Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #jean-marc tag

Ski de randonnée - Balmhorn 3699 m

Publié le par Apoutsiak

 

P1010857

 

 

 

 

Topo

 

 

De l'hôtel Shwarenbach 2060 (atteint par l'itinéraire décrit dans la sortie Rinderhorn) partir au Nord de la cabane pour rejoindre le sentier d'été (cairn)  longer la base du flanc ouest du chli Rinderhorn.   passer une petite moraine et à flanc entrer dans le vallon (légère descente pour atteindre le fond du vallon. Remonter le vallon (Bas du Schwartzgetscher) peu raide. Al'altitude 2800 m le glacier fait un virage à gauche (en montant ) à 90 ° . Poursuivre alors (Nord Est ) (lautre solution et de remonter directement le col au sud et de gravir la Zackengrat, arête aérienne mais facile (d'après Jean-Marc !)

 

Remonter le glacier au mieux, vers 3200 m il y a un bombement de glace (genre sérac débonnaire). Deux solutions : le remonter à pied à droite et gagner directement l'arête, où le remonter à ski à gaucje (raide) et traverser au dessus de celui ci pour rejoindre l'arête.

Suivre alors l'arête jusqu'à l'antécîme 3667 m puis le sommet du Balmhorn 3698 m

 

Carto Fichier GPS

 

au format GPX

 

Récit :

 

Nuit sereine, avec boules quies dans la Schwarenbach, et le matin à 4 h 30 on bouge, en fait on devait se réveiller à 5 h 15 mais Jean-Marc et moi étions réveillé à 4 h 30... Les Grands esprits se rencontrent ! Et, nous décidons, de nous recoucher. bref, je me fais un petit coup de mp3 et à 5 heures, on se lève finalement !

Pour tout vous dire, au départ, on voulait faire un peu grasse mat en se levant à  7 heures. Mais quand nous étions allés voir le gardien pour lui indiquer notre objectif et notre désir de réveil, il nous avait dit : pour le Balmhorn, départ 6 heures ! Nous n'avions pas osé négocier...

 

Fin des considérations sur les horaires du réveil

 

P1010834Berghôtel Schwarenbach

 

Bref, copieux petit déjeuner avalé, ski sur le sac , départ 6 heures - 10 ! Nous partons à flanc à pied tandis qu'une autre cordée tente de mettre les skis pour contourner les zones caillouteuses. Après 10 minutes de portage, nous chaussons, nous voilà devant. Jean-Marc trace dans une neige merdique, je suis, tranquille !

 

P1010836

Une petite moraine nécessite de déchausser quelques mètres, sans problème. Descente un peu merdique dans le vallon du glacier Noir (Schwartzgletscher) Jean-Marc se fait une belle chute, et oui, les couteaux , à la descente, c'est pas toujours génial !

 

P1010841Court portage

 

On se retrouve avec une meute à nos trousses : 3 jeunes qui arrivent du bas. 4 Valaisans à fond dré dans le pentu et 3 autres suisses de Genève qu'on avait rencontré au refuge !

Nous opérons une pause dépot de matos pour la descente ! Et on repart. Les jeunes sont devant. Les Valaisans, à fond de train nous déposent. Je m'amuse à voir les deux groupes se tirer la bourre ! C'est à qui se retrouvera premier en haut de chaque cote, chacun prenant un itinéraire différent entre deux ! Je reste avec Jean-Marc.

 

P1010846-copie-1.JPGCa se tire la bourre dès le matin

 

P1010856Les Valaisans partent vers le col !

 

Malheureusement au virage du glacier, les Valaisans tirent direct vers le col et l'arête, tandis que les jeunes partent à gauche, comme nous ! Flûte, la compet prend fin ici !  Moi espérait m'occuper l'esprit en les regardant se tirer la bourre ...

La luminosité est belle, la remontée du glacier longue, il y a de la distance !

 

Courte pause, nous repartons. Voilà la partie raide du glacier, je passe devant, Jean-Marc me conseille de tirer à gauche. Les jeunes, eux, ont pris à droite pour déposer les skis et rejoindre l'arête. A gauche, c'est raide, mais à priori, ça passe à ski. il faut tout tracer dans une neige à la consistance variable : de très dure à semoule en passant par de la croûte : couteaux obligatoires. L'itinéraire a ceci de bucolique qu'il faut remonter entre une coulée d'avalanche et une pente verglacée... conversion tous les 10 mètres quand tout va bien ! Je peine, essayant de choisir au mieux l'itinéraire, le lieu de la conversion suivante et trouver le bon moment pour faire la traversée au dessus du sérac !

Au dessus du sérac, c'est raide (toujours) , expo (ben oui, on est au dessus du sérac) et en neige béton (ça s'est au cas ou j'aurais pu être à l'aise). En bref, j'ai pas aimé ! Je me suis même CENSURE dessus ! Mais comme la solution etait d'aller de l'avant, et bien, je suis allé de l'avant, et en quelques coups de couteaux, je suis arrivé de l'autre coté, sur l'arête, au soleil.

P1010872Le Rinderhorn sur lequel nous étions hier...

 

Là, je rattrape deux des valaisans de l'arête. Ils repartent tandis que je fais une courte pause grignotage, Jean-marc est de l'autre coté du glacier au prises avec le sérac ! Je fais quelques photos avant de repartir. Je rejoins les deux valaisans dont l'un est à l'agonie (je l'avais un peu prédit en bas du glacier à Jean-Marc : il me semblait déjà en sur-régime !

Nous échangeons quelques mots courtois, puis il me laisse passer. Je rattrape son prédécesseur et remonte l'arête dans ses pas. Le paysage est magnifique, l'arête au dessus du ciel et par moment un paysage lointain : le Valais, l'Oberland, j'ai même aperçu les Grandes Jorasses ! Enfin, voilà l'antécîme, le sommet est à 5 minutes. Courte descente puis petite montée. Je rejoins les Jeunes qui se préparent à descendre la face nord et les valaisans tout d'étoiles parés (l'un d'eux a même monté un drapeau du Valais !)

Grignotage, photo, profitage de la vue (néologisme, je sais !)

