Vidéo : Fletschhorn Face Nord : Voie des Viennois
Fletschhorn Face Nord - Vienner route
3996 m
Mai 2012
by Apoutsiak
Fletschhorn Face Nord - Vienner route
3996 m
Mai 2012
Et s'il y avait un 83ème 4000 !
Fletschhorn : Face Nord : Voie des Viennois 28 mai 2012
Extrait du topo suisse Guide des Alpes Valaisannes de 1919 !
Fletschhorn : 4001 m
Après l'ascension du Fletschhorn, j'ai fait un truc que je fais habituellement : me plonger dans les vieux topos pour voir ce qu'ils en disaient à l'époque. Direction : le Guide des Alpes Valaisannes Volume III - Theodule Simplon de 1919 !
Quelle n'est pas ma surprise de trouver l'altitude du Fletschhorn : 4001 m
Serait ce le 83ème 4000 ?
Y avait il plus de neige en 1919 ?
Les appareils de mesure etaient ils si imprecis ?
Le doute s'installe pour mon plus grand bonheur !
Doute d'autant plus important que lorsqu'on voit que les mesures diverges en fonction des sources
CNS moderne : 3984 m 50 (voir ci dessous!)
Pour info, la carte italienne ne va pas jusqu'au Fletschhorn (donc pas d'altitude !)
Camp to Camp 3984 m
Wikipedia annonce 3993 m
Gipfelbuch annonce également 3993 m
La Carte Michelin indique 3993 m
Sur le site anglais UKC (UK climbing .com ) : l'altitude indiquée est de 3929 m ! le mystere s'epaissi !Quoi qu'il doit sans doute s'agir de l'antécîme coté Simplon !
Et sur le GPS Mapsource ça donne 3993 m

Que d'imprécisions, je me décide à aller voir mon altimètre... et :
Bon, c'est vrai que je ne l'avais pas recalé le matin (grave ERREURE !) donc l'incertitude reste !
alors , quelle est l'altitude du Fletschhorn
Serait ce le 83ème 4000 ?
documents :
Cliquer sur les images pour les agrandir !
Photos
Fletschhorn face Nord vu du Hubschhorn au dessus du Simplon (à gauche : le Lagginhorn)
Face Nord du Fletschhorn vue du Simplon
Fletschhron face Nord vu du Böshorn
La raison de mon ascension !
Vu du
Lagginhorn, le 4000 le plus proche, difficile de juger !
Depuis l'alphubel en 2011, la triplette Fletschhorn, lagginhorn Weissmies
les même , du même endroit, mais l'été !
Faites vos remarques, suggestions, observations dans les commentaires
Note: cet article n'a rien de très sérieux même si les données sont réelles !
Magnifique course sur l'un des plus gros "non 4000 !" J'en rêvais !
Topo
De Egga remonter la Route du Rossbodelstafel
Se garer au plus haut (pour nous 1900 m) attention, zone avalancheuse l'hiver !
Remonter la combe qui mène au Griessernu Gletscher et la basculer plein Sud vers le col où se situe le Fletschhornbivouac ou bivouac Piero de Zen
(9 places)
Du bivouac longer le Rossbodegletscher puis gagner le pied de la face.
Passer la rimaye
remonter la face 700 m environ 45° au départ 50° ensuite en passant à droite des rochers
Sortir sur l'épaule
Gagner par l'arête puis le replat le sommet, le bon est à droite !
Retour
Par le même itinéraire sir les conditions le permettent (solution adoptée)
Par la breitloibgratt (arête Nord Est) qui part du sommet 3927 m CNS, descendre jusqu'à 3300 m environ puis rejoindre le bivouac par le glacier
Par la voir normale du Fletschhorn sur la Weissmieshutte Kreuzboden et Saas Grund (problème : le retour à la voiture = 70 km)
Carto fichier GPS
Fichier GPS au foramt GPX
Récit :
Ce 3900 m me faisait languir depuis longtemps !
je l'avais repéré lors de notre séjour à l'hospice du Simplon. Du sommet du Boshörn , la vue est magnifique ! Je savais que lorsque la face serait en conditions, il fallait aller la gravir. J'avais repéré sur une photo de camp to camp une face en neige datant de 15 jours, les conditions étaient là !
