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Randonnée : le Monte Cinto 2706 m Nord en famille

Publié le par Apoutsiak

Conquérir le Toît de l'île des Maures, c'était ce que j'avais regretté de ne pas avoir fait lors de notre GR20 en 2001.

 

cintoMonte Cinto - retour à la voiture

 

 

 

 

 

Topo

 

Bivouac du lac d'Argentu

 

De la station d'Ascu (parking en face du gîte) prendre le sentier qui part au Nord du parking  et contourne la petite crête (ne pas prendre le GR20 !) Suivre le sentier dans la forêt à flanc Traverser le torrent par la passerelle le torrent Tighiettu  (1488 m) puis remonter sentier dales (points rouges et cairns) pour rejoindre une zone ou le sentier devient cayouteux. Passer sous le Capu Borba. De là soit remonter à droite dans les sentier d'éboulis vers le lac d'Argentu, soit passer par le Bocca Borba 2207 m et rejoindre le lac d'Argentu par un court passage d'escalade facile.

Plusieurs emplacements de bivouac disponibles.

 

Monte Cinto

 

Partir par le sentier Sud Sud Est en direcrection du point 2522 m (on passe en dessosu de la barre. Bien suivre les cairns et points rouges !, la voie fait un S pas évident. De là remonter au mieux vers la pointe des Eboulis, on accède àç la crête à l'Est de celle ci. De là on pense poitns rouges, on vit points rouges, on respire points rouge jusqu'au sommet. La trace passe au début un peu par la crête avant de basculer plus longuement versant Sud et de terminer par le sommet logique, vive les points rouges (et les cairns !)

 

P1090390Coucher de soleil depuis le bivouac

 

Carto fichier GPS

 

 

 

 

Récit

 

J'avais prévu le Monte cinto en famille pour conclure notre périple Corse, ne restait qu' à mettre en oeuvre le proet en évitant toute galère. Premier problème, l'eau, sur Camp to Camp un internaute m'avait affirmé "pas d'eau potable au dessus de 1500 m !" Nous partirons chargés de l'eau pour 2 jours et pour 5 ! Chacun ayant un sac selon ses moyens, je me chargeais comme une mule, ainsi que sandrine. Louis portait une charge respectable, Agathe et Marie un peu moins.

10 à 12 litres de flotte etaient répartis dans les sacs, en plus de la bouffe, des fringues, des duvets tente et karimats !

 

Au départ, j'étais persuadé que l'itinéraire etait commun avec celui du GR 20. Les enfants étaient fier de marcher sur ce mythique sentier, mais rapidement je déchantais, le GPS m'indiquait un sentier plus à gauche. Nous décidons de couper, et après une traversée boisée dense et raide difficile, nous rejoignons le bon sentier sous l'oeil étonné de grimpeurs en marche d'approche.

 

En file indienne, notre petite troupe avançait, Louis devant, les autres papottant dans la fraicheur matinale. Nous rejoignons la passerelle du Tighiettu. Là, techniquement, c 'est autre chose, le sentier est pointillé sur la carte IGN ! Un passage d'escalade, un sentier, un autre petit couloir ( que nous nommerons petit couloir Whymper en l'honneur de notre lapin qui le tient lui du Grand Edward Whymper et de son couloir à la Verte !) Bref après le petit , vient le moyen couloir Whymper., les enfants grimpes, les adultes alourdis par leurs sacs peinent. Nous décidons de faire une pause à la fin des passages techniques. Pause, je décide de gravir le petit sommet à proximité hisoire de me dégourdir... le dos, et oui, sans sac, c'est beaucoup plus agréable !

 

Nous repartons, l'ambiance est bonne, le soleil commence à chauffer. Sandrine est devant, elle se dirige vers le Bocca borba alors que j'aurais préféré suivr ele sentier de Monte cinto, tant pis, il et trop tard pour faire demi tour, nous irons donc vers le col. Rencontre avec d'autres randonneurs, nous nous dirigeons au GPS vers les lacs, un court passage d'escalade et voilà un premier lac. On remonte un peu et voilà le Lac d'Argentu, pile sous le Monte Cinto !

