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Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m

Publié le par Apoutsiak

Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m

magnifique tour dans le Valais au dessus d'Arolla

Arolla

Pas de Chèvre

Cabane des Dix

Col de Cheilon

Col du Mont Rouge

Couloir du col de Lire Rose

Ruinette 3875 m

Jonction du glacier de la Serpentine et du Brenay

Col de la Serpentine

Serpentine

Pigne d'Arolla 3790 m

Col des Vignettes

Arolla

 

Vidéo

Topo

cabane des Dix

D'Arolla, gagner les pistes de ski (possibilité de prendre une piste raquettes ou prendre les téléskis !) et remonter la piste des Hôtels jusqu'au sommet du téléski Passer au sud du Mont Rouge (point 2581 m  CNS) le point 2738 m CNS pour gagner le pas de Chèvres (2855 m)

Descendre les 2 séries d'échelles puis gagner le glacier de Cheillon et rejoindre la cabane des Dix en passant au Sud de celle-ci par un mouvement enveloppant ! 

cabane des Dix 2928 m

 

La Ruinette

de la cabane des Dix, gagner par un long faux plat le col de Cheilon (ça se raidit sur la fin - 3237 m.

Toujours en faux plat, rejoindre le col du Mont Fort - 3326 m.

Descendre en direction du col de Lire Rose (raide au départ) et repérer le couloir qui part à gauche avant le col de Lire Rose.

Remonter ce couloir (bas du couloir 3130 m environ)

Le couloir aboutit au point 3386 m de la CNS (donc 250 m de couloir à 45° bien tassés par endroit !)

Partir sur la droite pour rejoindre le glacier de la Ruinette

Rejoindre le collet à droite du point 3710 m. Remonter l'arête, au dessus de la première bosse, basculer à droite et rejoindre un petit couloir de 12 m en III+ (crux).(rappel équipé pour la descente)

Puis remonter l'arête au mieux, soit sur le fil soit en versant sud. Gagner le sommet.

Descente par le même itinéraire puis au milieu du glacier (attention, un petit couloir pas évident à trouver depuis le haut permet de gagner la moraine du glacier de la Serpentine (voir fichier GPS)

 

Pigne d'Arolla

remonter le glacier de la Serpentine en contournant la barre de sérac par la gauche, rejoindre le col de la Serpentine, puis remonter la Serpentine en la contournant soit par la gauche, soit par la droite., de là, gagner le Pigne d'Arolla

 

Descente

Descendre et rejoindre la cabane des Vignettes et de la cabane , Arolla

 

Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m

Récit

Tout commence par un devoir citoyen, je me retrouve à 8 h du ma à aller voter et zou, direction le Valais dans ma puissante berline de marque française...

Je retrouve Yves avec lequel j'avais gravi le Gross Grunhorn et le Jungfrau il y a 3 ans. On pique nique, on s'habille, on porte les skis 2 minutes jusqu'au pied de la piste de ski, et on chausse. Pendant qu'on chausse deux chevreuils traversent la piste juste au dessus de nous, deux skieurs à la descente nous en avertissent, malheureusement, le temps que nous prêtions attention à leur appel, les chevreuils on quasiment disparus... :-(

 

Et c'est parti, sur cette piste de ki en fin de vie, de toute façon on n'a pas le choix, ailleurs, il n'y a pas de neige... On remonte au mieux la piste, croisant pas mal de skieur à la descente, et observant en contrebas, ceux qui montent ou descendent de la cabane des Vignettes. Yves et poli, il me suit, je sens que son rythme est bien plus rapide, il faut dire que c'est un GRAND skieur de randonnée, et qu'il fait beaucoup plus de dénivelé que moi. On opère une petite pause avant de quitter la piste. Puis on poursuit, j'oserve au loin 3 skieurs, je sens qu'on va les rattraper, je commence à faire une truc pas très classe mais qui permet de passer le temps, je mesure le temps qui me sépare du groupe. D'abord prendre un point de repère bien repérable, puis consulter la montre, mémoriser l'heure, et quand c'est mon tour de passer le point, calculer l'écart. Je complique parfois ma tache en prenant plusieurs points en même temps, ce qui nécessite au cerveau de réaliser plusieurs calculs à la fois. Sous le cagnard, comme aujourd'hui, pas toujours évident. Et je me rends compte qu'on fond sur le groupe. 3 minutes... 1 minute 40... 1 minute. En fait ce sont 3 filles, qui papotent. Je me retrouve dans les effluves de parfums, je les rejoins, les salue et les dépasse. Je poursuis vers le Pas de Chèvre, la pente se raidit, le col est déjà là, on fait une petite pause.

Au col, un couple et leurs deux filles s'apprêtent à descendre. Les deux filles sont magnifiques, deux blondes au cheveux long... " Ah si j'avais été plus jeune" Mais le poids des années ne joue pas en ma faveur... On verra au refuge, qui sait...

Les 3 grâces rejoignent à leur tour le col. (Attention, j'ai écrit grâce et non grasse ! Cela fait référence à 3 déesses de la mythologie : celle du charme, de la beauté et de la créativité - fin de la parenthèse comme indiqué ci-après)

 

Bref, les 3 Grâces discutent toujours, interrogent un autre type sur les courses possibles.

 

 

 

 

 

Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 mSki de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
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Nous quittons le pas de Chèvre pour nous engager sur les échelles. C'est le périph à l'heure de pointe. Il faut s'informer et vérifier que personne n'est engagé dans l'autre sens. Les croisements sont courtois, et tout se passe bien malgré les quelques bouchons. On descend à pied jusqu'au glacier et on rejoint le couple et les deux "Heidi". Tout le monde rechausse, Maman part devant , suivie d'Yves puis  de Heidi 1, que je ne tarde pas à dépasser. Le glacier est super grand et il fait méga chaud. On fini par retrouver le couloir d'accès au refuge. Un gars sans sac à l'air de bien galérer. C'est un ancien et je m'enquiers de son état. Sa fille est venue lui prendre son sac et il me dit qu'il gère.  Je poursuis, on remonte le couloir  et on retrouve le plat juste avant le refuge où il semble ya voir une grosse ambiance... C'est sûr, il y a des Italiens. Arrivé au refuge, bingo, un gros groupe d'Italien fête un anniversaire avec chapeaux, ballons et cotillons, et musique !

