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Topo Rando Jura : Pic de l'Aigle - Cascades du Hérisson - Lac de Narlay

Publié le par Apoutsiak

L'une des plus belle rando du massif du jura !

Avec pas mal d'option

Pleins de choses à voir

 

Vidéo :

 

Vidéo pour vous faire une idée !

topo rando jura - source géoportail IGN - pic de l'aigle cascades du hérisson - lac de narlay

topo rando jura - source géoportail IGN - pic de l'aigle cascades du hérisson - lac de narlay

Topo Rando Jura : Pic de l'Aigle -  Cascades du Hérisson - Lac de Narlay
Topo Rando Jura : Pic de l'Aigle -  Cascades du Hérisson - Lac de Narlay
Topo Rando Jura : Pic de l'Aigle -  Cascades du Hérisson - Lac de Narlay
Topo Rando Jura : Pic de l'Aigle -  Cascades du Hérisson - Lac de Narlay
Topo Rando Jura : Pic de l'Aigle -  Cascades du Hérisson - Lac de Narlay
Topo Rando Jura : Pic de l'Aigle -  Cascades du Hérisson - Lac de Narlay

Topo

Se garer soit au Frasnois soit au joli parking au bout du lac du petit Maclu.

Le topo est décrit depuis ce point

Remonter la cote de Maclu et suivre l'arête (pleins de belvédères sur les lacs) on suit l'arête jusqu'au pic de l'Aigle

Descendre sud est le sentier raide et rejoindre le GR 559A. (Du pied du pic de l'Aigle démarre l'option longue décrite plus loin Sentier des cairns, lac de Bonlieu)

Rejoindre Ilay et le haut des cascades du Hérisson. descendre le sentier des cascades (magnfique) sans oublier de traverser sous le Grand saut et de profiter de l'ombre de la grotte située un peu plus loin (depuis quelques années, le passage sous le grand saut semble interdit. Dommage !)

On termine par l'éventail.

On quitte alors les cascades pour remonter à Menetrux en Joux puis par la route on gagne la Fruitière et sa jolie chapelle. La suite se déroule sur des pistes forestières pour passer au Belvédère de la Grande roche et descente sur le Frasnois.

On contourne alors le joli lac de Narlay avant d'attquer la dernière mais rude montée (attention, le sentier de départ n'est pas bien visible) On rejoint alors le Mont des Ifs et la caverne à la vieille (il faut quitter le chemin et descendre un peu hors sentier pour la trouver)

retour au parking par sentier et piste

 

Le topo GPS est à télécharger ici

29 km et 950 m de dénivelé pour le petit parcours

 

Topo Rando Jura : Pic de l'Aigle -  Cascades du Hérisson - Lac de Narlay
Topo Rando Jura : Pic de l'Aigle -  Cascades du Hérisson - Lac de Narlay
Topo Rando Jura : Pic de l'Aigle -  Cascades du Hérisson - Lac de Narlay

Option longue

Depuis le pied du pic de l'Aigle rejoindre les Saillards (sentier en pierrier superbe)

 puis emprunter le sentier des cairns (toujours superbe !)

Rejoindre le Belvedere de Maguenay puis descendre pour rejoindre le joli lac de Bonlieu

Delà on rejoint le village de bonlieu puis la crête qu isurplombe les cascades du Hérisson (on ne les voit pas) jusqu'au Belvedere de la Dame Blanche.

Descente technique pour rejoindre le pied des cascades. Remonter les Cascades (Eventail, grand saut, Gour Bleu , saut de la Forge, saut Girard). En haut des cascades on rejoint le hameau : la Fromagerie, que l'on traverse. Puis un sentier en lapiaz permet de rejoindre le Frasnois, retour à la voiture par le Mont des Ifs (ou pas, selon la forme)

 

Pour info : 34 km et 1270 m de dénivelé pour la version longue !

le fichier GPS est téléchargeable ici

J'ai parcouru les deux circuits.

