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Alpinisme : Zinalrothorn - 4221 m Mon 82ème 4000 !

Publié le par Apoutsiak

Bon, ben voilà, j'ai gravi mon 82ème 4000

Mon Graal !!! à chacun le sien.

Une magnifique course en compagnie d'Anne, on a monté le champagne au sommet, et on en a bu... un peu !

 

Vidéo :

 

 

Topo

 

Rothornhütte

De la gare de Zermatt 1605 m

Prendre la Grande rue puis la deuxième rue à droite, remonter le sentier qui mène sur le talus et le sentier et le prendre à gauche. Le sentier rejoint Bodmen (le torrent) puis le traverse avant de remonter le long de sa rive droite pour rejoindre Stellistein: l'hotel de l'Edelweiss 2058 m.

De là le sentier mène à la cabane de Trift - 2337 m il se poursuit vers Vieliboden, attention à ne pas le perdre dans le delta du torrent vers 2600 m. Rejoindre la moraine sous la Rothornhütte et le sentier grimpe jusqu'à la cabane 3198 m

 

Zinalrothorn 4221 m

Partir au Nord de la cabane d'été et rejoindr epar des sentes et des blocs le Rothorngletscher. Remonter sous la barre rocheuse jusqu'à un couloir  qui descend de la barre vers 3400 m (couloir en III + 20 m) Tirer à gauche pour rejoindre une arête secondaire que l'on grimpe, pus traverser une pente de neige et gagner l'arête qui part du point 3761 m CNS.

Rejoindre la belle arête de neige

Que l'on suit sur l'arête.

Gagner le couloir qui descend du Gabel que l'on remonte soit en son centre soit en rive droite.

Du Gabel, remonter l'arête du Zinal sur une 20aine de mètres avant de basculer versant Mountet. Traverser deux dalles en traversée un peu technique.

 

On rejoint le bas des Binner plate : sur une 30 aine de mètres, soit par la dale, soit par la glace à gauche.

De là reprendre l'arête, contourner le gendarme par la droite, une corde est en place pour un pas technique.  de là rejoindre facilement le sommet 4221 m

Récit

Chamonix, Dimanche soir, j'ai rendez vous au gîte la Montagne, après une journée de trail entre Champex et Vallorcine. Au départ le programme est le suivant : dormir à Cham, monter tranquillement au refuge de main pour se rendre au sommet mardi ...

 

Je retrouve Anne au gîte la montagne
Elle est assise sur le banc juste devant l'un des moteurs du Malabar Princess (écrasé sur les pentes du Mont Blanc dans les années 50)
Elle n'a pas réservé le gîte.
Elle me dit qu'elle pense que la météo est meilleur demain et qu'on devrait aller faire le Zinalrothorn demain en se levant méga tôt.
Moi qui souhaitait prendre une douche, me voilà servi !
Moi qui espérait me faire la montée au zinalrothorn en mode cool...

J'hésite,
peu
et on décide de repartir en direction de Zermatt, on dormira dans la voiture (en plus on connait des emplacements de bivouac du fait de nos expéditions antérieures)

Et c'est reparti pour le col des Montets, de la Forclaz, Martigny, la vallée du Rhone et la remontée vers Tasch, forcement, quand on arrive, il fait nuit. On se trouve un emplacement de "bivouac" dans une gravière à Randa.

On se fait un frugal repas tout en faisant nos sacs et préparant notre nuit.
Je dormirai dans la voiture tandis qu'Anne dormira à la belle étoile abritée du bruit de la cascade.

On vérifie les horaires des trains et on se rend compte que ô horreur, il n'y en a pas entre 2 et 5 heures !!! (alors que certains jours il y en a !)

On se couche à 21 h 55, le réveil à minuit 15
La nuit va être courte...

elle sera bercée par le doux grincement des freins des trains
les grosses motos
les délicats battements des hélices des hélicoptères

Je finis par dormir
peu
le réveil me fait sursauter, j'ai du mal à réveiller Anne, pourtant, le compte à rebours est lancé, il ne faut pas rater le train de 1 h 00 !

On s'habille, on enfourne l'ensemble du matos dans la voiture (en vrac) et on file vers tasch. On se gare dans le mega parking (méga cher aussi) et on file pour attendre le train. Un passage par les toilettes pour se débarbouiller. Anne se rend compte ,que la nuit, ça n'est pas un train mais un taxi qui part pour Zermatt, après un petit temps de stress, un minibus déboule. et à 00 h 59, nous voilà partis pour la seconde capitale de l'alpinisme (après Cham'), en 10 minutes, nous y sommes, il faut dire que le chauffeur avait un peu le pied coincé sur l'accélérateur !  Quelques fêtards discrets sont là. Nous ajustons notre sac à dos avant de partir dans les ruelles de la ville, il est 1 h 10 !

Enfin, la journée va démarrer !

Alpinisme : Zinalrothorn - 4221 m                           Mon 82ème 4000 !Alpinisme : Zinalrothorn - 4221 m                           Mon 82ème 4000 !

Nous voilà donc à Zermatt, 1 h 10 du matin, on peaufine les sacs et on part dans la ville.
J'ai bien fait de repérer le départ sur la carte dans la semaine, car ce n'est pas évident. On louvoie dans les ruelles pour trouver une sente, puis un panneau : Rothornhütte 4 h 50. Moi qui espérait mettre moins de 3 heures pour monter au refuge... C'est cuit !

On progresse sur le sentier et on tombe sur des chevreuils, enfin plutôt des yeux de chevreuils, enfin on pense que c'était des chevreuils. Bon, on les voit, on les revoit au lacet au dessus. On avance dans la forêt profonde et la nuit d'encre, le halo de la frontale éclaire les quelques mètres devant moi. La journée va être longue, très longue, on n'est qu'à 1600 m et le sommet culmine à plus de 4200 m, dans quel état vais je arriver là haut...

Les lacets s'enchaînent et, on rejoint une jolie gorge, puis un nouveau sentier à la pente raide et régulière, nous nous retrouvons face au chalet Edelweiss, il porte bien son nom : on y cultive des Edelweiss !!!

On poursuit au dessus, le sentier monte puis descend à plusieurs reprises, toujours un peu décevant et déprimant. Avant d'attaquer de nouveau une belle montée . Je dormiotte tout en marchant. Régulièrement Anne me réveille en me parlant, assez désagréable, je la laisse discourir tout en ponctuant certaines phrases par un "hum" afin qu'elle sente que je suis attentif alors que le cerveau est en mode "off".
Elle parle triathlon, sa nouvelle passion, pour laquelle elle est intarissable (et douée !)

Une battisse apparait au loin, c'est a cabane de Trift : l'ancienne cabane d'où partaient les ascensionnistes, elle est située beaucoup plus bas que la nouveau refuge. On opère une petite pause, la nuit est étoilée, parfait !

On repart vers le haut, le sentier se perd un peu dans un delta sur un replat. On cherchouille 2 minutes avant de retomber dessus. Anne est déjà passée plusieurs fois par là, ça aide. Puis on attaque la méga longue moraine, moi devant, Anne derrière, on croise des bouquetins le long du chemin.
Qu'il est loin ce refuge, on ne le voit jamais. Le jour point, mais légèrement. Je lance des grands coups de frontale à 1200 lumens pour essayer de le trouver, ça me donnera le moral. Mais rien.
Un dernier virage, le voilà, il est fermé, le refuge d'hiver est derrière, 3200 m. J'éblouis un occupant (toujours à 1200 lumens) qui regardait à la fenêtre, on pensait être tous seuls... Il est 5 heures. On a mis 4 heures pour monter.

on rentre dans le vieux refuge, on se pause dans la petite cuisine attenante au dortoir et sans porte. On grignotte et on met le réveils sur 7 h 00, ça nous laisse 1 h 40 pour dormir !!!
Je suis déjà bien entamé.

La deuxième nuit de cette nuit va également être courte....

Alpinisme : Zinalrothorn - 4221 m                           Mon 82ème 4000 !Alpinisme : Zinalrothorn - 4221 m                           Mon 82ème 4000 !

7 h 20
le réveil sonne
il fait jour
Je me lève tranquillement et réveille Anne
on déjeune, tout en discutant (on chuchotait) ce qui réveille les randonneurs hollandais qui nous le font savoir...
Dehors, c'est le grand beau

On refait les sacs en laissant au refuge tout le superflu... sauf la bouteille de champagne qu'il va falloir transbahuter jusqu'au sommet !
Toute trace de fatigue a disparu pour le moment, pour le moment seulement, à quand le coup de bambou...

On part, je suis devant, hyper motivé. Anne me suit. Il fait beau, mais froid, mais beau.
On cramponne, sur le bas du glacier.
On le remonte, je file devant, Anne est encore un peu dans le gaz.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le premier glacier (trop facile)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Devant le Cervin

 

J'ai tellement étudié le topo, que j'identifie tout de suite le passage "escalade", de toute façon il y a plein de traces de descente. On reste décordés et on attaque le couloir en III +, un joli couloir, sur une 20aine de mètres. Au dessus c'est plus plat, et ça permet de gagner le deuxième névé.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

on quitte le glacier pour un couloir en III+

 

 

 

 


Sur les petites arêtes...



Il y a une trace ce qui rend tout plus facile... On accède à une première arête, que l'on quitte pour en rejoindre une seconde, c'est plus raide. Anne lutte contre un bel onglet. On arrive alors à une antécîme où l'on opère une pause...
 

 

Cervin, Obergablehorn et dent Blanche

 

 

 

Face Nord de l'Obergablehorn (gravie l'année dernière...)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au pied du couloir qui mène au Gabel (le sommet est à droite au dessus)

 

 

 

 

 

 

 

 

La vue est magnifique. Une petite 30aine de 4000 nous entoure... Je les ai tous gravis Les difficultés dont devant nous. Une petite arête bien fine, en neige, mais bien facile, puis on rejoint le couloir en neige.
Finalement on grimpe le couloir en neige sur une bonne partie avec quelques passages de grimpe en rive droite. On rejoint alors le Gabel, le col sur l'arête finale.

 

 

 

 

 

 

Au Gabel

 

 

 

 

 

 

Les difficultés se corsent, ça devient raide, ça devient technique. D'abord escalade facile puis deux dales en traversée ascendante... Concentration maximale, mais ça passe. S'en suit la Binner plate, une dale d'une 30 aine de mètres. On passe par la glace à gauche, glace bien dure, où Anne peste, elle a pris le piolet light, et le piolet light dans la glace dure, ça ne fait pas bon ménage, c'est souvent la glace qui gagne, elle repousse le piolet !!!
Bon, Anne est têtue et technique, elle finit par remporter la partie et grimpe à présent sur le rocher bien prisu pour rejoindre l'arête.

De là, il faut contourner l'antécîme par un passage bien aérien avant une escalade avec corde fixe bien engagée
Le sommet est à 5 minutes, on redescend puis on remonte des pentes faciles , pour atteindre le sommet

Youpi !!!

Je sors la bouteille de champagne, mais je reste surpris à la première lampée, il n'y a que de la mousse ! Je partage avec Anne ce moment !
Il fait bien froid avec le vent.
On est heureux !

 

 

 

Sommet

 



On passe une 20aine de minutes au sommet, il faut déjà penser à redescendre, à se reconcentrer. La course est encore longue

On entame la descente

Enivré par la beauté du sommet, mais pas que...

Bon, pour être honnête on n'a pas tellement bu au sommet, on a même fini par reboucher la bouteille pour la torcher au refuge...

En fait, tu viens d'accomplir un "exploit" en atteignant ce sommet, mais au premier mètre de descente, tu oublies complètement cet "exploit" , tu redeviens le simple petit alpiniste qui doit redescendre de cette immense montagne en un seul morceau...

 


 

 

 

 

Deuxième rappel, au dessus du Gabel

Bref on repart, on repasse le passage expo de l'antécîme, puis on fait un rappel sur Binnerplate pour assurer le coup. Un peu de désescalade technique puis de nouveau un rappel et on est au Gabel, en plein vent "frrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiizzzzzzzzzzzzzzzzz"
Et on repart dans le couloir pour 4 ou rappels.

 

 

 

 

Dans les rappels du couloir


Tout se passe bien , on sait qu'au pied, après la traversée, le gros des difficultés sera derrière nous.

On fait la traversée puis on se fait la jolie arête de neige pour opérer une pause. On souffle.
 

 

 

 

L'arête de neige

 

L'arête de neige (esthétique)

On reprend la descente, efficace, on n'est toujours pas fatigués alors qu'on a démarré à 1 h du mat et qu'il est près de 17 h... Quelques nuages ont fait leur apparition, l’éclairage d'automne est parfait Quand on arrive dans al zone maudite.

Bon la zone maudite, c'est la zone où, quand tu pauses le pied, tu ne sais pas ce qui va se passer, va t'il tenir en surface ? s'enfoncer ? Venir ce coincer en profondeur sous un rocher (ben oui, avec les pointes de crampons ça fait ça..., te tordre une cheville... ?

Bref, c'est avec un plaisir non dissimulé que nous entrons dans cette zone. Anne peste derrière, je garde le sourire, je sais que chaque pas nous rapproche du refuge.
Je me gaufre une première fois en avant, je me suis coincé le crampons sous une pierre.

Anne tombe également.
On est fatigués et ce dernier obstacle nous use.

Je tombe une seconde fois, pas de Simon de Sirène pour m'aide à me relever. Dommage, Il n'y a même pas Marie Magdeleine pour m'essuyer le visage...

Je tombe une troisième fois, mais en tombant, mon tibia vient heurter la traitresse pierre. Je jouis ! Puré de douleur. Anne s’inquiète, mais pas trop. Ce calvaire va t'il se terminer ? Bon, logiquement je devrai à présent atteindre facilement mon Golgotha, même si on est dans le sens de la descente... J'aurais bu le calice jusqu'à la lie !
cette troisième chute a eu lieu pile en face d'une harde de bouquetins. Pas classe. Ça les a laissés de marbre... Je me suis même fendu d'un "Je suis moins doué que vous !"

 

 

 

Il se fout de ma gueule là, non ?

 

 

 

On repart entre les bouquetins, on traverse, Anne doute de mon sens de l'itinéraire mais ce qu'elle ignore... C'est qu il y a des traces !!! Un peu de désescalade facile, quand, derrière moi, c'est le drame, Anne a chu et elle hurle.
Je la sécurise et tente de la calmée, elle a tellement hurlé que j'ai pensé qu'elle s'était fait une fracture ou une luxation... Elle a juste fait la bonne vieille technique du coinçage de crampons tombage sur le tibia, bon, il manque visiblement un peu de chaire, mais plus de peur que de mal, quoi que sa douleur a l'air pas mal...

