus loin. C'est parti pour le feu, la neige à faire fondre, le sechage du matos et la surveillance météorologique... vaine !

refuge également très confortable


Photos

Départ de Wildhornhütte, il a neigé

Arête avant le Schnidehore, Torsten - Ulli, lui est passé à ski !

Ulli sous la Wildstrubelhütte, courte rencontre avec le soleil, résultat : il botte !

Vidéo






Raid en Oberland - les liens


Part One : Wildhorn - Wildstrubel

1er jour : Wildhorn depuis les Rousses (par les Audannes) descente sur Wildhornhütte (3246 m)
2ème jour : Wildhornhütte - Wildstrubelhütte
3ème jour : Wildstrubel  (3243 m) et retour aux Rousses

Par Two : Glacier d'Aletsch


4ème jour : Mönch
5ème jour : Gross et Hinter Fiescherhorn (4048 et 4025 m) Grunhornlucke Konkordiahütte
6ème jour : remontée au Sphinx

Ski de randonnée : Traversée du Wildhorn par la cabane des Audannes

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiOberlandalpinisme
Malheureusement, Steph a eu un accident, nous avions prévu une sortie du côté du Grand Combin où nous avions déjà buté au cours du moi de Juin 2008 pour faire glacier Pendant au petit Combin, Grand Combin par le couloir du gardien et un autre truc ou du repos au choix...

Bref, je me retrouvais seul et après quelques hésitations, je jetais mon dévolu sur le Wildhorn

Vue du sommet vers le Nord

Topo

Depuis les Rousses (1763 m) remonetr jusq'au point 1935 Sérin avant de basculer plein Nord passer au Poédasson avant de remonter la combe des Andins. Redescendre quelques mètres et poursuivre la combe qui passe sous le Sex Rouge en direction du Mont Pucel. Gagner le glacier par une rampe à droite et par un mouvement enveloppant (en gros une belle courbe à gauche, ganger le sommet d'hiver (3246m) ou d'été (3247 m) ( on n'est pas obligé de passer par la cabane des Audannes ( sauf pour y dormir éventuellement)

descente sur la Wildhornhütte descendre à l'Ouest sur une centaine de mètres (linéaires ) et basculer à l'ouest sur le Tungletscher (raide corniche) Poursuivre la descente du glacier ( Nord Est) et contourner le Chilchi basculer plein Nord puis de nouveau Nord Est pour rejoindre la Wildhornhutte (2303 m) possibilité de descendre jusqu'à Iffingenalp en suivant la combe après le lac Iffigensee.

Carto profil et fichier GPS


profil cliquer sur l'onglet adequat
ichier GPS : clic droit, enregistrer sous

Météo et conditions :

Grand beau et chaud (contrepétrie)
Conditions : trop chaud à la montée (sud) départ tardif, j'ai décidé de basculer pour cette raison sur la wildhornhütte afin de trouver de la meilleur neige (poudre  pour la descente sur la wildhornhutte) parfois croutée hélas !

Récit

Il faut reprendre les évenements en partant de la veille. 8 h 30, je compte m'installer devant la télé, une pièce de théâtre m'attend avant une courte nuit, je dois rejoindre Steph pour aller sur les Combins. Mon sac est prêt, c'est à peine, si je n'ai pas mes grôles de rando pour dormir... J'essaie de le joindre sur son portable plusieurs fois, mais impossible... vers 9 heures, un appel, Steph a eu un accident dans la Nord Nord Est des Courtes, il a été hélitreuillé vers Sallanche je n'ai même aps le temps de prendre le nom de mon interlocuteur, ni d'en savoir plus... Inquietude extrême, il y eu un récit d'un gar de skitour qui arpès avoir déchaussé en haut de cette petne de 800 m s'en était sorti sans bobo, mais c'etait vraiement  de la CHANCE. Je crains le pire... Que faire. Attendre et me tourner les pouces. Je me repasse les bons moments passés avec Steph cette année, bizzarement, celà fait un an qu'on se connait et ça fait plus de 15 jours en montagne ensemble. Lui que je décrivais comme si sécurit... Nous étions les champions du buts ... J'essaie d'évacuer les mauvaises penssées et décide de partir tout de même skier.

Hésitation quand au but de ma triste rando, je décide d'aller vers le Wildhorn, sommet à la réputation docile. Nuit difficile à la maison. A 4 heures, je suis sur le pied de guerre. Pas mal de route pour être opérationnel à 8 heures aux Rousses au dessus de Crans Montana.
Le départ est galère, je suis bêtement les pilones du téléphérique qui font un passage raide alors que suivre la piste de ski verte aurait été beaucoup moins fatigant... Je perds une fois de plus ma photocopie de carte cartonnée en voulant suivre ma progression. Enervement, le coeur n'y est pas. Il faudra appeler Matthieu pour avoir des nouvelles de Stéph, je n'ose pas, plus tard...  Puis je finis par prendre un rythme, la trace est plus facile, j'arrive dans la combe des Andins, ravagée par des avalanches de fonte, la veille. Le rythme est bon, mon portable sonne, , le temps de le trouver dans le sac, le répondeur a pris la ligne. Je lis les messages, c'est Matthieu qui m'annonce l'accident, Stef est à Sallanche avec le bassin fracturé, les hanches, les épaules luxées ( les deux !) les côtes cassées, la machoire fêlée, et le bec allouette !!! il est belssé, mais vivant ! soulagement. Je finis par avoir Matthieu et lui avoue mon soulagement, craignant le pire, la liste des blessures est tout de même impressionante !  Je suis plus guilleret aptrès ces nouvelles (tout est relatif, on m'a vu plus joyeux) mais le temps (et les chirurgiens)  cicatrisera ses blessures. Je quitte la Combe des Andins, courte descente, je croise un Italien et son chien et lui demande si le passage au refuge des obligatoire, non, on peut couper. Donc je coupe. Je croise un couple qui fait demi tour un peu avant le glacier, la balade continue, passage un peu craignos dans de la soupe, vers 11 heures, ça cogne, courte glissade, je repars, c'est meilleur et le vent refroidi la fonte des neiges et la soupitude ambiante ! Enfin le glacier, je fais un mouvement enveloppant permettant de voir le sommet, il y a du monde. Et le sommet

Je rencontre Torsten et Ulli, et nous décidons de nous retrouver à la Wildhornhütte, je préfere descendre les pentes face Nord que celle trop cahude de la face Sud sur la cabane des Audannes...  La descente esta rapide, il faut d'abord basculer sur le Tungelgletscher entre deux corniches puis c'est une jolie descente, la neige est parfois crouteuse mais pas trop et le refuge arrive vite. J'y retrouve Torsten et Ulli. Le gardein feme la cabane tandis que nous nous installons. Le confort est impeccable.