Début de Week-end à la recherche d'un partenaire de cordée, pour les partenaires habituels, ça tombe à l'eau, annonce sur C2C et skitour, Stéphane viendra avec moi sur le Nadelhorn Vendredi et Samedi, pour Dimanche Lundi, je ne parviens pas à trouver quelqu'un (failli partir avec le boss de skitour quand même...)
Au retour du Nadelhorn, j'appelle mon Yan Giezendanner personnel : ma femme, elle m'annonce beau Dimanche, et beau mais voilé Lundi, c'est décidé , je tente le coup.
Je file à l'hospice du Simplon ou le chanoine me fait comprendre qu'il y aura du portage. Je discute avec un journaliste de 24 h (je crois ) pendant le repas du soir, skieur de randonnée, nous passons un bon moment à table. Je profite du lieu et de la douce nuit (8 h au lit, 11 h de dodo ! ) me remet quelque peu en forme pour les 2 jours à venir.
J'étudie fébrilement toutes les hypothèses : celle qui tient la corde c'est de gravir la face Nord pour redescendre sur Saas Grund et ses trotin'herbes (monstertrotti), avec un gros souci, revenir en stop au col du Simplon (et à la voiture..., loin de tout ) Je prévois 3 ou 4 h de retour. Je découvre dans le topo du CAS une arête, la breitloibgrat (Nord Est) qui est en rocher pourri mais permet de revenir au bivouac en été en 2 h 30 (et éviterait le grand retour)
Dernière option, redescendre par la face Nord.
Bon, ce matin, ça commence mal, je me plante de chemin à Egga, et remonte une route à la C... pour me retrouver dans un alpage à 2000 m d'altitude, et me rendre compte, que je ne suis pas au bon endroit. (moi qui me suis moqué d'une fille en Nemo qui se plantait sur une piste à 4X4 dans la semaine ;-) ) Redescente, et remontée, 1/2 h de perdu et 15 à 20 voitures garées sur le bord de la route (1900 m environ) , il me semble que le bivouac fait 9 places ... Stressss, ils dorment où tout ces gens !
On est déjà une dizaine à se préparer à la voiture...
Je démarre rapido, et oublie la carte sur le siège de la voiture (ben oui, je l'avais sortie pour trouver le BON départ) Je récupère au bout de 10 minutes un névé, et croise un groupe de Suisse Allemand qui m'expliquent qu'ils ont tenté la face Nord mais que le brouillard les a fait s'arrêter à mi pente. Je poursuis, dans un brouillard peu épais, je pense que je suis le premier. Tout va bien. Derrière moi 2 italiens rencontrés à l'hospice, Fabio et Andréa.
Un court déchaussage et les Italiens me rattrapent. Nous progressons ensemble un moment. Ils font une pause, je poursuis et m'arrête sur un rocher du glacier (Griessernudgletscher) faire une pause. J'entends l'eau, je décide d'en récupérer, ça sera ça de moins à faire fondre. Et hop, plus de 3 litres dans le sac ! Et hop, je repars, mais gros coup de fatigue dans la remontée vers le bivouac. Le temps se couvre. Andréa et Fabio sont une dizaine de minute devant moi. Et je peine avec mon lourd fardo !
Cette montée est loooongue ! Je suis peu en forme. A l'approche du refuge, on croise un gros groupe de raquettistes, en crampons à la descente dans une soupe infâme, les raquettes sur le sac ! Ben là, faudra m'expliquer. Parce que pour ce foutre des bons coups de crampons dans les mollets. Ils s'enfoncent jusqu'aux cuisses. Bon courage à eux pour la descente. Au bivouac , Andréa m'accueille en me disant : "Nous sommes 3" il y a là Max, un autre Italien ! Il se met à neiger, ça doit être passagé me dis-je, ma Yann Giezendanner de femme me l'a prédit dans les entrailles de volailles, euh non, en consultant météo Suisse. Moi qui comptait glandouiller au col au soleil, pour passer une vraie après midi montagne. Je me retrouve dans le refuge 9 places à 4, puis à 6, Ben et Fred, 2 Français nous rejoignent.
