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Ski de rando : Pointe de Vouasson - 3490 m

Publié le par Apoutsiak

Ski de rando : Pointe de Vouasson - 3490 m

Serait ce la journée de la loose 2 après la pire journée de touts les temps la veille

Vous le saurez en lisant le récit (complètement ....)

 

Vidéo

Topo

Je suis parti de Sarmata 1805 m, on peut partir de La Gouille 1834 m, plus logique...

Rejoindre par le sentier le lac bleu : 2100 m puis le Remontze du Ché Blanc 2422 m et les Crosayes sous la cabane des Aiguilles rouges; remonter la combe en direction de la Pointe des Darbonires et passer au Nord, gagner le glacier, remonter Ouest Nord Ouest en direction de la pointe de Vouasson 3490 m

Ski de rando : Pointe de Vouasson - 3490 mSki de rando : Pointe de Vouasson - 3490 mSki de rando : Pointe de Vouasson - 3490 m
Ski de rando : Pointe de Vouasson - 3490 m

Récit

Nouvelle nuit dans la voiture, après la journée de la loose, c'est pas gagné !

Je me réveille après avoir bien dormi et je déjeune. La voiture me met un message... Batterie faible, démarrer la voiture et ... bien sûr, elle ne démarre pas. Tant pis, je vais me faire ma journée de ski, je gérerai ça en rentrant ! Ça va sans doute m'occuper l'esprit pendant la balade.

Je m'équipe, et je pars, ski sur le sac, la neige semble bien loin... Je suis à Sarmata, un peu en dessous de la Gouille, le départ habituel, je traverse le hameau endormi avant de remonter une sente qui ramène au sentier classique. Pas de neige. La suite, je connais, aujourd'hui, je ne vais pas me tromper (et oui, lecteur, je sais que tu espères une grossière erreur d'orientation de ma part, mais aujourd'hui, je suis sur MON terrain) !

Le sentier remonte vers le lac bleu, qui est en réalité vert, va comprendre !

Je poursuis, il y a un peu de neige, mais c'est bien trop pauvre pour skier ! Et zou, avec mes deux skis toujours sur le sac, j'avance. La neige merdique sur le sentier, mais pas assez pour skier. 2300 m Enfin, elle est là : LA Neige.

Ski de rando : Pointe de Vouasson - 3490 m
Ski de rando : Pointe de Vouasson - 3490 mSki de rando : Pointe de Vouasson - 3490 m
Ski de rando : Pointe de Vouasson - 3490 mSki de rando : Pointe de Vouasson - 3490 m

Et je poursuis, tout en surveillant le vallon de gauche, une trace semble y descendre et j'essaie de deviner d'où elle vient ? d'au dessus de la cabane  ou dans le vallon en biais en dessous. Je finis par trouver le passage, impeccable à la descente, ça devrait me ramener non loin du lac bleu ! Yes !

Je suis seul, c'est rare de se retrouver seul par beau temps sur une course comme ça. Je pense aussi à ma voiture, il va falloir trouver des gens sympathiques qui auront des pinces pour la redémarrer. Tout ça pourra peut être se finir en dépanneuse si ça tourne mal. Pour l'instant, objectif sommet !

Une harde de chamois avance tranquillement au loin. Les marmottes me sifflent, va savoir pourquoi ?

Un lagopède décolle.

Je passe sous le refuge et je rejoins le petit collet au dessus. trop de vent pour faire une pause, flûte, je monte encore un peu, mais le vent forci . Bilan, pause dans le vent ! Mal joué.  Je repars pour les 200 derniers mètres, je quitte les skis pour les sommets sommitaux où je ne traine pas !

Ski de rando : Pointe de Vouasson - 3490 mSki de rando : Pointe de Vouasson - 3490 mSki de rando : Pointe de Vouasson - 3490 m
Ski de rando : Pointe de Vouasson - 3490 mSki de rando : Pointe de Vouasson - 3490 m
Ski de rando : Pointe de Vouasson - 3490 mSki de rando : Pointe de Vouasson - 3490 m

J'attaque la descente dans le vent. Il m'a toujours été difficile de faire le premier virage. Peur que la neige ne soit pas telle que je l'ai pensée. Peur de me crouter donc . Il n'est pas beau mais il passe. La neige est un poil croutée mais ça passe même si ça n'est pas du grand ski. Je finis par trouver de la bonne poudreuse en versant Nord. Je rejoins le petit collet, je descends un peu pour être à l'abri du vent, et je me fais une petite pause.

Est il trop tôt pour descendre.

La neige a t'elle bien décaillée

Ça serait dommage de descendre trop tôt.

en fait, je réfléchis trop, Il faut descendre MAINTENANT !!!

 

Et Yes, juste le bon moment, juste décaillée.

De la neige de rêve !

C'est le bon moment. J'enchaîne les virages et ça passe vite.

Je me retrouve déjà sous le refuge. Flûte, j'ai skié trop vite et j'ai raté le couloir que je voulais prendre. Où est il, un peu au dessus ? Je remonte en escalier quelques mètres puis j'hésite. En fait, il y a une trace qui part en dessous, pas la peine de remonter.  Je redescends, c'est le bon endroit, je file en traversée rejoindre la grande combe à droite visée ce matin

Je rejoins a combe qui est parfaite, les virages s'enchaînent et je rejoins le replat qui mène au lac bleu. Je déchausse sur une centaine de mètres, une marmotte détalle à mon arrivée.

Je rechausse un peu plus loin et je croise quelques randonneurs qui me font de grands saluts !