Je la laisse récupérer, quand on repart, on se rend compte qu'il ne restait que 10 mètres à faire avant de sortir des difficultés, dommage ! On installe le dernier rappel (bon, après coup, on sait que c'est le dernier rappel, mais quand on la posé, on se demandait s'il n'en faudrait pas deux)
Et hop, Anne est en bas.
C'est mon tour.
Plus qu'à dévalé le gentil glacier en pente douce, fastoche.
Anne semble un peu fatiguée.
Perso, j'ai encore de l'énergie à revendre..
On enlève les crampons pour une dernière partie de saute caillou de blocs en blocs avant de retrouver le refuge.
Où une cordée Suisse Allemande nous accueille.
18 h !

Retour au refuge

Une Suisse allemande nous y accueille "Tschuss"
"Bonjour"
Bon, elle parle très mal le Français, et, il faut dire que même sans 17 heures de course, je parle, à la base, très mal l'Allemand, malgré 11 ans d'études...
Elle parle peu l'Anglais
Bref, la conversation est assez complexe à suivre, on parle avec les mains, les pieds... au départ, c'est assez simple, vu qu'elle prévoit de faire la course le lendemain, elle souhaite savoir qu'elle est la bonne longueur de corde et quel matos emmener...

Anne part chercher de la neige
Je m'occupe d'allumer le gaz (facile)

Le collègue d'Heidi arrive lui aussi, il parle également peu le Français.
Par contre, il parle fort !

Je leur offre un verre de Champagne, pas sur qu'ils en aient compris la raison.

On se retrouve à 4 dans la petite cuisine.
Les suisse parlent fort.
On mange. Enfin, je n'ai pas très faim.

On file se coucher vers 8 heures
Boules quies...
pas suffisant, j'entends les Suisses comme s'ils me braillaient dans les oreilles
Après de longues minutes de réflexion je me lance :

"Ein Bischen ruhe bitte, wir möchten schlaffen"

Même Anne a été sciée de l'excellence de mon allemand (faut dire que j'ai eu le temps de préparer ma phrase)
Bilan, ils arrêtent complètement de parler et je peux dormir.

Vers minuit, une soif me prend... Je décide de me lever pour boire, mais les suisses ont tout bu ! Il n'y a plus d'eau, Ils n'ont rien laissé dans la gamelle de NOTRE neige... Pas cool, je trouve 3 ml dans un fond de gourde et me recouche, un peu vert, la gorge sèche.

7 h, le lendemain, j'ouvre un œil, et me rends compte que les Suisse ne sont pas partis. Quand je mets le nez dehors, je comprends pourquoi : il a neigé !

Puré, heureusement qu'on a fait la course a la journée, sinon ç'aurait été le but.

On envoie le suisse en quête de neige, lui expliquant que c'est "behind the roof of the new refuge", il revient au bout de 10 minutes n'ayant rien trouvé. Anne me dit : il n'est vraiment pas doué
Je m'y colle, et derrière le toit du refuge, il y a bien plein de neige. J'en ramène une grosse gamelle
On peut enfin déjeuner, faire nos sacs et partir....

Alpinisme : Zinalrothorn - 4221 m                           Mon 82ème 4000 !
Alpinisme : Zinalrothorn - 4221 m                           Mon 82ème 4000 !

On quitte le refuge et nos deux Suisses
pour attaquer une longue descente.

Un peu de neige a été judicieusement étalée sur le sentier.
On descend
D'abord, sur la moraine, tout en parlant triathlon.
Puis sur le delta d'un torrent (tout en parlant triathlon).
puis sur le long sentier qui nous ramène à la cabane de Trift, tout en parlant triathlon... (Anne est incorrigible)

Le ciel gris est devenu bas, un crachin du Nord s'est mis à tombé, on a hésité, et à la cabane de Trift, on sort les Goretex pour éviter d'être rincés...

Alpinisme : Zinalrothorn - 4221 m                           Mon 82ème 4000 !

La descente se poursuit, dans la bonne humeur

Je sais que la question qu'on va me pauser est "que va tu faire après"
Et j'envisage toutes les possibilités
Arrêter la montagne : hors de question, même si Sandrine aimerait bien... Par contre je vais peut être lever un peu le pied...
De toute façon, j'ai toujours des projets en tête :

  • L'ascension du Bietschorn, une magnifique pyramide aux belles arêtes, ou l'Eiger, par la face Ouest ou l'arête Mittelegi
  • Gravir les sommets de 3900 m, le plus dur sera de trouver des partenaires pour ces objectifs qui n'attirent en général personne... (j'ai déjà une petite liste)
  • Conquérir les sommets des pays d'Europe, l'occasion de faire des voyages (sachant que les plus durs sont déjà conquis )
  • Ou partir en expe : Kilimandjaro, Aconcagua, ou peut être plutôt des sommets plus techniques en amérique du Sud...


Bon ben j'ai des idées.

Le rêve ultime: gravir la face nord de l'Eiger, mais je n'ai pas le niveau ...

Alpinisme : Zinalrothorn - 4221 m                           Mon 82ème 4000 !

On pénètre dans le brouillard, on se retrouve à l'hôtel Edelweiss.On fait 3 photos des Edelweiss et on file
La descente est rapide, voilà déjà Zermatt, on passe par le centre ville avant de rejoindre la gare.

Le train est là qui nous attend.
Je pensais qu'atteindre mon Grahal, me changerait, hors j'ai l'impression que rien n'est changé
je peux juste me présenter : "Bonjour, Guillaume L, 82 4000 " Truc que la plupart des gens ne comprennent pas ....

Je ne repartirai pas à Cham' dans la foulée, j'avais prévu une jolie traversée Vallorcine Servoz via le Buet en mode trail, mais je suis sevré. D'abord, je n'avais pas les jambes et je suis pressé de rentrer partager ma joie avec Sandrine.
On se change dans le moderne et hideux parking de Tasch et on file vers la franche Comté

 

 

 

Encore un grand merci à Anne pour cette jolie balade (et pour tous les autres 4000 gravis)

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Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m

Publié le par Apoutsiak

81ème 4000 gravi !

En solo, à défaut de partenaire disponible.

Une jolie ascension dans une météo de rêve.

Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m

Vidéo

Topo

 

Topo photo du Mont blanc par l'arête des Bosses

N'hésitez pas à me contacter par mail pour plus d'informations, ou ajouter des commentaires !

refuge du Gouter

Montée au refuge du Goûter Du refuge de Tête Rousse au refuge du Goûter Du refuge de Tête Rousse au refuge du Goûter - vu depuis ce dernier (du haut)

Voir les photos ci dessous

Mont Blanc

Du refuge du Goûter au Dôme du Goûter

Du Dôme du Goûter au sommet du Mont Blanc - l'arête des Bosses proprement dite L'arête des Bosses et le Dôme du Gouter vu du dessus

Voir les photos ci dessous

Topo photo ascension du Mont BlancTopo photo ascension du Mont Blanc
Topo photo ascension du Mont BlancTopo photo ascension du Mont Blanc
Topo photo ascension du Mont BlancTopo photo ascension du Mont Blanc

Topo photo ascension du Mont Blanc

Mont Maudit

redescendre les pentes Nord du Mont Blanc. Passer à gauche des petits rochers Rouges et descendre le mur de la cote. rejoindre le col de la Brenva 4303 m

Passer la rimaye et remonter la pente Sud du Mont Maudit (45°) quelques rochers faciles mènent au sommet 4465 m

Le topo est original, il permet d'éviter les crevasses et les séracs du Maudit et du Tacul.

Je suis revenu par le même itinéraire, il ya également la possibilité de descendre sur l'aiguille du Midi par l'itinéraire des 3 Monts.

Récit

L'ordi a bien chauffé !!! J'ai pourtant cherché un partenaire de cordée disponible, d'abord dans mes partenaires habituels, puis sur camp2camp, mais incroyable, personne n'était dispo... bilan, je change de programme, au départ j'avais prévu d'aller faire le Zinalrothorn, et bien je jette mon dévolu sur le Mont Maudit, plus simple à faire en solo et la météo y est annoncée meilleur.

Une place se libère sur le site de réservation du refuge du Gouter, et zou, elle est pour moi. Plus qu'à préparer mon sac, remettre les bons fichiers GPS dans la montre et le GPS. Je recalcule le temps qu'il va me falloir pour gravir le Mont Blanc, redescendre au col de la Brenva, gravir le Maudit, puis en redescendre avant de remonter au Mont Blanc pour en descendre par l'arête des Bosses... Il y a de la distance, il y a du dénivelé : plus de 1800 m.

Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 mAlpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m

Récit

Un petit repas du soir en famille, puis je prends la route de Chamonix. Je me gare au col des Montets pour passer la nuit, je suis devenu un adepte de la nuit en voiture, il faut dire, que le fait d'emporter un matelas améliore grandement le confort.

6 h 30, je me réveille, petit dej et départ pour le Fayet. Le premier train est à 8 h 20

Je somnole en profitant du paysage. La montée est longue, 1 h 15 pour atteindre le nid d'Aigle, YAPLUKA !

Bon, je mets un peu de temps à organiser mon sac, et je me retrouve en queue de peloton en direction du refuge. J'ai décidé de monter à un bon rythme, histoire de voir ce que ça donne... il va me falloir dépasser la longue file d'alpiniste, alors je galope, et je dépasse en essayant de ne pas trop déranger... Un guide me lance "on finira tous par arriver en haut", il n'a pas tord, mais je poursuis. Le gros de la file d'alpiniste est vite derrière et me voilà aux Rognes Je continue avec 2 guides à proximité. On arrive assez rapidement à hauteur de Tête Rousse où j'opère une courte pause pour mettre les crampons. 1 h 20 que je marche.

 

Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 mAlpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 mAlpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 mAlpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 mAlpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 mAlpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m

Le glacier de Tête Rousse est traversé, j'enlève les crampons et suis la sente qui mène au Grand Couloir. Il a l'air calme. La bête est endormie, j'en profite pour passer. Une sente est tracée, et le passage est rapide, cet endroit est toujours stressant, j'y ai vu des rochers plus grand que des frigos dévalés les pentes lors de mes précédentes ascensions...

Au dessus, un peu de calme et je rejoins l'éperon. Un peu d'escalade, un peu de sentes, à force de passages, je sais rester au bon endroit sans trop avoir à chercher le bon itinéraire...

Je rejoins le Gouter, l'ancien refuge, et file vers le nouveau pour une courte pause. 3 h 10 depuis mon départ de tête Rousse, temps correct.

Je dépose quelques affaires superflues au refuge et je repars, avec pour objectif, le Dôme du Goûter, ça me dégourdira les jambes, même si je sais que cette "petite" ascension devra être payée demain...

Et oui, tout se paye ma bonne Dame...

Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
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Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
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Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m

Bref, je repars vers le haut. D'abord sur l'aiguille du Goûter, puis dans les pentes du Dôme, sous la surveillance de l'aiguille de Bionnassay.

Le temps est beau, pas de vent. Je me retrouve rapidement avec un autre gars qui prend ma roue.

On progresse sans un mot. Son pote est loin devant.

L'altitude se fait un peu sentir. Je ralentie le pas. On se retrouve à l'épaule à deux, j'adore ce moment où le Mont Blanc se découvre, magique ! Il monte avec moi au Dôme du Gouter. On papote, il me précise qu'il va descendre du Mont Blanc en parapente, la classe !!! puis part vers sa destinée, je reste là pour faire le Guignol et profiter du paysage...

Au loin, de nombreux alpinistes sont encore à Vallot et sur l'arête des Bosses.

1 h 20 pour monter au Dôme, correct, sans plus !

Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m

Retour au refuge par le même itinéraire. J'ai les pieds qui chauffent. Arrivé au refuge, je m'installe. Accueil efficace. Je vais sur mon lit, me reposer. J'essaie la tecnique du "Je ne m'endors pas, sinon je ne vais pas dormir cette nuit" mais je n'y arrive pas, Morphée me prend dans ses bras... Encore raté Caramba. Je me réveil à 18 h, juste le temps d'aller dans le réfectoire. Je médite, il y a du monde, les guides prennent l'apéro avec le Gardien. A table, focemment, je suis seul avec un groupe de Russe. Bon le point positif, c'est que j'ai fait un an de Russe en seconde, le point négatif, c'est je suis vraiment nul en langue, et que le seul mot qui m'est resté c'est "excusez moi" (Scouzatemnié), pas pratique pour tenir une longue conversation... Le Russe en face de moi a l'air patibulaire, mais je fais mon social, pas envie de manger "dans mon coin". Il ne parle pas Anglais. J'essaie de lui expliquer mes connaissances en Russe. Je sens qu'il s'en fou, l'altitude le rend un peu grogui. De toute façon, il y a un souci, les Russes ne sont pas à cette table. Vu le nom sur le panonceau, je vais avoir droit à des Allemands... Mais non, c'est un groupe de Genevois qui arrive. Ils sont 6 avec 3 guides de la compagnie des guide de Chamonix. Le guide "chef" annonce : "LEDOUX !" " tout seul ?" Je lève la main "C'est moi !" La conversation s'arrête là, je sens qu'il ne valide pas ma montée en solo.

Je me retrouve en bout de table. La conversation est sympa. Elle tourne sur l’ascension des 4000 et des 82 (ben oui, j'ai du avouer que je venais plus pour le Mont Maudit que pour le Mont Blanc) Ce qu'il y a de marrant, c'est que je les connais tous, et que j'ai un avis autorisé sur chaque ascension. Je passe un très bon moment. Et je me gave, de soupe et de poisson (oui, de poisson !) Ce qui fait que j'ai du mal à finir le dessert !

Je passe regarder le coucher de soleil, bon, il faut avouer qu'il y a un léger contraste entre le paysage et l'odeur et la vue des résidus de chiotte qui se déversent 5 mètres sous le refuge. Bon, je ne reste pas ...

Direction les mégas dortoirs pour une mauvaise nuit, il est 20 h 30....

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2 h 50, le violoncelle de mon réveil me réveille. Je m'habille discrêtement, visiblement, il y a encore des gens qui dorment... Le petit déjeuner est avalé avec les Genevois, je me prépare et à 3 h 30, je suis le premier à quiter le refuge. Je lève l'ancre, la nuit est d'encre, tout va bien.