On range, on fait sécher, on s'installe, tout le monde fini par arriver au refuge. et je me rends compte qu'il y a beaucoup de fille dans le refuge, et que toute sont des bombasses (bon, je sais, c'est pas très classe, mais c'est vrai que chacune était jolie) de splendides Italiennes, des Suisses Allemandes, des Françaises. Un petit avant goût de Paradis ! Et aucune ne me trouve le rôle de Roméo... C'est vraiment trop injuste. (Et ma petite femme qui va lire ça...    Aïe ! pas sur la tête !)

Bref, je nage presque en plein bonheur. Un hélico en profite pour venir vomir ses héliskieurs, enfin je n'ai pas trop compris la manoeuvre, dépose de gens équipés au pied du refuge.

les trois Grâces sont en pleine discussion sur la place de la femme dans la préhistoire avec de grandes théories. Bon je n'ai rien dit mais ce qui est bien avec la préhistoire, c'est que comme son nom l'indique, on n'a pas d'écrit, donc on peut lui faire dire n'importe quoi (leur théorie était que les femmes dominaient les hommes à une époque). Yves moi participons discrêtement à la conversation. Je pars faire une petite sieste. Et c'est déjà l'heure du repas.

 

A table, on se retrouve avec  les trois Grâces et le l'ancien et sa fille. Les gardiens nous offrent un petit verre defendant. L'ambiance est sympa, l'ancien est Franc Comtois, sa fille chasseur alpin, on discute montagne, comme souvent en refuge. L'une des Trois Grâce entâme une consultation de médecine parallèle sur ses deux amies, les questions sont plus bizarres les unes que les autres, elle compte les points sur un petit papier, je n'ai pas entendu le résultat de ces consultations, mais les questions avaient de quoi surprendre "as tu une bonne circulation sanguine" " combien de fois vas tu au toilettes" "tes règles sont elles douloureuses"... J'avoue être resté perplexe. elle en profite pour raconter sa vie compliquée avec un oncle, très compliquée.

Le repas se termine avec les résultats du premier tour de l'élection présidentielle, visiblement, la droite de la table semble plutôt modérée, tandis que du coté des trois Grâces, c'est l'affliction, j'en déduis la présence de 3 Mélanchonistes avec nous. Mais peut être me trompes je !

Nous filons nous coucher, nous avons négocié un petit dej à 4 h alors que le reste du refuge décolle à 6 h 30.

 

On se couche les premiers, mais il y a vite  de l'animation. En face, un chauve s'énerve avec le dortoir voisin (les italiens ?) il tape le mur avec force et énervement. 1 fois... 2 fois... 3 fois, il fini par se lever et aller engueuler directement les auteurs. J'ajouterai juste que quand il est rentré dans le dortoir endormi, il a allègrement allumé la lumière, sans rien n'y trouver à redire...

Une fois le chauve calmé, je m'endors, mais je suis réveillé par les trois Grâces qui arrivent un peu bourrée, elles ont pris un digestif avec un guide suisse de leur connaissance. Bref, elles discutent encore et mon endormissement est cassé.

Mais je finis par m'endormir.

Et d'un coup, un cri, strident, énorme, ça me boulverse le coeur, c'est une des trois Grâce qui a du cauchemarder. Elle a du réveiller tout le refuge.  Bon ça m'a bien stressé.

Il n'y aura pas de guerre de la fenêtre ouverte, mais le début de nuit a été bien agité...

 

 

 

Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 mSki de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
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panorama cabane des Dix
panorama cabane des Dix
panorama cabane des Dix

panorama cabane des Dix

3 h 45, le réveil, puré je dormais bien.. Je secoue Yves et on décolle, en essayant d'être discrêts. Petit dej au thé, c'est pas ma tasse de thé, ben si ! On s'équipe et on sort du refuge à 4 h 30, les couteaux dans la poche, il fait froid. On s'égare un peu juste après le refuge, on descend un peu trop, on corrige le tire et voilà la trace. Au bout d'1/2 heure je consulte mon alti on n'a gagné que 100 mètres, je pensais que le col serait déjà là. Le rythe est bon. Yves se colle derrière moi pour ne pas me larguer. La trace se raidit, on est sous le col (de Cheillon). Adhérence des peaux parfois limite mais voilà le col, il fait nuit noire. Courte pause et on poursuit à plat vers le col du Mont Rouge. C'est plat, on  observe la trace qui part  à droite vers le Mont Blanc de Cheillon. Nous suivons une vieille trace qui nous permet de ne pas nous enfoncer. Je surveille la face nord, je suis sûr que c'est jouable de passer par là, mais je suis équipé de mes crampons light et de mon piolet light... euh ... un peu light.

Col du Mont Rouge, il fait froid, j'hésite à mettre la doudoune sous la Gore Tex. Je repère un petit couloir au dessus du col de Lire Rose qui pourrait nous permettre de gagner le glacier de la Ruinette sans descendre trop  bas.

Bon, il faut d'abord gérer la première pente sous le col, bien raide et en neige béton. Yves part, je le suis, tout en dérapage, les skis vibrent à fond sur la neige méga dure. je finis par enchainer les virages. La pente est moins raide, c'est agréable. Un petit schuss dans les coulées d'avalanche nous permet d'accéder au pied de  notre petit couloir nous passerons par là.

Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
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Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
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Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m

Je pars devant, et je laisse Yves qui me talonne prendre rapidement le relais. J'en profite pour faire des vidéos et des films. Yves passe l'étroiture, je passe de nouveau devant. Je trouve mon rythme. Je m'arête juste sous la sortie, faire une petite vidéo. Yves passe devant et termine, on se retrouve sur l'arête , et là, bonne surprise, pas de souci pour gagner le glacier (j'avais peur que ça ne soit galère vu qu'on a un peu inventé le passage)

On remet les skis sur un glacier parfois verglacé, les peaux glissent, mais pas toujours vers l'avant. sur le plateau, on retrouve des traces. Deux skieurs sont passés par là (il s'avérera après que je retrouverait leur compte rendu sur camp2camp). Nous prenons leur trace. nous metons les couteaux sur le haut et déposons les skis.

Crampons, piolet, et c'est parti. assez rapidement on se retrouve au pied d'un petit couloir d'une 15aine de mètres, bien raide. Je me lance, appliqué, pas le droit à l'erreur. Chaque pied en opposition, les crampons crissent, on trouve quelques prises de mains, je progresse. Je finis par tomber sur une pierre branlante, qui ne l'annonçait pas. Flûte elle est pile ou je voulais poser mes pieds. Je l'évite afin qu'Yves ne la prenne pas sur la tronche. En haut, j'attends Yves avant de repartir. La suit eest plus facile, sur le fil de l'arête ou plus souvent versant Sud. On galope sur l'arête. Les traces nous aident à éviter d'hésiter. J'aime ses arêtes en PD. Celle ci est particulièrement esthétique avec le Grand Combin en toile de fond. Les passages sont variés, un dernier sur le fil, en plein ciel. et voilà le sommet, Youpi !

 

On regarde le paysage, le Mont Blanc de Cheillon tout proche et les 10aines de skieurs de rando sur son antécîme. On grignote, et on repart pour la descente.

Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
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Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m

La descente est rapide, les passages techniques bien négociés, on opère un petit rappel dans le petit couloir et on rejoint les skis.

on attaque la descente, la neige est plus que correcte. Je prends en charge  les opérations et je propose à Yves d'aller skier rive gauche du glacier, là où la neige n'a pas trop ris le soleil. Nous laissons les traces de nos prédécesseurs au centre du glacier et y filons. Au bout de plusieurs minutes nous avons un doute... Est ce que ça va passer jusqu'en bas. Sur la carte, oui, mais en pratique... on décide de rejoindre les traces. Et zou, traverser à droite du glacier, on retrouve les traces qui nous amènent à un couloir bien raide. On déclenche de petites coulées à chaque virage. Yves par devant, je le suis. Ca se skie pas trop mal.  On fini par sortir en bas sur le plat du glacier, on regarde juste où on avait envisagé de passer, il ya d'énormes barres rocheuses infranchissables... Parfois, on a du pif...

Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m

j'avais prévu de remonter le glacier du Brenay jusqu'au Pigne d'Arolla. mais force est de constater qu'il n'y pas de trace et que ça va être galère de passer le long des séracs. Je finis, un peu déçu par jeter l'éponge, on passera par la Serpentine.

On repeaute, et nous voilà en plein cagnard sur le long et plat glacier de la Serpentine. 3 km à parcourir jusqu'au col.

C'est parti, assez rapidement je vois qu'Yves coule une petite bielle, je le surveille du coin de l'oeil, mais il avance, à distance. Au loin, deux skieurs. Je rejoue au jeux du timing. Premier point 35 minutes. Ca va être chaud pour les rattraper. La trace remonte sous les séracs, elle traverse en rive droite, j'opère une pause pour attendre Yves. Puis  repars, nouvelle pause. Les deux devant sont à présent à 20 minutes.  Je file, tranquille, que ce glacier est long... et plat. Un poil plus de pente sur le col, et je tombe, sur un Italien, je les ai rattrapé. Il part, je fais ma pause, attendant Yves, qui arrive quelques minutes plus tard. On boit et on bouffe. Avant de repartir. On longe la Serpentine et on met les couteaux avant le passage raide. Les deux Italiens sont juste devant, on va les avaler. Je pars devant, Yves juste derrière, on dépasse les Italiens, la fille est vraiment dans le dur. On se retrouve sur le plateau de la Serpentine. J'enlève les couteaux, et je décide de jouer au jeux du... je rattrape la cordée devant. mon seul problème : il ont la moitié du trajet d'avance ! Je tente le coup, Yves a des doutes.

Premier pointage, 13 minutes, ça va être chaud. Après 2000 m de déniv ,je ne vais quand même plus très vite, même à fond. Mais faire des calculs et avoir pour objectif de réduire le temps m'occupe et je serai plus vite au sommet.  8 minutes, il ne reste plus grand chose avant le sommet... 5 minutes... dernier virage. C'est raté, mais je fins, 3 minutes derrière le groupe (j'apprendrais sur Strave que j'ai le 5ème temps sur 35 Stravaïste sur cette portion !)

Au sommet, un anglais s'approche et me demande si j'ai une chaîne Youtube. damned, je suis une fois de plus reconnu.  On papote un peu (pas trop avec mon anglais trop basique)

Yves fini par arriver.

On fait quelques photos, on mange (on arrête en fait jamais de manger) on fini les derniers centilitres d'eau.

l'Italien fini par arriver, il a laissé sa dulciné et sa galère. Elle fait du surplace au loin. La bonne vieille galère. J'observe la scène. Il fini par descendre (je pense pour récupérer son sac)

Et zou, il faut descendre.

Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
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Les peaux enlevées, on part, à fond, neige un peu dure, on a la sensation qu'elle a regelée avec les nuages. Les virages s'enchaînent, on fait régulièrement le point pour ne pas louper l'accès au Vignette. Bingo, une belle pente bien verglacée nous accueille, je déteste. Mais c'est court. on passe devant la cabane des Vignettes et son col et on plonge au Nord dans une neige traffolée.