Pique nique, papottage (de montagne) lecture (Charly 9 de Teulé) et écoute de poadcast (j'ai du retard avec mes émissions d'histoire) sont les occupations de l'après midi.
L'ambiance dans le refuge est excellent en dépit de la promiscuité, et oui, le bivouac Piero de Zen fait 10 m2 environ !
On se décide pour un réveil à 4 h ( enfin quand je dis, on, c'est les autres qui ont décidés, perso, je me serais levé un peu plus tôt, mais bon, à 1 , je ne suis pas la majorité, loin de là !)
Dehors, c'est la tempête, on entent par moment la neige tomber sur le refuge, je rêve que mes skis s'envolent dans le vent (j'en ai cauchemardé toute la nuit ) tout en maudissant ma prévisionniste météo de femme, si j'avais su, je serais rentré à la maison hier soir... Mauvaise nuit. 4 heure, un réveil sonne, Ben et Max se lèvent les premiers. Intérieurement je me dis, de toute façon, il fait pourri, j'attends que le soleil se file et je rentre à la maison ! Je glandouille sous les couvertures. Max annonce : il y a un peu de nuages en bas et en haut ! Je décide de me lever tout de même pour me faire une idée. Déjeuner frugal pour moi, et départ assez lent. Lever de soleil devant le refuge sur la face. Il y a un vent assez fort par moment. 2 Suisses montés directement du bas sont déjà loin. Nous partons les uns derrière les autres sur le Rossbodegletscher. Le vent nous balaye le visage pleins de neige. Ben et Fred me rattrapent au pied de la face. Encore pas la grande forme. Je décide de laisser les skis au dessus de la rimaye, j'ai décidé de redescendre par la face ! Et c'est parti pour 700 m de couloir, 45 ° au départ 50 ° sur la fin. Je me souviens alors des paroles de Matthieu concernant le Couturier : " le Couturier c'est long, surtout sur la fin".
Rapidement, la colonne d'alpinistes se met en branle, et rapidement, C'est Ben qui fait la trace. Incroyable, il trace à une vitesse étonnante, aussi vite que moi, qui ne trace pas ! Je me retrouve derrière Max, puis juste derrière Ben et juste devant Andréa. L'ambiance est bonne, j'essaie de conserver un rythme régulier. La partie finale, comme prévue, est longue. On a l'impression d'être en haut, et en en fait ... on n'y est pas ! Mais ça grimpe. Ben sort sur l'arête, je le suis, puis Andréa. Plus que 150 pour le sommet. C'est reparti. Ben file vers le sommet de gauche, je vérifie sur le GPS, le sommet est à droite. Je trace 100 m ( en distance, pas en dénivelé !) Et voilà le sommet. 3995 m plus ou moins, sur la carte suisse c'est noté 3982, sur le GPS 3995 m sur camp to camp 3996 m...
Je garderais bien 3996 m comme ça un bon saut de 4 m et on est à 4000 !
Ben me rejoins sur le bon sommet, puis les autres arrivent, on se congratule, je ne traîne pas, je dois tout descendre à pied quand les autres sont à skis !
je rejoins l'épaule et m'engage dans la face. Le haut est un peu délicat. Puis ça progresse. Je me prends pas mal de glaçons quand ils passent à skis dans la face. Mais ça ne dure pas ils sont rapido dessous ! et impressionnants ! La descente est laborieuse mais je progresse bien. J'arrive au goulet, signe que j'en ai parcouru plus de la moitié, puis la fin est en grosse soupe, je descends les pieds, laissant glisser mes mains sur la neige. Voilà les skis, quelques virages et le bivouac est là. Max est en plein rangement, les autres sont déjà partis, il m'offre de l'eau, je grignote un morceau et charge le sac pour la descente à la voiture. Ça descend pas trop mal, même si le sac est lourd. Dernier déchaussage (de l'année, je pense ) 10 minutes de marche et voilà la voiture avant le long retour à la maison .
Quel beau week end de montagne !
Merci à mes 7 accolytes pour le bon moment passé là haut
Merci à ma Yann Giezendanner de femme pour ces prévisions météo imprécises mais qui ont donnée du sel à cette course
Photo
Depuis l'hospice du Simplon, la face a fière allure
je commence à douter ...