Je progresse sur l'arête du Goûter, le halo de la frontale éclair les quelques mètres devant moi, objectif, arriver dans 3 h 30 au sommet du Mont Blanc. Je reprends les pentes du Dôme, le regel est bon, les crampons crissent. Je parviens à l'épaule, je perds un crampon. Je le remets et repars sur le plat du col des Dôme pour le perdre une seconder fois. Le remettre en place prend pas mal d'énergie. Mes deux crampons se font la malle une troisième fois, le retour de la malédiction du Mont Blanc, il y a 3 ans avec Sandrine, j'avais cassé un crampon dès le glacier de Tête Rousse (Voir Le Mont Blanc en Amoureux)...

Lorsqu'ils partent une nouvelle fois, au niveau de Vallot, je décide de faire une pause réparatrice... pas pour moi, mais pour mes crampons.

Me voilà dans la nuit noire, le couteau Suisse à la main, en train de réparer mes crampons,  objectif, les resserrer, je me gèle les doigts. A présent, quand je les remets, ça tend, mais ça tient mieux, la talonnière s'enfonce dans mon talon, bien désagréable, mais les crampons devraient rester en place.

Au loin, les premières frontales passent le col des Dômes

Je repars vers les bosses, la pente devient raide, j'attends le passage de la crevasse équipée par les guides, je ne me souviens plus où elle est placée exactement.

1ère bosse, RAS, seconde bosse , pareil, et si j'avais passé la crevasse sans m'en appercevoir, je suis si fort à présent... Je monte en direction de l'éperon de la tournette, il ne reste plus grand chose, ah, si, la crevasse, la voilà !

Une énorme crevasse barre l'accès à l'arête, elle devient fine à un endroit, mais est verticale sur 5 mètres environ, les guides y ont taillé un escalier géant ! Une corde fixe a été mise en place. Il y a juste un grand pas. Je franchis l'abîme, puis me retrouve dans la pente. Les marches sont hautes et bêtement, j'ai gardé un piolet en mon bâton. Je finis par m'élever, serré par les parois de la tranchée réalisée par les artisans guides. 2 pas plus tard, tout devient plus facile, l'escalier, entre les deux parois de neige progresse vers le ciel et permet de rejoindre l'arête. Dernier ressaut, dernier bout d'arête, le vent s'est levé, il fait méga froid. Je peine à filmer les derniers instants sans mes gants. Il fait encore nuit, mais les couleurs sont superbes !

Le sommet, je n'y traine pas, je file versant Italien me protéger du vent (et oui, le TRUC, c'est qu'en descendant coté Italien on est souvent bien abrités) Petite pause, j'enfile ma doudoune, je mange une barre, 3 heures et quart depuis mon départ. Impeccable.

Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
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Je ne traine pas et j'enquille avec la descente. Le gîvre s'est transformé en morceaux de glaçons assez désagréable à cramponner, je progresse en suivant une pseudo sente, pas hyper rapidement. Je rejoins le haut du mur de la Cote.

Si quand on était passé avec Yannick il ya 1 mois, il ya avait de grosses marches, aujourd'hui, il n'en est rien. Quelques traces de pas, il faut rester concentré. Voilà le col de la Brenva. je poursuis, ça monte, ça descend, je croise deux alpinistes en direction du Mont Blanc. Me voilà au pied du Maudit, l'OBJECTIF !

Je laisse mon sac et pars avec un bâton et mon piolet light. Le départ est peu raide, une pseudo rimaye bien bouchée , puis ça se corse, la pente devient plus forte, la neige laisse place à un peu de glace sous-jacente. il faut ancrer les crampons correctement et j'ai les crampons light, pas forcement le mieux pour un bon ancrage Je reste concentrer et je progresse, je retrouve des pentes moins raides, puis 3 pas d'escalade me laissent accéder au sommet , YOUPI !

81ème 4000, je m'amuse à faire un "direct facebook" juste pour la famille. Je fais quelques photos, le paysage est superbe, une douce brume dans les vallées, et les cimes aux couleur automnales.

Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
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Il faut déjà penser à redescendre, mais également à la montée sur le Mont Blanc, au moins 500 m de dénivelé encore...

Je descends la pente raide et rejoins mon sac. 3 Espagnols s’inquiètent du fait que j'ai laissé mon sac là. Ils doivent penser que je suis naze et que mon compagnon de cordée est parti au sommet du Mont Blanc tandis que je l'attends. Je leur précise que tout va bien. On se prend en photo et je les quitte. Je traverse le col de la Brenva et attaque le mur de la Cote. Je prends un rythme lent qui m'amènera au sommet. Au loin, je vois que les Espagnols avancent peu. Je remonte jusqu'au petit rochers rouges. Au dessus, je suis la trace.

Un parapentiste prend un départ un peu taquet juste devant moi. Impressionnant, son collègue m'avoue qu'il n'a pas une grande expérience. Je poursuis et me retrouve au sommet du Mont Blanc encore seul. Juste le temps de prendre en photo mon saut de joie j'attaque la descente, la grosse crevasse est beaucoup plus impressionnante, de jour, un énorme trou, dont on ne peut sonder la profondeur. Je dépasse a l’abord de celle ci une cordée avec guide, assez lente.

 

Je galope dans la descente, les bosses, puis Vallot. J'enchaine sur le col des Dômes , la remontée à l'épaule est rapide. Descente du Dôme, avec deux trailers, qui ne vont pas plus vite que moi, il faut dire que l'un d'eux a l'air dans le dur...

Je ne m'arrête pas au refuge, alors que je sais que j'y ai laissé un précieux paquet de fruits secs... J'enlève les crampons à l'ancien refuge du Gouter avant de basculer. je dépasse d'abord une cordée avec guide, puis me retrouve au "cul" de 3 alpinistes, rapides, mais moins que moi. je parviens à les dépasser à l'occasion d'un passage ou deux options sont possibles. Tout se passe bien. En repérant les alpinistes qui montent on arrive à bien anticiper les endroits où passer. La progression est bonne, je me rends compte que je vais peut être avoir le train de 14 h 45 (et oui, j'ai appris les horaires par cœur, ça permet de ne pas louper un train pour 5 minutes)

Je sais que ça devrait être short alors je ne m'arrête pas.

 

Voilà le grand couloir, une traileuse me laisse passer, j'attaque sans hésiter, pas la peine de tergiverser. Et la bête dort toujours, je passe sans incident. De l'autre coté, je poursuis, deux trailers me passent. je rejoins le glacier puis la terre ferme. Le reste c'est un rythme rapide pour rejoindre le train. Sans courir, mais sur un rythme rapide, je descends, je croise les bouquetins des Rognes et rejoins le groupe des Genevois juste avant l'arrivée au train.

Et là chance, il y a encore de la place dans le train de 14 h 45 , il est 35. Je me pose sur un banc. Nous papotons, ils ont tous réussis le sommet et j'en suis ravi. La journée a été belle.

Bon le train est plein et je voyagerai avachi contre la porte du train, plus de place assise.

Quelle belle et longue journée.

 

Ne reste plus que le Zinalrothorn, tentative dans 15 jours...

Alpinisme : Mont Maudit 4465 m- Mont Blanc 4810 m
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Alpinisme : Schreckhorn 4078 m - Lauteraarhorn 4042 m

Publié le par Apoutsiak

Le sommet de la peur

et le sommet du néant

Une course dantesque où il a fallu gravir les deux sommets, en repassant par le bas !

Vidéo

Topo

Schreckhornhütte

Grindelwald

Prendre le téléphérique de Pfingstegg 1392 m.

remonter le sentier qui permet de rejoindre Bäregg 1772 m.

De là, ça redescend le sentier qui surplombe l'under Ischmeer.

La suite est en Via Ferrata facile et permet de rejoindre le refuge.

Schreckhorn

Du refuge redescendre le sentier et rejoindre le glacier

Le remonter et repérer le départ du sentier qui mène à Gaag (l'idéal est d'avoir repéré la veille parce que de nuit, on n'a rien vu !)

Remonter jusqu'à Gaag(pour info, il y a une sente. 3200 m

Longer la base de l'arête entre le Schreckhorn et le Lauteraarhorn. Retrouver la base d'un couloir qui provient de l'arête Ouest du Schreckhorn. Remonter son bord Est, le traverser et remonter l'éperon ouest de ce couloir. rejoindre l'arête Est et la remonter au mieux jusqu'au sommet.

L'escalade se fait dans du rocher solide.

descente en rappel au départ puis en désescalade.

Lauteraarhorn

Depuis Gaag, partir vers le col Strahlegpass (332 m) et descendre ce col versant Est désescalade et rappels.

Descnedre au pied du couloir qui vient de l'arête du Lauteraarhorn (3000 m environ)

Remonter soir par le couloir soit par les rochers à gauche. On remonte d'un couloir à l'autre. tout en ascendance à gauche jusqu'à l'arête (point 3915 m)

remonter l'arête jusqu'au sommet soit par l'arête (bon rocher) soit versant Nord

Descente par le même itinéraire.

la remonter au Strahleggpass demande pas mal d'énergie...

descente de Gaag vers le refuge par le même itinéraire.

réaliser l'ensemble des 2 sommets : 24 km - 3600 m de dénivelé positif

On a mis 21 h

Alpinisme : Schreckhorn 4078 m  - Lauteraarhorn 4042 m

Récit

Yannick est tout le temps en retard, et aujourd'hui, il ne déroge pas à cette règle, on avait rendez vous à 9 h 30, puis 10 h , on part de Cham à 11 h pour rejoindre Grindelwald. On se gare sur le parking, on pique nique et on prend nos billets de téléphérique, il est déjà 15 h00.

Au milieu des touristes Jordaniens, on fait un peu tache, mais perso c'est pas mal de prendre le téléphérique ambiance palais des milles et une nuit. Les princesses sont superbes... Et c'est parti pour une montée au refuge qui est annoncée longue (plus de 4 h) on va être en retard pour le repas.

On discutte pendant la première partie de la montée. Yannick me raconte ses histoires de cœur. Sa vie, c'est Santa Barbara, en plus intense !!! Je n'en raconterai pas plus, mais ça vaudrait le coup d'écrire un roman (à succès sans aucun doute), je ne sais plus très bien si j'ai le rôle de confident ou de conseillé conjugal, faut peut être que je pense à me recycler. Et étonnamment la montée passe vite, malgré les montées descentes qui se succèdent et nous dépriment !

Je fais quelques pauses et Yannick part devant.

Le beau temps du départ a laissé la place aux nuages, et à une bonne averse ! Le paysage reste splendide, les 4000 de l'Oberland, cachés par les nuages nous laissent admirer le bas de leurs glaciers. Grandiose !

Un long passage en Via ferrata, il faut traverser quelques torrents, vu que la journée est avancée et qu'il a fait chaud, les traversées sont délicates et je finis par prendre une vague, dans la chaussure : pied gauche trempé !

Je poursuis, surveillant l'heure... 18 h passe, au loin, Yannick galope au refuge.

Je finis par l'atteindre à 18 h 34, juste l'heure du repas, pile poil, on aura mis 3 h et 1/4 seulement pour monter !

Je rentre dans le refuge avec mon légendaire sourire et là, je vois le masque sur celui de Yannick. Il vient de rencontrer le gardien, qui lui a fait un accueil peu accueillant !!!

"Qu'est ce que vous faites là ?" lui a t'il demandé en suisse Allemand, et Yannick lui explique que nous avons réservé et que nous souhaitons nous restaurer et dormir.

La réponse a fusé en Suisse Allemand elle aussi, mais vu le ton, ça devait pas être hyper sympa.

A oui, il y a une règle a toujours respecter en refuge : Ne jamais se mettre à dos le gardien, et la seconde règle capital : ne pas le contrarier pour ne pas se le mettre à dos.

Vu que j'ai loupé le premier épisode, je fais le dos rond, en attendant la suite. je m'assois face à Yannick, le gardien, une sorte d'énorme ours mal léché s'approche de moi, me toise d'un regard dédaigneux et s'en retourne. J'ai juste l'impression d'être face à un ogre qui va me dévorer. Heureusement la femme de l'ogre, comme dans le petit poucet, elle est sympa et nous apporte une sorte de thé d'accueil (sans doute pour compenser celui fait par son mari...)

Ce soir, je dévore, on est avec un guide Tessinois, Nikita et son client Jurgen, repas très agréable à échanger. Nikita est arrivé sur mes talons et a eu droit à l'accueil local !

On rigole sous cape à chaque fois qu'on voit l'ogre arrivé, et on s'explique à présent le nom de la montagne : Schreckhorn : sommet de la frayeur, C'est le gardien qui a donné son nom à celle ci , plus de doute !

Le repas terminé, il faut aller négocié l'heure du lever. La règle, c'est 2 h au plus tôt , c'est écrit en gros sur les murs du refuge, mais vu qu'on veut faire la traversée Schreckhorn Lauteraarhorn, on souhaiterais se lever à 1 h. Le gardien se braque, Yannick insiste, Nikita lui aussi, on fini par obtenir un petit déj' à 1 h 30, mais c'est lui qui nous réveille !!! La négociation a été houleuse, je suis étonné qu'il ai cédé ! A priori, la traversée n'a pas été faite cette année, nous sommes les premières cordées à la tenter !

Au lit, une grosse journée nous attend (et une petite nuit).

Schreckhornhütte : la cabane de la frayeur
Schreckhornhütte : la cabane de la frayeur
Schreckhornhütte : la cabane de la frayeur
Schreckhornhütte : la cabane de la frayeur
Schreckhornhütte : la cabane de la frayeur

Schreckhornhütte : la cabane de la frayeur

1 h 15... La douce voit de l'Ogre nous réveille, j'ai cru que c'était pour nous dévorer. Je m'habille, arrivé en bas Yannick m'annonce qu'il vient de se faire engueuler, nous n'avons pas dormi au bon endroit dans le dortoir... Encore eut il fallut qu'on nous indique les lits ... On déjeune d'un excellent fromage blanc aux fruits dont seul la femme de l'ogre a le secret.

Et c'est parti, nous sommes la troisième cordée. Cette course commence par une bonne descente pour rejoindre le glacier sur un sentier pas mal marqué. Le halo des frontales éclaire le chemin, une cordée tous les 100 m. Sur le glacier, hésitation, chacun sait que le pasage pour passer la barre rocheuse et remonter est difficile à trouver de nuit. 2 GPS en route, le mien refuse de trouver son emplacement, celui d'un Suisse le fait, on se retrouve tous dans une pente de neige raide. finalement on prend des vires pour se faire doucher par une grosse cascade, à 2 h du mat !!!

