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Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

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Ski de randonnée : Brunnegghorn 3833 m - arête Nord Est

Apoutsiak — Ski de randonnéealpinismeValaisADAnneRaid à ski

2ème jour de notre raid en val d'annivier

 

 

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Vidéo

 

 

 

 

Liens : Raid dans le Val d'Annivier - sur la haute route Imperiale

 

Raid en Val d'Annivier

Jour 1 : Omen Rosso 3031 m

Traversée Mottec Turtmannhütte

 

Jour 2 : Brunegghorn 3833 m arête nord Est

 

Jour 3 : Bishorn 4153 m

Depuis la Turtmannhütte descente zur Zinal

 

Topo

 

AD

 

De la Turtmannhütte 2519 m

Le gardien nous a conseillé de passer par la langue glacière plutôt que de passer par le Gassi ( couloir étroit et raide mais qui évite de perdre 100 m de dénivelé). bonne solution

Quitter la cabane et descendre à flanc vers le bas du Bruneggletscher

Remonter celui ci, la langue tout d'abord, puis le long glacier  pour rejoindre le Bruneggjoch. 3401 m.

basculer versant Nord sur l'Abbergletscher ( le passage se situe presqu'au plus bas)

Prendre à flanc pour rejoindre l'épaule

remonter l'arête d'abord neigeuse

Puis un ressaut rocheux vient barrer le sommet.

Un pas technique (III+ - IV) ( 7 m d'escalade)

L'arête s'effile, et on gagne au mieux le sommet

 

descente par la voie normale

d'abord en direction du Biesjoch puis au mieux sur l'énorme glacier.

On repeaute en bas du glacier pour remonter éventuellement à la Turtmannhütte

 

Carto Fichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX Brunnegghorn

 

 

 

 

Récit :

 

Après une bonne nuit réparatrice (réveil à 7 heures), nous voilà reparti vers les cîmes, avec pour objectif : le Brunnegghorn et sa face Nord !

 

Décollage à 8 heures

 

Anne a la caisse, ça change d'hier. Nous descendons au pied du glacier pour peauter et remonter celui-ci. Nous dépassons un premier groupe assez lent avant de voir partir les premiers vers le Barhorn. Le glacier se fait moins raide. Nous partageons la trace dans un décor féerique (il n'y a pas de trace)

Par erreur nous sommes un peu trop au Nord, nous passons à proximité du Chanzitli (3075m) Par chance, ça redescend sans problème vers le glacier proprement dit. Nous filons vers le Brunegjoch. Nous cherchons le passage pour basculer versant Nord... Trop haut.  Enfin , nous trouvons la solution. 2 m à pied, on rechausse et on file  au pied de la face Nord. Pique nique. Remontée à ski  tout d'abord, puis à crampons. Rimaye, Anne passe tout en finesse. Je me débrouille pas mal. On monte vite, malheureusement ce que nous craignons arrive, la glace est là alors que nous pensions l'éviter. Une belle glace noire bien désagréable. On remonte encore une 20aine de mètres. Je sens que ça va être impossible, nous décidons de redescendre. Désescalade, passage de rimaye, moi tout en finesse, Anne tout en brusquerie, je l'ai entendue pester.

Nous longeons alors la base de l'a rimaye pour couper et rejoindre l'arête Nord Est au tiers de sa hauteur.

Je passe la rimaye en premier, neige bien dure mais pas impressionnant !  Anne me suit. Au départ la neige la neige est hyper dure, compacte, puis vient... la glace noire sous une fine pellicule de neige ! Viennent alors 100 m d'ascension tout en finesse, avec un piolet technique et un piolet light chacun. Dur dur, on en a plein les mollets. Anne peste, ses crampons encrent mal !

Voilà l'arête, je lui lance "ça se couche" De la neige, enfin de la neige" Anne fait une dernière mini zipette et s''écroule de fatigue sur l'arête en grosse poudreuse !

Mais l'invincible Anne a de la ressource.Elle file tracer l'arête. D'abord en neige, un ressaut rocheux se dresse devant nous. Elle tente de le contourner, glace noire, il faut faire front. Puré, si on ne passe pas il faut tout redescendre. Anne passe en réalisant un pas superbourrin, genre grand écart pied mains, bourrinage des bras. Je la suis, tout en finesse... ou presque. Je tente l'escalade à mains nues, mais la froideur de la neige me fait comprendre que ma technique habituelle ne fonctionnera pas... Escalade en gros gants avec des prises dure à nettoyer. Je nettoie pour trouver ou glisser mes paluches. Un bel effort, ça passe. Au dessus, c'est toujours dur. Je prends mon temps pour grimper correctement. Anne m'annonce "ça passe !!! " Je la rejoins, l'arête est méga effilée. Telle une funambule elle fonce vers le sommet.