En montant au bivouac, le Fletschhorn
Bivouac Piero de Zen ou Fletschhornbivouac et raquettistes
Dans le bivouac, pour l'instant, on n'est que 4
Lever de soleil sur l'Italie
Lever de soleil sur le Fletschhorn qui s'embrase
Derniers moments à ski
Une avalanche en provenance de l'arête Nord Est
bas du couloir
Andréa vers les rochers du milieu
Caravane d'alpinistes
On progresse mais il en reste toujours un peu (Andréa)
Andréa
A la sortie de la face - Andréa
Sur le plateau sommital
Le Lagginhorn, gravi avec Engué
Les 4000 de Saas Feee et dont le Nadelhorn gravi avant hier !
Ben sur un sommet, moi sur l'autre, les autres arrivent
Summit
Ben me rejoint
En bas de la face (on voit les traces)
Pas peu fier
Magnifique sommet à l'arête aérienne !
Topo
Du sommet des installations de la Diavolezza (2973 m) téléphérique, refuge Diavolezza dortoirs, gastronomie 3 étoiles !
Gagner le Vadret Pers 2757 m par une descente (hors piste balisé)
Mettre les peaux
Remonetr le VAdret Pers en direction du Vadret Pers palü, passer à l'ouest du point 3011 m. remonter au mieux le glacier (bande de crevasses- séracs au milieu !) et gagner un replat avant la pente un peu plus raide qui mène à l'épaule du Piz Palü (rimaye) 3726 m ou l'on laisse les skis.
Remonter alors l'arête aérienne vers le premier sommet (3882 m puis le sommet principal 3900 m
Descente, par le même itinéraire jusqu'au Vadret Pers. Rejoindre alors le hors piste balisé, longer la rive gauche du glacier (crevasse) Sagl dal Vadert Pers et traverser le Vadret da Morteratsch (crevasses) remonter la morraine et gagner la cabane Boval 2495 m
1400 m ascension
1880 m descente
18 km distance
Carto GPS
Le fichier GPS de l'ensemble du raid en Bernina format
GPX
Récit
Dans le brouillard et le jour blanc !
La journée l'annonçait... Beau toute la semaine sauf... le Lundi et , nosu étions Lundi !
Départ aux aurores de la Diavolezza, comme souvent je suis prêt rapido avec un petit déjeuner digne du repas de la veille : excellent (avec croissants ...)
Hésitation dès le départ sur l'itinéraire à suivre , mais finalement nous retrouvons le hors piste balisé qui ramène sur le glaicer (j'ai un peu de mal avec la notion de hors piste balisé, mais bon !) Bref, ce départ, pour moi, c'est le rêve : une piste hyper tracée, avec des énormes bosses et qui a eu la bonne idée de geler cette nuit !!! et en plus ,c'est un peu raide ! Je me fais balader par les bosses qui décident pour moi, des virages, des tout droit, des basculement. Steph m'avait prévenu, mes nouveaux skis vibrent à haute vitesse. Ca n'est rien de le dire... Ils vibrent même à faibel vitesse. Tandis que Sophie file comme le vent, Steph lui s'applique à contourner chaque bosse pour offrir au spectacteur une courbe parfaite et une maitrise impeccable de son art ! le ski ! Bon, pour obtenir un bon résultat, Steph ne skie pas très vite et on arrête as de l'attendre... mais bon, il skie propore et fluide, lui !
Vient alors une traversée pour rejoindre le plat du glacier avec des trous dans la traversée et, je finis par déchausser , avec mes fix TLT avec lesquelles je n'ai pas beaucoup skié (pour ne pas dire pas du tout)
(Pour le prophane, des fix TLT sont des fix de rando très légères mais qui sont assez merdiques à mettre en particulier sur neige dure ou verglacée et en dévers ce qui est le cas dans ce récit !)
Revenons au récit
Je peste, je sue, il faut faire bonne figure le ski refuse de tenir à plat, je me tords les chevilles et les genoux afins que la chaussure et la fix soit dans l'axe, rien n'y fait. Steph et Sophie sont loin. Pétard de fix, avec mes bonnes vieilles silvretta, ça ne serait pas arrivé. Je finis par cahusser en tenant manuellement le ski. Au moindre déséquilibre je descends directement sur le plat du glacier... sans skier ! La chute menace ! Ouf, la technique fonctionne. Je me redresse , étourdi par mon séjour tête en bas, yeux fixés sur la fixe ! et repart doucement afin de ne pas recommencer la douloureuse experience ! Au loin, le Palü et ses pentes raides m'attend, le sourire au lèvre !