On poursuit dans les vires et la pente s’aplanit, on remonte à présent des éboulis raides. Avant de trouver une sente, lieu de regroupement des 3 cordées. On repart vers le haut, au loin, à gauche un guide suisse a choisi la voie directe et exposée qui monte directement du refuge. Il va nous mettre une heure. Je sens que Yannick regrette de ne pas être monté par là !

On arrive à Gaag pour une pause générale équipement et restauration avant de repartir sur le glacier. On galope tous, on papote un peu, il fait encore nuit. La traversée sous l'arête passe vite et on se retrouve tous à la rimaye, j'ai cru qu'il y avait une réunion tupperware !

La rimaye passe facilement, puis la courte escalade au dessus, on traverse le couloir et nous voilà sur l'éperon. on enlève les crampons et on part vers le haut, le soleil est là, le rocher excellent et pas trop dur. Je profite, et je garde des forces pour l'arête. on arrive sur l'épaule, et poursuivons vers le haut. e vent fait son apparition, il était annoncé fort, il est là. Les nuages sont là aussi, petit à petit l'ambiance change, on passe de l'été à l'hiver. Les passages d'escalade un peu plus technique mais toujours agréable. Je suis à ma place. Nous sommes la 3ème cordée, les deux jeunes en dessous ont du faire demi tour. Au dessus, les autres sont dans les nuages. Voilà la neige, la pente s'adoucit, un petite antécîme et voilà le sommet. Et de 79 ! Chacun félicite les autres et je regarde la suite, qui est dans un brouillard complet. Il y a énormément de neige sur l'arête et le rocher est verglacé (sur le haut de notre versant il l'était déjà)

Je vois Yannick faire quelques mètres vers l'arête et réfléchir.

Nikita a déjà annoncé qu'il redescendait avec son client.

Yannick se retourne et le verdict tombe, on redescend. Il me propose d'enchainer avec le Lauteraarhorn par le bas.

On finis par se dire qu'on verra bien quand on sera en bas.

Et on pars dans le brouillard pour atteindre les rappels.

Brouillard, vent, la corde vole.

Dans les rappels, le piolet de Yannick vole, je pensais l'avoir bien fixé sur son sac, mais de la neige a du bloquer le clip de fermeture... et un piolet de moins ! :-(

On retrouve l'épaule et le soleil. On désescalade à présent dans un temps plus clément. On avance bien. le petite couloir est retraversé, on passe la rimaye et on se pause un peu plus loin pour manger et discuter un peu avec Nikita et Jurgen.

Discussion, Hésitation, que faire, Yannick souhaiterai redescendre tôt demain et moi je ne souhaite pas passer à coté du Lauteraarhorn qui est si proche.

Chacun présente ses arguments, et la synthèse est : on fera le deuxième sommet dans la foulée du premier. Perso j'aurai préféré dormir au Lauteraarbivouac avant de remonter, mais Yannick, lui, souhaitais descendre.

Synthèse.

Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn

Schreckhorn

On descend à Gaag, on laisse un peu de matos et on repart vers le col. Rythme lent, neige déjà molle, il est déjà 14 h. On atteint le Strahleggpass. Que l'on redescend en neige hyper molle. Chaque pas déclenche des petites coulées. On prend sur le rocher délité, le versant Est est bien raide ! un poil de neige, 2 petits rappels et nous voilà sur le névé du bas, ça va être coton de repasser ici ce soir ! Je stresse à l'avance !

On file sur le glacier (Strahlegggletscher) et Yannick décide d'attaquer par les rochers plutôt que de prendre les coulées d'avalanche, trop de risque de s'en prendre une. C'est raide, mais ça grimpe bien, puis ça s’aplanit et on finit même par trouver une source, l'occasion de faire le point d'eau et une petite pause bienvenue. On est parti dans une sacrée aventure, Yannick prévoit un retour refuge pour 20 h, je penche plutôt pour 23 h ...

On repart, alternant des passages de rochers et de neige, avant de se retrouver dans les grandes pentes de neige. C'est parti, on s'enfonce pas mal, jusqu'au genou parfois, mais on grimpe. C'est assez raide, entre 45 et 50°. On reprend les rochers où le rythme est plus dur à tenir (mais là au moins, je ne m'enfonce pas) avant de reprendre une seconde pente de neige. Plus on monte, plus c'est raide, plus de 50° à présent, dans une neige soupe à souhait. Je vois l'épaule où il faut rejoindre l'arête. Yannick doute de mon alti et pense qu'on est plus haut que les 3700 m annoncés. Je ne me fais pas d'illusion, au mieux, l'erreur est de 20 mètres. Je m'enfonce bien régulièrement jusqu'aux cuisses. L'effort est intense et on a déjà pas mal de dénivelé dans les pattes ! Dur de prendre un rythme quand tous les huit pas, ça s'enfonce et tu patines, le deuxième pied n'arrive pas à tenir et s'enfonce lui aussi. Je redouble d'effort, tandis que l’Himalayiste vole !

On délcneche quelques coulées qui prennent de l'ampleur en dessous. Proche des passages rocheux, il y a de la glace, cachée par une bonne couche de neige soupe, il faut rester bien concentré et se motiver pour poursuivre. On pause chacun un bâton à récupérer à la descente à un endroit différent. On rejoint l'épaule. Ca grimpe mieux à présent, plus de neige, des passages rocheux un peu technique, juste comme il faut. J'essaie de garder le rythme, mais le souffle est court. Un replat, encore un peu de grimpe. Yannick annonce le sommet sans en être sur, il y a une antécîme sur l'arête du Schreckhorn, je vois la petite boite du sommet, c'est le bon, on s'y rejoint, hilares, usés mais heureux : mon 80ème 4000 ! le deuxième de cette journée dantesque, il est déjà 17 h 30 . Yannick appelle le gardien pour lui annoncer qu'on serait en retard et qu'il nous laisse un peu à manger pour notre retour, celui ci lui rétorque d'aller au bivouac, mais Yannick lui précise que c'est bien dans son refuge que nous comptons aller.

J'appelle Sandrine lui annoncer le sommet.

On ne traine pas et on attaque la descente. désescalade , puis spectre de broken, que je ne parviens pas à photographier. Vient la neige, on est trempé dans les chaussures depuis longtemps. Je désescalade aussi vite que je peux les pentes de neige, tout en repérants nos traces. Des coulées partent, j'ai les gants trempés et les doigts congelés par la neige soupe dans laquelle j'enfonce mes mains à chaque pas,  limite onglet !  On ne parvient pas à retrouver nos bâtons dans les rochers, un partout , la balle au centre !

on poursuit, dans la neige en traversée puis dans les rochers. J'essaie de progresser au plus vite, et au plus vite après 16 h de course, ça reste assez lent. Mais on descend, alternant les grandes pentes de neige soupe ou tu t'enfonces jusqu'aux cuisses, ou les coulées partent, où tu te méfies de la glace, et les passages de rochers, relativement bons. Nouvelle pente de neige, , derniers passages de rochers, nous sommes sur le plat du glacier. Il va falloir remonter au Strahleggpass.

"Chaque pas te ramène un peu plus au refuge"

Et je vois la partie raide du col, lentement s'approcher. Yannick attaque, survole, je monte, je stresse un peu, quel manque de confiance, en fait, ça passe plutôt bien. la partie rocheuse terminée , je suis rassuré, reste la neige, il faut être doux, on est dans une soupe infâme, mais on grimpe, lentement certe pour ma part, mais on grimpe, et on se retrouve au col. Yes ! plus que de la descente.

Et on lance les hostilités de la descente, on rejoint Gaag. Pour une courte pause, on voit à présent le refuge.

on attque la descente par la sente puis les grands névés. que l'on descend en ramasse. Nouveau passage de sentier, j'allume la frontale, Yannick aussi. C'est toujours bizarre de rallumer une frontale le soir à la fin d'une grosse course. Nouveau névé, nouvelle ramasse, à fond, je me fais larguer par Yannick, et je me prends une bonne grosse gamelle en allant trop vite . Pas de bobo, je reprends, un peu plus lentement. Je rejoins Yannick et on trouve la sente qui permet de rejoindre le plat du glacier plutôt facilement. On repart à plat, je repère au GPS la remontée. Petite pause technique avant de remonter, je laisse Yannick filer. Dernière montée, il est 23 h, 21 h que l'on marche sans grosse pause, et je garde le rythme, lent certe, mais je le garde, je pourrais continuer de marcher si le refuge était plus loin. Je vois le refuge, je m'imagine que le gardien va être là pour nous accueillir, peut être va t'il nous gronder mais il sera là, il est prévenu que nous serons là tardivement ce soir.

Le refuge s'approche, je fais un dernier film, je suis heureux, la journée a été méga longue, dantesque mais magnifique. Je rentre dans le refuge, et je trouve Yannick et deux tasses de thé : c'est tous que le gardien a trouvé à nous laisser. Pas une tranche de jambon, pas de petite soupe, rien ! Sympa, on a bien fait de prévenir. On se déséquipe lentement, tout en papotant chuchotant.

2 tasses de thé, c'est quand même incroyable !

Je grignote une dernière barre, une pomme. De toute façon je n'ai pas faim.

 

Je regarde les données GPS, et je lis : 24 km et 3600 m de déniv !!! Incroyable, si j'avais su qu'on se lançait vers ça, jamais je ne l'aurais tenté, comme quoi. Déjà avec 2800 m de déniv, j'aurais hésité !

 

Je repère dans la salle à manger le dortoir qui se lève à 4 h et je monte le trouver. J'ouvre la porte, un énorme ronflement m'accueille. Je la referme et stoppe dans le couloir. Il faut quand même y aller. Deuxième tentative, je trouve un lit. M'y couche, et fini par m'endormir malgré les ronflements. C'est ça aussi la haute montagne !

Lauteraarhorn
Lauteraarhorn
Lauteraarhorn
Lauteraarhorn
Lauteraarhorn
Lauteraarhorn
Lauteraarhorn
Lauteraarhorn
Lauteraarhorn
Lauteraarhorn
Lauteraarhorn
Lauteraarhorn

Lauteraarhorn

4 h 15, Yannick me réveille, il faut se lever si on veut déjeuner.

Je retrouve avec bonheur le fromage blanc aux fruits, le gardien dort encore, c'est la gardienne qui nous accueille.

Je retrouve avec un autre bonheur, mes chaussures trempées. Le doux contact de la semelle humide avec ma chaussettes sèche, qui ne l'est déjà plus. Je lace les lacets trempés, refais mon sac une dernière fois et on quitte le refuge.

On ne fera pas de Selfie avec l'ogre alors que c'était notre ultime objectif, mais de toute façon, je crois que je n'aurais pas osé lui demander ...

On part, Yannick prend un bon rythme, je le suis à distance, m’arrêtant par moment, la journée est belle pour les photos. Il m'attend au refuge intermédiaire. Et c'est la première fois de ma vie que je prends un sandwich au saucisson cornichon à 7 h du mat ! L'accueil est à l'opposé du refuge supérieur. Un énorme coca accompagne la libation. Ne reste qu'une petite descente pour rejoindre le téléphérique. Celui ci descend à notre arrivé, parfait.

L'énorme course est terminée, l'énorme semaine aussi, je suis heureux, tout s'est presque passé comme sur des roulettes.

Merci Yannick pour les belles et longues heures passées là haut !

Descente de la Schreckhornhütte - Finsteraarhorn - Mönch - GrossFiescherhorn NordWand - Eiger
Descente de la Schreckhornhütte - Finsteraarhorn - Mönch - GrossFiescherhorn NordWand - Eiger
Descente de la Schreckhornhütte - Finsteraarhorn - Mönch - GrossFiescherhorn NordWand - Eiger
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Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m

Publié le par Apoutsiak

Descente par les 3 Monts.

Les grandes et grosses journées se suivent.

Voir la journée de la veille (Blanche de Peuterey - Pilier de l'Angle Eccles)

Vidéo

Topo

Du bivouac Eccles

Désescalader une dizaine de mètres pour rejoindre le glacier le traverser en descendant, une crevasse peut nécessiter un rappel.

Traverser en direction de la base du couloir qui mène au col Emile Rey.

Remonter soit par la droite soit par la gauche le couloir, il n'est pas necessaire de monter jusqu'au col Emile Rey (4030m, on tire à droite une dizaine de mètres en dessous.)

Prendre le système de couloir à droite du col, remonter au mieux (passages courts de IV+) ce large couloir. Quand on atteint la neige, partir en ascendance à droite (50°) et rejoindre le sommet de la pointe Louis Amédée 4460 m.

De là, poursuivre, en contournant par la droite la première tour (rocher pourri) puis gravir les différents ressauts pour rejoindre le Mont Blanc de Courmayeur (4748 m)

Delà, rejoindre facilement le sommet du Mont Blanc - 4810 m

Du sommet du Mont Blanc, je vous laisse le choix pour l'itinréire de descente, vous déconseillant de revenir par là où vous êtes montés...

Mont blanc de courmayeur en vue

Mont blanc de courmayeur en vue

Récit

La journée de la veille, déjà bien longue, est ici...

 

Courte nuit

Après l'accueil glacial des autres alpiniste, j'avais réussi à dormir d'un oeil, serré entre la banquette et Yannick qui faisait sécher ses chaussures. Puis, je me suis rendu compte que le sol était bien dur malgré la fine couverture qui y était pausé. C'est devenu une obsession. Je voulais me retourner, mais le peu de place qui m'était alloué ne me permettait pas le moindre mouvement. Je sentais la dureté du sol du bivouac sur mes hanches, mes épaules. La nuit allait être longue. Je ne suis qu'une Sardine dans cette boite de Sardine, manque juste l'huile d'Olive. Je rêve en pensant à cette idée. A minuit, brans le bas le combat, les cordées se lèvent. Je me retrouve dans une couchette plus confortable, attendant leur départ le temps qu'ils déjeunent s'équipe et filent vers le sommet des alpes.

Je dormiote un peu. A 3 h 30 Yannick me réveille et me lance un peu convainquant, "on y va ?"

Et c'est là qu'on voit que je suis de la motive : Je réponds "OK", alors que je suis dans le pâté, que je n'ai pas dormi, que je sais que la journée va être longue et que mes pompes sont déjà mouillée !

On déjeune lentement, on se fait de l'eau. J'enfile mes humides chaussettes, je mets mes chaussures, dès que je pause le pied, je sens l'eau sous ma voute plantaire. Quel bonheur.

5 h, on quitte la boite de sardine, un peu de desescalade et nous voilà sur le glacier. et là, horreur, une fine croute de glace s'est formée. Et elle casse sous mon poids. la trace est une vraie galère à faire, la journée va être longue.

