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Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

Raid A Ski

Ski de rando au Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings J4 - la bouse du coin

Apoutsiak — Ski de randonnéeLofotenRaid à ski
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Petite sieste après la sortie de ce matin.

Je descends à la cuisine, la météo s’est améliorée.

Je croise Philippe

« On sort cette après midi, lance-je ? »

Pourquoi pas ?

Il n’a pas fallu me le redire deux fois, je suis allé chercher les autres. Qui sont arrivés au complet, Gabriel et Nathalie en dernier… Comme par hasard…

Zou en camion, on cherche un peu le parking puis on le trouve et c’est parti.

Classique, en file indienne. A peine est on parti, qu’on se prend une rabasse de neige sur la tronche, on a eu le nez creux, on est parti parce qu’il ne faisait pas trop moche ! Le vent, la neige, tout y est. Par chance on parvient à voir les chalets et la petite chapelle sur la presqu’île, c’est chez nous et c’est joli. Ca monte, ça descend, on sent que Philippe est un peu paumé.

Il y a deux choses qui sont interdites à Philippe, se perdre, et choir dans la neige. « Le guide ne se perd pas, il cherche son chemin, il ne tombe pas, il teste la gravité…. »

Bref, on louvoie de droite et de gauche, en haut et en bas, sous une neige battante, même si je ne sais pas si l’expression existe. Après pas mal d’hésitation, il opte pour la gauche, tout le monde suit, Nathalie est à l’arrière, elle profite de la vue sur son apollon, très beau sur ce versant là ! Je décide de ne pas la laisser seule, avec cette météo, elle disparait parfois derrière un voile de neige.  On remonte un petit dôme, sympathique au demeurant.

Ski de rando au Lofoten - Apoutsiak au pays des Vikings J4 - la bouse du coin
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La neige devient verglacée. Et ce qui devait arriver arriva, L’un de nous tombe, et c’est Gabriel qui a été tiré au sort pour jouer le rôle de la victime. Il est en fâcheuse posture, dos à la pente, avec les skis en salsifis ! Les autres sont loin devant, reste Roméo, qui profite de ces derniers instants de vie, Juliette et ma pomme. Je crois qu’il y avait aussi Sylvie, mais ça ne compte pas et n’a aucun intérêt pour ce récit. J’enfile ma cape de « superskiderandoman », et je file, je trace jusqu’à Roméo, le chope par le col, le redresse, le secoue pour remettre les skis dans l’axe et le repose délicatement dans la pente, puis je luis intime « Suis moi !» Je lui fais la trace dans une pente verglacée à l’extrême. Les pentes sont fuyantes, la chute serait fatale. J’imprime dans la glace la marque de mes carres afin que  Roméo n’aie qu’à poser ses skis sans difficulté. Il tente une scabreuse manœuvre, quitter la sécurité de MA trace pour rejoindre la trace originale, qui trône 5 mètres au dessus de nous. Je luis conseille de me suivre. Il opte, sagement pour cette option. Quelques pas, quelques derniers conseils

Roméo : «  Merci superskiderandoman » à oui, j’ai oublié de vous dire qu’il ne m’a bien entendu pas reconnu !

Juliette «  ¨Mon Roméo ! » Avec pleins de petits cœurs partout (dans les yeux dans la voie, dans le cœur )

Je file trouver une cabine téléphonique afin de remettre une tenue civile. Et je reprends la trace comme si de rien n’était !

Ca tombe bien, il ne reste plus grand-chose. Philippe a trouvé une bouse qui va nous servir de sommet, perso, je serai aller chercher le vrai sommet un peu plus à droite, mais il est déjà tard !

Pour le coup, il fait presque beau. On papote, on dépeaute, et on file.

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Neige variée. Certains font des figures de style. Les chutes sont nombreuses. Comme d’hab’. Alors que je filme une séquence, j’entends un tremblement de terre derrière moi, C’est Romain qui se prend une belle boîte. Tout le monde a le sourire et on descend tranquillement. Philippe décide de tracer dans les bouleaux. Je préfère perdre un peu d’altitude et prendre un peu d’élan plutôt que de galérer dans les branches. C’est efficace, je dépasse pas mal de skieurs avant une petite descente où j’ai pris un peu (trop) la confiance. Un tas de neige… trop tard, je viens droit dessus encastrer mes skis, et j’entends le bruit du caillou bloquant mes skis. Je bascule en avant, je sens que ça déchausse (tant mieux) et je pique la tête la première dans la neige…

Je me redresse… pas de bobo, pour les skis, on verra plus tard. Je descends et rejoint le lac ainsi que la file du groupe. Le reste est plutôt plat, dans ces forêts à rennes. On rejoint le parking et le minibus.

Message personnel : certains membres du groupe voudraient se servir de ce blog pour assouvir leurs pulsions. Notamment, Sylvie qui souhaitait avoir une relation homosexuelle avec Nathalie dans mon récit. Sachez madame que je ne mange pas de ce pain là, que le récit restera digne et d’un haut niveau de probité.

Je tiens à ajouter que d’autres m’ont avoué avoir observé Gabriel et Nathalie dans le saunât, ils m’ont décrit des scènes lubriques, des caresses sur des mamelons dodus, que je ne peux bien évidemment pas décrire précisément dans ce texte. Ces dérives sont inacceptables !

Toutes mes excuses chers lecteurs si ces dernières lignes sont venues perturber  le récit, mais il fallait mettre quelques points au clair, c’est chose faite, heureusement que je suis là pour faire régner l’ordre. C’est mon petit côté Ayatollah ! 

 

 

Demain, ça va croustiller ...

 

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Ski de Rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings - J 4 - Sautinden

Apoutsiak — Raid à skiSki de randonnéeLofoten
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Il a neigé depuis hier soir

30 cm de poudreuse devrait nous attendre demain...

La  météo est annoncée bonne ! YES, en gros, je la fait brève : beau le matin et nuageux l’après midi, sans précipitation.

Mais quand je me lève, il pleut. Le parfaite poudreuse s’est transformée en une soupe infâme, limite croutée

Je pleurs

Je pleurs à chaude larme

Inconsolable

Chacun déjeune, l’ambiance n’y est pas, les mines tristes, les regards sombres en disent long sur la déception. Le groupe déconfit monte dans le minibus, sans allant. Flûte il manque Nathalie et Gabriel. Je les cherche, chalet 3… personne, chalet 4, personne. Je file au sauna, on ne sait jamais, et là je les trouve dans une position que la morale réprouve. J’ai juste entrouvert la porte, ce qui n’a pas l’air de déranger les deux tourtereaux. Juste une remarque : quelle souplesse pour en arriver là ! Le sauna grince, crisse et gémi. Enfin je pense que c’est le sauna qui a gémi. 

Quand le calme revient, je leur lance doucement que nous les attendons au minibus mais qu’il n’hésite pas à prendre leur temps, on n’est pas en train de changer des peaux dans la tempête 😉 !  

 

Il me semblait pourtant bien avoir repéré hier soir, ces regards complices signe d’un amour naissant. Ces soupirs, ces « jamais le premier soir ». Bon, si c’était pour attendre le lendemain matin, elle aurait pu céder hier soir, ça n’aurait pas changer grand-chose à l’affaire et on aurait pu partir plus tôt !

Laupstad, charmante bourgade, quelques maisons éparses perdues au bord du Fjord, le minibus vrombi, notre pilote Marseillais a une conduite toute Parisienne…  Quand je dis conduit, le terme n’est pas tout à fait adapté, Philippe ne conduit pas, il pilote !!! Ca dérape, ça patine, ça freine dure, derrière, on est bien secoué.

Chacun s’équipe, on porte les skis le long de la route avant de partir.

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Je chausse et pars devant, me dégourdir les paluches. J’ai 2 - 3 minutes d’avance sur le groupe, Philippe, lui fais une trace parallèle à la mienne, 5 m à droite. Qu’est ce qu’elle avait ma trace. Je m’étais arrangé pour la faire bien droite, respectant les variations du terrain… Non, elle ne lui a pas . Flûte alors, un humble profane ne pourrait il pas faire une trace correcte.  Je suis vexé, humilié, moi qui aurais été si fier qu’il suive mes pas…

Bref, je me range dans la file des fayots qui ont, bien entendu, suivi  la trace du guide. Un petit plat en guise d’apéritif, avant d’entamer une montée, pas trop raide, entre les bouleaux. Un vol de perdrix des neiges vient agrémenter la montée. Tout va bien. A l’arrière du groupe, je note que l’idylle naissante roule à 130 sur l’autoroute de l’amour… « L’amour est enfant de bohême, qui n’a jamais connu de loi ! »

Les conversions s’enchaînent, quand le téléphone sonne. Et quand le téléphone sonne Philippe s’arrête et répond. J’en profite pour aller devant, et faire ma trace à ma façon, en gros, je récidive. Je sens que ça ne lui plait pas, à Philippe, mais comme je suis un rebelle, un révolté, je me lance. Et je fais une jolie trace en pente douce dont j’ai le secret. Je la peaufine, je place ma conversion à l’endroit idéal, je repars avec la même pente douce, tout ça afin d’éviter de se casser le dos dans une pente raide, oui, j’ose le dire, Philippe a tendance à tracer comme les Suisses, c’est à dire : dré dans le pentu.

On m’appelle, Philippe est reparti, il a continué sa trace, sans profiter de la mienne, qui était si belle , mon bébé, mon agneau. C’est la loose, deuxième revers de la journée. Et comme à chaque fois, les fayots enquillent derrière le chef, moi penaud, je reviens à la trace.

Plus on monte, plus le vent forci, plus il neige. La météo était quand même bien nulle !  Opération pause, j’enfile ma doudoune, remet la goretex, et met mon masque, ça serait toujours plus agréable que de se prendre des flocons compacts directement sur la rétine à 80 km/h.

Portion verglacée, on met les couteaux. Ca passe. Sur la crête, le vent est fort et bien désagréable. Le groupe avance rapidement.

Derrière, Nathalie avance un peu moins vite. Le cœur léger mais les jambes lourdes.  Peut être a-t-elle fait trop de sport aujourd’hui, elle flâne, papillonne. Sous son masque on devine un regard amoureux.

 On ne va pas vers le grand beau. Sous le sommet, grosses bourrasques, encore, on se fait balayé. Philippe est parti devant à pied. J’enquille, les autres resteront aux skis. Comme il doit faire la trace, je le rejoins assez facilement en bourrinant un peu. A droite, c’est à pic, si tu tombes, c’est la chute, si tu chutes, c’est la tombe. Le vent insiste, il est convaincant, Philippe décide de rebrousser chemin.

Aparté : Au repas de midi, quand Nathalie demandera à quelle distance du sommet nous nous trouvions, Philippe, fièrement, avec son délicieux accent Marseillais, lancera « La Bonne mère, il restait moins de 3 m de dénivelé ». Et dans cette phrase, j’ai vu tout Marseille défiler annonçant la taille de ses poissons pêchés. Il restait à mon avis plus de 15 m, avec la tempête on ne voyait pas très bien, il y avait peut être beaucoup plus !!!

On revient au groupe, qui cette fois ci aurait du avoir le temps de dépeauter et de se remettre en position descente. Je ne sais pas ce qu’ils ont foutu ces nazes, j’ai même le temps de leur offrir du chocolat, il y en a encore qui sont ne sont pas prêt quand je suis, fier comme Artaban, face à la pente, prêt à attaquer une nouvelle descente dantesque, dans le blizzard.

 

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Et c’est parti. Conditions difficiles. On essaie d’enchainer les virages. Même Philippe finit par se gaufrer. La neige est correcte mais la visibilité réduite.  Avec quelques traîtres changements de neige.  Un court passage un peu raide, on se retrouve sous le col, la neige devient plus lourde mais la visibilité est meilleure. Ski combat, Tout faute se paye cash dans cette neige lourde. Bon ben j’ai payé comme les autres. Les Nantais, Olivier et Gabriel, se montrent téméraires. Ils dévalent le passage à très vive allure ce qui impressionne tout le monde. Mais dame nature les ramène à la raison, ils finissent par choir, faisant au passage de spectaculaire figure !

Dernier petit plat, on rejoint le village, petit portage jusqu’au minibus. Et retour aux chalets

Nathalie et Gabriel se sont retrouvés cote à cote… Comme par hasard.

 

Comme souvent, les personnages et situations décrient dans cet article sont le fruit d’une imagination débridée. Tout rapport avec la réalité, s’il existe peut n’être que fortuit… ou pas !

Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden

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Aujourd’hui, c’est décidé, il va faire beau.

D’ailleurs, le temps est plutôt clair, ça va changer !!!

Yes !

