Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Ski de rando - Monts Telliers 2951 m

Publié le par Apoutsiak

Un chouette belvedere entre le massif du Mont Blanc et le Valais !

Vidéo !

Topo :

Depuis le parking de Bourg Saint Bernard (ne pas prendre le péage du tunnel du grand Saint Bernard) 1912 m

Remonter la route du col du Grand Saint Bernard puis descendre dans la Dranse d'Entremont

Remonter les pentes qui mènent à la combe de Drône et remonter à droite à 2400 m pour gagner le point 2508 m .

Par un mouvement enveloppant, gagner la combe Est des Monts Telliers, la remonter et gagner le sommet (derniers mètres à pieds (non obligatoire)) 2951 m

Descente par le même itinéraire. Il y a des variantes.

 

Récit :

Rendez vous était pris avec Nath au classique parking du Grand Saint Bernard. Et hop, le matos dans son van (sans rien oublier !) et on est parti pour le col du Grand Saint Bernard.

Bon au départ l'objectif était de faire la Rosablanche depuis le col des Gentianes en prenant les remontées mécaniques de Haute Nendaz. Mais un vent fort annoncé et un froid intense , nous ont fait changé d'objectif ! Flûte moi qui voulait laver l'affront de ma tentative de début décembre... Encore raté :-(

On a eu peur du froid, et des remontées mécaniques fermées pour cause de vent trop important...

Le temps est gris, très gris, quand on arrive, il y a pas mal de neige tombée cette nuit, 20 à 30 cm environ. Un chasse neige  s'est attelé à déneiger le parking.

Nath se gare à coté d'un immense van, le sien ne peut pas faire le poids, l'autre, c'est une véritable maison !

Le froid est vif, les nuages ont conservé la masse de froid ici.

On est parti, devant tout le monde, et on se retrouve sur la route du col.

Une courte descente puis on commence à remonter vers la combe de Drône. Le brouillard est là, Nath semble être en grande forme, je peine à la suivre.

On fait un petit point GPS pour ne pas se planter. Un autre groupe nous rejoint, oui, la combe de Drône, c'est pas l'endroit où il faut être pour un ermitage tranquille, tu as peu de chance de rester seul longtemps.

Le petit groupe nous passe devant. De toute façon, je suis lent, et je ne m'accroche pas. Psychologiquement c'est facile, je sais que ça n'est pas une course longue !

Le brouillard est là, bien dense, bien froid, on se croirait dans un frigo !

Je repasse devant à l'occasion d'une pause de l'autre groupe, je trace dans une petite combe puis une fusée me passe devant. Bon ben je crois que ce coup là, il me reste à suivre les traces...

Ski de rando - Monts Telliers 2951 mSki de rando - Monts Telliers 2951 mSki de rando - Monts Telliers 2951 m
Ski de rando - Monts Telliers 2951 mSki de rando - Monts Telliers 2951 mSki de rando - Monts Telliers 2951 m

On progresse dans la combe de Drône, le soleil semble vouloir percer. Petite ascension, le voici, il nous réchauffe, enfin ! Tout le monde (sauf la fusée bien sûr) s'arrête pour une pause réconfortante, la vue est splendide. Un groupe d'Italien nous rejoint.

Le Grand Combin, et sa face Sud presque sèche

Les couloirs de la face Ouest du Vélan

En bas le brouillard

Au milieu, les skieurs !

 

Au dessus, c'est le faux plat, les Italiens partent à droite, nous suivons les traces de gauche. reste juste la montée finale pour rejoindre le sommet.
 

Ski de rando - Monts Telliers 2951 mSki de rando - Monts Telliers 2951 mSki de rando - Monts Telliers 2951 m
Ski de rando - Monts Telliers 2951 mSki de rando - Monts Telliers 2951 m
Ski de rando - Monts Telliers 2951 mSki de rando - Monts Telliers 2951 m

C'est là que Nath montre des signes de faiblesse. Je l'encourage, je sais que ça devrait aller, il doit rester 200 m de déniv. Au dessus, les Italiens avancent. Devant eux un type merdouille sous le sommet, la trac ea l'air verglacée, il déchausse, marche un peu puis rechausse. Les conditions n'ont pas l'air top, il faudra sans doute mettre les couteaux.