 

Nous aménageons la partie Nord Est du lac pour la tente et trouvons un lieu de bivouac pour ceux qui dormirons à la belle étoile. Je pleurs, il y a plein d'eau à proximité et nous avons monté de nombreux litres d'eau pour rien !!! Merci les conseils internet ! Nous pique niquons, et nous trampons les pieds, l'eau est trop froide pour nous baigner. Je décide de faire une aller retour au sommet, histoire de voir le terrain.

 

Départ vers 16 heures, je file avec un peu d'eau, une polaire, la carte et une barre ainsi que mon fidèle et utile GPS. Celui ci me recadre au pied de la pointe des Eboulis., je ne trouvais plus de points rouges. Le terrain est merdique mais ça passe un peu partout jusqu'à l'arête. De là, il faut vivre poitns rouges ! Je m'y tiens. e sentier monte et descend dans la face Sud. Un coup des gros blocs, un coup des vires, un coup une sente pourrie. 1 h 10 plus tard, je vois un énorme cairn , des emplacements de bivouac et le sommet, avec sa croix et des drapeaux de prière. 1 h 10 de montée !

 

J'appelle les enfants, le lac parrait si proche et je les vois le long du lac 400 m en dessous.Ils me répondent (moi qui déteste les gens qui crient en montagne !).

C'est l'heure de la redescente. Sans gros problème, je ne croise qu'un groupe au col près de la pointe des Eboulis qui va bivouaquer au lac de Cinto.

Il me faudra 1 heure pour rejoindre la tente.

 

Nous mangeons notre repas du soir  et au lit, les filles dorment sous la tente près du lac et je dors avec Louis à la belle étoile, la voute céleste nous servant d'abri ! Coucher de soleil magnifique avec les belles traces jaunes de la face nord du Cinto, inoubliable. Aidé d'un comprimé de Stilnox, je m'endors dans les bras de morphées ou du laboratoire ayant le brevet de ce médicament..., bercé par le piaillement des filles, au loin...

 

Le lendemain matin, 5 heures, le ciel est plus clair et ça m'a réveilé. Je me lève du bivouac et vois que la tente est allumé, je réveille Louis doucement. On s'habille, il y a eu du vent. Petit déjeuner fraicheur, rien de chaud mais des bonnes choses. Nous stockons le matos dans la tente. et c'est le départ. Il est environ 6 heures. Ca démarre tranquille dans ce ciel encore un peu sombre. Mais tout va bien, chacun raconte sa nuit, les filles ont subit le vent qui a fait claqué la tente toute la nuit... ( 60 km/h). Nous arrivons sous la pointe des éboulis,  je fais monter la troupe en rang serrés, et ça passe, ils ont l'habitude du terrain à chamois également appelé terrain merdique ! et nous rejoignons la crête des Eboulis dans le vent. Nous opérons une pause à l'abri dans la face sud avant de repartir. Les passages sur al crête sont impressionnant avecle vent ! Les louloutchs descendent parfaitement les zones de gros blocs sottant de l'un à l'autre comme de veiux alpinistes de retour de course ! Je reste près de Marie avec Agathe derrière moi, Louis, devant Sandrine qui ferme la marche.Nous restons plutôt groupé pour éviter les chutes de pierre et de se perdre dans ce dédale...  Les pas d'escalade sont rondement menés et voilà le sommet. Nous sommes seuls, avec le vent et les drapeaux de prière. Les enfants sont devant, les parents derrière, fiers !

 

La pause est courte, le vent nous vire nous croisons des  randonneurs et des trailers en goguettes. Les enfants attendent les remarques les concernants, ça leur fait toujours plaisir ! Nous rejoignons la pointe des Eboulis et la descendons. Des trailers pressé tentent de nous lapider, raté ! Mes remarques ne font pas mouche et les laissent énervés, moi aussi !

Revoilà la tente, un petit pique nique et une sieste que j'annonce limité, nous ne devons pas rater le bateau et la descente est longue... Tout le monde dort pendant que je fais les sacs en essayant de répartir les choses au mieux !

Ca sera toujours moins lourd qu'à la monéte, au moins 8 litres d'eau en moins !