On skie assez vite et on perd du dénivelé rapidement. La neige devien transfo, un peu collante, mais elle se laisse skier. Il faut juste éviter les cailloux. On fini par déchausser sur une passerelle pour rechausser 50 m plus loins sur la piste de ski. Derniers mètres dans une neige soupe skiable. Nous voilà en bas. Il fait 20° mais on est habillé comme à 3800 m : polaire Goretex, il faut un peu chaud. On descend les derniers mètres à pied et on gagne la voiture.

24 km et 2200 m de dénivelé , une belle aventure en montagne, comme je les aime !

Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
Ski de rando : La Ruinette 3875 m et le Pigne d'Arolla 3790 m
Les trois Grâces

Les trois Grâces

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Ski de Randonnée - Blanc de Moming 3657 m

Publié le par Apoutsiak

Ski de Randonnée - Blanc de Moming 3657 mSki de Randonnée - Blanc de Moming 3657 m

Magnifique sortie sur un magnifique sommet.

 

Vidéo

Topo

Départ :

Départ de la cabane de l'Arpitetta que l'on gagne soit depuis Zinal directement, soit depuis le col de Milon  au dessus de la cabane

Sommet :

Depuis la cabane de l'Arpitetta (2786 m) prendre à flanc (à l'est de la cabane) et longer le cirque glacière pour rejoindre le point 2707 m et le pied de la rampe du glacier de Moming.

Remonter à flanc cette rampe. On rejoint le glacier de Moming au dessus de la grande barre rocheuse. Remonter le glacier de Momin gen rive gauche.

Remonter en direction de la pointe Sud de Moming. Puis bifurquer vers le point 3582 m (petit col -superbe vue)

De là rejoindre facilement le Dôme 3651 m

Descente :

Par le même itinéraire jusqu'à 3000 m puis en restant rive gauche du glacier on longe ensuite la base de l'arête avant de plonger vers le pont (en cas de faible enneigement il peut être intéressant de repartir vers l'amont de la rivière. De là on passe le pont et on rejoint Zinal par la piste

 

 

Récit

Bonne nuit dans le petit refuge de l'Arpitetta.

Le réveil de mes voisins sonne (5 h 45), je me réveille. les 6 de la tablée d'hier se lèvent, on a tous pour objectif le Blanc de Moming. Je descends et croise les deux derniers alpinistes d'un groupe de 9 qui sont en partance. On aura près de 3/4 d'heure de retard sur eux.

Petit dej, pain maison, j'ai failli vomir quand un cheveux de la patissière est venu s'enrouler sur ma glotte. Ca a failli mal se terminer, mais , grâce à ma pratique intensive du Yoga, j'ai pu maîtriser ma réaction et éviter un drâme. Je finis , avec difficulté, à ressortir l'intrus : Ce fut juste.

CE matin, le pain a du mal  à passer, je ne parviens pas à l'avaler. Alors je mâchonne, je mâchonne, tel un bovin ruminant du bon foin. Je bois du thé pour faire passer. Je finis par terminer et filer me préparer.

Quand je sors du refuge, vers 6 h 30, le jour point. Je mets la frontale, je sais que ça ne sera pas pour longtemps et je pars. Je suis le premier du deuxième groupe. Après une hésitation quand à la direction à prendre ,je finis par trouve le bon angle de départ. La neige  a bien regelé et je suis les traces qui vont d'une moraine à l'autre à flanc. Je me rends compte que les deux Suisses me suivent. Ils me dépassent sur une moraine, ça tombe bien ils n'auront pas à voir mon style apocalyptique. Ils passent devant, donc, et je les suis derrière. On parviens au prix d'un dernier schuss au début de la montée. On peaute, je repasse devant.

Ski de Randonnée - Blanc de Moming 3657 m
Ski de Randonnée - Blanc de Moming 3657 m
Ski de Randonnée - Blanc de Moming 3657 m

Le départ est un peu raide et je fais une petite pause pour mettre les couteaux. Un passage raide, mal réveillé, je merdouille un peu mais ça passe. ca sera le dernier, ensuite, c'est cool. La trace longe le dessous du glacier. Elle est bien faite, elle monte en pente douce. Je finis par  débouler sur le glacier. Trace impeccable, je vois au loin le groupe de 9; 2 ou 300 mètres au dessus de moi. Je remonte encore pour m'offrir une petite pause aux alentours de 3000 m.

Je repars, le soleils de lève, il fait grand beau. Magnfique journée, paysage magnifique dans ce cirque, à gauche, le Weisshorn, le Zinalrothorn, l'arête du Blanc de Moming, le Blanc de Moming, et le Besso à droite. Je profite tout en avançant. Plat du glacier, nouvelle petite pause lunettes.  Je poursuis, la trace va longer la base de l'arête du Blanc, je fais une dernière pause boisson et bouffe sous le col. J'arrière garde du groupe de 9 est à 5 minutes devant moi. je repars et je les rejoins au col. La vue est magnifique, l'Obergabelhorn, la Dent d'Herens, la Dent blanche ... Petite pause photo, je repars devant l'un des 9 et derrière un autre. Je profite des derniers mètres. et rejoins le sommet. Un belvédère 5 étoiles !

pause ravitaillement avant d'attaquer la descente. Tout le haut en poudreuse, le soleil n'a pas fait son oeuvre. j'en profite ! Les plats sont passé rapidement puis je reoins la côte 3000 où je quitte la trace de montée. Je vois un trou passer sous mes skis pour me rappeler que je suis sur un glacier. Je me fais bien plaisir, la neige, plein Nord est excellente (alors qu'il n'y en a presque plus en face Sud) Je bascule de petits couloirs en petits couloirs , la neige est dure maintenant, ce qui devient presque utile car il ya des petites remontées, ça permet de conserver de la vitesse !