Les Italiennes passent sans trop de problème.

Je décide de tenter le passage sans couteau, je mets juste la Goretex, le vent fort annoncé en altitude est bien là  ! ... Et c'est parti. Le vent a transporté de la neige, et la trace est recouverte d'une poudreuse légère. Par endroit on sent le verglas en dessous. Je reste concentré. Je parviens à la conversion délicate. Ca passe crème ! Et hop j'avance. Je ne comprends pas trop pourquoi le type devant à merdouillé. Concentré sur mes pas, je n'ai surveillé Nath qui est bien plus bas. Je file vers le sommet, je laisse les skis quelques mètres avant lui ! Reste 20 m, vites passés, les Italiens monopolisent le sommet, j'attends mon tout patiemment.

Ils finissent par se débander, c'est plus Marignan que Pavi ( François 1er si tu nous entends ! )

Et voilà le fier Bayard au sommet (je ne sais pas si je suis vraiment sans peur et sans reproche) , je suis sans doute plus ce traitre de connétable Charles de Bourbon. Trêve de digression sur ma personnalité et cette période sombre  de l'histoire de France. (bon pour ceux que ça intéresse, défaite de François 1er à Pavi, fait prisonnier par Charles Quint, envoyé en geôle en Espagne, sera échangé contre ses deux fils héritiers en caution, et ne respectera pas ses engagements, bilan , ses fils vont passer un sale et long moment dans les geôles espagnoles)

Revenons en à notre sommet, à la vue le Mont Blanc, les Grandes Jorasses, le Dolent, l'aiguille du Tour.

De l'autre coté, le Valais, le Grand Combin et le Vélan en premier plan.

Ski de rando - Monts Telliers 2951 mSki de rando - Monts Telliers 2951 mSki de rando - Monts Telliers 2951 m
Ski de rando - Monts Telliers 2951 mSki de rando - Monts Telliers 2951 mSki de rando - Monts Telliers 2951 m
Ski de rando - Monts Telliers 2951 mSki de rando - Monts Telliers 2951 mSki de rando - Monts Telliers 2951 m
Ski de rando - Monts Telliers 2951 mSki de rando - Monts Telliers 2951 mSki de rando - Monts Telliers 2951 m
Ski de rando - Monts Telliers 2951 mSki de rando - Monts Telliers 2951 mSki de rando - Monts Telliers 2951 m
Ski de rando - Monts Telliers 2951 mSki de rando - Monts Telliers 2951 m

Et j'attends, Nath devait arriver.

D'abord un gars passe.

Puis deux gars du groupe rencontrés plus tôt.

J'attends.

Je finis par demander des nouvelles de Nath.

"Elle est plus bas, elle a enlevé les peaux"

Bon, ça c'est signe que ça ne sert à rien d'attendre ici. Et oui, je n'ai pas qu'un physique. Je file vers mes skis, et hop, en quelques virages, je rejoins Nath, qui s'est arrêté 50 m sous le sommet.

Bon on décide de tenter de skier la meilleur neige

Ça scrountche un peu sous les skis mais ça va. On emprunte un petit couloir bien direct avant de filer sur la droite. on dévale les pentes à vie allure, les pauses sont bien courtes...

Le bas est en parti à l'ombre, déjà dans le froid, on rejoint l'autoroute de la route du col du Saint Bernard

et le van, fin d'une jolie journée en montagne

Je ne me souvenais pas que c'était si beau !

Voir les commentaires

Ski de randonnée - Wildhorn - 3251 m

Publié le par Apoutsiak

Ma seconde ascension du Wildhorn, arrivée au sommet dans une petite tempête de neige

Encore une course un peu trop plate par endroit !

