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Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

Zermatt

Vidéo Cervin Traversée Lion Hörnli

Apoutsiak — vidéo - Les vidéos d'ApoutsiakvidéoCervin4000AnneZermattLes 100 plus belles

Cervin, 4478 m - Traversée Lion Hörnli

Breuil Cervinia - Zermatt - col Theodule

 

Version longue (20 minutes) 


Cervin 4478 m Traversée Lion Hörnli par Apoutsiak

 

  Version courte : 8 minutes


Cervin 4478 m - Traversée Lion Hörnli

Apoutsiak — alpinismeCervinAnneZermattValaisLes 100 plus belles

 

Nous l'avons fait !

La course est magnifique.

Après la déception d'il y a 1 mois et demi , nous avons enfin foulé le sommet du Toblerone.

 

P1030279

 

 

Vidéo

 

Version longue 20 minutes

 

 
Version courte 8 minutes
 

 

 

 

Cervin 2

 

Topo

 

Topo complet à venir

 

Carto fichier GPS

 

 

 

Récit

 

Le week-end approchait, avec lui ces incertitudes concernant la météo. Le Cervin me fascinait au plus haut point. Il y a un moi et demi, notre tentative s'était soldé par un échec météo, et je savais que c'était la dernière tentative de l'année. En cas de nouvelle déconvenue, il allait falloir attendre un an : l'été 2013 est bien loin !

Je prévoyais un plan B dans l'Oberland, mais je savais qu'Anne n'avait qu'un but : gravir ce magnifique sommet !

 

Elle me rejoignais et nous faisions route le samedi soir pour dormir à Saint Oyen, à château Verdun.

Après une nuit de repos, nous reprenons la route pour rejoindre le Valtournenche et Breuil Cervinia

Il fait froid, et tout gris. Nous démarrons à 9 heures , et rattrapons rapidement un gros groupe de  randonneurs  en vadrouille au refuge du duc des Abruzzes. Comme d'hab, Anne est en forme.Avec le brouillard, il fait frais, on ne souffre pas de la chaleur.

Passage à proximité d'une cascade, puis sortie du brouillard pour une mer de nuage

A l'approche du refuge Orionde (l'autre nom du refuge du duc des Abruzzes), je me rends compte que quelques randonneurs sont en passe de me rattraper, j'accélère le pas pour éviter l'affront de me faire passer dans les derniers mètres, ça passe, l'honneur est sauf.

Nous profitons d'un coca au refuge et papotons avec les gardiennes qui ne nous avaient pas oublié ! Je les interroge sur le lien de parenté avec Jean-Joseph Maquignaz, celui qui a ouvert la partie sommitale du Cervin (tel que nous le gravissons aujourd'hui, carrel ayant pris par la galerie Carrel) et comprends que c'est un aïeul de son mari !

 

Nous reprenons la route au milieu des randonneurs

 

Je fais une courte pause à la Croix Carrel tandis qu'Anne file devant. La montée est efficace et nous approchons rapidement du col du Lion. Je n'en revient pas, il y a 150 il bivouaquait là sous tente, l'endroit me parait peu approprié !  après nous être restaurés, nous poursuivons vers les dalles, la cheminée et le ressaut sous le refuge. Il y a un peu de neige, mais rien comparé à ce que m'avait annoncé la fille de la compagnie des guide de Breuil hier ! D'après elle ont cramponnait avant le col du Lion (et en pratique on n' a pas mis les vrampons avant le sommet ! )

Deux allemands nous dépassent au ressaut vertical : ils ne sont pas encordés et ne se pausent pas la question de savoir s'ils le font avec ou sans la corde : C'est super bourrin tirant sur la corde.

Nous on a hésité, le rocher est détrempé par une petite cascade qui coule au dessus, bilan : on a tiré sur la corde en essayant de ne pas trop bourriner ...

A part ce passage, on a tout fait sans corde, le rocher est bon, et le plaisir de l'escalade est là. Un petit virage, le refuge est là.

 

A peine entré, Anne est déjà la vaisselle, je connais mon rôle : approvionner en haut le refuge : (récolte de neige et "fondage" dans les grosses casseroles !

Je fais une petite sieste, tandis qu'Anne  se repose sur la DZ au dessus du refuge.

Coucher de soleil magnifique sur la dent d'Herens

Repas en compagnie des Suisses

Nous sommes 14 au refuge, ça fait 7 cordées, ça fait pas mal de monde.

 

Veillée d'arme.

 

Nous décidons de nous lever à 4 h, c'est peut être un peu trop, il ne faudrait pas se perdre du fait du manque de visibilité ! le soleil ne se lève que vers 6 h 30 !

 

Mauvaise nuit

 

a 4 heures, ça sonne, je propose de dormir , une demi heure de plus (j'ai mal dormi), validé par Anne, A 4 h 10, je prends un énorme coup de poing dans l'épaule, ça doit vouloir ire "lève toi !" en Breton. La méthode est un peu brutale, mais efficace : je m'exécute.

Dans la foulée, les espagnols se lèvent. Déjeuner chuchotant. Tout le monde dans le pâté !

5 heures : Nous quittons le refuge. Anne attaque les cordes du réveil en râlant : c'est déversant, c'est merdique, ça ne lui va pas. On a les espagnols aux trousses. Il fait une nuit noir d'encre ! pas de lune à l'horizon pour aider notre progression. Assez vite on prend plaisir à l'escalade.  Anne sort le topo régulièrement pour faire le point. On trouve vraiment facilement les passages, sans hésitation.

Voilà le mauvais pas, escalade en opposition, spectaculaire à regarder mais agréable à pratiquer. Le linceul est déjà là. Anne se fourvoie légèrement avant son accès mais c'est vite récupéré. Bon, le linceul est un peu décevant quand on connaît celui des grandes Jorasses, là c'est un mélange de neige et de rochers, il n'y a pas une belle pente de neige comme on pourrait s'y attendre. Voilà la chaîne Tyndall, qui porte le nom du célèbre alpiniste Anglais, qui était dans la course au sommet, et qui a été le premier a réalisé la traversée !

Nous parvenons  à gravir le passage sans la chaîne !

Peu après elle, sur l'arête nous découvrons un alpiniste qui a bivouaqué là, je le salue et lui demande si tout va bien. Il grommelle des onomatopées que je ne parviens pas bien à traduire. Je vois qu'il a du gaz, et que celui-ci fonctionne, il a du passer là une nuit bien fraîche !

Nous poursuivons dans du mixte facile, légèrement en face Nord et rejoignons le plateau du Pic Tyndall nous opérons une courte pause à son sommet. C'est là que Tyndall s'était arrêté, pensant que le passage de l'enjambée était impossible  De là, la partie finale est bien visible : l'échelle Jordan, la corde Pirovano, le col Félicité, la galerie Carrel !

 

Nous repartons, le passage de l'enjambée est spectaculaire mais facile. Un rocher solide permet la traversée. De l'autre coté , ça passe, nous passons au col Félicitée. Qui porte le prénom de la fille Maquignaz qui a attendu là que ses deux frangins gravissent le sommet directement lors de la 3ème ascension du sommet et non par la galerie Carrel qui passe dans la face Nord (première ascension par l'arête du Lion) Il fallait oser tirer tout droit dans la face !!!

Voilà les cordes, nous grimpons sans les utiliser; puis l'échelle Jordan, je filme l'ambiance, la corde pirovano vientpresque clore l'ascension. Voilà le sommet Italien. Quelle joie, Nous décidons de faire la grande pause au sommet Suisse.

 

Nous profitons de ces instants magique, sur ce sommet magistral, les jambes pendante dans la face Est !

 

C'est le départ pour la longue descente : il y a 1200 m de dénivelé jusqu'à la Hörnlihütte, Ca va être long !

Le début est en glace, sur l'arête et versant Nord. Les traces de crampons sont bien marquées, mais faux pas interdit. Nous dépassons un guide et sa cliente qui vont mettre, à notre avis, très longtemps à descendre. Puis une cordée typée "pays de l'Est",  Nous progressons dans ces pentes stressantes. Nous avons du passer à coté du lieu de l'accident de Whymper lors de la première ascension à la descente. 4 alpinistes dont Michel Croz avaient perdu al vie à cet endroit là, dévissant dans la face nord. Seuls Whymper et les deux Taugwalder avaient eu la vie sauve !

A 4200 la neige laisse la place aux cailloux, nous enlevons les crampons. Les Suisses ouvrent le voie, nous suivons, et les Espagnols nous talonnent.

L'ambience est bonne. Il faut rester concentré ! Nous parvenons à Solvay, anne lance : "il ne reste que 200 m !" Ben non,  Anne, Solvay est à 4000, le refuge à 3200 m il reste 800 m  technique, on n'a fait qu'un tiers de la descente !

On poursuit, sur l'arête ou plutôt tout le temps légèrement dans la face Est.

A un moment, on arrive à un ressaut vertical. Les Espagnols et les Suisses nous larguent. Assez rapidement on perd la trace, et on se retrouve dans un couloir en rocher pourri. Ça parpine sec. Si on voulait tester l'adage du "si c'est du rocher pourri c'est que t'es plus sur la trace !" C'est réussi. On la retrouve la trace, un peu plus bas. Une dernière corde, et 5 minutes plus tard, la Hörnlihutte !

Nous discutons avec les espagnols et refaisons nos sacs. Une bière, un coca. J'ai déjà mal aux jambes alors que nous avons prévu de rentrer au Breuil dès ce soir (on bosse demain) Je prends un comprimé de cortisone pour soulager mes jambes bien dures et me donner du peps ! et voilà le jour où j'ai basculé dans le dopage !

 

Départ vers le bas. nous croisons d'improbables candidats au sommet. Nous ne le savons pas mais nous avons plus de 20 km à parcourir avec le col Theodule à passer à 3290 m soit plus de 700 m de dénivelé. Je crois qu'il vallait mieux ne pas le savoir !

Nous gagnons le pied de la face Est du Cervin avant de remonter par le sentier vers le glacier du Theodule (Theodule gletscher)

Nous traversons à flanc, le soleil se couche, c'est magnifique, mais le faux plat est interminable. La couronne de Zermatt s'embrase. Petite hésitation, point GPS, on repart. La nuit nous emporte. Je sors la frontale. Nous croisons une dameuse espérant secrètement que son pilote s'arrête et nous dépose au col Theodule. Mais nos rêves secrets ne se réalisent pas. La dameuse poursuit son chemin tout  phares allumés, nous laissant suels dans cette immensité ! Nous remontons vers le col Theodule, il fait maintenant nuit noire. Passage au col. Début de descentee et pause ravito, il est plus de 21 heures ! Nous picorons, mais l'appétit n'est pas là !