Vu qu’il est un peu tôt pour aller manger, j’opte pour une petite balade matinale et touristique, jusqu’à la petite chapelle qui trône fièrement en face du chalet. Je pars en chaussures de ski, il y a quand même pas mal de neige et je n’ai pas envie de me mouiller les pieds.

Arrivé à la chapelle, je vois un joli canard sur la plage, et le photographe animalier  qui sommeille en moi, décide de faire le clicher de sa vie.  On j’opte pour le panasomic et je règle le zoom au maximum… X24, il fait ce qui faut. Je zoom donc sur la bêêêête, flûte elle a décollé. Et ô surprise, il ne s’agit pas simplement d’un triste canard, mais c’est un magnifique Aigle de Norvège qui prend son envol. Je prends temps bien que mal 3 photos qui seront sans doute toute pourrie, la loose.

Je poursuis ma balade autour de la chapelle, mitraillant le fjord et les montagnes avant de rentrer déjeuner. Tout ça m’a mi en appétit.

Le soleil montre le bout de son nez, pas de vent… tip top.

 

Le bus s’ébranle, bien chargé. Huit skieurs mal réveillés à bord. Seul Philipe qui a sans  doute déjeuner au red bull est à fond… La route est enneigée, verglacée,  mais pour Philippe c’est simple, c’est pédale de droite enfoncé jusqu’à la garde et, règle absolue, ne pas appuyer sur la pédale de frein. Bilan, on va vite, inconvénient, on va un peu trop à fond à mon goût…

Virage à gauche, le fourgon glisse, virage à droite, il dérape, dépassement d’un poids lourd qui, il me semblait, roulait déjà assez vite. Mon estomac suit la courbe des virages. Un coup à gauche, un coup à droite, Sous le ciel bleu, la mer sombre, ma tête verdit. Je crois que je suis un peu malade. Je m’accroche comme je peux dans ce véhicule fou. Ne pas vomir, ne pas vomir, il faut faire bonne figure. Les paysages ont magnifiques, un fjord à droite, la mer à gauche, pas le temps de regarder, se concentrer sur son pylore pour passer le temps passer ce petit cap.

Le fourgon dans un dernier dérapage se gare sur le parking, il était temps.

 

Et on s’équipe, chacun de son coté, avant de partir vers le Cîmes.  Le départ va être assez plat, une piste de ski de fond nous attend pour les premiers kilomètres. Et nous voilà partis en file indienne, on n’a pas pris un guide pour rien. Tandis que nous suivons la piste de ski bien sagement, nous observons des prédécesseurs bien haut sur la montagne. Il fait beau mais un peu gris, tout va bien.

Je range la Goretex et me retrouve juste avec un fine polaire sans gant pour la suite…

Après les trop longs kilomètres de ski de fond (on n’est pas venus pour ça) on attaque les choses sérieuses, la pente se raidit, le sentier louvoie sur une jolie crête. Le groupe s’étire et se compresse comme un accordéon. Seul Philippe garde le même rythme, les autres vaquent à leurs occupations, flânent, font des photos et profitent du beau temps…

Plus on monte, plus la pente se fait raide,  et les premières conversions apparaissent. A chacune d’elle, le groupe s’étire, puis dans la ligne droite suivante, chacun fait un sprint pour rattraper le précédent et ne pas se faire larguer. La méthode est bonne mais nécessite d’avoir le cour solide.

Je me retrouve derrière Romain. Et Romain, bien que fort sympathique, n’est pas le champion du monde de la conversion. Je sais, c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité, mais c’est la VERITE !!! Il ne faut pas se mentir, un jour, je lui donnerai quelques conseils. Bref, quand tu es derrière Romain, c’et pire, tu arrives au virage, tu freines un coup sec,  tu t’arrête et tu en profites pour admirer LONGUEMENT le paysage (tu peux même avoir le temps de faire une photo) Bref, le temps passe, son ski externe peine à tourner  mais quand c’est enfin fini, c’est ton tour, tu t’es bien refroidi, et le groupe qui était devant est déjà méga loin.

La vue est pas mal, à gauche au loin la mer avec de petits fjords, à droite, le Kongsvatnet, un chouette lac enneigé entouré de cabanes de pêcheurs avec  des cabânes au fond du jardîn…

 

Mais le temps change, il fait plus gris, il y a plus de vent, je remets la Gore tex. Nous croisons  de magnifiques skieurs au style épuré qui trace de belles lignes sans cette neige immaculé, ou presque. Jusque là, je virevoltais, passant de l’avant du groupe à l’arrière puis remontant devant. Et d’un coup, je ne sais pas ce qui s’est passé, je me retrouve à l’arrière. Je vais me refaire, je suis juste derrière  Nathalie et les sept autre sont 100 m devant. Je ne sais si c’est le parfum de Nathalie aux effluves enivrantes ou ma forme déclinante, mais je reste dans ses spatules, profitant de l’instant, du jasmin, et du romarin… Les minutes passent, aucune envie de dépasser. Ai-je été ensorcelé, impossible de la dépasser. Elle fin par proposer de me laisser passer, ce qui est idiot, il y a largement la place sur cette pente débonnaire. C’est à regret que je passe. Fini, le numéro 5 de Channel et son soleil radieux, je passe du coté obscure de la force. Il se met à neiger, le vent  souffle avec force. Le temps change. J’hésite encore, rester avec Nathalie, en profiter pour mettre un doudoune (je vois bien qu’au col, ça tabasse dur) ou filer vers l’avant pour faire des vidéos des 7 mercenaires, devant…

J’ai longuement hésité, mais mon devoir m’a appelé, et j’ai bourriné. Au départ, j’avais l’impression de ne pas rattraper le groupe. A bout, je suis à bout … Puis finalement, je rejoins Gabriel et Olivier , puis le reste du groupe.  Le col est là, dans la tempête, le groupe se réuni, on repassera pour el pic nique au col… Enlever les peaux dans le vent et le blizzard, o sent bien qu’on est au Nord du Cercle polaire, je me demande si on n’est pas encore plus prêt du pôle Nord au vu des conditions rencontrées.

Jour blanc ! Tempête de neige…

La descente commence, et c’est là que tu ne regrettes pas d’être partir avec un guide… En temps normal, je serai parti devant, dans un Chasse neige de compet afin d’éviter de tomber à l’arrêt, le nez dans le GPS. Là, j’adopte une technique assez mesquine qui consiste à utiliser les autres comme repère visuels dans le jour blanc. Tu laisses passer tout le monde, ou presque, puis tu te lances, en les dépassant et en se servant d’eux comme repère visuel… Méthode assez efficace qui permet de se faire un peu plaisir dans des conditions plus que moyennes…

Cédric entame la descente dans un style sobre et fluide, il virevolte à chaque virage, il ne skie pas, il danse, et Sylvie, sa muse, qui aimerait lui faire plaisir, tente de danser avec lui, mais c’est moins bien, ça déçoit, elle aurait sans doute du  le laisser filer seul, le tableau été plus joli, plus gracieux ! (l’occasion pour moi de dédicacer ce court passage à Cédric)

Chacun tente de ne pas tomber dans les passages croutés, mais ce ne sont que des tentatives, on se retrouve toujours par terre (ou plutôt par neige) à un moment donné.

Devant, Philippe Galère, la buée sur les lunettes de soleil, le jour blanc, la neige à l’horizontale. Il fait du Chasse neige !!! Et moi, quand je vois un guide faire du Chasse neige, ça m’éclate !!!

On se retrouve un peu bas. Et le groupe enquille une petite traversée à droite pour rejoindre l’arête. Une jolie Norvégienne est tankée et, je comprends assez vite qu’elle attend sa copine. Que j’ai vu partir au dessus. Dans mon onglet de compet’ je lui lance «  You’re waiting for someone ? » et je comprends qu’elle attend sa copine. Je lui explique qu’elle est au dessus, d’ailleurs je la voie. J’aurai adoré que la conversation se prolonge, visiblement pas elle, déception de l’idylle débutante avortée dans l’œuf.  On a la loose ou on ne l’a pas. Faudra que je trouve une technique d’approche plus subtile si je ne veux pas rentrer bredouille de Scandinavie.

Bon pendant que je papote avec l’autochtone, les autres sont déjà loin. Je file, rejoins le groupe, il faut remettre les peaux et rejoindre l’arête. La voici, battue par les vents, ce matin il y avait une jolie vue. Là on peine à lever la tête dans la tempête.

Bon alors c’est l’occasion pour moi de faire une petite remarque à notre groupe  (je sais qu’ils lisent ces lignes avidement). Il serait pas mal que vous vous améliorerez dans les manœuvres de peautage et dépeautage. Je m’explique, on n’a pas besoin de 20 Minutes pour enlever des peaux, et ceci d’autant plus lorsqu’on est dans la tempête. Donc, plutôt que d’aller pêcher le soir, ou de passer votre vie au Saunât, réviser vos manœuvres dans les chalets pour qu’en situation extrême, ça ne prenne pas des plombes, j’ai froid … Fin du message personnel, à bon entendeur…  Fin du message personnel.

 

Tout  ça pour dire que j’ai froid, et que je suis ravi  quand le groupe repart. Descente dans les bouleaux, slalom sympa avec de la poudreuse par moment. On file, le vent se calme, les virages s’enchaînent. Cédric, ne skie pas, il ne fend pas la neige, c’est la neige qui s’ouvre devant ses skis. Il est, de loin, le meilleur skieur du groupe. Si on peut parler de skieur, les autres skient, lui, c’est le professeur, il apprend à chaque flocon où est sa place sur cette montagne, son nom norvégien Svekmlkist se traduit par : « Grand ordonnateur du Monde »

Là-dessus on rejoint les pistes de skis, où chacun se tire la bourre, surtout les

mecs. Un mec c’est un truc bourré de testostérone qui n’a qu’un objectif : surpasser son semblable. Et donc on est à fond, en canard, à savoir qui sera le plus rapide. Je me rends vite compte que ça n’est pas moi, et, vilement je m’arrange pour péter le ligament croisé de Svekmlkist, un adversaire en moins.  Les accrochages se multiplient et je ne sais pas par quel miracle, j’arrive devant à la voiture.

Le reste du groupe suit, les filles, sagement, prudemment, ferment la marche

 

Il neige

C’est toujours la tempête quand j’écris ces lignes…

 

Finalement, il n'aura pas fait beau !

Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden
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Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden
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Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiLofoten
  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden
  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden
  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden

6 h, dur dur quand l’hôtelier déneige l’entrée de l’hôtel en quad. Bon petite nuit. J’essaie de redormir, peine perdue. A 7 h, je descends déjeuner. Et si je profitais des 2 h que j’ai devant moi pour aller courir, je me suis préparé un petit fichier GPS hier.  7 h 30, prêt à partir, je dile dans Bogen. La route est bien damée. pas de poudreuse juste une couche de neige dure, pas de risque de se mouiller les pieds. L’idée est de faire le tour du petit lac au Nord du village. Je passe entre les jolies maisons norvégienne, tout est blanc, et j’arrive à la centrale électrique, la route s’arrête là. Le dilemme… C’est l’aventure ou pas ?  J’hésite une seconde avant de me lancer sur le sentier enneigé. Quan je dis enneigé, c’est rien de le dire, il y a plus de 30 cm de poudreuse. Je galope, on voit à peine les Salomon qui projettent la neige à chaque foulée. Le sentier longe le lac puis au fond, il suit sa berge. C’est joli, sauf qu’il fait gris. Retour en face, de l’autre coté avant de rejoindre Bogen.
Je m’offre un petit tour jusqu’à l’église avant de rentrer. Il est 9 h… J’ai ½ heure pour me doucher, faire sécher mes affaires et refaire mes sacs.  Opération réussie, sauf pour le séchage. Dommage, ça va puer ce soir quand je vais sortir mes affaires.

Quand je descends, je croise Sylvie, une fille du groupe qui pensait que je dormais encore. Tout le monde s’est inquiété de mon réveil, c’est trop mignon… Le soleil est arrivé avec la fin de ma sortie trail tourisme, dommage, à rpésent, les couleurs sont magnifiques.
Et zou dans le bus pour rejoindre l’aéroport et le guide qui arrive ce matin

A l’aéroport, je prends le temps d’écrire quelques lignes.
Et le groupe, cette fois ci au complet, se retrouve dans un minibus pour aller à notre camp de base Sildpollnes Kappel.
Route magnifique, qui longe la cote, des fjords magnifiques, des ponts superbes, il y a même des tunnels qui passent ous les fjords. 2 h 30 de route, c’est à la fois long et magnifique. Je suis callé à l’avant du véhicule, à ma gauche Cédric a entrepris de dessiner ce qu’il voit avec un tallent que je jalouse…  C’est très réussi, tout y est, le moindre détail est là.
Je profite de chaque virage et on finit par arriver au gîte. Quand on sort du minibus on est vite congelé par le froid, il ya un bon petit vent bien frisquet. Notre nouvel hôtelier dégage les chalets à la pelleteuse. Je me retrouve avec Gabriel et Olivier, un père et son fils dans un petit chalet. Il est déjà 13 h 30 quand on repart pour faire des courses pour le pique nique. La journée est longue… Puis on louvoie dans les rues de Solvaer, la ville locale, pour d’abord chercher le magasin de skis où notre guide doit louer des skis, les siens étant en train de survoler la Norvège a une heure différente de la notre… Puis pour trouver le départ de la course.