Plat du glacier (Vadret Pers) , peautage, c'est parti. pour la montée ! Nous restons grouper pour ce début d'étape, il fait encore beau, enfin quand je dis beau, il fait surtout encore "visible" : gris plafond à 3000 m et nous montons ... à 3900 m, c'est pas gagné. Dépot des ski, je fais un point GPS qui permettra de retrouver le matos dans un éventuel (probable ?!?) mauvais temps !
Ca repart, je laisse Steph tracer devant, je me tiens à distance, le but pour moi est de ne pas bruler mes cartouches, je n'ai pas beaucoup fait de ski de rando cette année (la fauute au manque de neige dans le Jura !) et je ne connais pas ma forme ! Steph trace... lentement ! Je m'inquiete , ça doit être dur aujourd'hui ! Je le suis tranquillement, Sophie ferme la marche. Vers 3300 m il me propose de passer devant. Quand je dis poropose, je l'ai plutôt ressenti comme une imposition ! Parceque moi, je n'avais aucune envie de tracer, j'etais bien dans les roues, à glandouiller derrière dans la trace ! En plus, j'ai bien vu qu'on arrivait au passage entre les séracs, et je n'ai aucune envie de jouer au Bizuth suicide ! De mes états d'âme, je n'en fait pas part et je passe devant, essayant de faire une trace pas trop raide (oui, sophie m'a fait toute sa thorie sur les traces trop raides alors j'essaie de lui faire plaisir, comme ça elle dira du bien de moi dans son blog ...)
Bref, je trace, pas trop raide et j'arrive AU PASSAGE entre les séracs avec sans doute des crevasses... Ca passe relativemetn bien avec de bons gros séracs menaçants au dessus, mais le passage est relativement aisé. J'attends Steph et Sophie ensuite. Nous repartons sur des pentes plus cool pour une pause sous les pentes raides avant l'épaule où nous faisons une pause.
Aprs la pause, tout se complique : visibilité réduite, pente raide, traces trop raides (y a pas que sophie q'aime pas les pentes trop raides !) Je suis Steph qui essaie de tracer dans une neige relaivement dure et raide ! Sophie est en dessous. Nous pénétrons dans le brouilalrd, par le dessous... Blanc est la couleur du jour, et nous sommes les seuls contrastes dans ce coton ! Steph me fait passer devant (encore !) flute, j'etais bien, derrière. Je finis par mettre les couteaux, ce ui rend facile cette dernièr partie. Au dessus, on ne voit rien, j'attends une éclairicie, pour voir l'épaule, la trace, les pentes grises de l'arête et pouvoir trouver le meilleur endroit pour acceder à celle ci ! Sophie et Steph me suivent, j'essaie de ne pas prendre trop d'avance pour ne pas les perdre (de vue !)
Passage un peu raide pour monter sur l'arête, les couteaux tiennent, voilà l'épaule et la base de l'arête, je déchuasse en attendans mes compagnons !
Mais que font ils, les minutes passent et je ne les vois pas. Je finis par sortir l'ARVA, 44 m... 46 m ... 44 m Ils n'avancent pas. Ils ont du déchausser sous la rimaye et monter à pied (crampons piolet) Je les entends... et fini par les voir arriver quelques minutes plus tard...
Je m'encorde à eux au milieu ( moi qui déteste être aumilieu, je suis servi !) Etc'est parti, Steph part devant, dans les grosses marches de l'arête, rien de très difficile ! à gauche et à droite, le vide, enfin pas tant que ça, parce que le vide tombe rapidment dans le brouillard !
Sommet, nous nous congratulons et faisons une pause de courte durée, je prends le GPS pour vérifier, nous ne sommes qu'à l'antécîme Est 3882 m, 18 m sous le sommet ! Nous repartons vers le vrai sommet du Palü dans le blanc complet, GPS pour vérifier la direction et c'est reparti, arête étroite puis plus large et voilà le sommet principal 3900 m. Thé de marche ... isostar... balisto.