C'est reparti, fourvoyage au départ en hésitant entre deux directions, on a pris entre les deux et c'etait trop au milieu, mais nous retrouvons la trace (grâce à mon génial sens del'orientation !) "Jamais vu autant de cailloux de ma vie !" peste Sandrine. Je l'avais pourtant prévenu : "la Corse, c'est un gors tas de cailloux où il fait trop chaud et les routes tournent tout le temps !" Résumé peu glorieux de cette magnifique île !

 

Sentier en éboulis, éboulis traversés de sentiers. Nous croisons deux anciens de 76 ans et partageons un bon moment, ils reviennent sur le cinto 30 ans après ! Belle forme !

Voilà les passages d'escalade, que nous avalons, un lézard puis une vipère prennent leur jambes à leur cou (surtout la vipère !) et voilà la passerelle, signe que la voiture n'est plus très loin. Pause cascade prévue, je trouve un accès au torrent pour rafraichir les pieds et tout fini un peu mouillé, on n'a pas pu résisté à l'envie de s'arroser !

 

On repart, je tempère Louis qui voudrait courir à la voiture tandis que Marie montre quelques signes defatigue derrière avec Sandrine. Voilà le dernier virage et le panneau Monte cinto devant lequel nous ne manquons pas de faire une photo au retardateur puis direction le bar  à la musqiue Corse où nous profitons de glaces et boissons ainsi que de l'ambiance "retour de randonnée".

 

 

Photo

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Départ sur le GR 20

 

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Fourvoyage personnel ! Tout le monde dans le maquis

 

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Le Cinto à gauche

 

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La passerelle du Thigiettu

 

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Ca grimpe

 

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Sous la Bocca Minuta

 

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Petit sommet perso, sans nom sur la carte

 

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Au Bocca Borba sous le Capu Borba

 

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Bivouac au lac d'Argentu

 

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Le Monte Cinto depuis l'arête - repérage du soir.

 

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Le Lac d'Argentu depuis le Monte Cinto, à droite, la tente.

 

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Sous la voute Céleste et devant le Chameau d'Agathe

 

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Vue du biouac

 

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Le Monte Cinto au lichen jaune

 

 

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La lune se lève (avant le vent)

 

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Jaunisse

 

P1090419Sommet du Monte Cinto, 8 h 20 - venté !

 

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Au loin, la mer !

 

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A proximit de la pointe des Eboulis, devant le Monte Cinto - Louis, Agathe et Marie

 

 

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Descente vers le Bocca Borba

 

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Au dessus du lac d'Argentu

 

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Lézard Corse

 

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Le Petit Couloir Whymper

 

 

P1090448Pause dans le Thigiettu

 

 

 

Vidéo

 

 

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Alpinisme - Dent d'Herens - 4171 m

Publié le par Apoutsiak

Encore un hold up estival. Le GPS nous a ramené dans le bon chemin, notre sens de l'orientation a fait le reste. Refuge bondé au départ avec le même objectif que nous, nous fumes les seuls au sommet !

 

P1090600Dent d'Herens face Nord, vue de la Dent Blanche

 

 

 

 

Topo

 

Refuge Aosta

 

La montée est annoncée en 4-5 heures, la descente est longue aussi (c'est plat !) 14 km aller !

 

Du barrage de Place Moulin (1920 m env) suivre la piste qui longe la rive droite du lac des Places de Moulin, rejoindre Par Raye et son refuge (de Praraué (2010 m). Poursuivre le long du torrent Buthier (belles cascades) et passer devant l'arbre Magnfique (plus de500 ans) Vers 2200 m ça monte enfin pour erjoindre une sorte de Delata à 2400 m par des dales équipées (balisage - cairn), balisage, rejoindre le refuge Aosta 2781 m

 