 

La descente va ête bien longue sur les énormes piste de ski. Anne file devant. La grande ourse vient au dessus du Cervin , le décorer s'il en vait besoin. Je découvre des massifs d'étoiles inconnus. J'ai les quadriceps comme du béton. Mais ça avance. Voilà plan Maison. Nous poursuivons. Plus loin, hésitation GPS, finalement on retrouve une piste, Anne est loin. Arrivé sur Breuil, deux chiens agressifs m'agressent. Ma puissante frontale les maintient à distance. Ces cerbères sont ils les gardiens de l'enfer ? Je poursuis sous les aboiements. Et si Anne avait été dévorée par les molosses. S'il ne restait plus de leur forfait qu'une branche de lunette ou de sangle de sac à dos... Elle n'avait qu'à pas partir devant. Je sauve ma peau en filant par le bas. Jze vois déjà les gros titres dans les journaux : "Une Jeune alpiniste Vainqueuse (Vaincrice ?) du Cervin, disparait dévorée par des chiens à la descente ! " et le débat sur camp to camp pour savoir si elle avait le niveau pour cette course , pour savoir s'il est prudent de marcher de nuit, à proximité d'une bergerie...

 

Voilà Breuil, enfin, la ville est endormie. J'entends un appel, c'est Anne. Elle est vivante ! Nous gagnons la voiture, changement de tenue, rangement rapide et départ pour un long retour en voiture.

 

Quel sommet !

 

Photos

 

 

P1030102La Croix Carrel

 

P1030104Au sortir du premier couloir

 

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Le perchoir !

 

 

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dans les dalles sous le refuge

 

 

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la dalle du bourrineur !

 

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refuge bivouac Carel

 

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Coucher de soleil sur la Dent d'Herens

 

P1030187sur la terrase : "en passant par la Lorraine !"

 

P1030213

Corde (chaine ?) Tyndall

 

P1030231

Le soomet Italien

 

P1030234

L'échelle Jordan

 

P1030236

La Dent Blanche

 

P1030237

 

 

P1030238Vue sur les Monts Roses

 

P1030242

Passage de l'enjambée

 

P1030247Pic Tyndall

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Pas de Mammouth

 

P1030277

L'échelle Jordan

 

P1030279Summit !

 

P1030285Heureux !

 

 

 

 

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La Croix Italienne

 

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En traversant sur le sommet Suisse

 

P1030306Sommet

 

P1030311Début de descente de l'arête du Hörnli

 

P1030317Les Espagnols

 

P1030320Hörnli

 

P1030325cabane Solvay - 4000 m

 

P1030334

 

 

P1030338

Hörnlihütte : enfin !

 

P1030353

Les Monts Roses

 

P1030361Embrasement final avant la nuit !

 

P1030365Le seigneur des lieux !

Cervin

Apoutsiak — alpinismeCervin4000butValaisZermattAnne

... ou presque ...

 

Vidéo

 

 

 

 

Carto fichier GPS

 

à venir (ou disponible sur simple demande dans le formulaire contact !)

 

Cervin-suite.jpg

 

Cervin carte topo 1922Topo du Cervin , Guide des Alpes valaisannes volume II 1922

pour le topo écrit voir en bas d'article

 

Récit

 

Après m'être bien défoncé les ongles de pied sur le Weisshorn, le réveil est difficile sur la camping de Randa.

Je décide de réaliser la technique quand on a les ongles des  pouces de pieds cassés : les élastoplaster avec leur voisin  !

Bon j'ai encore un peu mal, mais ça devrait passer. De toute façon il est hors de question de changer d'objectif : c'est traversée du Cervin ou rien (j'ai pourtant essayer de placer un petit Obergabelhorn mais bon)

 

On rejoint notre parking préféré, un petit coup de stop et nous voilà à Täsch le train, puis le téléphérique (hyper long !) J'en profite pour téléphoner à ma  routeuse météo préférée, la Yahn Gizendanner des alpinistes de seconde zone : ma femme ! "Jeudi, cumulus dans l'après midi orageux ensuite..." je lui fait répéter plusieurs fois les infos afin de m'assurer que la météo est un peu floue... De toute façon on est déjà à moitié parti.

Arrivés au Matterhorn paradise (sic) qui n'a de paradise que le nom, étant donné qu'on est entouré d'énorme filets qui gâchent complètement la vue, la journée commence par 400 m de descente jusqu'à la testa Grigia par des pistes de ski d'été au milieu des dameuses et des pelleteuses occupées à boucher des crevasses et à retenir des séracs ?!?Arrivés à la testa Grigia  nous pique-niquons. Anne entame la descente sur Plan Maison à pied par le col Theodule, je me paie un téléphérique pour soulager mes pieds. La vue sur le Cervin est très impressionnante ! De Plan Maison un panneau indique refuge du Duc des Abruzzes 2 heures. De là, il parait hyper loin ! Je file , les jambes ne vont pas trop mal, la douleur au niveau des ongles est supportable sauf lorsque je tape un caillou ....

 

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Je compte les moraines : 3, le premier passage à gué est sport, le torrent coule plein pot, il est déjà 16h ! en face de moi le public des randonneurs est nombreux , à attendre un faux pas et une chute dans les eaux glaciales, je m'en sors assez bien !  J'apprendrai plus tard qu'Anne n'a pas réussi à le passer, elle a du remonter le torrent et perdre 20 minutes pour l'obstacle...

La suite sous la face sud du Cervin se passe bien, même si la vue de l'arête du Lion me tétanise un petit peu. Je parviens au luxieux refuge du Duc des Abruzzes (ou Orionde) où la chambre dispose d'une salle de bain attenante avec douche dont je profite avec délectation en attendant Anne.

Point météo avec notre routeuse.

 

Le repas est à la hauteur du refuge, succulent

et c'est parti pour une bonne nuit de récup avant les choses sérieuses !

 

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  La Croix Carrel

 

Lever 7 h , départ 7 h 30, sous un beau soleil matinal ! Nous rejoignons rapidement la Croix Carrel, hommage au premier vainqueur de l'arête du Lion, décédé à cet endroit là.  Nous poursuivons jusqu'à un couloir, casque de rigueur. L'ambiance est bonne, j'essaie de faire bonne figure derrière une Anne toujours en grande forme (est il nécessaire de le préciser) Nous dépassons des alpinistes en petite forme, en croisons d'autres qui ont butés (en général vers le pic Tyndall à cause de la glace)  et sont sur le retour. Un peu de neige, du rocher pourri, et voilà le col du Lion avec vue imprenable sur la face nord !!! La pause est courte il y a du vent. Nous poursuivons vers le haut, escalade facile, puis un peu plus technique, les premières cordes fixes. Anne m'épate en les évitant soigneusement, j'ai essayé, puis me suis dit que ça serait plus simple avec.

Nous arrivons à un impressionnant ressaut vertical d'une dizaine de mètres ! On s'encorde (enfin) Anne part devant avec la même politique : pas de corde fixe. Elle commence à se plaindre , le rocher serait froid. Moi j'ai annoncé la couleur dès le départ, ça sera AVEC corde fixe. Puré le père Carrel, il était sacrément balaise !

Pendant ce temps Anne a posé le premier point, elle passe sous la corde fixe et se retrouve dans une position inconfortable, la corde au dessus de son sac. Je l'écoute pester contre la température du rocher et la lourdeur de son sac, à croire que j'ai rempli le mien d'hélium...

Elle se repose sur un point, fini, pour mon plus grand bonheur par utiliser la corde, je jubile ! Elle prétexte le sac, le froid, elle repart et sort.Quel plaisir de voir qu'elle rejoint le camp des nullos qui utilisent la corde, je ne suis plus seul !

 

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Dans les cordes fixes

 

C'est mon tour, j'attaque la paroie bille en tête, en tirant sur la corde, au premier point je suis tout essoufflé, les avant bras tétanisés. Je poursuis de point en point, le souffle court, les bras durcis par l'effort ! Moi qui pensait qu'avec la corde, c'était rando ! Je me demande même si ça n'est pas plus difficile ! Je passe devant pour la longueur suivante, plus facile et attends Anne au dessus. Le refuge est juste au dessus perché ! Un névé et le voilà. Nous pénétrons dans l'antre et 2 espagnols nous accueillent avec un Lituanien !

Nous papotons, les espagnols ont fait le sommet et sont arrivés hier à 2 h du mat au refuge... ils s'apprêtent à descendre.

le refuge est un taudis et Anne décide de remettre tout en ordre. Avec en numéro 1, gérer la vaisselle qui est nombreuse et intégralement dégueulasse ! Je file casser de la glace devant le refuge, et la mettre à bouillir, Anne se lance dans une énorme vaisselle, les gens sont des porcs ! Je m'affecte au nettoyage du reste du refuge avec dans l'ordre les tables, triage des poubelles, nettoyage astiquage puis balais, s'en suit un pliage des couvertures , tache pour laquelle j'engage le lituanien qui s'avère assez doué (jusque là, il nous avait observé un peu interloqué !)

Anne s'est attaqué au tri de la nourriture, conservant les denrées non périssables, lançant par dessus bord les produits périmés ou immangeables, laissant ainsi les choucas faire bombance au risque de s'exploser la panse !

 

Le refuge propre a un aspect coquet, mes premiers alpinistes qui arrivent sont impressionnés et Anne leur fait savoir l'état dans lequel nous l'avons trouvé et le temps qu'il nous a fallu pour nettoyer. (plus de 2 h 1/2 de nettoyage tout de même !)

tel un Cerbère elle surveille chacun afin que notre havre de paix , le reste, au moins jusqu'à notre départ ...

Et je peux vous dire que la plupart des alpinistes n'ont pas mouvetés...

 

P1020445

  Les nettoyeurs de l'extrême

On fait un peu peur

 

Voilà le repas, nous sommes nombreux, et c'est cosmopolites, des Français (des pyrénéistes pour être plus précis) des Allemands, des Espagnols, des Lituaniens, des Anglais, des Suisses... 

 

Au lit avec 1/2 comprimé  pour bien dormir, l'autre moitié étant pour Anne. Une demi heure plus tard, on se prend un fou rire, aucun de nous ne dort !!! Discretos, je prends un deuxième demi comprimé pour me rendre compte à minuit qu'Anne ne dort pas, elle non plus !Quelle efficacité, faudra que j'en parle à mon pharmacien !

Dehors on entend la pluie et la tempête... moyen, enfin, à la Meije avec Claire on avait eu un orage la nuit et le lendemain, c'était passé !

2 h, mon  Ibère voisin se lève et vient se recoucher, c'est mauvais signe...

3 heures, mon alti sonne, l'Ibère m'interrompt et me dit "lot's of snow and ice !"

Bon en gros, il a neigé et verglacé ! et pour le Cervin, c'est mort !

Anne veut aller voir d'elle même, elle revient , dépitée !

 

P1020435          P1020463

  La veille  ...                                                                            ...  Le lendemain

 

5 h 30 on se réveille, j'ai annoncé à Anne la couleur, on file les premiers pour ne pas bouchonner dans les rappels !

On déjeune et on file. Tout le monde a la tête des mauvais jours , Anne la première !

dehors tout est blanc, et verglacé, c'est sûr que c'est mort !

On attaque la descente bien merdique, de la neige sur 2 à 3 mm de glace sur le rocher. Le terrain est méconnaissable et je suis mal réveillé. Je pétouille les premiers mètres. On arrive à la première corde, complètement verglacée.

