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Le Petit Alpiniste Illustré

Le Petit Alpiniste Illustré

by Apoutsiak

Oberland

Ski de randonnée - Sustenhorn jour 1 : montée à la Tirberglihütte Mittle Tierberg 3309 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeOberland

Une belle montée en refuge agrémentée d'un joli sommet

Et une neige sympa à skier à la descente

que demander de plus ?

 

Vidéo  :

Topo

Tierberglihütte : 2798 m

Départ de la route du sustenpass

La route peut être ouverte plus ou moins haut selon la saison et l'enneigement.

Départ de feldmoos pour nous 1638 m.

Remonter au mieux la route du Sustenpass (attention avalancheux +++) les tunnels se traversent. Il faut parfois quitter la route pour basculer en dessous.

Rejoindre Steingletscher 1865 m. Virer au sud et passer à l'est du Chööbärgli (2134 m) et par un épaulement on rejoint le glacier : Steigletscher. le remonter en direction des séracs puis virer à droite (Sud Ouest).

Un grand plat amène à la Tierberglihütte (SAC) 2798 m)

Mittle Tierberg : 3309 m

De la Tierberglihütte  direction sud pour venir sous les pentes raides du Gwächtenhorn. Virer au Sud Ouest par la pente évidente. Passer à proximité de la Chelenlücke 3202 m  et rejoindre le sommet  3309 m

 

descente : par le même itinéraire ou par les pentes Nord (plus raide)

Récit

De retour du Giglistock, je rejoins la voiture. Je me trouve un joli parking tranquille sur la route du sustenpass. Opération séchage et installation; Au programme une nouvelle nuit au calme dans la voiture. Le souci, c'est qu'un sournois nuage, vient se mettre juste entre ma voiture et le soleil, bilan, ça sèche mal !

Je bouquine

Je range (un peu)

Je grignote

et je finis par me coucher tôt.

Ski de randonnée - Sustenhorn jour 1 : montée à la Tirberglihütte Mittle Tierberg 3309 m
Ski de randonnée - Sustenhorn jour 1 : montée à la Tirberglihütte Mittle Tierberg 3309 m

7 h

Les voitures passent devant mon petit parking à vive allure. Il va y avoir du monde en direction de la Tierberglihütte aujourd'hui !

Je range ma voiture, prépare mon sac, déjeune et roule jusqu'au parking de départ 1 km au dessus. Une puissante  Alpha Romeo (pléonasme) passe devant moi. C'est René ! "René ne conduit pas, il pilote !" Présentation, ski sous les pieds, c'est parti. On s'élève pour couper le premier virage de la route. Un autre groupe est dépassé. On déchausse sur la route, dommage, pour rechausser un peu plus loin. On rattrape des raquettistes, eux, ils me font de la peine, c'est quand même la loose de devoir tout redescendre à pied en hiver. Il faut quitter la route pour un passage un peu scabreux. Les ski sur le sac. Quelques pas un poil merdique. On rechausse, et on rejoint de nouveau la route. Et des tunnels, remplis de neige !!! Ça passe à ski ! Yes ! Le second tunnel passe aussi. On rejoint rapidement Steigletcher sous le Sustenpass. On est dans le vent, René, parapentiste émérite me fait le topo sur  l'effet venturi. Je n'y comprends pas grand chose, sauf qu'il ne fait pas chaud alors que c'est sensé être un vent chaud...

On repart alors en direction du glacier. Ca monte peu, le paysage est sympa. Courte pause sur une épaule et on bascule sur le glacier. Jolis séracs, belle ambiance. Ca monte enfin. Avec ma petite grippe qui m'a ennuyé toute la semaine, je souffle comme un boeuf. Mais j'avance. On se retrouve sur l'énorme replat sous le refuge. Et on opère une pause casse croute, j'avais fini par avoir faim !

Ski de randonnée - Sustenhorn jour 1 : montée à la Tirberglihütte Mittle Tierberg 3309 mSki de randonnée - Sustenhorn jour 1 : montée à la Tirberglihütte Mittle Tierberg 3309 m
Ski de randonnée - Sustenhorn jour 1 : montée à la Tirberglihütte Mittle Tierberg 3309 mSki de randonnée - Sustenhorn jour 1 : montée à la Tirberglihütte Mittle Tierberg 3309 m

Le soleil cogne. on repart. j'ai fait un dépôt de matos au pied de a face. René, lui, préfère monter plus haut pour faire son dépôt. Il a sans doute raison, il va pouvoir descendre directement quasiment jusqu'au refuge. De toute façon, pour moi, il est trop tard. Je grimpe. Derrière, une équipe de 3 Suisses, attaquent la face Dré dans le pentu, à la Suisse quoi. Je sens qu'ils vont rapidement me dépasser. En fait, il n'en est rien, ils plafonnent, et on fini par les larguer !!!  Je passe devant, je trace un peu. Puis René reprend les rênes. Paysage superbe. Je revois les passages empruntés il y a 7 ans avec Anne, on était dans la tempête, on avait trouvé le sommet... au GPS.

Bon ben là, pas de souci, on dépose les skis sous le sommet, je pars devant. Et rejoint le joli sommet. Superbe. rené me rejoint. On fait une jolie pause photo avant de repartir. On retrouve les skis et le groupe de 3 qui y stagne. Puis c'est parti pour la descente. René tire à gauche direction le refuge tandis que je  file droit dans la superbe pente, un e moquette de rêve.

Je rejoins le dépot du matos. Je charge, je remonte un peu pour rejoindre la trace et file jusqu'au refuge où je trouve René une bière à la main...

Ski de randonnée - Sustenhorn jour 1 : montée à la Tirberglihütte Mittle Tierberg 3309 mSki de randonnée - Sustenhorn jour 1 : montée à la Tirberglihütte Mittle Tierberg 3309 m
Ski de randonnée - Sustenhorn jour 1 : montée à la Tirberglihütte Mittle Tierberg 3309 mSki de randonnée - Sustenhorn jour 1 : montée à la Tirberglihütte Mittle Tierberg 3309 m
Ski de randonnée - Sustenhorn jour 1 : montée à la Tirberglihütte Mittle Tierberg 3309 mSki de randonnée - Sustenhorn jour 1 : montée à la Tirberglihütte Mittle Tierberg 3309 mSki de randonnée - Sustenhorn jour 1 : montée à la Tirberglihütte Mittle Tierberg 3309 m
Ski de randonnée - Sustenhorn jour 1 : montée à la Tirberglihütte Mittle Tierberg 3309 mSki de randonnée - Sustenhorn jour 1 : montée à la Tirberglihütte Mittle Tierberg 3309 mSki de randonnée - Sustenhorn jour 1 : montée à la Tirberglihütte Mittle Tierberg 3309 m

Petite sieste, lecture d'un chouette bouquin sur le Cervin  puis apéro offert par les gardiens. Ils nous donnent la météo en allemand, je capte un mot sur 3, mais ça me permet de me faire un petit avis. Puis belle soirée avec rené et un couple super sympa. On voyage en parapente, on se refait l'histoire de suisse. Les sournoises attaques des Suisses contre les Habsbourg à l'indienne. Les Suisses balançant des roches sur les "autrichiens" et les achevant à coup de hache et de massue. Les Suisses nous annoncent la présence d'un ours dans le coin.

Il est l'heure d'aller dormir.

Je rêve de l'ours, sur le glacier, je le photographie, Yes, à ben non, il me poursuit. J'essaie de filer ...

Nuit de cauchemard !

 

Ski de randonnée - Sustenhorn jour 1 : montée à la Tirberglihütte Mittle Tierberg 3309 mSki de randonnée - Sustenhorn jour 1 : montée à la Tirberglihütte Mittle Tierberg 3309 m
Ski de randonnée - Sustenhorn jour 1 : montée à la Tirberglihütte Mittle Tierberg 3309 m
Ski de randonnée - Sustenhorn jour 1 : montée à la Tirberglihütte Mittle Tierberg 3309 mSki de randonnée - Sustenhorn jour 1 : montée à la Tirberglihütte Mittle Tierberg 3309 mSki de randonnée - Sustenhorn jour 1 : montée à la Tirberglihütte Mittle Tierberg 3309 m

Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)

Apoutsiak — Ski de randonnéeOberland

Où comment rentrer des 4000 valaisans à Lauterbrunnen sans prendre le train !

 

Vidéo :

Topo

Descente de Hollandiahütte sur Fafleralp

Depuis Hollandiahütte, quitter le refuge (3240 m)  et rejoindre la Lötschenlücke (3140 m)

redescendre le Grossi Tola, d'abord en son centre puis en rive droite.

On rejoint le Langgletschher que l'on suit en rive droite.

S'il ya peu de neige, il faut sortir à droite sur le sentier qui permet de rejoindre l'Anenhütte (2358 m) De là suivre le sentier qui ramène au torrent de Lonza et de la à Fafleralp (1766 m)

 

Petersgrat depuis Fafleralp

Prendre le sentier qui part à l'Ouest de Fafleralp. et remonter le UistersTal. En fin de saison on remonte le sentier. Arrivé au fond du vallon prendre à gauche (Ouest) et remonter les pentes de celui ci. Vers 2540 m la pente devient moins raide, poursuivre à l'ouest et remonter les pentes qui passent entre les barres et permettent de gagner le plateau supérieur.

Prendre au Nord nord Est pour gagner le col de la Petersgrat 2115 m (possibilité de passer par le sommet un peu plus à l'Ouest (2202 m)

De la Petersgrat à Stechelberg (Lauterbrunnen)

Basculer versant Nord du glacier (Kanderfirn) et passer à proximité de la Mutthornhütte (2900 m) On emprunte alors le Tschingelfirn (sous la cabane) en restant plutôt en rive droite (attention avalanches possibles sur le bas dans les pentes) poursuivre vers l'Oberhoresee.

S'il n'y a plus de neige, prendre le sentier qui passe à flanc à l'ouest du vallon, il passe par les auberges Obersteinberg et Folla

S'il ya de la neige, la suite passe par le vallon (non testé)

 

 

 

Récit

Arrivés tôt  à la hollandiahütte, après avoir gravi la Face Nord de l'Äbeni Flue, nous grignotons un peu avant d'essayer de nous reposer.

Technique numero 1, afin d'éviter les ronflements d'Ovidiu, je le place en bas de la couchette tandis que j'occupe l'étage superieur. L'autre cordée se mettant en face. Il y a 12 places, nous sommes 4, ça devrait jouer.

J'essaie de m'endormir. Mes de nouveaux impétrants entrent dans le refuge. Et ils discutent. Et ils joue aux dés. Ô le doux bruits des dés qui s'entrechoquent quand tu veux t'endormir. Malheureusement le refuge ne fait qu'une seule pièce et il est impossible de s'isoler. La sieste est morte. Quand je me relève je constate que nous sommes beaucoup plus nombreux. Un groupe de 2 Suisses en provenance de la Guggiroute à la Jungfrau et 4 raquettistes.  Je regarde par la fenêtre, et je vois deux personnes qui grimpent à pied. Je refais plusieurs fois le calcul, et dans mon petit cerveau embrumé par l'altitude, ça fait Tilt et ça affiche : "Refuge complet" Bon, on se ratroupe avec Ovidiu, on range les affaires alors qu'on s'était quelque peu étalés... On décide de manger avant les autres, ceci afin d'éviter les les bouchons autour du poêle. Bref, vers 6 h 10 nous sommes à table, une vraie maison de retraite. On se restaure en papotant d'un mélange de pattes et de soupe au champignon, bien agréable pour mes papilles.

Ensuite, on monte se coucher, il n'y a pas d'autre solution...

Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)

Vers 21 h, il y a toujours du bruit. Nos amis Suisses, fort sympathiques au demeurant, braille comme s'ils étaient à la foire. Je finis par me lancer avec mon plus bel accent germanique : "Wir möchten schlafen", flûte, je ne sais plus 'il y a un ou deux f...

Malheureusement, avec les boules quies, je n'ai pas interpelé le bon groupe de coupables. Je réitère ma phrase. 10 minutes plus tard, c'est le calme plat dans le refuge, j'ai un peu honte d'avoir cassé l'ambiance. Mais bon, je voulais dormir.

Je me rendors, enfin... Réveil à 3 h 45, la journée va être longue.

 

3 h, A nouveau le bin'z dans le refuge, les cordées en partance pour la face Nord de l'Aletschhorn sont réveillés. Ovidiu me propose de nous réveiller, et vu que je ne dors pas, je valide l'idée. 45 minutes plus tard, nous sommes dehors, il fait tiède. Je filme les cordées en partance. Et nous partons, sur la neige dure, vers la Lötschenlücke.

Deux virages en dessous, il se croute, dans la croute. Rien de grave. On repart dans la nuit sur ce glacier, ou le halo de nos frontales fait apparaitre de sournoises crevasses. Brrrrr.

On décide de tirer à droite au départ. Puis on bascule vers le centre, on repéré que ça skiait plus bas à gauche. Dans les méandres du glacier et de ses moraines, je me retrouve dans un dédale de petites crevasses alors que je suis arrivé un peu trop rapidement dessus à ski. ça passe, simple avertissement, je ne m'attendais pas à en trouver là !

On fini par déchausser, plutôt au centre du glacier et on se met à descendre. Ovidiu m'annonce qu'il ne souhaite  pas revenir à ski à la voiture mais plutôt prendre le train. Je suis déçu. Il me propose que je fasse la traversée seul, mais ça ne m'enchante pas. Je poursuis en silence et tout en réflexion. On parvient devant le glacier,  à la confluence de deux torrents. Infranchissables. on regarde au dessus, celui de droite ne parait pas passable, alors qu'à gauche, c'est le bout de glacier qui forme une énorme arche, de 30 m de haut, il "suffit" de remonter au dessus pour se sortir de ce "mauvais" pas. Je pars devant et remonte le glacier. Quelques pierres pausées sur de la glace. J'essaie de me tenir à l'écart de l'arche et je redescends versant opposé. Quand je me retourne, Ovidiu est juste derrière, quel efficacité pour me rattraper. Malheureusement, on se rend compte qu'on est du mauvais coté du torrent. On voit un bon sentier à droite, alors qu'il n'y a rien chez nous. Mais on avance et on fini par trouver une sente. puis un bon sentier. Je pars un peu devant, toujours dans mes pensées. Je finis par me rendre à la raison, c'est plus simple de rentrer en train, mais c'est dommage, si j'avais su, on serait descendus hier !

Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)

Je déboule à Fafleralp, Ovidiu est 5 minutes derrière. Sur le parking il y a plein de voiture, je suis prêt à interpeller un gars pour faire du stop, mais il disparait dans un camping car. J'attends Ovidiu et lui annonce que le mieux est de rejoindre Blatten à pied, par la route, ça sera plus facile pour un éventuel Stop. On part ensemble et d'un coup, tel le Saint Esprit sur les apôtres, la Petersgrat se dégage, et Ovidiu hésite, et fini par se décider pour la traversée.

Flûte, j'ai bien bourriné depuis une heure en pensant que notre périple allait se terminer. Et on repart pour une potentielle galère  que je n'esperais plus. On fait une pause dans le village endormi, on s'abreuve à la fontaine et c'est reparti vers le haut, vers l'inconnu, j'ai vu que ça pouvait passer sur la carte, mais il n'y a pas de sentier en haut et une barre rocheuse pourrait rendre la remonter impossible, on ne le saura qu'en haut, il y a très peu d'info sur cette traversée dans ce sens là.

Un chevreuil traverse devant nous le sentier, puis on remonte, en ordre de bataille : Ovidiu loin devant, et moi, le lentosss, derrière. On retrouve un peu de neige, j'essaie de ne pas mouiller mes baskets, puis on surveille le sentier, qui remonte le vallon. tout se passe bien. On fini par traverser un grand névé pour s'élever vers l'Ouest, il fait frais, tout va bien. Je sens que le moral d'Ovidiu n'est pas au top. Il craint un portage trop important. Je ne peux le rassurer trop, C'est ça l'aventure, on ne sait pas ce qu'on va trouver... Et vers 2400 m... la neige !

Ca sent bon

On fait une petite pause casse croûte et on repart. D'abord entre les rochers dans une neige bien pourrie  puis le paysages s'ouvre au dessus. Ovidiu prend au plus court tandis que je vire sur une moraine pour voir ce qu'il y a au dessus. Et ça parait tout bon avec quelques passages raides - YES. Nous nous rejoignons et j'annonce la bonne nouvelle à Ovidiu. Je passe devant pour tracer. Et je remonte au mieux les pentes. C'est sans souci, sur le plateau terminal, on fait le point. Le col doit se situer sur la droite. Je prends mon azimut et je le tiens La distance est méga longue mais je suis motivé, je finis par larguer Ovidiu qui n'est devenu qu'un tout petit point, je ne m'arrêterai pas avant le col.

Le voilà

Derrière plus d'Ovidu

Il fini par arriver un peu plus tard...

Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)
Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)
Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)
Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)

Alors pour l'ambiance au col, il faut dire, ça n'était pas top, non qu'on ne se soit pas entendu avec Ovidiu mais pour l'aspect sonore.

Les hélicos tournent en continu !

Pas une minute de calme.

Alors quand il y a un hélico , ça va, c'est quand il y en a plusieurs que ça pause des problèmes ! Et là, c'est un relai continue avec un brouhaha. Les turbines chauffent, ils visitent l'arête rocheuse, se pause, les clients boivent un coup, tournent autour de l'hélico (de peur de se manger une crevasse) et repartent.

Bon au bout 'une demi heure, tu n'as qu'une seule envie ,c'est de  leur faire un d.... Mais j'ai reçu une bonne éducation et je ne l'ai pas fait. Je crois qu'Ovidiu n'a pas pu s'empêcher.

Et le paradoxe, c'est que ce sont les mêmes hélicos qui assurent le secours. E alors dans ces cas là, tu es tout content d'entendre l'énorme bruit de la turbine.

Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)
Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)
Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)

On reprend la carte pour la descente, il s'agit de ne pas se louper. Finalement on prend la bonne direction et on rejoint la Muttornhütte. En  dessous, ça ski bien dans une bonne pente. On décide de prendre à flanc ce qui nous permet de faire la course avec des chamois. Pas sûr que les chamois ai aimé... On n'a pas fait exprès.

Puis Ovidiu souhaite continuer à flanc. Je passe par en dessous, il me rejoint, à flanc, c'est plein de coulées d'avalanche. Ca sent déjà la fin, on retraverse le glacier à droite courte descente. Ovidiu se place à gauche, je trouve un petit couloir à droite, je lui annonce que ça passe à ski, il est loin pas sûr qu'il aie entendu. Je file, le couloir est super sympa. Et  me pose vers 2200 m, je déchausse pour remonter sur un promontoire qui me permettra de voir Ovidiu, mais je ne vois rien.

Je décide d'attendre un peu, il va sans doute devoir changer d'équipement. Je fais de même. 5 bonnes minutes plus tard, rien, je commence à m'inquiéter.  Je regarde de part et d'autres de la moraine, personne, en haut, personne, pourvu qu'on ne se soit pas loupés. Je gueule (et j'ai une grosse voie) l'echo me renvoie ma voie, mais pas d'Ovidiu.  Je surveille depuis mon mirador , je réfléchis aux différents passages qui pourraient être cachés. Flûte, chaque fois qu'on se sépare, c'est la merde. Je braille, je panique un peu. je rebraille. Rien. Mon belvédère devrait être parfait, mais j'ai un doute, et s'il s'était cassé la gueule, j'envisage tout. Quand d'un coup, je vois tout en haut, la haute stature d'Ovidiu, les skis sur le sac, qui se présente au dessus d'une barre. Ouf, la tension redescend ! Il descend prudemment, je l'appelle pour le remettre dans le bon sens afin qu'il trouve le sentier présent un peu plus bas. Il me rejoint. J'ai eu un bon moment de stress !

On repart vers le bas, et on passe devant un superbe lac avec plein de touristes et un panneau déprimant : Stechelberg 2 h 50  on n'est pas rendu. On repart, je m'arrête près d'une cascade pour me réhydrater et faire rafraichir la bête, il fait maintenant bien chaud.

 

Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)
Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)
Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)Petersgrat (3202 m) Traversée Hollandiahütte - Stechelberg (Lauterbrunnen)

Le sentier prend à flanc, on rejoint un premier alpage, un superbe chalet avec pas mal de randonneurs attablés. Ovidiu me propose de faire une pause mais je suis pressé de rentrer et pas très lucide, je luis dis qu'il me rattrapera. 5 minutes après je regrette, je regrette le bon saucisson et le bon comté. Trop tard.

J'aborde un second alpage, deux chiens sortent de la belle bâtisse tous crocs dehors. Bien agréable. Pas un proprio pour les rappeler, j'adore !  Bon ils sont petits, j'ai mes bâtons en guise de protection et je finis par passer, mais c'est bien désagréable. Je continue vers le bas. Je mesure le temps que je gagne par rapport aux panneaux d'indications, ben en fait... pas trop !

Le sentier devient moins bon, plus raide, on rejoint alors une piste et le village de Stechelberg. Enfin !

Ovidiu arrive quelques minutes plus tard. Ne reste plus qu'à quitter Lauterbrunnen la cupide. et rentre à la maison la tête pleine de souvenir.

Alpinisme: Äbeni Flue 3962 FACE NORD

Apoutsiak — OberlandalpinismeFace NordLes 100 plus bellesAlpineis

Magnfique face nord gravie avec Ovidiu

 

Vidéo

Topo

refuge : Rottalhütte

Se garer à Rütti (Stechelberg) 910 m

parking 8 CHF/ jour Interdit d'y dormir et d'y pique niquer !!! 2755 m

Remonter la rive droite du torrent sur une piste  puis au niveau prendre à gauche (panneau sur bois peu lisible) sur un sentier. Le sentier remonte pour venir buter sous un e barre rocheuse, il poursuit alors à droite traversant le magnifique torrent de Staldenbach. continuer en ascendance à flanc et rejoindre le chalet d'Altläger (1580 m)

Remonter le sentier qui rejoint le torrent de Schafbach (1720 m) le sentier gagne alors la barre rocheuse de Bäreflue (2096 m) (Attention  à ne pas prendre le sentier de gauche qui mène à la Silberhornhütte)

Remonter le Bäreflue, barre rocheuse équipée de cables et gagner le plateau superieur. le sentier remonte ce plateau pour rejoindre la moraine du glacier (Rottalgletscher) on longe alors celle ci pour gagner la Rottalhütte (quelques pas avec cables juste avant le refuge)

2655 m

 

Äbeni Flue

Descendre du refuge en partant vers l'Est (cairns au départ) tout en descendant au mieux pour rejoindre le glacier.

Traverser le glacier pour rejoindre le pied de la face.

Par un mouvement enveloppant tirer à droite au départ sur le Stuefesteigletscher avant de revenir à gauche sous la rimaye à partir de 3000 m. Rejoindre la rimaye. 3200 m environ. Passer la rimaye.

la face est à 50 55 ° (60° sur le haut si l'on sort tout droit)

Le bas de la face peut être en mixte (rochers) le haut en direct sort entre un sérac peu menaçant et une petite barre rocheuse.

Du haut de la face on rejoint le sommet  en 5 minutes en tirant à gauche.

 

Descente.

Descente classique de l'Äbeni Flue pour rejoindre Hollandiahütte

 

De là 2 options :

Option 1

De Hollandiahütte, gagner  Fafleralp et Blatten ou on peut rejoindre les transports en communs qui permettent de revenir à Lauterbrunnen par le train Goppenstein - Kanderstegg Interlaken

Option 2

L'autre solution est de passer par le haut et la Petersgrat, solution que nous avons adopté !

Elle sera décrite dans l'article suivant

Pour mémoire : Hollandiahütte Lauterbrunnen par la Petersgrat : 1500 m de dénivelé et 31 km !!!

 

 

Récit

Comme souvent, tout commence la veille, j'avais décidé de mettre pas dans ceux d'Ueli Steck (je sais c'est extrêmement prétentieux, mais je voyais ça plus comme une sorte d'hommage). Bref, dans son dernier livre (livre où Anne et moi apparaissons sur une page, aux grandes Jorasses, un peu fatigués... Je reviendrai sur cet épisode dans un prochain article) Ueli décrit une jolie sortie trail qui permet de mener de Lauterbrunnen à Kanderstegg en mode trail, le parcours avait l'air sympa, il y avait juste la quantité de neige qui pourrait me poser des problèmes ainsi que la logistique, il ne fallait pas arriver trop tard à Kanderstegg pour pouvoir prendre le train et revenir à la voiture.

Quelques heures plus tard, j'atteignais seulement le premier col, la SefinaFurgga (premier des deux cols à passer), bien entamé, de toute façon, la quantité de neige ne m'incitait pas à poursuivre et me donnait au passage une bonne excuse pour pouvoir faire demi tour (C'est toujours plus classe que d'avouer que j'étais crevé. Je n'avais pas ou peu couru à la montée, je ferrai pareil à la descente, là où le trailer se transforme en randonneur. Par contre j'avais pu observe tranquillement notre objectif du WE, la Face Nord de l'ÄbeniFlue semblait en condition.

Je regagnai ma voiture à Schetelberg, bien fatigué et m'endormait dans celle ci comme un bienheureux.

Stechelberg (Lauterbrunnen)  Rottalhütte
Stechelberg (Lauterbrunnen)  RottalhütteStechelberg (Lauterbrunnen)  Rottalhütte

Stechelberg (Lauterbrunnen) Rottalhütte

Le lendemain matin, je me lève à 6h.

Vers 7 h , je vois un type dans le parking qui prend en photo ma voiture... Je tente de lui parler dans la langue de Goethe. Je sens que c'est un contrôleur du  parking, que j'ai payé ! Par contre j'ai enfreint  l'interdiction de dormir et il n'a pas l'air content du tout.  Je ne suis pourtant pas en train de dormir et rien ne prouve que j'ai dormi là, mais il n'est pas dupe. Il y a plein de camping car en mode "nuit" sur le parking. Ils dorment encore et ne vont pas se rendre compte de ce contrôle inopiné... Il me montre le panneau, je l'avais bien lu, il est même interdit de pique niquer ! Ca, ça me tue. Bref, je je laisse à ses occupations, je poursuis les miennes, on verra bien, mais je suis quand même un peu énervé (beaucoup).

Ovidiu me rejoint. On fait une navette pour trouver un parking gratuit (ou presque) pour la seconde voiture. Je repaye le parking. Et là, Ovidiu me propose de monter en baskets avec les skis et les chaussures sur le sac, sachant que le portage va sans doute durer ... 1700 m, soit toute la journée. Je ne suis pas sûr que ça soit la meilleur solution, mais bon, je m'incline.

Et on part lourdement chargés de Stechelberg. On gagne le petit sentier. Et là, Ovidiu adopte sa tactique habituelle, il part devant hyper vite, et m'attend pausé sur un rocher 10 minutes plus tard. Il marche deux fois plus vite que moi, impossible de le suivre.

Le sentier est raide, il dénivelle bien on rejoint une magnifique cascade. puis un joli chalet. Le temps est un peu couvert, on n'a pas trop chaud, avec un tel chargement, c'est une chance. Un peu plus haut on opère une pause vers un torrent, l'occasion d'un bon pique nique comté saucisson offert par Alpineis.

Montée a Rottalhütte BäreFlue et chamois
Montée a Rottalhütte BäreFlue et chamoisMontée a Rottalhütte BäreFlue et chamois
Montée a Rottalhütte BäreFlue et chamois

Montée a Rottalhütte BäreFlue et chamois

On repart repus, le sac toujours lourd. Ovidiu gambade devant, je peine derrière. Chaque pas est une souffrance. On rejoint le pied de la barre rocheuse "Bäreflue". D'abord des pentes raides en caillasse puis un passage équipé de cable. Ca se passe bien, on se retrouve au dessus. Je sens que le refuge n'est plus hyper loin. La neige commence à être présente. Avec les baskets, il faut l'éviter. On quitte donc le précieux confort du sentier, pour des pentes herbeuses envahies de rochers. Mais on avance et on rejoint la moraine du glacier. Au détour d'un virage on aperçoit le refuge, tout proche...

Au départ on avance vite, puis un névé nous barre le chemin. Je décide de mettre les chaussures de skis pour le traversée. Ovidiu passe par le bas? Une fois en bas, il m'intime l'ordre de faire le plein d'eau dans la cascade au dessus. Je m'execute. Je remonte un délicat pierrier, prend une douche obligatoire, et me retrouve mes deux pieds dans le raide torrent, la poche à eau dans une main essayant de capter le précieux liquide, tandis que l'eau pénètres par tous les pores de mes vêtements en Goretex HCX... Je redescends , trempé, mais victorieux...

Je reprens mon sac ,traverse le névé et rejoint Ovidiu qui en a fait le tour. Une petite barre rocheuse nous barre le chemin. Elle est équipé mais humide. On remonte les quelques mètres qui nous séparent du refuge, le voilà, enfin !

Installation, je m'occupe du feu qui peine à démarrer (je ne suis pas un pro du barbec) Opération neige pour avoir de l'eau. Thé puis sieste.Repérage du départ de demain, photo de la rimaye pour voir où elle passe, la face reste embrumée... Un bon plat de pâte et au lit.

Rottalhütte
RottalhütteRottalhütte

Rottalhütte

Nous sommes bien, il y a 2 lits dans la cuisine avec le poêle qui ronronne. Je m'offre un épisode musical grâce à mon MP3. J'entends le doux bercement des ronflements d'Ovidiu qui perce les écouteurs et rythme mes musiques. Finalement je passe des écouteurs au boules quies... Mais impossible de dormir. Le doux bercement des ronflements s'est transformé en une fanfare et rapidement il faut me rendre à l'évidence ,je ne dormirai pas dans ces conditions là. Je pèse le pour et le contre. Le calme des autres dortoirs , mais le froid intense qui va y reignier.  Je finis par opter pour l'emigration. Et je quitte la chaude pièce à regret, avec mes couvertures. Je fais le tour de la salle à manger et me hisse sur le lit.

Au bout de 10 minutes je me rends compte que je suis juste au dessus d'Ovidiu, mais dans la pièce voisine. Les couchettes sont imbriquées l'une au dessus de l'autre. J'entends son râle, mais moins proche que tout à l'heure. Je finis par m'endormir...

Äbeni Flue, lever de lune sur la face NordÄbeni Flue, lever de lune sur la face Nord

Äbeni Flue, lever de lune sur la face Nord

4 h, Ovidiu vient me réveiller, habillé, je file à la cuisine pour une rapide petit déjeuner. On quitte le refuge à 4 h 45. Et on débute par une descente de moraine un peu délicate, mais prêt de 30 ans d'alpinisme me permette de descendre sans trop de difficulté. On rejoint le glacier, Ovidiu me propose de m'encorder, je pense que ça devrait jouer sans, d'autant plus que je ne compte pas garder mes skis sur le sac éternellement, il semble que ça ne soit pas son choix. Il part à crampon, je mets mes skis. Quand je me redresse, enfin prêt, il a déjà traversé  le plat du glacier, je m'élance. Je le rejoins de l'autre coté. Il me propose de monté tout droit vers la face, d'après lui, ça passe. J'ai repéré un joli mouvement enveloppant qui devrait permettre de monter à ski à la rimaye sans trop de crevasse. il décide de me suivre, à crampons, je file à ski. Après une partie plus raide, la pente s'aplanit et je le largue. Je sens qu'Ovidiu va tire vers le centre de la face. Je finis par faire une pause pour l'attendre, je ne le vois plus. 5 minutes plus tard, je le vois comme prévu bien à gauche. J'ai toujours dit que j'étais un peu devin. C'est dommage ça semblait bien passer à droite. Bref, je le rejoins au centre, et je le suis. La pente devient plus raide, on est obligé  de mettre les crampons et de s'encorder. Il part, et finit par rejoindre une crête. "Il y a une énorme Crevasse, je ne sais pas si ça va passer" Bravo le passage direct au centre (me dis je in petto)  Ovidiu part sur la gauche, il disparait, la corde file lentement puis plus rapidement, je fins par entendre... C'est bon. C'est mon tour, je rejoins la lèvre de la crevasse, large d'unez dizaine de mètre mais peu profonde (enfin ça devait être surtout un énorme pont de neige, mieux vaut ne pas savoir) Je descends les 2 mètres pour me retrouver sur la crevasse. Mon pied gauche est solide mais mon pied droit fait s'effondre la neige, un trou, béant. Je repère u nendroit plus solide. Je traverse l'énorme crevasse, sur des oeufs... Je rejoins la porte opposée, vérifie mes appuis et remonte la lèvre supérieure, sans trop de difficulté, la rimaye est à portée de fusil. On grimpe jusqu'à elle pour une pause assurage.

Et Ovidiu repart devant, je l'assure depuis la rimaye, qui me protège d'éventuelles chutes de séracs... Il galope et m'enjoint à le suivre. Les piolets ripes dans une neige  pas assez consistance, je finis par enfoncer mes deux manches. je lève le crampon gauche au dessus de la lèvre, quel manque de souplesse... Je me hisse dessu, je tire sur les bras, me voilà passer, ensuite il faut remonter la pente en traversée pour se retrouvée dans l'axe de la face à l'abri des séracs supérieurs. Crampon crampon, piolet piolet (bis). Je prends le rythme. On contourne une zone rocheuse.

on se décorde pour grimper la partie en neige. Et c'est parti pour une ascension un peu monotone, la face fait 700 m, il va falloir être patient et un peu costaux.

 

Äbeni flue : de la Rottalhütte à la rimayeÄbeni flue : de la Rottalhütte à la rimaye
Äbeni flue : de la Rottalhütte à la rimayeÄbeni flue : de la Rottalhütte à la rimaye

Äbeni flue : de la Rottalhütte à la rimaye

Comme souvent, je laisse Ovidiu faire le gros du travail, en gros, je suis passé devant de 3400 à 3500, altitude à laquelle bous avons commencé à broché. Et notre cordée a commencé à se fissurer. Le premier de cordée reprochant à son second, la corde trop tendue , il lui faudrait 2 mètres de mou. Le second reprochant au premier de ne jamais être second de cordées. Et oui, les premiers de cordées ne voient jamais le travail des seconds. Il faut s'adapter au rythme du premier, quand c'est peu raide, c'est pire, lors des virages, le second doit s'arrêter parce que la corde le gêne, puis piquer un sprint pour rejoindre le virage avant que la corde ne soit trop tendue. S'il arrive trop tard, gare à lui, la soufflante du premier peut être terrible, il déteste s'arrêter, et pas la peine d'espérer qu'il ralentisse en sortie de virage pour faciliter la manoeuvre de son suivant.

Dans une face, c'est pareil, trop de moi, c'est pas bon, trop court, c'est pas bon. Il faut veiller à ce que le premier ravance, mais dès qu'il s'arrête, il faut faire de même, Le premier stoppe dans une zone neigeuse bien confortable, son second se retrouvera sans doute sur une zone de glace, quelques milimètres de crampons ancrés dans la glace, les piolets à peine enfoncés , les trémulations de ses mollets lui faisant espérer une séance chez le kiné aussi rapidement que possible ... Mais ça, le premier n'en a que faire, c'est lui qui dirige la cordée, confortablement installé dans une neige dure mais agréable, les talons appuyés sur une neige solide. Le second derrière s'épuise dans ses manoeuvres, courir autant que faire se peut dans la glace pour éviter toute tension de la corde puis s'arrêter dans des endroits malvenus.

