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Articles avec #anne tag

Ski de rando : Omen Rosso 3031 m traversée Mottec - Turtmannhütte

Publié le par Apoutsiak

1er jour du raid dans le Val d'Annivier

 

 

 

Vidéo

 

 


 

 

 

Liens du raid en Val d'Annivier sur la Haute Route imperiale

 

Raid en Val d'Annivier

Jour 1 : Omen Rosso 3031 m

 Traversée Mottec Turtmannhütte

 

Jour 2 : Brunegghorn 3833 m arête nord Est

 

Jour 3 : Bishorn 4153 m

Depuis la Turtmannhütte descente sur Zinal


Topo

 

de Mottec 1556 m

Possibiltié de se garer après le bvillage à gauche sur la route de Zinal ( à 100 environ)

Prendre le sentier qui monte sous le Mayens de la barneuza.

De là, rejoindre la barneuza alpage. 2211 m

Poursuivre par la piste au fond du vallon de la Barneuza avant de remonter au mieux les pentes de l'Omen Rosso 3031 m

 

On accede au sommet à pied par la gauche.

 

De là, redescendre vers le col de l'Omen Rosso

Descendre lors le Frilitälli

Possibilité de descendre jusqu'au barrage Amont (attention barres rocheuses)

Point 2191 CNS

Remonter alors endirection du Bruneggbach et par un mouvement en écharpe prendre alors à falnc direction Nord vers la Turtmannhütte 2519 m

 

Carto fichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX Omen Rosso Turtmannhütte


 

 

Récit

 

omen Rosso, ce nom m'évoquait des pentes douces et agréables, j'avias en tête une photo des 100 plus belles où l'on voyait un groupe de skieur en file indienne au lever du soleil, rien que le nom se laissait désirer...

 

Ca commence dur

Je décrete qu'on ne va pas chausser les skis du fait qu'il faille déchausser 100 m plus loin et on se tape la traversée d'un champ de soupe à pied, de la neige jusqu'aux cuisses par moment ... Dur. On chausse un peu plus loin, pour déchausser rapidement dans la forêt. Ca n'est pas grave, il n'y a qu'à suivre le sentier, me dis je, mais en fait, le sentier est glacé, il faut être méfiant, à chaque lacet, une couche de verglas nous attend. Rien de tel pour fatiguer nos organismes ... On avance  et nous finissons par chausser les skis. C'est toujours pourri, il faut remobnter des pentes raides à la neige sans consistance, parfois des zones verglacées dans une forêt hostile. Enfin nous voilà vers la barneuza, nous décidons de nous offrir là notre pique nique, usés par cette première partie d'étape.

 

Nous poursuivons vers l'alpage de la Barneuza, puis dans le vallon, nous arrivons à la limite des nuages, et bien sûr, vu que l'on monte on se retrouve dans les nuages ! Et qui dit nuages, dit ... Jour Blanc, visibiltié Zero, montée au GPS avec juste quelques cailloux comme poitn de repère pour indiquer la pente. Comme on ne voit rien, on ne prend pas forcemment les bons endroits et la pente est raide... Dur.

Anne, qui a le voyage depuis Paris dans les pattes en ch.... J'essaie de tracer au mieux. Je trouve le sommet (merci à mon fidèle garmin au passage, sans lui nous y serions encore)

Je redescends chercher le matos d'Anne.

 

Au sommet il est déjà 18 h, je téléphone au refuge pour prévenir de notre retard conséquent !

 

Nous ne trainons pas, un fort vent permet un pliage facile des peaux et nous nous lançons dans la descente vers le col de l'Omen Rosso.

Jour blanc, encore, toujours. Nous skions rapprochés pour ne pas nous perdre. Par moment on s'arrête sans s'en rendre compte. Je distingue au loin un skieur, étonnant non ? en fait ça n'est qu'un rocher !

La descente se poursuit sous la couche nuageuse. C'est mieux. Quelques virages au milieu de barres rocheuses pour atteindre le lac Turtmannsee.

