Overblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

Raid A Ski

Ski de randonnée : Traversée du Wildhorn par la cabane des Audannes

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiOberlandalpinisme
Malheureusement, Steph a eu un accident, nous avions prévu une sortie du côté du Grand Combin où nous avions déjà buté au cours du moi de Juin 2008 pour faire glacier Pendant au petit Combin, Grand Combin par le couloir du gardien et un autre truc ou du repos au choix...

Bref, je me retrouvais seul et après quelques hésitations, je jetais mon dévolu sur le Wildhorn

Vue du sommet vers le Nord

Topo

Depuis les Rousses (1763 m) remonetr jusq'au point 1935 Sérin avant de basculer plein Nord passer au Poédasson avant de remonter la combe des Andins. Redescendre quelques mètres et poursuivre la combe qui passe sous le Sex Rouge en direction du Mont Pucel. Gagner le glacier par une rampe à droite et par un mouvement enveloppant (en gros une belle courbe à gauche, ganger le sommet d'hiver (3246m) ou d'été (3247 m) ( on n'est pas obligé de passer par la cabane des Audannes ( sauf pour y dormir éventuellement)

descente sur la Wildhornhütte descendre à l'Ouest sur une centaine de mètres (linéaires ) et basculer à l'ouest sur le Tungletscher (raide corniche) Poursuivre la descente du glacier ( Nord Est) et contourner le Chilchi basculer plein Nord puis de nouveau Nord Est pour rejoindre la Wildhornhutte (2303 m) possibilité de descendre jusqu'à Iffingenalp en suivant la combe après le lac Iffigensee.

Carto profil et fichier GPS


profil cliquer sur l'onglet adequat
ichier GPS : clic droit, enregistrer sous

Météo et conditions :

Grand beau et chaud (contrepétrie)
Conditions : trop chaud à la montée (sud) départ tardif, j'ai décidé de basculer pour cette raison sur la wildhornhütte afin de trouver de la meilleur neige (poudre  pour la descente sur la wildhornhutte) parfois croutée hélas !

Récit

Il faut reprendre les évenements en partant de la veille. 8 h 30, je compte m'installer devant la télé, une pièce de théâtre m'attend avant une courte nuit, je dois rejoindre Steph pour aller sur les Combins. Mon sac est prêt, c'est à peine, si je n'ai pas mes grôles de rando pour dormir... J'essaie de le joindre sur son portable plusieurs fois, mais impossible... vers 9 heures, un appel, Steph a eu un accident dans la Nord Nord Est des Courtes, il a été hélitreuillé vers Sallanche je n'ai même aps le temps de prendre le nom de mon interlocuteur, ni d'en savoir plus... Inquietude extrême, il y eu un récit d'un gar de skitour qui arpès avoir déchaussé en haut de cette petne de 800 m s'en était sorti sans bobo, mais c'etait vraiement  de la CHANCE. Je crains le pire... Que faire. Attendre et me tourner les pouces. Je me repasse les bons moments passés avec Steph cette année, bizzarement, celà fait un an qu'on se connait et ça fait plus de 15 jours en montagne ensemble. Lui que je décrivais comme si sécurit... Nous étions les champions du buts ... J'essaie d'évacuer les mauvaises penssées et décide de partir tout de même skier.

Hésitation quand au but de ma triste rando, je décide d'aller vers le Wildhorn, sommet à la réputation docile. Nuit difficile à la maison. A 4 heures, je suis sur le pied de guerre. Pas mal de route pour être opérationnel à 8 heures aux Rousses au dessus de Crans Montana.
Le départ est galère, je suis bêtement les pilones du téléphérique qui font un passage raide alors que suivre la piste de ski verte aurait été beaucoup moins fatigant... Je perds une fois de plus ma photocopie de carte cartonnée en voulant suivre ma progression. Enervement, le coeur n'y est pas. Il faudra appeler Matthieu pour avoir des nouvelles de Stéph, je n'ose pas, plus tard...  Puis je finis par prendre un rythme, la trace est plus facile, j'arrive dans la combe des Andins, ravagée par des avalanches de fonte, la veille. Le rythme est bon, mon portable sonne, , le temps de le trouver dans le sac, le répondeur a pris la ligne. Je lis les messages, c'est Matthieu qui m'annonce l'accident, Stef est à Sallanche avec le bassin fracturé, les hanches, les épaules luxées ( les deux !) les côtes cassées, la machoire fêlée, et le bec allouette !!! il est belssé, mais vivant ! soulagement. Je finis par avoir Matthieu et lui avoue mon soulagement, craignant le pire, la liste des blessures est tout de même impressionante !  Je suis plus guilleret aptrès ces nouvelles (tout est relatif, on m'a vu plus joyeux) mais le temps (et les chirurgiens)  cicatrisera ses blessures. Je quitte la Combe des Andins, courte descente, je croise un Italien et son chien et lui demande si le passage au refuge des obligatoire, non, on peut couper. Donc je coupe. Je croise un couple qui fait demi tour un peu avant le glacier, la balade continue, passage un peu craignos dans de la soupe, vers 11 heures, ça cogne, courte glissade, je repars, c'est meilleur et le vent refroidi la fonte des neiges et la soupitude ambiante ! Enfin le glacier, je fais un mouvement enveloppant permettant de voir le sommet, il y a du monde. Et le sommet

Je rencontre Torsten et Ulli, et nous décidons de nous retrouver à la Wildhornhütte, je préfere descendre les pentes face Nord que celle trop cahude de la face Sud sur la cabane des Audannes...  La descente esta rapide, il faut d'abord basculer sur le Tungelgletscher entre deux corniches puis c'est une jolie descente, la neige est parfois crouteuse mais pas trop et le refuge arrive vite. J'y retrouve Torsten et Ulli. Le gardein feme la cabane tandis que nous nous installons. Le confort est impeccable.

Photos

Le Grand Combin (objectif initial ) vu depuis le Wildhorn

La Wildhornhutte

Départ du gardien vers Iffigenalp

Vidéo






Raid en Oberland - les liens


Part One : Wildhorn - Wildstrubel

1er jour : Wildhorn depuis les Rousses (par les Audannes) descente sur Wildhornhütte (3246 m)
2ème jour : Wildhornhütte - Wildstrubelhütte
3ème jour : Wildstrubel  (3243 m) et retour aux Rousses

Par Two : Glacier d'Aletsch


4ème jour : Mönch
5ème jour : Gross et Hinter Fiescherhorn (4048 et 4025 m) Grunhornlucke Konkordiahütte
6ème jour : remontée au Sphinx

Sphynx depuis Konkordiahutte - ski de randonnée

Apoutsiak — Ski de randonnéeOberlandRaid à skibut
 hésitations sur la météo, capricieuse, nous rentrons à bon port vaincu par ses affres et ses caprices.

