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Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m

Publié le par Apoutsiak

81ème 4000 gravi !

En solo, à défaut de partenaire disponible.

Une jolie ascension dans une météo de rêve.

Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m

Vidéo

Topo

 

Topo photo du Mont blanc par l'arête des Bosses

N'hésitez pas à me contacter par mail pour plus d'informations, ou ajouter des commentaires !

refuge du Gouter

Montée au refuge du Goûter Du refuge de Tête Rousse au refuge du Goûter Du refuge de Tête Rousse au refuge du Goûter - vu depuis ce dernier (du haut)

Voir les photos ci dessous

Mont Blanc

Du refuge du Goûter au Dôme du Goûter

Du Dôme du Goûter au sommet du Mont Blanc - l'arête des Bosses proprement dite L'arête des Bosses et le Dôme du Gouter vu du dessus

Voir les photos ci dessous

Topo photo ascension du Mont BlancTopo photo ascension du Mont Blanc
Topo photo ascension du Mont BlancTopo photo ascension du Mont Blanc
Topo photo ascension du Mont BlancTopo photo ascension du Mont Blanc

Topo photo ascension du Mont Blanc

Mont Maudit

redescendre les pentes Nord du Mont Blanc. Passer à gauche des petits rochers Rouges et descendre le mur de la cote. rejoindre le col de la Brenva 4303 m

Passer la rimaye et remonter la pente Sud du Mont Maudit (45°) quelques rochers faciles mènent au sommet 4465 m

Le topo est original, il permet d'éviter les crevasses et les séracs du Maudit et du Tacul.

Je suis revenu par le même itinéraire, il ya également la possibilité de descendre sur l'aiguille du Midi par l'itinéraire des 3 Monts.

Récit

L'ordi a bien chauffé !!! J'ai pourtant cherché un partenaire de cordée disponible, d'abord dans mes partenaires habituels, puis sur camp2camp, mais incroyable, personne n'était dispo... bilan, je change de programme, au départ j'avais prévu d'aller faire le Zinalrothorn, et bien je jette mon dévolu sur le Mont Maudit, plus simple à faire en solo et la météo y est annoncée meilleur.

Une place se libère sur le site de réservation du refuge du Gouter, et zou, elle est pour moi. Plus qu'à préparer mon sac, remettre les bons fichiers GPS dans la montre et le GPS. Je recalcule le temps qu'il va me falloir pour gravir le Mont Blanc, redescendre au col de la Brenva, gravir le Maudit, puis en redescendre avant de remonter au Mont Blanc pour en descendre par l'arête des Bosses... Il y a de la distance, il y a du dénivelé : plus de 1800 m.

Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 mAlpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m

Récit

Un petit repas du soir en famille, puis je prends la route de Chamonix. Je me gare au col des Montets pour passer la nuit, je suis devenu un adepte de la nuit en voiture, il faut dire, que le fait d'emporter un matelas améliore grandement le confort.

6 h 30, je me réveille, petit dej et départ pour le Fayet. Le premier train est à 8 h 20

Je somnole en profitant du paysage. La montée est longue, 1 h 15 pour atteindre le nid d'Aigle, YAPLUKA !

Bon, je mets un peu de temps à organiser mon sac, et je me retrouve en queue de peloton en direction du refuge. J'ai décidé de monter à un bon rythme, histoire de voir ce que ça donne... il va me falloir dépasser la longue file d'alpiniste, alors je galope, et je dépasse en essayant de ne pas trop déranger... Un guide me lance "on finira tous par arriver en haut", il n'a pas tord, mais je poursuis. Le gros de la file d'alpiniste est vite derrière et me voilà aux Rognes Je continue avec 2 guides à proximité. On arrive assez rapidement à hauteur de Tête Rousse où j'opère une courte pause pour mettre les crampons. 1 h 20 que je marche.

 

Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 mAlpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 mAlpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 mAlpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 mAlpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 mAlpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m

Le glacier de Tête Rousse est traversé, j'enlève les crampons et suis la sente qui mène au Grand Couloir. Il a l'air calme. La bête est endormie, j'en profite pour passer. Une sente est tracée, et le passage est rapide, cet endroit est toujours stressant, j'y ai vu des rochers plus grand que des frigos dévalés les pentes lors de mes précédentes ascensions...

Au dessus, un peu de calme et je rejoins l'éperon. Un peu d'escalade, un peu de sentes, à force de passages, je sais rester au bon endroit sans trop avoir à chercher le bon itinéraire...

Je rejoins le Gouter, l'ancien refuge, et file vers le nouveau pour une courte pause. 3 h 10 depuis mon départ de tête Rousse, temps correct.

Je dépose quelques affaires superflues au refuge et je repars, avec pour objectif, le Dôme du Goûter, ça me dégourdira les jambes, même si je sais que cette "petite" ascension devra être payée demain...

Et oui, tout se paye ma bonne Dame...

Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
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Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
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Bref, je repars vers le haut. D'abord sur l'aiguille du Goûter, puis dans les pentes du Dôme, sous la surveillance de l'aiguille de Bionnassay.

Le temps est beau, pas de vent. Je me retrouve rapidement avec un autre gars qui prend ma roue.

On progresse sans un mot. Son pote est loin devant.

L'altitude se fait un peu sentir. Je ralentie le pas. On se retrouve à l'épaule à deux, j'adore ce moment où le Mont Blanc se découvre, magique ! Il monte avec moi au Dôme du Gouter. On papote, il me précise qu'il va descendre du Mont Blanc en parapente, la classe !!! puis part vers sa destinée, je reste là pour faire le Guignol et profiter du paysage...

Au loin, de nombreux alpinistes sont encore à Vallot et sur l'arête des Bosses.

1 h 20 pour monter au Dôme, correct, sans plus !

Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
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Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m

Retour au refuge par le même itinéraire. J'ai les pieds qui chauffent. Arrivé au refuge, je m'installe. Accueil efficace. Je vais sur mon lit, me reposer. J'essaie la tecnique du "Je ne m'endors pas, sinon je ne vais pas dormir cette nuit" mais je n'y arrive pas, Morphée me prend dans ses bras... Encore raté Caramba. Je me réveil à 18 h, juste le temps d'aller dans le réfectoire. Je médite, il y a du monde, les guides prennent l'apéro avec le Gardien. A table, focemment, je suis seul avec un groupe de Russe. Bon le point positif, c'est que j'ai fait un an de Russe en seconde, le point négatif, c'est je suis vraiment nul en langue, et que le seul mot qui m'est resté c'est "excusez moi" (Scouzatemnié), pas pratique pour tenir une longue conversation... Le Russe en face de moi a l'air patibulaire, mais je fais mon social, pas envie de manger "dans mon coin". Il ne parle pas Anglais. J'essaie de lui expliquer mes connaissances en Russe. Je sens qu'il s'en fou, l'altitude le rend un peu grogui. De toute façon, il y a un souci, les Russes ne sont pas à cette table. Vu le nom sur le panonceau, je vais avoir droit à des Allemands... Mais non, c'est un groupe de Genevois qui arrive. Ils sont 6 avec 3 guides de la compagnie des guide de Chamonix. Le guide "chef" annonce : "LEDOUX !" " tout seul ?" Je lève la main "C'est moi !" La conversation s'arrête là, je sens qu'il ne valide pas ma montée en solo.

Je me retrouve en bout de table. La conversation est sympa. Elle tourne sur l’ascension des 4000 et des 82 (ben oui, j'ai du avouer que je venais plus pour le Mont Maudit que pour le Mont Blanc) Ce qu'il y a de marrant, c'est que je les connais tous, et que j'ai un avis autorisé sur chaque ascension. Je passe un très bon moment. Et je me gave, de soupe et de poisson (oui, de poisson !) Ce qui fait que j'ai du mal à finir le dessert !

Je passe regarder le coucher de soleil, bon, il faut avouer qu'il y a un léger contraste entre le paysage et l'odeur et la vue des résidus de chiotte qui se déversent 5 mètres sous le refuge. Bon, je ne reste pas ...

Direction les mégas dortoirs pour une mauvaise nuit, il est 20 h 30....

Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 mAlpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 mAlpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m

2 h 50, le violoncelle de mon réveil me réveille. Je m'habille discrêtement, visiblement, il y a encore des gens qui dorment... Le petit déjeuner est avalé avec les Genevois, je me prépare et à 3 h 30, je suis le premier à quiter le refuge. Je lève l'ancre, la nuit est d'encre, tout va bien.