On repeaute pour le bouqeut final, heusreusement, ici, il y a une trace ! C'est long mais on s'en sort. 20 h 15, voilà le refuge. On entre, il y aplein de monde dans la salle à manger. Le gardien nous accueille super bien. Un délicieux repas !

 

Omen Rosso : Homme Rouge, en référence peut être au cairn qui ornent son sommet. Le cairn est noir...

 

Photo

 

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Dans les pentes sous la Barneuza

 

 

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Somme de L'Omen Rosso, devant le cairn rouge ?

 


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Et on repart en direction du Turtmanngletscher

 

DSC01107

La Turtmannhütte

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Ski de randonnée : Brunnegghorn 3833 m - arête Nord Est

Publié le par Apoutsiak

2ème jour de notre raid en val d'annivier

 

 

DSC01134

 

Vidéo

 

 

 

 

Liens : Raid dans le Val d'Annivier - sur la haute route Imperiale

 

Raid en Val d'Annivier

Jour 1 : Omen Rosso 3031 m

Traversée Mottec Turtmannhütte

 

Jour 2 : Brunegghorn 3833 m arête nord Est

 

Jour 3 : Bishorn 4153 m

Depuis la Turtmannhütte descente zur Zinal

 

Topo

 

AD

 

De la Turtmannhütte 2519 m

Le gardien nous a conseillé de passer par la langue glacière plutôt que de passer par le Gassi ( couloir étroit et raide mais qui évite de perdre 100 m de dénivelé). bonne solution

Quitter la cabane et descendre à flanc vers le bas du Bruneggletscher

Remonter celui ci, la langue tout d'abord, puis le long glacier  pour rejoindre le Bruneggjoch. 3401 m.

basculer versant Nord sur l'Abbergletscher ( le passage se situe presqu'au plus bas)

Prendre à flanc pour rejoindre l'épaule

remonter l'arête d'abord neigeuse

Puis un ressaut rocheux vient barrer le sommet.

Un pas technique (III+ - IV) ( 7 m d'escalade)

L'arête s'effile, et on gagne au mieux le sommet

 

descente par la voie normale

d'abord en direction du Biesjoch puis au mieux sur l'énorme glacier.

On repeaute en bas du glacier pour remonter éventuellement à la Turtmannhütte

 

Carto Fichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX Brunnegghorn

 

 

 

 

Récit :

 

Après une bonne nuit réparatrice (réveil à 7 heures), nous voilà reparti vers les cîmes, avec pour objectif : le Brunnegghorn et sa face Nord !

 

Décollage à 8 heures

 

Anne a la caisse, ça change d'hier. Nous descendons au pied du glacier pour peauter et remonter celui-ci. Nous dépassons un premier groupe assez lent avant de voir partir les premiers vers le Barhorn. Le glacier se fait moins raide. Nous partageons la trace dans un décor féerique (il n'y a pas de trace)

Par erreur nous sommes un peu trop au Nord, nous passons à proximité du Chanzitli (3075m) Par chance, ça redescend sans problème vers le glacier proprement dit. Nous filons vers le Brunegjoch. Nous cherchons le passage pour basculer versant Nord... Trop haut.  Enfin , nous trouvons la solution. 2 m à pied, on rechausse et on file  au pied de la face Nord. Pique nique. Remontée à ski  tout d'abord, puis à crampons. Rimaye, Anne passe tout en finesse. Je me débrouille pas mal. On monte vite, malheureusement ce que nous craignons arrive, la glace est là alors que nous pensions l'éviter. Une belle glace noire bien désagréable. On remonte encore une 20aine de mètres. Je sens que ça va être impossible, nous décidons de redescendre. Désescalade, passage de rimaye, moi tout en finesse, Anne tout en brusquerie, je l'ai entendue pester.

Nous longeons alors la base de l'a rimaye pour couper et rejoindre l'arête Nord Est au tiers de sa hauteur.

