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Alpinisme : Finsteraarhorn 4274 m

Publié le par Apoutsiak

Alpinisme : Finsteraarhorn 4274 m

Topo

Du refuge, gagner le glacier au dessus

rejoindre le point 3617 m CNS Frustuckplatz

basculer de l'autre coté de l'éperon

Remonter au Huggisattel 4088 m

de là par l'arête en restant Versant Ouest jusqu'au sommet 4273 m

 

Fichier GPS Finsteraarhorn au format GPX

Le sommet de l'Oberland

 

Récit - Vu par par Christian

 

 

Ce 8 juillet (1999) , nous avions rendez-vous à Martigny (Valais Suisse) sur une aire d’autoroute pour se répartir dans les voitures. Je retrouve Nelly et Jean-Michel, les organisateurs de la semaine, Evelyne, que je connais depuis plus de 20 ans au CAF, Francine et Guillaume, deux petits nouveaux au CAF… 1 h 30 plus tard, nous sommes à Fiesh au pied du Massif de l’Oberland. Nous prenons le téléphérique de Kühboden. De là, c’est parti pour la cabane de Konkordia à 2850 m. Les sacs pèsent plus de 17 kg. Un premier sentier nous amène à l’Aletschgletscher, glacier le plus grand d’Europe avec ses 24 km de long. Le pique-nique est pris, les cordées formées, je suis avec Guillaume. Je prends donc la tête de notre cordée. La montée se fait sur 8 km de glacier sur la rive gauche, en louvoyant entre les crevasses. Une échelle puis 90 mètres d’escaliers au-dessus du vide (365 marches) nous conduisent à la Konkordia Hütte.

 

 

9 Juillet : Départ pour le Trugberg (3880 m). Nous redescendons les escaliers, nous encordons et prenons un premier raidillon sur le glacier. J’attaque face à la pente, mais je ne trouve pas mon rythme. Guillaume passe alors devant . Nous contournons des crevasses (toujours nombreuses dans l’Oberland) traversons le glacier et grimpons vers le sommet. Une petite arête de 100 m de dénivelé avec quelques passages de mixte m’achève, j’avoue que je ne suis pas très technique, les autres ont l’air bien en forme . Au sommet, la vue sur la Jungfrau est magnifique.

Nous redescendons le glacier. Pour la remontée par les échelles au refuge, je m’arrange pour suivre quelqu’un : le vide m’effraie !

 

10 Juillet : Je prétexte une grippe pour me reposer alors que les autres partent faire le Grünegghorn à 3860 m (PD). Je me lève à 8 heures prends bien mon temps, un bon repas accompagné de bon vin, me permettent de récupérer. Ils sont parvenus au sommet par une arête rocheuse puis en neige assez impressionnante. Le retour s’est fait en parti en ramasse.

 

Le saviez vous

 

Le sommet de l’Oberland Bernois n’est ni l’Eiger (et sa fameuse face Nord), ni la Jungfrau, (à proximité du petit Train à crémaillère), ni le mönsch. Non, le sommet de l’Oberland est bien le Finsteraarhorn et son arête Nord Est mixte il culmine à 4280 m d’altitude !

 

11 Juillet : Journée de repos, nous traversons vers la Finsteraarhorn-hütte par le Grünhornlücke (3286 m). En 2 heures nous sommes à ce col. Jean-Michel, Francine et Guillaume s’engagent sur le Wissnollen tandis que nous redescendons vers la cabane en 1 h ¼ . Nous suivons leur progression à la jumelle et utilisons des radiotéléphones pour prendre des nouvelles. Guillaume prévoit 1 h 30 du col au sommet, ça me paraît un peu optimiste. Au bour de 1 h, ils n’ont pas gravi 200 mètres et annoncent 1 h environ pour sortir au sommet. Ils merdouillent dans l’arête, nous apercevons des points qui ne progressent pas ou progressent très lentement (en fait ils assuraient Francine, peu à son aise dans une neige pourrie et raide en faisant des relais tous les 30 m ce qui a pris un temps fou. Ils ne nous téléphonent pas à 12 h ce qui augment notre inquiétude. Enfin à 13 heures le radiotéléphone émet, c’est Guillaume, ils sont sortis de l’arête en un temps record : 2 heures pour faire moins de 100 mètres de dénivelé… (la moyenne normale sur terrain glacière est de 300 mètres par heure N.D.R.). Ils passent 70 mètres de rocher et nous rappellent du sommet. Nous leur précisons que leur voie de descente passe bien à gauche du glacier pour éviter des zones de crevasse. A la jumelle, nous les suivons, ils dévalent la pente, Guillaume devant tire Francine épuisée et longe les rochers complètement à gauche comme prévu. Mais il s’engage à gauche d’une zone de séracs qui devient infranchissable en dessous, nous tentons de l’avertir au téléphone et en faisant des grands gestes depuis le retour. Nous sommes bien inquiets. La cordée stoppe à gauche des séracs. Le radiotéléphone grésille d’un ait narquois « qui a dit qu’il fallait prendre bien à gauche », c’est Guillaume qui rajoute « nous sommes il me semble trop à gauche ». Nous les guidons pour qu’ils repassent au dessus des séracs et redescendent au bon endroit. Ils remontent vers la Finsteraarhorn-hütte vers 16 heures.

 

Tempête de neige sur la Grünhornlücke

 

12 Juillet : Ce matin, le temps est gris, nous décidons de tenter le Gross Wannenhorn. Nous partons vers le Fiesh gletscher et le traversons. Deux politiques s’opposent : Nelly et Jean-Michel sont partisans du passage par le centre du glacier alors que Evelyne et Guillaume passeraient plutôt par la rive gauche. Les premiers l’emportent nous passerons par le centre. Nous passons des crevasses, longeons des séracs, les contournons, nouvelles crevasses, nouveaux séracs. Notre cordée passe alors devant et se retrouve coincée par des crevasses. Tout le monde se retrouve là. Certains passent le pied dans des ponts de neige, nous sommes dans une souricière, il s’agit de rejoindre au plus vite la gauche du glacier plus saine. Nous formons alors une caravane encordés tous les 6 à 15 mètres et nous nous dirigeons en louvoyant vers ce bord gauche. Le taux d’adrénaline est au beau fixe, contrairement à la météo. Enfin la rive arrive. Nous remontons alors sur des pentes assez raides. Sur un petit col à 3365 m nous décidons de nous arrêter, le temps est trop « dégueulasse » et le sommet encore loin. Nous redescendons rive gauche et effectivement cela passe facilement. Puis nous faisons des moufflages sur une crevasse du bas du glacier avant de rentrer au refuge.

 

 

13 Juillet : Nous partons pour le sommet de l’Oberland : le Finsteraarhorn (voir encadrés). Personne n’est très motivé : il y a des nuages et il fait très chaud, nous n’irons sans doute pas au sommet. Nous remontons jusqu’à l’ancien refuge. Puis Guillaume trace jusqu’au Frustucksplatz (emplacement du déjeuner) où nous rejoignons la trace des Tchèques, il y a une Rimaye à passer. Guillaume passe, le pas est important me précise t’il du haut. Je m’avance, il m’assure au piolet, corde tendue. Je me prépare « un, deux et trois » Je ne comprends pas, je me retrouve sur la lèvre supérieur, les jambes dans le vide soutenu par Guillaume, je cris « tire – tire » alors qu’il est impossible de tirer . Finalement je me reprends et passe l’obstacle. Après le Frustucksplatz, nous reprenons un glacier. Nous sommes à près de 4000 et mon souffle est court, Guillaume ne fait aucune pause dans les traces faites par les Tchèques. Je réclame quelques pauses, il m’en accorde certaines, … difficilement ! Nous parvenons au Huggisattel à 4088 m. Le vent souffle et les nuages sont là. Seuls Guillaume et Jean-Michel iront au sommet à 4280 m. 1 h 30 plus tard, par radio téléphone ils nous annoncent qu’ils sont au sommet, après une escalade mixte rocher neige, ils précisent que les conditions sont bonnes ! Nous filons alors que l’orage menace. Alors qu’ils descendent l’arête, quelques coups de tonnerre se font entendre, ils se prennent une tempête de neige. Un appel alors qu’ils sont au Huggisattel nous rassure ; Ils redescendent très vite et nous rejoigne au refuge après l’épisode des abeilles (voir encadré).