C'est ça la galère du second de cordée. Et Ovidiu m'enjoint à marcher avec 2 mètres de corde, tenus en main.

Alors  je décide de m'executer au départ, puis , lorsqu'il est loin, je finis par décider que c'est plus simple avec la corde entre les jambes. Mais, le problème ,c'est que j'avance plus vite que lui, et c'est parfois 10 mètres qui pendouillent. Je m'arête, attend que sa majesté daigne progresser. et repart.

Gare au passage de broche, quand tu arrive à la broche anticipe, tu n'as que 30 secondes pour réaliser l'ensemble des opérations necessaire à son retrait. 1°) récupérer la dégaine, parfois dès cette première opération, la corde se tend et tu as du mal à la déclipser. 2°) plier la dégaine, j'adopte la technique d'Ovidiu, enfin j'essaie, mais avec des gros gant, pas toujours facile à raliser 3°) dévisser la broche, alors que ça fait déjà un moment que tu es sur les pointes avant et tes muscles tressaillent mais pas de joie !  4°) clipser la dégaine sur la broche (ou l'inverse) et 5°) ranger la broche sur ton porte matos, alors que la dégaine n'à qu'une envie, c'est de ne pas se fixer. Pendant toute l'opération la corde s'est tendue et tu prends des a coup, oui, ton premeir de cordée est impatient de progresser.

 

et on repart...

et on progresse

comme des petites fourmis sur cette grande face

Ovidiu dans la face Nord de l'Äbeni Flue (Jungfrau)Ovidiu dans la face Nord de l'Äbeni Flue (Jungfrau)
Ovidiu dans la face Nord de l'Äbeni Flue (Jungfrau)Ovidiu dans la face Nord de l'Äbeni Flue (Jungfrau)
Ovidiu dans la face Nord de l'Äbeni Flue (Jungfrau)Ovidiu dans la face Nord de l'Äbeni Flue (Jungfrau)

Ovidiu dans la face Nord de l'Äbeni Flue (Jungfrau)

Les relais s'enchainent, la glace est bien présente, on progresse généralement corde tendue avec deux broches entre nous.

Pour mémoire nous avons gravi les 2 premiers tiers de la face non encordé avant de tirer des longueurs dans la partie supérieure.

Je vois qu'Ovidiu part tout droit alors que la sortie par la gauche parait plus facile. Non, il souhaite sortir élégamment en sortant tout droit... Une sorte de directissime. c'est élégant, mais c'est plus raide, avec du mixte à la fin ( 60 65° sur le haut, sans doute) La glace est bien là, 100 m sous l'arête. Les piolets font partir des piles d'assiettes quand on les désancre. L'inconvénient, c'est quand on est second (encore un avantage du second) On se prend des morceaux de glace bien régulièrement. et quand les morceaux sont partis 60 mètres plus haut, ils arrivent à 200 km/h, c'est la mitraille sur le pauvre second . Qui n'a qu'à pleurer sous ses lunettes julbo spectron 4*....

Je progresse, il faut être bien concentré. chaque appui doit être assuré. Le retrait des broches est un moment clef, il ne faut pas trop tétaniser alors que les appuis sont courts. Je rejoins Ovidiu qui se retrouve juste sous le passage mixte final. Ovidiu repart, il veut passer par la gauche des rochers, je vois bien quà droite, ça semble plus facile. Il fini par m'écouter, il a déjà posé une broche bien à gauche. Il repat à droite, il pause ses piolets sur une petite bande de rochers, une grand pas et il fini par poser ses pieds sur la bande de rochers inférieurs. Dégageant la neige, j'en prends plein la g....  ça a l'air un peu coton, mais ça passe. Mon tour vient... Je progresse dans une glace bien dure vers la broche, enlevée puis je dois traveser à droite. j'ancre les piolets, un dessus, un dessous. Le pas est bien large après quelques hésitations, je finis par poser mon pied droit, et le charge. j'avance mes piolets, mon pied gauche le rejoint. je refais la même opération, c'est plus facile. Il faut ensuite remonter au dessus de la petite barre, j'ancre les piolets au mieux au dessus, et après un grand pas, je passe. Quelques mètres en glace, une nouvelle broche à enlever, la pente est moins raide. Une crevasse masquée, ça se couche. Je poursuis, seul, juste la longue corde devant moi. je finis par voir Ovidiu qui l'avale au loin, je le rejoins, on a sorti la face, parfait.

 

Apoutsiak dans la face Nord de l'ÄbeniFlue
Apoutsiak dans la face Nord de l'ÄbeniFlue
Apoutsiak dans la face Nord de l'ÄbeniFlue
Apoutsiak dans la face Nord de l'ÄbeniFlue

Apoutsiak dans la face Nord de l'ÄbeniFlue

Hésitation quant à la marche à suivre? Ski ou crampons pour les derniers mètres. J'opte pour les skis, Ovidiu m'imite. Au bout de 20 mètres il y a de la glace, m'obligeant à mettre les couteaux. ... On remonte les 60 m de déniv et voilà le sommet. Mon second äbeni Flue. Vue superbe sur les 4000 de l'Oberland et la belle face Nord de l'Aletschhorn.

La cordée est réconciliée (Y a t'il eu réellement altercation ou le récit est il romancé ?)

On remet les skis et on file vers le bas. La neige est revenue, elle se skie assez bien. De toute façon, assez vite, c'est plat. Mais ça passe sans trop pousser. Le décor est magnifique, on se sent touts petits. Sur le bas, on retrouve de grosses creavasses, à priori faciles à contourner. Oui, c'est facile tant qu'on ne tombe pas dedans, et on n'est pas tombés dedans. Voilà le refuge, on aperçoit  2 alpinistes. On les rejoint, on les salut. Et on se pause, il n'est pas tard, pour une fois on va pouvoir glandouiller en refuge !

 

La suite de l'aventure c'est le retour à Lauterbrunnen par la Petersgrat...

Sommet de l'Äbeniflue et descente sur la Hollandiahütte
Sommet de l'Äbeniflue et descente sur la HollandiahütteSommet de l'Äbeniflue et descente sur la HollandiahütteSommet de l'Äbeniflue et descente sur la Hollandiahütte
Sommet de l'Äbeniflue et descente sur la HollandiahütteSommet de l'Äbeniflue et descente sur la Hollandiahütte

Sommet de l'Äbeniflue et descente sur la Hollandiahütte

Vidéo alpinisme : Äbeni Flue - 3962 m Face Nord

J1: Schetelberg (Lauterbrunnen) Rottalhütte

J2: Rottalhütte - äbeni Flue (3962 m) face nord descente sur Hollandiahüte

J3: Hollandiahütte Fafleralp Petersgrat (3115m) Schetelberg

 

Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 m

Apoutsiak — OberlandSki de randonnéealpinisme
Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 m

Jolie course de l'Est de l'Oberland

Coin pour le peu, méconnu pour moi.

Le jour où j'ai skié avec le dompteur d'avalanche ...

 

Vidéo

Topo

Bivouac de Rosenlaui (Rosenlauibiwak)

pour mémoire nous sommes passés par le chemin d'été

Se garer en face de l'hôtel ou un peu plus haut (1327 m)

Remonter le sentier qui longe la Rosenlauischlucht (canyon) traverser la passerelle au point 1487 m  et remonter le sentier jusqu'à 1673 m.

Partir au sud sur le sentier à plat

avant de remonter vers la Moraine du Dossenweg. Attention aux avalanches venant des pentes superieures. remonter les pentes puis le verou (ça passe à gauche ou à droite) puis par un mouvement rejoindre le bivouac

Bivouac

11 places, couvertures, pas de gaz mais des embouts, des gamelles et des assiettes mais pas de couverts

Neige à proximité

 

Sommet

Traverser le Tossenpleteschen et rejoindre le glacier (Rosenlauigletscher) le remonter avant de traverser vers 2500 m (crevasses - séracs). rester en rive gauche et gagner le Wellhornsattel (3199 m)

Basculer versant Nord (Hengsterengletscher) en prenant à flanc, passer une zone de crevasse et rejoindre le pied de la partie raide finale (rimaye) remonter au mieux les pentes finales pour gagner le sommet (maxi 50° corniche à la fin)

 

 

Récit

Météo merdique, il a beaucoup neigé, Adieu face nord, Adieu course engagée. On se dirige vers une course de ski de rando dans un secteur méconnu pour moi : Objectif Wetterhorn.

Je rejoins Ovidiu à Meringen, on se fait délester de 8 CHF pour le péage qui donne l'accès à Rosenlaui et nous voilà sur le parking. Il a tellement neigé qu'il ya de la neige à proximité du parking. Il est midi et on commence par un petit pique nique, on s'équipe et on part sac sur le dos vers le haut. 30 mètres plus haut on hésite à la première intersection. On sort la carte, le GPS et on repart. Le long d'un magnifique canyon équipé pour les touristes, il faudra revenir et payer pour découvrir ses profondeurs !

Il ya de la neige un peu partout, les dalles du sentier glissent u peu, et je sens Ovidiu en grande forme. Il avance, m'attend, avance de nouveau, m'attends. On papote lorsqu'il est à proximité, je reste dans mes penées quand je suis seul.

On passe une petite passerelle,  et on remonte le sentier quelque peu enneigé. Pas mal de dalles, il faut se méfier de ne pas glisser. On opère une première pause, puis on poursuit à flanc. Le sentier rejoint le torrent, nous croisons quelques randonneurs. On parvient dans un vallon bien enneigé. On fait le point pour voir où ça passe, rien n'est tracé. On suit le chemin de la moraine, au dessus des avalanches se déclenchent, le soleil a fait son apparition et ça chauffe. On stope pour faire le point. M^me si en restant sur la moraine ça devrait passer en ne se prenant que le soufle des avalanches, o njoue la sécurité et on décide d'attendre le regel.

On assiste à de multiples avalanches assez spectaculaires, bien à l'abri au pied de la moraine. On décide d'attendre 2-3 h, le temps que tout se calme. On se demande dans quelle condition on va trouver le ressaut sous le refuge (un peu raide).

On parle d'un éventuel bivouac, on discute d'Ueli Steck, le temps passe vite, les avalanches s'espacent. Puis plus rien, le soleil s'est caché derrière les nuages, il fait froid.

Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 m
Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 mSki de randonnée : Wetterhorn 3692 m
Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 m

On décide d'attendre encore un quart d'heure pur voir ce que ça donne. Tout a l'air calme, on se remet en route, les skis toujours sur le sac. Une fois arrivé à la moraine, on voit que les avalanches n'atteignent pas celle ci. On met les skis , enfin, on remonte vers le verrou, Ovidiu trace raide, je déteste, et retrace à ma façon... Quelle perte d'énergie. on se retrouve sous le verrou, il part devant, à pied, ça passe, je le suis, on remet vite les skis. Je finis par passer devant pour tracer le dernier grand virage et je rejoins le refuge. Petite boite de Sardine adossée à la montagne.

L'intérieur est accueillant et assez bien équipé, manque juste des couverts et un petit poëlle pour avoir chaud.

Tout de suite on s'attaque à faire fondre de la neige, à boire du thé puis à préparer notre repas. Visiblement, on risque d'être seuls. On réfléchis à la tactique pour demain. Il faudra rentrer tôt pour éviter les avalanches au dessus de la moraine. on décide de se lever à 4 h. Et de ne pas trainer.

Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 mSki de randonnée : Wetterhorn 3692 m
Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 mSki de randonnée : Wetterhorn 3692 m

Et au dodo, il est 8 h, et rapidement je me rends compte, qu'Ovidiu ronfle hyper fort ! Je finis par enfoncer deux boules quies, qui viennent appuyer fortement sur mon tympan. C'est désagréable, mais enfin, je n'entends plus ce bruit de rotor d'hélicoptère. Et je finis par m'endormir.

A 4 heures, je vois deux jambes descendre de la couchette supérieure, c'est l'heure. On se lève, on s'habille on plie les couvertures. "Ovidiu, tu es bien réveillé ?" "Approximatif" me répond t il. L'eau boue, On sirote notre thé, tout en mangeant quelques gâteaux. on sort du refuge, il fait froid, gros regel, on décide de mettre les couteaux pour être tranquille. Et c'est parti, le jour point.  Les frontales éclairent devant nous. On fait un dépôt de matos à un endroit repérable, et on file vers le haut, les couteaux mordent dans la neige bien regelée. Ovidiu est devant. Je suis à petite distance. On rejoint un plateau à 2500 et on hésite, soit passer par le haut (une pente raide) soit traverser le glacier par une série de crevasses.

On décide partir par au dessus. Puis rapidement on se rend  compte que ça passait peut être mieux à droite. Ovidiu hésite, mais je sens que ça passe et je pars devant, encordé... On passe quelques bosses, on surveille les crevasses, les séracs. et on rejoint le passage par le bas. le soleil se lève, la vue est superbe, à droite une mer de nuage dans la vallée, à gauche les séracs et le glacier tourmenté. Les passages sont jolis, entre les crevasses, et pas trop impressionant. on se retrouve en rive droite et on remonte. Passage dans la pente un peu raide, au loin, 3 skieurs apparaissent, ils sont partis du bas.  Plus le temps passe, plus ils s'approchent, puré on n'est pourtant pas des billes avec Ovidiu. Mais on perd du temps. Je décide d'arriver en tête au Wellhornstattel, je sais, ça n'a aucun intérêt, mais j'aime bien me lancer des petits défits, je fais ça depuis que je suis petit. Bon, là le défit n'est pas impressioant, mais l'adversaire a l'air affuté. J'avance et en plus je trace. Plus question de faire un film ou une photo, objectif arriver en tête à ce col. L'adversaire se rapproche, mais le col est bien proche et je gagne ce petit défit. On opère une pause pique nique, eux aussi ! On repart devant. En traversée descendante puis sur le glacier. Je trace, entre deux grosses crevasses puis sur le plat, le club des 3 nous suit, puis fini par faire sa trace, à droite, sous la face Nord du Mittlehorn. Il nous dépasse de loin, de toute façon, je ne lutte plus, je sais qu'ils sont plus forts. je finis même par rejoindre leurs traces, c'est tout de même plus facile. Je sens Ovidiu qui scrute toutes les faces Nord du coin, elle exercent sur lui une grosse fascination. Je le suspecte presque d'être un pervers des faces Nord... Il faudra que j'enquête un jour...

 

 

Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 mSki de randonnée : Wetterhorn 3692 m
Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 m
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Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 m
Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 mSki de randonnée : Wetterhorn 3692 m

On aborde le pied de la face, un grand virage nous ramène à la rimaye, on dépose les skis, eux devant et nous derrière. Skis sur le sac, je sens qu'Ovidiu souhaite les laisser tracer, alors que je me verrais presque le faire. De toute façon, je veux faire des films ou des photos. Je me glisse donc derrière le club des 3 à bonne distance. Je remonte tranquillement la pente finale, on sent parfois la roche pas loin sous les frêles crampons en alu, pourvu qu'ils ne plient pas !

Les deux de devant on une caisse pas possible. On sent le pas surs. Derrière j'avance bien , les marches sont bien marqués en troisième position. Dernière pente. En haut, ils pètent la corniche. Je les suis quelques minutes plus tard. Youpi c'est le sommet !

 

J'observe Ovidiu en dessous, qui monte tranquillement. On se retrouve sur ce magnifique sommet avec vue sur le Schreckhorn et sa face Nord, le Mönch et l'Eiger offrent une vie originale d'ici. On mange, on fait quelques photos, puis je passe dans la face. Je file le club des 3 qui eux, skient la face (très impressionnant).

On se retrouve au pied, une coulée a emporté nos skis  et nos sacs sur quelques mètres, conclusion, il fait déjà chaud. On décide de filer vers le Mittelhorn. Je descends et attends Ovidiu au col. Quand il me rejoint il n'a pas l'air hyper motivé. Le club des 3 est déjà à mi pente. J'avoue que je me vois déjà au sommet. Mais Ovidiu voudrait tenir l'horaire, il me propose d'y aller seul, je refuse. On choisi de descendre ensemble. Je reviendrai !

J'ai du mal à enchainer les premier virages, puis tout va mieux. On file sur le petit glacier entre les crevasses puis on repeaute pour quelques mètres. On repart vers le bas en optimisant pour éviter les remontées. Paysages magnifiques.  On se retrouve au milieu des crevasses, à éviter de se planter.  Puis on recherche notre dépôt, pas si évident à trouver... Passage dans le gouter bien raide, et bien verglacé, on ne serait pas descendus un peu tôt Ovidiu. puis c'est neige bien dure au dessus de la moraine. 2 avions de chasse me laissent sur place, je suis vraiment un mauvais skieur !

On descends la moraine puis on enlève les skis, trop de rochers.

Je pars devant chercher un endroit bucolique pour pique niquer, et je le trouve, le long du torrent, de jolies dalles plates.

Pause, sèchage, pique nique et papotage. On profite de l'eau fraiche du torrent et du soleil ardent. On repart vers le bas, la neige a bien fondue. On voit bien le sentier à présent. et on rejoint rapidement Rosenlaui.

Course terminée, nouveau coin découvert.

Il faudra revenir

 

Ski de randonnée : Wetterhorn 3692 m
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Alpinisme : Schreckhorn 4078 m - Lauteraarhorn 4042 m

Apoutsiak — OberlandLes 100 plus bellesalpinisme4000

Le sommet de la peur

et le sommet du néant

Une course dantesque où il a fallu gravir les deux sommets, en repassant par le bas !

Vidéo

Topo

Schreckhornhütte

Grindelwald

Prendre le téléphérique de Pfingstegg 1392 m.

remonter le sentier qui permet de rejoindre Bäregg 1772 m.

De là, ça redescend le sentier qui surplombe l'under Ischmeer.

La suite est en Via Ferrata facile et permet de rejoindre le refuge.

