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Articles avec #ski de randonnee tag

Traversée du Chasseron Nord Sud - ski de randonnée

Publié le par Apoutsiak

Bon,  première sortie de l'année, et comme souvent, je profite du Chasseron pour tester le materiel et l'homme...

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Le Topo :

Montée au Chasseron

De Noirvaux ( en fait 500 m avant Noirvaux )  prendre le chemin forestier qui mène  au Deneriaz dessous.  De la ferme prendre à droite le chemin  pedestre  puis remontée la combe dans la forêt au mieux pour aboutir à la Merla  (ferme)
Remontée la combe  vers la crête, en haut deux possibilité : prendre  à gauche sur une centaine de mètre et remontée vers le col entre le Chasseron et les Petites Roches  ou prendre le haut de la  combe et remonter au mieux sur la crête (petites barres rocheuses)

En général sur la crête grand froid et vent à décorner les boeufs ( et je sais de quoi je parle ;-)   )

 De là, remonter vers le sommet du Chasseron en longeant la station météo et l'hôtel.


Descente sur les Rasses Rejoindre par la crête le sommet des Petites Roches puis descendre par les pentes puis par la forêt  (pistes de ski) vers les Rasses.

Repeauter et suivre la route forestière puis le sentier qui se faufile dans la forêt pour remonter vers le Chasseron ou le col entre le Chasseron et les petites Roches

Redescendre vers Noirvaux par l'itinéraire de montée.

Les conditions

Météo polaire au col : -15 à -20°c et 60 à 80 km/h de vent ( -7°C au départ à la voiture)
Ensoleillé mais froid !

Neige correcte sans trop de sous couche dans la forêt sous le chalet de la Merla. Un peu croutée dans la combe au dessus . Très bonne du côté des Rasses

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Le Récit.

Parti de 7 h 30 depuis Noirvaux, la montée vers les Deneriaz se passe bien. légère hypoglycémie  dans la forêt , que je corrige en me baffrant de barres et de gateaux ... efficace ! Il faut tracer dans la grande Combe, les traces anciennes ont été effacées par le ve
nt.  Vent qui augmente à mesure que j'approche du col. Je déchausse pour les derniers mètres un peu raide, une fois de plus, je m'y suis mal pris ! Le blizzard est là, comme souvent, impossible de se mettre face au vent

Je poursuis vers le sommet du Chasseron, évitant de regarder
à droite, côté vent. Je ne reste que quelques minutes au sommet. Grande traversée vers les petites Roches puis descente dans une neige poudreuse puis sur les pistes pour rejoindre les Rasses.

Coup d'oeil sur la carte, remise des peaux et c'est reparti. D'abord sur la route forestière puis dans la forêt magnifique. Nouvelle petite hypo, je me rebaffre.
..  pour sortir de la forêt et rejoindre le col, toujours danstesque. J'essaie de me  proteger du vent derrière un sapin  pour enlever les peaux. la neige a blanchi mes lunettes, je ne vois pas grans chose.  Le vent me balaye en dépit de ma cachette.  Je rechausse et descend en dérapage en maugréant ( je maugrèe souvent... orthographe du verbe maugréer ? je vérifierais plus tard... il ne faut jamais remettre à demain ce qu'on peut .... ), bref je maugrèe quand j'entends un skieur derrière moi qui me salut, je dois avoir l'air con, en dérapage dans une grosse pente , me parlant à moi même alorsq que je n'y vois rien avec la neige sur  mes lunettes. Je le regarde monter à l'aise. Il me fait un commentaire sur la météo particulière et file. J'enlève mes lunettes, ça va mieux.

Enfin la grande Combe J'essaie de trouver la bonne neige, ce qui n'est pas toujours facile, mais le ski est tout de même agréable, je parviens même à tomber  pour la première fois de l'année ! Puis c'est la forêt, ça touche un peu les cailloux mais pas trop. En bas, je décide de me faire une petite remontée jusqu'au col. Je veux repeauter, mais c'est impossible, une des deux peaux refuse de faire son office et glisse sur mon ski. HEUREUSEMENT, j'ai ma bombe coll tex magique que je trimballe depuis 10 ans en attendant un problème de peau qui ne colle pas. Et là NON, elle ne marche pas, le titi du bouchon est cassé. Heureusement j'ai un stylo qui me  permet d'actionner la bombe. Je m'en fou plein les doigts et plein le stylo, un peu sur les peaux aussi... Je remets les peaux , fier comme Artaban de mon bricolage... Et là, ça ne marche pas, la peau glisse
sur le côté. Je jette l'éponge....