Bon, pour moi, c'est autre chose... Je crois ne jamais avoir vu de passage aussi effilé. En plus, c'est méga corniché. Au loin Anne approche la croix, je me lance.

Caché par une corniche, je passe l'endroit le plus périlleux à 4 pattes, allongé,  progressant à genou, J'avoue que j'ai un peu mis ma fierté de coté ! L'arête est magnifique, mais technique (si on peut parler de technicité dans ma façon de progresser. Voilà le sommet, on reste un moment au dessus d'une mer de nuage géante.

Longue pause au sommet. Anne remplit le livre . Nous entamons la descente à pied : C'est hyper sec, il y a pleins de cailloux affleurants.

Forcément en descendant on se retrouve dans le brouillard... Jour Blanc, chouette, le thème du Week-end. Enfin quand je dis chouette... On fini par mettre les skis, il faut s'atteler à skier entre les cailloux et les plaques de glace, sans visibilité !!! Ô joie ! La suite s'opère au GPS pour garder la trajectoire, en essayant de suivre de vielles traces.  On finit par basculer sous la couche nuageuse. On peut enfin envoyer dans une bonne neige ! Le faux plat du glacier est vite avalée devant l'impressionnante face Nord du Bishorn. La poudreuse est bonne. Voilà le bas du glacier.

Nous repeautons pour remonter à la Turtmannhütte, où nous arrivons à 17 h 53, Repas à 18 h , juste le temps de se changer avant de déguster le repas en compagnie de 4 hollandais et de leur guide.

 

Une belle et longue journée de montagne.

 

Photo

 

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Départ de la Turtmannhütte

 

 

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Sur le Brunegggletscher

 

 

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Anne

 

 

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Le Bishorn

 

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Le Brunegghorn (à gauche)

 

 

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On a tracé toute la journée !

 

 

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Weisshorn et Bishorn

 

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Les séracs du Bishorn (et son arête)

 

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Première rimaye : on part dans la face Nord

 

 

P1010980Deuxième rimaye... pourvu que ça tienne !

Tout doux, tout doux ...

 

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Anne sur l'arête

 

 

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Au sommet : Weisshorn et Bishorn

 

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La fin de l'arête : Apoutsiak

 

P1010986Sommet !!!

Ski de rando : Traversée du Vélan 3727 m: couloir rectiligne

Apoutsiak — Ski de randonnéeValaisADalpinisme

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3 Jours en Valais

Mont Rogneux 3083 m

Bordierhütte pour une tentative sur le Nadelhorn et descente en hélico

Traversée duVélan : couloir central - voie normale

 

 

 

 

 

 

Magnifique traversée

Avec d'excellente conditions de neige !

 

 

 

Topo :

Depuis Bourg Saint Bernard : se garer au parking et remonter l'ancienne piste de ski (le long du téléski)

Remonter la "gorge " du torrent du perche (raide)  et gagner le glacier de Proz (sous la pointe de Moline)

Longer la base du Vélan, passer sous le couloir en Y et gagner la base du couloir rectiligne.

Remonter le couloir (45 - 50 °) et sortir sur une arête.

Rejoindre le sommet du Vélan au Sud Est.

 

Descente

Basculer toujours Sud Est, passer sous la tête du Riondet et la pointe du Capucin avant de traverser rive gauche du glacier puis de nouveau à droite viser le point  2995 m.

Descendre le couloir (40°)

Continuer sur le bas du glacier de Valsorey

Descendre au mieux le long du torrent de Valsorey

Sur le bas, possibilité de descendre en rive gauche du torrent (passage délicat dans la gorge !)

Rejoindre alors Bourg Saint Pierre

et en stop, Bourg Saint Bernard...

