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But au Dolent par l'arête Gallet

Publié le par Apoutsiak

La montée au bivouac du Dolent est une montée sans histoire. Départ de la Fouly, le sentier est magnifiquement balisé jusqu'au bivouac (balises rouges et blanches) et très bien tracé, quelques passages avec des échelles et des chaînes, rien de bien difficile. Nous avons mis 2 heures 1/2.

Partis à 9 heures du matin, nous en avons profité pour faire un petit repérage : nous sommes montés jusqu'à 2900 mètres, le glacier au dessus présente des passages entre 40 et 45° en glace, nous avons trouvé un couloir en rocher délité que nous comptons prendre le lendemain : base du couloir : 2910 m. La voie classique prend des vires à 2830 m qu'il est difficile d'atteindre : 1 "saut" de 1 mètre avec réception sur du rocher "sans trop de prises..."

Nous redescendons contents de nos découvertes.

Couloir classique : 2850 mètres - difficilement accessible 1 mètre avec réception délicate...

2910 m : Solution tentée mais délicate : rocher extrêmement délité.

Mauvaise idée !

Passage à 40-45° en glace : la solution à adopter en fin de  saison . Attentino aux ponts de neige.

Nous retrouvons une autre cordée "camp to camp" : David et Frédéric, nous discutons tout l'après midi dans ce magnifique bivouac.

Il pleut toute la nuit...

Le lendemain matin, à 5h30, il pleut encore, je laisse dormir les martiens. à 7 h 10, il ne pleut plus, je saute au sol et entreouvre la porte, ça n'est pas le grand beau, mais il y a du ciel bleu. Nous décollons à 8 h 10. 5 minutes plus tard, sur le glacier, Laurent merdouille quelque peu l'art de la manoeuvre ( et oui, tu aurais pu remplir ta gourde la veille....  ;-) ), Frédéric et David passent devant.  Nous les suivons 5 minutes en arrière. Il décident de passer par le glacier alors que nous tentons notre couloir en rocher délité repéré la veille. Laurent meilleur grimpeur passe devant, il  me balance la moitié de la montagne sur le casque... Nous décidons de rebousser chemin et de suivre les deux futurs aspis. Petit raidillion à 40° (peut être 45°) en glace, puis il faut louvoyer entre les crevasses. Il y a maintenant 40 cm de neige sur le glacier. Merci à David et Frederci pour la trace. Un pont de neige est impressionnant : 5 mètres de lond sur 1 m 50 de large sur 2 d'epaisseur ... stresss ... Comme dans un dessin de Samivel, la trace est magnifique et louvoie d'un pont de neige à l'autre.

Nous regagnons la rive droit du glacier. 50 mètres d'escalade facile, je réussi à casser mes lunettes en me cognant le casque contre un rocher... Nous arrivons à un petit col, il neige. Nous regardons , DAvid et Frédéric qui ont bien plus d'esxperience que nous, batailler avec la montagne , le rocher est completement recouvert de neige, dry tooling ! Nous les observons de longues minutes, ils avancent extrêmement lentement. Le sommet est bouché, il reste encore prêt de 700 m d'ascenssion, l'arête finale à 50° sera peut être trop chargé, il faudrat alors redescendre ce passage en mixte délicat. Ne pas se mettre dans une situation inconfortable ou délicate.

S'ils n'étaient pas là, le demi tour s'imposerait... Hésitations...

Nous décidons de redescendre. Sage décision à mon avis.  Nous desescaladons les rochers et reprenons le passage de Samivel. Le pont de neige étroit et la galce un peu raide. Nous retrouvons la soucoupe rapidement. Petite pause pour refaire le sac, puis une heure de descente pour retrouver la voiture.

Il me semble que c'est seulement mon deuxième but de l'année après le Roffelhorn, mais poursuivre aurait été à mon avis imprudent. On reviendra...

Bravo à Frédéric et David qui ont réussi la traversée en 12 heures.

La vidéo suivra dans quelques jours.

 

La montagne sera encore là l'année prochaine !

 

 

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Vidéo : Jean-Michel à la montagne - ski de randonnée

Publié le par Apoutsiak

 

Et voilà un premier montage vidéo : Jean-Michel à la montagne... J'ai eu un peu de mal à rapatrier la vidéo mais j'y suis arrivé...  vous la retrouverez également sur ce lien : "ôde à Jean-Michel" vous y trouverez une partie de notre séjour au col du Simplon et sur le Roffelhorn.