Je progresse sur l'arête du Goûter, le halo de la frontale éclair les quelques mètres devant moi, objectif, arriver dans 3 h 30 au sommet du Mont Blanc. Je reprends les pentes du Dôme, le regel est bon, les crampons crissent. Je parviens à l'épaule, je perds un crampon. Je le remets et repars sur le plat du col des Dôme pour le perdre une seconder fois. Le remettre en place prend pas mal d'énergie. Mes deux crampons se font la malle une troisième fois, le retour de la malédiction du Mont Blanc, il y a 3 ans avec Sandrine, j'avais cassé un crampon dès le glacier de Tête Rousse (Voir Le Mont Blanc en Amoureux)...

Lorsqu'ils partent une nouvelle fois, au niveau de Vallot, je décide de faire une pause réparatrice... pas pour moi, mais pour mes crampons.

Me voilà dans la nuit noire, le couteau Suisse à la main, en train de réparer mes crampons,  objectif, les resserrer, je me gèle les doigts. A présent, quand je les remets, ça tend, mais ça tient mieux, la talonnière s'enfonce dans mon talon, bien désagréable, mais les crampons devraient rester en place.

Au loin, les premières frontales passent le col des Dômes

Je repars vers les bosses, la pente devient raide, j'attends le passage de la crevasse équipée par les guides, je ne me souviens plus où elle est placée exactement.

1ère bosse, RAS, seconde bosse , pareil, et si j'avais passé la crevasse sans m'en appercevoir, je suis si fort à présent... Je monte en direction de l'éperon de la tournette, il ne reste plus grand chose, ah, si, la crevasse, la voilà !

Une énorme crevasse barre l'accès à l'arête, elle devient fine à un endroit, mais est verticale sur 5 mètres environ, les guides y ont taillé un escalier géant ! Une corde fixe a été mise en place. Il y a juste un grand pas. Je franchis l'abîme, puis me retrouve dans la pente. Les marches sont hautes et bêtement, j'ai gardé un piolet en mon bâton. Je finis par m'élever, serré par les parois de la tranchée réalisée par les artisans guides. 2 pas plus tard, tout devient plus facile, l'escalier, entre les deux parois de neige progresse vers le ciel et permet de rejoindre l'arête. Dernier ressaut, dernier bout d'arête, le vent s'est levé, il fait méga froid. Je peine à filmer les derniers instants sans mes gants. Il fait encore nuit, mais les couleurs sont superbes !

Le sommet, je n'y traine pas, je file versant Italien me protéger du vent (et oui, le TRUC, c'est qu'en descendant coté Italien on est souvent bien abrités) Petite pause, j'enfile ma doudoune, je mange une barre, 3 heures et quart depuis mon départ. Impeccable.

Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
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Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m

Je ne traine pas et j'enquille avec la descente. Le gîvre s'est transformé en morceaux de glaçons assez désagréable à cramponner, je progresse en suivant une pseudo sente, pas hyper rapidement. Je rejoins le haut du mur de la Cote.

Si quand on était passé avec Yannick il ya 1 mois, il ya avait de grosses marches, aujourd'hui, il n'en est rien. Quelques traces de pas, il faut rester concentré. Voilà le col de la Brenva. je poursuis, ça monte, ça descend, je croise deux alpinistes en direction du Mont Blanc. Me voilà au pied du Maudit, l'OBJECTIF !

Je laisse mon sac et pars avec un bâton et mon piolet light. Le départ est peu raide, une pseudo rimaye bien bouchée , puis ça se corse, la pente devient plus forte, la neige laisse place à un peu de glace sous-jacente. il faut ancrer les crampons correctement et j'ai les crampons light, pas forcement le mieux pour un bon ancrage Je reste concentrer et je progresse, je retrouve des pentes moins raides, puis 3 pas d'escalade me laissent accéder au sommet , YOUPI !

81ème 4000, je m'amuse à faire un "direct facebook" juste pour la famille. Je fais quelques photos, le paysage est superbe, une douce brume dans les vallées, et les cimes aux couleur automnales.

Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
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Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m

Il faut déjà penser à redescendre, mais également à la montée sur le Mont Blanc, au moins 500 m de dénivelé encore...

Je descends la pente raide et rejoins mon sac. 3 Espagnols s’inquiètent du fait que j'ai laissé mon sac là. Ils doivent penser que je suis naze et que mon compagnon de cordée est parti au sommet du Mont Blanc tandis que je l'attends. Je leur précise que tout va bien. On se prend en photo et je les quitte. Je traverse le col de la Brenva et attaque le mur de la Cote. Je prends un rythme lent qui m'amènera au sommet. Au loin, je vois que les Espagnols avancent peu. Je remonte jusqu'au petit rochers rouges. Au dessus, je suis la trace.

Un parapentiste prend un départ un peu taquet juste devant moi. Impressionnant, son collègue m'avoue qu'il n'a pas une grande expérience. Je poursuis et me retrouve au sommet du Mont Blanc encore seul. Juste le temps de prendre en photo mon saut de joie j'attaque la descente, la grosse crevasse est beaucoup plus impressionnante, de jour, un énorme trou, dont on ne peut sonder la profondeur. Je dépasse a l’abord de celle ci une cordée avec guide, assez lente.

 

Je galope dans la descente, les bosses, puis Vallot. J'enchaine sur le col des Dômes , la remontée à l'épaule est rapide. Descente du Dôme, avec deux trailers, qui ne vont pas plus vite que moi, il faut dire que l'un d'eux a l'air dans le dur...

Je ne m'arrête pas au refuge, alors que je sais que j'y ai laissé un précieux paquet de fruits secs... J'enlève les crampons à l'ancien refuge du Gouter avant de basculer. je dépasse d'abord une cordée avec guide, puis me retrouve au "cul" de 3 alpinistes, rapides, mais moins que moi. je parviens à les dépasser à l'occasion d'un passage ou deux options sont possibles. Tout se passe bien. En repérant les alpinistes qui montent on arrive à bien anticiper les endroits où passer. La progression est bonne, je me rends compte que je vais peut être avoir le train de 14 h 45 (et oui, j'ai appris les horaires par cœur, ça permet de ne pas louper un train pour 5 minutes)

Je sais que ça devrait être short alors je ne m'arrête pas.

 

Voilà le grand couloir, une traileuse me laisse passer, j'attaque sans hésiter, pas la peine de tergiverser. Et la bête dort toujours, je passe sans incident. De l'autre coté, je poursuis, deux trailers me passent. je rejoins le glacier puis la terre ferme. Le reste c'est un rythme rapide pour rejoindre le train. Sans courir, mais sur un rythme rapide, je descends, je croise les bouquetins des Rognes et rejoins le groupe des Genevois juste avant l'arrivée au train.

Et là chance, il y a encore de la place dans le train de 14 h 45 , il est 35. Je me pose sur un banc. Nous papotons, ils ont tous réussis le sommet et j'en suis ravi. La journée a été belle.

Bon le train est plein et je voyagerai avachi contre la porte du train, plus de place assise.

Quelle belle et longue journée.

 

Ne reste plus que le Zinalrothorn, tentative dans 15 jours...

Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
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Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
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Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
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Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m

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Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m

Publié le par Apoutsiak

Descente par les 3 Monts.

Les grandes et grosses journées se suivent.

Voir la journée de la veille (Blanche de Peuterey - Pilier de l'Angle Eccles)

Vidéo

Topo

Du bivouac Eccles

Désescalader une dizaine de mètres pour rejoindre le glacier le traverser en descendant, une crevasse peut nécessiter un rappel.

Traverser en direction de la base du couloir qui mène au col Emile Rey.

Remonter soit par la droite soit par la gauche le couloir, il n'est pas necessaire de monter jusqu'au col Emile Rey (4030m, on tire à droite une dizaine de mètres en dessous.)

Prendre le système de couloir à droite du col, remonter au mieux (passages courts de IV+) ce large couloir. Quand on atteint la neige, partir en ascendance à droite (50°) et rejoindre le sommet de la pointe Louis Amédée 4460 m.

De là, poursuivre, en contournant par la droite la première tour (rocher pourri) puis gravir les différents ressauts pour rejoindre le Mont Blanc de Courmayeur (4748 m)

Delà, rejoindre facilement le sommet du Mont Blanc - 4810 m

Du sommet du Mont Blanc, je vous laisse le choix pour l'itinréire de descente, vous déconseillant de revenir par là où vous êtes montés...

Mont blanc de courmayeur en vue

Mont blanc de courmayeur en vue

Récit

La journée de la veille, déjà bien longue, est ici...