Anne a déjà mis en place le rappel, elle file avec un tronche digne des grognards de Napoleon au passage de la Berezina ! " Libre" c'est mon tour, j'enchaîne, la montagne est blanchie par la neige, les crampons crissent sur le rocher en perçant la gangue de glace, il fait froid, nous sommes emmitouflés comme une hivernale alors qu'hier nous sommes montés en short !

Second rappel, avec passage du "mur" vertical ! Nous enchaînons facilement. Je stresse au rappel de la corde, je n'ai pas envie de remonter la paroie et la corde verglacée afin la  décoincer. La vue est magnifique. Au 5ème rappel (environ) nous désecaladons quelques mètres et retrouvons le col du Lion. Une porcherie lui aussi, des alpinistes ont bivouaqué là cette nuit et laissé tout en plan : bouteille d'eau, couverture de survie... Nous nettoyons le col avant de poursuivre. Anne est toujours devant, à fond, l'humeur maussade (quoique maussade, ça n'est pas tout à fait le bon terme, elle a l'humeur massacrante en fait ! )

 

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  Col du Lion

 

J'essaie de tenir le rythme avec mes ongles qui détestent la descente. cherchant vainement à retrouver la croix Carrel, nous la loupons, en venant du haut, difficile de la trouver !

 

Voilà le refuge du Duc des Abruzzes où nous opérons une courte pause (pour laisser les déchets des autres...)

Puis c'est le départ pour le col Theodule. Je pensais que nous l'avalerions mais en fait c'est super long ! Dans les montées Anne me largue, et je refais en parti mon retard sur les plats. Il y a de la distance, et c'est moche ! Oui, les pistes de ski, l'été, c'est moche ! Voilà le col, qui est très moche, c'est la graduation de la mochitude !

On bascule sur le glacier en Suisse. Glace humide, sorbet, torrent glacière, soupe.

Nous contournons la face Nord du Cervin et je crois observer son oeil un brin moqueur ! C'est vrai qu'avoir passer 3 jours sur la montagne sans sommet, c'est pas mal !

Nous rentrons penaud le long des téléskis d'été qui ne fonctionnent plus depuis un moment !

Voilà la station la station de Trockener Steg, mètre étalon dans ce qui peut se faire de plus moche ! des cailloux broyés , du béton armé en veux tu en voilà, des téléskis, des télésièges et des câbles de téléphériques. Ce coin de glacier a perdu tout son charme.

 

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Trockerner Steg : c'est moche

 

Nous prenons un dernier coup d'aspirateur à porte monnaie en prenant nos tickets retour. Et hop, dans les oeufs, puis traversée de Zermatt à pied avec pèlerinage au cimetière puis train puis stop et enfin courte marche pour retrouver la voiture !

 

Merci Anne pour ce beau périple

Et ce qu'il y a de bien, c'est que le Cervin reste dans les trucs à faire !

 

Photo

 

P1020315Le Cervin vu de Matterhorn paradise

 

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Vue de Plan Maison : l'arête du Lion

 

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le breithorn et le petit cervin

 

P1020359Coucher de soleil

 

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Coucher de soleil et lever de lune

 

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le refuge Orionde - refuge du Duc des Abruzzes

 

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Anne

 

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La Croix Carrel

 

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Sous le Cervin

 

 

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Aux abords du col du Lion

 

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La Dent Blanche, le sommet de l'été passé !

 

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Le Lion et la Dent d'Herens

 

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Dans les cordes fixes

 

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Dans les cordes devant le lion et le col du Lion

 

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Cabane Carrel

 

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Anne a encore le sourire, pas de panique, ça va passer !

 

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Les cordes du réveil

 

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les Espagnols dans la descente du refuge

 

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Nettoyage du gourbi

 

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5 h 30, il a neigé

 

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Le beau temps est pourtant là !

 

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Dent d'Herens

 

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Anne au col du Lion

 

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Trockener Steg

 

Cervin 1

Cervin 2

 

Cervin 3Cervin4

Alpinisme : Weisshorn 4508 m

Apoutsiak — alpinismeValaisZermatt4000Les 100 plus bellesAnne

La vidéo

 

 

 

 

Topo

 

AD III

 

img106-2Le topo du Guide des alpes valaisannes  Volume II datant de 1922

 

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Weisshornhütte


Depuis Randa, petit parking avant Randa à coté d'un torrent, à gauche dans un virage (parking gratuit , 3 places environ)

Départ en face de la gare !

 

Rejoindre Eien 1403 m

Remonter à Rötiboden 1970 m

Puis Jatz 2246 m

et par le sentier la Weisshornhutte 2932 m

 

De Täsch

Rejoindre le parking des bus (point 1428 m Schali) , passer le lac et trouver le sentier raide (panneaux Weisshornhütte)  qui mène au point 1727 m

Rejoindre l'alpage de Jatz 2246 m et par le sentier la Weisshornhütte 2932 m

 

Weisshorn

 

Il est conseillé de reperer la veille, attention le bon reperage est long, il faut gravir la cote 3145 m et non rester à son pied !

Rejoindre le Schaligletscher et le traverser, à flanc, d'abord en montant légerement puis en descendant.

On arrive au pied d'une paroie imposante, sur la carte ça ne se voit pas !

Tirer d'abord à gauche en traversant par le torrent : avant de rejoindre une vire 20 ou 30 m au dessus  pour tirer à drotie (cairns)

de nuit on a tendance à prendre les vires en bas à droite, et ça ne passe pas.

Un indice important : il faut avaoir les mains mouillées assez vite !

 

La vire par donc à droite puis à gauche, evident !

Point 3145 m Suivre l'eperon au mieux et gagner le haut du Schaligletscher vers 3500 m

Traverser legerement vers la gauche un névé (pour retrouver le rocher (cairn)

Remonter au mieux dans du rocher pourri mais facile pour rejoindre l'arête Est proprement dite ! Frühstückplatz 3916m

Gravir l'arête par le fil en commençant par le Lochmaterturm (plaque) (crux)

Les difficultés sont de III

C'est long.

Vers 4000 m on rejoint la neige et l'arête finale qui se gravit versant Nord (évident)

Le sommet se gravit en contournant les difficultés par la droite (mixte)

 

Carto fichier GPS

à suivre, disponible sur simple demande (formulaire contact)

 

Récit :

 

Tout avait pourtant  bien commencé, on avait même trouvé LA place de parking gratuite de la vallée...

Un petit coup de stop, et un autochtone  nous amène quasi jusqu'à Täsch nous affirmant qu'il connait, en réalité, il ne devait pas connaitre grand chose... Bon, on l'arête  pour revenir en arrière à pied et repérer un autre sentier menant à la Weisshornhütte.

 

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  "Pour l'instant , tout va bien ! " photo Anne

 

Je pars devant pour contenir Anne (voir raid à ski au Dammastock 2012, stratégie efficace, j'ai l'impression d'être en forme. Nous parlons montagne, sous le caillouteux Mettelhorn. Les 4000 de la couronne de Zermatt sont magnifiques, et sont presque tous passés sous mes crampons pour ma plus grande fierté !!!

Nous dépassons un asiatique lourdement chargé à l'alpage de Jatz puis opérons une courte pause avant le final ou Anne me passe et me largue ! Quelques moutons d'une autochtone race nous croise, voilà la cabane.

Etonnement de notre part, nous sommes seuls avec un allemant en solo en partance pour l'arête Est

Plus une famille en rando

Et c'est tout

Dire que c'est la pleine saisons en alpinisme et que la météo annonce grand beau ...

Anne part faire un reperage jusqu'au glacier tandis que je me repose.

Repas et bonne nuit, lever 3 h

 

Départ 4 h

Nous filons jusqu'au glacier, à fond, Anne me propose de couper au plus court tandis que je luis propose de suivre mon fichier GPS qui remonte le glacier avant de descendre, j'emporte la decision tandis qu'elle peste derrière moi contre  cette avancée technologique majeure qu'est le GPS !

Un peu de glace nous oblige à mettre les crampons, mais on ne se débrouille pas trop mal on rattrape l'Allemand qui a choisi de traverser au plus court... Il est en pleine réflexion au pied de la paroi 3145 m. Je décide de partir sur la droite, rapido, ça devient surplombant et infranchissable. Retour à la case départ. Notre sympathique Allemand trouve un cairn sur la gauche (perso, je ne l'ai pas vu) Nous redescendons, remontant dans un ruisseau, les mains bien mouillées sur des dalles et gagnons les fameuses vires. Le glacier a perdu une trentaine de mètres en dix quinze ans et les vires ne sont plus à fleur de glacier ! Réchauffement climatique quand tu nous tient !

 En deux coups de cuillère à pot nous sommes au dessus. Remonter d'une sorte d'éperon d'abord facile puis parfois un peu technique, ce qui est cool, c'est que quand c'est technique, le rocher est bon. L'allemand nous précède de 5 minutes environ .

 

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  A la sortie du rocher pourri photo Anne

 

Courte pause à 3500 avant de traverser un névé et de gagner les rochers pourris qui suivent. Bon c'est pourri, mais c'est facile, c'est ma spécialité. Anne trotte dans les difficultés .

Nous rejoignons la frustuckplatz ou place du déjeuner pour les non germanophones, pour la première difficulté : le Lochmatterturm. Ca passe tout seul, rocher agréable et ça se poursuit correctement, l'arête est hyper longue , du rocher, du mixte, quelques névés (bien raides surtout sans crampons), je me suis même retrouvé à califourchon sur l'arête pour progresser en sécurité. On chausse les crampons vers 3900 m pour la fin du rocher. Je suis un peu asphyxié, gros coup de fatigue, nous opérons une pause à 4100. La fin va être longue...

Je ne peux rien dire, Stéphane m'avait prévenu : le Weisshorn, c'est très long , je vais être servi...

 

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  Sortie sur l'arête de neige - photo Anne

 

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  Fatigue extrême ! photo Anne

 

il ne reste donc que 400 m , mais 400 m à 4000 m d'altitude, ça use dure ! J'essaie de prendre un rythme hyper lent mais régulier me fixant de petits objectifs atteignables relativement facilement !

on avance , devant Anne essaie de me faire un rythme correct, c'est long, l'Allemand à 3/4 d'heure d'avance sur nous, il progresse également lentement. C'est beau, mais je suis cuit, plus de souffle ni de jambes.  Voilà le mixte sous le sommet, ça passe, et voilà le sommet, sa croix, l'arête Nord, la Schaligratt. Le vent nous accueille, le froid également, nous n'allons pas traîner, on repart pour la descente, je passe devant, et progresse au mieux. à 4100 nous opérons une pause, où je dors !  J'entends dans mon sommeil le bruit de l'appareil photo de Anne qui me prend en photo, je grignote et nous repartons. Pour gagner du temps, elle me mouline par endroit, l'arête est longue, mais on progresse, on se broie un peu les mains dans  une manoeuvre à la c.. en haut du Lochmatterturm, le voilà passé. La descente de la Frustuckplatz se fait au GPS, on se perd par moment dans des combes bien merdique en rocher pourri, tout se ressemble, pour finalement rejoindre le névé à 3500 m.