J'y ai même mis de la musique, celà ne devrait pas vous casser les oreilles ...

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la véritable source Mont Blanc

Publié le par Apoutsiak


 

caillous_et_eau_en_provenance_-llaume_ledoux_apout

10 Septembre 2006, je récolte un peu de neige sur les deux sommets principaux foulés ce jour : l'aiguille de Bionnassay et le sommet du Mont Blanc. Et voilà comment corriger l'affront : j'ai la véritable eau source du Mont Blanc, récoltée par mes soins. Bon, je n'ai pas de quoi en produire une bouteille âis c'est un début, et s'il le faut , j'irais refaire mon stock autant de fois que necessaire...

J'ai même effectué un mélange de cépage : , je vous donne le truc pour un arôme plus alpin : 1/3 Bionnassay (4052m) - 2/3 Mont Blanc (4807m). A récolter le même jour ! A vous de trouver les plats qui vont avec ( le Bolino hachi parmentier - ou les lasagnes déshydratées pas assez cuites...)

Bref, je me retrouve avec 20 ml d'eau Source du Mont Blanc certifiée conforme par mes soins. Pas comme ces pâles pastiches...

Le prix de vente est de 775 euros HT le ml ( et oui, ce qui est rare est cher) faire offre dans les commentaires...

Pour ceux que ça intéresse, je possède également deux cailloux sommet de la Meije ( récolte primeur de juillet 2006 Grand Pic) . Attention, le prix va être calculé au milligramme ;-)

 

C'est pas tout ça, je retourne peut être sur le Cervin dans 15 jours , préparez vos porte-monnaie !

Epilogue

Bon..., ils ont l'air idiots mes deux petits cailloux séparés de leur maman Meije...Idiots et tristes !  Faudra que je pense à les  remettre à leur place ( en passant par la Pierre Alain par exemple...) . Je vous parle même pas de la neige du Mont Blanc, en dépit de mon pot stérile, il y a un joli voile nuageux qui s'est développé à l'intérieur.

C'est la première fois que je ramène des choses de montagne, François m'avait réclamé un caillou du Cervin, je me suis dit qu'un autre de la Meije lui ferait plaisir... Et puis les enfants, ça fera plaisir aux enfants. Mais si tout le monde fait comme moi, la Meije va devenir  un vulgaire Terril

Je dois mener une reflexion d'envergure sur ma pratique de la montagne...

 

 

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Alpinisme Aiguille de Bionnassay - 4052 m

Publié le par Apoutsiak

 

 

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  • Montée au refuge Durier 2375 m - 6 heures
  • Montée à l'aiguille de Bionnassay : 3 h 30
  • Dôme du Gouter Mont Blanc : 1 h 30
  • Sommet du Mont Blanc : température 5°C vent nul : O km/h - 4 personnes !
  • Visibilité ***

Pour info : Fermeture du refuge Durier ce lundi du refuge du Gouter dans 15 jours (26 Septembre) dernier TMB 16 h 35 - Derniere benne de téléphérique pour l'aiguille du midi 17 h 30

 

10 heures , Samedi 9 Septembre Parking de la Gruvaz. C'est le départ, j'ai le sac sur le dos, mais il y a un problème, mon dos est mouillé. Je ressort mon sac, enlève mon camelback... il est percé. Pour changer, je monterais avec une gourde. Nous discuttons pendant ce temps avec deux belge qui montent aussi à Durier. Nous passons par les chalets des Miage, nous paumons sous les barres rocheuses retouvant le sentier après avoir longé un torrent dans une végétation abondante...  Le sentier remonte alors une (très) longue morraine ( sur laquelle nos pique-niquons  qui mène au refuge de plan glacier. (seconde pause). De là nous traversons le glacier de Miage  pour rejoindre la base de l'éperon qui mène au col de Miage. Et là c'est  une longue montée pour arriver au refuge Durier (3369m) - 2350 m de deniveler.

Bonne ambiance dans le refuge qui est complet. L'organisation est impeccable et l'ambiance est bonne. Tout le monde fait la même course, c'est normal, il n'y a que ça à faire du refuge Durier...