(vidéo en bas de l'article)

Topo

Depuis Konkordiahutte, descendre les escaliers (raides) et mettre les skis ( avec les peaux dessous !) remonter le Jungfraufirn en restant d'abord en rive gauche puis en son centre. Viser le sphinx, l'entré se situe versant Est ( 3450)

Carto profil et Fichier GPS




Fichier GPS au format GPX ( clic droit enregistrer sous)
Profil : cliquer sur l'onglet

Météo :

Brouillard, jour blanc, tempete

Récit.

Au départ, au programme de ce 3ème jour : le Grossgrunhorn. Joli 4000 de l'Oberland, une première partie assez raide à ski et les 150 dernier mètres en mixte facile, la course est côté PD+ en alpinisme. Le réveil a sonné à 4 h 30. Au cours du déjeuner, nous nous rendons compte qu'il neige dehors, il faut changer le programme. Nous décidons de quiter le refuge et de remonter au sphynx, nous peaufinerons le programme en fonction des évolutions météo : différentes solutions :
Remonter vers le Trugberg et basculer vers le sphinx par la Monschjochhutte ( si la météo est mauvaise on laissera tomber le Trugberg)
ou remonter directement au Sphinx.

Arrivés sur le glacier, les nuages stagnent à 4000, les matthieux ne sont guerres motivés pour attaquer le Trugberg. Je me range à la décision de la majorité , un peu déçu. Nous "remontons " la bien plate Konkordiaplatz, au loin, deux points nous précedent. Aujourd'hui, c'est au tour de Mathieu d'être malade. J'envisage de gravir à la va vite la Jungfrau. Mais la météo me rappelle à l'ordre, au fond, le ciel est noir derrière le sphinx, et il se remet à neiger, il faut rentrer !
Mon appareil photo tombe en rade de batterie, dommage, ça m'occuppait, après une pause, je prends mon rythme. Le mauvais temps est là, jourblanc, visibilité réduite aux pans de glaciers environnants, des bourrqsques de neige nous eznveloppent. Je vérifie  que les deux Matthieux restent en visuel de temsp en temps. puis voilà l'entrée du sphinx. J'attends les deux Matthieux en les encourageants. Nous rentrons, et prenons le train suivant pour une longue descetne dans la vallée ! Arrivés à la petite Scheidig, la Jungfrau est dégagée, je n'y comprends rien, en 1 h 30  la météo semble avoir completement changées. Nous sommes peut être partis trop tôt. Trop tard, nous descendons vers Grund et Grindelwald. Fin d'un trop court mais très joli raid, dommage que la météo ne fusse pas meilleur.

Photos

Départ sous la Konkordiahütte et ses 200 mètres d'échelles...

Konkordiahütte

a chaque jour un "Matthieu" différent en difficulté...


vidéos
:





Raid en Oberland - les liens


Part One : Wildhorn - Wildstrubel

1er jour : Wildhorn depuis les Rousses (par les Audannes) descente sur Wildhornhütte (3246 m)
2ème jour : Wildhornhütte - Wildstrubelhütte
3ème jour : Wildstrubel  (3243 m) et retour aux Rousses

Par Two : Glacier d'Aletsch


4ème jour : Mönch
5ème jour : Gross et Hinter Fiescherhorn (4048 et 4025 m) Grunhornlucke Konkordiahütte
6ème jour : remontée au Sphinx

Ski de randonnée : Traversée du Grosses et de l'HinterFiescherhorn

Apoutsiak — Ski de randonnée4000alpinismeRaid à skiOberland
Magnifique journée de ski de randonnée, 2ème jour du raid en Oberland après le Mönsch la veille
(vidéo en bas d'article)


Matthieu à proximité du GrossFiescherhorn

le parcours en résumé :

Départ du Mönchsjochhutte
Ascension du Fieschersattel
GrossesFiescherhorn
Hinterfiescherhorn
Descente versant Est sur le Walliserfiescherfirn
Grunhornlucke
Konkordiaplatz
Konkoriahutte

Topo :

De la Monchsjochhutte ( 3657 m ) basculer versant Est sur l'Ewigschneefald. Viser le bas du glacier  qui mène au Fieschersattel ( environ 3250 m !) Remonter le glacier en direction du col plutôt rive gauche. A l'applomb du col, mettre les skis sur le sac et remonter vers le col, fin en mixte facile !
Du col, passer lrepremier éperon rocheux versant Est et remonter vers l'arête. L'arête alterne des portions en neige avec des portions rocheuses faciles qui se passent en glénéral par le fil, de toute façon ,c'est évident et le rocher est bon !

Sommet du Grossesfiescherhon 4048 m.

Rejoindre le col, basculer versant Est et remonter les pentes de l'hinteressfiescherhorn. Laisser les skis à la rimaye, gagenr le fil de l'arête et par des rochers faciles le sommet !

Sommet de l'hinteressfiescherhorn 4025 m

Revenir en arrière et basculer sur le walliserfiescherfirm passer sur la courbe de niveau 3600 m ( carte suisse) et basculer rive gauche (crevasses séracs) passer à proximité du point 3433 et poursuivre jusqu'au plat du glacier. Traverser le glacier pour parvenir à la base de la Grunhornlucke ( 3070 m)
Remonter la grunhornlucke et basculer versant Ouest sur le Gruneggfirn rejoindre la base de l'eperon menant à la Konkordiahutte. Remonter les escaliers jusqu'au refuge (environ 120 m) 2850 m. (SAC)

Carto profil et fichier GPS



Profil : cliquer sur l'onglet

Fichier GPS format GPX clic droit, enregistrer sous.

Météo - conditions :

Beau temps, gros cagnard sur le Walliserfiescherfirn au dessus de finsteraarhorn hutte
légère brise dans al remotnée à la grunhornlucke
mais beau !