 

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Descente sur l'arête


On merdouille un peu la partie suivante, ne trouvant pas quelques passages, je me pète les ongles en tapant dans un rocher , le gauche puis le droit à 100 m d'intervalle !  Je propose à Anne de rejoindre le névé et descendre en ramasse. Opération validée et exécutée sur les fesses pour ma part en réalisant une sorte de dévissage contrôlé ...

Ça descend vite mais c'est un peu fatigant. Nous voilà au point 3145 m

Anne a filé dans les vires , le torrent est énorme, il est 17 h , le glacier fond, et le ruisseau de ce matin est devenu un gros torrent.  On ne reconnaît plus rien et on décide de descendre sur les dalles, dans la flotte ! bien merdique, avec la peur de glisser sur les rochers mouillés, là, on a été servi !

 

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On rejoint le glacier

Anne veut couper tout droit, à l'Allemande, je lui propose de repasser par le haut. Elle insiste, je la suis, et on merdouille, il faut tout remonter pour retrouver notre trace du matin ! en passant par les crevasses ! Anne file devant et on arrive au refuge vers 18 h , je suis un peu explosé mais ça devrait aller ...

 

Je rentre dans la grande salle commander une bière et un coca et là, bizarrement il y a une dizaine d'alpiniste qui ne parlent pas ! Ambiance étrange !

Je propose à Anne de rester dormir ici, je connais sa réponse, elle veut enchaîner avec le Cervin. Je sais que la descente à Randa va être galère, mais si ça lui dit, si tout va bien on devrait être vers 20 h 30 21 h en bas.

 

il est 19 h quand nous quittons le refuge, mes pieds me font mal mais c'est supportable, je descends à environ 500 m / h, utilisant mes bâtons pour limiter l'appui sur les ongles de pieds et ma souffrance. Assez vite je me rends compte que je ne tiens pas le rythme, ma vitesse descente a baissé de 500 à 400 voir 300 m / h. Je sens derrière moi Anne qui peste contre mes doigts de pied fragiles à moins que ce ne soit contre un coéquipier pas au point onguleusement. Ca y est, c'est la galère, le soleil se couche, le Taschhorn et le Dom s'embrase avant la nuit, c'est à moins de 300 m / h que se poursuit la descente. Un chemin de croix, sans Simon de Sirène pour m'aider à porter ma croix, sans Marie Magdeleine pour m'éponger à mi descente. On n' a plus d'eau. Je ne parviens même plus à chanter pour me changer les idées. Il fait nuit noire à présent,je sais qu'on ne sera en bas que vers 23 h , je calcule que même en marchant lentement , on aurait été plus vite à la montée ! Anne allume sa frontale tandis que je progresse en m'aidant de son éclairage, nous croisons un animal que nous ne parvenons pas à identifier, Chamois, bouquetin, Cerf ou chevreuil ?  dans la nuit noire, seule une grosse ombre a filé. A moins de 200 m / h la descente dure une éternité, on a l'impression d'être arrivé, et ce qui devrait prendre 1/4 d'heure, prend 1 h ...

Enfin la rivière de la vallée, dans la nuit nous rejoignons la route et la voiture, il est 23 h . Nous filons au camping il faut encore monter la tente (c'est là que je regrette de ne pas avoir une tente 2 secondes de Decathlon) je file prendre une douche, et voit les dégâts : j'ai les 2 ongles de pouce  complètement défoncé et vert ! il rentre à leur base dans mes pieds, tout gonflés eux aussi. Je me couche sans manger tandis qu'Anne prend soin de se restaurer. Je crois que je me suis endormi tout de suite... Les projets de Cervin bien loin de moi.

 

 

Epilogue

Le lendemain, nous avons traversée de la Suisse vers l'Italie et le refuge du Duc des Abruzzes (le gros du trajet en téléphérique), le surlendemain nous sommes montés à Carrel avant de redescendre le 3ème jour devant la montagne complètement enneigée et verglacée ! Le jour suivant je suis allé chez le médecin qui m'a percé les 2 ongles ! un geyser de sérum est apparu (plus de 10 cm au dessus de mes ongles tout de même !), et les douleurs ont disparu lentement.

10 jours plus tard, j'ai perdu mes ongles dans l'atlantique...

 

P1020165Départ sous Castor et pollux

 

 

P1020174Lyskamm Castor Pollux

 

P1020182Les moutons autochtones

 

P1020188La Weisshornhütte

 

P1020216Pointe Dufour Monts Roses

 

P1020217Lyskamm

 

P1020220La lune avant la nuit

 

P1020230Lever de soleil sur le Fletschhorn

 

P1020234Dans les éboulis sous l'arête

 

P1020235Le Cervin

 

P1020239Sur l'arête Est

 

P1020253Panorama de compet

 

P1020255Ca grimpe

 

P1020271Sommet

Ski de randonnée : Rimpfischhorn 4199 m

Apoutsiak — Ski de randonnéealpinisme4000ValaisStephZermatt

 

Topo
 
Montée  à la Täschhütte 2701 m
En voiture, de Täsch, traverser le village et prendre à gauche une petite rue qui monte à l'Est. La suivre jusqu'à Täschalp et Ottafe 2205 m. Pour info, il y a un refuge de l'Europaweg à täschalp !
Remonter la piste de 4x4 qui longe les paravalanches de Rotbach puis la piste qui part à flanc sous la Wissgrat. Prendre le sentier qui raccourci la piste ! toujours à flanc . Par un petit sentier en lacet atteindre le refuge !
 
Rimpfischhorn
de Täschhutte remonter vers Chumibodmen (sentier quand il n'y a plus de neige !) et poursuivre vers la partie gauche de l'alphubelgletscher.
remonter vers 3450 m au "sommet" du Vorder wand.
 De là, 80 m de descente bien négociée permettent de rejoindre le glacier de Mellich à ski (Mellich gletscher)
Remonter le glacier en passant sous les 2 éperons 3550 m puis 3650 m avant de passer sous al face Nord Rejoindre le Rimpfischsattel (Crevasses... Grosses sur le haut), lieu du dépot des skis.
Vu du sattel, il y a deux couloirs,  à droite d'un gros éperon. Remonter le couloir de gauche sur les 2 /3 puis basculer à gauche vers la face Nord (III) Remonter un second couloir au mieux (relais en place à contrôler !) et gagner l'antécîme puis le sommet du Rimpfischhorn 4198,9 m par une aérêt aérienne puis des rochers faciles !
Descente
Par le même itinéraire.
ou :
Variante , pour éviter la remotnée sur l'alphubelgletscher on peut descendre  le mellichgletscher puis rejoindre la morraine et le sentier (en rive droite) passer sous le point 2731 m puis suivre le sentier à flanc avant de remonter à la Täschutte (en fait c'est pas très rentable, mais vu qu'on l'a fait, je la propose...
 
Carto Fichier GPS
 
 
Récit
 
Comme souvent, tout commence à Martigny, sur l'aire du Grand Saint Bernard. Et zou, dans la voiture de Steph avec armes et bagages, direction Täsch. On merdouille un peu pour trouver la route de Täschalp, puis remontée jusqu'à l'alpage. Position gros portage, ski sur le sac, bouffe et matos d'alpi. Heureusement, il n'y a qu'une heure de marche.  Je pars devant, et file comme le vent, la forme a l'air là ... (à suivre) Refuge en vue, marmottes à foison, tout va bien.
Dans le refuge d'hiver, c'est grand confort, poëlle, buches, eau à volonté, toilettes 3*, Rien à redire !
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Le lendemain matin, parès une nuit torride (oui, on avait mis plein de buches au couchage et ça avait chauffé... ), réveil 3 h 15 ! A 3 h 45 nous sommes en route , skis sur le sac, pour atteindre la mise en place des skis une heure plus tard. La lune nous offre un spectacle magnifique, elle, joue à saute Cervin au milieu de la nuit !
 
C'est parti pour une longue journée de ski !Il fait toujours nuit mais la lune nous éclaire bien !  Couteaux en place, une première pente un peu raide, je laisse choir mon baton (et oui, je ne suis pas trop bien réveillé) ce qui me permet de me taper une courte descent een escalier puis une motnée (et oui, il y avait des rochers à cet endroit là !)
 
On repart, les pentes sont tranquilles à présent. Je file devant petit papillon, qui, comme il se doit... papillonne ! Je fais une pause vers 3450 m en Haut de Vor der Wand (je ne sais pas ce que ça veut dire, c'est dommage ..) Steph me rejoint, on hésite puis on opte pour la traversée coté opposé pour descendre vers le Mellich gletscher. Bon choix ! Ca passe, mais la neige est hyper dure, et les virages vibrants ! Puis nous suivons des traces qui partent rive gauche, ça devient raide! je pars en éclaireur à pied. Je vois des traces de crampons en bas ! Ca doit être par là. Crampons piolet et ski sur le sac, c'est parti. Je passe devant, c'est raide (45 - 50) mais ça passe. Je trouve une longue de neige plaquée que je descends, Steph me suit à distance. Petit pas sur reglette (en crampons) ... grand pas sur reglette (là, Steph a moins aimé ! pour terminer par Grand pas sur  reglette, nappée de gravillons instables (là, il n'arien dit, mais je crois qu'il ma m'audit !) Perso, je m'en suis assez bien tiré, je coterais ça présomptueusement IV en crampon sur dale ... (peut être présomptueux)
Nous rechaussons les skis, pour voir un peu plus loin que notre passage etait parfaitement évitable ! en passant au centre de la langue glacière ! comment perdre une grosse demi heure pour faire 25 m de descente !
Ca repart, sur le grand glacier de Mellich
Ca monte doucement sous le soleil bien agréable.
Nous opérons une pause restauration sous le deuxième éperon.
Ensuite c'est sous la magnifique face Nord que nous progressons. Il faut faire la trace, nous nous partageons la tache. Et c'est Steph qui gagne le droit de passer DANS la crevasse en premier (et oui, il y a une crevasse où il faut passer à l'intérieur ! Bon il  a déjà des vielles traces et c'est rassurant, mais je trouve plutôt bien que Steph passe en premier ! Courageux mais pas téméraire en fait !  De toute façon , Steph avec ses 45 kilo, il ne doit pas lui faire bien mal à la crevasse, et ça ne garantie  en rien  un passage aisé pour moi !
Bon ça passe, c'est spectaculaire (et ça fera de belles images pour ma vidéo ;-)
La suite, c'est une remontée tranquille vers le Rimpfischsattel, le temps se couvre. On déchausse et on s'encore pour remonter un couloir à la neige inconsistante. Je trace avec parfois de la neige jusqu'au cuisse (ah oui, il faut préciser ici, que pour un petit alpiniste, je suis plutôt grand ! (deuxième précision : par la taille, pas par le talent la grandeur...) Fin de cette double précision ! et suite du récit. Bref, je progresse devant dans une neige profonde et dure à tracer. Je bagarre. Steph me signale de prendre à gauche au deux tier du couloir comme indiqué dans le topo, je pensais que c'etait au premier tiers, mais Steph a le topo inscrit dans les neurones. Et hop, un passage rocheux tout en adhérence (du IV ?) je maitrise, et Steph merdouille, c'est pas son jour, ça doit être  des passages typés GRAND ! Dans l'action il perd un gant que je vois filer sur le névé puis par dessus une barre rocheuse !  On poursuit, il passe devant pour un peu d'escalade et une traversée puis remotnée de couloir en face Nord.  Vien alors l'antécîme (je suis repassé devant ) il termine par l'arête finale et le sommet. quand j'y arrive, on est dans le brouilalrd et on voit juste l'antécîme dommage.  
redescente, Steph passe devant, je suis, on est toujours dans le brouillard. Crux de la voie, je repasse devant, joli pas d'escalade (au retour comme à l'allé ) Steph choisi un autre itinéraire qui passe également. On retrouve le couloir, ca descend rapidement dans de bonnes conditions. On finit par se décorder et se donner rendez vous aux skis !
en bas du couloir git le gant de Steph. On le récu^père et s'est parti pour la descente. On contourne la grande crevasse par le bas puis c'est la déception, on s'attendait à trouver une poudreuse légère, et la neige est diffcile às kier et crouter ensuite. Avant de devenir TRES croutée !
On décide de descendre par le glacier de mellich avant de retrouver un sentier pour le retour au refuge. On parvient à skier une neige légèrement transformée par plaque, presque agréable. 3000 m sortie du glacier, skis sur le sac, gros tas de caillou, morraine immonde, bienvenue  en mai 2012 avec du ski de rando maxi portage ! Heureusement chamois et bouquetins sont de la partie pour ega yer ma descente !
Ca roule, je surveille Steph dans le retro qu'il ne loupe pas les passages clefs !
Ensuite c'est une traversée sur sentier à flanc avant de remonter par un sentier raide vers la Täschhutte  et ses marmottes ! J'ouvre la porte,il est 18 h , -> 14 h 15 dehors ! content de retrouver notre logi, son poëlle  et son confort !
 