Photos

Le Grand Combin (objectif initial ) vu depuis le Wildhorn

La Wildhornhutte

Départ du gardien vers Iffigenalp

Vidéo






Raid en Oberland - les liens


Part One : Wildhorn - Wildstrubel

1er jour : Wildhorn depuis les Rousses (par les Audannes) descente sur Wildhornhütte (3246 m)
2ème jour : Wildhornhütte - Wildstrubelhütte
3ème jour : Wildstrubel  (3243 m) et retour aux Rousses

Par Two : Glacier d'Aletsch


4ème jour : Mönch
5ème jour : Gross et Hinter Fiescherhorn (4048 et 4025 m) Grunhornlucke Konkordiahütte
6ème jour : remontée au Sphinx

Sphynx depuis Konkordiahutte - ski de randonnée

Apoutsiak — Ski de randonnéeOberlandRaid à skibut
 hésitations sur la météo, capricieuse, nous rentrons à bon port vaincu par ses affres et ses caprices.

(vidéo en bas de l'article)

Topo

Depuis Konkordiahutte, descendre les escaliers (raides) et mettre les skis ( avec les peaux dessous !) remonter le Jungfraufirn en restant d'abord en rive gauche puis en son centre. Viser le sphinx, l'entré se situe versant Est ( 3450)

Carto profil et Fichier GPS




Fichier GPS au format GPX ( clic droit enregistrer sous)
Profil : cliquer sur l'onglet

Météo :

Brouillard, jour blanc, tempete

Récit.

Au départ, au programme de ce 3ème jour : le Grossgrunhorn. Joli 4000 de l'Oberland, une première partie assez raide à ski et les 150 dernier mètres en mixte facile, la course est côté PD+ en alpinisme. Le réveil a sonné à 4 h 30. Au cours du déjeuner, nous nous rendons compte qu'il neige dehors, il faut changer le programme. Nous décidons de quiter le refuge et de remonter au sphynx, nous peaufinerons le programme en fonction des évolutions météo : différentes solutions :
Remonter vers le Trugberg et basculer vers le sphinx par la Monschjochhutte ( si la météo est mauvaise on laissera tomber le Trugberg)
ou remonter directement au Sphinx.

Arrivés sur le glacier, les nuages stagnent à 4000, les matthieux ne sont guerres motivés pour attaquer le Trugberg. Je me range à la décision de la majorité , un peu déçu. Nous "remontons " la bien plate Konkordiaplatz, au loin, deux points nous précedent. Aujourd'hui, c'est au tour de Mathieu d'être malade. J'envisage de gravir à la va vite la Jungfrau. Mais la météo me rappelle à l'ordre, au fond, le ciel est noir derrière le sphinx, et il se remet à neiger, il faut rentrer !
Mon appareil photo tombe en rade de batterie, dommage, ça m'occuppait, après une pause, je prends mon rythme. Le mauvais temps est là, jourblanc, visibilité réduite aux pans de glaciers environnants, des bourrqsques de neige nous eznveloppent. Je vérifie  que les deux Matthieux restent en visuel de temsp en temps. puis voilà l'entrée du sphinx. J'attends les deux Matthieux en les encourageants. Nous rentrons, et prenons le train suivant pour une longue descetne dans la vallée ! Arrivés à la petite Scheidig, la Jungfrau est dégagée, je n'y comprends rien, en 1 h 30  la météo semble avoir completement changées. Nous sommes peut être partis trop tôt. Trop tard, nous descendons vers Grund et Grindelwald. Fin d'un trop court mais très joli raid, dommage que la météo ne fusse pas meilleur.

Photos

Départ sous la Konkordiahütte et ses 200 mètres d'échelles...

Konkordiahütte

a chaque jour un "Matthieu" différent en difficulté...


vidéos
:





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Part One : Wildhorn - Wildstrubel

1er jour : Wildhorn depuis les Rousses (par les Audannes) descente sur Wildhornhütte (3246 m)
2ème jour : Wildhornhütte - Wildstrubelhütte
3ème jour : Wildstrubel  (3243 m) et retour aux Rousses

Par Two : Glacier d'Aletsch


4ème jour : Mönch
5ème jour : Gross et Hinter Fiescherhorn (4048 et 4025 m) Grunhornlucke Konkordiahütte
6ème jour : remontée au Sphinx

Ski de randonnée : Traversée du Grosses et de l'HinterFiescherhorn

Apoutsiak — Ski de randonnée4000alpinismeRaid à skiOberland
Magnifique journée de ski de randonnée, 2ème jour du raid en Oberland après le Mönsch la veille
(vidéo en bas d'article)


Matthieu à proximité du GrossFiescherhorn

le parcours en résumé :

Départ du Mönchsjochhutte
Ascension du Fieschersattel
GrossesFiescherhorn
Hinterfiescherhorn
Descente versant Est sur le Walliserfiescherfirn
Grunhornlucke
Konkordiaplatz
Konkoriahutte

Topo :

De la Monchsjochhutte ( 3657 m ) basculer versant Est sur l'Ewigschneefald. Viser le bas du glacier  qui mène au Fieschersattel ( environ 3250 m !) Remonter le glacier en direction du col plutôt rive gauche. A l'applomb du col, mettre les skis sur le sac et remonter vers le col, fin en mixte facile !
Du col, passer lrepremier éperon rocheux versant Est et remonter vers l'arête. L'arête alterne des portions en neige avec des portions rocheuses faciles qui se passent en glénéral par le fil, de toute façon ,c'est évident et le rocher est bon !

Sommet du Grossesfiescherhon 4048 m.