 

Vidéo

Topo

Se garer aux Rousses 1766 m, au dessus d'Ayent, Valais (parking gratuit)

Remonter la piste de ski puis au mieux sous le télésiège pour gagner 1900 m (entre 1884 et 1997 m CNS), virer au Nord pour gagner le pied de la combe des Andins.

Remonter la combe  jusqu'au collet sous le Sé Rouge.

Poursuivre au mieux (montée descente, plutôt plat), pour rejoindre le pied des pentes qui permettent de gagner le glacier du Wildhorn (on passe au passage au dessus de la cabane des Audannes 2452 m (on n'y passe pas sauf si on souhaite faire la course sur deux jours)

Remonter jusqu'au glacier du Téné (glacier du Wildhorn) les pentes sont plus raides. Remonter le glacier  puis la pente finale plus raide pour gagner un collet. De là, quelques pas d'escalade permettent de gagner le sommet

Descente par le même itinéraire.

 

Récit :

36 h plus tôt, Jeff me propose le couloir Lagarde aux Droites. J'ai des doutes quant à mes capacités à gravir ce couloir en toute sécurité. Ça sent l'alpiniste au taquet. Je contacte Alpineiss. "T’inquiètes pas ça déroule corde tendue !" . Bon si c'est corde tendue, ça doit le faire. La Face Nord des Droites, c'est quand même mythique. Alpineiss me renvoie un message, "la rimaye est quand même technique" Je l'avais lu dans son compte rendu sur camp 2 camp... Au pire j'aurais le mal des rimayes...

Reste un problème de timing. Jeff veut être rentré le samedi midi, et moi je bosse le jeudi jusqu'à 18 h 30 ! Bon je refais le calcule plusieurs fois, mais ça ne va pas le faire, je ne suis malheureusement ni Kilian Jornet, ni Ueli Steck. (ça c'est joué de peu mais c'est comme ça)...

Je finis par jeter l'éponge...

Je sais que je n'aurai pas 36 occasions de gravir le Lagarde. Je pourrai toujours dire que j'ai failli le faire. Et c'est déjà pas mal.

Bon ça ne résout pas non plus mon problème, trouver un partenaire pour vendredi...

Et comme souvent, je me retrouve seul, je décide d'aller gravir le Wildhorn, une course que j'ai faite il y a longtemps (11 ans en fait !) , un chouette sommet à cheval entre Valais et Oberland.

Et zou, lever tôt, et un peu plus tard, j'arrive dans le Valais, je merdouille un peu dans la montée sur Ayent, puis voilà Les Rousses, son parking, personne...

Et c'est parti ! :-)

D'abord par la piste puis ça grimpe plus dur sur une trace verglacée. Je ne m'en sors pas trop mal, il fait grand beau, ça frise les poils du nez, j'adore ! Et hop, un petit replat, je file à droite, direction la combe des Andins. le soleil est là, la vue grandiose.

C'est un petit faux plat montant qui permet de gagner le frigo de la combe des Andins. oui, elle est belle mais elle est bien abritée du soleil. Bilan : il y fait encore plus froid.

 

 

Ski de randonnée - Wildhorn - 3251 mSki de randonnée - Wildhorn - 3251 m
Ski de randonnée - Wildhorn - 3251 mSki de randonnée - Wildhorn - 3251 mSki de randonnée - Wildhorn - 3251 m

Assez vite, je sors les couteaux, et je suis les vagues traces présentes. De conversion en conversion, je progresse vers le haut.

A mi pente, je vois une silhouette en bas. Silhouette qui devrait sans doute me rattraper.

Je poursuis vers le haut, la combe est assez longue, coincée entre des montagnes à droite et une grande barre rocheuse à gauche. Austère !

J'en viens à bout, et je m'offre une bonne pause, histoire de pique niquer. Oui, j'ai faim et il est l'heure de manger. La silhouette a bien grossi, en fait c'est une skieuse d'un certain âge ! Et ça me fait mal de d'écrire ça, parce qu'elle doit avoir aux alentour de mon âge ! Je ne rajeuni pas ! Bref elle a mangé du Lion ! Elle me demande comment on accède au Sé Rouge, chose que je ne sais pas. Et elle repart pour une traversée à flanc bien merdique, me laissant à mes agapes : chips et sandwichs !