Schreckhorn

Du refuge redescendre le sentier et rejoindre le glacier

Le remonter et repérer le départ du sentier qui mène à Gaag (l'idéal est d'avoir repéré la veille parce que de nuit, on n'a rien vu !)

Remonter jusqu'à Gaag(pour info, il y a une sente. 3200 m

Longer la base de l'arête entre le Schreckhorn et le Lauteraarhorn. Retrouver la base d'un couloir qui provient de l'arête Ouest du Schreckhorn. Remonter son bord Est, le traverser et remonter l'éperon ouest de ce couloir. rejoindre l'arête Est et la remonter au mieux jusqu'au sommet.

L'escalade se fait dans du rocher solide.

descente en rappel au départ puis en désescalade.

Lauteraarhorn

Depuis Gaag, partir vers le col Strahlegpass (332 m) et descendre ce col versant Est désescalade et rappels.

Descnedre au pied du couloir qui vient de l'arête du Lauteraarhorn (3000 m environ)

Remonter soir par le couloir soit par les rochers à gauche. On remonte d'un couloir à l'autre. tout en ascendance à gauche jusqu'à l'arête (point 3915 m)

remonter l'arête jusqu'au sommet soit par l'arête (bon rocher) soit versant Nord

Descente par le même itinéraire.

la remonter au Strahleggpass demande pas mal d'énergie...

descente de Gaag vers le refuge par le même itinéraire.

réaliser l'ensemble des 2 sommets : 24 km - 3600 m de dénivelé positif

On a mis 21 h

Alpinisme : Schreckhorn 4078 m  - Lauteraarhorn 4042 m

Récit

Yannick est tout le temps en retard, et aujourd'hui, il ne déroge pas à cette règle, on avait rendez vous à 9 h 30, puis 10 h , on part de Cham à 11 h pour rejoindre Grindelwald. On se gare sur le parking, on pique nique et on prend nos billets de téléphérique, il est déjà 15 h00.

Au milieu des touristes Jordaniens, on fait un peu tache, mais perso c'est pas mal de prendre le téléphérique ambiance palais des milles et une nuit. Les princesses sont superbes... Et c'est parti pour une montée au refuge qui est annoncée longue (plus de 4 h) on va être en retard pour le repas.

On discutte pendant la première partie de la montée. Yannick me raconte ses histoires de cœur. Sa vie, c'est Santa Barbara, en plus intense !!! Je n'en raconterai pas plus, mais ça vaudrait le coup d'écrire un roman (à succès sans aucun doute), je ne sais plus très bien si j'ai le rôle de confident ou de conseillé conjugal, faut peut être que je pense à me recycler. Et étonnamment la montée passe vite, malgré les montées descentes qui se succèdent et nous dépriment !

Je fais quelques pauses et Yannick part devant.

Le beau temps du départ a laissé la place aux nuages, et à une bonne averse ! Le paysage reste splendide, les 4000 de l'Oberland, cachés par les nuages nous laissent admirer le bas de leurs glaciers. Grandiose !

Un long passage en Via ferrata, il faut traverser quelques torrents, vu que la journée est avancée et qu'il a fait chaud, les traversées sont délicates et je finis par prendre une vague, dans la chaussure : pied gauche trempé !

Je poursuis, surveillant l'heure... 18 h passe, au loin, Yannick galope au refuge.

Je finis par l'atteindre à 18 h 34, juste l'heure du repas, pile poil, on aura mis 3 h et 1/4 seulement pour monter !

Je rentre dans le refuge avec mon légendaire sourire et là, je vois le masque sur celui de Yannick. Il vient de rencontrer le gardien, qui lui a fait un accueil peu accueillant !!!

"Qu'est ce que vous faites là ?" lui a t'il demandé en suisse Allemand, et Yannick lui explique que nous avons réservé et que nous souhaitons nous restaurer et dormir.

La réponse a fusé en Suisse Allemand elle aussi, mais vu le ton, ça devait pas être hyper sympa.

A oui, il y a une règle a toujours respecter en refuge : Ne jamais se mettre à dos le gardien, et la seconde règle capital : ne pas le contrarier pour ne pas se le mettre à dos.

Vu que j'ai loupé le premier épisode, je fais le dos rond, en attendant la suite. je m'assois face à Yannick, le gardien, une sorte d'énorme ours mal léché s'approche de moi, me toise d'un regard dédaigneux et s'en retourne. J'ai juste l'impression d'être face à un ogre qui va me dévorer. Heureusement la femme de l'ogre, comme dans le petit poucet, elle est sympa et nous apporte une sorte de thé d'accueil (sans doute pour compenser celui fait par son mari...)

Ce soir, je dévore, on est avec un guide Tessinois, Nikita et son client Jurgen, repas très agréable à échanger. Nikita est arrivé sur mes talons et a eu droit à l'accueil local !

On rigole sous cape à chaque fois qu'on voit l'ogre arrivé, et on s'explique à présent le nom de la montagne : Schreckhorn : sommet de la frayeur, C'est le gardien qui a donné son nom à celle ci , plus de doute !

Le repas terminé, il faut aller négocié l'heure du lever. La règle, c'est 2 h au plus tôt , c'est écrit en gros sur les murs du refuge, mais vu qu'on veut faire la traversée Schreckhorn Lauteraarhorn, on souhaiterais se lever à 1 h. Le gardien se braque, Yannick insiste, Nikita lui aussi, on fini par obtenir un petit déj' à 1 h 30, mais c'est lui qui nous réveille !!! La négociation a été houleuse, je suis étonné qu'il ai cédé ! A priori, la traversée n'a pas été faite cette année, nous sommes les premières cordées à la tenter !

Au lit, une grosse journée nous attend (et une petite nuit).

Schreckhornhütte : la cabane de la frayeur
Schreckhornhütte : la cabane de la frayeur
Schreckhornhütte : la cabane de la frayeur
Schreckhornhütte : la cabane de la frayeur
Schreckhornhütte : la cabane de la frayeur

Schreckhornhütte : la cabane de la frayeur

1 h 15... La douce voit de l'Ogre nous réveille, j'ai cru que c'était pour nous dévorer. Je m'habille, arrivé en bas Yannick m'annonce qu'il vient de se faire engueuler, nous n'avons pas dormi au bon endroit dans le dortoir... Encore eut il fallut qu'on nous indique les lits ... On déjeune d'un excellent fromage blanc aux fruits dont seul la femme de l'ogre a le secret.

Et c'est parti, nous sommes la troisième cordée. Cette course commence par une bonne descente pour rejoindre le glacier sur un sentier pas mal marqué. Le halo des frontales éclaire le chemin, une cordée tous les 100 m. Sur le glacier, hésitation, chacun sait que le pasage pour passer la barre rocheuse et remonter est difficile à trouver de nuit. 2 GPS en route, le mien refuse de trouver son emplacement, celui d'un Suisse le fait, on se retrouve tous dans une pente de neige raide. finalement on prend des vires pour se faire doucher par une grosse cascade, à 2 h du mat !!!

On poursuit dans les vires et la pente s’aplanit, on remonte à présent des éboulis raides. Avant de trouver une sente, lieu de regroupement des 3 cordées. On repart vers le haut, au loin, à gauche un guide suisse a choisi la voie directe et exposée qui monte directement du refuge. Il va nous mettre une heure. Je sens que Yannick regrette de ne pas être monté par là !

On arrive à Gaag pour une pause générale équipement et restauration avant de repartir sur le glacier. On galope tous, on papote un peu, il fait encore nuit. La traversée sous l'arête passe vite et on se retrouve tous à la rimaye, j'ai cru qu'il y avait une réunion tupperware !

La rimaye passe facilement, puis la courte escalade au dessus, on traverse le couloir et nous voilà sur l'éperon. on enlève les crampons et on part vers le haut, le soleil est là, le rocher excellent et pas trop dur. Je profite, et je garde des forces pour l'arête. on arrive sur l'épaule, et poursuivons vers le haut. e vent fait son apparition, il était annoncé fort, il est là. Les nuages sont là aussi, petit à petit l'ambiance change, on passe de l'été à l'hiver. Les passages d'escalade un peu plus technique mais toujours agréable. Je suis à ma place. Nous sommes la 3ème cordée, les deux jeunes en dessous ont du faire demi tour. Au dessus, les autres sont dans les nuages. Voilà la neige, la pente s'adoucit, un petite antécîme et voilà le sommet. Et de 79 ! Chacun félicite les autres et je regarde la suite, qui est dans un brouillard complet. Il y a énormément de neige sur l'arête et le rocher est verglacé (sur le haut de notre versant il l'était déjà)

Je vois Yannick faire quelques mètres vers l'arête et réfléchir.

Nikita a déjà annoncé qu'il redescendait avec son client.

Yannick se retourne et le verdict tombe, on redescend. Il me propose d'enchainer avec le Lauteraarhorn par le bas.

On finis par se dire qu'on verra bien quand on sera en bas.

Et on pars dans le brouillard pour atteindre les rappels.

Brouillard, vent, la corde vole.

Dans les rappels, le piolet de Yannick vole, je pensais l'avoir bien fixé sur son sac, mais de la neige a du bloquer le clip de fermeture... et un piolet de moins ! :-(

On retrouve l'épaule et le soleil. On désescalade à présent dans un temps plus clément. On avance bien. le petite couloir est retraversé, on passe la rimaye et on se pause un peu plus loin pour manger et discuter un peu avec Nikita et Jurgen.

Discussion, Hésitation, que faire, Yannick souhaiterai redescendre tôt demain et moi je ne souhaite pas passer à coté du Lauteraarhorn qui est si proche.

Chacun présente ses arguments, et la synthèse est : on fera le deuxième sommet dans la foulée du premier. Perso j'aurai préféré dormir au Lauteraarbivouac avant de remonter, mais Yannick, lui, souhaitais descendre.

Synthèse.

Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn
Schreckhorn

Schreckhorn

On descend à Gaag, on laisse un peu de matos et on repart vers le col. Rythme lent, neige déjà molle, il est déjà 14 h. On atteint le Strahleggpass. Que l'on redescend en neige hyper molle. Chaque pas déclenche des petites coulées. On prend sur le rocher délité, le versant Est est bien raide ! un poil de neige, 2 petits rappels et nous voilà sur le névé du bas, ça va être coton de repasser ici ce soir ! Je stresse à l'avance !

On file sur le glacier (Strahlegggletscher) et Yannick décide d'attaquer par les rochers plutôt que de prendre les coulées d'avalanche, trop de risque de s'en prendre une. C'est raide, mais ça grimpe bien, puis ça s’aplanit et on finit même par trouver une source, l'occasion de faire le point d'eau et une petite pause bienvenue. On est parti dans une sacrée aventure, Yannick prévoit un retour refuge pour 20 h, je penche plutôt pour 23 h ...

On repart, alternant des passages de rochers et de neige, avant de se retrouver dans les grandes pentes de neige. C'est parti, on s'enfonce pas mal, jusqu'au genou parfois, mais on grimpe. C'est assez raide, entre 45 et 50°. On reprend les rochers où le rythme est plus dur à tenir (mais là au moins, je ne m'enfonce pas) avant de reprendre une seconde pente de neige. Plus on monte, plus c'est raide, plus de 50° à présent, dans une neige soupe à souhait. Je vois l'épaule où il faut rejoindre l'arête. Yannick doute de mon alti et pense qu'on est plus haut que les 3700 m annoncés. Je ne me fais pas d'illusion, au mieux, l'erreur est de 20 mètres. Je m'enfonce bien régulièrement jusqu'aux cuisses. L'effort est intense et on a déjà pas mal de dénivelé dans les pattes ! Dur de prendre un rythme quand tous les huit pas, ça s'enfonce et tu patines, le deuxième pied n'arrive pas à tenir et s'enfonce lui aussi. Je redouble d'effort, tandis que l’Himalayiste vole !

On délcneche quelques coulées qui prennent de l'ampleur en dessous. Proche des passages rocheux, il y a de la glace, cachée par une bonne couche de neige soupe, il faut rester bien concentré et se motiver pour poursuivre. On pause chacun un bâton à récupérer à la descente à un endroit différent. On rejoint l'épaule. Ca grimpe mieux à présent, plus de neige, des passages rocheux un peu technique, juste comme il faut. J'essaie de garder le rythme, mais le souffle est court. Un replat, encore un peu de grimpe. Yannick annonce le sommet sans en être sur, il y a une antécîme sur l'arête du Schreckhorn, je vois la petite boite du sommet, c'est le bon, on s'y rejoint, hilares, usés mais heureux : mon 80ème 4000 ! le deuxième de cette journée dantesque, il est déjà 17 h 30 . Yannick appelle le gardien pour lui annoncer qu'on serait en retard et qu'il nous laisse un peu à manger pour notre retour, celui ci lui rétorque d'aller au bivouac, mais Yannick lui précise que c'est bien dans son refuge que nous comptons aller.

J'appelle Sandrine lui annoncer le sommet.

On ne traine pas et on attaque la descente. désescalade , puis spectre de broken, que je ne parviens pas à photographier. Vient la neige, on est trempé dans les chaussures depuis longtemps. Je désescalade aussi vite que je peux les pentes de neige, tout en repérants nos traces. Des coulées partent, j'ai les gants trempés et les doigts congelés par la neige soupe dans laquelle j'enfonce mes mains à chaque pas,  limite onglet !  On ne parvient pas à retrouver nos bâtons dans les rochers, un partout , la balle au centre !

on poursuit, dans la neige en traversée puis dans les rochers. J'essaie de progresser au plus vite, et au plus vite après 16 h de course, ça reste assez lent. Mais on descend, alternant les grandes pentes de neige soupe ou tu t'enfonces jusqu'aux cuisses, ou les coulées partent, où tu te méfies de la glace, et les passages de rochers, relativement bons. Nouvelle pente de neige, , derniers passages de rochers, nous sommes sur le plat du glacier. Il va falloir remonter au Strahleggpass.

"Chaque pas te ramène un peu plus au refuge"

Et je vois la partie raide du col, lentement s'approcher. Yannick attaque, survole, je monte, je stresse un peu, quel manque de confiance, en fait, ça passe plutôt bien. la partie rocheuse terminée , je suis rassuré, reste la neige, il faut être doux, on est dans une soupe infâme, mais on grimpe, lentement certe pour ma part, mais on grimpe, et on se retrouve au col. Yes ! plus que de la descente.

Et on lance les hostilités de la descente, on rejoint Gaag. Pour une courte pause, on voit à présent le refuge.

on attque la descente par la sente puis les grands névés. que l'on descend en ramasse. Nouveau passage de sentier, j'allume la frontale, Yannick aussi. C'est toujours bizarre de rallumer une frontale le soir à la fin d'une grosse course. Nouveau névé, nouvelle ramasse, à fond, je me fais larguer par Yannick, et je me prends une bonne grosse gamelle en allant trop vite . Pas de bobo, je reprends, un peu plus lentement. Je rejoins Yannick et on trouve la sente qui permet de rejoindre le plat du glacier plutôt facilement. On repart à plat, je repère au GPS la remontée. Petite pause technique avant de remonter, je laisse Yannick filer. Dernière montée, il est 23 h, 21 h que l'on marche sans grosse pause, et je garde le rythme, lent certe, mais je le garde, je pourrais continuer de marcher si le refuge était plus loin. Je vois le refuge, je m'imagine que le gardien va être là pour nous accueillir, peut être va t'il nous gronder mais il sera là, il est prévenu que nous serons là tardivement ce soir.

Le refuge s'approche, je fais un dernier film, je suis heureux, la journée a été méga longue, dantesque mais magnifique. Je rentre dans le refuge, et je trouve Yannick et deux tasses de thé : c'est tous que le gardien a trouvé à nous laisser. Pas une tranche de jambon, pas de petite soupe, rien ! Sympa, on a bien fait de prévenir. On se déséquipe lentement, tout en papotant chuchotant.

2 tasses de thé, c'est quand même incroyable !

Je grignote une dernière barre, une pomme. De toute façon je n'ai pas faim.

 

Je regarde les données GPS, et je lis : 24 km et 3600 m de déniv !!! Incroyable, si j'avais su qu'on se lançait vers ça, jamais je ne l'aurais tenté, comme quoi. Déjà avec 2800 m de déniv, j'aurais hésité !

 

Je repère dans la salle à manger le dortoir qui se lève à 4 h et je monte le trouver. J'ouvre la porte, un énorme ronflement m'accueille. Je la referme et stoppe dans le couloir. Il faut quand même y aller. Deuxième tentative, je trouve un lit. M'y couche, et fini par m'endormir malgré les ronflements. C'est ça aussi la haute montagne !

Lauteraarhorn
Lauteraarhorn
Lauteraarhorn
Lauteraarhorn
Lauteraarhorn
Lauteraarhorn
Lauteraarhorn
Lauteraarhorn
Lauteraarhorn
Lauteraarhorn
Lauteraarhorn
Lauteraarhorn

Lauteraarhorn

4 h 15, Yannick me réveille, il faut se lever si on veut déjeuner.

Je retrouve avec bonheur le fromage blanc aux fruits, le gardien dort encore, c'est la gardienne qui nous accueille.

Je retrouve avec un autre bonheur, mes chaussures trempées. Le doux contact de la semelle humide avec ma chaussettes sèche, qui ne l'est déjà plus. Je lace les lacets trempés, refais mon sac une dernière fois et on quitte le refuge.

On ne fera pas de Selfie avec l'ogre alors que c'était notre ultime objectif, mais de toute façon, je crois que je n'aurais pas osé lui demander ...

On part, Yannick prend un bon rythme, je le suis à distance, m’arrêtant par moment, la journée est belle pour les photos. Il m'attend au refuge intermédiaire. Et c'est la première fois de ma vie que je prends un sandwich au saucisson cornichon à 7 h du mat ! L'accueil est à l'opposé du refuge supérieur. Un énorme coca accompagne la libation. Ne reste qu'une petite descente pour rejoindre le téléphérique. Celui ci descend à notre arrivé, parfait.