Rejoindre le col, basculer versant Est et remonter les pentes de l'hinteressfiescherhorn. Laisser les skis à la rimaye, gagenr le fil de l'arête et par des rochers faciles le sommet !

Sommet de l'hinteressfiescherhorn 4025 m

Revenir en arrière et basculer sur le walliserfiescherfirm passer sur la courbe de niveau 3600 m ( carte suisse) et basculer rive gauche (crevasses séracs) passer à proximité du point 3433 et poursuivre jusqu'au plat du glacier. Traverser le glacier pour parvenir à la base de la Grunhornlucke ( 3070 m)
Remonter la grunhornlucke et basculer versant Ouest sur le Gruneggfirn rejoindre la base de l'eperon menant à la Konkordiahutte. Remonter les escaliers jusqu'au refuge (environ 120 m) 2850 m. (SAC)

Carto profil et fichier GPS



Profil : cliquer sur l'onglet

Fichier GPS format GPX clic droit, enregistrer sous.

Météo - conditions :

Beau temps, gros cagnard sur le Walliserfiescherfirn au dessus de finsteraarhorn hutte
légère brise dans al remotnée à la grunhornlucke
mais beau !

Récit

Après une nuit accompagnée d'un ronfleur de competition, à 5h 30, nous nous levons. Petit déjeuner, préparation et nous voilà sur le glacier. La neige est irrégulière, rapidement il faut tracer jusqu'à la base du ieschersattel. Mathieu est loin devant, l'autre, Matthieu, loin derrière. Nous nous regroupons au moment de peauter à 3250 m , 150 m en dessous de ce que nous avions prévus. Il faut remonter vers le Fieschersattel (col). Je m'accorche au rythme de Mathieu, qui est bien régulier, tandis que Matthieu galère un peu derrière. Une pause permet de nous regrouper, nous repartons, passage de rimaye puis il faut dépeauter, il est temps, ma peau pleine de neige, s'enlève toute seule ! pourvue qu'elle tienne toute le raid... Skis sur le sac, l'ordre des alpinistes est le même. Je tourne quelques images pour ce blog ! dans la pente, c'est toujours plus impressionant. Je finis par rattraper Mathieu qui hésite sur la sortie à prendre. Je décide de prendre l'option des deux suisses que nous accompagnons depuis 2 jours, dans le mixte. Le rocher est bon, il faut juste faire attention et je sors sur l'arête rapidement. Je me remets à tourner des images des Matthieux soufflants dans le passage teshnique et assurant chaque pas. Enfin nous voilà au Fieschersattel. Nous partons sans les skis vers le sommet, les Suisses qui filent à 200 à l'heure nous ont conseillé de contourner les premiers bastions rocheux. Je m'execute, un peu trop, après de la glace vive facile, voilà un passage rocheux délicat, je passe après une longue hésitation, au moment de rejoindre la galce, mon crampon gauche s'enlève, position précaire, je décide de réaliser un relai pour améliorer cette situation. Matthieu me rejoint, la pente qui suit est raide (très raide), nous décidons de faire demi tour. Crampon remis, nous repartons et trouvons le bon passage un peu avant. La sutie est une succession de névé et de passages rocheux faciles jusqu'au sommet (enfin, ça monte et ça descend  assez souvent tout de même ...) Enfin, le sommet, nous n'y resterons pas longtemps, nous observons Mathieu sur l(Hinterfiescherhorn ( hésitants entre lui et ... une vierge !)
Retour au Fieschersattel, je décdide de gravir l'Hinterfiescherhon à fond pour ne pas perdre trop de temps. Je mets les skis, les peaux et file. Je rejoins rapidement la rimaye où Mathieu m'attend. Il me propose de s'occupper de mon matos pendant que je file au sommet. Et je file , et en 5 minutes je suis au sommet. Je vois Mathieu en bas qui me conseille, je redescends, de nouveau les skis et nous rejoignons Matthieu. Le début de descente est difficile pour moi. La neige est inégale et je me gauffre à deux reprises : dans la croute ! C'est toujours épuisant de se relever. Puis la qualité de la neige s'améliore, moquette, légèrement transformée. Il faut rester concentré il y a de grosses crevasses. Nous filons rive gauche du glacier. puis c'est la descente entre les crevasses et lle long des séracs, un peu stressant. Nous rejoignons le plat du glacier sous le cagnard. Nous traversons le WalliserFiescherhonfirn. jusqu'au pied de la Grunhornlucke. Il faut repeauter, je me mets dans la roue de Mathieu, tandis que Matthieu débute sa grosse galère . Nous rejoignons relativemetn rapidement le col et Mathieu descend aider Matthieu. ( faignant que je suis, j'ai hésité à descendre l'aider sans bâton... anticipant la grosse galère pour remonter à pied...)
Du col, excellent ski pour rejoindre la Konkordiaplatz. Puis c'est la remontée à la Konkordiahutte par les raides mais efficaces escaliers.

Arrivé au refuge, il y a une buvette sur la terrasse, et le soleil seche le matos. Nous profitons de la vue exceptionnelle sur le plus grand bassin galcière des alpes !

Photos :


Départ de la Mönschjochhütte

En Oberland, les glaciers sont grands et parfois très plats ( nos amis Suisses)


L'Aletschhorn


Matthieu devant le glacier d'Aletsch et la Konkordiaplatz ( grand et plat....toujours !)

La pente se raidi


Mathieu au Fieschersattel





Matthieu au FiescherSattel


Vidéo







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Part One : Wildhorn - Wildstrubel

1er jour : Wildhorn depuis les Rousses (par les Audannes) descente sur Wildhornhütte (3246 m)
2ème jour : Wildhornhütte - Wildstrubelhütte
3ème jour : Wildstrubel  (3243 m) et retour aux Rousses

Par Two : Glacier d'Aletsch


4ème jour : Mönch
5ème jour : Gross et Hinter Fiescherhorn (4048 et 4025 m) Grunhornlucke Konkordiahütte
6ème jour : remontée au Sphinx

Alpinisme : Mönch arête Sud Est

Apoutsiak — Ski de randonnéeOberlandbutalpinismeRaid à ski

 

Premier jour de ce raid en Oberland
(vidéo en bas d'article)

 

Dreckhorn et aletschhorn depuis la Mönschjochhutte


Topo :

 

 

Accès : à Grindelwald, se garer à Grund. Prendre le train qui mène à la petite Scheidig puis celui qui emmène au Jungfraujoch ( 150 CHF - environ 100 € l'aller retour)

Topo : Du jungfraujoch, prendre pied sur le glacier et partir plein est en direction de la Mönchjochhutte. Arrivés au pied de l'arête, gagner la base de celle-ci et laisser les skis. Remonter l'arête qui alterne portion en neige et parties d'escalade, le rocher est globalement bon. Gagner le point 3887 m De là, passer l'arête effilée, et remonter vers l'antécîme Est , de là, le sommet.