Je redescends vers le parking de Noirvaux et rentre à la maison.

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Belle première sortie de l'année tout de même.
Merci à l'amival Marcel pour les conseils !



Les photos

L'hôtel du Chasseron
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Le sommet des Petites Roches
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Les vidéos

Le Blizzard


Le Topo vidéo du Chasseron


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Allalinhorn ski de randonnée depuis Britannia hütte

Publié le par Apoutsiak

Mittelallalin tempête de neige

 

 

 

 


 

 

 

 

Le topo :

Allalinhorn 4027 m voie normale depuis Britannia hutte
Rejoindre les remontées mécaniques de Felskinn et traverser le tunnel de là, deux solutions : pour les feignants, vous prenez le métro alpin, pour les autres descendez vers le Nord jusqu'à 2870 mètres environ. Mettre les peaux et remonter la piste en direction de la station de Mittel Allalin au mieux sans aller jusqu'à la station. Prendre ensuite à flanc sur la rive droite du glacier

Les conditions :

Neige dure le matin
Glacée à certains endroits sur les (maudites) pistes de Saas Fee avec des boules de glace
Croutée jusqu'au col avant une relativement bonne poudreuse sous le sommet (un peu lourde selon Jean-Marc)
la croute sous le col demandait un ski leger pour ne pas la percer
en dessous de 3400 mètres, neige transfo légèrement revenue (10 - 11 h) jusqu'à 2900 m

La course :

Lever 4 heures, c'est le Grand Beau, c'est la première fois depuis le début de la semaine ... Nous chaussons les skis pour revenir de la cabanne Britannia vers Felskinn, la station du téléphérique.  La neige est dure, le chemin est balayé de coulées d'avalanches qui rendent la progression difficile (je haie ces départs rugueux)  ! Nous traversons à la frontale les tunnels de la station  pour ressortir de l'autre côté remettre les skis et redescendre vers 3870 mètres.

Il faut remonter les pistes de ski... Couteaux, pas couteaux... hésitation, finalement, je fais sans... puis je les mets, avant de les enlever. La piste est dure, nous passons par une piste creusée aux murs de neige impressionnant. Dernière photo au lever du soleil, la batterie de l'apparreil photo est vide, la Taschhorn et le Dom magnifiques !

Toujours les pistes de ski, c'est moche, des pelleteuses pour boucher des crevasses, des pistes tracées au Bulldozer dans le glacier. Tout est gelé, glacé ! Des boules de neige dure rendent difficile notre progression. Jean-Marc peste... et moi aussi. Courte pause avant de sortir de ce passage peu sympathique sous un pylone de remonte pente...

 

Allalinhorn sur les pistes de Saas Fee

Et Bouffffff, neige à gogo, pentes lourdes à partir de 3400 m. Nous opérons unelongue traversée à flanc. Hésitation, passe t'on au dessus du petit sérac ou en dessous (nous aurons plus tard unediscussions à ce sujet : était ce un sérac ?) Finalement, je l'emporte, par dessous, les pentes qui se situent après ont l'air plus praticable, alors quau dessus c'était l'inconnu, et une possible  position délicate .... 
J'ai remis les couteaux, la neige est croutée dure, les skis l'effleurent, conversion, trace, conversion. Jean-Marc fait la trace, je suis encore un peu dans le pâté du fait d'une mauvaise nuit au refuge. Voilà le col.
Jean-Marc me dit  "Ca a l'air glacé, tu devrais laisser tes skis là, moi, je vais monter sur la bosse" Peu téméraire, je n'hésite pas, je laisse les skis en plant et chausse les crampons. La pente est glacée... sur 10 mètres... Je poursuis en me disant que le passage en poudreuse va être de courte durée, mais en fait non, il dure jusqu'à l'arête, Tant pis je continue comme ça , mais je vais louper une descente de rêve. Je m'enfonce dans la poudreuse mais je trace régulièrement, Jean-Marc trace à ski de son côté. La pente devient plus raide, il y a quelques passages de neige dure (enfin) Je sors mon piolet pour acceder à l'arête. Le vent froid participe à la fête, je trace jusqu'au sommet. De là, je vois nos amis Italiens qui font une pause sur le Strahlhorn avant de redescendre. La météo est en  train de tourner, de long cyrrhus voilent le ciel. La pause au sommet est de courte durée, nous redescendons. Je décide quant même de skier cette pente en poudreuse, je file au col, mets mes skis, laisse mon matos, et remonte à fond les manettes dans la trace de Jean-Marc. Sous l'arête, j'enlève les peaux et profite des cette neige du 18 Juin !