L'énorme course est terminée, l'énorme semaine aussi, je suis heureux, tout s'est presque passé comme sur des roulettes.

Merci Yannick pour les belles et longues heures passées là haut !

Descente de la Schreckhornhütte - Finsteraarhorn - Mönch - GrossFiescherhorn NordWand - Eiger
Descente de la Schreckhornhütte - Finsteraarhorn - Mönch - GrossFiescherhorn NordWand - Eiger
Descente de la Schreckhornhütte - Finsteraarhorn - Mönch - GrossFiescherhorn NordWand - Eiger
Descente de la Schreckhornhütte - Finsteraarhorn - Mönch - GrossFiescherhorn NordWand - Eiger
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Descente de la Schreckhornhütte - Finsteraarhorn - Mönch - GrossFiescherhorn NordWand - Eiger
Descente de la Schreckhornhütte - Finsteraarhorn - Mönch - GrossFiescherhorn NordWand - Eiger
Descente de la Schreckhornhütte - Finsteraarhorn - Mönch - GrossFiescherhorn NordWand - Eiger
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Descente de la Schreckhornhütte - Finsteraarhorn - Mönch - GrossFiescherhorn NordWand - Eiger

Morgenhorn - 3623 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeOberlandalpinisme
Morgenhorn - 3623 m

On était parti pour la face Nord du Bluemlisalphorn.

Le Foehn tempétueux a retardé notre départ.

Nous obligeant à changer de projet.

On aurait pu prendre un but.

Mais même une rimaye traversée ne nous a pas arrêté !!!

 

Vidéo

Topo

Montée à la Bluemlisalphornhütte

 

Se garer au parking sur le plat de Tschingel (1159 m) 10 CHF jour

Remonter la route goudronnée annoncée à 28 % ! Magnifique avec de superbe cascade et rejoindre Griesalp.

De Griesalp rejoindre Oberi Bundalp (1840 m) et de là remonter la combe su Schwartzhore.

Deux possibilités : passer Uf der Wacht (2508 m) et remonter la combe sous le refuge (attention, combe plein Est qui prend le soleil le matin, avalanche de neige humide possible)

L'autre solution est de remonter jusqu'à la crête ( à droite du col 2703 m CNS), de suivre l'arête et par 2 rappels de 15 m (ou 1 de 30 ;-) ) de gagner le col Hohturli et de remonter jusqu'au refuge (cairns géants !) Bluemlisalphornhutte (2834 m)

 

Sommet : Morgenhorn 3623 m - AD

 

Gagner le Bluemlisalpgletscher puis remonter vers Ufem Stock (crevasses) Revenir vers le Morgenhorngletscher. Tirer à gauche vers l'arête. Remonter le long de l'arête. Nous avons basculé à droite sous la pente de glace pour prendre une pente en face Nord (en neige) qui arrive 100 m à droite du sommet environ.

Descente : par le même itinéraire

Morgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 m

Récit

 

"Rendez vous à 10 h au parking !". Bon, j'arrive à -10, mais la mauvaise surprise c'est qu'on ne peut pas monter jusqu'à Griesalp, ça rajoute 200 m dé déniv dans une journée qui devrait déjà être longue. J'appelle Gianluca, il s'est trompé de vallée. Il arrive plus tard. Quand il arrive, viens se poser le problème du parking payant, on n'a pas de monnaie et l'appareil ne prend pas la carte. Gianluca repart au village trouver un distributeur et revient. Bon, l'appareil ne parle que Suisse allemand, et son fonctionnement n'est pas tellement intuitif... Finalement le contrôleur du parking arrive, nous aide, (un peu), moi qui finalement allais jeté l'éponge. Je le vois qui se met à contrôler l'ensemble des véhicules du parking... Gianluca se prépare lentement, il est 11 h 30, on n'a toujours pas fait un mètre, (voir on en a rajouté 200) je trépigne...

Départ, sur la route, mais dans un paysage a couper le souffle, la route et tracée à flanc de falaise avec de superbes cascades de tout coté, incroyable. En 40 minutes on rejoint le point de départ officiel, on chausse les skis et c'est parti.

D'abord on suit une route forestière buccolique avant de remonter des combes faciles.

On opère une pause pique nique, où je me délecte d'une boite de sardines à l'huile, avant de repartir.

Une petite rampe, et zou on poursuit, pendant 20 minutes, je ne regarde plus ma montre, et là, c'est le drame. On est sans doute monté trop haut.

On sort la carte, le GPS de rando, on consulte les oracles. On s'en remet aux esprits. Tout ça pour redescendre de 150 m et basculer sous l'arête en provenance du Schwartzhore, on est monté trop tôt !

On redescend avec les peaux (on pensait qu'il y avait moins de descente...) Avant de prendre la bonne combe.

Vu que la neige est soupe, on ne se bat pas pour faire la trace. Chacun fait ses 100 m de déniv réglementaire, essayant de négocier un changement de traceur à chaque bonne occasion. Les arguments sont plus fallacieux les uns que les autres. La mauvaise foi est de rigueur. Vient mon tour de passer devant. Je progresse dans cette combe immense. Quand je me retourne, je me rends compte que Gianluca flâne derrière.

Je poursuis, surveillant mon partenaire du coin de l’œil. Je crois que je suis bon pour tracer jusqu'à la crête. Je parviens sur la crête, 2700 m , le refuge est à porté de fusil. ne reste qu'à attendre Gianluca. Il me rejoint un peu plus tard. Petite pause, on repart sur l'arête, d'abord à ski, puis à pied, puis... Ca devient infranchissable, une corde fixe dans du rocher délité, un rappel s'impose.

Et nous qui croyons être au refuge, nous retrouvons pendus dans le vide pour 2 rappels.

Au pied il ne reste que quelques minutes pour rejoindre le refuge, vide !

Morgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 m

Le refuge est super confortable, une 20aine de places, du bois, un poêle, que demander de plus ?

tandis que Gianluca part en repérage au dessus du refuge, je m'attelle aux taches ménagères : faire le feux et fabriquer de l'eau... Nombreux aller retour pour récupérer de la neige qui a pris la tempête de sable saharien de la semaine dernière, bref, il y a des catons dans l'eau !

L'eau boue, le refuge chauffe peu, mais l'ambiance est bonne. on sera seuls ce soir.

On réfléchi aux différentes options :

objectif 1 : Face nord du Bluemlisalphorn et traversée

option 2 : Face nord descente par l'arête ouest

option 3 : Face nord descente par la face, pour le reste, on verra

On se couche, et mon esprit reste fixé sur la météo merdique, Foehn important, isotherme haut. Et si le regel ne faisait que solidifier le dessus. Je m'imagine, déclenchant une traitresse mais annoncée plaque à vent. Il faudra être prudent.

Bilan, mauvaise nuit, l'impression de ne s'endormir que le matin, et le matin c'est tôt : la sirène du réveil de Gianluca nous braille dessus à 3 h 45. on se lève, petit point météo, visiblement il ya du vent dehors et quand on sort dehors, ça souffle. Lorsqu'on passe le coin du refuge, c'est à peine tenable. Retour au logis. On petit déjeune et on se recouche. On fera le point vers 7 h 30...

Morgenhorn - 3623 mMorgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 mMorgenhorn - 3623 m

Je dors
.

7 h 20, deuxième réveille, j'appelle la merveilleuse routeuse météo : ma femme. Bon, je la réveille (ah oui, c'est Dimanche aussi en France ...) Elle me fait un petit point : Foehn, vent tempétueux, isotherme 3000 m). On décide de sursoir au départ, vu que le vent tempétueux est bien là, il fait trembler le refuge...

8 h 30, je décide de décider : on descend, on monte à l'un des deux cols au dessus, ou on tente le Morgenhorn, il est trop tard pour le Bluemlisalp.

on se décide pour une tentative vers le haut, on pourra toujours faire demi tour si c'est insupportable...

10 h, on quitte la cabne (oui, Gianluca n'a pas été hyper rapide là aussi ;-) ) Étonnamment on voit 3 skieurs sortis de nule part devant nous. Ils font la pause, on les dépasse on remonte une zone crevassée, on tire à droite vers le col qui donne accès à la Face nord du Bluemlisalphorn : elle a l'air en condition ! En plus, le vent faibli, la paroi nord du Bluemlisalp nous protège du foehn !

on repart vers la gauche rejoindre le pied du Morgenhorn. On a deux choix (c'est digue le nombre de décision qu'on peut prendre en alpinisme) :

Tirer droite dans la face Nord pour 400 m de face ou emprunter la voie normale qui est tracée au moins au départ sur la gauche (elle s'appelle aussi Face Nord, mais elle louvoie plus)

On décide d'aller voir la "Directissime" !

A ce moment là, un des Suisses nous passe et nous demande nos intentions, on lui explique le projet, il nous indique " il y a une grosse rimaye ! " Aurait on croisé un devin ???

On pause les skis, une sac, Gianluca part devant sans sac, tandis que je fais le Sherpa, dans ces traces.

Morgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 m

La Rimaye

 

Il remonte la pente à un bon rythme et voilà la rimaye. pente à 45°, elle semble bouché, Il pause délicatement un pied, puis l'autre, et le voilà qui disparait presque doucement dans la gueule du monstre. Pour moi, étonnamment, pas d'à-coup, je m’aplatis contre la pente attendant une grosse tension de la corde, et c'est juste une petite tension.

je m’enquiers de la santé de Gianluca, mais avec le vent et la distance, difficile de communiquer. Une minute plus tard je vois un piolet, un bras, puis un bonhomme de neige sortir des entrailles de la terre ! Il est enneigé mais sans bobos ! On repart trouver un autre passage plus à gauche. Gianluca tel Charles (ben oui, Charles le téméraire, le duc de Bourgogne !) repart à l'assaut, un Woof se fait sentir, mais visiblement il ne souhaite pas rééditer l’expérience de la chute en rimaye, on décide de passer par la voie normale.

les Suisses , dans l’intervalle, on fait demi tour.

Demi tour, je galope rejoindre l'arête à gauche. On remonte un peu avant d'opérer une pause. nouveau choix, droit au dessus dans la glace, moins raide mais en glace, ou à droite dans la face nord, en neige mais plus raide. On prend la seconde option. Ça grimpe raide 50 - 55° dans une neige qui devient bien dure sur le haut. Le brouillard nous a avalé ! Jour Blanc. Au dessus, on rejoint l'arête, attention à la Corniche dans le jour blanc. Gianluca trace à bonne distance. Un dernier point GPS nous indique qu'on est à une 50aine de mètres du sommet. Le voici, c'est dommage, on n'y voit goute ! Mais on est content quand même de ne pas prendre un bon gros but !

On ne tarde pas, d'autant plus qu'on a retrouvé le vent sur l'arête. On revient sur nos pas. La pente raide est sécurisée pas trois broches , puis on galope jusqu'à nos skis (surtout moi !) De là, c'est le concours du plus mauvais skieur de randonnée du siècle, et avec Gianluca on se tire bien la bourre. Chasse neige, virage pourri sur une neige travaillée par le vent. Je chute en tapant le ski dans un trou ! Je me relève , sans bobo, à part peut être mon amour propre. Gianluca se croute peu de temps après, mais il casse son bâton tout neuf ! On tente une réparation au scotch américain mais c'est trop facile. tant pis, il faut descendre comme ça ! On passe au refuge faire une réparation plus sérieuse. On fixe le manche de sa pelle avec de l'élasto le long du bâton, comme une attelle.

Morgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 m
Morgenhorn - 3623 m

Et on rpart sous le refuge, d'abord c'est facile , jusqu'au col, en dessous une purée de pente à 45° avec de la neige toute fondue tout pourrie.On hésite à déchausser, pour descendre à pied... mais ça doit passer en dérapage. je fais quelques virages avant le passage le plus raide, puis je dérape. Je vois Gianluca qui se lance dans des virages à la conclusion incertaine, il est plus téméraire que moi. Je progresse vers le bas et parviens à tourner. La neige laisse partir des gros blocs de neige sous les skis. On rejoint le passage qui permet de gagner la grands combe sous le Schwartzhore. Le ski y est bien meilleur, on se fait plaisir ( si on écarte le fait que le sac pèse sans doute entre 15 et 17 kg !)

on profite de ces bons moments de ski avant de regagner Griesalp.

Puis c'est la descente à pied par la route avant de nous séparer

 

Un beau week end passé là haut !

 

Alpinisme : Finsteraarhorn 4274 m

Apoutsiak — 4000Oberland
Alpinisme : Finsteraarhorn 4274 m

Topo

Du refuge, gagner le glacier au dessus

rejoindre le point 3617 m CNS Frustuckplatz

basculer de l'autre coté de l'éperon

Remonter au Huggisattel 4088 m

de là par l'arête en restant Versant Ouest jusqu'au sommet 4273 m

 

Fichier GPS Finsteraarhorn au format GPX

Le sommet de l'Oberland

 

Récit - Vu par par Christian

 

 

Ce 8 juillet (1999) , nous avions rendez-vous à Martigny (Valais Suisse) sur une aire d’autoroute pour se répartir dans les voitures. Je retrouve Nelly et Jean-Michel, les organisateurs de la semaine, Evelyne, que je connais depuis plus de 20 ans au CAF, Francine et Guillaume, deux petits nouveaux au CAF… 1 h 30 plus tard, nous sommes à Fiesh au pied du Massif de l’Oberland. Nous prenons le téléphérique de Kühboden. De là, c’est parti pour la cabane de Konkordia à 2850 m. Les sacs pèsent plus de 17 kg. Un premier sentier nous amène à l’Aletschgletscher, glacier le plus grand d’Europe avec ses 24 km de long. Le pique-nique est pris, les cordées formées, je suis avec Guillaume. Je prends donc la tête de notre cordée. La montée se fait sur 8 km de glacier sur la rive gauche, en louvoyant entre les crevasses. Une échelle puis 90 mètres d’escaliers au-dessus du vide (365 marches) nous conduisent à la Konkordia Hütte.

 

 

9 Juillet : Départ pour le Trugberg (3880 m). Nous redescendons les escaliers, nous encordons et prenons un premier raidillon sur le glacier. J’attaque face à la pente, mais je ne trouve pas mon rythme. Guillaume passe alors devant . Nous contournons des crevasses (toujours nombreuses dans l’Oberland) traversons le glacier et grimpons vers le sommet. Une petite arête de 100 m de dénivelé avec quelques passages de mixte m’achève, j’avoue que je ne suis pas très technique, les autres ont l’air bien en forme . Au sommet, la vue sur la Jungfrau est magnifique.

Nous redescendons le glacier. Pour la remontée par les échelles au refuge, je m’arrange pour suivre quelqu’un : le vide m’effraie !

 

10 Juillet : Je prétexte une grippe pour me reposer alors que les autres partent faire le Grünegghorn à 3860 m (PD). Je me lève à 8 heures prends bien mon temps, un bon repas accompagné de bon vin, me permettent de récupérer. Ils sont parvenus au sommet par une arête rocheuse puis en neige assez impressionnante. Le retour s’est fait en parti en ramasse.

 

Le saviez vous

 

Le sommet de l’Oberland Bernois n’est ni l’Eiger (et sa fameuse face Nord), ni la Jungfrau, (à proximité du petit Train à crémaillère), ni le mönsch. Non, le sommet de l’Oberland est bien le Finsteraarhorn et son arête Nord Est mixte il culmine à 4280 m d’altitude !

 

11 Juillet : Journée de repos, nous traversons vers la Finsteraarhorn-hütte par le Grünhornlücke (3286 m). En 2 heures nous sommes à ce col. Jean-Michel, Francine et Guillaume s’engagent sur le Wissnollen tandis que nous redescendons vers la cabane en 1 h ¼ . Nous suivons leur progression à la jumelle et utilisons des radiotéléphones pour prendre des nouvelles. Guillaume prévoit 1 h 30 du col au sommet, ça me paraît un peu optimiste. Au bour de 1 h, ils n’ont pas gravi 200 mètres et annoncent 1 h environ pour sortir au sommet. Ils merdouillent dans l’arête, nous apercevons des points qui ne progressent pas ou progressent très lentement (en fait ils assuraient Francine, peu à son aise dans une neige pourrie et raide en faisant des relais tous les 30 m ce qui a pris un temps fou. Ils ne nous téléphonent pas à 12 h ce qui augment notre inquiétude. Enfin à 13 heures le radiotéléphone émet, c’est Guillaume, ils sont sortis de l’arête en un temps record : 2 heures pour faire moins de 100 mètres de dénivelé… (la moyenne normale sur terrain glacière est de 300 mètres par heure N.D.R.). Ils passent 70 mètres de rocher et nous rappellent du sommet. Nous leur précisons que leur voie de descente passe bien à gauche du glacier pour éviter des zones de crevasse. A la jumelle, nous les suivons, ils dévalent la pente, Guillaume devant tire Francine épuisée et longe les rochers complètement à gauche comme prévu. Mais il s’engage à gauche d’une zone de séracs qui devient infranchissable en dessous, nous tentons de l’avertir au téléphone et en faisant des grands gestes depuis le retour. Nous sommes bien inquiets. La cordée stoppe à gauche des séracs. Le radiotéléphone grésille d’un ait narquois « qui a dit qu’il fallait prendre bien à gauche », c’est Guillaume qui rajoute « nous sommes il me semble trop à gauche ». Nous les guidons pour qu’ils repassent au dessus des séracs et redescendent au bon endroit. Ils remontent vers la Finsteraarhorn-hütte vers 16 heures.