Et c'est parti pour la descente. Aucun problème, nous rejoingons l'épaule puis la rimaye ! Il faut rechausser, le vent s'est levé, il se met à neiger, une sorte de grésil au départ puis des gros flocons, la visibilité est toujours réduite !
Comme à mon habitude, je pars derrière, ça permet de mieux distinguer le relief, les autres me servant de poitns de repère ... Sophie est devant, nous suivons... Elle hésite, je suis sur de notre position nous vérifions au GPS où nous nous situons par rapport à l'aller... No problem... à part ce jour blanc qui nous empêche de bien distinguer la pente et de bien profiter de cette descente. Je finis par passer devant... Et quand on est devant, c'est chasse neige obligatoire (ou presque) pour absorber les ruptures de pentes en ne pas se faire surprendre ... J'essaie d'enchainer quelques virages. Et pour l'entrée entre les séracs, c'est encore bibi qui s'y colle. Avec mon fidèle GPS, nous retrouvons notre chemin comme le petit poucet avec ses cailloux ! Nous poursuivons dans les pentes, skions un peu quand la visibilité s'améliore et trouvons le matos, toujours au GPS.
Objectif suivant : rejoindre la cabane de Boval
Nous repartons, chargés comme des mules ! Je pars devant sur le grand glacier. au loin j'apperçois des skieurs. mon objectif, les reoindre, ils nous serviront de point de repère. Je file, et quand je me retourne, je vois qu loin que Sophie est tombé et que Steph est à son chevet. Elle est tankée comme une voiture du Paris Dakar sur une dune Marocaine. Steph, en Chevalier Servant, aide sa belle à se relever, usant de sa puissance et de ses connaissances en "manut" pour relever la belle !
Quand elle arrivera à moi, Sophie trouvera une bonne excuse : la fix serat mal reglée compte tenu du poids de son sac ! ( sans regler la fix, elle poursuivra le raid sans problème...)
Passage un peu crevassé, jonction entre deux glaciers (Vadret Pers et Morteratsch) Il faut repeauter pour gagner le refuge de Boval. Nous rencontrons un groupe anglophone (Ecossais Anglais et Americains qui viennent de buter dans la montée à Marco e Rosa) et partons juste derrière eux pour Boval !
Je file devant. je remonte la morraine et dans la descente un peu raide sur l'autre versant, je me prends une gamelle monstrueuse ! pile en face du refuge, que faire, rebasculer de l'autre coté de a morraine, me changer et repartir au refuge pour arriver incognito, mettre un loup, baisser les yeux lors de mon arrivée et essayer d'éviter lazzis et colibets .... J'opte pour cette dernière solution et les Britishs ont la politesse de ne pas hurler de rire en me voyant arriver. Steph et Sophie, par chance n'ont rien vu de mon exploit (ils étaient encore de l'autre coté de la morraine et la descendent prudemment... ) Le soleil est couché. Dans le refuge, nous retrouvons également 8 membres du CAF de Marseilles qui effectuenr également un raid en Bernina. Marseillais et écossais ont tenté de remonter le glacier de Morteratsch, mais les conditions n'étaient pas idéales avec la neige, ils ont du stopper à 3300 m environ et n'ont pas pu atteindre le refuge Marco e Rosa.
Nous décidons de changer de programme et de traverser vers la cabane Coaz le lendemain en passant par le Piz Tschierva .
Steph a quelques soucis avec sa chaussures de ski. Il répare le tout à coup de piolet et de scotch Américain ! Ils sont forts, ces américains !
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Raid à ski en Bernina 2011
Les liens au jour le jour
J1 : But au Munt Pers
J2 Piz Palü cabane Diavolezza - cabane de Boval
cabane de Boval - cabane Coaz
J4 Il Chaputschin
cabane Coaz - refuge Marco e Rosa
refuge Marco e Rosa - refuge Marinelli
Refuge Marinelli - Alp Grüm |
Et oui, nous faisons trop la course aux 4000, délaissant au passage de magnifiques courses à 3900 m !