Récit

Après une nuit accompagnée d'un ronfleur de competition, à 5h 30, nous nous levons. Petit déjeuner, préparation et nous voilà sur le glacier. La neige est irrégulière, rapidement il faut tracer jusqu'à la base du ieschersattel. Mathieu est loin devant, l'autre, Matthieu, loin derrière. Nous nous regroupons au moment de peauter à 3250 m , 150 m en dessous de ce que nous avions prévus. Il faut remonter vers le Fieschersattel (col). Je m'accorche au rythme de Mathieu, qui est bien régulier, tandis que Matthieu galère un peu derrière. Une pause permet de nous regrouper, nous repartons, passage de rimaye puis il faut dépeauter, il est temps, ma peau pleine de neige, s'enlève toute seule ! pourvue qu'elle tienne toute le raid... Skis sur le sac, l'ordre des alpinistes est le même. Je tourne quelques images pour ce blog ! dans la pente, c'est toujours plus impressionant. Je finis par rattraper Mathieu qui hésite sur la sortie à prendre. Je décide de prendre l'option des deux suisses que nous accompagnons depuis 2 jours, dans le mixte. Le rocher est bon, il faut juste faire attention et je sors sur l'arête rapidement. Je me remets à tourner des images des Matthieux soufflants dans le passage teshnique et assurant chaque pas. Enfin nous voilà au Fieschersattel. Nous partons sans les skis vers le sommet, les Suisses qui filent à 200 à l'heure nous ont conseillé de contourner les premiers bastions rocheux. Je m'execute, un peu trop, après de la glace vive facile, voilà un passage rocheux délicat, je passe après une longue hésitation, au moment de rejoindre la galce, mon crampon gauche s'enlève, position précaire, je décide de réaliser un relai pour améliorer cette situation. Matthieu me rejoint, la pente qui suit est raide (très raide), nous décidons de faire demi tour. Crampon remis, nous repartons et trouvons le bon passage un peu avant. La sutie est une succession de névé et de passages rocheux faciles jusqu'au sommet (enfin, ça monte et ça descend  assez souvent tout de même ...) Enfin, le sommet, nous n'y resterons pas longtemps, nous observons Mathieu sur l(Hinterfiescherhorn ( hésitants entre lui et ... une vierge !)
Retour au Fieschersattel, je décdide de gravir l'Hinterfiescherhon à fond pour ne pas perdre trop de temps. Je mets les skis, les peaux et file. Je rejoins rapidement la rimaye où Mathieu m'attend. Il me propose de s'occupper de mon matos pendant que je file au sommet. Et je file , et en 5 minutes je suis au sommet. Je vois Mathieu en bas qui me conseille, je redescends, de nouveau les skis et nous rejoignons Matthieu. Le début de descente est difficile pour moi. La neige est inégale et je me gauffre à deux reprises : dans la croute ! C'est toujours épuisant de se relever. Puis la qualité de la neige s'améliore, moquette, légèrement transformée. Il faut rester concentré il y a de grosses crevasses. Nous filons rive gauche du glacier. puis c'est la descente entre les crevasses et lle long des séracs, un peu stressant. Nous rejoignons le plat du glacier sous le cagnard. Nous traversons le WalliserFiescherhonfirn. jusqu'au pied de la Grunhornlucke. Il faut repeauter, je me mets dans la roue de Mathieu, tandis que Matthieu débute sa grosse galère . Nous rejoignons relativemetn rapidement le col et Mathieu descend aider Matthieu. ( faignant que je suis, j'ai hésité à descendre l'aider sans bâton... anticipant la grosse galère pour remonter à pied...)
Du col, excellent ski pour rejoindre la Konkordiaplatz. Puis c'est la remontée à la Konkordiahutte par les raides mais efficaces escaliers.

Arrivé au refuge, il y a une buvette sur la terrasse, et le soleil seche le matos. Nous profitons de la vue exceptionnelle sur le plus grand bassin galcière des alpes !

Photos :


Départ de la Mönschjochhütte

En Oberland, les glaciers sont grands et parfois très plats ( nos amis Suisses)


L'Aletschhorn


Matthieu devant le glacier d'Aletsch et la Konkordiaplatz ( grand et plat....toujours !)

La pente se raidi


Mathieu au Fieschersattel





Matthieu au FiescherSattel


Vidéo







Raid en Oberland - les liens

Part One : Wildhorn - Wildstrubel

1er jour : Wildhorn depuis les Rousses (par les Audannes) descente sur Wildhornhütte (3246 m)
2ème jour : Wildhornhütte - Wildstrubelhütte
3ème jour : Wildstrubel  (3243 m) et retour aux Rousses

Par Two : Glacier d'Aletsch


4ème jour : Mönch
5ème jour : Gross et Hinter Fiescherhorn (4048 et 4025 m) Grunhornlucke Konkordiahütte
6ème jour : remontée au Sphinx

Alpinisme : Mönch arête Sud Est

Apoutsiak — Ski de randonnéeOberlandbutalpinismeRaid à ski

 

Premier jour de ce raid en Oberland
(vidéo en bas d'article)

 

Dreckhorn et aletschhorn depuis la Mönschjochhutte


Topo :

 

 

Accès : à Grindelwald, se garer à Grund. Prendre le train qui mène à la petite Scheidig puis celui qui emmène au Jungfraujoch ( 150 CHF - environ 100 € l'aller retour)

Topo : Du jungfraujoch, prendre pied sur le glacier et partir plein est en direction de la Mönchjochhutte. Arrivés au pied de l'arête, gagner la base de celle-ci et laisser les skis. Remonter l'arête qui alterne portion en neige et parties d'escalade, le rocher est globalement bon. Gagner le point 3887 m De là, passer l'arête effilée, et remonter vers l'antécîme Est , de là, le sommet.