 

Récit

 

Tout commence la veille après l'accident de Steph, l'hélico, l'hôpital, je ramène Steph à sa chère et tendre à Martigny, Elle m'accueille avec un regard noir. C'est même pas de ma faute, Il s'est fait ça tout seul ! Mes arguments ne touchent pas le Cerbère, je m'en retourne dans ma batmobile et m'enfuie vers le col du Grand Saint Bernard. Ah oui, j'oubliais de vous dire qu'au départ de l'histoire on était à la cabane Bordier, Nadelhorn en vue , tracé par des anciens, que tout était cuit, il n'y avait plus qu'à se servir et profiter de leur trace, mais tout a capoté, luxation, hélico, hôpital de Visp et Martigny... Adieu Nadelhorn, Adieu 42ème 4000...

Pour ne pas gâcher le week end donc, je décide de partir au Vélan par le couloir Hannibal (faut mettre un H ou pas...)

Il est déjà 20 h 30, je file vers Bourg Saint Pierre, où je trouve une auberge avec dortoirs, tout ce qu'il me faut. Je rentre dans la gargotte où j'ai l'impression de déranger les tenancières. "Bonjour, c'est possible de dormir en dortoir ?" "Pour combien de personne ." "Une, je suis seul" bégayaiges ! " Elle me répond " Non, ça ne va pas être possible !"  Bon ben je suis parti sans demander mon reste, je me demande si la fille , c'était pas la soeur de Sophie...

 

Je passerais la nuit confortablement installé de la batmobile (que j'avais préalablement équipée d'un matelas)

 

4 h 15 (heure d'hiver) je suis déjà debout, la neige fondue bouillonne sur mon réchaud. Déjeuner, départ pour Bourg Saint Bernard. je me gare, et c'est parti. Le chantier du barrage éclaire la piste de ski, pas besoin de frontale. Je suis seul ! Je remonte la vieille piste. Et passe dans le goulet, où je sens que je vais galérer à faire 100 conversions dans le raide dans une neige parfois verglacée, allez hop, skis sur le sac, crampons aux pieds et c'est parti !

Je me retrouve sur le glacier de Proz, à l'endroit où nous avions butté avec Steph l'année dernière dans la tempête de neige (encore lui...)

Traversée du glacier, je me rends compte que le couloir Hannibal n'a pas l'air tip top, à croire que les guerres puniques ne sont pas terminées et que des éléphants l'ont ravagé, il me semble qu'il y a des passages en glace...

Le couloir rectiligne, ou couloir central, me tend les bras !

Ski sur le sac, le retour, c'est parti.

Parfois il y a des traces, et c'est bien cool, il suffit de les suivre, en plus le sympathique carthaginois qui les a faites , a fait de jolis lacets ! Quand il n'y a plus de trace, ( tout celà du au passage des skieurs qui n'ont aucun respect pour la trace) Je me tape de la faire, et là, c'est plutôt dré dans le pentu, avec le palpitant à fond. Je dois faire de nombreuses pauses pour récupérer !

Je progresse bien dans cette neige bien dure. Au bas je vois des "poursuivants" qui profitent de MA trace !

Voilà le haut du couloir, et le soleil, je me retrouve sur une belle arête et je me faits une courte pause à antécime j'y ai d'ailleurs oublié un demi snickers, que les choucas en profitent !

Voilà le sommet, et le brouillard. Je fais une courte pause avant de basculer dans le grand blanc, on  y voit à 30 mètres, j'ai le nez sur la trace pour ne pas la perdre !

Un passage en glace, j'hésite à le skier, c'est raide, et on ne distingue pas bien la pente. Je décide de désescalader à pied. Je croise pas mal de monde ! Je demande à un groupe en train de faire demi tour si je peux faire un bout de glacier avec eux ! Ils acceptent ! (Il s'agit d'un groupe du CAF de Macon... MERCI !)

la neige est croutée au départ, puis on retrouve de la poudre Miam ! Et le soleil refait son apparition !

Chacun s'en donne à coeur joie. Je fais quelques films pourris (avec le soleil, je ne parviens pas à voir l'écran LCD, et donc le cadrage est aléatoire !

Passage sur une zone de crevasse perfide, un vrai gruyère ! Voilà le couloir de sortie du glacier. Je commence en dérapage avant de faire quelques virages. Je quitte mes accolytes d'un jour qui désirent pique niquer ( bon ben moi pour faire un bon pique nique, je suis équipé leger (j'ai même plus d'eau depuis le sommet !)

Je me retrouve parfois seul,parfois avec d'autres skieurs, dans les vernes  de la descente de la voie normale du Vélan, en gros, il faut suivre les traces.

