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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 15:59
Jean Vincendon et François Henry sont deux alpinistes. Vincendon est aspirant guide et Henry est un fort grimpeur Belge. Ils décident de gravir ensemble l'éperon de la Brenve en hivernal ( rappel : en 1956, l'équipement  n'est en aucun cas celui d'aujourd'hui, c'est : crampons 10 pointes et piolet en bois !
Le livre de Yves Ballu "l'affaire Vincendon et Henry" résume parfaitement les évenements !

Donc nos grimpeurs prennent le téléphérique de l'aiguille du Midi, le 22 Décembre, ils sont lourdement chargés (trop) et n'ont malheureusement aucune experience des hivernales, sans doute une première grosse erreur, ils auraient sans doute du commencer par un sommet plus accessible pour se familiariser avec les conditions difficiles de l'hiver !
Leur ami Dufourmantelle avec un autre alpiniste l'a gravi la semaine précédente, ils ont sans doute eu un peu la pression.

Ce soir là, ils rencontrent au bivouac de la Fourche, Walter Bonnati, en repérage sur l'itinéraire de la Poire.
Bizarrement , alors que le temps est au beau fixe, il ne font rien les deux jours suivant et font demi tour le 24 pour rentrer à Chamonix. On ne sais pourquoi ils n'ont rien fait !
Ils croisent Bonnatti et Ghersen ce qui les remotive il remonte à la Fourche avec eux et passent le réveillon.

Bonnatti va tracer le col Moore
Le 25 Décembre, les deux cordées se lancent, elle se séparent au col Moore, les Italiens vers la Poire et les Franco Belge dans la Brenva. Le mauvais temps les surprend et Bonatti decide de sortir par la Brenva il traverse et s'etonne, Vicendon et Henry sont en dessous de lui ! Ils sont vraiemnt très lents (trop chargés ?) Il poursuit, le temps se gâte, c'est la tempête, Bonatti fait la trace. La tempête se renforce, ils s'enterrent, Vincendon et Henry font sans doute de même en dessous ! Nuit horrible dans le froid et le vent qui s'insinue partout. Le lendemain matin Bonatti entend les deux francophones, il descend, les encorde et voit qu'ils ne sont pas en état de poursuivre seuls. Il les encorde et repart, il sort la voie . Arrivés à la Brenva, il est déjà tard, il interdit à Ghersen de faire une pause, conscient qu'il faut arriver à Vallot avant la nuit ! Vincendon et Henry reprennent leur indépendance et font une pause, simple erreur, grosses conséquences, leur salut passait sans doute par Bonatti !

Bonatti va rejoinder Vallot à la nuit, -15°C dans le refuge ( -30°C dehors sans compter le vent !) le lendemain, il appelle Vincendon et Henry mais rien, Ghersen est au plus mal, il faut le redescendre, il a des gelures. La descente par le glacier du Miage passe par la chute dans une crevasse de Bonatti puis par un bivouac avant de rejoindre  le refuge Gonella et son chauffage ! mais où la bouffe entrepausée à l'avance a disparue !

A chamonix, les compagnons de henry et Vincendon s'inquietent et contactent les secours. Mais de secours
en hiver, en 1956,  il n'y a pas. L'été, ils sont assurés par 3 organismes ( l'EMHM école Militaire de Haute Montagne, l'ENSA, école nationale de ski et d'alpinisme et la compagnie des guides de Chamonix) Mais personne n'est chaud pour aller risquer sa vie pour deux inconscients, on ne fait pas de la montagne en hiver !... Et l'organisme de secours n'est organisé que pour l'été !
Les amis de Vencendon et Henry tentent de les rejoinder par Tête Rousse et le Gouter , mais il neige, ils ne depasseront pas le refuge de Tête Rousse

Le 27 Décembre un hélicoptère Sikorsky S55 fait une reconnaissance mais ne repère pas les deux hommes. (pour information, on ne savait pas comment réagiraient les sikorski à 4000 m )Le lendemain on les  repère et on leur largue des couvertures, déjà 3 jours de mauvais temps à dormir à 4500 m !  Vincendon et Henry, au lieu de monter au sommet du Mont Blanc pour redescendre sur Vallot ( 300 m d'ascension facile à réaliser... facile en forme et par beau temps) ont préféré essayer de descendre directement sur les Grands Mulets et se retrouvent bloqués au dessus d'une barre de séracs.
Ils sont exténués, leur salut passe par les secours
.