 

Ski de Randonnée - Blanc de Moming 3657 m
Ski de Randonnée - Blanc de Moming 3657 m
Ski de Randonnée - Blanc de Moming 3657 m
Ski de Randonnée - Blanc de Moming 3657 m

Je rejoins "les dessus" du vallon de l'Arpitetta. Il commence à y avoir des Vernes, puis quelques cailloux, puis beaucoup dehttp://alpinisme.over-blog.net/2017/04/ski-de-randonnee-blanc-de-moming-3657-m.html Vernes ... et beaucoup de cailloux. Il faut descendre , monter ,skier sur les vernes, lever un ski pour passer un caillou, lever l'autre. Louvoyer.

La trace repars à gauche dans le vallon. de plus en plus merdique. Mais ça passe à ski. puis ça revient le long du torrent pour rejoindre le pont.

Je déchausse, puis c'est parti pour la sessions chaussage déchaussage... Trop fréquents à mon goût. cette année est vraiment triste pour la quantité de neige. une dernière portion à ski, puis c'est fini, il faut porter. Pour le long plat de Zinal. Tout bouillasseux, tout cradouille. Je marche dans Zinal, il me faut faire du stop, mais les voitures ne sont pas légion. A la sortie de zinal un sympathique automobilisite fini par me prendre et me ramène à  Mottec

périple terminé !

Ski de Randonnée - Blanc de Moming 3657 m
Ski de Randonnée - Blanc de Moming 3657 m
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Brunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'Arpitetta

Publié le par Apoutsiak

Une bien belle et bien longue journée

Ski de randonnée

Détail :

  • Turtmanhütte 2519 m
  • Face Nord Nord Est du Brunegghorn 3833 m
  • Descente point 2800 m sur le Turtmanngletscher
  • Cabane de Tracuit 3250 m
  • Point 20703 sous le col de Milon
  • Col "superieur" de Milon  2996 m
  • Cabane de l'Arpitetta  2786 m

Vidéo

 

Brunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'Arpitetta
Brunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'Arpitetta

Topo

Accès à la Turtmannhütte

Voir topo ici

Face NNE du Brunegghorn

De la Turtmannhütte, redescendre légèremen tet prendre le premier couloir à gauche qui mène au Gässi. De là rejointdre le point 3075 m de la CNS pour basculer sur la glacier (Brunegggletscher) Rejoindre le petit col qui sépare le Schöllihorn du Brunegghorn et basculer versant Nord (Abbergletscher) rejoindre le pied de la face Nord. La remonter en son centre, passer la rimaye et monter en ascendance à droite  jusqu'aux rochers.  puis partir sur la gauche 30 m au dessus pour rejoindre l'arête. (il est possible de gagner le sommet directement)

D+ 3 -  3833 m

Descente du Brunegghorn

Par le Brunegggletscher, et rejoindr ele point 2800 m à la jonction du Bruneggletscher et du Turtmanngletscher.

Col et Cabane de Tracuit (3250 m)

Traverser le Turtmanngletscher et remonter sa rive gauche puis rester en rive gauche sur le plat pour rejoindre le col et la cabane de Tracuit 3250 m

Traversée du col de Milon ( 2996 m)

De tracuit, descendre versant Sud Ouest et viser le point 2703 m de la carte CNS

Remonter vers le col de Milon sur l'arête de Milon. Attention, il ya deux cols.celui de droite est plus facile vesant Arpitetta !le col de gauche donne sur une barre que l'on peut descendre au prix de passages quelques peu délicats...

Du pied du col rejoindre la cabane de l'Arpitetta en appuyant à gauche, elle apparait au détour d'une moraine.

Pour info : le trajet complet fait 23 km et 2200 m de dénivelé. J'ai mis 14 h, on peut faire plus court.

 

 

Face Nord du BrunegghornFace Nord du BrunegghornFace Nord du Brunegghorn
Face Nord du Brunegghorn

Face Nord du Brunegghorn

Récit

 

La Veille (pour le récit complet voir ici)

Nous sommes arrivés bien tard à la Turtmannhütte : 18 h 30, à peine le temps d'enlever les peaux qu'il faut passer à table... Pendant le repas, Ovidiu s'active à trouver de l'eau. bredouille au départ, il fini par en trouver dans la fontaine. Elle ne coule pas, elle stagne. A l'aide de mon piolet, il brise la glace et recupère le précieux liquide (oui, ici l'eau est à 12 €!!! me litre 5). Bref, il revient faire comme Artaban lorsqu'il revient avec ses deux bouteilles remplies. Je vois la terre au fond du flacon. Je sens qu'elle va être goutue !

J'attends la fin du repas pour déguster la première lampée... Horrible, un goût de vase infecte... A gerber.

Et finalement, le soir , un peu d'eau est offerte pour se la ver les dents. J'avoue que j'en ai un peu profité !

 

Mauvaise nuit...

3 h, le réveil sonne, j'ai les jambes lourdes de la déjà grosse journée de la veille. Je m'habille et m'extirpe du dortoir en silence, nous sommes les seuls à nous lever de si bonne heure. Dans la salle à manger, je m'abreuve de jus d'orange et de thé tout en dévorant quelques tartines. Je propose à Ovidiu d'aller faire un tour vers l'arête Est du Bishorn (l'objectif iniital était la face Nord du Bishorn mais un guide, la veille , nous l'a déconseillée) Ovidiu préfère les faces et déteste les arêtes... On partira pour la face ord du Brunegghorn.

Je peaufine mon sac, il est déjà l'heure de partir.

La météo est parfait ce week end, on n'a même pas le stress d'une intempérie, pas la possibilité non plus d'avoir le mal des rimayes...

Frontale, Goretex, et c'est parti, année sèche, année de galère. il faut déchausser à plusieurs endroits au bout de 5 minutes. On hésite quant au bon couloir à prendre, et c'est Ovidiu qui a raison, crampons piolets, skis sur le sac. Et c'est parti pour la première petite grimpette de la journée dans le couloir du Gässi. In rejoint le plateau, on remet les skis, je pars devant pendant qu'Ovidiu se ravitaille en neige. Ce qu'il ya de bien, c'est que je suis déjà passé par là il y a 3 ans, ça aide, on avait fait l'arête Nord Est avec Anne.