Passage un peu merdique dans la gorge. Ca ski quasiment jusqu'en bas sans déchausser. Et voilà Bourg Saint Pierre la maudite, je m'apprête à faire du stop quand un autochtone me propose  de me remonter avant même d'avoir commencer à lever mon pouce (il doit vouloir rattraper le coup de la tenancière de la veille) Et en 5 minutes me voilà à Bourg saint Bernard grâce à ce Valaisan (organisateur du trail du Vélan, je mettrais un lien ultérieurement !)

 

Quelle belle journée !

 

Photo

 

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Le Mont Blanc , peu après le lever du soleil

 

P1000681Le couloir rectiligne, le bien nommé !

 

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Dans le couloir, ambiance

 

 

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On passe sous le brouillard sur le glacier de Valsorey

 

 

P1000708-2gavage

 

 

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Sous les séracs

 

P1000724-2Couloir de sortie du glacier en rive gauche

Mont Dolent - arête Gallet - AD + III

Apoutsiak — alpinismeMont DolentMassif du Mont BlancAnneLes 100 plus bellesAD
Magnifique arête, qui m'a bien résistée... ( je n'avais qu'à ne pas y aller les jours de mauvais !)

Le bivouac est magnifique !

Arête Gallet - Mont Dolent - bivouac de la Maye - photo Guillaume Ledoux Apoutsiak
le bivouac de la Maye ou bivouac du Dolent
 
Topo

Monter au bivouac du Dolent au bivouac de la Maye

Du bivouac gagner le glacier et le remonter en longeant l'arête (qq crevasses) un passage raide, souvent en glace.
remonter le glacierau plus haut ( rimaye délicate) , passer la rimaye et remonter le couloir à 45 ° qui mène à l'arête.
Si le glacier est trop crevassé, sortir et rejoindre l'arête au point 3188 m et remonter l'arête pour rejoindre le sommet du couloir à proximité du glacier suspendu.

Suivre l'arête pour rejoindre le glacier suspendu ( à priori, un rappel est possible ) nous avons réussi à longer l'arête  pour rejoindre ce glacier
De là remonter au mieux le glacier suspendu jusqu'au sommet (rimaye, pente à 45 - 48 ° à priori)

Descente par le glacier de Pré de Bar et le bivouac Fiorio
Du sommet, prendre l'arête et rejoindre la vierge, continuer sur l'arête pour rejoindre le sommet du  couloir, descendre le couloir ( 45° rimaye en bas) descendre le glacier, sortir du glacier et rejoindre le bivouac Fiorio.
De celui-ci, passage par le Petit col Ferré et descendre jusqu'au village de la Fouly.

Carto fichier GPS
Récit
 
La veille, ça sentait bon le but, au refuge des Conscrits, je lisais " Grand beau le Samedi, nuageux avec averse le Dimanche matin s'eclaircissant l'après midi. Je téléphonais à Claire, m'attendant à ce qu'elle ne vienne pas et pensais éviter à Anne de faire un long déplacement de Paris pour un but ! en matière de but au Dolent, je m'y connais ! Mais la motivation de mes deux accolytes me laisse sans voix, nous partirons.
Passage à Chamonix avec Claire, avec ses beaux vendeurs Snell, puis chez Bruno et Marine avant de récupérer Anne à Martigny et de remonter chez laurent  et son gîte de luxe !
Quelques grains de riz plus tard, je quille, jusqu'à 6 h du mat au grand désespor de certains qui esperaient faire la grace mat ...

Départ Claire Anne et Guillaume Arête Gallet - Mont Dolent - bivouac de la Maye - photo Guillaume Ledoux Apoutsiak
Anne Guillaume et Claire - pique nique à la Fouly
 
Combe des Grands Fonds Claire Santoni Arête Gallet - Mont Dolent - bivouac de la Maye - photo Guillaume Ledoux ApoutsiakClaire devant les belles Dalles de la Combe des Grands Fonds
 
Lys martagon Arête Gallet - Mont Dolent - bivouac de la Maye - photo Guillaume Ledoux ApoutsiakLys Martagon


sieste alpine Arête Gallet - Mont Dolent - bivouac de la Maye - photo Guillaume Ledoux Apoutsiak
Sieste

papillon sur la jambe de Claire Santoni ? Arête Gallet - Mont Dolent - bivouac de la Maye - photo Guillaume Ledoux Apoutsiak
Papillon, sur la jambe de ... Claire ?!