Derniers virages dans une combe en soupe, puis je déchausse. Je charge les skis sur le sac et je rejoins le sentier. Il y a moins de 300 m de portage pour ce reste de descente, bien joué. La descente est rapide, je vois ma voiture bien sage, j'espère qu'elle va démarrer. Si ça n'est pas le cas, il faudra arrêter une voiture, espérer qu'elle est des câbles,  et esperer qu'elle démarre. Je resterai en pantalon d'alpi, pas de short ça fait trop touriste,  et je mettrais ma polaire bleu, elle fait un peu gendarme, ça aidera sans doute les gens à s'arrêter. Pour vu qu'elle démarre...

Je croise un chevreuil qui file vers le haut. La journée aura été riche en faune. Je rejoins le village endormi, je le traverse tout en cherchant du regard les voitures, signe de la présence des habitants et j'en repère une.

 

 

 

 

Ski de rando : Pointe de Vouasson - 3490 mSki de rando : Pointe de Vouasson - 3490 mSki de rando : Pointe de Vouasson - 3490 m
Ski de rando : Pointe de Vouasson - 3490 mSki de rando : Pointe de Vouasson - 3490 m

Ma voiture est à 100 m au milieu d'une zone vide, une voiture quitte la route et vient se garer juste à coté. Je salue le pilote qui en sort et lui demande s'il a des câbles. Réponse affirmative, je lui explique mon problème et la probabilité que ma voiture ne démarre pas. Pas de souci pour lui.

J'AI VRAIMENT de la CHANCE !!!

Et zou, voiture en place, câbles presque mis quand une femme sort de sa voiture. A priori, je comprends qu'ils ont déjà eu problème en voulant aider quelqu'un. Pour tant, moi, qui suis loin d'être un grand bricoleur, je repère facilement le pole + et le pôle - de leur voiture...

Mais elle se braque, on consulte la notice de la voiture, et bien joué, la batterie sur le dessin, n'est pas celle de la voiture !!! On consulte internet, oui, il y a de la 4G à Sarmata ! On reconnait vaguement la batterie. mais la madame est trop anxieuse. Je décide d'aller voir dans le village, trouver de l'aide.

 

Je marche les 300 m qui me sépare de celui ci, je trouve le chalet avec la voiture garée devant, je toque. Un râle m'invite à entrer, je fais répéter puis je finis par m’exécuter. Une odeur de tabac froid me prend à la gorge quand je rentre. Le chalet est sombre et sent la poussière, j'avance presque à tâtons dans un couloir, et me retrouve face à un type en chaussettes, allongé sur son lit ! Je lui explique ma problématique tout en doutant qu'il soit l'homme de la situation.

"J"arrive dans 5 minutes" m'annonce t'il

Retour à la voiture, mes deux anciens, skieurs de randonnée, regardent les batteries avec circonspection. Le pire, je saurai faire. Mais bon.

Le valaisan arrive dans une vielle voiture bleu pétaradante.  Il s'en extirpe. L'homme est petit, maigre, tout dépenaillé, le début de barbe hirsute, j'ai encore son odeur de tabac dans le nez.

On échange les voitures de place, on branche les câbles... ça ne marche pas, le scenic affiche tous les messages d’erreur du monde. Puis un gros panneau STOP Rouge s'affiche sur l'écran de la bête. Et plus aucune réaction quand j'appuie sur Start, c'est grave.

Les deux anciens ne se sentant plus utiles s'en vont (ils ont été sympa de rester et de m'aider)

Je décide d'appeler un garagiste local. Il me conseille de débrancher la batterie.  Le vieux type au tabac froid va cherché des outils chez lui et revient avec  des clefs de compétition. démontage, remontage, ça ne marche pas... Une seconde fois, toujours rien. Je décide de faire une dernière tentative avant d'appeler une dépanneuse... Je débranche, j'attends plus longtemps  que les fois précédentes, je rebranche... Nouvelle tentative, le moteur tourne un peu mais cale, à la seconde tentative, il part ! YEEEEEEEEESSSSSSSS !

Finalement, j'ai de la chance !

Je propose au type de lui payer un coup, il refuse poliment, ce bon samaritain.

Je file en débranchant le stop and start afin d’éviter de tirer sur la batterie. En route vers ma Franche Comté. J'ai vraiment eu du bol !

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Ski de randonnée : Objectif Rosablanche - résultat Metailler (3150 m) : la journée de la loose

Publié le par Apoutsiak

Ski de randonnée : Objectif Rosablanche - résultat Metailler (3150 m) : la journée de la loose

Et c'est rien de le dire...

 

A vous de lire l'article... wink

 

Vidéo

Topo

Metailler

se garer à Pralong : 1608 m

longer la route et remonter le sentier pédestre, remonter le mayentsets (avalancheux +++ pour info)  et gagner le point 2135 m CNS

Prendre alors plein sud dans le peit canyon  et rejoindre les chalets d'Allève Remonter la combe jusqu'à un collet vers 2600 m et remonter la grande pente au nord ouest. Elle débouche sur un petit canyon

De là gagner le Metailler , je me suis contenté de l'antécîme de la pointe 3147 m au sud

 

Rosablanche

même topo jusqu'aux chalets d'Allève 2214 m

prendre alors plein sud (expo aux avalanches et basculer dans la combe de Prafleuri (descente potentiellement merdique) Remonter cette combe et gagner la cabane de Prafleuri 2662 m Partir au Nord ouest et rejoindre le point 2909 m avant de tourner Sud ouest pour gagner le glacier de prafleuri, le remonter (sud) et gagner le sommet de la Rosablanche 3275 m (3 pas d'escalade à la fin)

 

Ski de randonnée : Objectif Rosablanche - résultat Metailler (3150 m) : la journée de la loose

Récit

Tout débute parfaitement pour cette sortie, je fais la route la veille, pour rejoindre Pralong, la route au dessus du village est fermée. Je décide de revenir sur mes pas pour trouver un emplacement tranquille pour dormir. Je me gare en bord de route, celle ci est peu passante, le village a l'air presque mort. Il est 11 h 15 quand je me couche dans mon précieux véhicule.

