Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

Mont Blanc

Le Mont blanc, une épopée - le récit de Laurent

Apoutsiak — Mont BlancalpinismeMassif du Mont Blanc
Le Mont-Blanc : une épopée ?

    De la patience, de l'effort, du danger : le Mont-Blanc représente tout ça à mes yeux. Cinq ans déjà que j'ai fait part de mon projet à Guillaume, qui a pris de suite les choses en main et m'a proposé des dates dès que les conditions météorologiques étaient propices. Nous avons annulé par deux fois, et changé notre fusil d'épaule deux fois également (Dômes de Miage en 2005, Pointes Lachenal et Arête des cosmiques en septembre 2008 , des courses qui m'ont permis de me familiariser avec l'alpinisme et donc de me préparer, et qui plus est d'excellents souvenirs). Autant dire que l'envie était là plus que jamais...

    Rendez-vous était donc pris pour ce troisième week-end de juin. Je commençais mal ma préparation à cause d'un déficit en sommeil important ; de garde la nuit du jeudi au vendredi, et réveillé vers 6 heures par Guillaume le samedi à cause des "plans qui avaient changés" : je devais sauter dans le premier slip et filer à toute berzingue pour Chamonix : la première benne n'attendrait pas.
Le temps de digérer quelques trois cents kilomètres au volant de mon bolide allemand et notre guide suprême auto-proclamé s'invite dans mon oreillette pour me signifier qu'il n'est plus nécessaire de me presser : le téléphérique ne fonctionne pas à cause du gel, nous partirons de Saint-Gervais.
Point de déception, juste un léger désappointement. Je rejoins le duo alpin Guillaume et Anne au magasin de location de matériel et nous décidons (surtout moi) de prendre une collation avant le départ pour le nid d'aigle. Anne refuse la terrasse par peur d'avoir froid (Vu les conditions météo du lendemain, on croit rêver...).

Le petit train du Montenvers nous emmène à 2400m d'altitude (déjà!) et nous offre l'occasion de discuter joyeusement de nos pérégrinations passées et du défi qui se présente à nous. Le déjeuner est rapidement englouti, ainsi que les deux heures trente de randonnée alpine jusqu'au refuge de Tête rousse. Le moral est excellent, le physique répond présent.
Apéro vers seize heures puis petite sieste et préparation du sac ; l'ambiance est potache, merci Guillaume. Les choucas volent bas, les édredons aussi, et la neige se met gentiment à tomber. Nous dînons au premier service à dix-huit heures trente, en compagnie de quatre militaires qui bien évidemment font la même chose que nous le lendemain. L'ambiance est très détendue et nous rions de bon coeur. Je suis par contre surpris, et Anne aussi, des portions congrues que l'on nous sert. Nous râlons un peu et la cuisine nous donne généreusement une fond de casserole de riz (de la veille?) en rab' : c'est la fête. Je cherche à faire le plein d'eau pour le lendemain mais les prix sont prohibitifs (4€ le litre) et le taulier peu accomodant : on pissera moins.

Nous nous couchons tôt dans un dortoir bien aménagé, mais l'arrivée des alpinistes du deuxième service nous dérange tant et si bien que Guillaume balance du "Taisez-vous !" de sa voix grave pour tempérer les ardeurs malvenues de nos compagnons de nuitée. Et plus tard, la loi statistique dite du "dortoir" s'applique de facto : un ronfleur (et oui, il y en a toujours un) entame bruyamment sa litanie nocturne ; mon déficit d'heures de sommeil risque de dépasser la limite du raisonnable.
Je réussis néanmoins à me lever facilement dès une heure vingt (l'excitation?) et nous avalons tous les trois dans le réfectoire plongé dans le noir un petit déjeuner qui me parait trop pauvre en calories au vu de l'effort à fournir aujourd'hui. Baste !
Je m'équipe difficilement du fait de mon inexpérience, et parce que je suis ainsi fait, puis je sors rejoindre les duettistes déjà cramponnés pour m'amarrer à la cordée. Guillaume est foncièrement mécontent : j'ai mis mes crampons n'importe comment et il est obligé (comme les autres fois du reste) de me remettre le matos à l'endroit ; comme j'aime être materné sous la neige à deux plombes du mat'...



Nous partons dans les derniers direction le couloir de la mort, appelé ainsi à cause des chutes de pierre régulières dans un goulet de trente mètres de large. Première difficulté avalée, mais nous entamons alors une portion d'escalade un peu technique. Là, les choses se corsent car ma frontale vient de rendre l'âme (une frontale exclusivement réservée à changer les pneus crevés la nuit, alors pensez...). La main courante disposée il y a une dizaine de jours est fort bienvenue pour maintenir le rythme (mais comment on grimpe sans ce machin?). nous arrivons au refuge du goûter à l'aube vers cinq heures pour nous changer et avaler une bonne collation. Grand froid prévu et Guillaume m'avait dit de mettre tout ce que je pouvais : j'ai cinq couches sur moi et le sac plus léger. Nous partons alors sous un beau soleil vers le dôme du goûter : la journée s'annonce magnifique. ; la trace est belle et la cordée avance facilement.


Néanmoins, après le goûter, Apoutsiak laissera sa place à Anne pour rallier le refuge Vallot, où il entend bien profiter d'une petite sieste, nous dit-il. He oui, la fatigue pointe déjà le bout de son nez. Vallot nous accueille sous le vent, avec des rafales à quatre-vingt à l'heure. Nous nous engouffrons par un passage avec une échelle sous le refuge pour découvrir un endroit nu en métal ou il fait froid (- 10°C) avec des habitants étranges qui grelottent. Les couvertures sentent vraiment mauvais et il y a de belles plaques de vomi congelé : bienvenue à Vallot. Guillaume n'arrivera pas à démarrer sa sieste et nous repartons vaillamment cette fois-ci à l'assaut de l'arrête des bosses.
Le sommet du Mont-Blanc est maintenant bien en vue et le but n'est plus permis, même si dès lors les pas se font lourds à cause des muscles douloureux et du manque d'oxygène. Guillaume est devant et garde un rythme lent mais régulier quelque soit la pente. La montée semble alors interminable et le sommet hors d'atteinte.



A dix heures quarante cinq GMT, nous bondissons sur la crête sommitale et le mythe tombe : même un "poulot" comme moi (c'est mon sobriquet de montagne auprès de Guillaume) peut y arriver. L'émotion est grande, l'épuisement aussi, ce qui n'empêche pas Anne de faire la roue. Guillaume me confie avoir pleuré en pensant à son père. Et du fait, en appelant Pascale, je ne sais pas ce qui me remonte mais je deviens inconsolable et lui dis que tout va bien avec de gros sanglots : panique au bout du fil !
Nous passons tout de même un bon quart d'heure sur le versant italien, c'est à dire trois mètres plus bas où, surprise, il n'y a plus un brin de vent. C'est carrément Saint-Tropez ! On se décontracte les muscles autant qu'on peut. J'ai du mal à respirer, c'était prévisible mais c'est étonnant à observer. Anne est ravie, moi j'apprécie moins et espère vivement que le retour soit rapide. Notre guide à tous ré-enclenche la première, et la cordée prend la direction de l'aiguille du midi, sous un soleil de plomb.

Il y a un premier passage obligé qui se présente comme un mur à descendre. Guillaume m'assure que je peux le faire et donc forcément je lui fais confiance. Ventre face à la montagne, je cramponne dans la neige ferme et je plante mon piolet comme pour un abordage. Six mètres plus bas, mes deux acolytes décident de tenter un rappel jusqu'à la rimaye. Soixante mètres de corde seront nécessaires. Dans la manoeuvre, j'échappe le gant qu'Anne m'avait confié : nous le suivons des yeux pendant quelques dizaines de secondes sans espoir de remettre la main dessus (ou dedans, comme on veut). Anne m'en veut sérieux, mais en fait elle voulait s'en débarrasser, me confie Guillaume. Ah les gonzesses !



Cette fois-ci, pour la dernière (Ah bon?) partie, Guillaume délègue son leadership à la femelle du groupe. Je ne comprend toujours pas pourquoi je ne suis pas dans sa sélection. Sénilité précoce sans doute, ou volonté de faire de la discrimination positive, les lecteurs jugeront.
L'heure est cette fois-ci au contournement de l'épaule du Tacul, long faux-plat s'il en est. Nous évoluons dans un paysage de crevasses et de séracs menaçants. Je prends la mesure du danger malgré la beauté du lieu. Je trébuche, je tombe, je glisse cul par dessus tête et la corde se tend : Guillaume assure, et c'est tant mieux. A un autre moment, c'est lui qui se fera à moitié avaler par une crevasse. Puis, j'aurais l'occasion de me planter dans la neige pour rattraper une petite chute de ma comparse un peu plus bas.
Le rythme est maintenant beaucoup plus lent, et Anne fait des pauses de quelques secondes de temps en temps. Son humeur aussi a changé depuis le sommet, et elle n'arrête pas de râler. Guillaume hausse le ton, en bon dictateur qu'il est. Et une fois rabrouée, le femelle du groupe reprend sa place (Anne, si tu lis ça, c'est de l'humour. Non, parce qu'en plus d'avoir un caractère de chien, si t'as pas d'humour c'est le pompon !).
La météo s'emmêle (et si) et le ciel devient opaque. Une petite neige fine efface les traces déjà ténues : l'affaire se corse. Mais Anne, qui a certainement beaucoup plus de sang animal dans les veines que quiconque ici, continue dans sa bonne direction en jouant avec notre bonne étoile.


Finalement, l'arête des cosmiques est en vue et annonce l'aiguille du midi ; le dernier gros raidillon, histoire de bien faire comprendre que le Mont-Blanc, c'est pas pour les gamins.
On entend déjà le haut-parleur pour le départ de la prochaine benne, mais Ô surprise et je ne sais pourquoi (trop de pause, trop de fatigue), c'est la dernière benne qui s'en va ! Guillaume hurle de se dépêcher et motive ses troupes à mort. Anne trouve un second souffle et accélère dans la pente. Moi, je ne comprend rien mais j'avance quand même. A l'entrée du bâtiment (ouf c'est fini), Guillaume se précipite, décramponne tout en courant alors que je reste empétré avec mes grolles gelées et ça tire sur la corde, donc je suis tant bien que mal. La benne nous attendra (c'est sympa, merci), mais on nous fera comprendre qu'il ne faudra pas recommencer (au passage, je me fais copieusement engueuler pour être entré avec mes crampons ; ouille, pas sur la tête M'sieur).
Une fois en bas de la station, nous ne sommes pas encore au bout nos peines : il faut retourner à Saint-Gervais. Guillaume propose de faire du stop (de toute façon je ne ferai pas vingt kilomètres à pied avec mon barda). Je trouve qu'il exagère, qu'on aurait pu prévoir une navette ou autre et je le regarde mettre le pouce en l'air sans vraiment y croire. Bon là, je dois dire que j'ai été assez bluffé : deux personnes très sympathiques nous ont mené tous les trois (et tout le matos !) à bon port en un temps record. Il était alors plus de dix-neuf heures, et nous nous sommes rapidement séparés sans profiter de notre bel exploit tout frais, bien malheureusement.