Je trace aussi vite que je peux, c'est à dire lentement, vers le bas. Quand je me retrouve face à une crevasse géante. On regarde à gauche, à droite, je descends vers la lèvre pour mieux voir, elle doit bien faire 6-7 m de haut.

Et zou, voilà Yannick qui me repropose le coup du corps mort... (voir la journée d'hier)

Il creuse, énervé de perdre tant de temps dès le départ de la course. il fixe la corde et pars tout en finesse passer la crevasse en rappel. Je le vois ressortir en dessous, la crevasse est grosse.

C'est mon tour. Je m'installe, et me lance, tout en finesse, je regrette de ne pas avoir fait de régime cet hiver. Je passe, mes jambes sont dans le vide, mon corps glisse doucement, me voilà suspendu, mais mon reverso se coince dans la lèvre supérieure. Moment de tension. Je donne du mou, il faut s'énerver tout en restant calme. Le réverso progresse avec peine dans la neige, mais fini par passer lui aussi la lèvre de la crevasse, énorme ! je pends dans le vide tel une arraignée au dessus de cette immense crevasse. 6-7 mètres me séparent du sol. Je descends en douceur et me voilà sur la lèvre inférieure. Impressionnant endroit. On se réencorde et on file

A plat puis on remonte le grand couloir du col Emile Rey à 50°.

La neige est bonne et on progresse enfin vite. Yannick rejoint le col, il pense que le couloir est à gauche, lui indique qu'il me semble qu'il est de ce coté ci du col. ( et quand je dis il me semble, j'en suis quasiment sur !). On part donc à droite, et on se retrouve dans le couloir. L'escalade est agréable et parfois technique. Le rocher est bon. Les passages techniques mettent bien dans le rouge mais on progresse.

La pente bien raide, s'aplani, le rocher devient moins bon, on retrouve la neige et nos crampons. La pente est de nouveau raide, 50° avec des passages merdiques avec des rochers sous jacents. Je sens que ça n'est pas la grande forme et je prends mon petit rythme qui me menera au bout. On avance pas vite mais on avance tout le temps. Le sommet de la pointe Amédée est bien long à atteindre, mais quand on y est , je suis ravi !

Par contre, ce qui s'annonce a l'air coton. je pensais trouver une jolie arête de neige, et c'est une arête de rocher délité qui nous attend, Yannick m’avait prévenu, la course n'est pas terminée !

Pointe Louis amédée - Luigi amadeo
Pointe Louis amédée - Luigi amadeo
Pointe Louis amédée - Luigi amadeo
Pointe Louis amédée - Luigi amadeo
Pointe Louis amédée - Luigi amadeo
Pointe Louis amédée - Luigi amadeo
Pointe Louis amédée - Luigi amadeo
Pointe Louis amédée - Luigi amadeo
Pointe Louis amédée - Luigi amadeo
Pointe Louis amédée - Luigi amadeo
Pointe Louis amédée - Luigi amadeo
Pointe Louis amédée - Luigi amadeo

Pointe Louis amédée - Luigi amadeo

On a passé 5 minutes au sommet puis on est reparti pour des montagnes russes. J'ai pris mon rythme hyper lentos. pour avancer sans trop m'arrêter. Escalade jamais hyper technique, mais rocher de piètre qualité ! On contourne un grand gendarme par la droite ce qui nous fait gagner du temps. J'avoue que j'ai un peu mis le cerveau en off en mode "chaque pas te rapproche du sommet" ou "après avoir avancer le pied droit, avance le gauche !"

Et ça marche, je progresse, bon je sens bien qu'au bout de la corde, Yannick souhaiterais que ça aille plus vite, mais perso, je suis à fond. Les courts passages d'escalade un peu technique me mettent un peu dans le rouge. J'avoue que mon acclimatation a été plus que réduite... Mais j'avance. Une arête de neige, un dernier passage rocheux, et le Mont Blanc de Courmayeur est là tout proche, nous y faisons une courte pause, j'avoue que je suis comblé.

Reste à traverser en direction du Mont Blanc, c'est long et plat, pas après pas je rejoins le sommet pour mon 9ème Mont blanc, le plus technique, et de loin !

J'essaie de joindre Sandrine, finalement, je joins marie, ma fille, j'ai la voie tremblotante, c'est du à l'émotion, je cache mon visage, les larmes coulent, le vent cache mes sanglots. Mauvaise idée que celle de téléphoner là haut.

Emotion.

Mont Blanc de Courmayeur et Mont Blanc
Mont Blanc de Courmayeur et Mont Blanc
Mont Blanc de Courmayeur et Mont Blanc
Mont Blanc de Courmayeur et Mont Blanc
Mont Blanc de Courmayeur et Mont Blanc
Mont Blanc de Courmayeur et Mont Blanc
Mont Blanc de Courmayeur et Mont Blanc

Mont Blanc de Courmayeur et Mont Blanc

Il faut redescendre et Yannick souhaite rejoindre les cosmiques pour descendre par l'aiguille, je sais que ça va être méga long, j'aurais préféré descendre sur le Gouter mais bon.

Je sais également qu'il y a des faux plats et des petits coups de cul qui tuent, ça va être chaud... et long.

On entame la descente sur un bon rythme, en descente, il n'y a pas de souci, on galope, la gravité nous aide. Au col de la Brenva, on est sec, et on décide de faire un peu d'eau (je sais, c'est mon idée, pas la meilleur de la journée). Bref on sort le réchaud et on fait fondre de la neige qui met de longues minutes à fondre. Je raconte à Yannick mon histoire de Khole de prépa (examen) ou un prof m'avait fait calculer le temps de cuisson d'un oeuf au sommet du Mont Blanc et où j'avoue que j'avais pensé que le plus simple aurait sans doute été de faire des essais au sommet (mais ça n'était pas la réponse, un sordide calcul permettait de la trouver)

Bref, le peu de neige fondu au goût de brulé ne nous réhydrate pas et on repart sur le faux plat sous le Maudit qui sera sans doute le dernier 4000 que je gravirai de la liste ...

je regarde le sommet, repérant l'itinéraire de la voie normale, je sais qu'en moins d'une demi heure je pourrais être là haut, mais je me garde ce sommet pour la fin, terminer par un truc plus facile, et peut être partir avec plusieurs amis, pour fêter ça.

Rejoindre l'épaule est vraiment méga long. Il fait à présent gris, les nuages sont là. On rejoint l'épaule et on entend le tonnerre gronder au loin.

Gestes efficaces, on tire un premier rappel, je rejoins Yannick, la corde se coince au dessus de moi, je peine à la décoincer, on refile vers la rimaye pour se ré encorder. L'orage gronde au loin. On galope dans la descente sous les énormes séracs. Impressionnant, mais pas le temps ni l'envie de trainer. On se retrouve sur le plat du col Maudit, déjà long puis il faut remonter sur l'épaule du Tacul. Et c'est encore long. J'ai déjà parcouru deux fois cette descente (une fois lors d'un Mont Blanc en aller retour par les 3 Mots avec mon frère Thib, la seconde lors d'une traversée depuis Tête Rousse avec Anne et Laurent), mais mon cerveau a judicieusement omis de retenir la longueur des passages, ne gardant que le meilleur et l'agréable.

Quelle galère de remonter sur l'épaule du Tacul. J'avance un pied après l'autre, et je refais la même opération lentement, me chantant "Les petits poissons" et je progresse.

Voilà l'épaule et on repart dans la descente. Nous sommes les derniers sur la montagne.

On essaie d'aller au plus vite vers le bas, mais c'est sur que je n'ai pas battu mon record, c'est plutôt mon pire temps. Je regarde mon altimètre qui refuse de baisser rapidement. Et pourtant je descends et on retrouve le col du Midi dans le brouillard. Ca aussi je l'avais oublié : la longueur de ce col. J'essaie de distinguer le refuge des Cosmiques dans la purée de poix mais il est encore bien loin. On finit par se retrouver au pied. Il faut se remettre à monter, la dernière. Je reprends mon rythme bien lent, tout en ne m'arrêtant jamais. Le refuge s'approche, doucement. Il me tend la main. Devant Yannick y est, je le rejoins. 19 h 00 ! Quelle journée, nous sommes joyeux. Quelle méga journée. on se déséquipe et on prend un coca dans un coin calme. Dans la salle à manger les gens mangent et il y a trop de brouhaha pour nous. On papote calmement, profitant de ces instants de calme. On doit avoir des belles gueules de détérés ! Mais on est heureux.

On hésite à prendre un repas, je sais qu'on n'a pas faim. Finalement on s'attable. Je me gave de soupe, mais le joli plat principal ne passe pas, je me force à en manger quelques bouchées, Yannick laisse tout. J'avale le tiramisu et file me coucher. Yannick croise quelques connaissances, qui ont l'air épatés par notre périple. Sacré bambée ,sacrée course. Je me rends compte qu'on a fait un truc assez balaise quand même.

Une crampe me prend, une alpiniste plutôt âgée m'aide à la passer.

Je me retrouve dans les bras de Morphée, le réveille à 7 h ! Yannick remontera plus tôt à l'aiguille pour descendre avec la première benne

Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m

7 h 00, le réveille sonne, le déjeuner vite avalé , je quitte le refuge. Une magnifique journée débute et j'ai juste à remonter à l'aiguille. C'est ma journée de repos.

Je profite des lumières, des alpinistes vaquant sur les glaciers, de ceux en train de grimper, des lumières. Je vois les Grandes Jorasses me faire un clin d'oeil (enfin je crois)

La journée est belle.

Je vois que ça bouchonne dur au départ des voies de l'aiguille du Midi, sans doute la Rebuffat faudra que je relise le topo, Je croise quelques cordées, je vois les guides décrivant à leur clients les sommets alentours, d'autres leur déconseille d'aller faire le Mont blanc, je remonte, je dépasse une cordée dont la fille est un peu à l'agonie. Reste l'arête de l'aiguille, je pars, je me décale hors de la trace pour laisser passer les cordées de débutants, ça les rassure, on a tous été débutants un jour. Certains guides me remercient. Il fait beau, j'ai le temps, je rejoins l'aiguille, ses touristes Asiatiques, mais je ne traine pas, je file vers le télécabine de l'Hellbronner pour une jolie traversée. Le panorama est magnifique sur le massif.

Arrivé en Italie, je m'offre une demi heure de pause sur la terrasse panoramique, admirant la Blanche de Peuterey, le pilier de l'Angle et le Mont Blanc d'un coté, de l'autre, la Dent du Géant et les Jorasses.

J'observe aussi les gens, qui scrutent les alpinistes au sommet de la Dent, qui cherchent sur les tables d'orientation les sommets qui me sont familiés, je les observe se prendre en photo devant le Mont Blanc, les Selfies vont bon train et je m'y adonne. Je finis par descendre et rejoindre ma voiture en stop.

Un groupe d'Italien m'accueille, ils sont en train de cuisiner et m'offrent du jambon grillés, je n'ai pas faim mais c'est délicieux. Ils sont en partance pour le Mont Blanc via la voie du Pape et sont impressionnés quand je leur décris mon périple. Ils me demandent des conseils, sur l'approche du refuge, la tenue vestimentaire, la difficulté. Je passe un bon moment, me reposant, faisant sécher mes affaires et me restaurant avant de repartir et de me rendre compte que j'ai oublié ma goretex au refuge des Cosmiques.

Un employé du refuge me la redescendra le lendemain matin avec la première benne, ça tombe bien, j'en avais bien besoin pour les journées qui suivent...

Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
Alpinisme : Pointe Louis Amédée - 4460 m - Mont Blanc de Courmayeur - 4748 m - Mont Blanc - 4810 m
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les 4000 des Alpes liste UIAA

Publié le par Apoutsiak

Liste officielle UIAA des 4000 des Alpes
 

Massif des Ecrins: 2

       
Barre des Ecrins - 4101m 1 fois

Thib

1996

  Barre des Ecrins 2

Dôme de Neige des Ecrins - 4015m

5 fois

Sandrine (2 fois)  Thib Gwen Mathieu  Erwan

1994 -1995 - 1996

  Barre des Ecrins
         

Groupe du Gran Paradiso: 1

       

 Gran Paradiso - 4061m

3

Bolonie  

Sandrine

Solo 2010

 

  1990 - 1992 -2010   P1040554
         

Groupe du Mont Blanc: 28

       
Aiguille de Bionnassay - 4052m 1 Laurent Bolis Sept 2006

http://img.over-blog.com/500x375/0/08/49/95/travers_e_de_l__aiguille_de_bi-e_de_bionnassayimg_9314-4827.jpg

Dôme du Goûter - 4306m (I) - 4304m (F) 2 Solo - Laurent Bolis

Sept 2005

Sept 2006

P1010860.jpg

Mont Blanc / Monte Bianco - 4810m 8

Mathieu-Bruno-Thib-Anne- Laurent

Solo

Sandrine

Juin 1992 Sept 2005-Sept 2006

Juin 2010 - Juillet 2011

Août 2013

  http://www.mypixmania.com/tools/thumbnail.php?d=photos/2002_05_08/38669&src0=id(29.29083675)&o=SMALL
Monte Bianco di Courmayeur - 4765m 1 Yannick Juillet 2016

 

Le-Monde-d-Apoutsiak-6976.JPG

 

Picco Luigi Amedeo - 4470m 1 Yannick

Juillet 2016

 

 

 

 

 

Mont Brouillard - 4068m 1 Anne Juin 2015

Punta Baretti - 4006m 1 Anne Juin 2015

Grand Pilier d'Angle - 4243m 1 Yannick Juilllet 2016

 

 

 

Aiguille Blanche de Peuterey - 4114m 1 Yannick Juillet 2016   http://img.over-blog.com/375x500/0/08/49/95/Alpinisme-2009-2010/P1040319.JPG
Mont Maudit - 4468m (I) - 4465m (F)   reste à gravir !     http://idata.over-blog.com/0/08/49/95/img-6978-mb-2005-sommet-mont-blanc---mont-maudit.jpg
Mont Blanc du Tacul - 4248m 2

Sandrine

Yannick

    Le-Monde-d-Apoutsiak-4999.JPG
L'Isolée - 4114m 1 Yannick Septembre 2015   Tacul Aiguilles du Diable
Pointe Carmen - 4109m 1 Yannick Septembre 2015   http://img.over-blog.com/500x375/0/08/49/95/Alpinisme-2008-./P1050324.jpg
Pointe Médiane - 4097m 1 Yannick Septembre 2015   Tacul Aiguilles du Diable
Pointe Chaubert - 4074m 1 Yannick Septembre 2015   http://img.over-blog.com/500x375/0/08/49/95/Alpinisme-2008-./P1050324.jpg
Corne du Diable - 4064m 1 Yannick Septembre 2015   Tacul Aiguilles du Diable
Dente del Gigante / Dent du Géant - 4014m (I) - 4013m (F) 1 Franck Guillaume Août 2004   P1040344.JPG
Aiguille de Rochefort - 4001m 1 Anne Août 2015   P1000418.JPG
Dôme de Rochefort - 4015m 1 Anne Août 2015   http://idata.over-blog.com/0/08/49/95/les-courtes-traversee/courtes-grandes-jorasses-blog.jpg
Pointe Margherita - 4065m 1 Anne Août 2015   GrandeJo
Pointe Elena - 4045m (F) - 4042m (I) 1 Anne Août 2015   GrandeJo
Pointe Croz - 4110m (F) - 4108m (I) 1 Anne Août 2015  

courtes-jorasses-rochefort-blog.jpg

Pointe Whymper - 4184m (F) - 4180m (I) 1 Anne Août 2015   GrandeJo
Pointe Walker - 4208m (F) - 4206m (I) 1 Anne Août 2015

P1000487.JPG

Les Droites - 4000m 1 Anne Juin 2013

 

Droites

Aiguille du Jardin - 4035m 1

Un but avec jeff : mal des rimaye...