 

Le lendemain , 6 h , 3°C, petit déjeuner vite avalé, je me prépare, je range la voiture, et c'est parti. Portage obligatoire en ce milieu du mois de neige, la neige semble loin. Je remonte la route et je trouve le sentier qui part à droite. Je commence à remonter le sentier, le rythme est bon. De toute façon, le sommet n'est pas très difficile.  Au dessus, je trouve la neige, , je finis par chausser, trop tôt, donc déchausser, porter et rechausser plus loin. Tout se passe bien, il y a une trace !

 Je regarde, impressionné les vieilles traces d'avalanche, il ne doit pas faire bon trainer ses guêtres ici en début de saison...

Ski de randonnée : Objectif Rosablanche - résultat Metailler (3150 m) : la journée de la looseSki de randonnée : Objectif Rosablanche - résultat Metailler (3150 m) : la journée de la loose
Ski de randonnée : Objectif Rosablanche - résultat Metailler (3150 m) : la journée de la looseSki de randonnée : Objectif Rosablanche - résultat Metailler (3150 m) : la journée de la loose

Je poursuis dans un joli canyon, légère descente, devant moi, la belle face Nord de Vouasson, gravie il y a longtemps ... Le barrage des Dix, ferme la vallée, je rejoins le pied des chalets d'allève.  Je papillonne dans la trace, à gauche, une trace part en direction du barrage, bien expo, la combe de prafleuri s'offre à moi, bien tracée. Et je la remonte, à ma façon, c'est à dire pas aussi raide que mes prédécesseurs, ces bourrins Helvetes incapables de faire une trace Normale !!!

Je remonte tranquillement ma combe et j'arrive à l'altitude 2600 m...

Le refuge devrait ne plus être loin, je le cherche du coin de l'oeil. Je ne vois rien. Il peut être caché au dessus. J'y ai prévu ma pause. Ca fait un col, puis une petite pente raide, je devrais voir le refuge du dessus...  Je remonte la pente raide. Wooom ! Ouh là je n'aime pas ça, il ya une plaque. Avertissement sans frais. La pente n'est pas large, mais je n'ai pas envie de la tester, je la remonte  droite, où ça me parait safe... Bon, j'avoue que c'est un peu à l'instinct, mais je sais que c'est comme ça que les accidents arrivent !

Au dessus, pas de trace du refuge, l'altimètre indique que je suis un peu au dessus. Je redescends quelques mètres. Rien. je consulte le GPS, la trace serait à 2 km dans le mauvais sens. Aurais je mal paramétré ma trace ? Je ne comprends rien. Je fouille l'endroit. Et si le refuge avait brûlé ? Ca arrive régulièrement, le Mittlealetschbiwak a bien été dévoré par les flamme cette année (on devait d'ailleurs y aller avec Ovidiu dans notre premier projet de cette semaine ...)

Je cherche mais je ne trouve rien. Pas grave, je sais que je dois prendre au Nord Ouest, en plus il ya la trace.  Merdique, elle passe dans les rochers, je déchausse, je rechausse, je me retrouve dans une pente expo... Je déchausse et redescends à pied dans la combe, je serai mieux.

La pente est raide, je trace, je retrouve une vieille trace et je m'en inspire... Ca devient plus raide, c'est bizarre, sur la carte ça semblait presque plat... Je poursuis, je tire un peu plus à gauche... Woooom ! Deuxième avertissement. Je repars à droite et reste sur la droite de la combe, un peu moins raide, pourtant, je sais que si la plaque part, elle a ses limites propres...

Haut de la combe, je retrouve un petit canyon, sympa et accueillant.

Je le remonte et parviens à un collet. C'est marrant, le glacier me paraissait plus grand sur la carte. Je la ressors pour la 10ème fois de ma poche. Je ne comprends rien ! mais rien du tout ! Je sors mon smartphone et enclenche l’appli swissgeomap (j'ai de la chance, il y a du réseau) Je clique sur le point de géolocalisation... Suspence, la carte charge, le point s'affiche, et je vois Metailler indiqué.... Non, je me suis completement planté, qu'est ce que je fais là ? Mon cerveau bugge complètement.  Je resors ma carte pour essayer de comprendre, je me suis trompé dès les chalets d'Allève, bien plus bas, pensant être déjà dans la Combe de Prafleuri. Le looser, qui se fait passé pour un expert en orientation ! Je comrpends mieux le GPS qui me disait que j'étais loin !

Ski de randonnée : Objectif Rosablanche - résultat Metailler (3150 m) : la journée de la looseSki de randonnée : Objectif Rosablanche - résultat Metailler (3150 m) : la journée de la looseSki de randonnée : Objectif Rosablanche - résultat Metailler (3150 m) : la journée de la loose
Ski de randonnée : Objectif Rosablanche - résultat Metailler (3150 m) : la journée de la looseSki de randonnée : Objectif Rosablanche - résultat Metailler (3150 m) : la journée de la loose
Ski de randonnée : Objectif Rosablanche - résultat Metailler (3150 m) : la journée de la looseSki de randonnée : Objectif Rosablanche - résultat Metailler (3150 m) : la journée de la loose
Ski de randonnée : Objectif Rosablanche - résultat Metailler (3150 m) : la journée de la loose

Je réfléchis à présent aux possibilités qui s'offrent à moi : monter sur le Metailler est impossible, les pentes raides du sommet sont trop chargées. Par contre l'antécîme est possible, et de toutte façon, revenir en arrière corriger l'erreur prendrait trop de temps. Le soleil chauffe !