 

P1010879L'arête finale (et les deux valaisans)

 

P1010880-copie-1.JPGLe sommet

 

Au bout de 20 minutes, je décide de faire un tour à l'antécime, Jean-Marc ne devrait pas tarder à y être, et de toute façon, je verrais tout le haut de l'itinéraire de là !

J'y file, Jean-marc est à quelques encablures de là. Il me rejoins. In a un peu peiné dans la partie finale. (manque de globules ?

 


P1010896-copie-1.JPG

 

Nous enlevons les peaux et filons vers le bas. Les nuages lèchent l'arête. Nous hésitons : soit descendre par le couloir de droite (à gauche à la descente) soit traverser la pente en haut raide) et descendre le glacier rive droite. Je préférerais la première solution, Jean-Marc la seconde... nous partirons à droite... Grande traversée, la pente devient raide, très raide ! Avec 300 ou 400 mètre de raide en dessous. La neige est dure. Je le sens pas le premier virage...  Dérapage. Bon, ça, je maîtrise, mais j'aime pas bien quand je peux toucher la pente avec ma main sans me pencher... Pas tomber pas tomber. Dérapage ski droit amont ! Jean-Marc me conseille de ne pas engager de virage sur le haut, et je suis ce conseil avec application !

"C'est l'entraînement pour la nord Est" me crit il ! Mais moi, la Nord Est, je ne compte pas la faire ! (tout au moins à la descente !)

Ca y est, je tourne (enfin !) C'est raide, je suis raide sur mes jambes, les épaules tournées vers le haut, crispé comme tout, je vous frais vous y voir, là, c'est pas skiii boy du tout, c'est pas la poudreuse du ballon d'Alsace au mois de décembre (c'est pas la même pente non plus !)

 

Ça y est, j'enchaîne les virage, toujours un peu crispé mais j'enchaine plus ou moins, concentré. J'apprivoise la pente (ou c'est elle qui m'apprivoise, je ne sais pas) La neige à présent n'est pas homogènes, trafolée dure en dessous, avec une couche de poudreuse hyper fine par endroit et un peu de croûte. Les sorties de virage sont un émerveillement, une surprise à chacune d'elle ! Tu m'étonnes que je suis crispé. L'avantage c'est qu'à présent on est le long du sérac et qu'il y a moins de distance du bas de la pente raide.  Je suis Jean-Marc comme je peux. La pente est à présent raisonnable mais la neige est trop dure. Les cuisses sont durcies par l'effort. On tourne tout en puissance..; De toute façon, la finesse, c'est pas mon fort. Nous décidons d'opérer une courte pause, récupération des cuisses ! Nouveau grignotage (je taxe l'excellent saucisson de Jean-Marc !) Puis nous repartons pour une portion transformée juste comme il faut jusqu'au virage du glacier ou ça se complique... On rencontre des zones de soupe infâme ou le ski s'enfonce d'un coup. Chacun cherche LA trace. Jean-Marc est rive droite du glacier pendant que je traque rive gauche (en face nord) espérant y trouver de la poudre non transformée. Échec, je suis dans la soupe légèrement croûtée, difficile à skier. Et rejoins Jean-Marc qui m'annonce avoir trouvé un filon rive droite. effectivement, en rive droite c'est tout bon, mon analyse du manteau neigeux n'était donc pas pertinente...

 

ca skie un peu mieux dans le canyon géant. Nous retrouvons notre matos déposé le matin. A présent, nous allons passer au ski combat : objectif : descendre le plus bas possible à ski ! Et le spécialiste... C'est moué !

Je passe devant pour un premier déchaussage judicieux, remonter de quelques mètres une moraine  pour accéder à un névé qui ce matin m'avait l'air intéressant !

effetivement, ça a l'air pas mal. Jean-marc fait quelques cabrioles, je skie prudemment mais efficacement. La neige est correcte, mais il'ny a pas toujours beaucoup de place pour skier avec de nombreux obstacles.  Je bascule sur un cone d'avalanche, en redescends,  neige soupe à gogo, Déchaussage sur une dizaine de mètres pour rechausser dans l'énorme soupe,  nous sommes presque en bas, inespéré.  Nous traversons un torrent avant de rechausser pour une partie de ski de fond combat et ranger le matos définitivement ! le dernier névé nous a amené au milieu de la plaine, sur le plat.

 

Nous regagnons la piste  et remontons tranquillement au téléphérique discutant de nos futurs projets... En haut des hardes de skieurs de rando et de surfers s'apprêtent ànous prendre le relais. Que de monde !

 

Un petit coup de téléphérique et nous nous séparons sur le parking.

 

Merci Jean-Marc pour se beau Week end !

 

Photo

 

P1010851Vue du bas du glacier

 

P1010889Vue du sommet : l'Oberland

 

 

 

Voir les commentaires

Ski de randonnée : Rinderhorn 3448 m

Publié le par Apoutsiak

P1010777

 

 

 

 

Topo

 

Accès à l'hôtel Schwachenbach :

 

Du haut des instalation de Kandersteg (Sunnbuel) Rejoindre le Spittelmatte (1872 m) et remoner au mieux la piste jusqu' à la cabane. 2060 m

 

Rinderhorn :

 

De la Schwachenbach, suivre le sentier qui part à flanc. Et monter endirection du daubensee (lac). Peu avant celui-ci tourner plein Est et remonter les pentes du Rindersattel (2909 m) Le passage au col n'est pas obligatoire on peut virer à drotie avant Suivre alors le flanc Ouest de l'arête pour rejoindre l'applomb du rinderhorn remonter alors jusqu'au sommet 3448 m

Descente par le même itinéraire.

 

Carto - fichier GPS

 

Au format GPX

 

Récit.

 

J'avais retrouvé Jean-Marc la veille au soir et nous avions pris comme pension l'hôtel des Alpes à Kandersteg.

Au petit matin, direction le téléphérique de Sunnbuel, où l'esprit mal réveillé j'ai du mal à aligner mes Francs suisses au cabinier soupçonneux ... On se retrouve dans la benne, puis au sommet des installations... sans neige ! Départ avec des randonneurs à pied, il fait tout gris, mais on avance. Jean-Marc nous tente un raccourci tout droit.. On aurait mieux fait de suivre la piste, mais bon. Le spittelmatte est avalé, nous finissons pas chausser, pour pas longtemps, la fin de la montée se fait à pied.