Dent d'Herens


Du refuge , descendre sous le refuge 50 m (sentier) et rejoindr le pied de la morraine. Remonter la morraine (cairns) puis sentier jusqu'au glacier sous la tête de valpelline (3000 m ) chausser les crampons et remonter au mieux le glacier passer sous le Tiefmatenjoch. Sur le glacier des Grandes Murailles, opérer un grand mouvement enveloppant en gros droite gauche en direction de l'épaule de la Dent d'Herens et obliquer vers 3700 m en direction de la petite facette Ouest. Passer la rimaye au mieux et rejoindre à gauche l'éperon rocheux à gauche du couloir (cairn) ( ne pas s'élever dans le couloir) Remonter les pentes de mauvais rocher (très mauvais rocher) et rejoindre l'arête Ouest. De là par la pente de neige puis du rocher de bonne qualité (équipé de broches scellées tous les 20 m, rejoindre l'antécîme puis par des rochers aériens mais solides, le sommet. 4171 m

 

Descente


par le même itinéraire, possibilité de faire un rappel dans en haut de la facette en rocher pourri !

 

Topo, carto, fichier GPS


 

 

Dent d'Herens fichier GPS au format GPX

 

Récit

 

Mon frère, Thib, fait de la montagne tous les 4 ans. Et oui, il habite en Guadeloupe, ne passe en France que tous les 2 ans, et ne gravi les cîmes des alpes qu'une fois sur deux...

J'avais un cahier des charges précis : une course technique mais courte et oui, la dernière fois nous avions fait la petite Verte, il voulait rester dans le thème... Et j'avais ce qu'il lui fallait : la Dent d'Herens, technique... mais pas court. Je voulais me faire plaisir...

Thib parraissait un peu inquiet de la durée de la course, mais étant donné que j'étais le chef, il n'avait qu'un avis consultatif et non décisionnel à donner.

Nous récupérions Anne au train au Fayet et l'équipe de 3 partaient à l'assaut de cette géante à cheval entre le valais et le Val d'Aoste.

 

Les virages de la Valpelline avalé ainsi que le pique nique au bord du parking, nous attaquons le long plat le long du lac des Places de Moulin.L'ambiance est bonne, nous regrettons les VTT que j'avais commandé à Thib... trop compliqué. C'est plat, et ça aurait bien roulé !

Bref nous passons par le refuge de Prarayé, puis l'arbre Magnifique, puis les cascades se font admirer. Nous opérons une judicieuse pause, puis repartons. Thib est lopin devant, Anne un peu derrière, et je joue les capitaines Haddock loin derrière (voir Tintin au Tibet). Je les vois gambader loin devant.

Nous parvenons au delta 200 mètres sous le refuge. regroupement général et je repasse devant pour maitriser mes troupes. Quelques pas rocheux avec cable et voilà le refuge avec quatre tête de Maures, j'apprendrais plus tard que le gardien aime la Sardaigne.

 

Thib est heureux ça va être la première fois  qu'il prend la demi pension, ses papilles gustatives sont en émoi... Il bave !

Je monte bouquiner et m'endors j'ai pourtant essayer d'éviter mes impossible de résister. Un guide fort sympatique aide Anne a réparer ses crampons, il nous a donné une belle leçobn d'humanité. Malheureusement, je n'ai pas eu la présence d'esprit de prendre ses coordonnées. Nous discutons et voilà le repas.

 

Thib est pressé de déguster les mets. Et hop, les couverts (en plastique) arrivent... Déception, discussion sur l'écologie, "De la place de l'homme dans cet environement", du coût de retraitement des déchets...  Puis le repas, Anne râle de l'absence de rabe et des portions congrues. Thib lance "c'est comme à la cantine !" Bref, tournée de déception générale ! Et zou, les assietes à la poubelle et les alpinistes au lit.