Carto Profil et et Point GPS

 

 

 

 

 


Profil : cliquez sur l'onglet adéquat
fichier GPS : clic droit "enregistrer sous"

 

 

 

 

Météo et Conditions

Beau avec vent en rafale sur l'arête
30 à 40 cm de poudreuse

Récit

 
Deuxième partie de ce magnifique raid en Oberland. Après une nuit passée dans un BandB de Grindewald, je retrouve les deux Matthieu à Grund. Nous prenons le fameux train qui passe à la petite Scheidig ( 7 h 17 je crois) . La pause est courte entre les deux trains. puis ce sont les mythiques pauses dans la face Nord de l'Eiger, je suis soufflé par tant de verticalité : la face est austère !
Arrivé au sommet, il faut s'équiper, et nous voilà sortis du sphinx, c'est un peu le cirque blanc : le cirque à touristes. La piste est dammée jusqu'au refuge, il y a des skieurs de randonnée, des touristes...  Arrivés au pied de l'arête, nous laissons les skis, et c'est parti. Je suis bien acclimaté, ce qui n'est pas le cas de Matthieu malheureusement. Quelques passages en neige facile, d'autres en rocher, tout va bien, il y atout de même pas mal de neige sur l'arête (environ 30 à 40 cm de fraîche)
Le vent nous balaie le visage de temps en temps, mais ça va. Nous parvenons au point 3887 m . L'arête est fine mais tracée, hésitation de mes deux accolytes. Je passe devant, l'arête est fine et impressionnante, la neige est piégeuse, poudreuse, elle ne tient pas. a tension est palpable, il faut rester très concentré. Enfin, c'est passé, la suite reste technique, un peu de rocher puis un nouveau passage sur arête, fin mais plus facile. Au dessus, deux cordées nous précèdent. L'une file lentement vers le sommet, tandis que l'autre hésite, les pentes sont visiblement chargées. Hésitation, que faire, buter ici ou progresser de 100 mètres vers l'antécîme et sans doute buter aussi. La décision est prise nous rebroussons chemin. La descente est plus aisée, les passages délicats avalés ! Nous nous retrouvons au pied de l'arête puis au refuge. Accueil de la gardienne très sympathique dans ce refuge  très confortable. Le repas est délicieux. Seul bémol, le prix de l'eau minérale... 13 CHF ! ( 8 € environ !)
 
Oublions ces soucis pécuniers pour une nuit d'anthologie, avec ronfleur... vive les boules quies !

Voilà comment prendre un joli but, avec le sourir !


Photos

Départ du Sphinx... Avertissement

Sérac sous le Mönch

Départ de l'arête Sud Est du Mönch
 

Sur l'arête

Coucher de soleil sur le Grosses Fiescherhorn, objectif du lendemain...
à suivre

Vidéo
 

 

 

 

 

 


Raid en Oberland - les liens

Part One : Wildhorn - Wildstrubel

1er jour : Wildhorn depuis les Rousses (par les Audannes) descente sur Wildhornhütte (3246 m)
2ème jour : Wildhornhütte - Wildstrubelhütte
3ème jour : Wildstrubel  (3243 m) et retour aux Rousses

Par Two : Glacier d'Aletsch

4ème jour : Mönch
5ème jour : Gross et Hinter Fiescherhorn (4048 et 4025 m) Grunhornlucke Konkordiahütte
6ème jour : remontée au Sphinx

 

 

 

Raid en étoile bivouac de l'envers des aiguilles dorées bivouac Plines

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiMassif du Mont Blanc
cliquez sur les photos pour acceder aux différents articles


1er jour :
Ski de randonné : Grands Montets
col du Chardonnet
fenêtre de Saleinaz
col Droit
bivouac de l'envers des Aiguilles Dorées



2ème jour
Ski de randonnée : Grande Lui

 

Raid---ski-bivouac-de-l-envers-a-Grande-Lui-ar-te-


3ème Jour
Alpinisme : Aiguille du Tour par le couloir de la brêche
Raid---ski-bivouac-de-l-envers-br-che-aiguille-du-



4ème jour
Ski de randonnée
Col du Chardonnet Argentière
Raid---ski-bivouac-de-l-envers-tsiak-col-du-Chardo


Alpinisme : Aiguille du Tour - par le couloir de la Brêche

Apoutsiak — alpinismeSki de randonnéeMassif du Mont BlancRaid à ski
Lever de soleil face Nord aiguille d'Argentière
 
Lever de soleil sur l'aiguille d'Argentière, Sebastien et Alexandre

Topo

Difficulté : AD I (perso je mettrais AD + !!!)

Du bivouac de l'Envers des Aiguilles Dorées , gagner le col du Pissoir par le col Droit ou la fenêtre de Saleina. Ce col peut également être atteind du refuge de Trient (plus proche)
Descendre le col du Pissoir ( PD 45°) si la descente est délicate, passer par le col du Midi des Grands pour rejoindre le pied du Couloir

On peut également atteindre le pied du col du Pissoir par le refuge Albert 1er (c'est le plus rapide)

Du pied du couloir, remonter ce couloir par les passages les plus évidents (voir récit ci dessous) relais sur bequets ou sur broches. Au sommet du couloir, un bloc coincé barre le passage, c'est le Crux de la voie, difficilement protégeable (friends à droite, piolet coincé au dessus) en bourrinant un peu ça passe, attention, au rocher branlant dans ce petit couloir... (bequet au dessus correct pour relai)
On atteint alors une pente de neige qui mène à la brêche.
De la brêche, atteindre le sommet Nord par l'arête facile ! ou redescendre par le couloir Est 
 
Aiguille du Tour couloir de la Brèche Brieuc
En montant à la fenêtre de Saleina en ski de randonnée  


Météo

Beau, se couvrant par des lenticulaires sur la Verte et sur le Mont Blanc... sans conséquence...

Conditions

Couloir en bonnes conditions nous etions partis pour faire une goulotte en face Nord de l'aiguille Nord mais... pas de glace

Récit de la course

Lever à 4 h 30 pour un départ un peu avant le lever du soleil...
Magnifique sur l'aiguille d'Argentière, la Grande Lui et le Chardonnet.
Nous passons par la fenêtre de Saleina en neige (très) dure donc.
Puis nous partons vers le col du Pissoir tandis que Sebastien et Alexandre nous quittent pour l'arête de la Table.
 
 
Lever de soleil sur l'aiguille d'Argentière



Nous laissons les skis au col du Pissoir pour descendre au pied du couloir du Pissoir
de là, nous traversons  à droite pour trouver une hypothétique goulotte en face Nord de l'aiguille Nord, et là , rien, pas la trace de glace... ah si, très haut une goulotte de 40 cm de large sur plus de 100 de haut, ça n'est pas la bonne, elle est infaisable, nous décidons de filer vers le couloir de la Brèche.
 
Acceder au couloir trop à droite, le crux de la voie ?