Des cordées arrivent au col. Nous redescndons délicatement sur la neige croutée (afin de ne pas percer la croute) Je récupère une chute bien entamée dans un virage un peu téméraire sur cette neige difficile à skier. Puis c'est la longue traversé vers Mittel allalin. Jean-Marc ne veut pas repasser par les pistes de ski et leurs boules de glace. Il aura tord, la neige est juste transformée, bien revenue et l'on peut aisément contourner les zones délicates. Les pentes sont raides mais agréables à skier. Je descends sans pause jusqu'en dessous du téléphérique de Felskinn. Je remets les peaux pour un petit quart d'heure de montée, en bourrant bien je devrais être avant lui au point de rendez vous. Je traverse les couloirs mais il est là, arrivé 10 minutes avant moi. 
Nous profitons du téléphérique pour redescendre, et traversons Saas Fee et une course de Roller.

Britanniahutte-photo-Gillaume-ledoux-bouquetins-apoutsiak.jpg
Allalinhorn voie normale Mittelallalin

 

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Fluchthorn Strahlhorn depuis Britannia hutte

Publié le par Apoutsiak

 

 


 

 

 

Le topo :

De la Britannia Hütte, atteint de haute lutte dpuis Saas Fee (4 heures depuis le village, 15 minutes en voiture, descendre à flan pour traverser le Holaubgletscher et rejoindre la rive gauche de l'allalingletscher au pied d'un éperon évident vers 2980 m Mettre les peaux.

De là, remonter le glacier en rive gauche toujours (attention aux crevasses) jusque sous le allalinpass. REmonter alors en direction du Fluchthorn en passant dans les combes à droite (ouest) sous le sommet. (2 heures environ)

Redescendre en direction de l'adlerpass, à flanc en passant sous des séracs menaçants (à vive allure....) et en se méfiant des crevasses (toujours, c'est une constante pour cette course !)

Remettre les peaux pour se diriger vers l'adlerpass (3789m) . Plutôt que de prendre l'arête sud au dessus du col, prendre la combe avant le col à gauche (un peu raide mais qui permet de garder les skis) puis, après une pause bien méritée, poursuivre par les faux plats d'abord puis la courte pente et enfin l'arête vers le sommet du Strahlhorn (4190 m).

Descente : par l'itinéraire de montée et l'allalingletscher. On peut descendre en début de saison directement sur Saas Almagel depuis le Fluchthorn
La course :

Fluchthorn-Strahlhorn---topo-photoski-de-rando-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg



Les conditions :

Neige humide pour l'accès à Britannia :
Refuge d'hiver ouvert et confortable (nous avons coupé du bois au cas ou), refuge d'été fermé
Neige dure le matin, bon regel nocturne
Neige poudreuse au dessus de 3400 mètres (poudreuse de rêve dans la combe à l'est de l'arête au dessus de l'adlerpass)

La course :

Fluchthorn-Strahlhorn--jean-marc-lafontaine-ski-de-rando-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg


Après une journée passée à monter à Britanniahütte, les remontées mécaniques étant fermées (nous avons skié à partir de 2550 m la station intermédiaire) et une autre journée passée à couper du bois , à répondre au telephone comme standardiste de la Britannia hütte et à dormir (2 h 30 de sieste tou de même...) Nous passons à l'action !

Lever 4 h 30 pour un départ rapide. La neige est dure, il faut louvoyer entre les cailloux sous le refuge. Mal réveillé je peste intérieurement, j'aime bien les réveils tranquilles aux pentes douces où l'on peit quiller en skiant sans réfléchir. Monter descendre, monter descendre, nous traversons le pied de l'Holaubgletscher pour arriver au pied du glacier. Nous repartons pour de grandes longueurs en faux plat montant, la neige est dure, mais le terrain aisé !