Je repars vers le haut, toujours tracé, (vers l'antécîme) tout se passe bien jusqu'à celle ci, au loin la Rosablanche me nargue, elle est au moins à 2 km à vol d'Oiseau, comment peut on se planter comme ça, incroyable ! Je fais une pause à l'antécîme, je sors mon casque, et je grignote un peu...

vient le temps de repartir, mon casque a disparu, et merde, bon avec un peu de chance, il a du glisser dans la combe et je devrais le retrouver (ce qui est logique compte tenu de son emplacement). Je chausse e tje contourne la portion méga raide pour revenir à la verticale de ma pause... RIEN ! La loose 2 ! rien, je scrute, mais iln'y a rien, Un Sirocco de Petzl , méga light ! les 180 grammes auront été emportés par le vent. C'est quand même la loose, et je n'ai rien vu partir !

Je repars vers le ba, la neige est bonne, légèrement transfo, petit canyon puis grande combe, j'avale la pente. Je me retrouve au petit collet (près de ce qui aurait du être la cabane de Prafleuri ....  pour une pause grignotage. La suite est facile, me faire la combe, remonter les quelques mètres puis slier dans un couloir en neige soupe pour éviter de porter !

2100 m je déchausse, trop tôt, je dois marcher dans de la neige soupe en m'enfonçant plus que jusqu'aux cuisses pendant 10 minutes ! Ensuite, ça déroule sur le sentier. Je rejoins Pralong où deux vieux sont surpris de me croiser avec mes skis. Je rejoins alors ma puissante berline de marque Française. Ouf. Pique nique

 

Ski de randonnée : Objectif Rosablanche - résultat Metailler (3150 m) : la journée de la loose
Ski de randonnée : Objectif Rosablanche - résultat Metailler (3150 m) : la journée de la looseSki de randonnée : Objectif Rosablanche - résultat Metailler (3150 m) : la journée de la loose
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Ski de randonnée : Objectif Rosablanche - résultat Metailler (3150 m) : la journée de la looseSki de randonnée : Objectif Rosablanche - résultat Metailler (3150 m) : la journée de la loose
Ski de randonnée : Objectif Rosablanche - résultat Metailler (3150 m) : la journée de la loose

Je range mon matos et je me mets au volant, mais elle déconne dur. La loose 3 !!! Elle ne démarre pas et m'affiche des messages d'erreur sur le tableau de bord. C'est vraiment la journée de la loose ! Bon il me faut trouver des pinces dans ce village qui semble désert. En face de la voiture, je vois deux anciens qui ramassent des cailloux dans la rivière. Je file leur demander de l'aide. Bingo , ils habitent là et le type  des pinces. J'ai de la chance dans ma malchance. Et zou, en deux temps trois mouvement, ma voiture démarre. par contre je ne sais pas pourquoi elle ne voulait pas démarrer.

Je décide de descendre à Sion trouver un garage et des explications. Garage Citroën, un jeune fort sympathique  me dit que ma batterie est "pleine charge" et me conseil d'aller passer un "coup de valise" au garage Renault à 10 km d'ici... Vu que je compte remonter au fin fond du Turtmanntall, je décide d'assurer le coup et je file au garage Renault. Là aussi un garagiste fort sympathique, comme chez Citroën, il s'amise à démarrer plusieurs fois la voiture, qui démarre comme une fleur (je ne sais pas si l'expression existe)!  Par contre je comprends que la valise n'est pas disponible et que ça le saoule de l'amener. Il me dit que ça devrait aller et de me garer en descente ....

Bien ,je repars donc vers de nouvelles aventures, et je pars vers Sierre puis la petite route peu large du Turtmantall, qui est fermée... à 8 km de Gruben ! Que faire, passer la barrière et risquer de se faire coincer sans batterie en fond de vallée (la dépanneuse ne montera sans doute pas en cas de problème) Je décide de jouer la prudence, même si c'est la loose 4. Je file vers Arolla et la pointe de Vouasson, classique mais efficace.

Et zou, retour en arrière pour me retrouver pas très loin de mon premier parking. Beaucoup de temps perdu alors que je comptais glandouiller l'après midi !

Je me gare non loin de Satarma, près de la rivière, je débranche tous les appareils électriques de la voiture pour assurer le coup, je dine d'un plat dégueulasse je bouquine avant de me coucher.

 

Demain, réveil 6 h

 

Vais je encore me tromper d'itinéraire, la voiture va t'elle démarrer, vous le saurez en lisant la journée de demain ? Peut être pour al journée de la loose 2 !

 

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Ski de Randonnée : La Grande Lui 3509 m

Publié le par Apoutsiak

Sortie classique de fin de saison dans un cadre majestueux

Vue sur la magnifique face Nord du Dolent !

 

Vidéo :

Topo :

Se garer à la Fouly 1593 m

Traverser la rivière et le bout du village pour prendre la rive droite du vallon du glacier de l'A Neuve

Le remonter; Au niveau de la pierre Javelle, basculer direction Nord et gagner un replat.

On trouve alors le pied de la combe du refuge.

Remonter cette combe (on peut gagner le refuge par une traversée parfois exposée aux avalanches.)

Refuge de l'A Neuve 2735 m

De là remonter la combe en direction du petit Darrey, virer à l'Est, pente un peu plus raide et gagner le plateau supérieur

J'ai gagné le sommet en prenant le couloir de neige à droite du gendarme situé à l'ouest de la Grande Lui (45 50°) puis l'arête facile jusqu'au sommet - 3509 m

 

 

La FoulyLa Fouly

La Fouly

Récit :

 

D'habitude, quand je pars en montagne pour une grosse journée, je me lève aux aurores, et je me fais la route le matin de la course (et quand je dis aurores, c'est plutôt le milieu de la nuit...). Cette fois, ci, je change la méthode... Tin tin tin, suspense, que vais je sortir du chapeau...  Et ben je pars la veille au soir. Je vois, vous êtes déçus, vous pensiez à une révélation incroyable. Et bien désolé, je vous laisse tout de même lire le récit de cette jolie journée.