 

P1010766

 

Pause à la Schwarenbach, nous déposons le matos inutile avant de repartir. vers 10 heures. Petit sentier, et hop, les skis sous les pieds, on est quand même venu pour ça ! Je me cale derrière Jean-Marc (technique classique pour moi pour finir ma nuit, (oui parce qu'il faut le dire, la nuit s'est mal passée : Jean-Marc s'est plaint de mes ronflements... et moi des siens ! match nul, la balle au centre. Il fait gris, nous sommes peut être en retard, la pente va t'elle trop chauffer ? Les  nuages sont peut être notre chance. Nous croisons un groupe qui descend déjà, la neige a l'air parfaite pour eux, Qu'en sera t'il pour nous ?

 

P1010771

 

Mon esprit vaque; Je dois être bien acclimaté, après le raid en Bernina, ma moelle osseuse a du produire plein de petit globules rouges. Et là, l'altitude aidant, l'organisme s'est sans doute mis en branle : Allo la rate, ici le cerveau, il faut splenocontracter, ça urge, on monte en altitude. Bran le bas le combat, splénocontaction, une division de globules rouges pagayent dans les artères. Vite, il faut transporter plus d'oxygène vers les muscles ! ...  Pour les globules rouges, le plus dur, c'est la traversée du coeur. Ils preinent 4 grosses baffes : 2 à l'aller vers les poumons avec les valvules qui se ferment et s'ouvrent et deux quand ils repartent vers l'organisme...  En plus, ils sont mals réveillés : ca fait 15 jours qu'ils sont au repos dans la rate, allongés sur des lits de camps, à taper le carton et boire de la biere, bref, ils ne sont pas très frais et je m'en ressens.

Bref, je grimpe, l'effet globule rouge, se fait sentir, je largue Jean-marc qui lui, n'apas fait la Bernina il y a 15 jours... pas de Bernina ... pas de globules rouges !

La trace devient plus raide, je mets les couteaux, et dans le brouillard, je me laisse embarquer jusqu'au col, pour me donner une contenance, je vais voir la vue, mais comme on n'y voit rien... Je repars à flanc, Je suis la trace, impeccable, et enlève les couteaux. Je ne vois plus jean-Marc, trop de brouillard. La trace m'amène dans la dernière pente. A quelques encablures du sommet, il faut finir à pied, 2 minutes de marche. Chez les globules rouges, c'est l'effervescence, le champagne coule à flot ! Je remplie le livre du sommet en attendant puis retourne à mes skis pour attendre Jean-Marc.

 

 

 P1010788

 

 

Petite sieste réparatrice, je crois que j'ai dormi 20 minutes. un bruit me réveille, j'appelle, on me répond, C'est Jean-Marc, il fini par arriver, ils sors du brouillard après de longues minutes !

Petit tout au sommet et hop, c'est la descente dans le brouillard. Pas génial dans une neige dure et trafollée. Ca s'améliore ensuite. Jean-Marc s'en donne à coeur joie, j'essaie de l'imiter...

On retrouve la combe sous le col, neige juste transfo.  Pimbaroles à gogo !puis un peu soupe en bas vers le lac, mais ça se skie. Et en 45 minutes, nous sommes à l'hôtel Schwarenbach !

 

P1010778

 

La lecture d'Hernani, le doux son de l'accordéon Suisse et le renard de la cabane accompagneront cette soirée ainsi que le repas en compagnie de deux Franc Comtois Jurassiens sympathiques qui nous donneront pleins d'infos pour le Balmhorn du lendemain !

Désolé pour les diggressions biologiques !

 

P1010817

 

Photos

 

P1010761

La Schwarenbach : une institution !

 

 

P1010762

 

P1010793Jean-Marc déboule du brouillard...

 

P1010800Au sommet

 

 

 

Photo du Balmhorn (article à suivre)

 

P1010857

 

 

 

 

 

P1010879P1010872

Voir les commentaires

Arête des Cosmiques - Aiguille du Midi

Publié le par Apoutsiak

Arête des Cosmiques - photo Guillaume Ledoux Apoutsiak


 
Jolie course , avec beaucoup de monde, du fait de sa trop grande proximité avec l'aiguille du Midi
Le rocher (granit ) y est excellent)

déjà parcourue lors de l'ascension de la  goulotte Vogler à l'aiguille du Midi dans une tempette de neige en Mars 2006.

Arête des Cosmiques - photo Guillaume Ledoux Apoutsiak
Le Crux : la dalle avec la fissure


Topo

II AD+ IV

Du refuge des Cosmiques, rejoindre l'abri Simon ( jusque là, tout va bien)  . Remonter à droite les pentes (mixte facile) pour rejoindre l'arête : c'est l'éperon des Cosmiques. On trouve alors un anneau qui permet de réaliser une désescalade ou un petit rappel permettant de rejoindre le vrai rappel un peu en dessous ( départ entre deux dalles) .

Du pied du rappel remonter en direction de l'arête jusqu'au pied du grand Gendarme, continuer en contournant la petite tout par la droite et rejoindre l'arête. On arrive au pied d'une dale : le Crux de la voie (IV+) Il y a une broche scellée avec une pédale ( cette dernière est dure à utiliser) Une fissure ascendante de gauche à droite et des prises pour les crampons artificielles !!!

De la vire au dessus partir à droite et remonter entre les deux blocs puis sur le droit. Contourner ensuite le bastion pour passer versant Chamonix. Remonter une rampe à 60 ° pour rejoindre le "sommet" Delà, une balade permet de faire le kékou sous les viva des touristes de l'aiguille du Midi. Une échelle permet de rejoindre une terrasse de l'aiguille.

Arête des Cosmiques - photo Guillaume Ledoux ApoutsiakL'arête des Cosmiques

Récit

Préparation Mont Blanc 1 : J - 8
Préparation Mont Blanc 2 : J - 2
Samedi 20 Septembre : But sur Midi Plan
Dimanche 21 Septembre : Traversée des Pointes Lachenal

Après la traversée des Pointes Lachenal ( les deux premières) nous revoilà au refuge des Cosmiques. Courte pause où tout le monde se sent prêt à partir pour l'arête des Cosmiques. Je suis encordé avec Anne, Jean-Marc avec Laurent, Matthieu et Stephane sont partis devant, il doivent récupérer leur bivouac au pied de l'aiguille du Midi.