Il est prévu que je revois Guillaume chez nous ce week-end (avec toute sa nombreuse famille cette fois-ci), et je tiens à le remercier sincèrement pour ce grand rendez-vous réussi ; encadrer une cordée en haute-montagne, appréhender ses dangers, prendre les bonnes décisions : pour tout ça, je suis fier de lui et en plus ça m'a rendu fier de moi. J'ai hâte maintenant qu'on trouve tous les deux une belle idée pour un nouveau défi


                        Simplement merci.

                                    Laurent.
le 1er juillet 2009.



Précision pour le profane : à la descente, le premier de cordée se met toujours au dessus ( Laurent ne connaissait visiblement pas cette règle ou l'avait oublié, j'ai sans doute pêché en ne la lui rappelant pas, Anne a fait un gos boulot devant à la descente dans le brouillard !) .  J'ai mis le pied dans une petite crevasse, dans le récit on a l'impression qu'elle etait énorme... Rassurons le lecteur. C'est tout !
Encore merci à Anne et laurent pour ces deux bonnes journées passeées là haut !

                                   Apoutsiak

PS si les images sont dans le désordre c'est ma faute, si vous voulez des précisions, utiliser le petit lien commentaire en bas de cet article !

 

 

Semaine Alpi-rando à Chamonix Mont Blanc

Apoutsiak — alpinismeMassif du Mont BlancMont Blanc
Les liens récits et vidéos seront ajoutés dans la semaine


 
 


Wordle: Mont Blanc

Le refuge de Tête Rousse - 3167 m

Apoutsiak — Refuges - bivouacs et cabanesMassif du Mont BlancMont Blanc
Sur la Route du Mont Blanc...



et oui, quand le refuge du goûter est complet, que les 3 Monts ne sont pas en condition ou que le refuge des Cosmiques est lui aussi complet, il reste la solution : monter au Mont Blanc en partant de Tête Rousse... avantage : on traverse le Grand Couloir de nuit et avec un bon regel, ça parpine moins, inconvénient : ça rajoute du déniveler et environ 2 h 30 !!!

Téléphone : 04 50 58 24 97
Hors saison : 06 19 02 90 71 à partir du 15 avril pour les réservations

Gardienné de Juin à Fin Septembre

possibilté de camping aménagé ( pour info camping interdit au refuge du Goûter)

74 places
refuge d'hiver 16 places

Topo


Prendre le TMB au Fayet ou à Saint Gervais ( possibilité de prendre le téléphérique de belevue aux Houches et de rejoindrel e TMB) puisrendez vous au Nid d'Aigle (refuge)
Du Nid d'Aigle (bouquetins nombreux et peu farouches  mais jeunes et moches) prendre le sentier qui part au Nord Est jusqu'à la baraque forestière des Rognes (pour infio, il n'y a pas de forêt mais c'est tout de même une baraque forestière...) Prender alors la direction de l'éperon (Sud Est) et remonter le sentier jusqu'à l'altitude 3132 m prendre alors le névé plat à droite (glacier de Tête Rousse)  et le traverser pour rejoindre le refuge. 3167 m 2 heures sans forcer !)



fichier GPS (avec celui du Mont Blanc...)



Confort :

Le refuge est impeccable : grande salle à manger, accueil excellent de l'équipe en dépit du monde, salle hors sac, dortoirs vastes avec de la place pour se déplacer. Couettes !

Un bémol : il y a denombreuses portes antifeux au sous-sol et pas de lumière ! bref on se perd et en cas d'incendie... dur dur de trouver rapidemnt la sortie !!!
Au niveau bouffe : Anne a trouvé qu'on avait juste assez à manger ! Mais c'etait bon !

Les courses possibles

Le Mont Blanc par la voie des Cristalliers Arpete des Bosses (ou traversée)
L'aiguille de Bionnassay par la face Nord
Quelques couloirs sur l'aiguille du Goûter
pour les skieurs de pentes raides









Rando : au coeur des glaciers : la Jonction

Apoutsiak — RandoMassif du Mont BlancMont Blanc
Dôme du Gouter et Grands Mulets depuis la jonction

La Jonction est un endroit mythique, Jacques Balmat et le Docteur  Paccard y ont bivouaqué avant de réussir la première ascension duMont Blanc le 8 Août 1786 m. De gros blocs rocheux les ont abrité juste en dessous de celle ci. C'est le fameux gîte à Balmat !


A part l'histoire det éperon, le lieu est magnifique, les glaciers qui descendent du Mont Blanc viennenet se séparer en deux au niveau de la jonction, à gauche le glacier des Bossons et à droite, le glacier de Taconnaz ! En fait à droite, le glacier qui part ne rejoint plus depuis quelques années le glacier de Taconnaz, la faute au réchauffement climatique !



Topo


Se garer au Mont juste avant le tremplin olympique (partie haute) au dessus des Bossons
Remonter le sentier qui longe la morraine rive gauche du glacier des Bossons ( le glacier n'est plus là, il est plus haut !)  et rejoindre le chaler du glacier des Bossons poursuivre le sentier qui mène au chalet des pyramides (1895 m) au dessus , possibilité de contourner le bec de Corbeau ou de passer au sommet de celui-ci, fortement déconseillé par les panneaux ( je l'ai fait... pas bien, quelques pas rando à la con !)  le contournement s'opère par le flan ouest du corbeau (sentier)
Passer sous le Mont Corbeau, versant Bosson, puis, par des dalles quelques passages équipés et des sentes (cairns points de peinture), gagner le gîte à Balmat. et de là la Jonction toute proche.

Variante : possibilité de aprtir du Mont et de passer par la morraine de Taconnaz, un passage un peu technique permet de rejoindre une sente qui rejoint le bec de Corbeau. A utiliser à la montée par bonnes conditions météo ! Pour randonneur averti d'après Christian de Camp to camp ( voir le forum )

Carto profil fichier GPS


 



Récit.


Journée de transition après la grosse rando de la veille. Je décolle du gôte la Montagne et suis prêt à 8 heures au Mont. Le temps est couvert, Sandrine m'annonce des éclaircies à partir de Midi, je vais enfin voir la tête de cette jonction que j'ai pu apprécié sur les phtos de Grand-Père.
Départ humide dans la forêt, je cherche à voir le glacier des Bossons, mais il est loin. La fonte des glaciers, c'est un peu le triste thème de cette rando, le glacier des Bossons en est le triste exemple ! ( celui de Taconnaz aussi !). Je remonte au chalet du glacier des Bossons, un moteur d'avion (celui du malabar Princesse ?) erre à proximité de la terrasse . Je poursuis mon ascension, le temps est humide, le sentier excellent, on peut dépeauter du dénivelé sans souci ! passage au chalet des pyramides. puis arrivée sous le bec du Corbeau. Des panneaux danger m'atirent sur ce vieux sentier ( ancestral ?) petit pas d'escalade, je passe, et rejoins le sentier normal, conseillé logiquemetn pour les randonneurs, on ne se refait pas ! Il bruine un peu.
Un bouquetin m'envoie quelques pierres sous le corbeau, danger , je file, quelques pas d'escalade, quelques névés empêchent de bien suivre le sentier, mais des cairns ramènent dans le droit chemin, des Chamois galopent de l'autre quelques moutons en estive, c'est magnifique, mais couvert !  Le Dôme du Goûter se découvre, un lenticulaire à l'approche, le mauvais temps vient, pourtant Sandrine m'a annoncé le beau pour midi ! ( sur les bases de la météo)

Passage au gîte à Balmat et Jonction MAGNIFIQUE.
Pensée pour François Dupety disparu avec ses amis à quelques encablures de cet endroit, si proche et si inaccessible à la fois. Les séracs et les crevasses empêchent tout accès au refuge des Grands Mulets, autre époque que celle de Paccard et Balamat où le Mont Balnc pouvaient s'envisager par là !
A gauche le glacier des Bossons et l'aiguille Verte, devant, le Tacul, le Maudit, les séracs ou Vicendont et Henry ont attendue leur mort lente... Le refuge des Grands Mulets et à droite le Dôme et l'aiguille du Gouter devant le glacier de Taconnaz.

En allant à droite de la jonction coté Taconnaz, on peut voir que les glaciers sont disjoints, il ne s'alimentent plus l'un l'autre, fonte des glaciers qui va s'accélérer !

Au loin derrière, le ciel est sombre, orageux, le vent ne pousse pas les nuages vers moi, je peux me mentir, ça va me passer à coté, de toute façon, je suis seul, personne engagé avec moi dans une mauvaise décision. Après la demi heure de beau temps, je redescends, il pleut, légèrement puis plus fort. Je me pause 2 mintes au gîte à Balmat avant de repartir, pour tout avouer je fais un trucque je detestais avant : je telephone en montagne pour organiser le mont blanc de demain... Sandrine pour la météo, Laurent et Anne pour les dernières informations et le matos à ne surtout pas oublier ! La pluie redouble, je me fais saucer ! Je galope rapidement, mais s'en forcer. Je contourne le bec de Corbeau mais hésite à prendre le sentuier de Taconnaz qui est à priori interdit, sous cette flotte, c'est pas génial et engagé, si ça passe dans des barres, je suis mal ! Raisonnable, je vais rejoindre le sentier de montée. Ca craque, l'orage est à deux 3 km pas plus, le ciel me tombe sur la tête. Je file vers le bas, je suis déjà trempé. Je repère les zones à risque, et je cours dans cette descente. Un petit sapin foudroyé sur un promontoire me stresse, je décide de ne pas n'éterniser du tout... J'en-quille quelques lacets, je vois et sens la foudre et craque, une seconde plus tard, le tonnerre, leger sursaut, j'ai l'impression d'avoir vu une étincelle devant mes yeux, je suis sur que le sapin a morflé, je continue de courir tout en restant concentré, les zones me paraissent moins expos à présent. Chaud, mes trempé ! Quelques autres coups de tonnerre, l'orage s'éloigne, la pluie redouble à tout moment, je suis trempé jusqu'aux os ! enfin à la voiture, toute une opération pour se changer sans tremper la voiture ni ses habits propres... Reste de la journée à faire des amplettes au vieux campeur !
Et la météo qui annonçait des avers éparses sans grosses précipitation, il a plu toute l'après mdi et toute la nuit ! pas très précis tout ça !!!

rando réalisée le 19 Juin 2009

Photos

Le refuge des Grands Mulets et la barre de sérac du Grand plateau, lieu du drâme de Henry et Vincendon




Grands Mulets et Dôme du Gouter

Dôme et Aiguille du Gouter depuis la Jonction



Comparatif 1935 - 2009

1935, ci dessus : André Bolon (mon Grand Oncle) à la Jonction, devant le Tacul, le Maudit et le refuge des Grands Mulets
2009, Ci dessous, même endroit, météo plus capricieuse



Aiguille du Gouter 1935
Aiguille du Gouter Juin 2009 sans la chève !