 

Courte nuit

Après l'accueil glacial des autres alpiniste, j'avais réussi à dormir d'un oeil, serré entre la banquette et Yannick qui faisait sécher ses chaussures. Puis, je me suis rendu compte que le sol était bien dur malgré la fine couverture qui y était pausé. C'est devenu une obsession. Je voulais me retourner, mais le peu de place qui m'était alloué ne me permettait pas le moindre mouvement. Je sentais la dureté du sol du bivouac sur mes hanches, mes épaules. La nuit allait être longue. Je ne suis qu'une Sardine dans cette boite de Sardine, manque juste l'huile d'Olive. Je rêve en pensant à cette idée. A minuit, brans le bas le combat, les cordées se lèvent. Je me retrouve dans une couchette plus confortable, attendant leur départ le temps qu'ils déjeunent s'équipe et filent vers le sommet des alpes.

Je dormiote un peu. A 3 h 30 Yannick me réveille et me lance un peu convainquant, "on y va ?"

Et c'est là qu'on voit que je suis de la motive : Je réponds "OK", alors que je suis dans le pâté, que je n'ai pas dormi, que je sais que la journée va être longue et que mes pompes sont déjà mouillée !

On déjeune lentement, on se fait de l'eau. J'enfile mes humides chaussettes, je mets mes chaussures, dès que je pause le pied, je sens l'eau sous ma voute plantaire. Quel bonheur.

5 h, on quitte la boite de sardine, un peu de desescalade et nous voilà sur le glacier. et là, horreur, une fine croute de glace s'est formée. Et elle casse sous mon poids. la trace est une vraie galère à faire, la journée va être longue.

Je trace aussi vite que je peux, c'est à dire lentement, vers le bas. Quand je me retrouve face à une crevasse géante. On regarde à gauche, à droite, je descends vers la lèvre pour mieux voir, elle doit bien faire 6-7 m de haut.

Et zou, voilà Yannick qui me repropose le coup du corps mort... (voir la journée d'hier)

Il creuse, énervé de perdre tant de temps dès le départ de la course. il fixe la corde et pars tout en finesse passer la crevasse en rappel. Je le vois ressortir en dessous, la crevasse est grosse.

C'est mon tour. Je m'installe, et me lance, tout en finesse, je regrette de ne pas avoir fait de régime cet hiver. Je passe, mes jambes sont dans le vide, mon corps glisse doucement, me voilà suspendu, mais mon reverso se coince dans la lèvre supérieure. Moment de tension. Je donne du mou, il faut s'énerver tout en restant calme. Le réverso progresse avec peine dans la neige, mais fini par passer lui aussi la lèvre de la crevasse, énorme ! je pends dans le vide tel une arraignée au dessus de cette immense crevasse. 6-7 mètres me séparent du sol. Je descends en douceur et me voilà sur la lèvre inférieure. Impressionnant endroit. On se réencorde et on file

A plat puis on remonte le grand couloir du col Emile Rey à 50°.

La neige est bonne et on progresse enfin vite. Yannick rejoint le col, il pense que le couloir est à gauche, lui indique qu'il me semble qu'il est de ce coté ci du col. ( et quand je dis il me semble, j'en suis quasiment sur !). On part donc à droite, et on se retrouve dans le couloir. L'escalade est agréable et parfois technique. Le rocher est bon. Les passages techniques mettent bien dans le rouge mais on progresse.

La pente bien raide, s'aplani, le rocher devient moins bon, on retrouve la neige et nos crampons. La pente est de nouveau raide, 50° avec des passages merdiques avec des rochers sous jacents. Je sens que ça n'est pas la grande forme et je prends mon petit rythme qui me menera au bout. On avance pas vite mais on avance tout le temps. Le sommet de la pointe Amédée est bien long à atteindre, mais quand on y est , je suis ravi !

Par contre, ce qui s'annonce a l'air coton. je pensais trouver une jolie arête de neige, et c'est une arête de rocher délité qui nous attend, Yannick m’avait prévenu, la course n'est pas terminée !

Pointe Louis amédée - Luigi amadeo
Pointe Louis amédée - Luigi amadeo
Pointe Louis amédée - Luigi amadeo
Pointe Louis amédée - Luigi amadeo
Pointe Louis amédée - Luigi amadeo
Pointe Louis amédée - Luigi amadeo
Pointe Louis amédée - Luigi amadeo
Pointe Louis amédée - Luigi amadeo
Pointe Louis amédée - Luigi amadeo
Pointe Louis amédée - Luigi amadeo
Pointe Louis amédée - Luigi amadeo
Pointe Louis amédée - Luigi amadeo

Pointe Louis amédée - Luigi amadeo

On a passé 5 minutes au sommet puis on est reparti pour des montagnes russes. J'ai pris mon rythme hyper lentos. pour avancer sans trop m'arrêter. Escalade jamais hyper technique, mais rocher de piètre qualité ! On contourne un grand gendarme par la droite ce qui nous fait gagner du temps. J'avoue que j'ai un peu mis le cerveau en off en mode "chaque pas te rapproche du sommet" ou "après avoir avancer le pied droit, avance le gauche !"

Et ça marche, je progresse, bon je sens bien qu'au bout de la corde, Yannick souhaiterais que ça aille plus vite, mais perso, je suis à fond. Les courts passages d'escalade un peu technique me mettent un peu dans le rouge. J'avoue que mon acclimatation a été plus que réduite... Mais j'avance. Une arête de neige, un dernier passage rocheux, et le Mont Blanc de Courmayeur est là tout proche, nous y faisons une courte pause, j'avoue que je suis comblé.

Reste à traverser en direction du Mont Blanc, c'est long et plat, pas après pas je rejoins le sommet pour mon 9ème Mont blanc, le plus technique, et de loin !

J'essaie de joindre Sandrine, finalement, je joins marie, ma fille, j'ai la voie tremblotante, c'est du à l'émotion, je cache mon visage, les larmes coulent, le vent cache mes sanglots. Mauvaise idée que celle de téléphoner là haut.

Emotion.

Mont Blanc de Courmayeur et Mont Blanc
Mont Blanc de Courmayeur et Mont Blanc
Mont Blanc de Courmayeur et Mont Blanc
Mont Blanc de Courmayeur et Mont Blanc
Mont Blanc de Courmayeur et Mont Blanc
Mont Blanc de Courmayeur et Mont Blanc
Mont Blanc de Courmayeur et Mont Blanc

Mont Blanc de Courmayeur et Mont Blanc

Il faut redescendre et Yannick souhaite rejoindre les cosmiques pour descendre par l'aiguille, je sais que ça va être méga long, j'aurais préféré descendre sur le Gouter mais bon.

Je sais également qu'il y a des faux plats et des petits coups de cul qui tuent, ça va être chaud... et long.

On entame la descente sur un bon rythme, en descente, il n'y a pas de souci, on galope, la gravité nous aide. Au col de la Brenva, on est sec, et on décide de faire un peu d'eau (je sais, c'est mon idée, pas la meilleur de la journée). Bref on sort le réchaud et on fait fondre de la neige qui met de longues minutes à fondre. Je raconte à Yannick mon histoire de Khole de prépa (examen) ou un prof m'avait fait calculer le temps de cuisson d'un oeuf au sommet du Mont Blanc et où j'avoue que j'avais pensé que le plus simple aurait sans doute été de faire des essais au sommet (mais ça n'était pas la réponse, un sordide calcul permettait de la trouver)

Bref, le peu de neige fondu au goût de brulé ne nous réhydrate pas et on repart sur le faux plat sous le Maudit qui sera sans doute le dernier 4000 que je gravirai de la liste ...

je regarde le sommet, repérant l'itinéraire de la voie normale, je sais qu'en moins d'une demi heure je pourrais être là haut, mais je me garde ce sommet pour la fin, terminer par un truc plus facile, et peut être partir avec plusieurs amis, pour fêter ça.

Rejoindre l'épaule est vraiment méga long. Il fait à présent gris, les nuages sont là. On rejoint l'épaule et on entend le tonnerre gronder au loin.

Gestes efficaces, on tire un premier rappel, je rejoins Yannick, la corde se coince au dessus de moi, je peine à la décoincer, on refile vers la rimaye pour se ré encorder. L'orage gronde au loin. On galope dans la descente sous les énormes séracs. Impressionnant, mais pas le temps ni l'envie de trainer. On se retrouve sur le plat du col Maudit, déjà long puis il faut remonter sur l'épaule du Tacul. Et c'est encore long. J'ai déjà parcouru deux fois cette descente (une fois lors d'un Mont Blanc en aller retour par les 3 Mots avec mon frère Thib, la seconde lors d'une traversée depuis Tête Rousse avec Anne et Laurent), mais mon cerveau a judicieusement omis de retenir la longueur des passages, ne gardant que le meilleur et l'agréable.