Nous partons derrière une cordée relativement lente. Le guide nous propose de les dépasser, je m'execute, le rocher est bon et vraiement agréable, il y a pas mal de neige, mais ça n'est pas vraiement génant. Rapidement nous perdons de vue Laurent et Jean-Marc, notre débutant ralenti sa cordée, et c'est bien normal, l'escalade est facile mais présente.

Nous arrivons au sommet de l'éperon des Cosmiques. Jean-Marc et Laurent nous rejoignent pendant que nous attendons qu'une cordée d'Italiens libère la place. Anne part en desescalade,  Je décide de passer en rappel, un légèrement  pendulaire. Pression sur notre groupe 3 cordées patientes. Laurent démarre, un guide envoie son client au milieu. Anne rale, elle se pelle au relais, partie moins agréable de la course. Jean-Marc nous rejoint, Anne réinstalle le rappel suvant et part dans la foulée.
Je filme Laurent et ... Son piolet n'est attaché à son sac que parle bout, il va tomber , c'est sûr, il ballotte et ADIEU... chance, il se plante  dans la neige un peu en dessous du pied du rappel. Laurent le récupère. Je descends, suivi de Jean-Marc et on se réencorde. Quelques jolis passages d'escalade avec la neige pour embelir tout ça et nous arrivons à la dale. Je sais que c'est le passage clef, et je suis un peu inquiet de la passer en tête. Jean-Marc passe en premier. Laurent passe un peu hissé... Je suis le 3ème ... en second ! Je passe donc pas trop mal la fissure, mais pas en tête. Un guide et son client s'impatiente .. Petit mic mac sur la vire, où l'on doit se croiser. Anne me rejoint et nous repartons. Nous passons versant Chamonix, dernière petit couloir un peu reide et en glace. j'assure : une sangle un friends... fier comme Artaban je débouche sur le haut de l'arête, je filme Laurent qui sort sur la terrase de l'Aiguille, je passe ensuite, puis Anne.

Après nous être chaudement congratulés, nous rangeons le matos avant de perdre Jean-Marc dans les dédales de l'aiguille du Midi. Vains coups de téléphone, nous traversons les terrasses pour le retrouver. Enfin, un appel, il s'est fait prendre sans un flot de touristes japonais et s'est vu obligé de prendre le téléphérique.

Un Warrior dans un bar de Cham offert par Laurent plus loin, chacun rentre dans ses pénates !

Et voilà pour ce bon petit Week end

Photos

Arête des Cosmiques - photo Guillaume Ledoux Apoutsiak

A gauche : la cordée Laurent Jean-Marc


Arête des Cosmiques - photo Guillaume Ledoux ApoutsiakPremière partie


Arête des Cosmiques - photo Guillaume Ledoux ApoutsiakLaurent dans le premier rappel


Arête des Cosmiques - photo Guillaume Ledoux ApoutsiakLe bastion final : et le passage en IV




Le Crux


Arête des Cosmiques - photo Guillaume Ledoux Apoutsiak

Les Rouges au sommet


Arête des Cosmiques - photo Guillaume Ledoux Apoutsiak

L'arête


Arête des Cosmiques - photo Guillaume Ledoux Apoutsiak

Arête des Cosmiques - photo Guillaume Ledoux Apoutsiak

Bon ben nous... on est l'équipe des Rouges ...





Vidéo



VisuGPX by Skitour

Voir les commentaires

Traversée des Pointes Lachenal

Publié le par Apoutsiak

Alpinisme : traversée des pointes Lachenal photos duillaume ledoux apoutsiakLes Pointes Lachenal

Course courte mais sympatique que l'on peut enchainer avec l'arête des Cosmiques.


 
Topo :

Du col du midi, rejoindre la base de la pente sous le sommet Oriental
Remonter cette pente ( 40°) pour atteindre le col ( bien grand mot) entre les deux premières pointes...
rejoindre la pointe Orientale ( 20 secondes)

De là, suivre l'arête et, par des rochers faciles, atteindre la pointe Centrale.
descendre  de 3 mètres vers l'Ouest et tirer un court rappel qui donne accès aux pentes Nord.  De là, rejoindre le col avant la pointe Occidentale.

La suite, je ne l'ai pas parcourue donc... c'est sous réserve.

Remonter le couloir de la pointe Occidentale (IV rocher délicat) De celle ci redescendre vers le col à l'Ouest (attention aux séracs de la Négri)  et par des pentes le col du Midi.

On est descendu par un rappel de 50 m au pied de la pente de Neige sous la pointe centrale.


Alpinisme : traversée des pointes Lachenal photos duillaume ledoux apoutsiakLes Cordées arrivent sur l'arête

météo :

Grand beau et froid - vent

Conditions :

Neige à gogo
Neige dans les rochers, mais ça passe
Rappels équipés

Alpinisme : traversée des pointes Lachenal photos duillaume ledoux apoutsiakAnne et jean-Marc devant l'aiguille du Midi

Récit :

Les conditions n'étant pas au top sur le Tacul ( le sont elles parfois...???) Nous avons donc laissé une fois de plus le mont Blanc de côté pour une traverse des pointes Lachenal et une ascension de l'arête des Cosmiques.

La nuit fut dure : en dépit d'une bonne soirée au refuge, l'arrivée dans le dortoir s'annonçait mal : nous étions Ravanel Le Rouge 1 - 2 - 3 - 4, et les places 3 et 4 étaient prises. Négociation, en Français, en Italien, en Anglais. Tout fini par s'arranger, Laurent dormira à l'étage. Avec mon anglais de compet, je comprends qu'ils se lèvent à 4 heures pour faire le Tacul... Nous, on n'a pas osé, tant pis.

Jean-Marc se couche à côté de moi m'avertissant de la présence de ronfleurs invétérés... Je ne sais pas comment il a fait pour le savoir, mais j'allais le regretter.