Tout le monde s’équipe, dans la tempête, une carline, deux polaires, une doudoune , ma goretex,  puis on part, plus ou moins en file indienne derrière Philippe, notre guide. Une montée un peu raide, suivie par la traversée d’un lac enneigé. J’ai chaud, j’enlève la doudoune et une polaire. Petite erreur. Il y a presque du soleil, je virevolte, faisant pas mal de photo, notamment de Solvaer et ses fjords, vue du haut c’est superbe, une carte postale. Plus on se rapproche du col, plus le vent forci. On fini par se retrouver dans une tempête de neige avec des vents approchants les 80 km/h par moment. CA fouette. Et je suis habillé léger à présent… J’essaie de faire bonne figure. Pause, dos au vent, les possesseurs de masques de ski jubilent, les autres plissent les yeux et les sourcils espérant éviter les pervers flocons qui percutent à pleine vitesse leur cornée.
Au col, on tire à droite, dos au vent. Le gars devant moi pétouille, je ne connais pas encore bien tous les prénoms… Et ça me rassure. Je ne passe pas trop mal, il y a des rochers, de la glace. Un passage verglacé me fait mettre les couteaux. Tout le monde se retrouve sur une pente  peu confortable. Philippe décide de descendre. On bascule en mode descente. Mais Sylvie décide de descendre avant les autres. Elle fait un virage et son ski déchausse, elle glisse sur la pente verglacé, son bâton lui aussi prend la direction de l’abîme. Il s’arête juste avant une barre. Ouf ! , elle, de son coté poursuit sa périlleuse glissade, la pente est raide et verglacée. Un rocher est sous elle, elle va se le manger ou parvenir à s’y agripper. Sera ce son sauveur, ou va-t-il provoquer sa perte. Dans un ultime effort, dos à la pierre, elle s’y arête. Cédric et Philippe descende l’aider. Plus de peur que de mal. Si elle avait passé la pierre elle partait pour une belle glissade jusqu’au col.  Le temps se lève. Le groupe mets léga longtemps à dépeauter, je suis congelé. On fini par descendre. Et me Zags masquent une fois de plus mon incompétence un pur bonheur. Sous le col, la neige est bonne, avec vue sur la mer, c’est vrai que ça a du charme. Je traverse le petit lac à fond avant une dernière descente un peu raide. Et je me route sur une partie dur, l’impression que mes skis ont déchausser sans que je ne leur demande rien, faudra que je le resserre demain.
Ce ne fut pas une longue sortie, mais une première approche des Lofoten

Retour au gîte en passant par un grand magasin pour les courses de la semaine

  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden
  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden
  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden
  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden  Ski de rando au Lofoten - épaule du Blatinden

Apoutsiak chez les Vikings, épisode 2

Apoutsiak — humeurLofotenSki de randonnéeRaid à ski

 

Boeing 737 a destination d’Oslo

Je m’installe à la place A 10, judicieusement placée prêt du hublot lors de l’enregistrement réalisé la veille.

Et là, je me rends compte, interloqué, que tous le monde est blond ! Les hôtesses, les passagers, pas une couleur foncée à l’horizon. Avec mes cheveux de neige, ça passerait presque. Chacun place son bagage à main, souvent aux limites de l’autorisable dans les soutes prévues à cet effet. Et s’assoit. Les deux places à coté de moi sont libres et je commence à espérer une jolie Norvégienne. On peut toujours rêver, sur un malentendu… Et j’ai de beaux restes, soit dit en passant.  Quant tout à coup, un viking pénètre dans l’appareil, il mesure plus de 2m, peut être 2 m 20, il a la carrure d’un footballer américain, la moustache fourni, la barbe également, il a même sa hallebarde en bandoulière et son impressionnant casque sur la tête. Derrière lui, sa douce vikinguette, qui au lieu de manger un gigot de renne lors de ses gouters, a du sans doute manger le renne complet, le résultat est là… Non, non, vikinguette s’installe à ma droite, ce qui me bourre vers le hublot. Son mari projette sa hallebarde et son casque dans la soute, et s’assoit. On a la loose ou on ne l’a pas, j’ai bien récolté une Norvégienne, mais elle ne correspond pas à l’image que je m’en étais faite. J’aurais sans doute plus de chance au prochain avion…

Me voilà litéralement incrusté dans la carlingue

 

Après un peu de lecture et une bonne sieste, je me réveille au dessus de superbes paysages, tout est blanc, sauf les forêts, tout est légèrement montagneux, les lacs sont gelés, je n’avais jamais vu de telles paysages, le soleil rasant éclaire le tout. C’est magnifique, je me délecte de ces paysages, l’avion fini par se poser, seule la piste est déneigée. Bienvenue à Oslo pour une escale de 4 heures.

Je bouquine, encore, j’écris ce récit (et oui presque en live), l’avion pour Narvik a 20 minutes de retard, la journée va être longue. J’espère être à l’hôtel à minuit…

 

 

Narvik, atterrissage dans 10 minutes, on est dans la tempête de neige, les réacteurs absorbent des quantités de neige impressionnante, il va y avoir de la neige sur la piste. Le pilote pose l’avion comme si de rien n’était. Tout est blanc, de la neige, du blizzard, une passerelle abandonnée est recouverte de neige et de givre.

L’avion s’arête, heureusement qu’on va directement de l’avion au terminal…

En fait non, c’est la passerelle enneigée qu’on nous amène.

Je mets rapido ma doudoune avant de sortir.  -4°C, 50 km/h de vent, quel choc. On rejoint rapido le terminal pour récupérer les bagages.

Et zou dans le bus de l’hôtel, chacun reste dans ses pensées. Les fenêtres sont couvertes de Givre, on n’y voit goutte. Un quart d’heure plus tard, voilà l’hôtel,  Il est prêt de minuit. Au dodo.

Ski de Rando - Aurores boréales au Lofoten - épisode 1

Apoutsiak — humeurLofotenSki de randonnéeRaid à ski

Jour 1

 

Le TGV traversait la gare à pleine vitesse. Le quaie trembla à son passage et chacun reculait d’un pas en arrière… voir plus. Ca n’était pas le notre, juste un TGV de passage, et sont machiniste avait décidé de ne pas freiner dans sa traversée de la gare.

Le notre, plus raisonnable, arrivait tranquillement, cahin caha, et freinait sereinement. Je chargeais mon lourd pactage dans le fleuron ferroviaire Français, le voyage pouvait commencer. Dans l’action, j’oubliais d’embrasser ma dulcinée sur le quai de la gare, j’avais du laisser mon petit coté romantique à la maison, si tant est que j’en ai eu un, un jour.

Un simple au revoir, la lourde porte se refermait, et le TGV se lançait. Je me mettais dans la lecture du livre de Maître Dupont Moretti, qui m’acapera jusqu’à la gare de Lyon.

Le train entre en gare sans crier gare… avec 7 minutes d’avance.  Je sors, et je porte mon lourf=d fardot dans la capitale : un sac de voyage d’une 20aine de kilo, un sac à dos et 14 kilo et un sac à ski  (avec bien entendu les skis dedans) soit 5 ou 6 kilo supplémentaire, pas forcement évident à porter.

Je fins par attraper le métro, me pause, il faut dire que pour un provincial, étonnamment, le métro c’est très exotique. Les effluves, la ville cosmopolite, le monde entier erre dans ses rames. On peut regretter les yeux fuyants. Changement à Bastille, ligne 5, un manouch’ entre, guitare en main, la musique est superbe, ses doigts dansent sur l’instrument, la mélodie est belle. Ambiance. Je quitte le métro, il neige à Paris, le 17 mars. Denier périple pour rejoindre l’appartement de ma tante alpiniste, Jehanne (oui, elle a même gravi l’Aconcagua !)  Un code, une cours, un autre corde, à faire dans le noir, sans lumière pour éclairer le document que j’ai imprimé, la porte fini par s’ouvrir, je grimpe les 3 étages et toque…

Une seconde fois un peu plus fort. Une vieille dame vient m’ouvrir et me fait passer les clefs. Je redescends, récupère me bagages, nouvelle opération code pour accéder à l’escalier A, ascenseur, 2 étages, puis clef pour une première porte, avant la porte d’entrée. Oui, Jehanne est au théâtre et m’a laissé ses clefs.

Je bouquine, puis je me couche, et je me rends compte qu’il ya la musique à fond dans l’immeuble.  Je vais chercher des boules quies dans le sac. Le lit vibre quand même, c’est un anniversaire, ça excuse un poil les fêtards. Morphée fini par avoir raison de moi. Je m’endors dans ses bras.

Tôt, je me réveille, sans doute le métro aérien qui passe sous les fenêtres… Je finis mon bouquin, qui devait me faire les vacances. Je retrouve Jehanne, on déjeune, on parle de tout et de rien, mais également de montagne, de ses exploits dans les Andes, de sa traversée Chamonix Zermatt a ski !

Elle a décidé de m’accompagner jusqu’au RER, sympa. Je luis laisse prendre les skis, le sac le plus léger, mais pas facile à manier. Je gère les deux autres. Et nous voilà parti, la bouche de métro est en face de l’appart. On file Gare du Nord, elle me laisse sur le quai du RER. Un au revoir et me voilà dans le train. Puis à l’aéroport. Je me débrouille assez bien avec mon chargement. Et je retrouve les autres membres u groupe Allibert alors que je fais la queue pour l’enregistrement.  Et me voilà, devant la porte d’embarquement, en train de taper sur cet ordi ce petit texte. J’adore l’aventure. Elle est déjà là ! C’est tout de même pas compliqué !

 

à suivre....

Ski de randonnée : Pic de Panestrel - 3254 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeUbayeRaid à ski

 

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Vidéo

 

 


 

 

 

Les liens

Séjour en Ubaye

Jour 1 : Tour du Brec de Chambeyron

Jour 2 : Tête de la Mine de fer

Jour 3 : Pic de Panestrel

 

Topo

 

Se garer sur la route de Maljasset

entre Saint Paul sur Ubaye et Maljasset

au lieu dit la Blachière 1724 m

 

Remonter les grabelles ( sentier) et gagner le point 2030 m

Possibilité de skier en dessous de ce point.

Remonter le torrent des Houerts

Passer sous le point 2413 lieu dit "Là où les indiens attaquent"

On veillera à l'absence de peaux rouges sur ce point !

Remonter le canyon

Poursuivre dans le vallon des Houerts

Remonter alors en direction du col des Houerts sans l'atteindre

basculer au point 2819 m

Tourner alors dans le vallon à l'Est

Rejoindre la conque de Panestrel et la pente sud de celui-ci.

On remonte ses pentes. Dépôt des skis vers 3100 m

Remonter au mieux vers le sommet en suivant la partie Est de l'arête.

Passer le canyon des petits indiens et par l'arête rejoindre le sommet

( antenne)

 

CartoFichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX

 

Titre3 ubaye

 

Récit

 

3ème et dernier jour du séjour en Ubaye

Nous quittons le gîte de Fouillouse et son caustique tenancier ! 

Il fait gris (les retours d'Est, toujours eux) le beau temps était annoncé !

Nous trouvons facilement le sentier de départ et zou, ski sur le sac pour 200 m de sentier.  Voilà les névés. il y a des traces à pied, je tente de les suivre. Régis met les skis. Mauvais choix tactique pour moi, je me retrouve à tracer avec de la neige jusqu'aux cuisses par moment, débauche d'énergie inutile ! Je finis par mettre les skis, et c'est bien mieux, ça passe presque qu'en continu ! 

Nous croisons quelques marmottes qui font quelques cabrioles sur la neige, le vallon est sauvage. Nous laissons à droite le col des sangliers et passons dans un canyon digne des Lucky luke, les indien y trouveraient un bon endroit pour une embuscade ! 