Au loin, le sommet du Wildhorn se couvre d'un gros lenticulaire, ça sent pas bon !

Ski de randonnée - Wildhorn - 3251 mSki de randonnée - Wildhorn - 3251 mSki de randonnée - Wildhorn - 3251 m
Ski de randonnée - Wildhorn - 3251 m

Pour moi, c'est courte descente puis nouvelle montée, s'en suit une sorte de plat qui ne dit pas son nom. Quand j'en arrive au bout, je me rends compte qu'il y a deux skieurs derrière moi. Bon, rapidement ils passent devant. Les pentes pour accéder au glacier sont raides. Ils tracent sur la droite, moi, sur la gauche, je suis une vieille trace.  Je me retrouve devant au dessus. , je continue. Petite pause au glacier, ils repassent devant (de toute façon, ils ont la soquette plus légère que moi, pas la peine d'essayer de lutter)

Le vent a forci, le temps a tourné complètement, il neigeote, le ciel est bas, je fais une pause pour sortie la cagoule et la goretex. pas la peine d'attendre le dernier moment.

Les deux autres ont filé. Je les aperçois au loin.

Le glacier est battu par le vent, la cagoule m'isole du reste du monde, elle me coupe aussi un peu le souffle. Je progresse à mon rythme, suivant au loin les deux autres.

En bas du collet, je les vois qui hésitent. Pas bon signe, l'un d'eux déchausse puis rechausse au dessus. Je parviens à passer sans déchausser. J'arrive au col, je ne les vois plus, ils doivent être déjà au sommet.

J'y file, petite escalade facile, mais il ne faut pas se gaufrer sur la neige pulvérulente.  j'arrive au sommet, personne. Ils doivent être sur l'autre sommet, à l'ouest.

Ma pause est courte, je redescends, et décide de monter au sommet ouest, pour voir, il y a un petit  rayon de soleil, autant en profiter !

J'arrive au second sommet

là aussi, personne. Ils ont, tout bonnement, disparu.

Flûte, je cherche d'hypothétique trace,mais avec le vent. deux hypothèse, soit ils sont descendus par un versant que je ne connais pas, soit ils sont tombé versant nord et ont péris dans une affreuse et douloureuse chute versant nord. Un coup d’œil dégouté versant nord plus tard ( on y voit pas à plus de 100 m de toute façon) , j'écarte la seconde hypothèse. Je me dis que je regarderai sur strava plus tard au cas où (et ma recherche s’avérera veine, pas de trace des deux skieurs !)

 

Ski de randonnée - Wildhorn - 3251 m
Ski de randonnée - Wildhorn - 3251 m
Ski de randonnée - Wildhorn - 3251 m
Ski de randonnée - Wildhorn - 3251 m
Ski de randonnée - Wildhorn - 3251 m
Ski de randonnée - Wildhorn - 3251 m
Ski de randonnée - Wildhorn - 3251 m
Ski de randonnée - Wildhorn - 3251 m
Ski de randonnée - Wildhorn - 3251 m

Je redescends à mes skis, et attaque la descente.

sans lunettes, trop de buée...

L'inconvénient c'est que je mange des flocons de la cornée, phénomène assez désagréable, j'ai beau plisser mes yeux de néandertaliens, ça ne suffit pas ! , je descends tout de m^me, la pente raide puis le plat du glacier. J'avale les pentes raides en dessous, sans problème, les virages s’enchaînent.

Ensuite, c'est la galère pour rejoindre la combe des Andins, il faut pousser sur les bâtons, ça n'avance pas ! Il neige.

Je bourre comme je peux, et je remets les peaux pour rejoindre le collet. Ouf.

La combe des Andins, en neige dure, est avalée, en bas, je dois à nouveau remettre les peaux pour en sortir !