Le Strahlhon etant bouché nous décidons de partir vers le Fluchthorn, bien dégagé. Je fais quelques jolis virages dans les pentes douces de ce chouette mais tranquille sommet. Le Strahlhorn se dégage, nous irons le voir dans un second temps (peut être pourrons nous faire la face Nord... miam miam !) Arrivé au sommet, les fameuses pentes Nords semblent bouchées, nous décidons de rattraper la voie normale par une traversée courte mais exposée aux séracs pour ensuite rejoindre l'adlerpass. Je trace dans une neige  un peu lourde au début puis plus ou monte, plus légère. Avant le col, je bifurque à gauche dans la combe que j'avais pris à la descente il y a 4 ans(ça sert à ça de refaire les sommets, on connait les trucs !) La combe est un peu raide et peu aisée à tracer mais ça va. Courte pause vers 3980 mètres. Puis c'est le long faux plat (encore un) vers le sommet. Je pause les skis pour les derniers mètres et hop, nous sommes avec Jean-Marc sur le Strahlhorn.

La descente est un pur bonheur, la neige est douce, les virages s'enchaîne facilement, 30 à 40 cm de poudreuse en altitude, Jean-Marc fait du ... flûte, je ne sais plus comment ont dit en pyrénéen ! enfin, il godille avec agilité, ce qui est un peu moins mon cas, et oui, on ne se refait pas !

Il faut alors redescendre les faux plat, mes skis ont un besoin important de fart, je pousse sur les bâtons. Avant de remettre les peaux et de gagner le refuge où nous rencontrerons deux italiens sympathiques.

 Fluchthorn-Strahlhorn--ski-de-rando-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg

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Weismies par l'arête Sud Est

Publié le par Apoutsiak

 

 


 

 

 

Le topo : 

Depuis Saas Almagel
Je suis parti en réalité avant Saas Almagel : vers Mosses, mais je pense qu'il y a moyen de faire plus court.
Il faut remonter le sentier dans la forêt en direction de .......
puis toujours en suivant le sentier , rejoindre le refuge 2890 m sous le Dri Horlini

Le deuxième jour, remontée les pentes du Zwischenbergpass puis prendre au nord (à gauche de l'arête)^pour passer le premier  mamelon avant de rejoindre la neige sur l'autre versant. 
Le but du jeux est de remonter le névé le plus haut possible pour rejoindre l'arête Sud Est. Ensuite il s'agit de suivre l'arête jusqu'à l'antécimes 3967 m (pas de II III max) puis de suivre l'arête neigeuse effilée puis les rochers jusqu'au sommet. 

Le retour peut se faire par la même voie ou par la voie normale (glacière)

Weismies-topo-photo--arete-sud-sud-est-ski-de-rando-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg


Les conditions

Il a plu toute la nuit (et neigé en altitude prêt de 30 cm) 
Aucun regel nocturne 
Névé sous l'arête en mauvaise condition (soupe profonde) , j'ai rejoint l'arête assez rapidement vers 3300 - 3400 m , il a fallu tracer l'arête de 3500 à l'antécîme 3967 m)
Les pentes de la fine arête menant au sommet me parraissant chargées, je ne m'y suis pas engagé

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Weismies-arete-sud-sud-est-ski-de-rando-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg


La course

Longue, la montée depuis Saas Almagel pour aller à l'almagellerhütte. Quelques bouquetons avant le ...........
Pas un brin de neige, il a fallu porter les skis jusqu'au refuge (même 100 m encore le lendemain !)
Au refuge, accueil au marteau piqueur, agrandissement en cours, le refuge d'hiver est ouvert ! Petit refuge en bois hyper confortable ou je fais la causette avec deux Anversois très sympathique avant deux heures de sieste.
et je me rends comte que j'ai oublié un sac de bouffe, ça va être dur du pointe de vue énergétique (pas de vivres de course, pas de gateaux, pas de dessert, juste le petit dej, de l'isostar et un plat déshydraté !

Le lendemain, à 4 heures, tout est bouché, à 7 heures, il semble que le temps se lève, je pars, on verra bien. Je chausse les skis  100 mètres au dessus du refuge et croise une cordée d'anglais qui redescends, (je saurais plus tard qu'ils auront stoppés à 3500 m sur l'arête, leurs traces en témoigne) Je gagne le col (en fait un peu trop à droite, j'ai du chausser les crampons pour le rejoindre et je laisse les skis. Je remonte l'arête puis gagne le grand névé à droite. La neige est soupe. Je décide de rejoindre l'arête. Puis je trace dans l'escalade facile mais enneigée de 3500 m à l'antécîme. Je suis assez fatigué par l'effort (et l'hypoglycémie je crois !) Arrivé à l'antécîme 3967 m je vois la courte arête effilée qui permet de gagner le sommet, elle est gavée de neige, je préfère renoncer !