Je passe la rimaye en premier, neige bien dure mais pas impressionnant !  Anne me suit. Au départ la neige la neige est hyper dure, compacte, puis vient... la glace noire sous une fine pellicule de neige ! Viennent alors 100 m d'ascension tout en finesse, avec un piolet technique et un piolet light chacun. Dur dur, on en a plein les mollets. Anne peste, ses crampons encrent mal !

Voilà l'arête, je lui lance "ça se couche" De la neige, enfin de la neige" Anne fait une dernière mini zipette et s''écroule de fatigue sur l'arête en grosse poudreuse !

Mais l'invincible Anne a de la ressource.Elle file tracer l'arête. D'abord en neige, un ressaut rocheux se dresse devant nous. Elle tente de le contourner, glace noire, il faut faire front. Puré, si on ne passe pas il faut tout redescendre. Anne passe en réalisant un pas superbourrin, genre grand écart pied mains, bourrinage des bras. Je la suis, tout en finesse... ou presque. Je tente l'escalade à mains nues, mais la froideur de la neige me fait comprendre que ma technique habituelle ne fonctionnera pas... Escalade en gros gants avec des prises dure à nettoyer. Je nettoie pour trouver ou glisser mes paluches. Un bel effort, ça passe. Au dessus, c'est toujours dur. Je prends mon temps pour grimper correctement. Anne m'annonce "ça passe !!! " Je la rejoins, l'arête est méga effilée. Telle une funambule elle fonce vers le sommet.

Bon, pour moi, c'est autre chose... Je crois ne jamais avoir vu de passage aussi effilé. En plus, c'est méga corniché. Au loin Anne approche la croix, je me lance.

Caché par une corniche, je passe l'endroit le plus périlleux à 4 pattes, allongé,  progressant à genou, J'avoue que j'ai un peu mis ma fierté de coté ! L'arête est magnifique, mais technique (si on peut parler de technicité dans ma façon de progresser. Voilà le sommet, on reste un moment au dessus d'une mer de nuage géante.

Longue pause au sommet. Anne remplit le livre . Nous entamons la descente à pied : C'est hyper sec, il y a pleins de cailloux affleurants.

Forcément en descendant on se retrouve dans le brouillard... Jour Blanc, chouette, le thème du Week-end. Enfin quand je dis chouette... On fini par mettre les skis, il faut s'atteler à skier entre les cailloux et les plaques de glace, sans visibilité !!! Ô joie ! La suite s'opère au GPS pour garder la trajectoire, en essayant de suivre de vielles traces.  On finit par basculer sous la couche nuageuse. On peut enfin envoyer dans une bonne neige ! Le faux plat du glacier est vite avalée devant l'impressionnante face Nord du Bishorn. La poudreuse est bonne. Voilà le bas du glacier.

Nous repeautons pour remonter à la Turtmannhütte, où nous arrivons à 17 h 53, Repas à 18 h , juste le temps de se changer avant de déguster le repas en compagnie de 4 hollandais et de leur guide.

 

Une belle et longue journée de montagne.

 

Photo

 

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Départ de la Turtmannhütte

 

 

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Sur le Brunegggletscher

 

 

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Anne

 

 

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Le Bishorn

 

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Le Brunegghorn (à gauche)

 

 

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On a tracé toute la journée !

 

 

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Weisshorn et Bishorn

 

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Les séracs du Bishorn (et son arête)

 

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Première rimaye : on part dans la face Nord

 

 

P1010980Deuxième rimaye... pourvu que ça tienne !

Tout doux, tout doux ...

 

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Anne sur l'arête

 

 

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Au sommet : Weisshorn et Bishorn

 

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La fin de l'arête : Apoutsiak

 

P1010986Sommet !!!