Nous en sortons sans dommage.  La pente s'accentue sous le col des houerts, nous effectuons une pause. La rando  change de vallon , assez originale change complètement d'orientation ! Une banane ! 

il fait gris, Régis file loin devant, et mes pauses photos et vidéos ne sont pas là pour améliorer les choses, je n'ai qu'à suivre ses maigres traces dans la neige. Mais, que se passe t'il, Diable, je botte. Bon , ça passe, une courte pente raide pour rejoindre la facette Sud.  Je finis par rejoindre Régis au dépôt des skis, il est en délicatesse avec ses crampons qu'il doit régler ! Ô joie de régler un crampon grippé avec nécessité d'un tournevis ! 

On repart à pied, laissant là les skis. Nous progressons rapidement dans une pente raide mais sans plus. Un mini canyon pour les petits indiens (permet de rester dans le thème !)(il faudra qu'on pense à contacter l'IGN pour qu'ils enregistrent les modification de toponymie)  permet d'accéder au sommet. 

Il fait gris, la font Sancte et son couloir de la banane nous nargue

On file déjà vers le bas, à pied, puis à skis. Pas de décaillage aujourd'hui. et pourtant la neige colle. J'ai l'impression parfois d'avoir oublier d'enlever mes peaux ! On réopère une pause sous le col des Houerts, pique nique. La suite est classique, plus on descend plus la neige est pourrie, piégeuse avec des gros trous de soupe flotte. On passe le canyon des indiens sans souci, j'avais juste l'impression d'être le Rantanplan de l'histoire avec mon style crispé inimitable !

Vient la partie finale à ski , presque nautique, je me prend une gamelle dans la soupe flotte, mais Régis réalise une sorte de salto avant remettant ainsi nos deux équipes à égalité, quoique pour la note technique, il n'y a pas photo, aujourd'hui, c'est lui qui gagne !

Il faut maintenant marcher 20 minutes pour rejoindre la voiture et quitter ce sauvage Ubaye (pléonasme), je n'avais jamais vu une vallée su sauvage !

Photo

 

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Départ

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Là où les marmottes batifollent 

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les aiguilles de Chambeyron

 

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Dépot des skis

 

 

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Le petit canyon des Indiens

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Sommet

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      les petites fleurs violettes de Regis

 

 

Ski de randonnée : Tête de Fer - 2883 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeUbayeRaid à ski

ou Tête de la Croix de Fer

ou, pour moi, Tête de la Mine de Fer

 

Vidéo :

 


 

 


 

 

Les liens

Séjour en Ubaye

Jour 1 : Tour du Brec de Chambeyron

Jour 2 : Tête de la Mine de fer

Jour 3 : Pic de Panestrel

 

 

Topo :

 

Départ de Larche hameau de Malboisset

(se garer au niveau du camping les marmottes, mais pas devant la barrière car même s'il parait fermé, il est peut être ouvert, et le tenancier n'est pas commode...)

Remonter le GR 5 vers l'Est puis tourner par les pistes de ski de fond dans la forêt. pour rejoindre le sentier qui passe sous Roche longue.

Suivre le sentier dans le Ravin de Courrouit.

puis le Ravin de la Fond Bourrette.

On passer à l'Est ou à l'Ouest du Château Lombard

passer au point 2555 m puis remonter au mieux les pentes Nord ouest de la Tête de Fer 2883 m.

 

Récit :


2ème jour en Ubaye :

Grand projet : l'aiguille de Chambeyron par le couloir Sud , descente par le vallon de Chauvet.

300 m à 50° environ pour la montée à la Brèche

La météo annonce ce Mercredi comme LA belle journée de la semaine, on a tout misé sur ce jour . Tapis !

 

Bon il faut dire que je ne suis pas un grand joueur, et que je fais bien de ne pas trop jouer car... le lendemain matin... au sortir du refuge, équipé, cordes, 2 piolets dont un technique, crampons broches baudriers et crampons, ARVA en route ( je mets ARVA mais je devrais mettre DVA, apparemment, ARVA, c'est obsolète, c'est ça l'évolution, c'est le même objet mais il a changé de nom), bref revenons en au fait, vers 6 h ( lever 5 h 30 tout de même), DVA branchés donc, on sort et on se rend compte qu'il pleut.

Moi, un peu embrouillé (oui, le réveil à 5 h 30, c'est tôt)  " ben ça change nos plans ça..."

Régis reste sans voix

Les autres groupes se lèvent et font le m^me constat accablant que nous, il fait pourri.

Les retours d'Est ! encore eux, après nous avoir pourris nos plans en haute Maurienne (voir ici), ils viennent nous contrarier sans prévenir en Ubaye !

 

Allez zou, direction mon lit, où je redors avant un second départ vers 8 h 30, il ne pleut plus mais les nuages de la plaine du Pô sont à l'ouvrage, et celui ci est à mon sens diabolique.

On décide d'aller à Larche, je ne saurais dire pourquoi. On remonte don là bas en on essaie de voit où c'est le meilleur, de visu ! En gros au Nord, c'est tout bouché, au sud avant Larche, il n'y a pas de neige, On se fixe sur la tête de Fer, où il a l'air de ne pas y a voir trop de nuages et ou la neige descend assez bas. En espérant que les retours d'Est ne viennent perturber encore nos plans...

 

On cherhce le meilleur parking, je me gare devant un camping fermé (2 campings cars occupent le reste de l'espace) je fais comme je peux et nous filons. Contents de nous dépenser.

Ça débute à pied, puis à skis sur une vielle piste de fond, puis dans la forêt, un peu ski combat à la montée, on rejoint un "sentier" un vallon ou les avalanches se sont données rendez vous.

Au dessus, Régis, le diesel, a trouvé son rythme, et me laisse sur place. Je ne  fais que contempler un petit point qui me sert de mire... c'est lui ! Si c'est un diesel, moi je dois être un moteur de solex : pas puissant ni au départ, ni ensuite !  Une pause, on repart, on décide de contourner le Château Lombard par l'ouest. Du château, je n'ai ni vu les douves ni les mâchicoulis, pas même un donjon, juste un sommet au milieu d'un cirque.  mais le nom m'a fait rêvé pendant la montée, je sauvais une princesse Flamande des mains du Roi d'Angleterre.  C'est quand j'ai rejoins Régis qui m'attendait que je suis sorti de la bataille de Crécy juste à temps, ça commençait à sentir le roussi.

Le sommet paraît la tout proche , pourtant il reste 400 m !

Je m'emballe un peu , je vais le regretter, c'est ça mon petit côté Chevalerie  Française...

On redescend un peu avant d'attaquer la pente finale. Régis qui n'a pas pris ses couteaux, me conseille de mettre les miens. J'avais déjà du retard du fait que j'étais parti 2 minutes après lui, que je m'étais permis une pause vidéo sans en demander l'autorisation ainsi qu'un pause blouson, bref, je me retrouve dans les choux la pause couteaux à un endroit peu propice, ça perd du temps !) , à plus de 10 minutes de mon partenaire.

Le final est long et un poil monotone, je me refais une pause blouson, le vent d'Est (toujours lui) souffle en rafale !

Un passage en glace, un replat, voilà la pente finale, j'aperçois Régis au sommet qui doit se peler à m'attendre. Quelques mètres et voilà le sommet.

Un vent terrible nous y glace !

 

Bon pour le sommet, moi je pensais que c'était le Tête de la Mine de Fer, et je voyais les 7 nains avec leurs Wagonnets sortants d'une mine à proximité du sommet. En fait il n'en fut rien, juste Régis avec sa tête de contremaître qui m'accueille,  l'air soupçonneux ! 


Je grignote , fais trois photos et enlève mes peaux, on attaque la descente, pas décaillée, un peu glacée... bof bof.

Je finis par faire quelques virages corrects. On poursuit en visant des pentes exposées Est qui devrait avoir décaillée, c'est un peu mieux.  Le ski est bon, il faut se méfier des trous d'eau !

Une pause pique nique avant de descendre dans le vallon, puis la forêt, qui passe relativement bien, il faut bien dire que ça bourrine dur ! et 5 minutes de marche à pied pour rejoindre la voiture.

 

Là un Cerbère nous accueille c'est le gardien du camping. Il râle, d'après lui, notre voiture en empêche l'accès, ce qui est faut, il suffit de pousser un peu plus la barrière et ça passe LARGE, mais bon il devait avoir envie de râler et Régis s'est excusé platement pour notre méfait tout en ouvrant lui même la barrière (le camping car est passé LARGEMENT sans que nous ayons à déplacer notre puissante berline) Nous on pensait aue le camping était fermé (ben oui, c'était marqué sur le panneau de la barrière) mais on n'a pas osé lui dire.

Bon on est parti tous penaus ou presque. Je crois que le gars a bougonné toute la journée !

 

Photo

 

 

 

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On sort de la forêt pour affronter les coulées d'avalanches

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Ben oui, pour une fois, on avait pas emmené les fichiers GPS, on a été obligé de sortir la carte !

 

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Ca grimpe

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La partie finale

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Régis au sommet

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A droite le Château Lombard

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Descente, à la recherche de la neige chaude

 

 

 

 

 

 

 

Tour du Brec de Chambeyron - Tête de la Frema 3151 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeUbayeRaid à skiRégis

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Les 3 cols

Pas de la Couletta 2752 m

Col de la Gypière 2927 m

Col de Stroppia 2965 m

 

Vidéo :

 

 

 

 

Les liens

Séjour en Ubaye

Jour 1 : Tour du Brec de Chambeyron

Jour 2 : Tête de la Mine de fer

Jour 3 : Pic de Panestrel

 

Topo

 

De Fouillouse - 1907 m (gîte - gastronomie ***) , suivre au mieux le GR 5 GR 56 pour atteindre le vallon des Aoupets.

remonter le vallon à gauche (Nord) en direction du pas de la Couletta  - 2752 m

De là, à flanc au mieux, contourner la partie Nord du Brec de Chambeyron. Passer au dessus du lac des neufs couleurs et remonter vers le col de la Gypière - 2927 m

Remonter alors les pentes de la tête de la Frema au mieux et gagner le sommet 3151 m

 

Redescendre au col de la Gypière.

Descendre alors sud pour rejoindre le point entre le col de Stroppia à l'Ouest et le Monte Baueria à l'Est

Remotner alors les pentes du col de Stroppia (2965 m)

De là on redescend par le plateau deplate Lombarde vers Fouillouse

 

Carto fichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX Brec de Chambeyron

 

Récit

 

De l'impact de la météo sur le choix d'un massif.

Ou comment je me suis retrouvé dans les alpes du Sud...

 

Tout avait pourtant bien commencé. La météo paraissait un peu compliqué mais le raid en haute Maurienne s'annonçait jouable. Mon sac était fait et j'avais solidement arrimé mes deux piolets, la face Nord de la Grande Ciamarelle n'avait qu'à bien se tenir.

Il faut savoir que se raid était prévu initialement en 2012, l'année dernière, et que pour moi il avait une signification particulière : c'était un retour aux sources, nous avions passés moultes vacances dans ces contrées hostiles dans ma jeunesse. J'aurai donc retrouvé à cette occasion les montagnes témoins de mes premiers pas d'alpinistes... Mon rêve étant la face nord de la Ciamarella et le Charbonnel, montagne mythique quand on loge à Bessans !

 

Fête de famille le dimanche, au cours de laquelle, un mien cousin m'annonce un retour d'Est et 1m10 de neige à Bonneval. Alors là, je vous déconseille la fête de famille, ou l'ensemble des membres a fait des randonnées et à quelques notions de montagne. Chacun y est allé de son conseil technique, et moi, sans météo ni nivo récente, je n'avais rien à répondre. Je passais une fois de plus pour l'imprudent de service...

Après la fête, je contacte Régis, oui il y a bien un soucis en Haute Maurienne. On décide de reporter notre départ et d'affiner notre massif de départ.

Le lendemain, journée montagne par internet : la nivologie à Bonneval est catastrophique : le pire endroit des alpes cette semaine . Niveau 4, évacuation des refuges par hélico et les 1m10 de neige sont bien tombés...Le fameux retour d'Est !

Après consultation de Régis, nous décidons de partir pour l'Ubaye (oui, c'est lui qui a eu l'idée). Rendez vous à 17 h à Chambéry pour arriver à 20 h dans le sauvage massif de l'Ubaye et le gîte de Fouillouse.

 

Le lendemain, le gardien nous conseille de faire le Tour du Brec de Chambeyron, nous suivrons son conseil, on n'a pas trop le temps de potasser les topos...

On s'équipe, et là c'est le drame, Régis a oublié ses peaux ! (entre autre, pour le reste du matos, j'ai tout en double - bandeau gants ...)  Il décide de tenter la course en couteaux, il y a un bon regel nocturne, et un groupe du CAF de 10 devant, un groupe CAF, ça a toujours une paire de peaux en rabe.

Nous partons, Régis tout honteux de son oubli. Le temps est beau.