Longue mais plus rapide descente de l'arête puis du névé vers le col. Je skie 300 mètres avant de redescendre les 1300 autres à pieds, les skis sur le sac vers le village !!!

 

 

Weismies--vue-sur-la-Lentzpitz-utsiak-guillaume-ledoux-dcd4.jpg



Bilan : skis inutiles pour cette course et pas de neige avant 3000 mètres du coté Est de la vallée de Saas Fee !

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Semaine les 4000 de Saas Fee

Publié le par Apoutsiak


différents articles et vidéos seront mis en ligne dans la semaine patience ! J'active les liens dès que possible.

 

 


 

 

 





Finalement la semaine s'est découpée comme suit , dans une météo difficile à décrypter:

Lundi : montée à l'Almageller hütte
Mardi : Weismies par l'arête Sud Sud Est - but sur l'arête finale à 60 mètres du sommet : arête effilée et surchargée en neige
Mercredi : repos... Vanil de l'Ecri et Vanil Noir en rando alpine avec Laurent
Jeudi : montée à Britannia Hütte depuis
 Saas Fee à pied avec le matos sur le dos (dont les skis...) avec Jean-Marc
Vendredi : temps pourri, brucheronnage à Britannia et ascension de l'arête au dessus du refuge et gestion du standard téléphonique du refuge...
Samedi : Strahlhorn et Fluchthorn dans une PEUF de rêve
Dimanche : Alalinhorn


pour voir les différents compagnons de cordée, reportez vous à l'apouts'trombinoscope !



Je n'ai pas gravi : la Lentzpitze par la face Nord (trop de neige), la traversée sur le Nadelhorn (pareil), la face Nord de l'Obergabelhorn (même raison) et le Zinalrothorn (vous comprendrez pourquoi) ! Mais, j'ai fait du ski le 18 Juin dans une peuf du tonnerre de Dieu !

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couloir en Y Aiguille d'Argentiere

Publié le par Apoutsiak

 


 

 

 

 

 

 

 

Le refuge d'Argentiere est complet les Dimanche et Lundi à cause des départs pour Chamonix Zermatt, le gardien m'a expliqué cet adage, tant pis, nous bivouaquerons sur le glacier. Un léger coup de Montevers à 16 h l'après midi, une descente dans une neige dure lourdement chargé (tente, duvet , karimat) nous traversons rapidement le glacier d'Argentière et décidons de bivouaquer pied du refuge (un peu avant en réalité en bas du glacier du milieu.

Sympathique soirée avec Rémi de Camp to camp a admirer ce cadre impressionnant

La nuit fut bonne, le réveil à 3 h 30 sonne (en fait c'est le portable de Rémi, ma montre n'avait plus de pile et ne voulait plus sonner)

Départ vers le col du Tour Noir, il fait nuit noire, la neige est hyper dure, Rémi bataille avec ses skis (ses peaux ne sont pas parabolliques et il n'a pas de couteau), il fini par céder : il met les skis sur le sac et installe et met ses crampons.  Je l'attends afin de rester en visuel. Une petite erreur d'itinéraire nous fait gagner la rive gauche du glacier mais une traversée nous permet de gagner le pied du couloir en Y.

Je laisse à Rémi la lourde charge de passer en tête, il est sans doute meilleur grimpeur que moi... et nous envisageons de monter par les rochers à droite du couloir. Finalement, nous décidons d'aller voir l'état de la rimaye. Elle passe bien, à gauche. Il  faut ensuite traverser à droite. C'est alors le crux de la voie : une zone mixte  avec un peu de galce sur un peu de rocher. Remi protège, un friends, une broche un relai, et nous passons. Je passe devant pour une deuxième, courte longueur et fais un relai sur bequet en rive gauche : moins élégant que sur broche mais efficace. Ensuite, c'est tout corde tendu à 6 mètres jusqu'à l'arête avec quelques pauses bien méritées. Il faut monter le grand escalier bien tracé en neige dure. Nous faisons une pause à l'intersection des deux branches du Y avant de repartir dans celle de droite. La sortie est comme le couloir magnifique, vue sur les courtes les droites, la Verte. L'arête finale nous mène au sommet, sans vent, réellement agréable. 