 

S’il n’en reste qu’un…

 

Avec le sommet du Finsteraarhorn conquis, il ne reste plus qu’un sommet pour que la sexalogie des sommets des massifs des alpes soient complète !

En effet après le Grand Paradis, pour le massif du même nom ; le Mont Blanc ; la Barre des Ecrins ; la Grande Casse pour la Vanoise ; et le Finsteraarhorn pour l’Oberland Bernois, il ne reste plus qu’à gravir la Pointe Dufour , sommet des Monts Roses et deuxième sommet des Alpes, et les 6 sommets seront gravis !

 

Les Abeilles

 

Mardi 13 juillet, 15 h , De retour du Finsteraarhorn, Le glacier a été quitté il y a quelques minutes et dans un quart d’heure nous serons au refuge ; une descente rapide dans les pierriers s’engage. Je suis accompagné de Jean-Michel qui était avec moi au sommet et d’un couple de Nancéens.

Une petite arête à 3200 m conduit à l’emplacement de l’ancien refuge, un sentier y mène avant de reprendre la descente. Je m’engage sur celle-ci, quand tout à coup j’entends un bourdonnement sur mon sac à dos, c’est mon baton téléscopique ! Je cris à Jean-michel de quitter l’arête est de se mettre à l’abrit. Nous délaissons les sacs et descendons sous l’arête. 5 minutes passent les Nancéens s’engagent sur l’arête alors que je remonte récupérer mon sac, quand tout à coup, rebelotte lorsque je soulève le sac, j’entends de nouveau les abeilles (signe de foudre N.D.R.). Je me replonge dans la face, les Nancéens font de même avec doutes. Une troisième tentative me permet de sortir le baton du sac, mais c’est le piolet qui se met à chanter… Je quitte à nouveau l’arête sans mon sac. Je décide de passer en force, je prends mon sac et cours me mettre à l’abrit, à l’endroit de l’ancien refuge, le piolet bourdonne au départ, puis le bruit cesse. Nous redescendons et apercevons les Nancéens sur la courte arête, Madame lache le piolet qu’elle portait à la main, les abeilles y faisant du bruit !

 

 

14 Juillet : Nous devions revenir à Fiesch par le glacier du même nom, mais sa descente par des rappels, des mains courantes et une sorte de via ferrata, demande des bonnes conditions météo or, il pleut et le brouillard se prépare par endroit. Il faut remonter la Grünhornlücke sous la pluie et redescendre par où nous sommes venus : le glacier d’Aletsch. Au col, nous sommes pris dans une énorme tempête de neige, nous redescendons face au vent la visibilité restant très faible. Au niveau de la Konkordiaplatz, nous avons de la peine à trouver notre chemin au milieu des crevasses, mais nous y parvenons après un gros aller-retour. Le long Aletschgletscher est suivi le long de sa moraine gauche, puis un sentier nous ramène au téléphérique.

 

Le séjour se termine dans la bonne humeur !

Alpinisme : Finsteraarhorn 4274 m
Alpinisme : Finsteraarhorn 4274 m
Alpinisme : Finsteraarhorn 4274 m

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6 Jours dans le valais et dans l'Oberland, 4 4000 et un 3900 !

Publié le par Apoutsiak

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Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m

Publié le par Apoutsiak

Konkordiahütte Blatten par l'Äbeni Flue

Dernier jour du raid à ski en Oberland

Après 4 4000, la fin d'ascension se fera avec des semelles en plomb et un souffle d'asthmatique...

Topo

De la Konkordiahütte, gagner la Konkordiaplatz, que l'on traverse vers l'ouest.

Remonter le Grosser Aletschfirn

Virer à droite, Nord après les points 3227 m et 3463 CNS pour rejoindre l'Äbeni flue firn.

Louvoyer entre les crevasses 3400 3500 m pour gagner le plateau glacière puis la grande pente Ouest de l'Äbeni flue. 3962 m

Carto fichier GPS

Fichier GPS de l'Äbeni flue au format GPX

Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m

Récit

 

Dernier jour du raid, et dernier jour de cette semaine à 4000 après la Nordend, la pointe Dufour, le Gross Grünhorn , et la Jungfrau, le programme a été bien rempli.

Dernier reveil de type Orangina par François, je me retrouve dans la salle à manger à mâchonner mes tartines de beurre qui ce matin ont du mal à passer.

Décollage, et drnière descente pour rejoindre la Konkordiaplatz.

Balais des frontales, je tente quelques photos, et certaines sont assez réussies.

Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m

c'est parti pour 6 ou 7 km de plat, presque comme chaque jour. Nous rattrapons un goupe d'anciens, ils doivent être 7 ou 8. Sous l'Aletschhorn, c'est très beau. Comme d'hab, Yves et François prennent les devants, comme d'hab', je lambine derrière. Je scrute ma montre, 2 heures qu'on a quité le refuge et 65 m dénivelé positif... UN RECORD !

Enfin ça monte, Yves se calle derrière moi, il se dit fatigué, et trouve mon rythme à sa guise. Nous montons tranquillement tandis que François file comme le vent. Passage entre les crevasses, je me retrouve à nouveau seul derrière. On va bientôt rejoindre le monde en provenance d'Hollandiahütte.

quelques crevasses plus tard, je propose à Yves et François de laisser les sacs pour les 300 derniers mètres, proposition qui rencontre l'approbation générale. Ca fait du bien je commençais à montrer de gros signes de lassitude.

Quel plaisir de skier sans sac !

Et pour une fois je suis devant, avec Yves et François à 30 cm de l'arrière de mes skis, parfois ça touche, je ne dis rien mais n'en pense pas moins !

Sans sac la dernière pente est relativement vite absorbée, voilà le sommet, joli panorama sur les 4000 environnants.

Il est temps de descendre. C'est parti pour une jolie descente de ce sommet qui est ... tout moche ! (ben oui c'est une dépose d'héliski, ça n'aide pas, pourtant on n'a pas trop été dérangé. )

On retrouve , les sacs, et les faux plats (descendants)

La Hollandiahütte devant nous, nous décidons de pique niquer au col. Et Yves m'offre les tant attendues sardines à la tomates, excellent mais tachant !

Je partage mon repas avec quelques choucas.

Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m

Puis c'est la descente, à fond, vers Blatten, tout se passe bien, nous descendons en rive droite alors que nous sommes montés en rive gauche. Nous amusant à la vue de nos traces, perdues dans le brouillard à la montée, on a presque tourné en rond... Quelques faux plats plus tard (ben oui, c'est ça l'Oberland), un peu de canard, des skis qui collent, nous arrivons à Fafleralp. Sous le soleil, les randonneurs arrivent nombreux. Et lambinent au soleil. La route est à présent complètement dégagée et une navette est mise en place. Nous la prendrons (10 CHF !) Ça économise 5 km de portage. Nous descendrons avec les musiques traditionnelles Suisse en fond sonore

La balade est finie, je me retrouve dans la 206 SW avec mes fix dans la joue et un bâton dans les flancs, mais ça, c'est une autre histoire (voir épisode 1)

Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m
Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m Ski de randonnée : Äbeni Flue 3962 m

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Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m

Publié le par Apoutsiak

Dernier 4000 de ce massif de l'Oberland qu'il me reste à gravir (si l'on excepte le Schreckhorn et le Lauteraarhorn qui sont un peu excentrés)

Topo

Pour rejoindre la cabane Konkordiahütte depuis Blatten et la Lötschenlücke voir ici

Jungfrau

Nous la décrirons depuis la Konkordiahütte. Il est également possible de rejoindre la voie normale depuis le Jungfarujoch et le train

De Konkordiahütte descendre les escaliers menant à la Konkordiaplatz (2 km)

"Remonter" le Jungfraufirn (plutôt plat) en rive gauche puis le traverser (2 km 500)

Remonter les pentes jusqu'au pied du point 3506 m

Remonter cette pente à 40° environ

puis remonter l'éperon pour gagner la rimaye du Rottalsattel

La passer et gagner le Rottalsattel 3885 m

Remonter l'arête puis traverser la pente de neige ou de glace pour gagner l'arête proprement dite. Remonter l'arête (mixte et la gauche de la pente de neige pour gagner le sommet de la Jungfrau (II III)

Carto fichier GPS

Fichier GPS de la Jungfrau au format GPX

Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m

Récit

Pour le récit de la journée précédente, voir ici, ascension du Gross Grünhorn

Les journées se suivent et se ressemblent, à une heure près. A 3 heure du matin, comme d'hab, je suis secoué comme un cocotier par François, classique et efficace, mais peu agréable quand on est en train de rêver qu'on farniente sur une plage de tahiti, bercé par le doux bruit des vagues et le chant des vahinés...

Le petit dej' est dur à avaler, je me remémore les paroles du gardien " la Jungfrau est en glace" m'a t'il affirmé quand je lui est parlé de notre projet. Et sur camp to camp, la dernière Jungfrau gravie portait les même mentions : GLACE

Je mâchonne mon pain comme une âme en peine.

Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m

Classique début de journée, les escaliers pour rejoindre le skis, les frontales sur le glacier puis d'un seul coup nous voilà seuls dans cette immensité. Les autres cordées vont ailleurs, mauvais présage. Je rumine en moi même, ça sent mauvais le but, cette glace à passer.

Mes deux partenaires me larguent c'est un classique, et nous avançons lentement, fourmis dans cette immensité. L'Oberland, c'est un peu , le petit Himalaya. C'est plat !

A un moment, François est loin derrière, il fait des photos. J'en suis tout éberlué. 3 minutes plus tard, il est déjà dans ma trace, même pas essoufflé... Trop fort

Il faut traverser le glacier, c'est interminable et voilà que ça monte sous le lever de soleil, magnifique, même les crevasses deviennent belles, avenantes, on s'y jetterai presque ... Le Mönch brile de mille feu. Le vent est là, la luminosité superbe. Nous louvoyons entre les crevasses surveillant au loin quelques skieurs en provenance du Jungfraujoch.

Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m
Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m

Nous laissons les skis sur le sac pour chausser les crampons dans la raide pente sous le point 3506 m. Chacun à notre tour nous faisons la trace pour atteindre l'épaule, où en nous retournant, nous pouvons apercevoir la meute qui monte à ski, avec ou sans couteau... chapeau.

On se cale dans la file, François de plaint des conversions exposées, c'est vrai qu'il ne faut pas s'en coller une en tournant. Mais les zones de conversion sont solides. Les groupes se mélangent, et voilà la rimaye nous laissons les skis pour l'aborder et rejoindre le col : le Rottalsattel. On remonte alors l'arête pour passer nue petite crevasse sans prétention (pour l'instant) puis voilà le passage en glace. Un guide suisse passe et nous laisse deux broches pour nous assurer (il les laisse avant tout pour ne pas avoir à les reposer à la descente) Je ne fais pas de chichi pour les utiliser. De l'autre coté, un peu de mixte, un peu de neige à 45°, de nouveau du mixte et voilà le sommet, Yes.

Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m
Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m
Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m

Nous entamons la descente, tranquille, le guide du sommet me lance : "Et vous laissez les vis à glace !", me suspecterait il de vouloir lui voler ses broches ? Je n'ose l'affronter et lui répond poliment "Euh, ... bien sûr que non, guide helvétique bien aimé, je vous remercie de nous avoir laissé utiliser ce précieux matériel, à nous, humbles alpinistes amateurs..."

Je vois dans son regard que si je n’exécute pas son injonction, il me rattrapera à ski et me défoncera personnellement la tronche à coup de piochon. De toute façon, je ne vais pas tenter le diable...

 

Nous croisons une alpiniste usé assise seule sur l'arête. Je lui demande "Ça va ?" elle me répond essoufflée " Juste un petit mal des montagne, ça va aller !" Un guide l'a laissé poiroter là afin d'emmener le reste du groupe au sommet. Et elle attend sagement .

 

Bon la descente s'opère tranquille, et nous profitons bien des broches, sans les gauler, on sait se tenir...

La petite crevasse de la montée s'est bien ouverte, elle nécessite déjà un bon petit saut pieds joints ... la rimaye s'est également ouverte et nécessite également un petit saut.

 

Nous voilà sur les skis, la neige est bonne, pas parfaite, mais bonne, le paysage de rêve. La pente raide est avalée à ski. Au pied, c'est pique nique, avec le groupe du guide Suisse à proximité, heureusement qu'on lui a laissé ses broches, on aurait retrouvé mon corps dans une des énormes crevasses voisines.

 

Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m
Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m Ski de randonnée - Jungfrau - 4158 m

La descente se poursuit, les Suisses devant, les Français derrière. Le plat du Jungfraufirn nécessite un peu de poussage, mais pas trop. Je remets les peaux au pied de la Konkordiaplatz. Dépose des skis au pied des échelles. Et c'est reparti pour 120 m de montée. Un femme est en difficulté avec son guide au pied, visiblement elle a le vertige. Son guide finira par la grimper sur l'escalier en la tirant avec une sangle. Un petit quart d'heure plus tard, voilà le refuge, le soleil et la fonte d'eau pour nous réhydrater.

 

Plus qu'à retraverser la Lötschenlücke en passant par l'Abeni Flue... Mais ça , c'est le programme de demain !

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Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m

Publié le par Apoutsiak

Topo

De konkordiahütte 2850 m

Descendre les échelles et rejoindre la Konkordiaplatz. Partir au Nord et gagner la rive gauche de l'Ewigschneefäld (crevasses) . Gravir les pentes sous le Grunegghorn (crevasses) puis la rampe directement sous le Grunegghorn (séracs) Rejoindre l'arête au milieu (neige 45 °) puis la suivre jusqu'au sommet (II II+)

Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m

Carto fichier GPS

Fichier GPS au format GPX

Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m

Récit

 

Le récit de la veille : Montée à Konkordiaplatz au GPS et dans le brouillard par la Lötschenlücke (épique...)