Bref, Lundi soir, après une belle journée de travail, je rentre à la maison retrouver les enfants. Oui, je ne retrouve pas Force Roz', qui travaille à l’extérieur. Je ne vais pas vous raconter TOUTE ma vie non plu !

Bref, je prépare un bon repas, que l'on déguste ensemble puis je regarde l'émission "Quotidien" jusqu'à la première pub, et je quitte la maison. Non, pas d'inquiétude, Marie et louis ont bientôt 18 ans, ils devraient parvenir à survivre 24 h !!!

L'avantage en partant tard, c'est qu'il y a beaucoup moins de circulation. Donc sur la route , tout va bien... Ou presque. Quelque chose me turlupine. J'ai prévu de gravir le Vélan par le couloir Annibal, Voie sur laquelle j'ai déjà butée 3 fois. Et, la météo est bonne, mais le Bulletin d'évaluation des risques d'avalanche est difficile à interpréter. Je m'explique : Risque 2 d'avalanche, donc plutôt raisonnable mais avec une zone à risque couvrant les versant Ouest Nord et Est au dessus de 2200 m. Le Vélan mesure 3700 m, largement au dessus des 2200 m indiqués dans le bulletin, et le couloir est orienter Sud Ouest, donc si on veut chipoter c'est pas ouest, mais c'est vraiment pour chipoter...

Accessoirement, la pente du couloir est bien supérieur à 30°, pente fatidique pour le déclenchement des avalanches...

Je réfléchis tout en roulant. Et je prends la décision de prudence : changement d'objectif, on va aller faire simplement la grande Lui.

Oui, la météo nous impose une sortie à la journée, pascal n'est dispo qu'aujourd'hui et de toute façon, il fait pourri demain !

 

je passe un coup de téléphone à pascal, et on se donne rendez vous à Martigny

 

Je roule.

La Fouly

La Fouly

Martigny, j'arrive au parking, Pascal est déjà là. J'extirpe mon grand corps dégingandé de la voiture et je salue Pascal, c'est la première fois qu'on se rencontre. Bon, pour vous décrire Pascal, ben c'est assez simple, il ressemble à Jésus, mais avec une Goretex. Même barbe, même stature, de nuit, on apercevrait presque l'auréole !  On ne traine pas sur le parking, en route pour la Fouly, on va tacher de trouver un endroit pour dormir sur la route.  Et on remonte la vallée sauvage, au détour d'un virage, un petit parking fera l'affaire.

 

On papote un peu, et on prépare chacun nos affaires, j'avoue que je suis devenu un spécialiste de la nuit en voiture : J'ai enlevé les sièges arrière, j'ai emmené un matelas, un coussin et mon duvet -15°C ...

Bref, tous les ingrédients pour passer une bonne nuit.

Et je passe une bonne nuit. Réveil à 6 h. -3°C !  Quand je sors de l'habitacle, Pascal est déjà debout. On déjeune rapido et on termine la route qui nous amène à La Fouly.

Sur le parking, un type est déjà là.  A peine le temps de lui dire bonjour, qu'il est déjà parti, vers quel sommet, je ne le sais pas, il y a deux classiques dans le coin : le Dolent et la Grande Lui. Trop tard, El Diablo est parti.

 

en montant à la Grande Luien montant à la Grande Luien montant à la Grande Lui

en montant à la Grande Lui

On traverse les ruelles de la Fouly, puis mon idée est de suivre la route de droite, sur la carte. On trouve la route, mais celle ci ne mène pas à un sentier mais à un camping... En cul de sac. Il faut louvoyer dans les vernes, avec les skis qui accrochent. On retrouve le lit de la rivière, de gros blocs inconfortables pour la marche. On traverse la rivière pour se retrouver sur l'autre rive, et traverser de nouveaux arbustes et enfin , ô Graal suprême, retrouver un sentier. Et la neige. On chausse les skis.

 

Pascal n'a pas une grande expérience, et je luis donne quelques conseils. On est parti, sur la rive droite du vallon, la trace monte dans les pentes pour éviter les arbustes, puis fini par redescendre. Pascal, me demande de boire, et là, tout s'éclaire, Je suis Marie-Madeleine qui vient éponger le front du Christ dans son ascension vers le Golgotha... Et en matière de calvaire, on ne va pas être déçu...

Bref, Jésus boit, et on repart. Moi j'ai mon petit pipeteur qui me permet d'éviter les pauses superflues !

le soleil darde, on commence à cuire, je me retrouve en carline.

 

Pascal se débrouille bien, le rythme est correct et , même si les conversions ne sont pas parfaites, il s'en tire très bien.

On remonte le vallon ,on repasse en rive gauche, il faut louvoyer entre quelques cailloux, ce qui demande un poil de technique. El Diablo est loin devant, il file vers le sommet.

Jésus redemande à boire, je lui indique qu'on fera la pause plus tard, on ne va pas s'arrêter toutes les cinq minutes.

 

Grande lui : Le Dolent, arête Gallet - l'A neuveGrande lui : Le Dolent, arête Gallet - l'A neuveGrande lui : Le Dolent, arête Gallet - l'A neuve
Grande lui : Le Dolent, arête Gallet - l'A neuve

Grande lui : Le Dolent, arête Gallet - l'A neuve

S'en suit un long passage à plat, Jésus montre quelques signe de faiblesse ( je ne sais plus comment c'est écrit dans l'évangile, mais l'idée, c'est ça) Et là, point de Simon de Sirène pour venir porter ton sac à dos. J'essaie juste d'adopter un rythme lent mais efficace. Malheureusement, je largue Jésus qui chute pour la première fois. On parvient à un nouveau virage, et Jésus chute, dans sa conversion, pour la seconde fois, retentant immédiatement sa chance, il chute pour la troisème fois... Le calvaire, je vous savais prévenu !

 

Jésus ne parvient plus à avancer. Il fait dix mètres et se pause sur ses bâtons, essoufflé.