Léger mal au crâne ( le MAM) énervement, altitude, je ne m'endors pas... et un Italien se met à ronfler. anne fini par s'énnerver, ça sent le lynchage. Les couvertures sont courtes et effilochées, je me prends les doigts dedans. Vers 2 heures du mat, Anne et moi décidons de mettre des boules quies... erreur

On me tapotte les pieds, c'est Laurent, qui hésite à nous réveiller, je regarde l'heure : 5 h 30 on n'a pas entendu le réveil avec les boules quies ( pour une fois que j'en mets) et Laurent (l'inexpérimenté, a pensé qu'on faisait une grâce mat et n'osait pas nous réveiller. On retrouve Matt et Stephane tout frais ( et oui, avec -7°C dans la tente, ils étaient frais au petit matin ! )
Petit dej et décollage.

Alpinisme : traversée des pointes Lachenal photos duillaume ledoux apoutsiakDans la pente menant à l'arête

Traversée du col du Midi dans le vent et à la frontale pour rejoindre la base de la pente sous le sommet Oriental des pointes Lachenal. Les 3 cordées se rejoignent. Stéphane et matthieu partent en tête, je suis avec Anne qui regrette rapidement son compagnon de cordée : je fais des pauses et des accelerations pour filmer la montée : sympathique le rythme haché pour un "diesel" au petit matin.

Alpinisme : traversée des pointes Lachenal photos duillaume ledoux apoutsiak
Stephane et Matthieu


La courte pente (40°) est vite avalée. lever de soleil sur la Dent du Géant depuis la pointe Orientale. Ambiance décontractée. Nous filons vers le sommet central. Laurent tate du rocher... ce sont les premiers de la journée ( et pas les derniers)
Descente vers le rappel, Anne va se peler en bas tandis que nous nous pellons en haut. Nous descendons Laurent en moulinette, il passe, sans stress. Passage un peu expo, nous décidons de ne pas faire la troisième pointe ( non tracée et bien chargée en neige, elle sera tracée dans la journée).

Gros rappel pour rejoindre le col du Midi, Laurent le fait. On file alors vers le refuge des Cosmiques avant la suite. Matthieu et Stephane partent devant, ils doivent ensuite redescendre récupérer leur bivouac au pied de l'aiguille.

2 Jours au col du Midi :

Préparation Mont Blanc 1 : J - 8
Préparation Mont Blanc 2 : J - 2
Samedi 20 Septembre : But sur Midi Plan
Dimanche 21 Septembre : Traversée des Pointes Lachenal

Dimanche 21 Septembre ( toujours...) : Arête des Cosmiques Aiguille du Midi



Photos :

Alpinisme : traversée des pointes Lachenal photos duillaume ledoux apoutsiakCoucher de soleil depuis les Cosmiques : Dôme et Aiguille du Gouter

Alpinisme : traversée des pointes Lachenal photos duillaume ledoux apoutsiak

Le sommet Central et l'Occidental


Alpinisme : traversée des pointes Lachenal photos duillaume ledoux apoutsiak

Matthieu et stephane sur l'arête


Alpinisme : traversée des pointes Lachenal photos duillaume ledoux apoutsiak
Manoeuvre des Chasseurs alpins au col du Midi


Alpinisme : traversée des pointes Lachenal photos duillaume ledoux apoutsiak
Retour au refuge pour Laurent et Jean-Marc

Alpinisme : traversée des pointes Lachenal photos duillaume ledoux apoutsiak
L'objectif suivant : l'arête des Cosmiques



Vidéo :











Voir les commentaires

Traversée Midi Plan ... et c'est le but !

Publié le par Apoutsiak

La traversée Midi Plan est une magnifique course d'arête qui alterne passages en neige en glace et en rocher, possible au départ de l'aiguille du Midi.

Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak
 

 


 
Topo :

De l'aiguille du Midi, sortir à la grotte de glace et descendre l'arête. Poursuivre plein Nord l'arête et descendre jusqu'au col du Plan ( possibilité de prendre l'arête secondaire à l'est  puis la face juste avant le col du Plan )
Du col du plan  remontersous le le point 3512  puis rejoindre le col sans nom sur la carte IGN.
Remonter le couloiir (neige glace) versant Chamonix pour rejoindre l'arête et le Rognon du Plan

Redescendre vers le col supérieur du Plan ( desescalade - rappels)
et remonter la pente de Neige sous l'aiguille du Plan
Gagner le sommet (IV à priori)

Descente

Sur le requin : glacier crevassé
Par le même itinéraire vers l'aiguille du Midi

Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak

Météo rencontrée

Grand Beau mais Froid ( surtout au relais)

Conditions

Je m'attendais à 10 cm de peuf tombés Jeudi, en fait il y en avait 50  ou et dès qu'on a quitté l'aiguille et la trace se dirigeant vers le col du Midi, c'est devenu impressionnant.
Arête délicate pour rejoindre le col du Plan, on est passé côté Géant ppour rejoindre le col.

Ensuite, trop de Neige côté Chamonix, on est passé dans les rochers au du col ( sous le point 3512 m) puis sommes descendus vers le deuxième col. Le couloir d'accès au Rognon du plan etait très chargé !

Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak

Récit.

Laurent m'avait demandé depuis fort longtemps de gravir le Mont Blanc (depuis 4 ans) après deux annulations, un "Dômes de Miage", j'avais bloqué le Week end du 20 21 Septembre pour la tentative.

Soucieux de me faire également plaisir, je decidais de tenter le sommet par les 3 Monts, ce qui me changerait de l'arête des Bosses, avec, cerise sur le gateau, une traversée Midi Plan le Samedi... pour s'échauffer !

Dernière semaine avant l'objectif, il a neigé,  l'OHM et la gardienne du refuge des Comiques sont rassurants, on hésite à passer par les Bosses, le refuge du même nom etant archi complet, notre sort est scellé, nous passerons par les 3 Monts.