 

Le lendemain matin, lever 3 heures. Déjeuner aux biscottes (pas de pain) mes deux accolytes font une mine déconfite, près rapidement je les attends dehors. Je ne sais pas ce qu'ils font, une à une, les cordées partent. Même la gardienen qui me dit, vous ferez attention aux chiens , qu'ils ne sortent pas, sinon, ils vont nous suivre. bref, nous sommes les derniers  à quiter le refuge vers 4 h-10. Nous descendons vers la morraine et rattrapons rapidement une cordée anglophone, vue leur technique, ils n'iront pas en haut, le guide les promène, me dis je ! Morraine, sans doute un peu trop à fond, nous rattrapons les autres cordéees qu glacier. Crampons corde casque piolet, c'est parti, en file indienne, toutes les cordées. Un peu lente à mon goût, je décide de dépasser, mes dans les lacets, ma manoeuvre n'est pas très adroite et les cordées se chevauchennt, il n'y a que peu d'espace entre deux pour passer ( je m'excuse auprès des autrescordées, à postériori, pour mes manoeuvres pas forcement judicieuses...) Un replat, une cordée part vers la voie normale, les autres vers le Tiefmattenjoch, j'ai décidé de me contenter de la voie normale, le ciel est bouché il y a pas mal de vent et l'arête risque d'être inconfortable. Ma décision sera la bonne, 30 minutes plus tard, les cordées redescendront du col pour nous suivre, trop de vent sur l'arête Ouest.

Gros coup de barre pour moi, je décide de laisser Anne devant (parti trop rapidement sans doute dans la morraine puis sur le glacier...) Le brouillard nous englobe, jour blanc, avec à voir, la trace et Thib devant moi. Pause vers 3800 m et scrutage de GPS, Oh, mais nous ne sommes pas au bon endroit, nous sommes en direction de l'épaule !

 

Nous quittons la trace au GPS en direction de la base de la facette ouest. Le GPS indique notre position, je guide Anne poursuivre la trace qui me semble opportune, elle répond au doigt et à l'oeil...

Sous la rimaye, je décide de passer à droite, un passage me semble solide. Anne toujours devant, s'execute, ça tient, une langue de neige joint les deux lèvres. Puis il faut traverser tout à gauche au dessus de la rimaye. Thib peine par moment, la pente est un peu raide, nous sortons sur une arête secondaire. Anne poursuit devant en trouvant un itinéraire correcte dans du rocher super pourri. qulques cairns jalonnent l'itinéraire en dale et vires éboulités. Peu agréable. Thib est un peu fatiqué. Nous finissons par monter trop haut. Je vois Anne qui s'échine dans un passage improtégeable.. Je fais redescendre tout le monde et trouve une vire qui nous ramène sur l'arête Ouest. Thib décide de jeter l'éponge et de nous attendre. Je lui conseille de se construire un muret en pierre pour se protéger du vent. Nous filons, dans le brouillard vers le sommet, laissant le fréro dans le froid ! Le rocher devient réellement agréable à gravir et bien protégeable. Je suis repassé devant et je profite enfin de l'escalade. Anne suit sans problème. Je reperds parfois l'itinéraire aux traces de crampons laissés sur les rochers. Un passage aérien, il était mentionné sur le topo et voilà l'antécîme. Rien de très difficile, juste rester un peu concentré sur la fin de l'arête assez aérienne. D'un coup, la pente redescends, le GPS inidque le sommet à moins de 10 mètres. Nous y sommes ! Dans le brouillard !

 

Devant nous devrait se dresser le fier Cervin et son arête du Lion, mais là, rien, tout est blanc. Ni l'Obergabelhorn, ni la Tête Blanche, ne reste qu'Anne et moi sur ces morceaux de caillou. nous sommes heureux mais, il faudra revenir, pour la vue !

 

Nous faisons rapidement demi tour, afin que Thib n'attende pas trop La désescalade est relativement facile. Je l'appelle, il me répond, nous finissons par nous repérer visuellement 100 m au dessus de lui. Il a eu froid mais ça va, pour se maintenir en vie il a fini la boite de Bastogne sur laquelle je lorgnais, le chien ! Nous repartons vers la facette. et on organise un rappel pour démarrer la descente (thib aime les rappels, ça lui fera plaisir...) Et hip, nous filons un peu au GPS vers le bas de la pente pourrie. Quelques rochers dégringolent en dépit de nos précautions. Passage au dessus de la rimaye sans problème et nous décidons de suivre les traces directes qui passent dans les crevasses au lieu de remonter pour les éviter. Et ça passe, 1/2 heure de gagner ! Nous voilà presque sortis du glacier. La morraine, un peu de ramasse et voilà le refuge.