On attaque la partie plus raide, sous le refuge. Ce qui n'arrange rien. Je sais qu'il n'ira pas en haut, le risque est trop grand de le retrouver crucifié. Il me propose de me laisser aller au sommet et de m'attendre.

Parfait pour moi, je lui indique que je vais lui laisser du matos superflus à la hauteur du refuge qui est un peu plus haut)

Je l'entends murmurer : "père, père pardonne lui, il ne sais pas ce qu'il fait !"

Grand Combin, A Neuve Dolent arête Gallet - cabane de l'A NeuveGrand Combin, A Neuve Dolent arête Gallet - cabane de l'A Neuve
Grand Combin, A Neuve Dolent arête Gallet - cabane de l'A Neuve
Grand Combin, A Neuve Dolent arête Gallet - cabane de l'A NeuveGrand Combin, A Neuve Dolent arête Gallet - cabane de l'A NeuveGrand Combin, A Neuve Dolent arête Gallet - cabane de l'A Neuve

Grand Combin, A Neuve Dolent arête Gallet - cabane de l'A Neuve

Je file, en haut  de la combe, el Diablo n'a pas pris son temps. Je décide de faire un petit pointage. Il me faut 50 minutes pour rejoindre le haut de la Combe,  il me sera impossible de le rattraper.

On arrive à la pente raide, qui donne accès au plateau sommital, le vent froid des glaciers me congèle, je suis toujours en carline, et c'est vraiment trop juste. J'opère une pause "polaire". Les paysages sont magnifiques, la face Nord du dolent, sa jolie arête Gallet, la convoitée A Neuve, superbe !

Le plateau est là, j'essaie de trouver où est El Diablo qui devrait m'avoir fait une jolie trace vers le sommet. Je ne vois rien. J'enquille donc le plateau, je ne vois pas de trace dans la face sous l'arête. Quand je le vois, Satan s'approche en godille. Il s'arrête et m'annonce qu'il n'est pas aller au sommet, mais qu'il y avait des traces là où il s'est arrêté. Parfait, rien à tracer, ça va être les doigts dans le nez. Et le Diable, repart de sa belle godille vers les enfers (ou la Fouly, je ne sais pas)

sur fond de Dolentsur fond de Dolent

sur fond de Dolent

sommet de la Grande Lui altitude 3509 m dolent - aiguille d'argentière (Barbey) Dolentsommet de la Grande Lui altitude 3509 m dolent - aiguille d'argentière (Barbey) Dolentsommet de la Grande Lui altitude 3509 m dolent - aiguille d'argentière (Barbey) Dolent
sommet de la Grande Lui altitude 3509 m dolent - aiguille d'argentière (Barbey) Dolentsommet de la Grande Lui altitude 3509 m dolent - aiguille d'argentière (Barbey) Dolent

sommet de la Grande Lui altitude 3509 m dolent - aiguille d'argentière (Barbey) Dolent

Je dépose les skis, et j'attaque la montée jusqu'à l'arête, tout à gauche du plateau. Une fois sur celle ci, je ne vois aucune trace. Ah, le Diable m'a entourloupé ! Me voilà au mauvais endroit. Je scrute l'arête, ça ne passe pas, ou ça passe peut être, mais il va me falloir des heures pour traverser un énorme gendarme. Je décide de redescendre et d'attaquer la facette sous l'arête à gauche du sommet.

Je redescends, je déplace mes skis, et je traverse à pied pour me retrouver sous la facette.

Et c'est reparti vers le haut, d'abord facile, puis une portion mixte, que j'ai défini, depuis le bas, comme le Crux de la voie. Il a beaucoup neigé, et les prises sont masquées sous une épaisse couche de neige. Les crampons crissent. Le piolet grince. Son ancrage, incertain, me stresse.

Prise à main droite, piolet au dessus, j'élève ma jambe gauche, sur un blog lisse. Si tu as peur, tu n'appuies pas, et si tu n'appuies pas, ça va glisser. Il faut être franc avec l'appui. Ce que j'essaie de faire. Je bascule , su rl pied gauche et je m'élève. Ouf, encore deux pas technique, ensuite la neige, j'vance vers le haut en longeant les quelques rochers qui apparaissent par endroit. Puis dré dans le pentu, tout droit jusqu'à l'arête. Le cardio à fond, quelques pauses pour récupérer  et m'y voici. Le reste est facile : une centaine de mètre d'arête sans difficulté ! YES

Dolent arête Gallet

Dolent arête Gallet

Je redescends, d'abord l'arête puis la face, le pas de mixte est passé facilement, avec mes grandes jambes, c'est plus facile. Jez retraverse jusqu'à mes skis. Je passe un coup de téléphone à Pascal pour lui annoncer que je vais arriver d'ici une demi heure, j'ai bien conscience que j'ai été un peu plus long que prévu.

 

Dolent arête Gallet détail glace
Dolent arête Gallet détail glace

Dolent arête Gallet détail glace

Et zou, descente à ski, d'abord dans une poudreuse tassée, mais toujours dans ce paysage de rêve.  La pente augmente quand on quitte le plateau, je poursuis mes grands virages. J'opère juste quelques pauses pour laisser le temps à mes cuisses de récupérer.

J'enchaine avec la combe à droite du refuge.

La neige est juste transfo à présent, j'en profite toujours. Je scrute le bas de la pente, où il me semble voir mon dépôt de corde. Pascal devrait m'y attendre.

Je file, je surveille qu'il n'y aie pas de trace en direction du refuge, mais vu le risque d'avalanche, peu de chance qu'il se soit dirigé par là .

J'arrive au dépôt de matos, et là, rien, personne. Rien n'a été touché. Bon, il n'a pas eu la force de monter jusque là. Je charge le tout sur mon sac et j'entame la descente. En dessous, personne, Pascal serait-il descendu aux enfers avant de ressusciter ? (d'où son absence) En plus vu qu'il a du croiser El Diablo...