Arête Gallet - Mont Dolent - bivouac de la Maye - photo Guillaume Ledoux Apoutsiak
C'est par là !

Nous décollons, boulangerie et direction la Fouly. Pique nique dans le village ( salades et fruits, un régal dans cette semaine féculents) et décollage vers midi pour le bivouac. Ca papotte sec, mais pas longtemps, les premières pentes sont raides. Les échelles, Ouin-ouin ouinnne ! elle attend l'hypothétique replat que j'ai promis. Pause prêt d'une cascade. Je filme, ça fera encore rire pas mal de monde ce 4ème but ! Le beau temps laisse place à quelques  nuages, le but approche, je rie intérieurement de la situation. Les filles repapottent, la pente diminue. Morraine du bivouac, et la soucoupe apparait ! Succès garanti.

Une heure plus tard,  7 personnes s'annoncent, puis 3 ... puis 4 soit 17 dans le bivouac 12 places, ça va être chaud... ils ont pourtant lu la météo ? !
Les Suisses décident de dormir dehors , sympa.  Ballade sur le glacier pour récupérer de l'eau.

Repas, coucher de soleil, photos avec 3 Français spécialistes en pause et en photos... MP3 et au lit !
 
Arête Gallet - Mont Dolent - bivouac de la Maye - photo Guillaume Ledoux Apoutsiak17 personnes pour 12 places !!!
 
Arête Gallet - Mont Dolent - bivouac de la Maye - photo Guillaume Ledoux Apoutsiakretour de la corvée de flotte

3 h , réveil, j'ai bien dormi, le ciel est nuageux, mais pas de trace de pluie.
Les Suisses partent, nous suivons 10  minutes plus tard, les frontales éclairent le glacier, tout va bien, je connais !
Nous battons le rcord de jean-Marc (but au refuge) puis celui de Régis ( but dans la pente de glace un peu raide) enfin celui de Laurent, (sur l'arête au point 3188 m)
Hésitation, nous voyons les Suisses buter sur la Rimaye loin devant nous. Nous opérons une pause stratégique, en attendant de prendre la bonne décision !
10 minutesplus tard, nous décidons de monter sur l'arête ( plus escalade) Claire ne trouve pas de passage, je passe devant et rejoins le rocher, je fais venir Anne puis Claire, cette dernière me convaint de passer par le glacier, demi tour, direction la rimaye, deux cordées nous ont dépassé. Je fais signe à Claire d'accelerer, elle dépasse, j'halète dans le raidillon, enfin, nous sommes passés, un peu bourrin, mais bon (toutes mes excuses pour ce dépassement peu convainquant) . Nous buttons sur la cordée précédente sur la rimaye. Le passage a l'air technique. Ils passent.  Claire, qui est toujours devant, martelle la Rimaye avec son piolet. Les minutes passent, la cordée suivante grogne, je passe, une broche, installée par Claire, je récupère son piolet, et grâce à ma GRANDE taille, le passage est avalé. J'assure mes deux compagnones.
 
Claire SAntoni Rimaye crevasse Arête Gallet - Mont Dolent - bivouac de la Maye - photo Guillaume Ledoux ApoutsiakClaire bourrinne dans la rimaye

Nous filons par un couloir vers l'arête Courte pause dans les rochers, le temps est nuageux, la progression des Suisses est lente. passage côté glacier suspendu impressionnant.  puis, dans les traces profondes. la pente se redresse, la rimaye est bouché et la trace bonne. Petit coup d'émotion lorsque je me rends compte que je ne vais pas buter...  des larmes perlent sous les lunettes, le vent les emporte, la Verte se cache sous les nuages. Je finis par rejoindre la cordée des Suisses, il parrait que j'ai accéléré. On voit le sommet, il y a du monde. Derniers mètres et embrassades, courtes, ça bouchonne sec entre  ceux qui montent par l'arête Gallet et ceux qui viennent par la voie normale. 5 minutes plus tard, nous attaquons l'arête pour descendre, ça croise dur, pas mal d'italiens. Pause au sommet du couloir, qui manque de neige dans le haut. Nous repartons pour une descente ouïneuse ! le couloir me parrait bien long. Nouvelle pause sous la rimaye, à observer les cordées au manque d'experience... Descente dans la soupe du glacier puis sentier jusqu'au bivouac Fiorio. Passage au petit col Ferret. avant la longue descente vers la Fouly. La pluie nous rattrappe à 10 minutes de la voiture, une pluie dense avec des grosses gouttes !