Dernière descente, pour rejoindre les pistes de skis, et jolie descente de fin de journée pour gagner la voiture

Je ne me souvenais pas que cette sortie etait si plate !

Ski de randonnée - Wildhorn - 3251 m
Ski de randonnée - Wildhorn - 3251 m
Ski de randonnée - Wildhorn - 3251 m
Ski de randonnée - Wildhorn - 3251 m
Ski de randonnée - Wildhorn - 3251 m
Ski de randonnée - Wildhorn - 3251 m

Voir les commentaires

Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m

Publié le par Apoutsiak

Ca devient un peu ma sortie de base... quand je suis tout seul...

à la fois, j'adore le Val d'Herens !

Vidéo :

Topo :

Depuis la Gouille, prendre le  le sentier le lac bleu : 2100 m puis le Remontze du Ché Blanc 2422 m et les Crosayes sous la cabane des Aiguilles rouges; remonter la combe en direction de la Pointe des Darbonires et passer au Nord, gagner le glacier, remonter Ouest Nord Ouest en direction de la pointe de Vouasson 3490 m

Récit.

Il fait encore nuit quand je quitte la pension d'Evolène et que je prends la route d'Arolla jusqu'à la Gouille. Je suis encore tout chafouin du but pris à la Rosablanche la veille !

Bim' sur les skis, et c'est parti sur le peu de neige de ce début de saison, on est début décembre, et je profite de la poudreuse posée ces derniers jours... sur pas grand chose ! Je remonte le petit vallon en forêt, un écureuil galope d'arbre en arbre. Un court déchaussage (ben oui, pas assez de neige) et hop je me retrouve sous les chalets ou trois chamois en Vadrouille traversent tranquillement, surveillant du coin de l’œil, tout de même, ma progression.

Je passe le lac bleu, et je poursuis dans les vernes, mais la trace est bonne, ma progression également. Pour l’instant, je suis seul, je m'attends à ce que des collants pipettes déboulent et me laissent sur place, nous sommes Samedi.

Petite pause à la croix, le temps de se restaurer

Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m
Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m

Et je repars vers le haut, d'abord à flanc, la suite est un peu inquiétante, il y a relativement peu de neige, et beaucoup de gros cailloux à peine masqués par la couche... Ça va être chaud à la descente , pour éviter les grosses touchettes !

A présent, je fais la trace, il y a peu de neige, mais ça n'est que de la poudreuse avec assez peu de sous couche. Bref, il faut tracer, d'abord dans 30 cm puis par endroit dans 40 cm. C'est physique. Par moment j'essaie de suivre une vieille trace, qui disparait parfois complètement. Heureusement, derrière, il y a du monde. Je pense que dans une demi heure ils m'auront rattrapés et je pourrais tranquillement me reposer dans leurs traces; En  attendant, je continue mon travail de sape.

Je passe sous la cabane des Aiguilles Rouges, derrière, ça lambine, il me paraissent toujours aussi loin , la loose.

Au dessus, le plat à tracer puis ça remonte, les conversions s'enchaînent, dans une poudre profonde à présent ! "Anne ma sœur Anne, ne voit tu riens venir ?" Ben non, ils ont décidé de me laisser faire tout le boulot. Je surveille, et je vois que quand ils me rattrapent un peu, une judicieuse pause est opérée. Ah les chiens. J'avoue que j'utilise parfois la même technique, mais là , vu que c'est moi qui en suis la victime, j'enrage !

Mais je poursuis, je ne vais quand même pas les attendre !

Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m
Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m
Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m

Je rejoins le petit collet qui donne accès au glacier.

Nouveau plat sur le glacier, j'avance jusqu'à la pente finale. Bon ben à présent, je file jusqu'au sommet, ils ne vont tout de même pas me rattraper maintenant. A ma gauche sur la crête, un gros bouquetin pavane. Malheureusement, le temps que je sorte mon appareil photo, il a filé versant ouest ! la loose ! :-( 

Alors j'avance, tranquillement, sur la bosse. Dernier raidillon, bien raide, j'opère de judicieuse conversions, l'obstacle est avalé, un grand virage à gauche puis je laisse les skis pour les derniers mètres... Sommet ! Ouahou, ce fut long  ! et physique , pour ce second jour de ski de rando de l'hiver !