Le premier en mode trail tourisme, le second en compétition de trail lors du trail trait morbier (randons à césar ce qui est à césar)

en cas de souci avec les fichiers GPS, n'hésitez pas à me les demander dans le formulaire de contact

Topo Rando Jura : Pic de l'Aigle -  Cascades du Hérisson - Lac de Narlay

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Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m

Publié le par Apoutsiak

Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m

J'en avais foulé la cime en 2011 avec Steph, malheureusement, le brouillard nous avait accueilli au sommet. L'idée etait de faire ce sommet par beau temps

 

Vidéo :

Topo
 
Montée  à la Täschhütte 2701 m
En voiture, de Täsch, traverser le village et prendre à gauche une petite rue qui monte à l'Est. La suivre jusqu'à Täschalp et Ottafe 2205 m. Pour info, il y a un refuge de l'Europaweg à Täschalp !
Remonter la piste de 4x4 qui longe les paravalanches de Rotbach puis la piste qui part à flanc sous la Wissgrat. Prendre le sentier qui raccourci la piste ! toujours à flanc . Par un petit sentier en lacet atteindre le refuge !
 
Rimpfischhorn
de Täschhutte remonter vers Chumibodmen (sentier quand il n'y a plus de neige !) et poursuivre vers la partie gauche de l'alphubelgletscher. remonter vers 3450 m au "sommet" du Vorder wand. Le conseil : venir "taper" au plus loin de l'arête, la descente est plus facile (sous le point 3761 m CNS)
 De là, 80 m de descente bien négociée permettent de rejoindre le glacier de Mellich à ski (Mellich gletscher)
Remonter le glacier en passant sous les 2 éperons 3550 m puis 3650 m avant de passer sous la face Nord Rejoindre le Rimpfischsattel (Crevasses... Grosses sur le haut), lieu du dépôt des skis.
Vu du sattel, il y a deux couloirs,  à droite d'un gros éperon. Remonter le couloir de gauche sur les 2 /3 puis basculer à gauche vers la face Nord (III) Remonter un second couloir au mieux (relais en place à contrôler !) et gagner l'antécîme puis le sommet du Rimpfischhorn 4198,9 m par une arête aérienne puis des rochers faciles !
(On peut également remonter l'arête de l'antécîme sur son intégralité, ça passe ! II et III max)
 
Descente
Par le même itinéraire.
 
ou :
 
Variante 1 (de 2011) , pour éviter la remontée sur l'alphubelgletscher on peut descendre  le mellichgletscher puis rejoindre la moraine et le sentier (en rive droite) passer sous le point 2731 m puis suivre le sentier à flanc avant de remonter à la Täschutte (en fait c'est pas très rentable, mais vu qu'on l'a fait, je la propose...)
 
Variante 2 (2019)
Du sattel, redescendre  la combe par l’itinéraire de montée, on peut soit viser le point 3394 m (ce qu'on a fait) ou, plus logiquement et plus facilement, viser le point  3310 m CNS au sud de ce point et de la barre, il y a une rampe que l'on peut  suivre sur le bord du glacier. (Du point 3394 m il faut traverser le glacier pour rejoindre le pied de la barre rocheuse, et la rampe.)  Retraverser le glacier au sud avant de ressortir du glacier.
 
 
topo Rimpfischhorn ski (source Swiss geo map) variante 2

topo Rimpfischhorn ski (source Swiss geo map) variante 2

Récit

 

Un beau week-end de pentecôte s'annonce, et, avec Ovidiu, on a prévu "l'aventure extrême" : l'ascension de la Jungfrau par la Guggiroute.  C'était sans compter la météo capricieuse, qui fait qu'Ovidiu jette l'éponge.  On est jeudi, la fenêtre météo se limite à Vendredi Samedi et je n'ai pas de partenaire de cordée. J'aimerai bien aller au Rimpfischhorn... Mais je me laisserai emmener où le vent me mènera...  Ovidiu m'a fait passé le mail d'un de ses potes, ... qui veut grimper... et moi, en matière de grimpe.  On laisse tomber. Un grande réunion m'empêche de poursuivre mes recherches l'après midi. J'active mes réseaux dans la soirée.

Le partenaire de cordée, c'est comme une truite, il faut ferrer et pour celà, il faut un bon appat sur l'hameçon.

Bref, je propose mon Rimpfischhorn, et Benjamin, avec qui je n'ai jamais fait de montagne semble intéressé, sauf qu'il bosse. J'ai l'argument qu'il faut : la montée au refuge ne dure que 1 h 15, je vais même jusqu'à lui  calculer son heure d'arrivée (heure qui s’avérera juste ! ) Il ne me garantie pas de venir. Le plan est qu'on se retrouvera au refuge le soir s'il vient.