Je surveille par moment du coin de l'oeil, que la frontale d'Ovidiu est bien derrière et je progresse. J'aime bien prendre un petit rythme lent et régulier. Suis je en forme, je me rends compte qu'Ovidiu ne me rattrape pas, je finis par l'attendre.

On repart, et je me retrouve derrière, le jour point. La face Nord du Bishorn est là, magistrale, un gros sérac en barre l'accès, j'inspecte les différents possibilités (pour une autre fois). Il ya un grand couloir à droite, avec sans doute pas mal de glace masquée par une fine couche de neige. A gauche c'est tout en glace. Au centre, en louvoyant au milieu du gros sérac, il ya sans doute un passage , mais qui nécessite ensuite un gros détour pour éviter une méga crevasse ... J'inspecte aussi l'arête Est, on ne sait jamais...

Ovidiu m'a largué, je progresse tranquillement, on rejoint le petit col qui donne accès à la face Nord. Là voilà !

Brunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'Arpitetta
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On bascule alors sous la face dans une poudreuse profonde. Ovidiu a pris de l'avance et trace tandis que j'essaie  de suivre. Je me retrouve derrière lui essoufflé. Je ne lui propose même pas de passer devant, je sais que je vais me mettre dans le rouge en 10 mètres. J'ai la sale impression d'être un Usurpateur. Il avance, je suis.

On arrive dans le raide, on mets les skis sur le sac et c'est parti dans la neige profonde. La rimaye ne va pas se laisser passer dessus sans résistance. Je repense à gianluca au Morgenhorn, où celui ci lui avait rendu une petite visite sans gravité ...

Première tentative, échec. Ovidiu part vers la gauche... Non plus... un peu plus à gauche. Je monte l'assurer à califourchon sur la lèvre de la rimaye. Un pas, Deux pas. Ovidiu utilise sa pelle pour s'assurer.  Un grand pas, le voici au dessus du danger. C'est mon tour. Les piolets s'enfoncent profondément dans une neige pas assez consitante à mon goût. La trace est faire, c'est plus facile. Je mont ele plus haut possible sur la lèvre inférieur tout en testant chaque pas avant d'insister. Les piolets ancrés le plus loin possible, je m'élève, ça passe, sans trop de stress. Ovidiu repart déjà, on progresse corde tendu avec des points intermédiaires. Le début est en neige, fastoche... Puis on sent bien la glace sous jacente...

Les pointes des crampons ancrent à peine... Concentration, mais on progresse. Au dessus, Ovidiu virevolte, les gestes sont précis, efficaces, on ne perd pas de temps. On se retrouve sous la bande de glace des rochers sommitaux. J'ai récupéré toutes les broches, et Ovidiu peste, une de mes broches refuse de "tourner" petit coup de stress, je dois le rejoindre sans à cou.. Délicatement je remonte les 8 mètres et dès mon arrivée le relai est renforcé. Au dessus, la qualité de la neige est variable, parfois bonne, parfois glace dure, parfois une assiette part, à d'autres moments, la roche est là... Je sens qu'Ovidiu aurait bien aimer sortir directement au sommet, mais on n'a pas de friend, il faut ruser. on part en écharpe à gauche sous une bande de rocher. Un poil de dry, il s'élève dans l'axe du soleil et rejoint l'arête, je le rejoins et passe devant pour finir l'arête (sans doute est ce ma spécialité). La neige est mégaprofonde et les corniches bien présentes. Je galère par moment à faire progresser ma masse dans cette neige inconsistante, mais voilà le sommet ! YES !

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Brunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'Arpitetta
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Après une bonne pause, on repars vers le bas. Neige dure puis croutée avant de rencontrer la transfo excellente et le plat du glacier tout schuss. Je rattrape facilement Ovidiu ui a des skis mal fartés ! On bascule dans la pente qui permet de gagner la jonction des glaciers et on repeaute. Je m'enquiers auprès d'autres skieurs du dénivelé à faire pour rejoindre tracuit... 400 m annoncés, 1 h. Je propose à Ovidiu de passer devant, il me laisse passer. Je prends mon petit rythme. La première conversion est loin et quand j'y suis, je me rends compte qu'Ovidiu est loin derrière. Je continue, je n'aime pas m'arrêter. Le soleil nous crâme, j'avance. Les conversions se succèdent et l'écart avec Ovidiu s'accroit, je décide de l'attendre sur le replat à 1/4 d'heure de Tracuit. Je me fais une petite pause saucisson, fruits secs sieste. ET... je suis réveillé par l'arrivée d'Ovidiu, j'ai dormi.

Je repars à sa suite, il a le pas fatigué, sans dotu ed'avoir trop tracé ce matin, j'ai un peu honte, je me suis trop économisé...

On arrive au col, skis sur le sac pour désescalader  les 10 mètres en rocher. En bas, un fan me croise (Alexandre je crois, mais je n'en suis pas sur...)  Une situation assez orginale : le gars est descendu rechercher un crampon perdu par sa femme (ou une amie, là je ne sais pas) il remonte le crampon à la main, "Apoutsiak ?" Ben oui, c'est moi, bon il faut avouer que ça n'est pas la première fois et je commence à avoir l'habitude... Mais là, il est hyper enthousiaste et me demande des nouvelles d'Anne. J'ai l'impression d'être Justin Bieber et lui... ma fille  ! On discute un peu, son enthousiasme m'épate, il rêvait de me rencontrer ... C'est chose faite ! En tout cas, le moment fut incroyable pour moi aussi. Il file vers Tracuit et le Bishorn...