 

Nous redescendons par le glacier du Milieu (à 45°) en bonne condition, nous restons rive gauche (en neige dure) Passés la rimaye (juste après le goulet du couloir) , l'un de nous à l'excellente idée de mettre les skis. Sur neige dure, dans la pente, rien de plus aisé, pour faire un ski dans une neige trafollée dure. Bilan de l'opération : une longue traversée à droite en descendant et un virage puis une longue traversée à gauche - une conversion, retour à droite vers la rimaye (qui passe à droite en descendant) Ouf. Les pentes au soleil ne sont pas transformées, le ski est fatigant.

Une zone de crevasses necessite de réaliser quelques virages précis. Puis la neige est ENFIN transformée. Je lache quelques beaux virages. Voilà la tente.

Démontage et départ pour une traversée du glacier d'Argentière et une descente en bonne condition sur Lognan. Les pistes du bas de la station sont fermées, nous les empruntons. 2 déchaussages et une bonne chute dans le la soupe de compet nous ramène à Argentière puis à Chamonix ou une bonne glace nous attend ... merci Carole.

Je file sur Vieu retrouver Yvanne et jérémie après un symptahique apéro chez Arnaud et Isabelle avant de filer vers le sauvage Oisans le lendemain matin

Une jolie entrée en matière pour cette semaine d'alpi.

A suivre

  

PS : Rémi, je n'ai pas tes coordonnées pour t'envoyer les photos !

 

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couloir Piaget calotte des Agneaux

Publié le par Apoutsiak

 


 


 

 

 

 

Après le couloir en Y, je retrouve à Vizille Enguerrand, Victor et Simon en face du chateau. Assez compliqué pour se retrouver etant donné le peu de place dans les parkinds...

Direction le Casset. Puis c'est le départ. Au début, je cherche à suivre les 3 Grenoblois, mais au bout de 20 minutes, je décide de laisser faire la nature, je lache prise et les laisse partir devant, on verra bien.

Je les retruve au lac pour mettre les skis. Ils repartent, me larguent de nouveau. Engue en faisant la trace avance largement plus vite que moi. Nous remontons vers le col d'Arsine, je suis impressionné par leur rapidité. C'est ça des Grenoblois !

Nous arrivons au refuge qui est en fait une cabane pastorale. 8 lits, une cuisine sommaire, une odeur de brûlée (je pense que des randonneurs frigorifiés ont du essayer de faire du feu dans la cabane) de l'humidité au sol avec des flacs une odeur de moisir l'accompagnant. Bonne ambiance, nous essayons d'aérer notre futur logis, les discussions portent sur l'itinéraire à adopter le lendemain matin pour tracer au plus court vers le couloir Piaget.

La nuit vient, nous nous couchons vers 8 heures, Enguerant choisi un matelas sans trou de souris, tou va bien. A minuit, dans un demi sommeil, la bouche pâteuse, je décide de me lever pour boire. Je farfouille pour trouver ma frontale l'installe sur mon chef et allume... Ca détalle le long des murs das un mini brouhaha. Je bois, me recouche. Mes oreilles en eveil : ça grignotte, ça galoppe, ça détalle, une orde de souris habite la bergerie, la deuxième partie de nuit s'averera plus difficile que la première. Au réveil, nous constaton les dégats, elles ont entamé la poubelle, le sachet de soupe, le trognon de pomme sous le lit d'Engue et ont essayé vainement d'ouvrir mon tupperware avec mes céréales (3 petites crottes en atteste !!!) !

Après un petit déjeuner nous partons vers le Piaget en prenant une route assez directe, sans lune. Comme la veille, je ferme la marche à plus ou moins grande distance, il faut que je m'habitue. Je vois passer le casque de Simon dans le halo de la frontale, sans parvenir à l'atrapper, il devra redescendre le chercher (et sera une fois n'est pas coutume derrière moi !)

Au pied du couloir, regroupement général - piolets - crampons - skis sur le sac. Et c'est parti, je me retrouve rapidement dernier (original), Engue trace et me largue alors que je grimpe à 500 600 m/h, c'est dur ! Je fais une pause photo et rejoins le groupe à mi couloir, enfin une grosse pause. Engue repart, je parviens juste à suivre Victor, jusqu'au sommt du couloir. Vue magnifique sur les Ecrins ! Simon et Engué ont déjà filé vers la calotte. La neige est moins compacte il y a quelques passages de mixte. 40 minutes d'effort nous mènent au sommet dans le vent mais magnifique. 5 minutes de pause et il faut redescendre. Je rejoins mes skis au sommet du Piaget, et redescends à pied par la voir normale jusque sous la rimaye tandis que Simon, Engue et Victor ski le haut de la face.