Quelle galère de remonter sur l'épaule du Tacul. J'avance un pied après l'autre, et je refais la même opération lentement, me chantant "Les petits poissons" et je progresse.

Voilà l'épaule et on repart dans la descente. Nous sommes les derniers sur la montagne.

On essaie d'aller au plus vite vers le bas, mais c'est sur que je n'ai pas battu mon record, c'est plutôt mon pire temps. Je regarde mon altimètre qui refuse de baisser rapidement. Et pourtant je descends et on retrouve le col du Midi dans le brouillard. Ca aussi je l'avais oublié : la longueur de ce col. J'essaie de distinguer le refuge des Cosmiques dans la purée de poix mais il est encore bien loin. On finit par se retrouver au pied. Il faut se remettre à monter, la dernière. Je reprends mon rythme bien lent, tout en ne m'arrêtant jamais. Le refuge s'approche, doucement. Il me tend la main. Devant Yannick y est, je le rejoins. 19 h 00 ! Quelle journée, nous sommes joyeux. Quelle méga journée. on se déséquipe et on prend un coca dans un coin calme. Dans la salle à manger les gens mangent et il y a trop de brouhaha pour nous. On papote calmement, profitant de ces instants de calme. On doit avoir des belles gueules de détérés ! Mais on est heureux.

On hésite à prendre un repas, je sais qu'on n'a pas faim. Finalement on s'attable. Je me gave de soupe, mais le joli plat principal ne passe pas, je me force à en manger quelques bouchées, Yannick laisse tout. J'avale le tiramisu et file me coucher. Yannick croise quelques connaissances, qui ont l'air épatés par notre périple. Sacré bambée ,sacrée course. Je me rends compte qu'on a fait un truc assez balaise quand même.

Une crampe me prend, une alpiniste plutôt âgée m'aide à la passer.

Je me retrouve dans les bras de Morphée, le réveille à 7 h ! Yannick remontera plus tôt à l'aiguille pour descendre avec la première benne

Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m

7 h 00, le réveille sonne, le déjeuner vite avalé , je quitte le refuge. Une magnifique journée débute et j'ai juste à remonter à l'aiguille. C'est ma journée de repos.

Je profite des lumières, des alpinistes vaquant sur les glaciers, de ceux en train de grimper, des lumières. Je vois les Grandes Jorasses me faire un clin d'oeil (enfin je crois)

La journée est belle.

Je vois que ça bouchonne dur au départ des voies de l'aiguille du Midi, sans doute la Rebuffat faudra que je relise le topo, Je croise quelques cordées, je vois les guides décrivant à leur clients les sommets alentours, d'autres leur déconseille d'aller faire le Mont blanc, je remonte, je dépasse une cordée dont la fille est un peu à l'agonie. Reste l'arête de l'aiguille, je pars, je me décale hors de la trace pour laisser passer les cordées de débutants, ça les rassure, on a tous été débutants un jour. Certains guides me remercient. Il fait beau, j'ai le temps, je rejoins l'aiguille, ses touristes Asiatiques, mais je ne traine pas, je file vers le télécabine de l'Hellbronner pour une jolie traversée. Le panorama est magnifique sur le massif.

Arrivé en Italie, je m'offre une demi heure de pause sur la terrasse panoramique, admirant la Blanche de Peuterey, le pilier de l'Angle et le Mont Blanc d'un coté, de l'autre, la Dent du Géant et les Jorasses.

J'observe aussi les gens, qui scrutent les alpinistes au sommet de la Dent, qui cherchent sur les tables d'orientation les sommets qui me sont familiés, je les observe se prendre en photo devant le Mont Blanc, les Selfies vont bon train et je m'y adonne. Je finis par descendre et rejoindre ma voiture en stop.

Un groupe d'Italien m'accueille, ils sont en train de cuisiner et m'offrent du jambon grillés, je n'ai pas faim mais c'est délicieux. Ils sont en partance pour le Mont Blanc via la voie du Pape et sont impressionnés quand je leur décris mon périple. Ils me demandent des conseils, sur l'approche du refuge, la tenue vestimentaire, la difficulté. Je passe un bon moment, me reposant, faisant sécher mes affaires et me restaurant avant de repartir et de me rendre compte que j'ai oublié ma goretex au refuge des Cosmiques.

Un employé du refuge me la redescendra le lendemain matin avec la première benne, ça tombe bien, j'en avais bien besoin pour les journées qui suivent...

Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m

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Alpinisme : Blanche de Peuterey - 4112 m - Grand Pilier de l'Angle - 4243 m

Publié le par Apoutsiak

Un grand voyage en altitude

(mais aussi un peu long)

J1 : montée à Monzino

J2 : Col de l'Innominata - Dames Anglaises par les vires Schneider - Blanche de Peuterey

Col de Peuterey - Grand pilier de l'Angle - Col de Peuterey - Col d'Eccles bivouac Eccles

J 3 : Bivouac Eccles - Col Emile Rey - Pointe louis Amédée - Mont Blanc de Courmayeur - Mont Blanc - Descente par les 3 Monts - refuge des Cosmiques

J 4 : refuge des Cosmiques - aiguille du Midi... Journée de repos !

Vidéo

Blanche de Peuterey - Grand Pilier de l'Angle - Pointe Louis amédée è Mont Blanc de Courmayeur - Mont Blanc

Blanche de Peuterey

Blanche de Peuterey

Topo

Refuge Monzino (2590 m)

Se garer au parking du frêney et remonter la piste qui permet de passer le pont sur la Doire

Suivre le sentier du lac de marmotte et le quitter à la bifurcation pour remonter vers la rive droite du glacier du Freney

Prendre la via Ferrata la remonter puis par des pentes faciles rejoindre le refuge Monzino (2 - 3 h)

Blanche de Peuterey

De Monzino, gagner le glacier du Chatelet, le remonter et par une escalade relativement facile gagner le col de l'Innominata -3205 m

En 3 rappels de 30 m gagner le glacier du Freney, le traverser au mieux et rejoindre les Vires Schneider qui se situent légèrement au dessus du rognon rocheux en rive gauche du glacier

Remonter les vires (facile) et poursuivre au desssus du bivouac des Dames Anglaises (Craveri) sans y passer. basculer versant Brenva et poursuivre en ascendance tout en restant versant Brenva (rocher ultra pourri)

on rejoint l'arête lorsqu'elle devient neigeuse et on poursuit jusqu'au sommet Est puis ouest par une arête élégante ! redescendre en contrebas à l'ouest pour trouver les rappels (3 je crois de 60 m)

On rejoint alors le col de Peuterey

Grand pilier de l'Angle

Passer la rimaye et gagner la partie rocheuse que l'on remonte, au mieux... pour gagner le sommet

Nous avons choisi de descendre en rappel à l'applomb du sommet (non équipé) 7-8 rappels de 60 m pour passer la rimaye et rejoindre le col de Peuterey

possibilité de gagner le sommet du Mont Blanc de Courmayeur et le sommet du Mont Blanc par une longue et belle arête de neige.

Bivouac Eccles

Du col de Peuterey traverser en direction du pied du col

Remonter le couloir s'il est en neige (50°), sinon ça passe en rive gauche dans du rocher parfois délicat jusqu'au col.

Descente du col en 2 rappels puis neige raide (50° au départ)

passage de la rimaye à l'aide d'un rappel sur corps mort puis on rejoint facilement le bivouac Eccles

Récit

Sur la route de Chamonix, je me rends compte avec horreur, qu'une tique est logée dans ma cuisse. Sur la route, je me rends compte qu'on est Dimanche et que les pharmacies sont fermées. Je croise les doigts pour qu'à Cham j'en trouve une d'ouverte. Se garer, courir (il est bientôt midi) trouver une pharmacie et se faire délester du contenu de son porte monnaie pour une malheureuse pince à tique. Ah, le commerce ...

Sur le premier bans, dans la foules cosmopolite de la capitale de l'alpinisme, je déloge le désagréable intrus de ma cuisse gauche, il lutte puis fini par se rendre, devant le regard médusé des chinois en vadrouille. Enfin, les vacances vont pouvoir commencer. Je file trouver un peu de matos manquant à mon équipement, un pique nique avant de retrouver Yannick.

Rendez vous à la gare SNCF, je sais qu'il est toujours en retard et au bout d'une demi heure, on se rend compte qu'on attend chacun d'un coté de la place ...