 

Bon en attendant, je cherche mon acolyte dans le vallon. L'appelant de temps à autre pour ne pas le louper, dès fois qu'il fasse une sieste. Je déclenche une petite coulée de neige humide dans une pente un peu raide.

Puis je poursuis en dessous.

je ne le trouve pas. Ma consigne était clair, il devait m'attendre, mais il a du trouver le temps long...

Tout devient terre à terre, je commence à psychoter sur les mesures à prendre.

Au loin, je vois un skieur, qui chute. "Mon Dieu, mais c'est lui ! " Je descends, mais je ne vois rien , j'ai du rêver. J'appelle au cas où, et on me répond, il est juste en dessous, caché par quelques arbustes. Je le retrouve toujours par terre, il n'a pas bougé depuis sa chute !

Je lui fait part de mon inquiétude. Il m'indique, que voyant El Diablo qui lui a affirmé que j'étais quasi au sommet, il avait décidé de redescendre. Satan avait encore sournoisement frappé !

le calvaire de Pascal est allé jusqu'aux vomissements. Sale journée pour lui, mais que fait Ponce Pilate ?

On repart ensemble pour un slalom de fin de saison. Et on est assez efficace pour descendre sans déchausser jusqu'à 1650 . Ne reste que 5 minutes à faire à pied, skis sur le dos, un avant goût de paradis.

On retrouve la voiture, en route pour les bouchons créés par les frontaliers pour moi.

Pour Pascal, Satan frappera une dernière fois, sa voiture rend son dernier souffle sur l'autoroute du retour.

 

Mon Dieu, mais quelle belle journée

(toutes mes excuses auprès de ceux que mes allusions religieuses auront dérangé ...)

 

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Ski de rando : Combin de Boveire 3663 m

Publié le par Apoutsiak

2ème jour de notre séjour dans le massif des Combins

Avec au départ comme objectif le Tournelon Blanc... Mais la météo a quelque peu contrarié nos plans

Magnfique descente par le col de Boveire sur Bourg Saint Pierre

 

Vidéo :

 

 

Ski de rando : Combin de Boveire 3663 m Ski de rando : Combin de Boveire 3663 m Ski de rando : Combin de Boveire 3663 m

Récit :

 

Je n'ai pas trop mal dormi.

Il y a eu du vent toute la nuit, le refuge à couiné, grincé, ce fut une nuit impressionnante.

Je lève un œil, et je vois Thierry déjà en train de se préparer. Je lui demande s'il est l'heure, il me confirme que oui !

En route pour l'aventure, et l'aventure c'est : ce préparer dans la nuit du dortoir, sans réveiller les autre... ou plutôt en tentant de ne pas réveiller tout le monde. En plus , j'ai fait un truc que je fais rarement, j'ai monté mon sac à dos dans ma chambre sans en préparer le contenu. Bref, j'essaie de ne pas éblouir nos voisins, j'essaie de ne pas faire cliqueter cette broche à glace, dont l'unique but dans la vie est de venir faire tintinnabuler sur mes couteaux … tel le traineau du père noël...

 

Se rajoute en plus la fourbure lié à la journée d'hier, et je n'ai aucune souplesse ce matin.

Je descends dans le réfectoire, où le gardien nous accueille. Il surveille particulièrement Anne, qui se sert abondamment. Une tension se crée entre le bourru gardien (pléonasme) et la sportive accomplie ( oui, qui connait un gardien qui n'est pas bourru?) . Je déjeune rapido, je finalise le rangement du sac , et je file dehors préparer mes peaux et mes skis.

Au moins, j'aurais une victoire ce week-end : j'ai mis presque une demi heure à mes deux acolytes pour al sortie du refuge ! Ça sera la seule du week-end.

Je me retrouve donc à glandouiller pendant près d'une demi heure, tandis que les tourtereaux se préparent.

Le vent est là, une alpiniste recherche une de ses peaux, qu'elle avait peu judicieusement laissé à sécher dehors. Le vent l'a emportée...

Ski de rando : Combin de Boveire 3663 m Ski de rando : Combin de Boveire 3663 m

Et on démarre. Sur la moraine, je joue mon rôle de leader en menant le petit groupe. Anne lambine derrière, elle démarre en mode Diesel, m'explique Thierry. Le vent est là, le Combin est toujours sous un énorme nuage, à notre gauche, la crête qui mène au Tournelon Blanc est balayée par le vent. C'est pas gagné …

 

Au bout de la moraine, il faut en descendre, c'est glacé, c'est raide, les peaux accrochent mal, je descends prudemment, tandis que je sens la pression d'Anne qui file derrière moi. On se retrouve sur le plat du glacier, le vent forci, on avance d'un bon pas, mais on se fait bousculer par le vent de temps en temps. Il faut de temps en temps s'arrêter, temps les bourrasques nous déstabilisent. Sur la crête du Tournelon Blanc, le vent décoiffe fort, sans doute proche de 100 km/h. Je commence à penser que nous n'irons pas au sommet. On discute avec Anne, on décidera au pied de la pente. En attendant, on avance, bousculés par le vent !

 

Je me pause près d'un rocher, dans un trou abrité du vent, afin de mettre mes lunettes. La tempête est bien là, je décide de renoncer au Tournelon Blanc, il a l'air de faire meilleur à l'ouest du massif... pour l'instant... Je m’inquiète, on va devoir descendre un versant que je ne connais pas, si la tempête s'en mêle, on va devoir jouer du GPS...