 

Anne

Mai 2015   http://img.over-blog.com/375x500/0/08/49/95/Alpinisme-2009-2010/P1040428.JPG
Grande Rocheuse - 4102m 1 Anne Mai 2015   http://img.over-blog.com/375x500/0/08/49/95/Alpinisme-2009-2010/P1040428.JPG

Aiguille Verte - 4122m

  3

Enguerran (Whymper) Avril 2007

 

Jeff (Couturier) Avril 2010

 

Anne Mai 2015

 vidéo ici Aiguille-Verte.jpg
         
Alpes Valaisannes: 41        
Combin de Valsorey - 4184m   2

Jean-Marc Juin 2009

 

Enguerran Mai 2012

  2009 - 2012  

Combin de Grafeneire - 4314m

1   Enguerran Mai 2012   2012   Grannd-Combin-2002-5.jpg
Combin de la Tsessette - 4141m 1

Enguerran

Juin 2014

 

2014   Grannd-Combin-2002-3.jpg

Dent d'Hérens - 4179m (I) - 4171m (CH)

  1   Thib et Anne Juillet 2010   2010   P1090576
Monte Cervino / Matterhorn - 4478m 1   Anne Septembre 2012   Septembre 2012   P1090575
 
Dent Blanche - 4357m   1 Anne Juillet 2010 Juillet 2010    P1020149.jpg
Bishorn - 4153m   3

  Seul puis avec Laurent

puis Anne

  2007

 

2014

 Le-Monde-d-Apoutsiak-0727.JPG

Weisshorn - 4506m 1   Anne : Juillet 2012   Juillet 2012 Weishorn-Bishorn-Grand-Gendarme-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak-photo.JPG
Zinalrothorn - 4221m 1   Une jolie tentative avortée avec Jeff... Reste à gravir !   P1020170.jpg
Ober Gabelhorn - 4063 m 1 Anne Mai 2015
Breithorn W West - 4165m (I) - 4164m (CH) 1 Christian Juillet 2003   http://idata.over-blog.com/0/08/49/95/alpinisme/40-les-Breithorn-et-l-occident-llaume-Ledoux-Apoutsiak-228d.jpg
Breithorn central - 4160m (I) - 4159m (CH) 1 Chrisitan Juillet 2003   http://idata.over-blog.com/0/08/49/95/alpinisme/39-la-magnifique-ar-te-entre-l-llaume-Ledoux-Apoutsiak-381c.jpg

Breithorn E (Est /Ost) - 4141m (I) - 4139m (CH)

1 Christian Juillet 2003   http://img.over-blog.com/375x500/0/08/49/95/alpinisme/36-d-un-breithorn---l-autre-ar-llaume-Ledoux-Apoutsiak-0f9e.jpg

Breithonzwillinge E / Gemello

2

Christian

 

Gianluca

Juillet 2003

 

Septembre 2015

  Le-Monde-d-Apoutsiak-3226.JPG
del Breithorn orientale / Punta 4106 - 4106m 1 Christian Juillet 2003   Le Monde d'Apoutsiak 3226
Roccia Nera - 4075m 1 Gianluca Septembre 2015   Le Monde d'Apoutsiak 3226
Pollux / Polluce - 4092m (CH) - 4091m (I) 1 Christian Juillet 2003   http://img.over-blog.com/366x275/0/08/49/95/alpinisme/2-Castor-et-Pollux-Zwinlinge-travers-e-des-Monts-Roses-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.jpg
Castor / Castore - 4228m (CH) - 4221m (I) 1 Christian Juillet 2003   http://img.over-blog.com/366x275/0/08/49/95/alpinisme/2-Castor-et-Pollux-Zwinlinge-travers-e-des-Monts-Roses-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.jpg
Lyskamm W / Lyskamm occidentale - 4481m (I) - 4479m (CH) 2

Christian

 

Helmuth et Jean-Marc

Juillet 2003 - juillet 2007 travers--e-du-Lyskamm-topo-lyskamm-ouest-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG
Lyskamm E / Lyskamm orientale - 4527m   1  Jean-Marc et Helmuth Juillet 2007
vidéo ici

travers--e-du-Lyskamm-l-ar--te-cord--es-alpinistes-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG

Punta Giordani - 4046m 1

En famille

Agathe, Marie Louis et sandrine

 Juillet 2015

Punta Giordani

Piramide Vincent - 4215m 1 Christian Juillet 2003   http://img.over-blog.com/400x300/0/08/49/95/alpinisme/19-Pyamide-Vincent-vue-du-Balm-llaume-Ledoux-Apoutsiak-f057.jpg
Corno Nero - 4322m 1 Christian Juillet 2003   Guide au sommet- Schwartzhorn
Ludwigshöhe - 4342m (I) - 4341m (CH) 1 Christian Juillet 2003   http://img.over-blog.com/400x300/0/08/49/95/alpinisme/17-Schwartzhorn-vue-sur-la-lud-llaume-Ledoux-Apoutsiak-7d82.jpg

Parrotspitze / Punta Parrot - 4436m (I) - 4432m (CH)

1 Christian Juillet 2003   http://img.over-blog.com/435x243/0/08/49/95/alpinisme/14-Parrotspitze--travers-e-des-Monts-Roses-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.jpg
Signalkuppe / Punta Gnifetti - 4554m 1 Christian Juillet 2003   Zumsteinspitzedepuis lea Dufourspitze
Zumsteinspitze / Punta Zumstein - 4563m 1 Christian Juillet 2003   13-Zumsteinspitze le dernier coup de cul
Dufourspitze / Punta Dufour - 4635m 2

Christian

Engué et Cécile

Juillet 2003

Avril 2014

  http://img.over-blog.com/600x450/0/08/49/95/alpinisme/1-Pointe-Dufour--travers-e-des-Monts-Roses-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.jpg
Nordend - 4612m (I) - 4609m (CH) 1 Engué et Cécile Avril 2014   http://img.over-blog.com/366x275/0/08/49/95/alpinisme/6-Nordend--travers-e-des-Monts-Roses-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.jpg
Strahlhorn - 4190m 2

Thib Anne So

Jean Marc

Juin 2004 - et 2007

britannia-hutte-strahlhon-alalinhorn-fluchthorn-bouquetin-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.JPG

Rimpfischhorn - 4199m   1   Stephane Mai 2011   alphubel-par-la-rotgrat-le-rimpfischhorn-photo-guillaume-ledoux-apoutisak.jpg
Allalinhorn - 4027m  1 Jean-Marc Juin 2007
vidéo ici

alphubel-par-la-rotgrat-alphubel-4000-des-dames--photo-guillaume-ledoux-apoutisak.jpg

Täschhorn - 4491m  1

Helmuth et Stijn

Juillet 2007
vidéo ici

Taschhorn-Dom.jpg

Dom - 4545m  1

Helmuth et Stijn

Juillet 2007
vidéo ici

Dom des Mischabel

Lenzspitze - 4294m 1 Anne

 Août 2014

vidéo ici

  http://img.over-blog.com/500x375/0/08/49/95/Weismies--vue-sur-la-Lentzpitz-utsiak-guillaume-ledoux-dcd4.jpg
Nadelhorn - 4327m 2

  Stephane : Mai 2012

Anne - Mai 2014

Mai 2012

Mai 2014

  http://img.over-blog.com/500x375/0/08/49/95/Weismies--vue-sur-la-Lentzpitz-utsiak-guillaume-ledoux-dcd4.jpg
Stecknadelhorn - 4241m 1  Anne  Mai 2013

Stecknadelhorn

Hohberghorn - 4219m 1  Anne  Mai 2013

Stecknadelhorn

Durrenhorn - 4035m 1  Anne  Mai 2013

Stecknadelhorn

Weissmies - 4023m

1 Solo

loupé (mais de peu : 60 m Juillet 2007)

Juin 2014

Weissmies

Lagginhorn - 4010m

1   Enguerran   Septembre 2010 Fletschhorn Lagginhorn weismies

 

       

 

 

 

Alpes Bernoises: 9      

 

 

 

Aletschhorn - 4195m

1 Anne  Ski de rando Mai 2006  
Aetschhorn versant Nord
Jungfrau - 4158m 1  François et Yves  Avril 2014   Jungfrau
Mönch - 4099m   1 Jeff   Septembre 2009    http://img.over-blog.com/600x450/0/08/49/95/ski-de-randonn--e/P1040718.jpg
Gross Fiescherhorn - 4049m   1 Matthieu Avril  2010   Gross Fiescherhorn lever de soleil

Hinter Fiescherhorn - 4025m

  1 Matthieu et Mathieu Avril 2010 

Hinter Fiescherhorn gross grunhorn

Gross Grünhorn - 4044m

1  Yves et François  Avril 2014

Hinter Fiescherhorn gross grunhorn

Finsteraarhorn - 4274m 1 Jean-Michel  Juillet 1999 Finsteraarhorn
Schreckhorn - 4078m 1  Yannick  Juillet 2016

Lauteraarhorn - 4042m 1  Yannick  Juillet 2016

         

Groupe de la Bernina: 1

       

Piz Bernina - 4049m

1 Anne

Août 2014

 

       

 

 

 

Dernière mise à jour : Juillet 2016

En chiffres : 80 4000 gravis (103 4000 si on compte les repasses)

Reste 2 pour atteindre le Graal

 

2 !

 

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Un été efficace !

Publié le par Apoutsiak

Bilan de la saison estivale

 

Et oui, à priori, sauf modification de dernière minute, ma saison estivale est terminée.

Bon, il faut bien avouer qu'elle a été chargée

 

Fin Mai : Aiguilles du Jardin - Grande Rocheuse - Aiguille Verte au départ du refuge du Couvercle par le couloir Armand Charlet descente par le Whymper - 23 h sur la montagne, retour à la nuit.

Le lendemain, descente du refuge et remontée à la cabane du Grand Mountet pour enchainer avec la Face Nord de l'Obergabelhorn !!!

avec Anne

 

Fin Juin : Pointe Baretti - Mont Brouillard, mais but le surlendemain pour atteindre la pointe Amédée. Bivouac au col Emile Rey 4030 m, premier bivouac de l'année déjà spectaculaire. Retour par le crevassé glacier du brouillard

avec Anne

 

Fin juillet  : En famille, Punta Giordani, dans les Monts Roses.

avec Agathe, Marie, Louis et Sandrine : une famille à 4000 m !

 

Août  : Traversée Rochefort Jorasses. On a un peu explosé le timing, mais on s'est fait plaisir. 2 bivouacs : un sur la pointe Young, un autre sur la pointe Whymper. Bien engagé !

Avec Anne

 

Septembre  : Traversée des Aiguilles du Diable : grandiose et technique !

avec Yannick

 

Fin Septembre : Traversée des Breithorn partielle avec Roccia Nera

Avec Gianluca

 

 

Aiguille du Jardin - Grande Rocheuse

Aiguille du Jardin - Grande Rocheuse

Obergabelhorn

Obergabelhorn

Pointe Baretti - Mont Brouillard

Pointe Baretti - Mont Brouillard

Punta Giordani en famille !

Punta Giordani en famille !

Traversée Rochefort - Jorassses - les arêtes de Rochefort

Traversée Rochefort - Jorassses - les arêtes de Rochefort

Traversée des Aiguilles du Diable

Traversée des Aiguilles du Diable

Traversée Roccia Nera - Breithorn

Traversée Roccia Nera - Breithorn

Au total sur 2015 : 23 4000 ! dont 3 déjà parcourus ! A part Ueli Steck, qui dit mieux ? ;-)

Reste pour 2016 :

Le Zinalrothorn

Le Mont Maudit

La traversée Schreckhornlauteraarhorn

La Blanche de Peuterey Pilier de l'Angle à enchainer avec la pointe Louis Amédée et le Mont Blanc de Courmayeur... vaste programme !

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Alpinisme : Traversée des Breithorn - Roccia Nera

Publié le par Apoutsiak

...ou presque

Mais pas très grave, j'avais déjà gravi les 2 derniers sommets durant l'été 2003 !

La course est magnifique .

Topo :

 

Se garer à Saint Jacques peu poser un problème les week end de beau temps...

Pour le reste parking en face de l'église ou plus haut.

 

 

Refuge des Guides du Val d'Ayas

 

de Saint Jacques (1689 m), suivre l'itinéraire balisé 7

Remonter le sentier qui rejoint Plan de Veraz (2050 m) puis plus haut le lac bleu (2215 m) pause obligatoire

Traverser le pont et suivre toujours le sentier 7, laissez la première moraine tranquille !... et par la seconde (bon sentier , rejoindre le refuge Mezzalama (3004 m).

Pour mémoire, quand le refuge n'est pas gardé, les toilettes sont crades et à priori il n'y a pas d'eau à proximité (ni neige)

Du refuge Mezzalama, prendre le sentier qui aprt sur la morraine et rejoint des barres rocheuses. Le balisage jaune est très esplicite il suffit de le suivre. Ca n'est jamais dur. Rejoindre le glacier sous le refuge Guide Val d'Ayas. traverser le bas du glacier et remonter les éboulis (cairns) qui permettent de gagner un collet sous le refuge (collet à l'est du refuge) La suite est faite de corde et d'escaliers en bois) évident juqu'au refuge des guides du Val d'Ayas - 3420 m

 

Refuge d'hiver : 20 places environ, gaz, matériel de cuisine couverture

confort 3*

Neige à proximité

On regrette juste, les toilettes fermées !