Photo
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Ski de randonnée : Alphubel 4206 m

Apoutsiak — Ski de randonnéealpinisme4000ValaisZermattSteph

 

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Topo

De la Täschhutte atteinte par l'itinéraire décrit ici (2701 m)
Enprunter le sentier qui part à droite  puis remonter les pentes  qui mènent à Chummibodmen (sentier quand il n'y a plus de neige) Rejoindre l'alphubelgletscher et prendre la branche de droit een montant.  La suite s'est en écharpe (pente un poil raide) pour  rejoindre l'alphubeljoch 3772 m.
Tirer plein nord pour atteindre les pentes sous le point 3860 m Remonetr au mieux les pentes raides et exposés (séracs - crevasses) qui montent à l'est de l'antécîme 4188 m de l'alphubel  puis par l'ar$ête facile rejoindrel e sommet (4206 m
descente : par le même itinéraire !

Carto fichier GPS



Récit

Après les 14 h d'action de la veille, j'avais les jambes un peu lourde au réveil à 3 h 15 ! Décollage plus lent, nous sortons du refuge vers 4 h 10 et je me mets dans les pas de Steph sur le sentier , pour finir ma nuit ! Ca grimpe rapidment (nous connaissons) pour rejoindre Chummibodmen et nous pouvons enfin mettre les skis. Lever de soleil magnifique ensuite, je passe mon temps à faire des films et des photos, c'est magnifique, trop beau comme disent mes enfants, l'expression s'y prette ici ! Steph en profite pour me larguer !  Je me retrouve à 5 minutes .  Petite pause et rattroupement du groupe (de 2 !) et ça repart, nouvelle photo et nouveau largage, les même causes occasionannt les mêmes  conséquences !  Petit passage raide, je rejoins Steph le soleil nous éclaire pour atteindre le col et c'est bô !
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Courte pause, nous décidons de prendre au mieux à flanc pour rejoindre la partie finale, je suis devant pour cette traversée qui semble crevassée (vue du dessus ...) Au pied Steph passe devant, j'ai les grosses jambes avec le long parcours de la veille, mais je ne le sens pas motivé pour tout tracer ... Bizarement je me retrouve devant dans la partie raide, sous les séracs et sur les crevasses.. étonnant non ? Quel curieux hazard. En plus, je suis à l'agonie donc je n'avance pas, et bizarrement, Steph ne me rattrappe pas ! ... Je trace au mieux, le sérac au dessus de la tête, désagréable... Enfin je quitte la partie exposée pour poursuivre entre les crevasses, pas compliqué, mais il ne faut pas glisser, le paysage est magnifique : Fletschhoprn, Lagginhorn, Weissmies, Strahlhorn, Rimpfischhorn, Allalinhorn et à droite ,le Taschhorn, un bon souvenir pour moi ! Steph ne me rejoint pas, j'arrive sur l'arête, magnifique jusqu'au sommet où une nouvelle croix a pris place ! (il y a m^me les noms des sponsors en dessous...)
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Steph me rejoint, Nous ne passerons pas la journée au sommet pourtant l'endroit est agréable et pas trop venté.
Début de la descente, ça passe, la neige est correcte, nous enchainons les virages dans la transfo correcte, il faut profiter de cette , sans doute , dernière course à ski de l'année !
Nous décidons de traverser à flanc pour éviter de repeauter, et bingo, ça passe jusqu'au col sans souci. La suite, c'est plaisir garantie dans une neige excellente, Nous rejoignons Chummibodmen où il faut commencer à viser pour skier (viser entre les rochers) Pour la fin ce sont des lichettes de névés... avec plus ou moins de déchaussage (en fonction de la volonté de protection de la semelle des skis). Nous quittons les skis à 15 minutes du refuge !
Dernier repas avant d'aller au jardin des Oliviers sur la terrasse du refuge ! avant une descente portage agrémentée de marmotte vers Täschhalp, en moins d'une heure, nous sommes en bas !
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Photo

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Lever de soleil sur le Cervin et la Dent d'Herens
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De la Roccia Nera au Breithorn
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Steph et le Rimpfischhorn
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Le Rimpfischhorn
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Steph
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L'alphubeljoch

P1020281Allainhorn Stahlhorn et Rimpfischhorn  - crevasse sous le sommet

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Le Cervin s'embrume... par l'Italie bien sûr !
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Le Täschhorn
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Arrivée au sommet
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Descente - Steph

P1020324Marmotte aux aguets sur le chemin du retour !

Alpinisme : Zinalrothorn 4221 m Rothorngrat - descente face Nord

Apoutsiak — alpinismeValaisZermatt4000but

 

Arrivée sur l'arête, vue sur le magistral Obergabelhorn

Récit :


Tout avait pourtant bien débuté...


Quand je dis ça, je ne suis pas très précis, la semaine avait été chargée et un évènement  aurait pu annuler ce Week end alpin.  Pour résumer.. : Du boulot par dessus la tête, une journée à Paris pour le travail, une soirée à Epinal en formation et un tour de VTT  qui aurait pu mal finir : engagé sur un petit pont aux rondins de bois dans le sens de la marche, je bloque la roue avant et bascule dans le vide, pont 1 m 50 au dessus d'une dale rocheuse sur laquelle je tombe la tête la première... J'ai bien cru dans un premier temps avoir la mâchoire fracturée ou une dent en moins, seule la lèvre a mangé ( je sais, ça n'est pas la première fois), et j'ai perdu un verre de mes lunettes dans le flot du torrent, plus de peur que de mal.

El Toreador

Mais je m'égare, revenons en au fait.
Je retrouve Jeff à Martigny et nous filons vers Zinal, la météo est bonne et la course en conditions, je me vois déjà couvert de Laurier de retour du Week end. La montagne, c'est trop facile.
Bon la première étape c'est la montée en refuge, et pour le refuge du Grand Mountet, c'est une saine occupation qui prend une bonne partie de la journée, les montagnes ayant été placée à trop grande distance du village... ( Avantage s'il en est, il y a moins de monde au refuge)
Bref, nous partons avec pour premier objectif de ne pas pique niquer trop tôt afin de couper la montée en deux parties égales. Je rêve d'une aire de pique nique moelleuse et je suis exaucé, sur une pente d'herbe, nous nous restaurons avant une petite sieste.

Alors là, il faut que je précise que j'ai commis ma première erreur du Week end : les sardines au citron. il est vrai que c'est très bon, ça n'est pas hyper facile à manger avec un couteau mais c'est très bon... Par contre, l'odeur ne va pas me lâcher pendant 2 jours, les doigt sente la marrée, à 4000 m d'altitude, c'est original !

Nous repartons, je profite de mon fumet et tente vainement de m'en débarrasser en me rinçant les doigts dans les ruisseaux . Le cirque du Mountet approche et son refuge. Nous sommes 3 arrivés au refuge, ça va être cool.

Le Mammouth

Je trouve un science et vie spécial mathématique, à priori thème peu passionnant ( en général au refuge, on lit Vertical quand on est un grimpeur et montagne mag quand on n'est pas doué, pour info, je suis abonné au deuxième, c'est tout dire !) mais j'y découvre des techniques de comptage ancestrale qu'il faudra que je vous conte...  ( Les Mésopotamiens étaient quand même de  sacrés bonshommes.




Sieste, bruit dans le refuge, en fait, nous serons 11. L'ambiance est bonne, nous partageons une excellente soupe avec des randonneurs belges ( qu'ils trouvent ici toute notre gratitude) d'autant plus que madame nous a fait notre vaisselle.  Il y a aura une cordée sur le Besso, deux cordées sur la voie normale du Zinalrothorn, 2 cordées sur la Rothorngratt (dont la notre).
L'ambiance est refroidie par l'arrivée d'une cordée  qui revient de notre objectif, il est déjà 19 heures, ils ont mis 9 heures à atteindre le sommet, leur commentaire: "ambiance hivernale" , voilà qui nous refroidi...

Je me couche en rêvant à la criée d'Etaple, à un gros chalutier dans le gros temps, à la pêche à la baleine, les Sardines font leur effet olfactif !

3 heures, Jeff se lève pour faire le feux, je le suis, petit dej, départ 4 heures. Il fait grand beau , cool, le ciel est étoilé.  Remontée de moraine, la lampe de Jeff a un faux contact, il fera l'approche dans le noir , je dois marcher devant ( c'est cool, il est obligé de me suivre, ça m'évite de prendre son rythme infernal.) Heidi et le slovaque son derrière, attirée par les effluves de Sardine ou par Monsieur Propre, on ne sait pas !
J'essaie de prendre le chemin idéal dans la moraine pour rejoindre le glacier. Jean-Luc et Sebastien, l'autre cordée ayant le même objectif que nous nous rejoignent. je pars devant. De toute façon, sur les glaciers tourmentés il y a rarement du monde pour marcher devant, sans doute la  taille des crevasses y est pour quelque chose. Jean-Luc nous fait remarqué que le temps a tourné, et oui, on ne voit plus les étoiles.  Nous partons, je file droit, puis incline  vers la droite pour aller sous les rochers 3327 m. Il neige, la frontale éclaire les flocons dans la nuit noire et j'ai du mal à anticiper le bon chemin. Une zone de crevasse. Chacun donne son conseil puis j'y vais. On louvoie ( dans les zones crevassées, on louvoie toujours.) Un grand pas, un pont de neige où l'on aimerait s'appeler Steph... Je butte sur un trou profond, demi tour. La cordée de Jean-Luc passe devant, je me retrouve dernier. La neige ne cesse pas, ça sent bon le but. mais nous poursuivons. Il faut tracer, je suis content d'être derrière, à flâner. Nous repérons le couloir et passerons par un itinéraire inédit : à gauche ! Ça passe( bravo Jean-Luc) et voilà le couloir. Nous passons la rimaye, un peu athlétique mais pas trop, puis c'est la remontée, la glace est pourrie et je suis content, je suis le seul à avoir monté deux piolets, confort ! Jean-Luc et Seb merdouillent dans cette mauvaise glace, je propose à Jeff de bifurquer dans le mixte bordant le couloir, bonne pioche, la progression se fait les doigts dans le nez ( ou plutôt les moufles, dans notre tenue !)