Le temps de faire quelques photos, et 10 minutes plus tard, ils arrivent

Les suceurs de boyaux !

la faignants de première !

Comme par hasard ... sur MA trace (ben oui, il n'y en a qu'une !)

Bon, le premier est un Suisse Allemand avec qui je papote un peu dans un anglais difficile.

Le second  me reconnait, et suit les aventures sur les vidéos (il m'a reconnu à ma voix ! ) Jakub est Slovène et on papote expédition ! Il parle un Français parfait !  C'est toujours agréalbe ces rencontres au sommet !

Le 3ème vient, fort sympathique !

Bon finalement , ma colère est retombé ! Je suis finalement assez fier d'avoir tout tracé ! Même si ça m'a parfois désespéré !

 

Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m
Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m
Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m

Et j'attaque la descente, dans une neige excellente. Les virages s'enchaînent sur le glacier, un réel plaisir !

Sous le petit collet, c'est encore bon, majeur, la poudreuse vole ! Un régal.

je passe sous la cabane, là, méfiance, il faut skier tout en observation. Deviner les cailloux cachés, les pierres traitresses !

A ce petit jeux je ne m'en sors pas trop mal, même si j'entends par moment, les semelles de mes skis, crier de désespoir !

Plus on descend, moins il y a de sous couche, plus il y a de chance de toucher !

Je rejoins les vernes, la neige est plus lourde, le soleil a fait son effet (même si on est en decembre). Neige plus lourde, mais ça passe. Je rejoins le lac, et quelques raquettistes venus en randonnée. Je déchausse sur une portion assez longue en dessous (in-skiable du fait du trop peu de neige) Aucun écureuil ne viendra saluer cette première victoire de la saison.

Derniers virages dans la poudreuse et je rejoins la voiture, il est temps de rentrer.

Dernière sortie de l'année pour moi !

 

Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m
Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m Ski de rando : Pointe de Vouasson 3490 m

Voir les commentaires

Rosablanche - nouveau but timing - trop tard... trop de neige

Publié le par Apoutsiak

après le but Rosablanche dans le cadre de la journée de la loose, j'ai remis le couvert en ce début décembre.

Cette fois ci au départ de Siviez

Même sommet, même résultat : nouveau but !

 

Vidéo :

Topo

Depuis le parking de Siviez (Haute Nendaz)  1734 m, emprunter la piste qui part vers le Sud (à l'ouest des installations) Suivre cette piste (route) et rejoindre le barrage du lac de Cleuson (2227 m) (2 tunnels à traverser )

longer le lac sur sa rive droite et remonter pour gagner la Gouille puis le plan de la Chaux

Rejoindre les Grands plans puis le point 2786 m CNS avant de rejoindre le glacier du Grand Désert, que l'on remonte jusqu'à la pente finale. La fin se fait à pied !

 

Récit :

Veille de première sortie de l'année, contrôler le matériel , défarter les skis, faire le sac sans rien oublier, préparer la bouffe et réserver une pension pour la nuit entre les deux courses.

Et zou, un coup de booking.com plus tard, c'est fait.

J’essaie de trouver un partenaire, en vain, je choisi deux objectifs sas trop de risque : La Rosablanche et la pointe de Vouasson. J'essaie de savoir si les remontées de Verbier sont ouvertes jusqu'au col des Gentiannes, à priori non, mais pas de réponse de l'office du tourisme.

Dans la soirée, petite vérification, la mierda, je me suis trompé de jour, j'ai réservé le samedi soir alors que je sors vendredi samedi. J'essaie de joindre la pension à Evolène mais le téléphone sonne occupé. On verra demain.