On se sépare, puis je me sépare d'Ovidiu qui redescends directement à Zinal s'en s'offrir la dernière journée sur le Blanc de Moming. il par vers le Roc de la vache, où je le verrais demain il n'y a quasiment plus de neige jusqu'à Zinal.

Je descends vers le pied du col de Milon à 2700 m. On m'avait annoncé une grosse centaine de mètres de monter... Il y en a prêt de 300...

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Je repeaute sous le cagnard, et c'est reparti après une gorgée d'eau. La trace est bonne, pas trop raide.  elle se sépare en deux, je prends l'itinéraire de gauche, mieux tracer me semble t'il. Ca monte correctement et j'essaie d'éviter de m'arrêter (j'ai dit j'essaie).

Au dessus, je me rends compte qu'il ya deux passages, le col de Milon du topo est à droite et moi avec la trace je suis plus à gauche sur un col qui atteint 2996 m ! J'espère que ça va bien passer de l'autre coté (de ce coté pas de souci) J 'arriv au col, vue magnifique, mais grosse désillusion, il y a 50 m bien raides et bien pourris de l'autre coté. J'hésite puis je me lance, les skis sur le sac, désescalade avec les skis qui frottent. De la bouillasse, du gravillon, dès dalle, un peu de glace ! Journée sans fin ! Les 50 mètres sont pourris... Après les barres, un pierrier déguelasse et raide pour terminer par de la neige complètement humide.

Je me retrouve sur un replat pour faire un point carto : trouver le refuge sans se planter. A priori il est à cauche et quelques traces de ski m'invite à penser que j'ai raison. Je descends à fond, pressé d'arriver, au détour d'une moraine, le voici, moi qui avais peur de devoir repeauter, tout me semble parfait, ça descend jusqu'à la cabane. Je me fais quelques beaux virages avant de débouler à fond sur la terrasse du refuge où une 20aine de personnes me saluent ! Il est 18 h !!!, 14 h de course.

Accueil des gardiens, puis je me rends compte que c'est un peu la fête des gardiens et du CAS propriétaire, ils offrent l'apéro au vin blanc à tout le monde. Repas avec une tablée sympathique, on n'aura pas droit à la fondue que les gardiens se préparaient , dommage!

A la fin du repas, coucher de soleil, passage aux toilettes pour me rendre compte que j'ai la diarrhée, sans doute liée à la bonne qualité d'eau dégustée la veille (voir le début du récit !)

Je sors de là en me désolant que les toilettes soit à 70 m du refuge (avec de la neige) La nuit va être délicate.

En fait, je me couche et je tombe dans les bras de Morphée.

Mais je cauchemarde, demain l'objectif est de Blanc de Moming et son glacier méga crevassé.

Je me vois déjà au fond d'une monstrueuse crevasse, forcément le téléphone ne passe pas. Je gis au fond, parfois je me retrouve pendu à une corde. Parfois je n'ai pas de broche au fond de ma crevasse. Bref, cauchemards d'alpiniste, ça m'apprendra à partir tout seul...

 

 

Brunegghorn Face NNE - 3833 m - Traversée Turtmannhütte - cabane de l'Arpitetta
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Ski de randonnée : Wängerhorn 3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal

Publié le par Apoutsiak

Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal

Topo

13 km - 1800 m de dénivelé

Se garer juste à la sortie de Mottec (1556 m) remonter pour rejoindre le Mayens de Barneusa puis Barneusa Alpage (2211 m)

On gagne la Remointse et on remonte vers le point 2545 m CNS

Longer la base de ma barre rocheuses sous le point 3029 CNS et gagner le col des Arpettes en écharpe droite gauche ( 3008 m)

Du col on gagne facilement le sommet du Wängerhorn

 

Descente

Ca descend à plusieurs endroits en face Est

Descente L'inners Wängertälli, ça passe à différents endroits.

En bas, en cette année 017 méga sèche ça n'est pas la même chose, la moraine ne passe bien qu'à un seul endroit qui se situe pile à l'Est de la lettre "i" de Wängertälli de la carte CNS. En cas de neige abondante ça doit passer un peu partout !

Traverser le bas du glacier (crevasse et menace de séracs) et remonter les moraines successives qui permettent de gagner la Turtmannhütte 2519 m

Vue depuis le refuge sur le col des Arpettes, nous sommes passés à gauche, ça passait mieux au centre...

Vue depuis le refuge sur le col des Arpettes, nous sommes passés à gauche, ça passait mieux au centre...

Récit

 

Rendez vous avec Ovidiu à la sortie de Sierre, nous sommes tous les deux en avance, parfait, on monte les voitures à Mottec et on se gare à la sortie du village.

On papote, tout en mangeant et en préparant nos sacs. A 10 h 30 nous sommes partis, sur le sentier, pas de neige à l'horizon. On papote tout en marchant. Plus on monte , plus on désespère, il n'y a vraiment pas beaucoup de neige... quelques vagues névés, on n'est pas prêt de faire glisser nos peaux de phoque. Dépression

Un Lexomil plus tard, on arrive en l'alpage de Barneusa où on peut enfin skier. 2200 m tout de même. On est parti sur un vague sentier avec un peu de neige. Il faut souvent skier sur les Vernes... Au fond du vallon, la neige est enfin en continu.

Un coup d'oeil sur la carte pour choisir notre itinéraire (on hésitait entre l'Omen Rosso et le col des Arpettes, j'ai déjà fais la traversée en passant par l'Omen Rosso avec Anne il y a 3 ans, on opte pour le col des Arpettes

Un coup d'oeil sur la carte et nous voilà partis. Ovidiu est en forme, il file devant. J'essaie de suivre. Je finis par proposer une porte, pour apporter  un poil de sucre dans mes artères, qui réclamaient leur pitance depuis un moment.

Quand on repart, ça va u npeu mieux, on attaque les pentes un peu plus raide sous le col, le voici, vue magnifique sur le bassin du Brunegghorn, du Bishorn et du Weisshorn, SUPERBE.