Nous remontons la pente qui butte sur  un passage en glace entre deux rochers. Brieuc s'y essaie, et redescends, je décide de contourner l'obstacle par la droite, mais je me retrouve sur une dalle recouverte de Neige. Je redescends également. Brieuc retente "son" passage et passe. Il monte alors dans l'axe du couloir mais ça ne passe pas, je lui conseille d'aller faire un relai sur un gros bloc plus à gauche, il traverse la pente de neige et m'assure.

Je pars pour la deuxième longueur, en neige, droit au dessus du bloc , en rive droite du couloir, puis je traverse vers le couloir dans un mixte plutôt neigeux vers le centre du couloir je remonte encore quelques mètres pour faire un relai sur broche au centre du couloir.

Brieuc me rejoint pour une longueur qui parrait délicate. Il remonte le couloir au dessus de moi puis part à droite sur de la glace (le couloir oblique à droite) et rejoint la glace sous une barre rocheuse puis remonte pour faire un relai sur bequet en rive gauche.

A mon tour de passer devant pour un passage en glace, relai sur broche en rive droite. (4ème longueur) 
 
Aiguille du Tour couloir de la Brèche Crux pas lo
 
dernière longueur raide en neige avant le bloc coincé (à gauche)
 
Ensuite, c'est un couloir de neige qui se redresse de plus en plus sans moyen d'assurage. Brieuc parvient à un bloc coincé, qu'il ne parvient pas à passer, je le rejoins. Hésitation... Pas moyen d'assurer, je regarde à droite, la niege légère porte peu et le haut du couloir ets à 50 - 55 °.
Différentes tentatives se soldent par des échecs, je mange de la glace en grande quantité, vive le casque !!!, Dommage qu'il n'existe pas de modele pour la main gauche ...
Brieuc peste, je l'encourage, il pause un friends et parvient à coincer  derrière le bloc. Il bourrinne, et passe "ça engage", il parvient à grimper en opposition en haut de ce passage.

A mon tour, je décide d'y aller franco, le passage me parraissait plus facile avant , quand je donnais des conseils à Brieuc... "place ton pied là, prends la prise ici.." En fait, il n'y a pas grand chose pour se tenir, et la neige sur laquelle on débute a tendance à partir. Je me lance dans du dry tooling, et c'est l'echec, le piolet glisse, je stresse et redescends au départ. Je cale mes crampons , et monte difficilement, je récupère le friends, puis le piolet que je laisse pendouiller devant moi, je me redresse, la dificulté reste continue, je tache de planter mon piolet gauche dans une toute petite plque de glace, et le droit ??? je cherche à le planter dans une petite plaque de glace à droite... trop petite... je croise alors avec le gauche... trop compliqué... Et cette prise de main là, elle a l'ai pratique ! Et là, la prise que je tiens viens en arrière, je crie, le bloc me vient dessus, je vois la corde que se tend le piolet gauche tient dans la petite plaque de glace, je me retrouve avec l'enorme bloque devant les jambes, je réussis à  le laisser passer, et je l'entends débarouler la pente pendant de longues secondes..., je regarde alors son ancien emplacement, , c'est net ! je bourrine encore un peu mais les difficultés sont passées, Brieuc me prend en photo à la sortie du passage comme si on sortait d'une bouche d'égout. Je suis à bout de souffle épuisé par cette longueur délicate nerveusement. Nous remontons alors à la brêche de l'aiguille du tout par une pente de neige tranquille.

La montée au sommet est une promenade où il faut rester concentré, nous  retrouvons Sebastien et Alexandre qui terminent l'arête de la Table et échangeons nos parcours.

Retour alors au pied de l'aiguille du Tour puis délicate descente vers le col du pissoir dans 40 cm de soupe ! Je crois que j'ai entendu Brieuc pester (pour une fois que j'avais la forme...)
De là, descente sur le glacier du Trient et remontée au col Droit ( sans les peaux...) puis descente du col Droit vers le Bivouac des Plines.

Aiguilles du Tour glacier du Trient
Long retour sur le plateau de Trient vers le col Droit ...


Au bivouac, sensation étrange, un accident ayant eu lieu dans le couloir Barbey à l'aiguille d'Argentière que nous progetions éventuellement pour le lendemain, ils pensaient que c'etait nous qui nous étions faits prendre...  L'impression d'être un mort vivant dans leur regard à notre arrivée au refuge.
Cette nouvelle nous a refroidi, une plaque à vent etant parti au dernier quart de la voie, les alpinistes ont du faire une sacrée dégringolade. En fait j'apprends 2 jours plus tard que la corniche du sommet a cassé et n'aurait fait qu'un blessé (conditionnel bien sûr !). S'il n'y a qu'un blessé c'est une bonne nouvelle !



Cette nouvelle calme nos ardeurs, je pense à ces alpinistes que nous avons observés de la pente , en bas, de loin,  le matin alors que nous nous dirigions vers la fenêtre de Saleina, les pensants mots ou gravements blessés. L'idée d'aller gravir le couloir Barbey le lendemain, même si la pente est purgée  est écartée, alors que cette même idée nous emballais il y a 24 heures...  Nous sommes tout pensifs dans le bivouac

 
Vidéos
 


message personnel : Sebastien , je n'ai pas retrouvé ton couteau (ni ma crème solaire d'ailleurs)



 

Alpinisme : Traversée des Monts Roses

Apoutsiak — alpinismeRaid à skiValaisMonts RosesZermatt
 
 

Réalisée en Juillet  2003 avec le CAF de Besançon

Pour info, comme chacun sait, l'été 2003 a été le plus chaud depuis bien longtemps, les rimayes sont bien ouvertes (rimaye du nez du Liskamm en glace et vertical sur quelques mètres) et les sommets en bras de chemise, voir les photos au sommet de la pointe Dufour...

Les photos sont disponibles dans un meilleur format dans l'album photo alpinisme

Premier jour - Monte Rosa Hütte

depuis le Gornergratt, la Nordend et la Pointe Dufour, point culminant des Monts Roses et de la Suisse et deuxième sommet des Alpes... année sèche


Le premier jour est consacré au couteux voyage... on n'a rien sans rien.
D'abord de chez vous à Tasch (parking) puis en train de Tasch à Zematt
Enfin en train à Crémaillère pour rejoindre ke Gornergrat à 3135m
Vu classique de Zematt sur le Cervin !