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Ski de rando : Bishorn 4153 m -depuis la Turtmannhütte

Publié le par Apoutsiak

 

Traversée Turtmannhütte Zinal

3ème jour de notre raid

 

 

 

 

 

 

 

 

DSC01193

 

Liens  3 jours de raid dans le Val d'Annivier:

 

Jour 1 : Omen Rosso 3031 m

Traversée Mottec Turtmannhütte

 

Jour 2 : Brunegghorn 3833 m arête nord Est

 

Jour 3 : Bishorn 4153 m

Depuis la Turtmannhütte descente zur Zinal

 

Topo :

 

De la Turtmannhütte descendre au pied de la langue glacière

Remonter le Brunegggletscher (Notez les 3 G consécutifs !)

But de l'opération, contourner l'Adlerflüe.

Vers 2950 - 3000 m, virer plein ouest et perdre 250 pour rejoindre le Turtmanngletscher que l'on traverse pour rejoindre sa rive gauche. La remonter et gagner la cabane Tracuit

 

De Tracuit , remonter en direction du col Uber den Megasch sans l'atteindre puis remonter les pentes plus raide qui mènent au Bishorn, Attention aux crevasses vers 3900 - 4000 m (il y en a ailleurs, mais celles-ci s'ouvrent vite !)

On arrive à une antécîme et l'on gagne le sommet par 20 m d'ascension plus raide, à pied.

 

Vue imprenable sur le Weisshorn !

 

Descente : par le même itinéraire jusqu'à Tracuit.

De Tracuit, repartir à l'Est et descendre au mieux le long du torrent du Barmé

Remonter le roc de la Vache

redescendre vers le torrent de la Navisence par le Chieso (2082 m)

De là, la route ramène à Zinal (une courte remontée) et une longue partie de ski de fond, grosses cuisses obligatoires !

 

Carto fichier GPS

 

Fichier GPS au format GPX Bishorn

 

 

 

 

 

http://www.kikourou.net/parcours/gps_graph.php?type=1

Récit

 

Réveil tôt ce matin : 4 heures: objectif, l'arête Nord Est du Bieshorn !

Gros objectif, d'autant qu'Anne a un train à prendre ce soir ! Timing serré.

Je range mon sac aussi discrètement que possible, en ayant l'impression de faire un bruit énorme dans le dortoir. Enfin, je file au petit dej où je finis ma nuit... mal : Il n'y a pas de fromage blanc à la framboise comme hier...

5 h, nous quittons notre havre de paix. Une dizaine de skieur dans les startings blocks. ambiance, il neige, il y a du brouillard et les frontales balayent l'espace. Nous entamons les premiers la descente. Peautons en bas du glacier avant d'entamer la remonter de celui ci devant la meute de frontales !

Notre objectif est ambitieux, si le temps ne tourne pas au beau à 3000 m j'ai décidé de changer d'objectif, nous ferons la voie normale.

Il neige dru !

Anne est devant ( comme d'hab) Je surveille nos poursuivants qui ne nous rattrapent pas. J'en profite pur réaliser quelques films (et oui, faut bien alimenter la vidéo du blog...)

Arrivé à 3000 m , toujours dans le brouillard, toujours sous la neige. J'annonce à Anne que nous n'irons pas faire l'arête, mais nous contenterons de la voie normale... Elle est hyper déçue est râle : la météo est bonne, les altimètres on perdu 40 m cette nuit, le beau va s'installer. En attendant, on n'y voit rien. J'ai pris ma décision. Superwoman peste contre ma celle-ci. Pourvu qu'il continue de faire pourri, sinon je vais me faire massacrer à coup de piolet sur le Turtmanngletscher. Elle aura juste à me basculer dans une crevasse pour effacer les traces de son forfait et dire qu'elle m'a perdu sur l'immense glacier...

 

Ca redescend.

Le groupe nous a dépassé.

Vu la visibilité, je conseille à Anne que nous les suivions , ça sera plus facile de skier. Je file et au bout de 5 minutes me rends compte que je ne vois plus sa frontale. Je laisse le groupe filer en l'attendant. Au loin une frontale dans le brouillard et le jour gris foncé. Nous repartons ensemble, gallèrant pour trouver la trace, c'était mieux avant ! Avec le gros groupe comme point visuel. On les rejoint sur le glacier.