 

Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m

Je pars tranquille dans la matinée et je rejoins Täschalp. Au programme une petite sortie trail sur le sentier balcon qui surplombe la vallée entre Täsch et Zermatt ( de Taschhalp à Tuftra)

Je croise un randonneur, je file à flanc, ça reste agréablement assez roulant. Malheureusement, les sommets sont un peu bouchés. Je passe sous un glacier rocheux. J'ai vu un  reportage sur l’excellente chaîne MBlive sur ces glaciers rocheux qui provoquent des glissements de terrain. Là tout est organisé pour prévenir le randonneur : panneaux et abris. Je traverse la zone dangereuse et je passe 40 m ou un glissement de terrain a emporté le sentier. Je passe un gars hors d'âge, qui nettoie le sentier avec un balai. Quelques névés viennent ralentir ma progression. Ça passe.  Je rejoins le petit hameau endormi de Tuftra, il n'y a pas âme qui vive.

Le temps de faire quelques photos puis demi tour.

 Je repasse devant l'ancien, qui me dit de faire attention lors de la traversée du pied du glacier rocheux  (je ne sais pas s'il ne m'a pas reconnu). Je lui indique que je serai prudent. Oiseau de mauvais augure, j'ai d'un seul coup un doute. Et si je me prenais une pierre... Si je faisais un faux pas, basculant dans le vide, on retrouverait mon corps déchiqueté, les yeux mangés par les corbeaux quelques jours plus tard en contrebas du sentier. Les gens sur camp2camp analyseraient avec précision les raisons de ma chute, mes erreurs commises, mon inexpérience chronique...

Par chance, je parviens à traverser le périlleux passage, peut être l'oracle s'est il juste trompé de 24 h, demain, il faudra être prudent. Je file vers la voiture où je change de tenue, je passe du trailer au skieur alpiniste...

et là

ô horreur

Quelle buse

j'ai oublié mon ARVA (DVA pour les plus jeunes... J'aime ces changements de dénomination)

Bref, c'est la loose. Pour une fois, je n'ai pas eu le temps de faire ma checkliste avant de partir (j'ai oublié aussi ma go pro, mais c'est moins grave...)

Je pars tout de même, un peu moins lourd.

Je suis déjà monté à Täschhütte 3 fois, une fois l'été pour réaliser la traverser l'Alphubel par la Rottgratt puis la grandiose traversée  Täschhorn Dom, une seconde fois pour gravir l'Alphubel et le Rimpfischhorn à ski avec Steph (mon 41ème 4000) et enfin l'an dernier, pour mon 83ème 4000, l'Alphubel en solo à ski. Bref , je connais la montée, elle est courte : 1 h 15 - 1 h 20 si tout va bien. Je vois que le sentier qui coupait la route du départ a disparu, tant pis. Je m'élève tranquillement, quand le téléphone sonne. Un bip strident, insupportable. Je regarde le message, c'est l'un de White Risk, l'application Suisse d'avalanche, qui, fort judicieusement, en cas de gros risque, envoie un message d'alerte... Et c'est le cas. Et moi, le looser, qui ai oublié mon ARVA.  Je ne pensais pas qu'on aurait des risques d'avalanche, il faudra être prudent. Ça fait tout de même la deuxième alerte après le vieil homme croisé au pied du glacier rocheux... Une goutte de sueur perle dans mon coût, froide, elle vient glisser le long de mes vertèbres, glaciale, j'ai peur. La Pythie n'est pas favorable à l'ascension.

 

Je poursuis pourtant vers le haut. Il me semble que le refuge est ouvert, j'aperçois ce qui semble être un drapeau qui flotte.

Derniers virages, voici le refuge. Je m'annonce, je me repose un peu puis je surveille Benjamin depuis le haut.  Il progresse assez vite. Je vais à sa rencontre (enfin par hyper loin non plus, je suis en crocs du refuge). Finalement il a déjà mangé. Je mange tout en papotant et en partageant quelques graines avec Benjamin. Le groupe voisin, nous file leurs dessert. Parfait. On se couche vers 10 h.

 

Malheureusement, les enfants de même groupe font le souk dans le dortoir voisin.  J'entends Benjamin qui s'énerve, et je finis par aller gueuler ! (Non en fait je suis resté calme et ça s'est avéré très efficace), 10 minutes après, le calme est revenu.