Couloir d'accès à l'arête

L'arête... plâtrée !

Jean-Luc


Jean-Luc dans la descente d'un gendarme

Au sortir du mixte nous les avons dépassés et ils on l'air crevé par leurs efforts, j'en profite pour les filmer, bel effort, voilà enfin le col, déjà 3 heures depuis notre départ .

La suite  commence bien des rochers faciles sur lesquels on galope jusqu'à la première difficulté. et en fait, ensuite, il n'y a que des difficultés et plus de rochers sur lesquels on galope... Des passages de III, de IV voir de V ( c'est pas moi qui le dit, c'est Jeff, il fait autorité en la matière !)  Et le rocher est bien enneigé ce qui ralentit la progression de manière importante. Nous contournons des gendarmes plus ou moins définis, soit sur le fil soit coté Mountet, coté le plus enneigé ! Le sommet est dans le brouillard. Nos deux cordées se suivent, Jeff, devant, autoritaire montre la voie, je suis en s'efforçant de refaire le geste parfait réalisé par mon premier, je bourrine dans certains passages pour avancer... Mais tout va bien, mis à part notre vitesse de progression trop lente. Nous n'avançons que rarement corde tendue. A un petit col, je décide d'aborder le problème avec Jeff, il est déjà 1 heures. " Jeff on fait quoi, soit on va au sommet et on rentre à point d'heure, soit on redescend tout de suite" ( sous point d'heure, ça voulait dire vers 1 heure ou 2 heure du matin en bas) Jeff, pensait, lui aussi, aborder le sujet, nous décidons de redescendre. Jean-Luc et Sebastien jettent l'éponge eux aussi. Nous disposons de deux cordes une de 60 et une de 30. Jean-Luc part le premier, trouve un bequet pour le rappel suivant, l'installe, Jeff le rejoint, je suis le 3ème et Sébastien me suit. Il faut préciser ici que Seb est  allemand et que la langue de Goethe n'ayant aucun secret pour moi, 9 ans d'allemand, ça se connaît, nous discutons en Anglais, et qu'il ne faut aucun contresens afin d'éviter les accidents !

Jeff - rappel

A chaque relais, je retrouve Jeff, qui file vers le bas, dès qu'il est en bas, je défaits le cabestan, récupère le mousquetons, attend Sebastien, le vache, récupère la corde ( qui parfois joue les cordes coincées) passe le noeud dans la cordelette, avale la corde, m'installe et repart.

7 rappels, tout s'est bien passé. le dernier au dessus de la rimaye. Jeff et Jean-Luc  me conseille, du dessus, on voit bien qu'elle est surplombante et j'aperçois des stalactites. je décide de la faire à la bourrin, à l'Apoutsiak . Je me lance  rapido en arrière et atterri en bas, je bloque la corde, mon pied perce le sol, mais tout est ok, j'ai évité les stalactites et suis descendu sans problème.
Sébastien arrive, il écoute les conseils des "anciens" , lui ! et le conseil est le suivant, baisser les fesses le plus bas possible et se lancer, et bien le pauvre Seb, il a mangé su Stalactite, sans casque en plus, je préfère Laaargement ma méthode de bourrin efficace !

Ca louvoie entre les crevasses

Nous récupérons les rappels, je mange de l'excellent Sandwitch de Jeff ( au rebloch ') et nous repartons. Descente rapide mais tranquille, observations des crevasses impressionnantes. courte pause à la sortie du glacier. La moraine, Jeff me largue, je sentais bien que ça le démangeait depuis hier... J'arrive au  refuge un peu fatigué, je sais que la descente à Zinal va être longue, il est déjà 16 h 30 !

Le refuge, enfin

Le temps de refaire le sac et c'est reparti, deux bouquetins sont apeurés par nos soins sous le refuge, puis une marmotte, un rouge queue et enfin un renard et nous voilà à Zinal, en 2 h 45 ! sans avoir traîné !

Je serais à 11 heure à la maison.

Bouquetin


Photos

Sommet du Zinalrothorn ( avec l'arête Sud ouest à droite )

Couloir d'accès à l'arête

Descente

"Louvoyage"

Louvoyage II, on voit la trace de descente à gauche

Début de descente sous le refuge



Alpinisme : Traversée des Monts Roses

Apoutsiak — alpinismeRaid à skiValaisMonts RosesZermatt
 
 

Réalisée en Juillet  2003 avec le CAF de Besançon

Pour info, comme chacun sait, l'été 2003 a été le plus chaud depuis bien longtemps, les rimayes sont bien ouvertes (rimaye du nez du Liskamm en glace et vertical sur quelques mètres) et les sommets en bras de chemise, voir les photos au sommet de la pointe Dufour...

Les photos sont disponibles dans un meilleur format dans l'album photo alpinisme

Premier jour - Monte Rosa Hütte

depuis le Gornergratt, la Nordend et la Pointe Dufour, point culminant des Monts Roses et de la Suisse et deuxième sommet des Alpes... année sèche


Le premier jour est consacré au couteux voyage... on n'a rien sans rien.
D'abord de chez vous à Tasch (parking) puis en train de Tasch à Zematt
Enfin en train à Crémaillère pour rejoindre ke Gornergrat à 3135m
Vu classique de Zematt sur le Cervin !

Topo : dpuis le Gornergratt   il s'agit de rejoindre le Gorne rgletcher puis de le traverser pour rejoindre la MonteRosa hütte à 2795 m.( L'itinéraire doit prendre 1 h 1 h 30 vu de 5 ans plus tard !)




Castor et Pollux vus depuis la Monte Rosa Hütte Le Lyskamm ouest et le tourmenté GrenzGletscher  


  Cervin face Est Dent d'HerensLa face Est du Cervin - triangle isocèle ?


Deuxième jour - Monte Rosa Hütte - cabane Marguerita
Nordend pointe Dufour



Attention : c'est la plus longue journée de ce périple (environ 12 heures )
De Monte Rosa Hütte il s'agit de remonter jusqu'à Plattje (3277 m), un passage assez complexe entre les crevasses  s'en suit ! puis il suffit de suivre la trace jusqu'au Sattel - 4359 m( on a essayé de faire la Nordend, mais des crevassses de 15 mètres de large nous ont barré le chemin !
Ensuite, un peu d'escalade en III à 4000 pour atteindre le sommet par l'arête !
De là, il faut redescendre  vers le Grenzsattel 4453 m pour attaquer  la Zumsteinpitze (4563 m). La montée est sèche, il faut rester ver l'arête et ne pas partir à droite. puis passage au col Gnifetti avant de rejoindre la cabane Marghuerita sur la punta gnifetti, bonne courte galère pour l'atteindre ( nous sommes arrivés à 18 h, les autres cordées à 23 h 30 une cordée d'Autrichiens à 2 h du mat.

Grosse grosse journée !



Long louvoyage dans le labyrinthe de crevasses vers 3300 mètres, je crois qu'on a perdu prêt d'une heure à cet endroit... Votre serviteur au Sattel 4359 mètres, on a laissé tombé la Nordend : crevasses trop grosses ( et c'est rien de le dire )
Breithorn Cervin fglaciers des Monts Roses

Le Breithorn Cervin et l'Obergabelhorn depuis la pointe 
Nordend depuis la pointe Dufour
Zumsteinspitzedepuis lea Dufourspitze
Du sommet il reste juste :
1°) à descendre au Grenzsattel ( AD+ 1 h)
2°) à remonter auZumsteinspitze ( 100 m de deniv positif à 45°)
3°) redescendre au col Gnifetti pour remonter à la cabane margherita, les deux dernières montées calment un peu !!!
Total denivelé de la journée : 2051 mètres !!!
La vierge du sommet
Sommet de la pointe Dufour Monts Roses
Zumsteinspitze et pointe Dufour Monts Roses
Il faisait chaud au sommet 4634 m tout de même, même pas froid ! on y est resté une heure...
je n'ai pas mis de photos de nous à la cabane le soir, on voit qu'on est très fatigué... pas là !
Le soir ,il a fallu attendre les autres cordées et leur frontales qui ont , pendant un temps bien long, disparues à la descente de la pointe Dufour, derrière la Zumsteinspitze


13-Zumsteinspitze le dernier coup de cul

Le truc qui m'a tué : quand on arrive au Grenzsattel,
court raidillon pour gagner la Zumsteinspitze
Tout est dans la tête !!!

Troisième jour : cabane Marguerita - cabane Gnifetti
traversée des Monts Roses proprement dite la journée des 5 4000 !

Traversée des Monts Roses panoramaLes 4000 des Monts Roses depuis le Nez du Lyskamm - Naso del Liskamm


Journée cooool, après celle de la veille... Toute en descente ou presque!
En virevoltant par 4 ou 5 4000

  • Parrotspitze 4436 m
  • Ludwigshöhe 4341 m
  • Schwartzhorn ou Corne Nero 4321 m la seule partie un peu technique de la journée : 35 mètres à 40° avec un  départ en glace
  • Balmhorn 4167 m bivouac Cristo Del Vette sur cet ilot rocheux au milieu du glacier, avec un monumental Christ.
  • Pyramide Vincent 4215 m
  • Ne pas oubler la Punta Giordani 4046 m... nous l'avons fait ... oublié... pour les 82 4000 faudra repasser !
avant de descendre sur Gnifetti

Si on est trop fatigué par la journée de la veille, on peut choisir l'un ou l'autre des sommets, tous indépendants les uns des autres.

Journée de "récup".

Nez du Miskamm rimaye delicate
Premier sommet de la journée la Parrotspitze dans le brouillard les rimayes etaient impressionnantes mais passaient relativement bien

 

Guide au sommet- Schwartzhorn

Mon préféré dans la série, le Schwartzhorn ou Corno nero, qui a un peu plus de caractère. Une cordée débouche au sommet. Pour les observateurs, c'est la photo du fond de ce blog (un peu travaillée il est vrai ...) Corno Nero depuis la Ludwigshöhe
Schwartzhorn vue-sur-la ludwigshohe
Ludwigshohe vue-sur-le-schwa-llaume-Ledoux-Apout
Depuis le sommet du Corno Nero, la Ludwigshöhe et sa rimaye, au fond, la pointe Dufour Corno Nero Rimaye délicate glace puis pente à 45 °
Pyramide Vicent vue du Balmhorn
Le Balmhorn, îlot perdu au milieu du glacier La débonaire piramide vincent vue depuis le Balmhorn, à gauche la pointe Giordani. qu'on a pas vu...