Vendredi, tôt, je pars, mais pas assez tôt. Avant Lausanne, gros bouchon, toutes les voitures à l'arrêt. Une grosse demi heure de perdue. Ça repart, je roule, quand j'arrive à Nendaz, le GPS m'embarque vers une route, ... fermée en hiver... encore 20 bonnes minutes de perdue dans la manoeuvre...

Je reste positif !

Rosablanche - nouveau but timing - trop tard... trop de neigeRosablanche - nouveau but timing - trop tard... trop de neige
Rosablanche - nouveau but timing - trop tard... trop de neigeRosablanche - nouveau but timing - trop tard... trop de neigeRosablanche - nouveau but timing - trop tard... trop de neige

L'idée du jour est de gravir la Rosablanche depuis Siviez, puis de redescendre vers le lac des Dix, avant de remonter vers le sommet et de revenir sur mes pas. Il ne faut pas trainer...

Je m'équipe et je pars, il est déjà 10 h 40. Siviez, c'est moche, c'est une vilaine station de ski. Il y a des dameuses, des canons à neige et des remontées mécaniques...  Le départ est plat, très plat, je ne me souvenais pas que c'était si plat ! (et oui, j'ai fait le sommet depuis là il y a 9 ans)

J'avance, dans des traces de randonnées, et je me rends comte que 2 randonneurs sont derrière moi à une centaine de mètres , je sens qu'ils vont me rattraper. D'autant plus qu'il faut traverser des ruisseaux non gelés, et que ça me fait perdre un peu de temps.

Quelle est longue cette montée au barrage. Je surveille du coin de l’œil, où en sont mes randonneurs. En fait, je creuse lentement l'écart. Je contrôle aussi ma montre, je finis par me dire que le lac des Dix est peut être un objectif trop ambitieux, je vais me contenter de la cabane de Prafleuri, ça sera déjà pas mal...

Je passe sous la magistrale voute du barage, puis je traverse les tunnels à pied. Dernier virage, voici le haut du barrage, enfin. Petite pause.

 

Rosablanche - nouveau but timing - trop tard... trop de neigeRosablanche - nouveau but timing - trop tard... trop de neigeRosablanche - nouveau but timing - trop tard... trop de neige
Rosablanche - nouveau but timing - trop tard... trop de neigeRosablanche - nouveau but timing - trop tard... trop de neige

Et je repars, le long du lac aux eaux sombres, c'est toujours plat. Je regarde ma montre, je calcule mentalement le temps qu'il me reste, je dois être  la pension entre 17 et 19 h... Il y a plus d'une heure de route pour y aller...

Bon, je ne descendrai pas à la cabane de Prafleuri, je me contenterai du sommet. Puis descente en direction de la cabane sur 400 - 500 m puis remontée et retour, ça sera déjà pas mal. 

Et j'avance, pour l'instant, il y a une trace de descente, que j'utilise pour éviter de tracer. Je passe à coté d'un cabanon (du barrage) il y a quelques années, avec Louis, on était passé par là à la descente , j'étais arrivé à fond du dessus, et je m'étais retrouvé sur le toit sans le savoir, avant un saut de 2 m 50 de haut (moi qui n'aime pas trop ça) Bon, à la réception, ce fut la chute et l'explosion des fixations dans la neige dure, sans gravité. J'ai juste eu le temps d’alerter Louis afin qu'il ne me suive pas.

Bon, là c'est à la montée, je vois bien la porte de l'obstacle, qu'il faut tout simplement contourner. La suite remonte dans un champ de gros caillou avant de sortir au dessus pour un nouveau faux plat montant.

Je passe à proximité du refuge. Et je refais mon calcul. Trop tard pour la descente coté Prafleuri, je vais me contenter du sommet...

 

Rosablanche - nouveau but timing - trop tard... trop de neige

Au dessus, hésitation, les traces partent à gauche, je sors la carte, petit point, il faut tirer à droite dans la petite combe et tracer. Et je trace une combe plutôt raide avant de retrouver un plateau et du plat, encore... du plat, toujours !