 

Ce matin, je suis réveillé, secoué comme un cocotier ! c'est François, le responsable réveil du groupe qui s'applique à m'appliquer sa torture. 4 heures. Je me lève donc et descend à la cuisine où c'est l'effervescence. Pour le coup, on se lève une heure après les autres, l'objectif étant de bien laisser passer la perturbation.

Petit déjeuner dans le coltard, classique. Et zou, en piste... Escaliers pour descendre jusqu'au glaciers (nos 120 m biquotidiens !) un poil de ski à la descente, puis on peaute. traversée d'une partie de la Konkordiaplatz. puis virage à droite vers le glacier Ewigschneefäld. Deux cordées nous précèdent, une de 4 puis une de deux. La trace louvoie entre les crevasses mais ça passe bien.

Comme d'hab, je suis loin derrière Yves et François, mais au miracle, je dépasse la cordée de deux. Bon, j'ai longuement hésité à les suivre pour garder un bon rythme, mais l'occasion était trop belle. Oui, au cours de ces 6 jours de montagne, j'aurais dépassé !!!

Nous opérons une judicieuse pause au pied de la réelle montée vers le sommet. La cordée de 4 s'est encordée, nous restons libres... Ils restent devant, nous papillonnons derrière. Ça grimpe bien.

Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m
Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m
Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m

Nouvelle pause. Je remercie nos hôtes pour la trace, ils repartent devant. Mais peu après, François décide de dépasser. Un combat France Allemagne digne de la demi finale de coupe du monde de 82. Le duel Batiston-Schmumacher se rejoue à 4000 m . La finesse contre le gros bourrinage. En gros, nous, petites conversions élégantes mais fréquentes, eux, Dré dans le pentu, cale de montée au maxi de chez maxi, je me demande même s'ils n'ont pas voulu mettre une "raponse"... Pas une conversion.

Dans le combat, il y en a un qui souffre , c'est bibi.

Ben oui, il faut dépasser 4 skieurs d'un coup, qui avancent droit dans la pente donc relativement rapidement. Et vu que j'étais déjà au taquet... Devant François virevolte, Yves l'imite tandis que je souffre. Notre trace et la leur se confondent ce qui fait que nous nous gênons. Pas de quartier, C'est Verdun, ou le chemin des Dames qui se jouent ici sous le regard des séracs bien menaçants du Grunegghorn.

Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m

Voilà le col, François y opère un virage. Puis nous rejoignons les "casques à pointes" sous la rimaye. Ils se décordent. Et nous partons les uns après les autres. Pour la rimaye, c'est François qui est devant (le chef des Allemands, l'aurait judicieusement laissé passer à l'approche de cette perfide crevasse) Je lis dans le regard de François tout le désarroi à avoir à jouer le rôle de testeur de pont de neige. Je l'encourage avec Force (ben oui, ça m'évite à avoir à passer devant !)

Il hésite; se dresse sur le pont. et par un pas immense passe sur la lèvre supérieur. Je passe en troisième position, et c'est déjà de la rigolade ! Tout est admirablement bien tracé. Un peu de mixte dans les rochers et voilà l'arête. Et je ne sais pas par quel miracle, je me retrouve devant. Et je déroule dans ce mixte facile. Rapidement, je me retrouve loin devant les autres, tachant de choisir le passage le plus judicieux sur l'arête ou dans la face ouest.

Cette escalade facile est un régal. Je me retourne de temps en temps pour attendre les autres.

l'arête est longue, mais pas trop.

Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m
Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m

Trop loin devant, j'opère une nouvelle pause, et en profite pour mettre ma doudoune. Le vent est bien présent sur l'arête. François me rejoint. Au loin Yves ferme la marche derrière les allemands, d'un geste du pouce il me fait comprendre que tout va bien !

Nous repartons, l'arête finale en neige. Un dernier collet avec de la neige pulvérulente va me proposer une petite résistance, comment le passer. Je commence par évacuer la neige poudreuse puis décide de descendre les crampons dans la raide face ouest. Ça passe, pas forcement esthétique, mais ça passe, et voilà le sommet.

François passe, assis sur les fesses, le court passage (voir vidéo) puis le premier allemand et tout le monde se rejoint au sommet.

Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m
Ski de randonnée - Gross Grünhorn 4043 mSki de randonnée - Gross Grünhorn 4043 m

Et voilà la descente. Nous sommes devant. Yves mène la danse, puis moi, et enfin françois qui assure chaque pas. L'arête passe bien, la pente raide au dessus de la rimaye aussi. La rimaye ne pause aucun problème , déjà les skis.

Enfin nous allons skier...

Alors là, il faut préciser que François, initiateur CAF Télémark, nous a venté depuis 48 heures les avantages du télémark au point que s'il y avait eu un point de vente sur la Konkordiaplatz, je me serais procuré le précieux matériel.

En pratique, il n'en est rien. A la moindre faute de quart, c'est chute en avant, et le visage de François est maculé de neige et de glaçons, stigmates des aléas de son sport !

Il faut reconnaître que le geste est élégant mais que la technique ne pardonne pas l'approximation, et avec cette neige... Notre François , tel Jésus sur le Golgotha, tombera au moins trois fois, sans Simon de Sirène pour venir l'aider...

Je décide à ce moment là, d’abandonner l'idée de me mettre au télémark et de conserver mes bons vieux ski de rando classiques !

Voilà le plat du glacier, pause pique nique bien sympa, avant de poursuivre vers Konkordiaplatz et ses mythiques échelles, à remonter pour la seconde fois !

 

 

 

Une grande pensée pour Erhard Loretan au cours de cette course !

 

 

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Lötschenlücke 3164 m au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte

Publié le par Apoutsiak

Récit d'une soirée sans eau dans la voiture.

D'un trajet compressé au fond d'une berlinette...

Et d'une montée sous la pluie, la neige et le brouillard, où nous tirâmes trop à gauche... tel le professeur tournesol... "beaucoup trop à l'ouest !"

Topo

Se garer à Blatten (ou mieux à fafleralp si la route est ouverte !)

De Blatten, remonter la route jusqu'à Fafleralp.

De Flafleralp passer le pont un peu plus loin et remonter le vallon en rive gauche du torrent. Gagner le Langgletscher que l'on remonte pour atteindre la Lötschenlücke. de là redescendre versant ouest le Grosser aletschfirn pour rejoindre la Konkordiaplatz. 120 m d'escaliers permettent de rejoindre la tant attendue Konkordiahütte

Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte

Récit

Tout commence la veille. Je rentre de la double ascension Nordend Dufourspitze avec Cécile et Enguerran, et il me faut trouver un gîte.Il est plus de 18 h et j'ai la flemme de faire des bornes. Fort intelligemment j'ai anticipé le problème, j'ai mis un matelas dans ma voiture. La transformant en minicamping car à volonté !

Je me cherche un petit parking tranquille et après 15 minutes de quête, je trouve une jolie clairière au dessus de la vallée du Rhone. un avant goût de paradis.

Je prépare mon sac du lendemain et décide de me faire un repas, et là, problème : je n'ai pas d'eau. Et le gros de ma nourriture est de la nourriture déshydraté... bien joué ! (et  pas la moindre trace d'une petite trace de boite de conserve !

Bilan, au menu, ce soir, jus de pomme et apéritif, boite de pâté sans pain (ben oui, j'ai aussi oublié d'acheter du pain) Soupe de légumes (par chance j'avais amené de la soupe en brique) et boite de gateau en dessert (ça, je ne suis jamais à court de munition !)

Et au lit, en essayant d'éviter les crampes, la journée a été longue, et je suis peu réhydraté.

Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte

Le lendemain matin, réveil à 7 heures pour un rendez vous à 8, la nuit a été bonne, déjeuner, rangement, et décollage pour Sierre. Je retrouve Yves et François, un skitourien et un camp2campiste (C'est ça le double effet kisscool quand on met deux annonces !)

On remplit rapido la voiture et c'est parti (sans doute un peu trop rapido) ... 5 minutes plus tard, je me rends compte que j'ai oublié mes chaussures de ski à la voiture. Demi tour, retour au parking pour récupérer mes précieux ustensiles. Ouf, j'étais parti sans le savoir pour un plan galère !

Je me retrouve à l'arrière d'une 206 SW avec une fixe low tech incrustée dans la joue gauche, un baton dans le flanc droit, avec deux inconnus à l'air patibulaire.

Le pilote ne dit mot (mais n'en pense pas moins) Le moteur vrombit à chaque sortie de virage, incrustant un peu plus les morts de la fix dans mon frêle épiderme. Je sers les dents en gémissant discrètement. Coté passager, François fait la conversation, j'essaie de rester courtois, supportant difficilement, la lame du piolet qui me lacère le mollet à chaque virage.

Les virages s'enchaînent, nous prenons de l'altitude, dans un coup de frein, je prend un sac à dos sur la tête, et les broches à glace , non protégée viennent me lacérer le coup. Plaisir du covoiturage alpin.A présent il pleut. Le Lötschentall blafard nous accueille. Pas un chat dans les rues de Blatten. Et la route de Fafleralp est fermée, bilan 5 km de plus et 300 m de déniv supplémentaire !

C'est glauque.

Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte
Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte
Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte

Nous voilà partis, les séances chaussage déchaussage se suivent régulièrement, il n'y a pas assez de neige sur la route. Il pleut, l'occasion de tester l'étanchéité de nos vêtements high tech en Gore tex XCR ! Avec la capuche, je suis au sec mais je n'entends rien . Sans, j'entends la conversation, mais je suis humide... Nous croisons une fraise, puis une deuxième qui travaillent ardemment au déneigement de la route.

C'est la guerre. Les fraises déneigent le peu de neige qu'il nous reste à skier. Au retour ça va être l'horreur. Voilà qu'elles se mettent à deux de front et nous poursuivent. J'hésite à me coucher sur la route et faire le sacrifice de mon corps afin d'arrêter ce carnage, JE VEUX redescendre à ski à la voiture. Je ne sais pas si c'est la pluie, ou la peur de me faire hacher par les Fraises puis déchiqueter et projeter dans le bas côté, mais je ne suis pas allé au bout de mon idée ...

A notre retour, 4 jours plus tard, la route sera dégagée, et il y aura un système de navette pour descendre à Blatten

Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte
Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte

Flafleralp, citée morte, pas un chat, on aperçoit de vieilles traces de ski de fond. Il pleut à grosse gouttes, et dire que la météo annonçait des AVERSES EPARSES ! La pluis est continue et forte. Nous poursuivons ce long chemin plat, elle est loin cette Lötschenlücke.

En fin au nième kilomètre, ça commence à s'élever. Je prends la tête alors que j'ai bien remarqué que j'étais le moins en forme. Après la pluie...  la pluie ET le brouillard. Jour blanc, les pentes sont faibles, il faut tirer tout droit en se jouant des irrégularités du relief. C'est ensuite François qui passe devant, il neige à présent.

C'est au tour d'Yves. Bon alors Yves, il a une particularité, il tire à gauche, et comme je vais moins vite, et que je suis souvent 30 mètres derrière (ou plus) je le vois bien que la trace vire à gauche. J'ai beau le "remettre dans le droite chemin, il part à gauche ( Je ne sais pas si c'est du à ses idées politiques , je ne lui ai pas demandé).

Bilan, à un moment, on se retrouve à 200 m de la trace , trop à gauche, c'est le GPS qui l'indique. Je prends les choses en main, mais mes 2 accolytes, ne veulent pas perdre d'altitude, On est toujours trop à gauche. Sur le GPS je vois qu'il devrait y avoir un éperon rocheux, que j'aperçois lors d'une rare éclaircie... GO GO vers l'éperon, et revoilà la trace.

C'est reparti, je garde ma place de dernier de cordée, toujours un peu derrière, il faudra un jour que je pense à partir avec des gros nuls, ça me changera !

Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte
Lötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - KonkordiahütteLötschenlücke 3164 m  au GPS - traversée Blatten - Konkordiahütte

Voilà le col, le ciel s'éclairci pour nous montrer, les sommets de l'Oberland. L'aletschhorn, gravi il y a près de 10 ans, le Gross Grunhorn, objectif du lendemain et les immenses glaciers. Au fond, le Finsteaarhorn, méconnu maître des lieux, gravi il y a près de 15 ans (mon premier 4000 du coin)

Tiens en parlant d'immense glacier, il faut descendre. Nous faisons de beaux virages dans cette fraîche poudreuse, et puis ... c'est tout... La pente s'aplani, et il faudra pousser sur les bâtons et prendre beaucoup d'élan pour avances. Que ceux qui n'ont pas farté lèvent la main. Nous sommes deux, seul François avance dans cette douce poudreuse.

7 km 500 de poussette avec un sac énorme, quelle joie. Je suis pas prêt de remmener Yves, le spécialiste du ski de rando à la journée et du petit sac !

Grand plat, nous remontons sans peau au pied des échelles. Je décide de les parcourir à fond (chaque jour) En 12 grosses minutes, je suis au refuge.

Bon accueil du gardien. Opération fonte d'eau réalisée par François, perso je suis crâmé, fumé, demain, il y a encore un beau morceau : le Gross Grunhorn...

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Ski de randonnée - Balmhorn 3699 m

Publié le par Apoutsiak

 

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Topo

 

 

De l'hôtel Shwarenbach 2060 (atteint par l'itinéraire décrit dans la sortie Rinderhorn) partir au Nord de la cabane pour rejoindre le sentier d'été (cairn)  longer la base du flanc ouest du chli Rinderhorn.   passer une petite moraine et à flanc entrer dans le vallon (légère descente pour atteindre le fond du vallon. Remonter le vallon (Bas du Schwartzgetscher) peu raide. Al'altitude 2800 m le glacier fait un virage à gauche (en montant ) à 90 ° . Poursuivre alors (Nord Est ) (lautre solution et de remonter directement le col au sud et de gravir la Zackengrat, arête aérienne mais facile (d'après Jean-Marc !)

 

Remonter le glacier au mieux, vers 3200 m il y a un bombement de glace (genre sérac débonnaire). Deux solutions : le remonter à pied à droite et gagner directement l'arête, où le remonter à ski à gaucje (raide) et traverser au dessus de celui ci pour rejoindre l'arête.

Suivre alors l'arête jusqu'à l'antécîme 3667 m puis le sommet du Balmhorn 3698 m

 

Carto Fichier GPS

 

au format GPX

 

Récit :

 

Nuit sereine, avec boules quies dans la Schwarenbach, et le matin à 4 h 30 on bouge, en fait on devait se réveiller à 5 h 15 mais Jean-Marc et moi étions réveillé à 4 h 30... Les Grands esprits se rencontrent ! Et, nous décidons, de nous recoucher. bref, je me fais un petit coup de mp3 et à 5 heures, on se lève finalement !

Pour tout vous dire, au départ, on voulait faire un peu grasse mat en se levant à  7 heures. Mais quand nous étions allés voir le gardien pour lui indiquer notre objectif et notre désir de réveil, il nous avait dit : pour le Balmhorn, départ 6 heures ! Nous n'avions pas osé négocier...