 

Tempête de neige sur la Grünhornlücke

 

12 Juillet : Ce matin, le temps est gris, nous décidons de tenter le Gross Wannenhorn. Nous partons vers le Fiesh gletscher et le traversons. Deux politiques s’opposent : Nelly et Jean-Michel sont partisans du passage par le centre du glacier alors que Evelyne et Guillaume passeraient plutôt par la rive gauche. Les premiers l’emportent nous passerons par le centre. Nous passons des crevasses, longeons des séracs, les contournons, nouvelles crevasses, nouveaux séracs. Notre cordée passe alors devant et se retrouve coincée par des crevasses. Tout le monde se retrouve là. Certains passent le pied dans des ponts de neige, nous sommes dans une souricière, il s’agit de rejoindre au plus vite la gauche du glacier plus saine. Nous formons alors une caravane encordés tous les 6 à 15 mètres et nous nous dirigeons en louvoyant vers ce bord gauche. Le taux d’adrénaline est au beau fixe, contrairement à la météo. Enfin la rive arrive. Nous remontons alors sur des pentes assez raides. Sur un petit col à 3365 m nous décidons de nous arrêter, le temps est trop « dégueulasse » et le sommet encore loin. Nous redescendons rive gauche et effectivement cela passe facilement. Puis nous faisons des moufflages sur une crevasse du bas du glacier avant de rentrer au refuge.

 

 

13 Juillet : Nous partons pour le sommet de l’Oberland : le Finsteraarhorn (voir encadrés). Personne n’est très motivé : il y a des nuages et il fait très chaud, nous n’irons sans doute pas au sommet. Nous remontons jusqu’à l’ancien refuge. Puis Guillaume trace jusqu’au Frustucksplatz (emplacement du déjeuner) où nous rejoignons la trace des Tchèques, il y a une Rimaye à passer. Guillaume passe, le pas est important me précise t’il du haut. Je m’avance, il m’assure au piolet, corde tendue. Je me prépare « un, deux et trois » Je ne comprends pas, je me retrouve sur la lèvre supérieur, les jambes dans le vide soutenu par Guillaume, je cris « tire – tire » alors qu’il est impossible de tirer . Finalement je me reprends et passe l’obstacle. Après le Frustucksplatz, nous reprenons un glacier. Nous sommes à près de 4000 et mon souffle est court, Guillaume ne fait aucune pause dans les traces faites par les Tchèques. Je réclame quelques pauses, il m’en accorde certaines, … difficilement ! Nous parvenons au Huggisattel à 4088 m. Le vent souffle et les nuages sont là. Seuls Guillaume et Jean-Michel iront au sommet à 4280 m. 1 h 30 plus tard, par radio téléphone ils nous annoncent qu’ils sont au sommet, après une escalade mixte rocher neige, ils précisent que les conditions sont bonnes ! Nous filons alors que l’orage menace. Alors qu’ils descendent l’arête, quelques coups de tonnerre se font entendre, ils se prennent une tempête de neige. Un appel alors qu’ils sont au Huggisattel nous rassure ; Ils redescendent très vite et nous rejoigne au refuge après l’épisode des abeilles (voir encadré).

 

S’il n’en reste qu’un…

 

Avec le sommet du Finsteraarhorn conquis, il ne reste plus qu’un sommet pour que la sexalogie des sommets des massifs des alpes soient complète !

En effet après le Grand Paradis, pour le massif du même nom ; le Mont Blanc ; la Barre des Ecrins ; la Grande Casse pour la Vanoise ; et le Finsteraarhorn pour l’Oberland Bernois, il ne reste plus qu’à gravir la Pointe Dufour , sommet des Monts Roses et deuxième sommet des Alpes, et les 6 sommets seront gravis !

 

Les Abeilles

 

Mardi 13 juillet, 15 h , De retour du Finsteraarhorn, Le glacier a été quitté il y a quelques minutes et dans un quart d’heure nous serons au refuge ; une descente rapide dans les pierriers s’engage. Je suis accompagné de Jean-Michel qui était avec moi au sommet et d’un couple de Nancéens.

Une petite arête à 3200 m conduit à l’emplacement de l’ancien refuge, un sentier y mène avant de reprendre la descente. Je m’engage sur celle-ci, quand tout à coup j’entends un bourdonnement sur mon sac à dos, c’est mon baton téléscopique ! Je cris à Jean-michel de quitter l’arête est de se mettre à l’abrit. Nous délaissons les sacs et descendons sous l’arête. 5 minutes passent les Nancéens s’engagent sur l’arête alors que je remonte récupérer mon sac, quand tout à coup, rebelotte lorsque je soulève le sac, j’entends de nouveau les abeilles (signe de foudre N.D.R.). Je me replonge dans la face, les Nancéens font de même avec doutes. Une troisième tentative me permet de sortir le baton du sac, mais c’est le piolet qui se met à chanter… Je quitte à nouveau l’arête sans mon sac. Je décide de passer en force, je prends mon sac et cours me mettre à l’abrit, à l’endroit de l’ancien refuge, le piolet bourdonne au départ, puis le bruit cesse. Nous redescendons et apercevons les Nancéens sur la courte arête, Madame lache le piolet qu’elle portait à la main, les abeilles y faisant du bruit !

 

 

14 Juillet : Nous devions revenir à Fiesch par le glacier du même nom, mais sa descente par des rappels, des mains courantes et une sorte de via ferrata, demande des bonnes conditions météo or, il pleut et le brouillard se prépare par endroit. Il faut remonter la Grünhornlücke sous la pluie et redescendre par où nous sommes venus : le glacier d’Aletsch. Au col, nous sommes pris dans une énorme tempête de neige, nous redescendons face au vent la visibilité restant très faible. Au niveau de la Konkordiaplatz, nous avons de la peine à trouver notre chemin au milieu des crevasses, mais nous y parvenons après un gros aller-retour. Le long Aletschgletscher est suivi le long de sa moraine gauche, puis un sentier nous ramène au téléphérique.

 

Le séjour se termine dans la bonne humeur !

Alpinisme : Finsteraarhorn 4274 m
Alpinisme : Finsteraarhorn 4274 m
Alpinisme : Finsteraarhorn 4274 m

Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m

Apoutsiak — OberlandSki de randonnéealpinisme3900 m

Konkordiahütte Blatten par l'Äbeni Flue

Dernier jour du raid à ski en Oberland

Après 4 4000, la fin d'ascension se fera avec des semelles en plomb et un souffle d'asthmatique...

Topo

De la Konkordiahütte, gagner la Konkordiaplatz, que l'on traverse vers l'ouest.

Remonter le Grosser Aletschfirn

Virer à droite, Nord après les points 3227 m et 3463 CNS pour rejoindre l'Äbeni flue firn.

Louvoyer entre les crevasses 3400 3500 m pour gagner le plateau glacière puis la grande pente Ouest de l'Äbeni flue. 3962 m

Carto fichier GPS

Fichier GPS de l'Äbeni flue au format GPX

Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m

Récit

 

Dernier jour du raid, et dernier jour de cette semaine à 4000 après la Nordend, la pointe Dufour, le Gross Grünhorn , et la Jungfrau, le programme a été bien rempli.

Dernier reveil de type Orangina par François, je me retrouve dans la salle à manger à mâchonner mes tartines de beurre qui ce matin ont du mal à passer.

Décollage, et drnière descente pour rejoindre la Konkordiaplatz.

Balais des frontales, je tente quelques photos, et certaines sont assez réussies.

Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m

c'est parti pour 6 ou 7 km de plat, presque comme chaque jour. Nous rattrapons un goupe d'anciens, ils doivent être 7 ou 8. Sous l'Aletschhorn, c'est très beau. Comme d'hab, Yves et François prennent les devants, comme d'hab', je lambine derrière. Je scrute ma montre, 2 heures qu'on a quité le refuge et 65 m dénivelé positif... UN RECORD !

Enfin ça monte, Yves se calle derrière moi, il se dit fatigué, et trouve mon rythme à sa guise. Nous montons tranquillement tandis que François file comme le vent. Passage entre les crevasses, je me retrouve à nouveau seul derrière. On va bientôt rejoindre le monde en provenance d'Hollandiahütte.

quelques crevasses plus tard, je propose à Yves et François de laisser les sacs pour les 300 derniers mètres, proposition qui rencontre l'approbation générale. Ca fait du bien je commençais à montrer de gros signes de lassitude.

Quel plaisir de skier sans sac !

Et pour une fois je suis devant, avec Yves et François à 30 cm de l'arrière de mes skis, parfois ça touche, je ne dis rien mais n'en pense pas moins !

Sans sac la dernière pente est relativement vite absorbée, voilà le sommet, joli panorama sur les 4000 environnants.

Il est temps de descendre. C'est parti pour une jolie descente de ce sommet qui est ... tout moche ! (ben oui c'est une dépose d'héliski, ça n'aide pas, pourtant on n'a pas trop été dérangé. )

On retrouve , les sacs, et les faux plats (descendants)

La Hollandiahütte devant nous, nous décidons de pique niquer au col. Et Yves m'offre les tant attendues sardines à la tomates, excellent mais tachant !

Je partage mon repas avec quelques choucas.

Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m

Puis c'est la descente, à fond, vers Blatten, tout se passe bien, nous descendons en rive droite alors que nous sommes montés en rive gauche. Nous amusant à la vue de nos traces, perdues dans le brouillard à la montée, on a presque tourné en rond... Quelques faux plats plus tard (ben oui, c'est ça l'Oberland), un peu de canard, des skis qui collent, nous arrivons à Fafleralp. Sous le soleil, les randonneurs arrivent nombreux. Et lambinent au soleil. La route est à présent complètement dégagée et une navette est mise en place. Nous la prendrons (10 CHF !) Ça économise 5 km de portage. Nous descendrons avec les musiques traditionnelles Suisse en fond sonore

La balade est finie, je me retrouve dans la 206 SW avec mes fix dans la joue et un bâton dans les flancs, mais ça, c'est une autre histoire (voir épisode 1)

Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m

Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m

Apoutsiak — alpinismeSki de randonnée4000Oberland

Dernier 4000 de ce massif de l'Oberland qu'il me reste à gravir (si l'on excepte le Schreckhorn et le Lauteraarhorn qui sont un peu excentrés)

Topo

Pour rejoindre la cabane Konkordiahütte depuis Blatten et la Lötschenlücke voir ici

Jungfrau

Nous la décrirons depuis la Konkordiahütte. Il est également possible de rejoindre la voie normale depuis le Jungfarujoch et le train

De Konkordiahütte descendre les escaliers menant à la Konkordiaplatz (2 km)

"Remonter" le Jungfraufirn (plutôt plat) en rive gauche puis le traverser (2 km 500)

Remonter les pentes jusqu'au pied du point 3506 m

Remonter cette pente à 40° environ

puis remonter l'éperon pour gagner la rimaye du Rottalsattel

La passer et gagner le Rottalsattel 3885 m

Remonter l'arête puis traverser la pente de neige ou de glace pour gagner l'arête proprement dite. Remonter l'arête (mixte et la gauche de la pente de neige pour gagner le sommet de la Jungfrau (II III)

Carto fichier GPS

Fichier GPS de la Jungfrau au format GPX

Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m

Récit

Pour le récit de la journée précédente, voir ici, ascension du Gross Grünhorn

Les journées se suivent et se ressemblent, à une heure près. A 3 heure du matin, comme d'hab, je suis secoué comme un cocotier par François, classique et efficace, mais peu agréable quand on est en train de rêver qu'on farniente sur une plage de tahiti, bercé par le doux bruit des vagues et le chant des vahinés...

Le petit dej' est dur à avaler, je me remémore les paroles du gardien " la Jungfrau est en glace" m'a t'il affirmé quand je lui est parlé de notre projet. Et sur camp to camp, la dernière Jungfrau gravie portait les même mentions : GLACE

Je mâchonne mon pain comme une âme en peine.

Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m

Classique début de journée, les escaliers pour rejoindre le skis, les frontales sur le glacier puis d'un seul coup nous voilà seuls dans cette immensité. Les autres cordées vont ailleurs, mauvais présage. Je rumine en moi même, ça sent mauvais le but, cette glace à passer.

Mes deux partenaires me larguent c'est un classique, et nous avançons lentement, fourmis dans cette immensité. L'Oberland, c'est un peu , le petit Himalaya. C'est plat !

A un moment, François est loin derrière, il fait des photos. J'en suis tout éberlué. 3 minutes plus tard, il est déjà dans ma trace, même pas essoufflé... Trop fort

Il faut traverser le glacier, c'est interminable et voilà que ça monte sous le lever de soleil, magnifique, même les crevasses deviennent belles, avenantes, on s'y jetterai presque ... Le Mönch brile de mille feu. Le vent est là, la luminosité superbe. Nous louvoyons entre les crevasses surveillant au loin quelques skieurs en provenance du Jungfraujoch.

Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m
Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m

Nous laissons les skis sur le sac pour chausser les crampons dans la raide pente sous le point 3506 m. Chacun à notre tour nous faisons la trace pour atteindre l'épaule, où en nous retournant, nous pouvons apercevoir la meute qui monte à ski, avec ou sans couteau... chapeau.

On se cale dans la file, François de plaint des conversions exposées, c'est vrai qu'il ne faut pas s'en coller une en tournant. Mais les zones de conversion sont solides. Les groupes se mélangent, et voilà la rimaye nous laissons les skis pour l'aborder et rejoindre le col : le Rottalsattel. On remonte alors l'arête pour passer nue petite crevasse sans prétention (pour l'instant) puis voilà le passage en glace. Un guide suisse passe et nous laisse deux broches pour nous assurer (il les laisse avant tout pour ne pas avoir à les reposer à la descente) Je ne fais pas de chichi pour les utiliser. De l'autre coté, un peu de mixte, un peu de neige à 45°, de nouveau du mixte et voilà le sommet, Yes.

Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m
Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m
Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m

Nous entamons la descente, tranquille, le guide du sommet me lance : "Et vous laissez les vis à glace !", me suspecterait il de vouloir lui voler ses broches ? Je n'ose l'affronter et lui répond poliment "Euh, ... bien sûr que non, guide helvétique bien aimé, je vous remercie de nous avoir laissé utiliser ce précieux matériel, à nous, humbles alpinistes amateurs..."

Je vois dans son regard que si je n’exécute pas son injonction, il me rattrapera à ski et me défoncera personnellement la tronche à coup de piochon. De toute façon, je ne vais pas tenter le diable...

 

Nous croisons une alpiniste usé assise seule sur l'arête. Je lui demande "Ça va ?" elle me répond essoufflée " Juste un petit mal des montagne, ça va aller !" Un guide l'a laissé poiroter là afin d'emmener le reste du groupe au sommet. Et elle attend sagement .

 

Bon la descente s'opère tranquille, et nous profitons bien des broches, sans les gauler, on sait se tenir...

La petite crevasse de la montée s'est bien ouverte, elle nécessite déjà un bon petit saut pieds joints ... la rimaye s'est également ouverte et nécessite également un petit saut.

 

Nous voilà sur les skis, la neige est bonne, pas parfaite, mais bonne, le paysage de rêve. La pente raide est avalée à ski. Au pied, c'est pique nique, avec le groupe du guide Suisse à proximité, heureusement qu'on lui a laissé ses broches, on aurait retrouvé mon corps dans une des énormes crevasses voisines.

 

Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m
Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m

La descente se poursuit, les Suisses devant, les Français derrière. Le plat du Jungfraufirn nécessite un peu de poussage, mais pas trop. Je remets les peaux au pied de la Konkordiaplatz. Dépose des skis au pied des échelles. Et c'est reparti pour 120 m de montée. Un femme est en difficulté avec son guide au pied, visiblement elle a le vertige. Son guide finira par la grimper sur l'escalier en la tirant avec une sangle. Un petit quart d'heure plus tard, voilà le refuge, le soleil et la fonte d'eau pour nous réhydrater.

 

Plus qu'à retraverser la Lötschenlücke en passant par l'Abeni Flue... Mais ça , c'est le programme de demain !

Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeOberland4000alpinisme

Topo

De konkordiahütte 2850 m

Descendre les échelles et rejoindre la Konkordiaplatz. Partir au Nord et gagner la rive gauche de l'Ewigschneefäld (crevasses) . Gravir les pentes sous le Grunegghorn (crevasses) puis la rampe directement sous le Grunegghorn (séracs) Rejoindre l'arête au milieu (neige 45 °) puis la suivre jusqu'au sommet (II II+)

Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m

Carto fichier GPS

Fichier GPS au format GPX

Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m

Récit

 

Le récit de la veille : Montée à Konkordiaplatz au GPS et dans le brouillard par la Lötschenlücke (épique...)

 

Ce matin, je suis réveillé, secoué comme un cocotier ! c'est François, le responsable réveil du groupe qui s'applique à m'appliquer sa torture. 4 heures. Je me lève donc et descend à la cuisine où c'est l'effervescence. Pour le coup, on se lève une heure après les autres, l'objectif étant de bien laisser passer la perturbation.

Petit déjeuner dans le coltard, classique. Et zou, en piste... Escaliers pour descendre jusqu'au glaciers (nos 120 m biquotidiens !) un poil de ski à la descente, puis on peaute. traversée d'une partie de la Konkordiaplatz. puis virage à droite vers le glacier Ewigschneefäld. Deux cordées nous précèdent, une de 4 puis une de deux. La trace louvoie entre les crevasses mais ça passe bien.

Comme d'hab, je suis loin derrière Yves et François, mais au miracle, je dépasse la cordée de deux. Bon, j'ai longuement hésité à les suivre pour garder un bon rythme, mais l'occasion était trop belle. Oui, au cours de ces 6 jours de montagne, j'aurais dépassé !!!

Nous opérons une judicieuse pause au pied de la réelle montée vers le sommet. La cordée de 4 s'est encordée, nous restons libres... Ils restent devant, nous papillonnons derrière. Ça grimpe bien.

Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m
Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m
Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m

Nouvelle pause. Je remercie nos hôtes pour la trace, ils repartent devant. Mais peu après, François décide de dépasser. Un combat France Allemagne digne de la demi finale de coupe du monde de 82. Le duel Batiston-Schmumacher se rejoue à 4000 m . La finesse contre le gros bourrinage. En gros, nous, petites conversions élégantes mais fréquentes, eux, Dré dans le pentu, cale de montée au maxi de chez maxi, je me demande même s'ils n'ont pas voulu mettre une "raponse"... Pas une conversion.

Dans le combat, il y en a un qui souffre , c'est bibi.

Ben oui, il faut dépasser 4 skieurs d'un coup, qui avancent droit dans la pente donc relativement rapidement. Et vu que j'étais déjà au taquet... Devant François virevolte, Yves l'imite tandis que je souffre. Notre trace et la leur se confondent ce qui fait que nous nous gênons. Pas de quartier, C'est Verdun, ou le chemin des Dames qui se jouent ici sous le regard des séracs bien menaçants du Grunegghorn.

Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m

Voilà le col, François y opère un virage. Puis nous rejoignons les "casques à pointes" sous la rimaye. Ils se décordent. Et nous partons les uns après les autres. Pour la rimaye, c'est François qui est devant (le chef des Allemands, l'aurait judicieusement laissé passer à l'approche de cette perfide crevasse) Je lis dans le regard de François tout le désarroi à avoir à jouer le rôle de testeur de pont de neige. Je l'encourage avec Force (ben oui, ça m'évite à avoir à passer devant !)

Il hésite; se dresse sur le pont. et par un pas immense passe sur la lèvre supérieur. Je passe en troisième position, et c'est déjà de la rigolade ! Tout est admirablement bien tracé. Un peu de mixte dans les rochers et voilà l'arête. Et je ne sais pas par quel miracle, je me retrouve devant. Et je déroule dans ce mixte facile. Rapidement, je me retrouve loin devant les autres, tachant de choisir le passage le plus judicieux sur l'arête ou dans la face ouest.

Cette escalade facile est un régal. Je me retourne de temps en temps pour attendre les autres.

l'arête est longue, mais pas trop.

Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m
Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m

Trop loin devant, j'opère une nouvelle pause, et en profite pour mettre ma doudoune. Le vent est bien présent sur l'arête. François me rejoint. Au loin Yves ferme la marche derrière les allemands, d'un geste du pouce il me fait comprendre que tout va bien !

Nous repartons, l'arête finale en neige. Un dernier collet avec de la neige pulvérulente va me proposer une petite résistance, comment le passer. Je commence par évacuer la neige poudreuse puis décide de descendre les crampons dans la raide face ouest. Ça passe, pas forcement esthétique, mais ça passe, et voilà le sommet.

François passe, assis sur les fesses, le court passage (voir vidéo) puis le premier allemand et tout le monde se rejoint au sommet.

Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m
Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m

Et voilà la descente. Nous sommes devant. Yves mène la danse, puis moi, et enfin françois qui assure chaque pas. L'arête passe bien, la pente raide au dessus de la rimaye aussi. La rimaye ne pause aucun problème , déjà les skis.

Enfin nous allons skier...

Alors là, il faut préciser que François, initiateur CAF Télémark, nous a venté depuis 48 heures les avantages du télémark au point que s'il y avait eu un point de vente sur la Konkordiaplatz, je me serais procuré le précieux matériel.

En pratique, il n'en est rien. A la moindre faute de quart, c'est chute en avant, et le visage de François est maculé de neige et de glaçons, stigmates des aléas de son sport !

Il faut reconnaître que le geste est élégant mais que la technique ne pardonne pas l'approximation, et avec cette neige... Notre François , tel Jésus sur le Golgotha, tombera au moins trois fois, sans Simon de Sirène pour venir l'aider...

Je décide à ce moment là, d’abandonner l'idée de me mettre au télémark et de conserver mes bons vieux ski de rando classiques !

Voilà le plat du glacier, pause pique nique bien sympa, avant de poursuivre vers Konkordiaplatz et ses mythiques échelles, à remonter pour la seconde fois !

 

 

 

Une grande pensée pour Erhard Loretan au cours de cette course !

 

 

Lötschenlücke 3164 m au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte

Apoutsiak — OberlandSki de randonnée

Récit d'une soirée sans eau dans la voiture.

D'un trajet compressé au fond d'une berlinette...

Et d'une montée sous la pluie, la neige et le brouillard, où nous tirâmes trop à gauche... tel le professeur tournesol... "beaucoup trop à l'ouest !"

Topo

Se garer à Blatten (ou mieux à fafleralp si la route est ouverte !)

De Blatten, remonter la route jusqu'à Fafleralp.

De Flafleralp passer le pont un peu plus loin et remonter le vallon en rive gauche du torrent. Gagner le Langgletscher que l'on remonte pour atteindre la Lötschenlücke. de là redescendre versant ouest le Grosser aletschfirn pour rejoindre la Konkordiaplatz. 120 m d'escaliers permettent de rejoindre la tant attendue Konkordiahütte

Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte

Récit

Tout commence la veille. Je rentre de la double ascension Nordend Dufourspitze avec Cécile et Enguerran, et il me faut trouver un gîte.Il est plus de 18 h et j'ai la flemme de faire des bornes. Fort intelligemment j'ai anticipé le problème, j'ai mis un matelas dans ma voiture. La transformant en minicamping car à volonté !

Je me cherche un petit parking tranquille et après 15 minutes de quête, je trouve une jolie clairière au dessus de la vallée du Rhone. un avant goût de paradis.

Je prépare mon sac du lendemain et décide de me faire un repas, et là, problème : je n'ai pas d'eau. Et le gros de ma nourriture est de la nourriture déshydraté... bien joué ! (et  pas la moindre trace d'une petite trace de boite de conserve !

Bilan, au menu, ce soir, jus de pomme et apéritif, boite de pâté sans pain (ben oui, j'ai aussi oublié d'acheter du pain) Soupe de légumes (par chance j'avais amené de la soupe en brique) et boite de gateau en dessert (ça, je ne suis jamais à court de munition !)

Et au lit, en essayant d'éviter les crampes, la journée a été longue, et je suis peu réhydraté.

Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte

Le lendemain matin, réveil à 7 heures pour un rendez vous à 8, la nuit a été bonne, déjeuner, rangement, et décollage pour Sierre. Je retrouve Yves et François, un skitourien et un camp2campiste (C'est ça le double effet kisscool quand on met deux annonces !)

On remplit rapido la voiture et c'est parti (sans doute un peu trop rapido) ... 5 minutes plus tard, je me rends compte que j'ai oublié mes chaussures de ski à la voiture. Demi tour, retour au parking pour récupérer mes précieux ustensiles. Ouf, j'étais parti sans le savoir pour un plan galère !

Je me retrouve à l'arrière d'une 206 SW avec une fixe low tech incrustée dans la joue gauche, un baton dans le flanc droit, avec deux inconnus à l'air patibulaire.

Le pilote ne dit mot (mais n'en pense pas moins) Le moteur vrombit à chaque sortie de virage, incrustant un peu plus les morts de la fix dans mon frêle épiderme. Je sers les dents en gémissant discrètement. Coté passager, François fait la conversation, j'essaie de rester courtois, supportant difficilement, la lame du piolet qui me lacère le mollet à chaque virage.

Les virages s'enchaînent, nous prenons de l'altitude, dans un coup de frein, je prend un sac à dos sur la tête, et les broches à glace , non protégée viennent me lacérer le coup. Plaisir du covoiturage alpin.A présent il pleut. Le Lötschentall blafard nous accueille. Pas un chat dans les rues de Blatten. Et la route de Fafleralp est fermée, bilan 5 km de plus et 300 m de déniv supplémentaire !

C'est glauque.

Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte
Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte
Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte

Nous voilà partis, les séances chaussage déchaussage se suivent régulièrement, il n'y a pas assez de neige sur la route. Il pleut, l'occasion de tester l'étanchéité de nos vêtements high tech en Gore tex XCR ! Avec la capuche, je suis au sec mais je n'entends rien . Sans, j'entends la conversation, mais je suis humide... Nous croisons une fraise, puis une deuxième qui travaillent ardemment au déneigement de la route.

C'est la guerre. Les fraises déneigent le peu de neige qu'il nous reste à skier. Au retour ça va être l'horreur. Voilà qu'elles se mettent à deux de front et nous poursuivent. J'hésite à me coucher sur la route et faire le sacrifice de mon corps afin d'arrêter ce carnage, JE VEUX redescendre à ski à la voiture. Je ne sais pas si c'est la pluie, ou la peur de me faire hacher par les Fraises puis déchiqueter et projeter dans le bas côté, mais je ne suis pas allé au bout de mon idée ...

A notre retour, 4 jours plus tard, la route sera dégagée, et il y aura un système de navette pour descendre à Blatten

Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte
Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte

Flafleralp, citée morte, pas un chat, on aperçoit de vieilles traces de ski de fond. Il pleut à grosse gouttes, et dire que la météo annonçait des AVERSES EPARSES ! La pluis est continue et forte. Nous poursuivons ce long chemin plat, elle est loin cette Lötschenlücke.

En fin au nième kilomètre, ça commence à s'élever. Je prends la tête alors que j'ai bien remarqué que j'étais le moins en forme. Après la pluie...  la pluie ET le brouillard. Jour blanc, les pentes sont faibles, il faut tirer tout droit en se jouant des irrégularités du relief. C'est ensuite François qui passe devant, il neige à présent.

C'est au tour d'Yves. Bon alors Yves, il a une particularité, il tire à gauche, et comme je vais moins vite, et que je suis souvent 30 mètres derrière (ou plus) je le vois bien que la trace vire à gauche. J'ai beau le "remettre dans le droite chemin, il part à gauche ( Je ne sais pas si c'est du à ses idées politiques , je ne lui ai pas demandé).

Bilan, à un moment, on se retrouve à 200 m de la trace , trop à gauche, c'est le GPS qui l'indique. Je prends les choses en main, mais mes 2 accolytes, ne veulent pas perdre d'altitude, On est toujours trop à gauche. Sur le GPS je vois qu'il devrait y avoir un éperon rocheux, que j'aperçois lors d'une rare éclaircie... GO GO vers l'éperon, et revoilà la trace.

C'est reparti, je garde ma place de dernier de cordée, toujours un peu derrière, il faudra un jour que je pense à partir avec des gros nuls, ça me changera !

Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte
Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte

Voilà le col, le ciel s'éclairci pour nous montrer, les sommets de l'Oberland. L'aletschhorn, gravi il y a près de 10 ans, le Gross Grunhorn, objectif du lendemain et les immenses glaciers. Au fond, le Finsteaarhorn, méconnu maître des lieux, gravi il y a près de 15 ans (mon premier 4000 du coin)

Tiens en parlant d'immense glacier, il faut descendre. Nous faisons de beaux virages dans cette fraîche poudreuse, et puis ... c'est tout... La pente s'aplani, et il faudra pousser sur les bâtons et prendre beaucoup d'élan pour avances. Que ceux qui n'ont pas farté lèvent la main. Nous sommes deux, seul François avance dans cette douce poudreuse.

7 km 500 de poussette avec un sac énorme, quelle joie. Je suis pas prêt de remmener Yves, le spécialiste du ski de rando à la journée et du petit sac !

Grand plat, nous remontons sans peau au pied des échelles. Je décide de les parcourir à fond (chaque jour) En 12 grosses minutes, je suis au refuge.

Bon accueil du gardien. Opération fonte d'eau réalisée par François, perso je suis crâmé, fumé, demain, il y a encore un beau morceau : le Gross Grunhorn...

Ski de randonnée - Balmhorn 3699 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeOberlandalpinismeJean-Marc

 

P1010857

 

 

 

 

Topo

 

 

De l'hôtel Shwarenbach 2060 (atteint par l'itinéraire décrit dans la sortie Rinderhorn) partir au Nord de la cabane pour rejoindre le sentier d'été (cairn)  longer la base du flanc ouest du chli Rinderhorn.   passer une petite moraine et à flanc entrer dans le vallon (légère descente pour atteindre le fond du vallon. Remonter le vallon (Bas du Schwartzgetscher) peu raide. Al'altitude 2800 m le glacier fait un virage à gauche (en montant ) à 90 ° . Poursuivre alors (Nord Est ) (lautre solution et de remonter directement le col au sud et de gravir la Zackengrat, arête aérienne mais facile (d'après Jean-Marc !)

 

Remonter le glacier au mieux, vers 3200 m il y a un bombement de glace (genre sérac débonnaire). Deux solutions : le remonter à pied à droite et gagner directement l'arête, où le remonter à ski à gaucje (raide) et traverser au dessus de celui ci pour rejoindre l'arête.

Suivre alors l'arête jusqu'à l'antécîme 3667 m puis le sommet du Balmhorn 3698 m

 

Carto Fichier GPS

 

au format GPX

 

Récit :

 

Nuit sereine, avec boules quies dans la Schwarenbach, et le matin à 4 h 30 on bouge, en fait on devait se réveiller à 5 h 15 mais Jean-Marc et moi étions réveillé à 4 h 30... Les Grands esprits se rencontrent ! Et, nous décidons, de nous recoucher. bref, je me fais un petit coup de mp3 et à 5 heures, on se lève finalement !

Pour tout vous dire, au départ, on voulait faire un peu grasse mat en se levant à  7 heures. Mais quand nous étions allés voir le gardien pour lui indiquer notre objectif et notre désir de réveil, il nous avait dit : pour le Balmhorn, départ 6 heures ! Nous n'avions pas osé négocier...

 

Fin des considérations sur les horaires du réveil

 

P1010834Berghôtel Schwarenbach

 

Bref, copieux petit déjeuner avalé, ski sur le sac , départ 6 heures - 10 ! Nous partons à flanc à pied tandis qu'une autre cordée tente de mettre les skis pour contourner les zones caillouteuses. Après 10 minutes de portage, nous chaussons, nous voilà devant. Jean-Marc trace dans une neige merdique, je suis, tranquille !

 

P1010836

Une petite moraine nécessite de déchausser quelques mètres, sans problème. Descente un peu merdique dans le vallon du glacier Noir (Schwartzgletscher) Jean-Marc se fait une belle chute, et oui, les couteaux , à la descente, c'est pas toujours génial !

 

P1010841Court portage

 

On se retrouve avec une meute à nos trousses : 3 jeunes qui arrivent du bas. 4 Valaisans à fond dré dans le pentu et 3 autres suisses de Genève qu'on avait rencontré au refuge !

Nous opérons une pause dépot de matos pour la descente ! Et on repart. Les jeunes sont devant. Les Valaisans, à fond de train nous déposent. Je m'amuse à voir les deux groupes se tirer la bourre ! C'est à qui se retrouvera premier en haut de chaque cote, chacun prenant un itinéraire différent entre deux ! Je reste avec Jean-Marc.

 

P1010846-copie-1.JPGCa se tire la bourre dès le matin

 

P1010856Les Valaisans partent vers le col !

 

Malheureusement au virage du glacier, les Valaisans tirent direct vers le col et l'arête, tandis que les jeunes partent à gauche, comme nous ! Flûte, la compet prend fin ici !  Moi espérait m'occuper l'esprit en les regardant se tirer la bourre ...

La luminosité est belle, la remontée du glacier longue, il y a de la distance !

 

Courte pause, nous repartons. Voilà la partie raide du glacier, je passe devant, Jean-Marc me conseille de tirer à gauche. Les jeunes, eux, ont pris à droite pour déposer les skis et rejoindre l'arête. A gauche, c'est raide, mais à priori, ça passe à ski. il faut tout tracer dans une neige à la consistance variable : de très dure à semoule en passant par de la croûte : couteaux obligatoires. L'itinéraire a ceci de bucolique qu'il faut remonter entre une coulée d'avalanche et une pente verglacée... conversion tous les 10 mètres quand tout va bien ! Je peine, essayant de choisir au mieux l'itinéraire, le lieu de la conversion suivante et trouver le bon moment pour faire la traversée au dessus du sérac !

Au dessus du sérac, c'est raide (toujours) , expo (ben oui, on est au dessus du sérac) et en neige béton (ça s'est au cas ou j'aurais pu être à l'aise). En bref, j'ai pas aimé ! Je me suis même CENSURE dessus ! Mais comme la solution etait d'aller de l'avant, et bien, je suis allé de l'avant, et en quelques coups de couteaux, je suis arrivé de l'autre coté, sur l'arête, au soleil.

P1010872Le Rinderhorn sur lequel nous étions hier...

 

Là, je rattrape deux des valaisans de l'arête. Ils repartent tandis que je fais une courte pause grignotage, Jean-marc est de l'autre coté du glacier au prises avec le sérac ! Je fais quelques photos avant de repartir. Je rejoins les deux valaisans dont l'un est à l'agonie (je l'avais un peu prédit en bas du glacier à Jean-Marc : il me semblait déjà en sur-régime !

Nous échangeons quelques mots courtois, puis il me laisse passer. Je rattrape son prédécesseur et remonte l'arête dans ses pas. Le paysage est magnifique, l'arête au dessus du ciel et par moment un paysage lointain : le Valais, l'Oberland, j'ai même aperçu les Grandes Jorasses ! Enfin, voilà l'antécîme, le sommet est à 5 minutes. Courte descente puis petite montée. Je rejoins les Jeunes qui se préparent à descendre la face nord et les valaisans tout d'étoiles parés (l'un d'eux a même monté un drapeau du Valais !)

Grignotage, photo, profitage de la vue (néologisme, je sais !)

 

P1010879L'arête finale (et les deux valaisans)

 

P1010880-copie-1.JPGLe sommet

 

Au bout de 20 minutes, je décide de faire un tour à l'antécime, Jean-Marc ne devrait pas tarder à y être, et de toute façon, je verrais tout le haut de l'itinéraire de là !