Nous buvons un coup et c'est parti pour la looooonnnngue descente. Le lac fut  bien long, nous en sommes même venus à calculer le nombre de jour necessaire à son remplissage pour passer le temps, et on est arrivé à un chiffre improbable !

 

Et le lac s'est terminé et le parking est arrivé ouf, juste à rentrer à la maison !

 

Merci et bravo à Thib et Anne !

 

Photos

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Anne et Thib au départ

 

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Vaches à la plage !

 

 

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Thib à la pause

 

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Le refuge Aosta, bon accueil

 

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Le matin sur le glacier, départ un peu rapide de ma part...

 

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La plupart des cordées à l'attaque du Tiefmattenjoch

 

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Sortie du glacier sous la facette Ouest

 

 

P1090502A l'approche du sommet - pas le grand beau

 

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Petite mine au sommet ! et nuages !

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Anne dans le dédale

 

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Thib, position peu accadémique, Anne veille !

 

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Sur le glcier, satisfait

 

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Machoires mangeuses d'hommes

 

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Le drapeau de la Sardaine à têtes de Maure flotte

 

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Thib

 

 

P1090522Anne

 

 

 

 

 

 

 

 

Vidéo

 

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Alpinisme - Dent Blanche - 4357 m

Publié le par Apoutsiak

Pour une belle course, ce fut une belle course... J'avais estimé nos chances d'échec, la veille, à 98 % (avec la météo déplorable que nous avions eu le samedi) , nous avons tapé dans les 2 % restant !

 

 

 

 

 

P1090605Cervin et Dent d'Herens

 

Topo

 

AD IV (escalade III ou IV)

 

Refuge de la Dent Blanche

 

Depuis le parking de Ferpècle 2828 m, prendre la route de gauche et la quiter un peu plus hazut, panneau, un sentier monte dans la forêt. Suivre alors le sentier qui monte en direction Est (raide, régulier efficace et permet d'atteindre l'alpage de Bricola (2415 m) De là, poursuivre Sud Ouest le long du ruisseau de Bricola pour rejoindre la morraine droite du glacier des Manzettes (sentier) Traverser sous le glacier (cairns et poteaux indicatifs) puis remonter les dales (ou névés) cairn pour rejoindre le Roc Noir (3105 m). De là par des éboulis (cairns) et une pente finale en neige on rejoint le refuge de la Dent Blanche (3507 m)

 

Dent Blanche

 

 

Du refuge, partir derrière celui ci et suivre les cairns (pas toujours évident) qui mènent aux pentes de neige de là Wandfluelücke, rejoindre la base de l'arête Sud en rocher facile  et la suivre jusqu'à un petit collet en neige 3887 m

Contourner versant Ferpècle le petit sommet 3907 sur la CNS et rejoindre la base du Grand gendarme 4097 m. Ce gendarme se contourne par la gauche, rejoindre un couloir (goulotte facile) et le remonter (broches scellées) puis escalade pour rejoindre l'arête.

Le second gendarme se contourne par la droite à flanc puis sur l'arête secondaire. On peut passer directement par son sommet, mais c'est plus long)

Le troisième gendarme se contourne par la gauche : traversée un  peu expo (à protéger quelques spits) puis belle escalade directe derrière le gendarme.

La suite est plus aisée : une succession de passages rocheux et de pentes de neige jusqu'au sommet. 4357 m

 

Descente

 

 

Par le même itinéraire : rappels conseillés pour le troisième gendarme et le Grand Gendarme.

Possibilité d'en faire sur le second gendarme, mais plus rapide de redescendre versant Est à pied !

 

P1090572

L'arête Sud de la Dent Blanche

 

 

carto fichier GPS

 

Dent Blanche - fichier GPS au format GPX

 

 

 

 

 

 

Récit :

 

Dernirèe sortie des vacances, nous quittons Luthézieu avec Anne au petit matin pour rejoindre Ferpècle au fond du val d'Herens en passant par les originales pyramides d'Euseignes !