Nou repassons devant. Traversée du glacier au milieu des crevasses dans le jour blanc. La trace est bonne. Nous gagnons la rive gauche et remontons ses pentes . Tout se passe bien. Je vois que les nuages se déchirent laissant place à du ciel bleu. "Pas trop tôt, pas trop tôt" me dis-je, sinon j'aurais droit aux foudres de ma partenaire !

Pour l'instant ça tien, il neige toujours, nous apercevons par endroit, le magnifique Turtmannglestscher. Je suis passé devant pour la partie finale, nous arrivons à la cabane de tracuit dans le brouillard. je suis surpris par le nouveau bâtiment hyper laid alors que l'ancienne cabane était si mignonne . Ah la modernité à ses secrets que la raison ignore... C'est MOCHE !

Nous opérons 15 minutes de pause réparatrice au refuge. il est bien chauffé c'est agréable.

Puis nous repartons dans le gris, pas longtemps, le soleil déchire tout, c'est le Grand beau. Puré il ne pouvait pas attendre ue heure ou deux. Anne me fait part de ses observations météorologiques tandis que j'espère sans trop y croire, que ça se bâche de nouveau.  Mais rien n'y fait, le soleil est bien là, nous sommes passés des enfers vers la lumière et pour moi c'est plutôt l'inverse.

Anne "J'avais raison !"

Moi, in petto : "Ben oui ma ptite dame, mais il y a 2 heures on était dans le pépè , et moi, je n'engage pas une course AD+ à 4000 m dans ces conditions là !"

 

On est reparti sur le glacier ensoleillé. Loin devant nous les cordées parties directement de Tracuit, moins loin, les cordées de ce matin qui n'ont pas fait la pause à Tracuit. Le plat du glacier est avalé, ça monte plus raide, nous voilà dans les traces des 6 prédécesseurs encordés. Anne les dépasse. Je tente un premier dépassement en coupant un lacet, je me retrouver sur de la glace, et après un effort intense, je me retrouve toujours derrière eux, avec une légère différence, je suis complètement essoufflé par l'effort ! Je prends mon mal en patience, derrière la cordée. Je fais une nouvelle tentative plus haut, fructueuse celle-ci, tout ça pour que 5 minutes plus tard, les deux cordées opèrent une pause !

Nous en faisons une au dessus. Pour repartir devant. je réussi à dépasser Anne (exploit jamais renouveler dans l'Histoire de l'alpinisme  !)  Nous remontons à 300 400 m/h , pas très rapide, mais nous sommes maintenant à 4000 m. Nous croisons et longeons quelques sournoises crevasses, si nous pouvions éviter d'y tomber... uis voilà le replat final. Il y a près de 80 personnes entre là et le sommet.

On attend que le monde descende du sommet pour nous y rendre Et bizarrement on s'y retrouve seuls. La vue est toujours magnifique. Nous en profitons.

Puis 2 jeunes nous rejoignent et enfin les 6 alpinistes qui nous accompagnent depuis ce matin.

 

quelques photos avant de redescendre, le Weisshorn vaincu cet été nous ébloui, il est magnifique !

 

Nous redescendons aux skis. De là, poudreuse maximum sur le glacier !!! Nous rejoignons Tracuit tous contents (Anne aurait elle oublié l'objectif de départ)

Pause pique nique au refuge, rejoints assez vite par ceux qui étaient avec nous au sommet.

Puis c'est la descente... dans le brouillard (ben oui, la mer de nuage étant toujours là) Jour Blanc (thème du Week end)

Ça passe. La neige est juste transfo. a un moment, anne fait un saut, je me déconcentre, ma spatule entre dans la soupe et je suis bon pour un "hélicoptère" incontrôlé : 360 ° avec chute en sortie.

Anne elle se fait une jolie chute un peu plus loin, 1 partout la balle au centre ! A présent c'est croûté.

sous le Roc de la vache on retrouve les cordées parties avant nous de Tracuit.

On repeaute pour quelques mètres. Il doit y avoir 40 personnes. Dans les manoeuvres de peautage dépeautage nous les dépassons.