Ski de rando : Combin de Boveire 3663 m Ski de rando : Combin de Boveire 3663 m Ski de rando : Combin de Boveire 3663 m

Je poursuis et finis par rejoindre Anne et Thierry au pied du Tournelon Blanc, en fait, pour être honnête, je ne les ai pas rattrapés, ils m'ont attendu... Je leur indique ma décision, vu le vent, ils acceptent, et on file vers l'ouest, traverser le Grand glacier de Panossière. Je stresse un peu au passage de lignes de fissures qui sont sans doute la marque de sournoises crevasses.

Du stress mais pas le choix, il faut traverser. Je finis par retrouver une vieille trace, c'est idiot mais c'est rassurant, alors que le risque est le même. Thierry, Rantaplan, est passé devant. Il prend beaucoup d'avance, je papote avec Anne derrière. Étonnamment, le temps tourne, et il semble faire meilleur sur le Tournelon Blanc. Peut être avons nous pris la mauvaise décision. Anne me propose de faire demi tour. Il est trop tard. On surveille du coin de l’œil si des cordées partent vers le Tournelon... On serait vert.

Ici, coté petit Combin, le vent est moins important et le soleil perce. C'est quand même plus agréable.

 

On rejoint le plateau, Thierry est vraiment loin maintenant, Anne fini par me larguer elle aussi. Je me retrouve tout seul, comme un malheureux, derrière.

Thierry, qui débute en ski de rando (depuis peu de temps) se met à tracer la pente raide. Avec talent, la trace est parfaite, ni trop raide ni pas assez, les conversions bien placée. Il poursuit même au dessus des dernières traces à pied, dans une pente particulièrement raide. Dépot des skis sous une barre rocheuse.

Ski de rando : Combin de Boveire 3663 m Ski de rando : Combin de Boveire 3663 m Ski de rando : Combin de Boveire 3663 m
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Je ne suis pas encore prêt quand ils partent. Tant pis, je serais encore seul dans la partie alpi. Avec un peu de chance, vu qu'ils doivent tracer, je vais peut être les rattraper... Ben non, Anne est repassée devant, et ils galopent. Pente à 50°, Anne est à fond, elle n'a pas usurpé son surnom de Duracell. Thierry, la colle. Je suis 30 m plus bas. La partie raide s'achève sur une jolie arête. J'en profite pour faire quelques photos, reste un peu de glace, une partie mixte facile et le sommet. Yes !

 

Après la photo protocolaire, on part dans la descente... Et … je me fais également larguer ! Y'a pas de justice ! Moi, le vieux briscard des montagnes, je me fais larguer par un jeune chien fous débutant... Rantanplan est vraiment trop fort. Je descends concentré. D'autant plus que je me rends compte que mes crampons bottent. C'est vraiment la loose, ces crampons Camp Corsa Nanotech. Après avoir cassé la barre frontale l'année dernière aux Dômes de Miage, avoir tordu la barre centrale au Mont Blanc avec Louis, je me retrouve avec des crampons qui bottent à fond, alors que j'ai mis du scotch américain en guise d’anti-botte. Ça n'améliore pas mon rythme. Je descends prudemment, mais je descends, tapant bien les crampons pour débotter. Je finis par rejoindre Anne et Thierry. Quand j'enlève les crampons, je vois la neige collée dessous, … et ça fait peur !

Ski de rando : Combin de Boveire 3663 m Ski de rando : Combin de Boveire 3663 m

On chausse les skis, Anne serait chaude pour enchainer avec le Combin de Corbassière, mais j'avoue que je me sens un poil fatigué. Je lui propose de redescendre assez bas pour profiter du ski avant de remonter au col.

Solution validée.

 

Anne part devant, je la rejoins, et Thierry se débat avec la pente. Je passe devant, et je vise le trou créé par une crevasse... enfin, je crois. Hop on remet les peaux, je pars devant, mais rapidement, Duracell et Rantanplan me passent, et me larguent. Je suis vraiment trop nul. Bon, je laisse les deux sportifs partir, impossible de suivre leur rythme au risque d'exploser. Quelques virages suivant, arrive le dépôt des skis, je n'y suis pas encore qu'Anne et Thierry filent dedans, quand je suis au pied, ils sont déjà à mis pente du petit couloir. Je prends le temps de mettre mes skis sur le sac. Et hop, départ pour le couloir, pas trop raide et pas trop long, voici le col et la fin des difficultés, il fait beau. La pause pique nique est la bienvenue. Saucisson, tome de chèvre, reblochon, accompagné de pain au noix, il ne manquait que le vin rouge.

 

Et c'est là qu'est mon heure de gloire, pas due à mes capacités de skieur, mais à la qualité de mes skis, les ZAG Ubac, 95 au patin : ils tournent tout seuls. Et d'un piètre skieur emprunté, la métamorphose donne un chamois des descentes ( si la neige est bonne uniquement …)

Après une petite traversée, on passe à une poudreuse tassée légèrement croûtée, puis, le Graal : de la poudreuse ! Et les Zag, tournent , et font de moi un skieur de compet... Quel plaisir. Anne, avec ses allumettes, s'applique à faire de la godille. J'avoue que je profite des grandes courbes. Quel bonheur !

J’enchaîne les virages à vive allure.

Je fais des pauses pour attendre mes deux comparses.

 

J'avoue que j'ai bien profité de la descente, tout en gérant l'itinéraire.

Après la poudreuse du haut, la transfo en dessous. Puis, à basse altitude, des trous d'eau, le ski qui s'enfonce soudainement dans la fange ! Je parviens à éviter des tomber au prix d'un effort important.

Ce phénomène m'est propre, Thierry et Anne qui doivent peser 20 kg de moins que moi, surnagent malgré leurs skis étroits.

Faudra que je pense à faire un régime...

 

Vient le bas de la neige, un passage sur une piste étroite, avant de quitter les skis à 2OOOm

Reste le portage 40 minutes skis sur le dos pour rejoindre la civilisation.

 

2 belles journées de montagne. Faudra revenir pour le Tournelon Blanc et le Combin de Corbassière !

 

à une prochaine

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