 

A Ferpècles, il fait un froid de canard, nous pique niquons avant de partir vers midi. Anne a mis les gants, je garde la polaire. Rapidement nous nous élevons, le moral est bon, le sentier dénivèle bien et avec un peu de chance nous ne mettrons pas les 6 heures annoncées par le topo ! Nous rejoingons l'alpage de Bricola, une fine bruine nous y accueille. Une cordée nous rejoint. Il nous annonce qu'il a neigé 15 cm au refuge et que le sommet est compromis (ils ont téléphoné au refuge et interrogé les gens qui descendaient). Mon moral en prend un coup ! se taper 6 heures de montée pour se prendre un but... J'avance avec moins d'entrain. Nous rattrapons un couple, qui nous suit sur la morraine du glacier des Manzettes, la visibilté est réduite, le brouillard nous a englouti ! Dans les cairns, ils disparaissent derrière nous. Nous faisons une courte pause pour mettre nos Goretex, il neigeotte. Passage des dales (je me gauffre sur une zone verglacée) puis névé, heureusement que c'est bien balisé ! puis dernier névé sans visibilité, nous allons des tripoteau à l'autre, ils osnt espacés d'une 30 aine de mettre, c'est, en gros la visibilité. Nous arrivons au pied du refuge sans le savoir, seul l'altimètre m'indique que nous ne sommes pas loin ! Nous grimpons dans les rochers et le voilà, tout est givré et le vent soufle, ambiance hivernale. Nous pénétrons dans le refuge déjà bien plein, où la gardienne autoritaire mais sympatique nous accueille. De toute façon, avec toute la neige tombée, ça sent le but à plein nez, j'exprime mes doutes à Anne et estime nos chances de succès à 2 %. ca tombe bien, on sera plus vite rentré !

 

Soirée bouquinage et étirements. Un excellent repas et au lit !

 

P1090556

 

Réveil 4 heures.

 

Au sortir du refuge, il fait super beau, nous assistons au coucher de lune ! puis, dans le froid et la neige raiche tombée hier, nous progressons dans les rochers. fourvoyages  en suivant une cordée, nosu nous retrouvons sur une dale merdique. Anne la passe magistralement "pourquoi ne passes tu pas par l'écaille ?" je suis tout peneau (aux deux sens du terme). Pente de neige facile pour rejoindre le col, le soleil se lève, les cordées font la pause pour en profiter. Le Cervin et la Dent d'Herens sont magnifiques, le ciel s'embrase ! Nous repartons, nous sommes la 3ème cordée. personne ne speed pour ne pas faire la trace. et on rejoint un deuxième collet après des rochers faciles, nouvelle petite pause. Passage près des corniches, magnifque. Nous approchons du grand gendarme, imposant.Ca bouchonne, nous observons la première cordée qui penne à progresser. L'attente est longue et froide. Puis, c'est un peu la guerre des cordées. Le couloir est parfois occupé par deux cordées en parallèle, je déteste. Je pause régulièrement des points et, pour ne pas perdre de temps, je repère  où la cordée précédante en a mis. Un friends, une sangle. Les relais sont solides. Anne me suit sans problème. Il y a juste surpopulations aux relais et dans la voie. C'est Cosmopolites, des catalans, des Norvégiens, des Suisses (Allemands) des Français...  Dans la guerre de la progresion, nous sommes un peu dépassés, et au sortir du gendarme, 5 cordées nous précèdent. Nous décidons de suivre les Espagnols qui respectent le topo en contournaant le gendarme par la droite dans du mixte facile. Les guides sont sur le second gendarme. ca passe relativement facilement et se protège bien. Le second gendarme est avalé que voilà que ça bouchonne au pied du troisème, et ça bouchonne à fond. La traversée a l'air technique, tout le monde enlève les crampons. Et c'est parti, un friend, une sangle... Relai au pied d'un passage rocheux. J'aide un client à enlever son friend, ça faisait 5 minutes qu'il se battait avec son gants pour le sortir... Je le suis, il peste, bourrinne  et hésite à chaque instant. Je le suis, plutôt à l'aise dans cette escalade bien protégée, il y a quelques spits judicieusement placés. Plaisir de l'escalade. Anne grimpe tranquille, avec le soleil, on se réchauffe un peu. Nous sommes hyper en retard, avec les "bouchons". Je discutte avec un catalan de la course. Il ne reste plus de difficulté. Nous rejoigons le sommet avec une joie et une émotion perceptible, près de 7 heures ont été nécessaire pour y parvenir. Grignotage, photos et départ pour la descente. Nous dépassons rapidement la cordée de suisse Allemand. Et rejoignons les rappels du 3ème gendarme. C'est encore un peu la course, 2 cordées nous précèdent. Je décide de nous décaler à droite. puis pour la traverser vers le second gendarme c'est un peu les cordées imbriquées. Je déteste. On a du y perdre un friend !!!