Topo : dpuis le Gornergratt   il s'agit de rejoindre le Gorne rgletcher puis de le traverser pour rejoindre la MonteRosa hütte à 2795 m.( L'itinéraire doit prendre 1 h 1 h 30 vu de 5 ans plus tard !)




Castor et Pollux vus depuis la Monte Rosa Hütte Le Lyskamm ouest et le tourmenté GrenzGletscher  


  Cervin face Est Dent d'HerensLa face Est du Cervin - triangle isocèle ?


Deuxième jour - Monte Rosa Hütte - cabane Marguerita
Nordend pointe Dufour



Attention : c'est la plus longue journée de ce périple (environ 12 heures )
De Monte Rosa Hütte il s'agit de remonter jusqu'à Plattje (3277 m), un passage assez complexe entre les crevasses  s'en suit ! puis il suffit de suivre la trace jusqu'au Sattel - 4359 m( on a essayé de faire la Nordend, mais des crevassses de 15 mètres de large nous ont barré le chemin !
Ensuite, un peu d'escalade en III à 4000 pour atteindre le sommet par l'arête !
De là, il faut redescendre  vers le Grenzsattel 4453 m pour attaquer  la Zumsteinpitze (4563 m). La montée est sèche, il faut rester ver l'arête et ne pas partir à droite. puis passage au col Gnifetti avant de rejoindre la cabane Marghuerita sur la punta gnifetti, bonne courte galère pour l'atteindre ( nous sommes arrivés à 18 h, les autres cordées à 23 h 30 une cordée d'Autrichiens à 2 h du mat.

Grosse grosse journée !



Long louvoyage dans le labyrinthe de crevasses vers 3300 mètres, je crois qu'on a perdu prêt d'une heure à cet endroit... Votre serviteur au Sattel 4359 mètres, on a laissé tombé la Nordend : crevasses trop grosses ( et c'est rien de le dire )
Breithorn Cervin fglaciers des Monts Roses

Le Breithorn Cervin et l'Obergabelhorn depuis la pointe 
Nordend depuis la pointe Dufour
Zumsteinspitzedepuis lea Dufourspitze
Du sommet il reste juste :
1°) à descendre au Grenzsattel ( AD+ 1 h)
2°) à remonter auZumsteinspitze ( 100 m de deniv positif à 45°)
3°) redescendre au col Gnifetti pour remonter à la cabane margherita, les deux dernières montées calment un peu !!!
Total denivelé de la journée : 2051 mètres !!!
La vierge du sommet
Sommet de la pointe Dufour Monts Roses
Zumsteinspitze et pointe Dufour Monts Roses
Il faisait chaud au sommet 4634 m tout de même, même pas froid ! on y est resté une heure...
je n'ai pas mis de photos de nous à la cabane le soir, on voit qu'on est très fatigué... pas là !
Le soir ,il a fallu attendre les autres cordées et leur frontales qui ont , pendant un temps bien long, disparues à la descente de la pointe Dufour, derrière la Zumsteinspitze


13-Zumsteinspitze le dernier coup de cul

Le truc qui m'a tué : quand on arrive au Grenzsattel,
court raidillon pour gagner la Zumsteinspitze
Tout est dans la tête !!!

Troisième jour : cabane Marguerita - cabane Gnifetti
traversée des Monts Roses proprement dite la journée des 5 4000 !

Traversée des Monts Roses panoramaLes 4000 des Monts Roses depuis le Nez du Lyskamm - Naso del Liskamm


Journée cooool, après celle de la veille... Toute en descente ou presque!
En virevoltant par 4 ou 5 4000

  • Parrotspitze 4436 m
  • Ludwigshöhe 4341 m
  • Schwartzhorn ou Corne Nero 4321 m la seule partie un peu technique de la journée : 35 mètres à 40° avec un  départ en glace
  • Balmhorn 4167 m bivouac Cristo Del Vette sur cet ilot rocheux au milieu du glacier, avec un monumental Christ.
  • Pyramide Vincent 4215 m
  • Ne pas oubler la Punta Giordani 4046 m... nous l'avons fait ... oublié... pour les 82 4000 faudra repasser !
avant de descendre sur Gnifetti

Si on est trop fatigué par la journée de la veille, on peut choisir l'un ou l'autre des sommets, tous indépendants les uns des autres.

Journée de "récup".

Nez du Miskamm rimaye delicate
Premier sommet de la journée la Parrotspitze dans le brouillard les rimayes etaient impressionnantes mais passaient relativement bien

 

Guide au sommet- Schwartzhorn

Mon préféré dans la série, le Schwartzhorn ou Corno nero, qui a un peu plus de caractère. Une cordée débouche au sommet. Pour les observateurs, c'est la photo du fond de ce blog (un peu travaillée il est vrai ...) Corno Nero depuis la Ludwigshöhe
Schwartzhorn vue-sur-la ludwigshohe
Ludwigshohe vue-sur-le-schwa-llaume-Ledoux-Apout
Depuis le sommet du Corno Nero, la Ludwigshöhe et sa rimaye, au fond, la pointe Dufour Corno Nero Rimaye délicate glace puis pente à 45 °
Pyramide Vicent vue du Balmhorn
Le Balmhorn, îlot perdu au milieu du glacier La débonaire piramide vincent vue depuis le Balmhorn, à gauche la pointe Giordani. qu'on a pas vu...





 
Quatrième jour : refuge Gnifetti - refuge Quintino Sella
Traversée du Lyskamm : le mangeur d'homme

Pour nous, la météo n'etait pas bonne, on s'est contenté du naso del Lyskamm ou nez du Lyskamm. ( j'ai réalisé la traversée en 2007)

Pour le Lyskamm, ganer de Gnifetti le Lisjoch ( crevasses)
puis suivre l'arête, jusqu'au sommet (magnifique) 4527 m
Delà, toujours par l'arête en neige (quand en bonnes conditions) et quelques courts passages de rocher (max III) on gagne le sommet Ouest 4479 m avant de redescendre

Nez du liskamm rimaye delicate
2003 : montée au Nez du Lyskamm,
la rimaye est devenue un passage technique
à ne pas négliger... on a broché !

  Nez du Liskamm montée
montée au dessus du refuge Gnifetti

Arrivée au refuge Quintino sella
Descente dans un petit brouillard vers le refuge Quintino Sella



A quelques mètres prêt on est arrivé
 il est seulement midi 7 et l'après midi
s'annonce malheureusement fraîche...