Enfin quelques virages dans une excellente neige. Le bas de la face est en neige dure. Nous ontournons crevasses et séracs et nosu engageons dans un couloir secondaire ou Victor, téméraire chute alors qu'Engue et moi sommes descendus en crampons. Puis c'est la descente tranquille vers la "sourissière" d'Arcine !

La descente vers la voiture n'est qu'une formalité un peu soupe sur le bas avec 20 minutes de marche à pied en forêt, la neige s'arrête au petit lac.

Retour au gite la montagne à Chamonix dans l'après midi !

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Monts Telliers Ski de randonnée

Publié le par Apoutsiak

Au départ, après la mythique sortie de la veille à la pointe de Vouasson, et le coucher à minuit, le programme etait de repartir assez tôt pour ce claquer le Gervasutti à la Tour Ronde et de redescendre par la vallée blanche à Chamonix, histoire d'être bien fatigués ! MOTIVES !!!

La première est à 7 h 30, étant fatigués, nous décidons de nous lever à 7 heures (il y a 1 heure de voiture pour aller de chez Laurent à Chamonix !!!) pour avoir une benne vers 9 heures ! tant pis pour le retour par le Montenvers en train.

Après mêtre lever à 5 h 20 en fait l'altimètre indiquait 720 mètres, j'ai pensé que c'était 7 h 20, le réveil sonne à 7 heures

 

 

puis départ pour Chamonix à deux voitures, je compte rentrer de Chamonix à la maison par la France. Arrivé au parking de Grand Saint Bernard à Martigny, Laurent m'annonce q'il ne se sent pas de faire la Tour Ronde aujourd'hui, peur sans doute, de rencontrer des free riders chamoniards dans la benne du téléphérique.

Hésitation... rentrer, ne pas rentrer... Je sors la carte, les topos, "trouver un truc pas trop long, pas trop loin, pas risqué... Je tombe sur la pointe de Drône au dessus du col du Grand Saint Bernard.

Je file vers Bourg Saint Bernard et démarre la course vers 10 heures , il y a un monde fou. Il fait bien froid, il y a du vent, la course est bien tracée. A 2300 mètres, logiquement, la trace monte à gauche vers l'arête, malheuresement, elle n'est pas tracée. Il faut poursuivre vers le col des 3 lacs, ca me suffira bien.

 

Du monde et du jour blanc !

 

Arrivé au col, d'autres skieurs filent vers les Mont Telliers ( que j'ai déjà fait avec Thib il y a 8 ou 9 ans. Il ne reste que 300 mètres  de déniveler après une longue traversée à plat. Je me retrouve en tête d'un groupe d'une quarantaine de personne, il y a beaucoup de vent et c'est le jour blanc, difficile de suivre la trace ! Le groupe s'arête 50 mètres sous le sommet (avant beaucoup de vent) je gravi les dernies mètres pour me retrouver en haut (en réalité à 10 mètres du sommet mais l'arête n'est pas tracée complètement)

Je redescends un peu à pied pour me mettre à l'abrit du vent puis je chausse pour redescendre. Le jour blanc me gâche un peu le début de la course puis c'est le bonheur. Je rencontre un vieux skieur de rando qui tombe en me suivant ( dans le jour blanc, je n'ai pas vu une butte, par chance je suis passé, mais lui s'est pris les skis dans la neige ;-)  Nous nous suivons avant de reprendre une excellente neige sur la fin (très trafolée mais bonne). Une petite sortie qui fait du bien ! Ca ne vaut pas la tour Ronde mais bon, c'étit bien tout de même !

 

Les photos suivront !

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Pointe de Vouasson - traversée Pralong Arolla -" frapper avant d'ancrer"

Publié le par Apoutsiak

Longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue longue COURSE !!!

Pointe de Vouasson face Nord

où : frapper avant d'ancrer

Lever à 3 heures 30 - Départ de la maison 4 heures. Je retrouve Laurent et Alex à après Aigle. Nous remontons jusqu'à Pralong et redescendons petit déjeuner ( c'est la coutume des Franco-Suisse et des Quebeco-Suisse ...) Nous remontons à Pralong et nous garons sous le barrage de la Grande Dixence. L'objectif est la face Nord de la pointe de Vouasson.