 
Quatrième jour : refuge Gnifetti - refuge Quintino Sella
Traversée du Lyskamm : le mangeur d'homme

Pour nous, la météo n'etait pas bonne, on s'est contenté du naso del Lyskamm ou nez du Lyskamm. ( j'ai réalisé la traversée en 2007)

Pour le Lyskamm, ganer de Gnifetti le Lisjoch ( crevasses)
puis suivre l'arête, jusqu'au sommet (magnifique) 4527 m
Delà, toujours par l'arête en neige (quand en bonnes conditions) et quelques courts passages de rocher (max III) on gagne le sommet Ouest 4479 m avant de redescendre

Nez du liskamm rimaye delicate
2003 : montée au Nez du Lyskamm,
la rimaye est devenue un passage technique
à ne pas négliger... on a broché !

  Nez du Liskamm montée
montée au dessus du refuge Gnifetti

Arrivée au refuge Quintino sella
Descente dans un petit brouillard vers le refuge Quintino Sella



A quelques mètres prêt on est arrivé
 il est seulement midi 7 et l'après midi
s'annonce malheureusement fraîche...

Cinquième jour : refuge Quintino Sella - refuge des Guides d'Ayas
Castor et  Pollux



Comme on avait "loupé" la traversée du Lyskamm, on a fait le Lyskamm Ouest avant de se faire Castor puis Pollux lors de cette ème journée.

Depuis Quintino Sella, la montée au Lyskamm ouest est évidente si la face sous le sommet est en glace, possibilité de passer par les rochers)
De ce premier sommet, retour au Felikhorn ou l'on suit l'arête jusqu'au Castor ( corniches)
Descente alors vers le zwillingsjoch ou passo di Verra que l'on ne rejoint pas ( à la descente pente de neige raide parfois en glace au dessus et vers la rimaye)
Contourner la base de Pollux par le Sud et "attaquer " l'ascension par son flan ouest ( sur ma vieille carte de 1970 il est en neige, en pratique en 2003, c'est du petit rocher plus ou moins pourri). Il y a quelques sentiers qui se perdent... Dans mon souvenir, peu précis, on ne s'est pas perdu alors qu'on etait jamais sûr de nous ! il faut prendre tout le temps un peu direction Nord.
De toute façon, à un moment il vous faudra trouver une sorte de Via Ferrata pour alpinistes physiques ! vous serez au bon endroit. Une dernière pente de neige vous conduira au sommet !
Descente par le même itinéraire jusqu'au refuge des Guides d'Ayas. ( crevasses)

Note : les 100 plus belles il est écrit qu"'il est possible de rester sur l'arête frontière jusqu'au sommet de Pollux, mais il est préférable de tirer un peu à gauche (ouest)", je ne sais pas si la montée par l'arête frontière est encore possible aujourd'hui...
Liskamm ouest depuis castor

Castor et Pollux Monts Roses lever de soleil
Première ascension de la journée et premier
lever de soleil depuis le Liskamm ouest, vue sur Castor et Pollux
les jumeaux (Zwilinge pour les Germanophones)

Sommet du Liskamm ouest, vue sur le sommet Est, de gauche à droite : la Nordend, la pointe Dufour, la Zumsteinspitze, la cane Margherita et la Ludwigshöhe

Le sommet du Castor - Castore et son arête

Rimaye du castor cordée d'alpinistes
Cordée du CAF en légère difficulté- passage de la rimaye du Castor


Vierge du Pollux devant le Castor
Vierge de Pollux (antécîme) et Castor, 3ème sommet de la journée


Descente de Pollux un peu via ferrata...
"bourrineurs de tous les pays... unissez vous !"

Sixième jour : refuge des Guides d'ayas - petit Cervin

Traversée du Breithorn

Magnifique arête du Breithorn corniches
Conditions difficiles en 2003 pour l'accès à l'arête. Pas de neige, des Rimayes infranchissables , en glace, bref on a perdu un peu de temps avant d'y acceder. On aurait sans doute mieux fait de monter d'abord à Roccia Nera...

On est passé sous Roccia Nera au lever du soleil, et, n'etant pas specialiste de la liste UIAA des 82 4000 on a "mesquiné" ce sommet, pour essayer de gravir le Breithorn oriental. Entre la rimaye béante, les pentes de glace, on est parvenu à se hisser entre l'antécîme du sommet est et le sommet est au pris d'un rappel et de passages bien merdiques, Christian a assuré !
De là, le sommet Est ne présente pas de difficulté. Un peu de glace (beaucoup) dans la descente vers  le Breithornzwilinge où les cordées en provenance du téléphérique arrivent. Les 3 ressauts permettant d'atteindre le Breithorn central ne sont pas très difficile ( du III+)
Puis, c'est la magnifique arête  entre le sommet central et le sommet ouest à déguster sans modération.

On retrouve le monde  dans la descente du Breithorn Ouest, je crois qu'on a mis 20 minutes à rejoindre le téléphérique depuis le sommet ( à vérifier)

confirmation : le Breithorn ouest est vraiment un sommet facile... se mefier tout de même des 2-3 crevasses assassines !


 Breithorn oriental Zermatt
petit matin sous Roccia Nera Le Breithorn Oriental et le sommet central
Vue depuis le sommet oriental vers les parcours des jours précédents
D'un Breithorn à l'autre
Fier sur l'arête du Breithorn
Le sommet oriental vu depuis de Breithornzwilinge pas peu fier entre le sommet central et le sommet occidental où nous retrouverons ...  le MONDE !
Breithorn Occidental
Vue sur la voie normale du Breithorn ouest le groupe du CAF de Besançon- Merci

Périple terminé, en Juillet 2003, un gros éboulement obligeait la commune de Zermatt à "fermer" le Cervin, au moment où nous devions partir pour la traversée, dommage, la forme, l'acclimatation, le compagnon de cordée (Christian) et la météo.




Informations pratiques

Coordonnées des refuges

Monte Rosa Hütte : 0041 27 967 21 15
Cabane Margherita : 00.39 0163 91039
Refuge Gnifetti : 00 39 0163 78015
Refuge Quintino Sella :
00 39 175 94 943
Refuge des guides  du Val d'Ayas : 39 0125 308083

bivouac : Cesare e Giorgio volante
bivouac de secours : bivouac Cristo del Vette




Options et variantes :

Etait prévu 2 jours de plus : une étape de transition pour rejoindre le refuge Carrel et un dernier jour avec en "apothéose" la traversée du Cervin.

L'itinéraire peut également être réalisé dans l'autre sens, l'inconvénient de ce sens là est de se prendre la GROSSE difficulté (technique mais surtout physique) dès le deuxième jour. Pour le reste, ça s'enchaîne assez bien.




Mes pensées  vont vers François Dupety et ses amis qui disparaissaient sous le Mont Blanc tandis que je parcourais cet itinéraire.
"Là haut, le vent sera notre récompense !"

Les monts Roses en 1955 - photos Henri Bolon

Grand- Père etait allé dans le Valais en 1932, 1934 et 1955. En 1955, l'expedition s'est faite en famille .
Il en a rapporté quelques clichés aux glaciers bien fournis ! Les photos que vous trouverez ci dessous ont été toutes prises en 1955.
Il n'est monté sur aucun de ces sommets, mais je pense que l'envie y etait...

Monts Roses 1955 Breithorn Roccia Nera
Le Breithorn

Mont Rose 1955 Cervin face Nord

Le Cervin

Monts Roses 1955 castor et Pollux Gornergratt
Castor Pollux et Roccia Nera
Monts Roses Lyskamm 1955

Monts Roses 1955 pointe Dufour Nordend
La Nordend et la Pointe Dufour



Bon, je mettrais quelques photos perso pour un petit comparatif bientôt !


Traversée du Lyskamm (Est Ouest) La mangeur d'Homme

Apoutsiak — alpinisme4000ZermattValaisMonts RosesJean-MarcLes 100 plus belles
La vidéo :


 

Le Topo


Montée à Gnifetti :
rejoindre la Punta Indren puis  passer à flanc sous la Punta Giordani  (l'un des deuls 4000 qu'il me reste à gravir dans le coin...) remonter la vire (cables échelles en bois) pour atteindre un plateau et remonter jusqu'au grand refuge Gnifetti (ambiance bien meilleur dans le refuge qu'il y a 4 ans, même si ça ressemble un peu à une usine !

On peut également partir du refuge  Margueritta et descendre vers le Lyskamm (le refuge  peut s'atteindre par une magnifique traversée de la pointe Dufour mais ça c'est une autre histoire)

travers--e-du-Lyskamm-le-refuge-Gnifetti-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG
Le refuge Gnifetti

Traversée du Lyskamm

Rejoindre le col des Lys au nord du refuge Gnifetti ( environ 1 heure 1 heure 30) puis ataquer l'arête (45°)  qui s'applani.  avant de se redresser pour rejoindre le sommet Est (un mètre de rocher à la fin !!!) poursuivre l'arête qui redescend vers selle entre les deux sommets  puis en petite vaguelette (quelques passages rocheux dont un en III à priori toujours facile) rejoindre le sommet ouest.
Le sommet ouest se descend dans la pente ou par les rochers (dans certaines conditions (glace) c'est plus facile)
Attention aux corniches notamment dans la montée au Lyskamm Est
travers--e-du-Lyskamm-l-antecime-du-sommet-est-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG
L'antécîme du Lyskamm Est vue de l'Ouest
traversée du Lyskamm alpinistes

Vue de l'arête depuis le Lyskamm Est
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Cordées sur coup de crayon
travers--e-du-Lyskamm-au-cours-de-la-travers--e-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG
A quelques encablures du Lyskamm Ouest

travers--e-du-Lyskamm-passage-rocheux-escalade--photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG
Passage rocheux (III ?) avant le Lyskamm Ouest

travers--e-du-Lyskamm-topo-lyskamm-ouest-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG
Descente du Lyskamm ouest


Le Récit

La question du jour était faut il avoir des anneaux à la main lorsqu'on progresse sur un arête ou il y a des corniches. Etant moi même farouchement opposé à cette technique, les débats furent élevés. Helmuth, adepte de l'école Suisse, etait favorable aux anneaux ainsi que Jean-Marc (qui envisagerait aux dernières nouvelles de s'expatrier chez les Helvetes). Soit disant qu'avoir des anneaux à la main, permettrait de sauter en cas de corniche cédant de l'autre côté de l'arête !!! Et si c'est le premier de cordée qui tombe avec son tour mort, il fait la chute, les anneaux à la main le bras en l'air !!!
Finalement nous n'avons pas réussi à nous mettre d'accord, mais ça nous a bien occuppé, Helmuth m'a promis de demander aux instenses Suisse, des détails sur cette méthode. Moi je persiste : Tout corde tendue COURT !