Ce coup ci, plus aucune trace, il y a par endroit 40 cm de poudre à tracer. Il faut s'employer. Alors j'avance. Le soleil d'hiver  est au ras des sommets, il n'est pourtant pas si tard que ça ! J'avance pas aussi vite que je le souhaiterai, mais j'avance.

Et je me remémore la conversation que j'ai eu hier avec Benjamin quand je lui ai annoncé que j'allais à la Rosablanche

"Ah d'acc, longuet Rosablanche he he bonne course"

Oiseau de mauvais augure.

C'est hyper long, et hyper plat.

Je trace !

 

Rosablanche - nouveau but timing - trop tard... trop de neige
Rosablanche - nouveau but timing - trop tard... trop de neigeRosablanche - nouveau but timing - trop tard... trop de neige
Rosablanche - nouveau but timing - trop tard... trop de neigeRosablanche - nouveau but timing - trop tard... trop de neige

Plus loin, très loin mais juste un poil plus haut.

Ca sent le but, ça pu le but !

Je monte sur une croupe.

Derrière un nouveau grand plat. La Rosablanche est vraiment loin, très loin.

Je ne sais pas trop quoi faire.

Je fais une petite vidéo avant de revenir sur mes pas , récupérer l'appareil photo.

Je décide de jeter l'éponge. Si je poursuis, je ne serai pas à la pension avant 20 h 30 ou 21 h. Pas sûr qu'ils m'accueillent encore à cette heure là. D'autant plus que je n'ai pas de frontale, et la nuit sera là dans 2 h ... Dommage.

Point positif : il faudra revenir, et ça, ça me motive !

Rosablanche - nouveau but timing - trop tard... trop de neigeRosablanche - nouveau but timing - trop tard... trop de neige
Rosablanche - nouveau but timing - trop tard... trop de neigeRosablanche - nouveau but timing - trop tard... trop de neige

Restauration court repos et descente; J'enchaine de jolis virages (tout est relatif) dans une jolie poudreuse, attention, il n'y a pas de sous couche ! Erreur interdite, il faut interpréter les bosses blanches en surface.

Je ne m'en sors pas trop mal. J'arrive à filer sur les portions de plat en suivant mes traces et à faire du bon ski dans les trop courtes combes !

Je passe à proximité du refuge. Je m'offre une petite pause pour le découvrir.

Puis je poursuis, le soleil est couché, tout est sombre., je rejoins le lac et au bout du lac, un skieur avec un tout petit chien !!! qu'il porte à la descente de temps en temps !

Je dévale vers le bas ou presque (il faut déchausser dans un tunnel ! ) puis longer la voute du barrage pour une partie de "skiboy" en forêt. Avant de descendre par les pistes sur Siviez. Il fait bientôt nuit, il fait froid, quand je rejoins la voiture.

 

Arrivé à la pension, je reçois un message de l'office du tourisme, ouverture jusqu'au Gentiannes... demain ! Trop tard !

 

Fin de cette première journée de ski de rando de la saison

Nouveau but sur la Rosablanche, et second but de fil après le but sur le Chimborazo... La saison commence mal !

Voir les commentaires

Bonne année 2020 - rétrospective 2019

Publié le par Apoutsiak

Bonne année à tous

 

Comme chaque année, la petite vidéo rétrospective de nos aventures sur la planète.

2019 fut une année blanche, très blanche (peut être trop ...)

(ben oui, pas de passage à la mer)

Le Kilimanjaro, le Cotopaxi, et bien d'autres jolis sommets !

Bonne lecture, et si vous êtes allergiques au blanc, passez votre chemin !

 

 

Bonne Année.

 

Kilimanjaro - Cotopaxi - Maison (camp de base !) Kilimanjaro - Cotopaxi - Maison (camp de base !) Kilimanjaro - Cotopaxi - Maison (camp de base !)

Kilimanjaro - Cotopaxi - Maison (camp de base !)

Voir les commentaires