Carto Profil et et Point GPS

 

 

 

 

 


Profil : cliquez sur l'onglet adéquat
fichier GPS : clic droit "enregistrer sous"

 

 

 

 

Météo et Conditions

Beau avec vent en rafale sur l'arête
30 à 40 cm de poudreuse

Récit

 
Deuxième partie de ce magnifique raid en Oberland. Après une nuit passée dans un BandB de Grindewald, je retrouve les deux Matthieu à Grund. Nous prenons le fameux train qui passe à la petite Scheidig ( 7 h 17 je crois) . La pause est courte entre les deux trains. puis ce sont les mythiques pauses dans la face Nord de l'Eiger, je suis soufflé par tant de verticalité : la face est austère !
Arrivé au sommet, il faut s'équiper, et nous voilà sortis du sphinx, c'est un peu le cirque blanc : le cirque à touristes. La piste est dammée jusqu'au refuge, il y a des skieurs de randonnée, des touristes...  Arrivés au pied de l'arête, nous laissons les skis, et c'est parti. Je suis bien acclimaté, ce qui n'est pas le cas de Matthieu malheureusement. Quelques passages en neige facile, d'autres en rocher, tout va bien, il y atout de même pas mal de neige sur l'arête (environ 30 à 40 cm de fraîche)
Le vent nous balaie le visage de temps en temps, mais ça va. Nous parvenons au point 3887 m . L'arête est fine mais tracée, hésitation de mes deux accolytes. Je passe devant, l'arête est fine et impressionnante, la neige est piégeuse, poudreuse, elle ne tient pas. a tension est palpable, il faut rester très concentré. Enfin, c'est passé, la suite reste technique, un peu de rocher puis un nouveau passage sur arête, fin mais plus facile. Au dessus, deux cordées nous précèdent. L'une file lentement vers le sommet, tandis que l'autre hésite, les pentes sont visiblement chargées. Hésitation, que faire, buter ici ou progresser de 100 mètres vers l'antécîme et sans doute buter aussi. La décision est prise nous rebroussons chemin. La descente est plus aisée, les passages délicats avalés ! Nous nous retrouvons au pied de l'arête puis au refuge. Accueil de la gardienne très sympathique dans ce refuge  très confortable. Le repas est délicieux. Seul bémol, le prix de l'eau minérale... 13 CHF ! ( 8 € environ !)
 
Oublions ces soucis pécuniers pour une nuit d'anthologie, avec ronfleur... vive les boules quies !

Voilà comment prendre un joli but, avec le sourir !


Photos

Départ du Sphinx... Avertissement

Sérac sous le Mönch

Départ de l'arête Sud Est du Mönch
 

Sur l'arête

Coucher de soleil sur le Grosses Fiescherhorn, objectif du lendemain...
à suivre

Vidéo
 

 

 

 

 

 


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Part One : Wildhorn - Wildstrubel

1er jour : Wildhorn depuis les Rousses (par les Audannes) descente sur Wildhornhütte (3246 m)
2ème jour : Wildhornhütte - Wildstrubelhütte
3ème jour : Wildstrubel  (3243 m) et retour aux Rousses

Par Two : Glacier d'Aletsch

4ème jour : Mönch
5ème jour : Gross et Hinter Fiescherhorn (4048 et 4025 m) Grunhornlucke Konkordiahütte
6ème jour : remontée au Sphinx

 

 

 

Raid en étoile bivouac de l'envers des aiguilles dorées bivouac Plines

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiMassif du Mont Blanc
cliquez sur les photos pour acceder aux différents articles


1er jour :
Ski de randonné : Grands Montets
col du Chardonnet
fenêtre de Saleinaz
col Droit
bivouac de l'envers des Aiguilles Dorées



2ème jour
Ski de randonnée : Grande Lui

 

Raid---ski-bivouac-de-l-envers-a-Grande-Lui-ar-te-


3ème Jour
Alpinisme : Aiguille du Tour par le couloir de la brêche
Raid---ski-bivouac-de-l-envers-br-che-aiguille-du-



4ème jour
Ski de randonnée
Col du Chardonnet Argentière
Raid---ski-bivouac-de-l-envers-tsiak-col-du-Chardo


Alpinisme : Aiguille du Tour - par le couloir de la Brêche

Apoutsiak — alpinismeSki de randonnéeMassif du Mont BlancRaid à ski
Lever de soleil face Nord aiguille d'Argentière
 
Lever de soleil sur l'aiguille d'Argentière, Sebastien et Alexandre

Topo

Difficulté : AD I (perso je mettrais AD + !!!)

Du bivouac de l'Envers des Aiguilles Dorées , gagner le col du Pissoir par le col Droit ou la fenêtre de Saleina. Ce col peut également être atteind du refuge de Trient (plus proche)
Descendre le col du Pissoir ( PD 45°) si la descente est délicate, passer par le col du Midi des Grands pour rejoindre le pied du Couloir

On peut également atteindre le pied du col du Pissoir par le refuge Albert 1er (c'est le plus rapide)

Du pied du couloir, remonter ce couloir par les passages les plus évidents (voir récit ci dessous) relais sur bequets ou sur broches. Au sommet du couloir, un bloc coincé barre le passage, c'est le Crux de la voie, difficilement protégeable (friends à droite, piolet coincé au dessus) en bourrinant un peu ça passe, attention, au rocher branlant dans ce petit couloir... (bequet au dessus correct pour relai)
On atteint alors une pente de neige qui mène à la brêche.
De la brêche, atteindre le sommet Nord par l'arête facile ! ou redescendre par le couloir Est 
 
Aiguille du Tour couloir de la Brèche Brieuc
En montant à la fenêtre de Saleina en ski de randonnée  


Météo

Beau, se couvrant par des lenticulaires sur la Verte et sur le Mont Blanc... sans conséquence...