Il a la pêche, Régis, car malgré l'absence de peaux, il tient le rythme.

Virage à gauche pour rejoindre le pas de la Couletta, au loin, on aperçoit le groupe du CAF. Régis finit à pied, la neige est plus souple. Nous poursuivons à flanc au Nord du Brec, je rejoins un premier gars du CAF puis le reste du groupe un peu plus loin. Je négocie des peaux pour Régis, il réussira à obtenir des peaux sans colle Gecko, quel luxe.

Un peu plus loin, nous parvenons avec le groupe au col de la Gypière, nous les lassons filer vers le col de Stroppia, tandis que nous partons vers la tête de la Fréma.

 

Je ne sais pas pourquoi, mais avec les peaux, Régis va beaucoup plus vite (et beaucoup plus vite que moi) Nous progressons facilement et finissons par mettre les skis sur le sac sur un ressaut. Ça monte à pattes, un passage rocheux me met un peu au tacquet, je l'aurais bien contourné personnellement.  Les pentes finales sont douces, nous voilà réuni au sommet pour un petit pic nique.

Descente, ski dans les cailloux, juste masqués par 20 cm de poudre. On file en Italie, dans le brouillard, les retours d'Est c'est ça aussi !  Heureusement, la brume n'est pas épaisse. On repeaute pour attaquer la montée au col de Stroppia, on passe au dessus des nuages. Huit conversions nous attendent, c'est plus raide.

Nous rejoingons les Cafistes au col. Puis c'est la descente sur Fouillouse, du très bon ski au départ avant de rejoindre la soupe dans le vallon. Une traversée de pont à ski avant les derniers mètre.

Fin de cette première journée en Ubaye.

Jolie sortie

 

Photo

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Un peu de carto

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Enfin,ça monte

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col de gypière

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C'est parti pour la tête de la Fréma

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Devant le Brec, Régis

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Manger un Chambeyron devant le Brec du même nom !

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Les corniches vues du sommet

 

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Arche

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Le radillon avant le col de Stroppia

 

 

 

 

 


Ski de rando : Omen Rosso 3031 m traversée Mottec - Turtmannhütte

Apoutsiak — Ski de randonnéeValaisRaid à skiAnne

1er jour du raid dans le Val d'Annivier

 

 

 

Vidéo

 

 


 

 

 

Liens du raid en Val d'Annivier sur la Haute Route imperiale

 

Raid en Val d'Annivier

Jour 1 : Omen Rosso 3031 m

 Traversée Mottec Turtmannhütte

 

Jour 2 : Brunegghorn 3833 m arête nord Est

 

Jour 3 : Bishorn 4153 m

Depuis la Turtmannhütte descente sur Zinal


Topo

 

de Mottec 1556 m

Possibiltié de se garer après le bvillage à gauche sur la route de Zinal ( à 100 environ)

Prendre le sentier qui monte sous le Mayens de la barneuza.

De là, rejoindre la barneuza alpage. 2211 m

Poursuivre par la piste au fond du vallon de la Barneuza avant de remonter au mieux les pentes de l'Omen Rosso 3031 m

 

On accede au sommet à pied par la gauche.

 

De là, redescendre vers le col de l'Omen Rosso

Descendre lors le Frilitälli

Possibilité de descendre jusqu'au barrage Amont (attention barres rocheuses)

Point 2191 CNS

Remonter alors endirection du Bruneggbach et par un mouvement en écharpe prendre alors à falnc direction Nord vers la Turtmannhütte 2519 m

 

Carto fichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX Omen Rosso Turtmannhütte


 

 

Récit

 

omen Rosso, ce nom m'évoquait des pentes douces et agréables, j'avias en tête une photo des 100 plus belles où l'on voyait un groupe de skieur en file indienne au lever du soleil, rien que le nom se laissait désirer...

 

Ca commence dur

Je décrete qu'on ne va pas chausser les skis du fait qu'il faille déchausser 100 m plus loin et on se tape la traversée d'un champ de soupe à pied, de la neige jusqu'aux cuisses par moment ... Dur. On chausse un peu plus loin, pour déchausser rapidement dans la forêt. Ca n'est pas grave, il n'y a qu'à suivre le sentier, me dis je, mais en fait, le sentier est glacé, il faut être méfiant, à chaque lacet, une couche de verglas nous attend. Rien de tel pour fatiguer nos organismes ... On avance  et nous finissons par chausser les skis. C'est toujours pourri, il faut remobnter des pentes raides à la neige sans consistance, parfois des zones verglacées dans une forêt hostile. Enfin nous voilà vers la barneuza, nous décidons de nous offrir là notre pique nique, usés par cette première partie d'étape.

 

Nous poursuivons vers l'alpage de la Barneuza, puis dans le vallon, nous arrivons à la limite des nuages, et bien sûr, vu que l'on monte on se retrouve dans les nuages ! Et qui dit nuages, dit ... Jour Blanc, visibiltié Zero, montée au GPS avec juste quelques cailloux comme poitn de repère pour indiquer la pente. Comme on ne voit rien, on ne prend pas forcemment les bons endroits et la pente est raide... Dur.

Anne, qui a le voyage depuis Paris dans les pattes en ch.... J'essaie de tracer au mieux. Je trouve le sommet (merci à mon fidèle garmin au passage, sans lui nous y serions encore)

Je redescends chercher le matos d'Anne.

 

Au sommet il est déjà 18 h, je téléphone au refuge pour prévenir de notre retard conséquent !

 

Nous ne trainons pas, un fort vent permet un pliage facile des peaux et nous nous lançons dans la descente vers le col de l'Omen Rosso.

Jour blanc, encore, toujours. Nous skions rapprochés pour ne pas nous perdre. Par moment on s'arrête sans s'en rendre compte. Je distingue au loin un skieur, étonnant non ? en fait ça n'est qu'un rocher !

La descente se poursuit sous la couche nuageuse. C'est mieux. Quelques virages au milieu de barres rocheuses pour atteindre le lac Turtmannsee.

On repeaute pour le bouqeut final, heusreusement, ici, il y a une trace ! C'est long mais on s'en sort. 20 h 15, voilà le refuge. On entre, il y aplein de monde dans la salle à manger. Le gardien nous accueille super bien. Un délicieux repas !

 

Omen Rosso : Homme Rouge, en référence peut être au cairn qui ornent son sommet. Le cairn est noir...

 

Photo

 

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Dans les pentes sous la Barneuza

 

 

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Somme de L'Omen Rosso, devant le cairn rouge ?

 


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Et on repart en direction du Turtmanngletscher

 

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La Turtmannhütte

Ski de randonnée : Brunnegghorn 3833 m - arête Nord Est

Apoutsiak — Ski de randonnéealpinismeValaisADAnneRaid à ski

2ème jour de notre raid en val d'annivier

 

 

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Vidéo

 

 

 

 

Liens : Raid dans le Val d'Annivier - sur la haute route Imperiale

 

Raid en Val d'Annivier

Jour 1 : Omen Rosso 3031 m

Traversée Mottec Turtmannhütte

 

Jour 2 : Brunegghorn 3833 m arête nord Est

 

Jour 3 : Bishorn 4153 m

Depuis la Turtmannhütte descente zur Zinal

 

Topo

 

AD

 

De la Turtmannhütte 2519 m

Le gardien nous a conseillé de passer par la langue glacière plutôt que de passer par le Gassi ( couloir étroit et raide mais qui évite de perdre 100 m de dénivelé). bonne solution

Quitter la cabane et descendre à flanc vers le bas du Bruneggletscher

Remonter celui ci, la langue tout d'abord, puis le long glacier  pour rejoindre le Bruneggjoch. 3401 m.

basculer versant Nord sur l'Abbergletscher ( le passage se situe presqu'au plus bas)

Prendre à flanc pour rejoindre l'épaule

remonter l'arête d'abord neigeuse

Puis un ressaut rocheux vient barrer le sommet.

Un pas technique (III+ - IV) ( 7 m d'escalade)

L'arête s'effile, et on gagne au mieux le sommet

 

descente par la voie normale

d'abord en direction du Biesjoch puis au mieux sur l'énorme glacier.

On repeaute en bas du glacier pour remonter éventuellement à la Turtmannhütte

 

Carto Fichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX Brunnegghorn

 

 

 

 

Récit :

 

Après une bonne nuit réparatrice (réveil à 7 heures), nous voilà reparti vers les cîmes, avec pour objectif : le Brunnegghorn et sa face Nord !

 

Décollage à 8 heures

 

Anne a la caisse, ça change d'hier. Nous descendons au pied du glacier pour peauter et remonter celui-ci. Nous dépassons un premier groupe assez lent avant de voir partir les premiers vers le Barhorn. Le glacier se fait moins raide. Nous partageons la trace dans un décor féerique (il n'y a pas de trace)

Par erreur nous sommes un peu trop au Nord, nous passons à proximité du Chanzitli (3075m) Par chance, ça redescend sans problème vers le glacier proprement dit. Nous filons vers le Brunegjoch. Nous cherchons le passage pour basculer versant Nord... Trop haut.  Enfin , nous trouvons la solution. 2 m à pied, on rechausse et on file  au pied de la face Nord. Pique nique. Remontée à ski  tout d'abord, puis à crampons. Rimaye, Anne passe tout en finesse. Je me débrouille pas mal. On monte vite, malheureusement ce que nous craignons arrive, la glace est là alors que nous pensions l'éviter. Une belle glace noire bien désagréable. On remonte encore une 20aine de mètres. Je sens que ça va être impossible, nous décidons de redescendre. Désescalade, passage de rimaye, moi tout en finesse, Anne tout en brusquerie, je l'ai entendue pester.

Nous longeons alors la base de l'a rimaye pour couper et rejoindre l'arête Nord Est au tiers de sa hauteur.

Je passe la rimaye en premier, neige bien dure mais pas impressionnant !  Anne me suit. Au départ la neige la neige est hyper dure, compacte, puis vient... la glace noire sous une fine pellicule de neige ! Viennent alors 100 m d'ascension tout en finesse, avec un piolet technique et un piolet light chacun. Dur dur, on en a plein les mollets. Anne peste, ses crampons encrent mal !

Voilà l'arête, je lui lance "ça se couche" De la neige, enfin de la neige" Anne fait une dernière mini zipette et s''écroule de fatigue sur l'arête en grosse poudreuse !

Mais l'invincible Anne a de la ressource.Elle file tracer l'arête. D'abord en neige, un ressaut rocheux se dresse devant nous. Elle tente de le contourner, glace noire, il faut faire front. Puré, si on ne passe pas il faut tout redescendre. Anne passe en réalisant un pas superbourrin, genre grand écart pied mains, bourrinage des bras. Je la suis, tout en finesse... ou presque. Je tente l'escalade à mains nues, mais la froideur de la neige me fait comprendre que ma technique habituelle ne fonctionnera pas... Escalade en gros gants avec des prises dure à nettoyer. Je nettoie pour trouver ou glisser mes paluches. Un bel effort, ça passe. Au dessus, c'est toujours dur. Je prends mon temps pour grimper correctement. Anne m'annonce "ça passe !!! " Je la rejoins, l'arête est méga effilée. Telle une funambule elle fonce vers le sommet.

Bon, pour moi, c'est autre chose... Je crois ne jamais avoir vu de passage aussi effilé. En plus, c'est méga corniché. Au loin Anne approche la croix, je me lance.

Caché par une corniche, je passe l'endroit le plus périlleux à 4 pattes, allongé,  progressant à genou, J'avoue que j'ai un peu mis ma fierté de coté ! L'arête est magnifique, mais technique (si on peut parler de technicité dans ma façon de progresser. Voilà le sommet, on reste un moment au dessus d'une mer de nuage géante.

Longue pause au sommet. Anne remplit le livre . Nous entamons la descente à pied : C'est hyper sec, il y a pleins de cailloux affleurants.

Forcément en descendant on se retrouve dans le brouillard... Jour Blanc, chouette, le thème du Week-end. Enfin quand je dis chouette... On fini par mettre les skis, il faut s'atteler à skier entre les cailloux et les plaques de glace, sans visibilité !!! Ô joie ! La suite s'opère au GPS pour garder la trajectoire, en essayant de suivre de vielles traces.  On finit par basculer sous la couche nuageuse. On peut enfin envoyer dans une bonne neige ! Le faux plat du glacier est vite avalée devant l'impressionnante face Nord du Bishorn. La poudreuse est bonne. Voilà le bas du glacier.

Nous repeautons pour remonter à la Turtmannhütte, où nous arrivons à 17 h 53, Repas à 18 h , juste le temps de se changer avant de déguster le repas en compagnie de 4 hollandais et de leur guide.