Glace et bière au resto des glaciers avant le retour

Merci à Claire et Anne pour le sommet
A Laurent pour le Gîte
A Jean-Marc  qui aurait fait un parfait 4ème.
 
alpinistes couloir Arête Gallet - Mont Dolent - bivouac de la Maye - photo Guillaume Ledoux Apoutsiakle couloir menant à l'arête

Conditions

Mauvais regel nocturne
la descente côté fiorio : le haut du couloir parpinne pas mal

Météo

Nuageux se découvrant un peu
Frais
Pluie intense aux abords de la voiture
 
lever de nuagelever de soleil

Fichier GPS

fichier GPX à suivre

Photos

Claire Santoni dans le couloir
Dans le couloir d'accès à l'arête


alpinistes sur le glacier suspendu Arête Gallet - Mont Dolent - bivouac de la Maye - photo Guillaume Ledoux Apoutsiak
Premiers pas sur le glacier supsendu


dernière rimaye Arête Gallet - Mont Dolent - bivouac de la Maye - photo Guillaume Ledoux Apoutsiak
passage de Rimaye des Suisses

arête gallet vue du sommet Arête Gallet - Mont Dolent - bivouac de la Maye - photo Guillaume Ledoux Apoutsiak
Vue du sommet sur l'arête
 

va z'y De Gaulle Arête Gallet - Mont Dolent - bivouac de la Maye - photo Guillaume Ledoux Apoutsiak
Anne - Claire et Guillaume au sommet
 
Grandes Jorasses - arêtes de Rochefort Arête Gallet - Mont Dolent - bivouac de la Maye - photo Guillaume Ledoux ApoutsiakGrandes Jorasses et arête de Rochefort

Claire Santoni Anne Guillouzic les Grandes Jorasses Arête Gallet - Mont Dolent - bivouac de la Maye - photo Guillaume Ledoux Apoutsiak
Claire et Anne devant les Jorasses
 
Arêtes de Rochefort et Dent du Géant vues du Dolent arête GAllet photo Guillaume ledoux apoutsiak
Arête de Rochefort et Dent du Déant

Claire et Anne au bivouac Fiorio photo Guillaume Ledoux Apoutsiak
Claire et Anne au bivouac Fiorio

Vidéo
 


pour mémoire ... ( vidéos)

But n°1 (2006) sur
l'arête Gallet  avec Laurent (article)   . et vidéo
But n°2 (2007) avec Jean-Marc (en fin de vidéo...)
But n°3 (Mai 2008 ) avec Régis  
Voie Normale avec Isabelle à ski ( 2004 et 2005)

Alpinisme Aiguille de Bionnassay - 4052 m

Apoutsiak — alpinismeMont BlancMassif du Mont Blanc4000Les 100 plus bellesAD

 

 

travers_e_de_l__aiguille_de_bi-_de_bionnassay_img_9310-7c79.jpg

 

  • Montée au refuge Durier 2375 m - 6 heures
  • Montée à l'aiguille de Bionnassay : 3 h 30
  • Dôme du Gouter Mont Blanc : 1 h 30
  • Sommet du Mont Blanc : température 5°C vent nul : O km/h - 4 personnes !
  • Visibilité ***

Pour info : Fermeture du refuge Durier ce lundi du refuge du Gouter dans 15 jours (26 Septembre) dernier TMB 16 h 35 - Derniere benne de téléphérique pour l'aiguille du midi 17 h 30

 

10 heures , Samedi 9 Septembre Parking de la Gruvaz. C'est le départ, j'ai le sac sur le dos, mais il y a un problème, mon dos est mouillé. Je ressort mon sac, enlève mon camelback... il est percé. Pour changer, je monterais avec une gourde. Nous discuttons pendant ce temps avec deux belge qui montent aussi à Durier. Nous passons par les chalets des Miage, nous paumons sous les barres rocheuses retouvant le sentier après avoir longé un torrent dans une végétation abondante...  Le sentier remonte alors une (très) longue morraine ( sur laquelle nos pique-niquons  qui mène au refuge de plan glacier. (seconde pause). De là nous traversons le glacier de Miage  pour rejoindre la base de l'éperon qui mène au col de Miage. Et là c'est  une longue montée pour arriver au refuge Durier (3369m) - 2350 m de deniveler.