La fine fleur de l'alpinisme Français etait réunie à cette occasion : Jean-Marc ( notre Papy) qui a parcouru toutes faces Nord à la montée ( et les voie normale... à la descente), Anne, le trekkeuse ( vainqueuse du Dolent... ( je sais, vainqueuses c'est pas classe, mais je fais ce que je veux, c'est moi qui écrit...)) Stephane et Matthieu les Serials Butters et enfin Laurent, ami de longue date et alpiniste d'un jour ou plutôt touriste du Mont Blanc ( "Le Mont Blanc, sinon rien"
 
Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak       Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak




Après une nuit à l'hôtel des Deux Gares au Fayet (piscine et Sauna !) Nous avons pris la route de Chamonix et, fait exceptionnel, choppé la première benne.
Un froid sec nous accueille à l'aiguille du Midi. Nous retrouvons Stephane et Matthieu et partons sur l'arête. Il y a beaucoup de neige... trop. Un guide a fait la trace, nous en profitons. 50 cm de peuf... ça penetre facilement dans les chaussures... et j'ai les pieds un peu mouillé. La trave passe versant Géant, un peu de stress dans la pente.   Puis de nouveau une arête, un peu de face et le col. Courte pause. Il fait froid.

Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak

On repart sous la pointe 3512 m, du haut, le guide nous guide ( pas mal non ?) il nous conseille de passer par la face. Il nous rejoint en rappel. Les pentes sont chargées. Personne n'ose s'engager dans ce vesant Cham de peur de redescendre  au Plan de l'aiguille plus rapidement que le téléphérique.  Je motive le guide à tracer les vires au dessus... Il a l'air pessimiste mais repart. vers le haut.
Bel onglet pour Matthieu qui se résigne à rentrer.

L'escalade sous le point 3512 est physique, Jean-Marc s'en sort comme un pro ( c'est dommage, d'ailleurs, de là ou on était on n'a pas pu le voir !) Anne se montre un peu courte pour les prises, et je bourrine un peu pour sortir le passage ( heureusement que Jean-Marc est passé en tête ! ) La suite est plus facile et toujours très enneigée. Courte pause, on redescens sans espoir vers le col sous le Rognon du Plan. Le timing est explosé et les pentes du couloir chargées. BUUUUUTTTTTTT...

Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak Anne Guillouzic

Demi tour... Rappel, remonée à l'aiguille.
Je file rejoindre Laurent  qui monte avec la benne.

On se retrouve tous au refuge des Cosmiques pour un apéro  et un repas à 6. Stephane et Matthieu nous quittent ensuite pour une nuit fraiche (ils bivouaquent) : - 7 °C dans la tente !

Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak Matthieu Evrard et Stephane Peiti

Pendant le repas, il faut décider du lendemain : le Tacul a été tracé, mais ses pentes ont l'air chargées, la gardienne nous le déconseille, Laurent et Anne sont déçus, nous irons faire la  traversée des pointes Lachenal et l'arête des Cosmiques. Il faudra revenir.

2 Jours au col du Midi

Préparation Mont Blanc 1 : J - 8
Préparation Mont Blanc 2 : J - 2
Samedi 20 Septembre : But sur Midi Plan
Dimanche 21 Septembre : Traversée des Pointes Lachenal

Dimanche 21 Septembre ( toujours...) : Arête des Cosmiques Aiguille du Midi

Photos :

Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak

Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak
Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak
Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak

Traversée Midi Plan photo Guillaume ledoux apoutsiak

Vidéo :
 



 

Voir les commentaires

Traversée du Lyskamm (Est Ouest) La mangeur d'Homme

Publié le par Apoutsiak

La vidéo :


 

Le Topo


Montée à Gnifetti :
rejoindre la Punta Indren puis  passer à flanc sous la Punta Giordani  (l'un des deuls 4000 qu'il me reste à gravir dans le coin...) remonter la vire (cables échelles en bois) pour atteindre un plateau et remonter jusqu'au grand refuge Gnifetti (ambiance bien meilleur dans le refuge qu'il y a 4 ans, même si ça ressemble un peu à une usine !

On peut également partir du refuge  Margueritta et descendre vers le Lyskamm (le refuge  peut s'atteindre par une magnifique traversée de la pointe Dufour mais ça c'est une autre histoire)

travers--e-du-Lyskamm-le-refuge-Gnifetti-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG
Le refuge Gnifetti

Traversée du Lyskamm

Rejoindre le col des Lys au nord du refuge Gnifetti ( environ 1 heure 1 heure 30) puis ataquer l'arête (45°)  qui s'applani.  avant de se redresser pour rejoindre le sommet Est (un mètre de rocher à la fin !!!) poursuivre l'arête qui redescend vers selle entre les deux sommets  puis en petite vaguelette (quelques passages rocheux dont un en III à priori toujours facile) rejoindre le sommet ouest.
Le sommet ouest se descend dans la pente ou par les rochers (dans certaines conditions (glace) c'est plus facile)
Attention aux corniches notamment dans la montée au Lyskamm Est
travers--e-du-Lyskamm-l-antecime-du-sommet-est-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG
L'antécîme du Lyskamm Est vue de l'Ouest
traversée du Lyskamm alpinistes

Vue de l'arête depuis le Lyskamm Est
travers--e-du-Lyskamm-cord--e-sur-l-ar--te--photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG
Cordées sur coup de crayon
travers--e-du-Lyskamm-au-cours-de-la-travers--e-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG
A quelques encablures du Lyskamm Ouest

travers--e-du-Lyskamm-passage-rocheux-escalade--photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG
Passage rocheux (III ?) avant le Lyskamm Ouest

travers--e-du-Lyskamm-topo-lyskamm-ouest-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG
Descente du Lyskamm ouest


Le Récit

La question du jour était faut il avoir des anneaux à la main lorsqu'on progresse sur un arête ou il y a des corniches. Etant moi même farouchement opposé à cette technique, les débats furent élevés. Helmuth, adepte de l'école Suisse, etait favorable aux anneaux ainsi que Jean-Marc (qui envisagerait aux dernières nouvelles de s'expatrier chez les Helvetes). Soit disant qu'avoir des anneaux à la main, permettrait de sauter en cas de corniche cédant de l'autre côté de l'arête !!! Et si c'est le premier de cordée qui tombe avec son tour mort, il fait la chute, les anneaux à la main le bras en l'air !!!
Finalement nous n'avons pas réussi à nous mettre d'accord, mais ça nous a bien occuppé, Helmuth m'a promis de demander aux instenses Suisse, des détails sur cette méthode. Moi je persiste : Tout corde tendue COURT !