Dans la vallée, on s'organise, Le capitaine Legall de l'EMHM a pris les choses en main, ça n'est pas un alpiniste, c'est un militaire !

Le 31 Décembre, Lionel Terray et des amis de Vencendon et Henry décident de faire une caravane et de passer par le refuge des Grands Mulets, pour rejoindre Vincendon et Henry par le bas ! Ils progressent difficilement vers le refuge.
Le meme jour, 4 guides sont déposés au col des Dôme, vers le Dôme du Gouter ( 2 vont aller à Vallot et 2 vont descendre vers Vincendon et Henry). l'autre rotation va tourner au drâme. Le pilote, Blanc tente de se poser à proximité des alpinistes, mais la poudreuse aveugle le pilote et le Sikorsky s'écrase et se couche sans exploser. Le pilote est extrêmement choqué.
Tout le monde se regroupe dans l'hélicoptère. Les sauveteurs décident de sauver d'abord les pilotes avant de venir chercher Vincendon et Henry qui souffrent de gelures extrêmement importantes ! (bras jambes visage... ) Vincendon et Henry racontent leur périple, c'est Henry qui a aidé Vincendon à tenir. Henry essaie même avec ses mains gelées de rechauffer les mains de Blanc le pilote de l'helicoptère.

Les sauveteurs font deux cordées de 3 pour revenir à Vallot (l'observatoire)  (balisé avec des fagnons par la cordée descendante)  Blanc tombe dans une crevasse. Les guides doivent le trainer jusqu'à Vallot dans la nuit. L'autre cordée, perdue dans la nuit, bivouaquera au col des Dômes.

Les sauveteurs se retrouvent à 8 à Vallot, il fait -15°C dans le bivouac. Blanc est au plus mal. Le mauvais temps s'instale. L'objectif est de sauver en 1 les sauveteurs avant de sauver les deux alpinistes. C'est l'effervescence à Chamonix et au Fayet.

Deux allouettes sont dépéchées. 2 jours plus tard, le 3 Janvier, les allouettes parviennent à évacuer les 8 hommes de Vallot, par contre les alpinistes sont laissés sur la montagne. Le colonel Le gall en personne va survoler le sikorski écrasé ou se trouvent Vincendon et Henry. Au départ etait prévu qu'il descende constater un éventuel décès des deux hommes, mais Legalle décide que le danger lié aux crevasses est trop important et décide d'arrêter les secours.



On retrouvera 2 mois plus tard le corps de Vincendon dans la position où l'on l'avait trouvé tandis qu'Henry avait essayé de sortir de l'appareil avant de mourir. Tentative  pour se faire remarquer par l'alouette de Le Gall ? On ne le saura jamais. Les deux hommes ont résisté pendant près de 13 jours aux grands froids et à la tempête. Un calvaire.


 
Ce sauvetage assurera la promotion de ce nouvel hélicoptère français : l'alouette ( 500 exemplaires vendus l'année suivante)

 

 

Naufrages-Mont-Blanc-1
envoyé par troupe-agape. -
 

Naufrages-Mont-Blanc-2
envoyé par troupe-agape. -
 

Naufrages-Mont-Blanc-3
envoyé par troupe-agape. -

Le blog d'Yves Ballu, très complet
 

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Published by Apoutsiak - dans humeur
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commentaires

Yves BALLU 14/12/2009


Des photos et des documents pour compléter ce récit : voir le blog d'Yves BALLU
http://yvesballublog.canalblog.com/


Chris51350 28/06/2013

Il s'agit de François Henry, et nom de Patrick Henry, qui lui a défrayé la chronique judiciaire pour enlèvement et meurtre d'un enfant à Troyes

Mike 11/10/2013

Accumulation incroyable de fautes d'orthographe qui rendent la lecture pénible malgres l'interet du sujet

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