Décollage pour l'Italie en passant par le tunnel... et ses bouchons ! et zou, encore une demi heure dans la vue. On déboule en Italie sur le parking du Freney. On s'équipe à coté d'une autre cordée en partance pour Monzino. Et c'est Parti.

Yannick, grand guide, le Zidane de l'alpinisme m'annonce sur de lui : "pas d'orage ce soir !"

On part, sur un bon rythme, confiant dans la prédiction de l'oracle,  d'abord sous le soleil, puis sous les nuages. Je connais le sentier que nous avons emprunté l'année dernière avec Anne lors de mon premier passage dans l'envers du Mont Blanc pour l'ascension du Mont Brouillard et de la pointe Barreti.

Nous remontons les premières via Ferrata, croisant les randonneurs à la descente., certains vaillants, d'autres moins, tous parfaitement équipés Via ferrata !

Nous opérons une courte pause au pied de la partie plus verticale. Les glacier du frêney crachent leur eau de manière spectaculaire, le ciel est sombre.

On remonte la Via, Yannick est devant, je me retrouve avec l'autre cordée. Il se met à pleuvoir, la prédiction du Grand guide s'est avérée foireuse. Deux options , se faire rincer en carline ou sortir la Goretex. J'opte pour la seconde option. Perd un peu de temps sur les autres. Je poursuis, sous la pluie. Tout glisse, les cables, les prises, les rochers. Prudence mais efficacité. On se retrouve sur le replat en dessous du refuge. Je poursuis, et rejoins le refuge, suis bien humide, la pluie dense a fait son effet.

Au refuge, c'est opération séchage et lecture du topo, qu'on ne trouve pas ... Yannick récupère des infos de ses collègues. et on finit par manger un bon diner avant d'aller au lit, le réveil est à 1 h 30 demain !

Refuge Monzino
Refuge Monzino
Refuge Monzino
Refuge Monzino
Refuge Monzino
Refuge Monzino

Refuge Monzino

1 h 30, debout, un peu dans le gaz on sort du dortoir et on tombe sur des alpinistes endormis un peu partout : sur un mini bans, dans les escaliers, il y en a même un dehors sur la terrasse, pourquoi n'ont ils pas pris une place dans le dortoir, mystère... Yannick essaie de leur expliquer la solution, mais ils restent tous à leur emplacement...

Le déjeuné avalé nous quittons le refuge vers 2 h 15. Par des sentes on gagne le glacier du Chatelet que l'on remonte avant de rencontrer un premier passage hardu et bien humide. Mais ça passe... Un peu d'escalade et nous voilà au col de l'Innominata face au bien crevassé glacier du Frêney (mais il parait que cette année... Ça passe !!!)

3 rappels dont un coincé et on pose le pied sur le glacier. Début de traversée facile puis ça se complique, Yannick veut prendre en bas alors qu'il me semble que les vires Schneider sont au dessus. Après une brève hésitation on décide de passer par le haut, et ça passe et on se retrouve pile poil sur les vires Schneider.

On enlève les crampons, on range les piolets et on remonte ses vires faciles avant de remonter un couloir au dessus du bivouac des Dames Anglaises qu'à mon grand regret nous ne rencontrerons pas ... Ah, les Dames Anglaises.

J'aurais adoré prendre un thé sur leur terrasse...

Bon l'autre nom du bivouac c'est Craveri, et perso, ça me fait moins rêver.

C'est pas le tout de fantasmer, il faut grimper, et ça se met à grimper un peu plus, d'abord versant Frêney, dans du rocher correct , et rapidement versant Brenva, dans du rocher pourri à ultra pourri (parfois un peu moins)

On opère une jolie pause avec une belle vue sur la Noire de Peuterey et tout le Bassin de la Brenva avant de poursuivre. L'escalade n'est jamais difficile mais il faut se méfier de la qualité du rocher. On rejoint l'arête et le sommet par un joli passage en neige.

Courte pause, petite descente petite arête bien effilé entre les deux sommets avant de redescendre vers les rappels. 3 rappels de 60 m dont le dernier permet de passer la rimaye, on se retrouve au col pour une petite pause, les organismes (surtout le mien) commence à fatiguer et la journée n'est pas terminée !

On attaque la base du Grand pilier de l'Angle. Malheureusement le couloir de neige à gauche n'est plus en condition. On remonte des parties mixtes où la neige a déjà bien transformé, et où la glace n'est jamais très loin. Mixte technique et un poil merdique, mais ça passe

Mais on progresse même si c'est long... pour parvenir au sommet ! 2ème 4000 de la journée et 76ème pour moi ! Plus que 6 (dont 2 prévus demain !)

Blanche de Peuterey - Pilier de l'Angle
Blanche de Peuterey - Pilier de l'Angle
Blanche de Peuterey - Pilier de l'Angle
Blanche de Peuterey - Pilier de l'Angle
Blanche de Peuterey - Pilier de l'Angle
Blanche de Peuterey - Pilier de l'Angle
Blanche de Peuterey - Pilier de l'Angle
Blanche de Peuterey - Pilier de l'Angle
Blanche de Peuterey - Pilier de l'Angle
Blanche de Peuterey - Pilier de l'Angle
Blanche de Peuterey - Pilier de l'Angle
Blanche de Peuterey - Pilier de l'Angle
Blanche de Peuterey - Pilier de l'Angle
Blanche de Peuterey - Pilier de l'Angle
Blanche de Peuterey - Pilier de l'Angle
Blanche de Peuterey - Pilier de l'Angle
Blanche de Peuterey - Pilier de l'Angle
Blanche de Peuterey - Pilier de l'Angle

Blanche de Peuterey - Pilier de l'Angle

 

La suite du programme est originale, mais elle est dictée par les 82 4000. L'objectif est d'aller chercher la pointe Louis Amédée non gravie l'an dernier, la faute à la météo. Bref il nous faut rejoindre le bivouac Eccles. Nous ne poursuivons donc pas cette belle arête qui permet de rejoindre le Mont Blanc mais nous redescendons vers le col de Peuterey en 7 ou 8 rappels de 60 m. On opère une pause pour boire de l'eau avant de repartir, traverser le plat du col de Peuterey alors que des avalanches dévalent les pentes supérieures sous le Mont Blanc de Courmayeur. On file, enfin personnellement j'essaie de filer parce que les jambes sont lourdes. Yannick m'enjoint à galoper dans les parties expo. On finit par atteindre le pied du couloir Eccles que l'on remonte. A mi hauteur, bombardés par des chutes de pierres, Yannick finit par quitter le couloir pour les rochers à droite. Branlants mais moins expos à la mitraille. Parvenus à l'endroit, je dois me taper d'aller enlever un friends intallé 3 m plus haut après un beau passage en glace avant de redescendre et de sortir du couloir sur des rochers plus que branlants : rien ne tient !!!

 

Tel un chat, avec une finesse inespérée, je sors (bon j'ai quand même fait partir un énorme bloc, c'est quand même des courses ou c'est bien quand t'as personne en dessous , remarque personnelle) puis on grimpe. J'espère le bivouac juste sous le col. M'imagine déjà un bon repas, et un bon lit. Quel rêve, quel doux rêve. Mais il faut atteindre le col. Un peu de grimpe plus tard, on l'atteint, il fait gris, le mauvais temps est là, mais pas la pluie, tant mieux. Je comprends alors que le rappel n'est pas à proximité...  Un petit rappel, puis un autre. puis désescalade dans les pente de neige pour arriver à la rimaye. Yannick me lance, "on va faire un corps mort".

Je sens que je ne vais pas être déçu...

Il creuse il creuse le Yannick

Dans de la neige pourri

Très pourri

il installe sa corde

Il teste son ancrage

Ca devrait passer

Il se lance

en rappel

Doucement

Tout doucement

Pas d'à-coup

que du stress

en douceur il passe la lèvre, descend les 3-4 mètres suspendu à se frêle ancrage et se pause

C'est mon tour

O Joie

O Désespoir

O crevasse ennemie

O N'ai je tant gravi que pour cette perfidie.

C'est mon tour

J'installe fébrilement mon reverso

Je me penche pour tirer dans l'axe

Je descend délicatement vers la lèvre de la crevasse

les jambes flageolantes

Elles passent dans le vide.

Je progresse lentement.

Mon corps pend à présent

Et je tombe

Je me retrouve rapidement au sol, les Jambes s'enfoncent, je m'arrête

Des kilos de neige me tombe pile sur le casque pendant de longue secondes

Mais tout va bien rien de cassé

l'ancrage a lâché et je me suis fait 2 m à 2 m 50 de chute sur la lèvre inférieur de la crevasse.