Je n'ai pas bien dormi pour autant.

réveil à 3 h 30

Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m
Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m

3 h 20, je sens que benjamin est réveillé, bonne pioche, il me propose de dormir les 10 minutes prévues initialement. 10 minutes plus tard, mon téléphone hurle et réveille tout le refuge. Je tarde à arriver à l'éteindre "euh... désolé ! "

On s'habille et on descend déjeuner. Puis partir, ski sur le sac.  On suit le sentier et on rejoint la combe, d'habitude enneigée, à 5 minutes du refuge. Pas de neige, on poursuit jusqu'à la combe suivante que l'on remonte. Voilà la neige, pour éviter de faire trop de manip on continue de porter. Mais la neige est inconsistante. Les alpinistes à pied qui veulent aller à l'Alphubel vont en chier ...  On fini par chausser. Je sens que Benjamin a plus la caisse que moi, mais il préfère se mettre dans ma trace pour ne pas bruler des cartouches. Il fait froid, le vent est glacial et j'ai eu la bonne idée de ne pas prendre de doudoune par économie de poids. J'ai eu du nez ?

Tranquillement on s'élève. L'avantage quand tu connais le coin, c'est que tu ne stresses  pas de faire des erreurs d'itinéraire.

on arrive à la barre rocheuse de 3400 m. On commence à vouloir la descendre en laissant les peaux, mais on se rend compte que c'est nul (surtout Benjamin) bref, on enlève les peaux et on zou, neige béton, raide, mais ça passe, faut juste ne pas faire d'erreur, sinon c'est descente méga rapide en bas.

Je reste concentré tandis que Benjamin enchaîne les jolis virages. En bas, repeautage. Le soleil est là, malheureusement il ne chauffe pas. Encordés, nous remontons le long faux plat qui ramène sous le Rimfischhorn.

 

Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m
Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m
Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m
Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m
Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m

Je tache de prendre l'itinéraire le plus efficace et le moins exposé. La neige est dure et les couteaux sont bien utiles, rythmant notre ascension de leur tintinnabulement. On commence à voir des crevasses. De plus en plus grosses, de plus en plus perfides. Les couteaux dans la glace peinent à pénétrer. Mais on progresse tranquillement. Une grosse crevasse, en réalité une sorte de rimaye dans laquelle nous avions du skier avec Steph en 2011, nous barre la route. Un pont de neige verglacé en permet le passage. Nous la traversons sans encombre.  et remontons la dernière partie qui amène au col pour une bonne pause. Reste 200 m !

Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m

Je repars devant, les crampons ont remplacés les skis,  d'abord la pente est douce, mais elle se redresse et devient verglacée. On pause les bâtons derrière un rocher, ne gardant que les piolets. Pente à 45° bien tracée. je file, puis bascule à gauche comme le propose le topo ( en plus il y a des traces, donc fastoche)

 

on rejoint LA Dalle, parce qu'avec steph, on avait bien hésité lors de ce passage, une dalle inclinée mais peu prisue. Je passe, que dire, je virevolte, je suis presque déçu... Le mixte n'est jamais dur, on fini par rejoindre l'arête. J'hésite, deux choix s'offrent à moi, à gauche, la pente à 50° verglacée ou longer les rochers. Après avoir hésité on se lance le long de l'arête (en fait on aurait pu rester dans les rochers... C'était mieux) . De toute façon, je vais passer ma montée à hésiter sur l'itinéraire.  Mais on progresse même si la partie technique nous parait plus longue que prévue.  On déboule sur l'antécîme, la vue est magique sur le sommet.  Courte descente impressionnante et dernière escalade facile, voilà le sommet, , la vue, le vent, le froid. Je me cale contre un rocher un peu abrité du vent pour la pause.

 

Pause courte on a laissé les sacs au col, bilan : un peu de photos , une barre avalée et on file !

Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m
Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m
Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m
Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m

Finalement , en descente ça déroule. on voit mieux les passages et... on est déjà passés par là ! On croise une cordée qui a choisi l'option couloir raide en glace et qui broche à tire larigot. tout se passe bien, au point que je ne vois même pas la dalle qui m'avait semblé être le crux de la voie la dernière fois ! On se retrouve dans le couloir au dessus du col puis au Sattel pour une petite pause. Mais il fait froid, toujours, donc elle ne  dure pas.

 

On file vers le bas avec mon plan en tête, essayer de rejoindre le fond du vallon de Taschhalp, j'ai repéré hier que la neige descendait très bas.

C'est partir, d'abord en neige dure puis ça s'adoucit. Passage de la grosse crevasse sans souci puis bon ski. La transfo est là,  On longe la longue arête du Rimfischhorn. puis on tire à gauche, on va skier à vu pour la descente.