On décide de monter au petit sommet voisin : le Wängerhorn. Je pars u peu devant histoire de faire quelques images. On se retrouve sous le sommet. Courte pause mais bien agréable, on regrette juste de ne pas avoir monter les sacs, on aurait pu descendre directement du sommet. On redescend au col, qui lui, ne descend pas à l'Est. On décide d'aller voir plus loin, chacun à sa façon.

 

Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal
Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal
Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal

Ovidiu prend le long de l'arête, ça me parait merdique, je décide de descendre à flanc à l'ouest , de rejoindre le vallon pour repeauter vers le passage. La consigne est de s'attendre au passage. Je dépasse rapidement Ovidiu qui tente de longer l'arête, vu que je descends, je vais plus vite. Je l'entends qui m'appelle un peu plus loin, mais je ne parviens pas à le voir. je repaute et je remonte, je rejoins le col , de l'autre côté ça descend bien. je suis tout fier d'être arrivé le premier à l'objectif.

Au bout d'un long moment je vois Ovidiu arriver en bas et remettre les peaux. Il me rejoins. En fait, il avait visé un autre passage sur l'arête, qui passait lui aussi. Bref on vient de perdre 20 minutes bêtement. Rien de bien grave.

 

Tandis que je tourne une petite vidéo, Ovidiu attaque la descente, prudemment et au deuxième virage, il enfourne le ski dans une neige bien croutasse, et BIM, par terre, ou plutôt : par neige ! Le voilà tout écatré, juste 10 mètre sous le col. La descente ne s'annonce pas trop sympa.

C'est mon tour, je bascule, et je skie, à la recherche de la meilleur neige, tantôt à droite du Vallon, tantôt à gauche. Après pluseurs essais, je décrête que c'est à gauche que c'est le meilleur, la neige est légèrement transfo. Je profite des contre-pentes, ça sent bon la soupe du refuge.

On repart sur la droite. Ovidiu ne traine pas, il doit également sentir la bonne odeur. Quand on se retrouve au dessus de la moraine. Moraine qui en toute logique devrait être enneigée. Mais cette année, cette pauvre année sans neige, il n'en est rien. Un étroit couloir en pente bien raide  part vers l'inconnu, en dessous c'est plus raide et on ne voit pas comment ça passe.

Ovidiu est devant, il me dit d'attendre pour voir si ça passe. Je le vois déraper, déchausser les skis (volontairement) et partir vers l'inconnu en bas. 10 bonnes minute plus tard, j'entends "C'est bon". J'avais un peu anticipé et enlever mes skis pour les mettre sur le sac. C'est mon tour. La pente au départ est raide mais celà s'accentue, le couloir en neige, est étroit, il y a parfois des trous à proximité des rochers, parfois des rochers sous quelques centimètres de neige, des dalles, de la glace. Je descends prudemment, suivant les traces d'Ovidiu.  Les crampons mordent parfois dans ce qui semble être, de la terre gelée, étrange ! Un passage sur caillou, Une dalle masquée à contourner. J'aperçois Ovidiu en dessous en difficulté.

Je poursuis.

Je parviens au crux, une dalle en dévers avec pleins de petits cailloux dessus.  En dessous, la dalle s'enfonce, formant une sorte de rimaye  2 m plus bas. Seul avantage, il ya une sorte de piste d'envol, juste en dessous de la dale. il faut se présenter de face, mais les skis et le sac projette vers le vide. Ovidiu me conseille de faire descendre le sac d'abord.

Je m'exécute, ou plutôt je tente de m'exécuter, il faut éviter de perde le sac dans la pseudo rimaye. je parviens à retenir sa chute du bout des skis et à le caler sur une bosse de neige.

Je prends appui sur la piste d'envol du pied droit, et tel un majestueux albatros je m'envole dans les cieux... non, je tombe plutôt comme une merde juste derrière la rimaye, à l'endroit prévu à cet effet. Je récupère mon sac et je rejoins Ovidiu dans une neige moins raide mais bien profonde avec pleins de petits cailloux dedans (ben oui, à présent on est en dessous de la moraine !)

 

Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal
Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal
Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal

On fini par remettre les skis, avec les peaux dessous, pour traverser le glacier. On hésite, on s'encorde ou pas. In petto, je me dis, si tu commences à te pauser la question, c'est que ça doit valoir le coup d'être encordé...

Bref, on s'encorde

Ah, le glacier, , ses crevasses, ses séracs menaçants, le soleil est déjà couché, l'ambiance est lugubre, gris bleutée, sombre, le glacier va t'il nous happer ? Les mastoques séracs ne vont ils pas se précipiter sur nous. Je surveille à gauche les uns, à droite, les autres, finissant par garder un oeil dans chaque direction, solution qui ne me donne pas un regard bien fin mais qui permet une surveillance efficace ! (Qui a dit biglouche ?)

On rejoint l'autre coté du glacier pour attaquer les moraines.

La première.... puis la seconde, avant d'attaquer la troisième. On parviens au refuge au coucher du soleil, il est 18 h 30.

Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal
Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal
Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal

A peine arrivé il faut déjà aller manger. Juste le temps de se changer. L'accueil est bon, la nourriture bonne, on passe un peu notre temps entre le refuge et l'exterieur, où Ovidiu s'evertue à trouver de l'eau , tandis que je range mes affaires.

A la fin du repas, on tente de prendre les conseils du gardien pour la face Nord du Bishorn le lendemain

En Suisse allemand. Et mon allemand est bien loin (j'ai toujours été nul en langue !) Je m'évertue à traduire quelques mots glanés au hasard de ses explications. La gardienne fini par aller nous chercher un guide francophone supersympa, qui nous prédit le pire ! Bref on change de plans, demain on ira au Brunegghorn. Ca fait duex buts sur la face Nord du Bishorn en deux tentatives...

 

Ski de randonnée : Wängerhorn  3096 m col des Arpettes 3008 m au dessus de Zinal
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