Bonne ambiance dans le refuge qui est complet. L'organisation est impeccable et l'ambiance est bonne. Tout le monde fait la même course, c'est normal, il n'y a que ça à faire du refuge Durier...

Nuit Blanche (ou presque) -  dur.

le refuge Durier 3369 m

3 h 30 Dimanche 10 Septembre Refuge Durier 3369 m

 Lever déjeuner préparer, nous quittons le refuge vers 4 h 15, c'est la pleine lune, les piles preque vide de ma frontale éclaire juste mes crampons. Nous remontons les douces pentes de neige émaillée de parties rocheuses qui mène à la parti rocheuse.

Nous quittons les crampons (ce qui à mon avis est la bonne solution) avant d'attaquer l'escalade ( 15 20 mètre à droite de l'arête Sud dans une fissure de 5 mètres environ.  Je bourrine un peu pour faire le premier pas (d'après Laurent il y avait une prise pied droit que je n'ai pas vu) coincement du bras, coincement du genou dans la fissure. Bref je passe. Le reste de l'escalade est plus facile dans un rocher délité... Méfiance, même les bequets solides ne le sont pas ! Nous rattrapons la cordée précédente composée de Phil et de Raph (de camp to camp) qui grimpent en crampons, ça m'a l'air beaucoup plus merdique... Au relais nous discuttons. Pour info, il faut plutôt rester à proximité de l'arête plutôt que de partir à droite. Nous sortons cette escalade, rechaussons les crampons pour aller au sommet après 3 h 30 de montagne. Le paysage est magnifique, le soleil n'est pas lever mais le jour est là.

Nous attaquons la descente vers le col de Bionnassay, il faut passer le long de la magnifique coniche. Je pensais avoir affaire à une arête très effilée, elle ne l'est pas tant que ça.  Au col, il faut de nouveau remonter vers le Piton des Italiens puis le Dôme du Gouter avec un faux plat d'anthologie avant d'atteindre le sommet...

 

travers_e_de_l__aiguille_de_bi-sous_le_sommet_img_9297-48a3.jpg

 

 

11 h 15 Dôme du Gouter

De là, je file vers le Mont Blanc, à fond, il faut absolument que nous ayons le TMB de 16 h 35 ( le derniere) Je maintiens le rythme à 8 m/ minutes au minimum. Je passe Vallot, puis la Grande et la petite bosse, je fatigue un peu vers 4600 mètres avant de reprendre l'ascension du dernier raidillon et de la longue arête, qui me parraît plus longue que d'habitude ( elle doit faire au moins 300 mètres) Le sommet, il fait beau, je suis juste en polaire , pas un brin de vent et il y a juste 4 personnes. Quelques photos, je bois un coup avant de me lancer à corps perdu dans la descente. Je depasse deux Franc Comtois, nous échangeons quelques mots, puis je file, la remonter du Dôme du Gouter est toujours aussi galère. Je bascule toujours à fond vers l'aiguille. Je croise les belges qui sont très  content de savoir que je suis allé au Mont Blanc. Je rejoint Laurent qui est descendu avec Sandrine et Christophe et qui m'attend.



 

 

Petite pause dans une parfaite odeur d'urine venant des toilettes du refuge.  10 minutes plus tard nous quittons le refuge pour filer vers le TMB. Pas de problème, inutile de mettre les crampons, il y a encore plus de cables que l'année dernière (c'est mon impression), je commence à maitriser la descente du gouter, pour une fois je ne me suis pas trompé, en restant bien sur l'arête. La traversée des Grands couloirs n'est qu'une formalité ( sèche - cable imprenable) puis la descente jusqu'au Nid d'Aigle est bien longue. Nous y parvenons à 15 h 45.

nous retrouvons Sandrine, Christophe, François et son ami belge à la gare. Le TMB s'ébranle à 16 h 50, nous papotons durant la lente progression du train. Sandrine, aimablement nous prend en stop pour nous ramener au parking de la Gruvaz sous la pluie.

 

 

 

 

 

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 Merci à Laurent, compagnon de cordée fort sympathique. et à bientôt pour remettre ça ( la Dent Blanche par exemple). Promis, je vais m'améliorer en escalade...

Merci à Sandrine qui nous a racourci le retour à la voiture

Merci à François, Christophe, Raph, Philippe  et les autres pour la bonne ambiance au refuge et  tout au long de la course

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