Bref, le récit : parti de bonne heure, (vers 4 heures je crois) de Gnifetti nous remontons en dormant vers le Lisjoch. Premier raidillon puis spectacle magique sur cette magnifique arête en conditions idéales ce jour là : pas un mètre de glace, rocher tip top. 3 heures pour atteindre le sommet Est. La traversée ne prend pas une heure, il y a avait beaucoup de cordée sur l'ensemble de la course.

Descente sans problème vers le refuge Quintino Sella. Enormement de monde sur le Castor (des centaines de personne)

travers--e-du-Lyskamm-a-quelques-encablures-du-sommet-est--photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG
Dernières pentes avant le Lyskamm Est

travers--e-du-Lyskamm-vue-depuis-le-lyskamm-ouest--photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG
Vue depuis le Lyskamm Ouest

Helmyuth vanPottelberg Guillaulme Ledoux Jean-Marc


Au sommet du Lyskamm Ouest
travers--e-du-Lyskamm-descente-du-Lyskamm-ouest-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG
Descente du Lyskamm ouest


Conditions :

Excellentes : tout en neige attention c'etait il y a 3 semaines
J'ai trouvé la course presque trop facile (sans doute grâce aux conditions)

Quelques photos


Montée à Gnifetti




travers--e-du-Lyskamm-au-dessus-du-Lisjoch--photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG.JPG
Cordée sur l'antécîme du sommet Est

travers--e-du-Lyskamm-l-ar--te-cord--es-alpinistes-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG
Sur l'arête

Traversée du Lyskamm Cervin

le sommet Est et le Cervin

travers--e-du-Lyskamm-cord--e-alpinistes--photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG
Cordée sur l'arête


travers--e-du-Lyskammvue-du-sommet-Est-l-ar--te--photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.JPG
Vue depuis le sommet vers l'Est : le Lisjoch

Voir les commentaires

Allalinhorn ski de randonnée depuis Britannia hütte

Publié le par Apoutsiak

Mittelallalin tempête de neige

 

 

 

 


 

 

 

 

Le topo :

Allalinhorn 4027 m voie normale depuis Britannia hutte
Rejoindre les remontées mécaniques de Felskinn et traverser le tunnel de là, deux solutions : pour les feignants, vous prenez le métro alpin, pour les autres descendez vers le Nord jusqu'à 2870 mètres environ. Mettre les peaux et remonter la piste en direction de la station de Mittel Allalin au mieux sans aller jusqu'à la station. Prendre ensuite à flanc sur la rive droite du glacier

Les conditions :

Neige dure le matin
Glacée à certains endroits sur les (maudites) pistes de Saas Fee avec des boules de glace
Croutée jusqu'au col avant une relativement bonne poudreuse sous le sommet (un peu lourde selon Jean-Marc)
la croute sous le col demandait un ski leger pour ne pas la percer
en dessous de 3400 mètres, neige transfo légèrement revenue (10 - 11 h) jusqu'à 2900 m

La course :

Lever 4 heures, c'est le Grand Beau, c'est la première fois depuis le début de la semaine ... Nous chaussons les skis pour revenir de la cabanne Britannia vers Felskinn, la station du téléphérique.  La neige est dure, le chemin est balayé de coulées d'avalanches qui rendent la progression difficile (je haie ces départs rugueux)  ! Nous traversons à la frontale les tunnels de la station  pour ressortir de l'autre côté remettre les skis et redescendre vers 3870 mètres.

Il faut remonter les pistes de ski... Couteaux, pas couteaux... hésitation, finalement, je fais sans... puis je les mets, avant de les enlever. La piste est dure, nous passons par une piste creusée aux murs de neige impressionnant. Dernière photo au lever du soleil, la batterie de l'apparreil photo est vide, la Taschhorn et le Dom magnifiques !

Toujours les pistes de ski, c'est moche, des pelleteuses pour boucher des crevasses, des pistes tracées au Bulldozer dans le glacier. Tout est gelé, glacé ! Des boules de neige dure rendent difficile notre progression. Jean-Marc peste... et moi aussi. Courte pause avant de sortir de ce passage peu sympathique sous un pylone de remonte pente...

 

Allalinhorn sur les pistes de Saas Fee

Et Bouffffff, neige à gogo, pentes lourdes à partir de 3400 m. Nous opérons unelongue traversée à flanc. Hésitation, passe t'on au dessus du petit sérac ou en dessous (nous aurons plus tard unediscussions à ce sujet : était ce un sérac ?) Finalement, je l'emporte, par dessous, les pentes qui se situent après ont l'air plus praticable, alors quau dessus c'était l'inconnu, et une possible  position délicate .... 
J'ai remis les couteaux, la neige est croutée dure, les skis l'effleurent, conversion, trace, conversion. Jean-Marc fait la trace, je suis encore un peu dans le pâté du fait d'une mauvaise nuit au refuge. Voilà le col.
Jean-Marc me dit  "Ca a l'air glacé, tu devrais laisser tes skis là, moi, je vais monter sur la bosse" Peu téméraire, je n'hésite pas, je laisse les skis en plant et chausse les crampons. La pente est glacée... sur 10 mètres... Je poursuis en me disant que le passage en poudreuse va être de courte durée, mais en fait non, il dure jusqu'à l'arête, Tant pis je continue comme ça , mais je vais louper une descente de rêve. Je m'enfonce dans la poudreuse mais je trace régulièrement, Jean-Marc trace à ski de son côté. La pente devient plus raide, il y a quelques passages de neige dure (enfin) Je sors mon piolet pour acceder à l'arête. Le vent froid participe à la fête, je trace jusqu'au sommet. De là, je vois nos amis Italiens qui font une pause sur le Strahlhorn avant de redescendre. La météo est en  train de tourner, de long cyrrhus voilent le ciel. La pause au sommet est de courte durée, nous redescendons. Je décide quant même de skier cette pente en poudreuse, je file au col, mets mes skis, laisse mon matos, et remonte à fond les manettes dans la trace de Jean-Marc. Sous l'arête, j'enlève les peaux et profite des cette neige du 18 Juin !