Conditions

Couloir en bonnes conditions nous etions partis pour faire une goulotte en face Nord de l'aiguille Nord mais... pas de glace

Récit de la course

Lever à 4 h 30 pour un départ un peu avant le lever du soleil...
Magnifique sur l'aiguille d'Argentière, la Grande Lui et le Chardonnet.
Nous passons par la fenêtre de Saleina en neige (très) dure donc.
Puis nous partons vers le col du Pissoir tandis que Sebastien et Alexandre nous quittent pour l'arête de la Table.
 
 
Lever de soleil sur l'aiguille d'Argentière



Nous laissons les skis au col du Pissoir pour descendre au pied du couloir du Pissoir
de là, nous traversons  à droite pour trouver une hypothétique goulotte en face Nord de l'aiguille Nord, et là , rien, pas la trace de glace... ah si, très haut une goulotte de 40 cm de large sur plus de 100 de haut, ça n'est pas la bonne, elle est infaisable, nous décidons de filer vers le couloir de la Brèche.
 
Acceder au couloir trop à droite, le crux de la voie ?

Nous remontons la pente qui butte sur  un passage en glace entre deux rochers. Brieuc s'y essaie, et redescends, je décide de contourner l'obstacle par la droite, mais je me retrouve sur une dalle recouverte de Neige. Je redescends également. Brieuc retente "son" passage et passe. Il monte alors dans l'axe du couloir mais ça ne passe pas, je lui conseille d'aller faire un relai sur un gros bloc plus à gauche, il traverse la pente de neige et m'assure.

Je pars pour la deuxième longueur, en neige, droit au dessus du bloc , en rive droite du couloir, puis je traverse vers le couloir dans un mixte plutôt neigeux vers le centre du couloir je remonte encore quelques mètres pour faire un relai sur broche au centre du couloir.

Brieuc me rejoint pour une longueur qui parrait délicate. Il remonte le couloir au dessus de moi puis part à droite sur de la glace (le couloir oblique à droite) et rejoint la glace sous une barre rocheuse puis remonte pour faire un relai sur bequet en rive gauche.

A mon tour de passer devant pour un passage en glace, relai sur broche en rive droite. (4ème longueur) 
 
Aiguille du Tour couloir de la Brèche Crux pas lo
 
dernière longueur raide en neige avant le bloc coincé (à gauche)
 
Ensuite, c'est un couloir de neige qui se redresse de plus en plus sans moyen d'assurage. Brieuc parvient à un bloc coincé, qu'il ne parvient pas à passer, je le rejoins. Hésitation... Pas moyen d'assurer, je regarde à droite, la niege légère porte peu et le haut du couloir ets à 50 - 55 °.
Différentes tentatives se soldent par des échecs, je mange de la glace en grande quantité, vive le casque !!!, Dommage qu'il n'existe pas de modele pour la main gauche ...
Brieuc peste, je l'encourage, il pause un friends et parvient à coincer  derrière le bloc. Il bourrinne, et passe "ça engage", il parvient à grimper en opposition en haut de ce passage.

A mon tour, je décide d'y aller franco, le passage me parraissait plus facile avant , quand je donnais des conseils à Brieuc... "place ton pied là, prends la prise ici.." En fait, il n'y a pas grand chose pour se tenir, et la neige sur laquelle on débute a tendance à partir. Je me lance dans du dry tooling, et c'est l'echec, le piolet glisse, je stresse et redescends au départ. Je cale mes crampons , et monte difficilement, je récupère le friends, puis le piolet que je laisse pendouiller devant moi, je me redresse, la dificulté reste continue, je tache de planter mon piolet gauche dans une toute petite plque de glace, et le droit ??? je cherche à le planter dans une petite plaque de glace à droite... trop petite... je croise alors avec le gauche... trop compliqué... Et cette prise de main là, elle a l'ai pratique ! Et là, la prise que je tiens viens en arrière, je crie, le bloc me vient dessus, je vois la corde que se tend le piolet gauche tient dans la petite plaque de glace, je me retrouve avec l'enorme bloque devant les jambes, je réussis à  le laisser passer, et je l'entends débarouler la pente pendant de longues secondes..., je regarde alors son ancien emplacement, , c'est net ! je bourrine encore un peu mais les difficultés sont passées, Brieuc me prend en photo à la sortie du passage comme si on sortait d'une bouche d'égout. Je suis à bout de souffle épuisé par cette longueur délicate nerveusement. Nous remontons alors à la brêche de l'aiguille du tout par une pente de neige tranquille.

La montée au sommet est une promenade où il faut rester concentré, nous  retrouvons Sebastien et Alexandre qui terminent l'arête de la Table et échangeons nos parcours.

Retour alors au pied de l'aiguille du Tour puis délicate descente vers le col du pissoir dans 40 cm de soupe ! Je crois que j'ai entendu Brieuc pester (pour une fois que j'avais la forme...)
De là, descente sur le glacier du Trient et remontée au col Droit ( sans les peaux...) puis descente du col Droit vers le Bivouac des Plines.

Aiguilles du Tour glacier du Trient
Long retour sur le plateau de Trient vers le col Droit ...


Au bivouac, sensation étrange, un accident ayant eu lieu dans le couloir Barbey à l'aiguille d'Argentière que nous progetions éventuellement pour le lendemain, ils pensaient que c'etait nous qui nous étions faits prendre...  L'impression d'être un mort vivant dans leur regard à notre arrivée au refuge.
Cette nouvelle nous a refroidi, une plaque à vent etant parti au dernier quart de la voie, les alpinistes ont du faire une sacrée dégringolade. En fait j'apprends 2 jours plus tard que la corniche du sommet a cassé et n'aurait fait qu'un blessé (conditionnel bien sûr !). S'il n'y a qu'un blessé c'est une bonne nouvelle !