Le départ est plat et permet des se chauffer, nous decidons de monter la les pentes du torrent de Merderé, encaissé et plus ou moins raide. Laurent est devant, loing devant en raquettes, je trace derrière et Alex me suit  un peu derrière. Laurent il galope tandis que nous conversons ( au sens de converser : faire des conversions ;-)  ) tous les 3 mètres. Une petite zone de glace nous oblige à déchausser avant un passage raide où il faut de nouveau déchausser) le surfer lui, est déjà loin !

Nous remontons ensuite les pentes plus douce en neige qui parrait excellente, les traces du surfer ne servent à rien, je dois tout refaire ! La fatigue commence déjà à se faire sentir ! Alex passe devant, et Laurent derrière. Nous rejoignons le bas de la face Nord, j'ai quelques prémices de crampes sur les dernières conversion.

Petite pause bien mérité.

Les skis sur le sac, les crampons aux pieds et les piolets en main nous repartons, un skieur à skié les deux tiers de la face avant de remonter lentement, on s'est même demandé s'ils ne nous attendait pas . Le début d'ascension est raide mais en bonne neige. Je chope tout de même des crampes aux adducteurs, Laurent, tel un père m'aide à faire des étirements, dans un e pente à 45°, accrochés au piolet, ça n'est pas facile. Je repars, derrière Laurent. Premier passage de glace vive sous 20 centimètres de neige inconsistante. Laurent peste, je l'imite. Les crampons ripent, les piolets necessitent 3 frappés avant d'ancrer... usant (frapper avant d'ancrer pas mal non). Heureusement, pas de crampe dans le passage, nous retrouvons la neige ferme, et mes crampes me retrouvent.

Nouveau passage en glace, en traversée à gauche, interminable. un ancrage lache , oui il faut préciser que la glace est quelque peu merdique, l'autre piolet n'est pas encore ancré, je ripe,  les crampons crissent juste le temps de me dire, "si je ne m'arrête pas tout de suite c'est la chute" (il y a déjà 150 mètres de face sous moije dois enrayer la glissade de suite). ping, bonne pioche ou bon ancrage plutôt. Je souffle, petit coup de stress. Nous repartons et regagnons une zone saine en rive droite du glacier (à gauche). Alex nous attend loin au dessus, Laurent est fatigué aussi. Nous rejoignons Alex. Nous "filons" vers le sommet, je suis loin derrière, usé mais content d'en venir à bout, celà fait bien 10 ans que je n'ai pas été dans un état de fatigue aussi avancé.

J'ai la lucidité de changer ranger mes piolets pour prendre mes batons pour les dernier mètres. Je rejoins mes deux accolytes au sommet. Après avoir longtemps hésité, il est clair que je ne suis pas en état de descendre la face Nord, je décide de descendre par la voie normale comme prévu au départ et de rejoindre Arolla. il est 17 h 15.

 

 

Il fait hyper froid, je quitte Laurent et Alex, la neige est hyper dure et je n'ai plus de cuisses. Je skie comme un porc, d'aucun diront "comme d'habitude" mais là, c'est pire !

C'est long et horrible, le soleil est couché, la neige traffolée dure, impossible d'enchainer 4 virages, je faire de multiples  courtes pauses pour récupérer.  Je bascule sous le refuge et là, c'est l'apothéose. Inskiable ! (ou peut être skiable, mais pour plus fort que moi !) Longue est la descente sur Arolla, je rejoins le petit lac , 8 chamois regardent le piètre skieur rejoindre la civilisation. Je déchausse sur 300 mètres. Je me bats avec mes skis pour rechausser sous les yeux ébobis d'un autre chamois.

Enfin le village de la Gouille, je me repause avant de rentrer au retaurant du lac bleu et profiter d'un chocolat. Il est 19 heures 15. Laurent et Alex arrivent une heure plus tard. Je tente quelques étirements, qui me provoquent des crampes Nous mangeons  un excellent ragout frites avec une salade d'endive et de champignon avant rentrer. Minuit pour le coucher... Fatigué !

Au programme du lendemain : la tour ronde par le Gervasutti - Motivés !

 

PS : je suis désoler, entre la partie bourrinage à ski et la partie bourrinage à piolets crampons, les crampes, le vent , le froid, l'envie de rentrer à la maison, je n'ai vraiment pas fait beaucoup de films et de photos !!!

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