Pour le second gendarme, je décide d'éviter les rappels et de descendre à pied, à priori, ça doit être plus rapide. Anne execute mes ordre et part à gauche alors que les cordées montent pour les rappels. La descente n'est pas très difficile, et par cette manoeuvre, nous nous retrouvons tout devant. La cliente du guide Français nous rejoint. Le brouillard aussi, le mauvais temps arrive. Rappels du premier gendarme en parrallèle avec le guide et la cliente française Corinne. Bonne ambiance. Nous nous rééquipons et repartons devant. Il n'y a plus de grosse difficulté, mais plein de petites ! C'est assez long, mais on se voit progresser, même si on ne voit pas grand chose. Au col, nous sommes dans le brouillard complet, devant, Ane suit les traces, je contrôle au GPS. Tout va bien. Il neige. Nous remerdouillons au dessus  du refuge en passant par une petite vire expo bien givrée. Nous pénétrons dans le refuge en héros ! 4 heures pour redescendre, nous avons enfin tenu le timing. La gardienne s'inquiete un peu de la situation et des conditions, nous sommes la première cordée à rentrer, il en reste 6 au dessus ( les autres ont rebroussé chemin !) Nous discuttons des conditions dans un anglais approximatif avec des autres cordées qui vont le tenter demain. Un thé de marche  3 gateaux et nous repartons pour la descente dans le mauvais temps. Nous croisons le guide et sa cliente qui arrive quant nous démarrons. Grand mauvais : vent neige et jour blanc. Les poteaux cairns seront bien utile. Je décide d'utiliser les névés au maximum pour de belles parties de ramasse (parfois sur les fesses), avec le gros avanatage de descendre sans trop d'effort. Anne, toujours en forme me suit sans problème. Enfin, nous sommes sous lea couche nuageuse et ça fait du bien d'avoir un peu de visibilité. La suite, c'est à fond ou presque, dans la morraine et sur les sentiers pour rejoindre la voiture vers 19 heure 30 après 2 h 38 de descente ! Le reste est assez long, rentrer à la maison en passant par mes parents...  Trèèèèès long

 

Belle course Merci Anne !

 

Photo

 

P1090543Anne au départ à ferpècle - frais !

 

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Arrivée à l'Alpage de Bricola, on commence à être dans les nuages

 

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Roc Noir - Hivernale au 25 Juillet

 

P1090558Le refuge givré à notre arrivée

 

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Lever de soleil sur la Dent d'Herens

 

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Anne devant le Cervin

 

 

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Monts Roses et Cervin

 

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Breithorn et Cervin (arête de Zmutt)

 

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La Dent d'Herens sur laquelle nous etions il y a 3 jours...

 

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Anne

 

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Cordée - Corniche

 

 

P1090583Cervin

 

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Sous l'imposant premier gendarme

 

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Dans le premier gendarme, le couloir goulotte

 

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Dent d'Herens

 

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Le premier gendarme vu du dessus

 

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traversée du second gendarme par la droite

 

P1090597Traversée du second gendarme directe (ou à droite on voit une cordée)

 

P1090600Dent d'Herens

 

P1090602Fin des difficultés

 

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Cervin et Dent d'Herens

 

P1090607

Weisshorn et Zinalrothorn

 

P1090610

Le sommet

 

P1090612

Au sommet

 


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Anne, rappel du premier gendarme, tiens il y a du brouillard...

 

P1090621Et le mauvais arrive...

 

 

 

 

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Publié le par Apoutsiak


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