Cinquième jour : refuge Quintino Sella - refuge des Guides d'Ayas
Castor et  Pollux



Comme on avait "loupé" la traversée du Lyskamm, on a fait le Lyskamm Ouest avant de se faire Castor puis Pollux lors de cette ème journée.

Depuis Quintino Sella, la montée au Lyskamm ouest est évidente si la face sous le sommet est en glace, possibilité de passer par les rochers)
De ce premier sommet, retour au Felikhorn ou l'on suit l'arête jusqu'au Castor ( corniches)
Descente alors vers le zwillingsjoch ou passo di Verra que l'on ne rejoint pas ( à la descente pente de neige raide parfois en glace au dessus et vers la rimaye)
Contourner la base de Pollux par le Sud et "attaquer " l'ascension par son flan ouest ( sur ma vieille carte de 1970 il est en neige, en pratique en 2003, c'est du petit rocher plus ou moins pourri). Il y a quelques sentiers qui se perdent... Dans mon souvenir, peu précis, on ne s'est pas perdu alors qu'on etait jamais sûr de nous ! il faut prendre tout le temps un peu direction Nord.
De toute façon, à un moment il vous faudra trouver une sorte de Via Ferrata pour alpinistes physiques ! vous serez au bon endroit. Une dernière pente de neige vous conduira au sommet !
Descente par le même itinéraire jusqu'au refuge des Guides d'Ayas. ( crevasses)

Note : les 100 plus belles il est écrit qu"'il est possible de rester sur l'arête frontière jusqu'au sommet de Pollux, mais il est préférable de tirer un peu à gauche (ouest)", je ne sais pas si la montée par l'arête frontière est encore possible aujourd'hui...
Liskamm ouest depuis castor

Castor et Pollux Monts Roses lever de soleil
Première ascension de la journée et premier
lever de soleil depuis le Liskamm ouest, vue sur Castor et Pollux
les jumeaux (Zwilinge pour les Germanophones)

Sommet du Liskamm ouest, vue sur le sommet Est, de gauche à droite : la Nordend, la pointe Dufour, la Zumsteinspitze, la cane Margherita et la Ludwigshöhe

Le sommet du Castor - Castore et son arête

Rimaye du castor cordée d'alpinistes
Cordée du CAF en légère difficulté- passage de la rimaye du Castor


Vierge du Pollux devant le Castor
Vierge de Pollux (antécîme) et Castor, 3ème sommet de la journée


Descente de Pollux un peu via ferrata...
"bourrineurs de tous les pays... unissez vous !"

Sixième jour : refuge des Guides d'ayas - petit Cervin

Traversée du Breithorn

Magnifique arête du Breithorn corniches
Conditions difficiles en 2003 pour l'accès à l'arête. Pas de neige, des Rimayes infranchissables , en glace, bref on a perdu un peu de temps avant d'y acceder. On aurait sans doute mieux fait de monter d'abord à Roccia Nera...

On est passé sous Roccia Nera au lever du soleil, et, n'etant pas specialiste de la liste UIAA des 82 4000 on a "mesquiné" ce sommet, pour essayer de gravir le Breithorn oriental. Entre la rimaye béante, les pentes de glace, on est parvenu à se hisser entre l'antécîme du sommet est et le sommet est au pris d'un rappel et de passages bien merdiques, Christian a assuré !
De là, le sommet Est ne présente pas de difficulté. Un peu de glace (beaucoup) dans la descente vers  le Breithornzwilinge où les cordées en provenance du téléphérique arrivent. Les 3 ressauts permettant d'atteindre le Breithorn central ne sont pas très difficile ( du III+)
Puis, c'est la magnifique arête  entre le sommet central et le sommet ouest à déguster sans modération.

On retrouve le monde  dans la descente du Breithorn Ouest, je crois qu'on a mis 20 minutes à rejoindre le téléphérique depuis le sommet ( à vérifier)

confirmation : le Breithorn ouest est vraiment un sommet facile... se mefier tout de même des 2-3 crevasses assassines !


 Breithorn oriental Zermatt
petit matin sous Roccia Nera Le Breithorn Oriental et le sommet central
Vue depuis le sommet oriental vers les parcours des jours précédents
D'un Breithorn à l'autre
Fier sur l'arête du Breithorn
Le sommet oriental vu depuis de Breithornzwilinge pas peu fier entre le sommet central et le sommet occidental où nous retrouverons ...  le MONDE !
Breithorn Occidental
Vue sur la voie normale du Breithorn ouest le groupe du CAF de Besançon- Merci

Périple terminé, en Juillet 2003, un gros éboulement obligeait la commune de Zermatt à "fermer" le Cervin, au moment où nous devions partir pour la traversée, dommage, la forme, l'acclimatation, le compagnon de cordée (Christian) et la météo.




Informations pratiques

Coordonnées des refuges

Monte Rosa Hütte : 0041 27 967 21 15
Cabane Margherita : 00.39 0163 91039
Refuge Gnifetti : 00 39 0163 78015
Refuge Quintino Sella :
00 39 175 94 943
Refuge des guides  du Val d'Ayas : 39 0125 308083

bivouac : Cesare e Giorgio volante
bivouac de secours : bivouac Cristo del Vette




Options et variantes :

Etait prévu 2 jours de plus : une étape de transition pour rejoindre le refuge Carrel et un dernier jour avec en "apothéose" la traversée du Cervin.

L'itinéraire peut également être réalisé dans l'autre sens, l'inconvénient de ce sens là est de se prendre la GROSSE difficulté (technique mais surtout physique) dès le deuxième jour. Pour le reste, ça s'enchaîne assez bien.




Mes pensées  vont vers François Dupety et ses amis qui disparaissaient sous le Mont Blanc tandis que je parcourais cet itinéraire.
"Là haut, le vent sera notre récompense !"

Raid à ski - Arolla - Valais : Tour du Mont Collon entre la Tête de Valpelline et le Pigne d'Arolla

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiThibaultValaisLes 100 plus belles

Un des plus beau raid à ski d'europe (d'autant plus si on ne connait pas la region !, ce qui etait notre cas en 1998 !  )

Pour info, nous avons réalisé ce raid en autonomie question bouffe, début Juin. C'etait fut  peu rude pour les épaules de transporter 5 jours de bouffe, surtout le premier jour où nous avons du porter pendant 2 heures environ en montant à la cabane de Berthol, avec 27 kg sur le dos !