 

Fin des considérations sur les horaires du réveil

 

P1010834Berghôtel Schwarenbach

 

Bref, copieux petit déjeuner avalé, ski sur le sac , départ 6 heures - 10 ! Nous partons à flanc à pied tandis qu'une autre cordée tente de mettre les skis pour contourner les zones caillouteuses. Après 10 minutes de portage, nous chaussons, nous voilà devant. Jean-Marc trace dans une neige merdique, je suis, tranquille !

 

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Une petite moraine nécessite de déchausser quelques mètres, sans problème. Descente un peu merdique dans le vallon du glacier Noir (Schwartzgletscher) Jean-Marc se fait une belle chute, et oui, les couteaux , à la descente, c'est pas toujours génial !

 

P1010841Court portage

 

On se retrouve avec une meute à nos trousses : 3 jeunes qui arrivent du bas. 4 Valaisans à fond dré dans le pentu et 3 autres suisses de Genève qu'on avait rencontré au refuge !

Nous opérons une pause dépot de matos pour la descente ! Et on repart. Les jeunes sont devant. Les Valaisans, à fond de train nous déposent. Je m'amuse à voir les deux groupes se tirer la bourre ! C'est à qui se retrouvera premier en haut de chaque cote, chacun prenant un itinéraire différent entre deux ! Je reste avec Jean-Marc.

 

P1010846-copie-1.JPGCa se tire la bourre dès le matin

 

P1010856Les Valaisans partent vers le col !

 

Malheureusement au virage du glacier, les Valaisans tirent direct vers le col et l'arête, tandis que les jeunes partent à gauche, comme nous ! Flûte, la compet prend fin ici !  Moi espérait m'occuper l'esprit en les regardant se tirer la bourre ...

La luminosité est belle, la remontée du glacier longue, il y a de la distance !

 

Courte pause, nous repartons. Voilà la partie raide du glacier, je passe devant, Jean-Marc me conseille de tirer à gauche. Les jeunes, eux, ont pris à droite pour déposer les skis et rejoindre l'arête. A gauche, c'est raide, mais à priori, ça passe à ski. il faut tout tracer dans une neige à la consistance variable : de très dure à semoule en passant par de la croûte : couteaux obligatoires. L'itinéraire a ceci de bucolique qu'il faut remonter entre une coulée d'avalanche et une pente verglacée... conversion tous les 10 mètres quand tout va bien ! Je peine, essayant de choisir au mieux l'itinéraire, le lieu de la conversion suivante et trouver le bon moment pour faire la traversée au dessus du sérac !

Au dessus du sérac, c'est raide (toujours) , expo (ben oui, on est au dessus du sérac) et en neige béton (ça s'est au cas ou j'aurais pu être à l'aise). En bref, j'ai pas aimé ! Je me suis même CENSURE dessus ! Mais comme la solution etait d'aller de l'avant, et bien, je suis allé de l'avant, et en quelques coups de couteaux, je suis arrivé de l'autre coté, sur l'arête, au soleil.

P1010872Le Rinderhorn sur lequel nous étions hier...

 

Là, je rattrape deux des valaisans de l'arête. Ils repartent tandis que je fais une courte pause grignotage, Jean-marc est de l'autre coté du glacier au prises avec le sérac ! Je fais quelques photos avant de repartir. Je rejoins les deux valaisans dont l'un est à l'agonie (je l'avais un peu prédit en bas du glacier à Jean-Marc : il me semblait déjà en sur-régime !

Nous échangeons quelques mots courtois, puis il me laisse passer. Je rattrape son prédécesseur et remonte l'arête dans ses pas. Le paysage est magnifique, l'arête au dessus du ciel et par moment un paysage lointain : le Valais, l'Oberland, j'ai même aperçu les Grandes Jorasses ! Enfin, voilà l'antécîme, le sommet est à 5 minutes. Courte descente puis petite montée. Je rejoins les Jeunes qui se préparent à descendre la face nord et les valaisans tout d'étoiles parés (l'un d'eux a même monté un drapeau du Valais !)

Grignotage, photo, profitage de la vue (néologisme, je sais !)

 

P1010879L'arête finale (et les deux valaisans)

 

P1010880-copie-1.JPGLe sommet

 

Au bout de 20 minutes, je décide de faire un tour à l'antécime, Jean-Marc ne devrait pas tarder à y être, et de toute façon, je verrais tout le haut de l'itinéraire de là !

J'y file, Jean-marc est à quelques encablures de là. Il me rejoins. In a un peu peiné dans la partie finale. (manque de globules ?

 


P1010896-copie-1.JPG

 

Nous enlevons les peaux et filons vers le bas. Les nuages lèchent l'arête. Nous hésitons : soit descendre par le couloir de droite (à gauche à la descente) soit traverser la pente en haut raide) et descendre le glacier rive droite. Je préférerais la première solution, Jean-Marc la seconde... nous partirons à droite... Grande traversée, la pente devient raide, très raide ! Avec 300 ou 400 mètre de raide en dessous. La neige est dure. Je le sens pas le premier virage...  Dérapage. Bon, ça, je maîtrise, mais j'aime pas bien quand je peux toucher la pente avec ma main sans me pencher... Pas tomber pas tomber. Dérapage ski droit amont ! Jean-Marc me conseille de ne pas engager de virage sur le haut, et je suis ce conseil avec application !

"C'est l'entraînement pour la nord Est" me crit il ! Mais moi, la Nord Est, je ne compte pas la faire ! (tout au moins à la descente !)

Ca y est, je tourne (enfin !) C'est raide, je suis raide sur mes jambes, les épaules tournées vers le haut, crispé comme tout, je vous frais vous y voir, là, c'est pas skiii boy du tout, c'est pas la poudreuse du ballon d'Alsace au mois de décembre (c'est pas la même pente non plus !)

 

Ça y est, j'enchaîne les virage, toujours un peu crispé mais j'enchaine plus ou moins, concentré. J'apprivoise la pente (ou c'est elle qui m'apprivoise, je ne sais pas) La neige à présent n'est pas homogènes, trafolée dure en dessous, avec une couche de poudreuse hyper fine par endroit et un peu de croûte. Les sorties de virage sont un émerveillement, une surprise à chacune d'elle ! Tu m'étonnes que je suis crispé. L'avantage c'est qu'à présent on est le long du sérac et qu'il y a moins de distance du bas de la pente raide.  Je suis Jean-Marc comme je peux. La pente est à présent raisonnable mais la neige est trop dure. Les cuisses sont durcies par l'effort. On tourne tout en puissance..; De toute façon, la finesse, c'est pas mon fort. Nous décidons d'opérer une courte pause, récupération des cuisses ! Nouveau grignotage (je taxe l'excellent saucisson de Jean-Marc !) Puis nous repartons pour une portion transformée juste comme il faut jusqu'au virage du glacier ou ça se complique... On rencontre des zones de soupe infâme ou le ski s'enfonce d'un coup. Chacun cherche LA trace. Jean-Marc est rive droite du glacier pendant que je traque rive gauche (en face nord) espérant y trouver de la poudre non transformée. Échec, je suis dans la soupe légèrement croûtée, difficile à skier. Et rejoins Jean-Marc qui m'annonce avoir trouvé un filon rive droite. effectivement, en rive droite c'est tout bon, mon analyse du manteau neigeux n'était donc pas pertinente...