Dôme du Gouter 1935 - 2009, en bas de l'image, au centre, on voit les rochers apparents aujourd'hui !








A François

Randonnée alpine - Traversée Buet - Cheval Blanc - Col de la Terrasse

Apoutsiak — RandoMassif du Mont BlancMont BlancFaune
Bouquetin vers la pointe du Genevrier

Magnifique traversée qui permet de rencontrer des Bouquetins à foison ! ainsi que quelques marmottes.
Peut se réaliser en plusieurs jours, à une allure normale, la traversée se fait en 12 à 15 heures !
Rando alpine sérieuse qui ne peut être réalisée en toute saison, doit pouvoir se réaliser à ski moyennant quelques variantes ...

Rando 2300 m de dénivelé  - 26 km - 12 à 15 heures

Topo

de Buet  (1350 m) prendre le sentier qui monte en direction de la cascade de Bérard puis du refuge de la Pierre à Bérard (1925 m) prendre les sentes Nord Nord Ouest en direction du col de Salenton (2526 m) poursuivre sous l'aiguille de Salenton ( à l'est)  et poursuivre jusqu'à l'arête de la Mortine et le relai radi puis le sommet du Buet ( 3096 m) - annoncé 6 h .

Du sommet prendre l'arête du Buet (Nord) Neige raide au dessus du glacier de Tré les Eaux- Corniches? et rejoindre le point 2808 m. Descendre cette antécîme, cables et poursuivre sur la crête de la montagne des Eves.
Passer à la pointe du Genevrier (2870 m)  rejoindre le col du Genevrier puis le cheval Blanc  (2831 m) Borne.  Partir plein Est (cairn) et rejoindre la sente dans la pente ( cables) suivre cette sente qui part en direction du Col  Vieux et descendre dans la combe sous le col des Corbeaux. à droite on trouve les fameuses traces de dinosaures d'Emosson  (pas vue pour ma part... mal cherché).

Remonter la morraine Nord Est puis prendre la direction du col de la Terrasse ( Sud Est) Lapiaz cairns ! (2649 m)
Au col de la Terrasse partir versant Est raid rocher délité merdique.Descendre au mieux "les Combes" raide ! Rejoindre le chalet de Loriaz (2020 m) puis le Buet par le sentier qui part (Sud Est)

Vous êtes enfin arrivés !



réalisé le 18 Juin 2009

Profil carto fichier GPS

Fichier GPX format GPS





Récit

Léger but objectif ce matin là, je me reporte sur cette rando que je compte faire aevc les enfants sur plusieurs jours. Départ vers 8 heures, à fond mais pas trop, remontée dans la forêt puis longue remontée du Vallon de Bérard. Au refuge, je poursuis, derrière moi un énorme groupe démarre, à fond ! Quelques bouquetins agrémentent cette zone, je file vers le col de Salenton, déjà la neige, je n'ai pas de guêtre, je dépasse quelques randonneurs et me retrouve dans le brouillard, le sentier est relativement bien marqué. Je croise dans le fog quelques randonneurs et voilà le sommet.  3 h 50 ! ( 6 heures annoncée)  Courte pause. Je file sur l'arête, relativement facile sauf le passage des cables, long !  nouvelle pause au col avant le  Genevrier ou je joins Sandrine  devant un bouquetin. Escalade facile sur l'aiguille du Genevrier puis nouvelle descente et 3 chamois qui me filent sous le nez. Je poursuis en direction du Cheval blanc pour une nouvelle pause. Nouvelle descente un peu technique, je file vers les traces de dinosaures... Belle ramasse ! une marmotte peu farrouche m'accueuille, mais je suis bredouille, pas de traces alors que c'est le but de ma balade !
Je remonte vers le col de la terrasse et plonge ensuite vers vallorcine , les premiers lacets sont très raides  et un peu casse gueule, je louvoie, un peu trop à gauche, un peu trop à droite, je rejoins un névé pour une nouvelle partie de ramasse (il n'y a que ça de vrai !)  puis je rejoins le sentier et le chalet de Loriaz.. Nouveau beau sentier qui me ramène à la voiture au Buet. Une bonne grosse rando comme on les aime !


Panorama : Les Aiguilles du Tour, le glacier du Tour, l'aiguille du Chardonnet, le Dolent (aufond) le glacier d'Argentière, les Courtes et les Droites ( la Verte reste dans les nuages)


Logement !

Hôtel du Buet  *
1/2 pension entre 39 et 44 €
chambre 10 au design année 70
plomberie et lavabos années XIX ème
bonne ambiance
magnifique : la soupe aux orties de Vallorcine - miam !



Photos

Refuge de la Pierre à Bérard

Sommet du Cheval Blanc - direction des Traces de Dinosaures

En guise de dinosaure... cette marmotte !


Vidéos



Alpinisme : Eperon Migot à l'aiguille du Chardonnet

Jolie course pas trop longue sur un beau belvedere !
Cotée AD+ D- au choix, j'ai pour politique de toujours prendre la cotation supérieure !!!

 

L'aiguille du Chardonnet

 

 


Topo :

Accès au refuge Albert 1er

3 possibilités

1°) Prendre les télécabines ud Charamillon puis le télésiège de Charamillon/Balme.
Emprunter le sentier balcon qui par vers le Sud, passr au point 2329 m rejoindre plus à l'est la morraine du glacier du Tour, la remonter , traversée les névés pour rejoindre le refuge Albert 1er

2°) pour les plus économes ( ou radins, tels les étudiants...) Partir du Tour à droite du Télécabine par les granges et passer au dessus de la cascade du Picheu. rejoindre la fenêtre du tour et remonter la morraine jusqu'à rejoindre l'itinéraire précédemment décrit !

3°) En début de saison (printemps) monter à ski par la rive gauche du glacier et traverser vers 2900 m sous le col du Passon pour une légère descente Nord vers le refuge.

Eperon Migot au Chardonnet

Accès marche d'approche

2 possibilités

1°) en début de saison (crevasses bouchées) prendre la duirection du col du Passon (sud) et remonter le glacier du our en rive gauche jusqu'à la base de l'éperon Migot !

2°) Rejoindre le glacier rive droite passer au dessus du signal Reilly, vers 3100 m prendre sud pour traverser le glacier du Tour en direction de l'éperon Migot, attention aux séracs du Chardonnet sur la fin.

Eperon proprement dit.

Remonter lesp entes du glaicer situé à l'ouest de l'éperon Migot , passer la Rimaye et remonter une goulotte en glace et en mixte  à gauche qui permet de rejoindre l'arête proprement dite.
Remonter cette arête et prendre les pentes raides soit à gauche le long des séracs soit à droite avec quelques passages mixtes et d'autres en glace ( on rejoint l'autre itinéraire par une traversée à gauche  sous des gros blocs) .
Parvenir à une selle et remonter la pente raide qui permet de gagner l'arête Forbe puis le sommet par un passage en III

Descente :

continuer plein sud vers n'antécîme et traverser deux couloirs avant de aprvenir à un 3ème couloir plus large que l'on descend. une centaine de mètre plus loin tirer à droite puis descendre à nouveau pour rejoindre des rochers et le haut d'un couloir.
Tirer un rappel qui permet de rejoindre les pentes du col supérieur Adam Reilly puis descendre les pentes crevassées de ce col pour rejoindre le glacier du Tour  et le refuge Albert 1er par les itinéraires décrits à la montée !

 

L'éperon Migot, en bas à gauche le départ de la goulotte au dessus de la rimaye

 

 

Fichier GPS profil carto
 


Récit

Une fois de plus, la neige etait tombée dru et nous devions adapter notre programme, après avoir annulé les deux premières journées prévues ... Le Migot nous semblait un bon objectif. Je rejoins Stijn au Tour, nous nous équipons, et hop dans la benne, on est des vrais faignants ! Le sentier qui mène au refuge est cool, agrémenté de quelques marmottes, impeccable. 1 h 30 pour arriver au refuge, je me souviens du temps où nous partions du bas avec Thib en ce faisant cette trop longue morraine à pied ... Confort aujourd'hui.
Je fais quelques photos, papotte avec les aspis guides en stage, un repas et au lit.

1 h 20, le réveil sonne, nous filons, petit dej vite avalé, nous sommes en piste vers 2 h 15, nous décidons de passer par la rive droite du glacier , moins crevassée. Un aspi guide m'a conseillé d'être devant eux sur l'éperon, ils ne sont pas très rapide. Nous montons vers le signal quand nous voyons les frontales partir vers l'autre rive, plus crevassé mais plus rapide ( 9 personnes, aspi et clients, ça fait du monde !)
J'accelère le pas, et Stijn suit sans problème, nous traversons le glacier et sommes impressionnés par l'énorme avalanche de séracs qui a laissé un dépot impressionnant au pied de la face ! Courte pause, pression, toutes les cordées sont finalement dans un mouchoir de poche. Je décide d'y aller à mon rythme, tant pis.

Finalement nous sommes à la rimaye les premiers. Stjn passe devant, je passe au travers en mettant mon pied dans sa trace, il faut réaliser un pas plus large dans une neige limitte transformée. Le piolet ancre mal, finalement, ça passe, je rejoins Stijn. Un guide est monté plus à gauche, nous traversons pour rejoindre la base de la goulotte. Stijn me propose d'y aller cordre tendue, pas de problème, la glace et le rocher sont bons, nous faisons tout de même attentino à ne pas en envoyer sur les cordées qui nous succèdent. Nous rejoignons la cordée du guide Odyssée Montagne. Pause photo, nous décidons de leur laisser de l'avance, ça ne se fait pas  de rester dans les basques. Nous reprenons l'acension et partons à droite dans du mixte plutot que de aprtir à gauche dans la voie le long des séracs (plus classique aujourd'hui !).