Cette nouvelle calme nos ardeurs, je pense à ces alpinistes que nous avons observés de la pente , en bas, de loin,  le matin alors que nous nous dirigions vers la fenêtre de Saleina, les pensants mots ou gravements blessés. L'idée d'aller gravir le couloir Barbey le lendemain, même si la pente est purgée  est écartée, alors que cette même idée nous emballais il y a 24 heures...  Nous sommes tout pensifs dans le bivouac

 
Vidéos
 


message personnel : Sebastien , je n'ai pas retrouvé ton couteau (ni ma crème solaire d'ailleurs)



 

Alpinisme : Traversée des Monts Roses

Apoutsiak — alpinismeRaid à skiValaisMonts RosesZermatt
 
 

Réalisée en Juillet  2003 avec le CAF de Besançon

Pour info, comme chacun sait, l'été 2003 a été le plus chaud depuis bien longtemps, les rimayes sont bien ouvertes (rimaye du nez du Liskamm en glace et vertical sur quelques mètres) et les sommets en bras de chemise, voir les photos au sommet de la pointe Dufour...

Les photos sont disponibles dans un meilleur format dans l'album photo alpinisme

Premier jour - Monte Rosa Hütte

depuis le Gornergratt, la Nordend et la Pointe Dufour, point culminant des Monts Roses et de la Suisse et deuxième sommet des Alpes... année sèche


Le premier jour est consacré au couteux voyage... on n'a rien sans rien.
D'abord de chez vous à Tasch (parking) puis en train de Tasch à Zematt
Enfin en train à Crémaillère pour rejoindre ke Gornergrat à 3135m
Vu classique de Zematt sur le Cervin !

Topo : dpuis le Gornergratt   il s'agit de rejoindre le Gorne rgletcher puis de le traverser pour rejoindre la MonteRosa hütte à 2795 m.( L'itinéraire doit prendre 1 h 1 h 30 vu de 5 ans plus tard !)




Castor et Pollux vus depuis la Monte Rosa Hütte Le Lyskamm ouest et le tourmenté GrenzGletscher  


  Cervin face Est Dent d'HerensLa face Est du Cervin - triangle isocèle ?


Deuxième jour - Monte Rosa Hütte - cabane Marguerita
Nordend pointe Dufour



Attention : c'est la plus longue journée de ce périple (environ 12 heures )
De Monte Rosa Hütte il s'agit de remonter jusqu'à Plattje (3277 m), un passage assez complexe entre les crevasses  s'en suit ! puis il suffit de suivre la trace jusqu'au Sattel - 4359 m( on a essayé de faire la Nordend, mais des crevassses de 15 mètres de large nous ont barré le chemin !
Ensuite, un peu d'escalade en III à 4000 pour atteindre le sommet par l'arête !
De là, il faut redescendre  vers le Grenzsattel 4453 m pour attaquer  la Zumsteinpitze (4563 m). La montée est sèche, il faut rester ver l'arête et ne pas partir à droite. puis passage au col Gnifetti avant de rejoindre la cabane Marghuerita sur la punta gnifetti, bonne courte galère pour l'atteindre ( nous sommes arrivés à 18 h, les autres cordées à 23 h 30 une cordée d'Autrichiens à 2 h du mat.

Grosse grosse journée !



Long louvoyage dans le labyrinthe de crevasses vers 3300 mètres, je crois qu'on a perdu prêt d'une heure à cet endroit... Votre serviteur au Sattel 4359 mètres, on a laissé tombé la Nordend : crevasses trop grosses ( et c'est rien de le dire )
Breithorn Cervin fglaciers des Monts Roses

Le Breithorn Cervin et l'Obergabelhorn depuis la pointe 
Nordend depuis la pointe Dufour
Zumsteinspitzedepuis lea Dufourspitze
Du sommet il reste juste :
1°) à descendre au Grenzsattel ( AD+ 1 h)
2°) à remonter auZumsteinspitze ( 100 m de deniv positif à 45°)
3°) redescendre au col Gnifetti pour remonter à la cabane margherita, les deux dernières montées calment un peu !!!
Total denivelé de la journée : 2051 mètres !!!
La vierge du sommet
Sommet de la pointe Dufour Monts Roses
Zumsteinspitze et pointe Dufour Monts Roses
Il faisait chaud au sommet 4634 m tout de même, même pas froid ! on y est resté une heure...
je n'ai pas mis de photos de nous à la cabane le soir, on voit qu'on est très fatigué... pas là !
Le soir ,il a fallu attendre les autres cordées et leur frontales qui ont , pendant un temps bien long, disparues à la descente de la pointe Dufour, derrière la Zumsteinspitze


13-Zumsteinspitze le dernier coup de cul

Le truc qui m'a tué : quand on arrive au Grenzsattel,
court raidillon pour gagner la Zumsteinspitze
Tout est dans la tête !!!

Troisième jour : cabane Marguerita - cabane Gnifetti
traversée des Monts Roses proprement dite la journée des 5 4000 !

Traversée des Monts Roses panoramaLes 4000 des Monts Roses depuis le Nez du Lyskamm - Naso del Liskamm


Journée cooool, après celle de la veille... Toute en descente ou presque!
En virevoltant par 4 ou 5 4000

  • Parrotspitze 4436 m
  • Ludwigshöhe 4341 m
  • Schwartzhorn ou Corne Nero 4321 m la seule partie un peu technique de la journée : 35 mètres à 40° avec un  départ en glace
  • Balmhorn 4167 m bivouac Cristo Del Vette sur cet ilot rocheux au milieu du glacier, avec un monumental Christ.
  • Pyramide Vincent 4215 m
  • Ne pas oubler la Punta Giordani 4046 m... nous l'avons fait ... oublié... pour les 82 4000 faudra repasser !
avant de descendre sur Gnifetti

Si on est trop fatigué par la journée de la veille, on peut choisir l'un ou l'autre des sommets, tous indépendants les uns des autres.

Journée de "récup".