 

ca skie un peu mieux dans le canyon géant. Nous retrouvons notre matos déposé le matin. A présent, nous allons passer au ski combat : objectif : descendre le plus bas possible à ski ! Et le spécialiste... C'est moué !

Je passe devant pour un premier déchaussage judicieux, remonter de quelques mètres une moraine  pour accéder à un névé qui ce matin m'avait l'air intéressant !

effetivement, ça a l'air pas mal. Jean-marc fait quelques cabrioles, je skie prudemment mais efficacement. La neige est correcte, mais il'ny a pas toujours beaucoup de place pour skier avec de nombreux obstacles.  Je bascule sur un cone d'avalanche, en redescends,  neige soupe à gogo, Déchaussage sur une dizaine de mètres pour rechausser dans l'énorme soupe,  nous sommes presque en bas, inespéré.  Nous traversons un torrent avant de rechausser pour une partie de ski de fond combat et ranger le matos définitivement ! le dernier névé nous a amené au milieu de la plaine, sur le plat.

 

Nous regagnons la piste  et remontons tranquillement au téléphérique discutant de nos futurs projets... En haut des hardes de skieurs de rando et de surfers s'apprêtent ànous prendre le relais. Que de monde !

 

Un petit coup de téléphérique et nous nous séparons sur le parking.

 

Merci Jean-Marc pour se beau Week end !

 

Photo

 

P1010851Vue du bas du glacier

 

P1010889Vue du sommet : l'Oberland

 

 

 

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Ski de randonnée : Rinderhorn 3448 m

Publié le par Apoutsiak

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Topo

 

Accès à l'hôtel Schwachenbach :

 

Du haut des instalation de Kandersteg (Sunnbuel) Rejoindre le Spittelmatte (1872 m) et remoner au mieux la piste jusqu' à la cabane. 2060 m

 

Rinderhorn :

 

De la Schwachenbach, suivre le sentier qui part à flanc. Et monter endirection du daubensee (lac). Peu avant celui-ci tourner plein Est et remonter les pentes du Rindersattel (2909 m) Le passage au col n'est pas obligatoire on peut virer à drotie avant Suivre alors le flanc Ouest de l'arête pour rejoindre l'applomb du rinderhorn remonter alors jusqu'au sommet 3448 m

Descente par le même itinéraire.

 

Carto - fichier GPS

 

Au format GPX

 

Récit.

 

J'avais retrouvé Jean-Marc la veille au soir et nous avions pris comme pension l'hôtel des Alpes à Kandersteg.

Au petit matin, direction le téléphérique de Sunnbuel, où l'esprit mal réveillé j'ai du mal à aligner mes Francs suisses au cabinier soupçonneux ... On se retrouve dans la benne, puis au sommet des installations... sans neige ! Départ avec des randonneurs à pied, il fait tout gris, mais on avance. Jean-Marc nous tente un raccourci tout droit.. On aurait mieux fait de suivre la piste, mais bon. Le spittelmatte est avalé, nous finissons pas chausser, pour pas longtemps, la fin de la montée se fait à pied.

 

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Pause à la Schwarenbach, nous déposons le matos inutile avant de repartir. vers 10 heures. Petit sentier, et hop, les skis sous les pieds, on est quand même venu pour ça ! Je me cale derrière Jean-Marc (technique classique pour moi pour finir ma nuit, (oui parce qu'il faut le dire, la nuit s'est mal passée : Jean-Marc s'est plaint de mes ronflements... et moi des siens ! match nul, la balle au centre. Il fait gris, nous sommes peut être en retard, la pente va t'elle trop chauffer ? Les  nuages sont peut être notre chance. Nous croisons un groupe qui descend déjà, la neige a l'air parfaite pour eux, Qu'en sera t'il pour nous ?

 

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Mon esprit vaque; Je dois être bien acclimaté, après le raid en Bernina, ma moelle osseuse a du produire plein de petit globules rouges. Et là, l'altitude aidant, l'organisme s'est sans doute mis en branle : Allo la rate, ici le cerveau, il faut splenocontracter, ça urge, on monte en altitude. Bran le bas le combat, splénocontaction, une division de globules rouges pagayent dans les artères. Vite, il faut transporter plus d'oxygène vers les muscles ! ...  Pour les globules rouges, le plus dur, c'est la traversée du coeur. Ils preinent 4 grosses baffes : 2 à l'aller vers les poumons avec les valvules qui se ferment et s'ouvrent et deux quand ils repartent vers l'organisme...  En plus, ils sont mals réveillés : ca fait 15 jours qu'ils sont au repos dans la rate, allongés sur des lits de camps, à taper le carton et boire de la biere, bref, ils ne sont pas très frais et je m'en ressens.

Bref, je grimpe, l'effet globule rouge, se fait sentir, je largue Jean-marc qui lui, n'apas fait la Bernina il y a 15 jours... pas de Bernina ... pas de globules rouges !

La trace devient plus raide, je mets les couteaux, et dans le brouillard, je me laisse embarquer jusqu'au col, pour me donner une contenance, je vais voir la vue, mais comme on n'y voit rien... Je repars à flanc, Je suis la trace, impeccable, et enlève les couteaux. Je ne vois plus jean-Marc, trop de brouillard. La trace m'amène dans la dernière pente. A quelques encablures du sommet, il faut finir à pied, 2 minutes de marche. Chez les globules rouges, c'est l'effervescence, le champagne coule à flot ! Je remplie le livre du sommet en attendant puis retourne à mes skis pour attendre Jean-Marc.

 

 

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Petite sieste réparatrice, je crois que j'ai dormi 20 minutes. un bruit me réveille, j'appelle, on me répond, C'est Jean-Marc, il fini par arriver, ils sors du brouillard après de longues minutes !

Petit tout au sommet et hop, c'est la descente dans le brouillard. Pas génial dans une neige dure et trafollée. Ca s'améliore ensuite. Jean-Marc s'en donne à coeur joie, j'essaie de l'imiter...

On retrouve la combe sous le col, neige juste transfo.  Pimbaroles à gogo !puis un peu soupe en bas vers le lac, mais ça se skie. Et en 45 minutes, nous sommes à l'hôtel Schwarenbach !

 

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La lecture d'Hernani, le doux son de l'accordéon Suisse et le renard de la cabane accompagneront cette soirée ainsi que le repas en compagnie de deux Franc Comtois Jurassiens sympathiques qui nous donneront pleins d'infos pour le Balmhorn du lendemain !

Désolé pour les diggressions biologiques !

 

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Photos

 

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La Schwarenbach : une institution !

 

 

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P1010793Jean-Marc déboule du brouillard...

 

P1010800Au sommet

 

 

 

Photo du Balmhorn (article à suivre)

 

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Mönch - 4107 m par la Nollen et la Guggihütte

Publié le par Apoutsiak

Vidéo dans la journée

Froid aux doigts !!!

Beau week end de montagne sur une voie quelque peu technique, ou je me suis tapé un onglet de compet en arrivant au relais !


De la Guggihutte au sommet du Mönch ( Nollen au milieu)

Topo

1400 m D-

Guggihütte

De Grindelwald, prendre le train à Grund pour la petite Scheidig (kleinescheidig). De là, un second train vous emmène à la station Eigergletscher. Tout le monde dessend ( ne montez pas au Jungfraujoch)

Une fois descendu du train, redescendre la moraine et traverser le torrent du point  2098 m . Suivre le sentier et les sentes (balisage blanc et bleu - cairns) Le sentier louvoie entre les barres mais est bien balisé. Ne pas monter trop haut pour rejoindre le refuge.