Stijn grimpe toujours en tête, petit mixte en corde tendue puis goulotte en glace, 2 broches, je le rejoins, il repart pour une goulotte terminé par un verrou mixte avec un pas en III, il passe, je le suis, le passage est court mais un peu physique, nous remontons des pentes plus facile avant de basculer sur la voie "normale du Migot" par une traversée à gauche. Nous rejoignons les cordées d'aspi. Courte pause pour la pente finale, Stijn est fatigué, je profite de chaque pas, , enfin l'arête, un passage de grimpe en III que je merdouille un peu et le sommet, déjà. Nouvelle courte pause et c'est la descente, petite arête que je négocie moyennement puis la pente, tout va bien , je retrouve facilement les rappels, il faut dire que Stijn et moi on a déjà fait l'arête Forbe pour laquelle la descente est commune, c'est plus facile !  Un lon,g rappel de 60 m puis le col Adam Reilly, la descente vers le glacier du Tour et le refuge Albert 1er, course tranquille.
Je me fais quelques soins aux pieds avant de descendre au Tour, belle journée de montagne, merci Stijn !

Photos :

 

 

Le Glacier du Tour, de plus en plus réduit !

Stijn devant le glaicer du Tour


refuge d'hiver Albert 1er et l'aiguille du Chardonnet

Base de l'éperon Migot - Chardonnet

 

 

Dans les goulottes au milieu de l'éperon, le guide part à gauche

 

Lever de soleil, pas droit, sur les aiguilles du Tour et le glacier du même nom !


 

 

Stijn bagarre dans du mixte

à la selle avant la pente finale les aspi

Dans la pente finale - 50 ° avant l'arête Forbe

Vue du sommet vers le bassin d'Argentière :
Droite Verte et Mont Blanc derrière, c'est pas le grand beau !

L'aiguille Verte et le couloir Couturier

Stijn termine le rappel

Le couloir de la table aiguille du Tour

L'est pas beau, c't éperon Migot ?

 

 

 


Vidéo

 

 

 

 

 

Traversée du Mont Blanc : arête des Bosses - Trois Monts - alpinisme

Apoutsiak — Mont BlancLes 100 plus bellesAnneMassif du Mont Blanc4000
Magnifique traversée, réalisée dans le froid ( Grand froid) avec Anne et Laurent en réussissant l'exploit de ne pas rater la benne à l'aiguille du midi à 1 minute !
Premier Mont Blanc pour mes deux accolytes !

 
Sommet du Mont Blanc vu du col de la Brenva (à droite, les Bosses)

vidéo :
 

Topo

1er jour : refuge de Tête Rousse

Prendre le Train du Mont Blanc depuis le Fayet ou Saint Gervais pour démarrer au Nid d'Aigle
Du Nid d'Aigle  (2372 m) remonter Nord Est en direction des barraques forestières de Rognes (2768 m) De là direction Sud Est en direction de l'éperon rocheux. Au point 3132 m, traverser Sud le glacier de Tête Rousse et rejoindre le refuge du même nom  (3187 m)

2ème jour Sommet du Mont Blanc

Repartir en direction de l'éperon (Nord ) et remonter pour traverser le Grand Couloir (autrement appelé couloir de la mort...)  une fois en rive gauche, des câbles vous accueille pour arriver au dessus sur une plate forme.
Gagner en ascendance à gauche l'éperon. Le suivre plus ou moins jusqu'au refug du gouter.  (3817 m)
Suivre l'arête du Gouter jusqu'à l'aiguille et remonter les pentes du Dôme du Gouter (on passe en réalité en général au Nord du Dôme)  Gagner le col des Dôme puis le bivouac Vallot (4362 m). Remonter la pente qui mène à l'arête des Bosses proprement dite, passer la Grande et la petite Bosse avant d'atteindre le sommet du Mont Blanc par une dernière arête un peu effilée. (4810 m)














Descente par les 3 Mont Blancs

Descendre plein Nord par les petits Mulets et contourner les petits rochers rouges par l'ouest. Rejoindre le mur de la côte qui permet de rejoindre le col de la Brenva (4303 m) Poursuivre à flan pour erjoindre l'épaule du Mont Maudit (4345 m env) Descendre cette épaule raide (45 - 50 °en neige ou en glace) en cours de saison il y a un pieu à neige au sommet et des cordes fixes au nivau des rochers centraux. La partie basse peut être shuntée par un rappel de 45 mètres minimum, sinon on arrive au dessus de la rimaye !  . De là rejoindre le col Maudit (4035 m) et l'épaule du Tacul par une légère remontée . Descendre le versant Nord du Mont Blanc du TAcul (crevasses séracs) pour rejoindre le col du Midi (3532 m) . Passer sous le refuge des Cosmiques puis l'arête du même  nom pour rejoindre  la partie Nord de l'aiguille du Midi et l'arête qui y ramène



Fichier GPX Profil et vue aérienne
 
Arête des Bosses 3 Monts
alpinisme
 


Récit

Tout ça pour arriver
avec une minute d'avence...

Ca sentait le roussi, le programme étant le suivant : monter à l'aiguille du Midi pour réaliser la traversée Midi Plan puis le Mont Blanc en traversée en passant par les 3 Monts avec descente par les Bosses. Laurent en etait à sa 5ème programmation en 5 ans. La veille il avait plu  des quantités de flotte impressionante et la météo etait tout humide ce samedi !

Bref nous montons à Chamonix pour prendre la première benne, on verra bien. (première benne à 7 h 10 jecrois !) mais là, ô surprise, on nous annonce qu'il y a trop de neige à l'aiguille et que la benne ne partira pas avant 9 heures, pour mdi plan c'est raté. Je passe un coup de fil aux Cos
miques pour avoir les conditions sur le Tacul, mais il ne peuvent pas m'en dire plus. Je décide de changer nos plans et de partir par les Bosses, ça sent trop le but de passer par le Tacul et ses pentes avalancheuses...

J'appelle le gouter (difficilement), qui est complet, c'est bon pour Tête Rousse, tant pis, ça nous fera une bonne grosse journée de montagne ! On n'est plus pressés à présent. Nous repartons pour Saint Gervais où le TMB nous grimpe au Nid d'Aigle. Pique nique devant le train et les bouquetin
s peu farouches. Et nous partons pour une montée cool vers Tête Rousse. Il fait gris, puis il y a du brouillard.

Nous montons tranquille, nous faisant dépasser par des groupes flechette, il y a énormément de monde sur le chemin, et oui, c'est le Mont Blanc.
Nous arrivons au refuge dans le brouillard.

Après un repas trop léger d'après Anne mais passé en compagnie de 4 alpinistes sympathiques, direction le dortoir à 8 heures pour une courte nuit...

1 h 20, c'est le réveil. D
irection le petit dej, puis décollage à 2 h 30 dans la nuit, le brouillard, la neigeotte et le vent !  Nous nous équipons, Laurent me fait une mise en place de crampon Portnawak, je lui remets tout en place et nous partons. Ambiance bizzare avec ce brouillard, la nuit et la neige. Nous rejoignons le Grand couloir, bien enneigé puis c'est la longue remontée vers le Gouter, l'avantage avec cette neige, c'est qu'il y a une trace et qu'on ne peut pas se perdre ! Les passages d'escalade sont courts et faciles, mais empêchent de prendre un bon rythme. Nous essayons de grimper corde tendue, et on avance bien. La frontale de Laurent montre de beaux signes de faiblesse, il est obligé de grimper presque dans le noir ( " j'avais pourtant changer la pile avant de partir !")

Nous arrivons au Gouter ou
nous faisons une petite pause réparatrice dans la partie droite du refuge ( je crois que c'est l'entrée du refuge d'hiver)

C'est reparti, le vent nous accueille dès la sortie du refuge sur l'arête du Gouter, il fait hyper froid, il n'y a plus de brouillard et le soleil commence à se lever. Le vent est impressionnant. Nous poursuivons sur l'arête avant d'entamer les pentes du Dôme du Gouter. Les traces sont effacées par le vent  et il faut retracer ! usant. A mi Dôme, je suis usé et fatigué ( la co
urte nuit ne doit pas y être indifférente) , je demande à Anne de passer devant. Elle s'exécute, je me repause, j'en vais besoin. Sortie sur le Dôme, nous rejoignons Vallot.

Cette pause est toujours aussi désagréable, seul avantage, il n'y a pas de vent ! De la neige a envahie en partie le refuge et elle tien ( il fait en dessous de zero dans le bâtiment), un Dame tente de se réchauffer sous une couverture, d'autres alpinistes papottent en essayant de se réchauffer ! Nous nous essayons et j'essaie de dormir un peu, mais le froid me réveil. Sur un matelas (en plastique) du vomi congelé atteste la présence antérieure d'un alpiniste victime de MAM...
Une demi heure plus tard, nous décidons de repartir.


Je repasse devant et monte d'un rythme lent. Les rafales de vent nous bousculent. Courte accalmie derrière la grande Bosse, ça fait du bien !  Puis tout se poursuit normalement, dans le vent, j'ai retrouvé une petite forme, et je sens que derrière, c'est dur. Je reconnais chaque passage, c'est agréable, je peux mesurer la distance qui nous spare du sommet. Belle émotion à l'approche de celui ci, et enfin le voilà, je me retourne pour serrer Laurent et Anne.
Cette dernière relève notre challenge de faire la roue au sommet ! Nous pas ! On est vraiment des faignants.
On se pause côté Italien, à l'abrit du vent !

Puis, c'est le départ pour une longue descente. Les pentes sommitales, les Rochers Rouges, le mur de la côte, la vue est magnifique, longue est la traversée pour rejoindre l'épaule du Maudit. Pas de pieu pour assurer Laurent. On descend corde tendue avant de faire un rappel du pied de la corde fixe. On perd un peu de temps, en fait, Anne et Laurent descende sur 1 brin de 60 mètres, et je fais un rappel sur 2 brins de 30 m avant de descendre les 10 derniers mètres .