Nuit Blanche (ou presque) -  dur.

le refuge Durier 3369 m

3 h 30 Dimanche 10 Septembre Refuge Durier 3369 m

 Lever déjeuner préparer, nous quittons le refuge vers 4 h 15, c'est la pleine lune, les piles preque vide de ma frontale éclaire juste mes crampons. Nous remontons les douces pentes de neige émaillée de parties rocheuses qui mène à la parti rocheuse.

Nous quittons les crampons (ce qui à mon avis est la bonne solution) avant d'attaquer l'escalade ( 15 20 mètre à droite de l'arête Sud dans une fissure de 5 mètres environ.  Je bourrine un peu pour faire le premier pas (d'après Laurent il y avait une prise pied droit que je n'ai pas vu) coincement du bras, coincement du genou dans la fissure. Bref je passe. Le reste de l'escalade est plus facile dans un rocher délité... Méfiance, même les bequets solides ne le sont pas ! Nous rattrapons la cordée précédente composée de Phil et de Raph (de camp to camp) qui grimpent en crampons, ça m'a l'air beaucoup plus merdique... Au relais nous discuttons. Pour info, il faut plutôt rester à proximité de l'arête plutôt que de partir à droite. Nous sortons cette escalade, rechaussons les crampons pour aller au sommet après 3 h 30 de montagne. Le paysage est magnifique, le soleil n'est pas lever mais le jour est là.

Nous attaquons la descente vers le col de Bionnassay, il faut passer le long de la magnifique coniche. Je pensais avoir affaire à une arête très effilée, elle ne l'est pas tant que ça.  Au col, il faut de nouveau remonter vers le Piton des Italiens puis le Dôme du Gouter avec un faux plat d'anthologie avant d'atteindre le sommet...

 

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11 h 15 Dôme du Gouter

De là, je file vers le Mont Blanc, à fond, il faut absolument que nous ayons le TMB de 16 h 35 ( le derniere) Je maintiens le rythme à 8 m/ minutes au minimum. Je passe Vallot, puis la Grande et la petite bosse, je fatigue un peu vers 4600 mètres avant de reprendre l'ascension du dernier raidillon et de la longue arête, qui me parraît plus longue que d'habitude ( elle doit faire au moins 300 mètres) Le sommet, il fait beau, je suis juste en polaire , pas un brin de vent et il y a juste 4 personnes. Quelques photos, je bois un coup avant de me lancer à corps perdu dans la descente. Je depasse deux Franc Comtois, nous échangeons quelques mots, puis je file, la remonter du Dôme du Gouter est toujours aussi galère. Je bascule toujours à fond vers l'aiguille. Je croise les belges qui sont très  content de savoir que je suis allé au Mont Blanc. Je rejoint Laurent qui est descendu avec Sandrine et Christophe et qui m'attend.



 

 

Petite pause dans une parfaite odeur d'urine venant des toilettes du refuge.  10 minutes plus tard nous quittons le refuge pour filer vers le TMB. Pas de problème, inutile de mettre les crampons, il y a encore plus de cables que l'année dernière (c'est mon impression), je commence à maitriser la descente du gouter, pour une fois je ne me suis pas trompé, en restant bien sur l'arête. La traversée des Grands couloirs n'est qu'une formalité ( sèche - cable imprenable) puis la descente jusqu'au Nid d'Aigle est bien longue. Nous y parvenons à 15 h 45.

nous retrouvons Sandrine, Christophe, François et son ami belge à la gare. Le TMB s'ébranle à 16 h 50, nous papotons durant la lente progression du train. Sandrine, aimablement nous prend en stop pour nous ramener au parking de la Gruvaz sous la pluie.

 

 

 

 

 

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 Merci à Laurent, compagnon de cordée fort sympathique. et à bientôt pour remettre ça ( la Dent Blanche par exemple). Promis, je vais m'améliorer en escalade...