La Guggihütte est en fait un bivouac de luxe ! 24 places, poele, bois, matériel de cuisine ( et de nettoyage) citerne d'eau, bière à disposition (moyennant rétribution bien sûr)

La Guggihütte

Mönch par le Nollen

remonter au Mönchplateau par des sentes (cairns) (1 heure) de là , rejoindre le Nollen (évident) neige puis pierrier.
a pente se redresse à l'approche du Nollen ( barre de sérac barrant l'accès au plateau supérieur)
Le Nollen présente une pente à 70° environ en glace sur 40 m.
En 2 ou 3 longueurs de 40 m passer la difficulté. remonter les pentes supérieurs.
2 choix : à gauche, remonter jusqu'à l'arête finale par une grande pente de neige à 50° sur 300 m
tout droit : passer la rimaye et remonter la pente raide  rejoindre l'arête au niveau d'un collet puis grimper par des rochers (mixte facile) pour rejoindre l'arête. De là, le sommet n'est pls très loin.

Descente par la voie normale

D'abord l'arête qui part à l'Est effilée puis Sud Est, quelques passages de neiges, d'autres mixtes, jamais difficile !


Pas mal de vent sur l'arête...

carto profil Fichier GPS


 
Fichier GPS au format GPX

Récit.

Ce Samedi, je retrouve Jeff ( rencontré il y a un certain temps lors d'un certain but au Dolent par l'arête Gallet...) au parking  non loin du lac de Neufchatel. La route est rapide,jusqu'à Grindelwald où nous ratons le train, le temps que Jeff achète un Sandwich, le train est déjà parti, nous décidons de pique-niquer sur place ! Petit Train, Face Nord de l'Eiger, petite Scheidig, grosse ambiance, il y a là l'arrivée du Jungfraumarathon ! orchestre, coureurs... Nous prenons le train jusqu'à eigergletscher. Il faut marcher ! Descente de la moraine, nous passons le long de la course qui bas son plein sur la moraine, la montagne est bruyante : hélicos, musique, supporters. cornemuse !!! Nous quittons la moraine pour les sentiers qui mènent à la Guggihütte, balisage impeccable, il a un peu neigé ces derniers jours, la sentier louvoie, au loin les hélicos filment la course, on entend le cor des alpes et les tambours du Bronx. Pour le calme il faudra attendre demain ! Le sentier est verglacé par endroit,  les traversées de ruisseau périlleuses... Nous terminons un peu haut avant de rejoindre la cabane. Désescalade et voilà la hütte, un bivouac de luxe, grand confort. 4 Suisses nous rejoignent ( ils avancent bien plus vite que nous et ne se trompent pas pour l'accès à la cabane)

Siestage, papotage... Bonne soirée passée là haut !

L'est ti pas migon ???


Le lendemain matin, réveil à 3 h 30, on n'a pas été trop rapide, quand je dis on, c'est pour rester politiquement correct, en fait, je ne suis pas le responsable de CE retard... Bref, on quitte le  refuge vers 4 h 52 ! Par chance une cordée a fait la course la veille et nous suivons relativement facilement ses traces.  Passage au Mönschplateau et petite pause avant de rejoindre le pied du Nollen. Il est là et n'a pas l'air si difficile que ça. On repart, Jeff toujours devant va un peu trop vite pour moi ( en fait c'est pas un peu, c'est beaucoup !) Je réclame quelques pauses histoires de retrouver mon souffle, ce qui bien sûr n'est pas efficace. Enfin il décide de faire son premier relais sous la difficulté, je vais pouvoir me reposer...
En matière de repos on fait mieux, vacher  sur 2 broches dans une pente à 70° avec -10 -15°C de température et des rafales de vent à 40 50 km/h. En plus, j'ai eu la bonne idée de ne pas changer mes vieux gants. Je commence à avoir bien froid. Je propose à Jeff de le filmer, "pas le temps", bon ben yaura pas d'images du Crux dans la vidéo, la faute au chef !
En matière de chef, il faut préciser que Jeff est une sorte de mélange entre un Ayatollah et Burgener. Sauf que lui ne taille pas des marches pour son client pendant des heures, malheureusement !

L'arête finale

Enfin bref, mes pieds se réchauffent lentement,  par contre au niveau des mains. Enfin, je pars. la pente n'est pas trop raide au départ, puis ça augmente pour finir en apothéose... Je vais d'une broche à l'autre les récupérer. Au milieu d'une bourrasque je vois un objet non identifié filer dans la pente,, je l'identifie, ô une dégaine explose.... E M.... Je poursuis et rejoins Jef au relais, j'ai les doigts gelé. Je beugle de douleur le temps que ça se réchauffe. Dur ! Jeff repart pour la deuxième section raide. toujours plus... Il bascule au dessus pour faire le relais je ne le vois plus. Je pars, la pente que Jeff a gravi sans coup férir, ne présente pas les aspérités imaginées lors de l'ancrage de ses crampons... Je casse de la glace. Les deux cordées de Suisse nous rejoignent et nous dépassent par un couloir  à gauche.)  J'en fais les frais, je me prends une grosse pavasse de glace sur le casque - ouille !
Je rejoins Jeff, sans perdre aucun matos cette fois, exploit ? On repart, j'ai froid, mais moins, la pente s'aplani. Nouveau coup de cul en neige pour rejoindre une arête. Je peine, mais au plaisir, Jeff réclame également des pauses, je me sens moins seul. Nous décidons de passer par les rochers. Là, c'est cool, du mixte facile comme j'aime, Je profite des premiers rayons du soleil sur le versant Est.  Nous sortons du mixte sur l'arête, il y a du vent. Jeff repars à fond, j'ai du mal à suivre. Je repense à Enguerrand qui m'appelait "pas de pachyderme" à la Verte, ça doit être moi !  La neige est soufflé, il faut tracer, je ne trouve pas mon rythme. On va de ressaut en ressaut, pas de sommet en vue... Jeff se retourne pour me proposer une pause, je  fais non de la tête, je ne m'arrêterais plus avant le sommet. Nous sommes dans les bourrasques de vent sur l'arête. Enfin le voici. Étreinte correcte au sommet ! Heureux ! Midi 30. Il y a là  2 cordées qui ont fait la voie normale. Nous attendons que 2 autres cordées engagées sur l'étroite arête finale sortent et nous partons. L'arête est fine mais bien tracée. L'ambiance est bonne , je crois que je n'ai pas arrêté de parler, une vraie gonzesse. Désescalade jamais difficile, passages en neige faciles. On sent le retour au bercail.  Nous opérons une petite pause avant de rejoindre le glacier et le Disneyland du Jungfraujoch. Désagréable sensation du n'importe quoi ! Il en faut pour tout le monde ! Retour en train bien long pour nous ramener à Grindelwald, puis bouchons énormes pour rentrer de cette magnifique course, on ne peut pas tout avoir....

Merci Jeff pour cette belle course
Association Prince de Lu - Apoutsiak



Pour l'historique, on avait pris un joli but au printemps en tentant la voie normale...
Photos

Départ de Grindelwald

face Ouest de l'Eiger

Eiger

Guggihütte

Eiger

Sur le Mönchplateau, devant le Nollen

Jungfrau, versant Junfraujoch

Jungfrau



Finsteraarhorn depuis l'arête finale


descente par la voie normale



Au sommet

L'arête finale de la voie Normale du Mönch

Plus facile


Ressaut rocheux

kékou !


Jungfrau




Descente de l'arête Est du Mönch



Vidéo


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