Anne pers son gant dans la manoeuvre...  On repart  dans une neige pourrie, on ne peut pas aller vite, la trace passe juste en dessous de séracs bien menaçants ! on rejoint le col du Tacul puis longue montée vers l'épaule du Tacul ! Le brouillard nous rejoint. Nouvelle pause, nous sommes cuits. on devrait avoir l'avant dernière benne. Nous repartons, on n'y voit pas à 50 mètres. Anne est devant à trouver la trace, et nous suivons. La descente du Tacul passe bien, il n'y a pas de gros obstacles comme certaines années ! Nous rejoignons le col du Midi, toujours dans le brouillard, c'est long, je sens que ça va être juste pour al banen, on devrait avoir 10 minutes d'avance. Ca remonte à présent, devant, Anne est cuite, et ça se sent alors que Laurent semble en bonne forme. Il reste ebncore le raidillon de la fin. Nous croisons des cordées , je leur demand l'horaire exact, je sens que ça va être juste, je pensais que la dernière benne etait à 17 h 35 en fait c'est 17 h 30 ! Nous remontons le raidillon , Anne est morte, je l'encourage, Laurent fait de même, on entend la "voix" de l'aiguille annoncer le dernier départ mais sans comprendre le temps qu'il nous reste. Je brailel pour qu'on aille plus vite. J'entends " Dernier départ pour Chamonix, départ dans 2 minutes", je suis encore sur l'arête ! Je gueule (excuses moi!) " On enlève juste les crampons et on file encordés à la caisse" Je sort dans la grotte, Laurent n'arrive pas à enlever ses crampons, tant pis on y va comme ça. Passage à la caisse, fermée, nous filons vers la benne et là houf, les gars se la compagnie du Mont Blanc sont compréhensifs. Quelques manips plus tard nous sommes dans la benne qui part avec 7 ou 8 minutes de retard à cause de nous ! Ce fut juste !!!
Nous sommes heureux.


Je donne un petit cours d'auto stop à Laurent et Anne pour rentrer à Saint Gervais (merci à nos deux chauffeurs) et nous retrouvons la voiture de superkélou ainsi que mon piètre  bolide ! Quelle journée

Mais pas de but (une fois n'est pas coutume !)



Photos

Les Bouquetins du Nid dAigle - un peu carrencés ... ???

 

Le refuge de Tête Rousse, très confortable !

 

Laurent à l'approche du refuge...

 

2 h 30 Laurent dans la tempête

 

Laurent et Anne à l'aiguille du Gouter, température frisquette !


 

Anne sur le Dôme du Gouter ( toujours frais)


 

Le Mont Blanc vu du Dôme du Gouter


 

Observatoire et bivouac vallot


 

Anne et Laurent dans le bivouac Vallot - palichons tout de même


 

à l'approche de la Grande Bosse

 

La Bosse


 

Toujours ce vent


 

Laurent au sommet


 

et Anne


 

La cordée magique - Anne, Laurent et Apoutsiak


 

Vue sur le Maudit

 

Le Mont Blanc du Tacul et les Aiguilles du Diable


 

Les Bosses vuues de la Brenva


 

Mont Blanc vu du col de la Brenva


 

Histoire de perdre un peu de temps on tire un rappel sous l'épaule du Maudit

 

Fatigués ( épaule du Tacul)


 

Crevasse du Tacul - brrrrr....


 

Visibilité réduite pour le retour à la base, je voyais à peine Anne, qui elle avait pour mission de suivre les traces.. dur !




Vidéo
 

Mont Blanc - J - 7 ... si tout va bien...

Apoutsiak — Mont Blanc


Au pied du mûr ... en quelques sorte.


Laurent m'a demandé il y a fort lontemps ( 4 ans je crois)  de l'emmener sur ce sommet. Annulé par deux fois pour cause de météo... Nous avons changé  le projet pour une magnifique traversée des Dômes de Miage l'an dernier, je ne pouvais lui refuser cette petite tentative.

La date étant bloquée depuis fort longtemps (elle aussi), je m'activais à créer une équipe d'alpinisme de haut niveau... Non ! en fait, je proposais à quelques amis alpinistes de nous accompagner afin de créer une ambiance sympathique. Anne se montrait hyper motivée après le Dolent cet été, elle emmenera dans ses bagages Julie, une copine de Ouin-Ouin (qui elle ne viendra pas... elle préfère les falaises de Madagascar...)

Jean-Marc m'envoie enfin un mail hier pour me dire que le projet l'intéresse... à priori nous serons 5.


   
Laurent Anne Ouin-Ouin,
la copine de Julie
Jean-Marc



Le projet justement :
Las de parcourir l'arête des Bosses, nous avons décidé dès le départ de nous orienter vers les 3 Mont Blancs avec la traversée Midi Plan  en aller retour le Samedi , pour s'échauffer ( ça fait déjà un bon échauffement !)

Bon cette semaine, il faut : réserver un hôtel Vendredi soir ( c'est fait ), pour les refuges, on verra en fin de semaine ( en fonction de ce qu'on fait...) de toute façon, à priori, on bivouaque !
Vérifier les horaires du téléphérique de l'aiguille du Midi ( 8 h 10 - 17 h 30) et du TMB (7 h 45 ou 9 h 10 - dernier  retour  16 h 35), vérifier que chaucun est équipé (chô et ARVA )  et prévoir la bouffe.
Sans oublier la nivologie et la météo ...

et préparer mon sac

Il y  a de quoi s'occuper !

L'ascension du Mont Blanc est affaire d'alpiniste

Apoutsiak — Mont BlancConseils TechniquesMassif du Mont Blanc
Voici un petit lien utilie pour les amateurs de cîme et surtout du Mont Blanc
Cette brochure éditée par l'OHM, redonne quelques conseils de base pour l'ascension de ce "presque 5000"
Et si les conditinos n'y sont pas, il y a d'autres sommets dans le massif du Mont Blanc (voir une belle salle d'escalade aux Houches, si c'est vraiment mauvais !!!)

Bref : l'ascension du Mont Blanc est affaire d'alpiniste ( à lire ) au format PDF

et la fameuse vidéo : le Mont Blanc pour les nuls (ou presque ) chargée de dissuader les imprudents.
Vousq trouverez également une vidéo sur le Mont Blanc chez Migoo TV ( la concurrence !)  dans votre dernier Montagne magazine (août 2008) : le Mont Blanc mode d'emploi ( d'ailleurs ne se seraient ils pas inspirés du mont blaznc pour les nuls...)





Le Mont Blanc pour le nuls

Vidéo : Le Mont Blanc par l'arête des Bosses

Apoutsiak — vidéo - Les vidéos d'ApoutsiakMont Blanc
"Le Mont Blanc pour les nuls" en vidéo

Voilà un petit resumer pour tout savoir ou presque sur la voie normale du Mont Blanc (arête des Bosses voie des cristalliers). J'y ai mis des images de 3 ascensions du Mont Blanc : en Juillet 2002, lorsque j'avais bivouaqué au niveau du refuge du Goûter, en Septembre 2005, avec un bivouac au col des Dômes à 4250 m, et en Octobre 2006 ou j'ai réalisé l'ascension avec Laurent en passant par l'aiguille de Bionnassay et le piton des Italiens.

J'ai réalisé deux autres ascensions de ce magnifique sommet : la première en Juin 1992 avec Mathieu par l'arête des Bosses et la seconde en Juillet 1996 ( je crois ) avec Thib par les 3 Monts.

Pour info, il y aura peut être un nouveau Mont Blanc en Juin 2007 par les 3 Monts avec Laurent .

N'hésitez pas à poser vos questions dans les commentaires.

et au choix, c'est Google vidéo ou Youtube !

 

 

 

 

 

 

  

La Corniche de l'aiguille de Bionnassay

Apoutsiak — alpinismeMont BlancMassif du Mont Blanc

Et oui, la Corniche de l'aiguille de Bionnassay s'est effondrée, je crois que c'etait début Juillet, mais il se peut que ça soit fin Juin.
Nous y etions passés  l'an dernier avec Laurent, magnifique passage, mythique si l'on peut dire sans grosse difficulté mais un peu exposé à mon avis ( une des lignes de rupture de la Corniche passait bien en dessous de la trace) 

Voilà donc la corniche avant son effondrement.

AVANT
travers_e_de_l__aiguille_de_bi-_de_bionnassay_img_9310-7c79.jpgLa Corniche - spectaculaire

travers_e_de_l__aiguille_de_bi-dome_du_gouter_img_9309-1423.jpg
vue depuis le sommet de l'aiguille de Bionnassay

travers_e_de_l__aiguille_de_bi-e_de_bionnassayimg_9314-4827.jpgAiguille de Bionnassay vue depuis le piton des Italiens Septembre 2006 photo Guillaume Ledoux


Un internaute de camp to camp a rentré la course le 16 Juillet, : Dominique Ravot, je lui ai demandé d'avoir ses photos pour les publier, il me les a gentiment envoyé, les voici.
 Au revoir la corniche...

APRES
07-D--j---un-bout-de-fait.jpg 08-Un-peu-plus-loin----a-sent-le-gaz.jpg
Y'en a plus !!! mais , y a déjà un début de reformation...
09-L-int--grale-de-l-ar--te-avec-Bionassay-au-fond.jpg

Pour info, j'ai vu d'autres photos depuis et il me semble qu'elle est déjà en formation.



Je repense au déferlement médiatique qui a suivi les incidents sur le Dôme du Gouter et sur Bionnassay, l'occasion de faire le point. Mes pensées vont aux familles des disparus.
Quelques précisions : pour les deux jeunes, perdus puis retrouvés, partis en ski de rando pour le Mont Blanc avec le materiel adequat, ils avaient la pelle et se trouvaient à un endroit creusable un jour ou c'etait creusable (le Dôme du Gouter c'est parfois en neige toute dure increusable...) Sur Bionnassay, une fois que l'on se trouve sur l'arête, pas d'échapatoire (le retour par les rochers peut être possible mais très délicat, de l'autre côté il faut rejoindre le piton des Italiens et  la route des aiguilles grises (très crevassée) ou le Dôme du Gouter très pommatoire. La course est engagée (la cotation III de camp to camp est peut être sous évalué, on peut toujours discuter, techniquement, c'est une AD pas hyper difficile !)

Le jour de l'accident, nous etions partis pour le Weisshorn ( course d'arête également AD), la météo annonçait le changement temps assez tardivement. Notre méforme et quelques soucis d'organisation nous ont fait renoncé avant les difficultés. Mais si nous avions été en forme sans merdouillage de sac et de corde, nous aurions sans doute "engager les difficultés" après le Bishorn et subi le vent fou furieux qui s'est mis à souffler peu après notre renoncement !
Sur Bionnassay, la neige est dure en général et il quasiment impossible de creuser (surtout avec un piolet) On ne peut pas comparer les deux accident dans deux conditions totalement différent, à Bionnassay, on ne peut que subit le déchaînement des éléments. Malheureusement. 
Quel solution aurais je adopté. Oui, il se pourrait qu'un jour je me retrouve dans cette situation : mauvaise météo ou mauvaise interprétation de celle-ci. Sur Bionnassay, connaisasant à présent  cette montagne, j'aurais tenté un repli stratégique vers Durier, on de descendre vers le glacier des Aiguilles grises pour faire un igloo par là. Je pense que remonter vers le Dôme du Gouter est trop périeux pour être envisagé. Mais heureusement, je n'etais pas à leur place, je n'ai pas eu à faire de choix. Et peut être que la violence des éléments leur interdisait tout mouvement (c'est malheureusement sans doute le cas) avec impossibilité de "s'enterrer" pour se protéger du vent et du froid.

