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Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden

Apoutsiak — LofotenSki de randonnéeRaid à ski
Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : VardenSki de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden
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Aujourd’hui, c’est décidé, il va faire beau.

D’ailleurs, le temps est plutôt clair, ça va changer !!!

Yes !

Vu qu’il est un peu tôt pour aller manger, j’opte pour une petite balade matinale et touristique, jusqu’à la petite chapelle qui trône fièrement en face du chalet. Je pars en chaussures de ski, il y a quand même pas mal de neige et je n’ai pas envie de me mouiller les pieds.

Arrivé à la chapelle, je vois un joli canard sur la plage, et le photographe animalier  qui sommeille en moi, décide de faire le clicher de sa vie.  On j’opte pour le panasomic et je règle le zoom au maximum… X24, il fait ce qui faut. Je zoom donc sur la bêêêête, flûte elle a décollé. Et ô surprise, il ne s’agit pas simplement d’un triste canard, mais c’est un magnifique Aigle de Norvège qui prend son envol. Je prends temps bien que mal 3 photos qui seront sans doute toute pourrie, la loose.

Je poursuis ma balade autour de la chapelle, mitraillant le fjord et les montagnes avant de rentrer déjeuner. Tout ça m’a mi en appétit.

Le soleil montre le bout de son nez, pas de vent… tip top.

 

Le bus s’ébranle, bien chargé. Huit skieurs mal réveillés à bord. Seul Philipe qui a sans  doute déjeuner au red bull est à fond… La route est enneigée, verglacée,  mais pour Philippe c’est simple, c’est pédale de droite enfoncé jusqu’à la garde et, règle absolue, ne pas appuyer sur la pédale de frein. Bilan, on va vite, inconvénient, on va un peu trop à fond à mon goût…

Virage à gauche, le fourgon glisse, virage à droite, il dérape, dépassement d’un poids lourd qui, il me semblait, roulait déjà assez vite. Mon estomac suit la courbe des virages. Un coup à gauche, un coup à droite, Sous le ciel bleu, la mer sombre, ma tête verdit. Je crois que je suis un peu malade. Je m’accroche comme je peux dans ce véhicule fou. Ne pas vomir, ne pas vomir, il faut faire bonne figure. Les paysages ont magnifiques, un fjord à droite, la mer à gauche, pas le temps de regarder, se concentrer sur son pylore pour passer le temps passer ce petit cap.

Le fourgon dans un dernier dérapage se gare sur le parking, il était temps.

 

Et on s’équipe, chacun de son coté, avant de partir vers le Cîmes.  Le départ va être assez plat, une piste de ski de fond nous attend pour les premiers kilomètres. Et nous voilà partis en file indienne, on n’a pas pris un guide pour rien. Tandis que nous suivons la piste de ski bien sagement, nous observons des prédécesseurs bien haut sur la montagne. Il fait beau mais un peu gris, tout va bien.

Je range la Goretex et me retrouve juste avec un fine polaire sans gant pour la suite…

Après les trop longs kilomètres de ski de fond (on n’est pas venus pour ça) on attaque les choses sérieuses, la pente se raidit, le sentier louvoie sur une jolie crête. Le groupe s’étire et se compresse comme un accordéon. Seul Philippe garde le même rythme, les autres vaquent à leurs occupations, flânent, font des photos et profitent du beau temps…

Plus on monte, plus la pente se fait raide,  et les premières conversions apparaissent. A chacune d’elle, le groupe s’étire, puis dans la ligne droite suivante, chacun fait un sprint pour rattraper le précédent et ne pas se faire larguer. La méthode est bonne mais nécessite d’avoir le cour solide.

Je me retrouve derrière Romain. Et Romain, bien que fort sympathique, n’est pas le champion du monde de la conversion. Je sais, c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité, mais c’est la VERITE !!! Il ne faut pas se mentir, un jour, je lui donnerai quelques conseils. Bref, quand tu es derrière Romain, c’et pire, tu arrives au virage, tu freines un coup sec,  tu t’arrête et tu en profites pour admirer LONGUEMENT le paysage (tu peux même avoir le temps de faire une photo) Bref, le temps passe, son ski externe peine à tourner  mais quand c’est enfin fini, c’est ton tour, tu t’es bien refroidi, et le groupe qui était devant est déjà méga loin.

La vue est pas mal, à gauche au loin la mer avec de petits fjords, à droite, le Kongsvatnet, un chouette lac enneigé entouré de cabanes de pêcheurs avec  des cabânes au fond du jardîn…

 

Mais le temps change, il fait plus gris, il y a plus de vent, je remets la Gore tex. Nous croisons  de magnifiques skieurs au style épuré qui trace de belles lignes sans cette neige immaculé, ou presque. Jusque là, je virevoltais, passant de l’avant du groupe à l’arrière puis remontant devant. Et d’un coup, je ne sais pas ce qui s’est passé, je me retrouve à l’arrière. Je vais me refaire, je suis juste derrière  Nathalie et les sept autre sont 100 m devant. Je ne sais si c’est le parfum de Nathalie aux effluves enivrantes ou ma forme déclinante, mais je reste dans ses spatules, profitant de l’instant, du jasmin, et du romarin… Les minutes passent, aucune envie de dépasser. Ai-je été ensorcelé, impossible de la dépasser. Elle fin par proposer de me laisser passer, ce qui est idiot, il y a largement la place sur cette pente débonnaire. C’est à regret que je passe. Fini, le numéro 5 de Channel et son soleil radieux, je passe du coté obscure de la force. Il se met à neiger, le vent  souffle avec force. Le temps change. J’hésite encore, rester avec Nathalie, en profiter pour mettre un doudoune (je vois bien qu’au col, ça tabasse dur) ou filer vers l’avant pour faire des vidéos des 7 mercenaires, devant…