Des cordées arrivent au col. Nous redescndons délicatement sur la neige croutée (afin de ne pas percer la croute) Je récupère une chute bien entamée dans un virage un peu téméraire sur cette neige difficile à skier. Puis c'est la longue traversé vers Mittel allalin. Jean-Marc ne veut pas repasser par les pistes de ski et leurs boules de glace. Il aura tord, la neige est juste transformée, bien revenue et l'on peut aisément contourner les zones délicates. Les pentes sont raides mais agréables à skier. Je descends sans pause jusqu'en dessous du téléphérique de Felskinn. Je remets les peaux pour un petit quart d'heure de montée, en bourrant bien je devrais être avant lui au point de rendez vous. Je traverse les couloirs mais il est là, arrivé 10 minutes avant moi. 
Nous profitons du téléphérique pour redescendre, et traversons Saas Fee et une course de Roller.

Britanniahutte-photo-Gillaume-ledoux-bouquetins-apoutsiak.jpg
Allalinhorn voie normale Mittelallalin

 

Voir les commentaires

Fluchthorn Strahlhorn depuis Britannia hutte

Publié le par Apoutsiak

 

 


 

 

 

Le topo :

De la Britannia Hütte, atteint de haute lutte dpuis Saas Fee (4 heures depuis le village, 15 minutes en voiture, descendre à flan pour traverser le Holaubgletscher et rejoindre la rive gauche de l'allalingletscher au pied d'un éperon évident vers 2980 m Mettre les peaux.

De là, remonter le glacier en rive gauche toujours (attention aux crevasses) jusque sous le allalinpass. REmonter alors en direction du Fluchthorn en passant dans les combes à droite (ouest) sous le sommet. (2 heures environ)

Redescendre en direction de l'adlerpass, à flanc en passant sous des séracs menaçants (à vive allure....) et en se méfiant des crevasses (toujours, c'est une constante pour cette course !)

Remettre les peaux pour se diriger vers l'adlerpass (3789m) . Plutôt que de prendre l'arête sud au dessus du col, prendre la combe avant le col à gauche (un peu raide mais qui permet de garder les skis) puis, après une pause bien méritée, poursuivre par les faux plats d'abord puis la courte pente et enfin l'arête vers le sommet du Strahlhorn (4190 m).

Descente : par l'itinéraire de montée et l'allalingletscher. On peut descendre en début de saison directement sur Saas Almagel depuis le Fluchthorn
La course :

Fluchthorn-Strahlhorn---topo-photoski-de-rando-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg



Les conditions :

Neige humide pour l'accès à Britannia :
Refuge d'hiver ouvert et confortable (nous avons coupé du bois au cas ou), refuge d'été fermé
Neige dure le matin, bon regel nocturne
Neige poudreuse au dessus de 3400 mètres (poudreuse de rêve dans la combe à l'est de l'arête au dessus de l'adlerpass)

La course :

Fluchthorn-Strahlhorn--jean-marc-lafontaine-ski-de-rando-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg


Après une journée passée à monter à Britanniahütte, les remontées mécaniques étant fermées (nous avons skié à partir de 2550 m la station intermédiaire) et une autre journée passée à couper du bois , à répondre au telephone comme standardiste de la Britannia hütte et à dormir (2 h 30 de sieste tou de même...) Nous passons à l'action !

Lever 4 h 30 pour un départ rapide. La neige est dure, il faut louvoyer entre les cailloux sous le refuge. Mal réveillé je peste intérieurement, j'aime bien les réveils tranquilles aux pentes douces où l'on peit quiller en skiant sans réfléchir. Monter descendre, monter descendre, nous traversons le pied de l'Holaubgletscher pour arriver au pied du glacier. Nous repartons pour de grandes longueurs en faux plat montant, la neige est dure, mais le terrain aisé !

Le Strahlhon etant bouché nous décidons de partir vers le Fluchthorn, bien dégagé. Je fais quelques jolis virages dans les pentes douces de ce chouette mais tranquille sommet. Le Strahlhorn se dégage, nous irons le voir dans un second temps (peut être pourrons nous faire la face Nord... miam miam !) Arrivé au sommet, les fameuses pentes Nords semblent bouchées, nous décidons de rattraper la voie normale par une traversée courte mais exposée aux séracs pour ensuite rejoindre l'adlerpass. Je trace dans une neige  un peu lourde au début puis plus ou monte, plus légère. Avant le col, je bifurque à gauche dans la combe que j'avais pris à la descente il y a 4 ans(ça sert à ça de refaire les sommets, on connait les trucs !) La combe est un peu raide et peu aisée à tracer mais ça va. Courte pause vers 3980 mètres. Puis c'est le long faux plat (encore un) vers le sommet. Je pause les skis pour les derniers mètres et hop, nous sommes avec Jean-Marc sur le Strahlhorn.

La descente est un pur bonheur, la neige est douce, les virages s'enchaîne facilement, 30 à 40 cm de poudreuse en altitude, Jean-Marc fait du ... flûte, je ne sais plus comment ont dit en pyrénéen ! enfin, il godille avec agilité, ce qui est un peu moins mon cas, et oui, on ne se refait pas !

Il faut alors redescendre les faux plat, mes skis ont un besoin important de fart, je pousse sur les bâtons. Avant de remettre les peaux et de gagner le refuge où nous rencontrerons deux italiens sympathiques.

 Fluchthorn-Strahlhorn--ski-de-rando-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg

Voir les commentaires

Topo-photo Gredetschjoch (utile également pour le Nesthorn et le Breithorn)

Publié le par Apoutsiak

Après être descendu du refuge par les échelles (15 minutes) , on rejoint au mieux le glacier de Beich  que l'on remonte d'abord rive gauchge puis en son centre

 

vers 2900 mètres, la penste se redresse, (attention aux crevasses) et passe entre deux barres rocheuses (séracs) pour acceder au plateau supérieur sous le Breithorn (3400 m environ) Il faut alors prendre plein Sud pour rejoindre le Gredetschjoch

Un rappel équipé (50 mètres sinon on se retrouve au milieu du couloir, comme nous !) permet d'acceder au glacier de Gredetsch, il faut longer la barre rocheuse avant de descendre plein Sud et de tirer de nouveau à droite pour atteindre le vallon de Gredetsch (attention , à gauche en descendant : bares rocheuses), puis , c'est tout droit, le plus loins possible, jusqu'au tunnel (un peu plat...)

Voir les commentaires

1 2 > >>