Je pense à eux.



travers_e_de_l__aiguille_de_bi-e_de_bionnassayimg_9314-4827.jpg

09-L-int--grale-de-l-ar--te-avec-Bionassay-au-fond.jpg
A gauche, Septembre 2006, à droite, Juillet 2007, la Corniche est déjà en train de se reformer.

Alpinisme Aiguille de Bionnassay - 4052 m

Apoutsiak — alpinismeMont BlancMassif du Mont Blanc4000Les 100 plus bellesAD

 

 

travers_e_de_l__aiguille_de_bi-_de_bionnassay_img_9310-7c79.jpg

 

  • Montée au refuge Durier 2375 m - 6 heures
  • Montée à l'aiguille de Bionnassay : 3 h 30
  • Dôme du Gouter Mont Blanc : 1 h 30
  • Sommet du Mont Blanc : température 5°C vent nul : O km/h - 4 personnes !
  • Visibilité ***

Pour info : Fermeture du refuge Durier ce lundi du refuge du Gouter dans 15 jours (26 Septembre) dernier TMB 16 h 35 - Derniere benne de téléphérique pour l'aiguille du midi 17 h 30

 

10 heures , Samedi 9 Septembre Parking de la Gruvaz. C'est le départ, j'ai le sac sur le dos, mais il y a un problème, mon dos est mouillé. Je ressort mon sac, enlève mon camelback... il est percé. Pour changer, je monterais avec une gourde. Nous discuttons pendant ce temps avec deux belge qui montent aussi à Durier. Nous passons par les chalets des Miage, nous paumons sous les barres rocheuses retouvant le sentier après avoir longé un torrent dans une végétation abondante...  Le sentier remonte alors une (très) longue morraine ( sur laquelle nos pique-niquons  qui mène au refuge de plan glacier. (seconde pause). De là nous traversons le glacier de Miage  pour rejoindre la base de l'éperon qui mène au col de Miage. Et là c'est  une longue montée pour arriver au refuge Durier (3369m) - 2350 m de deniveler.

Bonne ambiance dans le refuge qui est complet. L'organisation est impeccable et l'ambiance est bonne. Tout le monde fait la même course, c'est normal, il n'y a que ça à faire du refuge Durier...

Nuit Blanche (ou presque) -  dur.

le refuge Durier 3369 m

3 h 30 Dimanche 10 Septembre Refuge Durier 3369 m

 Lever déjeuner préparer, nous quittons le refuge vers 4 h 15, c'est la pleine lune, les piles preque vide de ma frontale éclaire juste mes crampons. Nous remontons les douces pentes de neige émaillée de parties rocheuses qui mène à la parti rocheuse.

Nous quittons les crampons (ce qui à mon avis est la bonne solution) avant d'attaquer l'escalade ( 15 20 mètre à droite de l'arête Sud dans une fissure de 5 mètres environ.  Je bourrine un peu pour faire le premier pas (d'après Laurent il y avait une prise pied droit que je n'ai pas vu) coincement du bras, coincement du genou dans la fissure. Bref je passe. Le reste de l'escalade est plus facile dans un rocher délité... Méfiance, même les bequets solides ne le sont pas ! Nous rattrapons la cordée précédente composée de Phil et de Raph (de camp to camp) qui grimpent en crampons, ça m'a l'air beaucoup plus merdique... Au relais nous discuttons. Pour info, il faut plutôt rester à proximité de l'arête plutôt que de partir à droite. Nous sortons cette escalade, rechaussons les crampons pour aller au sommet après 3 h 30 de montagne. Le paysage est magnifique, le soleil n'est pas lever mais le jour est là.

Nous attaquons la descente vers le col de Bionnassay, il faut passer le long de la magnifique coniche. Je pensais avoir affaire à une arête très effilée, elle ne l'est pas tant que ça.  Au col, il faut de nouveau remonter vers le Piton des Italiens puis le Dôme du Gouter avec un faux plat d'anthologie avant d'atteindre le sommet...

 

travers_e_de_l__aiguille_de_bi-sous_le_sommet_img_9297-48a3.jpg

 

 

11 h 15 Dôme du Gouter

De là, je file vers le Mont Blanc, à fond, il faut absolument que nous ayons le TMB de 16 h 35 ( le derniere) Je maintiens le rythme à 8 m/ minutes au minimum. Je passe Vallot, puis la Grande et la petite bosse, je fatigue un peu vers 4600 mètres avant de reprendre l'ascension du dernier raidillon et de la longue arête, qui me parraît plus longue que d'habitude ( elle doit faire au moins 300 mètres) Le sommet, il fait beau, je suis juste en polaire , pas un brin de vent et il y a juste 4 personnes. Quelques photos, je bois un coup avant de me lancer à corps perdu dans la descente. Je depasse deux Franc Comtois, nous échangeons quelques mots, puis je file, la remonter du Dôme du Gouter est toujours aussi galère. Je bascule toujours à fond vers l'aiguille. Je croise les belges qui sont très  content de savoir que je suis allé au Mont Blanc. Je rejoint Laurent qui est descendu avec Sandrine et Christophe et qui m'attend.



 

 

Petite pause dans une parfaite odeur d'urine venant des toilettes du refuge.  10 minutes plus tard nous quittons le refuge pour filer vers le TMB. Pas de problème, inutile de mettre les crampons, il y a encore plus de cables que l'année dernière (c'est mon impression), je commence à maitriser la descente du gouter, pour une fois je ne me suis pas trompé, en restant bien sur l'arête. La traversée des Grands couloirs n'est qu'une formalité ( sèche - cable imprenable) puis la descente jusqu'au Nid d'Aigle est bien longue. Nous y parvenons à 15 h 45.

nous retrouvons Sandrine, Christophe, François et son ami belge à la gare. Le TMB s'ébranle à 16 h 50, nous papotons durant la lente progression du train. Sandrine, aimablement nous prend en stop pour nous ramener au parking de la Gruvaz sous la pluie.

 

 

 

 

 

travers_e_de_l__aiguille_de_bi-e_de_bionnassayimg_9314-4827.jpg

 

 

travers_e_de_l__aiguille_de_bi-_le_mont_blanc_img_9329-971c.jpg

 

 

 

 

 

 Merci à Laurent, compagnon de cordée fort sympathique. et à bientôt pour remettre ça ( la Dent Blanche par exemple). Promis, je vais m'améliorer en escalade...

Merci à Sandrine qui nous a racourci le retour à la voiture

Merci à François, Christophe, Raph, Philippe  et les autres pour la bonne ambiance au refuge et  tout au long de la course

Vidéo : le Mont Blanc par l'arête des Bosses

Apoutsiak — Mont Blancvidéo - Les vidéos d'ApoutsiakMassif du Mont Blanc

"Le Mont Blanc pour les nuls" en vidéo Voilà un petit resumer pour tout savoir ou presque sur la voie normale du Mont Blanc (arête des Bosses voie des cristalliers). J'y ai mis des images de 3 ascensions du Mont Blanc : en Juillet 2002, lorsque j'avais bivouaqué au niveau du refuge du Goûter, en Septembre 2005, avec un bivouac au col des Dômes à 4250 m, et en Octobre 2006 ou j'ai réalisé l'ascension avec Laurent en passant par l'aiguille de Bionnassay et le piton des Italiens. J'ai réalisé deux autres ascensions de ce magnifique sommet : la première en Juin 1992 avec Mathieu par l'arête des Bosses et la seconde en Juillet 1996 ( je crois ) avec Thib par les 3 Monts. Pour info, il y aura peut être un nouveau Mont Blanc en Juin 2007 par les 3 Monts avec Laurent . N'hésitez pas à poser vos questions dans les commentaires. 

 

 

 


 

Topo - photo : Mont Blanc - arête des Bosses

Guillaume Ledoux — Mont BlancMassif du Mont Blancalpinisme

Topo photo du Mont blanc par l'arête des Bosses

N'hésitez pas à me contacter par mail pour plus d'informations, ou ajouter des commentaires !

 

  Topo : Du Nid d'Aigle à Tête Rousse Mont Blanc 2005

Montée au refuge du Goûter

Topo Mont Blanc - du refuge de Tête Rousse au refuge du Gouter

Du refuge de Tête Rousse au refuge du Goûter

Du refuge de Tête Rousse au refuge du Goûter - vu depuis ce dernier (du haut)

Du refuge du Goûter  au Dôme du Goûter

Du Dôme du Goûter au sommet du Mont Blanc - l'arête des Bosses proprement dite

L'arête des Bosses et le Dôme du Gouter vu du dessus

 


Sommet du Mont Blanc - 5 Septembre 7 h 15

Guillaume Ledoux — Mont BlancMassif du Mont Blanc4000

Mont Blanc - arête des Bosses - photo guillaume Ledoux 5 sept 2005

Et oui, après un bivouac à 4250 mètres, je suis parvenu au sommet du Mopnt Blanc Lundi à 7 h 15. Sans exploit de ma part : Coucher la veille au col du Dôme (du gouter) vers 19 heures. A 1 h 30 du matin, je gagnais Vallot dans un froid vif. La pause à Vallot me fit gagner quelques heures de sommeil. A 5 h 30 Je repartais lentement, et, sans m'arrêter, doucement, j'atteignais le sommet au lever du soleil.

 Mont Blanc vu du Dôme du Gouter - photo Guillaume Ledoux

Lever à 3 h 10, je pars à 3 h 40de la maison, pour arriver vers 7 heures au Fayet. Il y a plein de monde, c'est l'inauguration du nouveau refuge de Tête Rousse aujourd'hui... Y aura t'il de la place dans le train ??? Je rencontre un petit bonhomme de 80 ans, super dynamique, Jean Dujardin, qui est parvenu au Gouter encore cette année... belle santé ! Nous sympatisons, et prenons le premier train où nous partageons nos expériences (la mienne courte, la sienne longue)... Nous nous quittons au Nid d'Aigle. Je file, chargé de mes 20 kg de matériel, c'est trop ! Il est 9 h 10. Je monte à 500 - 600 m / h jusqu'à tête Rousse, un peu rapide, je le paierai plus tard, je sais qu'au Mont Blanc, il faut partir douvcement. En 1 h 30 , je suis à hauteur du refuge de Tête Rousse. Une courte pause et je file vers le Grand Couloir, sans neige. Je le traverse rapidement. J'enchaine avec les cables , les sentes, et les pas d'escalade, du II !(peut être du II sup) Quelques passages bien verglacés rendent la fin de la progression délicate mais pas difficile. En 3 h 45 J'atteinds le refuge du Goûter.