Bref, le récit : parti de bonne heure, (vers 4 heures je crois) de Gnifetti nous remontons en dormant vers le Lisjoch. Premier raidillon puis spectacle magique sur cette magnifique arête en conditions idéales ce jour là : pas un mètre de glace, rocher tip top. 3 heures pour atteindre le sommet Est. La traversée ne prend pas une heure, il y a avait beaucoup de cordée sur l'ensemble de la course.

Descente sans problème vers le refuge Quintino Sella. Enormement de monde sur le Castor (des centaines de personne)

travers--e-du-Lyskamm-a-quelques-encablures-du-sommet-est--photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG
Dernières pentes avant le Lyskamm Est

travers--e-du-Lyskamm-vue-depuis-le-lyskamm-ouest--photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG
Vue depuis le Lyskamm Ouest

Helmyuth vanPottelberg Guillaulme Ledoux Jean-Marc


Au sommet du Lyskamm Ouest
travers--e-du-Lyskamm-descente-du-Lyskamm-ouest-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG
Descente du Lyskamm ouest


Conditions :

Excellentes : tout en neige attention c'etait il y a 3 semaines
J'ai trouvé la course presque trop facile (sans doute grâce aux conditions)

Quelques photos


Montée à Gnifetti




travers--e-du-Lyskamm-au-dessus-du-Lisjoch--photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG.JPG
Cordée sur l'antécîme du sommet Est

travers--e-du-Lyskamm-l-ar--te-cord--es-alpinistes-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG
Sur l'arête

Traversée du Lyskamm Cervin

le sommet Est et le Cervin

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Cordée sur l'arête


travers--e-du-Lyskammvue-du-sommet-Est-l-ar--te--photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG
Vue depuis le sommet vers l'Est : le Lisjoch

Traversée Taschhorn Dom

Apoutsiak — alpinismeZermattValais4000Les 100 plus belles
Travers--e-Taschhorn-Dom-depuis-l-alphubel-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.JPG
Le Taschhorn et le Dom vus de l'alphubel
Le Topo

Accès au Mischabeljochbivouac :
On peut atteindre ce petit bijou en remontant le glacier qui vient de Tasch. Helmuth a eu la bonne idée de nous faire passer par l'alphubel et la Rotgrat, itinéraire plus technique mais réellement intérêssant. Attention , neige soupe en cas de descente tardive de l'alphubel, course PD.

Travers--e-Taschhorn-Dom-Tadchhorn-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.JPG
Le Taschhorn et le Mischabeljoch bivouac
La course :
du Mischabel joch bivouac attaquer l'arête légèrement à droite et remonter  celle ci en restant sur le fil en prenant garde aux corniches (petites pour nous) jusqu'au sommet du Taschhorn (3- 4 heure) Rocher correctTravers--e-Taschhorn-Dom-L-ar--te-du-TAschhorn-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.JPG
Sur l'arête du Taschhorn - lever de soleil , on apperçoit Juraj
de là, descendre vers le col situé entre le Taschhorn et le Dom : le Domjoch. Attention, rocher dallé, recouvert de neige pour nous. Nous avons débuté la descente en partant versant Tasch (Ouest)   puis en rattrapant l'arête un peu plus bas, ce qui nous a évité des difficultés dans la partie supérieur (descente au Domjoch : entre 1 h 30 et 2 h 30)
Travers--e-Taschhorn-Dom-le-Taschhorn-depuis-le-col--photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.JPG
Le Taschhorn vu du Domjoch

Il faut alors remonter sur le Dom, le rocher est glabalement pouri avec des passages très pourri, sauf peut être dans la partie supérieur (dernier quart) ou il est juste un peu pourri. Rien ne tient, même les grosses prises. Le rocher est correct versant Oust (on y est que rarement) et mauvait côté Saas (Est) , et oui, c'est là ou on grimpe. Rocher typique Oisans même si on y est pas !
On gimpe sur le fil de l'arête, les difficultés se contournent versant Saas, sauf dans la partie supérieur (100 derniers mètres où l'on bascule dans les pentes de neige versant Tasch.
Attention chutes de pierre !
Taschhorn Dom

 
Le Dom
 
Travers--e-Taschhorn-Dom-le-TAschhorn-depuis-le-Dom-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.JPG
Le Taschhorn vu du sommet du Dom

traversée Taschhorn Dom Corniche lever de soleil 
Corniche du Taschhorn au lever du soleil
Le récit

Après une nuit passée dans le sympatique Mischabeljochbivouac, nous sommes partis dans la nuit vers le Taschhorn. Moi qui aimme les marches d'approche en bon sentier pour terminer ma nuit en dormant debout, j'ai été servi : début de l'escalade 3 minutes après avoir quitté le bivouac. Le rocher fut bon  dans la montée au Taschhorn et les corniches peu aggréssives. (3 h 30)
Arrivés au sommet, nous hésitons, il n'y a pas de trace vers le Dom. Juraj un slovaque en solo, passe devant nous, un cordée de guide est encore devant, en fait, elle a continué, nous décidons de poursuivre. La descente vers le Domjoch est très enneigée. Elle se passe pour moi en compagnie de Patrick Bérault, l'ange de l'arête. Il faut rester concentré, le terrain est difficile. Nous mettrons 1 h 50 à rejoindre le col. Courte pause (c'est la première vraie pause) Nous repartons vers le Dom. A notre grand étonnement, le rocher est hyper pourri et homogène : pas de surprise à attendre, il est tout du long bien pourri. Helmuth se frai un passage dans ce dédale de kairn géant. Nous rejoignons l'arête neigeuse sous le Dom puis le sommet sous les feux de l'appareil photo de Juraj qui nous précède. (3 h 10 pour la montée au Dom) Grande émotion au sommet du Dom, puis il faut attaquer la descente vers la Dom hütte un peu longue mais en pleine forme puis la longue descente vers Randa...
Taschhorn Dom Helmuth escalade
 
Helmuth dans le rocher pourri du Dom

Sous le Dom (photo Juraj Arnold)

Remerciements

A Helmuth et Stijn mes deux partenaires de cordée (camp to camp une fois de plus)
A Juraj et ses photos
Au guide du Mercantour et son client du Sud qui on mis du sucre dans notre tisane (et fait la trace la veille jusqu'au TAschhorn)
Au guide Suisse et ses clients Neuchatellois qui ont fait la trace presque toute la journée, même si les premiers contacts avec ce guide ont été un peu difficile.
A la cordée de l'UCPA rencontrée à la descente avec qui j'ai papoté en chantant Piaf !
Aux parisiens qui nous ont pirs en stop à Randa, pet oui, parfois , les parisiens , ils sont quand même sympas.
A Patrick Berault qui ne m'a pas quitté pendant la course.




Les photos inclassables


Le Mischhabel joch bivouac : un bijou
Taschhorn Dom alphubel Strahlhorn allalinhorn Rimp

Lever de soleil sur le Strahlhorn, l'allalinhorn, le Rimpfischhorn et la Nordend

Travers--e-Taschhorn-Dom-l-ar--te-du-TAschhorn-corniche-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.JPG

Juraj sur l'arête du Taschhorn


Nous arrivons au sommet du Dom (photo Juraj Arnold)
Travers--e-Taschhorn-Dom-sommet-du-Dom-photo-guillaume-ledoux-apoutsiak.JPG
Au sommet du Dom (photo Juraj Arnold )

Alphubel par la Rotgrat (arête Ouest)

Apoutsiak — alpinisme4000ZermattValaisLes 100 plus belles

alphubel-par-la-rotgrat--panorama-les-monts-roses.JPG 


 
Le topo
montée au refuge : depuis Taschhalp remonter le sentier qui mène à la cabane de Tasch : Taschhütte

Le sommet :
Passer derrière le refuge (au dessus des toilettes) et suivre le sentier   qui contourne l'arête ouest (direction Nord) et remonter ce sentier  jusqu'à l'altitude 3195 m cairn, et petits cairns un peu partout (étonnant !) Gagner alors la wiesgratt et remonter celle ci, le rocher est plutôt bon sauf en son milieu, grimper rive droite pour éviter les difficultés)

On rejoint alors la Rottgratt au point 3637 m

Il faut alors parcourir l'arête qui alterne entre des passages en neige et des bastion rocheux (pas de III voir III + ) on contourne la fin des difficultés par les pentes de neige (45 °) puis vers le sommet. description détaillées sur camp to camp
alphubel par la rotgrat : l'arête vue du dessus photo guillaume ledoux apoutisak
l'arête vue du "dessus" on voit plus la neige que les passages d'escalade, mais il y a plus d'escalade !
alphubel par la rotgrat : escalade en III III sup Helmuth photo guillaume ledoux apoutsiak
Helmuth dans ses oeuvres !
Alphubel Rotgrat escalade Stijn Helmuth
 Va t'il nous trouver un passage technique de derrière les fagots ?

Le récit

Au départ, nous avions prévus de faire la Lentzpitze et le Nadelhorn. Mais Stijn  avait décidé d'emmener  Helmuth qui avait déjà fait la face Nord, bref, il fallait trouver un plan B. Hésitation : Zinalrothorn et  face Nord de l'Obergabelhorn, loupé, refuge complet, Bilan , nous montons à Taschhütte pour la Rotgrat de l'alphubel puis la traversée Taschhron Dom.
Helmuth et Stijn (2 Belges résidants en Suisse) ont une caisse d'enfer et  ils discuttent pendant la montée au refuge tandis que je souffle dur, résidu de la montée au Bishorn sans doute.

Le lendemain réveil à  2 h 30  je dors sur le sentier menant à la Wiesgrat, dans les pas de mes deux accolytes, Helmuth, gentiment fait la trace (sur le sentier ) lentement. Nous arrivons à la base de l'arête dans un  désert de caillous où des centaines de cairn ont poussé, impressionnants dans la frontale on dirait un cimetière naturel....
Nous nous encordons pour l'ascension de la  Wiesgrat, en bon rocher à mon goût et très agréable  à gravir. Au dessus, nous chaussons les crampons pour les passages en neige. L'escalade est parfois physique, surtout lorsqu'Helmuth s'amuse à nous tester dans un passage  légèrement  en dévers avec un bloc coincé branlant à la sortie !!! (je te l'assure  il y avait un passage  beaucoup plus facile quelques mètres à droite... et tu l'avais vu !). chouette escalade puis pentes de neige à 45° pour sortir.

Grand beau au sommet

Nous sommes redescendus vers le magnifique et confortable mischabeljoch bivouac

La vidéo :

 
 
 
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Le Taschhorn

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Le Rimpfischhorn et son arête Nord


Alphubel Rotgrat Monts Roses
vue du sommet de l'alphubel : une cordée et les monts Roses (Pointe Dufour Lyskamm...)
  
Alphubel Rotgrat Stijn Helmuth
Helmuth et Stijn sur la fin devant le Cervin, la Dent d'Herens,  le Mont blanc et la Dent Blanche

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L'Allalinhorn et sa voie normale

Alphubel Rotgrat Taschhorn Dom

Stijn et Helmuth devant le Taschhorn et le Dom

Guillaume Ledoux alphubek rotgrat


Apoutsiak au sommet

Mischabeljochbivak vue par la fenêtre CErvin
Vue depuis le Mischabeljoch bivouac
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