Je suis trempé mais sans bobo

Bon, je suis plus lourd que Yannick

ou plus bourrin.

 

On poursuit dans la neige soupe, très soupe, jusqu'aux cuisses. pour rejoindre le bivouac Eccles par une courte escalade. Le premier affiche complet. On remonte au second

Accueil glacial, il est complet lui aussi.

6 alpinistes occupent les banquêttes

Ils sont peu ravis de nous voir

Personne ne bouge

Personne ne nous fait de place, alors qu'on va dormir par terre.

On s'organise lentement, je finis par pouvoir entrer dans le petit bivouac.

Yannick fait de la flotte pendant que je me pause enfin après 17 h de course, il est 19 h 30.

 

On est pas mal mouillé, notamment les pompes, et pendant que je me mets à dormir dans le peu de place qui m'est alloué, Yannick teste différente méthode pour secher ses chaussures. Il semble que la meilleur soit la petite bouteille de Coca remplie d'eau chaude glissée à l'intérieur.

Je dormiote, on a prévu de se lever à 2 h demain pour la suite

Les autres cordées vont bouger à minuit 30 pour l'arête de l'Innominata

Une courte et incofortable nuit s'annonce...

 

A suivre ici

 

 

 

 

 

Bivouac et col  Eccles - complet
Bivouac et col  Eccles - complet
Bivouac et col  Eccles - complet
Bivouac et col  Eccles - complet
Bivouac et col  Eccles - complet
Bivouac et col  Eccles - complet
Bivouac et col  Eccles - complet
Bivouac et col  Eccles - complet

Bivouac et col Eccles - complet

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Le Mont Blanc en amoureux...

Publié le par Apoutsiak

Par l'arête des Bosses

Avec Sandrine

Et de 8 !

 

Quelques photos en attendant, je les trouve pas mal...

 

Topo

  Topo photo du Mont blanc par l'arête des Bosses

N'hésitez pas à me contacter par mail pour plus d'informations, ou ajouter des commentaires !

Pour voir les photos en gros : clic droit + afficher l'image

 

Topo : Du Nid d'Aigle à Tête Rousse Mont Blanc 2005

Topo Mont Blanc - du refuge de Tête Rousse au refuge du Gouter

Montée au refuge du Goûter Du refuge de Tête Rousse au refuge du Goûter Du refuge de Tête Rousse au refuge du Goûter - vu depuis ce dernier (du haut)

Du refuge du Goûter  au Dôme du Goûter

Du Dôme du Goûter au sommet du Mont Blanc - l'arête des Bosses proprement dite   L'arête des Bosses et le Dôme du Gouter vu du dessus

Carto , fichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX

 

Récit

 

21 ans qu'elle attendait ça...

Sa première tentative, en 1992, s'était soldée par une nuit dans les toilettes de l'ancien refuge du Gouter, toilettes qui surplombaient le vide, et qui, pour y accéder, nécessitait une scabreuse traversée sur la glace, en chausson en plastique, un simple cordelette, était sensé protégé, l'alpiniste à la pleine vessie, de la chute...

 

Le projet de retourner au Mont Blanc a débuté il y a 18 mois. La météo nous a fait annulé 2 tentatives, une le 14 Juillet  de l'an dernier, une fin juin 2013, alors que nous avions des places dans le nouveau refuge du Gouter !

 

Jeudi dernier, annulation de ma course du fait des conditions ( au départ, était prévu la traversée des Grandes Jorasses avec Christophe Profit, vaste programme) J'en parle à Sandrine et lui évoque la possibilité de faire le Mont Blanc Samedi Dimanche. Les places au Gouter se libère au compte goutte, je ne sais pas par quel phénomène. J'en récupère une à 6 h 30 du matin, une seconde vers 7 h 30. 

 

Vendredi, 14 h, nous voilà à Chamonix, dévalisant une librairie, et quelques magasins de matos, ah Chamonix ! Nuit au refuge La Montagne, et nous voici au Fayet pour le TMB de 7 h 20. Tout se passe bien.

Le rutilant TMB Jeanne nous accueille, avec d'autres prétendants. Un guide, fait l'apologie du Cervin : C'est un tas de caillou branlant, une sorte de gros cairn sans intérêt. Sandrine jubile, je lui suggère que le guide n'a pas du faire la traversée et a sans doute du se contenter du versant Suisse. Il y va de ses anecdotes concernant les guides Zermattois, les frontales, les cordes fixes relevées, légendes montagnardes ou réalité.

 

Arrivés au Nid d'Aigle, nous démarrons tranquillement la montée, pas de souci jusqu'à la cabane des Rognes, ni jusqu'au Nid d'Aigle où une petite pause s'impose. Nous repartons avec corde crampons et casque. Je perds un crampon, je décide de le resserrer, d'un geste sur, je remets la talonnière, elle me reste dans les mains, je vois un bout de métal au sol, c'est le pas de vis du crampon qui a cédé, c'est grave. Je tente sans trop y croire un bidouillage avec les lanières, avant de jeter l'éponge, je monterais au Gouter sans crampon ! On verra pour la réparation sur place.

Arrivés au abords du Grand couloir, également appelé couloir de la mort, nous avons la joie d'observer une magnifique chute de pierres.  Le ton est donné. Je mousquetonne notre corde, et sans trainer nous traversons, au sec (de pierre) , et sans trop de stress.

Arrivés en face, la pression retombe un peu.

On attaque les pentes du refuge.

Sandrine grimpe correctement. Et nous rejoignons l'ancien refuge, puis le nouveau.

 

J'évoque au gardien mon problème de crampon, un aide gardien me propose de me prêter les siens, j'accepte volontiers, je sais qu'aucun bricolage de la talonnière ne tiendra toute la course. Et il me file des crampons BD presque neufs... MERCI !!!

Courte sieste, bouquinage et soirée mémorable avec deux Viennois (de Vienne au Sud de Lyon, pas d'Autriche) et deux guides Suisses, qui ont été engagés par deux richissimes Russes pour gravir le Mont Blanc. Les anecdotes, caviar, foie gras et ascension lendemain de cuite nous font passer une amusante soirée. Les guides s'inquiétant de la vitesse de leurs clients.

 

Bonne nuit dans le dortoir (accompagné d'un demi Stilnox) il parait que j'ai ronflé... Rien entendu...

 

Montée au Noveau refuge du Gouter
Montée au Noveau refuge du GouterMontée au Noveau refuge du Gouter
Montée au Noveau refuge du GouterMontée au Noveau refuge du GouterMontée au Noveau refuge du Gouter

Montée au Noveau refuge du Gouter

2h00... moins dix, des alpinistes sont déjà en partance. On se décide pour s'habiller, aussi tôt dit, aussi tôt fait, On se retrouve à 2 h moins deux devant la porte du réfectoire fermée. Deux minutes plus tard nous sommes devant le petit déjeuner, au Nutella, miam. 45 minutes plus tard, nous voilà en partance, moi avec mes nouveaux crampons, Sandrine avec la pression d'un hypothétique échec.

Et c'est parti. Court plat pour rejoindre la pied du Dôme avec les frontales qui scintillent. Je prends un rythme lent, suis je capable d'aller plus vite, Sandrine a l'air de le trouver correct. On se fait dépasser par quelques cordées, mais tout va bien. Au détour du "sentier" on dépasse les guide Suisse et leurs deux Russes qui semblent progresser correctement. Il fait nuit noire, le rythme est régulier, il fait froid mais pas de vent. Nous basculons à l'épaule du Dôme dans la nuit. Rapide descente cers le col des Dômes , raidillon vers Vallot et première pause. Sandrine a la pêche et j'en suis ravi. On grignotte et on repart. Assez rapidement on rejoint 4-5 cordées qui bouchonnent dans l'arête avant les Bosses. J'hésite a réaliser le dépassement de la mort, mais je doute que Sandrine apprécie, de se trouver hors trace, sur le fil de l'arête, avec un rythme très augmenté... Je décide de faire quelques photos pour passer le temps. Le groupe d'étalle, Je fini par identifier la cordée bouchonnante, et passe. Ce sera le seul endroit où nous serons réellement ennuyé par le monde. Voilà les Bosses, le sommet est proche, les Rochers ou s'est scratché le malabar princess, le jour point, si on avance bien on pourra avoir le lever de soleil au sommet. Des cordées sont déjà dans la descente, elles n'ont même pas attendu le lever de soleil ... Dernier raidillon, arête finale, le soleil se lève. Le vent froid nous glace mais le paysage est comme d'habitude magnifique, peut être encore plus cette fois ci !