Nez du Miskamm rimaye delicate
Premier sommet de la journée la Parrotspitze dans le brouillard les rimayes etaient impressionnantes mais passaient relativement bien

 

Guide au sommet- Schwartzhorn

Mon préféré dans la série, le Schwartzhorn ou Corno nero, qui a un peu plus de caractère. Une cordée débouche au sommet. Pour les observateurs, c'est la photo du fond de ce blog (un peu travaillée il est vrai ...) Corno Nero depuis la Ludwigshöhe
Schwartzhorn vue-sur-la ludwigshohe
Ludwigshohe vue-sur-le-schwa-llaume-Ledoux-Apout
Depuis le sommet du Corno Nero, la Ludwigshöhe et sa rimaye, au fond, la pointe Dufour Corno Nero Rimaye délicate glace puis pente à 45 °
Pyramide Vicent vue du Balmhorn
Le Balmhorn, îlot perdu au milieu du glacier La débonaire piramide vincent vue depuis le Balmhorn, à gauche la pointe Giordani. qu'on a pas vu...





 
Quatrième jour : refuge Gnifetti - refuge Quintino Sella
Traversée du Lyskamm : le mangeur d'homme

Pour nous, la météo n'etait pas bonne, on s'est contenté du naso del Lyskamm ou nez du Lyskamm. ( j'ai réalisé la traversée en 2007)

Pour le Lyskamm, ganer de Gnifetti le Lisjoch ( crevasses)
puis suivre l'arête, jusqu'au sommet (magnifique) 4527 m
Delà, toujours par l'arête en neige (quand en bonnes conditions) et quelques courts passages de rocher (max III) on gagne le sommet Ouest 4479 m avant de redescendre

Nez du liskamm rimaye delicate
2003 : montée au Nez du Lyskamm,
la rimaye est devenue un passage technique
à ne pas négliger... on a broché !

  Nez du Liskamm montée
montée au dessus du refuge Gnifetti

Arrivée au refuge Quintino sella
Descente dans un petit brouillard vers le refuge Quintino Sella



A quelques mètres prêt on est arrivé
 il est seulement midi 7 et l'après midi
s'annonce malheureusement fraîche...

Cinquième jour : refuge Quintino Sella - refuge des Guides d'Ayas
Castor et  Pollux



Comme on avait "loupé" la traversée du Lyskamm, on a fait le Lyskamm Ouest avant de se faire Castor puis Pollux lors de cette ème journée.

Depuis Quintino Sella, la montée au Lyskamm ouest est évidente si la face sous le sommet est en glace, possibilité de passer par les rochers)
De ce premier sommet, retour au Felikhorn ou l'on suit l'arête jusqu'au Castor ( corniches)
Descente alors vers le zwillingsjoch ou passo di Verra que l'on ne rejoint pas ( à la descente pente de neige raide parfois en glace au dessus et vers la rimaye)
Contourner la base de Pollux par le Sud et "attaquer " l'ascension par son flan ouest ( sur ma vieille carte de 1970 il est en neige, en pratique en 2003, c'est du petit rocher plus ou moins pourri). Il y a quelques sentiers qui se perdent... Dans mon souvenir, peu précis, on ne s'est pas perdu alors qu'on etait jamais sûr de nous ! il faut prendre tout le temps un peu direction Nord.
De toute façon, à un moment il vous faudra trouver une sorte de Via Ferrata pour alpinistes physiques ! vous serez au bon endroit. Une dernière pente de neige vous conduira au sommet !
Descente par le même itinéraire jusqu'au refuge des Guides d'Ayas. ( crevasses)

Note : les 100 plus belles il est écrit qu"'il est possible de rester sur l'arête frontière jusqu'au sommet de Pollux, mais il est préférable de tirer un peu à gauche (ouest)", je ne sais pas si la montée par l'arête frontière est encore possible aujourd'hui...
Liskamm ouest depuis castor

Castor et Pollux Monts Roses lever de soleil
Première ascension de la journée et premier
lever de soleil depuis le Liskamm ouest, vue sur Castor et Pollux
les jumeaux (Zwilinge pour les Germanophones)

Sommet du Liskamm ouest, vue sur le sommet Est, de gauche à droite : la Nordend, la pointe Dufour, la Zumsteinspitze, la cane Margherita et la Ludwigshöhe

Le sommet du Castor - Castore et son arête

Rimaye du castor cordée d'alpinistes
Cordée du CAF en légère difficulté- passage de la rimaye du Castor


Vierge du Pollux devant le Castor
Vierge de Pollux (antécîme) et Castor, 3ème sommet de la journée


Descente de Pollux un peu via ferrata...
"bourrineurs de tous les pays... unissez vous !"

Sixième jour : refuge des Guides d'ayas - petit Cervin

Traversée du Breithorn

Magnifique arête du Breithorn corniches
Conditions difficiles en 2003 pour l'accès à l'arête. Pas de neige, des Rimayes infranchissables , en glace, bref on a perdu un peu de temps avant d'y acceder. On aurait sans doute mieux fait de monter d'abord à Roccia Nera...

On est passé sous Roccia Nera au lever du soleil, et, n'etant pas specialiste de la liste UIAA des 82 4000 on a "mesquiné" ce sommet, pour essayer de gravir le Breithorn oriental. Entre la rimaye béante, les pentes de glace, on est parvenu à se hisser entre l'antécîme du sommet est et le sommet est au pris d'un rappel et de passages bien merdiques, Christian a assuré !
De là, le sommet Est ne présente pas de difficulté. Un peu de glace (beaucoup) dans la descente vers  le Breithornzwilinge où les cordées en provenance du téléphérique arrivent. Les 3 ressauts permettant d'atteindre le Breithorn central ne sont pas très difficile ( du III+)
Puis, c'est la magnifique arête  entre le sommet central et le sommet ouest à déguster sans modération.

On retrouve le monde  dans la descente du Breithorn Ouest, je crois qu'on a mis 20 minutes à rejoindre le téléphérique depuis le sommet ( à vérifier)

confirmation : le Breithorn ouest est vraiment un sommet facile... se mefier tout de même des 2-3 crevasses assassines !


 Breithorn oriental Zermatt
petit matin sous Roccia Nera Le Breithorn Oriental et le sommet central
Vue depuis le sommet oriental vers les parcours des jours précédents
D'un Breithorn à l'autre
Fier sur l'arête du Breithorn
Le sommet oriental vu depuis de Breithornzwilinge pas peu fier entre le sommet central et le sommet occidental où nous retrouverons ...  le MONDE !
Breithorn Occidental
Vue sur la voie normale du Breithorn ouest le groupe du CAF de Besançon- Merci

Périple terminé, en Juillet 2003, un gros éboulement obligeait la commune de Zermatt à "fermer" le Cervin, au moment où nous devions partir pour la traversée, dommage, la forme, l'acclimatation, le compagnon de cordée (Christian) et la météo.