Le topo :

undefined

Le raid

J 1  : montée à la cabane de Berthol

Notre seul souci, comme précisé plus haut fut le portage pendant 2 heures environ ( le ski de rando début Juin, c'est bien, mais ça use tout de même un peu ...

Seuls à Berthol ce soir là !

undefined undefined
Lequel des deux est le plus chargé ? 27 kg sur le dos... c'est trop !




J2 : de Berthol à la cabane des Bouquetins

Tête Blanche - Tête de VAlpelline, col du Mont Brulé


Thibault Ledoux cabane de berthol


Départ de Berthol, Thib dans le gîvre
 

Départ de Berthol dans un cadre magnigfique, seuls, tout est givré. Montée tranquille à Tête Blanche où nous découvrons le Cervin de près pour la première fois.
Courte descente pour attaquer la Tête de Valpelline et la vue imprenable sur la Dent d'Herens puis chouette descente  pour atteindre le raidillondu Mont Brûlé et une dernière descente vers la cabane des Bouquetins.

Nous aurons 2 accolytes ce soir là.



Thibault Ledoux Tête Blanche lever de soleil
Tour-du-Mont-Collon-Dent-Blanc-llaume-ledoux-apout
 Vers Tête Blanche  en arrivant à Tête Blanche devant la Dent Blanche
  Tour-du-Mont-Collon-Cervin--De-llaume-ledoux-apout
 
   TêteBlanche, Cervin et Dent d'Herens
 Tour-du-Mont-Collon-Dent-Blanc-llaume-ledoux-apout
 Tour-du-Mont-Collon-descente-d-llaume-ledoux-apout
 Tête de Valpellin, vue sur la Dent d'Herens et le Cervin
 col du Mont Brulé

 


J3 : Cabane des Bouquetins - cabane des Vignettes
par le col de l'Evêque et les pointes d'Oren

au lever, temps pourri, on est dans les nuages, il faut attendre, on commence à penser que la journée va se passer dans ce magnifique refuge, quand le plafond se lève, nous tenterons une sortie qui se terminera sur les pointes d'Oren. Craignants les crevasses, nous redescendrons en parti encordés vers le col de Chermotane. Long col de Chermotane ! Une longue pause plus tard, nous repartons vers la cabane des Vignettes, un passage délicat et en glace me laisse un bon coup de stress, nous merdouillons pas mal ensuite pour rejoindre la cabane, tentants vainement de passer par l'aête... idiot !


Nous seront 6 à la cabane ce soir là.


Tour-du-Mont-Collon-cabane-des-llaume-ledoux-apout
  Le brouillard s'est levé, nous sortons de la cabane des Bouquetins
Tour-du-Mont-Collon-d-part-de--llaume-ledoux-apout
  En remontant vers le col de l'Evêque
undefined   Sous les pointes d'Oren
undefined   au col de Chermotane.



 


J4 : cabane des Vignettes - Arolla
par le Pigne d'Arolla

Au programme , le Pigne d'Arolla, descente vers la cabane des Dix, Pas de Chèvre, Arolla.
La montée au pigne s'avère délicate, nous sommes dans la tempête, avec un vent à décorner des boeufs. Nous grimpreront une partie de la montée skis sur le sac !
Le sommet est rapidement gagné, nous basculons sur le col de la Serpentine, lmais là, impossible de trouver le passage ente les séracs qui permet de descendre sur le glacier et de rejoindre le lac des Dix.

Nous remontons après une heure - une heure trente de recherche ves le Pigne d'Arolla et redescendons aux Vignettes puis à Arolla par la voie normale de montée aux Vignettes.


undefinedMontée au pigne d'Arolla dans la tempette

undefined
Au sommet du Pigne d'Arolla

undefined
Sous la face Nord du Pigne d'Arolla



Variantes :


Variantes possibles : l'ascension de l'Evêque et pour les alpinistes, la face Nord du Petit Collon, courte mais belle, on peut également de la cabane des Dix gravir l'antécîme du Mont Blanc de Cheillon.

Possibilité également de réaliser le raid dans l'autre sens ( ce que j'ai fait un jour avec Isabelle et Jean-Michel)

Tour-du-Mont-Collon-vue-du-ref-llaume-ledoux-apoutDepuis les Vignettes : le Mont Collon, l'Evêque et les pointes d'Oren
undefinedDepuis l'Evêque : la tête de Valpellin, le Cervin et la Dent d'Herens


Topo-photo Gredetschjoch (utile également pour le Nesthorn et le Breithorn)

Apoutsiak — Ski de randonnéeOberlandalpinismeRaid à skiAnneJean-Marc

Après être descendu du refuge par les échelles (15 minutes) , on rejoint au mieux le glacier de Beich  que l'on remonte d'abord rive gauchge puis en son centre

 

vers 2900 mètres, la penste se redresse, (attention aux crevasses) et passe entre deux barres rocheuses (séracs) pour acceder au plateau supérieur sous le Breithorn (3400 m environ) Il faut alors prendre plein Sud pour rejoindre le Gredetschjoch

Un rappel équipé (50 mètres sinon on se retrouve au milieu du couloir, comme nous !) permet d'acceder au glacier de Gredetsch, il faut longer la barre rocheuse avant de descendre plein Sud et de tirer de nouveau à droite pour atteindre le vallon de Gredetsch (attention , à gauche en descendant : bares rocheuses), puis , c'est tout droit, le plus loins possible, jusqu'au tunnel (un peu plat...)

raid en Oberland : le topo

Apoutsiak — Ski de randonnéeOberland4000Raid à skialpinismeAnneJean-Marc

 

Image réalisé à l'aide du logiciel Google earth

J 1 : Départ et BettmerAlp pour rejoindre le Mittlealetschbiwak avec traversée (longue) du glacier d'Aletsch

J2 : Aletschhorn voie normale (par l'arête Est) (4193 m)

J 3 : Mittlealetschbiwak - Oberaletschhütte par le Vord Geisshorn (sans nom sur la carte Suisse - 3583 m)

J 4 : Oberaletschhütte - Mund par le Gredetschjoch (3508 m)

<< < 1 2 3 4