Merci à Sandrine qui nous a racourci le retour à la voiture

Merci à François, Christophe, Raph, Philippe  et les autres pour la bonne ambiance au refuge et  tout au long de la course

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Dent Blanche ou aiguille de Bionnassay

Publié le par Apoutsiak

Pour ce week end, tous les voyants sont au vert ou presque :

  • J'ai un partenaire de cordée : Laurent (de camp to camp)
  • Les deux courses sont à priori en condition (pour Bionnassay, c'est sûr, pour la Dent Blanche), je dois vérifier.
  • Le refuge Diurier est réservé et gardé !
  • La météo est bonne jusqu'à Dimanche, sauf peut être de maudits orages qui pourraient compromettre un parcours sur arête... donc il faut prévoir un plan B, plan que pour l'instant je n'ai pas, mais je vais réfléchir (une course en AD en face avec un peu de mixte pas trop engagée, voilà les données du problème)

 

 

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Dent Blanche Aiguille de Bionnassay

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Un détail pour vous, sans doute, mais pour moi, c'est un SACRILEGE

Publié le par Apoutsiak

Et voilà, encore une bourde des technico-commerciaux !!!

Sandrine achète une bouteille d'eau dans une grande surface, jusque là, tout va bien. La marque me plait : Roche des Ecrins, ,je me prends à rêver, les Ecrins avec Thib il y a une quinzaine d'année, le Pelvoux dans la tourmente il y a 5 ans, la Meije (je crois qu'elle ne fait plus partie des Ecrins mais bon...)  ce qui me plait moins, cest la photo sur la bouteille, il me semble bien que c'est le mont blanc, je pense que l'on voit l'arêtes des Bosses "entre" des et "Ectrins", je n'en suis même pas sûr.

Donc je propose un boycot de la marque , dès que j'aurais fini mon stock ;-)

Et voilà un bel article de fond qui fera date dans l'histoire de l'alpinisme !


 

Il y a possibilité de trouver d'autres marques avec d'autres montagnes, et d'autres boissons sans montagne !!!

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Mont Blanc , le nouvel Everest

Publié le par Apoutsiak

Alpes ou Himalaya, à vous de trouver la réponse

Mont Blanc, le nouvel Everest ? Dans la vidéo de TV Mountain sur l'acension du Mont Blanc par Gérard Holtz et ses amis, cette image m'a étonnée : l'un des membres du groupe monte avec un appareil qui ressemble étrangement à un masque à Oxygène !

Une autre petite remarque : J'ai dormi une fois au refuge du Gouter, nous étions 3 pour 2 couchettes (z'avions bien entendu réservé plusieurs mois à l'avance) avec le matos (le refuge avait mauvaise réputation concernant les vols) , là, il me semble qu'ils sont au large, c'est sans doute pour la télé, ou c'est que les temps ont changé, pour moi, c'était en 1992 ! Depuis, j'ai bivouaqué fraîchement au dessus du refuge (là ou à présent c'est interdit), puis au Dôme (du fait de l'interdiction de bivouaquer au niveau du refuge...

Je ne vois pas bien l'intérêt de dire : il y a trop de monde sur le Mont Blanc et pour promouvoir ce discours, emmener des 10aines de personnalités avec un joli panneau "la montagne à l'état pur". Ce qui à mon sens tant à bannaliser l'ascension de ce sommet !

Epilogue de mon enquête

Après enquête , en fait un bon vieux post sur le forum de camp to camp, il s'avère qu'il s'agit en réalité d'une expérimentation sans rapport avec l'expedition (bizard de l'avoir mis dans la vidéo ...)

Un témoignage de JCB : "il s'agissait bien de tests physiologiques menés par le Laboratoire d'étude de la physilologie du sport de l'université d'Evry. Huit "cobayes" répartis en deux groupes. Des habitants de Sallanches (ville située au pied du Mont-Blanc) non alpinistes mais adeptes de sports d'endurance et huit alpinistes confirmés (plusieurs himalaystes).
Cacun était équipé d'un boitier pour calculer le rapport entre l'énergie dépensée et la vitesse ascensionnelle, et d'un masque pour évaluer la quantité d'oxygène consommée.
Système expérimental permetant en temps réel de transmettre la saturation du sang en oxygène, la température corporelle, la pression artérielle et la concentration du sang en acide lactique. Cette expérience au Mont-Blanc permet également de tester la résistance de ce matériel puisqu'en 2007 et 2008, l'opération devrait être reconduite sur l'Everest.
Rien à voir avec la cordée folkorique des "personnalités" qui commence à nous gonfler car annuelle sous des polémiques politiciennes Haut-Savoyardes cautionnées par le Maire de Saint-Gervais
."

Merci pour les précisions et surprenant !

Pour en savoir plus sur le Mont Blanc

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