Oberland
Ebnefluh 3962
Bietschhorn 3934m
Eiger 3970m
Gross Wannenhorn 3905m
Klein Grünhorn 3913m
Mont Blanc
Aiguille d'Argentière 3901m
Aiguille Centrale NW de Tré la Tête 3917m
Aiguille Centrale SE de Tré la Tête 3930m
Aiguille Sans Nom 3982m
Aiguille de Tré la Tête 3931m
Grandes Jorasses - Pointe Young 3996m
Mont Mallet 3970m
Ecrins Oisans
Ailefroide 3955m
Ailefroide Centrale 3927m
Ailefroide Occidentale 3954m
Ailefroide - Pointe Fourastier 3908m
La Meije 3983m
La Meije - 3ème Dent
3951m
La Meije - Doigt de Dieu (pic central)
3973m
La Meije - Grand Pic
3982m
Mont Pelvoux - Pointe Durand 3932m
Mont Pelvoux - Pointe Puiseux 3943m
Pic Sans Nom 3913m
Grison
Piz Argient 3945m
Pizzo Palù
3900m
Pizzo Scerscen 3971m
Piz Roseg 3937m
Piz Zupò 3996m
Grand Paradis - Italie
Grivola 3969m
Ortler 3905 m
Valais
Adlerhorn 3988 m
Fletschhorn 3982m
Grand Cornier 3962m
Schalihorn 3974m
Ulrichshorn 3925 m
Jägerhorn 3970 m
Pour info, dans ma courte carrière, j'ai déjà gravi l'aiguille d'Argentière par deux fois (glacier du milieu et couloir en Y, l'aiguille Nord de Tré la tête. J'ai fait une tentative sur le Gross Wannenhorn avec le CAF de Besançon, et une sur le Trugberg mais il me semble que nous n'avions atteint que le sommet d'hiver....
Dans les Ecrins, j'ai fait l'Ailefroide Oreintale avec Thib, et le Pelvoux pointe Puisieux , la traversée de la Meije avec Claire (toutes les pointes miam !) (sans compter la Meije Orientale !
Mon Objectif : le Fletschhorn, soit par sa magnifique face nord soit en point de départ d'une longue traversée avec bivouac vers le Weismies en passant par le Lagginhorn, 2 4000... désolé ! L'autre objectif : un raid dans la Bernina avec le Piz Palu ET la Bernina !
La liste est sans doute (très) incomplete, je me suis basé sur le fichier C2C en enlevant les sommets hors alpes. Aucun souci pour en rajouter ! N'hésitez pas à me contacter ! (Merci à Laurent et Moorkpour l'amélioration de la liste)
Pour info les 3 sous 4000 sont
Le Piz Zupo : 3996 m
La pointe young aux Grandes Jorasses... dur 3996 m
et la sacrosainte Meije 3983 m
Et non, vous ne rêvez pas, je l'ai fait !!! sommet mythique pour moi, avec ses passages importants : (crapaud- pas du chat - cheval rouge - campement des demoiselles - glacier carré - couloir duhamel - dalle de Castelnau et impressionante dalle des Autrichiens (un peu dur le IV quand le rocher est hyper froid !)
Bref, une météo mauvaise la veille, mais de bonnes conditions sur place. Merci à Claire de m'avoir accompagné sur ce sommet.
Je conseille la nuit à l'Aigle, le gardien, le refuge et la bouffe sont exceptionnels !
Je mets le topo photo en ligne dès que je peux ( si quelqu'un a la photo de la face sud de la meije, ça m'arrangera, pour nous, il y avait du brouillard !)
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Arrivé au refuge du Promontoire météo : brouillard et pluie : j'ai bien cru prendre un but avec le regel nocturne : eau + regel = verglas
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Sous le Grand Pic, zones de Verglas et neige sur certains rochers ![]() |
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Le Doigt de Dieu vu du Grand Pic ![]() |
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remontée de la Brêche Zigmondy dans un couloir en neige et glace à l'aide des cables ![]() |
12 h 30 après avoir quitté le refuge du Promontoire, après avoir coincés deux rappels sur 7 ou 8 installés , nous atteignons le refuge de l'Aigle ( refuge à l'ancienne, gardien **** bouffe**** BRAVO !
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