 

Roccia Nera

De refuge d'Ayas, remonter un peu au dessus du refuge puis prendre pied sur le glacier (crevasses) se diriger d'abord en direction Nord Est puis sur la rampe Est nord Est qui mène sous le col entre Castor et Pollux (crevasses toujours).

Longer la base du pollux et gagner le pied de Roccia Nera sous le Schwartzhor. Deux possibilités : soit passer par le bivouac Rossi et Volante (3787 m)

soir par un petit couloir rejoindre les pentes supérieurs de Roccia Nera

On remonte ces pentes assez facilement pour atteindre le sommet (35 °).

Roccia Nera 4075 m

 

Traversée des Breithorn

De Roccia Nera suivre l'arête (corniches) et rejoindre par des rochers peu difficile le sommet du gendarme (jumeau Est du Breithorn - 4106 m)

Par un rappel (annonce 20 m on a utilisé une corde de 60 m utile pour la deuxième partie de la course) on gagne le col et l'on remonte des pentes de eneige pui par une escalade relativement facile on gagne le jumeau ouest du Breithorn 4139 m

Trouver le rappel à l'ouest sous le sommet (un pas de désescalade un peu technique)

En un ( 2*30) ou deux rappels (2*20) gagner le glacier. Suivre l'arête pour buter sous le sommet 4159 m

 

La suite (non parcourue ce jour) Remonter les 3 ressauts en ce maintenant plutôt à gauche de l'arête dans des dièdres en III (possibilité pour le premier de monter sur l'arête IV)

Du sommet de la partie rocheuses suivre l'arête jusqu'au Breithorn ouest 4164 m

 

Descente

Par le grand glacier di Vera jusque sous le Castor (attention quelques montées et beaucoup de crevasse

Puis par l'itinéraire de montée.

 

 

 

 

 

Récit

Pas de partenaire de dispo pour cette course, je me tourne donc vers Camp2camp. Au départ on était 2... puis 3, puis 4 quand Ovidiu s'est proposé de venir avant de se retrouver à 2 après quelques annulations. C'est la joie des rencontres internet... Je retrouve Gianluca, un italien installé en Suisse à Aigle (ça tombe bien , c'est sur ma route) on file par le col du Grand Saint Bernard vers la vallée d'Aoste (deux raisons à cela : 1°) la route du rand Saint Bernard est très jolie - 2°) le tunnel est à mon goût un peu cher et vu que je suis un petit peu rapiat...)

Bref Gianluca l'estomac dans les talons quand on arrive à Aoste mais il ne perd rien pour attendre, 30 kilomètre plus loin on remonte la route tourmentée du Val d'Ayas. Gianluca sait se tenir, il tiendra jusqu'à Saint Jacques.

Bon, à Saint Jacques, c'est un peu le Bronx. Impossible de se garer, on monte au dessus du village puis on redescend vers l'immense parking 30 places du centre ville, pour trouver LA place : une voiture quitte son stationnement. Ouf !

On pique nique, on s'équipe et on décolle. Et qui a la corde... C'est bibi ! Me suis encore fait avoir. Gianluca se charge des lourds Friends et des 4 dégaines... J'oubliais les sangles.

Bref on décolle

Je ploie sous mon fardeau tandis que Gianluca virevolte. En plus il faut papoter et j'ai le souffle court. Ca monte assez rapidement mais je sais qu'à la descente on va morfler : des racines, des "escaliers de pierre", on ne va pas rigoler...

Gianluca me fait l'apologie du magnifique lac bleu. Je m'attends au meilleur, le reflet du glacier dans ses eaux profondes. Quand enfin on y arrive, je trouve un lac vert avec environ 200 personnes sur ses bords et pour tout reflet l’affreuse moraine. On y fait une pause. Au moins je comprends pourquoi le parking au village était complet... Ils sont tous là !!!

On repart, Gianluca m'explique que la première fois qu'il était venu il avait voulu monter vite au refuge en prenant la première moraine. La mauvaise... Grosse galère pour rejoindre le sentier sur la deuxième moraine sous le refuge Mezzalama.

On marche, deux techniques s'opposent : la mienne : sans pause jusqu'au refuge, Gianluca, des pauses tous les 100 m de dénivellation pour l’acclimatation. On se retrouve presque en même temps au refuge Mezzalama. Je visite des toilettes dans un état catastrophique et fais le tour du propriétaire. La pause est courte et on repart.

Je galope dans les passages rocheux, traverse le bas du glacier, en profite pour faire le plein d'eau dans un ruisseau glacière et file sous le refuge. Et me fourvoie. Oui messieurs dames, je me suis fourvoyé dans un pierrier immonde. Pas un bloc ne tenait, pas une pierre pour retenir l'autre. Et pourtant, je n'étais pas loin de la trace. Gianluca est derrière, il m'indique le bon chemin quand je tombe dessus. Je repars vers le haut. Quelques rustiques échelles, quelques salvatrices mains courantes m'amènent au refuge.

Première étape terminée.

Il y a du monde.

A peine arrivé, je m'attelle à la tache, recherche de neige pour faire de l'eau et faire bonne figure par rapport aux autres cordées. Oui, si on veut que tout se passe bien, il y a intérêt à ce que chacun mette de l'huile dans les rouages : il n'y a que 4 "feux" et nous sommes une bonne 15aine...

Mais il faut le dire, tout se passe bien, on mange assez rapidement. Un couple me reconnait. "On se connait me lance t'il ?" Moi, je me doute que c'est grâce au blog... "Apoutisak, c'est çà ?" et oui, bingo. "Ah, je croyais que vous étiez Suisse !" me lance sa femme un poil déçue quand elle apprend que je suis Franc Comtois. Le repas se passe bien, leur guide nous raconte ses exploits : il a fait le tour du monde en courant, en 5 ans à 12 km/h. Il lance des chiffres à la cantonade que mon cerveaux n'a pas le temps d'analyser, ça me fait voyager un moment, mais j'ai quand même mal aux jambes pour lui !

Nous sommes les premiers couchés et je suis le premier à dormir, lever demain à 4 h

Montée au refuge des Guide du Val d'Ayas via Mezzalama
Montée au refuge des Guide du Val d'Ayas via Mezzalama
Montée au refuge des Guide du Val d'Ayas via Mezzalama
Montée au refuge des Guide du Val d'Ayas via Mezzalama
Montée au refuge des Guide du Val d'Ayas via Mezzalama
Montée au refuge des Guide du Val d'Ayas via Mezzalama
Montée au refuge des Guide du Val d'Ayas via Mezzalama
Montée au refuge des Guide du Val d'Ayas via Mezzalama

Montée au refuge des Guide du Val d'Ayas via Mezzalama

4 heures, le réveil sonne, je me lève aussi discrètement que possible et rejoins la petite salle à manger. Déjeuner et préparation. Je sors du refuge et attends Gianluca qui tarde à arriver. Nous partons, la neige est tout de suite là, on s'élève un peu avant de prendre pied sur le glacier et ses énormes crevasses. Gianluca veut faire des nœuds sur la corde. J’obtempère, mais in petto, je me dis que l'intérêt des nœuds est de freiner la chute dans la crevasse, certes, mais que pour remonter, avec les nœuds, , ça ne sera pas un sinécure (en mouflant ou en remontant). On progresse, en louvoyant. Gianluca se moque de moi, j'ai pris une étoile au dessus du Castor pour une frontale, on peut toujours rêver. la route est longue, il faut passer au pied de ce Castor avant de repartir à gauche, On n'avance pas très vite mais c'est notre rythme.

On bifurque donc sous le Pollux puis on traverse le col. Il y a du monde au bivouac Rossi et Volante, deux cordées s quittent le refuge. Nous remontons un petit couloir qui nous amène aux pentes tranquilles de Roccia Nera. 30 minutes plus tard, nous arrivons sur l'arête et ses corniches. Nous croisons la deuxième cordée en provenance du sommet. et gagnons à notre tour ce sommet. Youhou. Courte pause, on s'en met plein les yeux, le paysage est superbe !

Roccia Nera
Roccia Nera
Roccia Nera
Roccia Nera
Roccia Nera
Roccia Nera
Roccia Nera
Roccia Nera

Roccia Nera

On repart en arrière, sur l'arête, on galope sur une arête de neige, puis sur du rocher engivré. Pas engivré sur quelques centimètres, plus de 50 cm de givre collé au rocher !!! Spectaculaire mais ça passe. On s’inquiète un peu pour la partie rocheuse du sommet central ! mais on n'y est pas encore !

Gianluca me fait remarqué que je lui demande en permanence si "ça va ?" et souhaite que je cesse. Je ne sais s'il souhaite que j'arrête de parler où s'il préfère que sa forme baisse sans que je m'en aperçoive ... De toute façon je continuerai à lui demander régulièrement son état...

Gendarme du Breithorn, on ne sait pas trop si ça compte pour une 4000, Gianluca me l'affirme, j'ai des doutes, mais on fait quand même une pause !

Sous le gendarme, on retrouve le second guide, qui nous indique qu'ils ont renforcé le relai pour le rappel. Pendant l'attente, je fais de superbes photos des cordées sur l'arête, une régal. Vient mon tour de descendre. C'est vertical et très impressionnant ! je ne m'attendais pas à un rappel si raide ! je rejoins Guianluca, on se réencorde et on repart sur les arêtes cornichées. quelques passages rocheux bien enneigés se laissent facilement traverser. Atteint le jumeau du Breithorn. Nouvelle pause sommet.

En bas on voit les cordées butées sur la partie rocheuse et faire demi tour. Mauvais présage.

Nouveau rappel, avec 60 mètres on est directement en bas pour se réencorder. Le passage neigeux est avalé. On décide de tenter de passer par l'arête (ou au moins de tenter) Gianluc apart devant. Mais assez vite il faut se rendre à l'évidence, il y a trop de neige, trop de givre pour passer par l'arête dans un temps correct si on veut être en bas ce soir.

On redescend sur l'arête de neige pour une pause (et réfléchir)

C'est vrai que j'ai fais les 400 qu'il me manquait et que je suis à présent un peu démotivés. En 2003 nous avions fait la fin de l'arête avec Christian Thiollot lors d'une traversée des Monts Roses avec le CAF de Besançon ! Gianluca me demande de finir l'arête en passant par le bas. Je me dis qu'il ne faut pas que je me la joue perso et accepte la proposition.

de Roccia nerra au breithorn central
de Roccia nerra au breithorn central
de Roccia nerra au breithorn central
de Roccia nerra au breithorn central
de Roccia nerra au breithorn central
de Roccia nerra au breithorn central
de Roccia nerra au breithorn central
de Roccia nerra au breithorn central
de Roccia nerra au breithorn central
de Roccia nerra au breithorn central

de Roccia nerra au breithorn central

On observe en bas les cordées traversées les crevasses, un vrai dessin de Samivel. Je vois l'alpiniste fier qui traverse sans émotion, le peureux qui hésite à chaque pas, le résigné qui s'attend à la sanction suprême. Vu du haut, c'est vraiment beau !!!

A notre tour de jouer les passes crevasses. Et qui joue le bizuth suicide ? C'est bibi ! Je suis la trace pour traverser une énorme crevasse.

Une courte pause nous permet de décider de laisser tomber l'idée de remonter sur les sommets suivants : trop long. Je décide de "couper" pour rejoindre la trave qui nous ramènera sous Castor.

Mais couper, ça veut dire passer à travers un champs de crevasses récemment bien enneigé. Je m'engage donc, prenant garde aux lignes des crevasses lointaines. C'est chaud mais ça passe, on rejoins la trace.la trace monte et descend afin d'éviter les zones de crevasses. Ca use. Il faut remonter vers castor. Gianlica peine un peu. on croise la cordée du guide du tour du monde et de ses clients. On papote un peu avant de repartir chacun de notre coté : eux vers le proche et confotable téléphérique, nous, vers la lointaine vallée d'Ayas. ! On n'est pas rendus !

Enfin voilà le Pollux. On bascule dans la descente ,on louvoie encore dans les crevasses et on retrouve le refuge. Pause !

les crevasses à la descente
les crevasses à la descente
les crevasses à la descente
les crevasses à la descente
les crevasses à la descente

les crevasses à la descente

Gianluca refait son sac, et c'est rien de le dire, il met des plombes ! mais avec le sourire ! alors comment dire, je suis obligé d'attendre. On file dans la descente au bout d'un bon quart d'heure. Pause à Mezzalama puis pause photo pour les bouquetins, puis pour les marmottes ! On a toujours deux techniques différentes : Gianluca fait plein de petites pauses mais il marche assez vite, moi je marche longtemps s'en m'arrêter mais moins vite. bilan, je n'hésite pas à partir devant en attendant qu'il ne me rattrape.

Bref, je descends, et au loin j'observe de temps en temps Gianluca au dessus.

J'atteinds un vallon avec une piste. puis le sentier remonte sur la moraine, j'espère que Gianluca ne va pas louper le sentier. On s'est de toute façon donné rendez vous au lac bleu ! Je remonte la moraine et la suis sur la crête tout en regardant derrière mais je ne vois rien, j'ai pris trop d'avance. comme prévu je vais attendre Gianluca au lac. Tout en descendant, je regarde dans le rétroviseur. Toujours rien... Je décide de faire une pause avant le lac en vue de la moraine, je devrais le voir débouler assez vite. Les minutes passent, mais rien. Inquiétant. Je tente de l'appeler mais personne ne décroche (tu m'étonnes, ça appelait chez lui à Aigle en Suisse !!!)

Au bout de longues minutes, je décide d'avancer jusqu'au lac où je me fais héler ! C'est gianluca qui s'est trompé, il a pris la piste et se trouve au mauvais endroit. il me fait signe de nous retrouver plus bas. Je repars rassuré. Quand on se retrouve, je me moque de sa relation avec les moraines !

On poursuit vers le bas entres racines, pierres et escaliers. et voilà Saint Jacques, son église et son parking, à présent vide.

On range nos sacs et on repart sur les routes sinueuses italiennes, Gianluca n'a d’ailleurs pas apprécié les à-coups de ma conduite ... Italienne.

Faut dire qu'il n'aime rien Gianluca, il n'aime même pas que le Mont Blanc soit Français. Ça n'est pourtant pas moi qui le dit mais les excellentes cartes IGN !!!