L'arête devient moins raide, voilà d'autres cordées, le sommet.

 

 

 

 

Montée au sommet du Mont Blanc, arrivée au lever du soleil
Montée au sommet du Mont Blanc, arrivée au lever du soleilMontée au sommet du Mont Blanc, arrivée au lever du soleilMontée au sommet du Mont Blanc, arrivée au lever du soleil
Montée au sommet du Mont Blanc, arrivée au lever du soleilMontée au sommet du Mont Blanc, arrivée au lever du soleil

Montée au sommet du Mont Blanc, arrivée au lever du soleil

Quelle joie d'être là avec Sandrine. Nous sommes heureux.

Le vent glacial ne nous empêche pas de profiter de l'instant.

Nous nous organisons un concours de saut, pour épater les enfants.

Sommet du Mont Blanc !Sommet du Mont Blanc !
Sommet du Mont Blanc !
Sommet du Mont Blanc !Sommet du Mont Blanc !Sommet du Mont Blanc !

Sommet du Mont Blanc !

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Et c'est parti pour le retour

1 h pour rejoindre Vallot, 1h pour rejoindre le Gouter.

Je rends mes crampons d'un jour à mon sauveur

Léger pique-nique

Et nous repartons pour la longue descente de l'aiguille du Gouter

Sandrine débute avec ses crampons, la progression est malaisée, elle finit par les enlever, et ça déroule, ou presque. Si le mixte un peu péteux est mon terrain de prédilection, ça n'est pas le cas de Sandrine qui descend à son rythme.

On finit par aborder le grand couloir. C'est un peu le souk, il y a du monde. Je souhaite traverser au plus vite. On est à l'abri (des chutes de pierre du couloir), chute de pierre au dessus de nous, je me protège. J'entends "aïe", me retourne, c'est Sandrine qui a reçu la pierre. Gros stress, elle fait une salle tronche. Au dessus une alpiniste s'excuse. La pierre a tapé juste à l'arrière du casque et à la base du cou. Sandrine se remet, je décide de partir. Je mousquetonne notre corde. Au bout de 10 m je me rends compte que la corde est trop courte , et qu'il faut libérer des anneaux de buste, stresssssss maximum. Quelle buse ! En 10 secondes, c'est fait, nous filons de l'autre coté, à l'abri, houf.

Redescente sur le glacier de Tête Rousse, mini pause et descente vers le Nid d'Aigle, les genoux de Sandrine souffrent (c'est pas nouveau)

On arrive à 13 h 35 au TMB, le train est là mais il est complet, il part à 40 et il faudra attendre 14 h 55 pour le train suivant. sieste. et départ, nous retrouvons nos amis Viennois dans le train. avant de retrouver le Fayet et la voiture.

Descente du Mont Blanc
Descente du Mont Blanc
Descente du Mont Blanc
Descente du Mont Blanc
Descente du Mont Blanc
Descente du Mont Blanc
Descente du Mont Blanc
Descente du Mont Blanc
Descente du Mont Blanc

Descente du Mont Blanc

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Mont Blanc, les 7 ascensions

Publié le par Apoutsiak

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Alpinisme - Mont Blanc - Arête des Bosses à la journée !

Publié le par Apoutsiak

 

 

Je n'étais pas certain d'être capable de tenir la distance

le temps était annoncé beau, et la petite famille en vacances aux Houches avait besoin de repos ! Donc tentative sur le Mont Blanc à la journée en passant par le Gouter.

 

Vidéo


 

Topo :

 

Téléphérique de Bellevue aux Houches

TMB (train du Mont Blanc Nid d'Aigle 2372 m

 

Du Nid d'Aigle poursuivre pendant 200 m en direction du refuge du Nid d'Aigle puis prendre le sentier au Nord-Est qui longe les Rognes et passe à proximité de la barrquaque forrestière des Rognes

De là Sud Est sur l'éperon qui descend de Tête Rousse 3187 m (passage au refuge facultatif)

Traverser le glacier de Tête Rousse et rejoindre le Grand Couloir que l'on traverse la suite c'est le long de l'éperon qui borde au Sud le grand Couloir pour rejoindre le refuge du Gouter (3817 m) (cables)

Tirer au Sud sur l'arête de l'Aiguille du Gouter et remonter les pentes du Dôme du Gouter

Passer sur l'épaule Nord du Gouter et rejoindre le col des Dômes puis le bivouac Vallot (4362 m)

De là remonter l'arête des Bosses , passer le long de l'éperon de la Tournette et rejoindre le sommet 4810 m

 

Note : on est souvent à l'abrit coté Italien !

 

Voir également ici pour le topo

 

Fichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX

 

 

 

 

Récit

 

Tout débute comme souvent par une mauvaise nuit, vais je supporter l'altitude? y aura t'il de sournoises crevasses ? le grand couloir sera t'il en bonne condition, une chute de pierre est si vite arrivée...  Je calcule et recalcule le timing serré : 2 h Tête Rousse, 2 h le Gouter, 2 h vallot, 2 h le sommet maxi, ça fait 8 heures de montée, pour la descente, je n'ose pas calculer... mais ça devrait passer...

ainsi je me lève tôt pour glandouiller et partir vers 7 h 30 de l'appart en direction du téléphérique de Bellevue. Être dans la première benne voilà mon objectif ! Ca fonctionne, la benne est pleine d'alpiniste

dont le but est le Gouter (puis le Mont Blanc). en haut de Bellevue  ça passe, j'ai le premier train qui nous déverse vers 8 h 25 au Nid d'Aigle !

 

En 1 minute je suis parti, pour une longue ascension ( 8 h 26) . Il y a beaucoup de vent au sommet, avec des nuages qui persistent sur le dôme et le Mont blanc. C'est pas gagné, et dans le doute, ça m'arrangerait presque, je serais tôt à la maison... Un but au Dôme serait honorable.

Je monte à environ 600 m /h parfois un peu moins, devant un gars me largue tout doucement ... derrière c'est la meute des alpinistes, mais ils sont déjà loin ! Je croise un premier bouquetin...

Je me fourvois dans le replat au niveau de la barraque forrestière des Rognes et retrouve la trace. Je croise alors les premiers alpinistes à la descente, la mine déconfite,  sans doute des butteurs , la météo semble compliquée sur le Dôme du Gouter... On verra bien !

Je parviens au niveau de Tête Rousse où je m'occtroie une première pause, pour mettre les crampons. Il est 9 h 50 ! Et je repars, je traverse le glacier de Tête Rousse , tout équipé d'instruments pour éviter la formation de la poche d'eau !

Je quitte ce monde de technologie pour les affres du Grand couloir, ou "couloir de la mort"... Stress... Je  croise une cordée dont le guide a fait enlever aux clients leur crampons, et qui, sur la neige gelée montrent bien des difficiltés à descendre le glacier !

Je traverse le Grand couloir en crampon  avant de les enlever puis c'est la longue remontée vers le goûter ! Il y a à présent des cordées à croiser et parfois à dépasser ! je poursuis mon ascension, je sais que le plus dur ça sera au dessus de 4000 !

je me trompe à un moment sur l'éperon, en prenant trop sur celui ci et non à gauche ce qui me vaut un petit passage d'escalade non prévu dans le topo ! Faudra faire gaffe à la descente !

Ca poursuit, je dépasse des cordées hyper lentes ce qui me fait souvenir de ma première ascension en 1992 avec Mathieu et Sandrine, mon experience bien moindre, nous avencions nous aussi à 2 à l'heure avec la crainte de nous faire refuser du refuge ! Mathieu avait même parlé de Bivouac !

Bref , je file, j'essaie de croiser et de dépsser sans gener, me voilà au gouter  il est 11 h 20 environ, j'ai encore la pêche et le temps est en train de tourner au beau. Il y a du vent sur la terrasse, je décide d'entrer dans le refuge pour me reposer et manger un petit peu !

A peine mon sac ouvert et une barre dans la bouche un gardien m'interpelle en Français puis en Anglais pour me signaler que je ne dois pas entrer avec mon piolet et mes crampons , moi, la bouche pleine, je lui barragouine que je ne fais que passer, (en gros ça fait bruch mulluch pacchhééch) Il comprends (il a l'habitude de parler toute les langues !), je m'excuse et peux finir mon festin !

 

15 minutes plus tard, c'est reparti, crampons aux pieds,je passe devant le bivouac interdit (mais toujours utilisé !) le futur refuge du gouter, je suis un poil dessus, les travaux ne sont pas hyper avancés !) et retrouve la civilisation avec le groupe électrogène et l'odeur de bricolage à proximité de celui ci !