 

Et c'est là qu'il faut que je vous parle du plan foireux

Un plan foireux est, comme son nom l'indique, un plan qui aurait pu être simple, mais qui , à l'aide  d'un cerveau torturé, devient complexe, dangereux ou bien moins facile que prévu.

Là on est pile dans ce cadre, mais on ne le sait pas encore, la vie est mal faite...

 

 

Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m

Bref, premier arrêt pour voir où ça passe, le but est de tirer sur la gauche pour rejoindre un vallon bien enneigé. Et on tire à gauche, mais, oui, il y a un mais, la pente devient raide et des séracs apparaissent. ca ne semble pas passer. On repart sur la droite, on se retrouve sur un éperon. Benjamin me propose, fort à propos de sortir la carte. Ça semble passer entre les rochers et les séracs.  Et zou, c'est raide mais ça passe (et c'est magnifique) . Bon ça ne résout pas le problème de rejoindre la combe de gauche mais ça permet de descendre. Un peu plus bas, nouvel obstacle, encore des séracs à gauche. Flûte. Et benjamin qui semble fatigué. Ce coup ci il faut remonter, en canard. Je commence à évaluer le dénivelé qu'il va falloir accomplir pour ce sortir de ce mauvais pas. Je traverse le glacier à plat en évitant comme je peux les crevasses , tout en position descente.  Je ne prends pas une pente qui semble bonne entre deux zones de séracs (trop dangereux mais on verra depuis le bas que ça passait)  Finalement on rejoint une rampe. Ça passe... pour l'instant. (voir la carte du topo pour ceux qui souhaitent suivre nos pérégrinations précisément.)

J'attends que Benjamin me rejoigne avant de repartir vers le bas, la neige est bonne, on en profite, mais on n'est pas sortis, après la grande traversée à droite que nous venons de faire, je souhaite tirer à fond à gauche pour trouver ma combe.  Je file donc en traversée. Et j'arrive au bord du glacier, glace vive, raide. Et Merde. Je vois bien que Benjamin fatigue, mais poliment il ne dit rien, il ne m'insulte pas alors qu'il serait en droit. Bon, j'avoue, j'ai de la ressource et je sens que ça peut passer au dessus, il semble y avoir une rampe qui permette de sortir du glacier  et de rejoindre ma fameuse combe enneigée, tout ça s'il n'y a pas de crevasse infranchissable entre deux .

je déchausse et remonte de 30 m à pied, skis en main. En haut j'attends Benjamin, à mon avis ça passe

Je rechausse, entame la traversée dans la neige lourde (plein sud) Ca y est je vois bien l'ensemble, ça passe !!! Plan foireux presque... terminé !

Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m
Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m Ski de rando : Rimpfischhorn 4199 m

Benjamin me rejoint. on est passé. Maintenant, ça n'est plus du grand ski mais il suffit de descendre au mieux cette combe. La neige est lourde, il y a même parfois des trous d'eau et des rochers. Je mène toujours. Quand la neige est bonne, je file, c'est agréable. Je passe près d'un rocher, la vache il y a un chamois. Apeuré il se met à galoper juste devant moi. La neige étant lourde il peine à progresser (même s'il avance quand même) J'ai failli le percuter. Je le vois haletant, avec ma vitesse, je suis juste 5 mètres derrière et le moment dure, je finis par m'arrêter, il poursuit son énorme effort pour me fuir. Moment incroyable (ça me fait penser à Agathe, ma fille, qui avait failli percuter elle aussi un chamois à Metabief... tel père, tel fille ! )

Bas de combe

Neige méga lourde

Les skis qui s'enfoncent dans prévenir. Benjamin est mort. Je reste devant pour tenter de trouver le meilleur passage. La neige n'a jamais été aussi lourde. C'est ça de vouloir skier à basse altitude en juin, le fameux revers de la médaille.

Je m'en sors bien et déchausse assez bas. Je descends sur une pelouse pour le pique nique. Opération séchage. Benjamin me rejoint et on partage le frugal repas.

Il souhaite rentrer à son rythme, et j'avoue que je suis un peu pressé, j'ai mon anniversaire à fêter en famille, et mon petit plan foireux nous a fait perdre une petite heure.

On se sépare et je file sur la piste vers le bas.

Une grosse demi heure plus tard je suis à Taschalp

dans la soirée je suis à la maison pour fêter mon anniv et préparer mon matos: demain, au programme : la montée du Poupet en course à pied à Salin les Bains. Mais ça, c'est une autre histoire !

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