Informations pratiques

Coordonnées des refuges

Monte Rosa Hütte : 0041 27 967 21 15
Cabane Margherita : 00.39 0163 91039
Refuge Gnifetti : 00 39 0163 78015
Refuge Quintino Sella :
00 39 175 94 943
Refuge des guides  du Val d'Ayas : 39 0125 308083

bivouac : Cesare e Giorgio volante
bivouac de secours : bivouac Cristo del Vette




Options et variantes :

Etait prévu 2 jours de plus : une étape de transition pour rejoindre le refuge Carrel et un dernier jour avec en "apothéose" la traversée du Cervin.

L'itinéraire peut également être réalisé dans l'autre sens, l'inconvénient de ce sens là est de se prendre la GROSSE difficulté (technique mais surtout physique) dès le deuxième jour. Pour le reste, ça s'enchaîne assez bien.




Mes pensées  vont vers François Dupety et ses amis qui disparaissaient sous le Mont Blanc tandis que je parcourais cet itinéraire.
"Là haut, le vent sera notre récompense !"

Raid à ski - Arolla - Valais : Tour du Mont Collon entre la Tête de Valpelline et le Pigne d'Arolla

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiThibaultValaisLes 100 plus belles

Un des plus beau raid à ski d'europe (d'autant plus si on ne connait pas la region !, ce qui etait notre cas en 1998 !  )

Pour info, nous avons réalisé ce raid en autonomie question bouffe, début Juin. C'etait fut  peu rude pour les épaules de transporter 5 jours de bouffe, surtout le premier jour où nous avons du porter pendant 2 heures environ en montant à la cabane de Berthol, avec 27 kg sur le dos !

Le topo :

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Le raid

J 1  : montée à la cabane de Berthol

Notre seul souci, comme précisé plus haut fut le portage pendant 2 heures environ ( le ski de rando début Juin, c'est bien, mais ça use tout de même un peu ...

Seuls à Berthol ce soir là !

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Lequel des deux est le plus chargé ? 27 kg sur le dos... c'est trop !




J2 : de Berthol à la cabane des Bouquetins

Tête Blanche - Tête de VAlpelline, col du Mont Brulé


Thibault Ledoux cabane de berthol


Départ de Berthol, Thib dans le gîvre
 

Départ de Berthol dans un cadre magnigfique, seuls, tout est givré. Montée tranquille à Tête Blanche où nous découvrons le Cervin de près pour la première fois.
Courte descente pour attaquer la Tête de Valpelline et la vue imprenable sur la Dent d'Herens puis chouette descente  pour atteindre le raidillondu Mont Brûlé et une dernière descente vers la cabane des Bouquetins.

Nous aurons 2 accolytes ce soir là.



Thibault Ledoux Tête Blanche lever de soleil
Tour-du-Mont-Collon-Dent-Blanc-llaume-ledoux-apout
 Vers Tête Blanche  en arrivant à Tête Blanche devant la Dent Blanche
  Tour-du-Mont-Collon-Cervin--De-llaume-ledoux-apout
 
   TêteBlanche, Cervin et Dent d'Herens
 Tour-du-Mont-Collon-Dent-Blanc-llaume-ledoux-apout
 Tour-du-Mont-Collon-descente-d-llaume-ledoux-apout
 Tête de Valpellin, vue sur la Dent d'Herens et le Cervin
 col du Mont Brulé

 


J3 : Cabane des Bouquetins - cabane des Vignettes
par le col de l'Evêque et les pointes d'Oren

au lever, temps pourri, on est dans les nuages, il faut attendre, on commence à penser que la journée va se passer dans ce magnifique refuge, quand le plafond se lève, nous tenterons une sortie qui se terminera sur les pointes d'Oren. Craignants les crevasses, nous redescendrons en parti encordés vers le col de Chermotane. Long col de Chermotane ! Une longue pause plus tard, nous repartons vers la cabane des Vignettes, un passage délicat et en glace me laisse un bon coup de stress, nous merdouillons pas mal ensuite pour rejoindre la cabane, tentants vainement de passer par l'aête... idiot !


Nous seront 6 à la cabane ce soir là.


Tour-du-Mont-Collon-cabane-des-llaume-ledoux-apout
  Le brouillard s'est levé, nous sortons de la cabane des Bouquetins
Tour-du-Mont-Collon-d-part-de--llaume-ledoux-apout
  En remontant vers le col de l'Evêque
undefined   Sous les pointes d'Oren
undefined   au col de Chermotane.



 


J4 : cabane des Vignettes - Arolla
par le Pigne d'Arolla

Au programme , le Pigne d'Arolla, descente vers la cabane des Dix, Pas de Chèvre, Arolla.
La montée au pigne s'avère délicate, nous sommes dans la tempête, avec un vent à décorner des boeufs. Nous grimpreront une partie de la montée skis sur le sac !
Le sommet est rapidement gagné, nous basculons sur le col de la Serpentine, lmais là, impossible de trouver le passage ente les séracs qui permet de descendre sur le glacier et de rejoindre le lac des Dix.

Nous remontons après une heure - une heure trente de recherche ves le Pigne d'Arolla et redescendons aux Vignettes puis à Arolla par la voie normale de montée aux Vignettes.


undefinedMontée au pigne d'Arolla dans la tempette

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Au sommet du Pigne d'Arolla

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Sous la face Nord du Pigne d'Arolla



Variantes :


Variantes possibles : l'ascension de l'Evêque et pour les alpinistes, la face Nord du Petit Collon, courte mais belle, on peut également de la cabane des Dix gravir l'antécîme du Mont Blanc de Cheillon.

Possibilité également de réaliser le raid dans l'autre sens ( ce que j'ai fait un jour avec Isabelle et Jean-Michel)

Tour-du-Mont-Collon-vue-du-ref-llaume-ledoux-apoutDepuis les Vignettes : le Mont Collon, l'Evêque et les pointes d'Oren
undefinedDepuis l'Evêque : la tête de Valpellin, le Cervin et la Dent d'Herens


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