 

devant moi un autre solitaire m'ouvre la route, il n' y a plus beaucoup de cordée sur la montagne ! Lentement je rattrappe l'autre alpinist et le dépasse, le rythme est beaucoup plus lent à présent : 300 - 400 m /h, pas une grosse surprise pour moi, au dessus de 4000 m je sais qu'on ne fait plus de 600 m / h !

Ca grimpe doucement, j'évite soigneusement les zones plus crevassées ! voilà l'épaule du Dôme , le col des Dômes , dire que j'ai bivouaqué là en 2005... et Vallot

 

J'attaque les bosses dans la foulée sans rentrer dans Vallot, tout se passe bien, je passe la Grande bosse puis la Petite, c'est toujours aussi beau ! je laisse un baton après la bosse pour finir avec le piolet ! Ca remonte. Par étourderie, mon deuxième baton glisse dans la face nord et par chance s'arrête 10 mètres plus bas ! Je décide de descendre le chercher, de quoi tester mes crampons light et mon piolet light ! Ca passe, je récupère mon précieux bâton et remonte ! (ça fait un peu de dénivelé en plus dès fois qu'il en manque !)

Je reprends ma route, la sangle du bâton sur le bras !

Je croise une dernière cordée qui m'annonce que je serais seul au sommet

Je passe à proximité de l'éperon de la Tournette ou le Malabar princesse est venu s'abîmer, dernier raidillon, dernière arête, lonnnngue et voilà le sommet ! Yes ! Il est 15 h 05

Je profite du sommet, seul ,  il y a des nuages, mais le temps n'est pas menaçant. Un choucas virevolte dans le vent.

J'envoie un SMS à Sandrine en écrivant 7 (et oui c'est mon 7ème Mont Blanc), à sa réception, il parrait qu'elle n'a pas compris tout de suite !)

ca va être cahud pour avoir le dernier train... Je file , rejoin vallot puis le col des Dômes et sa longue remontée vers l'épaule du Dôme. Puis descente du Dôme pour rejoindre le gouter, bon , à priori, je n'aurais pas le téléphérique, pour le train c'est peut être jouable...

 

Descente du gouter, je dépsse pas mal de cordée en perdition, je me perds trop à gauche dans la descente (à l'inverse de la montée) rocher pourri, désagréable (bêtement : en suivant une cordée) Je file, je surveille le grand couloir qui n'a pas l'air de trop dégueuler (2 grosses chutes de pierre seulement durant ma descente ) Je traverse, à fond mais pas trop, il faut rester concentrer, pas de probleme. Je file dans l'abribus en face du Nid d'Aigle. Pause, j'ai loupé le train , c'est sûr ! le soleil commence à descendre, c'est beau, je grignotte et me déshabille avant de repartir, ça va être long la descente jusqu'aux houches !

Je descends, et me rends compte que je vais à peine plus vite qu'à la montée (voir pas !) je croise des alpinistes en retard (rares) et des alpinisets pas pressés, ils montent au Mont Blanc en bivouaquant à 200 m du Nid d'Aigle (il leur faudra sans doute 4 jours pour atteindre la cîme. Je rejoins le Nid d'Aigle avec 50 minutes de retard pour le train, et suis les rails, croise un dernier bouquetin.. Il me semblait qu'il y avait u sentier le long du TMB, en fait on ne trouve que du ballast ! et c'est dûr pour les pieds. C'est long, voilà bellevue, je file par les chmins VTT que je connais, j'arrive en haut des Houches à 21 h 45, appelle Sandrine pour qu'elle vienne me chercher, à 22 h je suis dans mon bain, quelle journée !

 

Photos



 

 

 

 

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Bionnassay vu de l'aiguille du Goûter

 

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Les Bosses

 

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Les Bosses et le Mont Blanc

 

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Heureux au sommet

 

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Le Maudit

 

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Mon piolet (light) Corsa Nanotech

 

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Le Maudit et l'Aiguille du Midi

 

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Les Bosses et le Dôme du Gouter

 

 

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Les Bosses et le Dôme

 

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Cordées sur les Bosses

 

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Le refuge de Tête Rousse et l'Aiguille de Bionnassay au retour

 

15 Jours dans la Vallée de Chamonix été 2011

 

Alpinisme

 

Tête Blanche 3429 m depuis Albert 1er

 

Mont Blanc 4810 m à la journée depuis le nid d'Aigle

 

Traversée des Aiguilles Crochues

 

 

Escalade

 

Via Corda alpina des Mottets - sur les sentes des Chamois

 

 

 

Randonnée

 

Balcon Nord : L'index - lac blanc - col des Montets

 

Enorme Balcon sud : La para - les glaciers - le Plan de l'Aiguille - Signal Forbes - Montenvers 

 

 Sur les traces des dinosaures d'Emosson

 

 

 

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Mont Blanc : arête des Bosses - 3 Monts - Bionnassay

Publié le par Apoutsiak

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Refuge des grands Mulets 3051 m

Publié le par Apoutsiak

telephone : 04 50 53 57 10

Itinéraire alpin mais grandiose
Classique au printemps pour gravir le Mont Blanc

Demander conseil au gardien avant de s'engager dans la montée (Ludovic Moucheront)

CAF de Chamonix


n° de téléphone  : 04 50 53 57 10 ou 04 50 53 16 98
tel privé gardien :
06 12 69 81 50

68 places
Gardien : Ludovic Moucheront
Gardé de fin mars à mi Septembre ( fermé lorsque les conditions d'accès ne sont plus bonnes)

refuge d'hiver 16 places couvertures casseroles


Accès :

du plan de l'aiguille, prendre le sentier qui mène à l'ancienne gare de téléphérique (glacier des pélerins) expo aux chutes de séracs puis traverséer les crevasses et les séracs  de la Jonction et rejoindre le refuge

C'est déjà une course d'alpinisme pour rejoindre le refuge : casque corde piolet crampons indispensables !

Courses possibles : le Mont Blanc  ( conseil : passer par l'arête Nord du Dôme du Gouter, itinéraire moins exposée aux chutes de séracs )


 

Les Grands Mulets

 

La Jonction Paccard et balmat sont montés par là !!!

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Le refuge de Tête Rousse - 3167 m

Publié le par Apoutsiak

Sur la Route du Mont Blanc...



et oui, quand le refuge du goûter est complet, que les 3 Monts ne sont pas en condition ou que le refuge des Cosmiques est lui aussi complet, il reste la solution : monter au Mont Blanc en partant de Tête Rousse... avantage : on traverse le Grand Couloir de nuit et avec un bon regel, ça parpine moins, inconvénient : ça rajoute du déniveler et environ 2 h 30 !!!

Téléphone : 04 50 58 24 97
Hors saison : 06 19 02 90 71 à partir du 15 avril pour les réservations

Gardienné de Juin à Fin Septembre

possibilté de camping aménagé ( pour info camping interdit au refuge du Goûter)

74 places
refuge d'hiver 16 places

Topo


Prendre le TMB au Fayet ou à Saint Gervais ( possibilité de prendre le téléphérique de belevue aux Houches et de rejoindrel e TMB) puisrendez vous au Nid d'Aigle (refuge)
Du Nid d'Aigle (bouquetins nombreux et peu farouches  mais jeunes et moches) prendre le sentier qui part au Nord Est jusqu'à la baraque forestière des Rognes (pour infio, il n'y a pas de forêt mais c'est tout de même une baraque forestière...) Prender alors la direction de l'éperon (Sud Est) et remonter le sentier jusqu'à l'altitude 3132 m prendre alors le névé plat à droite (glacier de Tête Rousse)  et le traverser pour rejoindre le refuge. 3167 m 2 heures sans forcer !)



fichier GPS (avec celui du Mont Blanc...)



Confort :

Le refuge est impeccable : grande salle à manger, accueil excellent de l'équipe en dépit du monde, salle hors sac, dortoirs vastes avec de la place pour se déplacer. Couettes !

Un bémol : il y a denombreuses portes antifeux au sous-sol et pas de lumière ! bref on se perd et en cas d'incendie... dur dur de trouver rapidemnt la sortie !!!
Au niveau bouffe : Anne a trouvé qu'on avait juste assez à manger ! Mais c'etait bon !

Les courses possibles

Le Mont Blanc par la voie des Cristalliers Arpete des Bosses (ou traversée)
L'aiguille de Bionnassay par la face Nord
Quelques couloirs sur l'aiguille du Goûter
pour les skieurs de pentes raides









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