Grand Couloir - Mont Blanc - Photo Guillaume Ledoux

Traverser du Grand Couloir ... Danger !

Une pause dans l'odeur de chiotte, j'essaie de manger un sandwitch au saucisson, mon acclimatation plus que précaire (à Gy : 220 mètres) se fait sentir. Le bol méricique reste dans ma bouche bien lontemps avant d'être avalé. Je repars 3/4 d'heure plus tard pour le Dôme du Gouter. Je marche lentement, il  fait hyper chaud, et je suis un peu nase. Je ne fais pas de pause, mais marche très lentement pour conserver mon rythme. Une cordée me rattrappe, je parviens à les suivre un long moment avant de les laisser partir. J'arrive à l'épaule du Dôme et prends plein sud pour atteindre son sommet. Une pause, avant de redescendre au col 40 mètres plus bas par une pente douce.

Et là, au travail : il faut faire fondre de l'eau pour faire des réserves, et se creuser un abrit dans la neige... 1 heure de travail bien essoufflé, pour se faire un petit nid douillet. J'avoue que je l'ai fait juste à ma taille, il n'y a pas 20 cm de trop.

Chance : ma bouteille de gaz s'est vidée, heureusement, 4 Russes bivouac à 50 mètres de ma tente, il me prette une bouteille de gaz, qui me permettra d'avoir un litre d'eau de plus . Je dine à 5 h 30, c'est un bien grand mot, l'eau boue à basse température en altitude (j'avais eu une kholle de physique en prépa là dessu... un gars se faisait cuire un oeuf au sommet du Mont Blanc , il le chauffait pendant 12 minutes, et je devais savoir si l'oeuf était cuît... Je n'ai pas trouvé la solution , en fait , iil ne l'était pas, mais je m'étais juré d'aller tester celà en application pratique !) bref, mon repas Aptonia (de Décathlon), dans l'eau semi bouillie : totalement indigeste... J'ai crus le vomir pendant 2 heures, après ,c'est passé.   Je range mon matérielet  à 18 h 30 je suis couché. Le froid vient avec le coucher du soleil. Je suis emmitoufflé dans mon duvet avec bonnet et gants. Toute les demi heure , le froid se rappelle à moi et me réveille. Je chang de côté, et réajuste la capuche de mon duvet. Les étoiles filantes accompagnent ma nuit ainsi que les milliers d'étoiles.

A 1 h 25, j'ai peu dormi, le vent s'est levé depuis plus d'une heure, je décide de gagner Vallot pour dormir quelques heures un peu mieux . Je m'habille dans le froid, le plus dur : mettre les Koflachs qui ont gelés ( comme l'eau du Camelbag et de ma bouteille...) Je monte, au radard vers Vallot, mes pieds gèlent dans mes chaussures gelées... J'entre dans le taudit et croise 4 alpinistes qui sortent pour rejoindre le Gouter. Il est prêt de 2 h du mat...

 

Seul dans le refuge, je termine ma nuit, à l'abrit du vent.

Bivouac 1 h 30 Guillaume Ledoux Mont Blanc ... c'est parti          Mont Blanc - bivouac Vallot - photo Guillaume Ledoux

Réveil difficile à 1 h 30                                           Refuge bivouac Vallot

5 h 35 Tout équipé, 2 barres de céréales dans le ventre ainsi que du "Thé glaçons" je repars, des cordées sont déjà su r les Bosses. Il fait nuit noire. Je n'ai pas "la caisse" Tant pis, je monte tout doux, à 300 m / h; parfois mons. Des cordées me dépassent. Mon rythme est bon , je ne le quitte pas. Je profite du paysage, dans l'ombre exceptionnel. Le souffle est court. Je repasse, tous les passages connus (c'est facile, c'est la troisième fois ...). La Grande Bosse, la petite, les Rochers (Rouges) J'apperçois le dernier ressaut où nous nous étions arrêté avec Mathieu, du fait de cordées coincées par un vent impressionnant, à 40 mètres du sommet. Le ressaut est avalé, Une cordée traine sur l'arête finale, une autre me dépasse à moitié. Je déboite et accélère le long de l'arête. Les autres sont loing derrière. Je termine la montée seul. Le soleil vient de se lever, les glaciers sont passés du Orang eau blanc, la face Nord est dans l'ombre.

Seul, je vois les gens qui se congratulent, la vue est magnifique. Je mitraille à l'appareil photo, certaine seront bonnes... Il est 7 h 10.

 Lever de soleil - alpiniset - Mont Blanc - photo Guillaume Ledoux

 

 

 

Sommet du Mont Blanc - Guillaume Ledoux - 5 Septembre 2005

 Arête des Bosses Mont Blanc - Dôme du Gouter - photo Guillaume Ledoux

 Lever de soleil au sommet

 Le Petit Prince de Chamonix dit Cheveux de Neige

 Vue sur l'arête des Bosses, au sommet du dernier ressaut avant le sommet - Vallot et le Dôme du Gouter

Mont Blanc : Lever de soleil sur le Mont Maudit - photo Guillaume Ledoux

La descente commence, je fais des pauses photos, repère les Miage, Tré la tête, Vallot. Au bas, je vois mon petit bivouac. VAllot est vite rejoint, puis le col. Je refais rapido mon sac, l'effort demandé est important. Je remonte sur l'épaule du Dôme avant de basculer, j'ai les quadriceps en compote, la descente va être longue. Arrivé au Gouter, j'enlève toutes les épaisseurs qui me tiennent chaud, je grignotte une barre. Je descends sous le Goûter les cables et les rochers. La traversée du Grand couloir se fait comme il se doit , d'un bon pas. Une courte pause, je file sous Tête Rousse, des rencontres en marchant, et voilà le Nid d'Aigle. Il faut attndre le train 1 heure, puis 1 heure de voyage. 3 h 30 de route, je file directement chez la Nounou  trouver Agathe Marie et Louis.

 Arête des Bosses Mont Blanc - pgoto guillaume Ledoux  

 

 

 

   Dômes de Miage - aiguille de Bionnassay vue du Dôme du Gouter crevasse - photo Guillaume Ledoux

 Vallot - L'arête des Bosses  et le Mont Blanc

 Dômes de Miage et Aiguille de Bionnassay

Dommage pour Bionnassay... Est ce un but ??? Je ne le sais.

Une bonne petite journée de montagne.

 Remarque : L'ensemble des photos ont été réalisées au sommet ou à la descente (mise à part celle prise à 1 h 30 du matin !!!)

J - 1 : matos à emporter

Guillaume Ledoux — Mont BlancConseils Techniques

C'est parti pour le Mont Blanc : météo impeccable. Tout le matos est prêt. J'espère juste que la nuit de bivouac de Dimanche à Lundi ne sera pas trop dure... J'ai juste un problème de volume de sac à dos. Le matos de bivouac prenant une place importante, il ne reste que peu de place pour le reste ! Demain , lever 3 heures. Direction Chamonix .

 

 Voici le matos prêt à partir la liste du matos précise suivra ...

A noter : le matos de bivouac est prévu : karimat, duvet et couverture de survie, pelle à neige; matos qui prend une place importante dans mon petit sac à dos (55 litres maxi)

Pour l'habillement, prévoir un système multicouches : 4 épaisseurs pour le haut (carline , polaire, gilet polaire blouson) (foehn prévu) et un collant de sport sous le pantalon francital pour le bas .

2 paires de gants , guêtres et indispensable bonnet couvrant les oreilles (j'ai pris également une cagoule en polaire, c'est une première)...

 
 

 Pour la bouffe, c'est spartiate : Boisson isostar long éngergy. Sachet déshydraté soupe tisane. Barres de céréales en quantité astronomique, je vais en redescendre la moitié !

 
 Matos Habillement  Bouffe  
  •  Piolet
  • Crampons
  • Casque
  • Baudrier + matos

( 2 broches - un huit - une poignée - un autobloquant  - 2 cordelettes - sangles - 4 mousquetons à vis -)

  • Batons
  • Corde
  • Pelle à neige
  • Karimat
  • Couverture de Survie
  • Lunettes de soleil
  • Chaussure Koflach
  • Guêtres
  • Carte
  • Altimètre montre
  • Boussole
  • Camelbag
  • Pharmacie

  •  Bonnet
  • Cagoule
  • casquette (pour la montée)
  • Gants polaires
  • Gants alpinisme
  • Blouson
  • Gilet polaire
  • Polaire
  • Carline
  • Pantalon alpinisme (Francital)
  • Chaussette grosse
  • Chaussette (petite)
  •  Gaz
  • Briquet
  • Isostar
  • Barres de céréales (qsp)
  • Sachet déshydraté (ici purée jambon fromage...)
  • Soupe
  • Tisane sucre
  • Pique nique :
  • Chips
  • Saucisson

Mont Blanc : les différentes voies :

Guillaume Ledoux — Mont Blanc

Topo Mont Blanc - photo Guillaume Ledoux

En Rouge : Voie des 3 Monts Blancs

En Orange : arête Nord du Dôme du Goûter

En Vert : Voie Normale - Les Bosses

En Jaune : Pour mémoire : Contamine Grisole au Tacul

La voie normale classique par excellence : l'arête des Bosses. Voie longue mais sans grosses difficultés (celles ci se trouvant plutôt entre le refuge de Tête Rousse et celui du Goûter). PD (lié à l'altitude)

Les 3 Monts : Départ de l'aiguille du Midi (Téléphérique) avec un bivouac au col du Midi ou au refuge des Cosmiques. En passant par l'épaule du Tacul et l'épaule du Midi. Les difficultés se situent sous cette deuxième épaule passage de Rimaye + pente raide parfois en glace 45° - petit 50°)

Plus élégant : passer par les sommets du Tacul et du Mont Maudit. Celà augmente le temps de la course qui est déjà longue sans ces deux options.

Par les Grands Mulets et son refuge. Le mieux est sans doute de passer par l'arête Nord du Dôme du Gouter, plus tecnique mais moins exposé !  Itinéraire à ski très exposé aux chutes de séracs et au louvoyant entre les séracs. Une pensée pour François sur cet itinéraire, lui qui illuminait ces montagnes!