 

Une belle et longue journée de montagne.

 

Photo

 

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Départ de la Turtmannhütte

 

 

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Sur le Brunegggletscher

 

 

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Anne

 

 

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Le Bishorn

 

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Le Brunegghorn (à gauche)

 

 

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On a tracé toute la journée !

 

 

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Weisshorn et Bishorn

 

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Les séracs du Bishorn (et son arête)

 

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Première rimaye : on part dans la face Nord

 

 

P1010980Deuxième rimaye... pourvu que ça tienne !

Tout doux, tout doux ...

 

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Anne sur l'arête

 

 

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Au sommet : Weisshorn et Bishorn

 

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La fin de l'arête : Apoutsiak

 

P1010986Sommet !!!

Ski de rando : Raid de 3 Jours dans le Val d'Annivier Omen Rosso - Brunegghorn - Bishorn

Apoutsiak — Ski de randonnéealpinismeRaid à skiValaisAnne

Magnifique raid de 3 Jours dans le Val d'Annivier

 

 

 

Raid en Val d'Annivier

Jour 1 :

Omen Rosso 3031 m

Traversée Mottec Turtmannhütte

 

Jour 2 :

Brunegghorn 3833 m

arête nord Est

 

Jour 3 :

Bishorn 4153 m

Depuis la Turtmannhütte

descente sur la cabane tracuit et sur Zinal

 

Les Vidéos

 

 

Jour 1 : Omen Rosso

 

 

 


 

 

 

 

 

Jour 2 : Brunegghorn

 

 

 


 

 

 

Jour 3 Bishorn

 

 

 


 

 

Week end de ski : Luette - Pigne d'Arolla

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiValaisAnnealpinisme

 

 

 

Vidéo de la première partie 

1er Jour

Ascension de la Luette depuis Arolla par le Pas de Chèvres

 

 

 

 

 


 

 

Deuxième partie

 

2ème jour

Traversée du pigne d'Arolla depuis la cabane des Dix

Col de l'éveque

Arolla

Dammastock - jour 6 - Rhonestock 3589 m -Trifthütte - Realp

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiAnne

 

 

 

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Dernier grande journée de ce raid de 6 jours

 

Vidéo


 

 

Topo

 

29 km - deniv positif 1375 m - deniv negatif 2240 m - 8 h22.

 

Rhônestock 3589 m

 

Départ de la trifthütte

descendre sur le glacier

Le remonter sur sa rive droite.

remonter les pentes du Wysse Nollen

rejoindre l'ObriTriftlimi sous le Wysse Nollen

traverser à flanc pour rejoindre le pied du Rhone stock

Par une jolie pente finale , gagner le sommet

 

Descente


descendre la pente finale du Rhonestock puis le glacier du Rhône apr sa rive gauche ! Rhone gletscher.

Quitter le glacier en rive gauche au niveau de l'eisgrotte et rejoindre l'hôtel du Belvedere 2271 m

Remonter la route du Furkapass (2429 m)

Puis descente sur le Tiefenbach (2106 m)

De là Realp en coupant les dernies virages 1540 m !

 


Carto fichier GPS

 

Tour du Dammastock au format GPX

 

 

Récit

 

Et bien voilà, nous y sommes, dernier jour du raid, et dernier jours à la Trifthütte. cette nuit, il m'est arrivé un truc bizarre, j'ai rêvé en Anglais (oui après la séance vaisselle de la veille en Nepalais Anglais  et Français, c'est tout ce qui pouvait m'arriver !)

Les autres groupes sont partis, et je me prépare doucement !

Un dernier "au revoir " à Irène et talak, et nous voilà dehors, grand beau et larme à l'oeil, discrète, on dira que c'est le vent !

Première descente  pour rejoindre le glacier, en neige dure,  je rejoins Anne pour mettre les peaux et les couteaux (les couteaux, c'est juste pour passer la première bosse)

C'est parti, elle a déjà pris 100 m d'avance, pas de répit pour moi !!! Je la suis. On a pris dans le plus raide et ce faisant on a dépassé les Allemands sans les voir. Bien groupés , bien ordonnés , les voilà qui nous rejoignent lors d'une pause photo. Le glacier est relativement plat, nous rejoignons les Espagnols, qui avancent tranquillement. Ici il me faut faire une aparté technique :

 

Aparté technique : différence entre civilisation : lorsque la pente se fait plus raide, deux solutions : Tout droit dré dans le pentu, tout debout sur les cales (solution du reste du monde)


Pente faible, nécessitant de nombreuses conversions mais beaucoup plus confortable : solution Française ("Une trace , ça se fait sans les cales de montées !" Mr X, CAF de Besançon ! ) La fameuse trace du Cafiste !


Bref, tandis que l'ensemble des groupes grimpent tout droit, nous on monte en zigzag  et ça nous parrait plus sympathique (et au moins aussi rapide !)

 

de toute façon, les groupes se séparent : Au loin, les Suisses se dirigent vers le Diechterhon, les Allemands partent pour passer le petit col et rejoindre les pentes du Galenstock, les Espagnols, derrière suivent les Suisses à bonne distance, nous filons vers le col du Wysse Nollen à gauche , seuls.

 

La montée se passe bien. J'ai un peu la pêche, nous avons une pensée émue lors du passage à l'endroit de la chute d'Anne de la veille. Les conversions se succèdent, je jette fréquemment un oeil sur la Trifthütte qu'on ne distingue plus bien , elle est déjà bien loin.

Co du Wysse Nollen, nous opérons une pause dédicace à Irène et Talak (voir vidéo) sous le vrombissement d'un hélicoptère de l'armée Suisse (au début on les a hué, on pensait que c'était des héliskieurs ....)

On repart à flanc pour une longue traversée, qui nous mène au pied du joli Rhonestock.

 

Je décide de faire une belle vidéo et laisse Anne partir devant et tracer (elle sait faire, elle a fait ça toute la semaine) Et je film près des 3/4 de la montée finale.

Après je me vois dans l'obligation de bourriner un peu pour la rejoindre au sommet. Heureux, pas de vent, grand soleil, on, se repose tranquille.

 

On est reparti pour la descente. Première partie en poudre raide, précisions ici que Wonderwoman m'a refusé l'autorisation de couper la trace ! "Une trace, c'est sacrée !" On a les idoles qu'on peut ... J'hésite, mais me méfiant du couroux Breton, je préfère virer à quelques encablures des traces de montée. Pas envie de tester l'ultimate vengeance ...

La suite est transfo  puis dure (un peu trop à mon goût)

On cherche un peu l'emplacement idéal pour descendre : une bonne partie du glacier est plate !

Et c'est là que je deviens le héros de l'histoire....

C'est mathématique !

ou plutôt physique

rappel : l'énergie cinétique : Ec = 1/2 mv2

étant donné que je suis près de 1 fois 1/2 plus lourd qu'Anne, sur le plat ou le faux plat, ... je gagne !

ENFIN !

après m'être fait humilié pendant 6 jours, voilà que je me retrouve devant.

je ne vous compte pas dans le calcul , la taille des bras (pour pousser sur les bâtons) et des jambes (pour le patineur)

Me voilà larguant wonderwoman sur les longs plats du glacier !

HOSANNA !!!

Nous progressons au cente, puis en rive gauche, dès qu'il y a un plat, je file (faut bien qu'elle voit qui s'est le plus fort ....)

 

Voilà la sortie du glacier (couverte d'un drap)

on remonte pour rejoindre l'hôtel du Belvedere cher à mon Grand père.

Repeautage, puis repérage de marmotte avant de se diriger vers le Furkapass

 

Anne râle, elle déteste le plat (je me délecte de ses paroles)

Elle fulmine ( je savoure),

peste ( je me complais...)

 

Au loin nous apercevons les Allemands, qui n'ont qu'un kilomètre d'avance.

Voilà le Furkapass

Nous basculons versant Realp et Andermatt, la route va être longue.

Nous rejoignons les suisses et opérons une courte pause.

Puis les rejoignons derechef, oui, il n'y a pas de trace et le traceur doit bosser, les autres suivent, glissant dans la trace. Nous prenons des relais, tranquillement, la descente va être très longue.

Les Suisses nous rejoignent.

Nous voilà nombreux pour les relais

Nous passons devant la Tiefenbach, où les Allemands vont dormir, et poursuivons vers Realp.

A présent , la route est damée. Je me tape une relais de la mort, mais vu que c'est damé, ça n'a plus d'intérêt.

on sort de la route pour le final. ça passe relativement bien pour passer les derniers virages et rejoindre Realp ! à ski !

 

Fin de ce superbe raid

nous reviendrons, au moins pour la Trifthütte !

 

 

 

Photo

 

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Les Allemands bien groupés dans la première partie de la montée

 

P1010231

Diechterhorn

 

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Anne sous le soleil (et le Wysse nollen)

 

 

 

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L'armée Suisse en maneuvre sur le glacier du Rhône

 

 

P1010275Anne la traceuse

Pente finale du Rhônestock

 

P1010282Du Rhônestock, vue sur le Sustenhorn

 

 

P1010287

Anne, sommet du Rhônestock

 

 

P1010288

La magnifique pyramide du Galenstock

 

 

P1010291Tiefenstock et Galenstock

 

P1010293Le dammastock 3630 m

 

P1010295Vue sur l'oberland et le Finsteraarhorn

 

P1010300Le Sustenhorn

 

P1010303La bonne équipée !

 

P1010307Le Galenstock

 

P1010323L'hôtel du Belvedere : glacier du Rhône

 

P1010327Traces de marmotte

 

P1010336Les hôtels délaissés

 

P1010346Traceuse

 

P1010348

Pas traceur !

Raid dammastock - jour 5 - 4 Summits on the Dammastock

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiAnneLes 100 plus belles

La journée des 4 sommets:

Diechterhorn : 3389 m

Tieralpistock : 3388 m

Dammastock : 3630 m sommet du massif ! et source du Rhône !

Wysse Nollen : 3398 m

 

Une belle journée de montagne

et une belle soirée au refuge

 

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Raid à ski en Dammastock : les liens

 

Jour 1 : Goschenen - Chenelalphütte

 

Jour 2 : Chenelalphütte Sustenlimi Tiberglihütte

 

Jour 3 : Mittler Tierberg 3311 m


Jour 4 : Tiberglihütte Trifthütte par la Tierberglucke et le Steinhushorn 3121 m

 

Jour 5 : 4 sommets : Diechterhorn 3389 m -Tieralplistock 3383 m - Dammastock 3630 m - Wysse Nollen 3398 m

 

Jour 6 : Trifthütte Realp par le Rhonestock 3589 m et le Glacier du Rhôn

 


 

Om mani padme hum

Om-Mani-padme-hum.jpg

 

Vidéo

 

 

 


 

 

Topo

 

Pour les 4 sommets : 21 km 100

1925 m de dénivelé

8 h 50

 

Diechterhorn 3389 m


depuis la Trifthütte

Rejoindre la glacier de Trif (Triftgletscher)  et mettre les peaux

rester rive droite du glacier jusqu'à 2900 m

remonter les pentes Est du Diechterhorn on arrive à une antécîme dépot des skis

il faut alors remotner l'arête au mieux ! On arrive alors au sommet secondaire

 

Pour le bon sommet , traverser versant Sud avant l'épaule et remonter au mieux au sommet principal (non réalisé )

 

Diechterhorn Tieralpistock 3388 m


Redescendre en passant sous le Diecterlimi (en gros l'objectif est de conserver l'altitude 3200 m

traverser sous le sommet (raide) et remonter sur le Tieralpistock que l'on peut traduire par montagne à vache !!! ( le sommet d'alpage pour animaux)


Tiealpistock Dammastock 3630 m


redescendre vers le Undri Trifltimi 3081 m

puis descendre sur le glacier du Rhone plein Est jusqu'à l'altitude 3000 m

 On remet les peaux direction Est Nord Est vers le Dammastock, le sommet s'atteint en prenant l'arête à gauche !

 

Dammastock Wysse Nollen 3398 m

 

Du Dammastock redescendre sur le glacier du Rhône et prendre à flanc

passer sous le Schneestock et l'Eggstock et gagner le Wysse Nollen

 

descente

 

gagner l'Obritriftlimi

Descendre Ouest Nord Ouest sur l'obre triftchessel, on rejoint alors l'inéraire de montée et le refuge.