J'y file, Jean-marc est à quelques encablures de là. Il me rejoins. In a un peu peiné dans la partie finale. (manque de globules ?

 


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Nous enlevons les peaux et filons vers le bas. Les nuages lèchent l'arête. Nous hésitons : soit descendre par le couloir de droite (à gauche à la descente) soit traverser la pente en haut raide) et descendre le glacier rive droite. Je préférerais la première solution, Jean-Marc la seconde... nous partirons à droite... Grande traversée, la pente devient raide, très raide ! Avec 300 ou 400 mètre de raide en dessous. La neige est dure. Je le sens pas le premier virage...  Dérapage. Bon, ça, je maîtrise, mais j'aime pas bien quand je peux toucher la pente avec ma main sans me pencher... Pas tomber pas tomber. Dérapage ski droit amont ! Jean-Marc me conseille de ne pas engager de virage sur le haut, et je suis ce conseil avec application !

"C'est l'entraînement pour la nord Est" me crit il ! Mais moi, la Nord Est, je ne compte pas la faire ! (tout au moins à la descente !)

Ca y est, je tourne (enfin !) C'est raide, je suis raide sur mes jambes, les épaules tournées vers le haut, crispé comme tout, je vous frais vous y voir, là, c'est pas skiii boy du tout, c'est pas la poudreuse du ballon d'Alsace au mois de décembre (c'est pas la même pente non plus !)

 

Ça y est, j'enchaîne les virage, toujours un peu crispé mais j'enchaine plus ou moins, concentré. J'apprivoise la pente (ou c'est elle qui m'apprivoise, je ne sais pas) La neige à présent n'est pas homogènes, trafolée dure en dessous, avec une couche de poudreuse hyper fine par endroit et un peu de croûte. Les sorties de virage sont un émerveillement, une surprise à chacune d'elle ! Tu m'étonnes que je suis crispé. L'avantage c'est qu'à présent on est le long du sérac et qu'il y a moins de distance du bas de la pente raide.  Je suis Jean-Marc comme je peux. La pente est à présent raisonnable mais la neige est trop dure. Les cuisses sont durcies par l'effort. On tourne tout en puissance..; De toute façon, la finesse, c'est pas mon fort. Nous décidons d'opérer une courte pause, récupération des cuisses ! Nouveau grignotage (je taxe l'excellent saucisson de Jean-Marc !) Puis nous repartons pour une portion transformée juste comme il faut jusqu'au virage du glacier ou ça se complique... On rencontre des zones de soupe infâme ou le ski s'enfonce d'un coup. Chacun cherche LA trace. Jean-Marc est rive droite du glacier pendant que je traque rive gauche (en face nord) espérant y trouver de la poudre non transformée. Échec, je suis dans la soupe légèrement croûtée, difficile à skier. Et rejoins Jean-Marc qui m'annonce avoir trouvé un filon rive droite. effectivement, en rive droite c'est tout bon, mon analyse du manteau neigeux n'était donc pas pertinente...

 

ca skie un peu mieux dans le canyon géant. Nous retrouvons notre matos déposé le matin. A présent, nous allons passer au ski combat : objectif : descendre le plus bas possible à ski ! Et le spécialiste... C'est moué !

Je passe devant pour un premier déchaussage judicieux, remonter de quelques mètres une moraine  pour accéder à un névé qui ce matin m'avait l'air intéressant !

effetivement, ça a l'air pas mal. Jean-marc fait quelques cabrioles, je skie prudemment mais efficacement. La neige est correcte, mais il'ny a pas toujours beaucoup de place pour skier avec de nombreux obstacles.  Je bascule sur un cone d'avalanche, en redescends,  neige soupe à gogo, Déchaussage sur une dizaine de mètres pour rechausser dans l'énorme soupe,  nous sommes presque en bas, inespéré.  Nous traversons un torrent avant de rechausser pour une partie de ski de fond combat et ranger le matos définitivement ! le dernier névé nous a amené au milieu de la plaine, sur le plat.

 

Nous regagnons la piste  et remontons tranquillement au téléphérique discutant de nos futurs projets... En haut des hardes de skieurs de rando et de surfers s'apprêtent ànous prendre le relais. Que de monde !

 

Un petit coup de téléphérique et nous nous séparons sur le parking.

 

Merci Jean-Marc pour se beau Week end !

 

Photo

 

P1010851Vue du bas du glacier

 

P1010889Vue du sommet : l'Oberland

 

 

 

Ski de randonnée : Rinderhorn 3448 m

Apoutsiak — Ski de randonnéeJean-MarcOberland

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Topo

 

Accès à l'hôtel Schwachenbach :

 

Du haut des instalation de Kandersteg (Sunnbuel) Rejoindre le Spittelmatte (1872 m) et remoner au mieux la piste jusqu' à la cabane. 2060 m

 

Rinderhorn :

 

De la Schwachenbach, suivre le sentier qui part à flanc. Et monter endirection du daubensee (lac). Peu avant celui-ci tourner plein Est et remonter les pentes du Rindersattel (2909 m) Le passage au col n'est pas obligatoire on peut virer à drotie avant Suivre alors le flanc Ouest de l'arête pour rejoindre l'applomb du rinderhorn remonter alors jusqu'au sommet 3448 m

Descente par le même itinéraire.

 

Carto - fichier GPS

 

Au format GPX

 

Récit.

 

J'avais retrouvé Jean-Marc la veille au soir et nous avions pris comme pension l'hôtel des Alpes à Kandersteg.

Au petit matin, direction le téléphérique de Sunnbuel, où l'esprit mal réveillé j'ai du mal à aligner mes Francs suisses au cabinier soupçonneux ... On se retrouve dans la benne, puis au sommet des installations... sans neige ! Départ avec des randonneurs à pied, il fait tout gris, mais on avance. Jean-Marc nous tente un raccourci tout droit.. On aurait mieux fait de suivre la piste, mais bon. Le spittelmatte est avalé, nous finissons pas chausser, pour pas longtemps, la fin de la montée se fait à pied.

 

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Pause à la Schwarenbach, nous déposons le matos inutile avant de repartir. vers 10 heures. Petit sentier, et hop, les skis sous les pieds, on est quand même venu pour ça ! Je me cale derrière Jean-Marc (technique classique pour moi pour finir ma nuit, (oui parce qu'il faut le dire, la nuit s'est mal passée : Jean-Marc s'est plaint de mes ronflements... et moi des siens ! match nul, la balle au centre. Il fait gris, nous sommes peut être en retard, la pente va t'elle trop chauffer ? Les  nuages sont peut être notre chance. Nous croisons un groupe qui descend déjà, la neige a l'air parfaite pour eux, Qu'en sera t'il pour nous ?

 

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Mon esprit vaque; Je dois être bien acclimaté, après le raid en Bernina, ma moelle osseuse a du produire plein de petit globules rouges. Et là, l'altitude aidant, l'organisme s'est sans doute mis en branle : Allo la rate, ici le cerveau, il faut splenocontracter, ça urge, on monte en altitude. Bran le bas le combat, splénocontaction, une division de globules rouges pagayent dans les artères. Vite, il faut transporter plus d'oxygène vers les muscles ! ...  Pour les globules rouges, le plus dur, c'est la traversée du coeur. Ils preinent 4 grosses baffes : 2 à l'aller vers les poumons avec les valvules qui se ferment et s'ouvrent et deux quand ils repartent vers l'organisme...  En plus, ils sont mals réveillés : ca fait 15 jours qu'ils sont au repos dans la rate, allongés sur des lits de camps, à taper le carton et boire de la biere, bref, ils ne sont pas très frais et je m'en ressens.

Bref, je grimpe, l'effet globule rouge, se fait sentir, je largue Jean-marc qui lui, n'apas fait la Bernina il y a 15 jours... pas de Bernina ... pas de globules rouges !

La trace devient plus raide, je mets les couteaux, et dans le brouillard, je me laisse embarquer jusqu'au col, pour me donner une contenance, je vais voir la vue, mais comme on n'y voit rien... Je repars à flanc, Je suis la trace, impeccable, et enlève les couteaux. Je ne vois plus jean-Marc, trop de brouillard. La trace m'amène dans la dernière pente. A quelques encablures du sommet, il faut finir à pied, 2 minutes de marche. Chez les globules rouges, c'est l'effervescence, le champagne coule à flot ! Je remplie le livre du sommet en attendant puis retourne à mes skis pour attendre Jean-Marc.

 

 

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Petite sieste réparatrice, je crois que j'ai dormi 20 minutes. un bruit me réveille, j'appelle, on me répond, C'est Jean-Marc, il fini par arriver, ils sors du brouillard après de longues minutes !

Petit tout au sommet et hop, c'est la descente dans le brouillard. Pas génial dans une neige dure et trafollée. Ca s'améliore ensuite. Jean-Marc s'en donne à coeur joie, j'essaie de l'imiter...

On retrouve la combe sous le col, neige juste transfo.  Pimbaroles à gogo !puis un peu soupe en bas vers le lac, mais ça se skie. Et en 45 minutes, nous sommes à l'hôtel Schwarenbach !

 

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La lecture d'Hernani, le doux son de l'accordéon Suisse et le renard de la cabane accompagneront cette soirée ainsi que le repas en compagnie de deux Franc Comtois Jurassiens sympathiques qui nous donneront pleins d'infos pour le Balmhorn du lendemain !

Désolé pour les diggressions biologiques !

 

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Photos

 

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La Schwarenbach : une institution !

 

 

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P1010793Jean-Marc déboule du brouillard...

 

P1010800Au sommet

 

 

 

Photo du Balmhorn (article à suivre)

 

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Mönch - 4107 m par la Nollen et la Guggihütte

Apoutsiak — alpinismeOberland4000jeff
Vidéo dans la journée

Froid aux doigts !!!

Beau week end de montagne sur une voie quelque peu technique, ou je me suis tapé un onglet de compet en arrivant au relais !


De la Guggihutte au sommet du Mönch ( Nollen au milieu)

Topo

1400 m D-

Guggihütte

De Grindelwald, prendre le train à Grund pour la petite Scheidig (kleinescheidig). De là, un second train vous emmène à la station Eigergletscher. Tout le monde dessend ( ne montez pas au Jungfraujoch)

Une fois descendu du train, redescendre la moraine et traverser le torrent du point  2098 m . Suivre le sentier et les sentes (balisage blanc et bleu - cairns) Le sentier louvoie entre les barres mais est bien balisé. Ne pas monter trop haut pour rejoindre le refuge.

La Guggihütte est en fait un bivouac de luxe ! 24 places, poele, bois, matériel de cuisine ( et de nettoyage) citerne d'eau, bière à disposition (moyennant rétribution bien sûr)

La Guggihütte

Mönch par le Nollen

remonter au Mönchplateau par des sentes (cairns) (1 heure) de là , rejoindre le Nollen (évident) neige puis pierrier.
a pente se redresse à l'approche du Nollen ( barre de sérac barrant l'accès au plateau supérieur)
Le Nollen présente une pente à 70° environ en glace sur 40 m.
En 2 ou 3 longueurs de 40 m passer la difficulté. remonter les pentes supérieurs.
2 choix : à gauche, remonter jusqu'à l'arête finale par une grande pente de neige à 50° sur 300 m
tout droit : passer la rimaye et remonter la pente raide  rejoindre l'arête au niveau d'un collet puis grimper par des rochers (mixte facile) pour rejoindre l'arête. De là, le sommet n'est pls très loin.

Descente par la voie normale

D'abord l'arête qui part à l'Est effilée puis Sud Est, quelques passages de neiges, d'autres mixtes, jamais difficile !


Pas mal de vent sur l'arête...

carto profil Fichier GPS


 
Fichier GPS au format GPX

Récit.

Ce Samedi, je retrouve Jeff ( rencontré il y a un certain temps lors d'un certain but au Dolent par l'arête Gallet...) au parking  non loin du lac de Neufchatel. La route est rapide,jusqu'à Grindelwald où nous ratons le train, le temps que Jeff achète un Sandwich, le train est déjà parti, nous décidons de pique-niquer sur place ! Petit Train, Face Nord de l'Eiger, petite Scheidig, grosse ambiance, il y a là l'arrivée du Jungfraumarathon ! orchestre, coureurs... Nous prenons le train jusqu'à eigergletscher. Il faut marcher ! Descente de la moraine, nous passons le long de la course qui bas son plein sur la moraine, la montagne est bruyante : hélicos, musique, supporters. cornemuse !!! Nous quittons la moraine pour les sentiers qui mènent à la Guggihütte, balisage impeccable, il a un peu neigé ces derniers jours, la sentier louvoie, au loin les hélicos filment la course, on entend le cor des alpes et les tambours du Bronx. Pour le calme il faudra attendre demain ! Le sentier est verglacé par endroit,  les traversées de ruisseau périlleuses... Nous terminons un peu haut avant de rejoindre la cabane. Désescalade et voilà la hütte, un bivouac de luxe, grand confort. 4 Suisses nous rejoignent ( ils avancent bien plus vite que nous et ne se trompent pas pour l'accès à la cabane)

Siestage, papotage... Bonne soirée passée là haut !

L'est ti pas migon ???


Le lendemain matin, réveil à 3 h 30, on n'a pas été trop rapide, quand je dis on, c'est pour rester politiquement correct, en fait, je ne suis pas le responsable de CE retard... Bref, on quitte le  refuge vers 4 h 52 ! Par chance une cordée a fait la course la veille et nous suivons relativement facilement ses traces.  Passage au Mönschplateau et petite pause avant de rejoindre le pied du Nollen. Il est là et n'a pas l'air si difficile que ça. On repart, Jeff toujours devant va un peu trop vite pour moi ( en fait c'est pas un peu, c'est beaucoup !) Je réclame quelques pauses histoires de retrouver mon souffle, ce qui bien sûr n'est pas efficace. Enfin il décide de faire son premier relais sous la difficulté, je vais pouvoir me reposer...
En matière de repos on fait mieux, vacher  sur 2 broches dans une pente à 70° avec -10 -15°C de température et des rafales de vent à 40 50 km/h. En plus, j'ai eu la bonne idée de ne pas changer mes vieux gants. Je commence à avoir bien froid. Je propose à Jeff de le filmer, "pas le temps", bon ben yaura pas d'images du Crux dans la vidéo, la faute au chef !
En matière de chef, il faut préciser que Jeff est une sorte de mélange entre un Ayatollah et Burgener. Sauf que lui ne taille pas des marches pour son client pendant des heures, malheureusement !

L'arête finale

Enfin bref, mes pieds se réchauffent lentement,  par contre au niveau des mains. Enfin, je pars. la pente n'est pas trop raide au départ, puis ça augmente pour finir en apothéose... Je vais d'une broche à l'autre les récupérer. Au milieu d'une bourrasque je vois un objet non identifié filer dans la pente,, je l'identifie, ô une dégaine explose.... E M.... Je poursuis et rejoins Jef au relais, j'ai les doigts gelé. Je beugle de douleur le temps que ça se réchauffe. Dur ! Jeff repart pour la deuxième section raide. toujours plus... Il bascule au dessus pour faire le relais je ne le vois plus. Je pars, la pente que Jeff a gravi sans coup férir, ne présente pas les aspérités imaginées lors de l'ancrage de ses crampons... Je casse de la glace. Les deux cordées de Suisse nous rejoignent et nous dépassent par un couloir  à gauche.)  J'en fais les frais, je me prends une grosse pavasse de glace sur le casque - ouille !
Je rejoins Jeff, sans perdre aucun matos cette fois, exploit ? On repart, j'ai froid, mais moins, la pente s'aplani. Nouveau coup de cul en neige pour rejoindre une arête. Je peine, mais au plaisir, Jeff réclame également des pauses, je me sens moins seul. Nous décidons de passer par les rochers. Là, c'est cool, du mixte facile comme j'aime, Je profite des premiers rayons du soleil sur le versant Est.  Nous sortons du mixte sur l'arête, il y a du vent. Jeff repars à fond, j'ai du mal à suivre. Je repense à Enguerrand qui m'appelait "pas de pachyderme" à la Verte, ça doit être moi !  La neige est soufflé, il faut tracer, je ne trouve pas mon rythme. On va de ressaut en ressaut, pas de sommet en vue... Jeff se retourne pour me proposer une pause, je  fais non de la tête, je ne m'arrêterais plus avant le sommet. Nous sommes dans les bourrasques de vent sur l'arête. Enfin le voici. Étreinte correcte au sommet ! Heureux ! Midi 30. Il y a là  2 cordées qui ont fait la voie normale. Nous attendons que 2 autres cordées engagées sur l'étroite arête finale sortent et nous partons. L'arête est fine mais bien tracée. L'ambiance est bonne , je crois que je n'ai pas arrêté de parler, une vraie gonzesse. Désescalade jamais difficile, passages en neige faciles. On sent le retour au bercail.  Nous opérons une petite pause avant de rejoindre le glacier et le Disneyland du Jungfraujoch. Désagréable sensation du n'importe quoi ! Il en faut pour tout le monde ! Retour en train bien long pour nous ramener à Grindelwald, puis bouchons énormes pour rentrer de cette magnifique course, on ne peut pas tout avoir....

Merci Jeff pour cette belle course
Association Prince de Lu - Apoutsiak



Pour l'historique, on avait pris un joli but au printemps en tentant la voie normale...
Photos

Départ de Grindelwald

face Ouest de l'Eiger

Eiger

Guggihütte

Eiger

Sur le Mönchplateau, devant le Nollen

Jungfrau, versant Junfraujoch

Jungfrau



Finsteraarhorn depuis l'arête finale


descente par la voie normale



Au sommet

L'arête finale de la voie Normale du Mönch

Plus facile


Ressaut rocheux

kékou !


Jungfrau




Descente de l'arête Est du Mönch



Vidéo


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