Par le glacier des Miages et le Piton des Italiens : long et très crevassé. (potentialité de but important d'après moi), on rejoint Vallot et l'arête des Bosses -  PD.

Par l'aiguille de Bionassay. Départ du refuge Durier atteint soit par les Dômes , soit par les chalets des Miages . Sans doute ma prochaine tentative, si les conditions le permettent (2006).

Par l'arête Kuffner (D) beaucoup plus difficile techniquement, c'est un peu mon rêve, je sens qu'il deviendra sans doute bientôt réalité... (si je m'arête au Mont Maudit, ça n'est pas grave...

Par l'arête du Brouillard

Il ya d'autres itinéraires beaucoup trop difficile pour moi !

carte perso à suivre ! dans cet article

 

Mont Blanc 2000 - par les 3 Monts Blancs

Guillaume Ledoux — Mont BlancMassif du Mont Blanc4000

Cette année là, nous étions avec Thib dans la vallée de Chamonix. Tout auréolés de l'ascension de l'Aiguille d'Argentière par le glacier du Milieu (où nous avions failli prendre un but , en attaquant le glacier de nuit beaucoup trop à l'est, ce qui nous valu une heure de cascade de glace avant de redescendre... Nous avions décidé de faire le Mont Blanc par les 3 Monts en prenant la première benne de téléphérique à l'aiguille du Midi.

 

Mont blanc 2000 15Mont Blanc de Courmayeur vu du sommet du Mont Blanc

 


A 6 heures nous sommes sur place. Dans l'interminable queue. A priori, nous n'aurons pas la première benne, mais la deuxième ou la troisième, vu le monde. Nous avons prévu la tente, pour faire la traversée Midi Plan le lendemain.


6 h 35 panne de courant. 3 heures d'attente. Ça sent bon le BUT. Après moults essais, le téléphérique repart :Nous sommes à 10 h 30 encordés et prêt à partir , à la sortie de la grotte de l'aiguille du Midi. Changement d'objectif, nous commencerons par Midi Plan.


 Cette première journée est magnifique, la course d'arête est superbe. Quelques passages en glace nous pause quelques problèmes, mais nous profitons pleinement de la course. Nous ne remontons pas jusqu'à l'aiguille du Plan, l'horaire est déjà avancé, nous revenons vers l'aiguille du Midi, et nous pausons la tente sur le col du Midi.



 Tente-Thib.jpg

 Bivouac au col du Midi

Sous le refuge des Cosmiques à 10 minutes de la base du Tacul

 Mont blanc 2000 10

 

 Mont blanc 2000 9

 Thib dans la tente - le repas chauffe

 

Pendant que Thib surveille l'eau qui boue, je décide de monter au refuge des Cosmiques chercher de l'eau. Je remonte la pente qui y mène pour me faire annoncer qu'il n'y a pas d'eau au refuge. Je redescends et me rends compte, à la tente, que j'ai oublié mes gants en haut. Donc je me tape une deuxième fois la montée, je retrouve mes gants, et quand je redescends, le soleil est couché ! je ne pourrai pas faire séchermes affaires !


Après un bon repas, nous nous couchons vers 20 heures...                    ... sans réveil.


Vers 4 h 20 , je décide de sortir de la tente, voir la météo, et là ô surprise, une 50 aine de lampes frontales fourmillent sur le mont Blanc du Tacul. Flûte, on aurait du se réveiller plus tôt. Nous partons, bon dernier. Le Tacul est vite avalé, en une heure environ, nous croisons les premières cordées qui rebroussent chemin. Nous apercevons une cordée qui arrive derrière nous. Nous passons sans encombre les séracs du Maudit ( nous nous sommes quand même fourvoyés). La cordée nous dépasse. Nous remontons la pente de glace sous l'épaule du Maudit. Il commence à faire hyper froid ( une constante sur le Mont Blanc) Vent d'Est, nous sommes givrés côté gauche. Il faut continuer de monter. Nous rejoignons des cordées dans la pente sous le sommet. Pas moyen  d'accélérer, de quitter la trace pour les dépasser, plus de souffle et pourtant nous avançons. Thib à la main recroquevillée dans ses gants, il a froid. Au sommet, nous basculons côté Italien, au chaud pour une courte pause.


 

Mont blanc 2000 13 

 Sommet du Mont Blanc

Je sais pas pourquoi, sur ce sommet, on a toujours l'air niais...

 Mont blanc 2000 14

 

La descente se fait rapidement, seuls. Nous nous perdons dans un brouillard à couper au couteau avant de rejoindre l'épaule du Mont maudit, nous remontions vers celui-ci. Une éclaircie nous permet de retrouver la trace juste 10 mètres en dessous de nous... Rappel à l'épaule du Maudit. et descente sans soucis. Nous basculons au dessus de l'épaule du Tacul. Grandes crevasses à contourner. Au bas, une tente a l'air mal en point, il semble que ce soit la notre... Elle a bougé, emportée par le vent.

 

 Mont blanc 2000 16

Thib en rappel sous l'épaule du Mont maudit :

"la montagne comme je l'aime" 

 

 

Il faut courir, ranger la tente et remonter à l'aiguille du Midi pour arriver avant la dernière benne ( à 17 heures... 17 heures 30 ???) 16 h 55, nous montons dans la benne, heureux, on avait encore une demi heure pour arriver.

Grosse journée, mais bonne journée... merci Thib

 

 

Je vous a dit que j'étais fatigué en 2002 !!!

Guillaume Ledoux — Mont Blanc

Alors, bon, c'était avec Bruno. Sur le première photo, c'est la sieste à Vallot (je suis en bas à droite de la photo) à la desente sur la neige, et sur la seconde, c'est de retour à mon bivouac... un peu naze !

 Sieste à Vallot Guillaume Ledoux - photo Bruno Calligaro   Sieste - bivouac aiguille du Goûter . Guillaume Ledoux . photo Bruno calligaro 
 

Mont Blanc - 2002

Guillaume Ledoux — Mont BlancMassif du Mont Blanc4000

L'aventure débute mal : j'ai une gastro du tonnerre, je suis coincé au lit à Luthézieu, avec une fièvre carabinée. Le tour de France passe à proximité, je n'ai même pas le courage d'aller voir les coureurs. J'essaie de suivre les nombreux conseils thérapeutiques de tous ceux que je croise ( dans le désordre : Geneviève, Grand-Mère, Jehanne, la pompiste d'Artemare... qui me conseil le pastis pur !, Sandrine ...)

Je décide de remonter à Gy , faire mon sac, avant de repartir pour Chamonix. Arrivé à la maison, je prépare tout, et plutôt que de profiter de mon lit, je repars vers 11 h du soir vers le Massif du Mont Blanc , "je dormirai dans la voiture.".

 

Mont Blanc Guillaume et Bruno - les BossesAvant les bosses

 

J'arrive au Fayet à 3 heures, et j'essaie de dormir dans la voiture, mais là, c'est l'échec, à 6 h , je tourne en rond dans les rues. Petit déjeuner vite avalé, je prends sans problème le premier TMB.

Lors de la pause de celui-ci, je rencontre Bruno, un Italien, et lui demande s'il est possible de faire cordée commune. Il me dit que ça l'arrange, il est avec 5 autres transalpins, nous ferons 2 cordées de 3. Dans le TMB, nous faisons les présentations, seul Bruno parle le Français, je parle avec les autres en utilisant mon anglais plus qu'imprécis !

 

Le Nid d'Aigle, c'es parti. je me sens relativement en forme en dépit de mes nuits blanches et de mes problèmes de santé. Nous pique niquons à Tête Rousse , une tradition chez  moi, partageant notre repas. Le grand couloir est sec de chez sec !, il reste un petit névé... que l'on ne touche pas pour traverser. La montée au goûter se fait sans problème pour moi. Grande première, je bivouaque au dessus du Goûter (ce qui est interdit aujourd'hui) Il faut creuser un trou dans la neige, instaler le duvet et la couverture de survie. Je prends une tisane avec Bruno, eux dorment au refuge . Je mange et me couche vers 20 heures au milieu de ce camping d'altitude hétéroclites, il a des polonais, des Anglais, des Russes...

1 h 40 j'ai peu dormi, je prépare mon déjeuner, toute mes affaires sont givrées, le réveil est difficile. J'ai du mal à avaler les céréales. Bruno a du mal à retrouver emon emplacement tant il y a de nouvelles tentes. Nous nous encordons et partons. La montée au Dôme est difficile pour moi : je suis crevé. Je dors sur mes bâtons dès que les cordées qui nous précèdent font une halte. Arrivé sous Vallot, je leur dis qu'il faut que je me repose. Nous pénétrons dans Vallot en crampons, je me couche sur la première place libre, et m'endors.

 

20 minutes plus tard, je me relève en pleine forme "on y va".. Et c'est reparti. L'arête des Bosses arrivent, mes Italiens fatiguent, l'autre cordée est loin devant. Plus de trace de fatigue, la sieste a été salvatrice. Ce n'est pas le cas de mes compagnons qui ont leur coup de barre. Je les motive afin qu'ils évitent les pauses inutiles : on ne retrouve pas son souffle à 4600 mètres. Dernier raidillon, dernière arête et voilà le sommet. Il fait foid, mais j'ai vu pire. Quelques photos, nous basculons côté Italien pour nous reposer. 10 minutesà profiter de la vue et du froid...

 

Mont Blanc - sommet- Guillaume Bruno et Jacques Mont Blanc sommet Guillaume et Jacques

Sommet du Mont Blanc

Apoutsiak - Bruno et Jacques

apoutsiak et Jacques

 

 

 

 

 

 

 Mont Blanc Vallot 2  Mont Blanc Guillaume et Bruno - Bionnassay  Mont Blanc Retour au bivouac Guillaume Fatigué
 Retour à Vallot, la sieste ! j'etais naze !  Entre Vallot et le Gouter devant l'aiguille de Bionnassay  Nouvelle sieste à mon bivouac!

 

 

 

Nous redescendons, je ressens quand même la fatigue. A Vallot, l'autre cordée nous attend, je profite de la pause pour dormir sur la neige. Direction mon bivouac... nouvelle sieste, je suis mort. Je ne retrouve pas les italiens à mon réveil. Je les cherche, et fini par en déduire qu'ils sont descendus. Je descends à fond, sans problème. Je les rertouveau Nid d'Aigele, malheureusement, je ne peux pas prendr le même TMB qu'eux. Nous nous saluons.

 

Je rentre satisfait de cette escapade.

<< < 1 2 3 > >>