 

Carto fichier GPS

 

Ficher GPS du raid en Dammastock au format GPX

 

Récit

 

Nous sortons du refuge et enfin, voilà le soleil. Ca débute par une descente en nege dure, et oui, le matin à 2500 , il gèle ! On remet les peaux ,et Anne est à fond ! genre 250 pas à la minutes !  Dès que je fais une photo ou une vidéo , je perds 30 secondes que je mets une heure à rattraper. Nous voilà sur le glacier et j'ai un peu peur, on a décidé d'enquiller 3 ou 4 sommets assez éloignés et vu que la caisse n'est pas là cette semaine, je sens que ça va être dur, d'autant plus que ma Wonderwoman de partenaire ne semble pas disposée à limiter ses ambitions.

Le premier sommet va être un bon test, les pentes du Diechterhorn on l'air tranquille. Nous sommes seuls sur ces immenses glaciers, Talak et Irène nous surveillant sans doute du coin de leurs yeux bienveillants depuis le refuge. Il fait beau, un poil de vent, c'est agréable. Wonderwoman trace, je me cale à quelques encablures, pour l'instant tout va bien ! Mes peaux ont été réencollées grâce à la colle d'Irène au refuge, ça ne devrait pas poser de problème !

Nous progressons assez rapidement vers le sommet ( 500 m/h à vue d'altimètre)  je peine un peu sur les 100 derniers ! Voilà l'antécîme.

Il faut poser les skis, je décide de mettre les crampons, Anne part, bille en tête, sans ! Là voilà virovelant avec le rocher. Mais je vois qu'elle merdouille, sans crampons on est moins a l'aise dans la neige...  alors elle s'evertue à rester sur le rocher (c'est ça les grimpeurs...) Bon elle finie par passer  et atteindre le sommet.

A mon tour, en crampons, c'est "finger in the noose !" ! je galope dans la neige profonde. Anne me fait un petit film souvenir sur le sommet ! Et à l'arrivée, nous nous rendons compte , que le sommet du Diechterhorn est un peu plus loin, 1 ou 2 m de plus mais inaccessible en suivant l'arête ! Nous décidons de nous contenter de notre sommet !

Pause sans vent avec une vue magnifique sur l'Oberland. bous retrouvons les skis, et c'est parti pour une courte descente avant repautage ! pour une traversée expo.


Anne part devant (comme toujours), je décide de la laisser traverser, m'octroyant une bonne pause repos tranquille !

Je l'ententds pester dans la neige profonde, "puré j'avance pas..." " Quelle galère  !!!!" et quelques jurons que je ne  peux reproduire ici !

Les 100 ou 200 m de distance passés, je la rejoins , ça remonte, on arrive au sommet pour une bonne pause pique nique, midi approche. J'ai plus la caisse que les jours précédent  pour les 4 sommets, ça devrait le faire !

 

Nous redescendons et basculons sur l'immense glacier du Rhône (moins grand que le glacier d'Aletsch mais quand même !)

On repeaute, et c'est reparti pour 600 m de montée monotone !!! En bon scientifique je décide de diviser la montée  en 3 parties de 200, sablant le champagne mentalement  lorsque chaque partie est achevée. Anne réalise des conversions régulières, je me décide à calculer le nombre de pas entre chaque conversion ( environ 50), le dénivelé (environ 5 m) et me met à réaliser des calculs improbables, le nombre de conversion jusqu'au sommet (vertigineux, ( j'en ai parlé à Anne , je crois bien qu'elle m'a pris pour un Maboul !!!) Je pense à plein d'autres choses, bien entendu, pour m'occupper l'esprit, un conseil (comme dans "man versus wild", le mieux est de penser à des choses positives : la famille, les amis, les bons moment.... pour garder le moral !!!)

Le sommet approche plus que 120 m, je m'occtroie une petite pause vidéo photo réhydratation, les nuages bourgeonnent sur les sommets... ca accroche. Devant je vois que wonderwoman montre des signes de faiblesse, est ce possible. Quelques conversions plus tard, je la vois même s'arrêter pour reprendre son souffle ! Moi qui pensait que ça ne pourvait pas arriver ! Alleluya !

Bon elle arrivera quand même à fond au sommet.

Les nuages nous englobent, il y a encore un peu de soleil pour nous tenir chaud.

sommet Du massif, le Dammastock et sa croix.

 

On attaque alors la descente dans le brouillard , ça faisait longtemps. je guide les opérations, on se fie aux photos de carte (oui on a perdu la carte il ya 2 jours, depuis on fait des photos de carte pour se repérer !) Quand le soleil se lève, on fait le point et on affine avec le GPS ! Ca marche pas trop mal. On arrive sous le Wysse Nollen, sommet en glace sculté par le vent , étonnant, ambiance particulière avec le brouillard à coupé au couteau qui nous entoure. Finalement , c'est jour blanc au sommet.

On ne traine pas, il faut descendre, on attend une vague eclaircie, Anne part alors qu'on y voit rien, j'hesite à enclancher le premier virage, elle m'engueule, bon je fais mine de me décider à l'enclancher mais dans la pente et le jour blanc... Finalement discretos, quand elle a le dos tourné, je fais une legere traversée vers les rochers qui me permettent d'imaginer la pente et d'enclancher ce fameux premier virage en toute sécurité. Et là je me rends compte du problème du ski de rando avec un super héros : non content de skier à fond à la montée, il skie à fond également à la descente ! Puré, j'ai les cuisses en feux, on ne s'arrête jamais ! (si c'etait moi, on s'arrêterait deux fois plus ....)

Bon la neige est bonne et on peut se lacher, il faut tout de même faire gaffe aux énormes crevasses !

Ma petite wonderwoman préférée décide de faire des figures et j'ai même le droit à un salto avant,  qui, il me semble , était peu contrôlé, se terminant dans la poudreuse 10 mètres plus bas avec de la neige au large ....

bon il faudra quelques minutes à l'heroïne pour se mettre en état de marche (la neige dans les lunettes posait quelques problème )

Nous voilà sous le refuge.

On repeaute, les autres groupes sont déjà là, on a vu leurs traces sur le Steinhushorn

Nous arrivons commes des héros (même moi)

Les espagnols nous offrent un peu de soupe (super sympa)

on leur expique notre périple et les rares difficultés rencontrées (quand je dis rare, c'est plutôt aucune !)

Le renard vient même prendre de nos nouvelles, mitraillage en règle pour ma part , il n'avait qu'à pas poser... (mon troisière renard après celui de la Schwarenbach et celui du Chasseron !

 

Nous rangeons nos affaires, et nous reposons une demi heure

Puis c'est une extraordinaire soirée qui s'en suit

Irène et Talak nous ont réservé leur meilleur table !

Repas délicieux puis vaisselle en compagnie de Anja ! où l'on a rit en multilingue ! Anglais, Français, allemand, Népalais et même Russe !!!

Merci pour l'accueil inoubliable !

 

J'ai eu de mal à m'endormir, c'est la première fois de ma vie que je rêvais en anglais !!!

 

 

Petit lexique franco nepalais

 

Namaste : Bonjour      नमस्ते

Hanahanous : Bon appetit

danyabaad : Merci : दन्यवाद

Lasso : santé

Dhérai Raamro : très bienधेरै राम्रो

eau : pani

PauroTi : pain पाउरोटी

 

Photo

 

 

P1010042départ au pied du refuge

 

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Le Wyse nollen sous le soleil

 

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crevasses et séracs

 

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Diechterhorn : le final

 

 

P1010067Diechterhorn, le final du final !

 

P1010072Diechterhorn, oups , le sommet d'à coté est un peu plus haut...


P1010073Diechterhorn : vue sur le Steinhushorn

 

P1010074

Tieraplistock

 

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Tieralpistock, vue sur le Diechterhorn

 

 

P1010101Anne a le pied lourd !

 

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Wonderwoman au mode ski (méfiez vous, ça fait mal aux cuisses ...)


P1010129Dommet du dammastock

 

P1010131Dammastock


P1010144Votre serviteur dans le jour blanc (cette seamin là, on a eu notre dose !)

P1010156

ca se lève


P1010177The fox of the refuge !

 

 

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Ambiance détendue !

 

P1010191

 

Pose !

 

P1010200Avec Irène et Talak, soirée géniale !


Raid Dammastock - jour 4 - Tierberglihütte - Trifthütte par le Steinhüschorn

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiAnne

Tres belle traversée entre les deux refuge pour rejoindre l'une des cabanes les plus isolée des alpes : la Trifthütte

 


Raid à ski en Dammastock : les liens

 

Jour 1 : Goschenen - Chenelalphütte

 

Jour 2 : Chenelalphütte Sustenlimi Tiberglihütte

 

Jour 3 : Mittler Tierberg 3311 m


Jour 4 : Tiberglihütte Trifthütte par la Tierberglucke et le Steinhushorn 3121 m

 

Jour 5 : 4 sommets : Diechterhorn 3389 m -Tieralplistock 3383 m - Dammastock 3630 m - Wysse Nollen 3398 m

 

Jour 6 : Trifthütte Realp par le Rhonestock 3589 m et le Glacier du Rhôn

 

 

Topo

 

20km 800 - 1820 m deniv + 2125 m deniv -

8 h

 

De la Tierberglihütte (2795 m) , partie Ouest Sud Ouest en direction de la Tierberglucke (2986 m)

descendre dans le couloir Zwischen Tierbergen (un peu raide au départ) jusqu'en bas.

Attention, les vielles cartes marquent un glacier , mais à présent c'est un lac au fond de la vallée !

traverser en amont du lac (entre le lac et le glacier)

Remonter directement en face un couloir à proximité d'une cascade. Jusqu'au Trift Tälli

prendre alors Sud pour rejoindre le Sacklimi.

Les pentes Est du Steinhushorn vous accueillent, elles sont tranquille jusqu'au sommet 3121 m

De là redescendre le glacier jusq'au replat du Triftgletscher. Le traverser au mieux : à gauche des crevasses à droite, des séracs !!!

Par un petit collet rejoindre le pied de la Trifthütte  que l'on attient facilement ( 100 m de monté tout de même !)

 

Carto, fichier GPS au format GPX

 

Fichier GPS au format GPX Dammastock

 

 

 

 

 

Récit

 

 

 

 

 

Le vent vient en bourrasque frapper les murs du refuge. Emmitoufflé dans mes couvertures, je me prépare à une grace matinée bien méritée ! Je suis bien au chaud et somnole. Je sens le dortoir vide et suis parti pour profiter de ma couchette.

C'etait sans compter ma partenaire de cordée, la Attila du raid. Elle me secoue comme un vulgaire prunier ! au départ, je fais celuis qui n'a rien senti, mais la puissance de la Hune me fait comprendre que je dois mettre un terme à mes projets , il me faut me lever...

"C'est vraiement trop injuste !" murmurais je, la Hune me menaçait de son regard perçant. Je décidais  de me taire et d'ainsi proteger mon integrité physique ! Dans la cuisine, c'est déjà l'effervescence, je déjeune  tout à mes pensées de gros dodo.


Me voilà dehors... Le vent est là, il fait froid et il neige un peu. On a décidé de partir vers la Trifthütte, tandis que toutes les autres cordées se lancent vers le Sustenhorn, projet beaucoup moins ambitieux mais beaucoup plus accessible !!!

Et c'est parti. Je laisse la guerrière partir devant, oui, c'est la tradition chez les Huns, laisser toujours les guerrières devant. Le soleil est là, avec des nuages et un vent à décorner des boeufs ! Assez facilement nous arrivons au col (ben oui, il n'y avait que 200 m de déniv !)

On depeaute, mes peaux ont une sale gueuele, j'espere qu'elles recollerons en bas !

C'est parti, Anne ouvre, je suis, la visibilité n'est pas top, on a du mal à voir le relief, mais la neige est bonne. Le couloir est magnifique. Toute cette neige vierge rien que pour nous !

Après la bonne neige, vient la neige dure et rapidment la croute inskiable sur quelques centaines de mètres !

Puis c'est de nouveau la neige hyper dure, la pente se raidit sur le bas, et là, c'est le drâme, je ne sais pas ce qui s'est passé, mais après un virage, je me retrouve par terre (ou plutôt par glace) glissant vers le bas. Je sens que ça va s'arrêter,.. Non ça réaccelere, mon ski déchausse, je force mon bras et mon pied pour freiner, ça fonctionne. je freine Ouf ! Je me relève , appelle Anne, je n'ai rien, j'ai dévallé 20 mètres et me suis bien crispé pour m'arrêter sur cette neige vitrifiée raide ! Je n'ai pas perdu de matos !

 

Je rechausse, penaud, bien stressé par la chute.

Je vais assurer à fond (trop ?) pour la suite.

 

On rejoint le front du glacier par des passages en caillou un peu degueu à skier !

Pause entre le glacier et le lac, hésitation sur le chemin à parcourir et nous remontons en face !

Court passage à pied puis Anne file devant traçant le long de la cascade (De toute façon au cours du raide, j'ai pas tracé 1 mètre. De totue façon, Anne, c'est une sorte de superwoman en Goretex  !!!