Et là , c'est le drame ! Soupe infâme, ou le ski doit se faire tout en finesse !

Première chute...

Deuxième chute, la tête en avant s'enfonçant dans la soupe  directe...

3ème chute, je perds la rondelle de mon bâton ( je la retrouve en farfouillant la neige)

Voilà mon Golgotha !

Anne, légère et plus technique ne tombe qu'un fois sur cette portion !

7 fois pour moi...

 

Derrière nous, c'est l'hécatombe, tout le monde se vautre plus ou moins.

 

bilan final 7 à 1

 

On se retrouve dans la forêt à naviguer au mieux dans la tempête (de soupe)

Gros chasse neige  - grosses cuisses

 

voilà le pont, traversée scabreuse... à la sortie il est noté : traversée dangereuse ! Le pont était tout vermoulu avec un m de neige !  Deuxième pont, 3 filles hésitent avant de s'engager... Par rapport au premier s'est du gâteau ! Tout plat, suffit de skier droit (et de ne pas tomber sinon..)

 

Voilà la piste, une courte remontée en canard avant de filer dans une descente rapide, et la piste de ski de fond de Zinal. Longue piste de ski de fond, dire que l'été on fait ça à pieds) Avec mes grands bras et mes grands jambes ,je largue Anne pour l'attendre à quelques encablures du village.

Un peu de stop, un sympathiqueue valaisan nous emmène à Mottec, fin du raid.

 

Merci Anne pour ses 3 jours

 

Photo

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Ca se lève ...

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Sur le Turtmanngletscher

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C'est beau non ?

 

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On s'élève : Anne

 

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Votre serviteur (photo Anne)

 

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Il y a du monde aux abords du sommet

 

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L'impressionant grand gendarme

 

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Le Weisshorn 

 

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      Dom et Taschhorn (entre autre)

 

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Du monde sur le Roc de la vache

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Ski de rando : Raid de 3 Jours dans le Val d'Annivier Omen Rosso - Brunegghorn - Bishorn

Publié le par Apoutsiak

Magnifique raid de 3 Jours dans le Val d'Annivier

 

 

 

Raid en Val d'Annivier

Jour 1 :

Omen Rosso 3031 m

Traversée Mottec Turtmannhütte

 

Jour 2 :

Brunegghorn 3833 m

arête nord Est

 

Jour 3 :

Bishorn 4153 m

Depuis la Turtmannhütte

descente sur la cabane tracuit et sur Zinal

 

Les Vidéos

 

 

Jour 1 : Omen Rosso

 

 

 


 

 

 

 

 

Jour 2 : Brunegghorn

 

 

 


 

 

 

Jour 3 Bishorn

 

 

 


 

 

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Une femme Alpiniste

Publié le par Apoutsiak

 

Une femme est montée au sommet du Cervin,

Qui, presque pareil à un monument est pointé vers le ciel,

A peine moins raide que le fil d'une sonde

Suspendue, - que personne ne pourrait gravir, sinon une mouche

Cette femme a aussi escaladé le Weisshorn

Et ce qui est bien mieux, l'a aussi descendu

Les pieds les premiers; ce Weisshorn, on pourrait bien l'appeler "Icehorn"

Tant il est glissant, et ce n'est pas une petite affaire de s'y hisser !

Aucun glacier ne l'a fait reculer, aucun précipice ne l'arrête, Aucun pic n'est trop haut pour elle, si sublime soit-il !

Accordez trois fois des hurras en l'honneur de l'intrépide Miss Walker.

Dites donc, mes garçons, croyez vous qu'elle sait grimper !

 

Le Punch (revue britannique)

 

 

On pourra remplacer le nom de Miss Walker par celui de Miss Guillouzic (une Bretonne et non Grande Bretonne) qui a accompli de similaires exploits !

 

P1030289

 

 

 

Les Exploits de Miss Guillouzic au Cervin

 

Les exploits de Miss Guillouzic au Weisshorn

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