 

 

 

Merci à Gianluca pour la jolie sortie

Salutation à Olivier et à sa compagne, de mon "fanclub", ravis de les avoir croisés là haut

Bonjour au Vosgien (du même groupe) dont je ne connais pas le prénom, mais avec qui j'ai partagé des idées de trails...

Je n'oublie pas le coureur de l'extrême : le guide Serge Roetheli. Il m'a fait faire le tour du monde en 5 minutes ! Rapide mais efficace. Par contre, je crois que j'ai fait une indigestion de chiffres, moi, le matheux !

A Catherine, croisée fugacement sur l'arête, les mystères d'internet (et camp2camp) nous ont permis de nous retrouver virtuellement !

Aux autres cordées croisées, les Belges et leur fondant au chocolat bien apétissant, il m'a fait salivé, les Français hésitants sur le bon refuge à choisir pour la nuit.

Bref, encore de belles rencontres là haut !

 

 

 

en descendant du refuge - bouquetins et marmottes
en descendant du refuge - bouquetins et marmottes
en descendant du refuge - bouquetins et marmottes
en descendant du refuge - bouquetins et marmottes
en descendant du refuge - bouquetins et marmottes

en descendant du refuge - bouquetins et marmottes

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Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable

Publié le par Apoutsiak

Sans doute les 4000 les plus techniques des alpes

Corne du Diable - 4064 m

Pointe Chaubert - 4074 m

Pointe Mediane - 4097 m

Pointe Carmen - 4109 m

Isolée - 4114 m

et Mont Blanc du Tacul - 4248 m

 

 

 

Vidéo

 

Topo

D+ IV + qq pas de V  

Juste un conseil, prenez un vrai topo, le dernier "4000 m peaks of the alps" (en anglais) est très bien fait !

En gros accès possible depuis les Cosmiques ou Torino

Décrit depuis les Cosmiques :

Rejoindre le pied de la pointe adolphe rey et remontez au mieux le glacier qui mène à la combe Maudite. Le mieux est de remonter le large couloir à gauche du couloir du col du Diable, passer la rimaye puis 40 m au dessus tirer à droite par une vire qui ramène au couloir. Le suivre jusqu'au col du Diable

Remonter en direction du col entre la Corne du Diable et la pointe Chaubert. Remonter la Corne du Diable (annoncé III + j'aurais dit IV bien tassé) jusqu'au sommet de la corne du Diable.

Retour en rappel dans la voie.

Remonter la pointe Chaubert par l'éperon (gazeux à souhait !) et rejoindre le sommet de la pointe Chaubert.

Rappels pour rejoindre le col entre la pointe Chaubert et la Médiane

On monte d'abord en ascendance à drotie puis on rejoint un dièdre. Le gravir en son centre puis tirer à droite sur l'éperon à mi dièdre (relais) On remonte l'éperon sur 10- 15 mètres avant de rebasculer à gauche dans le dièdre. Sangle pour réaliser la traversée du haut du dièdre. De là on remonte à gauche les pentes qui mènent à la Médiane.

Perso , j'ai trouvé la Médiane le sommet le plus technique !

Rappels puis ascension de la pointe Carmen (je ne me souviens plus très bien)

Rappel puis contournement de l'Isolée. Le début d'ascension de l'Isolée n'est pas sur l'arête mais 15 m en dessous (prisu) . En ascendance sur la gauche légèrement. On atteint le sommet et on redescend en rappel dans la voie. La suite est plus ou moins sur l'arête pour rejoindre la bastion final du Mont Blanc du Tacul

descente par la voie Normale du Tacul.

Récit

 

Première journée, décollage de la maison et route jusqu'à Chamonix, temps mitigé, très mitigé. Vers 10 h je pars du Col des Montets en mode trail pour me faire : la fin de l'UTMB. Malheureusement il fait gris, mais le parcours est super sympa, surtout quand n n'a pas 160 kilomètres dans les pattes...

Malheureusement, pas de vue, le temps reste bouché et je retrouve Cham sans trop de difficulté !

Retour en stop à la voiture, et retour à Cham pour quelques emplettes en vue de la course...

Je retrouve Yannick (Graziani, oui le grand, le très grand alpiniste... je ne fais d'ailleurs de la montagne qu'avec des très grands alpinistes...) à l'aiguille et en deux coup de téléphérique nous voilà à 3750 m, ça calme. Brouillard, l'arête de l'aiguille est complètement défoncée, une crevasse longitudinale impose de passer en versant Est.

On s'équipe et on décolle, dans la purée de pois, visibilité par moment 10 mètres ! Jour blanc ! Je parviens à suivre la trace relativement facilement. Par contre je ne reconnais rien, il ya des crevasses partout dans la première partie. Une courte montée, et nous voilà au refuge. 25 minutes d'approche pour le refuge, c'est raisonnable !

Petite séance d'étirements, excellent repas fait de lasagnes et de pana cota (miam miam) et au lit à 8 h, réveil à 3 h...

Je cauchemarde en me disant que je vais faire les aiguilles du Diable par la combe Maudite... Qui a dit mauvais présage...

Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable

3 h moins cinq, mon réveil sonne, dans le dortoir, ça fait déjà 10 bonnes minutes qu'il ya du remue ménage... Habillage expresse pour se retrouver à attendre 3 minutes devant la porte du réfectoire fermée, trop tôt (et pourtant j'avais visé court !) La porte s'ouvre. J'attends Yannick, il arrive 10 minutes plus tard, panne de réveil !!!

On déjeune au nutella avec du pain frais excellent !

Je m'équipe et file dehors filmer les cordées qui partent. Bizzarement elles n’apprécient pas les 1200 lumens de ma frontale pleine face. "Ah oui flûte" me dis je in petto. Finalement j'ai pas filmé grand chose pour ne pas les déranger. Dommage (Désolé Jules et Alexis...)

Yannick me rejoins, et on part au grand galop vers la combe Maudite. Quand je dis au grand galop, c'est au sens propre du terme, on est à fond. Au départ sur un terrain facile, puis entre d'énormes crevasses Ouhaou.

Arrivés en bas de la combe Maudite, sous la pointe Adolphe Rey, on repart vers le haut, D’abord quelques crevasses, pas trop technique, puis on en longe une plus grosse. Yannick hésite puis décide de passer à droite, le long de la pointe Adolphe Rey. Perso j'aurais suivi la trace, mais il a décidé que c'était la bonne solution. Et nous voilà sur des lames de crevasses à virevolter à droite à gauche, à contourner, à slalomer. Les trous sont énormes. Les passages délicats, quelques mètres verticaux en glace. Un pied à judicieusement placer entre deux trous, et le cauchemar annoncé de ne peut être pas trouver de solution de sortie par le haut (et de devoir tout se taper à reculons... Et pourtant au bout d'une demi heure riche en émotion (c'est rien de le dire) on se retrouve sur le plateau au dessus. Dire que je pensais que ça serait rando jusqu'aux aiguilles...

Et 5 minutes plus tard... c'est le Drame ! Une énorme crevasse nous barre la route. A gauche elle s'enfile dans un amas de séracs, à droite elle file jusqu'aux rochers. 10 mètres de large environ, même le meilleur sauteur en longueur du monde ne passerait pas (d'autant plus s'il a un sac à dos...) Purée, il va falloir tout redescendre. Yannick, lui croit en notre bonne étoile, et tel Moïse il avance vers le haut de la crevasse, le long des rochers... Infime espoir, ça passe, ça passe même facile, la crevasse se referme nous laissant passer. Après avoir ouvert les eaux, Moïse a refermé le pont de neige, permettant aux hébreux (nous) de traverser...

Bon dans l'opération , les deux autres cordées se retrouvent devant, on aurait peut être du passer à gauche, mais Yannick est trop sûr de lui pour que je mette en doute son choix. On poursuit au galop vers le pied du couloir.

C'est parti pour quelques mètres de couloir en neige. A l'approche de la rimaye, la cordée du dessus nous annonce "pierre !!!". On tire tous les deux à gauches, pensant que la pierre allait tomber à droite. Erreur, le frigo (petit mais frigo quand même) arrive à gauche, On repart en contre sens, laissant passer l'énorme bloc. Mais dans l'autre sens, il y a un petit bloc qui fuse au dessus de nos scalps. Fusé n'est pas touché, la cordée du dessus s'excuse, Yannick rale un peu, et on repart. On atteint le rocher. On décramponne et on file en traversée à droite rejoindre le bon couloir, quasiment vierge de neige.

Escalade facile, même si le rocher n'est pas bon. Il faut mille précaution pour ne pas faire partir de blocs. On progresse en parallèle avec la cordée de Jules et d'Alexis, mes éclairés du matin ! Pause au col du Diable, on va bientôt attaquer les choses sérieuses.

On repart vers le col entre la Corne et la pointe Chaubert. Hésitation, la corne fait elle partie des 4000, je ne sais plus, doute, Yannick me propose d'y grimper. J’accepte, ça m'échauffera; et il file tel un chat vers le sommet. Je me pelle un peu au relai. Mon tour vient, je décolle, sans sac (chouette !) le rocher est froid, mais la grimpe agréable et je rejoins Yannick au sommet de la Corne du Diable. Et de un !

Rappel, et on repart vers la pointe Chaubert. Jules et Alexis on shunté la Corne, et se retrouve donc, devant nous. Yannick part bille en tête. Je me retrouve derrière. Je sens qu'il veut rapidement dépasser. Escalade aérienne. J'ai mis mes gants de jardinage, fraichement achetés... erreur, ils sont élastiques et me coupent la circulation. Je ne sens plus mes doigts. Je les enlève rapido, mais c'est trop tard, j'ai déjà un bel onglet. Je rejoins tout le monde au sommet de la pointe Chaubert. Et de deux.

On file en rappel vers le col.

Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable

Et on repart. La Médiane, du bas, parait plus technique. Le départ est easy, mais ensuite ça se corse. Un dièdre peu prisu avec juste de quoi glisser un chaussure au fond du dièdre. Pas franc. Je me retrouve donc dans ce dièdre froid, quelque peu en difficulté. Peu de prise de main (ou je m'y prends mal) et les pieds qui ont tendance à zipper. Le froid qui me gèle les paluche et empêche une bonne préhension... Et ce qui devait arriver arriva... je zippe. Bon pas beaucoup. Bon petit coup de stress quand même. Je me reprends et repars. Négociant mieux le passage. S'en suit une traversée tout en finesse, sur la droite pour rejoindre le relai et l'arête.

La suite , c'est une dizaine de mètres sur cette arête aérienne avant de rebasculer dans le dièdre. Yannick y va tout en douceur pour traverser. Il retrouve l'autre coté et installe un relai au dessus. C'est mon tour. Le départ au dessus du relai un peu technique est facilement avalé. Puis il faut traverser. La sangle dans une main, je suis trop petit pour atteindre directement l'autre coté du dièdre (et pourtant le petit alpiniste est assez grand en réalité...) Je me retrouve en fâcheuse posture, tiraillé entre la "sangle main courante" et la paroi lointaine. La corde se tend, me permettant d’accéder au graal, je suis du bon côté.

Reste à remonter les derniers mètres vers la pointe Médiane. Je crois même avoir vu Yannick poser un genou dans l'un des passages. On se retrouve dans une sorte de tunnel. Après avoir pas mal hésité sur la technique à adopter, je finis par progresser en opposition sur les deux bord du passage. Ça frotte, ça fritte mais je progresse. et voilà enfin le sommet de la Médiane Ouf !

Les rappels pour descendre sont spectaculaires : en fil d'araignée, pleins gaz ! Ascension de la pointe Carmen, bien pointue, un poil physique et esthétique.

Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
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Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable

On refile alors en rappel vers l'Isolée. Que l'on contourne par la droite. La neige est bien présente à présent, ça change !

 

Courte pause. Yannick décide de traverser directement pour rejoindre la voie. J'avais pourtant bien vu qu'il y avait peu de prises... Très peu de prises ! Le voilà en traversée. La corde passe dans un vieux piton. et délicatement, tendu sur la corde il me demande du mou au fur et à mesure, pour progresser en équilibre sur d'hypothétique grattons, et la corde qui le tiraille à l'opposé. Après 10 minutes d'un intense combat il a traversé. Je me propose de redescendre un peu pour reprendre un chemin qui me semble plus facile. Bingo, c'est facile, il y a plein de petites prises partout. Je rejoins le relai avec une rare maestria...

 

Yannick bascule alors de l'autre coté d'un feuillet et je ne vois pas la suite. Rien que le basculement a l'air technique.  Il fait toujours froid à attendre au relai. J'ai bien le temps de cogiter sur le passage qui semble bien technique.

Mais viens mon tour, je bascule sur l'autre versant, et retrouve quelques prises. Je remonte délicatement une vire ascendante. Ma progression est lente mais régulière. Je finis par arriver sous le relai, mais je chope une crampe... au petit doigt !!! étonnant non. A la fois une crampe à l'auriculaire, c'est facile à passer, il suffit de l'étendre ! Chose faite.

 

Après le relai, c'est plus simple, le sommet est atteint, on aura fait les 5 4000 des aiguilles du Diable, et l'isolée n'aura pas été si difficile que ça !

 

Descente en rappel, pour une jolie pause ravitaillement et longue remontée dans des passages en II et III vers le Tacul. J'ai l'impression de me trainer mais je ne m’arrête pas. Un petit passage à flanc, sur la neige , et voilà l'antécîme du tacul pour une nouvelle pause. On rejoint ensuite le Tacul en papotant. Mon deuxième Tacul, la dernirèe fois c'était il y a fort longtemps avec Sandrine !!!

 

Quelques photos avant de redescendre, et dépasser les cordées un peu lente...

 

Puis , c'est le passage grandiose entre les crevasses et les séracs de la face Nord du Tacul. Grandiose mais dangereux. On file vers le bas, laissant sur place des cordées dont on ne sait si elles montent ou descendent. Je suis heureusement surpris, il n'y a pas de passage technique, une sente de glace louvoie entre les différentes crevasses avec un parcours assez logique. En bas du Tacul on papote avec un guide que Yannick connait bien avant d'attaquer la trop longue remontée à l'aiguille.

 

Montée au train, sans s’arrêter, et voilà l'aiguille et l'arête bien défoncée. J'ai failli me crouter sur la glace dans le tunnel !!! Ç’aurait été dommage devant tant de publique !!!

 

Bilan : une magnifique course, bien technique pour moi

Merci Yannick !!!

 

 

 

 

Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
Alpinisme : Traversée des Aiguilles du Diable
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