J’ai longuement hésité, mais mon devoir m’a appelé, et j’ai bourriné. Au départ, j’avais l’impression de ne pas rattraper le groupe. A bout, je suis à bout … Puis finalement, je rejoins Gabriel et Olivier , puis le reste du groupe.  Le col est là, dans la tempête, le groupe se réuni, on repassera pour el pic nique au col… Enlever les peaux dans le vent et le blizzard, o sent bien qu’on est au Nord du Cercle polaire, je me demande si on n’est pas encore plus prêt du pôle Nord au vu des conditions rencontrées.

Jour blanc ! Tempête de neige…

La descente commence, et c’est là que tu ne regrettes pas d’être partir avec un guide… En temps normal, je serai parti devant, dans un Chasse neige de compet afin d’éviter de tomber à l’arrêt, le nez dans le GPS. Là, j’adopte une technique assez mesquine qui consiste à utiliser les autres comme repère visuels dans le jour blanc. Tu laisses passer tout le monde, ou presque, puis tu te lances, en les dépassant et en se servant d’eux comme repère visuel… Méthode assez efficace qui permet de se faire un peu plaisir dans des conditions plus que moyennes…

Cédric entame la descente dans un style sobre et fluide, il virevolte à chaque virage, il ne skie pas, il danse, et Sylvie, sa muse, qui aimerait lui faire plaisir, tente de danser avec lui, mais c’est moins bien, ça déçoit, elle aurait sans doute du  le laisser filer seul, le tableau été plus joli, plus gracieux ! (l’occasion pour moi de dédicacer ce court passage à Cédric)

Chacun tente de ne pas tomber dans les passages croutés, mais ce ne sont que des tentatives, on se retrouve toujours par terre (ou plutôt par neige) à un moment donné.

Devant, Philippe Galère, la buée sur les lunettes de soleil, le jour blanc, la neige à l’horizontale. Il fait du Chasse neige !!! Et moi, quand je vois un guide faire du Chasse neige, ça m’éclate !!!

On se retrouve un peu bas. Et le groupe enquille une petite traversée à droite pour rejoindre l’arête. Une jolie Norvégienne est tankée et, je comprends assez vite qu’elle attend sa copine. Que j’ai vu partir au dessus. Dans mon onglet de compet’ je lui lance «  You’re waiting for someone ? » et je comprends qu’elle attend sa copine. Je lui explique qu’elle est au dessus, d’ailleurs je la voie. J’aurai adoré que la conversation se prolonge, visiblement pas elle, déception de l’idylle débutante avortée dans l’œuf.  On a la loose ou on ne l’a pas. Faudra que je trouve une technique d’approche plus subtile si je ne veux pas rentrer bredouille de Scandinavie.

Bon pendant que je papote avec l’autochtone, les autres sont déjà loin. Je file, rejoins le groupe, il faut remettre les peaux et rejoindre l’arête. La voici, battue par les vents, ce matin il y avait une jolie vue. Là on peine à lever la tête dans la tempête.

Bon alors c’est l’occasion pour moi de faire une petite remarque à notre groupe  (je sais qu’ils lisent ces lignes avidement). Il serait pas mal que vous vous améliorerez dans les manœuvres de peautage et dépeautage. Je m’explique, on n’a pas besoin de 20 Minutes pour enlever des peaux, et ceci d’autant plus lorsqu’on est dans la tempête. Donc, plutôt que d’aller pêcher le soir, ou de passer votre vie au Saunât, réviser vos manœuvres dans les chalets pour qu’en situation extrême, ça ne prenne pas des plombes, j’ai froid … Fin du message personnel, à bon entendeur…  Fin du message personnel.

 

Tout  ça pour dire que j’ai froid, et que je suis ravi  quand le groupe repart. Descente dans les bouleaux, slalom sympa avec de la poudreuse par moment. On file, le vent se calme, les virages s’enchaînent. Cédric, ne skie pas, il ne fend pas la neige, c’est la neige qui s’ouvre devant ses skis. Il est, de loin, le meilleur skieur du groupe. Si on peut parler de skieur, les autres skient, lui, c’est le professeur, il apprend à chaque flocon où est sa place sur cette montagne, son nom norvégien Svekmlkist se traduit par : « Grand ordonnateur du Monde »

Là-dessus on rejoint les pistes de skis, où chacun se tire la bourre, surtout les

mecs. Un mec c’est un truc bourré de testostérone qui n’a qu’un objectif : surpasser son semblable. Et donc on est à fond, en canard, à savoir qui sera le plus rapide. Je me rends vite compte que ça n’est pas moi, et, vilement je m’arrange pour péter le ligament croisé de Svekmlkist, un adversaire en moins.  Les accrochages se multiplient et je ne sais pas par quel miracle, j’arrive devant à la voiture.

Le reste du groupe suit, les filles, sagement, prudemment, ferment la marche

 

Il neige

C’est toujours la tempête quand j’écris ces lignes…

 

Finalement, il n'aura pas fait beau !

Ski de rando aux Lofoten - Apoutsiak chez les Vikings- J3 : Varden
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