Je vois ma peau gauche se détacher à l'avant de mon ski, plus on avance, plus de la neige s'insere, et plus elle se détache ... Comment celà va finir. Avec une peau merdique, pleine de neige et peut être un peu de méforme, Anne me largue.

On trace maintenant sous l'épaule, je laisse Anne finir la trace dans le raide et me restaure.

Je la rejoins et nous voilà sur l'épaule.

On pause un peu de matos en contrebas et on file vers le Steinhushorn. Ma peau droite commence à merder, je botte (enfin je pense que je botte, en fait, la peau est décollée à moitié et retournée, elle colle la neige sur 1/2 ski ! J'ai l'impression d'avoir des skis de 5 kg ! On rajoute peut être à ça mon poil de méforme.... J'essaie de garder à Anne à 3 conversion maxi. Mais wonderwoman elle n'a pas que ça a faire !  Je sais que le sommet n'est pas très loin , mais pour moi c'est un peu la galère, la berezzina quoi ( quoi que concernant la berezzina, j'ai appris recement que la Berrezinna n'en etait ps une, Napoléon avait réussi en fait à gruger les russes piur traverser ce fleuve, m'enfin, là c'est une autre histoire !!!) Fin de la parenthèse historique !

Voilà le sommet, enfin, ne restera que 100 ou 200 m de dénivelé pour la montée au refuge !

 

Après avoir cherché le bon sommet (oui, la crête est assez plate et ça devient une habitude pour nous de terminer au GPS) Nous nous lançons dans la descente.

La neige est super bonne, et nous opérons quelques pimbarolles bien agréable !

La pente est douce, comme je les aime.

On récupère le matos et on traverse le plat du glacier faisant quelques contours de crevasse !

Nous voilà au pied du refuge

On remet les peaux, ou ce qu'il en reste pour ma part. Anne retrace, je suis à quelques encablures.

La montée se passe bien.

La gardienne nous accueuille : "Bienvenue à Trifthütte, je m'appelle Irène !" avec un grand sourire qui fait du bien. Je le sens bien parti ce séjour à Trifthütte. Elle diparait et revient avec un verre de Rivella !  Coooool ! 10 jours qu'ils n'ont vu personne ! Nous saluons son mari, Talak, Nepalais !

Nous sympathisons rapidement et nous installons . La soirée sera excellente, on essaiera vaienement d'installer le GPS de Tallak sur l'ordi du refuge (1 h 1/2 à discuter en allemand Anglais et Français, sur les notices (en allemand) , les logiciels en allemand ou anglais, chercher le driver, verifier le pilote....

 

Un bon repas

 

Le renard du refuge, vient nous rendre visite

L'ambiance est geniale et je suis bien content de rester 2 jours dans ce petit  paradis !

 

Je réserve mon tour de vaisselle pour le lendemain !...

 

A suivre

 

 

Photo

 

P1000961Au petit matin, les cordées filent vers le Sustenhorn

Ca ne sera pas notre cas !

 

P1000966

En direction de la  Tierberlucke

 

 

P1000970Tierberglihütte

 

 

P1000981La Tierberglucke coté Est (descente) bien platrée

P1010013

Descente du Steinhushorn, la Trifthütte est en face

 

 

P1010016Le couloir sous la Tierberglucke vu des pentes du Steinhushorn

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Raid Dammastock - jour 3 - Mittler Tierberg 3311 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à skiAnne

C'est ce jour là que nous avons atteint l'apogée de la météo de cette semaine : il a neigé toute la journée.

 

Vidéo

 

 

 

Raid à ski en Dammastock : les liens

 

Jour 1 : Goschenen - Chenelalphütte

 

Jour 2 : Chenelalphütte Sustenlimi Tiberglihütte

 

 

Jour 3 : Mittler Tierberg 3311 m

 

Jour 4 : Tiberglihütte Trifthütte par la Tierberglucke et le Steinhushorn 3121 m

 

Jour 5 : 4 sommets : Diechterhorn 3389 m -Tieralplistock 3383 m - Dammastock 3630 m - Wysse Nollen 3398 m

 

Jour 6 : Trifthütte Realp par le Rhonestock 3589 m et le Glacier du Rhôn

 

 

 

topo

 

6km 500 - 700 m de déniv 4 heures aller retour

 

de Tierberglihütte

Prendre la rampe qui monte sous le Gwächterhorn pour atteindre la Chelen lucker 3202 m et le Tierberglimi, de la gangner le Mittler Tierberg 3311 m

 

 

 

 

Fichier GPS au format GPX

 

Raid à ski Dammastock fichier GPS au format GPX

 

 

Récit

 

 

 

 

Après la pluie du premier jour, et la tempête du second, la journée était annoncée la pire de la semaine, à l'avance nous savions qu'elle serait longue !

Nous avons déjeuné à 7 heures, et les minutes, que dis je , les secondes commençaient à s'egrener, très lentement. A 9 heures, il n'est que 8 heures. Je plonge dans mon bouquin, je sais que sans doute nous allons devoir rester  toute la journée dans le refuge. Dehors c'est la neige et le vent ! je surveille la pendule 8 h 17.... 8 h 18. Le temps a ralenti, ça va être long. Anne est comme un pile, "il me l'avait pourtant bien dit, François, de ne pas partir, lui, il le savait qu'il ferait mauvais" "Bon ben ça va !" me dis je in petto " on va le savoir que François c'est le meilleur et que moi je ne suis qu'une brêle juste bonne à emmener des gens prendre des buts ...." 8 h 19. Qui s'amuse à ralentir le temps dans le grand cosmos ??? Ils ont du voir qu'on allait passer la journée à rien faire, alors ils s'ont ralenti la course générale du temps, pour voir notre réaction à nous , pauvres mortels .... 8 h 20, je remonte au dortoir, dehors, il neige , il y a près de 40 cm de fraiche, visibilté.... 10 mètres, quand tout va bien !

Je bouquine, et finis par s'assoupir ( je vais pas vous décrire chaque minutes tout de même, ça serait trop long, d'autant plus qua ce furent de longues minutes.

Une bonne sieste avant le repas.

Le repas parlons, depuis hier, on a commencé à se rationnner, on a entamé les vivres de courses. A midi, c'est 20 grammes de fromage (un excellent Comté), 40 grammes de tomates séchées d'Anne (c'est pas bon mais bon , quand il n'y a que ça on en mange... et dire qu'elle apprend ça en lisant ces lignes...) et un mélange noix de cajou noisette....

Ca ne fut donc pas un grand gueueleton.

A notre grand étonnement, les différents groupes se préparent ( à redescendre ?) on se demande pourquoi ...

Même les espagnols, les moins téméraires d'après nous tentent une sortie, tandis que je pensais opérer une rentrée dans ma couchette...

Je vois qu'il filent vers un sommet proche, et propose à Anne de sortir. Le gardien nous conseille le Mittler Tierberg, comme les autres , plus facile pour surveiller toutes les cordées lui fis je remarquer !

Et nous voilà dehors, la visibilité est un peu meilleur, mais il y a du vent et il neige.

Nous partons , d'abord moi devant, avec Anne quasiement sur l'arrière de mes spatules. A l'occasion d'une pause photo, elle me dépasse et me largue, ça commence à devenir une habitude... Nous doublons les Espagnols dans une purée de poix. et croisons les 3 Suisses qui descendent déjà, n'ayant pas le temps  de leur passer commande, de toute façon on avait pas le catalogue !  (voici un sale jeux de mot sur les 3 Suisses....)

Nous poursuivons, devant il y a deux costaux qui font la trace dans 50 cm de poudre tassée... Nous les rejoignons vers 3100 m, visiblment ils font demi tour.

Je me retourne pour voir les Espagnols à 50 m de moi, à peine visible...

nous décidons de poursuivre vers le haut. Et oui, nous avons mon GPS (sans la trace, malheureusement je ne comptais pas aller sur cette bouse) mais avec le point GPS du sommet, ça, je ne le sais pas encore...

Anne trace, ben oui, elle est 10 fois plus en forme que moi, alors je ne vois pas pourqoui, je tracerai... Moi j'essaie de diriger les opératinos de l'arrière. Jour blanc total, et encore je suis derrière avec Anne comme repère visuel. Quelques grosses crevasses nous servent de repère (et quel repère...) puis une grosse barre de sérac au dessus de nous ... premier repérage à la carte pour voir où nous en sommes.  Nous voyons au lon une barre rocheuse, toute la difficulté consite à rejoindre le col en descendant un peu (mais pas trop) et au bon endroit.

Nous resortons al carte à son approche. Discussions, on se met d'accord sur la suite, mais au moment de ranger la carte, on la lache tous les deux. Elle fait ziiiiip sur la neige bien dure, ah oui, une carte dans une pochette plastique, ça fait ziiiiip sur la neige dure. On la voit disparaitre 10 mètres plus bas dans le blanc .... impossible de savoir si elle est allée très loin ou pas. Et M...., en plus on avait toute les cartes du raid  dans la pochette.

Bon on a eu le temps de mémoriser la suite, et en plus je me rends compte que j'ai le point du sommet sur le GPS.

On repart, J'essaie de guider Anne au GPS mais elle a tendance à ne pas aller droit. Ce qui m'oblige à lui faire prendre un 90° à gauche pour la remettre dans l'axe du sommet ( vous avez qu'à regarder sur le fichier GPS, vous verrez au niveau du col, une manoeuvre originale... En fait Anne elle a tendance à tourner à droite légèrement quand elle va tout droit !!!

Nous butons sur le bastion sommital. C'est parti pour la série de converson. On hésite, la pente est raide, mais nous finissons par arriver sur une crête sommitale. Un leger merdouillage plus loin, Anne arrive à ce qui semble être le sommet, je vérifier sur le GPS, c'est bien ça. Ca nous rappelle le sommet de la Dent d'Herens l'été dernier où nous avions vérifié que nous étions au sommet à l'aide du GPS (on savait pas si on était sur une antécîme...)

 

On fait une courte pause, heureux d'avoir atteint ce petit sommet.

 

et c'est parti pour la descente, on laisse les peaux pour la première partie

on rejoint le col en suivant un peu nos traces et beaucoup le GPS...

Puis, plus de trace. le vent a tout balayé

On remonte à hauteur du sérac pour enlever les peaux.

Puis c'est la descente pourrie dans le jour blanc  où on ne peut pas vraiment se lacher parce qu'on ne voit rien.

On en profite vraiement pas, mais on finit par retrouver les traces et le  refuge.

Ca nous aura occupé l'après midi, cette petite histoire, ça, c'est bien cool !

 

Soirée occupée au séchage du matos dont les peaux qui commencent à monter de grand signes de faiblesses au niveau de la colle....

 

P1000924

Au dessus du refuge

 

P1000933

Là , il faisait encore plus pourri que pourri

 

 

P1000934

Au sommet

 

P1000936

Au sommet

 

P1000938Cordée victorieuse, sous la neige

 

Tour du Dammastock (3630 m)

Apoutsiak — Ski de randonnéeRaid à ski

  6 jours en Dammastock

avec Anne

 

 

Raid à ski en Dammastock : les liens

 

Jour 1 : Goschenen - Chenelalphütte

 

Jour 2 : Chenelalphütte Sustenlimi Tiberglihütte

 

Jour 3 : Mittler Tierberg 3311 m


Jour 4 : Tiberglihütte Trifthütte par la Tierberglucke et le Steinhushorn 3121 m

 

Jour 5 : 4 sommets : Diechterhorn 3389 m -Tieralplistock 3383 m - Dammastock 3630 m - Wysse Nollen 3398 m

 

Jour 6 : Trifthütte Realp par le Rhonestock 3589 m et le Glacier du Rhôn

 

 

 

 

 

 

 

Jour 1

 

 

Goschenen - Chenelalphütte

sous la pluie battante !!!

 

 

P1000889

 

 

 

 

Jour 2

 

Chenelalphütte Sustenlimi

Tiberglihütte

But au Sustenhorn

 

P1000909

 

 

 

Jour 3

 

Mittler Tierberg 3311 m


P1000938

 

 

 

 

Jour 4


Tiberglihütte Trifthütte

par la Tierberglucke et

 le Steinhushorn 3121 m

 

P1000981

 

 

 

Jour 5


4 sommets


Diechterhorn 3389 m

Tieralplistock 3383 m

Dammastock 3630 m

Wysse Nollen 3398 m

 

Nuit à Trifthütte

 

P1010072

 

 

Jour 6

 

Trifthütte Realp

Rhonestock 3589 m

Glacier du Rhône et Furkapass

 

P1010275

 

 

 

Voili voulou...

A suivre donc ...

 

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